Du massif des Ecrins au Luberon, juillet 2000 (sans photos)

C’est le samedi 29 juillet 2000 que 6 Nons et malvoyants Nicolas, Michèle, Thierry, Céférino, Claudine et Michel qui accompagnés de 6 guides Claire, Françoise, Hellène, Nancel, Gérard et Madjid prirent le départ de Montpellier pour la direction de la Bérarde. La Bérarde est située à 20 kilomètres de Bourg-d’Oisans capitale du massif des Ecrins, c’est un hameau dont l’altitude avoisine les 1800 mètres. Le hameau est traversé par un torrent appelé le Vénéon qui est alimenté par la fonte des glaciers qui surplombent la Bérarde. Ces glaciers culminent pour certains à plus de 4000 mètres et donnent au paysage un caractère grandiose.

Le but de ce séjour était au cours de 4 randonnées nous conduire au pied des glaciers, c’est-à-dire entre 2300 et 2800 mètres d’altitude. Nous avions également prévu 2 excursions l’une à Briançon, l’autre à définir ensemble et sur place.

Le dimanche, on prit la direction du refuge du Chatelleret situé à 2225 mètres d’altitude ou une marche de 4 heures. Habituellement, le temps stipulé sur les guides de randonnées est calculé pour des randonneurs moyens, ce qui est notre cas pour toutes les randonnées que nous avons faites jusqu’alors. Le massif des Ecrins étant très minéral, jonché de torrent et de pierres, notre allure de marche en subit les conséquences et au lieu de mettre 4 heures de marche, il nous fallut 7 heures pour effectuer cette rando. On dut s’adapter à la configuration du sol, on décida de continuer notre programme en limitant nos randos à 5 heures et sur des terrains moins accidentés.

Lundi, on prit la direction de la Pilatte et après le refuge du Carrelet, une prairie située avant les premières difficultés, qui devaient nous conduire au pied du glacier fut la fin de notre ascension.

Mardi, en route pour Briançon située à 2 heures de voitures de la Bérarde, Briançon est située au confins de 5 vallées. La vieille ville est située sur un promontoire de 200 mètres, la ville culmine à 1340 mètres d’altitude, ce qui en fait la ville la plus haute d’Europe. Une guide de l’office du tourisme nous fit visiter la vieille ville fortifiée par VAUBAN. Après une bonne tartiflette prit dans un restaurant typique, chacun avec l’aide de son guide put découvrir à sa guise Briançon et faire quelques emplettes.

Après 4 journées ensoleillées, mercredi, la matinée fut gâchée par la pluie, miracle à 14 heures le soleil réapparut. Le moral du groupe étant à la baisse, on prit l’initiative de parcourir nos 15 kilomètres journalier en empruntant la petite route qui mène à Saint-Christophe-d’Oisans. A peine arrivés à notre gîte un violent orage éclata, malgré cette journée humide en fin de repas tout le monde reprit les succès des années 60. A la sortie du restaurant, une ballade digestive s’imposait car la pluie avait cessé. Le ciel était parfaitement dégagé et il était parsemé d’étoiles.
Hélas, le jeudi, la pluie était de nouveau au rendez-vous, on se réunit et à l’unanimité on décida d’écourter notre séjour à la Bérarde. Dautant plus que la pluie commençait à endommager la route, qui, était même coupée à certains endroits par des chutes de pierres.
Comme tout le monde voulait terminer la semaine ensemble, une idée germa et arrivé à Bourg-d’Oisans. Claire connaissait un gîte situé dans le Luberon et par bonheur il pouvait nous accueillir, on prit donc la direction du sud. Notre nouveau gîte était situé à Sivergues à 15 kilomètres de Apt, Après la pluie alpine du matin, on trouva le soleil de Provence. Le gîte est situé en pleine nature dans un ancien domaine agricole. C’est une ferme auberge où l’on côtoie les chèvres, les moutons, les Chevaux et les cochons, parfois, pendant les repas les chèvres sautent sur les tables au milieu des assiettes.

Vendredi, on improvisa une randonnée de 22 kilomètres, qui nous conduisit au sommet d’une colline qui culmine à 1100 mètres d’altitude. Le paysage était composé de lavande, d’oliviers et de troupeaux de moutons accompagnés de leur berger. Le soir on fit une escapade à Saignon, petit village typique du Luberon.

Le samedi, fut consacré au retour à Montpellier, tout en lézardant pour y découvrir les villages de Sivergues, de Roussillon cité de l’ocre entre Apt et Gordes haut lieu du Luberon.
Le séjour a mis en lumière, c’est vrai qu’un handicapé visuel est capable de gravir des montagnes, même si le relief est important mais en revanche la nature du sol peut compromettre l’ascension plus encore que le dénivelé. L’ensemble du groupe a su rester motivé, il s’est adapté, afin que le séjour ne devienne pas une galère. La composition d’un groupe est telle que les aspirations de chacun est différente, d’où l’importance d’avoir chacun son guide afin de pouvoir progresser à son rythme. Pour certains la présence d’un (chef) était nécessaire, pour d’autres nous étions un groupe et tous adultes et par conséquent les décisions devaient être prise ensemble. Le nombre de 12 participants et celui à ne pas dépasser si l’on veut que l’harmonie et la convivialité n’en pâtisse. Enfin, le fait d’avoir pu, organiser 2 séjours en 1 fut apprécié de tout le monde.

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