Le chemin en duo du 14 au 21 septembre 2014

Nous avons répondu à une proposition du service des sports, de l’association Valentin Haüy. Le but est de relié Tours à Poitiers, en empruntant le chemin de Saint-Jacques de Compostelle, dont Tours est 1 de ces 4 départs pour la France. Ce défi est organisé pour les 125 ans de l’AVH, où 50 DV doivent parcourir les 125 kilomètres qui séparent les 2 préfectures, Tours et Poitiers, en 6 étapes, tout en formant une colonne de 125 randonneurs. Si ce défi a pu être mis sur pied, c’est grâce à la collaboration financière de Malakoff Médéric, et de son engagement humain pour conduire à bien ce challenge.

C’est le dimanche 14 septembre, que nous partons de Montpellier, nous mettons le cap sur l’ouest, nous quittons la Méditerranée, pour rejoindre l’atlantique (Bordeaux), via Toulouse.
Nous arrivons à Bordeaux avec une heure de retard, consécutif à un problème du convoi au départ de Marseille, et à un gambadage de cheval sur la ligne entre Montpellier et Sète.
Nous voici arrivés à Bordeaux, comme nous avions plus une heure d’attente, notre correspondance pour Tours es assurée. Nous passons Angoulême, puis à Poitiers, des dégourdis ont la bonne idée de tirer sur l’alarme, afin de permettre à une charmante petite tête blonde, de pouvoir faire des bisous à sa mamou. Il y a vraiment des coups de pied au cul qui se perdent, en tout cas, le temps de remettre tout le convoi ferroviaire en ordre, nous avons perdu 15 minutes. Ensuite nous nous sommes arrêtés au Futuroscope, puis ce fut le terme de notre voyage, Saint-Pierre-des Corps qui se trouve à 6 kilomètres de Tours.
Nous sommes pris en charge, par les organisateurs du chemin en duo, un bus nous conduit, à l’hôtel Ibis, qui se trouve au nord de la ville de Tours. Nous nous installons dans notre chambre, un petit brin de toilette, puis nous sommes conviés à la présentation de notre semaine pédestre, à l’hôtel Mercure, qui se trouve à proximité de l’hôtel Ibis. Nous sommes accueillis par Olivier Jaud de la Jousselinière en sa qualité d’organisateur du chemin en duo, puis la parole est prise par Patrice Legrand président de l’association Valentin Haüy, Pascal Andrieux qui représente le groupe Malakoff Médéric, et Gilles Garin de l’association Jacquaire qui nous présente les différents chemins de Saint-Jacques de Compostelle, dont en voici la présentation :

Depuis l’origine du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle (Santiago de Compostela en espagnol), les pèlerins ont emprunté les voies de communication de tous les autres voyageurs. Sauf à proximité immédiate des sanctuaires, il n’y avait donc pas à proprement parler de chemins de pèlerinage spécifiques.
C’est à partir de 1882, avec l’impression du dernier Livre du Codex Calixtinus, recueil composé au XIIesiècle, que s’est répandue la notion de chemins de pèlerinage. Ce livre commence en effet par ces mots: «Quatre chemins vont à Saint-Jacques».
Très sommairement décrits, ces chemins sont désignés par les noms des villes qu’ils traversent. Comme l’ensemble du manuscrit, ils sont décrits et dénommés en latin. L’habitude a ensuite été prise de donner des noms à consonance latine aux chemins contemporains. Ceci peut être justifié quand ils suivent d’anciennes voies romaines. C’est plus folklorique quand il s’agit de créations contemporaines.
Ce n’est qu’après la définition des Chemins de Compostelle comme premier itinéraire culturel européen, officialisé en 1987que de véritables itinéraires et chemins ont été plus ou moins arbitrairement tracés et balisés jusqu’aux confins de l’Europe.
 Paru dans l’enthousiasme de cette décision européenne, un livre de référence leur a donné une existence et une notoriété accrues. Ce «Guide européen des chemins de Compostelle» est à la fois un guide sommaire pour les randonneurs et un guide routier pour les automobilistes et autres touristes contemporains. Son titre de «Guide des chemins» est trompeur. C’est cependant de lui que sont inspirées les descriptions ci-dessous pour les chemins européens. Elles correspondent à une vision contemporaine, conforme aux projets culturels et socio-économiques des institutions qui souhaitent à nouveau promouvoir les chemins vers Saint-Jacques-de-Compostelle, en leur donnant une place privilégiée dans la culture européenne. 
Patrimoine mondial
Le Camino francés d’Espagne a été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1993.
 La situation de la France n’est pas comparable à celle de l’Espagne. Un dossier a été présenté à l’UNESCO sous le titre général «Les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France», mais seulement 71 édifices ou ensembles architecturaux et 7 tronçons du GR 65 ont été inscrits le 5 décembre 1998.
 Depuis lors, une présentation abusive fait écrire que «les chemins de Compostelle en France sont inscrits au patrimoine mondial.» L’UNESCO se prête à la diffusion de cette interprétation élargie en la laissant graver sur les plaques de marbre apposées sur certains des monuments inscrits.
 Les itinéraires classiques
Les quatre principaux itinéraires classiques sont très sommairement évoqués dans le Codex Calixtinius, par les principales villes ou lieux remarquables traversés: 
«Il y a quatre routes qui, menant à Saint-Jacques, se réunissent en une seule à Puente la Reina, en territoire espagnol; l’une passe par Saint-Gilles du Gard, Montpellier, Toulouse et le Somport; une autre par Notre-Dame du Puy, Sainte-Foy de Conques et Saint-Pierre de Moissac; une autre traverse Sainte-Marie-Madeleine de Vézelay, Saint-Léonard en Limousin et la ville de Périgueux; une autre encore passe par Saint-Martin de Tours, Saint-Hilaire de Poitiers, Saint-Jean d’Angély, Saint-Eutrope de Saintes et la ville de Bordeaux.»
 «La route qui passe par Sainte-Foy, celle qui traverse Saint-Léonard et celle qui passe par Saint-Martin se réunissent à Ostabat et après avoir franchi le col de Cize, elles rejoignent à Puente la Reina celle qui traverse le Somport; de là un seul chemin conduit à Saint-Jacques.»
 Le dernier Livre du Codex Calixtinus ne décrivait que le chemin en Espagne. Dans ce qui était la grande Aquitaine du XII.me siècle, il ne donnait qu’une liste de sanctuaires balisant très imparfaitement les quatre routes qu’il mentionnait dès la première ligne.
 Chemins de Compostelle contemporains en France, tracés à partir des années 1970 sur la base des lieux mentionnés par le Guide du pèlerin et d’hypothèses locales.
 En France, depuis seulement la fin du XIX.me siècle, l’habitude a été prise de ne considérer que les quatre chemins indiqués dans le Codex Calixtinus, traduit en 1938 avec le titre contemporain, inexistant dans le manuscrit, de Guide du pèlerin. Mais l’étude des itinéraires réellement suivis par des pèlerins qui ont laissé des écrits ne permet pas de leur accorder l’importance qu’ils ont acquise aujourd’hui.
 Les quatre chemins contemporains ont été tracés à partir des années 1970, sous l’impulsion de la FFRP (Fédération française de la randonnée pédestre) et de la Société des Amis de Saint Jacques. Ils passent par les grands sanctuaires qui bornaient la Grande Aquitaine, Tours, Vézelay, Le Puy-en-Velay, Arles, mentionnés dans le Codex Calixtinus. Contrairement à une idée très répandue, ces sanctuaires n’étaient pas des lieux de rassemblement. Le Codex Calixtinus ne le mentionne d’ailleurs pas. Cette idée récente est née au XIX.me siècle.
 1 – La via Turonensis (1460km), qui passe par Paris et Tours. Aucun historien n’a jamais pu confirmer les indications de la plaque, donnée par l’Espagne à la ville de Paris en 1965, selon laquelle les pèlerins se rassemblaient à l’église Saint-Jacques-de-la-Boucherie à Paris (l’actuelle tour Saint-Jacques), l’une des plus anciennes paroisses de la ville. Les pèlerins en provenance de Picardie, du Ponthieu, des Flandres, du Hainaut, des Pays-Bas, de Scandinavie ainsi que les Champenois, les Belges et les Allemands prenaient ce chemin et le prennent encore. Ils rejoignent ceux qui partent de Paris et empruntent la rue Saint-Jacques, le faubourg Saint-Jacques et la Tombe Issoire.
 C’est le Chemin de Paris. Il apparaît dans des récits de pèlerins médiévaux comme «grand chemin de Saint-Jacques». Il présente une certaine réalité historique de chemin de pèlerinage, tout en ayant été utilisé par quantité d’autres voyageurs. Il traverse aisément Paris, franchit la Loire, n’offre pas de difficultés particulières, et permet de cheminer sous un climat tempéré.
 2 – La via Lemovicensis, qui passe par Limoges, d’où son nom; le sanctuaire était Vézelay.
 On parle aujourd’hui de Chemin de Vezelay. Une association créée vers la fin des années 1990 s’est progressivement installée comme gérante de cette voie dont elle prétend défendre une historicité qu’aucun historien sérieux n’a pu établir.
 3 – La via Podiensis (1530km), qui tire son nom du Puy-en-Velay; lieu de pèlerinage marial; ce chemin est balisé comme «GR 65», dès Genève; le trajet préambulaire Genève-Le Puy est appelé via Gebennensis. Il y a deux autres trajets préambulaires: Cluny-Le Puy et Lyon-Le Puy.
 On parle aujourd’hui de Chemin du Puy. Au Puy-en-Velay, on dit «le Saint-Jacques», comme on dit «le Stevenson».
 Ces trois premiers chemins se rencontrent dans les Pyrénées-Atlantiques à Ostabat, au niveau du «Carrefour de Gibraltar». Ce dernier ne doit rien à Tariq ibn Ziyad, c’est simplement une déformation phonétique du sanctuaire de Saint-Sauveur, sur la colline. Chabaltore en basque, est devenu Chibaltare, Chibraltare et enfin Gibraltar. En 1964, le docteur Clément Urutibehety, promoteur local des chemins de Compostelle a fait poser à ce carrefour une stèle discoïdale provenant d’un ancien cimetière.
 La traversée de la frontière se fait actuellement par le col de Bentarte ou par Valcarlos, en amont du col de Roncevaux. La suite du chemin prend le nom de Camino navarro, selon les acceptions: à Roncevaux, à la frontière espagnole, à Saint-Jean-Pied-de-Port, à la jonction d’Ostabat, voire dès l’entrée en Basse-Navarre.
 4 – La via Tolosane, qui passe par Toulouse, d’où son nom; mais elle s’est aussi appelée via Arletanensis, du sanctuaire d’Arles.
 Elle a eu aussi comme nom via Aegidiana, ou route de Saint-Gilles, du nom du sanctuaire de Saint-Gilles du Gard.
 Ce chemin rejoint l’Espagne par le col du Somport. On parle aujourd’hui de Chemin d’Arles.
 Cette via Tolosane était précédée par
la via Domitia – Chemin de Compostelle (ou GR 653D), qui va du col de Montgenèvre à Arles, appelé aussi la via Francigena ainsi nommée par les italiens puisqu’elle passe en France. 
la via Aurelia – Chemin de Compostelle (ou GR 653A), qui va de Menton à Arles. Cette voie a été balisée et ouverte officiellement en juin 2010. 
La via Tolosane avait une variante parallèle, le Chemin du Piémont ou «El cami deu pé de la coste», qui recevait les pèlerins du début de la via Tolosane au niveau de Narbonne. Cet itinéraire continuait ensuite par Carcassonne, Fanjeaux, Mirepoix, Saint-Lizier, Saint-Bertrand-de-Comminges, L’Escaladieu, pour rejoindre la voie d’Arles à Oloron-Sainte-Marie. 
Il pouvait aussi rejoindre l’Espagne par le Camino aragonés, ainsi nommé puisqu’il rejoint l’Aragon. 
Camino navarro et Camino aragonés se rencontrent à Puente la Reina, finissant la jonction des quatre chemins français. La poursuite du chemin prend, à partir de là, le nom de Camino francés.
 Il existe aussi des chemins de traverse qui permettent aux pèlerins de se rendre dans des lieux de pèlerinages, comme:
 Le chemin de Conques à Toulouse, La voie de Soulac…

Ensuite nous prenons le pot de bienvenue, puis il est temps de passer à table, pour notre premier repas en commun.

Jour 2 : C’est en bus que nous rejoignons la mairie de Tours, nous y retrouvons un groupe de l’AVH, 22 DV et leurs accompagnateurs, qui découvrent la Touraine depuis Tours. Nous écoutons les allocutions du maire de Tours, de ses adjoints, du président de l’AVH, de Pascal Andrieux du groupe Malakoff et d’Olivier l’initiateur du chemin en duo. Ensuite, nous partageons un second petit déjeuner, avant de nous élancer dans notre périple. Tout d’abord, voici les présentations de la région Centre, de l’Indre-et-Loire et de Tours :

Le Centre est une région française, qui regroupe six départements: le Cher, l’Eure-et-Loir, l’Indre, l’Indre-et-Loire, le Loir-et-Cher et le Loiret. 
Historiquement, les départements du Centre ont été constitués globalement à partir de trois provinces historiques: 
l’Orléanais (Loiret, Eure-et-Loir, Loir-et-Cher); le Berry (Cher et Indre); la Touraine (Indre-et-Loire). 
Celles-ci sont entrées très tôt dans le domaine royal (Orléans ayant, avec Paris, constitué le noyau d’origine de ce domaine), à la formation duquel elles contribuèrent très largement: les châteaux de la Loire — de Gien à Chinon, en passant par Chambord, Blois, Chenonceaux, Azay-le-Rideau, La Ferté-Saint-Aubin… témoignent d’un héritage commun. 
La région a produit de nombreuses célébrités littéraires: Honoré de Balzac, René Descartes, François Rabelais, Pierre de Ronsard, George Sand, Charles Péguy, Marcel Proust, Jules Romains, Anatole France, Max Jacob, Maurice Genevoix, Gaston Couté, François Villon, Alain-Fournier, etc. 
L’histoire du Centre est marquée par des questions de tiraillement identitaire. Elle se compose en effet de provinces anciennement opposées (Berry-Touraine), hétérogènes et aux identités fortes. 
Ces oppositions et différences eurent une répercussion d’abord sur le choix de la capitale régionale, puis sur le nom de la région. 
La capitale fut attribuée à Orléans en 1964, bien que Tours soit plus peuplée. La raison de ce choix s’expliquerait notamment par une rivalité compliquée entre Jean Royer et Michel Debré, tous deux ministres Gaullistes, et respectivement maires de deux villes de Touraine que sont Tours et Amboise. On prête également à Michel Debré d’avoir influé sur le choix d’Orléans, à la suite de son échec personnel lors des élections législatives de 1962 en Indre-et-Loire[1]. Ce choix anima les crispations entre ces deux villes. 
Baptisée «Région Centre» en 1956 par les services du ministère de l’Intérieur, l’appellation de la région fit aussi débat. Si ce nom avait l’avantage de ne pas mettre en avant telle ou telle province, il ne revêtait aucune identité et il était ambigu puisque la région n’est pas au centre de la France. En 1990, les élus régionaux ambitionnent de changer de nom pour en trouver un plus évocateur en France et à l’étranger. Quatre propositions sont faites: «Val de France», «Val de Loire», «Cœur de France» et «Centre-Val-de-Loire». À l’automne 1994, les élus votent pour le nom «Centre-Val-de-Loire»[2], mais ils se heurtent à la loi, qui indique que pour changer de nom, une région doit recevoir l’accord des autres régions. Le président des Pays de la Loire exige la protection du label «Loire»: l’opposition de cette région voisine interdit alors le passage du nom Centre au nom Centre-Val-de-Loire. Le changement de label, bien que parfois évoqué, n’a depuis jamais été soumis au vote. 
Désormais, la cohabitation au sein de cette région est apaisée, les rivalités ont diminué, les universités d’Orléans et Tours se réunissant même pour créer le PRES Centre – Val de Loire Université. 
Néanmoins, la réforme des collectivités territoriales et notamment la question du rattachement de la Loire-Atlantique à la région Bretagne impliquent la recomposition du Grand-Ouest et la création d’une possible région «Val de Loire» qui réunirait à l’actuelle région Centre, l’Anjou et le Maine. 
Le Centre a un slogan: Région Centre, Plus qu’une Région, une chance. 
Six départements composent le Centre, regroupant 185 cantons et 1842 communes pour une superficie de 39151km2: Le Cher; l’Eure-et-Loir; l’Indre; l’Indre-et-Loire; le Loir-et-Cher; le Loiret. 
La préfecture de région est Orléans, également chef-lieu du Loiret. Les chefs-lieux des autres départements sont les villes de Blois (Loir-et-Cher), Bourges (Cher), Chartres (Eure-et-Loir), Châteauroux (Indre) et Tours (Indre-et-Loire). 
La Loire, qui la traverse d’est en ouest, forme l’unité géographique du Centre. Le relief qui se dessine de part et d’autre de son lit est constitué de plaines et de plateaux aux caractéristiques géographiques différentes. Au plateau calcaire légèrement ondulé de la Champagne berrichonne, au sud-est, succèdent la Brenne (pays «aux mille étangs»), et les plateaux argileux de la Touraine dans le sud-ouest. 
Au sud et à l’est se dessinent des cuestas avec des plateaux calcaires et des dépressions argileuses en bordure du Massif central (collines du Sancerrois Motte d’Humbligny, 431m). Au nord et au centre s’étendent les plateaux calcaires de Beauce et les dépôts argilo-sableux de la Sologne et de la forêt d’Orléans. En Sologne, l’histoire et la nature des sols ont favorisé la formation de milliers d’étangs artificiels, de landes et de taillis. C’est le paradis des oiseaux et du gibier. 
Le Centre est traversée par le plus long fleuve de France (la Loire, 1013km) qui connaît des débits les plus irréguliers. De plus, de nombreux et divers affluents viennent s’y greffer. 
Des inondations en région sont possibles. Le Centre est soumise à trois types de crues: 
les crues d’origine océanique caractérisées par une lente montée des eaux issus de perturbations atmosphériques provenant de l’ouest; 
les crues d’origine cévenoles caractérisées par des précipitations intenses et longues se produisant sur les hauts bassins de la Loire et de l’Allier; 
les crues dites «mixtes» mêlant les deux origines. 
Le Centre est limitrophe des régions Auvergne, Bourgogne, Île-de-France, Limousin, Basse-Normandie, Haute-Normandie, Pays de la Loire et Poitou-Charentes. 
La région est la 4e de France en termes de superficie (1re: Midi-Pyrénées, 2e: Rhône-Alpes, 3e: Aquitaine). 
De nombreuses autoroutes traversent le Centre et relient – Paris à Lyon (A6) – à Bordeaux (A10) – à Clermont-Ferrand (A71) – à Rennes et à Nantes (A11) – à Nevers (A77) – à Toulouse (A20). Trois autoroutes transversales, Orléans-Sens (A19), Vierzon-Tours-Angers (A85) et Tours-Le Mans-Rouen (A28), complètent le réseau. 
Côté transport par voie ferrée, le Conseil régional finance le réseau TER Centre, dont il délègue la gestion à la SNCF. 
Le Centre est la première région céréalière en Europe et la sixième région industrielle française. 
Le territoire du Centre abrite trois parcs naturels régionaux: la Brenne, Loire-Anjou-Touraine et le Perche. Au-delà des images de grandes étendues de blé, le Centre dispose d’une grande diversité de paysages et de milieux naturels: forêts, étangs, pelouses calcaires sèches, landes, tourbières, et la Loire et ses bancs de sables et forêts alluviales. 
Près d’un million d’hectares[réf.souhaitée] est couvert par les forêts et les autres boisements, principalement la forêt d’Orléans, la Sologne et l’est de la forêt du Perche. Les forêts sont en très grande majorité privées (85%)[réf.souhaitée]. La juxtaposition de milieux fermés et ouverts favorise une grande diversité biologique, depuis les grands mammifères comme le cerf élaphe, le chevreuil, le sanglier, les oiseaux des bois comme l’engoulevent d’Europe, le pic noir et le pic cendré. 
De plus, la région accueille plus de 5% des zones humides connues sur le territoire national[réf.souhaitée] concentrées surtout en Brenne avec ses mille trois cents étangs et en Sologne avec ses trois mille étangs. Ces zones humides recèlent une grande diversité d’insectes et constituent une ressource importante pour les nombreuses espèces des cinq classes de vertébrés. Au cours des dix dernières années, plus de 10% des zones de marais ou de tourbières ont néanmoins disparu. 
Les aménagements fluviaux perturbent la dynamique fluviale avec à terme une disparition des zones humides et des vallées alluviales. Les zones d’extraction de granulats ont augmenté par exemple de 30% en dix ans (16% au niveau national). Cette disparition entraîne la réduction de la biodiversité de la région. Les peuplements piscicoles reflètent la dégradation du milieu aquatique et restent majoritairement (61%) perturbés ou dégradés. 
La région abrite la plus grande forêt domaniale de France, la forêt d’Orléans qui s’étend sur plus de 35000ha au nord de la Loire et d’Orléans. La forêt accueille depuis les années 1980 la nidification du balbuzard pêcheur, marquant le retour du rapace en France après des décennies de déclin[3]. Disparu du territoire métropolitain au cours du XIXesiècle, le rapace avait trouvé un dernier refuge en Corse où il ne subsistait que trois couples en 1974. 
La région est écologiquement très fragmentée. En 2010, la DREAL et la région ont lancé[4] l’élaboration du SRCE (Schéma régional de cohérence écologique visant à restaurer dans la région un réseau écologique plus fonctionnel. En 2001, une première cartographie de la trame verte et bleue et des milieux naturels a été réalisée qui permettra de préparer le SRCE, traduction administrative du projet de Trame verte et bleue européenne (Réseau écologique paneuropéen, nationale et régionale pour les six départements de cette région, dans le cadre de la loi Grenelle II et de la nouvelle Stratégie nationale pour la biodiversité (2010-2011). 
Bien qu’encore incomplets selon les départements, les inventaires floristiques dans le Centre font état d’une grande diversité des milieux, de grands espaces forestiers comme la Sologne aux grandes plaines comme la Beauce. Le département du Loiret, par exemple, abrite presque un tiers de la flore française avec plus de 1450espèces. 
La principale production d’énergie dans le Centre est d’origine nucléaire et ne sert pas exclusivement le niveau régional. Quatre centrales — Chinon, Saint-Laurent-des-Eaux, Belleville et Dampierre — représentent la quasi-totalité de la production énergétique régionale et produisent 15% de l’énergie nucléaire française. La proximité de l’Île-de-France, forte consommatrice d’électricité a justifié l’implantation de ces centrales. Pour le transport de l’énergie, un réseau dense de lignes électriques de hautes et très hautes tensions est présent sur tout le territoire régional (4382km au 1er janvier 2002). Il y a trois barrages hydroélectriques sur l’Indre. 
La consommation régionale représente 4% de la consommation d’énergie nationale ce qui reste proportionnel à la population. La tendance globale est à l’augmentation de la consommation liée, entre autres, à l’évolution des comportements individuels. 
Les ressources utilisées sont les produits pétroliers, le gaz naturel et l’électricité nucléaire. La consommation de gaz naturel et d’énergie nucléaire a presque doublé en 16 ans (pour la période 1982/1998). 
Le potentiel d’énergies renouvelables disponibles a été estimé à plus de 900 ktep/an (Tonne d’équivalent pétrole) sachant que la consommation totale est évaluée à 6 millions de Tep. 
Le bois est le premier gisement d’énergie renouvelable dans le Centre. Le taux de boisement atteint 22% et a connu un accroissement de 40% en un siècle. La région compte 650 entreprises d’exploitation ou de scierie. L’usage de la paille peut également être associé à la filière bois. 
La région est la première productrice de colza, elle produit également du diester (additif du gazole à hauteur de 5%) et de l’éthanol (à partir de blé ou de betterave) permettant la création de biocarburants. 
Il existe par ailleurs une petite production de pétrole dans le département du Loiret, d’environ 45000tonnes par an (soit moins de 1000 barils/jours).
 En 2006, le Centre est la première région en termes de production d’électricité éolienne avec une capacité de près de 244 Mégawatt. L’Eure-et-Loir représente près de 67% de ce total avec 77 éoliennes installées. 
Le Centre a connu une forte croissance démographique. La population de l’axe ligérien est près de dix fois supérieure à celle du siècle dernier. Environ 10% de la population de la région habite en zone inondable. Orléans, par exemple, s’est développé beaucoup plus vite en zone inondable qu’en zone non inondable. Une crue similaire à la grande crue de 1856 provoquerait en région des dommages estimés à 5milliards d’euros touchant 300000personnes, 13600entreprises sur 110000hectares. 
Lors du recensement partiel de 2004, le Centre a gagné 40000habitants par rapport au chiffre de 1999, pour atteindre 2480000habitants. Le taux de croissance reste stable autour de 0,32%, inférieur aux chiffres nationaux. Au niveau population, la région est la treizième (sur 22). 
Le recensement de 2007, dénombre dans la région 2526919habitants. 
Le Centre et la région de Mopti (Mali) ont signé un accord de coopération décentralisée en décembre 2005. Dans le cadre de cette coopération, le projet «Loire-Niger». Un autre accord a été signé avec la région du Gorgol en Mauritanie. 
La cathédrale de Chartres, l’une des plus grandes cathédrales de la France, connue pour ses vitraux et sa nef gothique, est construite au début du XIII.me siècle et inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1979. La Cathédrale Saint-Étienne de Bourges est également inscrite depuis décembre 1992 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Celles d’Orléans et de Tours sont d’autres exemples d’art gothique. 
Au fin du Moyen Âge, la Renaissance transformait l’architecture, les châteaux de la Loire comme cette tendance de l’art, surtout le château de Chambord, le plus grand d’entre eux. Construit entre 1515 et 1521, le château de Chenonceau compte parmi les plus anciens bâtiments de la Loire. Il était fameux en raison de ses fêtes pendant le XVI.me siècle. Les «femmes de Chenonceau», ses habitants pour longtemps, sont bien connus: Catherine de Médicis et Diane de Poitiers (respectivement épouse et favorite de Henri II). Le Palais Jacques-Cœur à Bourges du XV.me siècle préfigure les hôtels particuliers qui fleuriront à la Renaissance.

Le département d’Indre-et-Loire est un département français situé en région Centre. L’Insee et la Poste lui attribuent le code 37. Sa préfecture est Tours. 
Le département d’Indre-et-Loire fut créé en 1790 avec les 82 autres départements français. Son territoire reprenait presque exactement les limites de l’ancienne province de Touraine à laquelle fut ajoutée toute la partie orientale de l’ancienne province d’Anjou allant de Bourgueil, sur la Loire, jusqu’à Château-la-Vallière au nord en passant par le domaine de Gizeux. 
La ville de Richelieu, qui fut, dès sa création par le cardinal de Richelieu, rattachée sur le plan administratif, judiciaire et financier, au gouverneur de Saumur et au pays saumurois, fut intégrée au tout nouveau département d’Indre-et-Loire en 1790. En revanche la partie orientale de l’ancienne province de Touraine fut rattachée aux département de Loir-et-Cher (région de Montrichard) ou de l’Indre (environs de Mézières-en-Brenne et Écueillé). 
Après la victoire des coalisés à la bataille de Waterloo (18 juin 1815), le département est occupé par les troupes prussiennes de juin 1815 à novembre 1818 (voir occupation de la France à la fin du Premier Empire). 
Durant l’occupation allemande, pendant la Seconde Guerre mondiale, le département fut coupé en deux par la ligne de démarcation. 
La Touraine, séjour des rois de France, demeura longtemps une terre conservatrice, comme le note Honoré de Balzac dans plusieurs de ses romans. Néanmoins, avant tout, elle demeure une terre modérée, rarement en proie aux passions politiques. Au cours des premières années de la Troisième République elle demeurait royaliste. 
Peu à peu néanmoins, le département d’Indre-et-Loire devint une terre de républicanisme et, plus précisément, de radicalisme tempéré puis de radical-socialisme, à dominante rurale. C’est ainsi que le gendre du président Jules Grévy, M. Wilson, fut député de Loches. Camille Chautemps fut député d’Indre-et-Loire durant l’entre-deux-guerre. Après la victoire de 1918 la rue Royale à Tours devint la rue Nationale. Cet ancrage au centre-gauche fut une constante jusqu’à la guerre de 1940, même si, les décennies passant, il se colora d’un certain conservatisme. 
Dès sa naissance en 1920 au congrès de Tours, le Parti communiste français fut fort d’un bastion en Indre-et-Loire, celui de Saint-Pierre-des-Corps, près de Tours, qui, par ses implantations ferroviaires, est fort d’une identité ouvrière. La commune ne l’a d’ailleurs jamais trahi depuis, et Marie-France Beaufils demeure à la fois maire et sénatrice de Saint-Pierre. 
L’Indre-et-Loire de l’après-guerre est assez largement dominée par deux figures fortes: celle de Jean Royer, maire de Tours de 1958 à 1995 et député du département de 1958 à 1999, infatigable bâtisseur, et celle d’André-Georges Voisin (1918-2008), conseiller général de l’Île-Bouchard, président du Conseil Général des années 1970 au début des années 1990, qui dota la Touraine de son étoile autoroutière à cinq branches et construisit un grand nombre de ponts. Ces deux personnalités gaullistes n’en demeurent pas moins singulières, et peu en phase avec les découpages partisans classiques. 
Le basculement de la mairie de Tours à gauche en 1995 et celui du département en mars 2008 confirment le retour d’une gauche modérée sur la scène politique tourangelle. Jean Germain, en ce sens, s’inscrit bel et bien dans une tradition radicale et socialiste dont Yves Dauge, sénateur de Chinon, n’a cessé d’être le représentant. Quant au conseil général présidé par Claude Roiron puis Marisol Touraine, il a basculé pour la première fois à gauche lors des cantonales de mars 2008; la carte politique du département n’en est pas moins très duale, entre des campagnes massivement à droite et une agglomération tourangelle à gauche. À ce titre, il semble hasardeux de parler de retour à une tradition politique: le socialisme urbain d’aujourd’hui semble a priori bien éloigné du radicalisme rural d’hier. 
Le département d’Indre-et-Loire fait aujourd’hui partie de la région Centre qui regroupe également les départements d’Eure-et-Loir, de Loir-et-Cher, du Loiret, de l’Indre et du Cher. 
Le département a une superficie de 6127km2 qui le place au 41e rang national en importance de taille et au 5e rang régional sur 6. Il est limitrophe des départements de Loir-et-Cher au nord-est, de l’Indre au sud-est, de la Vienne au sud-ouest, de Maine-et-Loire à l’ouest et de la Sarthe au nord. 
Un parc naturel régional concerne en partie le département d’Indre-et-Loire: le parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine, situé entre Angers (Maine-et-Loire) et Tours. 
Le département d’Indre-et-Loire se situe à l’extrémité sud du Bassin parisien. 
Le département d’Indre-et-Loire est traversé d’est en ouest par la Loire qui sépare le département en deux parties avec au nord la Gâtine et au sud la Champeigne. C’est dans ce département que le Cher, l’Indre et la Vienne se jettent dans la Loire. 
La topographie du département dépasse souvent les 100mètres mais jamais les 200mètres et est assez vallonnée au sud toujours à proximité des rivières (Céré-la-Ronde près de Montrichard est le point culminant du département avec 187mètres d’altitude), alors que le nord demeure tabulaire qui n’est autre que la Gâtine tourangelle en revanche la rive nord longeant la Loire est un peu plus vallonnée. 
Le climat d’Indre-et-Loire est tempéré. La Loire est souvent utilisée comme frontière climatique entre nord et sud de la France. Les étés sont en règle générale assez chauds (température maximale annuelle dépassant toujours les 33°C), des températures supérieures à 42°C ont ainsi été enregistrées en 1947 et 2003. 
À l’inverse, les températures très basses sont rares, descendant rarement sous les -10°C seuil franchi en 1985/1986 et 1996/1997. La Loire gèle alors, on rapporte ainsi que lors d’un hiver particulièrement rigoureux on a pu la traverser à pied (hiver 1956). Le fleuve charrie des blocs de glace lorsque la température descend sous les -10°C. 
La pluviométrie est assez faible (de 500 à 700mm par an), ce qui peut engendrer de graves situations de sécheresse comme en 1976, 2003 ou 2006. La neige est également rare (pas plus de 10 jours par an). 
Ville bourgeoise et commerçante, Tours, en dépit des implantations ferroviaires à Saint-Pierre-des-Corps, ne fut jamais un centre industriel de grande ampleur. Son centre, classiquement, abrite des services de qualité, de commerce et de restauration, dans les domaines culturel ou de d’habillement; en matière d’enseignement, il est doté de plusieurs lycées, dont le prestigieux lycée Descartes, et de l’université François Rabelais. Il est structuré autour d’importantes administrations, la mairie de Tours, le conseil général d’Indre-et-Loire, ainsi que la préfecture du département. 
Il convient de distinguer en Indre-et-Loire quatre ensembles ruraux, bien distincts sur les plans géographique et économique. 
Traditionnellement la Loire est propice au développement des cultures maraîchères. Elle le demeure aujourd’hui. S’y rattachent les vignobles de Vouvray. 
Les pays de la Vienne se distinguent par l’importance du vignoble de Chinon, et la structure en domaines et coopératives viticoles, très prégnante dans l’économie rurale. La centrale nucléaire EDF d’Avoine-Chinon emploie plus de 1200 personnes, plus de 800 personnes dans la sous traitance, et environ 700 emplois dans les entreprises installées sur la zone industrielle du Véron. 
Espace pauvre et en déprise partielle, la Gâtine tourangelle est touchée de plein fouet par les mutations du monde agricole. 
Espace rural préservé, traditionnel et polyvalent sur le plan agricole, la Touraine du sud-est, autour de Loches, est surtout un lieu de tourisme, de villégiature; les résidences secondaires y tiennent une place importante. 
Les habitants d’Indre-et-Loire sont appelés Tourangeaux (par analogie entre le département actuel et l’ancienne province de Touraine qui lui correspondait). Cette appellation peut parfois prêter à confusion, et on a connu différentes tentatives sans succès pour trouver un autre gentilé aux habitants du département, comme Indréloiriens ou Indro-ligériens.

Tours (prononcé [tu�?]) est une commune française du centre-ouest de la France, sur les rives de la Loire, préfecture du département d’Indre-et-Loire. La ville, comptant 134633 habitants en 2011 (population municipale stricto sensu), est au centre d’une unité urbaine de 347600 habitants (2011), elle-même noyau d’une aire urbaine de 480400 habitants. Elle est ainsi, selon ces chiffres, la plus grande commune, la plus grande unité urbaine et la plus grande aire urbaine de la région Centre, ainsi que la 18e aire urbaine de France. Tours s’étend sur 35 kilomètres carrés, elle s’étale entre 50 et 100 mètres d’altitude. 
Tours est classée Ville d’Art et d’Histoire et est au cœur du site de la Loire, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO au titre de paysage culturel. Ses habitants sont appelés les Tourangeaux/Tourangelles. 
Jusqu’à très récemment (XXesiècle), Tours, dont le développement initial se fait sur une butte au bord de la Loire (actuel secteur autour de la cathédrale), était restée entre Loire et Cher, au cœur de leur plaine alluviale (dite aussi «varenne», dont l’altitude ne s’écarte jamais beaucoup de 50mètres). Désormais, depuis l’annexion des communes de Saint Symphorien et Sainte Radegonde au nord de la Loire, et au sud du Cher, du parc de Grandmont qui appartenait à la commune de Joué-les-Tours, la ville s’étale au-delà des coteaux, sur les plateaux (entre 80 et 100mètres d’altitude). 
Au cœur de l’environnement urbain d’une des principales ville de France, la Loire et son lit mineur offrent de vastes espaces naturels, hôtes notamment avec leurs nombreuses îles d’une riche faune. Parfois surnommée «dernier fleuve sauvage de France»[6],[7],[8], elle reste malgré tout, comme la quasi intégralité du territoire français, un espace que les humains n’ont cessé d’essayer de contrôler afin de s’affranchir de contraintes (tout en créant parfois de nouvelles). On remarquera à ce titre l’endiguement de son lit mineur, visant à se prémunir d’effets néfastes des crues sur les installations humaines. 
Le climat à Tours est celui de la majeure partie ouest de la France: un climat tempéré océanique. Comme Tours est tout de même à quelques 300km de la côte, celui-ci est dit « dégradé ».
Communes proches de Tours : Saint-Cyr-sur-Loire, Fondettes, Luynes, Saint-Étienne-de-Chigny, La Membrolle-sur-Choisille, Mettray, Notre-Dame-d’Oé, Chanceaux-sur-Choisille, Monnaie, Parçay-Meslay,Rochecorbon, Vouvray, La Riche, Saint-Genouph, Berthenay, Saint-Pierre-des-Corps, La Ville-aux-Dames, Montlouis-sur-Loire, Ballan-Miré, Druye, Savonnières, Villandry, Chambray-lès-Tours, Joué-lès-Tours, Montbazon, Sorigny, Saint-Avertin, Larcay, Véretz, Veigné. 
À moitié encerclée par le périphérique tourangeau dont l’achèvement est prévu dans les 15 années à venir, Tours se situe au centre d’une étoile autoroutière à 5 branches. L’A10 reliant Paris (à 240km au Nord-Est) à Bordeaux (347km au Sud-Sud Ouest) frôle la ville depuis 30 ans, l’A28 Rouen-Tours (ouverte en décembre 2005) et l’A85 Angers-Vierzon (achevée en décembre 2007) relient la ville à la façade ouest et à la vallée du Rhône. 
De nombreuses liaisons transversales d’intérêt national complètent ce maillage N76, N138, etc.), permettant notamment de relier la ville aux capitales régionales voisines: Poitiers (RN10) et Limoges (RN 147). Le contournement de Tours par un tronçon autoroutier (A10 Bis ou A110) est également étudié. 
Tours a toujours été bien située sur le réseau ferroviaire français. Si aujourd’hui quelques lignes d’intérêt local ont été fermées, le réseau régional TER Centre est, depuis les années 1990 en constant développement. Des liaisons régionales sont assurées au départ de Tours vers Château-du-Loir et Le Mans, Caen et Alençon, Saumur et Angers, Azay-le-Rideau et Chinon, Loches, Vierzon, Bourges et Nevers, Amboise, Blois et Orléans, Vendôme, Châteaudun et Paris via Brétigny. Grâce à des aménagements en cours, des «trains de banlieue» seront prochainement mis en service entre Tours et Bléré et Tours et Cormery.[réf.nécessaire] Sous l’appellation Interloire circulent des TER rapides le long du Val de Loire entre Orléans, Blois, Tours, Angers et Nantes. Au total, une quinzaine de gares sont desservies dans l’agglomération tourangelle, malheureusement assez mal connectées aux réseaux de bus ou cars. Les liaisons Paris-Austerlitz – Blois – Tours, les liaisons interrégionales Nantes / Angers / Tours / Bourges / Lyon et Tours / Le Mans / Caen sont assurées par des trains Intercités. Mais la révolution a eu lieu avec la mise en service du TGV Atlantique qui a, depuis 1990, renforcé la position de la ville en la reliant en environ 1 heuresà la capitale. Toutes les régions de France sont accessibles directement depuis Tours par le train, la plupart par le TGV: Lille et Bruxelles au nord; Reims, Nancy, Metz et Strasbourg à l’est; Lyon, Grenoble et Marseille au sud-est, et toute la façade atlantique jusqu’à Toulouse au sud-ouest. 
Tours est desservie par deux gares importantes: la gare Tours-Centre, principalement pour les relations TER, la gare de Saint-Pierre-des-Corps principalement pour les relations TGV, cette dernière étant par ailleurs un des principaux centre de triage et de maintenance ferroviaire de France. Ces deux gares, dont le trafic total place le complexe ferroviaire Tours / St Pierre parmi les 10 plus importants de la SNCF, sont reliées très fréquemment. Les travaux de la LGV Sud Europe Atlantique ont démarré en 2013. À sa mise en service prévue en 2017, Bordeaux sera située à 1 h 15 de Tours. 
Siège d’une compagnie aérienne autrefois prospère (la TAT), Tours n’a jamais été une place aéroportuaire de première importance puisque de toute son histoire, les 20000 passagers annuels n’avaient jamais été dépassés, mais en 2010, l’aéroport de Tours a accueilli 125000 passagers. 
La proximité des aéroports parisiens (Roissy CDG est aujourd’hui accessible directement par TGV depuis Tours en 1 h 35) est un atout pour faciliter l’accès aux réseau aérien international. Depuis 2001 pourtant, plusieurs liaisons régulières vers Londres, Manchester, Dublin, Marseille, Porto, Marrakech à partir d’avril 2013, la Corse (Figari et Ajaccio) et de nombreux «vols vacances» ont relancé l’activité de la plateforme et propulsé l’aéroport Tours-Val de Loire parmi les aéroports régionaux importants avec un trafic avoisinant les 125000 passagers annuels. 
Les mouvements d’avions sont néanmoins très importants, car la base aérienne 705 est installée sur l’aéroport. Elle y fait vivre l’école de chasse de l’Armée de l’air qui s’entraîne sur Alpha Jet. 
L’EuroVelo 6 ou EV6, également connue sous le nom d’ «Eurovéloroute des Fleuves», est une véloroute de type EuroVelo qui traverse Tours en reliant Saint-Nazaire à Constanţa. C’est la plus célèbre des véloroutes européennes, longue de 3653km, elle traverse l’Europe d’Ouest en Est, de l’Océan Atlantique à la Mer Noire en passant par dix pays. Elle suit l’itinéraire de trois des plus grands fleuves européens: la Loire, le Rhin et le Danube. 
La Loire : Bien que de nombreux noms de rues et quartiers fassent référence à une batellerie passée active, le « fleuve royal » n’est aujourd’hui plus adaptée pour une navigation commerciale. Comme dans le reste du pays, la batellerie, le transport fluvial des marchandises s’est vu supplanter au cours du XIX.me siècle avec le développement du chemin de fer. 
Le Cher: Affluent de la Loire, il était navigable entre la confluence (à une vingtaine de kilomètres à l’ouest) et le Canal du Berry jusqu’à ce que son cours soit modifié dans les années 1960 à l’occasion du chantier pharaonique qui verra sortir de terre les quartiers des rive du Cher et des Fontaines. 
Le ruau Saint Anne: Ancêtre occidental du canal des Duc de Berry, il reliait le Cher à la Loire selon l’axe qui délimite aujourd’hui Tours de sa voisine La Riche. Un unique pont au niveau de l’actuelle place Saint Anne permettait la jonction entre Tours et la presqu’île de Berthenay. Après fermeture plusieurs dizaines d’années auparavant et de longues tentatives d’assainissement, son remblaiement est entrepris en 1837. Les terrains vierges laissent place à la création à son ancien emplacement par le pharmacien Margueron dès 1843, d’un jardin des plantes prélude, au jardin Botanique. Le manque de financement et surtout, l’avis d’ingénieurs jugeant préférable une liaison Cher/Loire en amont de Tours auront eu raison de lui. 
Le canal du Duc de Berry: Inauguré en 1828 pour remplacer son cousin de l’ouest le ruau Saint Anne, le canal faisait la jonction entre la Loire et le Cher. L’ingénieur Cormier dirige le projet. Un pont, dit «Pont du Milieu» permettait le passage entre Tours et Saint-Pierre-des-Corps, doublé au milieu du siècle d’un pont ferroviaire. Le chemin de fer à partir du milieu du XIX supplantant rapidement la batellerie, le canal est fermé et asséché. Dans les années 1950-60, s’y tient deux fois l’an la fête foraine. Puis le canal disparaît, en 1971, lors des aménagements liés au passage de l’A10 dans la ville: celle-ci en reprend le tracé et le recouvre de ses voies. Toutefois, quelques traces de ce passé subsistent aujourd’hui: par endroit, sous les travées autoroutières, on peut apercevoir des petites portions de l’ancienne berge pavée oblique du canal. 
L’agglomération tourangelle est desservie par le réseau de bus Fil bleu (géré par groupe Kéolis): 46 lignes sont parcourues par une flotte de 236 bus. Le service fonctionne 7 jours sur 7, de 5 h 30 à 2 h 00 du matin (service allégé le soir et le dimanche). Le 31 août 2013, une première ligne de tramway a été mise en service sur un parcours d’une quinzaine de kilomètres du nord au sud de l’agglomération. Son tracé a repris à peu de choses près celui de l’ancienne ligne 1 du réseau de bus. 
La gare routière de Tours est desservie entre autres, par le réseau départemental Touraine Fil Vert (géré par Connex Ligeria, filiale d’Indre et Loire du Groupe Transdev): 12 lignes desservent la ville, dont une ligne de nuit. 
L’habitat ancien est regroupé autour de deux noyaux, constituant le Vieux Tours: 
le quartier actuel de la cathédrale Saint-Gatien, bâti sur les ruines de la cité gallo-romaine, elle-même érigée sur une butte insubmersible de la varenne (plaine alluviale) entre Loire et Cher. 
le quartier de Châteauneuf, né des fortifications protégeant le prestigieux lieu de pèlerinage chrétien au Moyen Âge, probablement entre 1050 et 1150. L’ensemble religieux autrefois appelé martinopole avait été édifié autour du tombeau de saint Martin, initialement posé sur un tertre rivé au fleuve. Dénaturé après la Révolution, l’ensemble collégial correspond approximativement à la basilique Saint-Martin et l’actuelle place Plumereau. 
Une partie du centre ville fut incendié en 1940 lors des bombardements allemands. Elle ne fut pas reconstruite à l’identique, mais selon l’architecture typique de l’après guerre. Les architectes Jean Dorian et Pierre Patout conçurent le nouveau plan en damier mis en chantier de 1950 à la fin de la décennie. 
Un axe rectiligne nord-sud (ancienne RN10) traverse le centre ville de part en part. Il offre une perspective de 7 kilomètres depuis le haut de la Tranchée en direction du Sud: l’avenue de la Tranchée, le Pont Wilson, la rue Nationale et l’avenue de Grammont s’enchainent pour rejoindre l’autre coteau, jusqu’au pied du parc Grandmont. 
Le tramway de Tours passe par le pont Wilson et l’avenue de la Tranchée qui prolongent la rue Nationale et les 2,5km de l’Avenue de Grammont. 
Plusieurs projets sont à l’étude ou en phase d’accomplissement. On peut notamment citer la réalisation d’une ligne de tramway (la première sera en service en septembre 2013), d’un projet tram-trains, l’accomplissement de la LGV entre Bordeaux et Tours, l’installation d’un Centre de Création Contemporaine Olivier Debré[13] en 2015 en centre-ville (à l’emplacement actuel de l’école des Beaux Arts, la construction d’un centre de musiques anciennes dans le quartier des Deux-Lions, l’installation d’un pôle «arts graphiques» (regroupant l’école Brassart, l’École supérieure des Beaux-Arts et le département d’histoire de l’art de l’université François Rabelais) sur le site Mame boulevard Preuilly, la restructuration du Stade de la Vallée du Cher, la poursuite du développement du nouveau quartier des Deux-Lions, l’achèvement de l’Ecoquartier de Monconseil, l’aménagement d’un quartier sur le site des casernes Beaumont-Chauveau, la rénovation des places de la Tranchée et Pilorget — à Tours-Nord, la réfection de l’entrée de ville place Anatole France avec la construction de deux hôtels de luxe, l’édification d’une tour sur le côté Ouest de la gare. 
Projeter comme prioritaire et depuis de longues années, l’achèvement du périphérique et la construction de l’A10 bis contournant l’agglomération sont, pour l’instant au moins, abandonnés. 
D’autres projets sont plus hypothétiques: la mise en place d’une École d’architecture (à la suite du moratoire du Ministère de la Culture en 1998), la construction de deux tours de respectivement 40 et 70mètres de hauteur aux Deux-Lions[15], l’organisation du Final Four de la Ligue des Champions de volley-ball, la construction d’une troisième gare, des constructions dans la continuité des travaux actuellement réalisés le long des lignes de chemin de fer entre Saint-Pierre-des-Corps et Tours, la construction d’un pont pourvu d’habitations sur la Loire. 
En septembre 2009, la ville ouvre un site[16] où est présenté son PADD (Projet d’Aménagement et de Développement Durable), son projet urbain pour les prochaines années. 
Parmi tous ces projets, celui d’une première ligne longue de 15km de tramway (mis en service le 31 août 2013), peut retenir l’attention. Après de longues années d’hésitation, le projet est finalement lancé en 2007 (Tours fait partie des dernières villes de sa taille à se doter à nouveau d’un tel équipement). La première ligne d’un coût avoisinant les 400 millions d’euros hors taxe, relie le nord de l’agglomération (lycée Vaucanson/ aéroport) à Joué-lès-Tours au sud (terminus au lycée Jean Monnet) et comporte une trentaine de stations. Grâce à un système d’alimentation par le sol (APS) entre la gare et le bas de la Tranchée, aucune ligne de contact n’est visible au sein du périmètre inscrit au Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur, ni sur le pont Wilson classé au patrimoine national qui enjambe la Loire elle-même classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Tours a été, au début du XX.me siècle, une des premières villes à équiper son tramway d’une alimentation par le sol système Diatto. Ce système s’était toutefois avéré dangereux. 
La réalisation d’une deuxième ligne est probable depuis l’hôpital Trousseau si le projet se concrétisait). 
La ville dispose d’environ 50 parcs et jardins. Les plus réputés sont le Jardin botanique de Tours (1843) face à l’hôpital Bretonneau et le Jardin des Prébendes d’Oé (1872). Le dernier en date est le Jardin de la Grenouillère, créé en 2009 et situé au cœur de l’Écoquartier de Monconseil: il fait à lui seul 1 ha. La mairie tourangelle accorde un intérêt particulier aux espaces verts et apporte un grand soin à leur mise en valeur et entretien.[non neutre] Cela lui a valu une place régulière en tête du classement du concours des villes et villages fleuris (2000, 2003 et 2006). Tours est désignée ville fleurie avec quatre fleurs et la distinction Grand prix depuis 1997 et a reçu en 2008 une médaille d’or au concours européen «Entente florale» pour la qualité de ses espaces verts. 
Enfin, après avoir tourné le dos à son fleuve pendant plus de cinquante ans, la ville le célèbre une fois par an avec «Les Jours de Loire», les habitants redécouvrant sa grande diversité de faune et de flore depuis son classement au patrimoine mondial de l’UNESCO. 
Le territoire actuel de la ville de Tours résulte de nombreuses opérations depuis le XIII.me siècle. 
Avant la Révolution il n’existait pas d’entité comparable à la commune. Le plus petit niveau d’administration était la paroisse. Ainsi entre le XIIIe et le XVIIIe siècles, 16 paroisses ont leur chef-lieu dans la ville de Tours. Parmi elles quatre s’étendent hors de la ville: La Riche-Extra, Saint-Étienne-Extra, Saint-Pierre-des-Corps et Saint-Symphorien-Extra. Au cours du XVIIIe siècle trois décrets successifs signés par l’archevêque de Tours suppriment cinq paroisses: d’abord le 14 avril 1773 Saint-Pierre du Chardonnet et Saint-Simple sont supprimées, puis le 5 mai 1773 Notre-Dame de l’Écrignole, Sainte-Croix disparaissent, enfin le 22 janvier 1781 Saint-Denis n’est plus une paroisse. 
Dix ans plus tard, le 9 avril 1791, un décret de l’Assemblée Nationale établit une nouvelle circonscription des paroisses de la ville de Tours. Il en reste alors quatre: 
Saint-Gatien (la paroisse épiscopale) qui comprend la partie Est de la ville, limitée par la rue Nationale et l’avenue de Grammont, la commune de Saint-Pierre-des-Corps et la partie de la commune Saint-Étienne-Extra à l’Est de l’avenue de Grammont jusqu’au Cher; 
Saint-Martin dont le territoire s’étend de la rue Nationale à la paroisse Notre-Dame-la-Riche; 
Notre-Dame-la-Riche pour le reste de la partie Ouest de Tours jusqu’à la commune de La Riche, et Saint-Symphorien au Nord de la Loire. 
Après la Révolution française, les communes proches de ce qu’on connait aujourd’hui sont créées. Le découpage est alors communal. Un Décret Impérial du 29 mai 1808 change les frontières de la ville de Tours qui est délimitée d’avec Beaumont, La Riche, Saint-Cyr-sur-Loire, Saint-Étienne, Saint-Pierre-des-Corps et Saint-Symphorien. Tours cède ainsi à Saint-Symphorien la partie Ouest de l’Île-Aucard, qui sont à l’époque des terrains sans habitation. De son côté La Riche cède à Tours près de trois hectares. 
Le 14 juin 1845 une loi fixe la fusion de Saint-Étienne-Extra d’avec la commune de Tours. Puis, le 5 mai 1855, une loi délimite désormais les communes de Saint-Avertin, Saint-Pierre-des-Corps et Tours. Tours cède alors à Saint-Avertin le Parc-de-Grandmont et son château. Cette même partie reviendra à Tours en 1961 (par décret) avec deux nouveaux territoires de Saint-Avertin: le Parc des Expositions et le Stade d’Honneur et ses annexes. 
La dernière évolution date du 21 mai 1964, lorsque sous l’impulsion du Maire de Tours, les communes de Saint-Symphorien et de Sainte-Radegonde-en-Touraine sont rattachées à celle de Tours (Arrêté Préfectoral). 
Des fouilles modernes entreprises à différents endroits de Tours, dans une vaste zone allant jusqu’à la Loire et le long de celle-ci, ont révélé la préexistence d’un habitat ancien et dispersé[29]. Dès l’époque gauloise, les varennes entre Loire et Cher, riches terres des Turones, sont fortement peuplées et desservies par la Loire qui la relie aux îles de Touraine en aval. Sous l’autorité romaine, au Iersiècle, une cité est fondée: elle est nommée «Caesarodunum» («colline de César»). Ce nom évolue au Bas-Empire après le IVesiècle en s’associant celui du peuple des Gaulois, elle prend le nom de «Civitas Turonorum» puis par altération de «Tours». La ville devient la métropole de la province romaine de Lyonnaise troisième vers 380-388, dominant la vallée de la Loire, le Maine et la Bretagne. La cité possède des thermes, des temples et un amphithéâtre. Un réseau de voies romaines met la cité en relation avec ses voisines. À cause de troubles, elle est entourée d’une enceinte pourvue de tours et de poternes vers le IVesiècle délimitant le castrum. Le château médiéval de Tours, situé dans l’angle nord-ouest de l’ancienne cité, réutilisa cette fortification du Bas Empire qui fut mise au jour lors de fouilles dans les années 1970[30]. Sous les vestiges du château on découvrit également des thermes antiques[30]. Une partie de cette fortification gallo-romaine (le long des rues du Petit Cupidon et du Port Feu Hugon) et deux tours nous sont parvenues, celle attenante à l’Évêché (actuel Musée des beaux-Arts) et les vestiges de la tour dite «du Petit Cupidon», qui constituaient respectivement l’angle Sud-Ouest et Sud-Est du castrum. On retrouve le remploi de cette fortification lors du dégagement de la chapelle Saint-Libert en 2011. C’est aussi au Bas Empire qu’est construit l’amphithéâtre de Tours, l’un des cinq plus grands de l’Empire, aujourd’hui disparu. 
Une des figures marquantes de l’histoire de la ville est saint Martin, troisième évêque après le mythique Gatien et Lidoire. Martin est un ancien militaire devenu officier romain. Épris du message chrétien, il partage son manteau avec un démuni à Amiens, puis se fait moine. Inlassable prédicateur d’une foi modèle dans les assemblées chrétiennes, il y épouse la condition des plus modestes et acquiert une renommée légendaire en Occident, faisant des émules et créant le monastère de Marmoutier. 
Cette histoire et l’importance post-mortem de Martin encore plus grande dans l’Occident chrétien médiéval firent de Tours une ville de pèlerinage majeure au Haut Moyen Âge à tel point que la ville sainte était surnommé (la seconde Rome)[réf.nécessaire] et notamment une possible étape détournée sur le chemin vers Saint-Jacques de Compostelle, qui file par Amboise. 
Le monastère Saint-Martin a bénéficié très tôt, dès le début du VIesiècle, de libéralités et de soutien des rois francs, Clovis le premier a attribué la victoire des Francs sur les Wisigoths à l’intercession du vénérable saint ancien soldat, et accru considérablement l’influence du monastère et de la ville en Gaule. Au VIesiècle, Grégoire de Tours, jeune lettré vient s’y faire soigner d’un mal présumé incurable. Guéri, il y reste et parvient à s’y faire nommer évêque. Cet écrivain mérovingien, auteur des Dix Livres d’Histoire, marque la ville de son empreinte notamment en restaurant la cathédrale détruite par un incendie en 561. Au IXesiècle, Tours est l’un des foyers privilégié de la Renaissance carolingienne, notamment du fait de l’élévation l’abbatiat à saint Martin d’Alcuin, ancien prieur anglo-saxon du monastère de Cormery. 
En 845, Tours repousse une première attaque du chef viking Hasting[31]. En 850, les Vikings s’installent aux embouchures de la Seine et de la Loire qu’ils empruntent et contrôlent. Toujours menés par Hasting, ils remontent à nouveau la Loire en 852 et mettent à sac Angers et le Maine. Tours et l’abbaye de Marmoutier tombent dans les mains des pillards en 853. 
Durant le Moyen Âge, Tours est constituée de deux noyaux juxtaposés, parfois concurrents. La «Cité» à l’est, héritière du premier castrum, remodelée après 265, est composée de l’ensemble archiépiscopal (cathédrale et résidence des archevêques) et du château de Tours, siège de l’autorité comtale (tourangelle puis angevine) et royale. À l’ouest, la «ville nouvelle» ou Martinopole structurée autour de l’abbaye Saint-Martin qui contrôle le prestigieux pèlerinage s’émancipe de la cité au cours du Xesiècle érigeant une première enceinte vers 918 et devient le «Châteauneuf»; cet espace, organisé entre Saint-Martin et la Loire, devient le centre économique de Tours. Entre ces deux entités subsistaient des espaces de varenne, de vignes et de champs peu densément occupés, à l’exception de l’abbaye Saint-Julien installée en bord de Loire. Les deux noyaux sont unis par une enceinte de réunion au cours du XIVesiècle. Tours est un modèle de la ville double médiévale. 
Tours est la capitale de la Touraine, ce territoire sous le nom de comté de Tours est âprement disputé entre la maison féodale blèsoise et la maison d’Anjou, qui emporte la mise en 1044 sous forme d’un fief. 
Prenant acte de la déchéance continentale des Plantagenêts, Philippe II de France, dit Philippe Auguste, roi suzerain, récupère par la force la Touraine après 1204. Avec ce rattachement à la couronne, la livre tournois, qui tire son nom de l’abbaye Saint-Martin de Tours où l’on frappait des deniers dits «tournois» remplace la livre parisis comme monnaie de compte du domaine royal. 
La Touraine devient une véritable capitale de la France entre 1450 et 1550, séjour continuel des rois et lieu des fastes de la cour. En particulier, Charles VII et Louis XI s’installent au château des Montilz-lèz-Tours nommé encore Plessis-du-Parc-lèz-Tours après sa reconstruction en mars 1472, à La Riche, dans l’actuelle banlieue ouest de Tours. Louis XI épris de Tours et de sa contrée, la développe[33] et introduit maintes activités, parmi lesquelles en 1470 l’industrie de la soie, du mûrier au défilage des cocons. Les décisions du pouvoir royal en faveur de la Touraine continuent une longue tradition d’implantation d’activités, favorisées par le passage des compagnons du tour de France, ateliers d’art et imprimerie sous Charles VII, qui se perpétuent avec la passementerie sous François Ier. 
La Renaissance a offert à Tours et à la Touraine maints hôtels particuliers et châteaux, réunis pour partie sous l’appellation générique de «châteaux de la Loire». Mais l’intolérance religieuse et de subites guerres marquées de spectaculaires massacres, closent cette période heureuse. Le pouvoir royal est impuissant à rétablir l’ordre. Charles IX passe dans la ville lors de son tour de France royal (1564-1566), accompagné de la Cour et des Grands du royaume: son frère le duc d’Anjou, Henri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine[35]. À ce moment, les catholiques ont repris les choses en main à Angers: l’intendant s’est arrogé le droit de nommer les échevins. 
Le massacre de la Saint-Barthélemy qui prend une ampleur démesurée à Paris fin août 1572 n’a pas cours en Touraine. Le responsable royal a préféré s’éloigner de la ville, plutôt que de compromettre les paix longuement négociées avec les réformés. Quelques bourgeois protestants sont emprisonnés par les échevins de Tours, par précaution pour leur éviter l’extermination. 
Tours, qui possède un présidial depuis 1551, devient en 1577 le siège d’une généralité, qui contrôle seize élections sur la Touraine, l’Anjou et le Maine. L’archevêché de Tours couvre sous son égide un territoire similaire. 
Avec la reprise en main autoritaire du pouvoir, la cour royale des Bourbon revient de façon permanente à Paris ou dans ses environs, en attendant de fuir à nouveau Paris pour la proche Versailles. Ce retour marque le début d’un déclin lent mais permanent. Pourtant, les intendants du Roi favorisent à nouveau Tours, en la dotant d’une route moderne, de magnifiques ponts alignés sur la nouvelle voie de passage. Tours, capitale de la subdégation de Touraine, peut plus que jamais conserver sa prééminence de marché d’approvisionnement, redistribuant les grains, les vins, les fruits et légumes, les produits laitiers et de basse-cour. 
Bien avant le Consulat, la bourgeoisie tourangelle accapare le pouvoir économique. Tout au long du siècle de l’industrie, elle se montre timorée à investir dans autre chose que des biens fonciers, agricoles et viticoles, rentables. Plus que la matière première ou la voie d’eau à aménager, l’investissement, l’émulation des hommes et la concurrence des entreprises manquent. En ce sens, Tours en phase avec la Touraine du sud de la Loire, n’appartient pas tout à fait à la France septentrionale, innovante dans le respect de la qualité, audacieuse ou copiant les recettes éculées de l’Angleterre en ses productions industrielles. L’écrivain Honoré de Balzac, endetté par son aventureuse entreprise parisienne, nourrit avec un brin d’amertume ses tableaux provinciaux de ce solide comportement rentier. 
Aussi la fin de la batellerie aurait pu entraver la réussite économique de Tours, d’autant que la vallée de la Loire subit les inondations de 1836, 1846 et 1856. Des levées en zones basses ont été établies et des quartiers bourgeois et ouvriers, vulnérables à une montée des eaux, s’établissent entre La Riche à l’ouest et Saint-Pierre-des-Corps à l’est. L’arrivée du chemin de fer en novembre 1845[37] assure définitivement l’hégémonie de la ville chef-lieu sur son département. Tours est un carrefour ferroviaire crucial, nœud de triage pour le Grand Ouest et ses inévitables ateliers sont placés à la gare de Tours-Saint-Pierre-des-Corps. L’essor économique favorise ses imprimeries de livres comme de presse quotidienne, ses négoces variés. 
Désormais, Tours n’a plus aucune ville concurrente sur le département. Chinon et Loches sont irrémédiablement provinciales et distancées. À cette époque, Tours s’agrandit démesurément vers le sud, en particulier par le quartier des Prébendes. Cette position dès lors privilégiée marque le renouveau de la cité qui devient durant tout le XXesiècle une agglomération démographiquement dynamique et économiquement tournée vers le tertiaire. Tours, lieu de rencontre, affirme les valeurs de son grand centre compagnonnique. 
La Première Guerre mondiale marque profondément la ville. Tours était avant la guerre de 14 le centre de commandement de la 9e région militaire, et donc une ville de garnison de première ordre avec un état-major important. Elle accueillait de nombreuses casernes, des régiments d’artilleries, d’infanteries comme le 66e régiment d’infanterie de ligne exclusivement composé de Tourangeaux, mais aussi le 5e régiment de cuirassier et le 9e régiment du génie. Tous ces régiments partis en guerre verront de nombreux Tourangeaux mourir pour la France. 
La grande guerre vit à Tours une activité très importante, étant à la fois un nœud ferroviaire primordial et le centre de la 9e région militaire, c’est le long de ses voies de chemins de fer que seront stockées de nombreuses denrées pour les armées françaises en campagne; uniformes, équipement, armement, munitions. La longue lutte intense favorise son négoce civil comme les vivriers et l’agriculture régionale, elle reçoit des industries privées repliées des zones de guerre, comme de la câblerie et du conditionnement métallique par exemple. Ces flux ferroviaires donnèrent aussi à la ville une activité militaire employant des civils de première importance, des ateliers de confection de vêtements, des ateliers de réparations d’engins militaires, canons, munitions, centre de tri postal et évacuation des blessés. La ville fut, par exemple, le centre de tous les approvisionnements en uniformes de l’armée française d’Afrique. 
Au cours de l’année 1915, l’aviation française prit possession du champ de tir du 66e régiment d’infanterie à Parçay-meslay pour en faire un terrain d’aviation, ce qui augmenta encore l’activité militaire dans la ville. Les Américains y installèrent en plus trois escadrilles, dont la 492e (492nd Squadron), en fin de guerre. 
D’ailleurs, outre ces escadrilles, les troupes américaines débarquèrent dans la ville au nombre de 25000 hommes à la fin 1917, ils créèrent au passage l’hôpital militaire américain des Augustins. Le Pont de Pierre sur la Loire fut baptisé en juillet 1918 du nom de Woodrow Wilson, président des États-Unis d’Amérique de 1912 à 1920. Leurs effectifs participèrent aussi à la vie tourangelle, aux manifestations comme les cérémonies (enterrements, remise de Croix de Guerre), les fêtes populaires, les spectacles YMCA et quelques soldats américains épousèrent des Tourangelles. 
En 1920, la ville accueille le congrès de Tours dans la salle des Manèges aujourd’hui disparue, près de l’Église Saint-Julien. Ce congrès voit la dislocation du Parti socialiste et la constitution indépendante du Parti communiste français. Dès les années folles, Tours est une ville d’équipement et de services. C’est une petite capitale de la presse et de l’édition, un centre de marché d’assurance. Une école militaire du train signale la présence de l’armée. Bâtiment, confection, laiteries-fromageries répondent aux nouveaux besoins consuméristes. Le matériel de chemin de fer, les pompes hydrauliques, la petite mécanique, toutes ces activités florissantes pérennisent les secteurs industriels dominants qui s’affirmeront encore après les années cinquante, la fonderie, le travail des métaux, la construction mécanique et électrique, les pneumatiques, le textile et habillement. 
Tours est également marquée par la Seconde Guerre mondiale. Avant 1940, elle reçoit de nouvelles industries réfugiées, roulement à billes, matériels téléphoniques, meubles. Mais la ville n’est plus mise à l’abri de la guerre par l’artillerie et de vaillants poilus tenant de lointaines lignes françaises, l’aviation de bombardement rend également l’arrière front vulnérable. 
Tours est en partie détruite précocement en 1940 et une partie de sa population connaît ensuite durant quatre années les affres de la vie en baraquements ou en casemates. Entre le 10 et le 13 juin 1940, pendant la débâcle, elle accueille le gouvernement français avant son installation à Bordeaux (le ministère de l’Intérieur s’est installé dans la préfecture, Albert Lebrun a installé la présidence de la République au château de Cangé à Saint-Avertin et Paul Reynaud la présidence du Conseil au château de Chissay-en-Touraine). La dernière réunion du Comité suprême interallié avec Churchill et Raynaud se tient dans la préfecture le 13juin1940. Une partie du centre de la ville est totalement détruite lors du gigantesque incendie du 20 au 22 juin, incendie causé par des obus incendiaires allemands. Les chefs-d’œuvre architecturaux des XVIe et XVIIIesiècles sont en partie perdus, de même que l’entrée monumentale de la ville. Le pont Wilson («pont de pierre»), qui approvisionne la ville en eau, a été dynamité pour freiner l’avancée de la Wehrmacht. Ne pouvant éteindre le brasier, les habitants ne purent que fuir. 
En mai 1944, des bombardements alliés frappent durement le complexe ferroviaire et les quartiers de Velpeau et Beaujardin[39], et font 137 morts[40]. La cité tourangelle est finalement libérée le 1erseptembre1944. 
Un plan de reconstruction et d’aménagement du centre-ville, dessiné par l’architecte tourangeau Camille Lefèvre, est adopté avant même la fin de la guerre. Le plan de vingt îlots quadrangulaires est ordonné autour de la rue nationale qui est élargie. Cette ordonnance régulière s’efforce de reprendre les thèmes de l’architecture du XVIIIesiècle en les simplifiant[41]. Pierre Patout lui succède en tant qu’architecte en chef de la reconstruction en 1945. On envisage un temps de détruire la partie sud de la rue Nationale pour la mettre en conformité avec la nouvelle. 
L’histoire récente de Tours est marquée par la personnalité de Jean Royer, son maire durant trente-six ans qui contribue à sauver le Vieux-Tours de la démolition totale et en fait l’un des premiers «secteurs sauvegardés», exemple de restauration qui inspire la loi Malraux de préservation des centres anciens. Ce vieux Tours concentre ainsi les commerces, les instances administratives, fréquenté si ce n’est habité par une forte bourgeoisie d’affaire et des multiples professions libérales. 
L’administration de Jean Royer étend également la ville vers le sud dans les années 1960, les édiles favorisent une dense emprise par un habitat collectif de masse entre Saint-Avertin et Joué-les-Tours. La municipalité se soucie de rectifier le cours du Cher et d’y bâtir les quartiers des Rives du Cher et des Fontaines, alors un des plus grands chantiers urbains d’Europe. Au nord, Saint-Symphorien et Sainte-Radegonde rejoignent Tours en 1964. Avec son appui, une régulation systématique de la Loire encore fantasque est entreprise de l’amont à l’aval. En 1970 est fondée l’université François-Rabelais, dont le centre de gravité est installé en bord de Loire en plein centre-ville, et non comme c’était alors la tendance dans un campus en banlieue. 
Son long mandat est surtout marqué par l’interventionnisme de l’État, inaugurant la décentralisation qui apporte à la ville des industries qu’elle ne possédait pas encore, condensateur électrique, électronique, mobilier métal et plastiques. Ce mandat connait cependant des réalisations controversées. Notons le passage pratique mais peu esthétique, en lieu et place d’un ancien canal, à 1500m de la cathédrale, de l’autoroute A10 et la construction de l’original centre de congrès Vinci par Jean Nouvel qui endette durablement la ville. Tours, déjà centre touristique et hôtelier réputé, est devenue une des principales destinations «congrès» de France. Ville moderne caractérisée par de beaux équipements sportifs (palais des sports de Tours) et des lieux d’expositions (comme le parc des expositions de Tours), elle bénéficie au nord d’un aéroport à côté d’une base aérienne de pilotage. En 1978, le plus vieux pont de Tours, le pont Wilson, s’effondre. 
Cependant, une rivalité entre Jean Royer et Michel Debré, maire de la ville voisine d’Amboise, écartera Tours du statut de capitale régionale au profit d’Orléans en 1964. On prête également à Michel Debré d’avoir influé sur le choix de cette dernière ville, à la suite de son échec personnel lors des élections législatives de 1962 en Indre-et-Loire. 
Au printemps 1995, Jean Royer se présente en tête d’une liste divers droite. Il espère sa réélection à son poste de maire qu’il occupe depuis 1959, mais cette fois la partie s’annonce difficile. La droite n’est pas comme un seul homme derrière le sortant. Michel Trochu se présente en effet à la te d’une liste RPR dissidente. Grâce à un score de plus de 20%, il accèdera sans soucis au second tour, aboutissant à une situation de triangulaire. À eux deux, les candidats de droite totaliseront la majorité absolue, mais Jean Germain (liste PS) l’emportera malgré tout avec ses quelques 42%. Royer, qui aurait certainement été réélu sans soucis sans cette concurrence interne, quitte la mairie après plus de 40 ans et 6 mandats à sa tête. 
Jean Germain et son équipe socialiste entre à la mairie avec un projet fondé sur la réduction de la dette. Dix ans après, sa gestion économique est considérée comme beaucoup plus sage que celle de son prédécesseur, et la situation financière de la ville est revenue à un niveau stable. Revers de la médaille, l’opposition jugera l’action de Jean Germain peu ambitieuse: aucun grand chantier comparable à ceux de Jean Royer n’a été lancé au cours de ses deux premiers mandats (on peut toutefois remarquer que les immenses chantiers de Royer que furent la construction du Sanitas, des Rives du Cher, des Fontaines ou encore du quartier de l’Europe s’inscrivaient dans les années 1960 et 1970 dans un contexte national de construction massive de logements au travers de grands ensembles). Des projets antérieurs (navette fluviale sur le Cher, aménagement du pont Napoléon, etc.) resteront inabouties ou abandonnées. L’équipe municipale rétorque en disant se concentrer sur la qualité de vie (rénovation urbaine, requalifications des espaces publics, de la voirie, action culturelle et sociale). Côté culture et animation, l’investissement du printemps à l’automne des bords de Loire par une guinguette (opération Tours sur Loire depuis 2004) est un succès populaire. 
Ces dernières années, les chantiers de grandes ampleurs sont peut-être de retour, puisqu’avec la densification du tissu urbain fixée comme priorité, l’aménagement du quartier des Deux Lions est poursuivi, celui de Monconseil à Tours Nord entrepris (2006), et celui des anciennes casernes désaffectées Beaumont et Chauveau dans le centre ville, planifié. Par ailleurs, Jean Germain et son équipe lance en 2010 comme projet phare de son troisième mandat débuté en 2008, l’aménagement d’une première ligne de tramway, déjà envisagée depuis plusieurs années. 
Le premier employeur de la ville, de l’agglomération, et de la Région Centre est le Centre hospitalier universitaire de Tours (CHRU) qui emploie près de 7000 salariés[43]. La SNCF arrive derrière: outre ses gares, l’opérateur ferroviaire dispose à Tours et St Pierre des Corps de nombreux établissements administratifs (Direction Régionale), industriels et de maintenance. De plus, l’implantation de la base aérienne BA 705 induit environ 8000 emplois directs et indirects dans tout le département. Plus exactement, elle emploie directement 1930 personnes sur son site tourangeau, 519 à Cinq-Mars la Pile[44]. En 2010, la ville de Tours a été choisie pour accueillir la Direction Nationale des ressources humaines des armées de Terre, de l’Air et de la Marine. 
Au début des années 1990 l’entreprise Citya immobilier nait à Tours avant de se développer en France. En 2002, s’est installée la première banque française entièrement virtuelle sans aucun guichet, Zebank, créant ainsi environ 400 emplois. Elle est rapidement devenue la filiale de «Egg», une banque britannique, mais a été revendue car déficitaire. Cependant le groupe Auchan nouveau propriétaire a maintenu l’activité en changeant le nom «Oney». Tours est aussi le siège du 2e site de production français de Michelin, avec pour principale activité tout le secteur poids-lourd (1300 emplois). Outre Michelin, d’autres entreprises liées au caoutchouc sont implantées au sud de Tours: on y trouve Tupperware, Hutchinson et Zodiac. De plus, STMicroelectronics dispose d’un site de plus de 10 hectares à Tours-Nord avec 1700 employés. La ville de Tours a accueilli en octobre 2008 un magasin IKEA (créateur de 300 emplois) sur le site central de Rochepinard, à côté du Parc des Expositions, du Stade de la Vallée du Cher, et du centre commercial régional «Les Atlantes». L’implantation de l’enseigne suédoise a relancé le débat du grand contournement autoroutier A110 puisque le trafic induit dans la traversée de Tours risque de croître de manière importante. 
À noter aussi que Tours est le siège de la Chambre de commerce et d’industrie de Touraine. Elle gère l’Aéroport de Tours Val de Loire. Le quotidien régional La Nouvelle République du Centre-Ouest a son siège à Tours et est diffusé sur 7 départements et est tiré à 290000 exemplaires quotidiens. France Telecom s’est aussi implanté dans cette ville et demeure le premier opérateur mobile de Touraine. 
Autour de la Gare de Tours se développe un pôle économique et administratif. Avec d’une part le centre d’affaires rue Édouard Vaillant, et d’autre part le quartier Champ Girault. 
Enfin, le nouveau quartier des Deux-Lions, est un centre économique en développement, entièrement équipé en fibre optique. Il concentre les nouvelles implantations comme le centre d’appel de Bouygues Telecom, le siège régional de la MAIF, le Groupe Open, Véolia, Dalkia un multiplex avec 12 salles, l’université de droit, d’économie et de sciences sociales, la section polytechnique (spécialités en aménagement, informatique et productique). Mais aussi le centre commercial «L’Heure tranquille» ouvert le 20 mai 2009, et de nombreuses PME. Le quartier est entièrement construit autour d’un mail, qui verra passer le tramway. De plus, EDF va y installer son siège régional d’ici à 2012, générant le regroupement et la création de nombreux emplois. 
Il faut ajouter que Tours est le siège régional de plusieurs banques (Crédit lyonnais, Crédit agricole, Banque populaire, Caisse d’Epargne) et assurances (Allianz, MACIF, AXA Générali Assurances et MAIF ). Tours est également au cœur de la Cosmétic Valley, qui est une région où se concentre de nombreuses entreprises ainsi que de nombreux de laboratoires de recherche liés au domaine pharmaceutique et de la cosmétologie. On y recense des entreprises telles que Sanofi-Aventis, Indena, L’Oréal, Boiron, Nestlé,Médipréma, Pfizer, Gamain, Pierre Fabre ou encore Spin Control. Tours accueille également un des sièges administratifs de TATEX, entreprise spécialisée dans l’expédition de colis destinés avant tout aux industriels mais aussi aux particuliers. 
Tours est le lieu de création de plusieurs grands groupes: Nabab, Estivin Groupe, Nemery & Calmejane, Gault et Frémont, Socofer, Eric Stipa, Citya Immobilier, Hervé Thermique, Brosset Immobilier. 
Tours dispose de quatre pôles de compétitivité: sciences et systèmes de l’énergie électrique, sciences de la beauté et du bien-être, polymers technologies et céramiques Ces pôles ont pour vocation d’innover et de dynamiser la métropole Tourangelle. Ils rassemblent des entreprises, des centres de formation et des pôles de recherche. L’agglomération de Tours dispose de 73 unités de recherche et 1500 chercheurs. 
La ville fait partie de l’Espace Metropolitain Val de Loire-Maine. 
La ville de Tours est classée ville d’art et d’histoire, La ville historique est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. De manière anecdotique, Tours est parfois appelé «le petit Paris» par les étrangers. Peut être du fait de l’architecture de certains monuments, et de l’aménagement des boulevards de l’hypercentre. 
Outre plusieurs ensembles architecturaux comprenant des maisons dans le Vieux-Tours, des hôtels particuliers médiévaux et Renaissance, des monuments historiques sont visibles dans ce quartier sur un axe est-ouest (rue Colbert puis rue du commerce et rue du grand marché ), comme la cathédrale Saint-Gatien (XIIe au XVIesiècles) dont le premier état remonte au IVesiècle, siège de l’archevêque de Tours et cœur de la province ecclésiastique de Tours, ainsi que le château de Tours (ancienne résidence des comtes d’Anjou), tout proche, érigé sur les vestiges des remparts du castrum gallo-Romains, tout comme la chapelle Saint-Libert plus à l’est; l’église Saint-Julien, ancienne abbaye bénédictine dont l’origine remonte au VIesiècle, et dont l’abbatiale date majoritairement du XIIIesiècle; L’église Saint-Saturnin, datant du XVesiècle, anciennement église rattachée au prieuré des Carmes; la Tour Charlemagne et la Tour de l’Horloge, qui sont des vestiges du XIIIesiècle de la collégiale Saint-Martin médiévale, et tous prés la place plumereau,; l’ancien prieuré Saint-Éloi ou «prioratus S. Jacobi de Ulmo Roberti», mentionné dès le Xesiècle, et dont la chapelle (fin du XIIesiècle) est actuellement le siège des archives municipales de Tours; le Palais des Archevêques, actuel musée des Beaux-Arts de Tours; l’hôtel Goüin, hôtel particulier du XVesiècle; l’amphithéâtre de Tours: disparu, son emplacement, près de la cathédrale, reste visible dans le tracé des rues…
Un ensemble de monuments construits par l’architecte tourangeau Victor Laloux sont dans le cœur de ville: la basilique Saint-Martin, édifiée au XXesiècle dans un style néo-byzantin en remplacement de l’ancienne collégiale Saint-Martin démolie durant la Révolution; l’hôtel de ville et la gare de Tours-Centre. 
À noter aussi le palais de Justice; l’hôtel de préfecture d’Indre-et-Loire; l’hôtel de la CCI, l’ancienne abbaye de Marmoutier, fondée au IVesiècle par saint Martin, évêque de Tours, aujourd’hui un collège-lycée privé; la synagogue de Tours, l’Étoile bleue (ancienne maison close)… 
Des constructions plus récentes comme l’entreprise Mame (conçu par Bernard Zehrfuss et Jean Prouvé), les Halles de Tours, et le Palais des congrès Vinci (conçu par Jean Nouvel) sont aussi à remarquer. 
Sise entre Loire et Cher, la cité tourangelle est reliée aux plateaux tourangeaux nord et sud par de nombreux ouvrages d’art d’époques diverses: 
Sur la Loire, d’ouest en est (sur les communes de la Riche et Saint-Cyr-sur-Loire): Double pont de Saint-Cosme (pont du périphérique – 1991, (élargissement en 2008 à 2×2 voies à l’occasion de l’extension du périphérique vers le nord sur un nouveau tronçon La Riche-La Membrolle sur Choisille) 
Viaduc de Saint-Cosme (pont ferroviaire – XIX.me siècle ) 
Pont Napoléon (pont route – 1957) 
Pont Wilson
Le Fil d’Ariane
Passerelle de Saint-Symphorien (pont suspendu pour piéton et cyclistes – 1847) dit «Pont de fil», à l’emplacement de l’ancien pont médiéval, le pont d’Eudes
Pont Mirabeau (pont route – 1973)
 Pont de la Loire A10 (Viaduc autoroutier – 1973) 
Sur le Cher, d’ouest en est : 
Pont de Saint-Sauveur reliant les quartiers ouest de Tours aux Deux-Lions
Passerelle le Fil d’Ariane (Pont suspendu pour piéton et cyclistes – 2001) 
Pont du tramway sur le Cher, (tramway, bus et véhicules d’urgence, piétons et cyclistes – 2012) 
Pont du Sanitas (avenue de Grammont reliant le centre de Tours au quartier des Fontaines, Joué-les-Tours) 
Passerelle piétonne nord vers l’île Balzac
Passerelle piétonne sud ouest vers l’île Balzac
Passerelle piétonne sud est vers l’île Balzac
Viaduc autoroutier (A10) de Rochepinard
Pont d’Arcole, accolé au viaduc autoroutier, supportant le trafic urbain de l’est de Tours vers le sud de l’agglomération (Saint Avertin, quartier des Fontaines…) 
Tours est une terre d’art culinaire et d’auteurs culinaires. Terre viticole (Touraine (AOC), Touraine-noble-joué (AOC), Touraine-amboise (AOC), Montlouis (AOC), Vouvray (AOC), Chinon (AOC), Bourgueil (AOC), Saint-nicolas-de-bourgueil (AOC)…) on trouve dans les vignobles tourangeaux du Val de Loire des vins blancs (moelleux, secs ou pétillants: Vouvray, Montlouis), rosés (Noble-joué, Chinon rosé) et rouges (Chinon, Bourgueil, Saint-nicolas-de-bourgueil) très réputés. 
Les Halles de Tours abritent de nombreux produits culinaires frais et gastronomiques. 
On connait Tours aussi pour ses rillettes (Indication géographique protégée) qu’on distingue de celles du Mans par le fait qu’elles sont généralement moins grasses, mais également pour ses rillons, morceaux de poitrine de porc rissolés et confits dans la graisse. La crémerie et les pâtisseries tiennent une place importante dans la gastronomie locale, avec respectivement les chèvres de l’AOC Sainte-Maure-de-Touraine et les nougats de Tours. 
De nombreux chefs se sont installés à Tours. Plusieurs établissements ont été étoilés Michelin. 
L’Université François Rabelais et l’Institut européen d’histoire et des cultures de l’alimentation qui sont à l’origine de l’inscription, par l’UNESCO, du « Repas gastronomique des Français », organisent chaque année le Forum Alimentation et Culture. 
Le salon Euro Gusto est organisé tous les deux ans au parc des expositions. 
Tours a été la terre d’accueil, de passage ou de naissance de nombreuses personnalités, telles que Alcuin, François Rabelais, René Descartes, Marie de l’Incarnation, Honoré de Balzac, Honorat de Racan, Anatole France, Pierre de Ronsard, René Boylesve, Léopold Sédar Senghor, Yves Bonnefoy, Saint Martin, Pierre Bretonneau, Alfred Velpeau, Armand Trousseau, Francis Poulenc ou dans un registre plus récent le journaliste Harry Roselmack, les comédiens Jacques Villeret, Jean Carmet, Jean-Hugues Anglade, Bernard Campan, le dessinateur de BD Jean-Marc Lelong, le réalisateur Patrice Leconte, les chanteurs Zaz, Nâdiya et Ben l’Oncle Soul, le dramaturge Jérôme Touzalin, originaires de Tours également. 
Tours Nord accueille un site majeur de la base aérienne 705, avec comme équipement phare la piste utilisé notamment par l’école des pilotes de chasses. La direction de cette base aérienne, comprenant des sites répartis dans tout l’ouest du pays – entre autres: Brest (29) et Saint-Mars-La-Pile (37) – est présente à Tours. La BA 705 était aussi hôte à Tours depuis 2009 de l’intégralité des services de ressources humaines de l’armée de l’air avant qu’ils rejoignent Tours sud (infra). Au total ce sont près de 1600 militaires qui y exercent. Le devenir de la base, notamment le transfert de l’école de chasse, est cependant régulièrement soulevé dans les dernières restructurations annoncées, notamment le livre blanc de la Défense pour 2014-2019. 
Tours a par ailleurs un long passé de casernement militaire. Deux sites majeurs seulement restent aujourd’hui en activité boulevard Jean Royer, assurant néanmoins une présence très importante en effectifs, mais la ville compta jusqu’à huit casernes au XIX° siècle, jusqu’au milieu du XX.me siècle. 
La caserne de passage, fermée – créée dans le voisinage de l’église Saint-Julien – et la caserne d’infanterie Marescot – rue Georges Delperier – devenue aujourd’hui collège des Recollets. Le quartier Lasalle (caserne Morier) – implanté au Champ-de-Mars – où s’installa un régiment de cavalerie en 1845 (8e RC), a notamment laissé place au lycée Albert-Bayet. La caserne Meusnier (anc. de Guise), cédée à la ville en 1968 – sur le site du château de Tours – connu successivement la cavalerie (inauguré par le 3e Régiment des gardes d’honneur) et l’infanterie (32e RI par exemple). L’École du train dans la ville depuis 1945 – installée au quartier Beaumont (anc. caserne d’artillerie), rue du Plat d’Etain, face au quarter Chauveau – déménage pour Bourges en 2009 à l’occasion d’un rapprochement de plusieurs écoles militaires (Écoles Militaires de Bourges). Le Musée des équipages militaires et du Train – situé rue Walvein – est également transféré à Bourges[65]. Le site Beaumont-Chauveau, rendu à la vie civile, fait l’objet d’un vaste plan de réaménagement à l’horizon des années 2016-2018. 
En activité, sur l’actuel boulevard Jean Royer (anc. Thiers): le quartier Rannes a été notamment la garnison du 5e RC. Il abrite désormais le tout récent cercle-mess depuis 2012; la caserne Baraguey d’Hilliers, réaffectée, a été notamment la garnison du 66e RI dans les années 1920 (auquel succèdera le 32e RI) et le siège de l’État-Major de la 13° Division militaire territoriale dans les années 1970-1980. Désormais les locaux abritent plusieurs services de la direction des ressources humaines de l’armée de l’air (450 personnes). En 2012, c’est au tour d’une partie du service des ressources humaines de l’armée de terre de prendre place à Tours depuis l’Île-de-France (800 personnes)[68]. En 2014, la marine installera également ses services de ressources humaines (400 personnes). Enfin, la même année, ce sont les services informatiques de l’armée qui emménageront à Tours (100 personnes). 
Depuis 1986, la course cycliste Paris-Tours est une manifestation sportive majeure pour la ville. Parfois appelée «classique des lévriers» ou «classique des feuilles mortes» (ce deuxième surnom est partagé avec le tour de Lombardie), elle a ancré Tours dans la tradition du vélo. Jusqu’en 2010 elle proposait le plus long sprint du Monde sur les 2,5km de l’avenue de Grammont. Avec le retour du tramway et ses rails menaçantes pour les roues des vélos, la portion finale sur l’avenue de Grammont est réduite à 800m. Les cyclistes y entrent au niveau de la place de la Liberté pour franchir la ligne d’arrivée un peu avant la Place Jean Jaurès. 
Par ailleurs, les 10 et 20km de Tours se déroulent chaque année en septembre depuis 1981. Il s’agit de la deuxième plus grande course sur route de France de cette distance après les 20km de Paris, selon la Fédération Française d’Athlétisme. Elle fait également partie des 10 plus grandes courses sur route de France en termes de participants. La course emprunte les rues de la partie entre Loire et Cher de la ville. 
On peut aussi noter, la tenue tous les deux ans sur le Cher (au niveau du parc des expositions) d’une course de motonautisme comptant pour le championnat de France.

Après quelques hésitations, tous les binômes sont formés, ils sont 50, je suis accompagné par Jocelyne (AVH), nous traversons Tours, en empruntant de larges trottoirs. Nous sommes séparés de la chaussée, par des contres allés. Nous traversons un pont, qui enjambe le Cher, que nous allons longer. Il se trouve, sur notre gauche, par ses 2 bras le Cher, enveloppe l’île Balzac. Nous sommes à la hauteur du pôle nautique, il est implanté sur le Cher, puis nous voici au camping de Saint-Avertin. Saint-Avertin, vient d’être sacrée, par l’express, la commune la plus riche d’Indre-et-Loire, ça se ressent à la vue de ses superbes propriété. Nous parcourons des zones résidentielles, au milieu d’un carrefour, un ancien puits y a été restauré, on y venait chercher l’eau, de tout le quartier. Auparavant la colline qui entoure le château était plantée de vigne. Nous voici au château de Cangé, dont voici la présentation :

Ce château est le lieu dans lequel est installée la médiathèque de la ville de Saint-Avertin.
D’après le site de Saint-Avertin. 
Le château de Cangé a été édifié au XIII.me siècle pour une famille tourangelle, les d’Andigné. Il se situe au sein d’un parc de quinze hectares sur le coteau à l’est de la ville, dominant ainsi la vallée du Cher.
 Plusieurs dynasties de renom occupèrent successivement le château:
 les d’Andigné (1200-1400);
 les Montmorin (1400-1489);
 les Coningham (1489-1679);
 les Panon Desbassayns de Richemont (1832-1870);
 Les Plessis de Grenédan (XIX.me siècle);
 les Pourtalès (XIX.me siècle).
 Gilbert Imbert de Chastres, maire de Tours, occupa le château, ainsi que quatre maires de Saint-Avertin: Viot Prudhomme (?- 1832), le baron Paul de Richemont (1832-?), Maurice Cottier (1870-?) et le comte Paul de Pourtalès.
 Durant la Seconde guerre mondiale, le château de Cangé fut réquisitionné pendant cinq jours par le président Albert Lebrun, ainsi que par les services de la présidence de la République. Deux conseils des ministres s’y déroulèrent les 12 et 13 juin 1940. Après la guerre, son propriétaire le laissa à l’abandon. Un incendie le ravagea dans la nuit du 20 au 21 juin 1978. La propriété fut finalement rachetée par la commune de Saint-Avertin en 1980.
 Après deux ans de rénovations, le château a été réhabilité en une médiathèque moderne tout en respectant l’architecture. Elle a ouvert ses portes le 28 décembre 2012 et est accessible à tous et toutes. 
Les dépendances ainsi que le vaste parc du château accueillent régulièrement le centre de loisirs de la ville, l’école municipale de musique ainsi que de nombreuses associations. Plusieurs événements y sont régulièrement organisés tout au long de l’année grâce à un grand nombre d’installations: circuit de bicross, jeux, etc.

Nous pénétrons dans l’enceinte du château, nous abordons les dépendances, elles sont en briques rouges, puis nous sommes face au château, il est en pierre de Tuffeau, il a été restauré au XVII.me siècle. La municipalité de Saint-Avertin, nous accueille dans une des salles de réception, où elle nous offre un crémant de Touraine, accompagné de gâteaux sucrés et salés. Puis nous profitons de cette superbe salle, pour déguster, le plateau repas que le traiteur, nous livre sur place. Comme nous sommes près de 120 randonneurs, le groupe est scindé en 4, nous faisons partie du dernier, nous sommes les jaunes, nous fermons la colonne.

Le soleil est toujours aussi fringuant, cet après-midi, c’est Pierre (ami de l’AVH) qui m’accompagne. Nous continuons à traverser Saint-Avertin, que de belles propriétés, nous voici, en zone champêtre. Le chemin est bordé de terres agricoles, qui sont délimitées par un bois, qui se profile à l’horizon. Nous traversons une partie boisée, où la nouvelle LGV, Tours-Bordeaux est en construction. Le chemin est abrité du soleil, grâce aux bosquets parcourus, nous sommes de nouveau, en zone dégagée, quel dommage, l’horizon débouche sur une casse automobiles.
Nous traversons la route qui relie Tours à Loches, nous retrouvons une zone champêtre, puis nous traversons, l’A85, en empruntant un souterrain. Nous croisons un hameau, il appartient à la commune de Veigné, il est constitué de quelques fermes modernes. Nous sommes toujours entourés de vastes zones agricoles, nous abordons, une route, nous la traversons et nous voici à la Championnière, dont voici la présentation :

Les premières traces de l’existence de la Championnière remontent à 1440. De cet ancien manoir ne subsiste que la tourelle. Le château détruit fut remplacé vers 1830 par un manoir. Édifié sous Louis-Philippe, le manoir possède une architecture d’inspiration « italienne ».
En 1617, Louis XIII retire le pouvoir à sa mère Marie de Médicis et va la retenir en prison à Blois. La fuite de la reine en février 1619 laisse pressentir une nouvelle guerre finalement évitée par Richelieu. Pour confirmer la paix, l’entrevue de Louis XIII et de sa mère a lieu au château de Couzières le 5 septembre 1619.
 La commune de Veigné se trouve sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Un gîte restauré et meublé par la commune est ouvert aux pèlerins dès le mois de juin dans la tradition de la fraternité hospitalière.

Nous sommes accueillis à la Championnière, par une élue de la commune, Veigné compte 6000 habitants, elle se trouve à une quinzaine de kilomètres de Tours. C’est sous un soleil rayonnant, que nous faisons honneur au Vouvray qui nous est offert par la commune, puis nous rejoignons notre bus, pour rejoindre Tours. Avant et après le repas, Anita notre infirmière le jour soigne les bobos, afin de passer une bonne nuit, et de pouvoir poursuivre le lendemain. En plus Céline la kiné est entourée de 5 jeunes kinés en formation au centre de l’AVH à Paris, qui appliquent 15 minutes de massage aux endroits douloureux.

Jour 3 : Les verts, les rouges, les bleus et les jaunes embarquent dans le bus, il nous conduit à Sorigny, qui se trouve à une poignée de kilomètres de Veigné où nous avons terminé notre étape hier. Nous traversons Tours, nous passons sur la Loire, qui mire autour de ses îlots, en franchissant le pont Mirabeau. Nous passons ensuite sur le Cher, puis nous voici à Saint-Avertin, qui n’a plus de secret pour nous. Nous abordons Montbazon, nous sommes sortis de l’agglomération de Tours, nous sommes en zone champêtre où les bosquets sont à l’honneur. Voici la présentation de Montbazon :

Montbazon est une commune française, située dans le département d’Indre-et-Loire en région Centre. Ses habitants sont appelés les Montbazonnais. La commune compte 4000 habitants, elle s’étend sur 6 kilomètres, et s’étale entre 50 et 100 mètres d’altitude. 
Montbazon est situé sur l’Indre entre Veigné, Monts et Sorigny. La ville se trouve à environ 12km de Tours. Traversée par la nationale 10, la ville de Montbazon fut célèbre pour ses bouchons interminables avant l’ouverture de l’autoroute A 10. Sa traversée demeure parfois difficile. 
En 991, les moines de Cormery se plaignent auprès du roi que Foulques Nerra, comte d’Anjou (il est comte d’Anjou dès 987 alors qu’il n’a que 17 ans), construise une forteresse sur leur terre de Montbazon. 
Dès 994, l’imposant donjon domine ce point stratégique de l’Indre témoignant des luttes acharnées opposant le Faucon Noir aux puissants comtes de Blois: la construction d’une ceinture de forteresses en cette fin de Xesiècle devait lui permettre de s’assurer le contrôle de toute la Touraine. 
Dès 997 le donjon passe aux mains des adversaires de Foulques et il devra attendre 40 ans pour réussir à le reprendre quelques années avant sa mort en 1040. 
En 1175, Henri II Plantagenêt lance d’énormes travaux d’agrandissement avec la construction de la tour ronde de l’entrée ainsi que des murailles. 
Ces constructions sont réalisées avec la pierre brute extraite directement du plateau calcaire supportant le donjon. Cela permet donc en même temps de créer un ravin défensif. 
La forteresse sera ensuite prise par le roi de France Philippe Auguste, au début du XIII.me siècle. 
Durant, la guerre de Cent Ans, le 11 septembre1356, lors de la chevauchée du Prince noir celui-ci passe la nuit au château. 
En 1425, un deuxième château est construit en face du vieux donjon. Ce château-neuf sera démoli sans arrière-pensée en 1746 et ses restes servent de remblai pour consolider la route d’Espagne (actuelle N10). 
Érigé en duché pairie pour Louis VII de Rohan Guéméné au XVI.me siècle. 
Le donjon lui-même a échappé à la destruction car il a été habité jusqu’en 1725. Ses étages ainsi que le petit donjon attenant s’effondrent en 1791 et la municipalité autorise la destruction de l’ensemble. 
En 1797 le mur est sectionné sur toute sa hauteur par la foudre: la fissure est toujours visible. 
Le bâtiment est alors relégué au simple rôle d’entrepôt et son sommet accueille l’installation entre 1823 et 1852 d’un télégraphe Chappe. 
En 1860, le site est acheté par un mécène et restauré de manière à pouvoir y installer en 1866 une statue de la vierge haute de 9,5 mètres, subventionnée par l’impératrice Eugénie, femme de Napoléon III. 
La ville fut un temps connue pour ses embouteillages, la Nationale 10 (route reliant Paris à la côte Atlantique), la traversant en formant un goulet d’étranglement entre le pont sur l’Indre au nord et la côte du donjon au sud. 
Aujourd’hui il ne reste que des ruines de ce qui fut un grand château. 
Le donjon de Foulque Nerra supportant la statue de la Vierge à l’Enfant
Le donjon de Foulque Nerra et les remparts
Le donjon de Montbazon, un des premiers donjons médiévaux, datant de l’an 1000 environ. Il fait partie des nombreux donjons construits par Foulques Nerra. Les remparts du XVesiècle protégeaient le logis. 
Le château devint la propriété de la famille Rohan vers 1490. 
Au sommet du donjon, l’abbé Chauvin fit mettre en place, en 1886, la statue représentant la Vierge portant l’enfant Jésus mesurant 9 m 50 de hauteur et pesant 8 tonnes. 
Il est visitable et a été aménagé pour le public après des années d’abandon. 
En 2000, un projet de restauration du donjon a été lancé grâce une initiative privée. En 2007 les travaux de consolidation et de réparation sont arrivés à leur terme, permettant l’accueil du public dans l’édifice. 
Les futures tranches de travaux permettront la réouverture des passages souterrains et l’aménagement des différentes salles de musées et d’accueil du public. 
Initialement, sa hauteur était de 28 mètres. Sa forme rectangulaire est typique de l’époque (pas de problème d’artillerie). 
Le château d’Artigny, construit entre 1919 et 1928 pour servir de résidence au parfumeur, patron de presse et homme politique François Coty. C’est aujourd’hui un grand hôtel. 
Le pont sur l’Indre réalisé suivant les plans de l’ingénieur des Ponts et Chaussées Mathieu Bayeux. Il supportait la route d’Espagne, l’actuelle RN10, et a été achevé en 1758. 
L’hôtel de ville a été réalisé en 1836.

Nous voici à Sorigny, le bus nous débarque, et nous commençons à arpenter les chemins, je suis drivé par Virginie (Malakoff médéric).
Nous sommes entourés de champs, notre rythme de marche est ponctué par le bruit de tracteurs au loin, et la navigation d’avions qui volent en haute altitude. Nous parcourons une zone boisée, elle nous garantit du soleil qui devient de plus en plus ardent. Nous traversons un immense chantier, il est occasionné par la construction de la future LGV, qui conduira de Tours à Bordeaux. Nous continuons notre avancée, nous sommes sur une petite route, nous sommes entourés de terres agricoles. Nous voici à Sainte-Catherine, très riche en histoire, qui fut marquée par Charles Martel, Jeanne d’arc et Boucicaut. Voici la présentation de Sainte-Catherine :

Sainte-Catherine-de-Fierbois est une commune française du département d’Indre-et-Loire, dans la région Centre. La commune compte 676 habitants, elle s’éteend sur 15 kilomètres carrés et s’étale entre 100 et 130 mètres d’altitude. 
Il a existé un antique sanctuaire à côté d’un antique village. Charles Martel serait venu s’y s’agenouiller après sa victoire sur les Maures, encore appelés Sarrasins. Jeanne d’Arc reçut la mission de récupérer l’épée personnelle de Charles Martel offerte et laissée là par l’ancêtre de Charlemagne. Tel est l’héritage que l’église locale n’a cessé d’affirmer dès sa restauration, timidement à partir des années 1850, et surtout plus fortement après la guerre de 1870-71. 
Sainte-Catherine-de-Fierbois devint succursale de Sainte-Maure le 21 mars 1516 et les oppositions repoussèrent au 12 mars 1540 l’arrêt confirmatif du Parlement de Paris, qui fixa les limites de la nouvelle communauté taillable. 
L’érection en cure indépendante se fit par Décret de l’Archevêque de Tours du 17 décembre 1704, les limites de la paroisse étant conformes à l’actuel rôle des tailles (Archives Départementales d’Indre-et-Loire-G 16). 
Par la loi du 28 mars 1832, Sainte-Catherine-de-Fierbois passa du canton de Ligueil, arrondissement de Loches, au canton de Sainte-Maure-de-Touraine, arrondissement de Chinon. 
Délimitation réalisée de Sainte-Catherine-de-Fierbois d’avec Sainte-Maure-de-Touraine, par Ordonnance Royale du 6 juillet 1832: Sainte-Catherine-de-Fierbois cède à Sainte-Maure-de-Touraine un territoire de 5 ha 25 a, à la Richardière, contenant une maison (A.N.-F 2 II Indre-et-Loire 3). 
Par Arrêté Préfectoral du 19 décembre 1963, la commune de Saint-Épain cède à celle de Sainte-Catherine-de-Fierbois 6 ha 74 a à l’Est de la Route Nationale no10, comprenant le lavoir municipal de Sainte-Catherine-de-Fierbois et la Haraudière. 
La légende raconte que Charles Martel, en 732, après avoir remporté la bataille de Poitiers, aurait exterminé les dernières troupes dans les bois qui avoisinaient alors Sainte-Maure. 
Pour remercier Dieu de cette victoire décisive sur les Maures, Charles-Martel aurait fait construire en ce lieu sauvage appelé Fierbois (ferus bocus) une petite chapelle, dédicacée à sainte Catherine d’Alexandrie, patronne des soldats. En ex-voto de purification, il y déposa, derrière l’autel, son épée. Cette histoire de dépôt n’apparaît en fait qu’après l’épopée de Jeanne d’Arc. 
Le premier manuscrit citant Sainte-Catherine-de-Fierbois est un ouvrage du XVesiècle: Vie de sainte Catherine dans lequel est relaté le premier miracle de cette dernière. 
«L’an mil trois cent soixante et quinze, le pèlerinage de Madame sainte Catherine appelé Fierbois, étant en la paroisse de Sainte-Maure, au diocèse de Tours en Touraine, fut trouvé par un prud’homme dudit lieu que l’on appelle Jean Godefroy. Ce Jean Godefroy, habitant audit lieu de Fierbois, était alors en telle maladie qu’il fut sept ans sans pouvoir s’aider de membres qu’il eut… Or il revint à ce bonhomme que, naguère, il y avait eu une chapelle de Madame Sainte Catherine et en un lieu qui était plein de grands bois, de buissons et de ronces. Et il n’y avait aucun qui put y avoir accès. Il lui vint une idée pieuse et lui fut avis que, s’il faisait une neuvaine en ce lieu, sont état s’amenderait. Et il fit tant que, par ses valets, à force de cognées et instruments de fer, il fit faire une sente par laquelle il fut porté audit lieu. Et tantôt qu’il fut devant ladite chapelle, avant que sa neuvaine fût achevée, il vit bien et clair, et fut sain et guéri de tous ses membres. Et encore est-il à cette heure en un aussi bon état qu’il fut jamais. Grâces en soient rendues à Dieu et à Madame Sainte Catherine.» 
À cette époque, la France est ravagée par la guerre de Cent Ans, et l’Église catholique divisée par le Grand Schisme d’Occident (il y a jusqu’à trois papes simultanément), et dans sa détresse, le peuple se tourne vers le merveilleux. 
En ces temps de troubles, où des bandes de voleurs, de brigands et d’ennemis anglais sillonnaient le pays, beaucoup de chevaliers, paysans et voyageurs qui tombaient entre leurs mains se recommandaient à cette sainte et faisaient vœu d’aller en pèlerinage à sa chapelle, s’ils recouvraient la liberté. Sainte Catherine, qui était déjà patronne des vierges et des soldats (c’était l’équivalent féminin de saint Michel), devient également patronne des enfermés. Son sanctuaire de Fierbois, le seul qui ne se trouve pas dans une partie du royaume contrôlée par les Anglais, devient un but important de pèlerinage. À partir de ce moment-là, le bruit des miracles qui s’opéraient à Fierbois se répandit rapidement et attira, dès lors, une foule de malades et de pèlerins. 
Pour recevoir les pèlerins qui affluèrent dès lors à Saint-Catherine, Jean le Meingre, dit Boucicaut, qui en était seigneur voulut y bâtir vers 1400 un hôpital. 
Cette aumônerie consistait en un bâtiment situé dans le bourg, composé d’une chapelle dédiée à saint Jacques de Compostelle, de trois chambres (dortoir) dont une pour les pauvres avec «cour, jardin et pré, et trente-deux arpents de terre sur Saint-Épain». Elle avait été fondée grâce au consentement de Jehan de Craon, ainsi qu’on le voit par la charte ainsi conçue: 
«À tous ceux qui ces présentes lettres verront, Jehan de Craon, chevalier, seigneur de Moncontour, Sainte-Maure, Montbazon, etc. savoir faisont que, comme Messire Jehan le Meingre dit Boucicaut, comte de Beaufort et d’Arles, vicomte de Tourrienne et de Valerne, maréchal de France, ému de dévotion a fondé et fait construire et édifier un hôpital et aumônerie pour héberger les pauvres et faire accomplir les œuvres de miséricorde en l’honneur de Dieu en notre ville de Sainte-Catherine-de-Fierbois, étant en notre barronie et châtellenie, laquelle chose ne pouvait se faire sans avoir sur ce notre congé et licence. 
Savoir faisons que: « Pour l’honneur et révérence de Dieu », et considérant la bonne volonté et affection de Messire Jehan le Meingre de Boucicaut voulons, octroyons et consentons que lesdits héritages et places ci-dessus déclarés soient et demeurent toujours unis perpétuellement. Donné en notre castel de Montbazon sous notre scel et seing manuel, en témoin de la vérité et mémoire perpétuelle, le 10e jour du mois d’août de l’an de grâce 1415: Jehan de Craon». 
Jeanne d’Arc, fille de paysans de Domrémy, se fait conduire par Robert de Baudricourt auprès du Dauphin (futur Charles VII). 
Elle part de Vaucouleurs le 23 février escortée de six hommes, et arrive le 4 mars 1429 à Sainte-Catherine-de-Fierbois, portant alors des habits masculins. Elle est hébergée dans l’aumônerie construite par Boucicaut et fait rédiger une lettre au Dauphin qu’elle fait porter par deux hommes de son escorte et alla, à Fierbois, prier devant la statue de sainte Catherine qui trônait dans la chapelle dédiée à son nom. Le lendemain elle assiste à trois messes dans cette même chapelle. Ayant reçu réponse à son courrier, elle se met en route pour Chinon le 6 mars. 
Une fois reconnue comme l’envoyée du Seigneur, elle se rend à Tours pour y récupérer l’armure confectionnée pour elle, et quand on lui propose une épée, elle la refuse avançant que «ses voix» lui avaient révélé l’existence d’une autre épée et donné l’ordre d’aller la chercher pour sa mission, enterrée derrière l’autel de la chapelle de Sainte-Catherine-de-Fierbois et reconnaissable à cinq croix gravées sur la lame (épée de Charles Martel). Voici ce que l’on peut lire à ce propos dans les minutes de son procès: 
«…Tandis que j’étais à Tours, j’envoyai chercher une épée qui se trouvait dans l’église Sainte-Catherine-de-Fierbois derrière l’autel. 
Comment saviez-vous que cette épée fût là? 
Cette épée était en terre, toute rouillée et la garde était ornée de cinq croix. Je sus qu’elle se trouvait là par mes voix, et l’homme qui l’alla chercher ne l’avait jamais vue. J’écrivis aux ecclésiastiques dudit lieu qu’ils voulussent bien m’envoyer cette épée, et ils me l’envoyèrent. Elle n’était pas trop enfoncée en terre, derrière l’autel comme il me semble. Aussitôt après que l’épée eût été trouvée, les ecclésiastiques dudit lieu la frottèrent, et aussitôt la rouille tomba sans difficulté. Ce fut l’armurier de Tours qui l’alla chercher. Les prêtres de Fierbois me firent don d’un fourreau, et les habitants de Tours d’un autre. On fit donc faire deux fourreaux, l’un de velours vermeil, et l’autre de drap d’or. Et moi j’en fis faire un troisième de cuir solide…
»Après l’incendie de la chapelle en 1440, le cardinal Hélie de Bourdeilles, archevêque de Tours, fit construire l’église actuelle, sur l’emplacement de l’ancienne chapelle, vers 1450. Elle fut achevée grâce aux largesses de Charles VII. 
Vers le milieu du XVI.me siècle, la dévotion pour sainte Catherine est encore populaire, et pour protéger l’église et les reliques qu’elle recèle, par lettre patente du roi du 2 janvier 1545, Louis de Rohan, seigneur de Sainte-Maure fut autorisé à clore le bourg de Sainte-Catherine de murailles et de fossés (disparus depuis), ce qui lui permit de prendre le nom de ville. 
Très tôt les paroissiens de Sainte-Catherine voulurent s’émanciper de la tutelle de Sainte-Maure. La première demande date de 1464 au pape Pie II qui l’accueillit favorablement et y délégua un chanoine pour commencer un procès d’information de commodo et incommodo. L’affaire traîna à cause des guerres et en 1516 le pape Léon X se prononça enfin pour déclarer Sainte-Catherine succursale et paroisse. Mais Sainte-Maure fit opposition et, par un jugement rendu le 6 février 1519, les habitants de Sainte-Catherine furent déboutés de leur demande. 
En 1686, une nouvelle demande échouera, en particulier à la suite des différends qui opposèrent le pape Innocent XI et Louis XIV au sujet de la régale et surtout de la fameuse Déclaration des Quatre articles de 1682. Il faudra attendre jusqu’en avril 1704 pour qu’enfin Sainte-Catherine devienne une cure à part entière. 
Durant l’époque de la Révolution, l’église fut pillée, le mobilier vendu, les vitraux brisés et les très belles sculptures plus ou moins endommagées. 
Au début du XIX.me siècle, l’église est dans un état lamentable et les premières réparations se font aux frais des habitants et surtout de M. de Commacre, ancien seigneur de la paroisse. La sacristie est reconstruite. 
En 1848, à la demande de l’abbé Maubois, curé de la paroisse, le commissaire du gouvernement à Tours, alla visiter l’église en compagnie de l’abbé Bourassé, président de la société archéologique de Touraine et de deux architectes dont M. Chateignier qui fit un double rapport, l’un signalant l’état de chaque partie de l’église, l’autre, les réparations nécessaires. Son travail fut approuvé par le comité des monuments historiques, dont le président, M. Prosper Mérimée alla lui-même inspecter l’édifice, qu’il fit alors classer monument historique. 
Le 6 juin 1851, le préfet d’Indre-et-Loire, communiquait à MgrMorlot, archevêque de Tours, les pièces relatives à «une demande de secours adressée à l’État». Le 5 juillet MgrMorlot retourna le dossier avec devis et plans en y joignant une lettre pour le ministre de l’Intérieur: 
«L’église de Sainte-Catherine-de-Fierbois… est un des plus admirables édifices de l’art chrétien de la fin du XVesiècle, auquel se rattachent les plus précieux souvenirs de notre histoire nationale. Mais il devient urgent de restaurer promptement ce monument qui est depuis longtemps dans un état déplorable, et dont la ruine serait certaine si l’on n’entreprenait pas bientôt les travaux de réparation… Il est évident que le projet dont il s’agit ne pourrait jamais être mis en exécution si le gouvernement n’accordait pas un secours proportionné aux besoins… ». 
L’aide de l’État fut en partie accordée et les travaux commencèrent, dirigé par M. Chateigner. En 1853 les fonds venant à manquer, on eut secours à une souscription et plus tard, en 1856, à une loterie dont le lot principal fut offert par l’empereur Napoléon III. Les travaux se terminèrent en 1859. 
L’église Sainte-Catherine, Vue de l’extérieur, l’église présente une croix latine parfaitement orientée et son caractère architectural est du plus pur style gothique flamboyant. Longue de 34m et large de 12m, elle fut construite sur l’emplacement de l’ancienne chapelle (brûlée en 1440) et l’on peut voir en entrant, sur la droite, l’emplacement où fut retrouvée l’épée de Jeanne d’Arc. Elle est surmontée d’un campanile de 41m de haut. 
Le transept fait 26m de longueur et est composé de deux chapelles. Celle de droite est dédiée à sainte Catherine d’Alexandrie et l’on peut y voir un autel du XVesiècle formé de sept panneaux de style ogival flamboyant (vendu durant la révolution, il fut retrouvé au XIXesiècle dans un moulin voisin). On peut y admirer aussi un magnifique confessionnal en style gothique Tudor (XIXesiècle) dû au ciseau de l’ébéniste Chaffiot. L’autre chapelle est consacrée à la Vierge Marie. 
En regardant le chœur, on voit à droite la porte de la sacristie surmontée des armes de Boucicaut et de Jeanne d’Arc. En face, la chapelle seigneuriale, construite au XIXesiècle. 
Le maître-autel est l’œuvre du même ébéniste qui fit le confessionnal. 
L’église est décorée d’une dizaine de vitraux. 
La maison du DauphinElle porte ce nom parce qu’il est dit que Charles VII y a logé. Elle fut construite en 1478 par le sire d’Estouteville, seigneur de Sainte-Maure. 
Elle se distingue par quatre fenêtres à croisillons et par une porte basse en accolade. Les gables ornementés de crochets portent à leur base deux dragons ailés. De chaque côté de la porte sont deux écussons, dont l’un aux armes de France (mi-partie), et le deuxième tellement mutilé qu’il est impossible de le définir. Elle a été entièrement restaurée en 2007. 
La mairie occupe presque entièrement l’ancienne aumônerie, monument historique, fondée par le maréchal Boucicaut (aux environs de 1400), dont la façade a été restaurée dernièrement. L’ancienne chapelle dédiée à saint Jacques de Compostelle, servit ensuite de presbytère, et est occupée actuellement par la bibliothèque municipale. On y voit encore une petite statue de Sainte Catherine dans le contre-fort qui borde la route.

Nous traversons Sainte-Catherine, les rues sont bordées de superbes maisons en pierre, nous passons devant l’église, la statue de Jeanne d’arc et l’hôpital créé par Boucicaut. Nous sortons de la commune, nous abordons le groupe scolaire, et le parc de loisirs et son stade. C’est ici que se trouve la salle polyvalente de la mairie, où nous allons engloutir notre plateau repas, livré par le traiteur.

C’est sous un soleil éclatant que nous reprenons notre circuit, pour quitter Sainte-Catherine, nous empruntons une petite route, qui nous conduit à la RN10. Nous la longeons un certain temps, en empruntant la chaussée d’une immense aire de repos, dont la glissière nous protège de la circulation. Puis nous prenons la direction de la vallée du Courtineau, et du village de Saint-Epain, dont voici la présentation :

Saint-Épain est, avec ses 6265 hectares, la plus grande commune du canton de Sainte-Maure, et, en superficie, la sixième du département d’Indre-et-Loire, dans la région Centre.
 Ses habitants sont appelés les Saint-Épinois et Saint-Épinoises, mais les termes d’Épinaciens et Épinaciennes, bien que non usités, n’en demeurent pas moins corrects,ils sont 1500 Saint-épinois.
 L’existence de nombreuses caves troglodytiques atteste d’une présence humaine ancienne dans le périmètre de l’actuelle commune de Saint-Épain. La découverte de silex des Chelléen, Acheuléen et Moustérien en rive droite de la Manse, principalement à La Loutière, le confirme, à partir du Paléolithique inférieur. La «cave Fourte», près de la ferme de la Morinière, est un refuge composé de plusieurs salles, reliées entre elles par des couloirs, en constitue un bel exemple. Les travaux menés par M. Hubert font même remonter les premiers défrichements au Néolithique. Les habitations troglodytiques, aménagées et habitées pour certaines jusqu’au début des années 1960, constituent parfois encore de charmantes résidences secondaires. Le bourg s’est développé à l’emplacement du gué où la voie gallo-romaine Tours-Poitiers franchissait la Manse au lieu-dit «la Boue», souvenir de ce passage boueux au point le plus bas de la vallée.
 Les prétentions des seigneurs de Sainte-Maure
L’importance des fortifications, l’étymologie même de Brigogalus attestent de conflits latents tout au long du Moyen Âge, conflits nourris par les prétentions des seigneurs de Sainte-Maure, à régenter ce territoire, châtellenie et prévôté dès le IX.me siècle, placée sous la protection du château de Chinon et donc du roi. Hugues II de Sainte-Maure, vers 1150, voulut percevoir des tailles sur les habitants et les astreindre à des corvées. Au cours des XII.me et XIII.me siècles les chanoines de Saint-Épain eurent ainsi à défendre leurs droits. Ils usèrent d’une méthode autorisée par l’Église en cessant de célébrer le service divin, en déposant le christ et les reliques sur le sol, et en amassant des épines aux portes de l’église. Chaque jour, les prêtres prononçaient des sentences d’excommunication contre le seigneur de Sainte-Maure, qui, ne semblant d’abord en avoir cure, finit par se soumettre. En 1155, se rendant à la collégiale accompagné de Bouchard de l’Île, il reconnut n’avoir aucun droit à imposer aux habitants de Saint-Épain et vint pieds nus devant le tombeau de Saint-Martin, devant une foule de témoins.
 Les ambitions de ses successeurs n’en fut pas moins éteintes, et au XIII.me siècle, Josbert de Sainte-Maure envahit la paroisse et s’empara de la ville; il finit par renoncer à ses prétentions et à quitter Saint-Épain en 1224, contre une contribution de 3000 sous et dix livres tournois. Les conflits cessèrent après cette date. Le chanoine-prévôt devint seigneur de Saint-Épain. Les seigneurs de Sainte-Maure possédaient la châtellenie de Montgauger et son château situé à deux kilomètres au nord-est du bourg: en effet, son premier seigneur connu fut Philippe de Montgoger qui, au milieu du XII.me siècle, porta sa terre par mariage à la maison de Sainte-Maure (sa fille épousa Hugues II de Sainte-Maure), laquelle la conserva jusqu’en 1496.
 Comme le note M. Carré de Busserolle, la mairie de Saint-Épain formait une sergenterie fieffée relevant du prévôt. Le titulaire de cette office résidait à l’actuel «Montaumer», corruption du «Mont-au-maire». Après avoir longtemps possédé la mairie, les chanoines-prévôts la vendirent au début du XV.me siècle; le maire Jean Mairel fit connaître vers 1470, dans une déclaration, les droits et privilèges attachées à son titre, faisant de chaque habitant un donateur. Les habitants de Galissons devaient des corvées particulières et supplémentaires.
 L’histoire de Saint-Épain sous l’Ancien Régime est très largement dominée par celle du domaine de Montgoger (voir ci-dessous), ancienne châtellenie devenue marquisat en 1623 puis duché-pairie en 1762 sous le nom de Praslin: son propriétaire, le comte de Choiseul-Chevigny, devint par le fait comte de Choiseul-Praslin. Le domaine de Montgoger redevint par la suite marquisat, César de Choiseul ayant obtenu le transfert de ce titre sur la terre de Vaux.
 À la veille de la Révolution le nom apparaît sous sa forme définitive, celui de Saint-Épain. Cette prévôté dépendant du roi de France et devenue commune en 1790 portait pour armoiries «d’azur, à une porte de ville crènelée, d’argent, flanquée de deux tours de même».
 Les 1er août et 3 octobre 1791 les biens de la prévôté et de l’ancienne seigneurie de Saint-Épain furent nationalement vendus pour 30600 livres.
 En 1790-1794, Saint-Épain a annexé la commune de Montgauger qui, dès 1790, perdit ses prérogatives féodales de duché. Son château fut démantelé.
 Dénommé Saint-Espain jusqu’au XVIII.me siècle, le «s» disparaît après la Révolution.
 Rares sont les événements saillants dans l’histoire de la commune après la Révolution française. Le plan cadastral, dressé par Pallu, fut achevé le 22 décembre 1827. Saint-Épain connut par la suite une douce léthargie et un lent déclin démographique. Ainsi au milieu du XIX.me siècle sa population était sensiblement la même que celle de Sainte-Maure-de-Touraine, chef-lieu de canton, puis l’écart les deux localités ne cessa de croître jusqu’au début des années 1980.
 Les trois guerres n’eurent pas le même impact. En 1871 les Prussiens, après avoir désorganisé la vaillante armée de la Loire, sont venus jusqu’à Saint-Épain: trois graffitis gravés sur les pierres du moulin de Rougemont, près du Sabloné, en témoignent encore aujourd’hui. Il s’agit de trois noms de soldats écrits en lettres gothiques.
 La Grande Guerre saigna le village à l’image des autres communes de France. Un sobre monument leur rend hommage dans le cimetière. Durant l’Occupation, Saint-Épain était très proche de la ligne de démarcation; certains de ses habitants ont participé aux réseaux de résistance organisés à Sainte-Maure.
 Située à 35 kilomètres au sud de Tours et à 27 kilomètres à l’est de Chinon, la sous-préfecture dont elle dépend, elle couvre tout l’ouest du plateau de Sainte-Maure.
 Le plateau est en grande partie recouvert par les argiles à silex du Sénonien ou par les perrons de Touraine. Le nord du finage est souvent recouvert par des limons plaqués. En de nombreux endroits l’érosion a laissé apparaître le calcaire jaune du Turonien supérieur, roche propre à l’aménagement d’habitats troglodytiques et à l’extraction. 
Bien qu’étant sur le plateau de Sainte-Maure, la commune de Saint-Épain s’illustre néanmoins par une topographie assez peu tabulaire, plusieurs vallées entaillant assez largement son territoire qui culmine à 122 mètres, au lieu-dit La Poste, près de Sainte-Catherine-de-Fierbois. La Manse de Sainte-Maure, affluent de la Vienne aux ramifications nombreuses, baigne le territoire communal; elle reçoit d’est en ouest la Manse de Souvres, qui constitue la frontière entre Saint-Épain et son chef-lieu de canton, puis le ruisseau de La Milletière et, au niveau du bourg, celui de Montgoger, lui-même fort ramifié en amont. Le ruisseau de Puchenin, enfin, forme la limite avec Sainte-Catherine.
 Ces multiples cours d’eau alimentaient encore au début du siècle dernier de très nombreux moulins: le Moulin-Neuf pour la Manse de Sainte-Maure, le moulin de la Chaise, celui de Courtineau pour la Manse de Souvres, ceux de Sabloné et de l’Étang pour le ruisseau de Montgoger. Les lavoirs de la vallée de Courtineau, entre autres, sont aussi le plaisant reflet d’un passé campagnard somme toute encore récent.
 Saint-Épain constitue ainsi un gros bourg regroupant tous les commerces et services de la vie quotidienne, une boulangerie, une épicerie, une boucherie, un bureau de tabac… Demeurent également un office notarié, un cabinet médical, une pharmacie. Si la laiterie a fermé dans les années 1970, le charme de la commune, l’attrait nouveau pour la ruralité ont épargné à Saint-Épain les mouvements de dévitalisation dont sont souvent victimes les pôles ruraux en Touraine du sud, et en premier chef Sainte-Maure-de-Touraine. La vie associative et culturelle y est dynamique. Les services publics sont représentés par l’école publique Raymond Queneau, par la bibliothèque municipale et par le bureau de Poste, dont les horaires d’ouverture ont malheureusement été réduits depuis 2005. L’école Jeanne d’Arc y représente l’enseignement privé, assez peu développé dans les communes environnantes. La mairie a connu d’importants travaux de réfection, achevés en septembre 2006.
 Les céréales couvrent plus des deux tiers des terres labourables, le dernier tiers étant principalement consacré aux cultures fourragères et aux espaces en herbes. Les marchés des truffes, florissant avant la guerre de 1914, s’est raréfié. Les vignobles, eux, ont régressé au point de devenir anecdotiques. Quant à l’élevage, il ne peut être dissocié de la production du fromage de Sainte-Maure, d’autant que les dindons de Saint-Épain, réputés au début du siècle, ont pour ainsi dire disparu.
 Avec près d’une dizaine de gîtes ruraux et chambres d’hôtes, la commune de Saint-Épain mise sur un tourisme rural et familial, paisible et raffiné, au cœur du pays du bien vivre. Les vallées vertes offrent de nombreux lieux de promenade, d’autant que la commune conserve un important réseau de chemins vicinaux et ruraux.
 Saint-Épain, par son bourg, ses hameaux, ses monuments et ses moulins, jouit d’un patrimoine architectural à la fois riche et divers, reposant principalement sur le tuffeau et l’ardoise, typiques de la Touraine.
 L’église de Saint-Épain, commencée vers 1120, succéda à un monument plus ancien, dont il est fait mention dans les chartes du VIII.me siècle, dédié à Saint-Épain et qui donna son nom à la ville. Une autre église, placée sous le double vocable de Saint-Martial et de Saint-Martin a totalement disparu. La nef de l’actuel édifice ne fut voûtée que vers 1150, l’édifice étant remanié aux XIII.me et XV.me siècles. Vers 1550 l’église fut continuée à l’ouest par un collatéral de deux travées. Elle connut d’importantes restaurations au milieu du XVIII.me siècle, en 1856 et 1870. Le portail moderne, très décoré, résulte de restaurations peu fidèles au plan d’origine. L’édifice fut classée Monument historique depuis 1913.
 L’enceinte fortifiée datant du XIII.me siècle fut détruite à la fin du XIV.me siècle et reconstruite après 1437. Ne subsiste de ces fortifications que la tour cylindrique visible sur le cliché, défendant la porte ouest, laquelle s’ouvre en couloir sous l’hôtel de la prévôté, datant quant à lui du XV.me siècle. Ses fenêtres à meneaux sont d’un grand intérêt architectural. La porte fortifiée et la tour que vous pouvez voir sur cette image ont été classées Monuments historiques un an après l’église, en 1914.
 Le château de Montgoger, importante demeure féodale, fut celle d’une seigneurie datant du XI.me siècle, et longtemps aux mains des seigneurs de Sainte-Maure. Il en est fait mention au XIII.me siècle sous le nom Mons Gaugerii. Le roi Louis XIII en parla comme d’un «beau et fort château bien bâti, de si belle et magnifique structure qu’il serait digne de notre séjour, étant l’une des plus belles maisons de notre royaume». Érigé en marquisat au XVII.me siècle puis en duché-pairie au XVIII.me siècle, il abrita vraisemblablement à la fin de l’Ancien Régime de sombres activités de faux-monnayage. Il échut par héritage aux familles de Grollier, puis de la Villarmois. Deux graves incendies, le premier en 1883, alors que Montgoger venait d’être restauré, et le second en 1943, alors que la dernière aile habitable du château était réquisitionnée par l’armée d’occupation, réduisirent ce dernier à l’état de ruine dans lequel il subsiste. Seule une tour de garde située en contrebas, à présent remise en état, est classée à l’inventaire des monuments historiques depuis 1976. Également en bas du château se trouve la ferme de l’Hommelaye, très largement ruinée, qui abrita un couvent, remarquable par sa lucarne en oculus, successeur du prieuré des Minimes fondé en 1502 par François de Baraton. Ses premiers membres étaient des religieux du Plessis-les-Tours.
 Dans le parc subsistent de belles écuries du XVII.me siècle et des communs du XIX.me siècle, aménagés en chambres d’hôtes.
 Le viaduc de Besnault, long de trois-cent-trois mètres, est l’œuvre de l’architecte Jules de la Morandière. Natif de Blois, il a beaucoup œuvré pour le val de Loire en général et le Loir-et-Cher en particulier. Ses quinze arches, hautes de trente-et-un mètres, permettent à la voie ferrée du Paris-Bordeaux de traverser la vallée de la Manse. Louis-Napoléon Bonaparte, inaugura cet ouvrage d’art le 15 octobre 1852, et l’emprunta à cette occasion. Les travaux avaient été achevés le 19 janvier précédent. Les dolmens de la région ont servi de fondations au viaduc. Non loin de là se trouve le magnifique château de Brou, dominant la vallée de la Manse, édifié en 1475 par les seigneurs de Sainte-Maure, et aujourd’hui consacré au tourisme de standing. Il est situé sur la commune de Noyant-de-Touraine.
 La chapelle Notre-Dame-de-Lorette creusée dans le roc et formant une voûte en plein cintre, aurait constitué le refuge d’un ermite. Mais son origine demeure mystérieuse, tout comme le blason qui en orne la porte. Elle remonte, tout comme la demeure voisine, au XV.me siècle. Cette dernière est creusée dans le coteau et éclairée par une fenêtre à croisée de pierre. Le linteau de la porte est décoré par une petite accolade, d’un intérêt aussi grand que celui des sculptures se trouvant à l’intérieur, représentant, notamment, Dieu en vieillard barbu. Une fontaine dédiée à saint Marc, non loin de Notre-Dame-de-Lorette, fut jadis un but de pèlerinage. Notre-Dame-de-Lorette, elle, le demeure, et les pèlerins s’y rendent tous les premiers dimanches d’octobre.

La gendarmerie a bloqué la petite route sur quelques kilomètres, afin que nous marchions sans danger en admirant, les habitations troglodytes qui pavoisent les falaises de la vallée du Courtineau. Nous voici à notre dame de Lorette. Elle est aménagée dans la falaise, dans une grotte troglodyte. Nous y faisons un arrêt, pour découvrir la chapelle décorée d’exvotos, et de son presbytère et sa cheminée qui la jouxte. Nous reprenons notre chemin, nous croisons une exploitation agricole, et toujours de ci de là des habitations troglodytes. Nous passons sous un pont qui franchit la vallée, sur lequel file l’autoroute A10. Nous sommes toujours dans un cadre d’habitations troglodytes, nous abordons le lieu dit, la Manselière. Après une bonne heure de déambulation dans la vallée du Courtineau, nous arrivons sur une route à grande circulation, où nous attendent nos bus, qui vont nous conduire à sainte-maure de Touraine, dont voici la présentation :

Sainte-Maure-de-Touraine est une commune française du département d’Indre-et-Loire, dans la région Centre. Ses habitants sont appelés les Sainte-mauriens, Sainte-mauriennes. Sainte-Maure-de-Touraine est la deuxième commune la plus peuplée de l’arrondissement de Chinon après la ville de Chinon. La commune s’étend sur 40 kilomètres carrés, et compte 4200 habitants. 
Géographiquement situé au sud du département d’Indre-et-Loire, le pays de Sainte-Maure est desservi par l’autoroute A10 par la sortie no25 et la nationale 10. Elle est située à mi-chemin entre Châtellerault et Tours. Paris est à 275km par l’Autoroute A10.
 Cité du fromage de chèvre AOC portant son nom, Sainte-Maure-de-Touraine est une ville étape gastronomique et touristique.
 La ville dispose aussi de trois zones d’activités: «La Canterie» (11 entreprises), «Les Saulniers I» (5 entreprises) et «Les Saulniers II» (cette dernière zone devant ouvrir en 2010). Citons aussi la zone commerciale «Les trois marchands», située en bordure de RD 910 (ex-nationale 10), qui accueille les principaux centres commerciaux de la ville.
 La ville était autrefois renommée pour son dolmen.
 Au cours de la Révolution française, la commune, alors nommée simplement Sainte-Maure, porta provisoirement le nom de Maure-Libre.
 C’est en 1959 que la commune adopta le nom de Sainte-Maure-de-Touraine.

Les bus nous déposent au centre de la commune, par une rue très raide, nous voici sur la place de la mairie. Elle est majestueuse et mise en évidence par un soleil rayonnant. Nous sommes attendus dans les halles, qui se trouvent à proximité de la mairie, dont voici la présentation :

Halles édifiées pour Anne de Rohan en 1672, abritent le marché couvert du vendredi matin et une magnifique salle des fêtes.

Nous sommes accueillis par un élu de la commune, qui nous la présente, puis nous prenons un pot, un excellent Vouvray, accompagné de sucrés et de salés. C’est bien reposés et désaltérés, que nous rejoignons nos bus, pour rejoindre Tours et notre hôtel. Le dîner terminé, il nous faut préparer nos valises, car demain soir nous changeons d’hôtel.

Jour 4 : Nous sommes en partance pour sainte-maure de Touraine, pour reprendre notre chemin laissé hier au soir. Pour sortir de Tours, nous empruntons l’autoroute, nous voici de nouveau à Montbazon, nous longeons l’Indre, puis à Sorigny, où dans une prairie broutent un grand troupeau de moutons. Nous croisons les travaux de la ligne LGV que nous avons traversé hier, et nous voici à sainte-maure de Touraine.
Notre circuit démarre près d’un calvaire, il est représenté par une croix, au pied de laquelle les pèlerins ont pour habitude, d’y déposer une pierre. Autour de la croix, est dessiné un déambulatoire. Pour commencer notre circuit, nous empruntons le GR655, c’est une toute petite route, sans danger, je suis conduit par Virginie (Malakoff Médéric). Nous arrivons au lieu dit, Liberté, où est implanté un corps de ferme. Nous sommes entourés de champs de maïs et de tournesol, nous passons sous le pont de l’autoroute A10. Au fond, nous apercevons un TGV qui file, sur la voie ferroviaire. Nous voici à Maillé, qui est un village martyr de la seconde guerre mondiale, dont voici la présentation :

Le massacre de Maillé est le meurtre, le 25 août 1944, pendant la Seconde Guerre mondiale, de 124 des 500habitants, [2] de la commune française de Maillé en Indre-et-Loire. À la suite d’une embuscade quelques jours avant et en représailles aux actions de la résistance locale contre l’occupant allemand, des troupes allemandes commirent un massacre contre les civils de Maillé. Contrairement à Oradour-sur-Glane, le village a été reconstruit à l’identique après la guerre.
 Le village, situé proche de la ligne de démarcation à 40km au sud de Tours, 30km au nord de Châtellerault et 1,5km de Nouâtre (camp de l’intendance militaire allemande gardé par 300 soldats), est sur deux axes de communication importants, la voie ferrée Paris-Bordeaux et la route nationale 10 qui voient passer 100000soldats allemands entre mi-août et fin août 1944. Contrairement à Oradour-sur-Glane, les environs de Maillé sont le théâtre d’opérations de résistance, notamment celle de l’abbé Henri Péan qui fédère différents réseaux de résistance.
 En août 1944, la ligne Paris-Bordeaux est sabotée trois fois près de Maillé. Le 11 août, les habitants aident un pilote canadien dont l’avion a été abattu à se cacher et à s’enfuir; il n’est pas retrouvé par l’occupant. Le 21 août, les Allemands interceptent un parachutage d’armes dans la région proche et des fouilles dans le village de Draché ne donnent pas de résultat. Le 24 août au soir, des accrochages entre des FFI et des Allemands à bord de deux véhicules ont lieu au nord de la commune de Maillé, faisant probablement des victimes du côté des Allemands. Dans la nuit, le sous-lieutenant, Gustav Schlüter, responsable du poste allemand de Sainte-Maure-de-Touraine, avertit le lieutenant-colonel Stenger, Feldkommandant de Tours, et reçoit vraisemblablement l’ordre d’exercer des représailles.
 Le lendemain matin, jour de la libération de Paris, une escadrille alliée bombarde à Maillé un convoi militaire et des pièces de DCA de 88mm de la Luftwaffe. Peu après, l’accès à Maillé est bloqué par les forces allemandes. «Au sud-ouest, une cinquantaine de militaires [allemands] commence le massacre dans les première fermes. Tout ce qui se présente devant eux, hommes, femmes, enfants et animaux est abattu.» Puis ils pénètrent dans le village et poursuivent la tuerie et mettent systématiquement le feu aux bâtiments. Les assassins quittent le village vers midi, mais des sentinelles empêchent les survivants de quitter leurs cachettes. Deux heures plus tard, une pièce de 88 pilonne le bourg, tirant 80obus. Sur les 60habitations que compte Maillé, 52 sont détruites.
 Un quart des habitants du bourg, soit 124[2] sur 500[1], sont tués directement par les soldats, «parfois à la baïonnette, ou périssent dans les incendies. Parmi les victimes, âgées de 3mois à 89 ans, on dénombre 40hommes, 42femmes et 44enfants de moins de 14ans. Les Allemands revendiquent les représailles en laissant deux billets qui précisent: «C’est la punission des terroristes et leur assistants» (sic) (C’est la punition de terroristes et de leurs assistants) fournissant un «preuve tangible de leur volonté délibérée de vengeance.
 Le 27 août, devant Ferdinand Musso, préfet d’Indre-et-Loire, le lieutenant-colonel Stenger, reconnaît avoir donné l’ordre des représailles tout en déclarant que ses consignes auraient été outrepassées.
 L’entraide de particuliers ou d’organisations locales ou nationales, ainsi que l’Afrique-Équatoriale française qui réalise une importante souscription pour le village, permet la reconstruction rapide de Maillé. Les maisons reconstruites in situ sont un rappel de la destruction du village. Tous les bâtiments ont été réédifiés selon le même ordonnancement: murs en moellons blancs alignés, toits en ardoises pour les particuliers et en tuiles pour les édifices communaux.
 Pour commémorer ce drame, dès l’immédiate après-guerre, une plaque est posée sur la mairie, un monument édifié sur la nationale10 (sur la commune de Draché), une stèle dans l’église, une plaque sur la gare du village. Au début des années 1950, une pierre avec pour seule mention «25 août 1944» est posée dans le petit square du village. À la fin des années 1970, lors de la construction de l’autoroute A10 traversant le territoire de la commune, un monument est construit sur une aire à proximité de Maillé. Ce n’est qu’en 1984 qu’un monument est réalisé dans le cimetière, mentionnant l’ensemble des noms des massacrés avec leurs âges. Une cérémonie commémorative se déroule chaque 25 août.
 Deux expositions ont été réalisées par les Archives du département. La première a été organisée à l’occasion du cinquantième anniversaire du massacre, le 25 août 1994, la deuxième en 2000[7]. Depuis le 9 mars 2006, la Maison du souvenir a ouvert ses portes dans la commune de Maillé, dans le café Métais. Elle permet d’accueillir un public scolaire et non-scolaire autour de certains thèmes relatifs au massacre de Maillé.
 La principale ressource bibliographique est le livre de Mémoires de l’abbé Payon, édité en 1945, réédité en 1974 puis en 1993 par le Conseil général d’Indre-et-Loire.
 Selon Christophe Prime, historien au Mémorial de Caen, «La mémoire collective s’était construite autour d’Oradour-sur-Glane et ses 642villageois exécutés le 10 juin 1944 par les SS de la division Das Reich. Après la guerre, il fallait évacuer le passé pour reconstruire et se reconstruire». De plus le massacre le jour même de la libération de Paris ainsi que la reconstruction rapide (absence de ruines comme??? à Oradour) expliquent le relatif oubli du massacre dans la mémoire collective.
 Le président de la République Nicolas Sarkozy s’est rendu à Maillé le 25 août 2008, en présence de Jean-Marie Bockel (secrétaire d’État à la Défense et aux Anciens combattants), et d’Hervé Novelli (secrétaire d’État aux PME, président de la Communauté de communes du Pays de Richelieu et élu de la quatrième circonscription d’Indre-et-Loire dont fait partie Maillé).
 Selon un document des archives départementales découvert après 1995, le sous-lieutenant Gustav Schlüter a été condamné à mort par contumace par le tribunal militaire de Bordeaux en 1952, lors d’un procès sans témoin. Il est mort chez lui en Allemagne en 1965, sans être inquiété. Pour Sébastion Cheverau et Luc Forlivesi, le rôle exact de Schlüter n’est pas éclairci: «[...] un «simple» sous-lieutenant aurait-il pu organiser tout seul le déplacement d’une centaine d’hommes ainsi que de deux canons de DCA, pour des représailles alors que la Feldkommandantur préparait activement son départ du département?» Le rôle des soldats du camp de Nouâtre tout proche et de leurs chefs n’est pas non plus entièrement éclairci, bien que ceux-ci ont servi de sentinelles en encerclant le village et ont empêché la fuite de ses habitants, ils ont été mis hors de cause par les enquêteurs concernant le massacre lui-même. Pour ces deux auteurs, les participants au massacre proviennent de différentes unités de l’armée allemande, dont la Luftwaffe du fait de l’utilisation de canons de DCA pour raser le village.
 Les crimes de guerre étant imprescriptibles en Allemagne —la justice allemande possède un droit d’initiative en ce domaine— et l’unité responsable du massacre n’étant pas formellement identifiée, le procureur général de Dortmund, Ulrich Maass, rouvre officiellement une enquête le 1er août 2005, qui justifie sa visite à Maillé en juillet 2008. L’historien Peter Lieb estime qu’il est très probable que les responsables soient des hommes du Feld-Ersatz-Bataillon (bataillon de réserve) de la 17e Panzer Grenadier Division SS Götz von Berlichingen, cantonné à Châtellerault. Ainsi, cet historien a montré que près de 700 soldats de cette unité de la SS stationnaient encore à Châtellerault le 29 août et que leur chef aurait été blessé dans une embuscade près de Thouars, le 19 août. La participation de ces SS au massacre pourrait partiellement en expliquer la violence. Cette hypothèse a été confirmée par Ulrich Maass, qui a déclaré, le 9 octobre 2008 qu’il était pratiquement sûr que le massacre avait été perpétré par un bataillon de SS basé à Châtellerault. Il s’est basé sur des documents de la Gestapo qui se trouvaient dans les archives de la ville de Tours et du département. Il a indiqué avoir retrouvé les noms de trois sous-officiers allemands qui auraient pu jouer un rôle. Deux sont morts en 1952 et en 1965 et le sort du troisième est encore inconnu. Le procureur a demandé à pouvoir consulter les archives de Fontainebleau.

Nous longeons la voie ferrée, nous la traversons en passant dans un souterrain, puis nous traversons Maillé, nous passons devant le mémorial du massacre du 25 août 1944. Nous nous retrouvons dans une zone champêtre, un lieu dit, la Poulinière, est matérialisé par quelques maisons. Nous abordons la commune de la Celle Saint-Avant, dont voici la présentation :

La Celle-Saint-Avant est une commune française du département d’Indre-et-Loire, dans la région Centre. 
Ses habitants sont appelés les Cellois. La commune compte 1025 habitants, elle s’étend sur 17 kilomètres carrés, et s’étale entre 37 et 103 mètres d’altitude. 
La commune appartient à l’arrondissement de Loches et au canton de Descartes. Elle est au sud du département d’Indre-et-Loire, sur les voies qui relient son chef-lieu Tours à Châtellerault dans le département de la Vienne. La commune, à 9km au nord-ouest de Descartes, centre de perception, est au nord de la rivière Creuse, qui, à Port-de-Piles en face de La Celle Saint-Avant et en particulier du hameau riverain du Corps de Garde, s’approche de sa confluence avec la Vienne, au Bec-des-Eaux équipé d’un grand barrage. 
Le territoire communal s’étend sur 17,8km2. Le terroir rural entre 60 et 102m d’altitude est constitué des belles terres plates de la vallée alluviale et des premières buttes boisées qui annoncent les bas-plateaux calcaires au sol pauvre à falun de Sainte-Maure-de-Touraine. Elle possède une zone industrielle. 
La population est stable depuis quelques décennies. La commune comptait 1033 habitants en 1978. Elle compte 1080 cellois et affiche une densité de 60,7 habitants par km2 en 2000. 
Sur une coupe théorique nord-sud de part et d’autre du val de Creuse, par exemple Celle Saint-Avant à Port-de-Pile, ou mieux sur une coupe est-ouest de la vallée plus échancrée de la Vienne, par exemple Celle Saint-Avant à nord de Ports, le géologue retrouve, en partie masqués par les imposantes terrasses fluviales des périodes les plus récentes, les terrains caractéristiques de Touraine. 
D’abord la craie turonienne, blanche sur le rebord des vallées qui ont gardé leurs falaises comme sur les rives méridionales de la basse Creuse, notamment à Port-de-Piles l’ancienne petite ville portuaire poitevine. Les molles ondulations caractérisent toute le Richelais ou petit pays de Richelieu, ainsi que la vallée aux très faibles pentes de la Vienne. 
Les terres fortes argileuses, comportant les argiles à silex déposées à l’Eocène. 
les cailloutis à chailles puis les calcaires d’eau douce, qui recouvrent les plateau de Champeigne entre Cher et Indre. 
les terres à faluns, déposées par la mer des Faluns, au Miocène. 
La Celle-saint-Avant appartient à des terres marginales à la fois aux confins de la Touraine et aux portes du Poitou[2]. Mise à part l’enclave poitevine dans la basse vallée de la Creuse, les deux rives de la Creuse, et donc la rive méridionale de Buxeuil à Tournon-Saint-Martin ouvrant l’accès à la Brenne, ont appartenu à la Touraine. Les bonnes communes rurales d’Indre-et-Loire au sud d’une ligne de Loches à Sainte-Maure ont été longtemps les gardiennes discrètes des traditions tourangelles. 
Le val de Creuse, caractérisé par ses peupliers d’Italie, est une terre agricole: blé, fourrages, autrefois choux et topinambours. La vallée de la Vienne a été, lorsque la batellerie et le flottage y étaient prospères, une terre de grande richesse, comme l’atteste le cartulaire de l’abbaye de Noyers. 
Le bon pays des grandes comme des plus modestes vallées adjacentes, montrait en 1860 partout des fermes spacieuses, des granges à larges auvent et des logis à pignon couvert de tuiles plates. Terres de blé et surtout de froment, de fourrages articiels à plusieurs coupes dans l’année, trèfle sur sols argileux, sainfoin sur sols crayeux, fermes aux gros élevages, bovins et porcs du Lochois, engraissant oies blanches et gélines noires, vendangeant les vignes des coteaux ou des aubuis formé de dépôts marno-calcaire et vinifiant un blanc sec, terres de pâturages, de prairies de fauche, de maraîchage et(ou) d’arboriculture fruitière dans les varennes ou vallons plats arrosés par les vèdes ou petits ruisseaux, mais aussi hautes terres d’élevage caprin au abords des landes à bruyères sur les pauvres plateaux recouverts d’argiles à silex. 
Les mutations entre les années 1830 et 1930 sont saisissantes. Les plateaux autrefois mal peuplé ont accru le terroir agricole, adapté sur les faluns ou terres à faluns légères, les bournais ou terres argileuses collantes, les perruches ou terres légères à silex; les landas à la carapace siliceuse impropre aux cultures, porteuses de landes ou reboisé en chênaies. La perte démographique est souvent de l’ordre de 10%, rarement 20%.
Les grandes vallées ont par contre avec la fin des échanges nautiques et le développement du chemin de fer subi une vidange démographique de l’ordre de 35%, parfois dépassant localement la moitié. Des communes ont été supprimées tel Noyers, centre prestigieux de l’abbaye homonyme, rattaché à Nouâtre. 
La Celle-Saint-Avant désigne probablement le couvent ou le refuge d’un saint mérovingien ou à la fin du Bas-Empire nommé Adventius. Le sanctuaire entretenu par les moines de Noyers s’appelle cella sancti adventi. 
La commune il y a 150 ans s’écrivait Selle-saint-Avant dans les actes administratifs, en référence à une étymologie populaire de l’époque moderne indiquant un relais de chevaux de selle ou la forme de la butte. 
Si une occupation celte au premier âge du fer est attestée par un tumulus, les soubassements d’un domaine gallo-romain à l’Aunaye, un sanctuaire du Bas-Empire, préservé et dédié à saint Adventius, rénové en église par les moines de l’abbaye de Noyers au XIesiècle, l’encadrement seigneurial des terres par la châtellenie de Nouâtre, puis de La Tourballière assurent la continuité d’une densité d’occupation à ce site de passage[3]. Le village actuel, et précisément au sud son écart Le Corps de Garde, est sur le tracé quasi-rectiligne de la voie romaine de Caesarodunum à Limonum. Les constructions de voies sont actives surtout entre 80 et 160 entre les récentes cités cosmopolites du premier Empire. 
Par une réaffectation identitaire des Turoni au nord et Pictavi au sud, peuplades qui connaissent une forte croissance au cours du second ou Bas Empire, les cités muent et changent leur nom. Ainsi né Caesarodunum Turonum qui deviendra Tours. Limonum, paradoxalement ancien site de hauteur celte, perd son nom et s’efface devant Poitiers et l’influence pictave[4]. Il semble que la croissance picte, plus forte, ait débordé sur les terroirs méridionaux de la cité tourangelle, d’où les lignages communs au sud de Sainte-Maure et au nord de Châtellerault. 
Celle-Saint-Avant, comme le nom l’indique, est probablement une fraction d’un ban neustrien vers 680 à la fin de l’époque mérovingienne. Ce dernier est ensuite émietté entre une multitude de possesseurs féodaux en rivalité. Toute cette région frontalière avec le Poitou se caractérise par des fermes et villages fortifiés[5]. Port-de-Pile sur l’axe routier reste une singulière avancée poitevine à l’aval de la rive méridionale de la Creuse, qui conflue avec la Vienne au Bec des deux Eaux. Les chemins saint Jacques, au trafic croissant, attestent le relatif déclin de la voie romaine, un chemin vient d’Amboise et franchit la Creuse à la Haye Descartes. 
Elle ne devient une paroisse du diocèse de Tours qu’au XIIIesiècle. Les Huguenots remontent les axes de passage de leurs bons Pays du Sud-Ouest et suscitent des vocations surtout entre 1560 et 1580, non sans troubler l’ordre religieux, dévaster les églises et détruire statuaire et symbole catholiques trop ostensibles. 
Une route des postes prioritaires est attestée en 1632 entre Tours et Châtellerault. Celle saint Avant n’est-elle qu’un modeste relais? Il semble qu’elle soit plus importante. 
C’est le long de ce même axe que les ingénieurs du corps des Ponts-et-Chaussées déterminent le tracé ferroviaire. 
Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de La Selle-Avant ou Lasselle-Avant. 
La vieille bourgade a longtemps conservé un corps de garde, apparemment vestige de fortifications médiévales. Intégré par une enceinte commune et extérieur à l’îlot religieux saint Avant surélevé à environ 1km au nord, il protège marchands et pérégrins. En 1990, le lieu-dit Le Corps de Garde correspond à un ancien croisement routier, où passe uniquement le départementale 912 à grande fréquentation en contrebas du vieux village. En 1850 il y a encore une auberge, des greniers et des jardins. 
Au milieu des années 1850, l’intense et folle activité liée à l’installation de la ligne de chemin de fer trouble la paix de la contrée rurale. Une station à un embranchement ferroviaire et des camps éphémères d’ouvriers s’installent près de la petite bourgade. Le désenclavement ferroviaire et routier accélère dans un premier temps l’émigration vers la ville. Quelques jeunes filles, chamboulant les codes d’alliances matrimoniales de la vieille bourgade, épousent en 1857 des jeunes ouvriers ou techniciens du chantier, principalement venus de la Grande Aquitaine et dont les sièges d’entreprises sont basés à La Rochelle. 
Pendant l’Empire libéral, l’essor démographique ne reprend que faiblement. La voie ferroviaire fait passer un intense trafic qui, depuis Bordeaux gagne Paris, par Poitiers et Tours. Le port bordelais en croissance, domine les autres ports plus modestes La Rochelle et Rochefort. 
La commune de Selle-Saint-Avant fait partie du canton de La Haye-Descartes, dans la partie sud-ouest de l’arrondissement de Loches. Située à 34km de Loches à l’extrémité occidentale de l’arrondissement administratif, elle est bien mieux desservie par le double axe routier et ferroviaire Tours-Poitiers ou même encore par la vieille batellerie des rivières Creuse et Vienne, qui accentue son irrémédiable déclin. 
L’hiver de la guerre de 1870-71 surprend les habitants autant par la rigueur climatique que par l’irruption d’une brutalité oubliée. Quelques habitants peuvent observer dès le 11 décembre 1870 la fuite chaotique du gouvernement républicain de Tours vers Bordeaux. Le chef-lieu du département abandonné après la folle levée en masse de soldats inexpérimentés, s’installent partout l’incertitude, les pénuries et les violences et brimades d’un arrière front en débandade. Surgit quelques semaines plus tard une armée ennemie, indolente et parfois surprenamment mobile, en tous cas prompte à venger avec férocité le moindre affront à ses hommes. 
Alors que le 18 janvier 1871, les troupes du général prussien Hartmann occupent Tours, l’avant-garde allemande a déjà investi le sud du département d’Indre-et-Loire et contrôle les voies de passage menant à La Celle-Saint-Avant. Les troupes allemandes prennent une position défensive en face de la rivière Creuse, où se terrent les troupes françaises frigorifiées pendant les deux dernières semaines de la guerre[8]. 
La fin de février, confirmée par le printemps 1871, apporte le retour de la paix campagnarde. Les vestiges de la guerre s’effacent et l’économie reprend un cours précipité. 
L’aménagement de la route départementale RD 910, ancienne nationale 10, s’impose aux élus pour des raisons quotidiennes de sécurité. Les années 2007-2008 ont été marquées par l’énorme projet de transport TGV sud-Europe atlantique, nommé LGV et imposé par l’État. La commune traversée par le tracé LGV a animé un tour de fronde vaine, assez généralisée entre Poitou et Touraine, contre cette nouvelle réalisation qui segmentera un peu plus l’espace local confiné entre les voies de passage et surtout coupera les exploitations agricoles. 
La gare de Port-de-Piles, construite sur la rive droite de Creuse, donc sur la commune. 
Église Saint-Avant XI.me siècle et XII.me siècle (Inscrit Monument Historique). L’église, restaurée au XIXesiècle, dont le portail aux trois voussures en plein cintre et le chevet semi-circulaire contiennent des chapiteaux et des modillons sculptés.

Nous passons sur un pont, sous lequel passe la ligne Tours à Bordeaux, puis sur le pont qui franchit la Creuse. Ile délimite 2 départements, l’Indre-et-Loire que nous venons de parcourir, et la Vienne que nous allons découvrir. Nous changeons, donc aussi, de région, nous passons de la région centre, à celle de Poitou Charente. Voici les présentations de la région Poitou Charente et du département de la Vienne :

Poitou-Charentes est une des 22 régions administratives de la France métropolitaine. Elle regroupe quatre départements: Charente, Charente-Maritime, Deux-Sèvres et Vienne, issus des anciennes provinces d’Angoumois, d’Aunis, d’une partie du Poitou (Haut-Poitou) et de Saintonge. Elle a pour capitale Poitiers, plus grande ville et unité urbaine de la région. Les autres villes importantes sont La Rochelle, Niort, Angoulême, Châtellerault, Saintes, Rochefort et Royan. 
Située dans le Grand Sud-Ouest français[1], elle regroupe une population de 1777773 habitants en 2011[2], appelés Picto-Charentais (nom formé à partir du peuple gaulois des Pictons), population répartie sur 25809km², soit une densité moyenne de 69hab/km². Il existe cependant d’importantes disparités entre des territoires agricoles marqués par une certaine déprise démographique, des régions littorales en croissance constante (Aunis, îles de Ré et d’Oléron, Côte de Beauté) et des agglomérations souvent densément peuplées. 
Cette région marquée par la ruralité est réputée pour ses vignobles, qui produisent cognac, pineau des Charentes mais aussi vins du Haut-Poitou, ses produits maraîchers (melons, dont elle est la première région productrice au niveau national[3]) ou ses productions laitières (fromages de chèvre et de vache, beurre de Charentes-Poitou). Le tourisme, notamment balnéaire, constitue un pan important de l’économie locale, de même que les services. La région compte deux universités (Poitiers et La Rochelle), quatre pôles universitaires décentralisés (Angoulême, Niort, Royan et Châtellerault), deux écoles supérieures de commerce, sept écoles d’ingénieur et plusieurs pôles de recherche et de transfert de technologie. 
Poitou-Charentes est délimitée par le Centre et les Pays de la Loire au nord, le Limousin à l’est et l’Aquitaine au sud. Sa bordure occidentale s’ouvre sur l’océan Atlantique et sur l’estuaire de la Gironde, plus vaste estuaire d’Europe, lui offrant une large façade maritime. Les bas plateaux formés de roches calcaires d’âge jurassique sont souvent recouverts de dépôts argileux ou siliceux répandus au tertiaire depuis les massifs anciens voisins. Leurs sols sont peu fertiles et portent des forêts et des landes (brandes), ainsi que des cultures ou des prairies sur les argiles à châtaigniers de l’ouest. Ces plateaux sont localement entaillés par les vallées peu encaissées des cours d’eau rejoignant au nord la Loire et au sud la Charente. Dans les plaines de terrains calcaires plus tendres (Crétacé), situées en avant des plateaux précédents, les formes de relief s’adoucissent. 
Dans le Châtelleraudais et l’Angoumois, le relief de cuestas prédomine et côtoie les plaines voisines comme celles de Neuville et de Matha. 
Sur le littoral atlantique où la région dispose d’une vaste façade maritime et estuarienne, des zones de marais aménagés, la grande majorité poldérisés au XIXesiècle, alternent avec la plaine calcaire de l’Aunis et le plateau gréseux de la Saintonge. De l’embouchure de la Sèvre niortaise, au nord, jusqu’à celle de la Seudre, au sud, se succèdent le Marais poitevin, le marais de Rochefort et le marais de Brouage. De part et d’autre de l’estuaire de la Seudre jusqu’à l’estuaire de la Gironde s’individualisent les marais de la Seudre et une partie des marais girondins, au sud de Mortagne-sur-Gironde sur la rive droite de l’estuaire. 
Sur les sols les moins fertiles, forêts et prairies couvrent de grands espaces, souvent bocagers. À l’inverse, les labours dominent dans les plaines découvertes constituant les paysages d’openfield caractéristiques appelés «campagnes». 
De par sa position biogéographique, l’écopotentialité de la région est importante. Les zones humides d’importances se sont cependant dégradés depuis le début du XXesiècle. Les marais se différencient selon qu’ils ont été drainés (marais dits «desséchés») ou non (marais «mouillés»), et suivant leur état de culture ou d’abandon. Le Marais gât regroupe des marais convertis en prairies. Ayant souvent succédé à des marais salants, certains, près du rivage, ont été transformés en parcs à huîtres. Des forêts de pins couvrent de petits secteurs littoraux méridionaux (forêt de la Coubre) ou de l’intérieur (Double saintongeaise). 
Le littoral est concerné par la surpêche de certaines espèces: 28 stocks de population de poissons sur 34 sont en mauvais état, voire en très mauvais état dans le golfe de Gascogne. La population de sole commune (Solea solea) par exemple est surexploitée[10]. La biomasse des géniteurs est en baisse depuis 1993 et les captures portent de plus en plus sur les classes jeunes. L’anguille européenne est aussi menacée par une sur-pêche en estuaire et le braconnage des civelles et par la pollution de l’eau. En Poitou-Charentes, cette espèce autrefois parmi les plus communes est depuis peu classée dans la liste rouge des espèces piscicoles menacées. 
En mai 2011, la région et la DREAL ont commencé à élaborer leur SRCE[11], avec un site[12] consacré à la Trame verte et bleue régionale. 
Les habitants de Poitou-Charentes sont les Picto-Charentais. 
La population, après un déclin dû à l’exode rural, connaît une augmentation légère mais continue, due pour l’essentiel au solde migratoire. Si jusque dans les années 1990, seuls la Charente-Maritime et la Vienne voyaient leur population augmenter, c’est désormais le cas dans les 4 départements de la région. En 2006, la population de Poitou-Charentes était de 1724123 habitants, soit 84000 de plus qu’au dernier recensement de 1999. Depuis 1999, la région a progressé au rythme de 0,74%, pourcentage dû essentiellement à l’immigration, l’accroissement naturel étant un des plus faibles du pays. 
Ainsi en 2006, selon l’Insee[13], 165000 personnes résidant dans la région n’y habitaient pas 5 ans auparavant, ce qui signifie que près de 10% de la population résidente s’est installée dans la région depuis moins de 5 ans (soit 2 points de plus que la moyenne des régions de métropole). Poitou-Charentes est ainsi la 3e région française sur ce critère d’attractivité résidentielle. La région occupe d’ailleurs le 1er rang pour sa part de nouveaux arrivants pour les cadres, les artisans et les commerçants. Une forte proportion (87%) des nouveaux résidants de la région viennent d’une autre région de France, et 21000 viennent de l’étranger, dont 41% de ressortissants britanniques (la proportion atteignant 61% en Charente et 50% en Deux-Sèvres). 
Parallèlement, toujours selon l’Insee, près de 109000 personnes ont quitté Poitou-Charentes et habitent dans une autre région française. Au jeu des migrations avec le reste de la France, la région est donc gagnante: le solde des migrations internes est de 35000 personnes, soit 7000 par an. La région gagne en moyenne 44 personnes par an pour 10000 habitants grâce aux échanges avec le reste de la France, ce qui la place au 6e rang des régions françaises pour son taux de migration interne. 
Tous les départements n’ont cependant pas le même niveau d’attractivité: ainsi la Charente-Maritime est de loin le département le plus attractif de la région, et enregistre près de 5000 nouvelles personnes du seul fait des migrations avec le reste de la France. Suivent la Vienne, qui attire principalement des étudiants, et les Deux-Sèvres. La Charente présente un solde migratoire avec le reste de la France quasi-nul. 
La population rurale reste majoritaire dans les Deux-Sèvres et en Charente. Globalement dans la région, les agglomérations ont bénéficié de soldes démographiques positifs. Au dernier recensement de 2006, si dans certains cantons les plus ruraux la population continue de diminuer dangereusement (départ des éléments les plus jeunes), dans l’ensemble la population s’accroit même dans les zones rurales. Les nouvelles facilités de communication (TGV, autoroutes A10 et A83) permettent d’aller travailler dans les grandes villes, pas nécessairement celles de la Région (Angers, Tours, Limoges, Bordeaux, Nantes, voire Paris). Le fait nouveau depuis les années 1980, par rapport à la croissance de la banlieue proche lors des années 1960 et 70, est le déplacement de cette croissance en périphérie de plus en plus éloignée. Ce phénomène de rurbanisation ne concerne pas que les quatre principales agglomérations de Poitou-Charentes, il touche également les villes moyennes comme Saintes, Rochefort, Châtellerault, s’étendant dans un rayon qui dépasse les 20km alentour, voire 30km pour les plus grandes agglomérations. 
Poitou-Charentes est l’une des seules régions dans l’Ouest à ne pas posséder de grande métropole qui tire la région vers le haut (ex: Tours pour le Centre, Angers et Nantes en Pays de la Loire, Bordeaux en Aquitaine). Cela se ressent fortement au niveau démographique, comme évoqué ci-dessus. Bien que Niort soit la quatrième place financière française[14] derrière Paris, Lyon et Lille, elle reste méconnue notamment par sa qualité de ville moyenne – 60000 habitants. 
La viticulture est fortement orientée vers la production de cognac; le pineau des Charentes est également un débouché important. La fin programmée de l’exception de la double affectation parcellaire des terrains viticoles a poussé la région à promouvoir le vin de pays charentais. Il rencontre un succès très appréciable, compte tenu de la proximité du bordelais. Dans le nord de la région s’étend le vignoble du Haut-Poitou. 
La maïsiculture irriguée dominante est durement touchée par la sécheresse notamment en Deux-Sèvres et en Charente-Maritime. 
La production d’huîtres à Marennes-Oléron occupe une bonne partie du littoral maritime. 
Le développement du tourisme est une direction visiblement choisie par les administrations locales, avec le soutien au développement de parc à thèmes (Futuroscope, l’Ile aux serpents, la Vallée des singes, etc.). Le Parc du Futuroscope près de Poitiers, ainsi que le Zoo de La Palmyre près de Royan, représentent à eux deux 50% des recettes touristiques de la région. 
Le choix du tourisme est une alternative de compensation importante à la perte d’emplois industriels. 
Les services sont particulièrement bien représentés avec la présence de sièges de société d’assurance à Niort et de centres d’appel à La Rochelle. 
Des grands secteurs de l’économie régionale qui ont le plus évolué depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, c’est l’agriculture qui vient en tête. L’abandon de la profession par de nombreux exploitants trop âgés pour cultiver leurs terres ou trop jeunes – et donc en difficulté pour en acquérir de nouvelles -, le regroupement des exploitations entre quelques mains et la mécanisation ont conduit à une spécialisation aux dépens de la polyculture, pourtant de tradition dans nombre de régions du Centre-Ouest. 
Chaque ferme, souvent de petite dimension, se livrait autrefois à des cultures variées (céréales, plantes fourragères, vigne, arbres fruitiers) et à l’élevage (vaches, porcs, moutons, chèvres, volailles et ânes – baudet du Poitou notamment). Aujourd’hui, une exploitation de 30 à 50ha se consacre à la culture de deux ou trois produits: céréales (blé ou maïs), oléagineux (tournesol ou colza), tabac dans quelques terroirs favorisés de la Vienne, vigne en Charente (pour la distillation) et dans quelques secteurs donnant des vins de qualité supérieure (plaine de Neuville), exceptionnellement d’appellation d’origine contrôlée (AOC), comme au nord de la Vienne et des Deux-Sèvres (appartenant aux vignobles du Val de Loire). Suivant les endroits, l’élevage du gros bétail est pratiqué pour la fourniture de lait ou de viande (race bovine parthenaise, originaire de Parthenay), avec recours aux plantes fourragères et de plus en plus aux aliments composés. 
Les élevages ovins et caprins, le plus souvent en plein air, fournissent agneaux et fromages de chèvre réputés (chabichou). 
Bon an mal an, la région se situe aux premières places des producteurs français pour le lait de chèvre, le blé, le tournesol, le tabac et les graines de plantes fourragères. 
Parmi les produits d’appellation d’origine contrôlée ou d’indication géographique protégée enregistrés auprès de l’INAO Poitou-Charentes produit notamment : 
le Beurre des Charentes-Poitou avec des zonages plus restrictifs pour les Charentes et les Deux-Sèvres (Décret du 29/08/1979) 
le Chabichou du Poitou (Décret du 29/06/1990 modifié) 
le Cognac (Décret n° 2009-1146 du 21 septembre 2009) 
le Pineau des Charentes blanc ou rouge (Décret n° 2009-1132 du 18 septembre 2009) 
l’Agneau de Poitou-Charentes (N° national du dossier: IG/03/98) 
les Volailles du Val de Sèvres (N° National du dossier: IG/29/94) 
le Melon du Haut-Poitou (N° National du dossier IG/14/95) 
les Huitres de Marennes – Oléron (N° CEE: FR-PGI-005-591/16.02.2007) 
Les eaux-de-vie obtenues dans la région d’appellation pour la fabrication du célèbre cognac, après une période de vieillissement dans les chais d’au moins trois ans, sont exportées dans le monde entier par les grandes maisons de négociants. Le pineau des Charentes est l’autre fleuron régional. 
Cette activité à laquelle se livrent quelques ports du littoral, principalement ceux de la Cotinière et de La Rochelle-La Pallice, ne connaît plus le même succès qu’autrefois. L’ostréiculture est toujours en plein essor dans le bassin de Marennes-Oléron, le premier de France pour les quantités expédiées. La mytiliculture prospère sur le littoral d’Aunis. L’aquaculture, avec l’élevage d’autres coquillages et de poissons, en est encore à ses débuts. 
Les collectes effectuées par les laiteries coopératives ou privées ont donné naissance, depuis un siècle, à une importante production de beurre, de fromages et de produits dérivés (poudre de lait), plaçant l’agroalimentaire à un niveau convenable. L’abattage des bêtes d’élevage n’a, en revanche, pas entraîné une grande industrie de traitement de la viande. D’anciennes industries ont dû se spécialiser pour survivre: la papeterie charentaise fournit aujourd’hui des papiers spéciaux, des scieries traitent des grumes importées pour en faire des panneaux de contreplaqués et d’agglomérés. 
Les industries extractives sont particulièrement bien représentées, la géologie y permettant une grande variété d’exploitations. Les deux-sèvres, riches en roches dures de type diorite, fournissent les granulats pour la viabilité et le ballast des lignes à grande vitesse. La rareté de ces roches font que ces matériaux descendent jusqu’à Bordeaux ou remontent à Paris. Les roches sédimentaires (calcaire) que l’on trouve en Charente et Charente-Maritime sont exploitées pour en faire de la pierre de taille, des matériaux de terrassement, des charges minérales pour des applications industrielles ou agricoles, ou du ciment. Poitou-Charentes compte 3 cimenteries: Airvault, la Couronne et Bussac-Forêt. On peut y ajouter l’extraction de sables alluvionnaires et de sables marins qui servent à la production de béton. 
Les industries des matériaux de construction (briques, tuiles, produits réfractaires…), quelques branches de la chimie et surtout les industries mécaniques – allant de l’électrotechnique au matériel de transport (voitures de chemins de fer, TGV, pièces détachées pour automobiles, avions, bateaux de plaisance), en passant par des engins pour la défense nationale – complètent la gamme des activités régionales. La réussite de quelques firmes a intéressé des sociétés étrangères; certaines ont pris des participations dans leur capital, voire les ont totalement absorbées. 
Poitou-Charentes est une région de transit sur l’axe Paris-Bordeaux et Centre-Europe Atlantique, mais également une destination touristique (Royan, marais poitevin, etc.). Son rôle de région de transit l’implique notamment dans le développement de la liaison TGV Paris-Bordeaux-Espagne-Toulouse. Son rôle de région touristique la pousse à développer les infrastructures routières «terminales»: mise à deux voies de la liaison Autoroute-Royan, autoroute de La Rochelle, contournement de Royan. 
Poitou-Charentes est traversée du nord au sud par la route nationale 10, voie historique de l’axe Paris-Bordeaux, dédoublée il y a quelques années par l’autoroute A10 dont le tracé a été décalé à l’ouest pour des raisons économiques et touristiques. Privant ainsi le département de la Charente et Angoulême (1re ville du département en termes de population) de l’autoroute. Depuis l’ouverture de l’A10, la promesse a été faite que la Nationale 10 serait intégralement mise en 2×2 voies rapidement, ce qui n’est toujours pas le cas aujourd’hui (prévue pour 2015[16]). L’autoroute A10 dessert des grandes villes de la région telles que Châtellerault, Poitiers, Niort, Saintes. L’essentiel du réseau autoroutier est géré par les Autoroutes du Sud de la France (ASF) et une petite partie par Cofiroute. Les ASF décomposent leur réseau dans la région en trois tronçons d’une centaine de kilomètres cumulés chacun: 
Niort, qui comprend une partie de l’A83; 
Saintes, qui comprend le petit tronçon de l’A837; 
Ambarès. 
À titre indicatif, en 2005 on a pu relever sur chacun des tronçons: 
Niort: 4,2 millions de transactions pour un montant avoisinant 90 millions d’euros; 
Saintes: 5,4 millions de transactions pour un montant avoisinant 50 millions d’euros; 
Ambarès: 6,5 millions de transactions pour un montant avoisinant 55 millions d’euros. 
Il y a aussi la ligne TGV Paris- Bordeaux qui dessert Poitiers et Angoulême et la ligne Atlantique La Rochelle-Paris (via Niort, Saint-Maixent-l’École et Poitiers), qui permet de rejoindre la gare de Paris-Montparnasse. 
Le tourisme régional est largement dominé par le littoral de la Charente-Maritime qui draine la majorité des touristes de la région. 
La façade atlantique a suscité dès le XIX.me siècle le développement du tourisme balnéaire, qui est devenu familial au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, attirant à chaque période estivale les habitants des villes du Centre-Ouest et même de toute la France septentrionale. Le domaine insulaire charentais (îles de Ré, d’Oléron et d’Aix) est devenu particulièrement attractif ainsi que les stations balnéaires agréablement aménagées de Royan, Fouras et Châtelaillon-Plage pour ne citer que les plus cotées du littoral charentais. Sur cette côte particulièrement animée en été, La Rochelle fait figure de phare pour toute la région, étant l’une des villes de France les plus visitées aussi bien sur le plan touristique que culturel. 
Pour retenir les touristes qui affluent majoritairement vers la côte atlantique, la région a fourni de gros efforts pour le développement du tourisme culturel, qu’il soit urbain ou rural. À l’intérieur des terres notamment, la région a mis en valeur des monuments historiques prestigieux, sinon dignes d’intérêt (châteaux et manoirs, églises romanes et abbayes, musées et écomusées…) et des sites géographiques remarquables (vallée de la Charente, Marais poitevin, grottes de l’Angoumois…) qu’il est possible de découvrir le long d’itinéraires touristiques balisés. De même, les villes de l’intérieur de la région comme Poitiers, Rochefort, Saintes, Cognac ou Angoulême essaient de retenir ces mêmes touristes grâce à l’excellence de leur patrimoine urbain et historique ou par l’organisation de manifestations culturelles fort originales que sont les nombreux festivals. 
S’il est vrai qu’un grand nombre de vacanciers, dont beaucoup se dirigent plus au sud, ne font qu’une brève étape en région, à l’image de ceux venant visiter le Futuroscope à Poitiers, il n’en reste pas moins que le littoral charentais a fait de la Charente-Maritime la deuxième destination touristique de France. 
L’histoire de Poitou-Charentes en tant qu’entité administrative commence avec la création des Régions, sous le régime de Vichy. La région comprend alors cinq départements, incluant la Vendée, correspondant aux Charentes au sud et au Poitou au nord. Supprimées à la Libération, les régions renaissent en 1956 sous la forme de circonscriptions de programmes d’actions régionales. Poitou-Charentes est alors constituée des quatre départements actuels. 
Cette région, à cheval sur le Sud-Ouest et le Centre-Ouest de la France, qui n’avait jadis aucune homogénéité historique, a été créée pour combler le vide d’influence entre Tours et Bordeaux, en réunissant d’anciennes provinces: une partie du Poitou, Angoumois, Saintonge et Aunis. Poitiers a été choisie comme préfecture, non à cause d’une prééminence quelconque (elle fait alors la même taille que La Rochelle), mais parce qu’elle avait une université. 
Poitou-Charentes est formée de quatre départements qui rassemblent 14 arrondissements administratifs dont 3 dans le département de la Charente, 5 dans celui de la Charente-Maritime, 3 dans celui des Deux-Sèvres et trois également dans celui de la Vienne. 
Les quatre départements picto-charentais regroupent 157 cantons et 1462communes. 
Sur le plan politique, la région est devenue une terre de gauche. En 2004, Mme Ségolène Royal fait basculer à gauche le conseil régional dont elle devient présidente, réalisant le meilleur score du Parti Socialiste en France aux élections régionales cette année-là. 
La région administrative, créée en 1956, regroupe les quatre départements formés à la Révolution française à partir des anciennes provinces du Poitou, de l’Aunis, de la Saintonge et de l’Angoumois. Seule la première a perdu sa partie occidentale, le bas Poitou, devenu département de la Vendée (Pays de la Loire). À l’Angoumois a été rattaché le Confolentais limousin, ainsi qu’une partie de la Saintonge, quelques paroisses du Poitou et du Périgord, pour constituer le département de la Charente. 
Cet ensemble, sans identité historique ni géographique, a été créé pour combler le vide d’influence entre Tours et Bordeaux. Poitiers a été choisie comme préfecture, non à cause d’une prééminence quelconque (elle comptait alors à peu près autant d’habitants que La Rochelle), mais parce qu’elle avait une université. 
Gastronomie : Huîtres de Marennes-Oléron, cognac, pineau des Charentes, beurre AOC, mogettes, cagouilles (escargots), agneau, fromage de chèvre, chabichou…, la liste est loin d’être exhaustive et témoigne de l’extraordinaire richesse gastronomique de Poitou-Charentes. Ici, la nature est généreuse et donne en abondance les produits nécessaires à une cuisine saine et authentique. Réputés pour leur saveur, les fleurons du terroir régalent les gourmets et figurent en bonne place sur les tables des plus grands restaurants. 
cognac: s’étend sur la Charente, la Charente-Maritime et les Deux-Sèvres. Il y a six crus: la Grande Champagne, la Petite Champagne, les Borderies, les Fins Bois, les Bons Bois, les Bois Ordinaires et les Bois Communs. Depuis plus de quatre siècles, cette eau-de-vie au bouquet subtil et délicat constitue la principale richesse de la région. 
pineau des Charentes: il n’est pas seulement le fruit de la vigne, mais aussi celui du hasard. Blanc, rouge ou rosé, fait d’un mélange de subtil jus de raisin des Charentes et de Cognac. 
Vin de pays charentais: vins blancs, rosés et rouges. 
Les vins du Haut-Poitou: les cépages du «Haut-Poitou» sont devenus les indispensables compagnons de la cuisine régionale. 
Le Chardonnay s’harmonise avec les crustacés et les poissons en sauce. Le Sauvignon accompagne aussi bien les fruits de mer que les fromages de chèvre. Le Gamay, léger et fruité, s’accorde avec les cochonnailles et les potées hivernales alors que le Cabernet se sert avec les viandes et les volailles. 
L’angélique: C’est une plante aromatique cultivée traditionnellement dans la région de Niort mais aussi en Charente-Maritime, pour la confiserie et la liquoristerie. 
L’angélique est une plante bisannuelle de la famille des ombellifères pouvant atteindre 2mètres de hauteur en terrain frais et ensoleillé. La plante fleurit lors de la 3e année de végétation. Elle possède des propriétés toniques, stimulantes, digestives et antispasmodique. 
L’angélique se consomme directement ou s’utilise en pâtisserie pour parfumer la galette au beurre. Surnommée «l’herbe des anges» dans les Deux-Sèvres, l’angélique se consommait autrefois pour le goûter accompagnée d’une tartine de pain. 
La liqueur d’angélique est un liquide translucide d’un vert dense contenant 40% d’alcool en volume, très légèrement sirupeux, composé d’angélique de cognac, de sucre (saccharose) et d’eau distillée. La liqueur d’angélique se consomme glacée en digestif aussi bien pure que sur de la glace pilée. Elle est très utilisée dans la préparation de nombreux cocktails, sorbets et desserts. 
Les huîtres de Marennes-Oléron: l’alliance des eaux douces et salées sous un climat ensoleillé fait du bassin de Marennes-Oléron le plus important lieu de production d’huîtres de France et l’unique de France qui pratique la culture en claires. 
Les moules de bouchots: élevées près de Fouras, de Brouage, de Charron, dans les îles de Ré, d’Oléron et en baie de l’Aiguillon. 
Les fruits de la pêche: le poisson fait partie de la culture culinaire régionale. 
Les céteaux se mangent grillés ou meunières. Les barbarins (petits rougets) cuisent dans du gros sel avant d’être dégustés. La sardine «royan» s’apprécie fraîche ou grillée. 
L’agneau de Poitou-Charentes: est issu d’une longue tradition d’élevage pour sa viande dont la qualité et la saveur sont unanimement reconnues. Sa saveur délicate en fait un des plats régionaux parmi les plus appréciés. 
Les vaches de race limousine et parthenaise: la parthenaise est une race bovine issue d’une longue tradition d’élevage. Sa viande «haut de gamme» (certifiée Label rouge) aux muscles volumineux, de couleur appétissante, rouge bien vif, est juteuse et savoureuse en bouche. 
Autres viandes: le «Porc de la Frairie» certifie aux consommateurs un produit de qualité reconnue. Le lapin reste une production de tradition qui place l’élevage de la région en troisième position. 
Les fromages de chèvre: Poitou-Charentes collecte les trois quarts du lait de chèvre français et offre toute une gamme de fromages ronds, en boîte, parmi lesquels le «Bougon», le «Mothais», le «Saint-Loup»… parfois garnis de feuilles de châtaignier. 
Le beurre Charentes-Poitou: appellation d’origine contrôlée, fabriqué exclusivement à base de crème de lait pasteurisé. Ce beurre haut de gamme est produit dans les deux Charentes et des trois départements (Vienne, Deux-Sèvres et Vendée) de l’ancienne province du Poitou. 
Le melon charentais: le terroir ensoleillé de Poitou-Charentes permet la culture de melons de grande qualité. Poitou-Charentes est la troisième région productrice de France. Aujourd’hui, le melon charentais est mondialement reconnu. 
Desserts: tourteaux, broyés, cornuelles, angélique, liqueur verte, et en Saintonge, la santonine…
Figures importantes de la région
Charles Martel : Grand-père de Charlemagne qui a repoussé les Arabes à Poitiers. 
Aliénor d’Aquitaine: née en 1122, la fille du comte de Poitou épouse le roi de France Louis VII, puis le futur roi d’Angleterre Henri II. Elle est ainsi indirectement à l’origine de la guerre de Cent Ans. 
François Ier, né François d’Angoulême roi de France, né à Cognac
Théodore Agrippa d’Aubigné, né près de Pons en 1522, fut un homme de guerre, écrivain et poète baroque protestant († 1630). 
François Ravaillac, né en 1577 à Magnac sur Touvre près d’Angoulême, le célèbre régicide d’Henri IV. 
Jean-Louis Guez de Balzac: né et mort à Angoulême (1597-1654), le «restaurateur de la langue française» est surtout connu pour ses recueils de lettres d’une haute valeur littéraire. 
François de la Rochefoucauld: né à Paris en 1613, issu de l’illustre famille des La Rochefoucauld dont le château de famille se situe à l’est d’Angoulême, gouverneur du Poitou, il reste surtout célèbre pour son recueil de «Maximes» dont il rédigea une grande partie au château de Verteuil au nord de l’Angoumois sur la Charente, alors qu’il était exilé sur ses terres par le roi. 
Françoise d’Aubigné: petite-fille d’Agrippa d’Aubigné, née à Niort en 1635, elle fut chargée de l’éducation des enfants de Louis XIV et Madame de Montespan. Elle supplanta bientôt celle-ci auprès du roi, qui fit d’elle la marquise de Maintenon. 
Alfred de Vigny (1797-1863): ancien «mousquetaire rouge» à l’aspect souffreteux, météore littéraire lancé par Victor Hugo, le poète passa de longues années «dans sa tour d’ivoire», sur ses terres du Maine-Giraud, près d’Angoulême. 
Honoré de Balzac (1799-1850), qui séjourna à la Poudrerie d’Angoulême en 1831, 1832, et 1833, chez son amie Zulma Carraud a fait d’Angoulême une ville balzacienne par excellence. Dans Illusions perdues, il détaille avec minutie la partie haute (Le Plateau), la partie basse de la ville (L’Houmeau). 
Édith Cresson, première femme Premier ministre du Gouvernement de la République française (de mai 1991 à avril 1992), nommée quatre fois ministre, Commissaire européen à la recherche, aux sciences et technologies, et maire de Châtellerault. 
Eugène Fromentin, né et mort à La Rochelle (1820-1876), fut un peintre et écrivain orientaliste fécond. 
Pierre Philippe Denfert-Rochereau, né à Saint-Maixent-l’École en 1823, fut un militaire ayant dirigé la résistance de Belfort pendant la guerre franco-prussienne de 1870. 
Émile Combes: né en 1835, cet homme politique anticlérical, un des responsables de la loi de séparation des Églises et de l’État de 1905, est mort à Pons en 1921. 
Émile Zola: né en 1840, l’auteur de Nana passe souvent ses vacances à Royan, chez son éditeur. Il y tombe amoureux d’une jeune lingère, Jeanne, avec qui (bien que déjà marié) il aura deux enfants. 
Pierre Loti: né à Rochefort en 1850 et enterré à l’île d’Oléron, Julien Viaud (de son vrai nom) est aussi célèbre pour ses romans exotiques que pour ses excentricités. Il a passé sa vie à fuir sa Charente-Maritime natale pour mieux y retourner. Sa maison à Rochefort est devenue un musée. 
Le docteur Émile Roux, né en 1853 à Confolens, fut un des plus proches collaborateurs de Louis Pasteur, avec lequel il fonda l’Institut Pasteur; on lui doit la découverte du sérum sérum antidiphtérique. Ses travaux furent récompensés par la prestigieuse médaille Copley en 1917. 
Jean Monnet: le «père de l’Europe» est né à Cognac en 1888. 
François Mitterrand Président de la République française de 1981 à 1995, est né en 1916 à Jarnac, où il est enterré. 
René Monory, homme politique français, né en 1923 et mort en 2009 à Loudun, ville dont il fut maire pendant 40 ans (1959-1999). Il est l’un des fondateurs du Futuroscope de Poitiers. Il fut, entre autres, président du Sénat (1992-1998), trois fois Ministre et président du conseil régional. 
Jean Bernard, professeur en médecine, membre de l’académie française, décédé en 2006, enterré à Aizecq en Charente où il avait sa maison de famille. 
Jean-Pierre Raffarin: né en 1948 à Poitiers, il fut premier ministre de 2002 à 2005 et président du conseil régional. 
Paul Ramadier: né en 1888 à La Rochelle, il fut notamment ministre à plusieurs reprises sou la IIIe République, ministre du ravitaillement au sein gouvernement provisoire, et Président du Conseil des ministres sous la IVe République. 
Ségolène Royal née en 1953 à Dakar: présidente du Conseil régional, femme politique de poids au parti socialiste dont elle fut la candidate à l’élection présidentielle de 2007, où elle a obtenu au second tour 47% des voix. 
Brian Joubert né en 1984 à Poitiers: patineur artistique né à Poitiers. 
Laurent Cantet : cinéaste né à Melle le 15 juin 1961. Palme d’or à Cannes en 2008 pour «Entre les murs» (à l’unanimité des membres du jury). 
Daniel Bernard né à La Rochelle en 1948, auteur de 4 romans sur l’île de Ré dont Comment c’était avant l’île de Ré (2010), Les Magayantes (2008), Une île bien plus loin que le vent (2005), et Le Saunier de Saint-Clément (2002) (éditions l’Harmattan).

La Vienne — prononcée /vjɛn/ Écouter en français — est un département français traversé par la Vienne. 
Département le plus étendu de la région Poitou-Charentes et 16e plus grand département de la France métropolitaine, il se caractérise cependant par un peuplement moyen mais, grâce à sa capitale régionale Poitiers et aussi grâce à l’excellence de sa situation géographique sur l’axe Paris-Bordeaux-Espagne, il affirme un dynamisme certain et une forte vitalité économique. 
Sa devise est «Demain vous appartient!» (référence au Futuroscope, principal pôle économique du département). 
Les habitants de la Vienne sont les Viennois. 
L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) et La Poste lui attribuent le code 86. 
Le département de la Vienne occupe le quart nord-est de Poitou-Charentes où il est le plus vaste des quatre départements qui composent cette région avec une superficie de 6990km2. 
Dans la région Poitou-Charentes, il voisine à l’ouest avec le département des Deux-Sèvres et au sud avec celui de la Charente. 
La Vienne est limitrophe dans sa bordure nord-ouest du département du Maine-et-Loire qui relève de la région Pays de la Loire, il est limité au nord et à l’est par les départements d’Indre-et-Loire et de l’Indre qui appartiennent à la région Centre tandis qu’au sud-est, il confine avec celui de la Haute-Vienne qui fait partie de la région Limousin. 
La Vienne et les provinces qui occupaient son territoire avant 1790: le Poitou, l’Anjou, la Touraine et la Marche. 
Le département a été créé à la Révolution française, le 4mars1790, en application de la loi du 22décembre1789, à partir d’une portion de la province du Poitou et d’une partie de l’Anjou avec le rattachement du sud du Saumurois (région du Loudunais, dépendant du gouverneur de Saumur). 
Le Loudunais et le Mirebalais appartenaient auparavant à la province d’Anjou, depuis le milieu du Moyen Âge et sa conquête sur le comté de Poitiers. Loudun dépendait du gouverneur de Saumur, Mirebeau relevait de la Sénéchaussée de Saumur). 
Le triangle Loudun, Mirebeau et Moncontour, constituant le Loudunais reste détaché du Poitou et dépendra du gouvernement de Saumur et du Saumurois jusqu’à la Révolution française et la création des départements français. 
Sur le plan religieux, le Loudunais faisait partie du diocèse de Poitiers. 
À sa création, le département de la Vienne était divisé en six districts: Loudun, Poitiers, Châtellerault, Civray, Montmorillon, Lusignan; puis en cinq arrondissements: Poitiers, Châtellerault, Loudun, Montmorillon et Civray. En 1926, les arrondissements de Loudun et Civray sont supprimés. Le premier est rattaché à celui de Châtellerault et le deuxième rejoint celui de Montmorillon. 
Lors de la Seconde Guerre mondiale, le département accueille environ 54000réfugiés du département de la Moselle à partir du mois de septembre 1939, y compris l’École normale de Metz[2], en plus des réfugiés espagnols internés au camp de la route de Limoges à Poitiers. Il doit encore accueillir les réfugiés de Gironde en 1941, les enfants réfugiés de Seine-et-Oise (1942), les 30000Nantais victimes des bombardements de 1943[3], les habitants chassés de la zone côtière de Charente-Maritime en 1944[4]. En mai-juin 1940, le gouvernement belge s’installe à Poitiers, son parlement s’installant à Limoges. Fin juin, le département fait l’objet d’une invasion étrangère pour la première fois depuis le XIVesiècle et est coupé en deux par la ligne de démarcation. 20000Allemands y stationnent. 
Le camp de concentration des Nomades, proche de Poitiers, sur la route nationale 147, qui avait servi à recevoir les réfugiés Espagnols en 1939, est également utilisé par la Kommandantur de Poitiers dès la fin de 1940 pour y enfermer les Tsiganes. À partir du 15juin1941[réf.nécessaire], elle y parqua de façon provisoire les Juifs, avant de les acheminer vers le camp de Drancy. Très peu d’entre eux purent être sauvés, à cause de la très bonne collaboration de la Kommandantur et de la Préfecture. Au total, près de 1600Juifs furent envoyés vers Drancy à partir de ce camp, dont le rabbin Élie Bloch, mort à Auschwitz. Ce camp reçoit aussi les militantes communistes et les épouses de résistants et les réfractaires au STO à partir de janvier 1944. 
Le premier réseau de Résistance organisé du département est le réseau Renard[8], du nom de son chef Louis Renard, qui le met en place à partir d’octobre 1940. Ce réseau, d’information essentiellement mais qui s’étendait, est démantelé par les Allemands aidés de la police française en août 1942[9]. Cent résistants sont arrêtés, et quinze meurent en Allemagne[10]. Parallèlement, les effectifs de la Résistance dans le département croissent, pour passer de 500 hommes mi-1943, à plusieurs milliers en juin 1944 (3300 selon Calmon, 5000 selon Stéphane Simonnet[11]). Les principaux maquis se trouvent dans le sud du département, où le bocage les favorise, et dans la forêt de Scévolles. Les FTP rejoignent les FFI du colonel Chêne en juillet, qui atteignent des effectifs de 12000hommes en septembre. Aidés par les équipes Jedburgh et les SAS (deux commandos de 56 et 46 hommes), les FFI harcèlent les Allemands à la fin de la guerre. 
Ces combats, souvent violents, opposent les FFI à la Milice et les troupes allemandes à partir du 10 juin et jusqu’au 15 août. Du 22 au 31 août, celles-ci abandonnent Poitiers (suite au débarquement de Provence), et la colonne Elster traverse la Vienne le 3 septembre[12]. Les Allemands ont fusillé 200 Poitevins; 188 FFI sont morts au combat, 110 ont été blessés. 
À la fin de la guerre, des prisonniers de guerre sont répartis sur le territoire, parfois dans d’anciens camps allemands : 
Au dernier recensement de population, celui de 2011, le département de la Vienne compte 428447 habitants[15],[16], ce qui le classe au deuxième rang en Poitou-Charentes, loin derrière la Charente-Maritime mais nettement devant les départements des Deux-Sèvres et de la Charente. 
Sa densité de population qui s’établit à 61 hab/km2 en 2010 demeure cependant inférieure à celle de la région Poitou-Charentes qui, à la même date, s’établit à 69 hab/km2. Cette densité est largement inférieure à celle de la France métropolitaine qui est de 115 hab/km2. Il s’agit d’un département moyennement peuplé mais il existe à l’intérieur de ses limites de vrais contrastes de peuplement. En effet, la concentration de population est établie majoritairement le long de la vallée du Clain sur l’axe Poitiers-Châtellerault qui constitue l’épine dorsale de la Vienne et le foyer principal des activités humaines et économiques. 
Au dernier recensement officiel de population, celui de 2010, douze villes de plus de 5000 habitants sont présentes dans la Vienne. Parmi celles-ci, les six principales sont les suivantes: Poitiers (87697 hab.), Châtellerault (32459 hab.), Loudun (6989 hab.), Chauvigny (6754 hab.), Montmorillon (6387 hab.) et Neuville-de-Poitou (5119 hab.). 
Cinq autres sont des villes de l’agglomération de Poitiers, qui est la plus importante de la région Poitou-Charentes et qui rassemble 128991 habitants en 2009 : Buxerolles (10047 hab. en 2010), Saint-Benoît (6991 hab.), Migné-Auxances (6053 hab.), Jaunay-Clan (5811 hab.) et Vouneuil-sous-Biard (5095 hab.). 
Aux portes de l’agglomération urbaine de Châtellerault, qui rassemble 41505 habitants en 2009[19] et qui se classe au cinquième rang des agglomérations de Poitou-Charentes, se situe Naintré avec 5830 habitants en 2010.

Une fois la Creuse franchit, le soleil est toujours aussi éclatant, et nous foulons le territoire de la commune de Port de Piles, dont voici la présentation :

Port-de-Piles est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Poitou-Charentes. La commune compte 550 habitants, elle s’étend sur 5 kilomètres carrés, et s’étale entre 37 et 49 mètres d’altitude. 
Le territoire communal est arrosé par les rivières Creuse et Vienne. Le confluent de ces deux cours d’eau est sur le territoire de la commune. Port-de-Piles est limitrophe de la commune de Ports, qui est parfois appelée Ports-sur-Vienne. 
Les citoyens de Port de Piles sont nommés les Port de Pilois et les Port de Piloises. 
Selon la direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Foret de Poitou-Charentes, il n’y a plus que 2 exploitations agricoles en 2010. 
Lors de la Seconde Guerre mondiale, la gare est bombardée par l’US Air Force le 23 mai 1944. Quatre P-38 (doubles queues) lâchent huit bombes en tentant de toucher la gare et les voies, et d’éviter les maisons. Aucun dégât n’est causé aux installations ferroviaires, mais six personnes sont tuées, huit blessées, et 14 maisons détruites. Par la suite, l’aviation alliée attaque régulièrement des «cibles d’opportunité» à Port-de-Piles, pour un total de 15 mitraillages aériens jusqu’au 31 août. 
En 1945, pour fêter la Libération et le retour de la République, un arbre de la liberté est planté.

Nous nous dirigeons près du lac de Port de Piles, où une immense pelouse nous tend ses bras, elle sera notre lieu de pique-nique, le traiteur nous attend avec des plateaux repas. C’est sous un soleil de plomb, que nous mangeons et que nous faisons une sieste bien méritée. Nous quittons l’association Jacquaire d’Indre-et-Loire, nous serons dorénavant sous la houlette de l’association Jacquaire de la Vienne. Le Maire de Danger Saint Romain, se joint à nous, il randonnera avec nous jusqu’à sa commune.

Le départ est laborieux, le soleil nous assomme de ses éclats. La colonne s’ébranle, malgré tout, nous traversons le hameau de Colombier, il fait partie de la commune des Ormes. Nous voici aux Ormes, la commune est traversée par la RN10, sur notre gauche un superbe mur, dit de la bergerie, il est admirablement bâti, il cache la salle communale, et certains services municipaux. Nous passons devant le château des ARgenson, il date du XVII.me siècle, il leur a appartenu depuis le début du XVIII.me siècle. La famille d’Argenson l’a vendu, il y a une vingtaine d’années à un docteur, nommé, Sidney abbou. Nous quittons l’artère principale, nous pénétrons dans le village, nous passons devant l’église, elle est du XIX.me siècle, elle n’a pas de style particulier. Par contre les halles qui se situent à proximité sont magnifiques, elles ont du charme. Elles sont ouvertes, elles servent pour le marché, les piliers sont en bois, ils sont surmontés d’une belle charpente, qui est recouverte de tuiles plates. Les Ormes possédait un constructeur de bateaux de plaisance, l’entreprise Archimbaud, qui est aujourd’hui fermée. La chaussée est maintenant pavée, elle conduit sur le bord de la Vienne, où se situe un lavoir, les bassins sont en jolies pierres, les piliers sont en chêne, par contre la toiture n’a pas été réussie. Certaines se risquent à prendre des bains de pieds, et d’autres que je ne citerais pas. Nous longeons la Vienne, puis une zone artisanale et une station d’épuration. Nous arrivons sur la RN10, des panneaux nous indiquent, Port aux Piles 8 kilomètres, les Ormes 2 kilomètres et Danger Saint Romain 200 mètres, c’est dans cette commune que nous devons nous rendre. Nous longeons la RN10, en marchant sur le bas côté de la route, des champs de maïs sont sur notre droite, ils sont identifiés par des panneaux, qui désignent certainement leurs variétés, on pense à un champ d’expérimentation. Nous quittons l’artère principale, nous pénétrons dans le village de Danger Saint Romain. Nous arrivons sur une petite place, où se situent quelques commerces, la bibliothèque municipale, les services municipaux et la salle communale. La place est arborée d’énormes arbres, le Maire randonneur de Danger Saint Romain, nous ouvre les portes de la salle communale. Il nous fait un discours très court, puis il nous convie autour de la table, où l’on déguste du cidre bien frais accompagné de gâteaux secs et d’un gâteau fromager.
Ensuite, nous rejoignons notre bus, qui nous conduit à Poitiers, où nous allons résider jusqu’au terme du séjour. Pendant le trajet, on nous décrit le Poitou. Nous y sommes rentrés par le seuil du Poitou, à Port aux Piles, il n’est large que de quelques kilomètres. C’est dans cet espace, que la voie romaine que nous avons parcouru passe, ainsi que la RN10, la Vienne, l’autoroute A10, la voie ferrée Tours-Poitiers et la nouvelle LGV qui est en construction. Le seuil du Poitou, mais en relation, le bassin parisien et le bassin aquitain. Le seuil du Poitou ou détroit du Poitou est irrigué par la Vienne et le Clain. Ce passage a été emprunté par les envahisseurs les romains, les Visigoths, les normands, les sarrasins, les armées en guerre contre les anglais, les guerres de religions et les dernières guerres. Il y a eu 3 batailles de Poitiers, Clovis qui a battu les Visigoths en 507, Charles martel qui a battu les arabes en 732 et Jean le Bon qui a été vaincu par les anglais en 1356. 3 grands saints ont marqué le Poitou, Saint-Hilaire, Saint-Martin et Sainte Frédégonde qui fut reine des francs, elle a fondé le premier monastère féminin à Poitiers, au VI.me siècle. Aliénor d’Aquitaine était poitevine, elle fut comtesse du Poitou, duchesse d’Aquitaine, reine de France puis d’Angleterre. Quant à Jeanne d’arc, elle fut interrogée au palais comtal à Poitiers, par les docteurs de l’université.
Nous passons Châtellerault, sur un rond point, la main jaune, qui trône à 24 mètres de haut, elle relate tout le passé industriel de Châtellerault. Puis nous voici au Futuroscope de Poitiers, c’est sur ce site, que se trouve l’hôtel Plazza, où nous allons séjourner pendant 4 nuits.

Jour 5 : Une petite pluie nous accueille pour rejoindre notre bus, il va nous conduire à Danger Saint Romain, où nous avons laissé notre chemin, hier au soir. Pendant le parcours en bus, on nous raconte ce que nous allons rencontrer pendant notre étape de ce jour. L’animatrice de l’association Jacquaire, nous apprend et nous fait répéter, un chant de pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle. Nous passons Ingrandes, puis nous voici à Danger Saint Romain. Le bus nous laisse sur le parking du centre commercial de Danger Saint Romain, aujourd’hui c’est Alice (Malakoff Médéric), qui m’accompagne. Nous longeons la RN10, en parcourant la piste cyclable, puis nous prenons un chemin champêtre. Nous traversons la voie ferrée, Paris-Bordeaux, nous déambulons dans de vastes espaces, où sont présentes d’immenses propriétés. La zone est très boisée, les propriétés sont entourées de hauts murs d’enceinte. Nous traversons un petit hameau, le seul panneau indicateur est attention aux vaches. Nous passons un nouveau groupe de maisons, nous approchons de la commune de Saint-Ustre, nous sommes en pleine nature, au loin nous apercevons un TGV, qui file sur la voie ferrée. Sur notre gauche, nous dominons un vallon, nous traversons un ruisseau, en empruntant un petit pont. Nous entendons le bruissement des feuillages des arbres, à droite ce sont de grandes étendues plantées de maïs. Depuis que nous marchons, la pluie a cessée, les oiseaux gazouillent dans les arbres. Tout près du ruisseau que nous longeons, se situe un immense corps de ferme, qui possède une belle réserve de bois en prévision de l’hiver. Des figuiers bordent le chemin, mais les figues ne sont pas encore mûres. Nous abordons la commune d’Ingrandes, nous franchissons un pont, sous lequel passe la voie ferrée, un long convoi de marchandises passe sous nos pieds.

Ingrandes est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Poitou-Charentes. La commune compte 1700 habitants, elle s’étend sur 35 kilomètres carrés.
 Le bourg est situé au nord du département de la Vienne.
 Les plus anciens vestiges découverts sur le territoire datent du paléolithique inférieur: bifaces et éclats retouchés qui servaient d’armes et/ou d’outils, ainsi que de nombreuses autres pièces datant du paléolithique moyen (-150 000 ans à – 40 000 ans.
 Du néolithique, le sol a gardé des traces d’une activité de défrichage par la présence de haches polies.
 Les Gaulois, puis les Romains ont laissé des témoignages de leur occupation: tuiles; fibules, céramiques… Deux voies romaines existaient à Ingrandes dont l’une traversait la Vienne: la « Vigenna » des Gaulois.
 En 681, le cortège accompagnant le corps de Saint Léger se dirigeant à Saint-Maixent traversa la rivière en empruntant l’un des gués – probablement celui du Gers – mais avant, le cortège s’arrêta à Ingrandes. Le cortège comportait de nombreux mendiants et infirmes. L’évêque de Poitiers leur fait porter des vivres mais en quantité insuffisante. Une multiplication des pains vint à bout de la disette. Des guérisons miraculeuses furent rapportées: celles de boiteux, d’un paralytique, d’un jeune aveugle, d’une femme aux mains tordues…
Au IXe siècle, Ingrandes est le siège d’une viguerie, c’est-à-dire d’une circonscription administrative carolingienne qui s’étendait depuis Bellefonds et Bonneuil-Matours jusqu’à Noyers en Touraine.
 Au Moyen Âge, les pèlerins en partance pour Saint-Jacques de Compostelle faisaient halte à Ingrandes. Après le guerre de Cent Ans, les d’Allogny de la Groie contribuèrent à asseoir le pouvoir royal.
 Sur l’axe Paris-Hendaye, Ingrandes voyait passer au XVIII.me siècle, des services de voitures régulières.
 En 1844, un relais de poste, détruit en 1971, « la Poste aux chevaux » fut construit. Le transport par diligence prit fin vers 1853 avec l’arrivée du chemin de fer.
 Le camp de Saint-Ustre (actuelle ZI) a été créé en 1914-1918, utilisé par les Allemands durant la seconde guerre mondiale, il est bombardé le 22 juillet 1944 par les aviations alliées. Les destructions dues au bombardement provoquent son abandon. Il sert de dépôt à un régiment d’artillerie de Poitiers après la guerre. Il est occupé de 1952 à 1967 par les militaires américains qui en font un dépôt et centre de réparations de la COMZ (plus d’un millier de militaires US et d’un millier de salariés français. Au deuxième semestre 1967, le groupe Hutchinson s’installe sur une partie du camp (unité de fabrication de bottes – marque AIGLE aujourd’hui – et centre administratif), COOP ATLANTIQUE s’y installe aussi quelques années plus tard.
 René Descartes, qui selon une tradition locale y serait né, le 31 mars 1596 au bord de la route avant d’être transporté avec sa mère au manoir de la Sybillière, chez des amis de la famille. Descartes possédait des terres et un domaine sur le territoire actuel d’Ingrandes. Il y écrivit en 1628, ses « Regulae ».

Sur notre gauche, nous distinguons l’église d’Ingrandes, nous passons le groupe scolaire, puis nous nous rendons à la salle polyvalente, où le traiteur nous attend avec les plateaux repas.

Pour digérer, nous nous rendons à l’église d’Ingrandes, elle est située au centre du village, puis sous un soleil de plomb, nous rejoignons la salle polyvalente, pour prendre le départ. Nous faisons partie des jaunes, nous partons donc toujours les derniers. Nous formons en quelque sorte un petit groupe étau, en fin de file des jaunes. Il s’est installé un salon culturel animé par Francis et Pierre, en plus nous secourons toutes les brebis égarées, qu’elles soient vertes, rouges, bleues ou jaunes. Nous prenons la direction de Oyré, nous gravissons une petite colline, nous longeons une immense enceinte de propriété, nous apercevons un splendide pigeonnier, et au fon du parc un magnifique château et ses 2 tours. DE ci de là, nous croisons de petits potagers travaillés au cordeau, nous arrivons à un lieu dit, Varennes. Nous nous engageons dans la zone appelée, la vallée de la Fontaine. Nous sommes dans un environnement champêtre, la route est à nous, aucun véhicule n’y circule. Nous avons maintenant Châtellerault en vue, nous passons sur un pont, sous lequel passe la voie ferrée, toujours la même, Paris-Bordeaux. Nous traversons une zone industrielle, qui n’en finit plus, ce n’est pas agréable. Enfin, un peu de calme et de verdure, nous longeons la Vienne, nous marchons sur une sorte de chemin de halage. Nous passons sous un pont routier, nous sommes dans la banlieue de Châtellerault, nous déambulons dans des rues très passagères. Nous voici à l’office du tourisme, où nous sommes attendus pour prendre un pot, il est grand temps, car une grosse pluie s’abat sur la place. Voici la présentation de Châtellerault :

Châtellerault Écouter est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Poitou-Charentes. Ses habitants se nomment les Châtelleraudais. 
La commune s’étend sur 51 kilomètres carrés, et s’étale entre 42 et 134 mètres d’altitude.
 Deuxième ville du département derrière Poitiers, elle compte 33540habitants et est à la tête d’une unité urbaine de 42273habitants et d’une aire urbaine de 71140habitants (2008), ce qui la place au cinquième rang régional derrière Poitiers, La Rochelle, Angoulême et Niort. 
Située aux confins du Poitou et de la Touraine, sur les bords de la Vienne, Châtellerault est une des deux sous-préfectures du département. Important pôle économique et administratif, en dépit de la fermeture en 1968 de la manufacture d’armes qui avait fait sa réputation, la ville, désormais spécialisée dans les industries de pointe (aéronautique et industrie automobile), est également un centre tertiaire (commerce, établissements d’enseignement). Le bassin châtelleraudais (Technopole de Châtellerault) est un des principaux bassins industriels de la région Poitou-Charentes: il accueille des entreprises telles que Thales avionic, Fenwick-Linde ou encore la Snecma (motoriste aéronautique et spatial). 
La ville de Châtellerault est également une destination touristique fréquentée, riche de monuments tels que le pont Henri-IV, achevé en 1611, le château de Targé ou encore l’église Saint-Jacques, située sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle. 
La ville de Châtellerault est située au nord de la Vienne, sur l’axe routier et ferroviaire Poitiers-Paris. Elle est également proche du parc du Futuroscope. 
La ville de Châtellerault possède plusieurs quartiers de logements sociaux (ZUP): la Plaine d’Ozon, les Renardières, Châteauneuf et les Minimes. 
La ville de Châtellerault possède plusieurs églises catholiques, protestantes et évangélistes ainsi qu’une grande mosquée. 
La commune est traversée par la rivière Vienne et par ses confluences avec le Clain, l’Ozon (ou Auzon, suivant l’orthographe) et l’Envigne, de l’amont vers l’aval. 
Plusieurs ponts ont été jetés sur la Vienne, dont: 
le pont Lyautey, construit dans les années 1960; 
le pont Camille-de-Hogues, construit en 1900 (premier entièrement en béton armé en France); 
le pont Albert-Camus (le pont de la rocade nord); 
le pont Nelson Mandela (sur la rocade sud); 
L’autoroute A10 (L’Aquitaine) passe par le territoire communal ainsi que les routes départementales: 1, 9, 14, 21, 38, 43, 79, 131, 161, 725, 749 et 910. La commune dispose d’un échangeur sur l’A10 numéroté 26. Un deuxième échangeur, numéroté 27 et situé sur la commune de Naintré, dessert la ville par le sud. 
La commune possède une gare ferroviaire qui est situé sur la ligne de Paris-Montparnasse à Bordeaux-Saint-Jean. 
La commune est desservie par: 
les lignes A, B, C, D, E, F, G, H, I, J, K, L, S1, S2, S3, S4 du réseau de bus TAC; 
les lignes 100, 201, 202, 203 et 204 du réseau Lignes en Vienne; 
la ligne LMD du réseau Touraine Fil Vert. 
Les communes du Châtelleraudais proposent un ou plusieurs itinéraires soigneusement choisis et ce ne sont pas moins de 350km balisés qui sont mis à votre disposition pour découvrir la ville et la campagne de la meilleure manière qui soit.Cheminez le long de nos rivières, parcourez les forêts aux senteurs de mousse et de résine, dévalez les multiples chemins creux et contournez quelque étang, havre de tranquillité. 
La ville tire son nom de son fondateur, un vicomte dénommé Airaud (Airaldus), qui, en 952, a décrété cette vicomté propriété héréditaire, et est venu installer son château sur ces terres, Castrum Airaldi en latin. La contraction de ces deux mots, Castrum Airaldi, devient Castel Airaud, puis Châtel Airaud, puis le nom actuel de la ville : Châtellerault. 
En 936, première mention d’Airaldus (Airaud), mais sans précision du lieu, dont ce proche du comte de Poitou, Guillaume Tête d’Étoupe, serait le seigneur. 
En 952, au confluent de la Vienne et du Clain il existe un gué que les descendants d’Airaud font protéger par une tour en bois construite à l’aval sur une motte, près de l’actuelle église Saint-Romain de Châtellerault. La ville de Châtellerault va se construire autour, en rive gauche de la Vienne. 
Au XI.me siècle, la cité revient par alliance à la famille des La Rochefoucauld. 
Durant, la guerre de Cent Ans, en septembre 1356, lors de la chevauchée du Prince noir, après avoir traversé la Creuse le prince arrive au très beau château appelé Chastel Heraud, situé au-dessus de la Vienne et y passe 3 jours. 
En 1370, la ville est attaquée et pillée par les Bretons de Bertrand Du Guesclin. 
En 1482, à la suite de la mort de Charles V d’Anjou, la vicomté de Châtellerault est rattachée au domaine royal. 
En 1487, Charles VII offre la vicomté à Jean d’Armagnac. 
En 1505, Anne de France, duchesse de Bourbon, en prend la possession. En 1514, François Ier élève la vicomté au rang de duché au profit de François de Bourbon. 
En 1531, une brève épidémie de peste touche la cité. 
En 1549, Henri II cède le duché au comte écossais James Hamilton, qu’il confie à son fils, le comte d’Arran, qui y favorise le protestantisme. En 1597 et 1598, l’Assemblée des réformés de France crée l’édit de Nantes. 
En 1609, le grand pont de Châtellerault, l’actuel pont Henri-IV, est terminé et livré à la circulation. 
En 1630, la ville est touchée par une épidémie de peste noire. En 1661, lors la crise de l’Avènement, provoquée par des mauvaises récoltes, la famine provoque une très dure rébellion à Châtellerault. 
Sous Louis XV, sont créées dans la ville les Promenades Blossac, du nom de l’intendant du Poitou qui en fut le promoteur, Paul Esprit Marie de La Bourdonnaye, marquis de La Bourdonnay et comte de Blossac, et qui subsistent encore de nos jours. 
Châtellerault accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution, sur la place d’Armes, le 10 juin 1792, cette plantation étant l’occasion d’une fête rassemblant toute la population, avec la garde nationale et un grand feu de joie[4]. Il devient le lieu de ralliement des principaux événements révolutionnaires, comme l’enrôlement pour la défense de la Patrie en danger (juillet 1792), la première fois où la Marseillaise est chantée à Châtellerault (29 août 1792). C’est devant lui aussi que sont célébrées les fêtes révolutionnaires: fête de la Jeunesse, fête des Époux, fête de la Liberté, etc.. Un second arbre est aussi planté devant le temple de la Raison (une ancienne église). À la fin de la décennie révolutionnaire, la réaction royaliste s’en prend à ces symboles, et les attaquant à la scie ou au couteau, mais les arbres sont remplacés ou soignés par la municipalité jusque sous le Consulat. 
En 1801, la ville a été agrandie par l’annexion de Pouthumé et Antoigné. 
En 1848, avec la révolution de février 1848 et le retour de la République, deux arbres de la liberté sont plantés, dont un devant la Manufacture. 
En 1889-1890, un monument «à la gloire de la Révolution française» est créé, à l’occasion du Centenaire. Il est inauguré par Sadi Carnot, alors président de la République. 
En 1897, l’abbé Guérin, curé de la paroisse de Châteauneuf, recevait un cadeau exceptionnel: la cloche monumentale offerte par le tsar Nicolas II à l’église Saint-Jean l’Évangéliste, un projet initié par le prince Grégoire Gagarine (résidant et décédé en 1893 à Châtellerault). Il s’agissait de remercier le prêtre d’avoir permis à un pope de célébrer, en rite orthodoxe, une messe en mémoire de son père Alexandre III. À cette époque une commande de 500000 fusils venait d’être livrée à la Russie, fabriqués à la manufacture d’armes par des ouvriers français et russes. 
Le 2 septembre 1910, à 11 h 45 du matin, Châtellerault est la première ville de la Vienne à recevoir sur son sol un avion, un biplan Voisin piloté par l’aviateur Biélovucic. 
Le 5 octobre 1919, la ville fait un triomphe au retour victorieux du 32e régiment d’infanterie sous un arc décoré aux armes de la Manu. 
En 1940, le 22 juin, la Wehrmacht pénètre dans la ville. Un bombardement avait touché la gare le 11 juin: douze personnes avaient été tuées. 
Le maire Louis Ripault réussit à faire libérer 4500 soldats de l’armée française, faits prisonniers après le 25 juin; le général de la Luftwaffe Helmuth Volkmann ne demande que des vêtements civils leur soient fournis dans les 24 h. 
Trois réseaux de résistants se structurent à Châtellerault et environs, tous deux dans le but de fournir des renseignements aux Alliés: ce sont les réseaux Marathon et Turma-vengeance. Le réseau Alliance couvre aussi Poitiers. Le réseau Marie-Odile se consacre à l’exfiltration d’aviateurs alliés tombés derrière les lignes allemandes: il comptait 78 agents dans la Vienne. Il est démantelé par les Allemands début 1944. Le 11 mai et le 11 juin 1943, les Francs-tireurs et partisans tuent deux collaborateurs. 
La ville connaît un nouveau bombardement dans la nuit du 10 au 11 juin 1944: la 2e division SS Das Reich tente de rejoindre la Normandie pour contrer le débarquement allié en Normandie, et un train de carburant qui lui est destiné stationne en gare de Châtellerault. Les SAS de l’opération Bulbasket le repèrent, et six heures après avoir donné le renseignement à leur QG, douze Mosquitos bombardent le train, en deux vagues de six[18]. Tous sont armés de 4 bombes de 250 livres en soute et de deux bombes de 500 livres sous les ailes. Les Mosquitos du squadron néo-zélandais incendient le train, les Mosquitos de la Royal Australian Air Force complètent le bombardement et mitraillent la gare. Onze civils sont tués et entre 3 et 20 blessés. 
La forêt domaniale de Châtellerault, située sur la commune de Naintré, est elle aussi bombardée plusieurs fois. 
En 1944, pour fêter la Libération et le retour de la République, un arbre de la liberté est planté. Ce sapin est arraché lors de l’ouverture de l’avenue desservant la ZUP. Un autre a encore été planté en 1948, par le maire, pour le centenaire de la révolution de 1848. 
En 1966, trois quartiers (Renardières, Brelandière, Montée Rouge) de la commune de Naintré sont rattachés à la ville soit 3166habitants. En 1972, la commune de Targé est rattachée à la ville. 
La ville fut longtemps spécialisée dans la coutellerie et l’armurerie, et s’est aujourd’hui tournée vers d’autres industries, comme l’équipement automobile ou l’aéronautique. Elle est aujourd’hui l’une des plus importantes villes industrielles du Centre-Ouest et le premier bassin industriel du Poitou-Charentes. 
Aujourd’hui le bassin châtelleraudais (Technopole de Châtellerault) est le plus grand bassin industriel de la région Poitou-Charentes, ainsi il accueille les entreprises spécialisé dans l’automobile et l’aéronautique. Châtellerault développe depuis 1982 une industrie de Pointe. 
Grandes entreprises aux alentours de Châtellerault: Thales avionic (deux sites de productions), Fenwick Linde (plus grosse usine du groupe), Fonderies du Poitou (groupe Teksid), Magneti-Marelli système électronique, Snecma, AMS (Hydrautest), Aigle, Valeo Systèmes d’essuyage, Colas…
La manufacture d’armes. Implantée en 1819 (14 juillet) sur ordonnance royale, véritable poumon industriel de Châtellerault aux XIXe et XXesiècles, la Manufacture d’armes a, pendant 150 ans, marqué la ville et sa population. De 700 ouvriers en 1819, elle en compte près de 8000 un siècle plus tard, surnommé les «Manuchards» durant la Première Guerre mondiale. 
À la suite de la Première Guerre mondiale, l’armée française veut se moderniser car elle possède un matériel partiellement dépassé. Le fusil-mitrailleur Chauchat n’était pas très facile à armer et était victime d’un enrayement fréquent. Elle commence donc à changer ses fusils et mitrailleuses. La manufacture d’armes de Châtellerault produit à partir de 1924 le MAC 24/29. 
Elle ferme ses portes en 1968. 
Aujourd’hui «La Manu» renferme une patinoire, le Musée Auto Moto Vélo, les «2 tours» œuvre de 1994 de Jean-Luc Vilmouth (une plateforme construite sur deux anciennes cheminées et servant de panorama sur la ville), le Centre des archives de l’armement (CAA), l’École nationale de cirque (ENCC, seule école de cirque nationale en France à proposer un baccalauréat littéraire option arts du cirque, en partenariat avec le lycée Marcelin-Berthelot), plusieurs salles de sport, le conservatoire départemental de musique et de danse Clément Janequin, et devrait accueillir prochainement la nouvelle médiathèque de Châtellerault. 
Au classement national en revenu par ménage, Châtellerault se situe au 27678e rang sur 36717. 
La ville de Châtellerault compte un centre hospitalier entièrement neuf situé au nord-est de la ville (hôpital Camille Guérin), un centre médical (minimes) et plusieurs cliniques (cliniques du Bon-Secours et Sainte-Anne qui ont fusionné pour former le groupe Arc-en-ciel). 
L’église Saint-Jacques. 
La construction de cette église a débuté en l’an 1008, grâce à Isembert II, évêque de Poitiers, sur les ruines de la chapelle du prieuré Saint-Jacques. Elle est consacrée en 1066 par le même évêque. Un ex-voto a été offert en 1632 pour célébrer la fin de la peste qui désolait la ville. 
L’église a été complètement restaurée en 1858. Elle possède une statue de saint Jacques en bois polychrome du XVIIesiècle. Châtellerault était (et est toujours) une étape sur le chemin du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Un chapiteau représente sur un pilier le sacrifice d’Abraham. Elle possède également un carillon de 50 cloches qu’un clavier permet de faire sonner. C’est le seul carillon de la région Poitou-Charentes. En plus du carillon, l’église possède deux bourdons datant de 1867. 
La restauration de l’église n’avait pas été du goût de Prosper Mérimée, inspecteur des monuments historiques. À la vue du projet présenté par les autorités religieuses, il refusa de donner une subvention du gouvernement. Il écrit: «Le projet de façade est bien mauvais. Quelle diable de manie de reproduire la façade de Notre-Dame de Poitiers? Et quel cadran sur un tombeau étrusque! Je ne parle pas des deux canules d’apothicaires qui surmontent les tours». 
L’église Saint-Jean-Baptiste est consacrée le 23 mai 1469. C’est pour remplacer l’église Saint-Jean-Hors-les-Murs en train de tomber en ruines qu’elle fut construite au XVesiècle. Elle fut édifiée en style gothique et son entrée se trouvait en sens opposé, c’est-à-dire sur la rue Saint-Jean, proche de la Grand’ Rue, aujourd’hui rue Bourbon. 
La nef et les bas-côtés qui avaient sensiblement les 2/3 de la longueur actuelle, ont été conservés dans l’agrandissement intervenu en 1860 sur l’emplacement des anciens remparts. On peut remarquer cela en observant les piliers et les voûtes des deuxième et troisième travées. Cet ensemble fut complété par la construction d’une flèche élégante rasée un siècle plus tard pour des raisons de sécurité car les bombardements durant la Seconde Guerre mondiale l’avaient endommagée. 
D’abord sanctuaire modeste, cédant la préséance à Saint-Romain et à Saint-Jacques, Saint-Jean-Baptiste s’est trouvée située face à l’hôtel de ville, lors de l’extension de l’agglomération vers l’Est, sous le Second Empire (1858-1870). Elle possède un vitrail frontal (œuvre du XIXesiècle) représentant le baptême de Jésus dans les eaux du Jourdain ainsi qu’une Vierge à l’Enfant du XVIesiècle attribuée au sculpteur Germain Pilon. 
L’église Saint-Jean-l’Évangéliste est remarquable par ses vitraux et la cloche russe de 1897 offerte par le tsar Nicolas II de Russie. 
La commanderie d’Auzon, commanderie templière puis hospitalière. Cette commanderie était, avec celle située à La Rochelle, la principale baillie de la province d’Aquitaine. 
Elle a été fondée entre 1130 et 1140 sous Guillaume X de Poitiers, mort en 1137, ou Aliénor d’Aquitaine. 
Avant 2010, la communauté musulmane de Châtellerault possédait un édifice en plein centre du quartier de La Plaine d’Ozon. Depuis 2010, la communauté a acquis une mosquée de plus de 1000mètres carrés qui est toujours en travaux. Le projet doit aboutir à une mosquée possédant une bibliothèque, des salles de cours, des salles de conférences…
Depuis juillet 2012, une nouvelle mosquée a fait son apparition dans le quartier de l’Etang. Maintenant, la communauté musulmane a deux mosquées dans la ville de Châtellerault. 
Personnalités liées à la commune : 
Aénor de Châtellerault (1103-1130), duchesse d’Aquitaine née à Châtellerault, mère d’Aliénor d’Aquitaine. 
Jean II de Harcourt (1240-1302), vicomte de Châtellerault et maréchal de France. 
Clément Janequin (1485-1558), prêtre et compositeur français, né à Châtellerault. 
Jean (ou Jehan) Choisnin (1530-après 1573), secrétaire du duc d’Anjou, roi de Pologne, futur roi de France Henri III[33], né à Châtellerault. 
René Descartes (1596-1650), philosophe, mathématicien et physicien français, auteur du Discours de la méthode (1637). René Descartes n’est pas né à Châtellerault mais il y a passé une grande partie de sa vie, sa famille étant originaire de la ville. 
Jean Daillé (1594-1670), pasteur et théologien protestant, né et décédé à Châtellerault. 
Jean de La Fontaine (1621-1695), fabuliste français, il aurait écrit sa fable Le petit poisson et le pécheur dans le parc du château du Verger lors de sa visite à son cousin Jean Pidoux en 1663. 
Paul Esprit Marie de La Bourdonnaye (1716-1800), marquis de La Bourdonnay et comte de Blossac, intendant du Poitou sous Louis XV, à qui l’on doit les promenades Blossac. 
François-Hilaire Gilbert (1757-1800), vétérinaire français, né à Châtellerault. 
Jean Fortuné Boüin de Marigny (1766-1793), général des armées de la République, mort au combat lors du siège d’Angers. 
Camille Pagé (1844-1917), historien spécialiste de la coutellerie. 
Charles Sabourin (1849-1920), anatomiste, pathologiste et pneumologue, né à Châtellerault. 
Rodolphe Salis (1851-1897), fondateur du cabaret parisien «Le Chat Noir» en 1881, né à Châtellerault. 
Raoul Péret (1870-1942), homme politique français né à Châtellerault en 1870, député de la Vienne, président de l’Assemblée nationale, il fut ministre de la Justice puis des Finances. 
Napoléon III, empereur français qui inaugura la gare de Châtellerault. 
Camille Guérin (1872-1961), chercheur, codécouvreur du vaccin BCG. 
Georges de La Fouchardière (1874-1946), journaliste issu d’une vieille famille poitevine, né à Châtellerault. 
Émile Georget (1881-1960), coureur cycliste français, décédé à Châtellerault. 
Nicolas II, tsar de Russie qui, comme suite à la mission russe de la Manufacture d’armes, offrit à la paroisse de Châteauneuf une cloche en bronze située dans le clocher de l’église Saint-Jean-l’Évangéliste. 
Carmen de Tommaso (Madame Carven), modiste et styliste française célèbre pour sa maison de haute couture et pour ses parfums. 
Maxime Dumoulin (1893-1972), compositeur français, décédé à Châtellerault. 
Robert Thuillier (1910-2004), photographe, inventeur de la technique du diaporama en 1950, décédé à Châtellerault. 
Guy Decomble (1910-1964), acteur français, décédé à Châtellerault. 
Gérard Nicaisse (1924-2007), écrivain, est né et est enterré à Châtellerault. 
Bernard Panafieu (né en 1931), cardinal, archevêque de Marseille, né à Châtellerault. 
Luc Montagnier (né en 1932), virologue français, professeur à l’institut Pasteur, pour avoir été le directeur du laboratoire qui a découvert en 1983 le VIH, prix Nobel de médecine (2008). 
Jean Pradel, professeur de droit privé, spécialiste de droit pénal, né à Châtellerault en 1933. 
Édith Cresson, née en 1934, ancien Premier ministre qui fut maire de Châtellerault. 
Dominique Jamet (né en 1936), journaliste et écrivain français, ancien président de l’Établissement public de la Bibliothèque de France (EPBF), conseiller municipal de Châtellerault de 1983 à 1989. 
Michel Renouard (né en 1942), universitaire spécialiste de l’Inde, écrivain et romancier, vécut plusieurs années à Châtellerault; la ville (où sont nées deux de ses filles) est présente dans plusieurs de ses romans. 
Jean-Claude Pennetier (1942-), pianiste classique, y est né. 
Jérôme Touzalin[34], dramaturge, né à Tours, a vécu et fait ses études secondaires à Châtellerault. 
Danièle Gilbert (né en 1943), chanteuse et animatrice de télévision française, se présenta en 2008 aux élections municipales de Châtellerault. 
Josyane Savigneau (née en 1951), journaliste au quotidien le Monde et écrivaine, née à Châtellerault. 
Jean-Christophe Lagarde (né en 1967), député-maire de Drancy, né à Châtellerault. 
Benoît Cauet (né en 1969), footballeur professionnel français, né à Châtellerault. 
Nathalie Kosciusko-Morizet, femme politique française, née en 1973, dont la mère, Bénédicte Treuille, est une descendante directe d’une ancienne famille de la grande bourgeoisie longtemps engagée dans la vie économique et politique de la région de Châtellerault (une avenue jouxtant la mairie porte son nom). 
Toinette Laquière (née en 1975), actrice française. 
Sylvain Chavanel (né en 1979), coureur cycliste français, champion de France du contre la montre en 2005 et 2006, né à Châtellerault. 
Sébastien Chavanel (né en 1981), coureur cycliste français, vainqueur de la coupe de France 2007, né à Châtellerault. 
Omar Benzerga, footballeur professionnel algérien, né à Châtellerault. 
Modibo Diarra[35], champion du monde de savate.

La pluie a cessé, nous allons découvrir à pied la vieille ville de Châtellerault, nous commençons à l’endroit, où était érigée la porte Sainte-Catherine, c’est par cette porte que les pèlerins en provenance de Paris via Tours, entraient à Châtellerault. Nous empruntons la rue Bourdon, dite des pèlerins, nous passons devant des maisons en encorbellement, des croisements de bois sont remplis de pierre, ce qui rappellent les maisons à colombage normandes. Sur une porte qui date du moyen âge, est dessinée avec des clous, une coquille de Saint-Jacques. Nous passons devant la maison Descartes, nous sommes face à l’église Saint-Jacques que notre guide nous décrit. Les pèlerins pouvaient trouver refuge dans cette église, s’il n’y avait plus de places dans l’auspice qui se trouvait dans la rue que nous venons de parcourir. Pendant la guerre de religions, l’église a été transformée en temple. On pense même que la statue initiale de Saint-Jacques a été brûlée, car celle qui est exposée dans l’église est du XVII.me siècle. La façade est remaniée, la base est romane, la nef n’est plus romane, elle est bombée, elle est constituée d’ogives angevines. Les voûtes sont du XIII.me siècle, les chapelles latérales sont quant à elles du XV.me et du XVI.me siècle.
Pour en revenir à la façade, c’est une copie de style roman poitevin exécuté au XIX.me siècle. Contre l’avis de l’inspecteur en chef des monuments historiques, de l’époque, Prosper Mérimée. Sur la façade sont représentés, Saint-Hilaire et Saint-Martin. La façade est en pierre de tuffeau, le tuffeau chatelleraultais s’effrite et il noircit, et il devient peu à peu du gruyère. Nous pénétrons dans l’église, nous sommes face au transept, le chœur est au fond, on peut distinguer un chapiteau qui date de l’église d’origine. Sur notre droite, il y a la chapelle qui renferme la statue de Saint-Jacques, elle mesure 1,70 mètre. Elle est de taille humaine, elle vient d’être restaurée, et elle est en bois polychrome. La statue est constituée de plusieurs morceaux de bois, ce sont des assemblages. Saint-Jacques est représenté une main sur la poitrine, et l’autre main sur le bourdon. Le bourdon a un embout ferré, sa partie supérieure est dorée. Il est chaussé de sandales, il porte une tunique dorée, avec une cape bleue. Il a une capeline jetée sur les épaules, décorée d’une coquille. Saint-Jacques porte un col blanc, et un chapeau à bord mou, décoré de coquilles. Le visage est très doux, il est barbu et moustachu, il a la chevelure noire.
Ensuite, nous devons aller rejoindre notre bus, nous empruntons la rue Sully, elle mène au pont Henri IV, qui enjambe la Vienne. Il est du XVI.me siècle, il possède 2 tours à chacune de ses extrémités. Le pont suivant qui traverse la Vienne, est le premier pont en béton, construit en France. Nous voici arrivés au bus, nous prenons la direction de Poitiers, pour aller rejoindre notre hôtel.

Jour 6 : Nous sommes en partance pour Châtellerault, là où nous avons quitté notre chemin. Dans le bus, c’est répétition générale de chansons, la mélodie s’améliore, le ciel est donc dégagé et le soleil nous accompagne. Nous voici à Châtellerault, nous tournons autour du rond point, dit de la main jaune, dont la hauteur marque son ombre sur la chaussée. Nous sommes arrivés à destination, le bus nous laisse sur le bord de la Vienne, à proximité de la manu, où se dressent les 2 anciennes cheminées qui sont l’emblème de la ville de Châtellerault. Nous traversons la Vienne, en empruntant le fameux pont en béton, que nous apercevions hier au soir, depuis le pont Henri IV. Nous marchons au bord de la Vienne, sur la rive opposé à la Manu, je suis accompagné par Philippe (ami de l’AVH). Une retenue d’eau sur la Vienne, rythme notre pas de fantassin. De temps à autre, nous quittons le bord de Vienne, nous déambulons dans des rues de Châtellerault, qui sont bordées de petites maisons populaires, des années de l’après guerre de 1939-1945. C’est agréable, les oiseaux chantent, le sol est souple, et le soleil devient persistant. Nous voici en vue, de la commanderie des templiers, nous passons un large portail en fer forgé, elle est flanquée de 2 petites tours. Le parc est arboré de cèdres du Liban, de chênes et la pelouse est constellée de cyclamens. Nous sommes accueillis devant la chapelle, par la propriétaire des lieux, qui est aussi la première adjointe à la mairie de Châtellerault, qui s’occupe plus particulièrement du patrimoine. Voici la présentation de la commanderie et surtout de la chapelle :

La commanderie d’Auzon a été fondée par les templiers, entre 1130 et 1140 sous Guillaume X de Poitiers, mort en 1137, ou Aliénor d’Aquitaine. Presque tous les textes sur Auzon pendant la période templière ont été détruits durant les guerres de religion, et il ne reste que très peu d’éléments sur cette période. Cette commanderie semble cependant avoir été, avec celle située à La Rochelle, la principale baillie de la province d’Aquitaine, dont faisait partie à l’époque le Poitou.
 Guillaume de Sonnac a été recteur d’Auzon vers 1223, après avoir été précepteur de la commanderie de Sainte-Eulalie-de-Cernon et avant d’être précepteur d’Aquitaine en 1236, puis maître de l’ordre en 1247. Il est blessé en 1250 à la bataille de Mansourah et meurt trois jours plus tard à Bahr es-Saghir en protégeant la retraite de Louis IX.
 Il est remplacé comme maître de l’Ordre par Renaud de Vichiers qui a peut-être été également précepteur d’Auzon vers 1236, avant d’être commandeur de Saint-Jean-d’Acre, maître de France puis maréchal. C’est lui qui a complété la rançon pour libérer Louis IX.
 Vers 1270 le précepteur est Pierre de Vaugourdon, puis Jean de Saint Benoît[réf.nécessaire]. Le dernier précepteur est Audebert de la Porte de 1303 à 1307, dont l’interrogatoire à Paris nous fournit des détails sur les très nombreuses réceptions qui ont eu lieu dans la chapelle.
 La commanderie d’Auzon est devenue hospitalière à partir de 1314, et jusqu’en 1792. Il existe beaucoup plus de détails sur cette période car les archives de la Vienne comportent 27 liasses décrivant la vie de la commanderie. Les commanderies de l’Hopiteau à Boussais (79) et de Prailles (79) ont été rattachées à Auzon en 1462.
 La chapelle, longue de 30 mètres et large de 7 m 20, occupe tout un côté de l’enceinte qui entourait une petite cour, et devait être l’habitation des chevaliers. La chapelle était protégée au sud par une enceinte, se reliant à la première et contenant des servitudes. Auprès de la chapelle est un mur, appuyé sur de puissants contreforts, percé de fenêtres cintrées, ébrasées, de style roman. Ce mur soutient les restes d’un rez-de-chaussée de bâtiment roman probablement partagé en deux pièces. Ces murailles épaisses garnies de contreforts, et le terrain au bas, disposé en talus, indiquent l’extérieur de la commanderie. La chapelle se compose d’une simple nef et a été agrandie d’une travée vers 1240. Depuis, la seule modification a été effectuée par les Hospitaliers, à savoir l’agrandissement d’une des trois fenêtres du chœur (abside semi-circulaire). Les fresques de l’abside, comportant un Christ en majesté, l’ange de Matthieu, le lion de Marc, l’aigle de Jean et le taureau de Luc, ont malheureusement subi beaucoup de dégâts lors de la seconde Guerre mondiale.
 L’ensemble des bâtiments conventuels a été détruit après 1835, mais il reste la chapelle classée monument historique en 1913 pour les peintures, et en 1938 pour le monument. Elle a été restaurée de 1966 à 1977 par Georges Lavrard. Le pigeonnier du XVII.me siècle est inscrit au répertoire supplémentaire.

Notre hôte, nous invite à entrer dans la chapelle pour y contempler son intérieur, elle a subi les méfaits de la seconde guerre mondiale. En 1944, lors du bombardement du pont de la voie ferrée, dit de la Cornière, situé à une centaine de mètre de là. Des éclats de rail, ont été projetés sur le toit de la chapelle, ce qui l’a beaucoup endommagé. Il a donc fallu beaucoup de travail, pour redonner vie au seul bâtiment qu’il reste de l’ancienne commanderie. Ensuite, nous sommes conviés à prendre un bon café, pour remercier l’accueil chaleureux, qui nous a été fait, nous chantons notre hymne du pèlerin, que nous répétons depuis la veille, inlassablement dans le bus.
Nous reprenons notre bâton de pèlerin, pour continuer notre chemin, nous empruntons un chemin de randonnée, qui longe la Vienne. Nous progressons dans un cadre champêtre, nous sommes entourées de superbes propriétés, qui plongent dans la Vienne, elles sont ceinturées par de hauts murs. A travers les arbres, nous distinguons les maisons, elles sont à étage, leurs toits sont garnis de chiens assis, ce qui donne un cachet à la demeure. Nous abordons une zone plus populaire, nous sommes en aplomb de la Vienne, où sur la partie haute, sont implantés des petits cabanons de week end, plus ou moins entretenus. Nous passons sous le pont d’une voie de circulation, nous traversons, la commune de Cenon-sur-Vienne. Nous retrouvons un chemin qui serpente la campagne, nous allons en direction du site gallo-romain du vieux Poitiers. Nous passons sur un pont, qui enjambe la Vienne, un pêcheur nous annonce la prise d’un brochet, qu’il a fait ce matin. L’eau est très claire, on distingue, la base des piles du pont et les poissons qui s’y attardent. Face au cimetière de Cenon-sur-Vienne, se trouvent la salle des fêtes et les terrains de sports. Nous sommes sur un petit chemin de terre, il est bordé de bosquets, au loin, nous commençons à distinguer les restes, de la cité gallo-romaine du vieux Poitiers qui s’étalait sur 70 hectares. Aujourd’hui, elle est en pleine nature, au milieu d’une zone boisée. Le vieux Poitiers, fait partie de la commune de Naintré, dont voici la présentation :

Naintré est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Poitou-Charentes. C’est la dixième ville de la Vienne. Elle compte 6000 habitants, elle s’étend sur 24 kilomètres carrés, et s’étale entre 49 et 131 mètres d’altitude. 
Naintré se situe à l’ouest du Clain, rivière se déversant dans la Vienne. 
Naintré se situe entre l’autoroute A 10 à l’ouest, et la voie de chemin de fer Paris-Bordeaux à l’est. Elle est sur l’axe Châtellerault-Poitiers, et plus généralement Tours (ou Paris)-Bordeaux. 
Naintré comprend aussi quelques communes telles que Corset, Repousson ou encore Chézelles. 
De l’époque néolithique subsiste le menhir du Vieux Poitiers en grès jaunâtre sur lequel à l’époque gauloise fut tracée une inscription. 
RAT[IO]N BRIVATIOM
FRONTV. TARBEISONIOS
IEVRV 
«Frontu, fils de Tarbeisu a offert le ratis (rempart ou levée de terre) des habitants de Briva.»
 Connue depuis très longtemps, elle a été mentionnée pour la première fois au XVIII.me siècle par Dom Mazet de l’abbaye bénédictine de Saint-Cyprien à Poitiers.
 Le toponyme local des Raïtes, dans la commune de Fressines dans les Deux-Sèvres, qui n’a jamais encore été expliqué est peut-être à rapprocher de ce mot gaulois ratis. Ce mot ratis constitue la racine du toponyme allemand de Ratisbonne. On le retrouve dans les noms antiques de Strasbourg Argento-Rati, de l’Île de Ré (Ratis) et à Rezé près de Nantes avec le dérivé (Rati-ate).
 Le menhir a été intégré dans l’urbanisation des lieux à l’époque gallo-romaine, comme le montrent les photographies aériennes.
 Un double tombeau de femmes datant du Bas-Empire y a été découvert et fouillé.
 Cette importante agglomération gallo-romaine était sur une ancienne voie traversant le territoire des Pictons. Située sur la commune de Naintré, cette ville fut appelée Vieux-Poitiers et c’est là que Pépin le Bref et Carloman se partagèrent les États de leur père Charles Martel.
 Lieux et monuments
Le château de la Tour, donjon flanqué de tourelles, construit au XIVesiècle. Les douves, le pigeonnier et la toiture sont inscrits comme Monument historique depuis 1973.
 Le menhir du Vieux-Poitiers est classé comme Monument Historique depuis 1982
Le menhir-polissoir de Souhé est inscrit comme Monument historique depuis 1989
Le théâtre gallo-romain est classé comme Monument Historique depuis 1970
L’église Saint-Vincent. L’intérieur est orné d’un retable en bois doré, d’un chemin de croix, de quelques tableaux et de vitraux de la Maison Fournier de la fin du XIX.me siècle, début XX.me siècle. Un des vitraux est exécuté en monument aux morts.

Nous faisons une halte pour contempler, le site du vieux Poitiers, la ville antique était située, à la confluence de la Vienne et du Clain. La cité date de 2000 ans, il ne reste plus que quelques éléments du théâtre, qui pouvait contenir 10000 personnes, il avait 116 mètres de diamètre, la scène mesurait 18 mètres de large pour 8 mètres de profondeur. Nous quittons le site, nous gravissons une pente, elle nous conduit sur un plateau, qui domine toute la campagne environnante. Nous sommes au milieu de terres cultivées, nous abordons un splendide domaine, le Coudreau, son allée pour y accéder a été replantée d’érables champêtres, alors que l’allée située sur notre droite, qui file au bord du plateau, et quant à elle bordée de majestueux platanes. Nous continuons à cheminer, nous sommes en vue, de la ferme de la Brosse, où nous attend le traiteur avec nos plateaux repas. La ferme est au milieu de la campagne, aucune habitation à l’horizon, elle est au milieu d’un immense champ de luzerne, nous y accédons par un petit chemin. Chacun s’installe sur le champ qui nous a été offert pour pique-niquer, nous sommes face à une vallée, où au loin, se dresse un château avec ses tourelles, le panorama est magnifique. Le repas terminé, nous pouvons nous accorder une petite sieste réparatrice.

Malgré le cadre merveilleux, il nous faut reprendre le chemin, le soleil est plus éclatant que les jours derniers. Nous quittons la ferme de la Brosse, nous prenons un instant une petite route, puis un chemin qui nous mène sur le lieu de la seconde bataille de Poitiers. Qui a eu lieu en 732, elle a vu la victoire de Charles Martel sur les arabes. Nous sommes à l’endroit où la bataille aurait eu lieu, on le suppose, car aucun écrit n’évoque cette bataille. En tout cas, il y a eu confrontation, afin d’arrêter la progression des sarrasins, qui après s’être établis en Espagne, ils ont traversé les Pyrénées, pour conquérir la France. Le site est parsemé de panneaux d’informations, qui expliquent la bataille, elles sont en 3 langues, français, anglais et arabe. La ferme de la Brosse est située sur le site de la bataille, que l’on appelait auparavant, la ferme de la bataille.
Nous redescendons du plateau, nous marchons sur un chemin, nous traversons le village de Velaudon. Nous sommes en pleine campagne, à gauche la forêt, et à droite un immense champ de maïs, il est protégé par une clôture électrique. Ensuite, nous traversons une immense prairie, aucune habitation ne se profile à l’horizon. Nous pénétrons dans le bois du fou, fou veut dire fayard qui signifie hêtre. Nous sommes donc dans une hêtraie, où se dressent aussi de magnifiques chênes. Nous rencontrons une source d’eau, elle nous signale, la présence du château du Fou, qui se dessine à l’horizon. Nous traversons le bois du Fou, il est tracé par de larges allées, le sol est très souple. Nous voici en zone cultivée, c’est toujours le royaume du maïs et du tournesol. Au loin, nous entendons des tronçonneuses, qui s’activent dans le bois du Fou. Nous sommes au lieu dit, Vilaine, après lequel nous descendons dans un val. Nous traversons un autre lieu dit, Traversay, nous continuons à descendre, jusqu’au terme de notre étape, qui sera la commune de Saint-Cyr.
Nous sommes reçu par la municipalité, au foyer rural, où l’on nous convie à trinquer, un verre de Vouvray à la main, en entonnant l’hymne du pèlerin. Ensuite, nous rejoignons nos bus, pour rejoindre Poitiers. Nous traversons une rivière, puis nous voici à Veaumont, qui se trouve à 20 kilomètres de Poitiers et de 13 kilomètres de Châtellerault. En descendant dîner, le hall de l’hôtel est animé, nous avons droit à un intermède musical, ce sont Marie-France, Marie-Claude et Gilbert qui caressent le clavier du piano de l’hôtel, tout le groupe reprend les airs en chantant.

Jour 7 : Nous devons rejoindre Saint-Cyr, que nous avons laissé hier au soir. Notre chauffeur a perdu le cap, il s’engage sur des routes interdites au bus, nous mettons par conséquence 2 fois plus de temps pour rejoindre notre point de ralliement. En cours de route, nous avons aperçu des vendangeurs qui s’affairaient à couper le raisin dans une vigne, dans la région, on produit le vin du Poitou, qui a une certaine renommée. Le début de la randonnée, à Saint-Cyr, se fait encapuchonné, car nous sommes accompagnés par la pluie, je suis guidé par une autre Virginie (Malakoff Médéric). Nous marchons sur de petites routes, qui sillonnent la campagne. Nous voici à Dissay, que nous traversons, en voici la présentation :

Dissay est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Poitou-Charentes. 
Ses habitants sont appelés les Disséens[1]. La commune compte 3078 habitants, elle s’étend sur 25 kilomètres carrés, ets’étale entre 68 et 144 mètres d’altitude. 
Dissay bénéficie d’une implantation géographique sur l’axe Poitiers-Châtellerault. 
Selon la direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Foret de Poitou-Charentes, il n’y a plus que 6 exploitations agricoles en 2010 contre 27 en 2000. Cette baisse du nombre d’exploitations agricoles sur le territoire de la commune s’inscrit dans une évolution globale qui touche l’ensemble du département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, 660 exploitations ont disparu soit -16%. Pour l’avenir, une inquiétude demeure quant à la pérennité et à la transmission de ces exploitations agricoles du fait du vieillissement la population agricole. En outre, c’est la tranche des moins de 40 ans qui est concernée par la baisse des effectifs. Ce phénomène concerne également dans une moindre mesure, la tranche des 40 à 49 ans. Ceci illustre les difficultés auxquelles sont confrontées les jeunes agriculteurs pour s’installer et faire perdurer leur exploitations. 
Les surfaces agricoles utilisées ont diminué et sont passées de 1 057 hectares en 2000 à 843 hectares en 2010. 47% sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 14% pour les oléagineux (pour moitié du colza et pour une autre moitié, du tournesol) et 32% pour le fourrage En 2000, 11 hectares (0 en 2010) étaient consacrés à la vigne. 
3 exploitations en 2010 comme en 2000 abritent un élevage de bovins (558 têtes en 2010 contre 516 en 2000). Les élevages d’ovins et de volailles ont disparu en 2010 (respectivement: 24 têtes sur 3 fermes en 2000 et 286 têtes sur 12 exploitations). 
Plus de 80 commerçants, artisans, entreprises industrielles et de services sont actuellement implantés dans le centre bourg et sur les deux parcs d’activités de la commune. 
Sa population active est de 1 506 actifs (taux d’activité: 78,2%).
L’occupation humaine sur le territoire de Dissay est très ancienne puisqu’en 1998, une tombe unique en Poitou-Charentes et datant de 4 300 ans av. J.-C. y a été mise à jour pendant l’été. 
À l’époque gallo-romaine, des habitations se développent le long de la voie romaine qui relie Saintes à Tours en passant par Poitiers. Sur le territoire de Dissay, cet ancien axe existe encore sous la forme d’un chemin en ligne droite. La tradition disséenne le nomme toujours «la voie romaine». 
C’est de l’an 673 que date le premier écrit où Dissay est cité. Il s’agit de la charte de Saint-Bercaire (charta sancti Berchatii). Bien que cela ne soit qu’une hypothèse, «in villa Diséio supra fluvium Crete» pourrait désigner Dissay puisque d’autres toponymes voisins y sont cités. Dans son Dictionnaire topographique de la Vienne, Louis Rédet, premier archiviste de la Vienne, énonce comme probable cette hypothèse. 
La châtellenie de Dissay appartient, depuis au moins la première moitié du XIII.me siècle, aux évêques de Poitiers. Vers 1240, elle fait partie de la juridiction et du domaine temporel de Poitiers. Les seigneuries du Deffends et de Marit relèvent de la Tour de Maubergeon, tandis qu’une partie de la paroisse, sur la rive gauche du Clain, dépend de la châtellenie de Jaulnay. Le village, sur une des routes de Compostelle est décrit dans le «Liber de miraculis Sancti Jacobi» conservé aux archives de la cathédrale de Compostelle. 
Le château, qui ne devait être alors qu’une bâtisse en bois au sommet d’une motte, est transformé par Hugues de Combarel qui obtient de Charles VII l’autorisation de «fortifier son hostel» le 11 janvier 1434 (v. s.). C’est son successeur, Pierre d’Amboise qui fait reconstruire le château de 1484 à 1493, reproduisant l’entrée de celui de Chaumont, où il est né. L’église de Dissay a été également construite au XVe siècle par le même Pierre d’Amboise. 
La population de Dissay est composée au XVIII.me s. de 200 feux (familles). Les trois quarts sont des paysans: journaliers et laboureurs à parts égales. Les rôles de taille et procès-verbaux d’assemblées de paroisse font apparaître une population moins nombreuse que les paysans mais très présente dans la vie disséenne: les artisans et les marchands. En 1789, Dissay compte huit maçons, quatre sabotiers, un tonnelier, un cordonnier, trois boulangers, cinq maréchaux, un meunier, un charpentier, un tailleur de pierre, un blanchisseur, deux sergiers et un menuisier. Il n’y a qu’un marchand. 
On dénombre 257 feux au recensement de 1790 (1003 habitants). 
Comme le reste de la France, accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution, le 14 juillet 1790, le jour anniversaire de la prise de la Bastille. Mais choisi trop gros, il ne tarde pas à mourir desséché. Elle est une des premières communes à le faire. Il devient le lieu de ralliement de toutes les fêtes et des principaux événements révolutionnaires, comme les victoires des armées républicaines ou les autres fêtes révolutionnaires. 
La population passe à 1192 habitants en 1836 et baisse lentement durant le XIXe siècle, puisqu’elle est de 1129 habitants en 1901. Le dernier recensement de 2007 a dénombré 2 912 disséennes et disséens. La commune s’étend sur 23,71 km2. 
Le Château de Dissay date du XVe siècle. C’est Pierre d’Amboise, évêque de Poitiers, qui le fit construire. Il servira d’ailleurs de résidence aux évêques jusqu’à la Révolution. 
Les systèmes de défense furent autorisés par lettres patentes du 11 janvier 1434 signées du roi Charles VII. Hugues de Combarel, prédécesseur de Pierre d’Amboise y est autorisé à construire un hôtel entouré de «murs, fossés, palais, pont levis portaux, tours, guérites, barbacanes et autres fortifications, tel que bon lui semblera». 
Le bâtiment dessine un rectangle flanqué de tours rondes qui lui donnent cet air imposant. La fortification du bâtiment se retrouve dans tous les éléments architecturaux : la présence des mâchicoulis, le nombre limité de fenêtres, les douves et le pont-levis (remplacé ensuite par un pont dormant). Malgré ce luxe de précaution, il fut pris par l’amiral de Coligny avant le siège de Poitiers de 1569, épisode des guerres de religion. 
En 1789, l’évêque de Poitiers, Martial-Louis de Beaupoil de Saint-Aulaire, est élu aux Etats généraux du royaume mais en 1791, il refuse de prêter le serment de la constitution civile du clergé et s’enfuit en émigration. Le château est donc saisi et vendu comme bien national. 
Le bâtiment a depuis cette époque souffert de plusieurs destructions. La collégiale qui bordait le mur situé à droite du castelet d’entrée, a été détruite. Dans l’oratoire, des peintures murales datant du XVIe siècle ont été abîmées par des travaux d’aménagement. Il reste tout de même des éléments de ces fresques qui sont l’un des intérêts de la visite du château. 
Elles représentent notamment «Adam et Ève», le «Roi David», «Nabuchodonosor» et «Manassé» qui entourent «la Fontaine de Miséricorde» recevant le sang du Christ. Signalons, à ce sujet une communication de Robert Favreau, ancien directeur du Centre d’études supérieures de civilisation médiévales de Poitiers au colloque international organisé par l’Université d’Angers en 1998: Favreau (Robert), Les inscriptions de la chapelle du château de Dissay et le milieu angevin. 28 p. – Rome, Ecole française de Rome. 2000. 
Après 1850, la famille Fruchard qui venait de racheter le château, s’engageait dans une rénovation architecturale, tant pour le château que pour l’église, en utilisant les vitraux et les volets de la collégiale, qui avaient été «démontés». Les 18 peintures sur verre représentent l’Enfance et la Passion du Christ dans le style des miniaturistes de l’école de la Loire à la fin du XVème siècle. Ces travaux ont permis au propriétaire actuel, le baron Régis de Lassat, de faire reconnaître le château, inscrit comme «Monument Historique» en 1989 pour le château en tant que tel, les communs et les douves, tandis que les jardins le sont depuis 1967. 
L’église de Dissay est inscrite comme Monument Historique depuis 1926. Elle possède un clocher carré. Elle date du XVème siècle. 
Forêt de Moulière: D’un superficie de 5000ha, elle est située au nord-est de Poitiers et couvre neuf communes: Bignoux, Bonneuil-Matours, La Chapelle-Moulière, Liniers, Montamisé, Saint-Cyr, Saint-Georges-lès-Baillargeaux et Vouneuil-sur-Vienne.

Nous descendons dans Dissay, nous passons devant l’église, puis nous faisons une halte, pour admirer le château. Nous reprenons notre chemin, de ci de là, nous découvrons de superbes potagers et leurs cabanons, plus ou moins entretenus. Nous empruntons de petits chemins, nous longeons les jardins des maisons, puis nous abordons Saint-Georges-lès-Baillargeaux. Nous passons près du terrain de football, où 2 équipes s’affrontent. Nous pénétrons dans Saint-Georges-lès-Baillargeaux, les rues sont bordées de superbes maisons, nous voici sur la place de la mairie, elle est magnifique. Nous sommes attendus, dans la salle des fêtes, où monsieur le maire de Saint-Georges-lès-Baillargeaux, nous accueille. Il fait un petit discours, puis nous trinquons, en dégustant quelques gâteaux sucrés et salés. Ensuite, le traiteur nous remet nos plateaux repas, que nous allons déguster, sur des tables disposées dans la salle des fêtes.

C’est sous un soleil accablant, que nous devons reprendre notre chemin. Nous traversons Saint-Georges-lès-Baillargeaux, à la sortie de la commune, un rond point est décoré par des cyclistes sur leurs vélos. Le premier lève les bras, pour signifier qu’il est vainqueur, le rond point, a été ainsi décoré, pour signaler que l’étape contre la montre, du Futuroscope, est passée à Saint-Georges-lès-Baillargeaux. Ensuite, nous rejoignons l’ancienne voie romaine, nous marchons en pleine nature, en fond de tableau, c’est la forêt à perte de vue. Nous traversons une partie boisée, sur notre droite, nous distinguons le Futuroscope, et le site hôtelier qui l’entoure. Nous abordons un hameau qui dépend de la commune de Fontaine, que nous traversons ensuite. Nous sommes toujours en pleine nature, au loin, nous découvrons les abords de Poitiers. Je finis la randonnée au coude de Francis, nous fermons la colonne, qui est formée de 50 binômes, et d’une vingtaine d’organisateurs. Nous descendons dans un Val, que nous devons remonter, nous passons sous un pont, sur lequel circulent des véhicules. Nous arrivons à Buxerolles, c’est une commune de la banlieue de Poitiers, c’est le terme de notre étape, et de notre périple de 125 kilomètres. Tout le monde s’assoit autour du pas de Saint-Jacques. La légende dit, que le saint est venu, ici, sa visite est caractérisée par la trace de son pied et de la pointe de son bâton, qui sont incrustées dans un rocher. Tout le monde est ravi d’avoir parcouru le trajet entre Tours et Poitiers, on trinque pour commémorer cet instant, tour à tour les organisateurs prennent la parole, puis on entonne l’hymne du pèlerin. Des sanglots se font entendre, les appareils photos crépitent, on nous demande une minute de silence, afin que chacun puisse se remémorer, la semaine passée. Voici la présentation de Poitiers :

Poitiers[2] — prononcé /pwa.tje/ Écouter en français — est une commune du centre-ouest de la France, chef-lieu (préfecture) du département de la Vienne et de la région Poitou-Charentes. 
Avec 87906 habitants (population municipale en 2011), Poitiers est la commune la plus peuplée de la Vienne. C’est aussi la plus importante commune de la région Poitou-Charentes, devançant La Rochelle (75822 habitants), Niort (58072 habitants) ou Angoulême (43112 habitants). Elle est à la tête de la première agglomération picto-charentaise (129044 habitants en 2008), son unité urbaine constituant le centre d’une aire urbaine de 249196 habitants, la plus importante au niveau régional en termes de population. Le Grand Poitiers comptait, quant à lui, 136016 habitants au 1erjanvier 2009. La ville de Poitiers s’étend sur 42 kilomètres carrés, et s’étale entre 65 et 144 mètres d’altitude. 
Ville d’art et d’histoire, celle qu’on surnomme encore «La ville aux cent clochers» ou «La ville aux cent églises» est riche d’un important ensemble monumental comprenant notamment le baptistère Saint-Jean (IVesiècle), l’hypogée des Dunes (VIIesiècle), l’église Notre-Dame la Grande (XIIesiècle), l’église Saint-Porchaire (XIIesiècle) ou encore la cathédrale Saint-Pierre (fin du XIIe — début du XIIIesiècle). Son centre historique concentre de nombreuses maisons à colombages, quelques hôtels particuliers — hôtel Fumé, hôtel Jean Beaucé — ainsi que l’ancien palais des comtes de Poitou, ducs d’Aquitaine (XIIesiècle), aujourd’hui reconverti en palais de justice. 
Selon l’usage et les principaux dictionnaires, le gentilé des habitants de Poitiers est Poitevins (comme celui des habitants du Poitou)[6],[7],[8]. Les gentilés Pictaviens ou Pictaves [9], formés au XIXesiècle à partir du nom du peuple celte des Pictavii en latin (les Pictons en français) pour distinguer les habitants de Poitiers de ceux du Poitou, sont moins utilisés et sont ignorés par les dictionnaires courants. 
La ville de Poitiers est située sur le Seuil du Poitou, passage peu élevé entre le Massif armoricain à l’ouest et le Massif central à l’est. Il s’agit donc d’une voie de passage facile entre le Bassin parisien et le Bassin aquitain, à 340km au sud-ouest de Paris, 130km de Limoges, 180km de Nantes et à 220km de Bordeaux. Poitiers jouit donc d’une position favorable sur une route commerciale et militaire. 
Le site de Poitiers est un vaste promontoire en spatule enserré entre les vallées de la Boivre et du Clain, qu’il domine d’une cinquantaine de mètres de haut. Les rivières ont creusé de profondes vallées. Ce promontoire est relié au plateau par un pédoncule étroit, au lieu-dit la Tranchée, qui tire son nom du fossé creusé pour couper ce passage et isoler ainsi Poitiers du pays environnant. Le premier creusement daterait de l’oppidum gaulois, et il fut maintenu jusqu’au XVIIIesiècle. L’aspect défensif du site est donc prépondérant, mais son intérêt provient également d’une vaste superficie (2,3km sur 1,3km, soit 250ha) très facilement défendable, jusqu’à l’invention de l’artillerie du moins. Ces deux caractères, étendue et facilité de la défense, ont fait que le site de la ville n’a pas été déplacé à l’époque romaine, comme cela est souvent arrivé (Alésia, Lutèce). Ce vaste espace permettait de faire pâturer les troupeaux à l’abri, puis à partir du Moyen Âge, d’aménager des jardins potagers et des vignes. 
Les rivières étaient franchies sur des gués entretenus, sur les sites des actuels pont Joubert et pont Saint-Cyprien. En cas de siège, les gués étaient démolis. 
Actuellement, la ville de Poitiers s’étend sur le plateau de part et d’autre des vallées, notamment en direction de l’est (campus, centre hospitalier, zones commerciales et d’habitation) et du Nord (technopole du Futuroscope). Situé sur la commune de Poitiers, le lieu-dit le Breuil-Mingot constitue encore une agglomération séparée, malgré la création de nouveaux quartiers à l’est de Saint-Eloi. 
Poitiers est limitrophe des communes suivantes : Migné-Auxances, Buxerolles, Montamisé, Vouneuil-sous-Biard, Biard, Bignoux, Sèvres-Anxaumont, Fontaine-le-Comte, Croutelle, Saint-Benoît (Vienne), Ligugé, Mignaloux-Beauvoir. 
Poitiers a laissé son nom à trois grandes batailles: 
la première bataille de Poitiers 507, ou bataille de Vouillé est la moins connue. Elle fut remportée par Clovis Ier sur Alaric II roi des Wisigoths (au lieu appelé Campus Vogladensis) au nord-ouest de Poitiers, et permit la conquête de toute la zone entre Loire et Pyrénées; 
la bataille de Poitiers en 732 à Moussais, sur la commune de Vouneuil-sur-Vienne, au Nord de Poitiers, avec la victoire des Francs dirigés par Charles Martel sur les troupes Maures et leurs alliés; 
la bataille de 1356, qui eut lieu à Nouaillé-Maupertuis au sud de Poitiers, avec la victoire des Anglais commandés par le Prince noir contre les Français du roi Jean le Bon. 
La ville existait déjà à l’arrivée de César, sous la forme d’un oppidum celte nommé Lemonum ou Limonum, terme qui serait issu du gaulois lemo- ou limo-, orme (cf. vieil irlandais lem, orme), même racine indo-européenne que le latin ulmus qui a donné orme; Lemonum signifierait «l’ormeraie»[14],[15]. La ville fut réaménagée selon le modèle romain au Iesiècle de notre ère et fut dotée d’un amphithéâtre de grande taille (détruit presque entièrement en 1857), de plusieurs thermes, d’au moins trois aqueducs, le tout donnant un statut de premier plan à la ville (vestiges aux Arcs de Parigny). Il est possible qu’au second siècle de notre ère, la ville fut la capitale de la province d’Aquitaine. 
Au IV.me siècle, une épaisse muraille de six mètres d’épaisseur et dix de hauteur ceint la ville sur 2,5 kilomètres. Celle-ci est réduite au sommet et flanc est du promontoire. Malgré la réduction drastique de la surface de la ville (l’amphithéâtre est laissé hors de l’enceinte, par exemple), la superficie enclose est l’une des plus grandes du Bas-Empire (50 ha), ce qui est probablement dû à la topographie du site. 
Saint Hilaire évangélise la ville au IV.me siècle. Les fondations du baptistère Saint-Jean datent de cette époque. La cité prend ensuite le nom définitif de Poitiers, en rapport avec le peuple des Pictons. 
À l’époque médiévale, Poitiers tire parti de son site défensif, et de sa situation géographique, loin du centre du pouvoir franc. Siège d’un évêché depuis le IVesiècle, la ville est également la capitale du comté du Poitou, dont les comtes dirigent une importante principauté regroupant le Poitou et l’Aquitaine. De 927 à 1216, Poitiers est l’une des capitales du Duché d’Aquitaine. 
Au IX.me siècle, le nom de Grand-rue apparait dans les chartes. C’est la plus ancienne trace d’un nom de rue conservée en Europe. Cette rue correspond à la ligne de plus faible pente, et donc la moins fatigante, pour monter du gué (actuel pont) Saint-Joubert au plateau, et elle est un itinéraire remontant à l’Âge du Fer. Grossièrement orienté est-ouest, il sert d’axe decuman au quadrillage orthogonal des rues à l’époque romaine. C’est au VIIesiècle que l’abbé Mellebaude fait construire l’hypogée des Dunes. 
Une première tentative de création de commune a lieu, de façon autonome par les habitants en 1138 (peut-être par la confrérie Saint-Hilaire), qui appellent les bourgs et villes voisins à former une ligue. La commune est rapidement supprimée par le roi de France. Aliénor d’Aquitaine fit construire une nouvelle muraille au XII.me siècle longue de 6000mètres, enserrant tout le promontoire. Aliénor d’Aquitaine tenait sa cour à Poitiers. Sa demeure, le Palais des Ducs d’Aquitaine est devenu en partie le Palais de Justice de Poitiers. 
Lors de la révolte des fils d’Henri II, la ville reste fidèle au roi d’Angleterre, ce qui lui permet d’obtenir une charte communale vers 1175[19],[20], sur le modèle des Établissements de Rouen. La charte est confirmée par Aliénor d’Aquitaine en 1199, puis par les rois de France. Aliénor d’Aquitaine fait également des travaux au palais des comtes-ducs et construire un nouveau marché. Elle meurt à Poitiers en avril 1204, et la ville est prise par Philippe Auguste en août de la même année. 
La route de Saint-Jacques-de-Compostelle passant par Poitiers, la ville accueille de nombreux pèlerins, qui y font halte pour vénérer les reliques de sainte Radegonde ou de saint Hilaire. 
Au XIV.me siècle, la ville échoit en apanage au troisième fils de Jean II le Bon, le duc de Berry (commanditaire des Très Riches Heures du duc de Berry). Il embellit le palais médiéval des comtes de Poitiers, en y aménageant notamment le donjon (dit tour Maubergeon). De même il embellit l’ancien château triangulaire, visible dans le manuscrit des Très Riches Heures, au mois de juillet. En 1385 il fait construire un des premiers beffrois, le «gros horloge», aujourd’hui disparu. 
En 1360, à la suite du traité de Brétigny, la ville, comme tout le Poitou, passe aux mains des Anglais. Du 22 au 25 septembre 1361, Jean Chandos, lieutenant du roi Édouard III d’Angleterre et connétable d’Aquitaine, chargé d’appliquer le traité dans les provinces cédées à l’Angleterre, prend possession de la ville et de son château. Le maire Jehan Barré lui en remet les clefs. Jean Chandos les lui rend, puis il reçoit les serments de fidélité au roi d’Angleterre des principales personnalités de la ville. Il met en place une nouvelle administration de la province, sous l’autorité de Guillaume de Felynton, chevalier anglais, comme sénéchal du Poitou. 
Le 7 août 1372, grâce à quelques bourgeois infiltrés dans la ville, du Guesclin se fait ouvrir les portes de Poitiers et reprend la ville aux Anglais par surprise. Pour consolider cette conquête militaire, Charles V par son édit de décembre 1372 accorde la noblesse au 1er degré aux maires de Poitiers. Poitiers est alors la première ville du royaume de France où une dignité devient anoblissante [22]. Les maires étaient élus pour deux ans. Dans les premiers maires ayant été élevés à cette dignité, il est à noter que Guillaume Taveau le fut à plusieurs reprises entre 1388 et 1414. En épousant Sibille de Saint-Martin, Il devint Baron de Morthemer. Cette famille est l’une des plus anciennes du comté. Cette Baronnie a eu un rôle important dans l’histoire du Poitou. Sa descendance a oeuvré aux côtés des rois de France jusqu’à la Révolution.. 
Pendant la guerre de Cent Ans, la ville devient temporairement capitale du royaume de France et accueille le Parlement royal en 1418. C’est également à Poitiers que Jeanne d’Arc est examinée en 1429 avant de recevoir le commandement de l’ost royal. 
Profitant de la faveur royale et de la présence de nombreux érudits parisiens exilés, Poitiers obtient la création d’une université en 1431. Elle compte 4000étudiants à la fin du XVesiècle. Parmi la douzaine d’Universités ouvertes dans l’équivalent de la France actuelle, elle fut suffisamment renommée pour accueillir et former des esprits brillants tels que Descartes, François Rabelais, Joachim du Bellay ou Pierre Ronsard. 
La ville s’assoupit à la Renaissance. De fait, peu de changements ont lieu dans le tissu urbain, à part le percement de la rue de la Tranchée, et la construction de ponts qui remplacent les anciens gués. Quelques hôtels particuliers datent de cette époque: hôtels Jean-Baucé, Fumé, Berthelot, notamment. 
La ville tire sa prospérité essentiellement de ses fonctions administratives: justice royale, évêché, monastères, et l’intendance de la généralité du Poitou. C’est d’ailleurs de l’intendance que viennent quelques évolutions à la fin du XVIIIesiècle: le vicomte de Blossac, intendant de 1750 à 1784, fait aménager un jardin à la française (voir espaces verts de Poitiers). Il fait également abattre la muraille d’Aliénor d’Aquitaine et aménager des boulevards sur leur emplacement. 
L’Ancien Régime est une période où, malgré les antagonismes de classe très marqués, des solidarités temporaires pouvaient se nouer contre l’ennemi commun, souvent la monarchie en la personne des commis chargés de lever les impôts. Ainsi, en 1676, les bouchers, profession fortement organisée, se révoltent contre les commis des aides. Ils sont soutenus par le maire[23]. La Révolution est précédée à Poitiers de quelques moments de remise en cause du pouvoir royal: arrachage des affiches publiant les édits royaux à la fin du règne de Louis XV[24] avec une émeute rassemblant 1200personnes en juillet 1768. 
Au XIX.me siècle, de nombreuses casernes sont construites, faisant de Poitiers une ville de garnison. La gare est construite dans les années 1850. 
En 1899, la ville est desservie par un réseau de tramway comprenant trois lignes dont la jonction se fait place d’Armes. 
En 1901, un fait divers[26] devient une affaire nationale et inspire à André Gide le roman La Séquestrée de Poitiers. 
Lors de la Seconde Guerre mondiale, le 13 juin 1944, l’aviation Américaine bombarde l’axe vallée du Clain / quartier de la gare / vallée de la Boivre. 480 maisons ou immeubles sont rasés, plus de 2000 sont largement endommagés. Le nombre de morts est inconnu de manière précise, entre plusieurs dizaines et une centaine. 
La ville de Poitiers s’étend considérablement depuis les années 1960, avec la création de la ZUP des Couronneries et du quartier des Trois-Cités, et la création de grands axes routiers en rocade (avenue John F. Kennedy puis avenue du 11 novembre) et en pénétration (voie André-Malraux), au-delà desquelles se développent dans les années 1970 d’autres quartiers (la Gibauderie, Beaulieu…), puis un nouveau contournement nord-est de la ville (RN147) à la fin des années 1980. L’urbanisation de la ville se poursuit encore vers l’est avec la ZAC de Saint-Éloi pendant les années 1990 et 2000. 
L’activité de la ville bénéficie de la décentralisation industrielle depuis les années 1970, avec notamment l’implantation d’une usine Michelin (fermée en 2006), compagnie des compteurs Schlumberger (compteurs industriels et résidentiels). 
Le projet du Futuroscope (bâti sur les communes proches de Jaunay-Clan et de Chasseneuil-du-Poitou), construit en 1986-1987 sur une idée de René Monory, a permis le développement du secteur touristique de l’agglomération et a ouvert la cité à l’ère technologique et touristique. Aujourd’hui, Poitiers se visite en complément du parc, et bénéficie d’une clientèle de plus en plus européenne, notamment anglaise avec l’ouverture d’une ligne aérienne directe entre l’aéroport de Poitiers-Biard et Londres Stansted. 
En écho aux mouvements sociaux de début de 2009, Poitiers voit des manifestations rassembler 20000personnes le 29 janvier, et 30000 le 19 mars[28]. Le 10 octobre de la même année, a lieu une manifestation anticarcérale lors de laquelle quelques vitrines et du mobilier urbain ont été détruits par des individus que la police et les médias ont désignés comme appartenant à l’ultragauche. Voir l’article de Wikinews, Violente manifestation contre le transfèrement vers la nouvelle prison de Poitiers. 
Au-delà de la rénovation du quartier de la gare entrepris depuis 2007 (construction d’immeubles de bureaux et d’un pôle multimodal), la municipalité met en œuvre le projet Cœur d’Agglo[29]. Ce vaste programme de renouvellement urbain mené par Yves Lion, s’étendant de 2010 à 2014, vise à changer le visage du centre-ville, notamment par une importante modification du plan de circulation (été 2010), un grand programme de nettoyage des façades du plateau (à commencer par l’Hôtel de ville lui-même, achevé en juin 2010), l’augmentation de la surface de voies piétonnes, le réaménagement de la Place du Maréchal Leclerc en 2011, l’aménagement de nouveaux espaces verts (Jardin de Puygarreau à l’arrière de l’hôtel de ville), et le déploiement d’un bus à haut niveau de service de 2013 à 2018, avec certaines parties en site propre (dont la construction du viaduc Léon-Blum, remplaçant la passerelle des Rocs détruite en 2012). 
Poitiers était jusqu’en 2011 le siège de la Chambre de commerce et d’industrie de la Vienne (déménagé sur la technopole du Futuroscope à Chasseneuil-du-Poitou). Elle gère l’aéroport de Poitiers-Biard. 
Véritable carrefour du centre-ouest, la ville de Poitiers est desservie par l’autoroute A10 (sorties 28: Futuroscope/Chasseneuil-du-Poitou, 29: Poitiers-Nord, et 30: Poitiers-Sud), par la nationale 10 qui contourne Poitiers par l’ouest (déclassée en RD910). À l’ouest part également la RN11 vers Niort et La Rochelle et la RN149 vers Nantes. À l’est, la ville est contournée par la RN147 (route nationale Angers-Limoges) d’où part la RN151 (route Poitiers-Auxerre). 
La ville de Poitiers (ainsi que le Futuroscope) sont desservis par le TGV Atlantique. La tranche Tours-Bordeaux de la LGV Sud Europe Atlantique est en cours de construction (réduction du temps de la desserte de Bordeaux depuis Paris), et la LGV Poitiers-Limoges est à l’étude mais reportée après 2030 suite à l’avis de la Commission Mobilité 21. 
Le TER Poitou-Charentes permet de relier Poitiers à Châteauroux, Angoulême, Limoges, Nantes (via Parthenay et Bressuire), La Rochelle (via Niort), les autres grandes agglomérations de la région Poitou-Charentes ou du grand Ouest. 
Au sein de la ville, le transport se fait par: 
Bus (Vitalis) avec 16 lignes et 1000 arrêts dans l’agglomération Vitalis. 
Vélos: des vélos et vélos électriques peuvent être loués à la gare, 
Voiture: 8 parkings payants en centre-ville ou à proximité. 
Au classement national en revenu par ménage, Poitiers se situe au 29.448e rang sur 36.717. 
Poitiers et Grand Poitiers ont le label Villes et Pays d’Art et d’Histoire. 
La ville de Poitiers, aujourd’hui encore surnommée la «ville aux cent clochers», compte de nombreuses églises. 
Parc de Blossac, créé par l’intendant du Poitou à partir de 1753 derrière les anciens remparts du Moyen Âge, il présente des perspectives et des arbres tailles à la française. En 1899, on y installa un petit Jardin Anglais et en 2003 on restaura le Grand Pré en y aménageant un jardin contemporain. le Parc est ornée de statues par Antoine Étex, Hippolyte Maindron, Raymond Sudre, une copie de la coupe de Warwick et des fontes de Barbedienne. 
Jardin des plantes, aménagé derrière l’ancien Hôtel Dieu dans les années 1870 dans le style anglais. 
Personnalités liées à la commune : 
Jean Bouchet, écrivain et historien. 
René Descartes, après François Viète, étudia le droit à l’université de Poitiers, philosophe. 
Joachim du Bellay, étudia à l’université de Poitiers, y rencontra Ronsard et Rabelais. 
Michel Foucault, né à Poitiers en 1926, mort en 1984, philosophe. 
Emmanuel Levinas, philosophe, fut professeur de philosophie à l’université de Poitiers au début des années 1960. 
François Rabelais, y habita et fit de son Pantagruel le plus célèbre étudiant de Poitiers. 
Pierre de Ronsard, étudia à l’université de Poitiers. 
Sainte Agnès, première abbesse de l’abbaye Sainte-Croix de Poitiers. 
Saint Hilaire, premier évêque de Poitiers (consulter la Liste des évêques de Poitiers) 
Saint Léger d’Autun (VII.me siècle) 
Saint Martin, disciple d’Hilaire, il fonda le premier monastère d’Occident à Ligugé en périphérie de Poitiers. 
Sainte Radegonde, fonda le premier monastère de femmes en Occident, l’abbaye Sainte-Croix. 
Saint Venance Fortunat, poète et évêque de Poitiers (VIesiècle). 
Marie-Louise Trichet ( 1684-1759 ), religieuse, fondatrice des Filles de la Sagesse; béatifiée en 1993 par le Pape Jean-Paul II
Monseigneur Prosper Philippe Augouard archevêque de Sinitie . 
Joseph Rozier, évêque de Poitiers de 1975 à 1994. 
Diane de Poitiers, favorite du roi de France, Henri II (son lieu de naissance est cependant incertain, il se pourrait qu’elle soit née dans la Drôme) 
Jean Sans Terre, comte du Poitou. 
Richard Cœur de Lion, dit Richard Ier d’Angleterre, duc d’Aquitaine. 
Les Ramnulfides, comtes de Poitiers et ducs d’Aquitaine, dont notamment: Guillaume IX de Poitiers, dit Le Troubadour, comte de Poitiers. 
Aliénor d’Aquitaine, reine de France puis reine d’Angleterre
Philippe V de France, comte de Poitiers, roi de France de 1317 à 1322
Pierre Abelin, né à Poitiers en 1909, homme politique, ancien ministre. 
Jean-Pierre Abelin, né à Poitiers en 1950, homme politique, ancien député. 
Abel Bonnard, né à Poitiers en 1883, romancier, essayiste et homme politique. 
Thierry Breton, homme politique, chef du projet du Futuroscope avec René Monory, ancien conseiller régional de Poitou-Charentes, ancien ministre. 
Marie-France Garaud, née en 1934 à Poitiers, avocate, femme politique, députée européenne, présidente depuis 1982 de l’Institut international de géopolitique. 
Charles Esprit Marie de La Bourdonnaye (1753-1840), homme politique
Paul Esprit Marie de La Bourdonnaye, marquis de La Bourdonnay et comte de Blossac (1716-1800), haut fonctionnaire
Gabriel Massé, né à Poitiers en 1807, jurisconsulte, avocat, magistrat
Jacques Masteau, né à Poitiers en 1903, homme politique. 
René Monory (1923-2009), fondateur du Futuroscope, ancien président du conseil général de la Vienne, ancien président du Sénat, ancien ministre. 
Jean Nocher, né à Poitiers en 1908, journaliste, producteur d’émissions de radio et de télévision, fondateur des groupes francs de la Loire et dirigeant du mouvement Franc-Tireur durant l’Occupation, ancien député de la Loire. 
Jean-Pierre Raffarin, né en 1948 à Poitiers, ancien président de la région Poitou-Charentes, ancien premier ministre et ministre. 
Arthur Ranc, né à Poitiers en 1831, mort en 1908, homme politique et écrivain. Une rue du centre-ville porte son nom. 
Antoine Claire Thibaudeau, né à Poitiers en 1765, mort en 1854, membre de la Convention, du Conseil des Cinq-Cents, conseiller d’État et préfet de l’Empire. 
Pierre-François Piorry, né à Poitiers en 1758, mort en 1847, révolutionnaire et membre de la Convention. 
Michel Roger, né le 9 mars 1949 à Poitiers, homme politique, actuel ministre d’État de Monaco. 
Pierre Vertadier, né à Poitiers le 29 mai 1912 et décédé le 30 avril 1995 à Poitiers (Vienne), maire de Poitiers (1965-1977), député (gaulliste) et ancien secrétaire d’État (1973-74). 
Camille Guérin, vétérinaire et pastorien, né à Poitiers en 1872. Il découvrit en 1924 le vaccin contre la tuberculose avec Albert Calmette. 
Luc Montagnier, professeur, codécouvreur du virus du sida en 1983, prix Nobel de médecine en 2008, a étudié à la faculté de Médecine et des sciences de Poitiers. 
Joël Robuchon, né en 1945 à Poitiers, cuisinier. 
Éloignée des frontières, située à un nœud de communications et à proximité d’un champ de tir, la ville de Poitiers a accueilli de nombreuses unités militaires en garnison:

Il est temps de rejoindre l’hôtel, nous avons une petite heure, pour nous mettre en tenue de ville, car nous allons passer la soirée au Futuroscope. Le bus nous y conduit, nous décidons d’aller découvrir une animation, le petit prince, elle dure 15 minutes, heureusement, car il n’y a aucun intérêt pour un DV. Ensuite, c’est sous un ciel menaçant que nous rejoignons le restaurant du Futuroscope, les derniers arrivés, sont trempés comme une soupe, un bel orage a éclaté. C’est le moment de synthétiser la semaine, tous les organisateurs prennent la parole Olivier Jaud de la Jousselinière coordinateur du chemin en duo, le président de l’AVH Patrice Legrand, les présidents des associations jacquaires, Gilles notre suiveur, Philippe Pogame le référent des DV, Anita notre infirmières, les kinés. Sans oublier le groupe Malakoff Médéric, qui était représenté par l’un de ses directeurs, il a demandé aux 11 bénévoles du groupe Malakoff Médéric, de venir autour de lui afin qu’ils soient aussi remerciés pour leur engagement au cours de toute la semaine. Les collaboratrices de Olivier Jaud de la Jousselinière Jocelyne, danièle et hélène ont également été remerciées. Puis Philippe Pogame a demandé une stand ovation pour Olivier Jaud de la Jousselinière, à qui l’on doit cette parfaite organisation, qui sera gravée dans nos esprits. Ensuite, nous avons partagé un excellent dîner, puis les bus sont venus nous récupérer, pour rejoindre notre hôtel.

Jour 8 : Plusieurs départs sont prévus de l’hôtel, pour nous, il sera à 8 heures. Il nous faut donc prendre le petit déjeuner à 7 heures, puis ce sont les aurevoirs des larmes coulent sur certains visages, le soleil est toujours présent, il devra donc les sécher. Le bus nous conduit à la gare de Poitiers, où chacun prend sa destination, pour nous ce sera le TGV pour Lille, il est 9 heures 16, quand nous quittons Poitiers. Nous effectuons un changement de TGV à Massy TGV, ce dernier nous conduira à Montpellier, que nous atteindrons à 15 heures 30.

Belle expérience, cette semaine, que j’appréhendais par ailleurs, car un groupe de 125 personnes me faisait peur. Quelle superbe organisation, je ne me suis jamais senti, confiné au milieu d’une masse humaine, certes, aux dépens peut-être d’une certaine convivialité avec tous les participants, mais avec les jaunes ça a parfaitement baigné. La restauration fut parfaite, l’hôtel Ibis à Tours, certes, spartiate, mais accessible pour un DV. Je ne dirai pas pareil, pour l’hôtel plazza à Poitiers, qui malgré son clinquant, est inaccessible pour un DV, il n’est pas à recommandé. Les animateurs des jacquaires ont été d’une grande sécurité pour nous, et ils ont su nous faire partager la passion qu’ils ont pour les chemins de Saint-Jacques de Compostelle. Que dire du corps médical, la superbe Anita et les jeunes kinés étaient toujours là en cas de défaillance. Pour ma part, j’ai usé 8 accompagnateurs au cours de la semaine, ils avaient tous des coudes différents, mais ils ont su me tracer le chemin, et c’est grâce à eux que j’ai pu recensé autant d’infos. Si cette semaine fut extraordinaire, c’est grâce aussi aux 50 DV, qui avaient des conditions physiques différentes, mais tous ensemble, ils sont parvenus à parcourir une moyenne de 20 kilomètres quotidiennement, et ça chapeau. Bon, j’en ai donc terminé, Olivier Jaud de la Jousselinière, sait maintenant à quoi s’en tenir, on veut remettre ça l’an prochain.

Michel Michelland

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