Séjour à Cannes du 21 au 28 juin 2014-06-28

Nous avons répondu à une proposition de séjour de l’AVH nationale, il est animé par Gérard Gaultier. Nous profitons de la fin du conflit social à la SNCF, pour rejoindre Cannes depuis Montpellier, via Marseille.
Gérard Gaultier nous accueille en gare de Cannes, il nous confie à Michèle Muller, présidente du comité AVH de Cannes, qui nous conduira à notre hôtel, le Floréal. Il est situé à 1 kilomètres de la gare, sur le boulevard d’alsace, à 2 enjambées de la rue d’Antibes, la rue la plus commerçante de Cannes, et à quelques hectomètres de la fameuse croisette.
Nous avons loisir à nous installer et à nous familiariser avec les lieux, l’hôtel est à taille humaine, il comprend 57 chambres, réparties sur 3 étages. A 18 heures 30 l’ensemble du groupe est arrivé, il se compose de 22 personnes dont 17 DV, chacun se présente avant d’aller prendre le dîner.
En guise de digestif, nous décidons d’aller nous dégourdir les jambes, tout en profitant des animations proposées pour la fête de la musique, de ci de là. On se familiarise avec le boulevard d’alsace, la rue d’Antibes, la rue du Canada qui nous conduit à la croisette, Où nous avons croisé le Carlton et le Mariotte qui font partis des hôtels prestigieux de la Croisette. Face aux hôtels, c’est une large promenade, la plage et la mer, les grands hôtels ont leur plage privée, où sont dressées des tables somptueuses où le beau monde dîne en ayant la mer à leurs pieds. Nous quittons la Croisette, nous empruntons des rues, les terrasses sont animées de toutes sortes de musiques. Nous avons des guides formidables, ils nous décrivent des danseuses brésiliennes, elles ont des plumes comme coiffes, un minuscule textile sur le bout des seins, un string réduit au minimum, et elles sont chaussées de magnifiques chaussures à haut talon dorées. Si la Croisette est arborée de palmiers et de pins parasols, les rues adjacentes sont parsemées de magnolias et de bougainvilliers. Nous croisons la rue d’Alger, la rue d’Oran, où sur une place l’accordéon s’étire jusqu’à perdre son souffle. Il est bientôt 23 heures, il est temps d’aller se reposer, car demain le programme du séjour débute.

Jour 2 : La journée est consacrée le matin au marché aux fleurs à Nice, et l’après-midi à la visite de la citadelle Saint-Elme à Villefranche sur Mer.
Voici tout d’abord les présentations de la région PACA, du département des Alpes-maritimes avant qu’il ne disparaisse et de la ville de Cannes :

Provence-Alpes-Côte d’Azur est une région administrative du Sud-Est de la France. Elle est souvent désignée par l’acronyme PACA. Sa capitale est Marseille. 
Elle est limitrophe de l’Italie dont elle est séparée par les Alpes méridionales. Au nord, elle voisine avec la région Rhône-Alpes et à l’ouest avec le Languedoc-Roussillon dont le Rhône marque la limite. Provence-Alpes-Côte d’Azur est baignée au sud par la mer Méditerranée. 
Provence-Alpes-Côte d’Azur regroupe six départements issus des provinces de l’Ancien Régime de Provence et du Dauphiné. Une partie du Vaucluse est issue de l’annexion du Comtat Venaissin pendant la période révolutionnaire et la rive gauche du Var des Alpes-Maritimes qui constituait le comté de Nice rattaché à la France en 1860 pendant le Second Empire (le comté de Nice était une ancienne partie du duché de Provence avant 1388, date de la dédition de Nice à la Savoie). Le logo du conseil régional rappelle ces quatre régions en reprenant leur ancien blason dans certaines publicités. 
C’est la 3e région qui produit le plus de richesse en France. 
Après le décret du 2juin1960[2], la région Provence-Côte d’Azur-Corse est créée: elle comprend les départements des Basses-Alpes, des Hautes-Alpes, des Alpes-Maritimes, des Bouches-du-Rhône, de la Corse, du Var et de Vaucluse. La Corse se sépare pour se constituer en collectivité territoriale par le décret du 12janvier1970, faisant apparaître la région Provence-Alpes-Côte d’Azur telle que nous la connaissons aujourd’hui. 
La dénomination «Provence-Alpes-Côte d’Azur» est utilisée par le Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, les organismes de l’État et de l’Union européenne. Elle s’écrit avec deux traits d’union. La graphie «Provence-Alpes-Côte-d’Azur», avec trois traits d’union, est peu usitée bien que préconisée par la Commission nationale de toponymie[3] conformément aux règles de la typographie française qui prescrivent des traits d’union entre tous les mots composant un nom de territoire politique ou administratif déterminé. 
En juin2009, Michel Vauzelle, président du conseil régional, lance une consultation afin de rebaptiser la région, à la demande de plusieurs associations de promotion de l’identité régionale qui rappellent que « pacan » signifie « plouc » en provençal et jugeant que «Provence-Alpes-Côte d’Azur est un beau nom, mais il est trop long et peu pratique. L’acronyme PACA n’illustre ni la richesse, ni la diversité de ses territoires et de son patrimoine culturel exceptionnel ne permet pas non plus de nommer ses habitants»[4]. Les termes «Provence» et «Méditerranée» se dégagent, laissant de côté «Alpes» et «Côte d’Azur», ce qui provoque la protestation d’élus des zones délaissées[5]. Finalement, le projet est abandonné quelques mois plus tard[5] et le nom de la région reste inchangé. 
Colonisée déjà par les Grecs, la région faisait partie de la province romaine transalpine dénommée Provincia Romana, d’où dérive son nom actuel, du latin Provincia et, postérieurement, Narbonnaise (en latin Narbonnensis). 
La région fut successivement habitée par différentes peuplades germaniques comme celles des Ostrogoths, des Burgondes et des Francs. En l’an 879 apr. J.-C., la région fut incorporée au royaume sous le nom de Provence (quelquefois appelée Bourgogne Cisjurane ou Cisjurásica) et ensuite, au Xesiècle, intégrée au royaume d’Arles. 
Au commencement du XII.me siècle, elle fut soumise à la juridiction des comtes de Barcelone sous le règne de Pierre II d’Aragon. Postérieurement, elle perdit toute autonomie, restant soumise à la maison d’Anjou qui gouverna de 1245 à 1482 jusqu’au règne de Louis XI de France et fut définitivement annexée en 1483. 
1720-1722: la grande peste, partie de Marseille, envahit la Provence et la dévaste ainsi que les États pontificaux (comtat Venaissin). 
Lors de la Révolution française, la Provence est divisée en départements: Bouches-du-Rhône, Var et Basses-Alpes (futures Alpes-de-Hautes-Provence). Le 14 septembre 1791, Avignon et le Comtat Venaissin sont rattachés à la France. Le territoire est temporairement partagé entre Drôme et Bouches-du-Rhône jusqu’à la création le 12août1793 du département de Vaucluse. 
Parallèlement, le comté de Nice est rattaché à la France et donne naissance au département des Alpes-Maritimes le 31janvier1793. En 1814, celui-ci repasse sous contrôle piémontais. En 1860, à la suite d’un plébiscite découlant du traité de Turin, le rattachement du comté de Nice à la France permet la création d’un nouveau département des Alpes-Maritimes, plus grand que le précédent car englobant l’arrondissement de Grasse, déplaçant ainsi la frontière occidentale du fleuve Var jusqu’à la Siagne et Théoule, au pied du massif de l’Estérel. Quelques territoires alpins du comté restent cependant italiens jusqu’en 1947 où un nouveau référendum entraine leur rattachement à la France, mettant un terme à près de sept siècles de division de cette région, la frontière passant désormais par la ligne de crête. 
Les départements de Provence-Alpes-Côte d’Azur sont: les Alpes-de-Haute-Provence, les Alpes-Maritimes, les Bouches-du-Rhône, les Hautes-Alpes, le Var, et le Vaucluse. Sa géographie se caractérise par la grande diversité et par la nette division de son territoire. 
Située en bordure de la mer Méditerranée, au sud-est de la France, Provence-Alpes-Côte d’Azur est peuplée de presque 5 millions d’habitants. Son territoire avec une superficie de 31400km2 représente 5,8% de la superficie nationale. Sa population est inégalement répartie: dense sur la côte, rare en montagne.
Elle comprend des zones de haute montagne, constituées par l’extrémité sud-ouest de l’arc alpin, des reliefs côtiers isolant des plaines littorales restreintes, et dans sa partie occidentale des zones de plaine dans la basse vallée du Rhône se terminant par un delta marécageux: la Camargue. Le point culminant de la région se situe à la Barre des Écrins (4102m). 
Le relief est globalement vallonné avec des Préalpes impressionnantes dans sa partie centrale et la chaîne des Alpes du sud à l’est et au nord-est (culminant à 3412m à l’Aiguille de Chambeyron – Alpes-de-Haute-Provence). Les plans de Haute-Provence délimitent les Préalpes des collines centrales (Plateau de Valensole – Plan de Canjuers – Plateau d’Albion). Parmi les sommets qui ont atteint une renommée internationale, il y a le Mont Ventoux, mondialement connu grâce au Tour de France, la Montagne Sainte-Victoire, que Cézanne a peint sous toutes ses facettes, les Alpilles, que Van Gogh a illustrées et le Massif du Luberon, devenu le symbole du tourisme élitiste. 
Les côtes de Marseille à Menton sont plutôt escarpées (Calanques – Maures – Esterel), l’érosion due aux orages violents d’été pouvant constituer des ravines assez creusées. L’Ouest de la région est marqué par la plaine de la Crau et la Camargue qui constituent les seuls véritables espaces plats de la région provençale. 
La région connait donc à la fois la chaleur et la fraicheur avec deux climats (méditerranéen et montagnard), lesquels avantages sont à peine distants d’une centaine de kilomètres. Le climat méditerranéen se caractérise par un excellent ensoleillement, un été très sec et un régime de pluies irrégulier aussi bien d’un mois à l’autre que d’une année à l’autre.Les quantités de pluies recueillies globalement sont importantes (comme en juin 2010 ou le Var fut devasté par des inondations causant la mort de 25 personnes, de plus de 3000 ovins et de 100 chevaux) mais les épisodes pluvieux sont concentrés sur un nombre réduit de jours. Le fait que les pluies torrentielles ne soient que partiellement profitables à la végétation est l’une des causes de son aspect aride, et des feux de forêt. Le climat de montagne se traduit par des précipitations plus abondantes et par un bon ensoleillement hivernal. Par rapport à la plaine, les températures y sont en moyenne à 6 degrés au-dessous pour une dénivellation de 1000mètres. 
Région d’Avignon 
Elle correspond à la partie la plus occidentale de la Provence. Située dans la vallée du Rhône, elle est dans une zone d’influence du climat méditerranéen soumise au mistral. Sa climatologie est soumise à un rythme à quatre temps: deux saisons sèches, dont une brève en fin d’hiver, une très longue et accentuée en été; deux saisons pluvieuses, en automne, avec des pluies abondantes sinon torrentielles, et au printemps. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare. 
Région de Toulon 
Le climat toulonnais est de type méditerranéen, caractérisé par un très fort ensoleillement, une saison sèche nettement marquée en été, des précipitations rares mais parfois violentes, des températures chaudes en été et douces en hiver. De par sa proximité avec la mer, les températures restent relativement clémentes en toutes saisons[11]. La température moyenne annuelle est de 15,9°C. 
Ainsi la température moyenne de janvier (mois le plus froid) est 9,3°C (la plus chaude de France métropolitaine) avec des températures maximales moyennes de 12,7°C et des températures minimales moyennes de 5,8°C. La température moyenne de juillet (mois le plus chaud) est de 23,9°C avec des températures maximales moyennes de 29,1°C et des températures minimales moyennes de 18,8°C. 
Les précipitations sont de 665mm par an. Le mois le plus sec est juillet avec 6,6mm, le plus pluvieux est octobre avec 93,9mm. Il pleut moins de 60 jours par an (59,7 en moyenne) et les répartitions des précipitations sont très inégales. Ainsi février est le mois où il pleut le plus souvent avec 7,1 jours de précipitations mais pour seulement 88,3mm alors qu’octobre n’a que 5,9 jours de pluie. Le mois où il pleut le moins souvent est juillet avec 1,3 jour. Les mois les plus secs et où il pleut le moins souvent vont de mai à septembre. L’automne est caractérisé par des pluies violentes mais brèves, l’hiver par des précipitations importantes mais plus réparties. 
Région de Manosque 
Cette région des Alpes provençales est soumise à un climat méditerranéen d’intérieur, dit tempéré continental. Les hivers sont plus froids qu’en Basse Provence, avec des gelées fréquentes. Les étés sont très chauds et la sècheresse semble, à la lecture des histogrammes, se limiter au mois de juillet. La température moyenne mensuelle varie entre 4,6°C en janvier et 22°C en juillet, avec 12,6°C de température moyenne. Les étés sont presque aussi chauds qu’en Provence littorale mais un peu moins secs et l’amplitude thermique annuelle et diurne est importantes (15 à 20°C de différence entre été et hiver). Dans ces régions abritées, les hivers sont souvent plus secs que les intersaisons. La moyenne annuelle des précipitations est d’environ 720mm et la ville reçoit environ 2800heures d’ensoleillement par an. 
Du fait de sa grande variabilité de climat et de végétation, allant des sommets alpins jusqu’aux côtes méditerranéennes, la Provence est la région de France la plus dotée d’espèces animales et végétales. Le climat méditerranéen fait croitre une faune et une flore diversifiées depuis ses territoires plus au nord jusqu’à ceux de l’ouest. Près des littoraux, la végétation est majoritairement composée de pinèdes, maquis, garrigues et chênes verts. La douceur méditerranéenne permet également à la région de se spécialiser dans certaines activités économiques telles que la culture de la vigne et la production de vins (notamment les rosés) ainsi que la culture de la lavande et des oliviers, productions qui ont fait connaitre à travers le monde ses traditions et tout ce qui concerne son tourisme. Plus au nord, on trouve une région avec un climat alpestre et sa taïga de montagne comme végétation avant que celle-ci ne disparaisse à une certaine altitude. 
La région comprend 3 parcs nationaux, 4 parcs naturels régionaux et 3 des 10 réserves de biosphère de France. 
Parcs nationaux
Le parc national des Écrins
Le parc national du Mercantour
Le parc national de Port-Cros
Un Parc national des Calanques, après plus d’une décennie de préparation, a été créé en avril 2012. 
Parcs naturels régionaux
Le parc naturel régional des Alpilles
Le parc naturel régional de Camargue
Le parc naturel régional du Luberon
Le parc naturel régional du Queyras
Le parc naturel régional du Verdon
Les Préalpes d’Azur (décret du 30 mars 2012), 6e parc naturel régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, comportant 45 villages de caractère, sur un territoire de 88240 hectares. 
À partir de 1993, après une étude de 2 ans, la région PACA et, plus précisément, le Pays de Forcalquier–Montagne de Lure, sera pendant 5 années[14] le lieu d’accueil de la phase expérimentale d’un programme du SIVOM visant à préserver les lieux de convivialité et de service multi-générationnels que sont les cafés-restaurants. Ce concept sera développé ensuite au niveau national grâce aux institutions régionales, nationales et européennes. 
Il s’agit d’un label privé décerné par la Fédération Nationale des Bistrots de Pays, association loi de 1901 qui a pour but de «contribuer à la conservation et à l’animation du tissu économique et social en milieu rural par le maintien d’un lieu de vie du village»[16]. En France, en 2013, 206 cafés restaurants adhèrent à la charte Bistrot de Pays[16] dont 56 établissements sont réparti géographiquement dans les cinq départements de la Provence-Alpes-Côte d’Azur. 
Exemple de mets élaborés à base de productions locales, une des conditions fixée par la charte pour faire partie du réseau Bistrot de Pays. 
Plats servis dans des restaurants provençaux. 
Flan de figues au fromage de chèvre
Terrine de foie de volaille
Pieds paquets
Caillé et confiture de lait.
Provence-Alpes-Côte d’Azur est une région très urbanisée avec une population de 4,6 millions de citadins au recensement de 2008 (94,3% de sa population)[19] qui résident dans ses quatre grandes métropoles – Marseille, Nice, Toulon et Avignon – et dans les nombreuses villes moyennes de plus de 20000 habitants. 
Les quatre plus grandes aires urbaines de la région, Marseille, Nice, Toulon et Avignon, regroupent environ 3,8 millions d’habitants, soit 78,5% de la population totale de la région. 
Depuis 2007, les villages de Provence-Alpes-Côte d’Azur ont gagné 120000 habitants. Parmi les plus recherchés, Banon bénéficie d’un ensoleillement de 300 jours par an et Correns est la première commune française à être passée intégralement à l’agriculture bio. 
Selon l’INSEE, Provence-Alpes-Côte d’Azur compte 482631 immigrés en 2009 soit 9,9% de sa population (3,8% nés en Europe et 6,1% nés hors d’Europe). 
32,6% des enfants nés en 2011, soit 19208 sur 59039, ont au moins un parent né à l’étranger (quelle que soit sa nationalité), soit la plus forte proportion après l’Île-de-France (46,3%) et juste devant l’Alsace (31,1%).
Au 1erjanvier2012 près de 27% des habitants de provence-Alpes-Côte d’Azur ont plus de 60 ans (le taux national s’élevant pour comparaison à 24%). La région compte plus de 500000 séniors de 75 ans et plus, soit celle en le plus en France. Seulement 8% de ces personnes âgées[Lesquels?] vivent dans l’une des 666 maisons de retraite et 115 foyers-logement. 
La région a une tradition de polyculture. La morphogéologie riche qu’offre ses terroirs, son ensoleillement et la diversité de ses climats ont permis le développement de cultures variées: maraichage (avec notamment 2 MIN (marchés d’intérêt nationaux) d’Avignon et Châteaurenard), cultures florales, vignes et oliviers dans le sud, ou encore plantes et herbes aromatiques comme la lavande vraie sur les plateaux de Valensole ou des monts de Vaucluse. L’élevage prédominant sur les reliefs (ovidés, bovins, caprins). 
Canal de Carpentras qui irrigue le Comtat Venaissin. 
La région est également riche en arbres fruitiers, culture irriguée, et en production de plantes aromatiques et à parfum. La lavande et le lavandin occupent plus de 20000hectares et fournissent 9000 d’emplois directs. La lavande, qui bénéficie d’une AOP, est concentrée sur le plateau d’Albion (4500ha), dont l’altitude convient à la plante et qui offre un relief facile à cultiver en grandes surfaces. Le lavandin, cultivé plus bas, est très présent sur le plateau de Valensole. Outre la production d’essences aromatiques, la lavande joue un rôle important dans la production de miel. Cette culture et les industries qui en dépendent est menacée par une invasion de cicadelle depuis quelques années. 
À de rares exceptions près, l’ensemble des vins se présentent en rouge, rosé et blanc. En fonction de leur robe, ils peuvent traditionnellement accompagner les viandes rouges ou blanches, le gibier ou les venaisons, les poissons d’eau douce ou de mer, toute la cuisine provençale, et même les desserts avec les vins doux naturels du département de Vaucluse. 
Les vins de Vaucluse font partie du vignoble de la vallée du Rhône. Pour les AOC régionales, ils se déclinent en Côtes-du-rhône, Côtes-du-rhône villages, Côtes-du-luberon et Ventoux (AOC). Les côtes-du-rhône villages comprennent dix appellations: Cairanne, Massif-d’uchaux, Plan-de-dieu, Puyméras, Rasteau (AOC), Roaix, Sablet, Séguret, Valréas et Visan. Les appellations locales ou crus sont au nombre de quatre: Beaumes-de-venise (AOC), Châteauneuf-du-pape, Gigondas et Vacqueyras, tandis que les vins doux naturels sont représentés par le Muscat de Beaumes-de-Venise et le Rasteau (VDN). Les quelques vins qui n’ont pas droit à l’appellation peuvent être labellisés soit en vin de pays de Vaucluse, vin de pays d’Aigues ou encore vin de pays de la Principauté d’Orange. Autour de cette production s’est développé l’Œnotourisme avec, en particulier, la mise en place de la Route des vins des Côtes du Rhône. 
Le vignoble de Provence s’étend du sud d’Avignon jusqu’aux Alpes-Maritimes. Ses terroirs viticoles sont d’une très grande hétérogénéité tant pédo-géologique que climatique avec bien évidemment une dominante de climat méditerranéen strict mais également de zones plus froides où l’influence du vent est déterminante. Au sein de ce vignoble ont été reconnues deux grands types d’appellations d’origine contrôlées (AOC). Les appellations régionales qui regroupent: Côtes-de-provence, Coteaux-d’aix-en-provence, Coteaux-des-baux-en-provence, Coteaux-varois et Coteaux-de-pierrevert. Les appellations locales comprennent: Bandol, Bellet, Cassis et Palette. 
Les vins qui n’ont pas droit à l’appellation peuvent être labellisés soit en vin de pays des Bouches-du-Rhône, vin de pays du Var ou encore vin de pays des Alpes-de-Haute-Provence. À ces vins de pays départementaux s’ajoutent des vins de pays de zone: Vin de pays d’Argens, Vin de pays des Maures, Vin de pays de Mont-Caume et Vin de pays des Alpilles (ex Petite Crau), Vignoble de la vallée du Rhône et Vignoble de Provence. 
Le secteur minier est actuellement inexistant en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Le Bassin charbonnier de Provence comptait de nombreuses petites mines de charbon qui ont fermé dans la seconde moitié du XXesiècle. 
Les activités extractives consistent aujourd’hui en carrières alimentant le BTP. 
20% de l’activité industrielle se situe dans le secteur de la Défense, il s’agit du ratio le plus élevé des régions française. 
Chantiers navals: La Seyne-sur-Mer (fermés), la Ciotat…
Métallurgie: Fos-sur-Mer
Pétrochimie: Port-Saint-Louis-du-Rhône, Fos-sur-Mer, Berre-l’Étang
Chimie Biochimie: Grasse, Sophia Antipolis
Raffinage pétrolier: Fos-sur-Mer, Martigues (Lavéra), Berre-l’Étang, Châteauneuf-les-Martigues
Microélectronique: Gardanne Sophia Antipolis
Centrale thermique de Gardanne
Nucléaire: Centre de Cadarache
Aéronautique: Marignane (Eurocopter) 
Aérospatiale: La Bocca (Thales Alenia Space) 
En Provence-Alpes-Côte d’Azur, les consommations alimentaires sont identiques à la moyenne nationale, hormis quelques spécificités dues au régime méditerranéen. Mais il a été noté des différences de pratiques nettement marquées selon les couches de population. Mais d’une façon générale, les achats alimentaires sont réalisés très majoritairement dans les grandes et moyennes surfaces (GMS). Cependant force est de constater que le prix des denrées proposées reste un des freins essentiels pour l’accès à une alimentation saine. 
Les marchés provençaux, très souvent marchés de tradition – certains remontent au Moyen Âge – se déroulent sur l’ensemble des départements de la région. Occupant place et ruelles, ils permettent aux locaux et aux touristes de découvrir et de se fournir en tomates, poivrons, salades, olives vertes et noires, oignions, aulx, abricots, pêches, figues, raisins, truffes, etc. À cette production fruitière et légumière s’ajoute une production de type artisanal grâce aux étals de tissus colorés, dont les nappes, les serviettes, les sets de table, ainsi que couvres lits, coussins, boutis et tissu au mètre. L’art de la table reste toujours présent avec des artisans locaux qui offrent de la faïence et de la poterie provençales sous forme d’assiettes, plats, saladiers, brocs, huilier, salière, poivrière, etc. 
Comme l’a analysé l’anthropologue Michèle de La Pradelle, en 1996, lors de son étude sur le marché de Carpentras, c’est un évènement marquant de la vie de la ville ou du village qui se présente comme une célébration de l’identité locale, une cérémonie collective dont chacun est à la fois acteur et spectateur, un lieu de rencontre où tout le monde est traité sur un pied d’égalité et dont personne n’est exclu. Deux principes régissent ce type de marché, le prix des marchandises est secondaire et tout doit rappeler le divertissement. 
Provence-Alpes-Côte d’Azur est la première région de France pour l’accueil des touristes français et la seconde pour les touristes étrangers. 
L’extrême diversité de la région est un atout très fort car elle permet la pratique de la plupart des formes de tourisme: tourisme balnéaire et nautique (135 ports de plaisance et près de 60000 places, environ 90 plans d’eau touristiques), tourisme urbain, villes d’art et d’histoire, tourisme rural, casinos (la région est la première de France pour le nombre d’établissements[29]), golf (66 golfs et practices, praticables toute l’année[30]) ou encore les activités liées à la neige (68 stations de sports d’hiver et centres de ski), tourisme vert (parcs), tourisme sportif (cyclisme au mont Ventoux, etc.), etc. 
Le patrimoine naturel est remarquable: trois parcs nationaux, cinq parcs naturels régionaux, des réserves naturelles, etc. (les Écrins 800000 visiteurs, le Mercantour 500000 visiteurs, Port-Cros 500000 visiteurs, Porquerolles 1000000 visiteurs, Gorges du Verdon 1000000 visiteurs). 
Il en va de même de son patrimoine culturel: 1800 édifices inscrits ou classés monuments historiques, des festivals en grand nombre dont plusieurs de forte renommée internationale (Aix, Orange, Avignon, Juan-les-Pins, Cannes…).
Pour accueillir les touristes, la région dispose d’une capacité d’hébergement élevée. Les 2,8 millions de lits touristiques représentent 14% du parc d’hébergement national. Les résidences secondaires (hébergement non commercial) représentent plus de trois lits sur quatre. Le nombre de lits en hébergement commercial est proche de 700000. 
En termes de fréquentation, 34 millions de touristes ont été accueillis en 2006. Cela représente 8 fois la population régionale (4,5 millions d’habitants). Ces touristes ont généré 226 millions de nuitées en 2006. 
Le café des Deux Garçons, à Aix-en-Provence. Terrasse de la brasserie du XVIIIe à laquelle reste attaché les souvenirs de la jeunesse de Zola et de Cézanne. 
La consommation touristique est estimée à près de 10 milliards d’euros. La part du tourisme dans le PIB régional est de 12,2% (6,6% au niveau national). Près de 200 communes de la région perçoivent la taxe de séjour pour un montant total d’environ 20 millions d’euros. Ce montant représente 19% du montant total de la France (Provence-Alpes-Côte d’Azur 2e rang derrière l’Île-de-France). 
Les emplois touristiques fluctuent en fonction des périodes de l’année. En moyenne, plus de 105000 emplois touristiques salariés sont dénombrés (soit 7% des emplois de la région selon l’INSEE). Les emplois salariés dans les «activités caractéristiques» du tourisme se répartissent dans les secteurs suivants: hôtels de tourisme, autres hébergements (auberges de jeunesse, campings…), restaurants et cafés, agences de voyage et autres (téléphériques, remontées mécaniques, activités thermales). Du tourisme dépendent également de nombreux emplois indirects, par exemple dans les secteurs du BTP, du commerce de détail, des transports, etc. 
Les départements issus de l’ancien comté (annexé à la France par Louis XI) et ancienne province royale française ainsi que la partie sud-est du Dauphiné (actuel département des Hautes-Alpes) furent inclus dans la région administrative de Provence-Alpes-Côte d’Azur qui recouvre les départements des Alpes-de-Haute-Provence, des Hautes-Alpes, des Alpes-Maritimes, des Bouches-du-Rhône, du Var et de Vaucluse. 
Personnalités politiques liées à Provence-Alpes-Côte d’Azur
Jean-Louis Bianco – Marie-Arlette Carlotti – Christian Estrosi – Hubert Falco – Jean-Claude Gaudin – Jean-Noël Guérini – Thierry Mariani – Bruno Mégret – Renaud Muselier – Jacques Peyrat – Marie-Josée Roig – Michel Vauzelle – Jean Leonetti – Eric Ciotti
Personnalités politiques historiques ou ayant eu un mandat électoral liés à Provence-Alpes-Côte d’Azur Édouard Daladier – Gaston Defferre – Clovis Hugues – Jean-Marie Le Pen – Bernard Tapie – Bernard Pons – Jacques Médecin.
Faisant partie intégrante du bassin méditerranéen et proche de l’Italie à laquelle le Comté de Nice était même autrefois rattaché, la région a une cuisine marquée par les influences de la Méditerranée: utilisation d’huile d’olive, d’olives comme dans la tapenade, d’ail, d’herbes aromatiques (thym, romarin, laurier, sauge, etc.). La consommation de légumes y est importante: aubergines, poivrons, courgettes, tomates, etc. Dans le sud et le centre de cette région, l’agneau et le mouton sont très utilisés (tant pour leur viande que pour le lait de brebis), tout comme les produits de la mer. Au nord et dans les Alpes, la cuisine est plus riche, avec une abondance de salaisons et de fromages. 
Les principaux produits agricoles et spécialités gastronomiques de Provence-Alpes-Côte d’Azur sont: Citrons de Menton
Huile d’olive
Truffes
Alose à l’étouffée
Anchoïade
Aïoli
Berlingot de Carpentras
Bouillabaisse
Cade | Panisse | Socca
Crespeou
Calisson
Daube provençale
Fruits confits d’Apt
Navette de Marseille
Nougat de Sault
Pissaladière
Pan bagnat
Papaline d’Avignon
Pieds paquets
Ratatouille
Rouille
Salade niçoise
Soupe au pistou
Tapenade
Pichade
Les treize desserts: 
pommes
poires
melon vert
nougat noir et nougat blanc
fruits confits
calissons
gibassié
oreillettes
dattes
 «quatre mendiants»: noix et noisettes, figues sèches, amandes et raisins secs
Les treize desserts qui suivent le «gros souper» de Noël font partie de la tradition méridionale de Noël, tradition ancienne pour ce qui est des desserts et assez jeune en ce qui concerne le chiffre treize. À Marseille, au XVIIesiècle, fruits frais, fruits secs et pompes «régalent les gens les deux derniers jours» avant Noël. 
Dans les années 1820, dans les Bouches-du-Rhône, le «gros souper» de Noël se terminait par un «dessert plus ou moins splendide selon l’aisance des familles, qui consiste en gâteaux, fruits secs, confitures, biscuits et sucreries», chataignes et pompes. 
Avant le XX.me siècle, on ne trouve apparemment aucune attestation d’une association des desserts de Noël avec le chiffre treize. Frédéric Mistral, quant à lui, ne cite pas le chiffre treize mais évoque les friandises exquises de la veillée de Noël. En 1885, un chroniqueur note: «Le gros souper n’est plus qu’à l’état de légende». 
Au début du XX.me siècle, à la suite de Mistral et de son Félibrige, la nostalgie pour les Noëls de jadis est à la mode en Provence. En 1925, dans un numéro spécial de Noël du journal La Pignato, un écrivain d’Aubagne, le docteur Joseph Fallen, écrit à propos des desserts: «Il en faut treize, oui treize, pas plus si vous voulez, mais pas un de moins, notre Seigneur et ses apôtres!». L’année suivante, la romancière Marie Gasquet écrit, dans Une enfance provençale, qu’à Noël «il faut treize desserts, treize assiettes de friandises, douze qui versent les produits du pays, du jardin, la treizième beaucoup plus belle, remplie de dattes». Au début des années 1930, le Musée du Terroir marseillais consacre une salle au repas de Noël; la tradition commence à s’installer. 
Tous les départements méridionaux de la région sont producteurs de truffes. Le Vaucluse le premier producteur en France de Tuber melanosporum[34]. Son marché reste hors normes car c’est la seule production à échapper aux inspecteurs de l’administration fiscale, aucune transaction n’étant réglée par chèque[34]. En saison, c’est le marché de Carpentras, un des plus importants de la région, qui fixe les prix. Depuis la fin novembre 2008, il se tient tous les vendredis dans la cour d’honneur de l’Hôtel-Dieu. C’est au marché de Richerenches, Enclave des papes, que se négocie tous les samedis près d’un tiers de la production nationale. Les «rabassiers» (rabassièrs en provençal) y affirment, pour justifier les prix, que le «diamant noir» nait entre les pluies des deux Vierges. Les pluies doivent être abondantes entre l’Assomption (15 aout) et la Nativité de Notre-Dame (8 septembre). C’est loin d’être faux puisque d’autres spécialistes ont vérifié qu’une bonne année dépend à la fois d’un fort ensoleillement estival suivi de pluies entre la mi-août et la mi-septembre. 
La truffe se récolte entre 500 et 1000 mètres d’altitude. Préférant les terrains calcaires, elle se développe toujours en symbiose avec le chêne blanc ou vert, le frêne et le charme. Il est affirmé que les plus fines poussent à l’ombre du tilleul. 
Les truffes entrent dans la préparation de nombreux plats. Elles sont insérées dans des pièces de boucherie, des volailles, des pâtés de foies gras, des pâtés en croûte ou en terrine. On les mêle également aux farces ou certaines sauces ou encore aux pâtes (gnocchis truffés) ou aux bouchées à la reine. Entières, elles peuvent être cuites sous la cendre, braisées au vin, être l’unique composant d’un ragoût, ou encore, en lamelles, étuvées à la crème. Les truffes sont également utilisées dans des recettes à base d’œufs, de deux manières. L’une consiste à en saupoudrer de petites rognures dans une omelette. L’autre consiste à enfermer des œufs frais avec un morceau de truffe dans une boîte hermétique placée au réfrigérateur. Les œufs prendront rapidement le parfum de la truffe sans que l’on ait à entamer cette dernière. 
Le pastis (de l’occitan provençal pastís: pâté ou mélange) est le nom donné à des boissons alcoolisées parfumées à l’anis. Il est le résultat de la macération de plusieurs plantes: le fenouil et la réglisse. Le fenouil a été remplacé par la badiane chinoise dont les fruits sont beaucoup plus riches en anéthol. Il se boit en apéritif, complété avec de l’eau. On ajoute généralement de cinq à sept volumes d’eau fraîche pour un volume de pastis. Mais libre à chacun de le boire plus ou moins léger, selon ses goûts et la température extérieure. Lorsque l’on fait le mélange en versant l’eau, on passe alors d’une couleur ambrée assez transparente à un jaune trouble un peu laiteux. Ce trouble provient de la précipitation de l’anéthol, peu soluble dans l’eau; si l’on attend quelques heures, le précipité disparait. Ce phénomène apparait aussi lors de la réfrigération du pastis pur (on dit alors que le pastis paillette). 
Le premier pastis est d’origine avignonnaise. En 1860, Jules-François Pernod fonde la société Jules Pernod, d’abord spécialisée dans l’extraction de la garance, qu’il transforme en 1872 en Société Pernod père et fils, puis à partir de 1884, il se lance dans la distillation de l’extrait d’absinthe dans son usine de Montfavet[36]. La production d’absinthe initiée par Jules-François, et qui avait assis la fortune de la famille, commença à être la cible d’une vive campagne contre ses méfaits dès 1907. Sa production est interdite par une loi du Parlement français votée le 16mars1915[37]. Successeur de son père à la tête de l’entreprise, Jules-Félix fonde en 1918 la marque «Anis Pernod» qui produira le premier pastis commercialisé[38]. Son usine de Montfavet met aussi en marché d’autres produits anisés ou non comme le «Vin Pernod», le «Kunnel Korta», le «Velours» sans alcool ou toute une gamme d’anis à 30, 32, 35 et 40°.
L’appellation d’origine herbes de Provence désigne historiquement un ensemble de plantes aromatiques fraîches ou séchées originaires des régions méditerranéennes[39]. C’est une appellation générique et 95% des mélanges proviennent des pays d’Europe centrale et orientale (Pologne et Albanie en tête), du Maghreb ou de Chine. 
Ce terme regroupe différentes variétés de plantes comme le thym, le serpolet, la marjolaine, l’origan, le romarin, le basilic, le cerfeuil, l’estragon, la livèche, la sarriette, la sauge, le laurier sauce et le fenouil[39]. Une partie de ces plantes entre dans la composition du bouquet garni. Ces plantes ont pendant longtemps fait uniquement l’objet d’une cueillette à l’état sauvage. Cette pratique est devenue commercialement caduque et elles sont aujourd’hui de plus en plus cultivées. À côté d’une production de type familial, herbes poussant dans le jardin ou en pots sur les balcons, cette production organisée représente la moitié du marché. 
La totalité de la récolte régionale, essentiellement concentrée dans la Haute-Provence, est absorbée par les usines de transformation qui commercialisent les herbes soit séchées soit congelées sous vide[40]. Il n’existe aucun chiffre pour la commercialisation de ces herbes fraîches mais leur présence massive dans les marchés provençaux, comtadins et niçois a assuré la réputation de ceux-ci[40]. Les herbes de Provence accompagnent grillades, sauces, ragoûts, rôtis, poissons, pâtes et plats à base de tomates. 
L’huile d’olive de Provence a plusieurs terroirs classés en Appellation d’origine contrôlée (AOC). Comme toutes les autres huiles d’olives issues du pourtour de la Méditerranée et des régions à climat méditerranéen, elle est un des fondements de la cuisine méditerranéenne (ou régime crétois et principale source d’oméga -9). Ses caractéristiques organoleptiques varient en fonction du terroir et des pratiques agronomiques, de la variété (ou cultivar), et du stade de maturité à la récolte. Elle peut être utilisée aussi bien crue (dans des sauces pour salade ou à la place du beurre dans les pâtes par exemple) que cuite (pour la cuisson de viandes ou de légumes ou pour la friture). Cette huile a des propriétés bénéfiques pour la santé, notamment sur le plan cardio-vasculaire, grâce à sa teneur en vitamine A, vitamine E et en acides gras mono insaturés. Les bienfaits liés aux vitamines sont surtout observés lors de consommation d’huile froide, comme dans les salades, car les vitamines sont détruites au-delà de 40°C. Par rapport aux autres acides gras insaturés, l’huile d’olive est assez stable à la cuisson et garde en ce cas ses effets bénéfiques sur le cholestérol.

Le département des Alpes-Maritimes (prononcé [alp(ə) ma.�?i.tim]) est un département français de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Ses habitants sont les Maralpins. L’Insee et la Poste lui attribuent le code 06. 
Un premier département des Alpes-Maritimes a existé de 1793 à 1814, sous la Révolution française et le Premier Empire. Il était alors composé essentiellement du comté de Nice, détaché du royaume de Piémont-Sardaigne et réuni à la France ainsi que de la principauté de Monaco (Monaco, Roquebrune et Menton à l’époque) annexée. En 1814, le comté de Nice retourne au royaume de Piémont-Sardaigne et Monaco recouvre son indépendance mais sous protectorat sarde. Le second département des Alpes-Maritimes est créé en 1860, par l’adjonction audit comté de Nice (cédé par le royaume de Piémont-Sardaigne) de l’arrondissement de Grasse détaché du département du Var avec la création d’un nouvel arrondissement, celui de Puget-Théniers de 1860 à 1926. 
Le département compte 1081244habitants en 2011 et 163 communes[1]. Son économie est essentiellement tertiaire. 
Les Romains créent un district militaire nommé Alpes Maritimæ en 14 av.J.-C. qui acquiert le statut de province (Alpes-Maritimes) au milieu du Ier s. ap.J.-C. Elle a pour capitale Cemenelum (aujourd’hui Cimiez, un quartier du nord de Nice). Dans sa plus grande extension, en 297, cette province englobe Digne et Briançon. Sa capitale est ensuite déplacée à Embrun. 
Un premier département des Alpes-Maritimes existe de 1793 à 1814. Son chef-lieu est Nice, mais ses limites diffèrent de celles du département actuel, incluant Monaco (Port-Hercule) et Sanremo (Saint-Rème) mais non l’arrondissement de Grasse (alors dans le département du Var): le département s’arrête donc à l’Ouest approximativement au fleuve Var. 
En 1860, Cavour, un des artisans de l’unité italienne autour du royaume de Piémont-Sardaigne, négocie le soutien de Napoléon III en échange de la Savoie et du comté de Nice. L’annexion est confirmée les 15 et 16 avril 1860 par les 30712 électeurs hommes inscrits des 89 communes du comté de Nice qui, pour la première fois, au suffrage universel masculin et par plébiscite, votent oui au rattachement à la France à 83,8% des inscrits et à 99,2% des votants[2]. Le nouveau département des Alpes-Maritimes sera composé de l’ancien comté de Nice, divisé en un arrondissement de Nice et un arrondissement de Puget-Théniers (ces deux arrondissements existaient déjà dans l’ancien département (1793-1814)), et d’une partie du département du Var, l’arrondissement de Grasse, déplaçant la frontière occidentale du fleuve Var jusqu’à la Siagne et Théoule, au pied du massif de l’Estérel. Toutefois le comté de Nice est amputé de Tende et de La Brigue qui seront intégrés à la France lors du traité de Paris en 1947. 
L’arrondissement de Puget-Théniers est supprimé à des fins d’économie en 1926 et rattaché à celui de Nice: le département ne comporte donc depuis lors que deux arrondissements. 
En 1947, conformément au traité de Paris et à la suite d’un référendum favorable à leur rattachement à la France, les communes de Tende et de La Brigue (ainsi que des parties des communes des hautes vallées de la Vésubie et de la Tinée, dont une partie de la commune d’Isola) devenues italiennes depuis 1860, sont rattachées à ce département. 
Le département des Alpes-Maritimes est entouré par les départements du Var au sud-ouest et des Alpes-de-Haute-Provence au nord-ouest ainsi que par l’Italie à l’est et la mer Méditerranée au sud. Sa topographie est très contrastée. Comme son nom l’indique, la plus grande partie du département est partie constituante de l’ensemble topographique des Alpes – et notamment des Alpes maritimes – mais il a également la particularité d’être un département côtier avec sa façade méditerranéenne. La partie côtière, urbanisée et densément peuplée (hachurée en rouge sur la carte), regroupe toutes les villes dans une conurbation quasi continue de Cannes à Menton, tandis que la partie montagneuse (en vert pâle), plus étendue mais faiblement peuplée, est entièrement rurale exception faite des trois grandes stations de Valberg née en 1936, Auron en 1937 et Isola 2000 en 1971. 
Sommets, cols et curiosités naturelles. Le sommet culminant du département – situé sur la frontière franco-italienne – est la cime du Gélas (3143m) qui domine, plus à l’est, la vallée des Merveilles. En effet, le mont Argentera est certes plus élevé avec 3297m d’altitude mais il est situé en territoire italien. Le mont Mounier (2817m) domine au sud le vaste dôme de Barrot formé d’une masse de plus de 900m d’épaisseur de pélites rouges profondément échancrées par les gorges de Daluis et du Cians. Sauf en période hivernale, quatre grands cols permettent de franchir au nord le massif du Mercantour/Argentera dont l’imposante barrière de 62km de long dresse l’hiver sa muraille neigeuse visible de la côte. À partir de l’ouest, c’est d’abord, sur la route des grandes Alpes, le col de la Cayolle (2326m) aux sources du Var (fleuve) sur la commune d’Entraunes. Puis le col de la Bonette, plus haut col d’Europe avec ses 2715m permettant de relier la vallée de la Tinée à celle de l’Ubaye. Plus à l’est, le col de la Lombarde (2350m), au-dessus d’Isola 2000, permet de rejoindre le sanctuaire de Sainte-Anne de Vinadio en Italie. Et enfin, à son extrémité orientale, le col de Tende (1871m) qui assure la liaison avec Coni (ou Cuneo) en Italie. 
Paysage et végétation forestière. La seule région des Alpes niçoises a un taux de boisement de 60,9%, un peu supérieur à la moyenne du département et très supérieur au taux moyen de 39,4% de la région Provence – Alpes – Côte d’Azur. 
Les cours d’eau par ordre alphabétique sont l’Aigue Blanche, la Barlatte, la Bassera, la Bendola, la Bévéra, le Borrigo, le Bourdoux, le Bouyon, la Brague, la Braisse, le Braus, la Cagne, la Caramagne, le Careï, la Castérine, la Chalvagne, le Cians, le Clans, la Ciavanette, le Coulomb, l’Estéron, la Faye, le Fontanalbe, le Gorbio, la Gordolasque, la Guerche, la Levenza, la Minière, le Loup, la Lubiane, la Maglia, le Magnan, la Mairole, le Malvan, la Nieya, l’Oglione[réf.nécessaire], le Paillon (les Paillons), le Raton, le Réfrei, le Riou, le Rioul, la Roudoule, la Roya, la Siagne, la Tinée, le Tuébi, la Valmasque, le Var, la Vésubie et la Vionène. 
Depuis la Seconde Guerre mondiale, le département vote à droite. Les neuf circonscriptions des Alpes-Maritimes sont actuellement toutes tenues par la droite (huit UMP et un Nouveau Centre). Sur les cinq sénateurs que compte le département, quatre sont de droite et un de la gauche socialiste. Sur les cinquante-deux conseillers généraux, quarante-deux sont de droite, dix sont de gauche ou apparentés. 
Les Alpes-Maritimes ont connu des problèmes de corruption du personnel politique dans les années 1980 et 1990, aboutissant notamment aux condamnations pénales des maires de Nice, Jacques Médecin, de Cannes, Michel Mouillot et d’Antibes, Pierre Merli. 
Depuis le 18 décembre 2008, le Conseil général est présidé par Eric Ciotti (UMP). 
En 2011, le budget primitif du département s’élève à 1,3 milliard d’euros dont 498 millions (38,3%) sont consacrés à l’action sociale et 346 millions au fonctionnement (26,6%)[4]. Les dépenses d’investissement atteignent un peu plus de 250 millions d’euros (19,2%).
En 2010, le département était le troisième plus endetté de France avec 942 millions d’euros d’emprunts soit 68,4% du budget total[5]. Cette dette se chiffrait à 2460 euros par foyer fiscal, et à 859euros par habitant[5]. La tendance d’évolution de la dette au cours de la dernière décennie correspond à une forte augmentation: + 440% entre 2001 et 2009[réf.nécessaire] et + 26% entre 2009 et 2010. Elle était ainsi de 43 millions d’euros en 2003. 
Le Conseil général est aujourd’hui porteur de plusieurs grands projets : 
construction de 10 établissements d’hébergement pour les personnes âgées; 
création de digues dans la plaine du Var; 
création à Sophia Antipolis d’un campus STIC (sciences et technologies de l’information et de la communication); 
construction de 337 logements sociaux; création de structures pour les handicapés; 
construction de routes; 
construction de collèges et de gymnases ; 
construction d’un centre de développement durable; 
construction d’une LGV Nice-Paris (LGV Provence-Alpes-Côte d’Azur), sans passer par Toulon et Marseille (le trajet est d’ailleurs contesté par plusieurs responsables politiques et économiques); 
création de l’écovallée dans la Plaine du Var qui ira du quartier de l’Arénas (qui en sera transformé) jusqu’au village du Baus-Roux. 
À noter l’initiative du Conseil général de porter à 1euro, à partir du 1er janvier 2008, le prix des transports en commun routier (autocars) dans tout le département, quelle que soit la distance; ce tarif est rehaussé à 1,50euro depuis 2013. 
Le Climat. C’est ce qui a fait la célébrité de la Côte d’Azur. Mais on ne doit pas perdre de vue que l’actuel département des Alpes-Maritimes n’est pas seulement une côte, que la complexité et la vigueur du relief divisent les points entre ceux qui sont bien exposés (à l’adret) et ceux qui le sont moins (à l’ubac); que la douceur du climat méditerranéen fait oublier ses fréquents excès (violence des orages, longue sécheresse). 
La zone littorale a un climat méditerranéen (précipitations en automne et au printemps surtout, sécheresse d’été, hiver doux et sec). Vers l’intérieur, et surtout dans le nord, un climat de montagne (hiver assez vif, orages d’été). 
Ainsi l’un des attraits du département est son niveau d’ensoleillement exceptionnel: 300 jours par an. 
À noter aussi que le département est le plus orageux de France avec en moyenne 70 à 110 jours d’orages par an. 
L’économie des Alpes-Maritimes se caractérise par l’importance du secteur tertiaire. Le département compte, outre les activités touristiques et les services traditionnels, un nombre assez élevé d’entreprises de recherche et du secteur tertiaire supérieur. L’agriculture est peu importante et l’industrie joue un rôle relativement faible, mais elle s’est diversifiée vers des activités à haute valeur technologique. Le secteur du BTP est assez important. L’économie est très sensible aux variations de la conjoncture nationale et internationale. Le taux de chômage se situe à 9,1%.
D’après l’Insee, en 2005 le PIB par habitant des Alpes-Maritimes atteignait 27723 euros ce qui classait le département au treizième rang en France. Son PIB était de 29,6 milliards d’euros. D’après Eurostat, le PIB par habitant aux prix du marché en 2008 pour le département s’élevait à 30700 euros, ce qui le classait également au treizième rang en France. 
Le département compte 222 écoles maternelles, 357 écoles élémentaires et une école d’enseignement spécial. Il accueille également 72 collèges, 14 lycées professionnels et 22 lycées, auxquels il faut ajouter 65 établissements privés sous contrats. 
L’enseignement supérieur est relativement peu développé dans le département. L’aire urbaine de Nice ne compte ainsi que 35000 étudiants[11], tandis que celles de Rennes ou de Bordeaux en ont 60 000. 
Les Alpes-Maritimes bénéficient de l’installation à Menton, depuis octobre 2005, d’un premier cycle de l’Institut d’études politiques de Paris, dédié aux relations entre les rives nord et sud de la Méditerranée et aux relation de l’Europe avec le Moyen-Orient. 
Plusieurs écoles d’ingénieurs sont installées à Sophia Antipolis, dont Eurecom (École d’ingénieur et centre de recherche en systèmes de communication), l’École des Mines de Paris et Polytech’Nice-Sophia. En outre, deux grandes écoles de commerces sont installées dans la région: l’EDHEC à Nice, et la Skema Business School à Sophia-Antipolis. 
À noter également l’implantation de l’INRIA et du CNRS à Sophia Antipolis. 
Le département compte en tout 35000 étudiants. 
Le département compte 1081244habitants en 2011, ce qui en fait le dix-huitième département le plus peuplé en France[1]. Il compte 163 communes, dont 106 de moins de 2000habitants (représentant 55793habitants), trente-huit de 2000 à 9999habitants (158927habitants), quinze de 10000 à 49999habitants (322315habitants), trois de 50000 à 199999habitants (Antibes, Cannes et Grasse, 198390habitants) et une de 344064 habitants (Nice)[12]. Sa densité s’élève en 2009 à 251 habitants par kilomètre carré. 
Selon l’Insee, 39,5% des enfants nés en 2011 dans le département des Alpes-Maritimes, soit 4747 sur 11999, ont au moins un parent né à l’étranger (quelle que soit sa nationalité), 15,4% ont un père né au Maghreb. 
La vie culturelle est assez riche, largement décrite dans le quotidien régional Nice-Matin, relatée dans ses colonnes, et annoncée hebdomadairement dans le supplément JV du mercredi. 
La présence de la mer Méditerranée et des Alpes sous un ciel clément a favorisé une activité dominante: le tourisme, qui représente 64000emplois directs dans les Alpes-Maritimes. Pour la seule ville de Nice, le chiffre d’affaires du tourisme représente 12 ou 13% de part de marché du tourisme en France, la capitale azuréenne étant même la deuxième ville hôtelière du pays, juste après Paris. La ville de Nice possède également le deuxième aéroport de France (aéroport de Nice-Côte d’Azur) derrière Paris et ses trois entités de Roissy, Orly et Le Bourget avec près de 10,5 millions de voyageurs par an qui y transitent (données 2011). 
Le bord de mer où réside l’essentiel de la population est une des régions les plus prisées du monde avec plusieurs atouts: 
des stations balnéaires (Cannes, Cagnes-sur-Mer, Antibes, Juan-les-Pins, Nice, Menton); 
des villes de congrès qui étalent leur activité sur toute l’année (Cannes avec son palais des Festivals, Nice avec Acropolis et Monaco). 
En montagne, le ski et la randonnée redonnent vie à Saint-Étienne-de-Tinée (Auron), Beuil, Péone (Valberg), Saint-Martin-Vésubie, Isola, Gréolières, Peïra-Cava, col de Turini, Turini-Camp d’argent (massif de l’Authion). 
Selon le recensement général de la population du 1er janvier 2008, 23,2% des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.

Cannes ([kan] Écouter ou localement [kanə]) est une commune française des Pays de Lérins située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Ses habitants sont appelés les Cannois. La commune compte 72000 habitants, elle s’étend sur 19 kilomètres carrés, et s’étale entre 0 et 140 mètres d’altitude. L’unité urbaine de Cannes-Grasse-Antibes ayant été absorbée par celle de Nice, Cannes fait donc partie de l’agglomération niçoise. 
Village de pêcheurs ligure pendant l’Antiquité, liée aux légendes de Saint-Honorat et de l’homme au masque de fer sur les îles de Lérins au large de la baie de Cannes, station climatique et balnéaire de la Côte d’Azur au XIXesiècle, la ville prend son essor avec la construction de résidences de villégiature par les aristocrates anglais et russes puis, dès le début du XXesiècle, d’hôtels de luxe destinés aux touristes fortunés, constituant son patrimoine architectural. 
Dotée d’une industrie de pointe, d’un aéroport, de plusieurs ports et d’un palais des congrès, Cannes est aujourd’hui mondialement connue pour ses festivals du film et de la plaisance, pour sa Croisette bordée de palaces et pour les NRJ Music Awards. 
Cannes est située sur la Côte d’Azur. 
Le fort royal de l’île Sainte-Marguerite, point culminant des îles de Lérins. 
Cannes est située dans la communauté d’agglomération des pays de Lérins, à l’ouest du département des Alpes-Maritimes sur la Côte d’Azur dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), sur la rive est de la plaine alluviale de la Siagne, en bordure de la mer Méditerranée dans ce qui est couramment appelé la baie de Cannes ou golfe de La Napoule. Le territoire communal s’inscrit dans un croissant orienté vers le sud, long de neuf kilomètres d’ouest en est et large de cinq kilomètres du nord au sud, occupant une superficie totale de 1962hectares. L’Institut national de l’information géographique et forestière attribue les coordonnées géographiques 43°33’29″ nord et 07°01’04″ est au point central de ce territoire[1]. La commune est irriguée par le ruisseau du Béal et la rivière de la Frayère, sa géographie est caractérisée par une relative disparité des élévations, avec une bande côtière et des collines et pitons comme le Suquet, la Croix-des-Gardes ou le Bois-de-la-Maure[2] où se trouve le point culminant de la commune à 260m d’altitude. 
Elle est traversée par l’autoroute A8 sur laquelle elle dispose de deux échangeurs et par les voies ferroviaires des lignes Marseille – Vintimille et Cannes – Grasse comprenant les gares de Cannes et La Bocca. Elle accueille la majeure partie des installations de l’aéroport de Cannes-Mandelieu et l’héliport du Suquet. Plusieurs autres axes routiers importants sillonnent son territoire comme la route du bord de mer, la route Napoléon et l’ancienne route nationale 7. Divisée en nombreux quartiers, elle est l’une des rares commun Cannes est située dans la communauté d’agglomération des Pes de France à disposer d’un quartier insulaire avec les îles de Lérins, aussi célèbres que le quartier du Suquet, ville historique de Cannes, ou ceux de la Californie ou de la Bocca. Cannes est située à 690km au sud-est de Paris, 136km au nord-est de Marseille, 27km au sud-ouest de Nice, 14km au sud-est de Grasse, 38km au sud-ouest de Monaco, 43km au nord-est de Saint-Tropez et 49km au sud-ouest de la frontière italienne. 
Plusieurs cours d’eau traversent le territoire communal: à l’extrême ouest, le ruisseau du Béal dont un bras vient grossir la Siagne et un autre se jette dans la mer au niveau du port du même nom, la rivière la Frayère, qui entre au nord depuis Le Cannet et se jette dans la mer à proximité de l’aéroport de Cannes-Mandelieu et qui voit son débit augmenté par une multitude de petits ruisseaux dévalant depuis le rocher de Roquebillière. En plein centre-ville, le Poussiat se jette dans le Vieux-Port. À l’est subsiste encore l’ancien canal de la Siagne suivant le Vallon de Mauvarre[4]. Sur l’île Sainte-Marguerite se trouve un vaste étang, l’étang du Batéguier à l’ouest dans la pointe qui porte son nom. Commune littorale de la mer Méditerranée, elle dispose d’un front de mer continental long de presque douze kilomètres entre le port du Béal à l’ouest et la pointe Fourcade[5] à l’est, auquel s’ajoutent les côtes des îles de Lérins. 
Relativement étendue, la commune de Cannes présente un relief varié, mêlant large plaine alluviale à l’ouest, dans le delta de la Siagne et de la Frayère, et relief escarpé à l’est, dans le massif de la Maure, et au centre, dans le massif de la Croix-des-Gardes. L’altitude minimale est ainsi fixée à zéro mètre sur tout le littoral. L’altitude maximale, fixée à 260m, est atteinte à proximité du col Saint-Antoine dans le massif de la Maure surplombant le vallon de Mauvarre[6]. La Croix-des-Gardes culmine à 213m[7]. L’hôtel-de-ville est à une altitude de deux mètres[8] et le château du Suquet, site de peuplement originel culmine à 66m[9]. Un repère géodésique a été placé sur le fort de l’île Sainte-Marguerite, point culminant de l’archipel des îles de Lérins à 106m. 
Toute la partie sud et sud-est du territoire municipal est bordée par la mer Méditerranée avec au large de la baie de Cannes les îles de Lérins. Au sud-ouest et à l’ouest se trouve la commune voisine de Mandelieu-la-Napoule, frontière pour partie matérialisée par l’avenue Gaston de Fontmichel, l’allée Hélène Boucher et l’avenue Jean Mermoz. Au nord-ouest se trouvent le village de La Roquette-sur-Siagne, séparé par le chemin de Poursel et la commune de Mougins séparée par la voie de chemin de fer Cannes-Grasse. Au nord, la commune est limitrophe de la commune du Cannet, séparée par le boulevard Jean Moulin, l’avenue Michel Jourdan, le chemin de la Frayère, le boulevard du Périer, le chemin de la Merlette, l’avenue des Broussailles, les rues de Lille et de Dunkerque, l’avenue de Lyon. Au nord-est et à l’est se trouve Vallauris, avec une frontière matérialisée par l’ancienne Via Julia Augusta jusqu’à la côte. 
L’ouest du territoire est traversé par l’autoroute A8, accessible par la sortie 41 La Bocca et la sortie 42, située sur la commune voisine du Cannet, donnant un accès direct au centre-ville. L’intégralité de la commune est traversée par l’ancienne route nationale 7, devenue la route départementale 6007 qui se conjugue pour partie avec la route du bord de mer ou route départementale 6098. Le centre-ville est le point de départ de la route Napoléon qui remonte vers Grenoble. Depuis La Bocca part la route départementale 9 menant à Grasse et ses itinéraires bis 409 et 909 menant à Mougins et Mouans-Sartoux et, depuis le centre-ville, la route départementale 3 en direction des Alpes. 
À l’extrême ouest du territoire se trouve l’aéroport de Cannes-Mandelieu réservé à l’aviation de tourisme et d’affaires[12]. L’héliport du Suquet le complète, installé à l’extrémité de la jetée du Vieux-Port. La commune est située à moins de 20km de l’aéroport de Nice-Côte d’Azur. 
Suivant le littoral, la ligne Marseille – Vintimille dessert la gare de Cannes située en centre-ville, reliée au réseau TGV, Téoz, Lunéa et TER Provence-Alpes-Côte d’Azur. Elle est rejointe au niveau de la gare de Cannes-La-Bocca par la ligne Cannes-la Bocca – Grasse desservie par le seul TER. 
Dans le Vieux-Port, géré par la chambre de commerce et d’industrie de Nice-Côte d’Azur, subsiste une gare maritime avec des liaisons régulières vers les îles de Lérins et Saint-Tropez et, en saison estivale, des escales de navires de croisière. En 2009, le Vieux-Port a accueilli près de 289000 passagers de croisière et 333500 passagers de navette côtière[13]. Il est complété par les ports de plaisance du Béal, Canto et du Mouré Rouge. 
En association avec ses voisines, la commune dispose du réseau de transport en commun Bus Azur[14], dont la plupart des véhicules rejoignent la gare routière à proximité du port. Ils sont complétés par le réseau départemental Lignes d’azur. 
Dans le passé, le funiculaire de Super-Cannes permettait un accès rapide au quartier de la Californie jusqu’en 1966 et un tramway sillonnait le territoire jusqu’en 1933. 
Le territoire communal est très largement urbanisé en bordure du littoral et conserve des espaces vierges au nord dans la plaine agricole, sur le massif de la Croix-des-Gardes, préservés au sein du parc naturel forestier du même nom[16], et sur les îles de Lérins. La commune est intégrée à l’espace urbain Nice-Côte-d’Azur et à l’aire urbaine de Nice. 
Urbanisée au fil des temps, la commune est aujourd’hui composée de quartiers, certains anciens, d’autre plus récents. 
À l’ouest, coincé entre la Croix-des-Gardes et la mer, se trouvent le Vallon Provençal, Pierre-Longue et Font-de-Veyre, limitrophe du second grand ensemble de la commune, La Bocca. Cet ensemble est lui-même composé de la Frayère et Esterel-Côte d’Azur au nord, Saint-Joseph au centre, Saint-Cassien à l’ouest et les zones d’activités de la Roubine, du Béal, des Tourrades et de la Frayère. À l’extrême nord-ouest sont partagés avec Le Cannet et La Roquette-sur-Siagne les quartiers de Ranguin et l’Abadie. 
Au pied du Suquet, site de peuplement originel, se sont développés le centre-ville et le quartier de la Croisette avec son alignement de palaces, ses ports de plaisance et le palais des festivals. 
Vers le nord furent créés les quartiers de Saint-Nicolas, du Petit-Juas, de la Peyrière et des Vallergues, majoritairement résidentiels. À l’est se trouve le vaste ensemble de la Californie avec ses subdivisions des Gabres[17], du Château Saint-Michel, de Palm Beach et de Super-Cannes partagé avec Vallauris au nord-est. 
Au large, les îles de Lérins constituent l’un des rares quartiers insulaires de France. 
Administrativement, la commune est découpée en dix grands quartiers, sans rapport avec le découpage historique, et localisés sur la carte ci-contre: Bocca Nord (1) et Bocca Sud (2), La Croix-des-Gardes (3), Riou – Petit Juas – Av. de Grasse (4), Carnot (5), Prado – République (6), Californie – Pezou (7), Pointe Croisette (8), Centre-ville – Croisette (9) et Suquet – Îles de Lérins (10. 
Dans le cadre de la politique de la ville, les grands ensembles de la Colline des Puits et du Prado-République et Carnot[20] sont prioritaires au titre des programmes de rénovation urbaine. 
Le nom de la commune provient du mot ligure Canoa signifiant «hauteur» ou «piton» et se rapportant au lieu antique d’occupation humaine sur la colline du Suquet. Il évolua vers Canoas et Canua, devenu Canoïs en 990 et fut cité en 1030 dans l’acte de donation des terres à l’abbaye de Lérins sous la désignation Portu Canue[21] et devint Canna en latin. La commune fut créée en 1793 sous son nom actuel[22]. En occitan/provençal la commune est appelée Canas selon la norme classique ou Cano selon la norme mistralienne prononcée [ˈkanɔ], en occitan médiéval Cànoas. 
À l’origine modeste village méditerranéen de pêcheurs et de moines, Cannes a une histoire indissociable de celles des îles Sainte-Marguerite et Saint-Honorat qui sont à quelques coups de rames des rivages. Aussi, il est impossible de parler de l’histoire de Cannes sans évoquer celle des îles de Lérins. 
Apparue au Moyen Âge, la bourgade de Cannes se développe très modestement durant l’Ancien Régime tout en étant témoin des luttes franco-anglaises et franco-espagnoles qui s’exercent essentiellement sur les îles de Lérins. 
Ce n’est qu’au XIX.me siècle que la ville prend véritablement son essor, grâce notamment à Lord Henry Brougham and Vaux, grand Chancelier d’Angleterre qui en s’y installant, attire l’aristocratie anglaise et européenne qui édifie de magnifiques demeures secondaires pour l’hiver. Comme la plupart des stations du littoral de la Côte d’Azur et de la Riviera, la ville connaît, grâce à cette population de prestige, un développement important. 
Sa renommée internationale n’est acquise qu’au milieu du XXesiècle grâce au Festival du Film. 
Au regard des résultats électoraux, Cannes apparaît comme une ville politiquement ancrée à droite, comme le reste de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et du département des Alpes-Maritimes avec une forte propension au vote d’extrême droite. Ainsi, en 2002 le candidat à la présidence de la République Jean-Marie Le Pen (FN) obtint dans la commune plus de 30% des suffrages et lors de l’élection législative la même année, un autre candidat frontiste obtint plus de 28% au second tour. En 2004, contrairement au reste du territoire national, c’est la candidate UMP Françoise Grossetête qui arriva en tête avec 26,26% et lors de l’élection cantonale, c’est encore un candidat frontiste qui fut opposé au second tour au candidat de l’UMP Henri Leroy, obtenant respectivement 31,14% et 68,86% des voix. En 2005, les électeurs cannois approuvèrent à une courte majorité le traité de Rome, alors qu’ils avaient rejeté en 1992 le traité de Maastricht à 54,29%[25]. En 2007, le candidat UMP à la présidence de la République Nicolas Sarkozy obtint dans la commune 71,79% et le député sortant Bernard Brochand (UMP) fut réélu avec 60,27% des voix malgré une candidature dissidente. En 2008, cette bataille intestine de la droite locale se renouvela avec la présence au second tour des élections municipales et cantonales de candidats de l’UMP et Divers droite dissidents, obtenant chacun des scores proches avec 40,70% pour le maire sortant Bernard Brochand (UMP) contre 37,12 pour son adversaire Philippe Tabarot (DVD), ce dernier étiqueté UMP remporta le canton de Cannes-Centre avec 56,19% des voix tandis que le second adjoint au maire, dissident donc divers droite David Lisnard emportait le canton de Cannes-Est avec 52,58% des suffrages. En 2009, Françoise Grossetête obtint dans la commune une large victoire avec 42,35% des voix contre seulement 14,43% à son opposante la plus proche. En 2010 et contrairement au reste de la région, c’est le candidat UMP Thierry Mariani qui obtint le plus fort résultat avec 44,09% des suffrages. La commune accueille en outre la fédération départementale de l’Union pour un mouvement populaire et des fédérations locales du Parti socialiste, du Parti communiste français et du Front national. 
Cannes est au centre de la zone d’emploi de Cannes-Antibes qui comptait en 2007 401174 habitants, les cannois représentants 17,66% du total. Outre les entreprises du pôle aéronautique et le Centre spatial de Cannes – Mandelieu et les grands hôtels, la mairie et le centre hospitalier sont parmi les plus importants employeurs de la commune qui comptait en 2007 10665 entreprises et 39636 emplois[149]. Cinq marchés sont organisés dans la commune, tous les jours à La Bocca, Forville, Gambetta et aux Allées de la Liberté et tous les mardis et vendredis place Saint Jinjin. 
La concentration de population et les grandes entreprises entraînent des risques de pollution, comme avec le centre hospitalier[150], la blanchisserie Belisa[151], la STP[152] recensés pour leurs importants prélèvements en eau potable et Thales Alenia Space France pour ses rejets de trichloréthylène, de nickel, de plomb et de déchets dangereux. 
En 2007, le taux de chômage dans la commune était fixé à 14,8% de la population active communale. Une proportion de travailleurs, nettement moindre que dans le reste du pays, comportait des ouvriers, mais beaucoup plus étaient classifiés dans la catégorie des employés. En 2007, le revenu net imposable moyen s’élevait à 23406 euros mais 46,5% de la population était non imposable. Le revenu fiscal médian par ménage était de 16636 euros, ce qui plaçait la commune au 15406 e rang parmi les 30687 communes de plus de cinquante ménages que compte le pays[154]. La même année, d’après une étude de Citi Private Bank, Cannes était la commune la plus chère de France pour le prix de l’immobilier de luxe, avec 15000 euros du mètre carré. Elle se plaçait au sixième rang[réf.nécessaire], devant Saint-Tropez, Nice, Deauville, La Baule, Biarritz, Vernon, Dinard, Évian et Paris[155]. En 2006, 1734 contribuables étaient assujettis à l’impôt de solidarité sur la fortune avec un patrimoine moyen de 1715382€ soit plus que la moyenne nationale. 
Située sur la Côte d’Azur au climat clément, classée station climatique depuis le 20février1915[160], dotée d’infrastructures assurant un accès facile et organisatrice de congrès et festivals d’envergure internationale, la commune dispose sur son territoire de 100 hôtels totalisant 5320 chambres, dont 27 étaient classés quatre étoiles ou plus dont des hôtels de renom comme le Martinez, le Carlton, le Majestic, le Grand Hôtel, le Palais Stéphanie et le Radisson blu 1835 Hotel & Thalasso. La commune dispose aussi de trois casinos, le «Palm Beach» géré par le groupe Partouche et le «Croisette» et «Les Princes» géré par le groupe Lucien Barrière. Un terrain de camping trois étoiles dispose en plus de 220 places. Cependant, la commune apparaît être une commune majoritairement résidentielle à l’année puisque seulement 36,5% des logements étaient des résidences secondaires en 2007. 
Carlton, blu, Martinez, JW, Marriott, Majestic. 
L’établissement cannois de Thales Alenia Space France. 
À l’ouest de la commune, dans le quartier de La Bocca, est installé l’établissement cannois de Thales Alenia Space France (anciennement SNIAS-aerospatiale puis Alcatel Space en 1998 puis Alcatel Alenia Space en 2005) qui est devenu progressivement le premier constructeur de satellites en Europe. C’est en particulier à Cannes que sont réalisés tous les satellites Météosat et la série de satellites de communication Spacebus. C’est la première industrie des Alpes-Maritimes, plus de 2500 personnes soit 2000 employés et plus de 500 prestataires. 
En 2000, 15 exploitations agricoles étaient encore actives dans la commune occupant 47 hectares intégralement dédiés au maraîchage et employaient 78 personnes. 
Cannes est mondialement connue pour accueillir dans son vaste Palais des festivals et des congrès[162] le festival de Cannes[163], En parallèle du festival est organisé le marché du film de Cannes durant lequel est négociée la distribution des œuvres présentées. Dotée d’infrastructures de grande ampleur, elle accueille aussi d’autres manifestations à rayonnement international dont en janvier le marché international de l’édition musicale depuis 1967[164] ouvert chaque année par les NRJ Music Awards, en février le festival international des jeux depuis 1987[165] pendant lequel est organisé le festival de scrabble francophone, en mars le marché international des professionnels de l’immobilier, en avril le marché international des programmes de télévision, en juin le festival international de la publicité depuis 1954[166], en septembre le festival de la plaisance depuis 1978[167], le Symposium international de l’eau depuis 1998[168], faisant de cette commune la deuxième ville de congrès en France après Paris. Elle a aussi accueilli en 1959 et 1961 le concours Eurovision de la chanson dans la précédente enceinte du palais des festivals. De nombreux festivals, spectacles et évènements thématiques temporaires sont en outre organisés dans les diverses structures dont dispose la commune. 
La palme d’or du festival, en référence à la légende de saint Honorat ou aux plamiers de la Croisette? 
Le festival de Cannes, fondé en 1946 sur un projet de Jean Zay, ministre de l’Éducation nationale et des Beaux-arts du Front populaire, et appelé jusqu’en 2002 le Festival international du film, est un festival de cinéma international se déroulant chaque année à Cannes (Alpes-Maritimes, France) durant douze jours. Il est devenu, au fil des années, le festival de cinéma le plus médiatisé au monde[170], notamment lors de la cérémonie d’ouverture et la montée des marches: le tapis rouge et ses vingt-quatre «marches de la gloire»[171]. Chaque année, durant la seconde quinzaine de mai, des cinéastes et des milliers de journalistes se déplacent à Cannes. Les principales projections ont lieu au Palais des festivals et des congrès. 
Parallèlement au Festival, plusieurs sections ont été créées au fil des ans. Parmi elles, on retrouve la Quinzaine, la Cinéfondation, la Semaine de la critique, Un certain regard, et surtout le Marché du film de Cannes, le premier au monde, en importance, avec 11000 participants[172]. Les producteurs et distributeurs y trouvent des partenaires pour le financement de leurs projets de films, et vendent les œuvres déjà tournées aux distributeurs et télévisions du monde entier. 
Ce Festival, manifestation touristique et mondaine[173], a été créé pour récompenser le meilleur film, le meilleur réalisateur ou le meilleur acteur et la meilleure actrice d’une compétition internationale de films. Plus tard, d’autres prix décernés par un jury de professionnels, d’artistes et d’intellectuels, sont apparus, comme le Prix du Jury, le Grand Prix et surtout la Palme d’or. Aujourd’hui, la sélection officielle se veut le reflet de la production cinématographique mondiale. La compétition met généralement en exergue le cinéma d’auteur ou de recherche. 
Plus grand salon à flots d’Europe, proposant des essais en mer, et premier rendez-vous dans le calendrier du nautisme international[175] le Festival de la plaisance de Cannes se déroule annuellement en trois lieux, le Vieux-Port, le port Pierre-Canto et l’espace Riviera du palais des festivals et des congrès, durant six jours à la mi-septembre. La 35e édition de 2012 rassemblait 438 exposants (222 nationaux et 216 internationaux) et 45155 visiteurs. 
Les NRJ Music Awards, créés en 2000 par la station de radio NRJ en partenariat avec la chaîne de télévision TF1, ont lieu tous les ans à la mi-janvier en direct du Palais des festivals et des congrès en guise d’ouverture du MIDEM. Depuis la 15ème édition, en 2013, la cérémonie se déroule à la mi-décembre. 
La colline de la Croix-des-Gardes abritant le parc naturel forestier du même nom. 
La commune de Cannes a été récompensée par quatre fleurs au concours des villes et villages fleuris[178]. Elle bénéficie du plusieurs parcs et jardins répartis sur le territoire, dont la butte de Saint-Cassien, le jardin de la Ferme, les squares Barthélémy, d’Aurèle, Sainte-Rosalie, de Morès, Frédéric Mistral, Reynaldo Hahn, du 8 mai 1945, de Verdun, Méro, des Frères Gaudino Joly, René Cassin et Léo Callandry, les jardins du Suquet, de la Riviera, Albert Ier, des Hespérides, de la Villa Rothschild, du Périer et des Oliviers. Le Parc naturel forestier de la Croix-des-Gardes a été classé espace naturel sensible par le département[179] et le conservatoire du littoral[180]. Les îles de Lérins sont intégrées à une vaste zone du réseau Natura 2000[181]. Plusieurs sites de la commune ont fait l’objet d’un classement au titre de zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique dont le vallon et le rocher de Roquebillière[182], les îles de Lérins, la plaine de la Siagne et la butte de Saint-Cassien[183]. En 2010, la commune a été récompensée par l’écolabel Pavillon Bleu d’Europe[184] comme son port Pierre-Canto. 
Seize sites ou édifices de la ville de Cannes sont ClasséMH ou Inscrit MH au titre monuments historiques. 725 sont recensés au titre du patrimoine balnéaire de Cannes et inscrits à l’inventaire général du patrimoine culturel. 
Seize sites et édifices sont protégés au titre des monuments historiques, parmi lesquels des villas comme la villa Domergue inscrite le 19 septembre 1990 et la villa Romée inscrite le 25 mars 1994. L’hôtel Carlton a été inscrit le 10 octobre 1984. Le kiosque à musique des Allées de la Liberté a été inscrit le 3 avril 1990. La batterie de la Convention a été inscrite le 6 juin 1933. La tour du Suquet a été classée le 28 juillet 1937. Le monastère fortifié de l’île Saint-Honorat a été classée dès 1840, les fours à boulets voisins ont été classés le 22 octobre 1908. Le fort royal de l’île Sainte-Marguerite a été classé le 27 juillet 1927. 
De nombreuses villas construites au XIXesiècle ont été recensées au titre du patrimoine balnéaire et inscrites à l’inventaire général du patrimoine culturel. Elles étaient entourées de jardins botaniques qui subsistent encore et qui sont les témoins du mouvement d’acclimatation engagé vers 1850 notamment sur la Côte d’Azur: Villa Bagatelle[197], Villa Excelsior[198], Villa Soligny[199], Villa La Cava, Villa Rothschild (classée le 22 juillet 1991[200]), Villa Hollandia, Villa Fiorentina[201], Villa Éléonore-Louise, Château Sainte Anne ou Château de la Croix des Gardes. Le parc de la Villa Champfleuri a été inscrit le 3 avril 1990[202]. Le parc du Château Vallombrosa a été inscrit le 10 juin 1993. 
Certains parcs botaniques de villas célèbres ont disparu, car ils ont été lotis: c’est le cas de celui de la Villa Valetta et Camille-Amélie (1878). Cet espace fut constitué par un industriel du textile lyonnais, Camille Dognin. D’autres demeures et parcs remarquables ont également disparu: le Château Saint-Georges dont le parc est créé par un jardinier anglais réputé, John Taylor (1834-1922)[204], la Villa Les Lotus[205], la Villa Springland[206], la Villa Victoria construite à la demande de Sir Thomas Robinson Woolfield par l’architecte Thomas Smith ou la Villa des Dunes construite par l’architecte Charles Baron. 
L’église Notre-Dame-de-l’Espérance et la chapelle Sainte-Anne, ancienne chapelle castrale et actuelle salle d’exposition des instruments de musique du monde du musée de la Castre au Suquet, ont fait ensemble l’objet d’un classement au titre des Monuments historiques[207], comme les chapelles de la Trinité[208] et Saint-Sauveur[209] sur l’île Saint-Honorat. La chapelle des Pénitents noirs, rue de la Miséricorde quant à elle, est inscrite aux Monuments historiques. 
De nombreuses autres églises ou chapelles ont été recensées au titre du recensement du patrimoine balnéaire de Cannes et inscrites à l’inventaire général du patrimoine culturel. 
Personnalités liées à la commune : 
Lord Brougham (Edimbourg, 1778 – Cannes, 1868), le précurseur. Promoteur de la ville de Cannes, il fait construire pour sa fille la villa Éléonore-Louise. Il est inhumé au Cimetière du Grand Jas. 
Pablo Picasso (Málaga, 1881 – Mougins, 1973), a vécu entre 1955 et 1961 dans la villa La Californie d’où il a peint notamment La Baie de Cannes. 
Nombre de personnalités sont nées à Cannes. D’autres, liées aux communautés anglaise ou russe, installées dans les résidences de villégiature qu’ils ont construites, arrivés à la suite de Lord Brougham à partir du XIXe siècle, ou fuyant la Révolution russe au début du XXe siècle, ont vécu et sont mortes à Cannes; leurs descendants y sont parfois nés et y vivent parfois encore. Des personnalité politiques exerçant un mandat local ou des artistes, attirés par la lumière de la côte d’Azur, s’y sont parfois installés, plus ou moins durablement, comme Pablo Picasso dont la villa se trouvait entre 1955 et 1961 dans le quartier de la Californie. D’autres encore, simplement de passage, souvent envoyées en convalescence par la faculté, sont mortes dans la station climatique, des suites de leur maladie ou dans des circonstances diverses, faisant mentir la devise de la ville de Cannes qui dit en provençal: «Qui li ven li vieù», traduit en français par: «Qui y vient y vit». Certaines de ces personnalités sont inhumées au Cimetière du Grand Jas. 
Personnalités nées à Cannes
Gérard Philipe (Cannes, 1922 – Paris, 1959), a suivi toute sa scolarité à l’Institut Stanislas
Richard Galliano, accordéoniste et compositeur né à Cannes en 1950
Yann Bonato, joueur de basket-ball né à Cannes en 1972
Sarah Bouhaddi, footballeuse de l’équipe de France née à Cannes en 1986
Élodie Lorandi, nageuse française née à Cannes en 1989
Personnalités mortes à Cannes
Victor Cousin, (Paris, 1792 – Cannes, 1867), philosophe et homme politique, se retire à Cannes après avoir été nommé professeur honoraire à la Sorbonne
Prosper Mérimée (Paris, 1803 – Cannes 1870), premier inspecteur des monuments historique, inhumé au cimetière du Gras Jas
Marius Berliet (Lyon, 1866 – Cannes, 1949), constructeur automobile fondateur de la marque Berliet
Jacques Monod (Paris, 1910 – Cannes, 1976), prix Nobel de médecine, inhumé au cimetière du Grand Jas
Jean Marais (Cherbourg, 1913 – Cannes, 1998), acteur, metteur en scène, écrivain, peintre, sculpteur, potier, cascadeur…

Il est 9 heures du matin, tout le monde est sur le pont, nous accueillons des guides du comité de Cannes et du Lions club, ils nous accompagnerons tout au long de la journée, je suis pris en main par Serge du comité AVH de Cannes. Nous mettons donc le cap sur l’est, pour rejoindre Nice, la mer brille sur notre droite. Nous apercevons des parcs à poissons en pleine mer, ils regorgent de loups et de dorades. Pascal notre chauffeur nous fait emprunter la route côtière, car nous sommes dimanche est la circulation est fluide. Nous longeons de superbes maisons qui ont une vue superbe sur la mer, nous sommes à golfe Juan, c’est sur cette plage, que Napoléon Bonaparte, a mis pied à terre à son retour de l’île d’Elbe, en 1815, avant de faire sa remontée triomphale sur Paris. Tous les 2 ans sur la plage où Napoléon Bonaparte a débarqué, une reconstitution de cet évènement est organisée. Napoléon se reposa dans une auberge près de la plage, avant de rejoindre Cannes, golf Juan à une plage de sable fin de 3 kilomètres de long, c’est une station balnéaire très fréquentée, ses plages entourent sont port qui est le paradis des pointus, embarcations locales, qui sont surmontées d’une roue pour remonter les filets. La route est bordée de magnifiques bougainvilliers. La rade de golf Juan est bien abrité par les collines de Vallauris, du cap d’Antibes et des îles de Lérins, ce qui forment un excellent mouillage. Nous sommes au royaume du laurier rose, Juan les pins est reconnu pour son festival de jazz, il remonte aux années 1920, avec l’arrivée des premiers touristes américains. Par leur exubérance, ils révolutionnent la valeur du séjour balnéaire, où sur les plages, on fait du ski nautique, et on écoute une étrange musique composé par les noirs américains, le jazz. Mistinguett a fait les beaux jours de Juan les pins, après la seconde guerre mondiale, Juan les pins est en plein renouveau, avec l’apport de l’US Navy, Sidney Bechet, choisit Juan les pins en 1951, pour y célébrer son mariage. Juan les pins est devenue au fil des ans, la capitale européenne du jazz, tous les grands noms du jazz ont séjourné à Juan les pins, aujourd’hui le festival s’ouvre au rock, à la musique brésilienne avec Gilberto Gil et aux musiques afro-cubaines. Sur notre gauche nous pouvons découvrir un immense parc,
Nous voici à Antibes, nous continuons à longer la mer, nous descendons vers le port, avec son fort Vauban qui le protégeait, il est de forme carrée. Nous apercevons des voiliers de tailles normales, nous voici face à des bateaux plus importants, ils imposent par leur raffinement, n’oublions pas que le port d’Antibes, est celui des milliardaires, alors la richesse s’étale à profusion. Le fort Vauban d’Antibes est aujourd’hui un musée, nous longeons toujours la mer, nous avons la ligne de chemin de fer, Marseille Nice, sur notre gauche. Au fond, nous commençons à apercevoir la Baie des Anges, Nice et ses superbes immeubles de front de mer. C’est dans le port de Juan les pins que Guy de Maupassant, faisait mouiller son yacht, le bel ami.
Nous roulons sur une route dite promenade, qui en cas de forte mer est recouverte d’eau, on essaie de la garantir avec d’énormes blocs de pierre. Nous longeons la plage, elle est constituée maintenant de galets,
Le stationnement y est très difficile, on y a disposé des parkings payants. Antibes a plusieurs musée, dont celui dédié à Pablo Picasso, nous voici au parc aquatique Maryland, il est très fréquenté, et il n’y a aucun intérêt pour un DV. Des pêcheurs ont disposé leur canne à pêche sur la plage, ils attente la touche fatidique, pour remonter le loup si espéré.
Nous aborderons ensuite Villeneuve-Loubet, puis Cagnes-sur-mer, avant notre arrivée triomphale à Nice, par la promenade des anglais. Nous continuons donc notre route, nous dépassons et croisons des cyclistes, sur notre gauche nous sommes dépassés par un TER. La plage commence à être investi par des plagistes, ils sont installés sur des bains de soleil. Nous voici à Villeneuve-Loubet, et sa marina, la baie des Anges, nous pouvons y admirer des immeubles en demi cercle, où les terrasses sont en dégradées, elles sont égayées par des plantations, on peut y voir un palmier assez conséquent. Sur notre droite, file un voilier, toutes voiles au vent. Nous pénétrons dans Cagnes-sur-mer, la ville est entourée de collines d’oliviers, elle est très prisée des peintres. Nous longeons toujours la plage, elle est constituée de galets, Entre la mer et la piste cyclable, on a construit une large promenade réservée aux piétons. Sur notre gauche, nous pouvons distinguer, le champ de courses, de Cagnes-sur-mer. La ville de Cagnes-sur-mer est divisée en 2, Cagnes le bas qui baigne dans la Méditerranée, et Cagnes le haut qui se blottit dans les collines. Nous continuons à longer la mer, la route est bordée de palmiers, à 2 kilomètres sur notre gauche, se situent les pistes de l’aéroport de Nice. Auguste Renoir, né à Limoges en 1841, s’établit à Cagnes-sur-mer en 1900 avec sa famille dont son fils Jean, pour soigner des rhumatismes articulaires, il a peint jusqu’à sa mort en 1919. Comme la vitesse sur les pistes cyclables est limitée à 10 kilomètres heure, la majorité des cyclistes ne les empruntent pas, ils roulent sur la route, où est l’absurdité. Un avion nous survole, il prépare son atterrissage, nous passons sur un pont où s’écoule un petit fleuve côtier, le Loup. Nous longeons l’aéroport de Nice, il y a profusion de jets privés, les Falcones se comptent par dizaine, le prince Albert de Monaco y possède un hangar pour remiser son avion personnel. Quand il doit prendre son avion personnel, un hélicoptère le transporte de Monaco ici, il fuit ainsi les embouteillages, pour la petite histoire, il sera bientôt père légitime d’un enfant.
Enfin, voici la promenade des anglais, c’est une artère 2 fois 3 voies, qui sont séparées par un terre plein planté de palmiers, la vitesse y est limitée à50 kilomètres heure. Nous voici à la baie des Anges, elle est en demi cercle, nous sommes à Nice, la promenade des anglais est bordée de superbes immeubles résidentiels. Nous passons devant le palace, le Negresco, avec sa plage privé en front de mer, nous passons devant Miami beach. Il est 10 heures, le soleil est éclatant, la plage est bien remplie de personnes qui s’adonnent à la bronzette et au bain matinal. Le Negresco est caractérisé par ses encorbellements, ses colonnes, et son illustre nègre qui évoque le jazz. Nous voici devant le palais de la Méditerranée, il évoque l’affaire de l’héritière Thérèse Leroux, qui a disparu, il y a une trentaine d’années, et dont on a jamais retrouvé le corps. L’enjeu en était le palais de la Méditerranée, qui a tué qui, le monsieur soupçonné dit ce n’est pas moi, la justice pense le contraire, mais l’argent brouille les pistes, et on ne sera certainement jamais le fin mot de cette histoire, dont on se fout par ailleurs.
Pascal, nous dépose sur la promenade des anglais, à hauteur du cours Masséna, nous devons nous rendre au marché aux fleurs, qui se trouve sur la place Salera. Tout d’abord voici la présentation de Nice :

Nice (Nissa ou Niça en niçois), préfecture du département des Alpes-Maritimes, est la cinquième plus grande ville de France en termes de population (après Paris, Marseille, Lyon et Toulouse). Elle est située dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur à la pointe sud-est de la France, à une trentaine de kilomètres de la frontière italienne. La ville est le cœur d’une aire urbaine de 968 903 habitants (2007) et constitue le centre du grand Espace urbain Nice-Côte-d’Azur. S’étendant entre mer et montagnes, Nice bénéficie de nombreux atouts naturels. Métropole de la Côte d’Azur, elle possède également tous les équipements d’une capitale régionale (statut régulièrement réclamé par ses habitants) : le second aéroport de France, la deuxième capacité hôtelière du pays avec notamment divers hôtels de luxe, différents quartiers d’affaires, un Opéra, un Théâtre National, de nombreux musées (c’est la ville qui en compte le plus dans l’hexagone après Paris réf. nécessaire), une université, l’une des plus importantes médiathèques de France réf. nécessaire, deux Palais des congrès, plusieurs salles de concert et une vitrine touristique internationale, la Promenade des Anglais, connue dans le monde entier. La ville s’enorgueillit également d’une forte identité locale, fruit d’une histoire tourmentée et d’institutions longtemps autonomes. Ses habitants sont les Niçois et ont pour surnom lu Caga-Blea à cause de leur goût supposé pour la blette (ou poirée), ingrédient de la tourte de blettes. Nice se dit Nizza en Italien (plus précisément Nizza Marittima pour la distinguer de Nizza Monferrato) tout comme en Russe, en Allemand et en Finnois et « Niza » en Espagnol. Les panneaux à l’entrée de la ville sont rédigés en Français Nice mais également en Nissart (Niçois) Nissa (la ville étant surnommée Nissa la Bella en norme mistralienne, Niça la Bèla selon sa forme classique). La langue niçoise est une forme de l’Occitan propre au Comté de Nice. Il existe deux hypothèses pour expliquer l’origine du nom de la ville: la plus communément admise fait référence au Grec, dans lequel Nikaia signifie celle par qui arrive la victoire (la transcription latine du mot étant Nicæa ou Nicaea); l’autre théorie met en avant la langue des Ligures (peuple celte qui vivait sous ces latitudes avant l’arrivée des Grecs et des Romains) dans laquelle Nis veut dire « source d’eau douce ». Au début de notre ère, les auteurs antiques tels Strabon et Pline l’Ancien donnent la première définition de l’espace géographique niçois. Nice est alors située en Ligurie, neuvième région de l’Italie romaine de l’Empereur Auguste, avec comme frontières naturelles à l’ouest le fleuve Var et à l’est le fleuve Magra. Cette description géographique sera reprise à la Renaissance par tous les grands cartographes. Le fleuve « Var » (seul cours d’eau à ne pas couler dans le département qui porte son nom) constitua d’ailleurs, jusqu’en 1860, la frontière entre France et Comté de Nice. Nice est située à l’extrême sud-est de la France continentale, non loin de la frontière italienne (30km), au bord de la Méditerranée. Elle est bordée par la Baie des Anges, et est entourée de plusieurs collines arborées d’où l’on peut admirer un panorama magnifique. La cité est située à 960 km de Paris, 230 km de Marseille et 200 km de Gênes. Il s’agit de la plus grande ville de la Côte d’Azur, territoire s’étendant de Hyères à Menton (cette appellation étant parfois abusivement employée pour désigner l’ensemble du pourtour méditerranéen français). Située au fond de la baie des Anges, parfaitement abritée par un amphithéâtre de collines, dans une étroite cuvette montagneuse appuyée au massif du Mercantour, limitée à l’ouest par la vallée du Var et à l’est par le Mont Boron. Le premier site de Nice fut la colline du Château, qui fut entièrement militarisé par Tristan le bâtard avant d’être détruit par Louis XIV. Nice s’est développée au pied de cette colline en se limitant à la partie comprise entre le Paillon et la mer, qui constitue aujourd’hui le Vieux-Nice aux ruelles étroites. C’est surtout après le rattachement à la France que la ville s’est étendue au-delà de ce torrent aux crues redoutables (Païoun ven !) et aujourd’hui partiellement recouvert. La place Garibaldi se distingue aussi par son architecture et son histoire, elle doit son nom au « héros des Deux-Mondes » Giuseppe Garibaldi qui est né à Nice et fait figure d’emblème de l’indépendantisme niçois. Au centre de cette place rectangulaire se trouve la statue de cet homme. Les travaux du tramway, ont permis à cette place de devenir semi-piétonne, et d’être embellie. Situation : également lieu de rencontre entre le vieux-Nice et Nice-Ville, elle est proche des quartiers est de Nice, du port Lympia, et des TNL. La place Garibaldi est aussi le carrefour des avenues Jean-Jaurès (boulevard), République, Cassini, et Catherine Ségurane. Place Rossetti Entièrement fermée et piétonne, cette place est située au cœur du Vieux-Nice, de ces façades de couleurs ocres, avec sa fontaine, et l’église Sainte-Reparate, elle est un lieu incontournable du « Vieux ». La journée, la place est occupée par les terrasses de restaurants traditionnels et des plus grands glaciers niçois. La nuit l’ambiance change, les plus jeunes et les touristes la prennent d’assaut, la musique résonne entre les quatre murs de cette place resserrée, et l’éclairage lui donne un aspect magique. Le blason de la ville peut se résumer en cette phrase : D’argent à l’aigle de gueules, le vol abaissé, posée sur trois coupeaux de sinople, mouvant d’une mer d’azur ondée d’argent. Cependant il existe une variante avec des coupeaux qui sont des éléments de montagne, de sable, étant noirs et non de sinople qui sont verts. Certains pensent qu’ils s’agit alors des armes du comté de Nice qui se différencieraient ainsi de celles de la ville de Nice. Le plus ancien blason niçois véritablement recensé en tant que tel est daté de 1431 Celui-ci est apposé sur un parchemin définissant les statuts et privilèges accordés à Nice par la maison de Savoie Il y est représenté une aigle, animal féminin en héraldique, symbole impérial, portant haut les couleurs d’Amédée VII, qui arborait une armure écarlate et que l’on surnommait « le comte rouge ». Un siècle plus tard, en 1576, un manuscrit encore conservé aux archives municipales montre un aigle surmonté d’une couronne à l’antique Seront ensuite ajoutés au blason les trois monts, les palmes, la mer d’azur et enfin la devise de la ville, « Niceae Civitas », raccourci de « Niceae Civitas Fidelissima », autrement dit « La très loyale ville de Nice ». Pourtant, cet héritage savoyard a bien failli disparaître à une certaine époque, remplacé par un animal exotique. En 1792, l’armée française est entrée avec fracas dans le comté de Nice. Un an plus tard, le département des Alpes Maritimes est créé. Napoléon Bonaparte étant au pouvoir, l’aigle niçoise s’efface et les documents officiels sont désormais frappés d’une effigie de la république En 1811, un décret impérial vient enfoncer le clou : la ville de Nice se voit attribuer de nouvelles armoiries, un lion surmonté d’un soleil, encadré par un olivier et un oranger, eux-mêmes dominés par trois abeilles sur fond rouge, en héraldique « lion passant de gueules surmonté d’un soleil rayonnant du même, adextré d’un olivier et sénestré d’un oranger de sinople » Cette décision fut prise par Napoléon Bonaparte premier à Saint-Cloud, étant jugé inadmissible que le symbole de l’aigle, représentant l’empereur en sa personne, puisse régner sur la ville de Nice. Cependant, la tradition de l’aigle niçoise a perduré au fil du temps. Au XIXe siècle, l’aigle déploie à nouveau ses ailes sur la cité. Gustav-Adolf Mossa lui donne dans les années 1960 son visage contemporain aujourd’hui reconnu par la municipalité, De nos jours, le blason niçois s’affiche un peu partout dans la ville : sur les drapeaux, à l’Hôtel de ville, au monument aux morts, au jardin Albert Ier, au château ou sur la place Garibaldi. Son vol plane jusque dans les entrailles du stade du Ray, où les « Aiglons » parés de rouge et de noir officient encore. Il n’existe aujourd’hui aucune trace d’un blason niçois antérieur à la dédition à la Savoie en 1388. Mais le fait que les Grecs aient baptisés la ville « Niké », signifiant « La Victoire », personnifiée dès cette époque par un aigle, laisse planer le doute sur l’origine exacte des armoiries.

Notre groupe s’étoffe de 2 accompagnateurs, ce sont 2 bénévoles du comité AVH de Nice qui nous rejoignent. Nous déambulons dans le vieux Nice, aux alentours des places Garibaldi et Masséna sur laquelle circule le tramway. Nous voici arrivés sur la place Salera, c’est le paradis des fleurs, l’air est embaumé d’odeurs de fleurs et de savons. Les stands sont très colorés, devant nous c’est une forêt d’hibiscus, nous arrivons sur le marché provençal et ses produits locaux, où nous savourons par leur odeur la charcuterie, la lavande, la tapenade, les olives et le pain d’épice. Nous abordons les étals de fruits et légumes, c’est un panaché de couleurs sous le soleil rayonnant. Après une bonne trentaine de minutes de déambulation sur le marché, nous rejoignons la promenade des anglais, pour marcher en front de mer et profiter de l’air marin, dont la brise atténue quelque peu la montée en température de l’air ambiant. La promenade des anglais destinée aux piétons, à une vingtaine de mètres de large. Il est midi, il est temps de se rapprocher du restaurant, qui se trouve sur la place Salera. Pour y accéder, nous passons sous des arcades qui permettent de quitter la promenade des anglais, afin de rejoindre le vieux Nice. Nous avons lancé notre dévolu, sur le restaurant, le Marché, il est situé en bordure de la place Salera.
Le déjeuner pris, nous rejoignons notre bus, pour continuer notre circuit, toujours plein ouest, en direction de Monaco et de l’Italie. La voie de circulation, passe au-dessus de la gare de Nice, ça donne un parfum de New York. Nous voici dans un tunnel, nous abordons le port de Nice, un ferry, le Sardinia (Sardaigne) est prêt à prendre le large, pour atteindre la Corse. Nous roulons sur la basse corniche, il en existe 3, nous surplombons la mer, dont la superbe baie de Nice. Nous sommes en direction d’Eze, qui se situe au pied du col qui porte le même nom, souvent parcouru par les coureurs de Paris Nice. Nous sommes devant un panorama extraordinaire, la baie de Nice, avec le cap Ferrat qui plonge dans la Méditerranée. Nous voici à Villefranche sur mer, où nous allons visiter sa citadelle, voici la présentation de Villefranche sur mer :

Villefranche-sur-Mer est une commune française, limitrophe de Nice, située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Ses habitants sont appelés les Villefranchois, comme dans toutes les communes portant le nom de Villefranche. La commune compte 5500 habitants, elle s’étend sur 5 kilomètres carrés et s’étale entre 0 et 575 mètres d’altitude. 
Villefranche-sur-Mer est située sur la Côte d’Azur, entre Nice et Monaco, au bord de la mer Méditerranée. 
Séparée de Nice dont elle est limitrophe par le mont Boron, le mont Alban et le mont Vinaigrier et distante d’environ 10km de Monaco, la ville s’étale en gradin sur les flancs de la rade de Villefranche, un des mouillages naturels les plus profonds de la Méditerranée occidentale. 
La rade offre un mouillage sûr à l’abri des vents d’est et accueille de nombreux navires de croisières. Avec une profondeur moyenne de 17m, elle atteint 95m à son entrée et se prolonge au large à environ un mille par le canyon de Villefranche, un abysse de plus de 500m au large de la baie des Anges. 
Les limites de la commune s’étendent aux collines avoisinantes passant du niveau de la mer à 577mètres au mont Leuze, son point culminant, le relief terrestre reflétant ainsi les fonds sous-marins. 
La superficie de la commune est de 488 hectares; son altitude varie entre 0 et 575mètres. 
Villefranche-sur-Mer, nichée au fond de sa rade, jouit d’un climat très doux: De hautes falaises l’abritent des vents d’est, d’ouest et de nord. Le sud, ouvert au large est malgré tout protégé par l’étroitesse de la rade, sauf durant de rares mais spectaculaires coups de vent d’hiver. 
Villefranche-sur-Mer est traversée par les trois Corniches, trois routes principales menant de Nice à Monaco et Menton vers la frontière italienne, offrant des panoramas sur le littoral. 
La commune est traversée par la ligne de Marseille-Saint-Charles à Vintimille et est desservie par une gare. 
Des liaisons par autocar avec les principales villes de la Route du bord de mer de la Côte d’Azur, (Nice en particulier) sont effectuées régulièrement dans le cadre des transports du Département. 
La rade est fréquentée dès l’Antiquité par les marins grecs et romains. Ceux-ci s’en servent comme mouillage et lui donnent le nom d’Olivula Portus. Le site est cependant victime d’attaques barbares répétées. Les habitants délaissent le bord de mer et se réfugient sur les hauteurs; ils y fondent un autre village, Montolivo. 
En 1295, Charles II d’Anjou, comte de Provence, comprend l’importance stratégique de ce site, situé aux frontières de son territoire. Afin d’encourager les habitants à revenir peupler le bord de mer, il leur octroie une franchise de taxes. Le village est ainsi baptisé Villa Franca. 
Daniel Marquesani fut un familier du roi Robert; il connut une ascension rapide puisque de simple notaire immigré à Nice à la fin du XIIIE siècle, il devint coseigneur de La Turbie (1329-1331) puis seigneur de Coaraze et Castellan à vie de Villefranche. Raymond Marquesani succéda à son père comme castellan de Villefranche et son frère, Louis, hérita de la seigneurie de Coaraze. Le 14 septembre 1346, il acheta tout ce que le damoiseau Boniface Chabaudi, seigneur de Roquebrune possédait dans les territoires de Roquebrune, Palayson et Villepey. 
Lors de la dédition du Comté de Nice au Duc de Savoie, en 1388, Villefranche est dédiée au duché de Savoie. La ville devient ainsi la seule porte maritime des États de Savoie jusqu’à la construction du port de Nice au XVIIIE siècle et tire ses revenus de tous les navires marchands accostant au port (droit de Villefranche). 
À la suite de l’occupation, en 1543, de la rade par la flotte franco-turque commandée par Khayr ad-Din Barberousse, le duc Emmanuel-Philibert de Savoie (1528-1580) ordonne sa fortification. Le fort du mont Alban et la citadelle Saint-Elme sont ainsi construits. Cette dernière sera achevée en 1557. Une première flotte de guerre est construite dans le port de la Darse. 
Les Français occupent le comté de Nice plusieurs fois entre 1710 et 1722 et à nouveau en 1744, pendant la guerre de Succession d’Autriche, quand le prince de Conti prend d’assaut le mont Alban avec ses troupes franco-espagnoles, chassant les Savoisiens de Charles-Emmanuel III. Au cours du XVIIIE siècle, la ville perd de son importance maritime et portuaire avec la construction du port Lympia de Nice. 
En 1793, les troupes françaises révolutionnaires envahissent à nouveau le comté de Nice et Villefranche passe sous administration française jusqu’en 1814 qui verra le retour à son statut particulier sous dédition et protection du duc de Savoie.
En 1856, le duc de Savoie donne à bail le lazaret de Villefranche à la marine impériale russe qui fera du port une base navale de premier plan pour ses navires en Méditerranée, notamment l’année suivante, avec le ravitaillement en charbon des bateaux. Cette arrivée provoquera la construction d’infrastructures importantes par Victor Emmanuel II, notamment la route de la rade. 
Au XVIII.me siècle, la seigneurie de Villefranche fut attribuée aux Germano, avec érection en comté (1700), aux Auda (1743), puis aux Dani (1743). 
La présence russe à Villefranche-sur-Mer : 
Elle remonte à la fin du XVIII.me siècle et a fait preuve depuis d’une originale constance. L’intérêt stratégique de la rade n’avait pas échappé aux autorités maritimes russes de l’époque qui y mouillaient à chaque conflit avec la Turquie. Elle leur devient essentielle quand, au lendemain de la guerre de Crimée en 1856, la Marine impériale de Russie est privée d’accès à la Méditerranée par le Bosphore: le duc de Savoie, roi de Chypre, de Jérusalem et de Sardaigne qui est aussi vicaire impérial pour toute l’Europe méditerranéenne accepte alors de céder à la Russie le lazaret et la Darse de Villefranche qui lui servent de dépôt à vivres et à combustibles. La rade devient alors le port d’attache de la noblesse impériale en villégiature dans les états de Savoie, ce qui durera encore un peu après malgré l’annexion du comté de Nice par les autorités françaises en 1860. En 1893, une équipe de scientifiques russes de Kiev remplace les militaires pour pratiquer des recherches océanographiques en profitant de la présence d’un courant ascendant de la rade. Ces études, malgré les aléas politiques entre les deux nations, se poursuivent jusqu’aux années 1930. 
En 1860 le Comté de Nice est à nouveau annexé par la France à la suite du Traité de Turin et du plébiscite (contesté par les nationalistes niçois). 
Jusqu’en 1891, Beaulieu, et jusqu’en 1904, Saint-Jean, font partie de Villefranche dont elles se détachent pour prendre leur autonomie municipale. 
Lieu de villégiature prisé dès 1816 par les aristocraties russe et anglaise, la rade de Villefranche abrite la sixième flotte des États-Unis à l’issue de la Seconde Guerre mondiale, dans le cadre de l’organisation du traité de l’Atlantique Nord entre 1945 et 1966. 
Villefranche-sur-Mer n’est plus aujourd’hui le premier port de croisière de France, dépassé par Marseille depuis 2008. 
En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 30908€, ce qui plaçait Villefranche-sur-Mer au 12464e rang parmi les 31525communes de plus de 39ménages en métropole. 
En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s’élevait à 3374personnes, parmi lesquelles on comptait 68,9% d’actifs dont 62,0% ayant un emploi et 6,8% de chômeurs. 
On comptait 1878emplois dans la zone d’emploi, contre 1711 en 1999. Le nombre d’actifs ayant un emploi résidant dans la zone d’emploi étant de 2161, l’indicateur de concentration d’emploi[Note 3] est de 86,9%, ce qui signifie que la zone d’emploi offre moins d’un emploi par habitant actif[Insee. 
Chapelle saint-Pierre décorée par Jean Cocteau. 
Église Saint-Michel, au cœur de la vieille ville, fut érigée dans le premier quart du XIVE siècle puis fut transformée à la fin du XVIIIE siècle. Cette église a pris les traits de style baroque savoyard. Elle héberge plusieurs pièces d’art, dont une toile représentant saint Michel, un Christ sculpté du XVIIIE siècle (dit Christ du galérien) et une statue polychrome en bois de saint Roch et son chien. Cet édifice est classé au titre des monuments historiques le 26juin1990. 
Chapelle Saint-Pierre, XVI.me siècle est située sur le port de pêche. En 1957, Jean Cocteau, avec l'aide du peintre Jean-Paul Brusset, la décore de fresques murales évoquant la Méditerranée et des périodes de la vie de saint Pierre. La chapelle appartient à la prud’homie des pêcheurs de Villefranche. Elle est classée au titre des monuments historiques le 27décembre1996. Près la chapelle Saint Pierre, buste en bronze représentant Jean Cocteau, œuvre du sculpteur Cyril de La Patellière (1989), inauguré en présence de Jean Marais et d'Edouard Dermit. Le socle est une pierre monolithique provenant de la citadelle.
 Chapelle Sainte-Élisabeth, 1595.
Chapelle de L'Ange-Gardien, 1716.
Chapelle de La Madonne-Noire, XVII.me siècle. 
Chapelle Saint-Grat, 1817.
Chapelle Notre-Dame-de-France, XX.me siècle. 
Chapelle Saint-Elme, XVI.me siècle.
Chapelle de l'ancien hospice, XVIII.me siècle. 
La Citadelle Saint-Elme classée monument historique, elle abrite aujourd'hui l'hôtel de ville ainsi que les musées Volti, Goetz-Boumesteer, la salle souvenir du 24° BCA et la collection Roux. 
Le port de la Darse est l'ancien port militaire. Il abrite de nombreuses activités (port de plaisance, chantier naval, etc.). Il est géré par la Chambre de commerce et d'industrie de Nice-Côte d'Azur. L'Observatoire océanologique de Villefranche-sur-Mer y est situé. Dépendant de l'université Pierre-et-Marie-Curie (université de Paris VI) et placé également sous la tutelle du CNRS, il est le siège d'activités de recherche avec trois laboratoires (océanologie, géosciences marines et biologie cellulaire). Environ 150 personnes y travaillent. Les bâtiments et les éléments d’infrastructure sont inscrits aux monuments historiques le 2novembre1991. 
Le port de la Santé, port de pêche de Villefranche, au pied de la vieille ville, abrite la gare maritime pour les paquebots ancrés en rade. Il est le site du Combat naval fleuri chaque année en février. 
la Rue Obscure, au cœur de la vieille ville, est une rue couverte de 130mètres datant de 1260, située le long du premier rempart. Elle a été inscrite aux monuments historiques le 4octobre1932. 
Le musée Goetz-Boumeester, situé dans la Citadelle, qui contient une centaine d'œuvres du peintre-graveur Henri Goetz (1909-1989) et de son épouse Christine Boumeester (1904-1971) qui donnèrent leur collection à la ville. 
La Villa Léopolda, qui semble être la demeure la plus chère du monde. 
Dans le passé, Villefranche a hébergé de nombreuses personnalités de l'art ou du show business, parmi lesquelles: 
Henri-Eugène Le Sidaner, peintre; 
Katherine Mansfield; 
Jean Cocteau; 
Aldous Huxley; 
Christine Boumeester et Henri Goetz; 
Volti, sculpteur peintre auxquel la ville a consacré un musée; 
Keith Richards, guitariste des Rolling Stones, avec sa compagne Anita Pallenberg en 1971 à la villa Nellcôte où les Rolling Stones enregistrèrent l'album Exile on main street;
 Emmanuel Régent, artiste;
 Tina Turner;
 Bono du groupe de rock U2;
 Elton John y possèdent une résidence;
 Nicole Coste la mère d'Alexandre (fils du prince de Monaco) y réside avec ses trois enfants; 
Lily Safra y possède la Villa Leopolda; 
Paul Legentilhomme, général français y est mort; 
Jean Gaston Mantel, peintre français, né à Amiens en 1914 - 1995; 
Michel Ocelot, réalisateur français, né à Villefranche-sur-Mer en 1943. 
La dépouille mortelle de Niccolò Paganini, en mal de sépulture en raison de la réputation sulfureuse du virtuose (suspecté de pacte avec le diable) fut conservé quelques mois dans la darse du port, avant de trouver une terre de repos définitive en Italie.

Nous accueillons à bord de notre bus, la guide conférencière qui va nous décrire la citadelle et son musée. Nous nous garons au pied de la citadelle, dans ses anciens fossés. Nous parcourons à pied une petite route qui mène à la citadelle, nous passons sur l’ancien pont levis, qui est fixe de nos jours. Nous pouvons toucher la chaîne qui permettait de faire manœuvrer le pont livis, puis nous nous mettons à l’abri du soleil, sous le porche d’entrée de la citadelle, où notre guide nous présente le site :

La citadelle Saint-Elme située à Villefranche-sur-mer est un monument historique[2] du XVI.me siècle s’enserrant dans un ensemble architectural militaire plus large incluant le Fort du mont Alban, la tour Saint-Hospice de Saint-Jean-Cap-Ferrat et la batterie de Beaulieu-sur-Mer. Ce dispositif constituait un ensemble défensif autour du port royal de la Darse, le port militaire et commercial des États de Savoie. 
Le 10 août 1557, Emmanuel-Philibert, surnommé «Testa de ferre», véritable condottiere allié aux Habsbourg d’Espagne et du Saint-Empire, écrase les troupes françaises du roi Henri II à la bataille de Saint-Quentin. Il peut récupérer ses États: Savoie, Piémont, Comté de Nice. Les «guerres d’Italie» sont terminées par le traités du Cateau-Cambrésis, le 26 mars 1559. Le duc de Savoie n’aura de cesse de protéger et fortifier ses États. Il garde en mémoire le traumatisme du siège de Nice, le débarquement et les assauts entrepris par le «kapoudan pacha» Barberousse, roi d’Alger et grand amiral du sultan ottoman Soliman le Magnifique, allié au roi de France François Ier. Pour Emmanuel-Philibert, la sauvegarde de sa «fenêtre maritime» Villefranche-sur-Mer est une priorité absolue. 
Cet impératif stratégique et défensif a été ressenti très tôt… Ainsi le Génois Andrea Doria, sans doute le plus fameux marin de ce temps, écrit-il à l’empereur Charles Quint par la lettre du 23 novembre 1554) qu’il est nécessaire «d’édifier un fort au port de Villefranche pour tenir, non seulement ce dernier, mais la cité de Nice». Et le jeune duc se souvient: alors que son père Charles le bon perdait une à une ses positions face aux Français, Nice, seule, a su résister. Elle y gagna le surnom de «Nissa la fedèla». 
Dès l’avènement d’Emmanuel-Philibert (1553) émerge le projet de construction du fort Saint-Elme, le véritable nom de la citadelle de Villefranche, confié au milanais Gian Maria Olgiati «supremo ingeniero» et principal architecte de Charles Quint, présent dans le comté de Nice dès 1550. 
Il semble que les travaux aient commencé dès 1554, c’est la date gravée sur l’arc du débarcadère de la citadelle; La première tranche de travaux ayant été effectuée côté mer donc car c’est de là, pensait-on, que venait le principal danger «turco-barbaresque». Le chantier est stimulé par la victoire de Saint-Quentin de 1557, en particulier par le butin pris aux Français, puis par la paix du Cateau-Cambrésis de 1559 impliquant un important tribut concédé par Henri II.
 Deux hommes vont jouer un rôle très important dans la construction de la citadelle: 
André Provana de Leyni, conseiller et homme de confiance du jeune duc, il le représente sur place, pendant que son maître guerroie en Flandres, et veille au bon déroulement des travaux. Il apporte «l’argent frais» nécessaire à la construction: près de 50000 écus en plus des pièces d’artillerie prises aux Français pour équiper le fort, ce qui représente des moyens considérables au milieu du XVIesiècle; 
Benedetto Ala, ingénieur et architecte, principal collaborateur d’Olgiati, il est le principal artisan de la construction de la citadelle. Il est appuyé par une brillante équipe d’ingénieurs: Domenico Ponsello, Orazio et Francesco Paciotto, Pietro Boiero. 
Le dispositif est complété par la construction du fort du mont Alban sur les hauteurs du Mont-Boron et de la tour Saint-Hospice au cap Ferrat. Tous deux constitueront avec la citadelle une véritable «chaîne défensive» et seront là pour protéger le «bijou» de la couronne ducale de Savoie: La Darse de Villefranche-sur-Mer et sa rade. La citadelle Saint-Elme répond aux nouvelles exigences de l’architecture militaire liées au développement de l’artillerie à poudre. En effet, l’apparition de bombardes puis de couleuvrines et de canons plus légers, l’utilisation de boulets de pierre puis de fonte ou de bronze qui ruinent rapidement les châteaux-forts et murailles hérités du Moyen Âge ont changé radicalement la donne stratégique. 
Le rempart de ce fort d’un nouveau genre est rempli de terre et son plan obéit à un tracé polygonal sans angle mort[3]. Ainsi la citadelle de Villefranche est un des premiers exemples de «forteresse bastionnée», modèle qui inspirera toute l’Europe catholique: des chevaliers de Malte qui construisent également, quelques années plus tard, pour leur nouvelle capitale La Valette, un fort Saint-Elme jumeau de son parangon villefranchois, à Vauban qui s’inspirera lui aussi, sous Louis XIV, du système défensif imaginé et dessiné par Olgiati pour Villefranche. 
La citadelle est bâtie sur une éminence rocheuse (le nom de Saint-Elme donné au fort provient probablement d’une ancienne chapelle présente à cet endroit avant la construction). Le site, de 3 hectares environ, est escarpé, pentu: ceci explique le plan irrégulier et trapézoïdal de l’édifice. Côté montagne, se dressent deux bastions semblables avec seulement au nord des «flancs à orillons». C’est la principale nouveauté de la citadelle de Villefranche, dotée de bastions arrondis rappelant par leur forme le lobe de l’oreille. Ces bastions à orillons se rattachent aux courtines du fort.
 Pour compléter le système défensif de la citadelle, des échauguettes sont placées au sommet des bastions. Circulaires et présentant un léger encorbellement, elles sont caractéristiques du génie militaire italien de la Renaissance. En temps de paix, l’échauguette abrite une sentinelle chargée de surveiller les fossés. En temps de guerre, et surtout dans l’éventualité d’un siège de Villefranche, elle peut être démontée pour ne pas servir de cible aux tirs ennemis. Le procédé architectural de la «citadelle bastionnée», «alla moderna», sera repris pour le fort du Mont-Alban et tendra même à se généraliser pour les forteresses militaires bâties au cours des années ultérieures. 
La citadelle a été une réussite architecturale incontestable[4]. Toutefois, au plan géostratégique, et au regard de l’histoire, ce formidable outil de dissuasion s’est avéré insuffisant.
 À plusieurs reprises, en 1691, 1744, 1747 et 1792[5], la citadelle Saint-Elme capitule presque immédiatement face aux armées françaises. C’est que la citadelle était censée être appuyée par le fort du mont Alban pour résister à une éventuelle attaque par voie maritime (le siège et l’occupation par les forces navales ottomanes étaient encore présents dans tous les esprits, au moment de la construction). Or les invasions successives françaises se font par voie terrestre. Le fort du Mont-Alban, trop petit et doté d’une faible garnison, ne peut résister. Une fois investi par l’ennemi, le «relais défensif» se retourne contre le chaînon principal du système, la citadelle. Placée en contrebas, menacée par une canonnade terrible, elle est chaque fois obligée de se rendre.
 Seul un agrandissement des forts aurait pu en faire des places inexpugnables… Mais la configuration du terrain et le coût empêchent les adaptations nécessaires. Toutefois, à l’instar de Vauban qui admire l’œuvre géniale d’Olgiati, les troupes françaises respectent la fière et noble citadelle. La «formidable forteresse» devenue obsolète est sauvée alors que la tour de La Turbie, le fort Saint-Hospice et le château de Nice sont rasés en 1706!
 Après avoir été annexé par la France en 1792, le Comté de Nice revient au roi de Sardaigne en 1814. Toutefois, le congrès de Vienne, qui procède à la restauration des monarques de l’Ancien Régime, donne à la Maison de Savoie la Ligurie (l’ancienne république de Gênes). Ainsi la façade littorale des «États sardes continentaux» s’étend désormais de Nice à La Spezia. Villefranche n’occupe plus une position stratégique privilégiée et devient un port, une place, parmi tant d’autres…
Français depuis 1860 comme tout le comté de Nice, le fort Saint-Elme servira de cantonnement militaire, accueillant le 24e bataillon de chasseurs alpins dans la caserne Gaston-de-Foix. Mais au lendemain de la Deuxième guerre mondiale, la citadelle de Villefranche est abandonnée. Progressivement envahie par la végétation sauvage, délabrée, la «formidable forteresse» est en ruine.
 En 1965, la ville de Villefranche-sur-Mer l’achète à l’État et le 11 mars 1968[7], elle est classée au titre des monuments historiques.
 Après des hésitations touchant au devenir de l’édifice, une nouvelle municipalité dirigée par Joseph Caldéroni, appuyée par l’association «Renaissance de la citadelle» présidée par André Cane, décide la restauration du site et l’installation d’activités d’intérêt général: administratives, artistiques, culturelles. Le débroussaillement est suivi de travaux de réfection qui débutent en 1979. 
Des sondages archéologiques sont également effectués et permettent d’exhumer les vestiges liés à la vocation militaire originelle du monument.
 Un nouvel hôtel de ville est inauguré en mars 1981. Sous la salle des mariages, l’ancienne chapelle Saint-Elme abrite des expositions. Le bastion de La Turbie devient un espace muséologique. Les casemates de jadis sont à présent dominées par les sculptures de Volti. Les musées de Villefranche s’enrichiront progressivement en peintures et gravures (donation Goetz-Boumeester présentée à l’étage de l’ancien bâtiment du casernement), figurines en céramique (collection Roux) et souvenirs du 24e bataillon de chasseurs alpins. 
Le théâtre de verdure, dévolu au cinéma, aux spectacles et aux festivités, est réhabilité. Un auditorium accueillant congrès et conférences universitaires est aménagé habilement dans la vaste citerne d’autrefois. La place d’armes et les fossés de la citadelle sont restaurés. 
En 2011, l’association l’Académie de Montolivo[9] est créée pour lever des fonds privés auprès de mécènes pour participer au financement des travaux de mise en valeur de ce patrimoine unique. Cette association travaille avec la Fondation du Patrimoine.

Sous le porche, il y a un écho formidable, ce qui nous permet de boire les paroles de notre guide, qui est passionnée par l’histoire de la citadelle. Nous pénétrons dans l’une des cours de la citadelle, la principale, où est exposé un canon du XVII.me siècle. Ensuite nous montons une calade, pour rejoindre une casemate, pièce qui était réservée pour tirer au canon, elle renferme aujourd’hui le musée VoltI. Voici une présentation du sculpteur Volti :

Antoniucci Voltigero, dit «Volti », né le 1er janvier 1915 à Albano (Latium), Italie et mort à Paris le 14 décembre 1989 (à 74ans), est un artiste français d’origine italienne. 
Volti fut à la fois sculpteur, dessinateur et graveur. Sa sculpture s’inscrit dans la lignée de Rodin, de Bourdelle et, surtout, de Maillol (plusieurs œuvres rappellent l’œuvre de Maillol, Les Trois Grâces en particulier). Toute son œuvre glorifie la femme et son corps:
 «Ce qui m’enchante dans un corps de femme, ce sont les rythmes et les volumes.» 
La famille d’Antoniucci est originaire de Pérouse (Italie). Son père était tailleur de pierre professionnel. Il s’installe à Villefranche-sur-Mer dès 1905 et est naturalisé français. Il retourne cependant en Italie, où naît son fils, puis, après la naissance, il prend définitivement résidence à Villefranche en 1920.
 En 1928, à l’âge de 12 ans, Voltigero est admis à l’École des arts décoratifs de Nice (aujourd’hui, la villa Arson). Après avoir obtenu une médaille d’or à la foire de Marseille avec deux bas-reliefs polychromes, en 1932, à l’âge de 16 ans, il s’inscrit à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris dans l’atelier de Jean Boucher. Il obtient le premier second grand prix de Rome. 
Mobilisé, après avoir été malade, il est rapatrié en mars 1943. Il retrouve son atelier au 5 de la rue Jean Ferrandi détruit par une bombe en septembre de cette même année. Ses réflexions au cours de sa captivité et ce sinistre ont détruit tout son passé artistique et les influences diverses qu’il a reçues de ses maîtres. C’est à cette époque que sa sculpture devient plus personnelle et qu’il commence à se signer «Volti»: bien que son passé ne soit complètement effacé, il considère être un autodidacte. 
Après la Libération, Antoniucci Volti reçoit ses premières commandes publiques (la première pour la ville de Colombes) et commence à produire ses œuvres monumentales toujours autour de son sujet préféré, la femme, consacrant sa vie d’artiste à la célébrer:
 «Ce qui m’intéresse, c’est moins la femme que son architecture… C’est dans le corps de la femme que je puise mon inspiration.» 
Il dessinait chaque jour d’après des modèles vivants, mais fut surtout sculpteur. Tout au long de sa vie, il accumula croquis et études, au crayon, au fusain ou à la sanguine. Ils lui permettaient de mieux analyser les volumes et de trouver son style, très particulier, dans lequel on reconnait les données constantes de la statuaire méditerranéenne. Souvent comparé à Maillol, il disait: «Maillol est un charnel. Moi, je suis un architecte de la sensualité.» Il fut ensuite influencé par la sculpture de Henry Moore et par ses lignes simples. 
Quelque temps avant sa mort, il s’était occupé, avec l’association des commerçants de Villefranche-sur-Mer, de faire ériger un buste de Jean Cocteau face à la chapelle Saint-Pierre, commandé à Cyril de La Patellière. 
Une première rétrospective de son œuvre a été organisée en 1957 à Paris et il exposait régulièrement au Salon Comparaisons. 
Les sculptures de Volti figurent sur les places de nombreuses villes (Paris, Angers, Orléans, Colombes…). Il est honoré d’un musée-fondation dans la citadelle de Villefranche-sur-Mer où il a toujours vécu. 
Volti est un sculpteur extraordinaire qui nous réconcilie avec le beau. Son art s’inscrit dans une tradition (Cézanne disait: «On ne se substitue pas au passé, on y ajoute quelque chose»): Volti ne nie pas l’héritage du passé, l’héritage des Rodin, Maillol, Henry Moore, mais il l’intègre dans une forme nouvelle, qui réconforte et nous donne un plaisir immédiat: la sculpture de Volti est lisse, ronde, humaine. Rien n’est aigu en elle, même dans les sculptures les plus géométriques qui rappellent l’art de Henry Moore, rien n’est agressif, et tout rappelle la vie.
 Volti est un architecte de la femme, par rapport à Maillol, sa sculpture peut être monumentale ou petite, mais est toujours rigoureuse, équilibrée, stable. L’élément le plus exceptionnel et qui caractérise le talent de la sculpture de Volti sont les «vides»: ces espace que les sculpteurs classiques et modernes remplissent car il n’y a que Volti qui a été capable de respecter, les espaces vides dans un corps accroupi (Intimité) ou plié sur lui-même (La nuit) la capacité de travailler la terre en lui donnant la vie et le mouvement des corps de ses modèles. C’est ça qui fait que c’est un artiste très recherché et connu dans le monde entier. 
Outre les musées et les institutions[réf.nécessaire], les œuvres de Volti sont recherchées par les amateurs et les collectionneurs d’art. Parmi ses admirateurs, dans sa collection privée de Genève, Alain Delon compte deux magnifiques Muses de Volti. 
Quelques œuvres
Harmonie, Sculpture monumentale, carrefour des Arts et Métiers-Paris
La Méditerranée
Jeune femme allongée sur l’herbe
Tête de femme bronze sur socle

Nous pénétrons dans le musée ou l’ancienne casemate, elle est pourvue d’ouverture à canon, où l’on aperçoit les anneaux fixés au mur, pour empêcher le recul du canon, lors du tir. Le sol est recouvert de galets, ça forme une calade, on se servait des matériaux trouvés sur place pour construire les forts militaires. Les murs sont en pierre de calcaire, elle provient du creusement des fossés qui entourait la citadelle. Au-dessus de nos têtes, il y a 2 ouvertures, 2 trous cylindriques percés dans la voûte de 3 mètres d’épaisseur. Les ouvertures nous permettent d’entrevoir le jour, elles servaient de cheminées d’aération, afin d’évacuer la fumée provoquée par le tir au canon. La casemate possédait aussi sa réserve de poudre, Nous sommes entourés de statues de femmes nues, en plâtre ou en bronze. La femme était le registre de Volti, elle représentait la maternité par des formes de seins voluptueux et la fécondité par des bassins et des hanches larges. Il faut dire que Volti avait perdu sa mère, quand il était très jeune, et sa présence lui a beaucoup manqué. Il nous est permis de découvrir les statues en les touchant, nous pouvons faire la différence entre celles en bronze de celles en plâtre, car le statuaire en bronze est d’aspect plus frais au toucher. Nous sortons de la casemate, nous sommes dans une cour, au centre de laquelle est érigée une statue de femme en cuivre martelé. Elle a des hanches très saillantes, elles sortent presque du corps, la statue n’a presque pas de cheveux, ni de visage. La poitrine est exorbitante, les formes sont plus simplifiées, mais ça reste tout de même figuratif, ce n’est pas abstrait. Nous pénétrons dans une autre salle, le thème est différent, c’est celui de la religion, dont Volti a besoin de mettre en avant à la fin de sa vie. Au centre de la salle, on y aperçoit Jeanne d’Arc, c’est une œuvre toute en élévation. Elle a les cheveux très courts, elle foule des maisons, ça signifie que la foi élève l’homme au-dessus des autres. On découvre aussi la statue d’un christ en bois, il est entouré de 2 petits chanteurs, la salle dans laquelle nous sommes, Volti ne la verra jamais tel que nous la découvrons aujourd’hui. La salle dans laquelle nous sommes est coupée en hauteur, on y a adjoint une mezzanine en bois. La salle est pavoisée aux murs, de dessins et de croquis réalisés par Volti, à partir de 1985, car victime d’une attaque cérébrale, il ne pouvait plus sculpter, il s’est donc consacré au dessin. Volti avait des modèles pour réaliser ses œuvres, un d’entre eux venait assez régulièrement au musée, pour venir admirer son corps jeune pétri par Volti.
Nous ressortons du musée Volti, nous découvrons le maillage des grilles en fer forgé, il date du XVI.me siècle, ainsi que le canon placé sur l’esplanade de la mairie. Après 2 heures de visite, nous quittons la citadelle, nous franchissons le pont levis, devant nous s’étale la mer, nous la dominons d’une dizaine de mètres. La citadelle était alimentée en eau, par un aqueduc qui descendait de la colline, nous passons par ailleurs dessous avec le bus, l’aqueduc a été construit entre le XVIIE siècle et le XVIIIE siècle.
Nous quittons notre guide conférencière, il est temps de mettre le cap plein ouest pour rejoindre Cannes. Par la corniche basse, nous rejoignons Nice, la promenade des anglais est toujours là, des plagistes s’adonnent au parachute ascensionnel, la fin d’après-midi est très ensoleillée. Fini la ballade en bord de mer, nous filons sur l’autoroute, sur notre droite, Saint-Paul de Vence, si cher à Yves Montand et à Simone Signoret. Sur notre gauche, la commune de Biotte, où est établie une école de chiens guides pour aveugles. Nous longeons Sophia-Antipolis, puis nous abordons la sortie d’autoroute de Cannes. Nous traversons le Cannet, et nous voici à Cannes, où les motos sont interdites de stationnement sur les trottoirs, sinon on les verbalise, des parkings leur sont dédiées. Il est 18 heures 30 quand nous arrivons à notre hôtel, nous remercions nos accompagnateurs locaux, puis nous passons dans nos chambres avant d’aller prendre le dîner. Pour terminer la soirée, certains sont allés flânés sur la croisette, et d’autres ont fait une partie de belote dans une bonne ambiance.

Jour 3 : C’est le départ pour l’arrière pays, nous allons visiter la réserve animalière de Thorenc. Des accompagnateurs du comité de Cannes et des Lions club de la même ville, nous rejoignent, ils devront nous supporter toute la journée, pour moi ce sera Michèle qui devra me subir. Pour sortir de Cannes, nous empruntons le boulevard Carnot, nous traversons le cannet, puis nous prenons la direction de Grasse. Aujourd’hui c’est Teddy qui officie au volant du bus. Nous sommes sur une 2 fois 2 voies, sur notre droite nous apercevons des sculptures qui représentent des abeilles sur un rond point. Elles rappellent que Napoléon Bonaparte a emprunté cette route, pour rejoindre Paris, lors de sa remontée triomphale, à son retour de l’île d’Elbe. Napoléon a par ailleurs dormi à Cannes, le lieu est immortalisé par un nom de rue, rue du bivouac de Napoléon. La route du Rhône n’étant pas sûre à son retour, il décide de prendre la route de Grasse, pour gagner par les Alpes, la vallée de la Durance. La troupe de napoléon était constituée de 700 hommes au départ de golf Juan, arrivés à Paris le nombre était de 20000, Napoléon dira même 40000, les sondages n’étaient pas très sûrs à cette époque déjà. La route Napoléon, nationale 85, a été inaugurée en 1930. Nous voici à grasse, nous attaquons les pré Alpes, nous sommes entourés de lauriers roses. Nous apercevons des pins, des acacias qui fournissent un excellent miel. Nous sommes au royaume de la lavande, et au paradis du bougainvillier. Sur notre gauche le casino de grasse, sur notre droite le musée international de la parfumerie. Nous sommes suivis par une concentration de voitures Morgan, Nous prenons de la hauteur, nous dominons grasse avec ses toits rouges, et son église romane. Nous prenons la direction de Saint-Vallier de Thiais, nous passons devant le jardin de la princesse Pauline, sœur de Bonaparte, laquelle a vécu à Grasse. Nous continuons à monter, le soleil éclatant fait ressortir du panorama les maisons ocre de Grasse. Nous entrons dans le parc naturel des pré Alpes d’azur, nous sommes entourés de chênes, de genêts, nous passons un col, il culmine à 780 mètres d’altitude. Nous voici à Saint-Vallier de Thiais, Napoléon y passa le 2 mars 1815, son buste arbore la place du village, qui est un lieu de villégiature des grassois. Nous prenons de la hauteur, la végétation devient plus rare, nous croisons et dépassons des cyclistes. Nous passons le col du Ferrier, il culmine à 1042 mètres, nous doublons un tandem, les champs sont parsemés de fleurs, il est interdit d’en ramasser. Nous remontons de nouveau, l’altimètre nous indique, 1123 mètres, nous traversons une forêt de pins. Nous approchons de la réserve animalière de Thorenc, nous y sommes, nous avons pris du retard, nous sommes donc conviés à prendre place dans des calèches, pour parcourir la réserve, dont voici la présentation :

La réserve des Monts d’azur est une réserve biologique située dans la commune française Andon dans le département des Alpes-Martimes en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Elle est dédiée à la protection et à l’élevage de la faune et de la flore européenne. 
La réserve est située dans une zone naturelle de 700 hectares et comporte un espace composé de landes, forêts et prairies ou ont été réintroduits plusieurs espèces d’animaux sauvages, une villa bioclimatique pour accueillir les visiteurs et des écolodges. 
Patrice Longour est un vétérinaire du sud de la France. Il a milité pendant plusieurs années au sein l’association Preserve, basée au Botswana en Afrique. Crée avec son ami Daniel Baubet, également vétérinaire, elle avait pour but de lutter pour la protection du delta de l’Okavango. C’est de la que nait son idée de créer une réserve en France. Il abandonne alors son cabinet de vétérinaire afin de se consacrer à son projet de réimplantation d’espèces sauvages dans le sud de la France. Son projet mettra 10 ans a aboutir. 
Le troupeau du domaine du Haut-Thorenc comprend une trentaine d’animaux dont plus d’une dizaine est née sur le domaine. 
En 2005 et 2006, Patrice Longour et son équipe ont ramené de la forêt de Bialowieza (Pologne), deux groupes de spécimens en voie d’extinction pour les introduire dans la Réserve. Il s’agit du bisons d’Europe. du cheval de Przewalski. 
La Réserve comporte également: chevreuils, cerfs, loups, lynx, chamois, sangliers, renard roux, blaireaux, aigle royal, corvidés, vautours.

La calèche est tractée par 2 chevaux Katar et Sahara, Sahara est un poitevin mulassier et Katar est un percheron. La réserve est située à 1200 mètres d’altitude, elle fait la joie de 85 cervidés, nous passons devant d’immenses piles de bois, elle résulte de l’abattage d’un pin sur 2 afin d’éclaircir et d’entretenir la forêt. Le bois est voué à être transformé en granule, qui servira de combustible pour se chauffer avec des chaudières à bois. Le domaine fait 800 hectares, dont la moitié est clôturé, où vivent les animaux en parfaite liberté. La réserve emploie une quinzaine de salariés, près du lac nous apercevons des bisons, les animaux trouvent l’alimentation nécessaire sur le domaine en période estivale, et 50% leur est apporté pendant l’hiver. La gestation est de 9 mois pour le bison et 11 mois pour le cheval, la femelle du bison allaite pendant 18 mois, nous approchons du grand lac. Un bison a besoin de 50 litres d’eau quotidiennement, le lac est artificiel, il est alimenté par 2 bras du Loup, rivière locale. Nous sommes face à des bisons européens, un bison mâle adulte, à 9 ans, pèse entre 700 et 950 kilos, quant à la femelle elle pèse entre 450 et 600 kilos. Le bison européen est de couleur marron brun, nous passons sous des sapins, nous passons devant des bisons qui paissent tranquillement, il faut savoir qu’un bison peut atteindre la vitesse de 50 kilomètres heures quand il court. Nous sommes au milieu d’un troupeau de chevaux Przewalski, ils sont une bonne dizaine, le groupe est composé d’adultes et de poulains d’un mois, l’étalon en chef se trouve parmi eux. Un autre troupeau de chevaux mâles Przewalski, se trouve sur le domaine, à l’époque des chaleurs des juments, ils viennent défier l’étalon du groupe, afin de remporter le harem. Le cheval Przewalski à une robe couleur isabelle, avec le crin, la queue et les pattes noir. Le Przewalski a 1 mètre 30 au garrot, il était déjà connu à la préhistoire, mais il n’a jamais été dompté, il est originaire de Gobie. Ils sont souvent représentés dans les peintures qui ornent les grottes préhistoriques, le domaine possède une dizaine de chevaux de trait, ils servent à tracter les calèches, pour faire découvrir la réserve de Thorenc. Sur la réserve on y trouve bon nombre de champignons, donc des sanguins et des girolles. Nous nous dirigeons vers la nurseries, où nous découvrons des veaux de bisons. Nous sommes face à un troupeau de femelles avec un bison mâle de l’an dernier, au garrot le bison peut atteindre 2 mètres, les veaux sont à l’intérieur du troupeau. Il y a 2 ans, une meute de loups avait investi la réserve, elle s’en est éloignée. C’est sous un soleil de plomb, que nous reprenons place dans le bus, nous prenons la direction de Gourdon. Nous passons Gréolia les pierres, au-dessus, se trouve Gréolia les neiges, une station de ski qui se trouve à proximité de Grasse par conséquent. Nous roulons dans une clue, la route a été construite dans la roche. Nous passons sur un pont, il enjambe le Loup, nous traversons Gréolia les pierres, c’est un superbe village, avec son église et ses andrones (ruelles) qui gravissent la colline. Le haut des pistes de Gréolia les neiges culmine à 1800 mètres, c’est la plus méridionales des stations alpines de ski. Nous arrivons sur un plateau, des panneaux indicateurs, nous annoncent, Gourdon 5 kilomètres et Grasse 18 kilomètres. Nous voici à Gourdon, dont voici la présentation :

Gourdon est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Gourdonnais. Il fait partie de l’association Les Plus Beaux Villages de France. La commune compte 400 habitants, elle s’étend sur 24 kilomètres carrés, et s’étale entre 150 et 1335 mètres d’altitude.
 Le village de Gourdon est perché sur un pic vertigineux de 760m et surplombe la vallée du Loup. Cet emplacement lui a valu le surnom de «Nid d'Aigle». Il fait partie des 149 plus beaux villages de France et possède deux fleurs au Concours des villes et villages fleuris. 
Le village de Gourdon, par son positionnement stratégique, s'est avéré, depuis des millénaires, un lieu de défense exceptionnel. De ce passé militaire, il ne reste plus que les vestiges d'un camp romain avec double enceinte et oppidum, et les imposants remparts qui protègent le côté nord de la place. La porte romane qui garantissait l'accès au village a été détruite au début du XX.me siècle. Le château médiéval est ouvert aux visiteurs depuis 1950.
 Certains historiens pensent que l'emplacement actuel du village n'était occupé que par le château. Le village aurait été situé à 2km, près de la chapelle Saint-Vincent où il y a encore des ruines.
 Le lieu est cité une première fois en 1035 sous le nom de «Gordone». Le château reconstruit par les comtes de Provence au XIIE siècle sur les soubassements de celui construit aux IXe et X.me siècles. Il resta leur possession jusqu'en 1235. Le comte Raimond Bérenger en fit don. Il est devenu la propriété de la maison de Grasse de Bar le 3 avril 1235.
 La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Puis, Aix se soumet en octobre 1387, ce qui précipite le ralliement des carlistes, dont le seigneur de Gourdon, Hélion de Villeneuve. Alors qu’il soutenait Charles de Duras depuis plusieurs années, il rejoint avec ses deux frères seigneurs de Barrême et Roquebrune le camp angevin et obtient un «chapitre de paix» de Marie de Châtillon le 2 janvier 1388 et prête hommage à Louis II d'Anjou, âgé de dix ans[2]. La seigneurie passa en 1389, par mariage, aux Villeneuve-Flayosc.
 En 1469, Louis de Villeneuve reçoit l'hommage des habitants du village. En 1495, le roi Charles VII confirme les privilèges de la seigneurie. Par mariage le château passa à la famille de Borriglione d'Aspremont en 1550.
 Pendant les guerres de religion, en 1584, Henri-Charles de Grasse, seigneur de Canaux, résista aux Ligueurs.
 En 1598, les Aspremont vendirent la seigneurie au Grassois Louis Lombard pour 12000 écus. Louis de Lombard fit alors démolir l'ancien château et entreprit sa reconstruction en 1610. La chapelle castrale devient à cette date l'église paroissiale. Un second étage est ajouté au château en 1653. Le seigneur de Gourdon se maria avec Gabrielle de Grimaldi en 1654.
 Pendant la Révolution, le châtelain, Jean-Paul 1er de Lombard, ayant des idées libérales, n'émigre pas. Le château n'est pas dévasté, seules les tours sont réduites d'un étage et le donjon est abattu.
 En 1815, les troupes autrichiennes endommagent le château.
 Entre 1809 et 1820, Jean-Paul II de Lombard est le maire de Gourdon. À sa mort, en 1820, un lointain neveu, le marquis de Villeneuve-Bargemon, hérita du château. Il le laissa à l'abandon.
 La reine Victoria a rendu visite à Gourdon le 19 avril 1891. Elle a laissé son nom à la place d'où on a une vue panoramique sur le littoral, près de l'église.
 Un éboulement rocheux s'est produit le 22 novembre 1907 pendant la construction de la route des gorges du Loup tuant 17 personnes. Jusqu'à la fin de la construction de la route, tous les transports devaient se faire à dos de bêtes sur les deux chemins muletiers qui conduisaient au village.
 Le 28 avril 1909, le président de la République Armand Fallières, accompagné du président du Conseil Georges Clemenceau, rendent visite au village. 
Le château est acheté en 1918 par une Américaine, Miss Norris, qui s'est attachée à le reconstituer dans son état d'origine.
 Les troupes allemandes se retranchèrent dans Gourdon le 19 août mais le village est libéré presque sans combat le 21. Le 24 août 1944, les Allemands font sauter le viaduc des Chemins de fer de Provence à Pont-du-Loup. 
Jacques Higelin chante Gourdon dans sa chanson "Aout put" sur l'album Coup de foudre en 2010.

Depuis le parking réservé au bus, nous empruntons une rue qui monte assez fort, nous déambulons dans le village, il y a une multitude de boutiques artisanales qui proposent des produits locaux, où le savon est à toutes les sauces aromatiques. De ci de là, on capte des odeurs de pain d’épice, d’olives, de tapenades et de charcuterie. Nous nous rendons au château, dont l’accès au public est fermé, nous lézardons sur une petite place, elle est rythmée par une fontaine. Nous nous rendons sur le belvédère, il permet de surplomber le Loup, et les jardins où l’on cultive les fleurs, les aromates et les herbes de Provence. Après une bonne heure de découverte, nous redescendons sur le parking, pour rejoindre le bus.
Nous continuons notre circuit, nous avons une superbe vue sur la mer Méditerranée, nous sommes à Bar-sur-Loup, où dans ses carrières on extrait du sable. La route est bordée de genêts jaunes, quel panorama, on distingue la bais des Anges, l’aéroport de Nice et Antibes. Nous passons devant une parfumerie, puis devant la confiserie Florian, nous traversons Opio. C’est sur cette commune que Coluche est mort accidentellement en 1986, en circulant en moto, il a percuté un camion qui transportait du sable de la carrière de Bar-sur-Loup. La route où nous circulons, a pris place sur l’ancienne voie ferrée qui conduisait à Grasse. Nous voici de nouveau à Grasse, nous passons devant la résidence des Cèdres, c’est ici qu’auparavant séjournait l’AVH quand elle organisait des séjours sur la côte d’Azur. Nous passons sous un tunnel routier, il était utilisé par le train, quand la ligne de chemin de fer existait. Nous sortons de Grasse, nous sommes sur la voie rapide, sur notre gauche est perché, le village de Mougins, il est très apprécié par les artistes, c’est un petit joyau avec ses petites places où sont établies des terrasses de restaurants renommés. Nous passons au-dessus de l’autoroute A8, nous filons sur le Cannet, puis Cannes, il est 18 heures quand nous arrivons à notre hôtel.
Avant le dîner nous sommes conviés, à un jeu musical dans le jardin de l’hôtel, où il nous faut reconnaître des textes de chansons. Ensuite nous passons à table, puis nous allons assister à une soirée dansante organisée par l’animateur de l’hôtel.

Jour 4 : Nous sommes en direction de Saint-Jean cap Ferrat, c’est le même rituel matinal, nous accueillons et faisons connaissance de nos accompagnateurs, aujourd’hui c’est Georgette qui a lancé son dévolu sur Claudine et Moi. Aujourd’hui, notre chauffeur est Nanou, elle a une conduite douce, c’est une conductrice, quoique Pascal et Teddy étaient des as du volant. Nous sommes en semaine, il n’est pas osé de s’aventurer sur la route qui longe la côte, nous empruntons donc l’autoroute pour rejoindre Nice. Nous surplombons Antibes, la baie des Anges et Nice. Nous passons Villeneuve-Loubet, Cagnes-sur-mer, puis Saint-Laurent-du-var. Nous longeons l’aéroport de Nice, et nous parcourons la promenade des anglais. Nous voici au port de Nice, où est amarré le bateau du club med, il est très fier de nous montrer ses 5 mâts. Nous abordons la baie de Villefranche-sur-mer, dans laquelle est immobilisé, un immense ferry, il a la hauteur d’un immeuble de 5 étages, il est vraiment impressionnant. Tout est en parfaite harmonie sur la côte d’Azur, nous croisons une rolls Royce. Nous voici arrivés à la villa Ephrussi de Rothschild, pour faire les 40 kilomètres qui nous sépare de notre hôtel, nous avons mis une heure 45. Voici la présentation de saint Jean cap Ferrat :

Saint-Jean-Cap-Ferrat est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Saint-Jeannois. La commune compte 2014 habitants, elle s’étend sur 3 kilomètres carrés, et s’étale entre 0 et 138 mètres d’altitude.

Pour découvrir la villa, nous n’avons pas de guide humain, on nous confie un audio guide, un gadget dont je suis réfractaire, mais c’est comme ça, on ne peut pas y déroger. En plus l’audio guide n’est pas conçu pour un DV, c’est de l’audio guidage pour le visiteur lambda. Nous décidons tout de même de découvrir ce joyau architectural, qui baigne dans un environnement de rêve, en voici la présentation :

La villa Ephrussi de Rothschild, appelée aussi villa Île-de-France, est un des plus beaux palais de style Renaissance de la Côte d'Azur construit sur le sommet du cap Ferrat entre 1905 et 1912 à Saint-Jean-Cap-Ferrat par la baronne Béatrice Ephrussi de Rothschild (1864-1934).
 «Le musée donne une idée particulièrement vivante, ce fut la résidence d'un grand amateur d'art de la Belle Époque qui manifesta un attrait particulier pour le XVIIIE siècle» Corcuera (Vogue Décoration, 1985).
 La baronne légua à sa mort en 1934, la gestion de sa villa à une fondation portant son nom pour y ouvrir un musée. en 1937 selon Corcuera,.), le musée s'ouvre au public après un travail de remise en état et de la villa et de son jardin mais doit rapidement fermer au début de la seconde guerre mondiale. Même par la suite, sa fréquentation reste confidentielle et ce n'est qu'en 1960 avec le changement de conservateur qu'elle commence à se faire connaître avec environ 60000 visiteurs annuels.
 Dans les années 1990, sa gestion est confiée à la société privée Culturespaces et une nouvelle scénographie remplace celle de 1960; le nombre annuel de visiteurs atteint 130000 ce qui en fait l'un des sites les plus visités entre Nice et Menton.
 Béatrice de Rothschild naît le 14 septembre 1864 de l'union de baron Alphonse de Rothschild avec Leonora von Rothschild (1837-1911) issue de la branche Rothschild dite «de Londres» (voir l'article famille Rothschild, branche dite « de Paris »).
 Elle épouse le banquier milliardaire juif russe Maurice Ephrussi le 5 juin 1883, âgée de 19 ans. Le couple se séparera en 1904, la baronne reprochant à son mari son addiction au jeu.
 Le couple est passionné d'architecture, de nature et d'art et collectionne somptueuses demeures et objets rares.
 La baronne mène un train de vie de reine de France à la Marie-Antoinette.
 À l'instar de son père Alphonse, régent de la Banque de France, l'un des principaux actionnaires de la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM), membre de l'Académie des beaux-arts, ou de son oncle Alfred, conservateur de la Wallace collection à Londres, Béatrice Ephrussi de Rothschild collectionne œuvres d'art et résidences.
 De par son parcours, son goût pour le XVIIIE siècle français ou l'exotisme, elle s'inscrit dans la lignée des grands collectionneurs d'art de l'époque: Cernuschi, Jacquemart-André, Wallace, Frick, sans oublier de nombreux membres de sa famille (Edmond de Rothschild, Ferdinand de Rothschild (Waddesdon), etc. Elle prospecte et fait venir par train jusqu'à Beaulieu-sur-Mer des œuvres qu'elle sélectionne sur le quai de la gare. Portant son goût pour l'art à l'extrême, on dit qu'elle acheta un jour une chapelle pour n'en retirer qu'une fresque.
 Béatrice Ephrussi découvre le cap Ferrat en 1905, à l'époque où la Côte d'Azur est un lieu de villégiature de la haute société. Séduite par la beauté naturelle du site, elle acquiert sept hectares de terrain rocheux et stérile sur la partie la plus étroite de la presqu'île, disputant cette parcelle au roi Léopold II de Belgique, désireux d'agrandir sa propriété mitoyenne.
 Pas moins de cinq années de travaux (1907-1912) gigantesques seront nécessaires pour construire cette demeure rappelant les grandes maisons de la Renaissance italienne. Plusieurs architectes sont pressentis dont Jacques Marcel Auburtin (1872-1926), prix de Rome, dont le projet séduit Béatrice Ephrussi. Ce dernier confie à Aaron Messiah la construction de la villa «Île-de-France» ainsi nommée en raison de la forme du jardin principal en forme de pont de navire. Béatrice pouvait ainsi s'imaginer, voyant la mer de chaque côté, être au bord du vapeur Île de France de la Société générale des transports maritimes (SGTM) en souvenir d'un voyage mémorable. Elle imposait à ses jardiniers le port du béret de marine, se donnant ainsi l'illusion de vivre entourée d'hommes d'équipage sur un paquebot faisant le tour du monde ". Le terrain est dynamité et arasé. La construction peut alors commencer. La commanditaire n'hésite pas à faire réaliser les projets grandeur nature pour s'assurer du résultat final. En 1912, la villa est habitable.
 À l'instar d'Edmond Rostand qui ne voulait que du blanc dans sa villa Arnaga à Cambo-les-Bains (Pyrénées-Atlantiques), elle exige partout sa couleur fétiche: le rose. Élisabeth de Gramont, sa cousine, l'évoque dans une sempiternelle robe rose – elle portait des robes à panier – «semblant partir éternellement pour un bal paré».
 Béatrice Ephrussi de Rothschild fait aménager cette demeure en une suite de salons, galeries, cabinets, chambres et boudoirs dont le décor est à dominante ocre.
 Le patio où Béatrice donne ses réceptions, sert d'écrin à un retable de l'école de Valence (XV.me siècle) qui représente Sainte Brigitte d'Irlande, accompagnée de saint Antoine Ermite et de saint Roch.
 Des colonnades en marbre rose de Vérone soutiennent des arcades de style Renaissance italienne.
 Au-dessus, on peut apercevoir des galeries aux voûtes hispano-mauresques bordées de balcons où se tenaient les musiciens.
 Le patio a gardé sa vocation de galerie et présente un ensemble d'œuvres d'art médiéval et Renaissance dont un tableau attribué au vénitien Carpaccio (env. 1460-1525) représentant un condottière.
 Le grand salon dont les murs sont décorés de boiseries peintes du XVIII.me siècle – provenant pour partie de l'hôtel Crillon à Paris et complémentées au début du XX.me siècle – abrite de nombreuses pièces d'origine royale ou aristocratique ainsi que nombre de bronzes dorés de grande qualité, dont une pendule Faune et bacchante de Gouthière et une paire de candélabres de son disciple et successeur Thomire.
 La première partie du salon présente un ensemble de sièges Louis XVI à dossier médaillon estampillés de Parmentier à Lyon ainsi qu'une table à jeu de trictrac attribuée à l'ébéniste grenoblois François Hache et rappelle le goût de la baronne pour le jeu. Le sol est couvert d'un tapis de la Manufacture de la Savonnerie au chiffre de Louis XV et réalisé pour la chapelle royale de Versailles.
 Le parquet de la seconde partie est recouvert d'un autre tapis de la Savonnerie, le 87e de la série des 104 tapis commandés par Louis XIV pour la grande galerie du palais du Louvre. Au plafond une toile marouflée du Tiepolo (1696-1770) représente le char de l'Amour tiré par des colombes. Alentour, ayant appartenu à la reine Marie-Antoinette, la table de whist peinte de puttis en camaïeu et signée de René Dubois, premier tabletier de la Reine. Le canapé et les fauteuils sont recouverts de tapisserie d'Aubusson illustrant les Fables de La Fontaine. 
Le petit salon auquel on accède par une porte décorée par La Vallée-Poussin et provenant de la folie Beaujon, propriété de la baronne Salomon de Rothschild, est largement ouvert au Sud sur une terrasse de marbre qui précède l'esplanade du jardin à la française. Une paire de fauteuils de style Louis XV ornés de tapisseries exécutées d'après des cartons de François Boucher entourent une petite table ovale à tableau de Compigné représentant le Palais-Royal. Des torchères de style Louis XVI et une paire de remarquables paires de vases en porcelaine de Sèvres complètent le décor. De part et d'autre de la pièce, suspendues dans des alcôves, deux tapisseries des Gobelins, tissées d'après de cartons de Coypel, sont consacrées aux aventures de Don Quichotte. Sur les murs, les danseuses de Jean-Frédéric Schall font la ronde autour de L'Amour aux Colombes. Alentours, deux toiles marouflées Phaéton et Le Char du Soleil.
 Les appartements de Béatrice. On y accède via un boudoir agrémenté de boiseries néo-pompéiennes servant d'écrin à un bonheur du jour signé Jean-Henri Riesener, ébéniste attitré de la reine Marie-Antoinette ainsi qu'à une petite table octogonale attribuée à Adam Weisweiler.
 La chambre forme une avancée ovale ouvrant sur la baie de Villefranche. Le plafond est décoré d'une peinture vénitienne du milieu du XVIIIE siècle. Au sol, un tapis d'Aubusson de forme identique mais d'époque légèrement postérieure. Le long d'un mur, une commode transition Louis XV-Louis XVI estampillée Nicolas Petit.
 Des vitrines aménagées dans la garde-robe exposent des costumes français du XVIIIE siècle ainsi qu'une collection de vêtements et de petites chaussures chinoises du XIXE siècle.
 La salle de bains attenante est un chef-d'œuvre de raffinement; sous un treillage de lattes de bois doré, les boiseries peintes par Leriche à la fin du XVIIIE dissimulent lavabo et rangements.
 Le salon des porcelaines. La collection de porcelaines de Vincennes et de Sèvres d'Ephrussi de Rothschild rassemble des pièces exceptionnelles qui en font l'une des plus belles du genre. Dans la vitrine trônent de rares porcelaines bleu lapis-lazuli. Alentours des pièces d'une des plus prestigieuses productions de la manufacture de Sèvres dite «aux partitions musicales». Sur la cheminée, une pendule en porcelaine rose «à la du Barry».
 La pièce contiguë permet de découvrir des pièces bleu céleste en camaïeu de rose ainsi qu'un vase ayant appartenu à Madame de Pompadour.
 La salle à manger de la baronne est actuellement transformée en restaurant-salon de thé qui offrent aux visiteurs un moment de détente dans un cadre privilégié. 
L'étage abrite:
 Les sculptures en terre cuite de Clodion et de son atelier, faïences de Castelli, Le salon des porcelaines où le visiteur peut découvrir des pièces de Meissen, Berlin, Würzburg...du XVIIE siècle, La chambre Directoire au décor mural d'époque, Le salon des tapisseries dont le mobilier signé Jacob est recouvert de tapisserie de Beauvais, Le petit salon des Singeries avec son orchestre de singes en porcelaine de Meissen et ses boiseries peintes attribuées à Jean-Baptiste Huet, La loggia florentine, agrémentée d'intéressantes pièces en fer forgé, permet d'embrasser du regard les baies de Beaulieu, Villefranche, le Cap-Ferrat et les jardins. Le petit salon chinois dont un mur est orné de portes intérieures en laque provenant du palais impérial de Pékin et de vitrines contenant une magnifique collection de quartz roses et de rarissimes Jades blancs, La chambre Louis XVI décorée de boiseries, L'antichambre et le salon Fragonard où sont exposés de nombreux lavis du peintre et de son maître François Boucher.
 Béatrice décide de sertir la villa dans un écrin de verdure. Neuf jardins entourent la villa sur sept hectares. Ils sont attribués aux architectes-paysagistes Achille Duchêne et Harold Peto. L'entrée des jardins offre une vue magnifique sur la rade de Villefranche-sur-Mer. Aux jardins « à la française », lapidaire, japonais et roseraie initiaux, s'ajoutent les jardins espagnol, italien, exotique, provençal, réminiscences des voyages de la baronne. Après son décès, d'autres jardins à thème seront rajoutés par le paysagiste Louis Marchand.
 Le jardin «à la française», visible depuis les salons, occupe la partie centrale des jardins. Il est composé d'une pièce d'eau centrale et est entouré de bassins latéraux et de plantations disposées symétriquement. Les bassins sont agrémentés de jacinthes d'eau. Il est dominé par un temple de l'Amour et une cascade à degrés. Il faut remarquer l'exotisme qui se dégage de l'ensemble à travers les palmiers phœnix canariensis et brahea armata ou mexican blue palm, les cicas revoluta du Japon, les cordyline australis hook, les dasylirions, l'avocatier, le ficus, les orangers, les kumquats qui côtoient des glycines arbustives. Ce cadre bucolique est agrémenté de jeux d'eau qui se déclenchent toutes les vingt minutes au son de différents extraits de musique classique.
 Le jardin espagnol est composé d'une grotte fraîche, d'une pergola et d'un canal empli de plantes aquatiques, philodendrons, papyrus et bordé de strelitzia, grenadiers et de daturas.
 le jardin lapidaire met en scène, à l'ombre d'un camphrier et d'un cannelier de Californie, des bas-reliefs et gargouilles provenant d'édifices civils ou religieux qui n'ont pas trouvé place à l'intérieur de la villa. Azalées, camélias japonica, rhododendrons, fuchsias, hydrangeas anabelle et solendra fleurissent de février à avril.
 Le jardin japonais, restauré au printemps 2003, comprend son jardin sec bordé d'ophiopogons verts et noirs, d'azalées, de cicas revolutas et de gardénias. Alentours la cascade se déversant dans un bassin peuplé de carpes Koï sont entourés de différentes variétés d'acer palmatum. Plus haut, le jardin du thé et son abri.
 La roseraie, située à l'extrémité du jardin, pousse au pied d'un petit temple de forme hexagonale avec ses roses Baronne E. de Rothschild, Princesse de Monaco, Dynastie de Mepitac et ses rosiers grimpants Pierre de Ronsard.
 Le zoo, aujourd'hui disparu, abritait une volière où séjournaient des centaines d'oiseaux dont des perruches. Chacune des résidences que fréquente Béatrice Ephrussi de Rothschild possède sa volière. On trouvait en outre des singes, des mangoustes, des gazelles, des antilopes, des flamants roses... deux singes et une mangouste de compagnie fréquentent la villa et dorment sur un siège de style Louis XVI réalisé sur mesure pour eux.
 À côté de ces jardins existant depuis l'origine de la villa, d'autres jardins à thème ont été développés:
 Le jardin florentin avec son escalier en fer à cheval dissimulant une grotte humide agrémentée d'un éphèbe de marbre. L'escalier se prolonge par une allée de cyprès qui domine la rade de Villefranche-sur-Mer. Cette allée est bordée d'abelias, Streptosolen, lantanas, senecios, raphiolepsis. Un magnifique jacaranda fleurit au cœur de l'été.
 Le jardin exotique, entièrement restauré en 1987, est découpé de sentiers sinueux serpentant au milieu de plantes succulentes et cactées (phormium, cierges, aloès, agaves, ferox, echinocactus grusonii, dasylirions, euphorbes.
 Le jardin provençal situé sur le versant opposé à la roseraie, offre une vue pittoresque avec ses oliviers et pins courbés par le vent. Il répand une odeur agréable avec ses lavandes, ses agapanthes et ses bouquets de polygalas. Plusieurs petits chemins rejoignent le temple de l'Amour entouré de plantes aromatiques puis, de là, le jardin à la française.
 La villa et ses jardins sont classés au titre des monuments historiques par arrêté du 3 septembre 1996.
 L'ensemble des jardins de la villa Ephrussi de Rothschild a reçu le label Jardin remarquable du ministère de la Culture en 2005, La baronne ne séjournera que très peu dans la villa qu'elle délaisse à partir de 1916, à la mort de son mari. 
Elle meurt à Davos (Suisse), le 7 avril 1934, à l’âge de 69 ans, d'une tuberculose pulmonaire galopante. Par testament et en l'absence de descendance, elle lègue la villa à l'Académie des Beaux-Arts de l'Institut de France avec la totalité de sa très importante collection d'objets d'art de plus de 5300 pièces réparties dans ses diverses résidences afin de créer un musée qui garderait «l'aspect d'un salon» dans l'esprit des musées Nissim-de-Camondo ou Jacquemart-André. Conformément à son vœu, dans la villa furent rassemblées les collections constituées par la baronne au cours de sa vie et qui à sa mort étaient réparties dans ses différentes demeures à Paris et sur la Côte d'Azur.
 Depuis 1991, la gestion et la mise en valeur de la Villa et des jardins a été confiée par l'Institut de France à la société Culturespaces. Tous les ans, au mois de mai, la Fête des Roses et des Plantes est organisée dans le jardin à la française. Ce jardin accueille également chaque été un festival d'opéra, Les Azuriales.
 La villa Ephrussi dans le cinéma et la télévision
La qualité du site et de son décor ont attiré des réalisateurs qui les ont utilisés dans des films et des feuilletons. Par exemple :
 Retour de manivelle de Denys de La Patellière, avec Michèle Morgan et Daniel Gélin, en 1957;
 J'irai cracher sur vos tombes de Michel Gast, avec Christian Marquand et Antonella Lualdi, en 1959;
 Lady L de Peter Ustinov, avec David Niven et Sophia Loren, en 1965;
 The Survivors, une mini-série avec Lana Turner, Ralph Bellamy et George Hamilton en 1969-1970;
 Deux épisodes de La croisière s'amuse en 1982 et en 1985;
 Jamais plus jamais de Irvin Kershner, avec Sean Connery, en 1983;
 Mortelle randonnée de Claude Miller, avec Michel Serrault et Isabelle Adjani en 1983;
 Les diamants de la vengeance, une mini-série avec Madolyn Smith Osborne en 1986;
 Le plus escroc des deux de Frank Oz avec Steve Martin et Michael Caine en 1988.
 Quatre étoiles de Christian Vincent avec Isabelle Carré, José Garcia et François Cluzet, en 2006.

Après avoir découvert le rez-de-chaussée de la villa, nous décidons d’aller butiner dans les jardins. Les allées sont assez larges, elles sont bordées de buis taillés au cordeau. Les rosiers baron de Rothschild n’ont pas fière allure, ils ont dû souffrir de la chaleur, par contre les roses sentent très bon. Nous parcourons une allée de cyprès, les fontaines se mettent en action, une multitude de jets jaillissent, le tout est rythmé par la musique de Lulli, on se croirait à Versailles. Les points d’eau sont entourés de bégonias roses, des bergères nous tendent les bras, pour prendre un peu de repos. Nous sommes encerclés par des agapanthes, nous faisons la rencontre de jardiniers de la villa qui nous accompagnent à travers leur magnifique jardin, ils sont 8 jardiniers préposés à son entretien. Nous découvrons les feuilles veloutées des pélargoniums roses, ils proviennent de l’île de la Réunion, on en extrait de l’huile essentielle. On peut toucher des tagélémonie, c’est une sorte d’œillet dinde vivace, nous sommes face à des bignones qui fournissent de magnifiques et grosses fleurs. Nous avons du mal à nous extraire de ce cadre bucolique, mais il nous faut rejoindre le restaurant situé dans la villa Ephrussi de Rothschild. Le cadre de la salle à manger est splendide, nous avons une vue imprenable depuis notre table, sur la baie de Villefranche-sur-mer.
Après le déjeuner, nous retournons dans le jardin, pour nous dégourdir un peu les jambes. Nous parcourons le jardin japonais avec ses pagodes, le jardin espagnol et le jardin exotique. Tout à une fin, il nous faut rejoindre notre bus, pour aller visiter la villa Kérylos, qui se trouve aussi sur Saint-Jean cap Ferrat. 
Ce n’est pas mon jour de chance, on nous remet un audio guide pour visiter la villa, je refuse l’audio guide, mais je vais tout de même m’imprégner de l’ambiance grecque voulu par son propriétaire. Voici la présentation de la villa Kérylos :

La villa Kérylos, sise impasse Gustave Eiffel à Beaulieu-sur-Mer entre Nice et Monaco, a été construite par l'architecte Emmanuel Pontremoli entre 1902 et 1908 sur un promontoire rocheux surplombant la Méditerranée, sur la Route du bord de mer. C'est une habitation construite et meublée sur le modèle des villas de la Grèce antique du IIe et du Ier siècle av.J.-C.. Propriété de l'archéologue, spécialiste de l'époque hellénistique, Théodore Reinach (1860-1928), elle est léguée à l'Institut de France en 1928.
 Le choix d’une reconstitution antique apparaît purement comme une trame architecturaleLa riche décoration intérieure (esprit des fresques et silhouette du mobilier) et l’austérité des façades sur mer forment un exemple d’une architecture «pittoresco-académique» à tendance néo-antique et modern style.
 Les matériaux les plus précieux ont été utilisés: marbre de Carrare, albâtre, bois exotiques et citronnier. Les meubles en bois sont incrustés d'ivoire, de bronze et de cuir. 
La villa Kérylos est le fruit de la collaboration de l’archéologue mécène Théodore Reinach et de l'architecte Emmanuel Pontremoli. Tous deux philhellènes, ils caressent le rêve de reconstituer une luxueuse maison de Délos adaptée au tout dernier confort de ce début de XX.me siècle. La construction débute en 1902 et s’achève en 1908. Le coût est de neuf millions de francs-or, pour l'essentiel assumé sur sa fortune personnelle par Fanny Kann, épouse de Théodore Reinach, nièce de Charles Ephrussi et petite-cousine de Maurice Ephrussi, dont l'épouse, la baronne Béatrice de Rothschild, avait fait bâtir une villa voisine, de l'autre côté de la baie des Fourmis au Cap Ferrat.
 En grec ancien κη�?�?λος, kérylos, signifie «hirondelle de mer», sans doute en référence à la sterna ou à ces poissons volants, encore nombreux au siècle dernier sur les rivages méditerranéens.
 À sa mort en 1928, Théodore Reinach lègue la villa à l’Institut de France. Durant la Seconde Guerre mondiale, la Gestapo perquisitionne le domicile parisien des hoirs Reinach et confisque ses tableaux et sa bibliothèque. Les archives relatives à la construction de la villa sont également saisies et dispersées.
 Aujourd'hui, la villa, transformée en musée, est ouverte au public; la visite, payante, se fait à l'aide d'un audioguide gratuit. Divers événements rythment la vie de la villa de février à septembre.
 La villa a été classée au titre des Monuments historiques le 15 septembre 1966.
 Dès l'entrée, dénommée Thyrôreion (loge du portier), le visiteur est accueilli par la formule grecque Xaipe (Réjouis-toi) inscrite au sol, et le ton est donné par une mosaïque alexandrine datant du II.me siècle av.J.-C. et figurant un coq, une poule et ses poussins, symboles de la famille. Sur le côté, un serpent et un sphinx en bronze, génies protecteurs du foyer, complètent le tableau symbolique, alors qu'au fond du Proauleion (avant-cour), prolongeant le Thyrôreion, une reproduction du Sophocle du Latran invite à la méditation. À l’intérieur, l’élégant péristyle ceinturé par douze colonnes de marbre blanc de Carrare forme un beau plan carré. Les fresques sur les murs illustrant des épisodes de la mythologie grecque sont peintes par Adrien Karbowsky et Gustave-Louis Jaulmes, et les stucs sont de Paul-Jean-Baptiste Gasq. La bibliothèque est la pièce la plus spectaculaire avec ses hautes armoires de chêne dessinées selon un modèle retrouvé à Herculanum en 1762. Les tentures de lin remplaçant les portes sont brodées par l'atelier Ecochard de Lyon. Le mobilier dessiné par Pontremoli est réalisé par l’ébéniste Louis-François Bettenfeld. Les commodités modernes comme l’électricité, l’eau courante et le chauffage central sont habilement dissimulées sous des plaques ajourées.
 Thyrôreion, mosaïque alexandrine II.me s. av. J.C.
 Fresque d'Apollon et Hermès se disputant la lyre.
 Frise en stuc de Paul Jean-Baptiste Gasq.
 Armoire en chêne à droite de l'entrée de la bibliothèque.
 Textile brodé des ateliers Écochard de Lyon
Buffet en citronnier de l'ébéniste Bettenfeld
Les fresques du péristyle Réalisées selon une méthode antique, sur mortier frais enduit de poudre de marbre, à l'encaustique, elles sont l'œuvre de Gustave Louis Jaulmes et Adrien Karbowsky, tous deux élèves de Puvis de Chavannes. Les scènes ont été choisies par Théodore Reinach et inspirées de décors de vases antiques conservés dans les musées de Berlin, de Munich et du Vatican. 
Les deux plus grandes représentent:
 un des derniers épisodes de la quête de la Toison d'or par les Argonautes: la mort de Talos, géant de bronze, gardien de la Crète, tué par Jason et ses compagnons grâce à l'aide de Médée; sur la moitié gauche on peut identifier à droite Médée dont le père Éétès, roi de Colchide, est le personnage le plus à gauche sur le navire, celui armé, descendant à terre, étant probablement Jason;
 le mariage de Pélops et Hippodamie fille d'Œnomaos, roi de Pise en Élide, après sa victoire sur son beau-père Œnomaos, à l'issue de la course de chars imposée aux prétendants à la main de sa fille; Pélops donna son nom au Péloponnèse et, en 776 avant Jésus-Christ, aurait créé les Jeux olympiques.
 Moitié gauche de la mort de Talos
Moitié gauche du mariage de Pélops et Hippodamie
Moitié droite du mariage de Pélops et Hippodamie
Quatre fresques plus réduites illustrent d'autres pans de la mythologie grecque:
 de part et d'autre de l'accès au Proauleion, vu du fond du péristyle, on peut admirer:
 à gauche un épisode de la vie d'Apollon: la dispute de la lyre avec Hermès remportée par Apollon qui devint de ce fait le dieu des poètes;
 à droite la préparation au sacrifice d'un taureau à l'occasion d'une fête dédiée à Dionysos au cours de laquelle le vainqueur d'un concours de poésie recevait le trépied visible derrière l'animal; à gauche se trouve la déesse ailée de la Victoire, Niké;
 en face: 
un autre épisode de la vie d'Apollon, son retour au sanctuaire de Delphes après son voyage au pays des Hyperboréens, peuple mythique ne connaissant ni la maladie, ni la vieillesse et où Apollon retourne tous les 19 ans (période de révolution complète des astres);
 le retour d'Héphaïstos dans l'Olympe commandé par Zeus à Dionysos qui, pour ce faire, enivra le dieu forgeron et le ramena sur son âne, le cortège étant précédé d'un satyre.
 Dispute de la lyre entre Apollon & Hermès
Préparation du taureau au sacrifice
Retour d'Apollon du pays des Hyperboréens
Retour d'Héphaïstos dans l'Olympe.
Statuaire
Les statues antiques sont très nombreuses, la plupart étant des moulages grandeur nature :
 dans le proauleion: le «Sophocle» du Latran (on sait aujourd'hui que cette identification est erronée);
 dans la bibliothèque: l’Aurige de Delphes;
 dans l’amphityros: l’Athéna Lemnia, d'après un marbre du musée de Dresde;
 dans l’andron: Alexandre le Grand chevauchant Bucéphale;
 dans l’oïkos: Héraclès et le cerf;
 dans le vestibule du premier étage: l’Hermès–Dionysos de Boêthos.
 Moulage de la statue de Sophocle du musée du Latran
L'Aurige de Delphes
Athena Lemnia, d'après un marbre du musée de Dresde
Andron, grand salon, Alexandre le Grand et Bucéphale
Oïkos, Héraclès et le cerf
Stèle Hermès–Dionysos d'après Boéthos
Trois galeries formant la Galerie des Antiques présentent également des copies des plus belles statues grecques grandeur nature:
 galerie du drapé féminin: la Vénus Genetrix, Athéna à la ciste et Diane de Gabies;
 galerie des Aphrodites, deux Aphrodites: la Vénus d'Arles et la Vénus de Milo;
 galerie des dieux et athlètes: Apollon du Belvédère, le Discobole, le Discophore et l’Arès Borghèse. 
Atelier de céramique
L'atelier de céramique permet de vivre les gestes de artisans de l'Antiquité. Quelques objets sont présentés à la vente.

Nous commençons à parcourir le rez-de-chaussée, en découvrant le vestibule, la bibliothèque, le boudoir, et la superbe salle à manger. Puis nous accédons à l’étage, nous pénétrons dans la chambre de madame Reinach, cousine par alliance de Béatrice Ephrussi de Rothschild. De superbes colonnes en marbres sont disposées dans la chambre, le lit est très grand, depuis lequel, on a la vue sur la mer. Nous découvrons le cabinet de toilettes qui lui est attenant et sa salle de bains, avec sa baignoire en marbre. Nous parcourons la chambre du propriétaire monsieur Reinach, le lit est moins imposant, et sa salle de bains est décorée de sculptures érotiques. 
Après une bonne heure de visite, nous regagnons l’extérieur, où une chaleur accablante nous tombe dessus. Nous rejoignons notre bus, et nous empruntons la même route décrite ce matin, pour rentrer à Cannes. Il est 18 heures quand nous arrivons à notre hôtel, avant le dîner nous avons un petit concert de saxophone. Le repas terminé Bertrand le saxophoniste, nous a fait un petit concert de chansons, entremêlé de sketches de Raymond Devos.

Jour 5 : Aujourd’hui la visite est consacrée à Grasse, la capitale mondiale du parfum. Notre chauffeur sera aujourd’hui Pierre, Claudine et moi sommes pris en main par Caroline, une bénévole de la correspondance AVH de Grasse, que nous allons par ailleurs inauguré ce midi, au casino de Grasse. Le ciel est bas, le temps est pluvieux, nous empruntons la même route décrite ci-dessus, pour rejoindre Grasse, dont voici la présentation :

Grasse (prononcé [g�?as ]) est une commune française provençale, située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Sous-préfecture des Alpes-Maritimes, Grasse est la quatrième ville du département en termes de population. Ses habitants sont appelés les Grassois.
 La ville se considère comme la capitale mondiale du parfum. Elle a obtenu trois fleurs au Concours des villes et villages fleuris et a été promue «Ville d'Art et d'Histoire». Elle est également «Ville Internet». La commune compte 52000 habitants, elle s’étend sur 44 kilomètres carrrés, et s’étale entre 80 et 1060 mètres d’altitude.
 Au Moyen Âge, Grasse se spécialise dans le tannage du cuir. Une fois tannés, les cuirs sont souvent exportés vers Gênes ou Pise avec qui Grasse avait fait une alliance commerciale. Plusieurs siècles de cette intense activité furent les témoins de nombreux progrès techniques des industries de tannerie. Les cuirs de Grasse acquirent une réputation de grande qualité. Mais le cuir sent mauvais (tannage avec de la crotte de chien, urine de cheval, voire des excréments humains), chose qui ne plaît pas à la noblesse qui porte des gants en cette matière. C’est Galimard, tanneur à Grasse qui a l’idée de créer des gants en cuir parfumé dans des «bains de senteur» (eau de rose, épices), selon la méthode orientale. Il en offre une paire à Catherine de Médicis qui est séduite par le cadeau. Dès lors, les tanneurs enfleurent les peaux de cuir et le gant parfumé se répand à la Cour et dans toute la haute société. Il fait de Grasse la capitale mondiale du parfum, supplantant Montpellier dont la Faculté de pharmacie était la source de la création d'onguents et de parfums. Nous sommes au XVIIE siècle, c’est la grande époque des «Gantiers Parfumeurs» qui développent le «gant à la frangipane», «à la provençale». Mais les taxes sur le cuir et la concurrence de Nice font décliner l’industrie du cuir à Grasse et au cuir succéda le parfum.
 Le développement de parfumeries (parfumerie Fragonard, Molinard, Galimard) profite de la clientèle américaine venant faire du tourisme sur la Riviera pour lui vendre des présents parfumés et des cadeaux traditionnels de Grasse (bijoux anciens, linge de maison brodé, boutis, confitures).
 Les senteurs rares du pays de Grasse (lavande, myrte, jasmin, rose, fleur d'oranger sauvage, mimosa) firent gagner à Grasse le titre de capitale mondiale du parfum. Le jasmin occupait il y a encore quelques décennies une main-d’œuvre importante: les fleurs devaient être cueillies à la main au lever du jour, au moment où leur parfum est le plus développé, pour être traitées immédiatement par enfleurage à froid.
 Aujourd’hui encore, la parfumerie demeure le principal pôle industriel de Grasse. Un réseau d'une soixantaine d'entreprises y emploient 3500 personnes dans la ville et les environs. En comptant les emplois induits ce sont près de 10000 Grassois qui vivent des parfums. Presque la moitié de la taxe professionnelle de la ville provient de ce pôle industriel qui devance le tourisme et les services.
 L’activité de la parfumerie à Grasse va de la production de matière premières naturelles (huiles essentielles, huiles concrètes, huiles absolues, résinoïdes, et de distillation moléculaire) à la fabrication de concentré, appelé aussi le jus. C’est ce concentré qui dilué dans, au moins, 80% d’alcool permet d'obtenir du parfum. Les arômes alimentaires, qui se développent depuis les années 1970, comptent pour plus de la moitié des débouchés de la production. Le bassin de Grasse a encore un rôle de premier plan dans le monde de la parfumerie, il représente près de la moitié de l’activité française de la parfumerie et des arômes et autour de 7-8% de l’activité mondiale.
 Durant les années 1960 et 1970 de grands groupes internationaux ont progressivement racheté les usines locales familiales (Chiris, Givaudan-Roure et Lautier par exemple). La production a souvent été délocalisée. Mais l'industrie grassoise achève une longue mutation, il y a encore 30 ans la plupart des entreprises se focalisaient sur la production de matières premières. Cependant un parfum contient de nos jours une majorité écrasante de produits chimiques de synthèse. Les entreprises se sont donc adaptées en se tournant vers l’aromatique de synthèse et notamment vers les arômes alimentaires. Face aux multinationales de la chimie, les industries grassoises ne peuvent rivaliser, elles profitent cependant d'avantages de taille tels que la connaissance des matières premières, les installations, les sous-traitants, etc. En outre, de grandes marques comme Chanel possèdent leurs propres plantations de roses et de jasmins à Grasse.
 L'industrie de la parfumerie a permis à Grasse de conserver un secteur secondaire puissant autour de la filière arômes et parfums qui est reconnue internationalement : 10% du chiffre d'affaires mondial de cette filière et 50% du chiffre d'affaires national est réalisé à Grasse. De fait, la ville constitue avec d'autres zones des régions Provence-Alpes-Côte d'Azur et Rhône-Alpes un pôle de compétitivité national labellisé en juillet 2005 intitulé P.A.S.S (Parfums-Arômes-Senteurs-Saveurs). Le pôle parfums emploie 3500 salariés directement et plus de 10000 indirectement, des taux qui augmentent de 3 à 4% par an.
 Le tourisme est le deuxième secteur d'activité de la commune: avec plus de 2 millions de visiteurs annuels, la ville bénéficie de sa proximité avec les stations balnéaires de la Côte d'Azur, de son climat exceptionnellement doux, de son patrimoine historique reconnu et de ses traditions. Cependant, sa capacité hôtelière reste insuffisante: avec seulement 600 lits, Grasse n'a pas la capacité d'héberger tous les touristes qu'elle reçoit chaque année.
 Les parfumeries: étape incontournable dans la visite de Grasse. Trois d'entre elles, Fragonard, Galimard et Molinard ouvrent leurs portes au public et proposent des visites guidées gratuites afin d'expliquer les procédés de fabrication du parfum. Il y est possible de créer soi-même son parfum ou son eau de toilette et de participer à toutes les étapes de sa fabrication allant du ramassage de fleurs à la mise en flacon du parfum.
 La parfumerie Galimard, créée en 1747 par Jean de Galimard fournissait la Cour en pommades et parfums. Elle a été relancée après-guerre par Gaston de Fontmichel et Joseph Roux.
 La parfumerie Molinard présente des flacons anciens signés Baccarat ou Lalique, des séries d'étiquettes. L'atelier de tarinologie permet de créer son propre parfum.
 La parfumerie Fragonard est installée depuis 1926 dans une des plus anciennes fabriques de la ville. Son musée présente des objets rares qui évoquent l'histoire de la parfumerie depuis plus de 5000 ans.
 Musée Fragonard (Grasse): musée consacré au peintre créé à l'initiative de François Carnot avec l'aide de sa Société Fragonard, le musée Fragonard de Grasse se voulait être le musée régional qui manquait à la Provence orientale. L'hôtel Clapier-Cabris, vandalisé et dévasté pendant un siècle fut patiemment et méthodiquement rénové, puis rempli de mille trésors par de nombreux contributeurs enthousiastes. Inauguré en 1921, le musée, malgré son nom, n'exposa pas de toile de Jean-Honoré Fragonard durant plus de vingt ans. Aujourd'hui, il en possède treize des plus variés. Le musée présente aussi les répliques de quatre tableaux qu'il peignit pour la comtesse du Barry. La cage d'escalier présente un étonnant trompe-l’œil que le fils de Fragonard, le jeune Alexandre, aurait réalisé à l'âge de 13 ans.
 Musée International de la Parfumerie: ouvert en 1989, le musée retrace l'évolution des techniques et les 4000 ans d'histoire de la parfumerie à laquelle Grasse a largement contribué. Il a été rénové et agrandi (doublement de la surface) entre 2007 et 2008.
 Personnalités liés à la commune au XX.me siècle : 
Édith Piaf (1915-1963), chanteuse française, morte à Grasse (Plascassier).
 Gérard Philipe (1922-1959), acteur, a grandi à Grasse au Parc Palace qui était présidé par son père pendant l'Occupation. Son grand-père fut maire de Grasse.
 Charles Pasqua est né à Grasse en 1927. Homme politique français, ancien ministre de l'Intérieur. 
Jacques-Louis Lions est né à Grasse en 1928. Mathématicien français, ancien Président de l'Académie des sciences.
 Pierre-Louis Lions est né à Grasse en 1956. Mathématicien français, lauréat de la médaille Fields en 1994.
 Didier Sustrac est un chanteur français né à Grasse le 14 décembre 1959.
 Eugénie Le Sommer (°1989), footballeuse française qui joue actuellement pour l'Olympique Lyonnais et en équipe de France de football.
 Gilbert Bellone (né en 1942 à Grasse) est un ancien coureur cycliste, professionnel de 1961 à 1973.
 Olivier Polge (né en 1976 à Grasse) est un parfumeur. 
Mélanie Bernier (née en 1985 à Grasse) est une actrice.

Nous circulons dans une petite rue, nous avons du mal à nous frayer le passage, nous longeons les remparts. Nous distinguons un trompe l’œil sur un immense mur, il représente Victor Hugo qui regarde par une fenêtre. Le bus nous dépose devant le musée international de la parfumerie, la plupart des maisons de Grasse sont de couleur ocre, avec des volets bleus et des toits rouges ou roses. Nous pénétrons dans la cour du MIP, Dans la cour sont exposées de magnifiques baignoires, elles sont en bronze. Des employés s’affairent à les vider de l’eau de pluie, car il a beaucoup plu dans la nuit et en début de matinée. Nous sommes accueillis par 2 guides conférencières, le groupe se divise donc en 2. Notre guide nous parle du parfum, dont en voici une synthèse :

Un parfum est une odeur ou plus souvent une composition odorante plus ou moins persistante naturellement émise par une plante, un animal, un champignon, ou un environnement. Dans la nature, les parfums sont souvent des messages chimiques et biochimiques, et notamment des phéromones ou phytohormones.
 Il peut aussi s'agir de l'émanation d'une substance naturelle (un extrait de fleur par exemple) ou créée ou recréée à partir de différents arômes, solvants et fixatifs destinés à un usage cosmétique ou à parfumer des objets, des animaux ou l'air intérieur. Il est alors généralement fabriqué à partir d'essences végétales et/ou de molécules synthétiques. L’usage de parfums par l'Homme est très ancien, remontant à la plus haute Antiquité.
 La notion de parfum désigne aujourd'hui le plus souvent une composition olfactive particulière, fortement concentrée, proposée conditionnée et à forte concentration olfactive par différentes marques de parfums (Guerlain, Chanel, Estée Lauder…): on dit aussi «extrait». La personne qui crée un parfum est appelée parfumeur, ou plus familièrement nez et cette activité est la parfumerie. Par abus de langage, «parfum» est aussi utilisé aujourd’hui pour désigner une eau de toilette, une eau de parfum ou une eau de Cologne. L'industrie des parfums est un élément important du secteur économique de la mode et du luxe, souvent associée à l'image de la France dans le monde pour les parfums de luxe.

 Les diffuseurs d’odeurs sont partout, dans les boulangeries par exemple, ou sur les étales de fruits et légumes et même sur les vêtements pour évoquer le neuf.
Un arôme est un parfum que l’on trouve dans les aliments, et confiseries en particulier. Une essence est un extrait de plante, les matières premières peuvent être des fleurs, des plantes, des racines ou des produits synthétiques. Dans un parfum, on utilise aussi des glandes animales, comme celle du castor, le musc provient d’un chevrotin de l’Himalaya. Ces matières premières provenant d’animaux, ont un rôle de fixateur dans l’élaboration d’un parfum. Un parfum est un mélange d’odeurs, Nous nous dirigeons vers une serre tropicale, où nous allons découvrir du Jasmin, de la cardamome, de la vanille, du patchoulis, du vativert et du gingembre. Nous passons sur une terrasse, où l’on découvre des plantes de la région méditerranéenne, des roses, des lys, de la lavande, des orangers et du ciste. L’odeur du patchoulis provient des feuilles, que l’on fait fermenter. L’odeur des plantes se diffuse, surtout quand on les écrase, c’est leur moyen de défense. On nous fait sentir du géranium rosa, il est très efficace pour refouler les moustiques. Les hommes préhistoriques se servaient des parfums pour donner du goût à leur alimentation. On nous fait sentir une mouillette imbibée d’encens, qui fut un des premiers parfums utilisés lors de cérémonies religieuses. L’émanation de l’odeur d’encens est réalisé en le faisant brûler, d’où vient le nom parfum, par la fumée. La fumée d’encens s’élève vers dieu, dans toutes les civilisations, depuis 4 millénaires. Nous découvrons un brûle parfum chinois, il permettait de brûler des résines parfumées dans les temples. Pour capturer les odeurs, pour les mettre en flacon, pendant l’antiquité, on laissait macérer dans de l’huile végétale légèrement chauffée les matières premières, les fleurs, les résines ou les racines par exemple. Ce qui n’est pas parfait, car l’huile d’olives possède déjà son odeur. Plus tard on développe l’alambic, ce sont les arabes qui vont l’importer en Europe. Nous avons en main une feuille de géranium rosa, que nous chiffonnons, nos doigts deviennent gras, ce sont des gouttes d’huile essentielle dégagée par la plante. Dans l’alambic, on remplit une cuve de végétaux, on y adjoint de l’eau, et l’on fait chauffer l’ensemble. L’eau s’évapore, la vapeur d’eau se charge de molécules odorantes. Cette eau gazeuse passe dans un long tuyau, en serpentin, dans une cuve d’eau froide. Par ce procédé l’eau gazeuse se transforme de nouveau en liquide, qui sera de l’huile essentielle. L’huile essentielle ou hydrolat pour l’eau de rose ou fleur d’oranger. Nous découvrons une autre technique d’extraction, pour les fleurs fragiles, car le jasmin ne supporte pas la chaleur. Le procédé est l’enfleurage, qui n’est plus utilisé de nos jours. Cette technique sera utilisée à Grasse, au XIX.me siècle, pour extraire les molécules odorantes de jasmin, de rose et de tubéreuse. La technique de l’enfleurage, nous est apporté par l’Egypte antique, ce sont des cadres en bois, qui on pour fond au XIX.me siècle une plaque de verre. Sur laquelle on enduit une fine couche de graisse composée de bœuf et de porc. On y dispose des fleurs sur la partie grasse de la plaque de verre, et toutes les 24 heures, on retire les fleurs pour les remplacer par d’autres. Au bout de 40 jours la graisse arrive à saturation, on aura un parfum, sous forme solide, appelé absolu, ou la concrète. Pour avoir un produit fini, il suffira de battre la concrète dans l’alcool. Concrète ce sont des produits séchés, comme la cannelle, qui est un produit importé. L’absolu comme le jasmin ou les roses, est le résultat de l’enfleurage de fleurs fraîches cultivées localement. La violette sent très bon dans le jardin, c’est une fleur muette pour la parfumerie, car elle ne produit aucune molécule odorante à l’alambic et trop peu à l’enfleurage. A la fin du XIX.me siècle, on va imiter l’odeur de violette avec des produits de synthèse. L’arôme de violette est beaucoup utilisé en confiserie, Toulouse en a fait une spécialité. Le muguet est également une fleur muette, les odeurs de métal sont fabriquées en produit de synthèse, pour donner du corps à certains parfums. On fabrique ainsi des odeurs d’iode, de mer, de gâteau… Ensuite nous passons au laboratoire, où l’on travaille les molécules, on y aperçoit une colonne de fractionnement. A l’intérieur de laquelle, une multitude de petits pics freinent les molécules, quand elles sont en vapeur, ce qui fractionne les molécules selon leur légèreté. L’arôme naturel provient de l’huile essentielle de produits naturels, quant à l’arôme synthétique provient de dérivés d’hydro carbures. Qui en étant fractionnés plusieurs fois, ils finissent par donner des molécules existant déjà dans la nature. On nous fait sentir du linalone, c’est une molécule que l’on retrouve dans la lavande, la bergamote et la rose de Grasse ainsi que dans la fraise. Après une heure et demi de visite, nous retrouvons l’air libre, le ciel est d’un bleu limpide, le soleil brille de nouveau. Nous nous rendons au casino pour y prendre le déjeuner. Avant de passer à table, c’est l’inauguration officielle de la correspondance AVH de Grasse qui dépendra du comité AVH de Cannes. Gérard Gaultier présente l’AVH, Michèle Muller présidente du comité AVH de Cannes explique le rôle des comités. Bernard Lambert sera le responsable de la correspondance AVH grassoise. Le sous-préfet de Grasse est présent, ainsi que le maire de Grasse qui fait une allocution à propos de la venue d’une nouvelle association sur Grasse. Après tous ces discours, nous levons notre verre, en souhaitant bon vent à la nouvelle correspondance et nous félicitons Bernard Lambert pour son engagement auprès de la communauté des déficients visuels. Ensuite, nous passons à table.
C’est sous un soleil radieux, que nous continuons notre circuit, et dire que la nuit dernière, Grasse et sa région ont subi de grosses pluies méditerranéennes. Nous nous dirigeons vers l’entreprise Fragonard à Grasse, devant laquelle se situe un superbe bougainvilliers. En fait notre arrêt, est purement commercial, comme nous savons maintenant tout, sur le parfum, suite à notre visite du matin au musée international du parfum. La visite de l’usine du grand parfumeur Fragonard, se limite à son magasin de vente, où l’ensemble du groupe s’est exercé à faire chauffer la carte bleue. Après l’effet touristerie, nous reprenons la route, pour une visite du jardin rattaché au MIP découvert ce matin. Pour en terminer avec Fragonard, chaque année, le parfumeur met une odeur à l’honneur en flaconnant un parfum, 2014 est celle du pois de senteur.
Nous voici arrivés au jardin du MIP, il est situé à Mouhans-en-Sartoux, nous sommes accueillis par 2 guides conférencières, avec lesquelles nous allons parcourir, un circuit d’initiation au milieu de plantes qui entrent dans l’élaboration des parfums. C’est un parcours olfactif qui nous est proposé, il est classé par notes, il y a la note fruitée, note épicée, note mentholée et une autre partie qui est réservée aux champs de cultures de roses sentifolias, ou de lavande par exemple. On nous fait goûter une gelée de violette, dont la culture était la renommée de Tourette-sur-Loup auparavant. Nous sommes entourés de roses sentifolias, dont la cueillette se fait à la min, tout comme le jasmin. Ce dernier se récolte de juillet à octobre, et la cueillette débute à 6 heures du matin, les plantes de jasmin sont très basses, elles ne sont pas à portée de mains, il faut donc sans cesse se baisser pour la cueillette, c’est un travail harassant, plus que sportif. Tout ça pour ramasser les toutes petites fleurs de jasmin, pour avoir un litre d’absolu de jasmin, il faut ramasser 6 millions de fleurs, c’est pour cela que les litres d’absolu élaborés, sont stockés dans des coffres dans les usines de production de parfums. L’absolu le plus cher, reste celui de l’iris, qui se négocie à 40000 euros le litre. Pour fabriquer l’absolu d’iris, il faut 3 années, il faut tout d’abord faire sécher la racine d’iris avant d’en tirer ses molécules odorantes, le rhizome d’iris est donc un bon placement qui rapporte gros. Le coquelicot n’est pas intéressant dans le parfum, par contre la présence du coquelicot, signifie que nous sommes sur une terre très pure. L’absolu de rose reste un des moins chers, il se négocie à 11000 euros le litre. Le monde du parfum est très secret, comme les salaires des nez qui restent confidentiels, tout ce que l’on peut dire, c’est qu’ils sont élevés. L’absolu ne se bonifie pas envieillissant, il est donc utilisé dans l’année de son élaboration, mais tout comme le vin, on doit le conserver dans la pénombre, dans un endroit frais mais pas humide. Le jardin sur lequel nous foulons les allées, est établi sur un domaine de 2 hectares. Le domaine se situe face au Tanneron, il est entouré de collines qui sont le royaume du mimosa. Nous étions à l’ombre pour boire les paroles de notre guide, nous allons passer au soleil, pour découvrir le jardin. Nous découvrons les roses sentifolias, le poivrier rose, le vétiver dont l’absolu est tiré de ses racines. On nous fait mâcher une fleur qui a une saveur de pomme, une autre a la saveur de l’ananas très prononcé. Nous sommes entourés de roses de Grasse, dites roses de mai, puisqu’elles sont ramassées au mois de mai. En parfumerie on utilise 2 sortes de roses, celle de Damas que l’on appelle aussi la rose de Bulgarie, et la rose de Grasse ou rose de mai qui est la rose sentifolia. Nous ne sommes pas sur un lieu de production, mais sur le site ouvert du musée international de la parfumerie. Nous goûtons de la gelée de lavande, nous sommes devant un parterre réservé à la sauge blanche. Nous passons près d’un point d’eau, sur lequel une artiste contemporaine a conçu des boules végétales, qu’elle a posé sur l’eau, c’est de l’art bio et naturel. Nous parcourons la zone envahie par le bigaradier, c’est un oranger, duquel on extrait des molécules odorantes de ses feuilles, qui viennent dans l’élaboration d’un parfum, qui est toujours le résultat d’un assemblage de molécules de différentes plantes. Nous sommes face au géranium rosa, qui est un répulsif pour les moustiques. Nous voici dans la zone réservée à la tubéreuse, qui a l’aspect du lys, elle a une odeur très puissante. Ensuite, nous avons déambulé, dans les champs, où sont cultivé la majorité des plantes que nous venons de découvrir sur le circuit olfactif que nous venons de parcourir. C’est sous une chaleur accablante que nous rejoignons notre bus climatisé, qui nous conduit jusqu’à notre hôtel le Floréal.
Après un bref passage à la chambre, nous avons participé à un petit jeu musical, avant d’aller prendre le repas. Ensuite, nous sommes allés nous balader sur la Croisette pour nous détendre et prendre un bon bol d’air marin, puis il était temps d’aller prendre un repos bien mérité.

Jour 6 : Aujourd’hui, nous mettons le cap sur l’ouest, ça signifie pour nous, que la mer sera sur notre gauche, il nous faut rejoindre Mandelieu la Napoule. C’est Nanou, qui officie au volant, quant à moi, je suis pris en main par Sylvie, qui est bénévole au comité AVH de Cannes. Nous parcourons en bus, la Croisette, nous passons devant le casino Barrière de Cannes et le fameux palais du festival de Cannes, connu mondialement. Nous longeons le port des pêcheurs, puis le port de plaisance, nous sommes aux abords du boulodrome, qui se nomme, les Allées. Il est entouré de restaurants, qui ce sont démocratisés dans le mauvais sens, car un mac Donald s’y est établi. Nous passons devant un kiosque à musique, qui se trouve tout près de la gare routière. Sur notre gauche, nous avons donc la mer, et sur notre droite s’alignent des restaurants de plage. La route est dessinée entre la plage et la voie de chemin de fer, derrière laquelle se trouvent des maisons, qui ont accès à la route par des tunnels creusés sous la voie ferrée. Les tunnels quand la mer est forte, la houle envahie la route, dont les tunnels qui lui sont plus bas. Le quartier que nous longeons, est celui de la Bocca, c’est le quartier populaire de Nice, il possède sa gare SNCF. Actuellement la mer est haute, elle recouvre quelque peu la plage, qui est en sable. Des palmiers sont présents sur la plage, nous croisons et nous sommes dépassés par des TER, qui circulent entre Nice et Marseille. Nous passons devant l’entreprise Talles Salinia Suez, spécialisée dans les équipements aéronautiques, dont la détection des satellites. Sur la plage des optimistes, petits voiliers, sont entourés d’écoliers qui font une initiation à la voile. Nous passons un pont qui enjambe la Siagne, elle traverse le terrain de golf de Mandelieu la Napoule, où un bac permet aux golfeurs de passer d’une rive à l’autre. Nous pénétrons dans Mandelieu la Napoule, où nous allons visiter son château, nous sommes tout près de la voie ferrée. Voici la présentation de Mandelieu la Napoule :

Mandelieu-la-Napoule est une commune française, située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
 Ses habitants sont appelés les Mandolociens. La commune compte 22004 habitants, elle s’étend sur 32 kilomètres carrés, et elle s’étale entre 0 et 460 mètres d’altitude.

Nous pénétrons sur l’esplanade du château, dans laquelle trône une statue d’éléphant en métal, une petite pluie fait son apparition. Nous passons sous une arche en pierre, elle permet d’accéder dans la cour du château, dont voici la présentation :

Le château de La Napoule est un château situé en France sur la commune de Mandelieu la napoule, dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. 
Édifié au XIVE siècle par les comtes de Villeneuve sur la route du bord de mer, le château et ses jardins sont inscrits monuments historiques par arrêté du 6 janvier 1947 et le parc est labellisé «Jardin remarquable». 
Le château a subi au cours des siècles de nombreuses transformations, étant même transformé en verrerie au XIX.me siècle.
 La première mention du castrum (dans le sens juridique) lié à un domaine foncier apparaît au IX.me siècle. Il est alors désigné sous le nom d'Avignonet. Il dépend de l'autorité des évêques de Fréjus et des princes-évêques d'Antibes.
 Dans la liste des donations initiales, l'abbaye Saint-Victor de Marseille possède l'église Saint-Martin avec une partie du territoire. Labbaye de Lérins en possède une autre partie. Dans une charte rédigée vers 1030 apparaît une église Sainte-Marie fondée par Lambertus Barbera, seigneur de Vence, près du castrum. Cette église devient un des prieurés de l'abbaye Saint-Victor, en 1043. Cette donation est confirmée en 1079. Puis, en 1089, le Cartulaire de Lérins. indique que ce prieuré est devenu la propriété de l'abbaye de Lérins.
 Entre 1130 et 1134, des cessions de propriétés sont faites par des laïcs au profit de l'évêque d'Antibes qui détient alors la plus grande part du castrum d'Avignonet, mais aussi à Mandelieu et à Epulia. C'est la première mention de La Napoule. Le nom de La Napule apparaît pour la première fois en 1134 dans un acte de donation d'un laïc à l'évêque d'Antibes.
 En 1181, la chapelle du château est citée sous le nom d'église Saint-Pierre. On ne sait pas à quelle date, au XIIE siècle est construit le château sur le mont San-Peyre. Elle est lors cédée par l'évêque de Fréjus au chapitre de Maguelonne qui y possède aussi les droits qui appartenaient aux comtes de Provence.
 En 1224, l'église Saint-Pierre est rétrocédée à l'abbaye de Lérins qui possède alors toutes les églises du territoire d'Avignonet avec des droits féodaux difficiles à précise sur le castrum et le château.
 En 1244 le siège de l'évêché d'Antibes est transféré à Grasse. Les droits que l'évêque possédait sur le castrum sont transmis au chapitre de la cathédrale.
 Inféodation à la famille de Villeneuve-Tourrettes. 
En 1284, l'abbaye de Lérins inféode sa part du castrum à un seigneur laïc des environs, Raymond de Fayence, qui appartient à la famille des Villeneuve-Tourettes. Cette famille va posséder la seigneurie de La Napoule jusqu'au XVIIE siècle. Progressivement le nom d'Avignonet va être remplacé dans les actes par celui de La Napoule. Le chapitre de la cathédrale de Grasse va par la suite essayer de grignoter les droits seigneuriaux de l'abbaye de Lérins possédés par la famille de Villeneuve-Tourettes sur La Napoule. Le château de La Napoule, castri de Napola, est cité dans un acte de 1303. Albert de Villeneuve-Tourettes possède une partie de la seigneurie.
 En 1387, Raimond de Turenne, entré en guerre contre les comtes de Provence, prend et détruit le château du mont San-Peyre.
 Par lettres-patentes données le 17 juillet 1387, Marie de Blois, comtesse de Provence, tutrice de Louis II d'Anjou, fait donation de Tourettes, Mons, La Napoule et Esclapon, avec privilèges, droits de justice à Guillaume de Villeneuve qui lui rend hommage, foi et obéissance.
 Un récit datant de l'Ancien Régime et repris par les historiens fait de Guillaume de Villeneuve-Tourettes, marié à Agnès de Castellane, le constructeur, ex-nihilo, du nouveau château de La Napoule. Le prieuré Sainte-Marie est alors reconstruit dans le même lieu par l'abbaye de Lérins.
 La propriété du château est partagée entre la famille de Villeneuve-Tourettes et le chapitre de Grasse comme le confirme une bulle de l'anti-pape Jean XXIII qui autorise le chapitre à prélever 2000 ducats pour réparer le palais épiscopal et la castrum de Napole. Par un acte du 9 avril 1415, Étienne de Constantia, viguier et capitaine de Grasse, autorise la construction d'une tour et murailles à La Napoule.
 En 1438, le roi René décharge le chapitre de Grasse de la garde de la tour de La Napoule et la confie à Bernard de Villeneuve-Tourettes et aux habitants de Cannes. Par une sentence du 25 avril 1450, le sénéchal de Provence répartit les droits sur le fief à un tiers pour les Villeneuve et deux tiers au chapitre de Grasse. Le roi René confirme la donation faite par Marie de Blois aux Villeneuve-Tourettes, en 1442, à Bernard de Villeneuve-Tourettes, en 1453, à Antoine de Villeneuve-Tourettes, son cousin et héritier. 
Le roi René aurait demandé de démolir le village de La Napoule qui servait de retraite aux pirates de terre et de mer., cela explique pourquoi Antoine de Villeneuve-Tourettes fait venir des habitants de la vallée d'Oneille, en 1459, pour former une ville neuve dans le cadre d'une transaction de type paréage avec le chapitre de Grasse. Une charte de franchise est accordée le 20 mai 1461 par Antoine de Villeneuve-Tourettes aux habitants. Elle précise qu'in s'engage à faire le guet de jour comme de nuit sur les tours du château et que les habitants doivent faire de même pour les portes de la ville. Les défenses du château sont alors améliorer pour lutter contre les attaques pouvant venir de la mer. C'est ce qui dit par Andronic de Villeneuve-Tourettes ans les actes d'un procès qui l'oppose au chapitre de Grasse à partir de 1490.
 En 1501, Louis XII confirme à Honoré de Villeneuve-Tourettes, frère et successeur d'Andronic, marié à Blanche Grimaldi de Monaco, la possession de la seigneurie de La Napoule. C'est en 1521 qu'est menionné pour la première fois l'existence d'un port à La Napoule.
 En 1530, le corsaire Keir-ed-Din, dit Barberousse, attaque et met à sac La Napoule. La ville est alors dépeuplée.
 On note en 1580 une épidémie de peste qui frappe la population de La Napoule. En 1589-1590, c'est l'armée savoyarde du duc Charles-Emmanuel de Savoie qui attaque le château appartenant alors à David de Villeneuve-Tourettes (1564-1592), baron de Tourettes seigneur de La Napoule, Esclapon, Mons, Avaye, et autres lieux. Les châteaux de Tourettes et de Mons sont partiellement détruits, le dernier par l'artillerie savoyrade commandée par l'ingénieur Ascanio Vitozzi. La ville de La Napoule ne put se relever de ces deux attaques. Un dessin fait en 1589 par l'architecte et ingénieur Ercole Negro di Sanfront montre le château et la ville de La Napoule avec l'ancien château restauré sur le mont San-Peyre. Mort sans postérité, c'est son frère, Jean III de Villeneuve (1565-1621) qui devient Baron de Tourettes, seigneur d'Esclapon et de La Napoule.
 En 1608, Jean III de Villeneuve déclare que la ville se compose de «cinquante petites maisons ... et d'autres maisons ruinées et rompues ... enceinte de murailles, n'y ayant aux entrées que des huissières sans ports ni estat de défence». La seigneurie passe à son fils Gaspard de Villeneuve-Tourrettes (1598-1649), comte de Tourettes, puis à Pierre de Villeneuve.
 En 1630, le cardinal de Richelieu décide de construire des tours pour assurer la défense des côtes. Une de ces tours est construire à Teule - Théoule - près d'une «espèce de rade fort bonne pour la sûreté des bâtiments». Théoule fait partie de la seigneurie de La Napoule. Le seigneur de La Napoule y avait fait installer une manufacture de savons dans ce qui avait été une forteresse et qui a fonctionné jusqu'au XVIIIE siècle et dont le bâtiment a été transformé à partir de 1912 par Leland de Langley en château de Théoule.
 Une Carte de la terre, seigneurie, golfe et dépendances de La Napoule datant de 1690 fait par Adam Pérelle représente le château et la ville de La Napoule ainsi que la manufacture de savons de Théoule. La carte représente le château cantonné de quatre tours avec la Grande tour côté terre. La ville est dite ruinée ainsi que le château du mont San-Peyre. La carte a été réalisée pour Pierre de Villeneuve (né à Tourrettes en 1639, mort en 1697), marié en 1665 à Marie-Françoise de Bitaud, premier comte de Tourrettes, puis hérite en 1689 d'Antoine de Villeneuve et devient marquis de Trans[7], seigneur de La Napoule. Ambitieux et dépensier, Pierre de Villeneuve a fait restauré le château.
 Les troupes du duc de Savoie, Victor-Amédée II de Savoie, saccagent le château en 1707 pendant la guerre de Succession d'Espagne. Endetté à la suite des dépenses de son père, Pierre-Jean de Villeneuve (1666-1730), marquis de Trans, comte de Tourettes, doit mettre en vente la seigneurie de La Napoule. Un mémoire rédigé pour cette vente décrit le château: «... situé sur un rocher au bord de la mer. Il est garni de deux tours antiques très fortes. Il est réparé à neuf avec tous les bâtiments convenables, comme plafonds à l'ance de paniers, cheminées de marbre, carreaux à tomette, bois des portes et fenêtre de chêne, le tout à petit bois ... Il est grand, spacieux, capable de loger la famille la plus nombreuse Il est fermé par une grande cour autour de laquelle il y a touts les angars nécessaires à un grand château et qui est précédée d'une avant-cour à côté de laquelle il y a une église neuve et derrière cette église un petit bois de mûrier plantés en quinconce qui aboutit au village dont les maisons sont bâties de fort bonne pierre et bien couvertes ...». Le mémoire décrit le château du mont San-Peyre en notant que c'est l'ancien château des seigneurs du lieu, et que celui près de la mer servait à défendre le village contre les Maures d'Afrique.
 La famille de Montgrand, seigneur de La Napoule. 
Dominique de Montgrand (mort le 22 septembre 1728), seigneur de Mazade, achète la seigneurie le 21 mars 1719. En 1728 elle passe à son fils, Jean-Baptiste de Montgrand (mort le 17 octobre 1780), brigadier des armées du roi, commandant général des milices garde-côtes de Provence. En 1746, il ne put empêcher la mise à sac de son château de La Napoule par les armées austro-sardes en 1746 pendant la guerre de Succession d'Autriche. En 1750, un compte-rendu de visite du chevalier de Montgrand précise que de grands travaux de réparations ont été faits dans le château mais que le village est détruit et qu'il n'y a plus que 150 paroissiens avec un vicaire pour les administrer. Une nouvelle église a été construite.
 Joseph Jean-Baptiste de Montgrand, né en 1727 à Marseille, mort le 13 janvier 1789, est le dernier seigneur de La Napoule. Son fils, Jean-Baptiste Jacques Guy Thérèse de Montgrand, mineur au moment de la Révolution, émigre à Vérone où il réside jusqu'en 1800, avant de revenir en France. Les terres ont été terres ont été vendues comme biens d'émigrés. Pendant la Révolution le château est abandonné et pillé. En 1815, le marquis de Montgrand rachète les terres et se fait restituer le château. Le propriétaire du château autorise, en 1837, l'installation d'une verrerie dans le château. Ce qui restait de la charpente du château va disparaître comme combustible.
 La famille de Montgrand va conserver les ruines du château jusqu'en 1876. La nouvelle voie de chemin de fer passe à côté à partir de 1863.
 Le château est vendu en 1876 à M. Charrier, parfumeur à Grasse. À partir de 1878, il fait démolir les ruines et construire à la place une maison de maître sur le front de mer avec, en retour d'équerre, des ailes de servitudes sur les fondations des anciens bâtiments. Les travaux sont achevés en 1880.
 Dans les années 1900, le château est mis en location à de riches estivants. M. Béranger qui en a hérité le met en vente pendant la Première Guerre mondiale. 
Le château en 2006. 
Vue du côté nord-est du château, avec le jardin clos et la petite terrasse et la toureele conçue par Marie Clews. Derrière, les murs médiévaux du château repris par Henry et Marie Clews.
 Vue prise du sud, côté mer. À gauche, la tour médiévale maîtresse, à côté, la tour La Mancha construite en 1927, puis le cryptoportique de la terrasse construite devant la grande salle, avec la tour, et la maison de maître construite en 1880.
 En 1918, deux américains, Henry Clews (1876-1937) et Elsie Whelen, dite Marie Clews (1880-1959), s'installent dans les restes de la demeure médiévale qu'ils ont acquise en novembre 1918 pour entreprendre de la reconstruire. Henry Clews était le fils d'un banquier new-yorkais, il avait hérité d'une grande fortune. Grâce à leur fortune, le couple put restaurer les bâtiments et en construire d'autres de toutes pièces, en apportant leur touche personnelle (Henry était sculpteur et sa femme architecte).
 Henry et Marie Clews ont résidé ans leur château entre 1919 et 1930. Ils ont été à la fois les maîtres d'ouvrages et les concepteurs de leur château et du jardin. Ils ont conçu un ouvrage néo-médiéval sans aucune recherche archéologique. Henry Clews y a développé un bestiaire fantastique en faisant des rappels à des contes de fées comme le montre des devises gravées sur le château, comme Once upon a time ou Myth - Mystery - Mirth.
 Marie Clews qui a conçu et dessiné les modifications du château et les jardins travaillait directement avec des maçons locaux, Jean et César Cassano et douze tailleurs de pierre.
 Voulant rester maîtres de la conception du château, les Clews n'ont pas souhaité travailler avec un architecte renommé qui aurait pu modifier leurs projets. Ils se sont quand même appuyés sur des architectes locaux pour réaliser leurs projets et les aider à résoudre des problèmes techniques. On note les noms de Charles Brun, architecte à Cannes, en 1921, Léon Lhen, architecte à Nice, entre 1923 et 1928, Nicolas Roudnitsky, architecte et entrepreneur à La Napoule, en 1923.
 Les travaux ont concerné:
 en 1919, l'aile sud-ouest des communs contigüe à la Grande Tour qui a été augmentée par un atelier de sculpture. Dans le même temps, les Clews ont ajouté une terrasse-balcon devant le château, côté mer, portée par une sorte de cryptoportique,
 en 1924-1928, chantier de la salle à manger qui est conçue comme une salle de chevaliers, entre la maison construite en 1880 et l'aile sud-ouest. Elle est associée à une tour semi-cylindrique avec mâchicoulis, montée sur la base de la tour sud-ouest du château médiéval,
 en 1925-1928, construction d'une galerie de cloître contre la salle à manger.
 en 1927, construction d'une tour détachée côté sud-ouest, dite La Mancha, sur un terrain qu'ils ont acheté en 1924.
 en 1930, le chantier s'arrête. La maison de maître datant de 1880 n'a pas été détruite. Henry et Marie Clews ont réaménagé le décor intérieur et réalisé un toit-terrasse crénelé. La basse-cour a été transformée en jardin anglo-provençal avec une porterie d'entrée monumentale comprenant la maison du gardien. L'aile nord-ouest est restée en l'état de 1880.
 En 1943, le château est incorporé dans le réseau de batteries de marine du Südwall construit par l'armée allemande. Un blockhaus camouflé est construit au nord-est du jardin qui détruisit une partie du mur du jardin. Il a été rétabli en 1950 par Marie Clews.
 Fondée en 1951 par Marie Clews, l’Association d’Art de La Napoule Mémorial Henry Clews a fait du château un lieu d’échanges culturels international comprenant l’organisation de colloques, d’expositions, de concerts et de spectacles auxquels s’ajoute un programme de résidence d’artistes. 
Les jardins du château de la Napoule dessinés en 1919 sont constitués du jardin principal qui s'ouvre par une grande allée à la Française et de trois autres petits jardins: le jardin de La Mancha, les terrasses sur la mer et le jardin secret. L'allée régulière, le bassin, la fontaine et le puits et les constructions qui parsèment les jardins, conciergerie, chapelle, une fabrique la tour de jardin, pergola et pont de jardin sont spécifiquement inscrits comme monuments historiques.
 Le jardin a obtenu le label Jardin remarquable du ministère de la Culture en 2005[9],[10].

Dans la cour du château, nous sommes accueillis par une guide conférencière, qui va nous faire découvrir le château de la Napoule. Nous sommes sur un emplacement, où plusieurs châteaux ont été érigés, depuis l’époque médiévale. De ce passé il ne reste plus que 2 tours, celle appelée la tour romaine, en référence aux romains qui vivaient ici, il y a plus de 2000 ans. L’autre tour est appelée sarrasine, elle est également ancienne au château que nous avons devant nous, en référence aussi aux sarrasins qui étaient implantés sur ce lieu. C’est à partir du XIV.me siècle que le comte de Villeneuve Tourette, décide de construire ici son propre château. Ses descendants vont y demeurer jusqu’à la révolution française. Le château y sera complètement détruit, il ne subsiste à nos jours, que les 2 tours qui sont face à nous, la romaine et la sarrasine. Le site est ensuite laissé à l’abandon, au milieu du XIX.me siècle, des maîtres verriers, vont y établir leur ateliers et leurs habitations, ce qui va redonner vie au site. Ensuite se succèderont plusieurs propriétaires, et en 1917. Un couple d’américains, André et Marie Clews, vient ici pour y passer leurs vacances estivales. Ils tombent sous le charme de cet endroit, ils décident de l’acquérir, puis ils passeront toute leur vie à reconstruire le château. Ils sont tous les 2 richissimes, le père d’Henri Clews avait sa propre banque à Manhattan, quant à Marie elle avait fait ses études d’architecture à l’université, elle était issue d’une famille très riche. Henri Clews était un artiste autodidacte, à tous les 2, ils vont construire un château néo médiéval. A leur arrivée, le couple Clews découvrent sur ce lieu, les 2 tours médiévales, un corps de maison, et tout le reste n’était que ruines. Ce château est donc relativement récent, pour reconstruire le château, on va utiliser les pierres de l’Estérel, une pierre rouge et une pierre verte. Le sculpteur Henri Clews réalisaient beaucoup de figurent ayant la représentation de monstres, comme l’on peut le voir, sous le cloître dessinée par Marie Clews et décoré par son mari Henri. Il va peupler le château d’innombrables petits monstres et de petits êtres mystiques, Henri Clews avait un côté un peu fantastique. Le ciel s’est dégagé, l’ondée est terminée, le soleil peut maintenant se mettre en action. Nous nous déplaçons dans la cour, nous sommes devant une autre sculpture d’Henri Clews, qu’il a appelé, le dieu des humains mystiques. 
Ce fut le cadeau de mariage d’Henri à Marie, c’est une statue de taille importante. Le dieu a à la main, une rose, puisque c’est un être romantique, et sur le sommet de son crâne, il y a un petit nid d’oiseaux, qui symbolise l’ouverture d’esprit vers le monde. Sous le pied gauche de la statue, une grenouille qui est entrain de se faire écraser, et sous le pied droit, le visage d’une jeune femme, que le pied essaie de libérer. On a ici, l’opposition entre la beauté et la laideur. Cette opposition, on va la retrouver sur une couronne, sur le devant on remarque Jésus, Marie, Marie-Madeleine qui représente la bonté et le sacrifice, on y aperçoit aussi des visages de jeunes enfants. Tout le reste de la couronne est orné de caricatures, de la société dans laquelle vivait le couple Clews. Des caricatures du milieu médical, des militaires et du clergé, ils sont tous particulièrement laids, on voit qu’Henri ne les appréciait guère. Au pieds de la statue, on distingue un petit Cupidon, qui au lieu de lancer des flèches d’amour, il se regarde le nombril toute la journée, Henri Clews montre ici, que l’homme est égoïste et narcissique. A la base de la sculpture, il y a 2 enfants qui jouent avec une pomme, ce sont Adam et Eve, représentés enfants, ils sont donc innocents, ce qui signifie qu’ils ne peuvent pas commettre le péché. Au-dessus, des enfants, on aperçoit un serpent qui se mord la queue, car il n’a plus rien à faire dans cette histoire, le serpent représente aussi l’infini, le temps qui ne s’arrête jamais. Le couple a baptisé son château, il était une fois, ce qui est l’introduction à nos contes d’enfants. Nous sommes conviés de pénétrer dans le château, pour s’imprégner du conte de fée, des époux Clews. Nous accédons dans le château par un vaste hall d’entrée, au-dessus de la porte est inscrit en anglais, allégresse, mythe et mystère, c’est la devise que le couple va suivre tout au long de son existence. Dans le hall d’entrée, se trouve un escalier, au-dessus duquel se trouve un autoportrait d’Henri Clews, qu’il a réalisé en 1916. Il est représenté en costume, avec un verre à la main, il porte des moustaches et il porte des bagues aux mains, Henri Clews est un vrai Dandy. Dans le hall, est représenté sur un tableau, la forteresse avant sa destruction pendant la révolution, autour de la forteresse, c’était la campagne. Henri Clews était plein d’humour, il a réalisé dans le hall, 2 bas reliefs, sur un est représenté un paon, il fait la roue, il est très orgueilleux, très sûr de lui, ce bas relief indique l’entrée des toilettes pour les messieurs. Le second bas relief, représente une poule, elle couve ses œufs, il indique les toilettes pour les dames. Pour rester dans l’humour, une des statues qui ornent le hall, elle est de forme phallique, elle est d’inspiration asiatique, c‘était pour mettre la gente masculine en valeur. Le hall fait une grande place aux caricatures, plus particulièrement du milieu médical, il a réalisé 2 visages, celui d’un patient soumis et l’autre représente un médecin très sévère, sûr de lui, imbus de sa personne et qui se croit supérieur aux autres. 
Nous quittons le hall, nous nous dirigeons vers le salon de madame. Il est meublé d’éléments que le couple Clews utilisait au quotidien, C’est Marie, qui avait choisi le mobilier que nous découvrons, chez les antiquaires de la région. D’où le côté disparate de l’ensemble de cette pièce, on va tout d’abord s’intéresser à la cheminée. Elle a été dessinée et sculptée par Andrée Clews, il a représenté une scène de la famille. Au-dessus du linteau, il y a un monogramme, il représente les initiales du couple. On distingue le H de Henri, le M de Marie, ils sont entrelacés, et autour on a les 2 C de Clews. C’est la signature artistique et la signature amoureuse de ce couple. On trouve ainsi, bon nombre de signatures à l’intérieur du château et également sur les statues du jardin. Henri Clews a commencé sa carrière artistique avec des peintures, nous en avons dans cette pièce. Elles sont assez sombres, elles ont toutes été restaurées, l’artiste les avait ainsi voulu, car en début de carrière, Henri n’était pas très heureux. Il n’avait encore pas rencontré son épouse Marie, c’est elle qui lui donnera beaucoup de force. Accroché au mur, on découvre aussi un tableau, qui représente Louise, qui était la première épouse de Henri Clews, avec laquelle il a eu 2 enfants. Marie, de son côté avait été également mariée, avec l’un des hommes des plus puissants des Etats Unis, monsieur Robert Gaylet, avec lequel, elle a eu aussi 2 enfants. On était donc dans une famille recomposé, ce qui était rare à cette époque, mais ils s’en moquent complètement. Ensemble, ils auront un petit garçon, qu’ils vont appeler Manche, car Henri est un grand admirateur de don Quichotte de la Manche, le héros de Servantes. Il a par ailleurs, tendance à se prendre pour un chevalier romantique, complètement fantasque. Manche est né en 1915, il arrive donc très jeune au château, il a par contre fait toute sa vie d’adulte aux Etats-Unis, où il est décédé en 2006. Dans le salon de madame, il y a aussi des sculptures de Henri Clews, il a utilisé des choses diverses comme support, comme du bois, de l’albâtre, du marbre et du plâtre. Nous pouvons y apercevoir des caricatures de dames de la haute société, Henri se moquait d’elles en permanence. Il allait même, à sortir ces caricatures, en les mettant sur une table, quand il recevait ces dames, qui étaient en admiration devant ses oeuvres. Dans cette pièce, on peut voir des colonnes sculptées, elles proviennent d’une église italienne du XVIII.me siècle, le couple achetait très souvent des pièces assez anciennes. Toutes les ferronneries que l’on découvre dans le château, ont été dessinées par Marie. Du sol au plafond et dans tous les coins, on peut y voir de petits monstres, qui ont été sculptés par Henri, auxquels il donnait des noms, comme s’il s’agissait d’animaux domestiques. Nous voyons au fil de la visite, que nous avons à faire avec un artiste farfelu. Nous pouvons aussi voir, les derniers tableaux de Henri, ils sont très colorés et très lumineux, on voit que Marie lui a donné beaucoup de plaisir. Il s’était remis à la peinture, car il était devenu malade, à la fin de sa vie, il avait un cancer, il est décédé en 1937 à Lausanne à l’âge de 61 ans. Nous sommes face à une énorme porte en noyer, elle a été sculptée par Henri, on y aperçoit des petits monstres moyenâgeux, on a sur la ferronnerie les prénoms, Henri et Marie, et sur la serrure le monogramme du couple. Dans les moindres recoins du château, on trouve les traces de leur amour. 
Nous passons dans la salle à manger, elle a le style architectural néogothique, c’est la dernière pièce qui a été reconstruite et décorée par le couple. On y remarque des vitraux, un parvis comme dans une église, des fonds baptismaux qui ont été sculptés par Henri. Le couple recevait dans cette salle, elle est très vaste, on peut y remarquer un tableau qui représente le couple en costume médiéval, ils adoraient se déguiser quand ils recevaient. Ils obligeaient également, les domestiques et les invité d’en faire de même. Dans cette pièce il y a une porte, qui représente 2 choses, en sculpture sur bois. Sur un de ses battants, Henri a essayé de représenter, la gynocratie, une société dirigée par les femmes. On y aperçoit des gens très malheureux, avec des monstres qui font la tête et des animaux qui se battent. Pour Henri, la gynocratie, c’était le chaos. Sur l’autre battant est représentée, l’andocratie, une société dirigée par des hommes. On y voit des arbres avec des fleurs et des fruits, des hommes très heureux, l’amour avec des oiseaux qui s’embrassent. Pour Henri l’andocratie était le paradis, on peut penser qu’il était misogyne, il ne l’était pas, c’était surtout un provocateur. Il a par ailleurs sculpté dans cette pièce, cette phrase, sauves moi Marie, des gynocrates, des scientifiques et des démocrates. Le visiteur qui entrait dans le château, savait ainsi, à quoi s’attendre avec son hôte. Au centre de la salle à manger, on peut y voir, une immense table en pierre, en forme de meule de moulin, elle est entourée de fauteuils très imposants. La pièce regorge de céramiques, le grand-père de Henri, possédait une fabrique de céramiques dans le Ohio. Son fils, donc le père de Henri, n’a pas pris la suite de cette entreprise familiale, il est parti à Manhattan, pour y faire fortune, en créant sa propre banque. C’est donc le grand-père de Henri, qui lui a donné son don artistique. La salle à manger possède une cheminée, elle est entourée de 2 magnifiques caches pots. La cheminée a un aspect brut, Henri devait la sculpter, mais il est mort avant de la décorer. Le plafond de cette pièce est de style gothique, la salle à manger donne sur une terrasse qui surplombe la mer, des tables y sont installées, car le restaurant du château y propose des menus. De la terrasse, on peut y admirer le port de Mandelieu, et sur notre droite, on découvre Théoule.
Nous nous rendons dans l’atelier de l’artiste, le couple se marie en 1914, il vient s’établir à Paris, où Henri avait son atelier rue d’Assas. Il fréquentait l’atelier de Rodin, ce qui lui a donné l’idée, de sculpter son propre penseur. Henri Clews en a fait une caricature, il a un crâne surdimensionné, ce qui représente l’arrogance de l’artiste qui se croit supérieur. Henri a représenté son penseur très maigre, en introspection sur lui-même, un monsieur qui oublierait de vivre, de respirer, de manger et de même se reproduire. Dans cette atelier, on a tout le résumé du travail de Henri, on y aperçoit du bronze et du plâtre, des choses réalistes, on a toute une série de petits monstres de forme phallique, en forme d’œuf, on y remarque aussi des statues en marbre et d’autres coulées en bronze. Nous sommes face à la table de travail de Henri, sur laquelle sont exposés quelques objets personnels de l’artiste. Henri Clews n’a fait qu’une seule exposition, au cours de sa vie, tout au début de sa carrière, où il avait exposé ses premières peintures. Il faut le dire, cette exposition n’a pas du tout eu de succès, elle avait eu lieu à New York. Il en fut très peiné, c’est pour cela, qu’il n’a jamais renouvelé l’expérience. Il n’a donc pas fait commerce de ses œuvres, c’est pour cela que tout son travail se trouve ici, dans son château. Marie est décédée en 1959, elle avait 79 ans, après la mort de son mari, en 1937, elle est restée vivre au château. Il y a eu la seconde guerre mondiale, l’occupation, le château a donc été occupé. Marie a donc eu très peur, pour sa vie bien évidemment, mais aussi, qu’on vienne à détruire tout ce patrimoine architectural et artistique. Elle a réfléchi comment transmettre ce joyau, et en 1951 Marie a créé sa fondation, la fondation des arts de la Napoule. Elle a donné à cette fondation le château, et tout ce qu’il contient. La fondation existe encore aujourd’hui, le conseil d’administration est composé des descendants des Clews, dont ceux de Manche, le fils du couple. Henri et Marie croyaient à une vie éternelle, ils ont donc pensé à ce passage. Comme ils avaient réalisé les plans du château, ils ont aussi fait les plans de leur demeure d’éternité. Comme ils étaient des mécènes à la Napoule, ils ont eu l’autorisation exceptionnelle, de se faire enterrer ici, dans ce château. 
Nous voici au pied de la tour de la Manche, elle se situe dans le jardin des amoureux, c’est comme cela que le couple l’appelait. C’était la partie privée de leur jardin, on est vraiment au bord de la Méditerranée, on entend les vagues venir se briser sur le mur d’enceinte de la propriété. Nous sommes devant la demeure d’éternité du couple, qui se compose d’une tour, qu’ils ont appelé, la tour de la Manche, en référence à don Quichotte, et en dessous de cette tour, il y a une crypte. La tour de la Manche est en 2 parties, le rez-de-chaussée, qui servait d’atelier à Marie, c’est là qu’elle a écrit ses mémoires. Au-dessus de l’atelier de marie, il y a une pièce que le couple avait dessinée. Ils l’avaient appelée, la pièce secrète, pourquoi secrète, car elle est vide et complètement murée. On va donc essayer de comprendre, pourquoi le couple avait souhaité, créer cette pièce dans la tour de la Manche, en descendant maintenant dans la crypte. 
Nous empruntons un escalier pour descendre dans la crypte, on y découvre les 2 tombeaux du couple. Henri a écrit lui-même son propre épitaphe, il disait de lui, grand chevalier de la Manche, suprême maître des humeurs mystiques, châtelain de il était une fois et chevalier de Marie. On voit que Henri avait une très bonne opinion de lui, il a toujours fait au cours de sa vie, allusion à don Quichotte. Marie était beaucoup plus sobre, elle a simplement fait noter, qu’elle était la fondatrice de la fondation d’art de la Napoule. Le couple avait demandé que des ouvertures soient faites sur leurs tombeaux, en permanence, c’est très imagé évidemment. C’était pour que leurs âmes, leurs esprits puissent s’échapper, de ces tombeaux, et qu’ils puissent monter là haut, dans la pièce secrète de la Manche. Construite à cet effet, où ils pourront s’aimer pour l’éternité et à l’abri de tous. Le couple a donc choisi, une fin très romantique et très mystérieuse. 
Nous ressortons de la crypte, le soleil est étincelant, nous parcourons un petit chemin de ronde, il surplombe la mer, c’est très agréable, il nous conduit dans la cour qui se trouve devant le château, où nous avons commencé la visite, d’il était une fois.
Après 2 heures de visite, il est temps d’aller déjeuner, nous parcourons un petit trajet, pour nous rendre au restaurant Néapolis, qui se trouve tout près de la gare de Mandelieu la Napoule et de son port. Nous déjeunons sur la terrasse du restaurant, où des parasols nous protègent du soleil qui devient de plus en plus ardent. 
Nous rejoignons à pied le port de mandelieu la Napoule, où nous allons prendre place dans un bateau, pour effectuer une croisière le long de la corniche d’Or, dont voici la présentation :

La corniche d'Or, ou corniche de l’Estérel, est la partie de la N 98 d'une longueur de 40 km entre Fréjus et La Napoule où elle longe la Côte d'Azur le long du massif de l'Esterel. Elle rejoint la Nationale 7 à Mandelieu. 
La route est construite à l’initiative du Touring club de France et de la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée entre 1901 et 1903.

Nous mettons le cap plein ouest, en direction de Saint-Raphaël, nous ferons demi tour au cap Roux, pour revenir à mandelieu, en longeant la corniche d’Or, où commencera la visite commentée, le long des calanques. Nous faisons un arrêt au port communal de Théoule, où nous débarquons et embarquons des passagers. La corniche d’Or qui borde l’Estérel, va du mont San-Peyre à la Napoule à l’est, à l’embouchure de l’Argence dans le Var, à l’ouest. On surnomme le cap Roux, la tête de Crocodile. Le massif de l’Estérel fait 15 kilomètres d’est en ouest, pour 30 kilomètres du nord au sud, il a une superficie de 345 kilomètres carrés. Nous naviguons à grande vitesse pour rejoindre le cap Roux, le voici en vue, il se trouve sur notre gauche, nous avons rebroussé chemin, nous naviguons maintenant plein est en direction de Mande lieu. Le cap Roux est caractérisé par sa côte rocheuse, Le massif de l’Estérel est volcanique, il est d’aspect rougeâtre, il a subi bon nombre d’éruptions volcaniques. Nous pénétrons dans une cavité, sorte de petite calanque, de la végétation s’accroche sur la falaise rocheuse, le pin parasol y est présent, une sorte de mimosa qui fleurit toute l’année, il y a aussi bien sûr du thym, du romarin, de la lavande, des arbousiers et des figuiers. Les racines des arbres sont à même la roche, la forêt du massif de l’Estérel est très fragile, il y a un perpétuel risque d’incendie, et les cochenilles font beaucoup de dégâts, elles raffolent de résineux. Le sommet le plus haut de l’Estérel, c’est le mont Vinaigre, il culmine à 615 mètres, on ne l’apercevra pas, il se trouve au nord du massif. Le pic de l’Ours que nous allons découvrir un peu plus tard à 495 mètres d’altitude, nous sommes en vue du pic d’Orel. Nous quittons la calanque de Baubois, nous apercevons la voie ferrée, elle est parallèle à la route de la corniche d’Or. Cette dernière sera inaugurée en 1903, et terminée complètement en 1904. Elle est restée comme à son origine, on y a uniquement ajouté des parapets, pour sécuriser son tracé. Nous apercevons un grand porche dans la falaise, c’est la calanque de Beaupas, elle recueille le ruissellement des eaux de pluie du vallon d’Orel. Nous naviguons au train de sénateur, en longeant la côte, nous distinguons le pic de l’Ours, le troisième des plus hauts sommets de l’Estérel. Nous sommes au niveau du village du Trias, où nous découvrons la résidence du cap Néré, on l’appelle ici, la résidence du navire hôtel, car son balcon qui avance en mer, donne l’impression d’un avant de paquebot. Nous arrivons à une des plus grandes propriétés de bord de mer, elle appartient à Pierre Lacoste, qui a été un grand joueur de tennis avant la seconde guerre mondiale. Il a fait fortune avec le Crocodile, qui arbore ses vêtements connus mondialement. Le crocodile est le symbole de la marque Lacoste, ça vient tout simplement, du surnom que les anglais avait donné à Pierre Lacoste, quand il jouait au tennis, et qu’il remportait avec ses compères, les mousquetaires, bon nombre de coupes Davis. On découvre sa propriété, une immense maison principale, la maison de la piscine, on aperçoit aussi un petit pont, un mini golf, un court de tennis. Et une particularité pour cette partie de côte, la propriété à son propre port privé, il est entouré de palmiers, on distingue également la manche à air de l’héliport. Nous découvrons une maison typique de la région, elle est entourée d’eucalyptus, leur présence est contestée, car ils sont classés invasifs, la maison est une des 3 bâtisses de l’ONf situées dans le massif de l’Estérel. Nous sommes face à une bâtisse qui possède 2 plages privées, c’est le premier hôtel qui a été construit sur la corniche d’Or, après la première guerre mondiale. En hauteur, on distingue une petite maison avec des volets couleur lavande, c’est la petite gare de Trias, dont nous avons passé le village tout à l’heure. La côte est parsemée de petites plages, elles ne sont accessibles que par la mer, la partie du département du Var de la corniche d’Or est peu construite. Mais nous arrivons dans les Alpes-Maritimes, et c’est flagrant, la frontière est très nette, maintenant toutes les collines sont construites de maisons. La colline qui fait office de frontière, se nomme Trias supérieur, nous arrivons à la calanque Abel Dalif, qui est le nom du président du touring club de France lors de la construction de la route de la corniche d’Or. Nous naviguons à un endroit qui regorge de thons rouges, auparavant les espagnols venaient y faire des campagnes de thons. Aujourd’hui, il y est établi un centre aquacole, qui élève des dorades et des loups en pleine mer. Nous découvrons un hôtel qui vient d’être rénové, il a une façade violette, c’est le Miramar beach hôtel, il possède un restaurant panoramique, une piscine d’eau de mer chauffée et tout le confort d’un palace. Nous sommes face à la propriété de Pierre Cardin, on y distingue une immense volière, la résidence possède une piscine, un golf et un terrain de tennis, mais il n’y a pas d’héliport, on n’a dû lui refuser ce caprice. Noud longeons la calanque des pierres tombées, elle est surplombée d’une gigantesque falaise, elle fut exploitée comme carrière, pour construire par exemple le fort de Saint-Tropez. Nous sommes à la hauteur de l’île de Saint-Honorat, il y est établi un monastère, il a été construit au XI.me siècle, la porte d’entrée du monastère fortifié se trouve à 4 mètres de hauteur, c’était pour se protéger des envahisseurs. L’abbé Honora a vécu dans la Sainte grotte qui se trouve au cap Roux, à la fin de son voyage spirituel. La grotte a donc été nommée sainte, grâce à l’abbé Honora, qui fut lui-même sanctifié et donna son nom à l’île saint Honora. Nous nous approchons d’une arche naturelle, la grotte de gardane, qui était un contrebandier local, c’est dans cette grotte qu’il aurait été exécuté. Il y aurait aussi caché un trésor, en tout cas, la légende persiste. Nous continuons à longer la côte, nous sommes en face des plages de la pointe de l’Aiguille, on y accède par le haut, en traversant une petite forêt. Cette partie de la corniche d’Or, se nomme le Théoule supérieur, Nous voici au large des plages du Sulleret, nous approchons du village de Théoule, nous apercevons son château avec ses 2 tours et ses créneaux, il sera dès 1710 transformé en savonnerie. Elle a été anéantie par un incendie, et on dit que c’est pour ce fait, que le savon de Marseille est né, bon on suppose, on sent la jalousie entre Marseille et les azuréens. Nous arrivons à la partie du Théoule inférieur et sa colline, au-dessus de laquelle, on distingue, la propriété qui appartenait à la famille Schumacher, pilotes de formule 1, elle appartient aujourd’hui à un des actionnaire du groupe europa park, le parc d’attraction qui se trouve en Allemagne notamment. Le massif de l’Estérel est investi par les cervidés, les sangliers, 2 sortes de scorpions, la menthe religieuse, les serpents, la tortue jaune et noire et le lézard vert luisant. Nous passons devant une propriété qui a été construite par un écossais, ensuite elle a été achetée par un propriétaire de mines, qui en a fait un sanatorium. Aujourd’hui c’est la propriété du comité d’entreprise d’EDF, comme le château de Théoule par ailleurs. Nous sommes en vue du mont San-Peyre, la via Romania y passait à son pied. Nous sommes face à une immense propriété, c’est l’une des résidences du prince Abdou Aziz, quand il est là, on le sait, il met son yacht en mouillage dans la baie de la Napoule, et il fait 104 mètres de long, ce qui fait qu’il ne passe pas inaperçu. Nous sommes en vue du château de la Napoule, nous atteignons le terme de notre croisière, nous débarquons du bateau sous une petite pluie.
Ensuite, nous rejoignons Cannes, en empruntant un bus urbain. Arrivés à Cannes, nous avons flâné sur la croisette, en mémorisant notre passage à cannes, en prenant une photo, du palais du festival. Puis nous avons découvert sur le trottoir des dessins rappelant la palme d’or, devant le palais du festival est érigé une statue de Georges Pompidou. Ensuite nous sommes passés devant les grands palaces le Majestic Barrière, le Carlton, le Mariotte et le Martinez. Enfin, avant de retrouver notre hôtel, nous avons parcouru la rue commerçante de Cannes, la rue d’Antibes.
Après le dîner, nous avons été conviés à une animation proposée par l’hôtel, c’était un juke Box musical.

Jour 7 : Drôle de réveil, au petit déjeuner,
On nous apprend, que l’affaire Hélène pastor se dénoue, la richissime madame Pastor, a subi avec son chauffeur, un attentat près de l’hôpital de Nice. Depuis les 2 sont décédés, les auteurs du crime ont balancés leur commanditaires. Il s’agirait du gendre et un de ses proches, après l’affaire Leroux, une autre affaire du monde de l’argent se dévoile, et dans ce milieu on n’aime pas tout ça. En tout cas, ça laisse tout le monde dubitatif, sans remettre en cause, que l’argent fait quand même le bonheur, mais pourquoi, en vouloir toujours plus, ne faut-il pas en avoir le nécessaire pour vivre heureux, alors essayons de partager. 
Bon revenons à nos moutons, c’est-à-dire au pays de la délinquance dorée, aujourd’hui, la journée et consacrée à Cannes et au cannais. Nous quittons l’hôtel à pied, aujourd’hui, c’est André qui a le privilège de guider Claudine et moi. La colonne de marcheurs se met en branle, c’est Pierre, DV du comité de Cannes qui ouvre la marche guidé par son chien AXOs. Nous devons rejoindre l’handiplage, qui se trouve à l’extrémité est de la Croisette.
c’est sous un soleil ardent que nous arrivons sur la plage, Pierre, nous explique le fonctionnement de Handiplage, certains se munissent du bracelet pour expérimenter le dispositif. Il permet à un DV, de pouvoir se baigner en toute autonomie. L’endroit réservé aux personnes handicapées, se situe prés d’un poste de secours, où sont en permanence présents 3 ou 4 sauveteurs maîtres nageurs, ils surveillent la plage, et plus particulièrement l’endroit réservé aux personnes handicapées, et les aident à s’installer en cas de nécessité. En plus près du poste de secours, il y a des cabines réservées aux personnes handicapées pour se changer et des toilettes qui leurs sont accessibles, en plus il y a des douches extérieures pour se rincer après le bain de mer. La ville de Cannes a vraiment œuvré pour rendre la plage accessible aux personnes handicapées, les retombées sont là, la fréquentation de handiplage est bonne. Après un bon bain dans une eau à 21 degrés pour certains, ou une bronzette pour d’autres sur des bains de mer, nous reprenons la foulée de Pierre, il nous conduit à l’arrêt de bus, qui se trouve à une cinquantaine de mètres de handiplage. Le bus nous conduit à la gare routière de Cannes, nous effectuons une correspondance, et en bus nous rejoignons le Cannet, où se trouve le comité AVH des Alpes-Maritimes ouest. Nous sommes invités dans l’un de ses 2 locaux pour prendre le déjeuner ensemble. Nous sommes accueillis par sa présidente, Michèle Muller, et plusieurs bénévoles qui ont œuvrés pendant toute la semaine pour nous accompagner, et qui ce midi nous ont concocté un repas. Nous prenons le verre de l’amitié, puis nous dégustons une superbe paella confectionnée par Bernard Lambert, le nouveau responsable de la correspondance de Grasse. C’est dans la convivialité que nous avons fait table longue, après le dessert, une guide de l’office du tourisme du Cannet est venue nous présenter sa ville, en nous incitant de la visiter en guise de digestif. C’est le café bu, et après avoir remercié nos hôtes, que nous sommes allés arpentés les rues du Cannet, sous le soleil, mais avec une petite brise bien agréable. Voici la présentation du Cannet :

Le Cannet est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur anciennement nommée Le Cannet-Rocheville. 
Ses habitants sont appelés les Cannetans, à ne pas confondre avec le gentilé Cannetois attribué au Cannet-des-Maures, dans le département voisin du Var. 
Classée ville fleurie et touristique, Le Cannet a reçu en 2006 le prix régional du patrimoine pour la mise en valeur de son environnement. Les pins mimosas, eucalyptus, orangers, oliviers, s'étagent à flanc de collines en pente douce. Dominant la baie de Cannes, un panorama offre à contempler les îles de Lérins et la corniche de l'Esterel. Le cœur du vieux Cannet est typiquement provençal avec ses façades ocre, ses ruelles et cheminements piétonniers, et son patrimoine architectural. 
La commune compte 42000 habitants, elle s’étend sur 8 kilomètres carrés, et s’étale entre 12 et 285 mètres d’altitude. 
Chef-lieu de canton, la ville se situe à environ 2 kilomètres de la mer Méditerranée, au nord des plages et des ports de Cannes. Elle est aussi appelée «le Madère de la France», surnom que l'on doit au docteur Pietra Santa, qui la nomma ainsi en découvrant la ville en 1862 alors qu'il revenait de l'île de Madère. La ville bénéficie d’une vue panoramique des îles de Lérins jusqu'au massif de l’Estérel. 
Son climat est de type méditerranéen. Son site, bien abrité par un amphithéâtre de collines couvertes de pins, d’oliviers, de mimosas, d’orangers et d’eucalyptus, permet à la ville de jouir d'un micro-climat, marqué par une faible humidité et des périodes de gel rarissimes, même en hiver. Ces caractéristiques en font une station climatique et de villégiature fort appréciée, et ceci, dès la fin du XIXesiècle. Son record de chaleur est de 42,7°C, enregistré le 12 juillet 1982, ce qui en fait la 5eme ville la plus chaude de France. 
À l'instar de Rome les sept collines de la Rome antique), Le Cannet porte sept collines sur le territoire de sa commune: Le Pézou, La Colle, Le Bosquet, Serra Capeou, Les Clauvins, Font-Marie et Les Bréguières. Une importante route romaine, la voie Julia ou «Via Julia» (hommage à la fille de l'empereur Auguste) qui reliait Arles à Rome, passe par les collines, et sa trace est encore visible de nos jours. 
Le Cannet comporte 7 quartiers qui ont leur vie propre. D'est en ouest: 
Le Haut Cannet: avec ses luxueuses villas et résidences, c'est le prolongement naturel de Super Cannes vers le nord.
Le vieux Cannet (appelé également «Le Cannet Mairie»): cœur historique de la ville, il foisonne d'un riche patrimoine culturel/architectural (chapelles, églises, tours...) et artistique (de nombreux artisans d'arts sont présents le long de la rue Saint-Sauveur, principale voie piétonne). Les anciens hameaux cités plus haut (Les Dany, les Ardisson, Calvy...) et qui entourent le vieux Cannet forment un «tampon» entre ce cœur ancien et la ville moderne qui s'est constituée à partir du XIXesiècle. 
Le Bas Cannet connu à travers le Boulevard Sadi Carnot, et le rond point du Grande-Bretagne, il trace la frontière avec Cannes. 
Rocheville: c'est à la fois le plus étendu et le plus peuplé des quartiers. Véritable «ville dans la ville» et actuellement en pleine restructuration, le quartier assure l'avenir économique de la cité dans son ensemble. 
Les Mimosas: c'est un quartier à mi-chemin entre Rocheville et l'Aubaréde, qui est essentiellement résidentiel. 
L'Aubarède: c'est ici que se situe le complexe événementiel et sportif de La Palestre. 
Garibondy: quartier le plus occidental, il est géographiquement en marge, mais a été rattaché à la commune dès les années 1970, grâce au Chemin de Carimaï. 
Très tôt, le site du Cannet a été occupé par les Romains qui s'installent, plantent des oliviers et baptisent l'endroit Olivetum. Le Cannet devient très vite une cité romaine, où les voyageurs s’arrêtent, en effet la voie Julia, qui relie Rome à Arles traverse le territoire actuel du Cannet, et la voie Julia est toujours présente dans le quartier du Haut Cannet. 
Entre 400 et 410, le moine Saint-Honorat s'y installa, il y fonda un monastère, qui était alors le «pied sur le continent» pour les moines des Îles de Lérins, dans la baie de Cannes. 
Au XV.me siècle, les moines de Lérins font venir des familles provenant du val d'Oneille (aujourd'hui, un quartier de la ville d'Imperia) en Italie pour défricher et mettre en culture les terres. En 1441, l'abbaye de Lérins concède à Sylvestre Calvy des terres cultivables au Cannet (c'est ce qui est rapporté dans le plus vieux document connu de la ville). 140 familles s'installent au Cannet entre 1441 et 1500 et certaines d'entre elles donneront leur nom aux quartiers de la ville: Les Danys, les Ardisson, Calvy et autres Escarasse, Gourrin, Apie... se répartissant en hameaux tout autour des terres cultivables appelées «le près» (actuel centre ville et quartier historique) notamment dans ce qui est aujourd'hui le Square du Tivoli. Au XVesiècle les moines et les habitants ont construit la Tour des Danys, qui a essentiellement des fonctions défensives pour protéger l'entrée de la ville. Cette tour fait partie intégrante du patrimoine historique cannettant, on peut la voir en haut de la rue de Cannes. 
Sous l'Ancien Régime, la ville du Cannet était essentiellement centrée sur deux axes, le vieux Cannet actuel, et Rocheville. C'est dans le centre du vieux Cannet que se trouvait l'essentiel de la population. Ce centre était alors découpé en deux. Au sud, l'église Sainte-Catherine qui est la fondation même du sous quartier Sainte-Catherine, et au Nord, le sous quartier Saint-Sauveur. Le nord n'ayant pas d'église propre, les paroissiens ont décidé de construire l'église Sainte-Philomène, cette église est donc une propriété privée qui appartient à la paroisse. Quant à Rocheville, bien moins de personnes y vivaient, le quartier était animé par sa place, actuelle «place Foch», et par son église, qui est le plus grand édifice religieux cannettant: l'église Saint-Charles. 
L'an de grâce pour la commune cannettane est l'année 1774, le 9 août précisément, date à laquelle le roi Louis XVI érige par un arrêt royal, le Cannet en commune indépendante de Cannes et de Mougins, les communes voisines. Le territoire cannettant est d'ailleurs issu des parcelles appartenant à ces deux communes selon cet arrêt royal. La parcelle mouginoise (nommée «les Bréguières»), fut cédée en 1852. Cependant, ce n'est que le 29 janvier 1777 que l'arrêt royal instaurant la commune du Cannet fut enregistré par le Parlement de Provence. 
Le XIX.me siècle a permis le développement de cette commune, mais ce n'est que dans la seconde moitié du XX.me siècle que la ville a pris sa forme actuelle. Notamment par le développement du quartier de Rocheville, qui est aujourd'hui le centre d’impulsion économique de la commune. Également par l’aménagement des quartiers de l'Aubarède et des Mimosas. Mais aussi par la «conquête de l'Ouest» dans les années 1970, et le regain d'intérêt pour le quartier de Garibondy, le plus occidental. En effet ce quartier était isolé du reste de la commune, les habitants devaient passer par la commune voisine de Cannes pour rejoindre le reste de la commune du Cannet, mais à partir des années 1970 et de la construction du «Chemin de Carimaï» qui trace la frontière cannettano-mouginoise, Garibonby fut enfin rattaché au reste de la ville. Le quartier du Bas Cannet qui comprend notamment le boulevard Sadi-Carnot a toujours été un axe principal, notamment dans les années 1930, lorsque le tramway le traversait et reliait Le Cannet à Cannes. Le vieux Cannet appelé également «Le Cannet Mairie», a toujours été, quant à lui, le centre de la ville, cependant aujourd'hui ce centre est un quartier historique où beaucoup d'artistes ont leurs ateliers, il y a également le tout nouveau musée Pierre Bonnard, et l'Hôtel de Ville. Ce dernier a été acheté en 1933, par Maurice Jean-Pierre, alors maire du Cannet. Le dernier quartier, le Haut Cannet a été développé plus récemment, il est le prolongement naturel de Super Cannes et de la Californie, à Cannes. Il est connu pour ses grandes villas. 
Musée Bonnard: La ville du Cannet a été le lieu de séjour du peintre Pierre Bonnard pendant les 22 dernières années de sa vie. Il y a peint ses plus belles œuvres. 
Grâce à ce musée, la ville du Cannet a voulu rendre hommage à ce peintre et donner à voir et à comprendre son œuvre. 
Inauguré le 25 juin 2011, le musée Bonnard est situé au no16 boulevard Sadi-Carnot, à côté de l'Hôtel de ville. 
Privilégiée par sa situation et son environnement typiquement provençal, Le Cannet possède un riche patrimoine culturel et artistique. 
Le patrimoine cannettan fait également la richesse de la cité: 
Le mur des Amoureux: peint par Raymond Peynet au cœur du Vieux-Cannet, il veut faire passer le message que ce quartier est propice à l'accueil des jeunes mariés. 
La tour des Calvys: ancienne maison forte portant le nom de la première famille fondatrice du Cannet, arrivée en 1441. Le 17 juillet 1707, lorsque les impériaux envahirent la région, la tour sauva les habitants qui s'y réfugièrent, alors qu'ils étaient en lutte sous la direction de l'abbé Christophe Ardisson. a tour a été vendue comme bien national à la Révolution. 
L'hôtel de ville. Le bâtiment a été construit en 1902 sur la grande artère de la ville. C'est alors l'hôtel Desanges construit par l'architecte James Warnery. Le maire Maurice Jeanpierre qui souhaitait que la ville se dote d'un hôtel de ville digne de son importance le fait acheter par la commune le 17 juillet 1933. 
Parmi les artères et places principales, on relèvera: 
Le boulevard Carnot (Sadi Carnot): partant du centre historique, il mène à Cannes et à son bord de mer. De ce fait, Le Cannet partage cette grande artère d'environ 4km avec la commune de Cannes. Il a été construit entre 1881 et 1883, à l'initiative d'Henri Germain, député et président du conseil d'administration de la Société foncière lyonnaise, filiale du Crédit lyonnais, qui avait acquis l'ensemble des terrains situés au nord de la voie ferrée. 
L'ensemble place Bellevue / rue Saint-Sauveur: c'est la «colonne vertébrale» du centre historique piétonnier. L'actuelle municipalité y a encouragé l'installation de nombreux artisans d'art. Ajouté à ses restaurants et cafés «sous les platanes», l'objectif affiché est de faire de ce quartier un point animé et un phare culturel pour la commune. 
Les villas des rues Auguste-Cavasse et Jean-Jacques-Sardou construites vers 1908: villa Cantegril, villa le Nid, villa Ketty construites en 1908 par l'architecte Henri Stœcklin et l'entrepreneur Verne. 
C'est aussi une ville moderne tournée vers l'avenir qui accueille dans sa salle de La Palestre (une des plus grandes salles événementielles du département) les manifestations les plus importantes. 
La Chapelle Notre-Dame-des-Anges: monument historique depuis le 22décembre1941. Par la volonté testamentaire d'un des membres d'une des familles fondatrices du Cannet, Guillaume Calvy, la chapelle est construite en 1557 et se compose d'une nef de plan rectangulaire et d'un porche ouvert sur l'extérieur. 
L'église Sainte-Catherine d'Alexandrie: elle est classée monument historique depuis le 29octobre1926. Construite au XVIesiècle par la seule volonté des Cannetans, c'est la première église paroissiale du Cannet. Sa tour quadrangulaire domine la ville. L'église est terminée le 6 mars1556. Cette date marque aussi le début de la discorde avec Cannes qui va aboutir à la séparation des deux communes le 9 août1774. L'autonomie paroissiale est reconnue en 1560 qui est aussi la date du premier baptême enregistré au Cannet. 
La chapelle Saint-Bernardin: Les Pénitents blancs de l'ordre de Saint-Bernardin reçoivent le 19 juin 1552 un terrain jouxtant l'église Sainte-Catherine pour y édifier leur chapelle. À la Révolution, la chapelle abrite le siège de la société populaire des sans-culottes. La chapelle est désaffectée en 1924. Elle a été inscrite à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques le 29 octobre 1926. La chapelle est devenue, à compter du 11mai1999, un lieu d'exposition. 
L'église Sainte-Philomène, église paroissiale depuis 1907. La première pierre est posée le 1er octobre 1877. Elle est ouverte au culte le 2 avril 1882. L'église a été construite à l'initiative du curé du Cannet, l'abbé Bovis, pour répondre aux besoins dus à l'accroissement de la population du Cannet. L'abbé Bovis avait rencontré Jean Marie Baptiste Vianney, dit le curé d'Ars, qui avait contribué à répandre en France le culte de sainte Philomène. 
La chapelle Saint-Sauveur: La chapelle marque l'entrée du quartier des Ardissons. Le clocher servait de beffroi et sonnait pour les événements importants. Elle a été restaurée et repensée par Théo Tobiasse, en lui choisissant un thème œcuménique: «la vie est une fête». 
L'église Saint-Charles au quartier Rocheville. 
L'église Saint-Jean-Baptiste de l'Aubarède moderne. 
La chapelle Saint-Claude se dressait au confluent des ruisseaux des Escarrasses et de la Tousque, là où le vieux chemin de Cannes au Cannet bifurquait en direction des hameaux de Sainte-Catherine et des Ardissons. Depuis très longtemps en ruines, ses restes pittoresques ont été malheureusement rasés au lendemain de la dernière guerre mondiale et les deux chemins qui se détachaient du chemin de Cannes sont devenus les rues Sainte-Catherine et de Cannes. 
L'église Jésus-Christ des Saints des derniers jours, boulevard du Périer.
 L'église Évangélique du Rocher, chemin de l'Aubarède. 
La ville a été le lieu de séjours de nombreux hôtes illustres: Prosper Mérimée, la tragédienne Rachel, les peintres Auguste Renoir, Pierre Bonnard et Henri Lebasque, La Bégum. 
Pierre Bonnard, artiste peintre, y décède. Un musée lui est consacré; 
Victorien Sardou, dramaturge;
 Richard Galliano, accordéoniste;
 René Vietto, (1914-1988), cycliste sur route y est né;
 Patrick Tambay, ancien pilote automobile;
 Jean-Gabriel Domergue, (1889-1962), (villa Fiesole).

Nous grimpons au-dessus du Cannet, en empruntant des rues bordées de villas paisibles, nous arrivons devant la magnifique mairie, elle se trouve au fond d’une vaste place, on peut y admirer des ipomées en palissade, c’est une sorte de liseron qui a des fleurs bleu foncée. Nous déambulons dans une rue piétonne, elle est décorée de jardinières, dans lesquelles sont plantés des buis, superbement taillés. Nous traversons une place, où trône un monument original, c’est l’arbre généalogique, des premières familles qui, ce sont implantées sur la commune du Cannet. Nous circulons dans de petites ruelles très étroites, appelées traverses, elles sont parsemées de marches d’escalier. Nous passons devant une cloche, elle se trouve à proximité d’une petite église, dans un campanile. Après une bonne heure de balade dans le Cannet, nous reprenons un bus urbain, il nous reconduit à la gare routière de Cannes. Nous profitons pour la dernière fois de la Croisette, en la remontant sous un soleil éclatant, puis nous faisons un petit crochet par la rue d’Antibes, avant de rejoindre notre hôtel.
Gérard Gaultier, nous convie à un petit débriefing de la semaine, où chacun peut s’exprimer, il est ponctué par le pot de départ. Après le dîner, nous assistons à une projection de film audio décrit, le petit Nicolas.

Jour 8 : tout a une fin c’est le départ, nous prenons le petit déjeuner tous ensemble, où nous échangeons nos coordonnées, afin de pouvoir correspondre. Puis chacun quitte l’hôtel, suivant l’horaire de son train, nous sommes Claudine et moi, les premiers à lever les voiles. Nous partons avec le soleil, le train est à l’heure, nous faisons des arrêts à Antibes, Draguignan, Toulon puis Marseille où nous effectuons notre changement de train pour rejoindre Montpellier.

Nous connaissions quelque peu la Côte d’Azur pour y avoir déjà séjourné, mais le programme proposé nous plaisait, car nous avons visité des lieux inconnus. La semaine s’est excellemment passée, les visites ont été intéressantes, la restauration et l’hostellerie étaient de bonne qualité. Un seul petit bémol, mais les organisateurs du séjour n’y peuvent pas grand-chose, ce sont les 2 visites des villas de Saint-Jean cap Ferrat, qui sont guidées à l’aide d’audio guide. Rien ne vaut les descriptions humaines, d’ailleurs, je l’ai ressenti en rédigeant le résumé du séjour, je l’affirme, l’audio guidage, c’est du pipi de chat. Que dire de l’accompagnement qui nous a été prodigué, il a été très satisfaisant. Georgette, Jeannette, Judith, André et Gérard ont superbement géré nos besoins d’aide à l’hôtel, et ils ont mis toute leur connaissance de notre handicap pour nous accompagner la journée. Il ne faut pas oublier les bénévoles du comité AVh des Alpes-Maritimes ouest et ceux de Nice, ainsi que les lions club, qui ont répondu à la sollicitation de Michèle Muller, présidente du comité AVH des alpes –Maritimes ouest, pour nos accompagnements en journée lors des circuits proposés. Pour conclure tout fut parfait, mais les visites guidées de Grasse et de Cannes auraient pu être proposées. En tout cas, c’est avec bon espoir, que nous découvrirons une partie de la Bourgogne, en septembre prochain, avec l’AVH de Paris.

Michel Michelland
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