Séjour oxygénation du 2 au 9 juin 2014 à la résidence AVH au moulin du Cassot à Arvert

De la gare Montpellier Saint-Roch, nous sommes 3 en partance pour des séjours organisés par la résidence AVh d’ARvert, Claudine et moi qui avons opté pour la semaine oxygénation à Arvert, et une amie qui s’est engagée sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle au départ de Toulouse.
C’est donc dans la ville rose que nous nous sommes séparés, nous avons continué notre voyage ferroviaire en direction de Bordeaux, puis nous avons fait un changement de train, pour filer sur Quimper, où nous sommes descendus à la seconde gare Saintes. A saintes nous avons changé de nouveau de train, pour prendre la direction de Royan, qui fut le terme de notre périple SNCF. En gare de Royan nous attendait un taxi, dans lequel nous avons fait connaissance d’une personne qui allait passer la semaine avec nous à Arvert. C’est à 17 heures que nous sommes arrivés à bon port, à la résidence du moulin du Cassot, située à Arvert à une bonne vingtaine de kilomètres de Royan. Ce fut Djamel le directeur de la résidence qui nous a accueilli, après nous avoir offert un rafraîchissement, il nous a conduit dans notre chambre pour que nous nous y installions.
A 18 heures 30 ce fut le pot de la bienvenue, avec la présentation des participants, nous étions 6, et celle des activités de la semaine. Je ne présente plus la région Charente Poitou, le département de la Charente-Maritime, d’Arvert, de Saujon et des villes où nous irons randonner, car depuis 6 ans et nos 8 séjours à Arvert je les ai déjà commentés et décrits sous toutes les coutures.
Après avoir pris connaissance du groupe, nous sommes passés à table, pour reprendre des forces avant d’aller prendre un repos bien mérité.

Jour 2 : Après une bonne nuit réparatrice, nous nous dirigeons sur Ronce-les-Bains, pour la randonnée matinale. Pour encadrer les balades, Djamel est entouré de Monique et de Muriel. Nous parcourons une petite route goudronnée dans la forêt, elle est réservée aux marcheurs, aux joggeurs et aux cyclistes. Elle nous permet de rejoindre la rive de la Seudre, nous la longeons par un petit chemin, nous entendons les vagues de l’océan qui viennent s’y échouer. Au large sur notre gauche, nous apercevons l’île d’Oléron et son pont majestueux qui permet de s’y rendre. En face sur l’autre rive de la seudre, nous distinguons Marennes, nous marchons sur un sol parsemé de déchets de coquillages et de crabes. Nous progressons sur la rive gauche de la Seudre, l’océan est dans notre dos, nous commençons à longer les premières maisons de Ronce-les-Bains. Nous parcourons la plage devant les maisons, puis nous parcourons quelques rues de la commune, avant de rejoindre le véhicule, à leur approche nous avons parcouru une huitaine de kilomètres. Nous avons engrangé un bon bol d’air, nous rejoignons la résidence pour y déjeuner.
L’après-midi, nous sommes en partance pour la Palmyre, qui se trouve à une dizaine de kilomètre d’Arvert. Arrivés en bord de l’océan, le temps est couvert, mais rien ne nous arrête, nous devons défier la météo. Nous longeons l’estuaire de la Gironde qui se trouve sur notre droite, des tankers attendent les remorqueurs pour être dirigés dans l’estuaire qui est parsemé de bancs de sable. Sur notre gauche, se trouve le club Med, comment a-t’il pu s’établir si près du littoral,la distance réglementaire n’est pas respectée, la loi n’est pas l’affaire de l’argent. Nous sommes surpris par une bruine, la mer est à marée basse, la plage est immensément large. Nous quittons la bordure de l’estuaire de la Gironde, nous déambulons dans une forêt, constituée de pins et de chênes liège, puis nous empruntons une allée qui nous conduit au centre de la Palmyre. Nous parcourons des avenues bordées d’hôtels, de boutiques en tout genre et des résidences de vacances. Nous quittons l’urbanisation, nous déambulons sur une allée qui nous conduit au véhicule, à notre arrivée, nous avons parcouru une huitaine de kilomètres. C’est quelque peu mouillé que certains sont montés dans le véhicule, mais après une bonne douche, arrivés à la résidence, tout était revenu dans l’ordre.

Jour 3 : Ce matin, c’est notre première séance d’une heure d’aquagym suivi de 30 minutes d’aqua back. Le maître des lieux de la piscine, c’est Jean-Jérome, pour le bon déroulement des activités, il est secondé de Muriel et de DjameL. La séance est donc rythmée par une heure d’aquagym soutenu, qui est ponctuée par 30 minutes d’aqua back tout autant énergique. Quand nous sortons de la piscine entre 11 heures et 11 heures 30, ce sont les jambes quelque peu lourdes, que nous rejoignons la terre ferme. Nous avons le temps de prendre un Petit bain de soleil à l’extérieur avant de prendre la douche, pour être fin prêt à 12 heures 15 pour prendre un repas bien mérité.
Il est 13 heures 30, quand nous prenons la direction de Saujon, c’est une ville thermale, où nous allons vivre les bienfaits de la balnéothérapie. Saujon se situe à une vingtaine de kilomètres d’Arvert, entre Saintes et Royan.
L’après-midi sera rythmé par 4 soins un shiatsu du corps, un bain bouillonnant, une douche à jet tonique et un massage à la bougie à la senteur fleur de tiaré.
Le shiatsu du corps est dispensé par François, c’est une Méthode thérapeutique consistant à appliquer les doigts par pression sur certains points du corps.
Le bain bouillonnant et la douche au jet tonique est le domaine d’angélique.
Quant au massage à la bougie senteur fleur de tiaré, c’est le paradis d’aurélie.
La tiaré est une plante de Polynésie dont les grandes fleurs parfumées sont utilisées pour
La confection de colliers ornementaux et pour la fabrication du monoï. (Famille des rubiacées.)
Bien sûr les 4 soins peuvent être entremêlés par de la relaxation en salle de repos, par le hammam, par le sauna, par le jacuzzi, par des douches tropicales, méditerranéennes, équatoriennes, bruines froides et écossaises. Sans oublier le massage glacé, cryothérapie, médecine de plus en plus répandue pour les sportifs après un dur effort, c’est très récupérateur.
C’est bien détendu, que nous quittions le centre thermal de Saujon, lors de notre activité balnéothérapie, nous étions sous la vigilance de Djamel secondé par Monique et Muriel.

Jour 4 : Tout comme hier, le temps est ravissant, la matinée nous sommes au même régime, une heure d’aquagym et 30 minutes d’aqua back sous la baguette de Jean-Jérome.
L’après-midi, nous sommes en partance pour Saint-Palais, qui se trouve à une quinzaine de kilomètres de Saujon. A la descente du véhicule nous sommes accueillis par une forte chaleur, heureusement, l’air du large atténue le rayonnement du soleil. Nous longeons la côte sauvage, sur notre droite, nous entendons les vagues de l’océan qui viennent s’écraser sur la falaise. Nous découvrons des carrelets, petites baraques en bois de pêcheurs construites sur pilotis au-dessus de l’océan. Sur notre gauche, de magnifiques maisons se mirent au soleil, elles ont une vue imprenable sur l’océan. Nous voici au puits de l’Auture, dont voici une des nombreuses légendes :
Sur le sentier des douaniers, quelques centaines de mètres après la plage du Concié et les célèbres carrelets, vous découvrirez un trou creusé dans la roche, le « Puits de l’auture », où les vagues s’engouffrent…
On dit que le grondement que l’on y entend est celui des voix de deux amoureux s’étant noyés volontairement devant l’incompréhension de leurs familles refusant de les marier…
Beaucoup de rochers ont été prélevés de cette falaise pour construire le fort de Cordouan, que nous pouvons distinguer sur notre droite. Nous flânons dans les rues de Saint-Palais, nous nous dirigeons vers Vaux-sur-mer, en longeant la côte, nous avons l’océan sur notre gauche, et le soleil est toujours aussi vaillant. Nous voici arrivés au véhicule, sans coup fait rire, nous avons avalé nos 8 kilomètres. Le retour à la résidence se fait dans un calme olympien, mais la journée n’est pas terminée. Jean-Jérome, nous administre une séance d’étirement au bord de la piscine de la résidence, puis nous nous précipitons sous la douche, avant d’aller dîner.

Jour 5 : Troisième matinée consacrée à l’aquagym et à l’aqua back, toujours sous la palme de Jean-Jérome.
L’après-midi, nous reprenons la direction de Saujon, où nous attendent 4 nouveaux soins. Ce seront massage jambes lourdes orchestré par François, bain bouillonnant et douche au jet tonique par Angélique, et un shiatsu du Visage à vous couper le souffle œuvre de Valonia. Les soins sont entrecoupés à notre convenance pour aller se détendre aux divers lieux décrits précédemment, que la douche écossaise est bonne après un passage au hammam et avant un bon massage glacé ou cryothérapie.
Tout a une fin, il est 18 heures, il nous faut rejoindre Saujon, nous le faisons sous un soleil radieux.

Jour 6 : C’est notre dernière séance piscine, l’aquagym et l’aqua back, n’ont plus de secret pour nous, la piscine déborde tellement nous nous activons dans tous les sens, Djamel et Jean-Jérome en sont baba, ils n’arrivent plus à serpiller autour de la piscine.
C’est sous un soleil estival que nous terminons la séance, une petite relaxation tranquille, la douche et nous voici prêt pour prendre le déjeuner.
L’après-midi, nous sommes en partance pour Royan, la chaleur est torride, les corps se dévêtissent, il fait chaud sous le burnous. Nous sommes en état tout de même pour affronter les 8 kilomètres qui nous attendent dans le sable. Nous commençons notre balade à travers la ville, la place devant le palais des congrès est animée, la sono est à fond, nous sommes le 7 juin, on commémore le débarquement du 6 juin 1944 en Normandie. Des mirages et des Jaguars de l’armée française sont exposés et donnés à la visite, une manifestation de cerf-volant rassemble bon nombre de spectateurs. Nous approchons de la plage, sur laquelle est organisé un tournoi de beach volley, l’été est donc bien arrivé.
Sur la plage, nous avons mis le cap sur le sud, en direction de Bordeaux, le vent du large nous ventile, c’est très agréable. Le front d’océan est garni de belles maisons, de petites résidences, un seul immeuble de 8 étages se dresse au milieu d’habitations traditionnelles de bord de mer. Nous passons à l’aplomb d’une falaise, sur laquelle sont plantées de magnifiques maisons de caractère. Puis nous arrivons au bout de la plage, il nous faut rebrousser chemin, et revenir à notre point de départ. Comme il faisait très chaud, l’eau que nous avions embarquée dans les sacs à dos, n’était plus d’une fraîcheur acceptable, nous avons donc décidé d’aller prendre un verre bien installés à une terrasse.
Ensuite nous avons rejoint Arvert, en faisant une halte à une cave privée installée sur Arvert. Nous avons eu droit à une dégustation, puis à la visite du chais où on y élabore du vin blanc, rosé et rouge, du pinot blanc et rouge, et des cognac qui vont de 4 à 20 ans d’âge en passant par le 12 ans d’âge C’est rosi par le soleil, et rougit par les nectars de la cave, que nous avons rejoint la résidence.
Nous avons eu le temps de prendre une bonne douche, puis il était temps de se mettre à table.

Jour 7 : CE matin farniente, tout se déroule en douceur, on en profite pour régler notre facture, tout en profitant d’un soleil éclatant. Ce midi nous allons déjeuner dehors, c’est bien agréable.
L’après-midi, nous nous rendons à Ronce-les-Bains pour exécuter notre dernière balade de 8 kilomètres. Nous garons le véhicule sous le pont, qui traverse la Seudre, il relie Ronce-les-bains à Marène d’Oléron. Nous déambulons à proximité de la Seudre, nous traversons un petit bois, puis nous sommes en zone urbanisée. Nous déambulons sur une avenue, elle est investie par une brocante, qui s’étend sur plusieurs centaines de mètres. La brocante terminée, nous abordons la fête foraine avec son tir à la carabine, sa pêche au canards, sa roue, ses voitures tamponneuses, ses manèges et ses vendeurs de confiseries en tout genre. Ensuite nous avons traversé une zone pavillonnaire, puis nous avons rejoint la plage, où nous apercevions l’île d’Oléron et son pont illustre. C’est sous un soleil resplendissant que nous avons rejoint le véhicule, qui était quelque peu à l’ombre du pont qui franchit la Seudre. Nous l’avons même traversé pour rejoindre Marennes-d’Oléron, nous avons pris la direction du port de Cayenne, où sont amarrés bon nombre de Bateaux de plaisance, quelques bateaux de pêcheurs et de conchyliculteurs. Nous sommes tout près du restaurant le Cayenne, où nous sommes attendus pour une dégustation. Nous sommes installés dans une salle bien au frais, on nous sert des crevettes et des huîtres avec lesquelles on déguste un succulent vin blanc d’Oléron.
C’est bien reposé et accumulés de forces, que nous reprenons place dans le véhicule, pour rejoindre la résidence. Après une bonne douche, nous sommes attendus pour l’apéritif de fin de séjour, puis nous passons à table.

Jour 8 : Cette nuit nous avons été réveillé par un énorme orage, de gros grêlons frappaient sur les volets, il y avait un fort vent. Tout a une fin, c’est le jour du départ, nous partageons le petit déjeuner tous ensemble, puis les départs se font au fil de la matinée. Nous sommes les premiers à lever l’ancre, avec 2 autres résidents. Notre train est à 10 heures 29 à Royan, c’est le taxi qui nous y conduit. Après 30 minutes de trajet ferroviaire, nous voici à Saintes, c’est dans cette gare qu’à lieu notre premier changement. Notre train en direction de Bordeaux est annoncé avec 10 minutes de retard, rien de grave, nous avons près de 40 minutes à Bordeaux pour notre correspondance. Notre inter cité se pointe, nous nous y installons bien confortablement en première classe. On nous annonce que le train précédent a été obligé de s’arrêter, car un arbre suite à l’orage de cette nuit s’est abattu sur lui. Notre départ est donc différé, d’un certain temps. Puis une autre annonce nous signale, que le conducteur du train précédent, à l’aide d’une tronçonneuse a réussi a dégagé la voie. Bon l’affaire s’améliore, mais une nouvelle annonce survient, le train précédent roule au pas, car son pare brise a été cassé. Nous suivions toutes ces infos, toujours à l’arrêt à Saintes. Après une heure 30 d’attente, on nous signale, que le départ de notre train est éminent, ce qui fut le cas. Nous roulions à une bonne allure, puis au pas, le contrôleur nous indique, que d’autres arbres risquent de tomber, alors le train est obligé de rouler à vitesse réduite. A une trentaine de kilomètres de Bordeaux, un nouvel flash info, le train est bloqué, la cause en est, que suite aux premières chaleurs les rails ce sont dilatées, et que le convoi est bloqué sur la voie. C’est très épique, mais tout le monde reste calme, enfin nous redémarrons, nous arrivons à Bordeaux avec 3 heures de retard. Notre correspondance est loupée, il nous faut prendre le prochain train pour Marseille à 16 heures 44. Bien sûr, nous n’avons pas de réservation, mais les contrôleurs nous installent dans le carré réservé aux UFR (utilisateurs de fauteuils roulants). Nous sommes assis sur des strapontins, dans un endroit mal climatisé, car à proximité des portes d’accès aux voitures. Les contrôleurs sont à nos petits soins, ils nous ouvrent un soupirail pour nous faire un filet d’air, je ne vous dit pas le bruit pendant les 4 heures de trajet. C’est à 21 heures soit 3 heures de retard que nous accostons à Montpellier, quelque peu cassé par la rudesse des strapontins, et ivre du bruit enduré pendant le trajet, par l’air qui s’engouffrait par le soupirail.

Bon, malgré la dernière étape, ce fut un bon séjour, où les activités sont bien réfléchies et adaptées, avec un encadrement sans reproche. La restauration et l’hostellerie sont irréprochables. Le seul petit bémol, a été le ressenti d’infantilisation du personnel de service parfois à l’encontre des résidents. Je suis donc prêt à revenir pour une dixième fois à la résidence du moulin du Cassot à Arvert, et je vous la recommande.

Michel Michelland

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