Séjour à Nantes du 21 au 28 septembre 2013

Nous avons répondu à une proposition de séjour à Nantes, il est organisé par le siège de l’AVH, nous allons donc découvrir Nantes et son estuaire. De Montpellier nous mettons le cap sur l’est, nous traversons la partie orientale du Languedoc-Roussillon, une petite incursion en Provence Côte d’Azur, puis nous parcourons la région Rhône-Alpes du sud au nord, la Bourgogne, nous voici en Ile-de-France que nous contournons par l’ouest en faisant une halte à Massy. Nous changeons de cap, on se dirige plein ouest, nous traversons une partie de la région Centre, et nous voici en région Pays de Loire, un arrêt au Mans préfecture de la Sarthe, à Angers préfecture du Maine-et-Loire et enfin Nantes préfecture de la Loire-Atlantique et capitale régionale de la région Pays de la Loire qui est le terminus de notre TGV. Nous sommes accueillis en gare de Nantes par les bénévoles du siège de l’AVh. Nous sommes conduits à l’hôtel Ibis, où nous serons hébergés tout au long de notre séjour, il est situé près de la tour de Bretagne qui culmine à plus de 140 mètres de haut. Après notre installation dans nos chambres, c’est la présentation du groupe, à l’hôtel nous sommes encadrés par 6 bénévoles du siège de l’AVH Marie-Claude, Anne, Catherine, Michèle, André et Gérard le responsable de ce séjour et 20 vacanciers déficients visuels. Nous faisons aussi connaissance d’un certain nombre de personnes du comité AVH de Nantes qui nous accompagnerons au cours de notre semaine, l’accueil se fait autour d’un pot de bienvenue. Ensuite nous passons à table pour le dîner, puis nous faisons causette dans le salon avant d’aller prendre un repos bien mérité.

Jour 2 : Nous sommes en partance pour les marais salants de Guérande, nous faisons la connaissance de notre guide pour cette journée, ce sera Michèle bénévole du siège de l’AVH. Notre chauffeur est Vincent, et notre puits de savoir est Monique du comité AVH de Nantes. Voici tout d’abord les présentations de la région pays de la Loire, du département de la Loire-Atlantique et de Nantes qui résultent des commentaires et informations distillés par Monique et les guides des sites visités :

Les Pays de la Loire sont une région française de l’Ouest de la France regroupant les départements de la Loire-Atlantique, de Maine-et-Loire, de la Mayenne, de la Sarthe et de la Vendée. Sa préfecture et ville la plus peuplée est Nantes. Bordée à l’ouest par le golfe de Gascogne, elle est délimitée au nord par les régions Bretagne et Basse-Normandie, à l’est par la région Centre et au sud par la région Poitou-Charentes. 
La région des Pays de la Loire fut créée en 1955 par arrêté ministériel du 28 novembre 1956 signé sous la Quatrième République en même temps que les autres régions lors de l’instauration des régions de programme, publié au Journal officiel du 6 décembre 1956, dont les compétences furent peu à peu étendues pour donner les régions françaises actuelles. Elle est différente de la région d’Angers issue du décret 2727 du gouvernement de Vichy en 1941 (elle-même calquée sur l’un des « groupements économiques régionaux » de 1919, couramment appelés « régions Clémentel »), puisque la Vendée n’était pas incluse dans celle-ci et que par contre l’Indre-et-Loire s’y trouvait pour sa partie occupée : le terme Pays de la Loire n’existait pas à l’époque. À la différence d’autres régions, les Pays de la Loire ne correspondaient, à leur création, à aucune entité administrative qui aurait préexisté : les cinq départements furent regroupés sur des critères arbitraires, purement administratifs et politiques. Historiquement, les Pays de la Loire recouvrent des morceaux des anciennes provinces d’Anjou, de Bretagne, du Maine, du Perche et du Poitou. L’appartenance de la Loire-Atlantique à cette région (plutôt qu’à la Bretagne) est par ailleurs un sujet de débat. La région de Nantes est marquée au Moyen Âge par son appartenance à la Bretagne. En 851, le traité d’Angers met au comté de Nantes et le Pays de Retz dans le royaume breton. Il fera ensuite partie du duché de Bretagne, Nantes deviendra une des villes de résidence des ducs de Bretagne en 937. Le comté de Nantes restera dans le duché sauf au moment de l’expansion du domaine angevin. Au Xe siècle, les comte d’Anjou agrandissent leur territoire par conquêtes. En 907, Foulque Ier d’Anjou reçoit le comté de Nantes et prend le titre de comte d’Anjou et de Nantes avant que le comté ne retombe à nouveau dans le duché de Bretagne. Par la suite, la dynastie des Plantagenêts domine le comté du Maine et l’Anjou (1129 – 1204), le Comté de Nantes (1156-1203), puis la Normandie (1154), grâce au mariage en 1113 de Foulque V d’Anjou et d’Erembourg du Maine. Cette dynastie règne sur l’Angleterre (1154-1399) puis doit abandonner ses provinces continentales au domaine royal (1204). À son apogée sous Henri II, on parle d’un empire Plantagenêt, son domaine allant des borders écossais aux Pyrénées grâce à son mariage avec Aliénor d’Aquitaine. C’est au XV.me siècle, avec le duc François II que Nantes devient la capitale administrative du duché. Néanmoins, dans son histoire, le comté de Nantes a parfois été détaché de la Bretagne, par alliance et protection des souverains Plantagenêt ou par annexion à l’Anjou entre le Xe siècle et le XIII.me siècle. Ainsi en 907, le comté fut attribué à Foulque Ier d’Anjou jusqu’en 938 mais celui-ci tomba sous domination viking vers 919 et perdura jusqu’en 937. Durant cette période, les Vikings ont probablement constitué un royaume viking de Bretagne comprenant la Bretagne mais également le nord de la Vendée et une région correspondant à peu près au département actuel de la Manche. Par la suite, le comté resta marqué par la domination angevine. À travers mariages et alliances, les comtes d’Anjou, puis la dynastie Plantagenêt maintiendront leur souveraineté sur le comté nantais, jusqu’en 1203. En Loire Atlantique était parlé au XX.me siècle le breton de Batz-sur-Mer, une langue celtique. La toponymie révèle un maintien de la langue bretonne jusqu’au début du XVIII.me siècle (frontière ker/ville) à l’ouest d’une ligne joignant La Roche-Bernard à La Baule. De nombreux autres noms de lieux indiquent l’usage de la langue bretonne à des périodes plus anciennes (Guéméné-Penfao, les communes finissant en ac et nom en -é ou -ay, des noms de baptême breton: Mulan, Brevin, Muzon, etc.). Voir à ce sujet l’article sur la question du rattachement de la Loire-Atlantique à la Région Bretagne. La région, ainsi découpée, a permis à la fois à Rennes et Nantes de devenir des capitales administratives régionales. Le nom de Pays de la Loire est en partie trompeur car, évoquant le cours majestueux du fleuve roi, elle en exclut néanmoins des départements emblématiques, avec leurs châteaux, comme l’Indre-et-Loire et le Loir-et-Cher, situés eux en région Centre. En 1532, le duché de Bretagne est réuni au Royaume de France par un décret royal d’union perpétuelle. La région est marquée au moment de la Révolution par la guerre de Vendée (1793-1796) et la Chouannerie. Ces événements constituent le plus grand soulèvement contre le pouvoir central de l’histoire de France. La région connaît au XIX.me siècle un renouveau culturel et urbanistique par la création de l’actuel lycée Clemenceau de Nantes ou encore la ville nouvelle de La Roche-sur-Yon En 1859, le diocèse de Nantes n’est pas rattaché au nouvel archidiocèse de Rennes, issu du démembrement de celui de Tours. Il reste, comme les diocèses d’Angers, Laval, Le Mans et diocèse de Luçon, rattaché à l’archidiocèse de Tours. La région connaît encore la guerre en 1870 avec une incursion prussienne en Sarthe. La guerre de 1939-1945 est marquée par la Résistance conséquence de l’occupation allemande, les bombardements de Saint-Nazaire et la Libération (juillet 1944) par la 3e armée américaine commandée par le général Patton, contournant l’armée allemande occupant la poche de Falaise après l’opération Cobra. La 2e DB traverse la Mayenne et la Sarthe dans ce mouvement. 
La région des Pays de la Loire s’étend sur 32082 km2. Elle tire son nom de la Loire qui traverse deux des cinq départements qui la composent avant de se jeter dans l’océan Atlantique. Les derniers affluents du fleuve irriguent la région : le Loir, la Sarthe et la Mayenne qui se rassemblent pour former la Maine à Angers, l’Erdre, au nord ; le Thouet et la Sèvre nantaise au sud. Au total, on recense 18000 kilomètres de cours d’eau dans la région. Le relief de la région est constitué par des collines de Vendée au sud, et au nord de la Sarthe et de la Mayenne par les Coëvrons, les Alpes Mancelles, la Forêt de Perseigne et les collines du Perche. Le point culminant est le mont des Avaloirs (417 mètres). Le Sillon de Bretagne, qui est la continuité des landes de Lanvaux du Morbihan, se termine au promontoire de la butte Sainte-Anne à Nantes. La plus grande partie de la région est située sur le massif armoricain. Seule la partie Est, est sur un bassin sédimentaire: la moitié est du département de Maine-et-Loire et le département de la Sarthe à l’est des hauteurs de Coëvrons, soit les trois quarts de ce département. Cette partie de la région est d’un point de vue topographique très proche de la région centre. La région est bordée par l’océan Atlantique sur une longueur de 368 kilomètres et possède deux îles importantes, l’île de Noirmoutier et l’île d’Yeu. Les côtes sont alternativement rocheuses et sablonneuses, Côte Sauvage au nord de l’embouchure de la Loire, Côte de Jade entre la Loire et l’île de Noirmoutier, Côte de Lumière en Vendée. Plusieurs marais gagnés sur la mer au cours des siècles ponctuent le littoral, la Brière près de Saint-Nazaire, le Marais Breton au nord de la Vendée et le Marais Poitevin au sud. La région est la 5e de France en termes de superficie (1re : Midi-Pyrénées, 2e : Rhône-Alpes, 3e : Aquitaine, 4e : Centre). 
La région est la 5e de France en termes de population et de produit intérieur brut. Très présent notamment dans l’agro-alimentaire (3e de France) avec 51 % de la production de viande 19 % pour le lait et 20 % dans le travail du grain, 67 %du territoire est occupé par l’agriculture. Les Pays de la Loire sont la première région française pour la production de viande bovine, volaille (label rouge), lapin, canard et 2e pour le lait, volaille (simple), porc et pomme de terre. Les Pays de la Loire sont la première région horticole de France, avec une production représentant près de 20 % de la production totale française. Six cents entreprises travaillent dans ce secteur économique, faisant travailler près de 6000 personnes et générant plus de six cent millions d’euros de chiffres d’affaires. 
Le patrimoine des Pays de la Loire est hérité des anciennes provinces d’Anjou, du duché de Bretagne, du Maine et du Poitou. 
Plusieurs langues endogènes sont parlées dans la Région : L’angevin à l’Est de la Loire-Atlantique et dans les départements de Maine-et-Loire, Mayenne et Sarthe. Le breton sur le littoral de la Loire-Atlantique. Le gallo en Loire-Atlantique. Le poitevin en Vendée et dans le sud des départements de la Loire-Atlantique et du Maine-et-Loire. 
L’élément culturel majeur de la région est l’Orchestre national des Pays de la Loire. Il compte dix mille abonnés et deux centaines de concerts annuels qui rassemblent près de 200000 spectateurs par an. L’Orchestre national des Pays de la Loire est l’un des orchestres rencontrant la plus forte audience en Europe. Il bénéficie du soutien financier du conseil régional des Pays de la Loire, du ministère de la Culture, des cinq préfectures de département ainsi que des cinq conseils généraux de la région. Les villes d’Angers, de Fontenay-le-Comte, de Laval, du Mans, de Guérande, de Nantes et de Saumur sont labelisées villes d’art et d’histoire. Elles bénéficient d’un patrimoine culturel d’exception avec de nombreux musées et galeries d’art comme la galerie David d’Angers à Angers, le musée de Tessé au Mans, le musée des Sciences de Laval, ou encore le musée Jules-Verne de Nantes. Les musées de la région regroupent un patrimoine d’exception à l’image de la Tenture de l’Apocalypse ou du Chant du monde de Jean Lurçat. Une partie de la région est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO sous l’appellation Val de Loire. La zone classée s’étend sur le département de Maine-et-Loire jusqu’à Chalonnes-sur-Loire. Ce classement permet la protection du patrimoine culturel du Val de Loire (parcs, châteaux et villes), partagé entre les régions Centre et des Pays de la Loire. La région comprend une partie des châteaux de la Loire: le château de Montreuil-Bellay, le château de Montsoreau, le château de Saumur, le château de Brissac, le château Le Lude, le château de Baugé, le château de Serrant, le château d’Angers et le château du Plessis-Bourré. 
Le Val de Loire classé au patrimoine mondial de l’UNESCO permet la protection des espaces naturels des bords de Loire. La grande variété des biotopes du fleuve et de ses rives : berges et bancs sableux, îlots de gravier recouverts de végétation, berges boisées inondables, digues de protection, terrasses du lit majeur, forêts, accueillent une grande variété d’habitats naturels, dont profitent une flore et une faune riches et abondantes. Le parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine, situé entre les villes d’Angers et de Tours, est inclus dans le classement Val de Loire. 
Le parc naturel régional Normandie-Maine permet la protection de la faune et la flore au Sud de la Basse-Normandie et au Nord des Pays de la Loire. Il comprend le point culminant de la région, le Mont des Avaloirs qui culmine à 416,3 mètres d’altitude. Le belvédère des Avaloirs aménagé au sommet du mont offre un panorama sur les environs. Le Parc naturel régional de Brière est situé au nord de l’estuaire de la Loire et couvre une vaste zone de marais. Il s’étend sur 490 km2 et est riche de nombreuses espèces animales et végétales. Plusieurs réserves naturelles nationales permettent la protection d’autre site de la région les basses vallées angevines sur les départements de Maine-et-Loire et de Mayenne. Le marais poitevin (appelé aussi la Venise verte) et la baie de l’Aiguillon. La zone s’étend sur les régions Poitou-Charentes et Pays de la Loire et les départements de la Vendée, des Deux-Sèvres et de la Charente-Maritime. Le marais breton-vendéen entre les département de Loire-Atlantique et de Vendée. Le lac de Grand-Lieu en Loire-Atlantique.

La Loire-Atlantique est un département français, le plus peuplé de la région des Pays de la Loire. Elle doit son nom à la présence de la Loire, important fleuve qui la traverse, et de l’océan Atlantique, qui borde sa côte, à l’ouest, où l’embouchure de la Loire forme un estuaire. Le département a été créé en 1790 sous le nom de Loire-Inférieure, et a conservé cette appellation jusqu’en 1957. Il porte le numéro 44 dans la numérotation départementale française. 
Superficie : 6815 km2, Nombre d’habitants : 1134266. 
Il constitue une collectivité territoriale administrée par le conseil général de la Loire-Atlantique, dont le président est Philippe Grosvalet. Le chef-lieu du département est Nantes, également préfecture de la région Pays de la Loire. Il compte actuellement quatre arrondissements, dont les chef-lieux sont Nantes, Saint-Nazaire, Châteaubriant et Ancenis. La Loire-Atlantique est l’un des cinq départements de la Bretagne historique. Comme dans le reste de la Haute-Bretagne, la langue vernaculaire fut, jusque dans la seconde moitié du XX.me siècle, le gallo. Cependant, dans la région de Guérande, le breton a été parlé jusqu’au début du XX.me siècle. La question d’un éventuel rattachement de la Loire-Atlantique à la région Bretagne fait l’objet d’un débat récurent. 
Le département de la Loire-Atlantique a été créé, comme la plupart des autres, en 1790; à partir du démembrement de la Province de Bretagne, au début de la Révolution française, en application de la loi du 22 décembre 1789. 
À sa création en 1790, le département porte le nom de Loire-Inférieure. Le 9 mars 1957, il prend son nom actuel de Loire-Atlantique. 
Le département reprenait la quasi-totalité de la partie bretonne du territoire de l’ancien évêché de Nantes, recevant une petite partie du sud de l’évêché de Rennes, et perdant une partie du pays Mitau, au Nord-Ouest, le canton de La Roche Bernard rattaché au Morbihan et celui du Grand Fougeray rattaché à l’Ille-et-Vilaine. Il a été constitué à partir de : 215 paroisses de la province de Bretagne; 8 paroisses issues des marches communes entre la Bretagne et le Poitou; 1 paroisse angevine (La Boissière-du-Doré) relevant du diocèse de Nantes; 1 paroisse (Remouillé) issue des marches avantagères au Poitou sur la Bretagne, attribuée à la Loire-Inférieure moyennant la cession à la Vendée de Saint-André-Treize-Voies, qui était avantagère à la Bretagne. Cet échange fut réalisé pour des raisons de simplification du découpage territorial dans la région de Vieillevigne. Une autre commune des marches avantagères à la Bretagne, La Bernardière, a été attribuée à la Vendée. 
Après la victoire des coalisés à la bataille de Waterloo (18 juin 1815), la partie Nord du département est occupée par les troupes prussiennes de juin 1815 à novembre 1818 (voir occupation de la France à la fin du Premier Empire). 
Depuis 2004 et l’élection de Patrick Mareschal au poste de président du Conseil général, le drapeau de la Bretagne flotte devant l’hôtel du département. 
L’oriflamme des ducs de Bretagne flotte sur le château des ducs, à Nantes. Peut-être dans la filiation vidalienne des « régions Clémentel» de 1919, une loi du gouvernement de Vichy du 19 avril 1941 créa des préfectures de région à compétence supradépartementale. La Loire-Inférieure ne fut pas intégrée à la région de Rennes (qui correspondait à l’actuelle région Bretagne), mais à celle d’Angers (dont les limites étaient différentes de l’actuelle région des Pays de la Loire puisqu’elle incluait l’Indre-et-Loire (partie occupée), mais pas la Vendée, rattachée à la région de Poitiers). Un autre découpage, celui de la France en « provinces » défini par le Conseil national en août 1941 établit une province de Bretagne en cinq départements, dont les limites auront suscité un arbitrage du maréchal Pétain lui-même, mais qui n’aura guère d’existence effective. L’institution des préfectures de région ne fut pas mise en cause dès la chute du régime de Vichy, puisque l’ordonnance du Général de Gaulle du 10 janvier 1944, créant des « régions administratives», allait dans le même sens. Mais celles-ci furent dissoutes après son départ de Matignon en 1946. Le décret Pfimlin du 30 juin 1955 créa les régions de programme qui avaient pour objectif d’optimiser l’aménagement du territoire : selon des considérations économiques, la Loire-Atlantique est placée dans la région Pays de la Loire. La création des préfets de région en 1964, des établissements publics régionaux en 1972 et des régions en 1982 entérina ce découpage et lui donna une légitimité. Mais, dans cette même période, l’identité bretonne s’affirma et l’attribution de la Loire-Atlantique aux Pays de la Loire se trouva contestée. En 1972, le conseil général du département émit le vœu d’être rattaché à une région incluant les cinq départements bretons, mais en y associant les départements voisins. À l’heure actuelle, il semble qu’un assez grand nombre d’habitants de la Loire-Atlantique souhaite le rattachement à la région Bretagne, selon différents sondages (de 44 % en 1986 à 75 % en 2001. Les inscriptions 44 = BZH sont visibles et le sujet anime parfois des discussions souvent polémiques. Les principales associations, groupes de pression et partis politiques militant pour la réunification sont Bretagne réunie (ex CUAB), l’Union démocratique bretonne (UDB), le Parti breton, Les Verts et le Modem (dont les élus au conseil régional de Bretagne se sont exprimés en faveur de la réunification, ainsi que l’UDF nationale, tout comme de nombreux élus UMP, PS, PRG et PCF qui se sont prononcés favorablement (cf vote unanime de la résolution du conseil régional de Bretagne le 2 juillet 2001 et le 8 octobre 2004, ainsi que les milliers de signatures de la Charte des élus pour la réunification par des maires, parlementaires, conseillers municipaux… des 5 départements au contraire des élus ligériens qui n’ont pas pris position). En revanche, des petits partis politiques comme le Mouvement républicain et citoyen (MRC) et le Parti des travailleurs, une association comme le CUAR (Comité pour l’unité administrative de la république) se sont prononcés contre la séparation de la Loire Atlantique des Pays de Loire. Selon un sondage (2011), la Loire-Atlantique est, malgré le découpage régional officiel, associé à l’image de la Bretagne pour 3 % des Français, à égalité avec l’Ille-et-Vilaine. 
Située sur la côte atlantique française, la Loire-Atlantique est limitrophe des départements du Morbihan au Nord-Ouest, d’Ille-et-Vilaine au Nord, de Maine-et-Loire à l’Est et de Vendée au Sud. La côte ouest est bordée par l’océan Atlantique. Le département est traversé par la Loire qui, à partir de Nantes constitue un estuaire et se jette dans l’océan au niveau de Saint-Nazaire. La vallée de la Loire est ici appelée Basse-Loire. 
Le département fait partie du Massif armoricain; sa géologie est variée (schistes et grès primaires, faluns tertiaires). 
Globalement, le relief de la Loire-Atlantique est assez peu marqué. Au Nord-Est de la Loire, on trouve le Bocage angevin, qui correspond approximativement aux Pays de Châteaubriant et d’Ancenis, et qui fait partie d’une région forestière nationale portant le même nom et qui s’étend également sur les départements de Maine-et-Loire et de la Mayenne. Il s’agit d’un ensemble de plateaux d’altitude voisine de 100 mètres : le point culminant du département est la colline de la Bretèche, près de Châteaubriant, haute de 116 mètres, située sur la commune de Fercé. La Loire-Atlantique est le département qui possède l’altitude maximale la moins élevée de France. Au Sud du fleuve, vers le pays de Retz, le paysage est plutôt marqué par une succession de collines atteignant 30 mètres. Tandis qu’au nord-ouest du fleuve, le sillon de Bretagne, une suite de collines, traverse le département selon une direction nord-ouest/sud-est. 
D’une manière générale, la Loire-Atlantique comporte énormément de zones humides. Elle recèle de nombreux marais, comme la Brière au nord de Saint-Nazaire, les marais salants de Guérande, les marais de Couëron en aval de Nantes, ceux de Goulaine au sud-est et le marais Breton au sud-Ouest. Au sud, le département possède l’un des plus grands lacs de France, le lac de Grand-lieu. Sa très faible profondeur (moins de 2 mètres) combinée à une pente extrêmement faible rendent sa superficie très variable. La Loire constitue un élément géographique majeur ; on considère généralement que son estuaire commence en aval de la ville, et les variations de niveau liées à l’influence océanique des marées y sont perceptibles (l’Acheneau, un de ses affluents situé su sud de l’estuaire, voit parfois son cours s’inverser lors de fortes marées). Le Nord du département est traversé d’Est en Ouest par les vallées de la Chère, du Don et de l’Erdre, de la Chézine, du Gesvres, au Sud par celle de la Sèvre nantaise. 
La Loire-Atlantique possède plus de 130 kilomètres de côtes le long de l’océan Atlantique : la côte d’Amour au nord de l’estuaire, et la côte de jade au sud de celui-ci. 
L’économie de la Loire-Atlantique est la quinzième en France en termes de produit intérieur brut par habitant. 
La Loire-Atlantique est la 7e destination touristique des Français avec 23 millions de nuitées et fournit de l’emploi à 20000 personnes 
Le Conseil général est le propriétaire et le gestionnaire d’un patrimoine architectural classé qui comprend le musée Dobrée, les châteaux de Châteaubriant et de Clisson, le domaine de la Garenne Lemot (Gétigné), dû à François-Frédéric Lemot et Mathurin Crucy, et l’église du Vieux-Bourg de Saint-Sulpice-des-Landes, remarquable pour son ensemble peint de l’époque gothique. Par ailleurs, Le Grand T auparavant connu sous le nom de Maison de la culture de Loire-Atlantique (MCLA), est une scène conventionnée missionnée par le Conseil général et qui accueille des pièces de théâtre et des spectacles de danse et de chant. Située rue du Général Buat, la salle de spectacle propose 879 places tandis que la chapelle peut accueillir 80 personnes.

Nantes ) est une commune de l’Ouest de la France, située au sud du massif armoricain, qui s’étend sur les rives de la Loire, à 50 km de l’océan Atlantique. Chef-lieu du département de la Loire-Atlantique et préfecture de la région des Pays de la Loire, elle est l’élément central de la communauté urbaine Nantes Métropole forte de près de 600000 habitants et au sein d’une aire urbaine comptant près de 900000 habitants. Associée à l’agglomération de Saint-Nazaire, son avant-port sur l’estuaire de la Loire, celle-ci constitue aujourd’hui la métropole du Grand Ouest français. Labellisée ville d’art et d’histoire, Nantes est, en 2010, la sixième commune la plus peuplée de France avec ses 284970 habitants, et la première commune, en termes d’habitants, tant de la région Pays de la Loire que de l’Ouest. Du point de vue historique, après avoir été un site portuaire important de l’Âge des métaux, Nantes devient la capitale de la cité gallo-romaine des Namnètes, le siège d’un évêché au Ve siècle, puis le chef-lieu d’un comté franc, illustré par la personnalité semi-légendaire de Roland. Point d’appui du royaume franc face à la poussée des Bretons, Nantes est conquise en 851 par Nominoë. S’ouvre alors l’histoire bretonne de la ville, dont subsiste le château, principale résidence ducale au XV.me siècle, époque où Nantes est véritablement la capitale du duché de Bretagne et où commence la construction de sa cathédrale actuelle. Nantes perd sa prééminence politique en Bretagne au profit de Rennes avec l’intégration, au début du XVI.me siècle, du duché dans le royaume de France. Les trois siècles suivants sont marqués par l’importance du rôle de Nantes dans le commerce international, c’est-à-dire, en grande partie, dans la traite négrière, qui connaît son apogée au XVIII.me siècle et permet un enrichissement considérable du paysage urbain monumental. Pendant la Révolution, la défense de Nantes est un enjeu essentiel de la guerre de Vendée (siège de 1793). Après cette période difficile, la ville ne connaît pas de retour à la prospérité antérieure ; mais, au cours du XIX.me et au début du XX.me siècle, son développement industriel est remarquable dans la France de l’Ouest. Au XX.me siècle, le paysage urbain est marqué par le comblement de nombreux cours d’eau qui divisaient la ville, puis par les bombardements lors de la Seconde Guerre mondiale. Dans les années 1950-1960, la classe ouvrière nantaise joue un rôle notable dans le mouvement social français (1955, 1968). Depuis la fin du XX.me siècle, la ville a subi la désindustrialisation, mais est devenue un pôle du secteur tertiaire. Elle est ville universitaire depuis 1962. Les infrastructures portuaires de Nantes sont toujours un élément important du port autonome de Nantes-Saint-Nazaire, un des grands ports français. Nantes reçoit en 2013 le Prix de la Capitale verte de l’Europe, décerné par la Commission européenne. 
Nantes est située à proximité de l’océan Atlantique, au début de l’estuaire de la Loire et au point de confluence de l’Erdre et de la Loire. À l’échelle nationale, Nantes se trouve à 342 km au sud-ouest de Paris, 340 km au nord de Bordeaux, 100 km au sud de Rennes, 255 km au sud-est de Brest (distance orthodromique). À l’échelle régionale, Nantes se trouve à 157 km au sud-ouest du Mans et 80 km à l’ouest d’Angers. À l’échelle départementale, Nantes se trouve à 51 km à l’est de Saint-Nazaire, 33 km à l’ouest d’Ancenis, 57 km au sud de Châteaubriant. Les communes limitrophes de Nantes sont : Bouguenais, Carquefou, La Chapelle-sur-Erdre, Orvault, Rezé, Saint-Herblain, Saint-Sébastien-sur-Loire, Sainte-Luce-sur-Loire, Treillières et Vertou. De toutes ces communes, Treillières est la seule commune rurale et la seule à ne pas faire partie de la communauté urbaine de Nantes Métropole. Selon les classements établis par l’Insee, sur des critères géographiques et économiques, Nantes est la commune centre de l’unité urbaine de Nantes (couramment : agglomération nantaise) dont la banlieue inclut 19 communes ; elle est aussi le centre de l’aire urbaine de Nantes (82 communes), qui fait partie de l’urbain de Nantes-Saint-Nazaire (153 communes). La communauté urbaine de Nantes Métropole comprend 24 communes pour un territoire de 523 km2 (52336 hectares). L’aire métropolitaine de la métropole Nantes-Saint-Nazaire s’étend sur 2209 km2 (220900 hectares) le long de l’estuaire de la Loire. La commune s’étend sur 66 km2 (13e commune du département pour la superficie), soit 6600 hectares, dont 1100 hectares d’espaces verts et jardins publics. 
L’île de Nantes, d’une superficie de 337 hectares, est reliée aux rives nord et sud par dix ponts routiers (six côté nord et quatre côté sud). On compte aussi une passerelle piétonne (au nord) et deux lignes ferroviaires enjambant l’île. Il est envisagé de construire un pont supplémentaire à l’ouest de l’île de Nantes à l’horizon 2025. L’île de Nantes résulte de l’unification progressive de plusieurs îles antérieurement séparées par des bras de la Loire île Beaulieu, îles de la Prairie au Duc, de Grande Biesse, de Petite Biesse et Vertais (qui portait, autrefois, la Prairie d’amont et la Prairie d’aval). Le relief est plan. Plusieurs des anciennes îles ont été rattachées à la rive nord lors des comblements : près du centre, l’île Feydeau, l’île de la Madeleine et l’île Gloriette ; un peu à l’est, la prairie de Mauves (quartiers gare d’Orléans et Malakoff). 
Le réseau hydrographique nantais a subi des transformations spectaculaires au XIX.me et surtout au XX.me siècles. Du fait de sa position de confluent et des nombreuses îles et canaux qu’on y trouvait (île Beaulieu, île Sainte-Anne, île Feydeau, île Gloriette, etc.), Nantes a d’ailleurs longtemps été surnommée « la Venise de l’Ouest ». La plupart des canaux et rivières de la rive nord ont été comblés ou recouverts au début du XX.me siècle, les opérations les plus importantes étant, à partir de 1929, le comblement des bras nord de la Loire : le bras de la Bourse qui donne place à l’actuel cours Franklin Roosevelt ; une partie du bras de l’Hôpital, recouvert par les actuels cours John-Kennedy et cours Commandant-d’Estienne-d’Orves ; la zone confluence de l’Erdre est comblée (c’est l’actuel cours des 50-Otages) et son cours est dévié par un canal souterrain navigable vers la portion subsistante du bras de l’Hôpital, appelée canal Saint-Félix. 
La Loire traverse désormais l’agglomération nantaise par les deux bras qui enserrent l’île de Nantes : le bras de « la Madeleine » (au nord) et celui de « Pirmil » (au sud). La ville est également arrosée par deux rivières importantes : l’Erdre au nord et la Sèvre nantaise au sud, et par trois petites rivières : la Chézine, le Cens et le Gesvres, toutes trois au nord. On trouve aussi plusieurs ruisseaux, généralement canalisés et souterrains, mais dont certains sont remis en valeur dans le cadre de l’aménagement de nombreux parcs, tels que le ruisseau des Gohards dans le quartier de la Bottière-Chénaie. 
Le contrôle du fleuve en amont rend les inondations rares. Les hautes eaux d’hiver peuvent recouvrir les îles situées juste en amont de Nantes, à Saint-Sébastien-sur-Loire, qui sont inondables et non constructibles, ainsi que l’extrémité est de l’île de Nantes. La dernière inondation plus conséquente date de janvier 1995. La Loire subit l’influence des marées dans tout l’estuaire et même au-delà, jusque vers Oudon, non loin d’Ancenis. Le phénomène de la marée est donc encore très sensible à Nantes, les courants de jusant faisant apparaître des estrans boueux notables à certains endroits (au confluent Loire-Sèvre par exemple). La Sèvre nantaise et l’Erdre sont chacune protégées des marées par une écluse. 
L’agglomération nantaise possède un important réseau de transports en commun organisé et financé par la communauté urbaine Nantes Métropole, et dont l’exploitation est déléguée à la Semitan. Celui-ci est constitué notamment par le réseau nantais de tramway (3 lignes) qui en 2010, avec ses 43,5 km, est le plus fréquenté de France (266300 usagers en moyenne par jour sur l’année). Ce réseau est réputé pour avoir été le premier à réintroduire en France le tramway, avec la création de la Ligne 1 le 7 janvier 1985, au-delà des trois villes qui ne l’avaient jamais abandonné (Lille, Marseille et Saint-Étienne). En 2009, le réseau est constitué de : trois lignes de tramway (42 km) ; une ligne de bus à haut niveau de service (BHNS de la ligne 4 du Busway) de 9 kilomètres, inaugurée en 2006 ; 59 lignes de bus (sans compter la vingtaine de services annexes), dont quatre lignes de chronobus (les lignes C1 à C4) et quatre lignes de bus « express » (vers Carquefou, Couëron, Le Pellerin et Vertou) qui sillonnent également Nantes et son agglomération, et bénéficient de 32 km de site propre. ; un service de bateau-bus transport en commun fluvial, avec deux lignes fluviales appelées Navibus (Loire et Passeur) et gérées par Nantes Métropole ; une ligne de bus spécifique pour la liaison ville-aéroport ; un service spécifique de transport pour les personnes à mobilité réduite (PMR) et à la demande. La Semitan a assuré en 2009,5 millions de voyages (dont 60 % en tramway). Son réseau de transports en commun a valu à Nantes Métropole de se voir décerner le prix Civitas award 2009. 
Le réaménagement de nombreux espaces publics du centre-ville, qu’il s’agisse des abords de l’île Feydeau, du cours des 50-Otages ou de la place Royale, accroît la taille des zones piétonnes. 
Le 10 février 2008, un décret d’utilité publique a été signé pour l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, sous réserve que cet aéroport soit de haute qualité environnementale. Selon le Syndicat Mixte d’Études de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, les travaux pourraient débuter en 2014, pour une ouverture prévue en 2017. Ce projet soulève de nombreuses protestations. L’appel d’offres a été lancé et la concession accordée au groupe Vinci. 
Nantes a été présentée en 2004 comme « la ville la plus agréable d’Europe » par le magazine Time, pour ses espaces verts et les nombreux cours d’eau traversant la ville. Selon le magazine, elle a su attirer de nouveaux habitants par son dynamisme, sa culture et sa créativité. Nantes a également obtenu le Prix de la Capitale verte de l’Europe pour 2013. Un arc formé par de grands boulevards a longtemps défini les limites des zones les plus urbanisées de la ville, avant que certaines communes alentour (comme Chantenay et Doulon en 1903) y soient rattachées. Sur le plan des strates historiques, on distingue quelques ensembles typiques. 
Les premiers aménagements urbains encore visibles de nos jours remontent à l’époque médiévale, les constructions datant du Haut Empire romain ayant été recouvertes par des aménagements postérieurs. La ville médiévale fortifiée d’autrefois correspond au quartier du Bouffay. Il subsiste également la porte Saint-Pierre, le château des ducs de Bretagne, ainsi que quelques maisons à colombage et hôtels particuliers datant pour l’essentiel du XV.me siècle. Cette partie a souffert des bouleversements du XVIII.me siècle à nos jours mais aussi des bombardements de 1943 qui ont particulièrement affecté la ville. Les rues de la Juiverie, Sainte-Croix, de la Baclerie sont parmi les exemples les mieux conservés et on retrouve également quelques modèles d’architecture à colombages apparents rue de Verdun, rue Bossuet ou encore place du Change. Le château des ducs de Bretagne ainsi que son périmètre immédiat forment l’ensemble le plus caractéristique de cette époque. 
La première grande expansion de la ville a eu lieu au XVIII.me siècle. C’est à cette époque qu’est lotie l’île Feydeau, puis que les architectes Jean-Baptiste Ceineray puis Mathurin Crucy tracent les quais (Brancas, Flesselles, Tremperie, Port-Maillard, les cours Saint-Pierre et Saint-André (ensemble résidentiel caractéristique de l’époque), les places Royale, Graslin et le cours Cambronne, que sont édifiés le théâtre et la Bourse. Le centre actuel s’articule autour d’une colonne vertébrale qui est l’axe est-ouest : partant de la cathédrale traversant rues de Verdun, de la Marne, d’Orléans, Crébillon et finissant place Graslin. Le XVIII.me siècle marque le triomphe du style néoclassique dans la ville. 
De grands boulevards rectilignes et bordés d’immeubles apparaissent avec notamment la rue de Strasbourg : percée « haussmannienne ». Ce cas mis à part, le centre s’est étendu concentriquement, au XIX.me siècle. Autour du Jardin des plantes et du Musée des Beaux-arts à l’est se forme l’ensemble Saint-Clément/Dalby/Saint-Donatien, autour de l’ancien palais de justice au nord se développent les quartiers Hauts-pavés/Viarme/Saint-Félix, pour le secteur du musée Dobrée et de l’église Notre-Dame de Bon-Port à l’ouest ce sont les quartiers Canclaux et Mellinet notamment, quant au quai de la Fosse, il s’étire vers la butte Saint-Anne et le village de Chantenay. Le quartier de la Madeleine, enclavé jusqu’aux comblements de la Loire dans les années 1930, a gardé son aspect de « faubourg ». 
Le centre historique est parsemé d’immeubles modernes qui ont pris la place de constructions démolies par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale. La rue du Calvaire a été élargie et reconstruite selon les canons modernes de l’après-guerre : avec la place des Volontaires-de-la-Défense-Passive, elle constitue un exemple intéressant d’urbanisme des années 1950 en centre-ville. Au nord de cette rue l’ancien faubourg du Marchix a été rasé pour laisser place au quartier Bretagne, œuvre de l’architecte Michel Roux-Spitz. À Nantes il n’est donc pas rare de voir des bâtiments très anciens en côtoyer à l’architecture typique de l’époque de la reconstruction : par exemple l’Hôtel-Dieu, un imposant édifice en béton, fait face à l’île Feydeau. 
Au-delà des grands boulevards ceinturant le centre se trouvent les quartiers populaires et historiquement ouvriers comme Chantenay ou Doulon et d’autres plus huppés tels que les bords de l’Erdre, Canclaux ou Mellinet. En se rapprochant du périphérique on retrouve entre autres les quartiers HLM des années 1960-70. Des zones urbaines sensibles ont été définies dans la commune de Nantes : le grand ensemble de collectifs de Bellevue (partagé avec Saint-Herblain) et des Dervallières à l’ouest ; la Boissière, le Chêne des Anglais au nord ; et enfin, Malakoff en bord de Loire. Le Nantes bourgeois lui, s’étend en éventail à partir du centre-ville entre l’Erdre et la Chézine (mis à part la zone sensible nord) tandis que les quartiers populaires sont surtout au sud de la Loire et à l’ouest. L’étalement urbain de Nantes est assez important, et se caractérise comme ailleurs par le développement en périphérie de quartiers résidentiels avec des constructions relativement basses mais aussi beaucoup de centres commerciaux, de quartiers tertiaires et d’espaces verts. Malgré une faible densité, la ville est dominée par quelques immeubles de grande hauteur tels que la tour Bretagne, en centre-ville, haute de 144 m, qui est le troisième plus haut building de province. L’un des plus grands projets d’urbanisme que la ville ait connu est la création du quartier Beaulieu dans les années 1970. Une partie seulement du projet initial a été réalisée, faisant du quartier une zone principalement résidentielle. Le Tripode, l’un des grands immeubles de bureaux du quartier, a été détruit le 27 février 2005, notamment à cause du fort taux d’amiante présent dans sa structure. 
Dans les années 2000, les projets de grands ensembles et les promoteurs immobiliers se sont multipliés à Nantes, soutenus par les délocalisations de grandes entreprises parisiennes (Bouygues Telecom, SNCF DSIV, La Poste), l’épannelage décidé par Nantes Métropole sur les grands boulevards et les dispositifs fiscaux avantageux (Besson, puis Robien, Robien recentré, Borloo populaire et Scellier). De 2004 à 2009, 11000 logements sont mis en chantier, avec à la clef un doublement du prix du mètre carré neuf de 1999 à 2007 et de gros stocks d’invendus en 2009. Malgré le taux de 25 % de logements sociaux exigés par les pouvoirs publics, les effets sur les locataires modestes et démunis comme sur l’étalement urbain sont imperceptibles. 
L’île de Nantes fait actuellement l’objet d’une vaste opération de rénovation urbaine qui doit s’étaler jusqu’en 2023, avec un objectif de 3 100 logements construits en 2012 et 7500 en 2023. La maîtrise d’ouvrage est assurée par la Société d’aménagement de la métropole Ouest Atlantique (SAMOA), société publique locale, et la maîtrise d’œuvre est gérée par l’association de l’urbaniste belge Marcel Smets et du bureau Uaps. La disparition progressive des friches industrielles (entrepôts, usines) permet de rendre ces quartiers attractifs et d’étendre le centre-ville Auprès des récents palais de justice et école d’architecture, sont aménagés des espaces de loisirs. Les Machines de l’île occupent les anciennes nefs des ex-chantiers navals et à la pointe ouest de l’île le Hangar à bananes, longé par les Anneaux de Buren, héberge des restaurants, bars de nuits et discothèques. Le projet inclut la création d’un pôle des arts graphiques ainsi que La Fabrique, un espace consacré notamment aux musiques contemporaines. Il est également envisagé le creusement d’un bassin à flot destiné à accueillir des bateaux de plaisance. L’emplacement de l’ancien Tripode connaît des transformations notables. Sur ce secteur naît un quartier mixte comprenant logements, commerces et hôtels de luxe avec des immeubles de bureaux, le tout érigé autour d’une succession de bassins. 
Le quartier de la gare est également en rénovation : c’est le Grand projet de ville (GPV) appelé Malakoff-Pré Gauchet (pour le côté logements) ou Euronantes (pour le côté quartier d’affaires), conduit Nantes métropole en convention avec l’ANRU. Les zones construite s’étendent sur 400000 m2 en incluant l’emplacement du Tripode sur l’île de Nantes. La partie logements du programme se répartit entre le Vieux Malakoff et le Pré Gauchet (300 et 1300 logements), classés en zone urbaine sensible. Sont intégrés au quartier un centre socio-culturel, un collège, gymnase et piscine, l’ensemble devant respecter le label Qualitel. Dans l’opération 140 logements sociaux sont supprimés. Le quartier Euronantes, quartier d’affaires européen, s’implante dans les quartiers de la gare et l’île de Nantes (emplacement du Tripode). Huit mille nouveaux emplois sont attendus. Y sont prévus un hôtel de grand luxe, des bureaux, des équipements sportifs et de loisirs. Ils s’ajoutent à la future gare TGV, au siège social de la banque CIO, à la Cité des congrès et au siège de la Communauté urbaine de Nantes Métropole déjà existants. 
L’époque préhistorique a laissé peu de traces dans le Pays nantais : quelques bifaces et des haches polies ont été découverts (à Grillaud et la Trémissinière), mais on ne trouve pas ici de monuments du Néolithique (mégalithes), alors qu’ils sont nombreux sur la côte sud de la Bretagne. Le peuplement est sans doute lié à l’activité métallurgique et à la présence de métaux (cassitérite, fer) sur le site de la ville actuelle et plus au nord (Abbaretz, Nozay) ; on note l’installation d’hommes venus de la péninsule Ibérique vers 2000 avant J.-C. Plusieurs ateliers métallurgiques datant des VIII.me et VII.me siècles av. J.-C. ont été découverts sur les sites des actuels Chantenay, Jardin des plantes et de la Prairie de Mauves. À l’époque gauloise, le site appartient au territoire des Namnètes, vaincus par César en 56 av. J.-C. Les Romains latinisent son nom gaulois en Condevincum ou Condevicnum et en font le chef-lieu de la cité des Namnètes. Elle est alors moins importante que la cité implantée sur l’autre rive de la Loire, Ratiatum (actuelle Rezé), qui appartient aux Pictons. Ce n’est qu’au II.me siècle que Nantes supplante sa voisine. Au III.me siècle, l’agglomération prend le nom de Portus Namnetum. Aux III.me et IV.me siècles, confrontée aux troubles des invasions, la ville se fortifie par une enceinte gallo-romaine; c’est aussi l’époque où elle se christianise (c’est le temps du martyr de saint Donatien et saint Rogatien). Les premiers évêques de Nantes apparaissent après la conversion de l’empereur Constantin Ier. 
Après la chute de l’Empire romain d’Occident en 476, la cité de Nantes passe rapidement sous le contrôle du royaume franc de Clovis malgré la résistance des Arborhycains et des soldats bretons installés par l’Empire romain depuis 280 environ. Durant la période franque, la ville joue un rôle essentiel dans la défense contre l’expansion bretonne dans la péninsule armoricaine. Elle devient la capitale de la marche de Bretagne à l’époque de Charlemagne, la marche étant au départ dirigée par le comte Roland avec le titre de préfet de la marche de Bretagne. 
Après la mort de Charlemagne, l’expansion bretonne reprend. En 850, la région est conquise par le breton Nominoë. Celui-ci envahit notamment les villes de Nantes et de Rennes. L’année suivante, après la bataille de Jengland, la marche de Bretagne dont Nantes est la capitale est intégrée à la Bretagne par le traité d’Angers. Cependant, les quatre-vingt années suivantes sont extrêmement pénibles en raison des luttes incessantes entre chefs bretons, qui favorisèrent les incursions des Vikings, la plus spectaculaire ayant lieu avant le 24 juin 843, jour où l’évêque Gohard trouve la mort. À partir de 919, la ville est administrée par les Vikings. Ils en sont chassés en 937 par Alain Barbetorte.
Dans la période suivante les ducs de Bretagne doivent lutter contre les comtes de Nantes. Ces querelles de succession font passer par moments la ville sous le giron de la maison d’Anjou. La plus longue de ces période s’ouvre en 1156, et dure 45 années qui sont une période de stabilité. En 1203 la Bretagne se place sous domination des Capétiens (époque de la dynastie de Dreux XIII.me XIV.me siècle). Pierre Mauclerc provoque l’essor de Nantes lorsque celle-ci devient sa résidence principale. La deuxième guerre de succession de Bretagne met aux prises les partisans du demi-frère du défunt duc Jean III, Jean de Montfort qui s’appuie sur les États de Bretagne convoqués à Nantes, et ceux de Charles de Blois, soutenu par le roi de France Philippe VI et reconnu duc de Bretagne par les pairs du royaume. La dynastie de Montfort (XIV.me XVIe siècle) sort victorieuse du conflit. Elle fait de Nantes une véritable capitale ducale. Par ailleurs, au XV.me siècle, la ville se développe, notamment grâce au commerce maritime et fluvial. À la fin du XV.me siècle, Nantes est un enjeu essentiel dans la guerre entre le roi de France et le duc de Bretagne, François II. Nantes est conquise en 1488 et la Bretagne est dès lors administrée par les rois de France. L’héritière, la duchesse Anne épouse Charles VIII en 1491, puis Louis XII en 1498, devenant reine de France. À sa mort, en 1514, elle lègue son cœur à la ville de Nantes (actuellement au musée Dobrée). Claude de France, fille aînée d’Anne de Bretagne, fait donation du duché à son mari François Ier, tandis que les États de Bretagne demandent eux-mêmes la réunion de la Bretagne à la France en échange du maintien de leurs privilèges, ouvrant la période suivante. 
En 1532, le duché de Bretagne est réuni à la couronne de France par l’acte d’union de la Bretagne à la France, édit d’union perpétuelle et indissoluble de la Bretagne à la France, promulgué le 13 août à Nantes. Une réorganisation administrative en résulte un peu plus tard, qui accroît le rôle de Rennes, siège du Parlement de Bretagne (1560), Nantes conserve cependant la Chambre des Comptes de Bretagne. Le port connait un essor relatif après son union avec le royaume de France. La ville passe de 15000 habitants à la fin du XV.me siècle à 25000 à la fin du XVI.me siècle. Les 2000 bateaux qui fréquentent le port exportent du vin, importent du sel et de la morue. 
Pendant les guerres de religion, Nantes est une ville ligueuse qui soutient le gouverneur, le duc de Mercœur, dans sa lutte contre les protestants (présents à Blain, et dans d’autres villes plus petites). Elle est une des dernières grandes villes à reconnaître l’autorité d’Henri IV, de sorte que la promulgation de l’édit de Nantes en 1598 ne correspond pas à l’opinion des habitants. En 1685, deux événements sont à retenir. L’édit de Nantes est révoqué par Louis XIV et le Code noir est promulgué par ce même roi. Grâce à cette dernière loi, le port de Nantes prospère en devenant une plaque tournante du commerce de sucre, tabac, et des esclaves, avec les colonies. 
Nantes se développe grâce à ses circuits commerciaux hérités du Moyen Âge ; puis, vient l’époque des colons et des « engagés blancs » qui vont développer l’économie coloniale aux Antilles. Mais l’enrichissement de Nantes va venir avec le développement du commerce des esclaves noirs d’Afrique, dit commerce triangulaire. Si Nantes n’est pas le seul port français à avoir pratiqué la traite négrière (des expéditions sont parties de Bordeaux, Rouen, La Rochelle, mais aussi de Brest, Lorient, Vannes, etc.), elle en est la pionnière : entre 1707 et 1711, 75 % des navires négriers en partent. Les principaux armateurs nantais sont Michel, René et Jean Montaudoin, Luc Shiell, Mathurin Joubert, Jean Terrien et Sarrebouse d’Audeville. Dans la période de 1722 à 1744, la part nantaise du trafic est de 50 %,puis cette part croît de nouveau jusqu’en 1762, avant de décliner pour atteindre 32 % entre 1782 et 1792. Au total, au cours du XVIII.me siècle le port de Nantes a affrété des navires qui ont embarqué 450000 Noirs, soit 42 % de la traite française. Enrichissant considérablement certains armateurs, ce commerce est à l’origine de constructions qui ornent aujourd’hui encore la ville (théâtre, bourse, places, hôtels particuliers, « folies »). Nantes sera la dernière place forte de la traite, celle-ci n’y prenant fin qu’en 1831 : entre 1814 et 1831, au moins 50000 Noirs sont transportés par des bateaux nantais ou commandités depuis Nantes, malgré les interdictions successives. 
Pendant la Révolution française, la ville tenue par les Républicains est en première ligne face à la révolte vendéenne et sa résistance est une des clefs du succès républicain : elle fournit une base arrière aux armées « bleues », et prive les Vendéens d’un port où recevoir de l’aide de l’Angleterre. En effet, le 29 juin 1793, a lieu la bataille de Nantes ; la ville est attaquée par l’Armée catholique et royale forte de 30000 hommes. Devant la résistance des 12000 soldats républicains et volontaires nantais menés par le maire Baco de La Chapelle, les insurgés doivent battre en retraite. Le général des armées vendéennes, Jacques Cathelineau est mortellement touché, place Viarme. En 1796, un autre chef vendéen est exécuté sur cette même place : le lieutenant général de Charrette. D’octobre 1793 à février 1794, le conventionnel Carrier instaure une politique de terreur impitoyable : 12000 à 13000 personnes, hommes, femmes et enfants, sont enfermées dans les prisons de Nantes, parmi celles-ci 8000 à 11000 meurent par la guillotine, les fusillades dans les carrières de Gigant, les épidémies de typhus et les noyades. 
Le 20 octobre 1799, 2000 Chouans commandés par Châtillon et d’Andigné réussissent un raid sur Nantes qui est occupée pendant quelques heures. 
Préfecture de la Loire-Inférieure, Nantes continue son développement au XIX.me siècle, annexe les communes voisines de Chantenay-sur-Loire et Doulon, s’industrialise. Grâce à l’activité de son port, la production agricole régionale et sa forte réactivité commerciale, Nantes se positionne notamment dans l’industrie alimentaire biscuiteries (Lefèvre-Utile (LU)), conserveries (Saupiquet) mais aussi textile, raffinerie du sucre (Beghin Say), engrais phosphatés (AZF), l’armement. Dans les années 1860, la ville voit se développer le journal L’Union bretonne, principal organe bonapartiste de province, qui tire à une moyenne de 339000 exemplaires et s’est heurté au clergé qui a prêché le désabonnement. À la même époque, deux autres quotidiens sortent des imprimeries à Nantes : Le Phare de la Loire (républicain) et L’Espérance du peuple (monarchiste). Une image symbolique reste de cette époque, avec le pont transbordeur (à nacelle) qui fut ouvert en 1903, et opérationnel jusqu’en 1958, pour faciliter la traversée du bras nord de la Loire, « la Madeleine », par le public et les entreprises du secteur, notamment les chantiers Dubigeon et la Fonderie Voruz. Puis ce fut un déclin dans un contexte de crise. 
Nantes dans les années 1890. Confluence de l’Erdre et de la Loire, avant le détournement de cette section du cours de l’Erdre remplacée par le cours des 50 Otages, et du comblement de ce bras de la Loire. La première moitié du XX.me siècle est ponctuée par de nombreuses crues. La plus marquante est sans doute celle de 1904. Outre les dégâts matériels, ces inondations ont des conséquences économiques avec la fermeture d’usines (Lefèvre-Utile, Manufacture des Tabacs, etc.) De 1911 à 1931, elles sont quasi-annuelles. Dans les années 1930 des comblements sont entrepris, notamment ceux des bras de la Bourse et de l’Hôpital autour de l’île Feydeau, ainsi que celui de la portion de l’Erdre entre son embouchure sur la Loire et la Préfecture (cette partie est dénommée depuis 1944 « cours des 50-Otages »). Ces travaux sont réalisés d’une part pour désenclaver les usines telles Lefèvre-Utile et d’autre part pour maîtriser les inondations. 
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Nantes est occupée par l’armée allemande à partir de 1940. Le 20 octobre 1941, le feltcommandant Hotz est abattu, rue du Roi-Albert, à proximité de la cathédrale, par un jeune Résistant parisien, Gilbert Brustlein, accompagné de Spartaco Guisco et Marcel Bourdarias. Les représailles après la mort de Karl Hotz sont immédiates. Le 21 octobre, les nazis annoncent l’exécution de cinquante otages. Vingt-sept sont exécutés le 22 octobre au camp de Choisel de Châteaubriant, à 70 km de Nantes. Parmi eux, il y a Guy Mocquet. Le monument des cinquante otages de Nantes, à proximité de la préfecture évoque la mémoire des quarante-huit victimes, tandis qu’une stèle devant le no 1 de la rue du Roi-Albert rend hommage aux résistants ayant abattu l’officier allemand. L’année 1943 est marquée par deux bombardements par les forces Alliées particulièrement destructeurs et meurtriers. Les 16 et 23 septembre, les bombardiers lâchent entre 1000 et 1500 bombes sur la ville avec pour principal objectif la destruction des infrastructures portuaires et industrielles. Cependant les civils sont fortement touchés avec 1463 morts et 2500 blessés (tous les ans, le 16 septembre, la municipalité organise une célébration commémorative au cimetière de la Chauvinière où sont enterrées la plupart des victimes). De plus, 700 habitations sont détruites et près de 3000 sont inhabitables. Les Allemands quittent la ville le 12 août 1944. Le rôle de Nantes dans la Résistance est honoré par la croix de la Libération, décernée depuis Londres par de Charles de Gaulle à l’annonce de l’action contre Karl Hotz en 1941. 
La reconstruction de la ville est confiée à partir de 1945 à l’architecte Michel Roux-Spitz. Détruite partiellement, l’industrie nantaise souffrait également de vétusté pour les parties intactes. Ce n’est qu’en 1962 que l’activité maritime de la région nantaise a retrouvé son niveau de 1937. Le moteur de la reconstruction économique dans les années 1950 est la construction navale. Depuis 1881 ce secteur d’activité bénéficiait d’aides étatiques, sous une forme ou une autre. Entre 1953 et 1959, un tiers des rentrées d’argent des chantiers venaient de l’État. En 1955, en période de plein-emploi, les chantiers navals nantais connaissent de violentes et importantes grèves. Les ouvriers de la métallurgie et du bâtiment revendiquent des augmentations de salaire. Le 19 août, cours des 50 otages, un ouvrier maçon de vingt-quatre ans, Jean Rigollet, est tué d’une balle par un CRS. En 1958, le Pont transbordeur est démonté, alors que l’époque est marquée par une forme de rejet du passé breton par les acteurs économiques et politiques. Par exemple Abel Durand, porte-parole des milieux économiques nantais, appréciait en 1922 cette « race […] endurante […]. Elle sait se contenter de salaires modestes. ». Mais en 1956, le même rejette cette « région pauvre et sous-développée ». Principalement en raison d’intérêts économiques, Nantes devient capitale de la région nouvellement constituée des Pays de la Loire. En 1960, la part des chantiers navals nantais est de 8 % contre 50 % (pour la basse-Loire) vingt ans plus tôt. L’État modifiant sa politique de subvention et face à la concurrence internationale, les chantiers commencent leur déclin. En 1968, Sud-Aviation à Bouguenais est le point de départ de la grève générale qui paralyse la France, sans doute un symptôme du malaise social qui frappe Nantes. Après la crise des années 1970, au milieu de restructurations qui voient les principales industries locales rachetées par de grands groupes internationaux, la ville subit ce que personne ne pouvait imaginer vingt ans auparavant, la fin de la construction navale à Nantes, en 1987. 
En 1985, Nantes est la première ville française à se doter d’un réseau de tramway moderne. Le TGV arrive lui en 1989. Le pont de Cheviré franchit la Loire en 1991. Entre 1990 et 1999, Nantes est la métropole française qui a connu la plus forte croissance. Elle est devenue la troisième place financière de France, après Paris et Lyon. Le MIN de Nantes est le second après Rungis, tandis que le port Nantes-Saint-Nazaire est le cinquième port autonome français après ceux de Marseille, Le Havre, Dunkerque et Calais. Parallèlement, renouvelé depuis la fin des années 1960, le mouvement revendiquant la « bretonnité » de Nantes s’installe : en 1994 l’Agence culturelle bretonne est créée par la mairie, en 2001 le conseil municipal reconnaît l’appartenance historique et culturelle de Nantes à la Bretagne, sans remettre en cause l’administration régionale existante. Cette acceptation du passé a permis également de faire reculer le refoulement existant sur la mémoire de la traite négrière. L’image de Nantes est véhiculée par son dynamisme culturel, avec la Mi-Carême, dénommée désormais le Carnaval incluant deux grands défilés en centre-ville, le Royal de luxe, le festival des Allumées, La Folle Journée, le Festival des 3 Continents, ainsi qu’une politique d’urbanisme alliant la rénovation et la mise en valeur du patrimoine à la création de quartiers modernes. 
Jean-Marc Ayrault est à ce jour, celui qui détient le record de longévité à la tête de la municipalité nantaise : 23 ans, de 1989 à 2012. Le 134e et actuel maire de Nantes est le socialiste Patrick Rimbert. Conseiller municipal pour la première fois en 1989, premier adjoint depuis 2001, il a été élu maire le 29 juin 2012 en remplacement de Jean-Marc Ayrault, devenu Premier ministre. Depuis 1945, sept maires se sont succédé à Nantes : 1945-1947 Jean Philippot PCF,  1947-1965 Henry Orrion CNI Député, 1965-1977 André Morice CR Sénateur,   1977-1983 Alain Chénard PS Député, 1983-1989 Michel Chauty RPR Sénateur,   1989-2012 Jean-Marc Ayrault PS Député depuis 1986 Premier ministre depuis 2012, 2012 en cours Patrick Rimbert PS.    
En la classant numéro un en matière d’accessibilité, l’Association des paralysés de France a considéré en 2010 que Nantes est la ville française qui présente la meilleure prise en compte du handicap. Prenant la succession d’une commission extra-municipale, le Conseil nantais des personnes handicapées (CNPH) œuvre depuis 2009. Il rassemble élus, techniciens, citoyens et responsables d’association. Réalisation emblématique, le château des ducs de Bretagne, datant dans sa forme actuelle du XV.me siècle, a été doté de trois ascenseurs, l’un d’eux menant jusqu’aux remparts. De plus le musée interactif que le château héberge est doté d’équipements sensoriels. Ces avancées ne peuvent masquer les difficultés qui subsistent : les salles de concerts restant inaccessibles, le commerce de proximité n’est pas adapté, les stations ne sont pas annoncées pour les mal-voyants dans les bus, etc. Un des chantiers en développement en 2010 est l’accueil des enfants handicapés dans les crèches. 
Le FC Nantes utilise depuis 1984 le stade de la Beaujoire. Le sport à Nantes est représenté par 370 associations sportives (dont 30 clubs de haut niveau) couvrant 80 disciplines pratiquées par 60000 licenciés (dont 16000 scolaires et universitaires). Le football est le sport collectif qui a eu le plus de succès à Nantes, avec le club du Football Club de Nantes (FCN), qui compte huit titres de championnat de France et trois coupes de France, l’un des plus beaux palmarès du football français. Ont évolué dans ce club Philippe Gondet, Henri Michel, Maxime Bossis, Didier Deschamps, Marcel Desailly, Claude Makélélé, Mickaël Landreau ou encore Fabien Barthez et Christian Karembeu. 
L’économie nantaise a d’abord été liée à la Loire, puis à l’océan Atlantique. Après son essor économique lié au trafic maritime – principalement la traite des esclaves au XVII.me siècle, Nantes a connu une forte industrialisation au XIX.me siècle. L’expansion des zones d’habitation et la désindustrialisation générale sur le territoire de la France ont conduit à la prédominance du secteur tertiaire dans l’économie de la commune, même si le secteur industriel n’est pas pour autant délaissé puisque l’agglomération se situe au 1er rang français pour l’agroalimentaire, le 2e pôle aéronautique national, ainsi que la 2e place financière en région. Par ailleurs elle constitue un lieu stratégique pour la filière bois et les matériaux. Quatre pôles de compétitivité impliquant directement la métropole Nantes Saint-Nazaire ont été labellisés par l’État, mettant en synergie industriels, laboratoires et écoles. Le tourisme est une activité importante de Nantes, septième ville touristique française avec deux millions de visiteurs qui y passent au moins une journée. chaque année Les terminaux nantais de Cheviré (produits forestiers, sucre, engrais, ferraille, sable) et de Roche-Maurice (céréales, engrais, fonte), représentent 10 % du total du trafic du Grand port maritime de Nantes-Saint-Nazaire. 
L’Insee dénombre 19340 établissements actifs sur le territoire de la commune de Nantes au 31 décembre 2008. 
Nantes appartient au réseau des Villes et pays d’art et d’histoire, animé par le ministère de la Culture et les collectivités territoriales, et qui rassemblent les villes soucieuses de préserver et de promouvoir leur patrimoine. Ainsi, en 1972, la ville a délimité un secteur sauvegardé compris entre le quai de la Fosse et les cours Saint-Pierre et Saint-André et incluant notamment le château, la cathédrale, le quartier du Bouffay, l’île Feydeau, la place Royale et le quartier Graslin. Avec 126 hectares, il est l’un des secteurs sauvegardés les plus importants de France. Par ailleurs, Nantes est riche d’un patrimoine statuaire important disséminé dans la ville ainsi que de quatre fontaines Wallace. Le maire, Jean-Marc Ayrault, souhaite faire inscrire la ville et l’estuaire de la Loire au patrimoine mondial de l’UNESCO. 
Le château des ducs de Bretagne est situé sur la rive droite de la Loire dans le centre-ville de Nantes. Il était la résidence principale des ducs de Bretagne du XIII.me au XV.me siècle. C’est une forteresse constituée de sept tours reliées par des courtines. La cour possède plusieurs bâtiments datant des XV.me, XVI.met XVIIIe siècles dont la résidence ducale construite en pierre de tuffeau. 
Le quartier médiéval du Bouffay, proche du château et de la cathédrale, à l’intérieur des limites de l’ancienne enceinte, date du XV.me siècle. Il abrite un ensemble de maisons aux façades à pans de bois, à colombages et à encorbellements, ou reconstruites en pierre au XVIII.me siècle dans le parcellaire médiéval. 
Les bâtiments datant du XVIII.me siècle, dont les architectes sont Jean-Baptiste Ceineray et Mathurin Crucy, se situent dans les quartiers du cœur de la ville. On y retrouve plusieurs places comme la place Graslin avec le théâtre; la place Royale, dont la fontaine représentant la Loire et ses affluents, les sols, les façades et les éclairages ont été rénovés en 2007 ; la place du Commerce, la plus animée du centre-ville et la place Maréchal-Foch avec sa colonne servant de piédestal à l’une des rares statues de Louis XVI existant en France. Ces places sont reliées par de larges perspectives comme le cours Cambronne ou le Cours Saint-Pierre et Saint-André. Ces quartiers regroupent aussi l’ancien palais de Justice, situé place Aristide-Briand et dessiné par Chenantais, la préfecture de la Loire-Atlantique (ancienne chambre des comptes de Bretagne), le palais de la Bourse qui abrita l’Office de tourisme puis aujourd’hui la Fnac et enfin l’île Feydeau (rue Kervégan, Temple du Goût, cour Ovale), urbanisée en un seul ensemble, comparable à l’île Saint-Louis à Paris. Le quai de la Fosse et les rues qui y descendent, où se trouvaient les maisons de filles à matelots, constituent l’ancien port de Nantes. Inaugurée en 1976, la tour Bretagne domine la ville du haut de ses 144 mètres. La maison des Compagnons du Devoir au sud de la gare, est pourvue d’un clocher tors. L’immeuble CGA date des années 1930, et a reçu le label « Patrimoine du XX.me siècle », tandis que le Blockhaus DY10 témoigne de la période d’occupation allemande lors de la Seconde Guerre mondiale. Jean Nouvel est l’architecte du palais de justice de Nantes sur l’île de Nantes. Le comblement à partir de 1929 des bras nord de la Loire et de l’Erdre canalisée (devenue le cours des 50-Otages) a grandement transformé le caractère de la ville ancienne. Le château des Ducs, la place du Commerce, les façades de l’île Feydeau et du quai de la Fosse se trouvaient à l’origine en arrière des quais, au bord de l’eau. Une figuration de quais a été reconstruite le long de la face sud de l’île Feydeau (conçu par l’urbaniste Bruno Fortier). 
La cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul, de style gothique, est située sur la place Saint-Pierre. L’édifice voit le jour sous l’impulsion du duc de Bretagne Jean V et de l’évêque Jean de Malestroit en 1434. Sa construction s’est déroulée jusqu’en 1891 (457 ans). Cette cathédrale fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis 1862. La basilique Saint-Nicolas est l’un des premiers projets néogothiques de France datant du XIX.me siècle. L’édifice se situe dans le centre ville de Nantes. Cette église est construite par Jean-Baptiste-Antoine Lassus. Érigée en basilique le 28 octobre 1882, elle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis 1862. L’église Notre-Dame de Bon-Port est construite en 1852 par les architectes Saint-Félix Seheult et Joseph-Fleury Chenantais. Elle est coiffée d’un dôme faisant référence à celui des Invalides de Paris. Elle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis 1975. 
Le passé industriel de la ville lui a légué un patrimoine important, notamment la biscuiterie LU devenue Le Lieu unique. L’ancienne Manufacture des tabacs, dessinée par Chenantais en 1861 d’après un prototype strasbourgeois et composée de cinq bâtiments, avec deux cours intérieures, fut réhabilitée dans les années 1980 afin d’accueillir services municipaux et logements et ainsi donner forme à un petit quartier proche du centre-ville. La raffinerie de sucre Béghin-Say sur l’île Sainte-Anne, construite en 1936, a bénéficié en 1993 d’une rénovation la laissant apparaître en bleu et blanc. L’usine des Batignolles a été fondée en 1919 par une entreprise spécialisée dans la mécanique pour chemin de fer. Les anciens bureaux des Ateliers et chantiers de Nantes sont des vestiges des établissements de la construction navale à Nantes. Non loin de là se dressent deux grues Titan. La première mesure 34 mètres de haut, et a été montée par les ateliers Joseph Paris en 1954. La seconde grue monumentale, classée monument historique, est un modèle Titan 01. Cette grue a été mise en service en 1966-1967 et a fonctionné jusqu’en 2002. 
Le passage Pommeraye est une galerie marchande du centre ville. Construit de 1841 à 1843, ce passage mixte constitué de commerces et d’habitats est construit sur trois niveaux. Il s’organise autour d’un escalier central monumental et est orné de médaillons et statues, œuvres de Guillaume Grootaërs et Jean Debay. Le passage a été classé monument historique en 1976. Créé par Jules-César Decré vers la fin des années 1860, le bazar qui porte son nom est la première étape de ce qui deviendra plus tard l’empire Decré. Touché par les bombardements de 1943, l’établissement est reconstruit. La brasserie La Cigale a ouvert ses portes le 1er avril 1895. C’est une brasserie Belle Époque d’inspiration Art nouveau. Elle a été classée monument historique en 1964.

Pour quitter Nantes nous passons devant le monument des 50 otages, la gare, l’hôtel Dieu et la place de la petite Hollande. Nous roulons sur le quai de la Loire, dit de la Fosse, fosse signifiant port. Ce quai a une tradition un peu mauvaise, c’était l’endroit de repos des marins et de leur satisfaction. Sur le quai de la Fosse, il y avait de nombreuses maisons de prostitution, elles étaient reconnaissables avec leurs vitres rouges, et la petite lanterne rouge qui les signalais. Une seule a été préservée, elle fait partie du patrimoine nantais. Sur notre gauche nous avons la Loire, et de l’autre côté de l’estuaire se trouve l’île de Nantes, nous y apercevons un 3 mâts, mais ce n’est pas le Bélem. Nantes est au fond de l’estuaire de la Loire, il s’écoule d’est en ouest, c’est la direction que nous empruntons. L’estuaire a été modifié par les hommes, les paysages sont un mariage compliqué entre l’eau, la terre et l’activité des hommes. A l’époque de Louis XIV, les bateaux qui revenaient du nouveau monde, ils devaient obligatoirement rapporter une variété de plantes et un couple d’animaux, c’est par cette voie là que sont arrivés le magnolia, le dindon et la pintade. Nous longeons le port autonome de Nantes Saint-Nazaire, il est constitué de 6 sites. Chaque nantais dispose de 57 mètres carrés de jardin et d’espace vert. L’ère urbaine de Nantes compte 82 communes, pour près de 900000 habitants, soit 4376 habitants au kilomètre carré. L’estuaire a une largeur de 300 mètres à la sortie de Nantes, et 3 kilomètres à Saint-Nazaire où il rejoint la mer. Nantes se trouve au nord de l’estuaire, entre la Loire et le massif Armoricain, qui était une montagne il y a 300 millions d’années. Le massif Armoricain est appelé sillon de Bretagne en Loire-Atlantique, son point le plus haut culmine à 70 mètres d’altitude. Sur notre droite nous avons donc le sillon de Bretagne, au pied duquel se trouve la route où nous roulons, ce serait très difficile de tracé une route sur le bord de la Loire, car le sol est constitué d’alluvions déposés par la Loire au cours de ces millions d’années. Sur notre droite nous avons un paysage vallonné, sur notre gauche c’est une pente légère qui va se terminer vers la Loire. Nous sommes sur l’axe Nantes Vannes, nous avons pris la direction nord-ouest, puisque nous suivons le sillon de Bretagne. A notre gauche ce sont des zones humides inondables paradis des prairies, et sur notre droite ce sont des zones cultivables. Nous arrivons à un très grand rond point, dit Atlantis, c’est une gigantesque zone commerciale, Nous sommes à Saint-Herblain. C’est une commune de 12000 habitants, le premier ministre actuel, Jean-Marc Ayrault y a été maire, à l’âge de 27 ans et pendant 3 mandats, avant de devenir maire de Nantes., il fut donc le plus jeune maire de France lors de son premier mandat à Saint-Herblain. L’économie de Nantes est basée sur l’économie portuaire, fluviale et maritime, au temps des romains il existait déjà un port à Nantes. L’hôtel Ibis où nous sommes hébergés, est situé près de l’église Saint-Similien qui fut évêque de Nantes en 310, l’hôtel est construit sur une nécropole. Lors de la construction de l’hôtel, on a retrouvé des sarcophages, des tombes et des crânes. Autrefois la ville de Nantes se terminait à la hauteur de la nécropole, puis elle s’est étendu, on a donc créé le boulevard du Marchis. Ce qui a fait se développer Nantes depuis qu’elle existe, c’est le commerce du sel. Depuis la période préhistorique Nantes commerçait le sel, on le produisait en chauffant de l’eau salé ou même de la vase dans de petits godets en terre, et par évaporation on obtenait du sel. Que l’on acheminait par de petits cours d’eau, on n’empruntait pas l’estuaire de la Loire, car la navigation y était difficile. A partir du XIV.me siècle, une législation a encadré le commerce du sel. Tout d’abord on faisait du sel de mer, on a mis en place la gabelle, on la doit à Philippe VI en 1343, l’impôt du sel était exigé par le royaume de France. On a donc obligé les bateaux de passer par l’estuaire de la Loire, et à Ingrande tout près d’Angers, on passait un octroi, où l’on devait s’acquitter d’un impôt indirect, la gabelle. A cette époque, il faut rappeler que le duché de Bretagne était indépendant du royaume de France, où il fut rattaché qu’en 1532. Jusqu’en 1650, le commerce maritime et fluvial de Nantes, reposait sur 3 grands courants de marchandises le sel, les céréales comme le blé et les poissons littoraux tels que la sardine et la morue de terre neuve. Nous sommes toujours en direction de Vannes, à Vigneux-de-Bretagne, qui comme beaucoup de communes de l’estuaire a perdu de sa ruralité pour devenir des cités dortoirs de Nantes et de Saint-Nazaire. Nous voici à la hauteur de Malville, comme à Vigneux-de-Bretagne, le nombre de ses exploitants agricoles a terriblement baissé. Autrefois un agriculteur qui possédait 6 à 7 hectares de terre dans les années 1950, vivait de son exploitation, aujourd’hui pour survivre il faut être au minimum propriétaire de 100 hectares, la région est vouée à l’élevage de vaches laitières. Apparaît sur une banderole fixé sur un pont sous lequel la voie express circule, il est écrit en gros, notre dame des Landes, zone de combat. Le projet de nouvel aéroport de Nantes devrait se réaliser à 5 kilomètres de la route où nous circulons, verra-t’il le jour, l’avenir nous le dira. Nous arrivons à un échangeur, nous allons quitter la direction nord ouest qui mène à Vannes, pour obliquer plein ouest en direction de Saint-Nazaire. La route qui relie Nantes à vannes, s’appelait le grand chemin à l’époque royale, la voie romaine était tracée dans la même zone. Malville voulait dire mauvais chemin, c’était une zone dangereuse, elle était envahi par la lande naturelle, où pousse des résineux espacés, et de la bruyère qui fait des fleurs blanches et roses. La lande est le paradis d’une herbe qui ne pourri pas, la rouche, jadis cette herbe était coupée, on la faisait sécher, puis on mettait l’herbe sèche dans une poche de coutil, tissu de coton très serré, l’enveloppe bien rempli faisait office de paillasse. Nous avons quitté le sillon de Bretagne, nous allons rejoindre l’estuaire, nous sommes à Savenay, qui fut sous-préfecture de Loire-Atlantique, elle a perdu de son importance, et le titre de sous-préfecture a échoué à Saint-Nazaire. Savenay a eu un rôle important lors de la création du chemin de fer, à l’époque le train transportait le beau monde aux bains de mer, mais la voiture a supplanté le rail et Savenay a perdu de son luxe. Depuis une vingtaine d’années la population de Savenay croit de nouveau, elle est située au milieu des 2 grandes villes de l’estuaire Nantes et Saint-Nazaire. Depuis la route, nous avons un joli panorama de l’estuaire, Nous découvrons Saint-Nazaire. Il était une fois, 3 professeurs qui enseignaient au collège de Savenay Jean Choquin, Jean-François Josic et Jean-Paul Corbienau ont créé le groupe triyan, il existe toujours, il possède leur studio d’enregistrement à Savenay. En 1917, les américains sont venus participer à la première guerre mondiale, ils ont débarqué à Saint-Nazaire, et dans l’arrière pays à Savenay, ils ont établi un hôpital militaire. Nous découvrons une commune rurale, nous longeons l’estuaire, elle est située au pied du sillon de Bretagne, et son territoire vient mourir au bord de l’estuaire. Le point culminant de ce village s’élève à 70 mètres, et sa hauteur minimale se situe à 0 mètre. Cette commune est le royaume des cyclotouristes, où des pentes leurs sont assurées. Sur notre gauche nous découvrons des réserves d’essence de l’armée, il date de la seconde guerre mondiale. Nous apercevons les cheminées de la raffinerie Total de Donges, la première raffinerie s’est établi dans ce lieu en 1933, elle fut bombardée dans les années 1940, une seconde raffinerie donc l’actuelle a été reconstruite en 1947. La raffinerie occupe 350 hectares, elle traite annuellement 11 millions de tonnes de pétrole brut. Il arrive par l’estuaire de la Loire, ce qui est impressionnant la nuit, car la voie de chemin de fer Nantes Saint-Nazaire traverse la raffinerie, c’est l’illumination résultante des torchères et des projecteurs. Nous arrivons dans un endroit extrêmement plat, c’est la Brière, la raffinerie Total est un bassin d’emploi pour la région, la raffinerie emploie 650 salariés, 400 sont sous traitants, au total la raffinerie occupe avec les emplois induits 5000 emplois. Nous voici à Montoire-de-Bretagne, elle possédait depuis 1825, une usine qui conditionnait la tourbe marine, pour que la végétation se transforme en tourbe, il faut entre 1000 et 7000 ans. On détruit donc plus vite la tourbe qu’elle se reconstitue, sur notre gauche, nous pouvons voir Donges et ses cheminées qui fument. La tourbe conditionnée en motte à Montoire-de-Bretagne, servait pour se chauffer, à vrai dire la tourbe chauffe mal et ça fume beaucoup, elle fut donc abandonnée. Tous les habitants de Montoire-de-Bretagne étaient navigateurs, ils alimentaient en tourbe tous les ports français de la côte atlantique. Nous arrivons à Trignac, nous découvrons une friche avec une usine conservée, ce sont les anciennes forges de Trignac, elles ont existé de 1879 à 1947. Elles ont été le début de la contestation sociale de Saint-Nazaire, des combats sociaux. En 1894, les forges ont failli fermer, il y a eu un grand mouvement de grève, ce qui provoqua une répercution nationale. Tous les socialistes de France sont venus à Trignac, pour essayer d’exploiter politiquement le mouvement social. La grande idée des socialistes, c’était la grève générale pour renverser le gouvernement. Rien ne c’est donc passé, les ouvriers ont repris le travail, et le gouvernement de la troisième république n’a pas été renversé. Le paysage est toujours extra plat, Trignac possède une bonne équipe de rugby, elle est animé par 2 anciens internationaux français du 15 de France. Les voies express de Bretagne sont gratuites, elles relient Nantes à Brest, ce qui n’est pas le cas de l’autoroute qui mène à Paris, la gratuité des autoroutes ont le doit à Olivier Guichard, qui fut longtemps député maire de la Baule. Nous sommes à la hauteur du pont de Saint-Nazaire, il franchit l’estuaire, il a une longueur totale de 3356 mètres, il est gratuit, il a été construit en 1975. Depuis 1995, il est propriété du conseil général qui l’entretient. Nous sommes à Saint-Nazaire, nous passons devant la gare SNCF, nous prenons la direction de Guérande. Nous nous dirigeons vers terre de sel, à Guérande on a certes le sel, mais aussi la salicorne, le caramel au beurre et à la fleur de sel, qui ne colle pas aux dents. Nantes possède son gâteau, il est de forme ronde, il fait 2 centimètres de hauteur, les ingrédients de la farine, de la pâte d’amende, du beurre salé que l’on mélange pour faire une galette. Puis on l’imbibe de sirop et de rhum, le tout est recouvert de sucre glace. C’est un savant mélange, où le coup de main est très important, sinon le résultat risque de ne pas être au goût souhaité. Il existe à Nantes une confiserie locale, les rigolettes, c’est un bonbon dur à l’extérieur et moelleux à l’intérieur. Pourquoi rigolette, un confiseur de Nantes, dans les années 1905, il avait une chatte très gourmande et voleuse, elle lui a renversé un pot contenant la pâte qu’il avait préparé pour faire des bonbons. Une partie du récipient s’est répartie sur une plaque chaude, elle a bien sûr cuit quelque peu. Le confiseur a goûté le résultat de la cuisson, il l’a trouvé bien bon, le dessus était grillé et l’intérieur n’était pas cuit. Il s’est donc mis a préparé sa nouvelle recette, et il a appelé le bonbon, rigolette, qui était le nom de sa chatte qui avait renversé le pot de pâte par inadvertance. Nous sommes au sud de la Brière, c’est un peu plus vallonné, nous contournons la commune de Saint-André les eaux. Nous découvrons la mer et au fond le Croisic, nous traversons Saillé, c’est un village de paludiers. Nous parcourons la côte de Jade, nous sommes proche des marais salants, la route est étroite et sinueuse. Les maisons sont en forme de trapèze, nous voici à Terre de sel, qui se trouve au milieu des marais salants de Guérande, dont voici la présentation :

Les marais salants de Guérande sont une zone de marais salants française située sur le territoire des communes de Guérande, Batz-sur-Mer et La Turballe, dans l’ouest du département de la Loire-Atlantique et la région Pays de la Loire. À une vingtaine kilomètres au nord se trouve un autre bassin salicole, les marais du Mès, qui sont associés à ceux de Guérande dans le cadre du « Bassin salicole de la Presqu’île Guérandaise ». 
Les marais salants occupent la partie orientale d’une vaste zone plane dont l’altitude maximale ne dépasse pas 6 mètres, située entre le coteau de Guérande au nord et la presqu’île du Croisic au sud. À l’ouest, cette zone est séparée de l’océan Atlantique par la pointe de Pen-Bron, à l’exception de l’ouverture (500 m entre le port du Croisic et l’hôpital de Pen-Bron) qui permet à l’eau d’y pénétrer à marée montante. 
La partie occidentale de la zone, plus proche de l’océan, forme un vaste estran, qui divise un bras de mer, localement baptisées les Traicts du Croisic, en deux parties : le Petit Traict au nord (chenal de Pen-Bron, puis étiers de Pen-Bron et de la Paroisse) et le Grand Traict au sud (chenal des Vaux, puis étiers de Grévin et de la Croix) découvert à marée basse et recouvert à marée haute. Cet estran, qui fait partie du domaine maritime de l’État, est délimité par une digue construite au XIX.me siècle. À la limite de l’estran et des marais, et entre les deux Traicts se trouve une presqu’île créée par les aménagements des marais salants sur le domaine marin appelé Sissable. 
Les marais salants sont répartis entre les communes de Batz-sur-Mer au sud, de Guérande au nord, et pour une faible part, de La Turballe au nord-ouest. La commune du Pouliguen qui cadastrait quelques salines, comblées depuis les années 1960 sous la pression immobilière, et celle de La Baule, sans aucune emprise cadastrale sur le marais, sont limitrophes du bassin salicole. Les marais salants communiquent avec l’océan : à l’ouest, par les étiers et chenaux mentionnés plus haut et par leurs ramifications ; à l’est, par l’étier du Pouliguen, qui devient ensuite un chenal où se trouve abrité le port de plaisance. Le site est longé par les routes départementales 774 à l’est, et 245 au sud. 
Au cours de la dernière période glaciaire, Würm selon l’appellation classique, le niveau marin baisse de plus de 100 mètres au-dessous du niveau actuel. La Loire et la Vilaine creusent de part et d’autre de la presqu’île guérandaise de profondes vallées aujourd’hui sous-marines. La côte se trouve alors très au-delà des phares de la Banche et du plateau du Four, au large du Croisic. Le territoire est occupé par des chasseurs nomades du magdalénien, dont un campement a été fouillé au Croisic. De la fin de la période paléolithique à moins 5500 ans. À la remontée des eaux avec la fonte des glaces, lors de la dernière transgression (Flandrien), la cuvette entre le coteau de Guérande et le plateau du Croisic devient brièvement maritime, mais avec une très faible profondeur d’eau ; des cordons littoraux fossiles au pied du coteau de Guérande et autour de Saillé (en limite actuelle des Marais Salants) marquent l’avancée maximale du domaine maritime franc, durant cette période Batz et le Croisic ont peut-être été une (ou des) île(s) lors des marées hautes uniquement. La tranche d’eau reste faible, le socle granitique n’est jamais loin et émerge aujourd’hui dans le fond des marais en de nombreux points, notamment entre Saillé et Batz. La dépression des actuels marais est comblée par des argiles déposées entre moins 11000 ans et moins 5500 ans. 
Il se forme durant cette période transgressive une zone de prairies maritimes dont les rives sont probablement occupées par les dernières populations paléolithiques, comme le montrent les silex trouvés entre Batz-sur-Mer et Le Croisic, puis par celles du Mésolithique atlantique connues avec les nombreux sites sur le coteau de Guérande et dans la Presqu’île du Croisic qui ont livré des microlithes caractéristiques. À la fin de cette première phase, la végétation terrestre palustre (marais d’eau douce) s’étend dans la cuvette (couche de tourbes de La Turballe et de Batz-sur-Mer, que l’on trouve aussi sous les dunes à La Baule). Au moins à deux reprises, la montée des eaux océaniques chasse les premiers habitants, comme l’indique une couche d’argile jaune limoneuse au sommet des sédiments qui comblent l’ensemble de la cuvette. Au Néolithique, le niveau marin est de 2 à 4 mètres inférieur au niveau actuel, comme le montrent deux mégalithes implantés dans le marais (notamment un dolmen avec son tumulus situé près du lieu-dit Mouzac dont la base est au niveau actuel de la mer). Les Marais Salants sont donc une vaste prairie plus ou moins arborée, et déjà cultivée. Le niveau moyen de la mer s’élève brusquement au cours de l’âge du bronze pour approcher temporairement le niveau d’aujourd’hui ; ce phénomène d’élévation prend fin vers 500 av. J.-C. Les Marais Salants changent donc profondément d’aspect, les prairies maritimes recouvertes par la mer aux grandes marées reprennent leur place. Depuis lors, le niveau oscille entre moins 2 mètres et plus 50 cm, avec une tendance générale transgressive jusqu’à nos jours. Au début de l’occupation romaine, la cuvette est moins maritime qu’aujourd’hui : une oscillation négative a en effet été mise en évidence en plusieurs points entre la Vilaine et Noirmoutier, ainsi que dans les marais salants et en Brière, et sur l’ensemble du littoral atlantique, jusqu’en Mer du Nord, la ligne de rivage recule donc, ce qui a dû être très visible dans cet environnement très plat suite aux colmatages antérieurs par les sédiments accumulés dans la cuvette. À partir du IV.me siècle, une nouvelle poussée transgressive donne leur aspect actuel aux marais, le niveau de la mer tend à monter (faiblement) depuis cette période. Le « Traict du Croisic » devient alors l’exutoire principal du balancement des marées avec son débouché entre Le Croisic et les rochers granitiques pointant sous le centre héliomarin de Pen-Bron. Les marais occupent la zone anciennement recouverte dans l’année par les grandes marées de vives eaux. Le double tombolo se constitue progressivement par des accumulations de sable à ses extrémités (pointe de Pen-Bron à l’ouest, dunes d’Escoublac à l’est), alimentées par les apports de sédiments venant de l’estuaire de la Loire et l’estuaire de la Vilaine. Le développement dunaire a été particulièrement important de la fin du Moyen Âge au XVIII.me siècle, faisant disparaître l’ancien village d’Escoublac. 
Gagnant sur les prés salés et la bôle, qui relevaient alors, selon les lieux, du domaine ducal ou seigneurial, puis sur l’estran, la construction des premières salines part du pied du coteau de Guérande et de la « presqu’île » intérieure de Saillé pour atteindre Batz-sur-Mer, par Leniphen et Trégaté, soit à partir de la fin de l’époque romaine, soit de la période de la colonisation bretonne du VII.me siècle. Jusqu’au IX.me siècle, les marais salants ont une extension plus réduite qu’actuellement : la zone de balancement des marées est alors plus étendue, l’étier du Pouliguen et l’ouverture du Traict au Croisic étant plus larges et profonds qu’aujourd’hui. Des documents de cette époque donnent des indications sur la structure des installations salicoles, semblable à celle d’aujourd’hui. La technique de travail s’est fixée au XV.me siècle. L’endiguement et les aménagements hydrauliques ont leur optimum entre le XIV.me siècle et le XVII.me siècle ; les dernières salines sont construites à la fin du XVIII.me siècle de part et d’autre du Grand Traict, à Sissable et à la pointe de Sinabat. L’extension sur le domaine maritime est restée ensuite très limitée en raison des modifications du cadre juridique (indivision du domaine public à partir de la Révolution française) et de la baisse de la demande de sel en Europe du Nord (suite à l’apparition de nouvelles sources d’approvisionnement). Suite aux tempêtes de 1877, 1880, 1894 et 1900 qui ont emporté plusieurs centaines de mètres de levées, un « syndicat des digues » est créé en 1901. Les digues sont renforcées par des murs maçonnés. Après la Seconde Guerre mondiale, les producteurs de sel du littoral atlantique créent des coopératives : la plus importante est celle de la « presqu’île guérandaise », avec ses deux bassins salicoles, puis celles de « Noirmoutier », du « Littoral vendéen », de « Charente-Maritime », et en dernier lieu : la « coopérative de Beauvoir-sur-Mer ». Ces coopératives se groupent au sein de la « Fédération nationale des coopératives de producteurs de sel atlantique », mais elles montrent assez vite leurs limites, et les années 1950 se terminent sur un bilan plutôt négatif : les salins de l’Ouest restent isolés face aux négociants et à la concurrence des « Salins du Midi » et des « Salines de l’Est », beaucoup plus fortement industrialisés. Le nombre de paludiers, non professionnels et âgés, décroît. À la fin des années 1960, pour répondre au tourisme balnéaire, un projet d’aménagement envisage la transformation des marais salants en une vaste « marina » (immeubles avec « pieds dans l’eau », pontons, bassin nautique à flot) ainsi que la construction d’une route à deux fois deux voies entre La Baule et Le Croisic où un grand port de plaisance est prévu sur le Grand Traict. La station balnéaire de La Baule aurait ainsi doublé sa surface urbanisée au détriment des marais (donc en s’étendant sur la commune de Guérande) et espérait doubler sa population estivale à l’horizon 1985. Parallèlement, le parc naturel régional de Brière est créé (décret publié en 1970) comme pôle à vocation culturelle et touristique à l’intérieur des terres, celui-ci n’inclut cependant pas les marais salants dans son territoire et ses périmètres de protection. Les limites du parc régional correspondent au sud et à l’ouest au tracé d’une future voie express à deux fois deux voies (« La route bleue ») devant relier Saint-Nazaire à Vannes (partiellement réalisée aujourd’hui entre Guérande et Saint-Nazaire), en cohérence avec les développements urbanistiques et touristiques envisagés alors. Ce projet pharaonique est à l’origine d’une prise de conscience de la fragilité des marais salants de Guérande, qui ont donc failli disparaitre. Des manifestations, initiées par des militants de Mai 68, qui ont lieu à Saint-Nazaire, Nantes, La Rochelle et des recours auprès des tribunaux ont permis de faire échouer la plupart de ces projets de « développement » touristique. La création d’un Groupement des Producteurs de Sel de la Presqu’île Guérandaise (GPS-PG), qui fonctionne à partir de 1972 (depuis 1988 sous la forme d’une société coopérative agricole), la formation salicole diplômante en 1979 qui s’ouvre à une nouvelle génération d’exploitants souvent non issus du milieu salicole, l’inscription en 1995 des marais à l’inventaire international de la Convention de Ramsar et la maîtrise complète de la mise en marché en 1998 sont l’aboutissement de cette période. 
Devenu célèbre à l’échelle internationale, le mot baule ne doit cependant pas être associé exclusivement à une station balnéaire, même de premier plan. Il est proche d’un mot breton, baol, désignant un élément du paysage des marais salants de la zone autrefois bretonnante de Bretagne : ceux de Guérande et du Mès en particulier. Le terme Bôl ou Baol se retrouve dans de nombreux actes d’affermage du littoral par le Duc de Bretagne ou ses vassaux ayants droit sur l’estran, pour la création ultérieure de salines, de parc à huitres ou de viviers à poissons. Ce terme est d’origine ancienne, probablement contemporain de l’extension du breton dans le sud bretagne. Il désigne, précisément, une assez grande étendue plane, en bordure d’estran ou dans des marais salants, recouvert aux hautes mers de vives eaux. Il s’agit parfois du résultat d’une construction (par exemple à Sissable), mais en général d’une forme naturelle du paysage, apparenté à des prés salés naturels, ou à des marais maritimes. Les baols naturelles ont disparu en presqu’ile guérandaise, transformées en polders ou en marais salants. À l’heure actuelle, le mot reste bien présent dans la toponymie de la presqu’île guérandaise. Si on examine les cartes IGN Top 25 de La Baule et de La Roche-Bernard, on le rencontre au minimum 6 fois : En ce qui concerne La Baule-Escoublac, le toponyme apparaît sur un cadastre du début du XIX.me siècle, à propos d’un bâtiment public, le poste de douane situé à l’époque non loin de l’actuel office de tourisme et appelé caserne de la Baule. À cette époque, les marais salants sont encore présents sur le territoire d’Escoublac, là où se trouve actuellement la zone commerciale des Salines (en grande partie guérandaise, du reste) et se prolongent par une baule (secteur de la gare). Curieusement, donc, le nom de la station ne se réfère nullement à la plage ni à l’océan. Durant presque tout le XIX.me siècle, l’orthographe varie entre baule (d’allure plus « française ») et bôle (forme locale). C’est finalement la Compagnie du Chemin de fer de Paris à Orléans qui fait un choix décisif en faveur de la forme baule, en nommant en 1882, la gare ferroviaire en « Gare de La Baule », formulation qui popularisera aussi la station sous ce nom (notamment à travers les affiches publicitaires de la compagnie), et non sous celui d’Escoublac. On remarquera que l’orthographe bôle continue d’être utilisée, par exemple dans le nom de quelques entreprises. À l’heure actuelle, le mot n’a probablement pas d’usage autre que toponymique (c’est-à-dire qu’il fait partie de noms propres de lieux). Mais dans ce domaine, il est bien vivant, pas seulement cartographique : ainsi, une affiche du mois de juin 2009 informait que la Fête de la Musique, les Feux de la Saint-Jean et un feu d’artifice auraient lieu le 27 juin, à Mesquer, Bôle de Merquel. 
En moyenne, les salines de Guérande produisent environ 10000 tonnes de sel chaque année, production bien inférieure en quantité à celle, plus industrielle, des salines de la côte méditerranéenne telles que Salin-de-Giraud et Salins-d’Hyères. L’exploitation des marais salants de Guérande était en voie d’abandon vers 1970, mais une reprise s’est amorcée depuis cette prise de conscience. En 1979, une formation professionnelle est créée afin de former au métier de paludier: le brevet professionnel responsable d’exploitation agricole, option saliculture. En 1989, le groupement des producteurs de sel constitue une coopérative agricole à laquelle la plupart des paludiers adhèrent. En 1992, elle rachète les Salines de Guérande, une société de production et de vente, afin de mieux distribuer sa production. En 1991, obtention du Label Rouge au sein de la coopérative agricole. En 1992, Création de la filiale commerciale Les Salines de Guérande et rachat de la société Le Guérandais à Pradel qui sera absorbée en 2001. En 2002, inauguration de la structure touristique d’accueil « Terre de Sel ». Le 20 mars 2012, le sel de Guérande obtient l’Indication géographique protégée (IGP) de la Commission européenne, IGP reprend en grande partie le cahier des charges antérieurement déposé pour obtenir une « dénomination d’origine protégée » sous norme française de « Sel marin de l’Atlantique » protégeant et englobant les productions des Ré, Noirmoutier et Guérande, et réalisé grâce aux regroupements des producteurs dans les années 1970 face à la concurrence des salins industrialisés du Midi, et à des importations d’autres pays européens (Portugal et Espagne notamment) vendues sous des noms ambigus. Ce premier cahier des charges avait abouti à l’obtention du label rouge « sel de Guérande » en 1991 et à l’inscription des marais salants dans les « Sites Remarquables du Goût » en 1995. 
La faune et la flore du site sont variées, parmi les espèces présentes, on peut citer : Oiseaux : 180 espèces environ ont été observées, à ce titre, la zone a été classée zone importante pour la conservation des oiseaux (ZICO) au titre de la directive européenne Oiseaux de 1979. Parmi les espèces observées, on peut citer les suivantes, avocette, aigrette garzette, bernache cravant, busard des roseaux, courlis, foulque, gorge bleue, héron cendré, huîtrier pie, mésange à moustaches, pluviers, rousserolle effarvatte, spatule blanche, sterne pierregarin• Animaux marins : anguille, bar, crabe, crevette, plie, mulet, artémia• Insectes : lucane cerf-volant• Mammifère : loutre• Amphibiens : crapaud calamite, rainette verte, pélodyte ponctué. Flore : Aster maritime, chêne vert, jonc, obione, oseille des rochers, roseau, salicorne, soude maritime, spartine, statice, tamaris. 
Les marais salants de Guérande se sont vu attribuer le label Paysage de Reconquête en 1992. La zone est également classée zone naturelle d’intérêt écologique, floristique et faunistique (ZNIEFF) de catégorie 1 sous la dénomination pointe de Pen-Bron, marais salants et coteaux de Guérande (38, 39 km²) depuis 1991. Les marais salants de Guérande sont inscrits à l’inventaire de la Convention de Ramsar depuis septembre 1995, conjointement avec les marais salants du Mès (zone humide d’importance internationale, 52 km² classés) et à la liste des sites naturels Natura 2000 conjointement avec le traict du Croisic et les dunes de Pen-Bron (43,76 km² classés) 
De plus, le site des Marais salants de Guérande est inscrit sur la « liste indicative » soumise par la France au comité de sélection du Patrimoine mondial de l’humanité depuis 2002, pour son importance faunistique et floristique et comme témoin de l’activité humaine.

Nous sommes accueillis par une paludière qui va nous faire découvrir le marais salant et son métier. Pour récolter du sel, il faut de l’eau, du soleil, du vent, de l’argile et le savoir faire du paludier. Le savoir faire existe depuis 1500 ans, cette année la récolte fut bonne, la météo lui a été favorable. L’argile permet de retenir l’eau dans les bassins et de les façonner. Le marais salant est un labyrinthe où l’eau va y circuler dans des bassins de plus en plus petits et de moins en moins profonds. Les bassins sont donc séparés par des parois en argile, qui à l’air sèche et devient dure, sur laquelle on peut marcher, dès qu’il pleut, elle se ramollit et on peut la modeler à notre guise. Il y a 18000 ans, la zone où nous sommes était recouverte par la mer. L’argile contient du cuivre et du zinc, et plein de minéraux que contenaient les roches dont elle résulte. Les chemins qui serpentent autour du marais sont constitués de vase et d’argile, ce qui nous permet de nous déplacer, sinon si les cheminements étaient composés que d’argile, nous serions les pieds dans l’eau. Le marais salants est constitué de bassin de tailles différentes, les plus étendus ont l’aspect d’un étang, et les plus petits ne fon que 70 mètres carrés. L’ensemble forme un quadrillage, avec à son centre les plus petits bassins. La mer se trouve à 5 kilomètres du marais salant, nous sommes sur la presqu’île de Guérande, sur la hauteur du coteau se trouve Guérande. Si l’on descend de part et d’autre de Guérande, on va avoir la Baule, le Pouliguen, Batz-sur-mer et le Croisic, qui est le bout du monde. De l’autre côté on trouve Quirat, la Triballe, Paimbron qui se trouve en face du Croisic. Le marais salant est entouré d’un arc de cercle de villes, il faut donc amener l’eau de mer jusqu’ici. Pour cela, on va utiliser les marées hautes, qui ont lieu tous les 15 jours, car on va utiliser les grands coefficients de marées. Pour amener l’eau de mer dans les salants, on va utiliser des canaux, que l’on appelle des étiers, il y en a 13. Ils ont été creusés, ils sont au-dessous du niveau de la mer, ils se remplissent à marée haute. Des portes de vasières permettent de fermer les canaux lorsque la mer redescend. La récolte du sel se fait en juillet et en août, le reste de l’année le paludier entretient le marais salants qui existe depuis 1500 ans. Dans les étiers, un homme n’a pas pied, dans le premier bassin de stockage on a 40 centimètres d’eau, ensuite on a 5 centimètres et dans le bassin de cristallisation on a plus que 2 centimètres d’eau, c’est le travail du paludier de gérer la quantité d’eau. Les paludiers peuvent être propriétaires ou locataires de leurs bassins, le bassin final de cristallisation s’appelle œillet, il mesure 7 mètres de large pour 10 mètres de longueur. Le marais salant de Guérande occupe 1700 hectares, pour vivre de son métier, un paludier doit avoir au moins 60 œillets. Nous sommes devant une saline qui est composée de 20 œillets, pour en vivre il faut donc 3 fois cette surface. Notre paludière conférencière avec son mari exploitent 72 œillets, dont ils sont propriétaires de 30 œillets, les 42 autres sont en fermage, c’est-à-dire en location. Le paludier est indépendant, ensuite il peut ou non adhérer à une coopérative, le marais de Guérande compte 300 paludiers, dont 200 font partie de la coopérative terre de sel où nous sommes arrivés tout à l’heure. Cette année chaque œillet a produit 1600 kilogrammes de sel, c’est plus que la moyenne en vigueur qui est de 1300 kilogrammes. Mais pour son autonomie financière, les paludiers travaillent avec un stock de 3 ans, ce qui permet d’équilibrer les années fécondes comme cette année et d’autres qui sont moins prolifiques. Certaines saisons pluvieuses, on ne peut que récolter que 200 kilogrammes de sel par œillet, ces années là on puise donc dans les stocks pour avoir un revenu correct. Le sel de Guérande est utilisé qu’en cuisine, et le sel quelque peu souillé est transformé en pierre à sel pour les animaux. Le paludier doit avoir une parfaite dextérité pour ramasser le sel, qui est disposé sur le fond en argile de l’œillet, sinon il prend la couleur de l’argile. Le grand rival du sel de Guérande, et le sel de Camargue, que les guérandais traitent de sel industriel. Le sel de Guérande étant gris, on l’a longtemps considéré comme un sel souillé, et les communicants s’en donnait à cœur joie dans ce sens en décriant l’impropreté des paludiers guérandais. Il était gris, donc il était impur, grâce à l’argile le sel est de couleur grise et contient beaucoup d’oligoéléments. Même si la consommation de sel a diminué pour la santé, le sel naturel de Guérande ne souffre pas trop de cette régression, il faut dire que la communication guérandaise argumente pas mal dans le sens du sel artisanal. Donc match nul, entre les communicants de la Camargue et ceux de Guérande. La coopérative terre de sel vend 10000 tonnes de sel par an, Paludier signifie homme du marais, saunier vient de sel, c’est lui qui commercialisait le sel. La salicorne est l’ennemi du paludier, elle envahit ses œillets, et il est obligé de l’arracher. Nous sommes devant un étier, celui-ci a l’aspect d’un petit ruisseau, car on est à la fin du marais salant, on est près de la route. Plus il se rapproche de la mer, l’étier sera plus large, en ce moment il est vide, car c’est la marée basse, ce soir il sera rempli d’eau car la marée sera haute. L’étier va donc remplir des bassins de stockage, qu’on va appeler vasières, nous sommes à proximité d’une vasière, c’est une sorte de grand étang. L’au y sera stocker pendant 15 jours, en attendant d’avoir une grande marée avec la pleine lune. Dans les vasières on décante l’eau, du sable, des coquillages, des poissons, des crabes et des crevettes qui vont nourrir les oiseaux du marais. Les algues et les coquillages quant à eux vont descendre au fond du bassin, pour y constituer de la vase. Tous les 4 ans, on vide les vasières pour retirer la vase qui sera jetée sur le talus sur lequel on marche. L’eau qui entre dans la vasière est à 35 grammes de sel par litre d’eau, et pour avoir la cristallisation du sel, il faut que l’eau monte à 280 grammes de sel par litre d’eau, il faut arriver à une saumure. Cette transformation ne se fait pas dans la vasière, où la densité de sel ne peut qu’atteindre que 38 grammes par litre d’eau. Alors le travail du paludier est de faire circuler l’eau dans tous les bassins qui quadrillent le marais salant. C’est-à-dire la saline, avec des bassins d’évaporation tout autour, et des bassins de cristallisation au milieu ou œillet. L’eau circule dans un immense labyrinthe, l’eau va circuler en zigzag, en quinconce, les bassins vont être ouverts par des ouvertures dans les séparations en argile, l’eau circule en S dans les bassins d’évaporation. Ce système a été inventé il y a 1500 ans, afin de passer de 35 grammes à 280 grammes de sel par litre d’eau. Une fois le parcours en escargot terminé, l’eau arrive dans les œillets, par de petites portes on y fait entrer l’eau. On rempli l’œillet de 2 centimètres d’eau, et on referme les portes, et au bout de 24 heures, le sel apparaît. Entre la sortie de l’eau de la vasière et son entrée dans l’œillet, il se passe entre 4 et 5 jours. On fait circuler uniquement l’eau, lorsque le soleil et le vent d’est sont présents. Ensuite on découvre les différents sels cueillis dans un œillet, le gros sel qui est gris clair, il se dépose sur l’argile et la fleur de sel, elle est blanche, elle émane de la cristallisation et qui flotte au-dessus du fond de l’œillet. Pour cueillir la fleur de selle, on utilise un outil appelé lousse, il a un manche de 3 mètres de long, ce qui permet d’écumer l’œillet entier depuis le bord de l’œillet construit en argile. Nous découvrons une brouette à sel, puis un outil avec un manche de 6 mètres de long, c’est las, il permet de ramasser le gros sel sur l’argile avec délicatesse. Nous avons droit à une dégustation de chocolat noir, soit nature ou saupoudré de fleur de sel, et la consistante du chocolat est différente et son goût est plus doux. La fleur de sel au niveau nutritif n’a rien de spécial, ce n’est que du chlorure de sodium, sauf que la fleur de sel est plus salée que le gros sel, 94%pour le gros sel et 97% pour la fleur de sel. Les 3% de plus de chlorure de sodium, va mettre en opposition les saveurs, d’où la possibilité de mettre un peu de fleur de sel sur un melon pas assez mûr par exemple. Le sel fin, c’est du gros sel broyé, la fleur de sel s’ajoute toujours après la cuisson, les grands chefs ont bien compris les bénéfices gustatifs de la fleur de sel, qu’ils emploient à merveille pour élaborer des mets succulents. Le gros sel se vend dans le commerce 1,5 euro le kilo, et la fleur de sel vaut 15 euros le kilo, dont une livre suffit pour une année. Ensuite nous allons visiter la coopérative terre de sel, où l’on peut découvrir une maquette qui permet de se rendre compte de la constitution d’un marais salant. Nous parcourons des présentoirs où sont exposés les outils du paludier, puis nous passons dans le magasin où nous pouvons faire quelques emplettes. Après 2 bonnes heures de bon air marin, sous un soleil radieux, nous reprenons l’autocar pour aller déjeuner au restaurant la petite casquette.

Nous reprenons notre circuit en direction de la Turballe, nous sommes entourés de marais salants, nous voici au port de plaisance de la Turballe. Nous passons devant la criée et une multitude de petits restaurants. Nous sommes en vue du port de pêche de la Turballe, le bus nous arrête en front de mer, où nous allons faire une balade digestive en longeant la plage. Voici la présentation de la Turballe :

La Turballe est une commune de l’Ouest de la France, elle compte 4500 habitants, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire). Elle fait historiquement partie de la Bretagne. Ses habitants s’appellent les Turballais et les Turballaises. 
La Turballe est située sur le littoral de la Loire-Atlantique, dans la presqu’île de Guérande, à 8 kilomètres au nord-ouest de Guérande et à 20 kilomètres au nord-ouest de Saint-Nazaire. La commune est traversée par le ruisseau de Brandu. Selon le découpage de la Bretagne fait par Erwan Vallerie, La Turballe fait partie du pays traditionnel de Brière et du pays historique du Pays nantais. Les communes limitrophes sont Guérande à l’est, Piriac-sur-Mer au nord et Le Croisic qui, au sud, fait face à la presqu’île de Pen-Bron. 
Une longue plage de sable, donnant sur cette partie de l’Océan que l’on appelle également « Rade du Croisic », est dénommée la Grande-Falaise en référence à sa grande dune, relie Pen-Bron au port. Cette presqu’île qui forme la partie sud de la commune, sépare cette plage des marais salants du Petit Traict du Croisic. À l’extrémité sud, de la pointe de Pen-Bron fut fondé à la fin du XIX.me siècle un centre hélio-marin toujours en activité. Le bord de mer du nord de la commune est beaucoup plus rocheux. L’église de Trescalan, au sommet de la plus haute colline de la commune, offre un panorama remarquable sur les marais. 
De nombreux hameaux se partagent le territoire de la commune, tels Coispéan, Méliniac, Fourbihan, Lauvergnac, Trévaly etc. Quelques moulins et manoirs sont également à voir. 
On trouve mention de La Turballe pour la première fois dans des écrits remontant à 1452. À cette époque, il ne s’agissait pas encore d’un bourg, mais d’un groupe de quelques maisons au sommet de la dune. Le hameau se développa au sein de la frairie de Trescalan qui regroupait une partie des villages de la paroisse de Guérande. En 1698 une chapelle fut érigée à Trescalan (l’église actuelle date de 1847). En 1836, La Turballe comptait 219 habitants dont 30 pêcheurs. En 1847, la fraire de Trescalan — ainsi que celle de Coispéan devint une paroisse à part entière. Il y avait alors déjà plus d’habitants à La Turballe qu’à Trescalan. Les activités de pêche ne cessant de croître, La Turballe fut élevée au rang de commune le 17 mai 1865. Deux mois plus tard, son premier maire Alfred Pellier, était élu. Durant la Seconde Guerre mondiale, de nombreux blockhaus furent construits, notamment sur le bord de mer en renforcement du mur de l’Atlantique. Deux autres lignes de défense s’étalaient sur la commune. Une bombe fut larguée sur la ville en 1942. On pense cependant qu’il s’agissait en fait d’une erreur de la part des Anglais. Par chance, aucune victime ne fut à déplorer. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, à cause de l’existence de la Poche de Saint-Nazaire, l’occupation allemande se prolongea à La Turballe comme sur l’ensemble des localités voisines de l’estuaire durant 9 mois de plus (d’août 1944 au 11 mai 1945), la reddition effective de la poche intervenant 3 jours après la capitulation de l’Allemagne. 
Le port de La Turballe est le premier port de pêche des Pays de la Loire avec quatre-vingt-un chalutiers. Il est également le premier port de la façade atlantique pour l’anchois et la sardine, la sardine que l’on fête au mois de juillet à l’occasion de la fête de la sardine. En 2000, 15000 tonnes furent pêchées pour une valeur de 180 millions de francs. Le port produit en outre 7000 tonnes d’anchois chaque année. L’activité mobilise trois cents professionnels actifs. La pêche au chalut se pratique toute l’année, la sardine et l’anchois étant récoltés du printemps à l’automne. En dehors de ces périodes ce sont le bar, le merlu, le merluchon, la dorade, la seiche et parfois le thon qui sont récoltés. Le port de plaisance dispose de trois cent quarante-cinq places dont trente pour les visiteurs. La criée organise chaque jour, au centre marée, une vente aux enchères, du lundi au vendredi à partir de 6 h. Depuis 2011, mêmes si les ports de La Turballe et celui du Croisic possède une gestion commune pilotée par le département, les deux criées ont préservées mais leurs moyens techniques ont été mutualisés. La commune s’est dotée d’une zone artisanale qui regroupe quarante-deux entreprises sur une superficie de huit hectares, comptant principalement des établissements liés au monde maritime et à l’artisanat. Le premier employeur de la communauté d’agglomération Cap Atlantique, qui emploie 330 salariés, est le centre hélio-marin de Pen-Bron situé sur la commune, établissement médical spécialisé en rééducation et réadaptation fonctionnelles, établi dans un ancien hôpital pour enfants construit en 1887. Les cent soixante autres entreprises domiciliées à La Turballe se partagent différents secteurs d’activité comme le commerce, la restauration et les services. La Turballe est également une station balnéaire importante.

C’est bien aéré et sous le soleil que nous reprenons place dans l’autocar, nous nous dirigeons vers Guérande, pour aller visiter sa cité médiévale, dont voici la présentation :

Guérande est une commune de l’Ouest de la France, chef-lieu de canton, située dans le département de Loire-Atlantique (région Pays de la Loire). Ses habitants, les Guérandais et Guérandaises, étaient 15534 au recensement de 2010. Ville d’art et d’histoire depuis 2004, la commune est renommée pour ses marais salants et sa cité médiévale. C’est l’une des rares villes françaises à avoir conservé ses remparts dans leur intégralité (1434 m de circonférence). C’est un haut lieu de l’histoire du duché de Bretagne et, historiquement, le chef-lieu d’un territoire appelé Presqu’île guérandaise qui coïncide avec l’extension la plus méridionale de la langue bretonne. Guérande fait partie des 21 communes appartenant au parc naturel régional de Brière. 
Guérande se situe à 19 km à l’ouest de Saint-Nazaire, 70 km au sud-est de Vannes et 80 km à l’ouest de Nantes. La commune de Guérande se situe sur la presqu’île guérandaise, territoire ainsi nommé car il est entouré, à l’ouest par l’océan Atlantique, à l’est par le marais de Brière, au sud par La Loire et au nord par la Vilaine. 
Le Pays de Guérande est divisé en deux entités (ou terroirs) distinctes : le pays paludier et le pays métais, séparés par l’abrupt du Coteau de Guérande. Ces deux entités se distinguent aujourd’hui par l’architecture et les activités humaines traditionnelles (économie, costumes anciens, danses traditionnelles). Il est situé entre le coteau de Guérande et la presqu’île du Croisic et est formé par les marais salants et les terrains adjacents ; l’altitude est ici de 0 à 10 mètres. On y trouve les îles de Lénifen et de Saillé (village paludier), la presqu’île de Lanclis au nord-ouest, les villages paludiers de Kerignon, Pradel, Mouzac au pied du sillon. Il correspond à une ligne de faille qui s’étend de Piriac-sur-Mer à Saint-Nazaire selon une orientation nord-ouest/sud-est, déterminant l’existence d’une ligne parallèle au Sillon de Bretagne au nord et de même origine que ce dernier, et à la côte de la Presqu’île du Croisic au sud. Cet ensemble de reliefs parallèles est une réactivation d’accidents tectoniques anciens, mis en place au cours de l’orogénèse hercynienne, par les derniers contrecoups de la surrection des Alpes au cours des derniers millions d’années. L’altitude passe ici brusquement de 10 mètres à 40-60 mètres. La ville est implantée au point culminant (61 mètres au niveau du Parc d’Activités de Villejames) de la ligne de crête qui offre une vue à la fois sur les côtes et sur l’arrière-pays (vers les marais de Grande Brière). Le pays métais, Il s’étend sur le revers du coteau jusqu’à Herbignac au nord et Piriac-sur-Mer à l’ouest ; il descend en pente douce vers la Brière au nord-est. L’activité d’élevage domine les paysages, cette partie nord de la commune a fait l’objet d’un remembrement récent faisant disparaître une grande part du boccage. Une expression utilisée dans la région guérandaise exprime la situation de la cité entre les marais salants, le pays blanc (pour le sel), et la Brière, le pays noir (pour la tourbe) : « Guérande : entre Pays Blanc et Pays Noir ». Les marais du Mès, les marais de Grande Brière et les marais salants de la presqu’île guérandaise, dont une partie relève de la commune de Guérande, sont inscrits sur la liste des « zones humides protégées » (.
La presqu’île guérandaise (au sens large, et en incluant les marais de Grande-Brière motière) contient à elle seule, près de 50 % des monuments mégalithiques subsistants du département de la Loire-Atlantique. La région de Guérande a en effet été occupée dès la Préhistoire, principalement à partir du Néolithique moyen (Chasséen). Quelques sites archéologiques attestent d’occupations antérieures, remontant à l’épipaléolithique et au Mésolithique (industries microlithiques du type Tardenoisien, avec ou sans « pointe du Chatelet », trouvées en plusieurs points de la commune). Des éléments isolés font même penser à une occupation encore plus ancienne (Moustérien, vers – 85000 ans), mais les sols granitiques et l’urbanisation n’ont laissé que peu d’éléments. En revanche, de nombreux mégalithes témoignent de l’occupation chasséenne. En 1911 dans son inventaire, H. Quilgars localise 13 dolmens et 5 menhirs sur la commune. Si certains mégalithes signalés posent question, un certain nombre sont avérés, et la majeure partie d’entre eux a disparu, comme la Pierre beurrée (ou Pierre Bréhet) haute de 3,70 m au Haut Mora, ou le dolmen de Mérionnec (fouillé en 1918). Quelques rares mégalithes ont été identifiés depuis et s’ajoute à cet inventaire. On peut citer, parmi ceux existants aujourd’hui, le menhir de Bissin (haut de 3,5 m), la pierre de Congor (ou de Saillé) (dans le « Clos de la Pierre », encore planté de vignes au début du siècle, et signalé dans le cartulaire de Redon en 854), l’habitat préhistorique sur un éperon barré (de type oppidum) et l’allée couverte ruinée, sur la butte de Sandun, site occupé du Chasséen ancien à l’âge du bronze, le très grand enclos mégalithique de Brétineau (ou Tertre de Boga) : quadrilatère composé d’une centaine de menhirs alignés juxtaposés, certains haut de 2 mètres, aux dimensions impressionnantes = 78 m par 12 m, en faisant une des plus grandes enceintes mégalithiques d’Europe, situé près de Sandun (ne se visite pas, propriété privée), le rocher de Brandu avec un pétroglyphe gravé, le menhir de Kerhué (ou de Quéniquen), et en limite de commune sur Saint-Lyphard, les dolmens de Kerbourg et le menhir de la Pierre Blanche, etc. (cette liste se limite aux mégalithes signalés sur les cartes ou dont la préservation ne pose pas de problème). Les récentes fouilles du site de Sandun font actuellement référence pour la chronologie du néolithique (Chasséen) atlantique. 
En mars 1793, des jeunes gens refusent le tirage au sort dans le cadre de la levée en masse, des révoltes éclatent en Mayenne, dans le Léon, le Morbihan, l’Ille-et-Vilaine, la Loire-Inférieure, la Vendée et le Maine-et-Loire. Entre les 11 et le 20 mars, les deux tiers de l’Ouest sont touchés. Le 19 mars 1793, avec des renforts arrivant de Savenay, quelques centaines de paysans font le siège de Guérande qui ouvre ses portes grâce semble-t-il à la complicité d’une partie des Gardes Nationaux stationnés dans la ville. Les conséquences de ce siège suivi d’une mise à sac pour les vivres et les munitions, sera importante pour les archives municipales et départementales : en effet, celle-ci seront recherchées par les insurgés dans les édifices municipaux ou éclésiastiques, ainsi que dans les offices notariaux et d’avocats et détruites volontairement sur la place du Marché-au-Bois. Une grande part des inconnues de l’histoire de la ville viennent de ces événements. Les insurgés recherchaient les listes de conscriptions et tous documents permettant d’établir les assiettes fiscales espérant par ce moyen échapper aux nouveaux impots, et l’enrôlement dans l’armée. Ces troupes se dirigent ensuite vers Penchâteau (au Pouliguen) espérant ainsi y prendre les canons qui défendent la côte, puis avec d’autres troupes venant de Pontchâteau, elles se rassemblent devant La Roche-Bernard et gagnent Rochefort-en-terre. Lors de la création des communes et des départements en 1789-90, la sénéchaussée de Guérande (et de Campsillon) disparait. Les paroisses qui en faisaient partie deviennent généralement des communes. Le territoire communal de Guérande est formé à partir des paroisses et trêves de Guérande, Saillé, Trescalan et La Madeleine. Le bourg de La Madeleine est même coupé en deux avec Saint-Lyphard. Guérande devient tout de même chef-lieu de district, mais la délimitation du Morbihan et de la Loire-Inférieure ampute le Pays guérandais de trois communes du nord de la presqu’île : Pénestin, ancienne trève de la paroisse d’Assérac, Camoël et Férel, anciennes trèves de la paroisse d’Herbignac. De surcroît, lors de la création des arrondissements en 1800, Guérande perd son statut de chef-lieu qui est attribué à Savenay (puis à Saint-Nazaire en 1868). Perdant son rôle de centre religieux et administratif, la ville perd ses fonctions de commandement qui était au cœur de la cité depuis le MoyenÂge. En 1865, Guérande subit un nouvel amoindrissement du fait de la séparation de l’ancienne paroisse de Trescalan, qui deviendra par la suite la commune de La Turballe. Les marais salants de Guérande, principale source d’approvisionnement en sel pour l’Europe du Nord, maintiennent leur prospérité jusqu’au milieu du XIX.me siècle. En 1840, on dénombre encore 2350 paludiers ; 25577 œillets sont cultivés, 493 seulement ne le sont pas. Cependant, dans la deuxième moitié du XIX.me siècle et au XX.me siècle, l’industrialisation de la production du sel des salins du Midi et de l’Est provoque la chute des cours du sel et l’effondrement du commerce des salines de la côte atlantique : il ne reste que 370 paludiers en 1934. Le développement économique et industriel de Saint-Nazaire isole le Pays guérandais, qui se tourne vers ses ressources agricoles (élevage et culture maraîchère). La ville vit au rythme des foires aux bestiaux mensuelles, avec chaque année le point d’orgue de la foire aux bœufs et aux porcs du 30 juin qui attire des acheteurs et des vendeurs de toute la région, et même bien au-delà. Le développement des stations balnéaires (Le Pouliguen, Pornichet, puis La Baule) et du tourisme, la construction de la voie ferrée, La Baule-Guérande, embranchement de la ligne Saint-Nazaire-Le Croisic, entre 1872 et 1879, donnent à Guérande un nouveau souffle économique, avec notamment le développement du commerce des bovins vers Nantes. L’inauguration de la ligne reliant la gare de La Baule-Escoublac à celle de Guérande (située au nord de la cité médiévale, « rue de l’Ancienne Gare », au croisement du « faubourg Sainte-Anne » et de l’« avenue Anne-de-Bretagne »), a lieu le 11 mai 1879. Dans un premier temps, trois trains de voyageurs desservent Guérande chaque jour, puis six. Le projet initial prévoyait le prolongement de la ligne de Guérande à La Roche-Bernard, mais cela n’est pas immédiatement réalisé. En 1905-1906, est construite une ligne d’intérêt local « Guérande, Piriac, Herbignac » de la Compagnie du Morbihan (CM), inaugurée le 1er juillet 1907. Cette ligne à voie métrique a fonctionné jusqu’au 1er juin 1938, époque où se manifeste la concurrence des premières lignes de cars. Cette seconde gare, proche de la précédente (voir paragraphe précédent) se trouvait à l’emplacement de la caserne des pompiers et de la gendarmerie. Durant cette période, un raccordement entre Herbignac et La Roche-Bernard permettait de relier Guérande à Vannes et à la presqu’île de Rhuys. Mais seul le tronçon « Guérande – La Turballe – Lérat – Piriac » était suffisamment fréquenté. Quant à la ligne Guérande-La Baule, relevant du réseau de l’État à partir du début du XX.me siècle, elle est sur le déclin à partir de 1940 : le trafic voyageurs est réduit aux trains ouvriers vers Saint-Nazaire. Le trafic voyageur cesse définitivement en 1955, tandis que le trafic marchandises se poursuit jusqu’en juillet 1971. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, à cause de l’existence de la Poche de Saint-Nazaire, l’occupation allemande se prolongea à Guérande comme sur l’ensemble des localités voisines de l’estuaire durant 9 mois de plus (d’août 1944 au 11 mai 1945), la reddition effective de la poche intervenant 3 jours après la capitulation de l’Allemagne. La portion de voies ferrées entre la gare de Guérande et la zone industrielle de Villejames est déclassée en 1981 laissant place à l’actuelle avenue Anne de Bretagne. Le reste de la voie jusqu’à la Baule est à son tour déclassé en 1990 et récemment transformé en piste cyclable, élément important du réseau Vélocéan. La gare est détruite, ce qui modifie la physionomie du quartier où vont s’élever des logements, une éphémère zone commerciale, la nouvelle poste et le centre culturel Athanor. Depuis quelques années, ce secteur de la ville subit de nouvelles transformations, avec la création d’une zone paysagère (la coulée verte, vers le Bois Rochefort) et la construction à la place de l’ancien centre Leclerc d’un cinéma multiplexe de 6 salles avec des restaurants et de nouvelles voies piétonnes. En 1970-1971 : Création du Parc naturel régional de Brière, un des premiers parcs régionaux de France. Le flanc nord du coteau de Guérande, vers les marais de Grande Brière, est dans son périmètre. La limite du Parc naturel correspond au tracé de la Route bleue, voie express qui doit relier Vannes à Saint-Nazaire, par le barrage d’Arzal sur la Vilaine. Seul le tronçon de Guérande aux Moutiers-en-Retz est réalisé actuellement. Cette limite exclue les Marais Salants de l’emprise de protection du Parc naturel régional, pour faciliter l’extension touristique et l’emprise immobilière de La Baule envisagée à cette époque. 
de départ ou d’arrivée du Sentier de grande randonnée no 3 (GR3) de Guérande (Porte Saint-Michel) au Mont Gerbier de Jonc (sources de La Loire) en suivant sa vallée sur 1243 km (Le GR3 passe par Nantes, Saumur, Chambord, Orléans, Gien, Nevers, les monts du Forez, et Le Puy-en-Velay). Le GR3 est le plus ancien GR de France. Il a été prolongé jusqu’à La Baule récemment à travers les marais salants. de départ ou d’arrivée du Sentier de grande randonnée no 39 (GR39) de Guérande au Mont-Saint-Michel, par Redon et Rennes. Ce sentier suit une ancienne voie vers Saint-Jacques-de-Compostelle, et se poursuit soit par un embarquement au port du Croisic pour rejoindre par voie de mer la Galice, soit par le Saintonge (Poitiers) puis Bordeaux par voie terrestre. 
Guérande est la seconde ville du comté de Nantes du XII.me siècle au XIX.me siècle, puis du département de la Loire-Atlantique, tant sur le plan économique que par le nombre d’habitants. L’industrie textile « à domicile » y est très implantée jusqu’au XVIII.me siècle ainsi que l’orfèvrerie. La position administrative, la production de sel et l’agriculture (élevage et vignobles) ont assuré cette situation jusqu’au transfert vers Saint-Nazaire au début du XIX.me siècle des administrations (sous-préfecture et tribunal) et l’essor industriel (construction navale et chimie) de l’estuaire de la Loire. Sa proximité avec ces nouveaux centres de développement économique, lui ont toutefois permis de retrouver grâce au développement des infrastructures de transport une nouvelle orientation économique. L’économie locale est actuellement toujours majoritairement orientée, par la surface qui lui est consacrée, vers l’agriculture (élevage de bovins et maraîchage, ce dernier en cours de régression, et industrie salicole avec ses dérivés). Le remembrement récent de la commune a toutefois porté un arrêt aux productions d’intérêt local, et a permis l’extension des grandes exploitations. Les activités tertiaires et l’artisanat (PME-PMI) sont particulièrement dynamiques. La majeure partie de ces entreprises sont implantés proches de la rocade dans la « Zone d’activités de Villejames » qui comprend une zone artisanale ainsi qu’une zone commerciale en expansion. Situé également à proximité de la Route Bleue, mais de l’autre côté de la rocade, le nouveau « parc tertiaire de Kerbiniou » connait lui aussi un essor. À l’entrée de La Baule la zone d’activités des Salines est pour sa plus grande partie située sur la commune de Guérande, ce que nombre de visiteurs ignorent. Le secteur industriel est surtout représenté par des moyennes entreprises tels que MSL (composants électroniques) ou la SODIPA (emballages alimentaires). Les activités liées au tourisme et aux loisirs (hostellerie, restauration, et commerces associés) sont en constante augmentation depuis 20 ans et forment le bassin d’emploi majoritaire de la commune. Aussi le caractère saisonnier de nombre d’emplois liés au tourisme engendre une précarité qui fragilise notamment les plus jeunes. Une antenne de l’ANPE (désormais pôle-emploi) a été ouverte dans la commune en 2004. La population active guérandaise se caractérise également par des migrations pendulaires vers le bassin d’activités nazairien : en effet celui-ci concentre une grosse partie des emplois industriels de la région (Chantiers navals STX France, Airbus, Zone de Brais). La ville voit dans ses murs, chaque semaine le « grand marché » du samedi sous les halles et en centre-ville (autour de la Collégiale Saint-Aubin de Guérande) et le « petit » marché le mercredi. Le marché de Guérande est une institution pluricentenaire (celui du samedi est antérieur au XII.me siècle) toujours vivante, et toute l’année. 
Les coteaux de Guérande, exposé au sud-ouest sont un terroir favorable aux maraîchers qui produisaient une carotte rouge-orangé, moyenne et de gros diamètre : « la carotte guérandaise », encore cultivée au conservatoire des espèces végétales de l’Institut national de la recherche agronomique. Sur ce coteau était aussi produit un vin rouge réputé, de bonne garde pour l’époque – 3 à 5 ans selon les années -, qui était vendu dans le reste de la Bretagne et exporté vers l’Angleterre. Cette production a régressé au cours du XVIII.me pour disparaître au début du XX.me siècle. Il a traversé néanmoins la crise du Phylloxera, et quelques ceps survivent encore dans des parcelles abandonnées ou dans des talus. Les vignes étaient plantées en bas de coteau, de Trescalan à Careil principalement, sur des sols colluvionnés argileux et profonds. Les parcelles les plus réputées étaient le « Clos Saint Aubin », (ou Clos de la Pierre) entre Guérande et Saillé, et le « Clos de Marsillé » On trouve encore par-ci par-là quelques rangs de vignes (à usage personnel) dans l’arrière-pays, avec notamment quelques plans de Noah qui ont échappé à l’arrachage et à la vigilance des « douanes ». La polyculture est en régression générale dans la presqu’île guérandaise, la pression foncière et la rentabilité économique ayant eu en grande partie raison de cette activité. L’élevage bovin est en extension, particulièrement depuis le remembrement de la fin des années 1980. Classé Monument historique en 1877, l’enceinte fortifiée de Guérande : Guérande est l’une des rares cités médiévales à avoir conservé ses remparts dans leur intégralité. C’est aussi l’une des mieux conservées de France. Elle a été peu remaniée depuis sa phase de construction principale (au XV.me siècle) et très peu « restaurée » au XIX.me siècle … Elle comprend actuellement 10 tours, 4 portes, dont deux flanquées de tours, et une poterne (ouverte au XIX.me siècle), reliées par une courtine, sur une longueur de 1,434 kilomètre (pour comparaison : l’enceinte intérieure de la cité de Carcassonne mesure 1,250 km). L’enceinte a fait l’objet de restaurations récentes (depuis les années 1970) pour la consolider et restituer les éléments d’élévations confirmés. Les ormes atteints par une épidémie et morts dans les années 1980, n’ont pas été remplacés par d’autres essences. Seuls ceux plantés sur le Mail, classés Monument historique, ont été remplacés par des nouveaux ormes résistants à la maladie. Aujourd’hui, seulement une partie des remparts a été restaurée : les travaux sont en effet très couteux (environ 2000 euros par mètre linéaire). Une partie est néanmoins possible d’accès dans le cadre du musée de la porte Saint-Michel ou via les visites guidées proposées par l’office de tourisme de Guérande. L’enceinte fortiffiée est percée de 4 portes d’entrée : L’enceinte fortifiée n’était pas le seul élément défensif dont disposait la cité : Le mail ou boulevard, construit à la fin du XV.me siècle ou au début XVI.me siècle, situé entre la porte Saint-Michel et la porte de Saillé pour la partie encore conservée, constituait une première ligne de défense, en renfort des remparts devenant de moins en moins efficaces avec le développement de l’artillerie d’attaque, et permettait de plus d’y déployer des canons. Son aspect actuel résulte des aménagements du duc d’Aiguillon qui l’a fait rehausser et transformer en promenade arborée. Cette butte tire son nom du mail, un ancêtre du croquet et sport que pratiquaient les gentilshommes. Les douves, sèches à l’origine, ont été creusées entre le Mail et les remparts pour renforcer les fortifications. Elles entouraient autrefois entièrement l’enceinte fortifiée. Elles ont cependant été en partie bouchées à cause de l’odeur qu’elles dégageaient (une partie des habitants y jetaient leurs déchets). Une partie a cependant été conservée entre la porte Bizienne et la porte Vannetaise.

Nous sommes accueillis par Audrey notre guide, devant l’une des 4 portes de la cité médiévale qui en compte 4. Nous parcourons l’extérieur des remparts, en marchant sur les douves qui ont été comblées. Les murs des remparts sont en granite, ils ont une hauteur entre 5 et 10 mètres, un tiers des chemins de ronde ont été restaurés. Les remparts actuels ont été reconstruits sur d’anciens remparts à partir de 1348, suite aux fréquentes incursions des français qui voulaient conquérir la Bretagne, et plus particulièrement Guérande. Qui était la seigneurie des Montfort, nouvelle famille ducale de Bretagne. La dernière duchesse de Bretagne fut une Montfort, Anne de Bretagne, qui fut 2 fois reines de France, en épousant successivement Charles VIII et Louis XII. Lors de son premier mariage, elle avait amené son duché à la France, mais à son second mariage, plus âgée, elle se rétracta, elle resta duchesse de Bretagne, mais n’octroya pas le titre de duc de Bretagne à Louis XII. C’est leur fille, Claude de France en épousant François premier qui offrit la Bretagne au royaume de France. Nous nous dirigeons vers une des 6 tours existantes des remparts, la septième a été rasée au XIX.me siècle, elle s’appelait Sainte-Catherine, elle menaçait de s’effondrer. La tour est comme le mur en pierre de granite, elle est de forme ronde, elle possède des canonnières et des archères. Nous revenons à la porte Saint-Michel, elle est pourvu d’un pont levis, elle est encadrée de 2 tours, elle est façonnée de pierres de taille en granite. La porte est creusée de canonières et d’archères, l’entrée charretière est flanquée de 2 couloirs permettant aux piétons de rentrer dans la cité, sans être obligé d’ouvrir la porte centrale. Nous remarquons sous le porche de la porte charetière, les traces du dernier rempart défensif, 2 rainures qui permettaient à la herse de coulisser. Nous voici à l’intérieur de la cité, la porte Saint-Michel est surplombée de 2 étages d’habitation et d’un grenier. Les lieux étaient occupés par les hommes de pouvoir de la ville jusqu’à la révolution, puis par la mairie de Guérande. Au-dessus de la porte, on aperçoit les armoiries de Guérande, un écu avec 15 mouchetures d’hermine, signe que nous sommes bien en Bretagne et dans la seigneurie des Montfort, d’où est issue sa dernière duchesse, Anne de Bretagne. Sur les pierres de taille, on y découvre les signatures des tailleurs, ils étaient payés à la tâche, alors ils pointaient ainsi leur labeur. Habituellement les signatures se trouvent à l’intérieur des murs, Guérande en est une exception. Nous parcourons la rue commerçante, elle est assez large, elle permettait au moyen âge, à 2 charrettes de se croiser, le sol est plat. Nous nous engageons dans une petite ruelle, elle débouche sur une petite place pavée, à savoir au moyen âge que certaines rues étaient en terre battue. Nous voici sur la place du marché, nous faisons face à la collégiale, des sculptures modernes, une cinquantaine sont disposées à un certain endroit. Elles sont perchées sur des poteaux, en lieu et place de l’ancien cimetière de la ville. Elles ont été mises en place en 2010, elles représentent les métiers traditionnels, qui ont fait le passé et l’histoire de Guérande. Nous longeons la collégiale, elle a une longueur de 60 mètres, elle a hébergée un collège de chanoines jusqu’à la révolution française. C’était des religieux de bonnes familles, ils avaient de nombreux droits, comme ne pas devoir l’impôt, et ils avaient des revenus conséquents, qui provenaient de l’or blanc, le sel. Nous passons devant la porte ouest, elle donne sur une place entourée de terrasses de cafés et de restaurants, un groupe de musiciens anime le lieu. Nous nous dirigeons vers la place du pilori, c’est l’endroit où les malfaiteurs subissaient la punition et l’humiliation publiques. Le malfaiteur passait la tête et les bras dans un panneau de bois, pendant quelques heures à la vue de tout le monde. Il n’avait pas droit à la lapidation, mais les insultes, les jets de fruits et de légumes pourris et les crachats étaient autorisés. La place est ornée d’un puits reconstruit en 2000, on y trouve aussi l’église qui dépendait du couvent du duc de Bretagne appelé notre dame blanche. La place est aussi flanquée d’une maison à pans de bois du XVIII.me siècle, mais elle est de style médiéval. Au moyen âge le bois était un matériau peu onéreux, alors bon nombre de construction était en bois. Mais le bois favorisait l’embrasement des villes, des textes royaux ont donc interdit l’emploi du bois comme matériau de construction. C’est la seule maison à pans de bois à Guérande, elle est occupée par un commerce. Au moyen âge les achats se faisaient depuis la rue, à une ouverture dite banc. Nous avons découvert les éléments des pans de bois, 4 corbeaux plaqués contre la façade supportent un balcon en encorbellement, le tout est en bois. Il n’y a pas de château à l’intérieur des remparts, il se trouve près des marais salants, il est de style renaissance. Par contre les propriétaires des domaines des alentours de Guérande, possédaient des manoirs et des hôtels au sein des remparts où ils exerçaient la gestion et le pouvoir de la cité. Nous avons terminé notre découverte de Guérande en flânant dans la rue commerçante, pour aller rejoindre notre autocar. Arrivés à l’hôtel, nous avons pris le dîner, puis nous avons fait salon avant d’aller se reposer.

Jour 3 : Aujourd’hui, nous sommes en partance pour Saint-Nazaire, Monique est toujours au micro, et nous serons accompagnés pour la journée par Odile du comité AVH de Toulouse. 2 ondes de flux d’eau s’affrontent dans l’estuaire, une fluviale d’est en ouest et une maritime d’ouest en est. Le début moyen de la Loire est de 850 mètres cubes seconde, en période d’étiage le débit ne peut atteindre que 70 mètres cubes seconde comme en 1976, la moyenne de l’étiage est tout de même de 250 mètres cubes seconde. Au printemps en période de crues, le débit peut atteindre 3500 mètres cubes seconde, une exception, en mars 1977, le débit a atteint 5500 mètres cubes seconde. . Quotidiennement les marées se font ressentir dans l’estuaire, le coefficient des marées n’est pas toujours le même, pendant la pleine lune et la nouvelle lune, les marées sont plus fortes. Les coefficients des marées vont de 20 à 120, aux équinoxes les marées sont importantes, aux solstices elles le sont moins. L’estuaire de la Loire est très dangereux pour la baignade, jusqu’au XII.me siècle à Nantes le port était constitué de petits étiers creusés par l’homme, pour ne pas subir les variations d’eau de l’estuaire. Jusqu’à Louis XIV, on pratiquait la navigation, dite de cabotage, on faisait commerce avec l’Espagne, le Portugal, l’Angleterre, la Hollande et les pays scandinaves. Mais à Partir de 1650 on commerce avec les pays outre Atlantique, l’économie des Antilles se développe que Colbert soutient beaucoup. Dès 1700, les bateaux deviennent de plus en plus gros, le tirant d’eau ne leur permet plus d’atteindre le port de Nantes. On décharge donc les marchandises sur des gabares qui font la liaison avec Nantes et la Loire, certaines venaient ou allaient jusqu’à Orléans. Jusqu’en 1712 les bateaux faisaient les aller et retour entre Nantes et l’Amérique, mais dès 1715, la traite négrière est mise en œuvre. Les portugais la pratiquaient depuis le 15.me siècle, ils furent suivis par les espagnols. L’Amérique découverte en 1492, ils procédèrent à la ponction de personnel en Afrique, afin d’avoir de la main d’œuvre docile et à bon marché pour exploiter les nouvelles terres conquises en tant qu’esclaves. Mais en 1710, un problème de main d’œuvre s’est produit dans les exploitations de cannes à sucre aux Antilles, conquises par les français, alors la manière de faire des portugais et des espagnols était bien tentante. Les anglais avaient d’ailleurs commencé peu avant les français, qui ont franchi le pas en 1712. On a mis en place le commerce triangulaire, les navires étaient armés à Nantes, ils partaient charger de marchandises sur les côtes du Sénégal. On échangeait les marchandises contre des hommes capturés et fait prisonniers, on les embarquait sur les bateaux qui prenaient la direction des Antilles. Arrivés à bon port, les hommes capturés étaient vendus comme esclaves, en contre partie, on rechargeait du sucre, du tabac et bien d’autres marchandises, et le bateau revenait à Nantes. Les bateaux décrivaient donc un triangle entre Nantes, le Sénégal et les Antilles pour revenir à Nantes. Pour faire cette navigation, on prend de vieux bateaux, car le risque était grand. Les armateurs nantais étaient très riches, mais ils n’aimaient pas prendre seul le risque, alors ils créaient des sociétés par actions ou par prise d’intérêt comme l’on disait à l’époque. A chaque rotation de bateau chacun prenait sa part de prise d’intérêt, comme cela si la chose se passait mal, l’armateur divisait sa propre prise de risque. Pour parcourir le triangle, les bateaux exécutaient le périple en 18 mois. L’armateur devait prendre grand soin de ses marins, en leur procurant de la nourriture, mais ils ne devaient pas sous estimer les futurs esclaves, car ils devaient arriver aux Antilles en bonne santé, afin d’en tirer une plus grosse somme d’argent. A Nantes les bateaux en partance pour l’Afrique chargeaient des tissus, des armes à feu, du vin et surtout de l’eau de vie de mauvaise qualité, de la vaisselle et de la pacotille. Ce sont les rois africains qui capturaient les hommes, on appelait cela, faire la cueillette, parfois on était obligé de faire du cabotage pour remplir le bateaux de futurs esclaves. Les prisonniers étaient enchaînés sur les bateaux, les pieds étaient entravés, le jour on les désentravait pour les monter sur le pont afin de les rafraîchir, c’était le terme employé. Le rafraîchissement était souvent un moment de révolte, qui était sauvagement réprimé. Les esclaves étaient vendus contre de la monnaie, alors qu’en Afrique on faisait du troc. Avec l’argent récoltée de la vente des esclaves, on achetait des marchandises que l’on ramenait à Nantes. La traite négrière a rendu les armateurs nantais très riches, mais ils n’ont jamais été trop à l’aise. Ils savaient qu’ils faisaient un commerce illicite, ils ne disaient pas qu’ils pratiquaient la traite négrière. Mais qu’ils pratiquaient la traite du bois d’ébène ou la traite de la toile indienne, on prenait des expressions pour gommer le caractère peu moral de la traite négrière. Ce commerce a été très florissant de 1712 à 1730, il en a fait de Nantes, le premier port français pendant cette période là. Le port de Dieppe avait devancé Nantes dans la traite négrière, mais en 1730, Bordeaux s’est lancé dans le commerce des esclaves, et l’activité du port de Nantes s’en est ressenti et a donc baissé. La traite négrière s’est prolongée jusqu’à la fin du XVIII.me siècle, elle a laissé de mauvais souvenirs aux nantais, les familles de négriers vivent encore mal le passé de leurs ancêtres, malgré le mémorial édifié en mémoire des hommes qui ont subi ce commerce ignoble. Les journaux de bord des bateaux sont gardés par les familles des anciens armateurs ou négriers, pour certains ils refusent de les remettre aux archives, car ils ont honte de certaines descriptions faites à bord des bateaux envers les hommes capturés, puis prisonniers et enfin esclaves. L’architecture de Nantes a été façonnée par ce commerce, puisque ces armateurs ont construit de très beaux hôtels sur les bords de la Loire, tout au long du XVIII.me siècle. L’activité économique nantaise au XIX.me siècle s’est axée sur l’agro alimentaire avec l’industrialisation nouvelle de la conserverie comme Saupiquet ou de la biscuiterie comme Lu ou BN et la construction navale s’est industrialisée. Saint-Nazaire a donc supplanté Nantes à partir de 1882, Saint-Nazaire n’avait pas le problème d’ensablement qu’avait Nantes qui était situé au fond de l’estuaire. La construction navale a perduré à Nantes jusqu’en 1965, aujourd’hui Saint-Nazaire est le chantier naval de l’estuaire. La base sous marine de Saint-Nazaire fait partie de la défense Atlantique, l’armée allemande avait l’intention de protéger toute la côte. La base sous marine a été construite pour héberger 7 sous marins, plus un hôpital, les murs de béton armé qui protège la base ont une épaisseur de 7 mètres. Les bombes qui y sont tombés dessus, ont fait des cratères de 1 mètre de profondeur, alors il en restait tout de même encore 6 mètres à détruire pour venir à bout de ce massif de béton. Les anglais et les américains ont tout de suite compris, qu’ils ne viendraient jamais à bout de la base marine, en y balançant des bombes. Le travail des résistants dans le pays était de couper l’électricité qui alimentait la base, un homme qui avait travaillé sur la base avait confectionné une pince qui pouvait couper les câbles à haute tension. Alors en pleine nature entre Pont-du-Château distant de 25 kilomètres de Saint-Nazaire, les résistants sectionnaient à loisir les câbles d’alimentation de la base, qui s’en électricité ne pouvait pas fonctionner. Ce sont des gens du pays qui ont été employés par les allemands pour construire la base, ils n’étaient pas très coopérants, ils faisaient de la résistance et du sabotage industriel. Devant cette résistance, les allemands ont fait venir des ouvriers de l’est de la France, les allemands leur ont donné un uniforme, et ce sont ces français qui ont construit la base sous marine. Après la guerre, 90% de Saint-Nazaire était détruit, sauf la base sous marine et l’église de Saint-Nazaire. Les gens de Saint-Nazaire auraient bien voulu que l’on détruise la base, mais c’était impossible, à moins de détruire tout ce qui restait debout à Saint-Nazaire. Ce cube de béton était horrible dans la ville, quand l’office du tourisme eut l’idée de l’investir. Nous arrivons à Saint-Nazaire, les rues sont bordées d’érables, les immeubles sont de 3 ou 4 étages, les rues se croisent à angle droit. Nous sommes en vue de la base sous marine, que nous devons visiter, mais tout d’abord, voici la présentation de Saint-Nazaire :

Saint-Nazaire est une commune de l’Ouest de la France, chef-lieu d’arrondissement du département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire). Sur le plan historique, Saint-Nazaire fait partie de la Bretagne et du Pays nantais, anciens territoires unis au Royaume de France en 1532 et démembrés lors de la Révolution française. Sur le plan géographique, Saint-Nazaire est située dans le massif armoricain, au nord de l’estuaire de la Loire. Saint-Nazaire constitue avec Nantes un pôle économique important du Grand Ouest, notamment grâce aux infrastructures portuaires du Port autonome de Nantes-Saint-Nazaire, mais aussi par le poids important du secteur industriel avec les constructions aéronautique et navale. La ville qui compte 67031 habitants en 2010 est au cœur de l’unité urbaine de Saint-Nazaire qui, avec onze communes, rassemble 147297 habitants en 2010. Deuxième agglomération du département, elle se situe au 4e rang régional dans les Pays-de-la-Loire. 
La commune de Saint-Nazaire est située sur la rive droite de l’estuaire de la Loire (son territoire incluant la pointe de Chémoulin qui marque la fin de l’estuaire), à 50 km à l’ouest de Nantes. Elle se trouve à proximité des marais de la Brière, important parc naturel régional regroupant de nombreuses espèces animales et végétales, la deuxième plus grande zone humide de France après la Camargue. Les communes limitrophes sont, dans le sens des aiguilles d’une montre, Pornichet à l’ouest, La Baule-Escoublac au nord-ouest, Saint-André-des-Eaux, Saint-Joachim, Saint-Malo-de-Guersac, Montoir-de-Bretagne, Trignac et, au sud de l’estuaire, Saint-Brevin-les-Pins. La commune de Pornichet a été créée en 1900 par démembrement de Saint-Nazaire et d’Escoublac. Selon le classement établi par l’Insee en 1999, Saint-Nazaire est la commune-centre d’une unité urbaine (couramment : agglomération) qui compte 153596 habitants en 2010, regroupant dix communes situées sur la rive droite de l’estuaire de la Loire et sur son prolongement océanique, de Donges au Croisic. Cette unité urbaine est le pôle de l’aire urbaine de Saint-Nazaire (23 communes), qui compte en 2010 196596 habitants et qui s’étend sur la Brière et sur la quasi totalité de la presqu’île de Guérande. L’aire urbaine de Saint-Nazaire fait partie de l’urbain de Nantes-Saint-Nazaire. 
La partie est de la commune se trouve sur les terrains alluviaux situés entre la Brière et l’estuaire de la Loire. La partie ouest, plus étendue, correspond au prolongement du coteau de Guérande : le relief est vallonné et d’altitude plus élevée, où l’on trouve un socle granitique et métamorphique. Le changement a lieu de façon assez brusque le long d’une ligne reliant la pointe de Ville-ès-Martin au lieu-dit La Belle Hautière, où l’on atteint les marais de Brière. À l’est de cette ligne, l’altitude est en général de seulement 2 m, à l’exception de quelques hauteurs (Prézégat à Saint-Nazaire, Butte de Savine, Trefféac à Trignac). Cette zone inclut toutes les installations portuaires, le centre-ville (mairie, sous-préfecture, marché) et les plages centrales (Petit Traict et Grand Traict). À l’ouest de cette ligne, l’altitude varie entre 10 m et 45 m (au lieu-dit Les Six Chemins), en général entre 20 m et 35 m. Dans cette partie, on trouve l’ouest du centre-ville (quartiers de l’hôpital, de la Bouletterie, de l’université) ; les agglomérations secondaires de l’Immaculée et de Saint-Marc-sur-Mer ; les secteurs ruraux de Saint-Nazaire. 
La commune a un littoral assez étendu, juste un peu au-delà de la pointe de Chémoulin à l’ouest. À l’ouest de la pointe de Ville-ès-Martin, il s’agit d’une côte de falaises rocheuses que l’on peut, en général, suivre sur le sentier des douaniers (GR 34), avec plusieurs plages, comme celles de Villès-Martin, de Porcé, et surtout celles qui entourent la station balnéaire de Saint-Marc-sur-Mer. 
Un aspect important de l’histoire de Saint-Nazaire est que jusqu’au XIX.me siècle, il s’agit d’un site rural et maritime modeste. La grande ville à l’ouest de la Brière est Guérande, dès le Moyen Âge, et le port du Croisic s’est développé bien avant celui de Saint-Nazaire. La création du port et de la ville modernes en quelques décennies à la fin du XIX.me siècle a représenté un changement majeur à l’échelle non seulement locale, mais régionale. 
Le site de Saint-Nazaire est habité au moins depuis l’époque néolithique, comme le prouve la présence de constructions mégalithiques, comme le tumulus de Dissignac ou le dolmen situé au cœur de la ville actuelle. Des vestiges de l’époque néolithique et de l’âge du bronze ont été retrouvés dans l’anse de la Ville-Halluard ou au XIX.me siècle lors de la construction du premier bassin portuaire de Penhoët. Le village se trouve alors sur les terres en bordure de Loire (Voir aussi : dolmen des Trois Pierres) sur une zone difficile à apprécier aujourd’hui, en raison de l’extension de la ville de Saint-Nazaire et le manque de recherches archéologiques modernes, zone allant du bassin de Penhoët au débouché du Brivet. Outre les mégalithes sus-nommés et facilement accessibles au public, d’autres mégalithes sont encore existant dans la commune, comme le pseudo cromlech du Pez (ou Pé sur les cartes IGN), (en fait il s’agit d’un dolmen dont les orthostats de la chambre forment un cercle approximatif, il était encore inclus au début du XIX.me siècle dans un tumulus avec plusieurs structures mégalithiques, probablement comparable à l’ensemble mégalithique de Dissignac), le menhir de la pierre blanche dans les marais en limite de commune sur Trignac, ou le tumulus de la Jacquerie dans les marais de Brière. Des traces plus anciennes sont connues, au niveau de la limite entre Pornichet et Saint Nazaire par exemple, elles sont datées du Magdalénien au mésolithique à microlithes. Saint-Nazaire est une des localisations proposées pour l’antique cité de Corbilo, qui aurait été, au II.me siècle av. J.-C., la plus grande ville gauloise du littoral atlantique. Le nom de Corbilo est mentionné au II.me siècle av. J.-C., par l’historien grec Polybe comme le plus grand port gaulois après Marseille (Massilia), ainsi que par Pline l’Ancien. Lors de la création du bassin à flot de Penhoet au XIX.me siècle, une épaisse stratigraphie riche en vestiges archéologiques a été décrite par l’ingénieur en chef des travaux sur l’emplacement de l’ancien débouché du Brivet. Toutefois, faute de données récentes et du fait de la dispersion d’une grande partie des objets récoltés dans des collections privées, ce qui empêche toute étude et datation scientifique, l’assimilation de Corbilo à Saint-Nazaire reste hypothétique. D’autres sites dans l’estuaire de la Loire sont aussi proposés : Corsept, Besné notamment. Au moment de la conquête de la Gaule par César, au Ie siècle av. J.-C., le site de Saint-Nazaire fait probablement partie du territoire du peuple gaulois des Namnètes ; la délimitation précise entre les Vénètes et les Namnètes est cependant peu assurée en ce qui concerne la presqu’île guérandaise. 
Au début du XIX.me siècle, le port n’est encore qu’un havre. Contrairement à ce qui est affirmé un peu partout aujourd’hui, l’économie n’est pas fondée sur la pêche : Saint-Nazaire est essentiellement un port de lamaneurs et de pilotes de Loire, qui guident les bateaux de commerce dans l’estuaire). En 1802, on décide de construire une chaussée sur le Portereau, un phare, un môle, des bassins et des cales de constructions. Le môle, après une longue attente, s’édifia de 1828 à 1835. La ville est construite sur l’emplacement actuel du quartier du « Petit Maroc ». Saint Nazaire a pendant longtemps été un petit port puis le terminus du ferry vapeur (pyroscaphe) qui faisait la ligne Nantes – Saint-Nazaire. Au milieu du XIX.me siècle, la paroisse de Saint-Nazaire qui inclut le territoire actuel de Pornichet, ne compte que 3216 habitants. 
Un nouveau Saint-Nazaire est créé sous le règne Napoléon III, comme port avancé de Nantes sur la Loire, profitant de trêves dans les guerres qui empêchaient jusque là son évolution. Les navires de gros tonnage ne pouvant plus remonter jusqu’à Nantes, on en fit un port de substitution. En 1856, le premier bassin est creusé par le remblaiement de l’anse de la Ville Halluard. Cette darse permettait aux navires de s’amarrer et de faire demi-tour. En 1857, la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans relie Saint-Nazaire à Nantes. En 1862, datent l’installation des lignes postales transatlantiques vers l’Amérique centrale et l’ouverture des premiers chantiers navals amorçant l’industrialisation de la ville et la modernise ses installations portuaires notamment avec les chantiers Scott). En 1865, le quartier de Méan situé à proximité des chantiers de Penhoët est détaché de la commune de Montoir-de-Bretagne pour intégrer celle de Saint-Nazaire. C’est le premier chantier naval français à lancer des navires modernes avec des coques en métal. En 1866, les chantiers Scott font faillite. En 1868, Saint-Nazaire devient sous-préfecture à la place de Savenay, son arrondissement ne cessera alors de prendre de l’importance. En 1881, l’inauguration du second bassin, celui de Penhoët, permet l’escale d’un nombre de navires plus important. Il assure avec son équipe la formation de la main d’œuvre du chantier nazairien. Ce trafic est alors régi par la convention postale qui prévoit que les navires exploités par le concessionnaire de la ligne doivent être construits pour moitié en France. Une écluse d’accès est aussi construite. Le vieux Saint-Nazaire, est ainsi coupé par cette écluse, créant ainsi une île artificielle appelée petit Maroc. Durant cette période, la population de Saint-Nazaire connaît une croissance considérable, ce qui lui vaut le surnom de « petite Californie bretonne », ou encore de « Liverpool de l’ouest » ; l’apport de population fut principalement local : (Brière), Basse-Bretagne (du Morbihan au Finistère-sud), et secondairement d’autres régions françaises. 
Saint-Nazaire va ensuite connaître un épisode fondateur de son identité de Ville rouge : la grève des Forges de Trignac en 1894 (situées à l’époque sur la commune de Montoir-de-Bretagne, aujourd’hui commune de Trignac), qui a un retentissement national. Elle démarre en opposition à une réduction d’effectifs dans les ateliers de puddlage. Aussitôt, le 30 mars, les ouvriers se mettent en grève à une écrasante majorité. La grève, de peu d’importance, semble devoir être brève. Mais elle fait suite à d’autres évènements (la fusillade de Fourmies). Les socialistes affluent, défendent les grévistes arrêtés, organisent un battage médiatique important. La grève leur sert de porte-voix au plan national. C’est une démonstration de force, qui toutefois n’amènera ni généralisation du conflit ni avancée sociale. 
En 1900, est créée la commune de Pornichet par démembrement de Saint-Nazaire. 
La ville est le plus important port de débarquement des troupes américaines. C’est à Saint-Nazaire que débarquent les premiers contingents de soldats. L’installation de ces nouveaux combattants imposa d’importants travaux et aménagements dans la région, en particulier plusieurs étangs sur la commune de l’Immaculée, au nord-ouest de la ville, afin de constituer des réserves suffisantes d’eau potable. Sur le port, un entrepôt frigorifique, l’un des premiers en France, fut édifié (il existe toujours). 
En 1926, la suppression de l’arrondissement de Paimbœuf au profit de celui de Saint-Nazaire, augmente encore l’influence administrative de la ville au sud de l’estuaire de la Loire. La construction aéronautique fait son apparition dès 1922 sur le site des chantiers navals qui, pour diversifier sa production, construit des hydravions. En 1936, l’entreprise est nationalisée, et les programmes militaires assurent le développement de l’activité. Entre 1931 et 1932, la forme-écluse Joubert est réalisée, transformation nécessaire pour pouvoir accueillir la construction du nouveau fleuron de la Compagnie générale transatlantique, le paquebot Normandie. En 1932, le casino de Saint-Nazaire fait faillite et est revendu à l’évêché de Nantes, qui le rase en partie et construit une école privée. En 1935, la première partie de l’actuelle école Saint-Louis est construite à la place du casino. En juin 1936, la grève générale affecte grandement la ville, les chantiers navals sont paralysés. 
En 1940, après la défaite française et l’évacuation en juin des forces alliées lors de l’opération Ariel, marquée par la tragédie du RMS Lancastria, le port est rapidement occupé par des unités de la Kriegsmarine. En décembre, les ingénieurs de l’Organisation Todt inspectent le port et ses installations. Le site de l’ancienne darse de retournement des paquebots de la Compagnie générale transatlantique est retenu pour la construction d’un abri pour sous-marin, UBB pour les allemands, c’est-à-dire U-Boot Bunker. Les trois premiers alvéoles sont inaugurées au mois de juin 1941 après à peine quatre mois de travaux, par l’amiral Dönitz en personne. L’abri sera sans cesse agrandi pour atteindre quatorze alvéoles en 1943. Le toit, de trois mètres soixante d’épaisseur au départ, sera lui aussi renforcé par une seconde dalle d’une trentaine de centimètres d’un béton très dur contenant des granulats de granit. Puis une troisième dalle d’un mètre soixante dix en moyenne couvrira une majorité du toit sauf à l’arrière de la base et sur les alvéoles numérotées 12, 13 et 14 où les travaux étaient en cours au mois de juin 1944. L’importance stratégique de la base amène les allemands à fortifier les abords de la ville, tant du côté terrestre (aidés au nord par la présence de la Brière, vaste étendue de marais) que sur la côte. L’estuaire de la Loire coupe en deux parties le secteur de défense. De nombreuses et performantes batteries de DCA, la Flak assurent, en cercles concentriques, la défense contre les raids aériens. De nombreux points de résistance sont établis tout au long de la côte. Devant l’impossibilité de détruire la base, les Alliés décident de « rendre impossible » la vie aux Allemands en détruisant la ville et toutes les infrastructures civiles ou militaires. Des raids de destruction massive tant de jour que de nuit vont anéantir la ville à plus de 80 %. Ces bombardements feront de nombreuses victimes civiles, mais ne gêneront pas l’occupant qui a rapatrié sur La Baule la majorité de ses services et hébergements. En 1943, la ville de Saint-Nazaire est évacuée après de nouveaux raids meurtriers. En mars 1942, l’Opération Chariot permit à un commando britannique d’endommager la forme Joubert de manière à empêcher les cuirassés allemands de pouvoir y être réparés. La porte-écluse fermant le bassin est détruite pendant le raid – par l’explosion du HMS Campbeltown et ne sera réparée qu’après la guerre. En 1943, l’hôtel de ville est détruit sous les bombardements. Lors des semaines qui suivirent le Débarquement de Normandie, la concentration de troupes allemandes dans la région fut telle que les Alliés créèrent un front, laissant les troupes allemandes et les populations civiles dans la Poche de Saint-Nazaire. Celle-ci ne fut libérée que trois jours après la capitulation nazie, soit le 11 mai 1945. Ainsi, Saint-Nazaire est la dernière ville libérée en Europe. 
Saint-Nazaire fut reconstruite sur l’axe de l’avenue de la République en tournant le dos à la mer. Ce passé de guerre, et surtout de reconstruction est encore largement visible le long des plages, avec ces bunkers témoins des batailles passées, et contrairement à ce qui est affirmé, elle ne doit pas son urbanisme à rues perpendiculaires à la reconstruction mais à la première création de la ville nouvelle (XIX.me siècle), et des éléments intéressants comme les étangs du Parc paysager ou de l’Immaculée (ce sont les Américains qui le créèrent pendant la guerre 14-18), qui furent creusés pour répondre aux besoins en eau de la ville. (voir Première Guerre mondiale). La reconstruction de la ville fut assurée dès 1943 par l’architecte Prix de Rome Noël Le Maresquier. Depuis peu, la municipalité essaie de recentrer la ville vers le port, avec notamment le réaménagement des abords de la base sous-marine qui accueillent à présent des équipements de loisirs avec par exemple le multiplexe Cinéville, des commerces avec notamment le centre commercial Ruban Bleu ainsi que plusieurs musées (Escal’Atlantique sur l’histoire des paquebots, l’Écomusée ou encore le sous-marin Espadon). L’ensemble forme un projet urbain dénommé « Ville-port » et qui a pour vocation de devenir une extension d’un centre-ville. Le projet laisse également une place importante à la construction de programmes neufs de logements. Enfin, l’ancienne Gare de voyageurs délaissée après-guerre est actuellement en cours de rénovation afin d’accueillir prochainement le futur théâtre « Le fanal ». C’est d’ailleurs l’ensemble du secteur proche de l’ancienne gare qui sera amenée à l’avenir à subir de nouvelles transformations (quartier d’affaires). Ce quartier attire aujourd’hui plus d’un million de visiteurs chaque année. Le centre-commercial Ruban-Bleu a accueilli quant à lui 1,5 million de visiteurs en 6 mois, 3 millions y sont attendus par an. 
Un des événements marquants de l’après-guerre est la grève des chantiers navals de 1955, décrite par Louis Oury dans son livre Les Prolos (1973) ; cette grève précède de peu celle des chantiers navals de Nantes. Le conflit commence à la fin de 1954 lorsque la direction impose aux soudeurs le système du paiement au boni : principe selon lequel à une tâche donnée, est affectée un temps minimum d’indice 100 et un temps maximum d’indice 150. Si l’équipe utilise le temps maximum (ou plus), elle touche le salaire de base (indice 100) ; si elle utilise le temps minimum, elle touche un salaire d’indice 150 : le boni est dans ce cas de 50 (le maximum possible). Ce système peut se concevoir dans un chantier naval où il n’y a pas de travail à la chaîne. Le problème, c’est que le salaire de base est insuffisant et que les temps sont calculés de façon arbitraire. Jusqu’en 1954, les soudeurs touchent le boni moyen de l’atelier où ils travaillent, ce qui est logique puisqu’ils interviennent à la demande des autres ouvriers. Le changement de statut des soudeurs, ajouté à la faiblesse générale des salaires et notamment à l’écart par rapport aux salaires dans la métallurgie parisienne, va provoquer un mouvement de grèves larvées, avec arrêts de travail de courte durée en rotation entre les différents corps de métier, ce qui désorganise la production de façon anarchique (du point de vue de la direction). Les trois syndicats : la CGT, la CGT-FO et la CFTC sont en revanche dans une phase d’unité d’action, dans la lutte et dans la négociation, ce qui renforce le mouvement. Après cette longue période de grèves larvées, la situation devient très tendue au cours de l’été et le 1er août 1955 une véritable bataille a lieu entre ouvriers et forces de l’ordre dans l’atelier des chaudières de Penhoët puis sur le terre-plein de Penhoët ; malgré la violence du combat, il n’y a pas de mort, contrairement à Nantes (cf. le film de Jacques Demy, Une chambre en ville). À la suite de cet événement spectaculaire, les positions patronales se trouvent très affaiblies et les négociations aboutissent à une augmentation des salaires de 22 %.
L’économie de la ville est fondée sur l’activité Du port : exportation de produits manufacturés, mais aussi sur les services, étant donnée la taille respectable de la ville. L’économie de la pêche a elle presque totalement disparu, malgré la subsistance d’une petite flotte de bateaux de pêche, et les quelques pêcheries le long de la mer. Les industries majeures sont les suivantes : Construction navale, avec Les Chantiers de l’Atlantique STX France (STX Europe), constructeur de navires tels que le Queen Mary 2, Le Normandie Le France et les quatre plus gros navires construits dans le monde les ULCC : Batillus, Bellamya, Pierre Guillaumat, Prairial. Construction aéronautique, avec la présence d’un des centres européens d’Airbus. L’usine historique de la SNCASO, puis de la SNIAS, de l’Aérospatiale et enfin d’Airbus, est située à Penhoët, à proximité immédiate des Chantiers de l’Atlantique. Une nouvelle usine a été construite à Gron dans les années 1980 et agrandie à plusieurs reprises depuis. La dernière extension en date est destinée aux lignes d’assemblages d’éléments du futur A350. Dans le secteur aéronautique, on pourra citer aussi la présence de Famat, unité commune de Snecma (groupe Safran) et de General Electric, sur le sol nazairien. Employant environ 450 personnes, Famat est spécialisée dans la fabrication d’éléments structuraux pour turboréacteurs. Construction mécanique, avec la SEMT Pielstick (devenue MAN), constructeur de moteurs Diesel 4 temps destinés aux applications navales, ferroviaires et de production d’électricité. La SEMT Pielstick emploie en 2006, 670 personnes à Saint-Nazaire. Port (premier port français sur la façade atlantique), au sein de la coopération inter-urbaine du Port autonome de Nantes-Saint-Nazaire, regroupant notamment un terminal de produits alimentaires, un terminal méthanier, la raffinerie Total de Donges et de nombreuses autres industries. Saint-Nazaire est l’un des deux sièges de la Chambre de commerce et d’industrie de Nantes et de Saint-Nazaire qui est celle de la Loire-Atlantique.

Notre autocar nous débarque près de la base sous marine, qui a été transformée en espace loisir. Le réaménagement des abords de la base sous-marine qui accueillent à présent des équipements de loisirs avec par exemple le multiplexe Cinéville, des commerces avec notamment le centre commercial Ruban Bleu ainsi que plusieurs musées (Escal’Atlantique sur l’histoire des paquebots, l’Écomusée ou encore le sous-marin Espadon). L’ensemble forme un projet urbain dénommé « Ville-port » et qui a pour vocation de devenir une extension d’un centre-ville. Le projet laisse également une place importante à la construction de programmes neufs de logements. Nous passons devant l’office du tourisme, qui est implanté sur une place à proximité de l’ancienne base de sous marins. Nous empruntons une passerelle qui monte en zigzag, elle nous conduit à l’entrée du musée escale atlantique qui raconte l’histoire des paquebots. Nous sommes accueillis dans un vaste espace qui est conforme à l’embarcadère du paquebot Normandie qui est sorti des chantiers navals de Saint-Nazaire en 1935. Le Normandie traversait l’Atlantique en 5 jours, nous allons voyager au milieu d’objets, de décors et d’espaces de paquebots légendaires que furent le Normandie et le France qui fut lancé à Saint-Nazaire en 1962. Des objets de collections et des gravures présentés sur des podiums rappellent bien d’autres paquebots de luxe. Nous visitons des chambres d’un paquebot de 1906 qui traversait déjà l’Atlantique en 7 jours, puis nous pénétrons dans une chambre du paquebot de l’île de France (1927)qui reliait la France au nouveau monde en 6 jours. Nous voici dans le décor du France (1962), qui traversait l’Atlantique en 4 jours et demi, nous passons sur un de ses ponts où nous voyons virtuellement la mer avec son ambiance sonore. Une carte d’Europe, nous indique les principaux ports reliés entre eux par des paquebots de croisière. Nous pouvons découvrir des cabines de différentes classes, les lits sont bordés de barrière, pour ne pas en tomber, en cas de fortes tempêtes. Le France futur Norway faisait 315 mètres de long, il pouvait naviguer à 31 nœuds, il possédait 12 ponts, il pouvait transporter 2044 passagers, dont 600 en première classe. Nous pénétrons dans une cabine du France, c’est un petit salon qui peut accueillir 3 couchages, un lavabo est situé entre les couchages. Nous voici dans une chambre de première classe, elle est ornée d’un superbe canapé d’angle en cuir. Nous sommes devant un grand panneau de laque, qui décorait le Normandie (1935), il représente des fleurs, des papillons et des lapins. Le Normandie pouvait transporter 948 passagers en première classe, 665 en seconde classe et 458 en troisième classe. Les premières classes étaient à l’arrière du bateau, les secondes classes se trouvaient au milieu et les troisièmes classes se situaient à l’avant. Nous découvrons des décors et des objets du Rochambeau (1911), il mettait 9 jours pour relier le Havre à New York. Un paquebot effectuait des traversées populaires, il mettait 11 jours pour traverser l’Atlantique, pour naviguer à l’entrepont il fallait 60 jours de salaire d’ouvrier agricole, c’était le prix pour aller chercher fortune en Amérique. Par un hublot, on voit virtuellement naviguer un navire sur la mer, 60 millions d’européens ont emprunté la voie maritime pour rejoindre le nouveau monde entre le XIX.me siècle et le XX.me siècle. L’île de France (1927) qui faisait la traversée en 6 jours, il pouvait transporter 1638 passagers et 812 membres d’équipage, pour une traversée aller et retour de 12 jours de voyage, 11300 kilos de poissons, 70000 kilos de fruits et légumes, 54000 litres de boissons, 25000 œufs, 1500 kilos de beurre, 3000 kilos de fromage, 14000 kilos de viande de porc et de mouton etc. Nous passons devant la lingerie, il y avait aussi d’immenses chambres froides. Les bouteilles, les casiers et le matériel de manutention étaient placé au milieu du bateau. Les légumes, le beurre et les œufs se trouvaient à l’arrière du bateau, les légumes dans une chambre froide à 3 degrés, les œufs et le beurre dans une chambre froide à 0 degré. La glace était conservée à moins 30 degrés, Les viandes fumées et la charcuterie étaient conservées à moins 3 degrés, ainsi que le porc, le bœuf et le mouton. Les poissons étaient conservés à moins 3 degrés, il y avait une chambre de décongélation, dans l’espace des chambres froides. Les fromages étaient maintenus à moins 3 degrés, les citrons à 3 degrés. Pour monter tous ces aliments, on utilisait des montes charges. Nous surplombons la salle des machines, on s’y croirait un bruit virtuel nous fracasse les oreilles. Après le charbon, le fuel fait son apparition pour propulser les paquebots, il faut moins d’espace pour stocker le combustible. Les machines sont moins sujettes aux incendies, elles sont plus silencieuses, un atout pour la sécurité et le confort des passagers. Nous sommes devant des gravures qui représente le Champagne (1886), le paquebot impératrice Eugénie (1865), faisait 105 mètres de long, elle parcourait le Havre New York en 11 jours. Il possédait un moteur qui développait 3200 chevaux, et il lui fallait 90 tonnes de charbon par jour. Le paquebot Impératrice Eugénie fut le premier paquebot construit à Saint-Nazaire, il était doté d’une coque en fer, il est tout d’abord équiper de roues à aube de 11 mètres de diamètre. Lors de sa mise en service, il est affecté à la ligne du Mexique au départ de Saint-Nazaire. A partir de 1874, il est transformé en navire à hélice, il navigue alors sur la ligne le Havre New York. La Champagne (1886), il faisait 155 mètres de long, il parcourait le Havre New York en 8 jours, c’est le premier appareil propulsif construit à Saint-Nazaire, sa machine alternative à triple expansion entraîne une hélice, il possède encore 4 mâts d’appoint. Sa coque est en acier, il lui fallait 160 tonnes de charbon par jour. Le France (1912, est le second paquebot a porté ce nom, il a navigué jusqu’en 1934, il navigue sur la ligne le Havre New York, il est le premier navire a être équipé de 4 turbines, qui demande une grande consommation de charbon soit 685 tonnes par jour. Le Paris (1921), il faisait 234 mètres de long, il faisait la traversée en 6 jours et demi, il utilise le fuel comme combustible, c’est le premier paquebot à moteur dit Diesel, il est prévu pour chauffer 15 chaudières, il lui fallait 390 tonnes de fuel par jour. Le Normandie (1935), il faisait 313 mètres de long, il faisait la traversée en 5 jours, il lui fallait 900 tonnes de fuel par jour, c’est le fleuron de tous les paquebots, il détient tous les records. Le France (1962), il faisait 315 mètres de long, il faisait la traversée en 4 jours et demi, il lui fallait 750 tonnes de fuel par jour, il croise à 2 nœuds de plus que le Normandie, en consommant moins de combustible, ses moteurs développent 160000 chevaux de puissance. Un système de tringlerie permettait de mettre en relation le commandement de pilotage qui se trouvait sur le pont, avec les machinistes qui activaient les moteurs en cale. Le système dirigeait un cadran sur lequel un bras oscillait soit à droite pour déterminer la vitesse du bateau ou à gauche lors des manœuvres au port. Nous déambulons dans un dédale au milieu d’un pont, où sont exposés différents transats et sièges de détente. Nous sommes toujours sur le pont, et virtuellement nous apercevons des bateaux qui croisent au large. Les ponts du France atteignaient 8 hectares de surface, les passagers aimaient les sensations fortes en croisière, où ils venaient s’y promener. Certains ponts sont couverts, où les passagers sont allongés sur des transats et où ils y dégustent le bouillon servi à 11 heures. Le programme de la journée à bord du France était promenade matinale sur les ponts, thé dansant, tir au pigeon, piscine, concert, salle de jeux, salle de sports, bowling, concerts etc. Nous sortons sur un pont, nous sommes au bord du bateau, des bruits sonores nous rappellent le vent et le rugissement de la mer, que l’on pouvait entendre pendant les croisières, on se cramponne aux bouées de sauvetage. Virtuellement nous croisons un iceberg, sur lequel un ours se déplace, nous ressentons le froid. Nous sommes dans une salle à la proue du bateau, où sont exposées différentes horloges, car lors de croisières, il fallait jongler avec le décalage horaire entre le Havre et New York et la progression du paquebot. L’horloge indiquait l’heure du Havre, celle de New York et celle de l’endroit où se trouvait le bateau. Tous les jours, les passagers devaient recaler l’heure de leur montre au fil de la croisière. A partir de 1917, suite à la création des fuseaux horaires, il n’était plus besoin de calculer l’heure effective avec la longitude, la latitude de la position du navire où il fallait savoir utiliser le sextant. Nous sommes dans un salon où sont disposés des tables, des chaises et des fauteuils, de magnifiques boiseries tapissent les murs. Nous sommes dans une sorte de musée, où des pièces de collection ayant appartenues aux différents paquebots sont exposées. Un tableau qui provient du France, représente un orchestre symphonique, où se détache la statue de la joueuse de flûte. Nous passons au salon de la musique, il y a des tables basses rondes, et de profonds fauteuils, ce salon était réservé aux passagers de première classe du Liberté, un magnifique piano conclut l’ensemble de cette espace spacieux. Le salon arbore le portrait de Lafayette, il symbolise l’acte de la France apporté à l’indépendance des Etats-Unis. La visite est terminée, nous sortons sur un pont, nous sommes conviés de prendre place dans une chaloupe, dans laquelle nous redescendons dans l’embarcadère d’où nous avons commencé la découverte du musée escale Atlantique qui nous a raconté l’histoire des paquebots.
Nous faisons quelques emplettes, puis nous regagnons l’autocar pour aller se restaurer au restaurant. Nous longeons les plages de Saint-Nazaire, la marée est basse, les carrelets des pêcheurs sont donc à sec. Plusieurs monuments commémorent l’histoire subie par Saint-Nazaire au XX.me siècle. Un commémore le débarquement des américains de 1917, où ils sont venus combattre au côté des français lors de la première guerre mondiale . L’autre commémore un acte héroïque, c’est un navire le Cantabria, qui lors de la seconde guerre mondiale est venu à Saint-Nazaire, pour détruire la cale Joubert, où les allemands pouvaient réparer les navires, les bombardements ne pouvant pas l’atteindre. Les américains ont envoyé un navire suicide, le bateau fut lancé dans la cale pour l’anéantir, naturellement il y a eu énormément de morts, la cale Joubert fut donc mise hors service. Un autre monument remémore le souvenir, d’un naufrage qui a eu lieu au large de Saint-Nazaire lors de bombardements pendant la seconde guerre mondiale. Le navire fut coulé par le fond, il transportait des gens qui fuyaient la France, il y avait des soldats dont des anglais entre autre, et des juifs. Les cadavres revenaient sur la plage, au hasard des marées, c’est un souvenir dramatique pour la population de Saint-Nazaire. Nous voici arrivés à l’hôtel Aquilon, où nous allons déjeuner, le plat principal est une choucroute de la mer.
Nous continuons notre circuit, nous retournons à la base sous marine pour aller rejoindre notre guide qui va nous commenter la visite des chantiers navals de Saint-Nazaire. Les premiers chantiers navals à saint-Nazaire ont été créés en 1865, pour construire des bateaux transatlantiques. 2 paquebots viennent de quitter les chantiers navals cette année, nous voici arrivés aux chantiers navals, 2 drapeaux flottent au vent, celui de la France et des Etats-Unis. Pourquoi celui des Etats-Unis, une cérémonie particulière se déroule aujourd’hui. On signe le contrat du marché d’un immense paquebot, l’Oasis, qui croisera sous pavillon américain, il pourra accueillir 8000 passagers, ils mesurera 360 mètres de long, il aura une hauteur de 72 mètres et possèdera 20 ponts. C’est le jour, où l’on découpe la première tôle, qui symbolise la mise en chantier du paquebot, dont la construction durera pendant 3 ans. 2 de ses paquebots géants naviguent déjà, ils ont été construits en Finlande. Le troisième sera construit à Saint-Nazaire, c’est une véritable île flottante, ça sera le plus grand bateau de croisière construit au monde. Les chantiers navals de Saint-Nazaire travaillent en collaboration avec des compagnies américaines, finlandaises, françaises etc. Le dernier paquebot livré, l’Europa II, il naviguera sous pavillon allemand. Actuellement 2 bâtiments militaires russes sont en construction à Saint-Nazaire, pour dire l’importance des chantiers navals de Loire-Atlantique. Nous pénétrons dans les chantiers navals, dont voici la présentation :

Chantiers de l’Atlantique STX France, est le nom du chantier naval implanté à Saint-Nazaire, en France, de 1955 à 2006. Cependant, par usage, l’appellation Chantiers de l’Atlantique est utilisée pour désigner les sites des chantiers navals lui-même avant 1955 et après 2006. Ce chantier fait partie intégrante du patrimoine maritime français. Il est le plus grand chantier naval d’Europe et l’un des plus grands du monde ; celui-ci a construit un grand nombre de navire (cf. Liste des navires construits aux Chantiers de l’Atlantique). C’est là que des navires « mythiques » tel que le paquebot Queen Mary 2, Normandie et le France ainsi que le pétrolier géant Batillus, ont été construits. 
Histoire de la construction navale dans l’estuaire de la Loire et Chantiers de Penhoët. Au début des années 1950, les commandes des pouvoirs publics français de flotte civile et commerciale cessent. Parallèlement, une nouvelle donne économique se dessine le marché de la construction navale s’internationalise. Les chantiers de Saint-Nazaire apparaissent comme peu compétitifs face à de nouveaux chantiers naval. Une réorganisation de la construction navale s’impose alors avec pour mots d’ordre : compétitivité, production en série pour les navires de charge et intégration de nouvelles techniques pour réduire les temps de construction. Les Chantiers de l’Atlantique sont directement issus de la fusion des Ateliers et Chantiers de la Loire et des Chantiers de Penhoët en 1955. Après cette réorganisation l’activité des chantiers est de nouveau florissante, avec notamment la construction de paquebots, paquebots mixtes, cargos et pétroliers. À partir de 1956, les chantiers s’attèlent à la construction du grand paquebot France. Ce navire d’exception mythique, construit dans la cale du Normandie, aura nécessité 62 mois de travail. Il sera inauguré en 1960 par le Général de Gaulle. Il succède au Normandie, victime d’un incendie qui provoqua son naufrage. Lui-même avait été construit à Saint-Nazaire à partir de 1932. Au début des années 1960, la construction navale est confrontée à une situation nouvelle où on assiste à la disparition des commandes de paquebots et de navires militaires, alors que les pétroliers et méthaniers, nouveaux navires gigantesques font leur apparition sur le marché. Parallèlement, la concurrence internationale est féroce notamment avec le Japon qui prend une place prépondérante. En 1964 pour faire face, à Saint-Nazaire les Chantiers de l’Atlantique se restructurent, la fonderie de Saint-Nazaire ferme ses portes, la totalité des 250 employés est licenciée. De quoi donner lieu à une vaste grève générale, et à plusieurs semaines d’occupation de l’usine. Mais on assiste à la mise en place d’importants plans d’investissements structurels visant à créer un chantier moderne. Ces transformations permettent grâce à une meilleure utilisation de l’espace de mener à bien la construction de plusieurs navires en même temps. C’est le début de l’ère de la préfabrication. La forme de montage se dote d’une forme profonde. L’automatisation des services est également en marche avec les premières machines à commande numérique, les tables traçantes et la mise en place de l’ordonnancement. Dans les années 1970, la fermeture du Canal de Suez rend nécessaire la construction de pétroliers géants. Les chantiers de Saint-Nazaire doté d’un bassin d’armement à flots capable d’accueillir des pétroliers d’un million de tonnes leurs permet de livrer, entre 1976 et 1979, à la compagnie pétrolière Shell, les quatre plus grands pétroliers du monde (Batillus, Prairial, Bellamya, Pierre Guillaumat). Parallèlement dans un contexte économique difficile, les chantiers sont confrontés à des difficultés économiques, la direction du chantiers nazairien décide d’une introduction à la bourse de Paris, ce qui est effectif dès juin 1974. La direction œuvrent également pour la création de partenariats industriels, organisés selon le modèle japonais. En octobre 1976, soit seulement deux mois après le début des négociations, la fusion entre les Chantiers de l’Atlantique et ALSTHOM est effective, donnant naissance au groupe ALSTHOM-Atlantique (qui deviendra la branche Alstom marine). 
Les chantiers navals continuent de souffrir de la concurrence mondiale et de la cyclicité de son activité. Les dirigeants du chantier de Saint-Nazaire font néanmoins le paris ambitieux de retourner sur le marché des navires de croisière. Le retour est amorcé en 1980 avec la commande de deux petits paquebots-jumeaux de 600 cabines pour la Holland America Line avec le Noordam et le Nieuw Amsterdam. Le grand virage est amorcé en 1985 avec la signature de la commande du Sovereign of the Seas (le Souverain des Mers) pour la Royal Caribbean. Confié aux ingénieurs français la construction de ce paquebot de croisière représente un véritable défi avec un temps de construction record pour l’époque (29 mois). En parvenant à parfaitement maîtriser les délais de livraison serré les chantiers navals de Saint-Nazaire font leur retour sur le marché des paquebots géants. En 1988 un vaste mouvement social bloque les chantiers pendant plusieurs jours, les ouvriers dénoncent la suppression de 135 emplois par la direction. Tout en poursuivant son activité de constructeur de paquebots, les chantiers signent en 1991, une spectaculaire commande pour cinq méthaniers pour le groupe malaisien Petronas, dont les livraisons s’échelonneront de juillet 1994 à juillet 1997. 
Malgré un contexte économique souvent difficile et une concurrence accrue, le chantier de Saint-Nazaire poursuit son offensive sur le marché des paquebots. Le 6 novembre 2000, les chantiers signe la construction du Queen Mary 2 pour la Cunard. Le chantier renoue ainsi avec ses origines et la construction de transatlantiques. Le Queen Mary 2 alors plus grand paquebot du monde est livré en décembre 2003. Les chantiers enregistrent ainsi des commandes avec les plus grands armateurs au monde comme Mediterranean Shipping Company (MSC). En 2001 dans le cadre du scandale de l’amiante le tribunal de Nantes reconnaît une « faute inexcusable » de la direction. Les précautions n’ont pas été prises pour protéger les salariés, 1500 ouvriers ont développé des maladies liées à l’amiante. Les plaignants, des salariés, seront indemnisés, et le montant de leur dommages et intérêts sera majoré. L’activité de construction de méthanier est transférée en Chine dans le cadre d’un transfert de technologie des accords ont notamment été signés en 2001. Le premier méthanier chinoise réalisé avec l’aide technique française a été lancé le 29 décembre 2005, il a été construit aux chantiers Hudong-Zhonghua de Shanghaï. En 2006, le finlandais Aker Yards et Alstom décident d’unir leurs forces pour créer le nouveau Aker Yards, nouveau géant de la construction navale mondiale. Après le désengagement en bourse dans le groupe du principale actionnaire norvégien, les actions de la société sont rachetées pas surprise fin-2007 par le groupe sud-coréen STX Offshore & Shipbuilding (groupe STX). L’État français, via le Fonds stratégique d’investissement, reprend les 33 % du capital des ex-chantiers de l’Atlantique détenu par Alstom marine. Cette augmentation de participation qui lui permet d’avoir une minorité de blocage. L’activité de construction de méthanier est définitivement transférée. De son côté, les chantiers de Saint-Nazaire poursuit son activité sur le marché des navires complexes (navires à passagers et navires militaires). Il propose également des solutions techniques pour des navires spécialisés. En 2011, les chantiers traversent une nouvelle passe difficile, en effet la compagnie américaine Viking River Cruise a annulé ses commandes. Ce sont quatre millions d’heures de travail en moins, alors que presque aucune nouvelle commande n’a été signée en 2011. La direction se voit obligée de mettre en place des périodes de chômage partiel. Les chantiers se lancent alors sur nouveaux marchés liés notamment aux énergies marines renouvelables (EMR) avec la construction d’éoliennes offshore géantes. Dix ans après un conflit judiciaire les chantiers de Saint-Nazaire signent en 2012 avec la Royal Caribbean un contrat historique pour la construction d’un paquebot de croisière géant d’un milliard d’euros livrable à la mi-2016, cette commande représente 10 millions d’heures de travail réparties sur trois ans. Le contrat dispose également d’une option pour un second navire, à livrer au printemps 2018. Les deux premiers navires de la série avaient été construits par le chantier de Turku (STX Finland), mais la Finlande n’arrivait pas à boucler le plan de financement avec notamment un refus à trois reprise du gouvernement finlandais d’accorder un prêt de 50 millions d’euros à STX Finlande au nom du respect des règles de la concurrence. C’est finalement avec le soutien de la Coface et de l’État français via le ministère des finances que les chantiers de Saint-Nazaire décrochent ce contrat. La même année les chantiers se sont par ailleurs diversifiée en se spécialisant dans les éoliennes en mer, avec en ligne de mire un marché européen de 7200 turbines, dont 3000 en France. 
Le chantier naval est situé à Saint-Nazaire dans l’estuaire de la Loire. Il est situé principalement sur des terrains gagnés sur l’eau. Il est sur une zone qui correspond encore au fleuve, mais l’océan Atlantique très proche garantit une profondeur suffisante, à marée haute, pour sortir de très gros bateaux. Les chantiers utilisent aujourd’hui une forme de construction et une forme (ou bassin) d’armement. La forme de construction mesure environ 900 mètres de long sur 70 mètres de large. Cette forme possède différentes profondeurs, selon l’état d’avancement des navires. Ainsi, on peut y trouver jusqu’à trois navires, simultanément, en assemblage. Longue de 450 m et large de 95, la forme d’armement est par sa taille l’une des plus grandes du monde. Les plaques d’acier qui arrivent par l’embranchement ferroviaire du chantier, sont déplacées à l’aide de grands portiques équipés d’électroaimants, activés ou désactivés à volonté par les pontiers depuis leur cabine et stockées dans un parc à tôles. Elles sont ensuite utilisées dans les ateliers de préfabrication dont une ligne dite des panneaux plans, de mise en forme des panneaux gauches et de découpage des tôles. Les principaux autres ateliers sont ceux de l’usinage des profilés et de la prépréfabrication qui sont fortement automatisés et robotisés. En 2006, l’un des deux portiques historique de la cale d’assemblage est démonté, pour être féraillé ; ce portique Krupp, comme sont jumeau, datait de 1967. Ces ateliers alimentent l’aire de prémontage sur laquelle sont assemblés les blocs de préfabrication. La masse de ces blocs peut aller jusqu’à 680 t, capacité maximum du portique actuel, puis ils sont positionnés sur les navires en construction (mais STX France prévoit d’augmenter à la fois la capacité de levage et le tirant d’air disponible sous portique en 2012 afin d’optimiser la construction et de permettre la construction de navires plus hauts). Cette aire s’étend sur 1200 m le long de la forme de construction, et se complète de grues plus légères. En 2013, un nouveau portique est en cours d’assemblage, plus puissant et plus grand il permettra de soulever des blocs pesant jusqu’à 1200 t et mesurant 40 m de long, sa capacité est donc doublé cela aura pou incidence de diminuer le nombre de blocs à assembler. L’ancien portique Krupp a été actuellement mis en vente, il pourrait être acheté par un chantier d’un pays émergeant. 
Pour la construction des bateaux, le chantier travaille sur son site propre avec ses moyens, mais aussi à l’extérieur du chantier, avec les installations du port de Saint-Nazaire. Pour le carénage des bateaux, avant leur livraison, le chantier utilise principalement la forme Joubert. 
La construction de pétroliers fut une activité importante dans l’histoire des Chantiers de l’Atlantique. Après la construction du France, les Chantiers de l’Atlantique modernisèrent leur outil de production pour répondre notamment, aux attentes du marché pétrolier. Jusqu’à la construction du France, les Chantiers de l’Atlantique construisaient les bateaux sur une pente oblique et, une fois la coque et les superstructures finies, le bateau était lancé. Cela signifie qu’il glissait sur le sol et rejoignait la mer. Ensuite, la finition était réalisée à quai. Au fil des années, les pétroliers devenaient de plus en plus gros et ce mode de construction ne convenait plus. En 1972, une grande forme de construction est construite. Cette forme existe toujours. Elle mesure environ 1200 m de long sur 60 de large. Cette forme a permis la construction des quatre plus gros pétroliers au monde : le Batillus, le Bellamya, le Pierre Guillaumat et le Prairial, d’une capacité supérieure à 500000 tonnes de pétrole chacun. La course au gigantisme des pétroliers est liée au contexte historique. En effet, au début des années 1970 le Canal de Suez est bloqué en raison de tensions géopolitiques au Proche-Orient. Les pétroliers doivent donc faire le tour de l’Afrique en passant par le cap de Bonne-Espérance. Une autre forme fut construite aux Chantiers de l’Atlantique : le bassin C. Ce bassin était initialement prévu pour la construction de pétroliers de 1000000 de tonnes. Mais la réouverture du canal de Suez fit avorter la construction de telles unités. Étant donné leur taille, elles n’auraient jamais pu franchir le canal de Suez. Ce bassin sert aujourd’hui pour la finition des bateaux. L’activité de construction de méthanier est transférée en Chine dans le cadre d’un transfert de technologie des accords ont notamment été signés en 2001. Le 29 décembre 2005, le premier méthanier de construction chinoise, réalisé avec l’aide technique française, a été lancé aux chantiers Hudong-Zhonghua de Shanghaï. Depuis 2007, la construction de méthaniers n’est définitivement plus localisée à Saint-Nazaire. En 2010 les 16 % de parts qu’Alstom détient encore sont cédées à STX Europe. Parmi les navires construits les plus célèbres, on peut citer : Les paquebots Queen Mary 2 de 2003, Normandie, France, Norwegian Epic, les paquebots de classe Fantasia• Les pétroliers géants Batillus et Prairial pour Shell• Les méthaniers géants Provalys et Gaselys pour Gaz de France• Le porte-avions Foch. En 2011, la commande d’un paquebot initialement prévu pour être livré en Libye est annulée à cause des événements politiques s’y déroulant. L’armateur de croisières MSC, déjà client des chantiers navals, reprend le navire. Les Chantiers de l’Atlantique construisent actuellement des paquebots, BPC, et navires océanographiques. 
En 2011, à la faveur du projet d’implantation d’éoliennes offshore au large de Saint-Nazaire, les Chantiers de l’Atlantique se lancent dans la construction du prototype d’éoliennes qui seront implantées au large de Saint-Nazaire. 
René Fould : Président des Chantier et Atelier de Saint-Nazaire (1945-1955)• Paul Petitjean : Président des Ateliers et Chantiers de la Loire (1945-1955)• René Fould : Président des Chantiers de l’Atlantique (1955-1960)• Jean Pinczon : Président des Chantiers de l’Atlantique (1961-1970)• Jean Cahen-Salvador : Président des Chantiers de l’Atlantique (1971-1974)• Pierre Loygues : Président des Chantiers de l’Atlantique (1975-1976) puis d’Alstom Atlantique (1977-1978)• Roger Schulz : Président d’Alsthom Atlantique (1979-1981)• René Regard : Directeur général des Chantiers de l’Atlantique (division constructions navales d’Alstom Atlantique) (1982-1984)• Jean-Pierre Desgeorges : Président d’Alsthom Atlantique (1982-1989)• Alain Grill : Directeur général des Chantiers de l’Atlantique (1984-1989), Président-directeur général des Chantiers de l’Atlantique (1989-1994)• Jean-Noël d’Acremont : Président-directeur général des Chantiers de l’Atlantique (1994-1997)• Patrick Boissier : Président-directeur général des Chantiers de l’Atlantique (octobre 1997-février 2008), et directeur général du secteur Alstom Marine (1998-mai 2006)• Jacques Hardelay : Directeur général Aker yards France puis STX France (juin 2006-février 2012)• Bruno Gamby : Président du conseil d’administration des Chantiers de l’Atlantique (depuis février 2008)• Laurent Castaing : Directeur général STX France (depuis février 2012). 
Le groupe industriel français Alsthom devient propriétaire des Chantiers de l’Atlantique en 1976. En 1998, le groupe Alsthom change de nom pour Alstom. Le groupe comporte alors une division Alstom marine, constituée des Chantiers de l’Atlantique et d’Alstom Leroux Naval, chantier naval situé à Lorient. La branche perd 103 millions d’euros lors de l’exercice 2004, pour un chiffre d’affaires de 630 millions d’euros, réduit de plus de moitié en trois ans. Néanmoins depuis 2005, la construction et la commande de plusieurs paquebots pour la société Mediterranean Shipping Company (MSC), à environ 500 millions d’euros pièce offre des perspectives de croissance du point de vue financier comme du point de vue de l’emploi à Saint-Nazaire et dans sa région. En mars 2006, la société de construction navale norvégienne Aker Yards rachète 75 % des parts d’Alstom marine et devient propriétaire des chantiers navals de Saint-Nazaire et de Lorient. Depuis le 1er juin 2006, le site est appartient donc au groupe norvégien Aker Yards. L’homme d’affaires norvégien Kjell Inge Røkke à la tête d’Aker, la maison-mère d’Aker Yards, décide de se séparer du groupe de chantiers navals. Après avoir réduit sa participation de 75 % à 40,1 % entre l’été 2006 et l’hiver 2007 puis Aker ASA vend le reste de ses actions en flottante en mars 2007. Dans la nuit de lundi 22 octobre au mardi 23 octobre 2007, la société coréenne STX Offshore & Shipbuilding via STX Business, reprend par surprise 39,2 % du capital d’Aker Yards en flottant à la bourse d’Oslo pour 560 millions d’euros. Après validation de la Commission européenne Aker Yards (STX Europe) dont dépendent Les Chantiers de l’Atlantique est racheté le 3 novembre 2008 par la société coréenne STX Offshore & Shipbuilding. Depuis le 6 novembre 2008, les Chantiers de l’Atlantique est une filiale à 50,01 % de STX Offshore & Shipbuilding, avec une participation de 33,34 % de l’État français concernant STX France et continue à se spécialiser dans le paquebot de croisière. En 2013, afin d’obtenir des liquidités, STX, devant faire face à un fort endettement, a annoncé vouloir se séparer de STX Europe, et donc entre autres, des chantiers de Saint-Nazaire et de Lorient. 
Lors de la construction du paquebot Queen Mary 2, l’effondrement d’une passerelle provoque la mort de 16 personnes le 15 novembre 2003. Un premier procès condamne les Chantiers et le sous-traitant responsable de la passerelle. Un second procès en appel les condamne plus lourdement, et condamne également quatre salariés.

Les chantiers navals ont employé jusqu’à 10000 ouvriers, aujourd’hui il n’en reste plus que 2600. Nous passons devant le parc à tôles, on y stocke les plaques d’acier pour la construction des navires, elles font 12 à 15 mètres de long, 2 mètres de large, et de 20 à 40 millimètres d’épaisseur, elles proviennent d’Arcelor-Métal, qui est le premier producteur d’acier aux chantiers. L’acier arrive de 2 usines d’Arcélor-Métal, Fos-sur-Mer et d’Espagne, il arrive soit en bateau, par train ou voir par la route. Pour construire l’Oasis, il faudra 45000 tonnes d’acier, la livraison a été échelonnée sur une année. En ce moment ce sont les bureaux d’études des chantiers, qui sont mis à contribution, c’est un travail très long, il faut une année d’études avant de lancer la construction proprement dite. Il ne faut pas se louper pour cette commande, car il y a une option pour en construire un second. Des sous traitants finlandais, qui ont travaillé sur les 2 premiers Oasis, viendront à Saint-Nazaire pour la construction du troisième Oasis, car il faut vraiment livrer le navire en temps voulu. Les chantiers navals s’étendent sur 110 hectares, les ouvriers s’y déplacent à vélo, on s’y repère par des noms de rue, et il y a la présence permanente des pompiers. Le premier travail affligé à la tôle, c’est la découpe, nous passons vers l’atelier de découpe, on pratique la découpe avec une torche plasma. Cette découpe consiste à monter de l’azote à 20000 degrés, le gaz devient conducteur d’électricité, et si il est dirigé vers la tôle, il la découpe automatiquement, c’est une découpe franche et très nette. Ensuite la tôle découpée va à l’atelier de mise en forme, on utilise des presses, d’énormes rouleaux compresseurs, la tôle est posée sur un gabarit en bois, puis on fait des allers et retour avec la presse, jusqu’à ce que la tôle vienne s’ajuster au gabarit. Les ouvriers formeurs ont une formation de 3 ans, avant de pouvoir exercer leur tâche. Sur notre gauche un gigantesque portique, il assemble les navires en cale, celui que nous découvrons a une capacité de levage de 750 tonnes. Les chantiers sont entrain d’assembler un nouveau portique, qui aura une capacité de levage de 1400 tonnes, il est construit pour une partie en chine et une autre à Saint-Nazaire. Nous pouvons voir à terre, un des pieds énorme du futur portique, qui a été fabriqué en Chine. Les éléments du portique provenant d’un chantier STX en Chine, sont transportés à Saint-Nazaire par navires. Nous sommes devant 2 espaces, l’ère de pré montage, elle s’étire sur un kilomètre de long, c’est ici qu’on assemble les blocs de navire, ils sont soudés en plein air, l’ensemble est ensuite déplacé vers la cale de construction. La cale de construction se trouve à proximité, elle est parallèle à l’air de prémontage, et elle fait quant à elle près d’un kilomètre de long également, c’est la plus longue cale de construction d’Europe. Nous sommes devant un navire militaire, il est en cale de construction, on aperçoit que sa partie supérieure. C’est un porte hélicoptère, il est destiné à la Russie, c’est un bâtiment que l’on appelle BPC bâtiment de protection et de commandement), l’armée française à mis au point ce type de navire en 2007. Elle en possède 3, le Tonnerre, le Mistral et le Midsud. La Russie a donc passé commande pour 2 BPC, le Vladivostok et le Sébastopol, le Vladivostok est dans la cale de construction, et son frère jumeau, le Sébastopol, est à l’état de bloc sur l’ère de prémontage. Nous sommes devant un jeu de construction gigantesque, on construit les navires, de manière modulaire. On va déjà construire des panneaux, que l’on assemble pour faire un bloc sur l’ère de prémontage, ils sont ensuite déplacés dans la cale de construction pour en faire un navire. C’est donc le portique qui déplace et met en place les panneaux puis les blocs. Le portique fait 70 mètres de haut, il enjambe les 2 espaces, l’ère de prémontage et la cale de construction, la poutre centrale fait 170 mètres de long. Le portique se déplace sur un chemin de rail, qui lui permet d’avancer sur un kilomètre, le Vladivostok qui est actuellement en cale de construction a une longueur de 200 mètres, l’Oasis sera presque 2 fois plus long. Le Vladivostok fera 50 mètres de haut, nous découvrons ses cheminées, les porte hélicoptères, ne sont pas armés, ce ne sont pas des bâtiments de combat. Les BPC sont destinés à des missions humanitaires, pour le maintien de la paix, ils servent de base arrière aux troupes que l’on va envoyer au sol. De toute façon les bateaux militaires même français ne sont pas armés à Saint-Nazaire. Les avants des BPC russes sont fabriqués en France et les arrières en Russie, ensuite les arrières sont acheminés à Saint-Nazaire par voie maritime, où l’assemblage final sera effectué. Les arrières sont réalisés aux chantiers navals de Saint-Pétersbourg, c’était une demande du client. La cabine du grutier qui manœuvre le portique culmine à 70 mètres de haut, la cabine est complètement vitrée, bonjour le vertige, le grutier est suspendu dans le vide. Les grutiers travaillent en doublon, il y en a un en cabine, et un en salle de repos, qui se trouve au-dessus de la cabine, et toutes les 45 minutes les grutiers se relaient. Car au bout de 45 minutes, la concentration du grutier baisse, et quand on manipule des blocs d’acier de 500 tonnes, il vaut mieux être parfaitement concentré. Les chantiers navals de Saint-Nazaire ont donc 9 grutiers, qui travaillent en poste pour manipuler le portique. Nous voici près de l’atelier de soudure, nous allons le découvrir coiffés de casques de sécurité. Sur le site, il y a 3 ateliers de soudure, nous sommes sur une passerelle où nous surplombons l’un d’eux. Celui-ci est automatisé, les 2 autres sont manuels, ici ce sont des robots soudeurs qui agissent. 80% des soudures se réalisent manuellement, en temps normal, ici on soude les panneaux. Un panneau peut atteindre 150 tonnes, est mesuré 10 mètres au carré, actuellement l’atelier est calme, il n’y a pas de soudure pour les navires, on confectionne les immenses pieds d’éoliennes marines, dont certaines seront installées au large de Saint-Nazaire. C’est une nouvelle activité pour les chantiers navals, qui doivent se diversifier pour occuper les ouvriers quand les commandes de navires manquent. Les pieds des éoliennes sont des sortes d’échafaudages de 30 mètres de haut, l’échafaudage pèse 1000 tonnes, il est posé sur le sol marin. Les pieds d’éoliennes sont une commande d’Aréva, l’échafaudage est réalisé avec de l’acier de 80 millimètres d’épaisseur, il a fallu mettre au point une nouvelle technique de soudure. Le problème est de concevoir une peinture qui peut résister aux aléas marins, car la peinture doit résister pendant 15 ans, celle des navires résistent que 18 mois. Les soudures des échafaudages se font manuellement, la ligne d’assemblage de l’atelier de soudure, où nous sommes fait 400 mètres de long, des ponts roulants sont accrochés au plafond, ils peuvent manipuler des charges de 15 tonnes. Habituellement les ouvriers travaillent en 3 8, actuellement l’activité est calme, ils travaillent en 2 8, 600 ouvriers sont en chômage partiel. Ce matin, il y a eu une manifestation, les ouvriers ont profité de la médiatisation de la première découpe de tôle de l’Oasis pour faire savoir leurs revendications, depuis le mois de juin les chantiers navals sont en conflit social. On veut leur imposé un accord de compétitivité, et de faire 20 minutes de travail supplémentaire quotidiennement sans augmentation de salaire. En dix ans les chantiers navals ont construits 7 paquebots, les concurrents des chantiers navals de Saint-Nazaire se trouvent en Allemagne, Italie, Chine et en Corée du sud. A Dayan en Chine, les chantiers navals emploient 20000 personnes, tous les bateaux transportant les marchandises sont construits en Asie, Saint-Nazaire s’est spécialisé dans les paquebots de croisière et dans les bâtiments militaires. 10% de femmes travaillent sur le site des chantiers navals de Saint-Nazaire, nous quittons l’atelier de soudure, et nous reprenons la découverte des chantiers navals. Airbus à Montoire-de-Bretagne, emploient les ouvriers des chantiers navals en intérim, quand ceux-ci sont en chômage partiel. En ce moment la cale de construction héberge les 2 BPC russes, le Vladivostok en phase terminal de construction, et le Sébastopol en cours de construction. Il y a beaucoup plus d’activité dans la cale de construction que dans les ateliers, sa devrait reprendre avec la mise en chantier de l’Oasis. Nous découvrons un engin qui peut soulever 400 tonnes de charge, le nouveau portique qui pourra manipuler des charges de 1400 tonnes sera opérationnel en janvier 2014, ce qui fera gagné 3 mois pour la construction de l’Oasis. Qui dit travail plus rapide, dit plus de chômeurs, la machine est-elle l’avenir de l’homme ? Le nouveau portique vaut 30 millions d’euros, sur notre gauche une cale du port de Saint-Nazaire, elle permet la réparation des navires, ce que ne réalise pas les chantiers navals. Sur notre droite, nous apercevons la poutre centrale du nouveau portique, qui a été fabriquée aux chantiers navals de Saint-Nazaire. Le nouveau portique sera rouge et blanc comme le pont de Saint-Nazaire, l’actuel portique est bleu. Nous sommes entrés par la porte 1, nous sortons par la porte 5, le site en compte 17. Le nouveau portique est assemblé au sol, et au mois de novembre on le redressera à la verticale, il s’élèvera à 80 mètres de haut. Pour le redresser, on fera appel à une entreprise extérieure, qui avec des tours de 100 mètres de haut devront relever le géant rouge et blanc. Nous avons une très belle vue sur le pont de Saint-Nazaire, les autorités russes sont installés dans des préfabriqués sur notre droite, ça sent la caméra caché. Nous roulons en bordure de l’estuaire de la Loire, nous entrons de nouveau sur le site des chantiers navals pour aller visiter la cale de construction. On la surplombe d’une passerelle, elle a une profondeur de 20 mètres. Le Vladivostok est complet, la partie construite en Russie a été assemblée dans la fosse, il est en cale basse. Quant au Sébastopol, il est presque prêt pour recevoir l’élément conçu à Saint-Pétersbourg, il sera acheminé par mer soutenu par des flotteurs et tiré par des remorqueurs de haute mer. On remplit la cale pour passer les navires de la cale haute à la cale basse, pour les sortir quand un élément comme c’est le cas pour les 2 BPC russes provient d’un autre chantier naval et quand le bateau est prêt à être appareillé. La cale est séparée de l’estuaire par une énorme porte en acier, elle pèse 3600 tonnes, elle sert d’étanchéité entre la cale et l’estuaire. Quand les navires quittent la cale de Construction, ce sont des squelettes d’acier, ils sont vides de tout appareillage. Une fois la coque d’acier terminée, on met la cale en eau, et des remorqueurs les manœuvrent et pour sortir de la cale et les guider dans un bassin d’armement situé dans l’estuaire de la Loire où ils seront équipés. Quand les navires sortent de la cale de construction, ils flottent parfaitement, mais ne peuvent pas naviguer seuls. Les BPC ont un pont parfaitement plat, hormis le poste de commandement, un BPC peut accueillir 16 hélicoptères. Dans la cale de construction, on travaille en 2 8, le Vladivostok sera terminé dans 6 mois, le temps presse, car dans peu de temps l’Oasis sera mis en cale de construction en avril 2014. La cale profonde à 20 mètres de profondeur, la cale haute n’a que 5 mètres de profondeur, elle n’est jamais mise en eau. Dans la cale de construction quand elle est mise en eau, elle a besoin de 800000 mètres cubes d’eau. Quand les bateaux sont en cale de construction, ils ont toujours le nez face à la porte, quand ils sont conçus en 2 parties, comme pour les BPC russes, on est obligé de sortir l’avant du navire, afin de placer en fond de cale la partie arrière construite en Russie. Le squelette d’acier d’un BPC pèse 15000 tonnes, et une fois armé il doublera son poids. Un BPC a un équipage de 170 hommes, et il peut en embarquer 450. Comme tous les bâtiments militaires, les BPC non pas de hublot. Ils sont munis de moteurs électriques à hélices, l’électricité est fournie par des turbines diésel. Les BPC possèdent des hélices à l’avant, ce sont des propulseurs d’étrave pour les manœuvres à quai. Nous reprenons l’autocar, nous nous dirigeons vers le bassin d’armement, pour aller du bassin de construction au bassin d’armement, il faut 45 minutes de remorquage. Il faut que le remorquage soit rapide, car il doit s’effectuer à marée haute. Il faut éviter les courants montants ou descendants de l’estuaire, car une coque d’acier vide chavirerait très facilement. Sur notre droite nous découvrons le bassin d’armement, le navire y restera entre 4 et 6 mois, selon les aménagements à réaliser. L’Oasis quant à lui, il y restera 8 mois. C’est ici qu’on y installe les cabines passagers, les cuisines, les salons, les restaurants etc, c’est pour cela qu’il y a tant de sous traitants, on les appelle les coréalisateurs. Une fois armé ou équipé, le navire va faire des essais en mer, et si tout se passe bien, il sera livré à l’armateur. L’armement est vraiment l’étape finale de la construction du navire, le Vladivostok et le Sébastopol passeront au bassin d’armement, pour être équipés, puis ils navigueront jusqu’en Russie pour être armés militairement. Les navires avant leur départ de Saint-Nazaire sont ouverts à la visite, ce n’est pas le cas pour les bâtiments militaires. Nous quittons les chantiers navals, nous passons devant une société qui répare les navires dans le port autonome de Saint-Nazaire, les navires qui sortent des chantiers navals de Saint-Nazaire sont garantis 1 an, alors s’ils ont des défaillances pendant cette période, c’est aux chantiers navals de les réparer, sinon, ce sont les sociétés de maintenance qui s’occupent de l’entretien des navires. Nous passons devant les bureaux d’études des chantiers navals, où se trouve la direction par ailleurs. Auparavant dans l’avenue où nous circulons, il y avait foison de bars fréquentés par les ouvriers des chantiers navals, aujourd’hui ce sont les agences d’intérim qui s’y sont installées. Nous passons devant l’entreprise Man, qui fabrique des turbines diésel, les chantiers navals de Saint-Nazaire travaillent avec un motoriste finlandais. Nous quittons notre guide, et nous poursuivons notre circuit en direction de la Brière. Nous voici à Saint-André les eaux, les maisons sont à toit de chaume, nous arrivons à Saint-Lyphard, où nous allons découvrir la Brière en Chaland, dont voici la présentation :

La Brière ou Grande Brière est un marais situé géographiquement au nord de l’estuaire de la Loire débouchant sur l’océan Atlantique, à l’ouest du département de la Loire-Atlantique. Autrefois, on y récoltait la tourbe et on y navigue encore grâce à une barque appelée «chaland». Ses habitants s’appellent les Brièrons. 
La Brière, ou Grande Brière est drainée par le dernier affluent de la Loire: le Brivet, qui se jette dans l’estuaire à la limite des communes de Saint-Nazaire et Montoir-de-Bretagne. Son territoire s’étend sur 490 km², dont 170 km² de zones humides, au cœur desquelles le marais de Grande Brière mottière couvre à lui seul 70 km², qui compte 21 communes. Ce territoire se caractérise aussi par son architecture avec près de 3000 toits de chaume, appelés chaumières. Le marais de la Grande Brière motière s’étendent principalement sur la commune de Saint-Joachim qui comprend le territoire indivis du marais. Extraction de la tourbe à Saint-Joachim au début du XX.me siècle, le coupage Plusieurs communes ont une part plus ou moins importante de leur territoire sur le marais de Brière et ses annexes, ce sont: Assérac, Saint-Molf, Guérande, Saint-André-des-Eaux, Saint-Joachim, Saint-Malo-de-Guersac, Sainte-Reine-de-Bretagne, Saint-Lyphard, La Chapelle-des-Marais, Crossac, Missillac, Montoir-de-Bretagne Toutes ces communes interviennent dans la gestion du marais et du Parc naturel régional de Brière. Par extension, vingt-et-une communes sont considérées comme faisant partie de la Brière: aux dix-huit communes précédentes s’ajoutent les communes de Besné, La Chapelle-Launay et Pontchâteau en raison de leurs liens avec le réseau hydrographique du Brivet (dernier affluent de la Loire), à travers les marais de Grande Brière et de Donges. Ces trois communes ne sont pas membres adhérents directs du parc naturel, mais membres du syndicat mixte d’aménagement hydraulique du bassin du Brivet. 
Les marais briérons s’insèrent dans un vaste ensemble de zones humides comprenant au nord le golfe du Morbihan et l’estuaire de la Vilaine, à l’ouest s’étendent les marais salants de Guérande et, au sud, l’estuaire de la Loire et le lac de Grand-Lieu. En tant que réservoir de biodiversité et comprenant de nombreux corridors biologiques, ils sont un élément très important de la trame verte et bleue, régionale, pris en compte par le SRCE. Les marais briérons et surtout de la Grande Brière Mottière évoluent depuis un siècle vers une uniformisation en roselière cariçaie (alors que les prairies occupaient autrefois (1940) environ 80% de la surface de la Grande Brière Mottière (contre 15% en 2000), au détriment de la biodiversité des milieux ouverts et de la diversité paysagère. Le pâturage remplaçait l’action des grands herbivores sauvages qui ont été peu à peu éliminés par l’Homme après la dernière glaciation. La faune et la flore des zones humides restent riches et remarquables, mais nécessitent pour conserver une mosaïque écopaysagère gage d’une haute biodiversité des actions de gestion pour remplacer l’action de ces grands herbivores (et de la grande faune sauvage en général); «le broyage de cariçaies a été entrepris afin d’assurer la reconversion de vastes zones inutilisées en prairies pâturées» (3 parcelles gyrobroyées en été et en automne 1997: une parcelle de 15 ha sur Bréca, 40 ha sur La Pointe, Les Landes, 20 ha sur la Chaussée Neuve). Dans la gestion du Parc naturel régional de Brière, incluant les marais de Grande Brière et ses annexes, ainsi que les Marais du Mès, s’ajoutent d’autres intervenants, dont: La commission syndicale de Grande Brière motière (organisme gestionnaire du marais indivis) Les villes de Nantes, de La Baule, Pornichet, qui n’ont aucun lien territorial avec les marais, le département de Loire-Atlantique et la région Pays de la Loire, la Chambre de commerce et d’industrie de Nantes et de Saint-Nazaire, Le syndicat mixte d’aménagement hydraulique du bassin du Brivet.

Nous nous installons dans plusieurs chalands, il fait un calme olympien, ça change du bruit des chantiers navals. Nous sommes dans un chaland meut par un moteur électrique et par son marin de marais. Les marais de Brière font 7000 hectares qui sont jalonnés par 120 kilomètres de canaux aménagés. Les canaux ont été creusés pour rejoindre les villages entre eux, et les plans d’eau fournissaient la tourbe. L’exploitation de la tourbe a cessé après la seconde guerre mondiale. Il y a 5000 ans le marais était une forêt, elle a été engloutie, les végétaux ce sont transformés en tourbe qui était un piètre chauffage. Nous sommes sur un canal de quelques mètres de large et peu profond, nous croisons des pêcheurs à la ligne, et des oiseaux dans les roseaux. Les canaux de la Brière sont d’eau douce qui provient des pluies, le sous sol est argileux qui fait l’étanchéité du marais. Une rivière fait la jonction entre la Brière et la Loire, et on a des écluses, on peut donc évacuer en Loire. Mais la Loire est salée, alors en cas de sécheresses comme cette année, les canaux tirent un peu la langue. L’évaporation est de un centimètre par jour, donc on ne peut rien faire, à part évacuer, actuellement les grands canaux ont 1,20 mètre d’eau. Cet hiver il y en avait 2 mètres, ce fut un bon hiver pluvieux, mais ce n’a pas suffi, la Brière a vraiment soif, le record du siècle 2,70 d’eau. Sur le bord du canal nous distinguons un grand troupeau de chèvres, nous croisons une famille qui farniente sous un arbre qui les abrite du soleil encore bien présent. La Brière regorge d’une vingtaine de sortes de poissons Brochet, carpe, tanche, perche, le poisson chat qui domine et l’anguille qui est le poisson traditionnel de la Brière. On pêche l’anguille de plusieurs façons, dont avec le carrelet, sorte de filet carré, qu’on voit beaucoup en bord de mer. L’écrevisse américaine a envahi la Brière, ce fut un lâchage d’écrevisse d’élevage fait par un irresponsable. L’écrevisse a trouvé un milieu favorable, qu’est la Brière, les écrevisses ont détruits les nénuphars, les fleurs et les plantes aquatiques, tout a été nettoyé. L’habitat a complètement changé, les grenouilles ont disparu, adieu aux cuisses de grenouilles. L’écrevisse américaine, à par ses pinces et sa tête, il n’y a rien à manger, en plus c’est très fade. Notre guide marin, nous narre parfaitement sa Brière, sous un soleil ardent et une ambiance reposante. Par contre on ne voit pas beaucoup d’animaux, nous sommes en fin de journée, et bon nombre de bateaux sont passés, en plus la faune de la Brière s’active plus au lever et au coucher du jour et au printemps. Septembre est l’époque où il y a très peu d’oiseaux, certes nous sommes dans un milieu naturel, mais très fréquenté par les touristes. Sur les berges sont construites des cabanes de chasse, pour chasser le gibier d’eau comme le canard ou la bécassine. La Brière a été investi par une cinquantaine de couples de cigognes, Le ragondin est l’ennemi des berges, on en tue 6000 par an, on octroie 1,50 euro par ragondin tué, ni la fourrure ni sa chair sont appréciés, alors il est juste bon pour l’équarrissage. Nous sommes sur un canal un peu plus large, il fait une bonne dizaine de mètres, La Brière est le royaume de la loutre, mais 90% d’entre elles ce font tuer par les voitures, car les mammifères sortent du marais l’hiver quand il est noyé. Le roseau n’est plus guère utilisé pour les toits des maisons, sa coupe est très difficile, pendant l’hiver et les pieds dans l’eau. Il ne reste plus que 2 coupeurs de roseaux en Brière, ce qui fait que 90% des toits de chaume des maisons de Brière, proviennent de roseaux coupés en Camargue. Où il est coupé carrément sur l’argile avec des machines, bon c’est comme ça, le roseau doit se couper en hiver, quand il n’a plus de sève, et la Brière n’est pas la Camargue surtout à cette époque. A savoir qu’un toit de chaume ne dure qu’une quarantaine d’années, ça fait de belles maisons, 70% des maisons briéronnes ont le toit en chaume, et les briérons y tiennent. Les communes se trouvent autour du marais de Brière, aucune habitation ne se trouve dans le marais. Nous sommes sur un canal qui vient d’être recreusé, un canal doit être recreusé tous les dix ans, le marais est entretenu, car il est parc national. Le canal qui vient d’être recreuser a coûté 80000 euros, cette somme provient des impôts de tout le monde, une enveloppe de 150000 euros est dotée chaque année pour entretenir les canaux du marais de Brière. La perche dont se sert notre ami briéron est en châtaignier, elle lui sert à guider son embarcation, et à la pousser en l’appuyant sur le fond du canal. La Brière n’a vraiment pas de chance, elle est envahie par une herbe, la jucie étouffe tout. Après une bonne heure de navigation, nous revoici revenus à notre point de départ, le soleil est toujours aussi éclatant, nous rejoignons l’autocar, pour terminer notre circuit. Nous repassons à Saint-Nazaire, puis pendant notre route vers Nantes, Monique nous prépare à la visite du château des ducs de Bretagne, en nous racontant la vie d’Anne de Bretagne. Nous voici arrivés à notre hôtel, après le dîner, certains vont assister à une projection de film en audiodescription, quand d’autres font salon dans le hall de l’hôtel avant d’aller se reposer.

Jour 4 : C’est la journée nantaise, nous allons découvrir le château des ducs de Bretagne et faire une croisière sur l’Erdre. Aujourd’hui nous sommes accompagnés par Jean-Claude du Lions club, nous quittons l’hôtel à pied, nous passons devant la poste, la caserne des pompiers, devant la tour de Bretagne qui culmine à 140 mètres de haut, elle possède une brasserie panoramique à son sommet. Nous traversons la place du Commerce, puis nous nous engageons dans les rues piétonnes de Nantes, nous atteignons la place du château après avoir parcouru des rues bordées de commerces de tout genre et de nombreux petits restaurants. Nous pénétrons dans le château des ducs de Bretagne, en franchissant le pont levis qui enjambe les douves, puis nous passons sous le porche qui nous conduit dans une vaste cour. Elle est en terre battue et sablonneuse, quelques arbres y sont plantés. Voici la présentation du château des ducs de Bretagne :

Le château des ducs de Bretagne est un ensemble architectural situé à Nantes, constitué d’un rempart du XV.me siècle et d’édifices divers bâtis du XIV.me au XVIII.me siècle, classé monument historique depuis 1840. Après avoir été résidence ducale sous le duc François II et la duchesse Anne, le château est devenu une forteresse royale, siège du gouverneur de Nantes et prison royale, puis caserne à partir du XVIII.me siècle. Devenu propriété de la ville de Nantes en 1915, le château est affecté à un usage touristique et muséal depuis 1924, notamment sous la direction de Joseph Stany-Gautier, conservateur jusqu’en 1969. De 1990 à 2007, le château a bénéficié d’une rénovation de grande ampleur et est depuis le siège d’un nouveau musée consacré à l’histoire de Nantes. 
Le château des ducs de Bretagne est situé à l’extrémité Est de la vieille ville, en contrebas de la cathédrale Saint-Pierre. Actuellement, il est bordé au nord et à l’ouest par la rue Prémion, la place Marc-Elder et la rue des États; à l’est par la place Duchesse-Anne; au sud par le cours John-Kennedy, qui jusqu’aux années 1930 était un bras de la Loire, le bras de l’Hôpital. Le château se trouvait en effet au bord de la Loire, qui alimentait ses douves; tout près de lui, côté ville, se trouvait le port Maillard (l’actuelle «allée du Port-Maillard») et côté faubourg, le quai de Richebourg (l’actuelle «allée Commandant-Charcot»). Le château, situé sur la première ligne d’omnibus en 1826, sur la première ligne de tramway en 1879, est actuellement desservi par la Ligne 1 du nouveau tramway et la Ligne 4 du Busway de Nantes à la station «Duchesse Anne – Château des Ducs de Bretagne». 
Le premier château À partir de 1207, Guy de Thouars, veuf de Constance, duchesse de Bretagne et à ce titre régent du duché, fait construire le premier château dit «de la Tour Neuve» au pied de l’enceinte gallo-romaine de la ville alors circonscrit à l’actuel quartier du Bouffay, remplaçant ainsi le château du Bouffay. Il s’agit d’une tour circulaire en schiste de vingt mètres de diamètre. Guy de Thouars cherche à affirmer le pouvoir des ducs face à celui des évêques de Nantes. Pierre Mauclerc (époux de la duchesse Alix de Thouars, fille de Guy de Thouars) et son fils Jean Ier de Bretagne étendent les fortifications de la cité et agrandissent le château. Élément essentiel du système défensif de la ville, il protège un bras de la Loire, lieu d’intenses activités commerciales. Durant la seconde moitié du XIV.me siècle, le «Chastel de la Tour Neuve» est agrandi par Jean IV de Bretagne, qui fait bâtir plusieurs tours polygonales en granit. La taille du château correspond au rôle stratégique et politique que Nantes représente à cette époque. La tour dite du «Vieux Donjon» est seul vestige de cette époque qui subsiste au XXI.me siècle. XV.me siècle, le château de François II et d’Anne de Bretagne En 1466, François II de Bretagne décide de reconstruire le château. Le nouvel édifice sera à la fois la résidence principale de la cour ducale et une forteresse militaire capable de résister au pouvoir royal. Une double vocation marquée côté cour par un palais résidentiel de tuffeau blanc aux façades raffinées (le Grand Gouvernement, la tour de la Couronne d’Or, le Grand Logis) et, côté ville, par sept tours massives de schiste et de granit reliées par des courtines et 500mètres de chemin de ronde. À la mort de François II en 1488, sa fille, Anne de Bretagne, qui sera reine de France de 1491 à 1514, par ses deux mariages successifs avec Charles VIII et Louis XII, reprend les travaux. Elle renforce notamment la forteresse, côté Loire, en construisant la tour du Fer à Cheval, impressionnant bastion d’artillerie. En 1514, le château revient à sa fille Claude, mariée à François Ier. Pour loger la famille royale, il s’enrichit d’un nouveau bâtiment de style Renaissance: le Logis du Roy, que l’on appelle aujourd’hui le Petit Gouvernement. En 1532, l’édifice devient propriété royale à l’occasion de l’union de la Bretagne à la France. Du XVI.me au XVIII.me siècle Sous les ducs Claude de France, François III et Henri, François Ier de France est usufruitier du duché. Sous son impulsion et au cours des XVI.me et XVII.me siècles, le château est choisi comme résidence bretonne des rois de France. Un lieu de prestige qui place Nantes au rang des grandes villes de province, mais qui surtout est un moyen d’affirmer la mainmise de la monarchie française sur ce lieu symbolique. Le rôle militaire du château n’a pas disparu. Ainsi, à partir de 1582, dans un contexte de guerres de religion, le duc de Mercœur, gouverneur de Bretagne, renforce les défenses du château. Soucieux de protéger la ville contre les attaques protestantes venant du Poitou, il fait édifier une terrasse d’artillerie et deux ouvrages de défense en forme d’éperon, appelés bastions. Ces derniers sont équipés de terrasses pour recevoir les canons. Au XXI.me siècle, ces transformations ne sont plus visibles qu’au bastion nord et à la Courtine du Levant, où Mercœur a fait apposer ses emblèmes. Le 30 avril 1598, Henri IV séjourne au château lors de sa venue dans la cité pour la signature de l’Édit de Nantes. La signature du célèbre édit ne se fera cependant pas au château, mais selon une tradition populaire, dans la Maison des Tourelles, édifice qui se situait quai de la Fosse et fut détruit au cours de la seconde guerre mondiale, lors d’un bombardement sur la ville. Le Cardinal de Richelieu fait procéder à la militarisation des terrasses des tours d’entrée. Depuis cette période les vitraux et les murs de la chapelle portent les armes du cardinal. Le bâtiment entame sa fonction de prison pour détenus prestigieux. En 1654, le Cardinal de Retz, chef de la Fronde, s’échappe du château où il est détenu. Le 5 septembre 1661, alors que la cour est réunie au château des ducs par Louis XIV pour les États généraux, le surintendant Nicolas Fouquet est arrêté par d’Artagnan, qui conduit un détachement de Mousquetaires gris. Nicolas Fouquet est conduit au château d’Angers où il sera enfermé quelque temps. Après avoir logé princes, cours et rois, l’édifice, peu à peu délaissé, change d’usage, devient caserne et prison. Il va subir différents dommages ainsi que des transformations importantes: incendie du Grand Gouvernement en 1670 et reconstruction dans le style classique de l’époque sur ordre de Louis XIV; transformation du château en arsenal au XVIII.me siècle, avec construction du bâtiment du Harnachement pour abriter l’artillerie; explosion de la tour des Espagnols le 25 mai 1800, entraînant la destruction de la chapelle et des archives. 
Classé monument historique en 1840, le château est vendu par l’État à la ville de Nantes en 1915. En 1924 s’y installe un musée municipal consacré aux arts décoratifs, complété après-guerre de nouvelles salles abritant les collections du musée d’art populaire régional, puis celles du musée des Salorges. 
Le château est réquisitionné officiellement le 8mai1943 par les troupes allemandes d’occupation, qui construisent un bunker dans son enceinte pour y abriter un central téléphonique. L’état de dégradation du Grand Logis entraîne sa fermeture en 1970. Depuis le début des années 1990, la ville de Nantes a mis en œuvre un programme de restauration et d’aménagement pour mettre en valeur ce site, emblématique de l’Histoire de Nantes et de la Bretagne. Après quinze années d’importants travaux de restauration et trois années de fermeture au public, le château a rouvert le vendredi 9 février 2007. 
Conçu comme une forteresse dans le contexte de lutte pour l’indépendance du duché de Bretagne, le système défensif du château est composé de sept tours reliées par des courtines et un chemin de ronde. Sur cour, un ensemble de bâtiments résidentiels construits en pierre de tuffeau contrastent par leur blancheur et leur raffinement sculpté avec les murailles extérieures. 
Le bras de la Loire, situé au pied du château est, dès l’Antiquité, une voie navigable essentielle pour la circulation des hommes et des marchandises. Vers 1860, un quai est construit pour permettre de charger et décharger des bateaux et fait office d’entrepôt à ciel ouvert. La ligne de chemin de fer Nantes-Saint-Nazaire, aménagée en bord de Loire, n’a pas encore remplacé le fleuve pour le transport de marchandises. Dans la première moitié du XX.me siècle, les comblements font disparaître l’eau du centre du Nantes. Un aménagement paysager est conçu autour du château et des douves purement décoratives sont creusées. 
les accès: l’entrée principale, situé place Marc-Elder, point vulnérable de la forteresse, possède une herse et deux portes protégées par des ponts-levis à bascule (une grande pour le passage des charrettes et des cavaliers, une plus petite pour le passage des hommes à pied), qui furent récemment restitués lors de la restauration du château. Les deux autres entrées fortifiées historiques, moins connues, sont la poterne de la Loire, sur la façade sud du château, construite par Anne de Bretagne entre 1491 et 1494, et le pont de Secours, sur la façade nord. Ces deux entrées furent également remises en service lors des travaux de restauration. les tours du Pied-de-Biche et de la Boulangerie: ces tours jumelles datent de 1466, année de construction du château par François II. Elles encadrent et protègent l’entrée principale par le pont-levis. La tour de la Boulangerie porte les armes de la duchesse, un écu d’hermine, surmonté de la couronne ducale. Une devise y est également inscrite: «Amavi» («j’ai aimé» en latin). Il s’agit d’une libre déclinaison (tardive) de la devise des ducs de Bretagne Monfort et de l’ordre de l’Hermine «À ma Vie». La devise personnelle d’Anne de Bretagne en qualité de reine de France est la formule béarnaise «Non mudera», je ne varierai pas. Quant à la devise personnelle de son père François II, on pense qu’il s’était choisi l’écrit épicurien gravé à l’intérieur d’un bijou de son trésor «Il n’est trésor que de liesse». la tour des Jacobins: ainsi nommée car elle faisait face au couvent du même nom, elle est parfois appelée tour des Anglais, car elle a servi à emprisonner des soldats anglais au cours du XVIII.me siècle. Est conçue pour résister aux tirs de l’artillerie et adaptée à l’usage des armes à feu. Elle possède neuf chambres de tir aménagées dans l’épaisseur du mur et dotées de canonnières. Un bâtiment la surmontait au XV.me siècle. la tour du Vieux Donjon: unique vestige visible du château dit de «la Tour Neuve», cette tour polygonale a été construite au XIV.me siècle par le duc de Bretagne Jean IV de Monfort. les autres tours: on compte par la suite, dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, la tour du Port, la tour de la Rivière et la tour du Fer à Cheval. le campanile: situé côté douves, ce campanile hérissé, d’une flèche puis d’une lanterne surplombe l’entrée. À la suite d’un incendie en 1670, le couronnement détruit du campanile est reconstruit, composé d’un fronton avec, en son centre, une horloge. En 1800, l’explosion de la tour des Espagnols détruit une aile du Grand Gouvernement et le campanile disparaît. Le nouveau campanile a été rétabli entre les tours jumelles à l’occasion de la récente restauration. Réalisé à partir d’un dessin de 1715, il respecte à la lettre les volumes de son «ancêtre». Avec ses six tonnes et ses huit mètres de haut, il est travaillé dans du chêne de France et taillé de manière traditionnelle, gage de qualité et de longévité. la courtine de la Loire: construite entre 1491 et 1494 par Anne de Bretagne, cette partie de l’enceinte protégeait le château du côté fleuve. Elle est percée d’une entrée fermée à l’origine par une herse, qui était utilisée pour sortir discrètement du château et permettre à certains visiteurs d’arriver par voie d’eau. Au début du XVI.me siècle, François Ier ordonne des travaux: ajout d’un bâtiment sur cour s’appuyant sur les remparts, le Petit Gouvernement, et transformation de la partie haute de la courtine. Crénelée, elle est ornée de gargouilles et de mâchicoulis ornés du F de François Ier. 
le Grand Logis: réalisé sous François II par Mathelin Rodier et Jean Perréal, ce bâtiment est un lieu de résidence pour le duc de Bretagne et sa cour. Édifiées sous le règne d’Anne, duchesse de Bretagne puis reine de France, les lucarnes témoignent par leur décor sculpté de l’union de la Bretagne à la France: le porc-épic de Louis XII fait face au lévrier d’Anne. Les lucarnes sont de style gothique flamboyant. Les loggias de la tour de la Couronne d’Or relie le Grand Logis au Grand Gouvernement. Elle est édifiée sous François II et achevée sous sa fille Anne de Bretagne, tient son nom de la proximité du puits, surmonté de fers forgés symbolisant la couronne ducale. La tour est haute de quarante mètres. Quatre loggias sur deux niveaux, qui sont des pièces ouvertes sur l’extérieur, agrémentent les étages élevés de la tour. Elles sont principalement réservées à la détente, la parade et permettent d’assister aux fêtes dans la cour. Elles constituent un élément décoratif nouveau, issu des premières influences italiennes. 
le Grand Gouvernement: ce corps de bâtiment, autrefois appelé le Palais Ducal, a été reconstruit sur ordre de Louis XIV suite à un incendie. Il s’appelle aujourd’hui le Grand Gouvernement, en souvenir du gouverneur de Bretagne Charles de La Porte, duc de la Meilleraye, qui décide de s’y installer au XVII.me siècle. Mutilées pendant la Révolution, les armoiries de Louis XIV ont été restaurées en 1999. la partie détruite: le 25 mai 1800, une violente explosion, déclenchée par l’effondrement d’un plancher vermoulu sur lequel étaient stockées trois tonnes de poudre, anéantit la tour des Espagnols, le bâtiment du Lieutenant du Roi ainsi que la chapelle et la salle des archives, qui se trouvaient dans le prolongement du Grand Gouvernement. On déplore également 60 morts, 108 blessés et une centaine de maisons du voisinage endommagées. Les militaires reconstruisent un mur en schiste pour combler la brèche. Son aspect le plus sombre le distingue du mur médiéval, qui présente en alternance des blocs de granit et de fines assises de schiste. Les fondations de la tour sont toujours visibles de nos jours dans les douves. 
Le Petit Gouvernement: de style Renaissance, il garde ses cheminées de brique et d’ardoise d’origine. Construit sur ordre de FrançoisIer, il sert de «logis du roi» lors de ses séjours à Nantes. Il communique par les combles avec le chemin de ronde. François Ier obtient en 1532, grâce à son épouse Claude de France, l’«union perpétuelle» entre la France et la Bretagne. Le Petit Gouvernement se prolonge par le Pavillon de la Rivière. 
La conciergerie: ce bâtiment a été édifié au début du XVIII.me siècle afin de loger le lieutenant du Roi puis les bureaux de l’arsenal. Il est devenu la conciergerie du château en 1924 lors de la transformation du site en musée. 
le Harnachement: ce bâtiment abrite des expositions temporaires. Le musée actuel regroupe les collections de plusieurs musées antérieurs. La municipalité décide l’utilisation du château comme musée en 1921. En 1922, Joseph Stany-Gauthier, professeur à l’École des Beaux-Arts de Nantes, est nommé conservateur. En 1924, sont ouverts deux musées: Arts et traditions populaires et Arts décoratifs, utilisant des collections de l’École des Beaux-Arts.Musée des Arts et traditions populaires Joseph Stany-Gauthier met l’accent sur le premier musée, consacré principalement aux productions du littoral sud de la Bretagne (notamment un intérieur de maison du Bourg de Batz), accessoirement de la lisière Vendéenne (intérieur maraîchin acquis en 1929). En 1939, le château est le lieu d’un congrès de folklore celtique en présence de Georges Henri Rivière, directeur du Musée national des arts et traditions populaires de Paris. Musée des Tissus, les collections étaient orientées selon deux grands pôles: l’Orient et l’Occident. Tapisseries coptes, tissus de la Perse sassanide, tissus byzantins et musulmans, tapis d’Asie mineure, retraçaient l’évolution des civilisations orientales. La genèse de l’Occident se fondait sur les productions de Sicile et des républiques italiennes, bientôt relayées par l’essor artistique français. Les productions lyonnaises occupaient une place prépondérante avec les dessinateurs ornemanistes Pillement, Philippe de la Salle ou Dugourc. Le XIX.me siècle est illustré par les commandes impériales et royales puis le XX.me siècle avec des talents tels que Raoul Dufy et Sonia Delaunay. Musée des Salorges, ce musée fondé en 1923 à l’initiative de la famille Amieux ouvre en 1928 sous la direction de Bernard Roy dans le bâtiment de la plus vieille conserverie nantaise, celle de Joseph Colin. Il devient municipal dans les années 1930. Il est consacré à l’activité commerciale et industrielle de Nantes. Il est fortement touché par les bombardements de 1943. Après la guerre, Bernard Roy ne réussit pas à obtenir la reconstruction de l’ancien bâtiment. Les collections subsistantes sont transférées au musée Dobrée, puis au château. Joseph Stany-Gauthier réoriente cependant la présentation vers l’aspect « navigation » (le musée des Salorges devient « musée de la Marine ») au détriment de l’aspect nantais. Musée archéologique de Loire-inférieure, ce musée a été créé en 1931 dans le Petit-Harnachement en complément des collections du musée Dobrée. Avec l’agrandissement de ce dernier dans les années 1970, les salles du Petit-Harnachement sont devenues inutiles et donc fermées. Certaines pièces phares du musée archéologique du château, notamment des mosaïques trouvées dans la crypte de la cathédrale, n’ont toutefois jamais été présentées au Musée Dobrée. Musée de Nantes par l’image, ce musée fonctionne des années 1920 aux années 1960 dans le bâtiment de la porte Saint-Pierre, avec en particulier une maquette du port. Après sa fermeture, les collections sont transférées au château. 
La création d’un circuit complet des remparts, la mise en place d’un premier accès par les douves et d’un second par une passerelle, l’arrangement d’un jardin dans les douves, la mise en lumière nocturne participent à la renaissance du site. Les 500mètres de chemin de ronde sur les remparts fortifiés offrent des points de vue sur les bâtiments, la cour, les douves, mais aussi sur la ville: la tour LU, l’emplacement du bras de la Loire qui baignait le château avant les comblements des années 1930, la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul et le quartier du Bouffay. 
L’éclairage nocturne valorise le site dans sa complexité architecturale au sein du tissu urbain. À l’entrée principale par le pont dormant, une lumière chaude, orangée, jaillit de l’intérieur au niveau des courtines. Dans le jardin des douves, l’éclairage de la contre-escarpe octroie une lumière plus sombre. Sur la façade sud, une lumière mouvante glisse sur l’imposante muraille…Cette mise en lumière a valu à ses concepteurs, Sylvie Sieg et Pierre Nègre de l’Atelier Lumière», le Trophée européen Lumiville 2007, prix de la conception lumière. 
Personnalités liées au château des ducs de Bretagne : 1440: Gilles de Rais, ancien compagnon de Jeanne d’Arc, y est emprisonné avant son premier jugement, alors qu’il est accusé d’avoir violenté et assassiné nombre de jeunes enfants et de jeunes gens. 1477: Anne de Bretagne naît et grandit dans ces lieux. En 1499, ses noces avec Louis XII sont célébrées dans la chapelle. Devenue reine de France, elle revient rarement. 1532: François Ier, usufruitier du duché, y donne l’édit prononçant, sur la requête des États assemblés à Vannes, «l’union perpétuelle des pays et duché de Bretagne avec le royaume de France». 1598: «Ventre Saint-Gris! Ce n’était pas de petits compagnons, ces ducs de Bretagne», s’éclame Henri IV en découvrant le château lors de sa venue pour la signature de l’Édit de Nantes. 1626: Henri de Talleyrand, comte de Chalais y est emprisonné, convaincu d’un complot contre le cardinal de Richelieu. Louis XIII est alors à Nantes avec sa cour pour marier son frère Gaston d’Orléans à Mademoiselle de Montpensier. Chalais, condamné pour crime de lèse-majesté, est «décollé» sur la place du Bouffay le 19 août. 1661: Louis XIV y tient Conseil le 5 septembre avant de faire procéder à l’arrestation de Nicolas Fouquet par d’Artagnan. 1728: François Louvard, moine bénédictin, y est emprisonné avant d’être transféré à la Bastille Mai 1815 (Cent-Jours): Dirk van Hogendorp (1761-1822), commandant au château.

Les douves étaient alimentées en eau par un bras de la Loire, un puits est situé sur un côté de la cour, notre guide se présente, c’est Pauline, elle nous prend en main. Le puits est magnifique, il est couronné d’une superbe ferronnerie avec ses 7 poulies, il est flanqué de goulottes. On pouvait entrer dans le château depuis le bord de la Loire, par une poterne, elle permet aujourd’hui d’accéder aux douves asséchées qui sont devenues un jardin public. Nous commençons la visite dans la cour du château, elle est baignée par un soleil généreux. Le palais ducal renferme un musée sur l’histoire de la ville de Nantes, il est composé de 32 salles qui proposent 850 objets sur les 15000 mis en réserve. Aujourd’hui nous allons nous consacrer à l’histoire du château des ducs de Bretagne, pendant tout le moyen âge, Nantes fait partie du duché de Bretagne, qui est un territoire indépendant face au roi de France. Les ducs successifs, décident que Nantes sera la ville principale du duché, on va y érigé une première tour, pour y montrer la place forte, puis on fera un château à l’emplacement où nous sommes. On fortifiera la ville, et en 1466, le dernier duc de Bretagne François II, de la famille des Montfort, trouve que le château est trop vétuste, pas assez spacieux et lumineux. Il décide donc de faire construire un immense château, c’est l’un des bâtiments que nous avons devant nous, le palais ducal, il a 4 niveaux, il comporte beaucoup de fenêtres fortement décorées. Jean II voulait un immense palais, pour y vivre et recevoir, afin de montrer sa puissance et sa richesse. Il construira donc le premier bâtiment, que l’on appelle le logis, un autre grand bâtiment est face à nous, le grand gouvernement, qui était le lieu de vie du duc de Bretagne. A proximité, il y avait la chapelle, qui n’existe plus, et entre les 2 bâtiments, il y a un escalier monumental. Un double escalier à vis, que l’on appelle la tour de la couronne d’or, la tour est magnifique, les 2 escaliers desservent les 2 bâtiments. Pourquoi la tour d’or, puisqu’elle domine le puits aux 7 poulies qui est chapeautée par une ferronnerie qui représente une couronne. La ferronnerie est toute dorée, elle est éclatante, des fleurs de lys y sont représentées. François II ne verra pas la fin des travaux de son château, il décèdera avant que les travaux soient terminés. Sa fille, Anne de Bretagne, terminera la construction du château, tout en haut de la tour de la couronne d’or, se trouvent 4 magnifiques loggias, elles sont de style renaissance italienne, ce sont 4 balcons intérieurs pour voir et être vu. Sinon, le château est de style flamboyant, il a été construit en pierre de tuffeau, qui lui donne une blancheur lumineuse, les murs sont percées d’une multitude de fenêtres, ce qui rend l’intérieur très clair. Ce qui est paradoxal pour un château dit du moyen âge, il est précurseur des châteaux renaissance. Tous les pourtours de fenêtres et des portes sont formidablement décorées, de végétaux comme des feuilles de vigne, de chou et des animaux connus comme les lions ou les ours, les serpents et les chiens , ainsi que des chimères, des animaux fantastiques composées d’éléments d’animaux, ainsi que de lutins. Ces décors ont pu être réalisés grâce à la pierre de tuffeau, Le château va avoir plusieurs utilités résidentiel ducal, mais après Anne de Bretagne, le château aura une destinée toute particulière, Anne de Bretagne deviendra duchesse à la mort de son père, elle n’a que 11 ans. Elle sera duchesse dès 1488, elle va gérer le duché toute seule, Jean II son père avait signé un traité de paix avec le roi de France Charles VIII. C’est à lui que reviendrait le droit de décider avec qui Anne de Bretagne se marieraient, Charles VIII décide en 1493, qu’Anne de Bretagne devienne son épouse, donc reine de France à l’âge de 15 ans. Ils se marieront à Langeais, et ils vivront à Amboise notamment, Charles VIII décède en 1498, elle épousera en seconde noce, le futur roi de France Louis XII, elle deviendra une seconde fois, reine de France. C’est la seule femme de la royauté française à parvenir à être 2 fois reine de France. Malgré qu’elle soit reine de France, Anne de Bretagne reviendra tout de même à Nantes pour terminer le château décidé par son père. Anne de Bretagne décède à l’âge de 37 ans, sa fille Claude de France se verra mariée avec le duc d’Angoulême, qui deviendra roi de France sous le nom de François premier. Le château après avoir été résidence ducale, deviendra résidence royale, qu’en la Bretagne va être rattachée au royaume de France en 1532. François premier y viendra séjourner, il trouve le château vétuste et pas fonctionnel, il décide donc de faire construire de l’autre côté de la cour, un petit bâtiment, qui a lui aussi un toit en ardoise, il est en pierre de tuffeau, il est de style renaissance, il est très simple, il n’est pas décoré comme l’ancien palais ducal. Les fenêtres sont entourées de fines moulures, la particularité de ce bâtiment, ce sont ses 3 magnifiques cheminées monochromes, on a l’impression qu’elles sont sculptées. 2 lucarnes sont dominées par des coquilles Saint-Jacques, ça représente vraiment le style de la renaissance. Dans tout l’ensemble qui entoure la cour, ce bâtiment fait minuscule, mais l’intérieur est composé de grandes pièces très agréables. Ensuite plusieurs rois y viendront séjourner, le château deviendra par la suite une prison d’état, une caserne militaire, c’est pour cela qu’en face du palais ducal, se trouve un énorme bâtiment, il est en pierre de granite et en schiste, il a énormément de fenêtres, c’était un lieu de stockage d’armes, c’est aujourd’hui un lieu d’exposition, le bâtiment est du XVIII.me siècle. Le château a été racheté par la ville de Nantes au XX.me siècle, pour en faire son musée. Le bâtiment avait connu beaucoup de dégradations, par les intempéries, par manque d’entretien il commençait de tomber un peu en ruine. La municipalité a décidé de faire de nombreux projets de restauration sur ce château, la blancheur des murs a réapparue, la restauration a duré 20 ans, mais le résultat est étincelant. Le palais ducal avec ses 4 niveaux surplombent la cour d’une bonne trentaine de mètres, nous pénétrons dans la salle de garde, elle possède 2 immenses cheminées,
Elle est en pierre de tuffeau, les murs sont en granite, la salle des gardes est sous une immense voûte, qui est soutenue par un énorme pilier central. La cour des ducs de Bretagne était composée de 600 personnes, en plus il fallait loger tous les serviteurs et les gens d’armes. Le château était protégé par 200 soldats, nous sommes dans la salle où ils étaient consignés pendant leur tour de garde. Nous descendons au sous-sol, nous pénétrons dans une petite pièce, elle possède de toutes petites fenêtres, ce que l’on appelle chambre de tir, dans laquelle on pouvait loger un canon. La pièce a été creusée dans l’épaisseur du mur, qui A 3,50 mètres de large. Depuis les chambres de tir, on aperçoit les douves. La pièce a un plafond en voûte qui n’a pas été achevé, aujourd’hui c’est un faux plafond qui est destiné a supporté les éclairages. Une cheminée d’aération s’élance dans la cour du château, c’est le système d’évacuation, de la fumée provoquée par le tir d’un boulet de canon, pour éviter de s’asphyxier. Pour confectionner un boulet de canon en pierre de 2 kilos, fin du XV.me siècle, il fallait 2 heures pour le fabriquer. Nous découvrons un boulet en fer, début du XVI.me siècle, il était plus petit et plus lourd. Une épée du XIII.me siècle, a été trouvé lors de la restauration du château, lors de fouille en 1990, elle est très rouillée, elle pèse 2 kilogrammes, à son origine elle pesait 5 kilogrammes. Sa lame a perdu en épaisseur, Elle n’a plus d’ornement à sa poignée, c’est un objet très rare. Nous découvrons la maquette du site du château, avec tous les bâtiments qui entourent la cour. Dans la salle où nous sommes trône une cheminée monumentale, le château en comptabilisait 80, dans la salle est suspendu au mur une immense tapisserie, elle représente 2 symboles, la fleur de lys symbole du roi de France, et l’hermine qui est le symbole de la Bretagne. Cette tapisserie a donc été confectionnée après 1532, date où la Bretagne fut rattachée à la France. Dans cette salle 75 anglais y furent emprisonnés, leur seule richesse de la journée était la lumière qui entrait par les fenêtres, ce qui leur permettait de se situer dans le temps. Il venait s’asseoir sur les sièges devant les embrasures des fenêtres qui étaient en Tuffeau. Et avec des mines de plomb, ils sculptaient le tuffeau, que l’on peut encore remarquer, des pères réfractaires également emprisonnés à cet endroit, ont eux aussi mémorisé leur passage en sculptant des croix et d’autres symboles religieux. Toutes les embrasures des fenêtres, dont les pièces ont servi de geôle sont décorés de motifs réalisés par les prisonniers d’état. Dans une des loggias de Anne de Bretagne, on trouve même gravé, new York, ce n’est pas daté, mais ça peut avoir été réalisé en 1917, lors du débarquement des américains à Saint-Nazaire. Nous ressortons dans la cour, nous nous dirigeons vers le pont levis. Nous sommes sous le porche, puis sur le pont levis, il est flanqué de 2 tours défensives. Les tours sont percées de nombreuses meurtrières, rondes pour les canons et en forme de fente pour les arbalétriers. Nous sommes sur le pont levis principal, à proximité, il en existe un autre plus petit pour les piétons. Une autre porte à l’ouest, dite porte de secours, possède aussi un pont levis, sans oublier la poterne qui permettait d’accéder à la Loire. Les remparts du château avaient 7 tours, mais une a explosée en 1800, c’était une poudrière. La tour fut certes détruite, mais aussi le bâtiment contigu où se situait la chapelle. Nous rentrons de nouveau dans la cour, nous pénétrons dans les cuisines, il s’y trouve 3 énormes cheminées, la cuisine est à proximité du puits de la cour centrale. Dans une cheminée est exposé un canon qui tirait des boulets en pierre, il est très abîmé, on appelait ce genre de canon, un pierrier. Le château est construit en tuffeau, sorte de calcaire très fragile et friable, sinon les murs maîtres sont en granite. Le plafond se termine en son centre par une clé de voûte, des sculptures sont gravées dans le granite, elles sont moins fines que celles sculptées dans le tuffeau. Pour monter les gros blocs de granite, une roue cage, dans laquelle 2 hommes couraient, ce qui faisait tourner la roue, qui était reliée par une corde qui passait dans une poulie, à un bloc de granite, on pouvait monter des blocs d’une tonne par ce système. La visite du château est terminée, nous passons au magasin, pour y faire quelques emplettes. Nous ressortons du château, nous circulons dans les rues piétonnes, pour aller rejoindre la station de tramway des 50 otages. Nous empruntons le tramway pour nous rendre en bordure de l’Erdre qui se situe à la station de la Motte Rouge, nous passons la station saint-michel et nous voici à la station Motte Rouge. A pied nous traversons un pont qui enjambe l’Erdre, puis nous sommes à l’embarcadère des bateaux nantais qui remontent l’Erdre pour faire découvrir cette rivière aux touristes. Nous montons à bord de l’Armorique, où nous allons prendre le repas.
Le repas terminé, nous changeons de bateau, nous naviguerons à bord de l’Armorique II, pour découvrir l’Erdre, dont voici la présentation :

L’Erdre est une rivière qui traverse les départements de Loire-Atlantique et Maine-et-Loire. C’est un affluent en rive droite de la Loire. 
Le nom de l’Erdre est très ancien: il dérive de l’hydronyme celtique *ered, en rapport avec un écoulement. La plus ancienne forme conservée date de 1072 (Erda). En breton, l’Erdre se dit Erzh. 
L’Erdre, qui prend sa source à La Pouëze (étang du Clairet), à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest d’Angers dans le Maine-et-Loire, est une rivière française, et un affluent de la Loire, dans laquelle elle se jette à Nantes en Loire-Atlantique. Sa longueur est de 97,4km. Avec de nombreux manoirs, parcs et châteaux qui bordent ses rives, l’Erdre porte le titre de «plus belle rivière de France», que lui a donné François Ier Pendant la grande période de comblement des bras de la Loire à Nantes, au début du XX.me siècle, l’Erdre a elle aussi subi des modifications. Ainsi, ses 500 derniers mètres ont été comblés et sont aujourd’hui devenus l’un des axes principaux de Nantes, le cours des 50-Otages. L’Erdre passe donc aujourd’hui par un tunnel sous le cours Saint-Pierre et Saint-André, ainsi que la place Duchesse-Anne, avant de se jeter dans la Loire par l’intermédiaire du canal Saint-Félix. 
La source de l’Erdre, étang du Clairet à La Pouëze, Maine-et-Loire l’étang du Clairet où l’Erdre prend sa source Confluent de l’Erdre et de la Loire à Nantes Départements traversés: Maine-et-Loire (49) Loire-Atlantique (44) Communes traversées (de la source à l’embouchure): Dans le département de Maine-et-Loire La Pouëze, Le Louroux-Béconnais, Vern-d’Anjou, La Cornuaille, Angrie, Candé, Freigné, Dans le département de la Loire-Atlantique Saint-Mars-la-Jaille, Bonnœuvre,Riaillé, Trans-sur-Erdre, Joué-sur-Erdre,Nort-sur-Erdre, Casson, Petit-Mars, Saint-Mars-du-Désert, Sucé-sur-Erdre, Carquefou, La Chapelle-sur-Erdre, Nantes. Le parcours de l’Erdre se divise en 3 principales parties: Depuis sa source jusqu’à Candé, l’Erdre n’est qu’un petit ruisseau Après Candé, l’Erdre s’élargit sous la forme d’une petite rivière jusqu’à Nort-Sur-Erdre: c’est la «Haute Vallée de l’Erdre». Après Nort-Sur-Erdre, l’Erdre s’élargit et devient navigable jusqu’à Nantes et la confluence avec la Loire. Cette partie de la rivière est d’ailleurs empruntée par le Canal de Nantes à Brest. Dans cette partie, l’Erdre traverse les marais de la plaine des Mazerolles (entre Saint-Mars-Du-Désert et Sucé-Sur-Erdre). 
Les franchissements de l’Erdre sont (d’aval en amont, la distance correspond au tirant d’air pour la navigation): Pont de Tbilissi (au niveau du canal Saint-Félix) Pont Saint-Mihiel – 3,90 m. Passerelle de la capitainerie – 6,80 m (au niveau de l’Île de Versailles). Pont Général-de-la-Motte-Rouge – 7,00 m. Pont de la Tortière – 7,00 m. Pont de la Jonelière – 10,31 m. Pont de la Beaujoire. Pont de l’Erdre – 10,42 m (permettant le franchissement de l’A821). Pont de Sucé-sur-Erdre – 6,18 M. Pont Saint-Georges de Nort-sur-Erdre Avant le comblement des derniers 500m du cours de la rivière donnant naissance à l’actuel cours des 50-Otages à Nantes, il existait cinq franchissements en aval du pont Saint-Mihiel jusqu’à sa confluence avec le bras de Loire qui fut lui aussi comblé, appelé le «bras de Bourse»: Pont Morand, Pont de l’Hôtel de Ville, Pont de l’Écluse, Pont d’Orléans, Pont d’Erdre (à ne pas confondre avec l’actuel « Pont de l’Erdre »)

Certains sont installés à l’intérieur du bateau, et d’autres prennent un bain de soleil sur le pont, c’est Emilie qui nous décrit le paysage de l’Erdre. La Motte Rouge était un général français pendant la guerre de 1870, le pont qui porte son nom a été construit en 1883. Sur notre droite une grande maison blanche, c’est le pavillon Tourneron, il a été la demeure d’un homme célèbre, le docteur René Laennec, il était breton né à Quimper, c’est l’inventeur du stéthoscope. Sur le bord de l’Erdre sont amarrées des péniches, elles servent d’habitation, vivre sur une péniche, et certes bien agréable, mais ça a un prix. Nous passons sous le pont de la Portière, il marque la partie nord du centre ville de Nantes, nous avons de plus en plus de végétations sur les rives. Nous voici à la hauteur d’une maison de lavandières, on préférait venir laver son linge dans l’Erdre, car la Loire subit les effets de la marée, donc on trouve de l’eau salée. Mais il y avait des problèmes de voisinage avec les tanneurs, car les blanchisseuses voulaient toujours être en amont des tanneurs qui nettoyaient leurs peaux dans l’Erdre également. La berge depuis l’endroit où nous sommes, jusqu’au parc de la Baujoire, on a créé un parcours de 6 kilomètres qui fait la joie des marcheurs, des coureurs et des cyclistes. Nous apercevons des oiseaux, dont des mouettes et des canards. A quai se trouve le bateau école du lycée professionnel de la mer de la ville de Nantes, le lycée prépare aux métiers de la mer, donc pour devenir matelot. Sur notre droite un autre bateau, il est électrique, il permet de traverser l’Erdre, entre le quartier des voiliers et le quartier des facultés, on fait la traversée avec un ticket de bus. Les berges sont à l’ombre, de grands arbres y sont plantés. Nous découvrons une passerelle en bois qui surplombe un des affluents de l’Erdre, c’est le Cens. Nous pénétrons dans une zone végétale, c’est le royaume des hérons cendrés, ils sont protégés, sur les berges de l’Erdre, on a recensé 1000 nids de hérons cendrés. Nous passons devant le château de Tertre, bâti au XIX.me siècle, il fait partie de l’université de Nantes, nous sommes au niveau du campus universitaire du petit port, les étudiants nantais sont vraiment gâtés, car le site est merveilleux. Nous passons devant le bâtiment de l’IFROMER, auparavant c’était plus simple, on disait, l’institut des pêches, il existe en France 5 centre Ifremer. La loutre est revenue dans l’Erdre, qui est une rivière protégée. Au loin le château de l’Hérédière, il a été une vingtaine d’années la résidence des évêques de Nantes, ils ont aménagé des chambres afin d’y accueillir 60 séminaristes. Depuis 1880, le château est propriété privée, il appartient à la famille deLatulé, une des plus grandes familles nantaises, ils ont siégé pendant 7 générations à la cour des comptes de Bretagne, qui se trouvait à Nantes, c’est le bâtiment actuel de la préfecture. Sur notre droite un quartier de Nantes, l’Hérodière, c’est ici que l’on trouve le plus vieux châtaignier de Loire-Atlantique, il a été planté en 756, chaque année, il donne encore des fruits. Nous voici au quai de la Genolière, le premier propriétaire des terres était monsieur Genilière, c’est un quartier, il y a 50 ans, on y venait guincher au son de l’accordéon, il y avait des cafés et des restaurants, des guinguettes et même un zoo. Pour y venir s’amuser, on pouvait venir s’accoster au quai de la Genolière. Pour traversée la rivière, pendant une période il y avait un bateau à vapeur. Maintenant le lieu est plus tranquille, il ne reste plus qu’un restaurant, la belle équipe, il a appartenu à des canaris, joueurs de football du FC Nantes, qui jouent sous le maillot jaune, c’est ici qu’ils venaient fêter leurs victoires. Sur la gauche un affluent de l’Erdre, le Gèvre, il fait limite de communes, Nantes et la Chapelle-sur-Erdre. Nous passons sous le pont de la Genolière, l’ancien pont a été bombardé, il avait été construit par Gustave Eiffel. Si l’on regarde à gauche et à droite, on voit encore les anciens blocs de granite qui supportaient la structure métallique. C’est un pont ferroviaire, les rails vont bientôt accueillir le tram train, qui ira jusqu’à Châteaubriand, il supporte aussi un passage piétons et une piste cyclable. Les voitures empruntent un second pont, celui de la Baugeoire. Nous arrivons sur un plan d’eau, il est réservé aux sports aquatiques, on n’y pratique plus le ski nautique, le champion de cette discipline Patrice Martin était nantais. A gauche une belle étendue verte, c’est le petit golf de port Barbe, et au loin, nous apercevons le centre de formation et d’entraînement du FC Nantes. Nombreux champions du monde 98, sont passés par ce centre de formation ou ont joué sous le maillot des canaris. Nous découvrons le parc des expositions, une masse grise se détache au-delà, c’est le haut de la tribune présidentielle du stade de la Baugeoire, qui accueille aussi l’équipe de France de rugby lors de matchs internationaux. Nous passons devant un parc qui a été inauguré en 1971, la Roseraie, il accueille les floralies, qui se déroulent tous les 5 ans, la prochaine édition aura lieu au mois de mai 2014, le parc renferme 1500 variétés de roses. Les armateurs qui ont fait fortune avec le commerce triangulaire, ils se sont fait construire de très beaux hôtels sur les quais et l’île de Nantes à Nantes, et des folies, résidences secondaires sur les bords de l’Erdre. Ces demeures secondaires étaient des folies architecturales et des folies financières, il paraît même que des armateurs offraient des folies à leur maîtresse. Nous sommes au niveau du château de la Dainerie il date du XVII et XVIII.me siècle, sur les plans de l’architecte nantais Jean-Baptiste seineret, c’est lui qui a dessiné les plans de la place royale, le général de Gaule y a séjourné en 1951, à l’époque du RPF. La largeur de l’Erdre que nous parcourons varie entre 80 mètres et 300 mètres, nous pouvons admirer un héron cendré, à son plus large, l’erdre s’étend sur 1 kilomètre, le niveau d’eau de l’Erdre est constant, il est de 2,50 mètres. Nous passons sous le pont de l’autoroute A11, qui relie Nantes à Paris. Sur notre gauche beaucoup de végétation, dont des saules pleureurs, entre la verdure, nous découvrons la propriété du Bignon, elle a été construite directement sur le rocher, elle n’a ni fondation ni cave. Le jardin a été dessiné par Ecochard, c’est le premier grand directeur du jardin des plantes à Nantes où il a son buste. Nous sommes au niveau de la propriété du Mélliet, elle date de 1840, c’est toujours la même famille qui en est propriétaire, la propriété a été le lieu de tournage du film, l’affaire Sezenec. Nous voici au niveau d’un ancien village de pêcheurs, Port-la-Blanche, aujourd’hui sur l’Erdre, il ne reste plus que 3 pêcheurs professionnels. L’Erdre renferme des poissons d’eau douce, dont l’anguille réservée aux pêcheurs professionnels. Sur notre droite le château de la Poterie, il a été construit sur une ancienne fabrique de tuiles, de l’époque romaine, il a été fini de construire en 1789. Il a été parfaitement entretenu, les propriétaires actuels, ils ont réhabilité les dépendances du château pour en faire des salles de réceptions, que l’on peut louer, un ponton nous tend les bras. Sur notre droite une chapelle néogothique, son architecte est le même qui a construit l’église Saint-Nicolas à Nantes. C’est la chapelle du château de la Chantrerie, que nous découvrons maintenant, il a été longtemps la résidence du chef des chantres à la cathédrale de Nantes, Chantrerie vient donc de chantre où chef de chœur. Aujourd’hui, le château est propriété publique, c’est le siège de technopole de l’agglomération de Nantes. Sur notre droite l’école vétérinaire de Nantes, le parc de la Chantrerie et ses 15 hectares fait partie des parc de la ville de Nantes. Sur notre droite nous avons toujours Nantes avec un chemin qui permet de longer l’Erdre, les terres appartiennent à la ville de Nantes. A gauche, les propriétés viennent se baigner jusque dans l’Erdre, c’est du à la montée des eaux quand on a creusé le canal de Nantes à Brest, et pour ne pas léser les propriétaires, on n’a pas appliqué la loi du littoral, qui dit que les berges sont publiques, cette décision est appelée loi Napoléon. Nous découvrons le magnifique château de la Couronnerie, il est de style néogothique, ses tours et ses cheminées pointent vers le ciel, en direction de Dieu, et il possède de splendides fenêtres à meneau. Nous passons devant le château de la Gacherie, il est superbement décoré, il possède un superbe pigeonnier, c’est le plus ancien et le plus connu des châteaux de l’Erdre, il est le seul a être classé monument historique, il date du XV.me siècle, Il a accueilli Marguerite de Valois, la sœur de François premier, la grand-mère du futur Henri IV. Nous faisons demi-tour, nous repartons vers l’embarcadère qui se trouve près du pont Motte Rouge. Nous débarquons, nous rejoignons notre hôtel à pied sous un soleil étincelant. Sur l’Erdre, nous passons devant 2 péniches amarrées, elles font office de crèche, on entend le cri des enfants qui jouent. Nous passons devant le marché couvert de Nantes, puis nous voici à l’hôtel. Après le dîner, nous avons assisté à une conférence sur le patrimoine de la ville de Nantes, elle est assurée par Frédéric, le beau frère de Anne. Ensuite, nous avons fait causette dans le salon de l’hôtel avant d’aller se reposer.

Jour 5 : Après 3 jours intenses de découvertes, aujourd’hui un peu de détente, nous sommes en partance pour la côte d’Amour, circuit alléchant. C’est toujours l’inamovible Monique qui est au micro, nous serons accompagnés par André, un des accompagnateurs du siège de l’AVH. Nous avons un soleil rayonnant, nous passons devant la clinique ophtalmologie de Nantes, puis nous voici à notre immense rond point, dit Atlantis. Onyx la méga salle de spectacles de Nantes, a été la première à s’implanter dans cette vaste zone commerciale, qu’elle est devenue. La salle de spectacles, est un immense cube, tout noir, c’est ce que l’on appelle l’architecture minimaliste, on ne peut pas aller au dessous. Elle porte bien son nom, Onyx, pierre noire, elle se dégageait bien dans le paysage, aujourd’hui, c’est moins le cas, elle est masquée par les grandes enseignes de la distribution qui ce sont implantées sur le site Atlantis. Monique nous rappelle, que l’hôtel Ibis, où nous séjournons, est implanté dans un quartier historique, les anciens faubourgs du Marchis. Un personnage historique y est né, Aristide Briand, il a vu le jour, dans une maison qui se trouvait face à l’hôtel Ibis. L’auberge que tenait ses parents a été bombardée pendant la seconde guerre mondial, il a eu pendant longtemps un mystère sur sa mère. Que lui-même a entretenu, mais, il y a une vingtaine d’année, une généalogiste a trouvé la trace de la mère d’Aristide Briand. C’était une briéronne, elle était domestique dans une maison aristocratique, au sud de la Brière, dans un château. Elle s’est trouvée enceinte, hors mariage, du fils de la maison où elle servait, bien sûr les parents ce sont séparés de ses services. Elle est donc devenue servante dans une auberge à Nantes, chez monsieur Briand, il se maria avec elle, et donna son nom au jeune Aristide. Qui a vécu pendant 2 ans dans cette auberge, par la suite, les parents ont tenu un café à Saint-Nazaire, il existe toujours, il a été reconstruit après les bombardements de la ville, c’est devenu le grand café. C’est à Saint-Nazaire qu’Aristide Briand a débuté ses études, de belles études, son père présumé lui avait octroyé une pension alimentaire jusqu’à ses 14 ans. Il a obtenu une bourse, pour aller étudier à Nantes, son bac en poche, il a fait des études de droit. Il est devenu clerc de notaire, à son retour à Saint-Nazaire, mais très rapidement la politique l’a démangé. Il s’engage très jeune auprès des mouvements socialistes, qui vont marquer l’histoire ouvrière de la région, il se présente même aux élections municipales. Son adversaire politique était le maire en place, un républicain de droite, l’affaire se corse car Aristide Briand était l’amant de la femme du maire en place. Les faits d’adultères furent même relevés par un huissier de justice, mais contre toute attente, Aristide Briand fut élu maire de Saint-Nazaire, malgré le contexte romancé mais réel. L’action politique le déçoit, ce qui l’intéresse, c’est la théorie politique. Au bout d’un an de mandat, il démissionne de son mandat de maire, il travaille dans un journal politique, le démocrate de l’Ouest, où il rencontre un autre personnage, dont on ne parle moins dans l’histoire. Il a pourtant joué un rôle national voir international, dans l’histoire ouvrière, c’est Fernand Péloutier. Parisien de naissance, ses parents fonctionnaires, il grandit à Saint-Nazaire où ils avaient été mutés après un passage obligé dans la capitale, comme ça se faisait beaucoup à l’époque. Il a fait ses études à Guérande, puis à Saint-Nazaire, mais il ne fut pas un si bon élève qu’Aristide Briand, il n’a jamais eu son bac. Ensuite, Aristide Briand monte à Paris, où il débute sa vraie carrière politique, dont voici la présentation :

Briand (Aristide) (Nantes, 1862 – Paris, 1932), homme politique français. Cofondateur, avec Jaurès, du parti socialiste français (1901), qu’il quitta en 1905, il fut 23 fois ministre (18 fois des Affaires étrangères) et 11 fois président du Conseil. Après 1918, il s’attacha à maintenir la paix (accords de Locarno avec l’Allemagne, 1925) et se montra actif à la Société des Nations (le pacte Briand-Kellog, pacte de renonciation générale à la guerre, fut signé en août 1928 par 60 nations). Prix Nobel de la paix 1926.

Monique est vraiment un puits de savoir, elle nous rappelle la révolution française, en s’étendant plus particulièrement sur la chouannerie qui a sévi dans la région sud de la Loire-Atlantique, dont en voici une brève présentation :

Chouan, Insurgé royaliste de l’ouest de la France, sous la Ière République. De Jean Chouan, surnom d’un chef des insurgés; forme régionale de chat-huant dont ils imitaient le cri.

Nous sommes sur la route qui mène sur la Bretagne donc à la Baule et à Guérande, nous abordons la côte d’Amour, nous voici à Pornichet. C’est une station balnéaire, où l’on pratique la thalassothérapie, elle compte 10000 habitants. Nous y faisons une halte, pour aller découvrir son marché en plein air et sa halle couverte, où frissonnent encore les poissons de toutes sortes. Ensuite nous prenons un petit train touristique, avec lequel nous allons découvrir Pornichet, le Pouliguen et la Baule en longeant l’océan ou en parcourant les pinèdes où sont blotties de superbes résidences. En front de mer, c’est une longue plage de sable fin qui s’étend sur 9 kilomètres de long, des immeubles arborent le front de mer, la gare, de magnifiques hôtels dont le Royal avec son casino Barrière. De ci de là nous voyons des maisons modernes à colombage, d’autres de style basque, provençal, briéron bien sûr, en tout cas tout est fait avec bon goût. Le petit train nous débarque à proximité de la plage à la Baule dont voici la présentation :

La Baule-Escoublac est une commune située dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire), en France. Station balnéaire de la Côte d’Amour, elle est réputée pour sa longue plage située au fond de la baie du Pouliguen, son casino et ses palaces en bord de mer. Avec une population estimée à environ 16000habitants, la population estivale peut atteindre 150000habitants. La commune doit son essor au développement du tourisme à la fin du XIX.mesiècle. Bénéficiant d’une forêt de pins plantée dès 1840 pour enrayer l’avancée des dunes, la ville voit d’abord s’implanter des familles aisées qui font construire de belles villas le long de la plage. Après avoir connu un âge d’or durant les années folles, la ville subit le contrecoup de la crise économique des années 1930 puis de la Seconde Guerre mondiale. Elle retrouve de la vigueur dans les années 1960, entraînant une nouvelle forme d’urbanisation, son économie étant toujours basée sur le tourisme. 
La Baule-Escoublac se situe sur la côte atlantique à 77km à l’ouest de Nantes. La ville est implantée dans la baie du Pouliguen. Jusqu’en 1900, Escoublac s’étendait à l’est jusqu’à l’étier de Pornichet (situé à l’emplacement de l’actuel boulevard de la République à Pornichet) où elle était limitrophe de Saint-Nazaire; lors de la création de la commune de Pornichet, celle-ci a reçu 97hectares du territoire d’Escoublac, soit la portion de la plage jusqu’au pont de Mazy (supprimé depuis) et quelques dizaines de mètres en arrière, qui forment le quartier du Mazy). À l’ouest, elle est limitée par le Grand étier du Pouliguen qui relie les marais salants de Guérande à l’océan Atlantique et qui, tout en servant de limite avec la commune du Pouliguen abrite le port des deux cités. 
La commune est située sur une zone littorale sablonneuse comportant des dunes conséquentes (localement appelées falaises jusqu’au XIX.me siècle) et sur le sillon de Guérande. La dune du Guézy s’élève derrière celle de Mazy jusqu’à une altitude de 25mètres et se raccorde au sillon de Guérande vers la route de Nérac. La dune de la forêt d’Escoublac est plus éloignée du rivage et atteint l’altitude de 54 mètres, point culminant de la commune. C’est cette dune qui à la fin du XVIII.me siècle a submergé l’ancien village d’Escoublac qu’une partie du sillon de Guérande (jusqu’à la route de la Jo). À l’est, la forêt d’Escoublac surplombe de plusieurs mètres les maisons de la Ville-Halgand. Entre ces deux dunes coule le ruisseau de Mazy, qui, sur le littoral, marque la limite entre La Baule et Pornichet; il est recouvert dans son cours inférieur (avenue de Lyon) et débouche sur la plage par une grosse buse. Auparavant, le ruisseau était franchi par le pont de Mazy. 
Le sillon de Guérande, C’est un plateau ondulé dont l’altitude varie entre 10mètres (vers Côtres) et 44mètres (à l’ouest), en général, entre 25 et 40mètres. 
La plage, que la ville partage avec les communes du Pouliguen et de Pornichet, mesure plus de huit kilomètres et considérée par beaucoup comme «l’une des plus belles plages d’Europe». Elle borde les quartiers de La Baule-les-Pins, La Baule-Centre et Casino-Benoît. Près du Pouliguen, la plage Benoît est réputée pour son sable blanc très fin. Son estran recèle de grandes quantités de coques. 
La baule-Escoublac possède deux gares, La Baule-Escoublac située à la Baule et La Baule-Les Pins située à l’est de la ville. Elle est traversée par la ligne Saint-Nazaire – Le Croisic prolongement de la grande radiale en provenance de Tours.
 Le tourisme commence dans la presqu’île guérandaise au milieu du XIX.me siècle, vers les années 1840. La bourgeoisie découvre les bains de mer. À cette époque Escoublac est peu touchée par le phénomène touristique, ce n’est qu’à partir de 1879 avec le prolongement de la ligne de chemin de fer de Saint-Nazaire jusqu’au Croisic que la station balnéaire prend forme. Le premier train s’arrête le 11mai1879. En 1885, après le développement de la station balnéaire, il est envisagé la création d’une ligne à voie étroite de 0,60m entre Le Pouliguen et Pornichet. Le 19juillet1887 la ligne est mise en place entre le Pouliguen et La Baule, puis prolongée le 21juin1891 jusqu’à Pornichet. La ligne surnommée «Trait d’Union» fermera en 1902 pour être remplacée par des bus l’année suivante. Le 14juillet1904 un second service de tramway est mis en place sur une nouvelle voie, l’ancienne étant supprimée avec la mise en place des remblais. Surnommé «Navette», cette nouvelle ligne reliait la villa Suzet au Pouliguen à l’hôtel Robet à La Baule. Le service sera définitivement fermé le 2août1914. Le 24septembre1989 est mise en service la ligne TGV Paris-Nantes-Le Croisic permettant de relier La Baule-Escoublac à Nantes en une heure et Paris en trois heures. 
Aux alentours et au nord de la route Saint-Nazaire-Guérande (maintenant doublée par la Route Bleue), qui traverse le bourg d’Escoublac, on est la partie rurale de La Baule, où se trouvent cinq agglomérations (au sens du code de la route): la Bosse-la Ville Joie, Côtres, Rézac, Croix Brény, la Ville Poupart-la Ville Arthur; ainsi que des hameaux, des fermes isolées et des demeures anciennes: le Truchat, Bas de Côtres (ferme), l’Epine (ferme), Taubry (ferme), Trologo près duquel se trouve le château de Lesnérac, Trevenan, la Ville Mouée, le château de la Saudraie, Bois d’Escoublac (fermes), le manoir de Ker-Allan, la Grée. 
L’habitat est principalement résidentiel et connaît une certaine expansion. Les activités économiques sont pour une part de type périurbain: deux centres d’équitation, culture des fraises (notamment à Trologo), jardinerie exotique Tropicarium Bonsaï (à Brédérac), pension pour animaux (près de Brédérac), jardinerie CAMN (près de l’aérodrome). Il y a aussi quelques campings. 
La plus grande partie de l’espace rural est cependant encore consacrée à une agriculture traditionnelle; peu de parcelles sont à l’abandon (dans ce cas, la plante colonisatrice semble être l’ajonc). Le paysage est celui du bocage breton avec des haies arborées (chênes) encore bien conservées, et de nombreux bois. Beaucoup de parcelles sont des prairies permanentes (élevage bovin). 
Dans le cadre de sa politique d’amélioration des accès routiers, la mairie de La Baule-Escoublac conduit un projet de pôle d’échanges multimodal (PEM), (initié par l’État, la région des Pays de la Loire, les conseils généraux de la Loire-Atlantique et du Morbihan, la SNCF et RFF, et Cap Atlantique et la Ville). Ce projet est mené par Cap Atlantique, et vise à favoriser les transports collectifs et les «circulations douces», à améliorer les conditions de circulation automobile et à rehausser la qualité esthétique du quartier concerné. À terme c’est l’ensemble du quartier de la gare qui doit bénéficier d’une restructuration.
La mairie de La Baule est confronté à un problème de saturation des cimetières existants et de contraintes hydrogéologiques entravant les inhumations en pleine terre. Depuis 1996 le projet d’un cimetière paysager existe, la mairie a réservé une parcelle lors de la révision du Plan d’occupation des sols en 1999, et le conseil municipal a approuvé sa définition technique en 2002. La zone choisie couvre 11,5hectares et est située à l’est du bourg d’Escoublac, entre la route bleue et l’aérodrome. 
L’histoire de La Baule commence à Escoublac. Certains érudits ont affirmé que la bataille navale opposant les Vénètes aux Romains en l’an 54 avant Jésus-Christ a eu lieu à l’emplacement des actuels marais salants de Guérande. Quoiqu’encore relayée par des plaquettes touristiques et certains guides, cette affirmation est infondée, comme l’ont montré les études du sous-sol de la baie de La Baule et des marais de Guérande. En effet, à cette époque les tombolos du Pouliguen et de Penbron (à La Turballe) étaient formés, et la lagune était trop exigüe pour y faire entrer une flotte en manœuvre, comme celle décrite par César dans la Guerre des Gaules, surtout à marée basse, puisque l’estran était à découvert. Les dunes sont apparues postérieurement à l’époque antique. Elles ont envahi les anciens marais côtiers, en progressant d’Ouest en Est, atteignant à la fin du XVIII.me siècle l’ancien village d’Escoublac. Des ruines de l’ancienne église sont visibles dans les dunes. 
En 1050, l’évêque de Nantes fait appel à des moines de l’abbaye de Saint-Florent-le-Vieil pour assister la population d’Escoublac et fonder un prieuré, avec cette clause: «que les religieux devraient pourvoir de bénéfices les quatre fils du recteur», ce qu’ils ne firent jamais. Sous l’épiscopat de Quiriacus, une charte établie à Chantenay, datée de 1073, confirme cette disposition. Les moines construisent alors un petit monastère placé sous le vocable de Saint-Pierre et une église. De 1148 à 1184, Escoublac donne deux évêques successifs à Nantes: Bernard (évêque de 1148 à 1169) et son neveu Robert, évêque de 1170 à 1184.
Au cours du XVIII.me siècle, le village d’Escoublac subit un phénomène d’avancée dunaire qui amène son ensevelissement et la construction en 1779 d’un nouveau village un kilomètre plus au nord sur la route de Guérande. 
Le début du XIX.me siècle est caractérisé par des efforts de fixation des dunes. En 1810 un décret impérial du 14 décembre 1810 impose la «fixation» des dunes dans tous les départements du litoral. Entre 1815 et 1834, le comte de Sesmaisons, propriétaire du château de Lesnérac, se charge d’une opération de fixation, mais celle-ci ayant échoué, il abandonne le secteur et revend le château, alors que seulement un hectare d’arbres a été planté. Les acquéreurs se succèdent: les frères Benoît, le comte de Monti, Desbois ou Bonhomme-Colin, mais aucun ne parvient à maîtriser l’avancée des sables. La fixation est menée à bien vers le milieu du siècle par la Société des dunes d’Escoublac d’Yves Berthault. Du point de vue touristique, la baie d’Escoublac est encore inutilisée, alors que les stations de Pornichet (Saint-Nazaire) et du Pouliguen ont commencé leur essor. 
Ce n’est qu’après la construction de la ligne de chemin de fer de Saint-Nazaire au Croisic que le potentiel touristique de ce littoral apparaît. La construction a été difficile: au départ elle est menée par la Compagnie du Crédit parisien, puis par la société Hennecart et Cie. Jules-Joseph Hennecart, qui s’est, sur les conseils de son agent de change Edouard Darlu, porté acquéreur de la Compagnie du chemin de fer de Saint-Nazaire au Croisic alors en faillite, achève la construction de la ligne pour le compte du réseau de l’État, la Compagnie de l’État ayant racheté la ligne en 1877; l’entrée en service a lieu le 11mai1879. Par la suite, la ligne passera sous le contrôle de la Compagnie du Chemin de fer de Paris à Orléans[Note 3] en 1883. Débuts de la station balnéaire, dès avant l’inauguration, Jules Joseph Hennecart achète quarante hectares de dunes à la Société des dunes d’Escoublac. Il confie son développement à un architecte nantais, Georges Lafont. Ce dernier trace une allée sablonneuse qui reçoit le nom d’avenue de la Gare (aujourd’hui avenue du Général-de-Gaulle). Il construit également une chapelle connue depuis 1981 sous de nom de chapelle Sainte-Anne. L’architecte Georges Lafont construira par la suite plus de deux cent cinquante villas et participera ainsi au développement de la station. D’autres lotissements ont lieu dans les années 1880-90: celui de la société Benoît Frères (plage Benoît) est au départ considéré comme une extension du Pouliguen (Grande plage du Pouliguen); un bac est mis en place en 1884 à travers l’étier; celui de la Société des Instituts marins débute en 1893. Entre La Baule et Pornichet, un orphelinat Sainte Marie-Madeleine est installé à Mazy depuis 1878. À partir de 1887, une ligne Decauville mène de l’étier du Pouliguen à l’avenue de la Gare; elle est prolongée jusqu’à Pornichet en 1895. 
Dans les années 1920, Louis Lajarrige homme d’affaires parisien, remporte un gros succès avec son lotissement du Bois d’Amour à La Baule-les-Pins. Il s’entend avec la Compagnie d’Orléans pour déplacer la voie ferrée alors installée en bord de plage ce qui gêne l’accès aux bains de mer. Le 17juillet1927, les nouvelles gares de La Baule-les-Pins et de La Baule-Escoublac sont inaugurées. L’ancienne gare fait place au square de la place de la Victoire. Le bâtiment est toujours visible à côté du kiosque à musique. 
En 1942, 32hommes, femmes et enfants juifs (dont le plus jeune avait 3ans) ont été déportés de La Baule à Auschwitz par les Allemands (aidés par la police nationale). 
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, à cause de l’existence de la Poche de Saint-Nazaire, l’occupation allemande se prolongea à La Baule comme sur l’ensemble des localités voisines de l’estuaire durant 9mois de plus (d’août 1944 au 11mai1945), la reddition effective de la poche intervenant 3jours après la capitulation de l’Allemagne. 
En 1986, l’électrification de la voie ferrée jusqu’au Croisic est réalisée. À partir du 24septembre1989, le TGV Atlantique permet de relier La Baule à Paris en moins de trois heures. 
Depuis 1947, trois maires seulement se sont succédé à La Baule-Escoublac: 1945-1971 René Dubois (sénateur) Député puis sénateur. 1971-1995 Olivier Guichard RPR Ministre. 1995 en cours Yves Métaireau UMP Président des maires de Loire-Atlantique. 
Le port de plaisance de La Baule – Le Pouliguen est géré par la chambre de commerce et d’industrie de Nantes et de Saint-Nazaire. 
Le groupe Lucien Barrière, propriétaire du casino, des hôtels Royal, Hermitage et Castel Marie-Louise, du tennis country club et du centre de thalassothérapie, est l’un des principaux employeurs de la ville. 
En 2004 l’activité du centre de congrès Atlantia a eu un impact économique total de 13millions d’euros et un impact social induit de 563emplois à temps plein. 
Au 1er janvier 2010 la ville comptait 26hôtels (dont 3 quatre étoiles et luxe) pour 1036chambres. 1033emplacements de camping étaient recensés à la même date. 
La société Nestlé-Proteika (nutritionnisme) dispose d’une plate-forme de téléconseil et d’une boutique à La Baule où de 51 à 100personnes sont employées. 
Le phare de la Banche est le seul monument de la ville inscrit au titre des monuments historiques. 
Le front de mer a été bordé de villas entre 1880 et les années folles, mais sa physionomie s’est progressivement modifiée à partir des années 1960 quand la station balnéaire s’est popularisée. Au XIX.me siècle il est constitué d’immeubles de taille moyenne construits après 1960. Il reste de nombreuses villas de la Belle Époque, notamment en arrière du littoral. 
La commune compte plusieurs hôtels prestigieux dont le Castel Marie-Louise, l’Hermitage, bâtiment de style néo-classique construit en 1926-1927, l’hôtel Royal, établissement de santé pour enfants tuberculeux entre 1897 et 1902, et l’hôtel Majestic. 
La gare de La Baule-Escoublac construite en granit, date de 1927. Elle a été installée à 300mètres de la gare originelle. La gare de La Baule-Les Pins a été construite en même temps. 
Le cimetière militaire britannique d’Escoublac-La Baule (avenue de la Ville-Halgand) abrite 325tombes de militaires britanniques, dont 74 non identifiés, et trois de soldats des Forces polonaises. Beaucoup de ces soldats sont des marins du Lancastria coulé en 1940 et des soldats qui participèrent à l’attaque contre le port de Saint-Nazaire en 1942. 
Une bâtisse (sur un terrain privé, avenue de la Tour[Note 6]), parfois présentée comme le reste d’une lanterne des morts, est probablement la base d’un moulin de structure particulière, avec partie supérieure en bois, dit «moulin turquois». Le moulin de Beauregard ou moulin de la falaise (chemin du Moulin) existait au XV.me siècle et est resté en activité jusqu’en 1922. 
Le manoir de Ker-Allan bâti en granit au XV.me siècle est le seul de la commune à avoir conservé une fuie; sur le domaine se trouve une chapelle initialement consacrée à Saint-Nicolas, puis transformée en pressoir. Datant également du XV.me siècle, le château de la Saudraie (chemin du Ménigot) comporte une tour carrée peu fréquente dans la région. Le château de Lesnérac a été bâti au XV.mesiècle. Du XVI.me siècle à 1789, Escoublac était sous la juridiction seigneuriale de Lesnérac. Au début du XIX.me siècle son propriétaire, le comte de Sesmaisons, crée la grande allée joignant le château à la route de Guérande et fait construire deux pavillons italianisants au bord de cette route. Le manoir de Brédéra’ (route de Brédérac) du XVIII.me siècle a été la propriété du poète Paul Desforges-Maillard connu pour avoir mystifié le monde des lettres, notamment Voltaire, en se faisant passer pour une poétesse. 
L’église Saint-Pierre d’Escoublac inaugurée en 1786 est située à Escoublac. L’édifice comprend des éléments de style médiéval. La chapelle Saint-Anne est construite entre 1880 et 1886 et prolongée par deux nefs latérales en 1903. Laissée à l’abandon par la suite, la chapelle est acquise par la ville en 1981. En 1989, après rénovation, l’édifice se mue en centre culturel. L’église Notre-Dame de La Baule dans le centre de La Baule, édifiée de 1931 à 1935, est de style néo-roman. 
Un temple protestant est édifié en 1931 pour répondre à l’augmentation du nombre de fidèles de ce culte, notamment dans la période d’affluence touristique. 
La croix de la Ville Massonet a été un lieu de rogations jusqu’au XIX.me siècle. 
Personnalités liées à la commune : Pierre de l’Hôpital (?-1444), Juge universel de Bretagne et Seigneur d’Escoublac; Lluís Companys i Jover (1882-1940), nationaliste catalan, arrêté par la Gestapo à la Baule en 1940; Gérard Lecointe (1912-2009), décédé à La Baule, Général de corps d’armée, Commandant en chef des Forces françaises en Allemagne; Robert Le Grand (1919-2008), militant culturel breton, créateur de la Coop Breizh. Il lança le Pardon de La Baule en 1947; Michel Ciry, peintre, est né à La Baule en 1919; Olivier Guichard (1920-2004), homme politique, fut maire de La Baule de 1971 à 1995; Lucien Barrière (1923-1991), chef d’entreprise et homme d’affaires, héritier et fondateur du Groupe Lucien Barrière, propriétaires des grands hôtels et du casino à La Baule; Édouard Luntz, réalisateur et scénariste, né à La Baule en 1931; Dominique Desseigne, né en 1944, Directeur du Groupe Lucien Barrière depuis 2001; Marc Pajot, navigateur, né en 1953 à La Baule; Bruno Peyron, navigateur né en 1955, possède un club de voile sur la plage de La Baule; Diane Barrière-Desseigne (1957-2001), héritière du Groupe Lucien Barrière en 1991; Lolo Ferrari (1963-2000), star du X, a grandi à La Baule; Sylvain Sanglier, auteur-compositeur-interprète de la chanson « Bienvenue à La Baule ».

Le ciel est à peine couvert, l’air est doux, nous flânons quelque peu, puis nous nous rendons au restaurant, la Bergerie, pour y déjeuner :

Pour nous aider à la digestion, nous déambulons dans le centre de la Baule, certains vont acheter des niniches, c’est la confiserie locale. Nous rejoignons le bord de mer, où nous nous éternisons un peu pour prendre un bon bol d’air marin. Nous rejoignons notre autocar, par l’intérieur des terres nous prenons la direction du Croisic. Nous circulons dans une zone, dont le chêne vert est très présent, nous croisons des petites maisons de pêcheurs, nous abordons Batz-sur-mer, où nous faisons un arrêt à la biscuiterie Guinolé pour y faire quelques emplettes. Voici la présentation de Batz-sur-mer.

Batz-sur-Mer est une commune de l’Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire). Ses habitants sont appelés les Batziens, on en décompte 4000 au recensement de 2010. 
Batz-sur-Mer se situe à l’ouest du département de la Loire-Atlantique, à 27kilomètres à l’ouest de Saint-Nazaire, à 87kilomètres de Nantes et à 80kilomètres de Vannes. Elle fait partie de la presqu’île de Guérande qui sépare les marais salants de Guérande de l’océan Atlantique. La ville se signale par la haute tour-clocher de son église. La côte rocheuse est coupée de plages de sable: Valentin, la Govelle, Saint-Michel qui est protégée par une digue près de laquelle se dresse le menhir de Pierre-Longue. Les communes limitrophes sont: Le Croisic à l’ouest, Guérande au nord et Le Pouliguen à l’est. 
Jusque vers le IX.me siècle, la configuration était différente: il y avait deux îles (Le Croisic et Batz), éléments du sillon du Croisic, séparées du littoral (le sillon de Guérande) par un bras de mer. Par la suite, plusieurs flèches sablonneuses se sont établies: celle de Pen-Bron à l’ouest, restée incomplète; celle de la plage Valentin, qui a réuni les deux îles; celle des dunes d’Escoublac qui a créé la baie du Pouliguen. 
Une grande partie du territoire est constituée par des marais salants qui couvrent 459 des 927hectares de la superficie de la commune. La limite entre Guérande et Batz est établie sur des ramifications des étiers principaux: l’étier de Curusson et la bondre du Yoro, qui dépendent de l’étier de Pen-Bron; l’étier de Sigomo et la bondre de Laguecan qui dépendent de l’étier du Pouliguen. 
Le reste du territoire est établi sur une plate-forme de faible altitude, légèrement inclinée vers le nord. Le rebord sud, d’environ 3,5kilomètres de la pointe de Casse-Caillou à la baie du Scall (limite avec Le Pouliguen), varie entre neuf et quinze mètres d’altitude. Le point culminant de la commune paraît être de quinze mètres au lieu-dit Cancornet. Vers le nord, le plateau, large d’un kilomètre en général (presque deux à Trégaté) descend à six mètres avant de plonger sous les marais. 
Le littoral sud fait partie de la Côte Sauvage avec ses falaises rocheuses et ses nombreuses baies. La roche (granit) a été exploitée dans des carrières littorales, notamment vers la pointe de Casse-Caillou. 
Les secteurs les plus intéressants du point de vue balnéaire sont: la baie de la Govelle; la plage Saint-Michel, la plus proche du bourg; la plage Valentin, entre la pointe de Casse-Caillou et la pointe du Fort (limite avec Le Croisic), d’environ sept cents mètres de longueur. 
Le bourg s’étend actuellement des marais salants à la plage Saint-Michel et a absorbé de nombreux lieux-dits qui étaient antérieurement des villages (tel Kerbouchard). Batz-sur-Mer comprend cinq localités principales. Outre le bourg proprement dit, la commune compte quatre villages tous situés au nord-est de son territoire, près des marais salants, entre le bourg et Le Pouliguen: Kervalet, village paludier; Trégaté; Kermoisan; Roffiat, qui est le village le plus éloigné du bourg et le plus important des quatre. 
La commune prend le nom de Batz-sur-Mer en 1931, après avoir porté le nom de Bourg de Batz. À l’époque historique, la paroisse Saint Guénolé de Batz couvrait toute la presqu’île du Croisic (le canton actuel). 
Le Croisic, ancienne trêve paroissiale, a été érigé en paroisse de plein droits seulement en 1763 et Le Pouliguen n’est devenu une commune indépendante qu’en 1854 par séparation de la commune de Batz. 
Lors de la construction de la voie ferrée de Saint-Nazaire au Croisic, des outils en silex datés du Paléolithique moyen (Moustérien), ont été trouvés dans une couche de tourbe sous les dunes (près du «moulin de la Falaise»). À cette occasion des restes d’éléphants antiques[Note 2] et de grands mammifères ont aussi été récoltés, sans qu’on puisse, d’après les données disponibles aujourd’hui, établir de liens entre ces deux découvertes. D’autres silex du Moustérien ont été trouvés en place par Henri Quilgars dans le secteur de la plage Valentin. Ces trouvailles sont les plus anciens témoignages d’occupation de la presqu’île guérandaise. 
Plus proche de nous, on trouve quelques mégalithes (époque néolithique) dans la commune, tels que le menhir de la plage Saint-Michel, utilisé comme amer, et la croix des Douleurs. À proximité, dans la commune du Pouliguen, la pointe de Penchâteau (Pen-Castel) fut fortifiée en oppidum vers 450 avant J.-C. 
En 945, le duc de Bretagne, Alain Barbe-Torte donne le territoire de Batz à l’abbaye de Landévennec qui y fonde un prieuré dédié à saint Guénolé. Les religieux favorisent par la suite le développement de la région en se consacrant aux cultures et à l’entretien des marais salants, et relancent le commerce du sel. L’administration civile de l’agglomération est assurée par Le Croisic. 
En 1776, René-Maximilien Aubrée du Tertre, capitaine de navire, demeurant au Pouliguen présente à la chapellenie de Saint-Jacques fondée en l’église Saint-Guinolay de Batz Me René-Marie Dugué clerc tonsuré en remplacement de Me François Crespel décédé, et en demande l’investiture aux Nobles Prévot, chanoines et chapitre de l’église royale et collégiale de Saint-Aubin de Guérande. Ce faisant il exerce le droit de sa mère Dame Monique Le Pennec fille de Sieur Jean Le Pennec (acte notarié contrôlé à Nantes le 29octobre1776). 
En 1834, Balzac séjourne avec Laure de Berny à Batz dans la maison de Madame de La Valette, le Calme Logis. Il y écrit Un drame au bord de la mer, court récit romanesque qui inspira Marcel L’Herbier en 1920 pour son film L’Homme du large, et qui a pour cadre Le Croisic et la Grande Côte ou Côte Sauvage, ainsi qu’un roman, Béatrix, dont l’action se déroule à Guérande. 
En 1887, Adèle Pichon, une religieuse fille de paludier, fonde un des premiers musées d’art et de traditions populaires de Bretagne. Fermé en 1970, le musée est rouvert en 1984 sous le nom de «musée des marais salants». 
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, à cause de l’existence de la Poche de Saint-Nazaire, l’occupation allemande se prolongea à Batz comme sur l’ensemble des localités voisines de l’estuaire durant 9mois de plus (d’août 1944 au 11mai1945), la reddition effective de la poche intervenant 3jours après la capitulation de l’Allemagne. 
La commune comprend deux bourgs principaux (Batz et Le Pouliguen) jusqu’à leur séparation en deux communes en 1854. 
Une conserverie de sardines était en activité à la fin du XIX.me siècle (l’adjudication du terrain date de 1849), la conserverie «Benoist et compagnie», connue localement sous le nom de «confiserie». Elle était installée à Batz-sur-Mer, sur un terrain délimité par la route de l’Atlantique, l’allée de la Banche et l’allée de Basse-Love. Les pêcheurs locaux, après avoir accosté leurs bateaux à voile à la petite jetée —dite la Madeleine— au nord de la plage Saint-Michel, livraient les sardines par l’allée de la Banche. Séchées au soleil, celles-ci étaient ensuite cuites à l’huile d’olive, puis mises en boîtes, soudées à la main par des ouvriers «soudeurs boîtiers». L’activité cessa à la fin du siècle et les hangars furent démolis vers 1907, pour céder la place à la villa «les Violettes». 
L’économie actuelle est soutenue par la production du sel et activités connexes, le tourisme et des activités artisanales (notamment la biscuiterie Saint-Guénolé et la biscuiterie des Marais). 
Batz faisait partie de la Bretagne bretonnante comme l’ensemble de la presqu’île guérandaise, mais elle l’est restée plus longtemps que les autres communes. L’usage habituel du breton s’est en effet prolongé jusque dans les années 1920. Les derniers locuteurs de naissance se sont éteints à partir des années 1960. Une dame décédée en 1988 à l’âge de 99ans avait parlé breton au village de Kervalet jusqu’à l’âge de seize ans, soit jusqu’en 1905. Le breton parlé ici était différent du breton KLT, mais aussi du breton vannetais, malgré la proximité géographique. 
Les citernes anciennes de Trémondais, ces citernes enterrées sont au nombre de trois et datent du début du XVII.me siècle. Elles ont été classées aux monuments historiques en 1918. Avec le pigeonnier, elles dépendaient du château de Kerbouchard. 
Le musée des marais salants Fondé en 1887 par une religieuse originaire de Batz, Adèle Pichon, puis fermé en 1970, le musée est rouvert en 1984 sous le nom actuel. Il fait actuellement l’objet de travaux d’extension qui engloberont notamment d’anciens greniers à sel voisins. 
Ce musée d’arts et traditions populaires, signalé par «La Porteresse», une sculpture monumentale en bronze de Jean Fréour, abrite au rez-de-chaussée, un intérieur bazin du XIX.me siècle reconstitué avec ses meubles peints en rouge ainsi qu’une collection de vêtements de paludiers: vêtements de travail et costumes de cérémonie (mariage). La mezzanine est consacrée au travail du sel: maquette d’un marais salants, outils de paludiers entièrement faits en bois, récolte et manutention du sel (transport en sac, commercialisation, fiscalité). La visite est complétée par un film vidéo sur le travail dans les marais et sur la faune qui les peuple. 
Le musée du grand blockhaus, Il s’agit de l’un des blockhaus les mieux conservés du mur de l’Atlantique. Le musée qu’il abrite recrée un poste de commandement de tir allemand. 
Le moulin de la Falaise Construit au XVI.me siècle sur la commune de Guérande, il a été déplacé vers 1924 dans les dunes qui s’étendent entre Batz-sur-Mer et Le Croisic. Il a ensuite été rénové en 1992 et est toujours en activité. À noter que le moulin de la Falaise (situé près du mini golf en direction du Croisic) a subi une importante tempête dans la semaine du 11 au 17 juillet 2011 et a perdu une partie de ses ailes. Les ailes ont été restaurées et le moulin remis en service en avril 2012. 
L’église Saint-Guénolé (ou Saint-Guignolai) Elle fut construite au XV.me et XVI.me siècles. 
La chapelle Notre-Dame-du-Mûrier, Malgré l’orthographe utilisée, le terme mûrier ne se réfère pas à l’arbre éponyme (même s’il existe une légende selon laquelle un naufragé, le seigneur Jean de Rieux de Ranrouët, guidé vers la côte par une statue scintillante de la vierge placée dans un mûrier, à l’endroit duquel il y aurait fait construire l’édifice), mais vient plutôt de murié, déformation du latin muria qui signifie saumure, ou par extension marais salant. Vers le milieu du XV.me siècle, la peste ravageait la Bretagne. Pour s’en protéger, les Batziens firent le vœu de réédifier un ancien sanctuaire alors en ruines, situé près de l’église Saint Guénolé. Bien qu’à cette époque le commerce du sel fût florissant, les ressources locales s’avérèrent insuffisantes pour financer la construction. Aussi, le duc de Bretagne Jean V demanda au pape Eugène IV d’accorder des indulgences aux fidèles qui visiteraient la chapelle et qui par leurs dons aideraient à l’édification du bâtiment qui fut achevée en 1496. Mais la toiture fut arrachée par un ouragan en 1819 et l’édifice resta depuis lors à l’état de ruines. Le Conseil municipal refusa d’ailleurs en 1847 de céder ces dernières à la Fabrique de la paroisse du Pouliguen. 
La croix de Roffiat, Cette curieuse croix en bois ornée de treize cœurs est dédiée à Notre-Dame du Bonheur. Elle recevait autrefois la visite des jeunes fiancés. On y voit aussi un marteau et une lance, c’est-à-dire les instruments de la Passion. 
La chapelle Saint-Marc et le calvaire de Kervalet, Située au village de Kervalet, la chapelle Saint-Marc est riche en mobilier référencées à l’inventaire général du patrimoine culturel. On y découvre en particulier une maquette de bateau (ex-voto) du XVIII.me siècle et un cadran solaire daté de 1693. 
La croix des Douleurs, Cette croix est inscrite aux monuments historiques depuis 1944.

Il ne faut pas traîner, nous reprenons notre circuit, nous voici arrivés au Croisic, nous y sommes accueillis par le soleil. Nous avons quartier libre, nous flânons sur les quais du port, la marée est basse, les bateaux sont au port, rien à voir avec la Baule, le Croisic est vraiment charmant, c’est authentique, ça ne sent pas le surfait comme à la Baule. En voici la présentation :

Le Croisic est une commune de l’Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire). Le Croisic fait historiquement partie de la Bretagne. La commune compte 4000 habitants. 
Le Croisic est situé sur le littoral de la Loire-Atlantique, au nord-ouest de la presqu’île du Croisic, et à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Saint-Nazaire. Les communes limitrophes sont Batz-sur-Mer à l’est et La Triballe au nord, dont elle est séparée par les traicts du Croisic. 
Le Croisic, Batz-sur-Mer et Le Pouliguen se tiennent sur d’anciens îlots rocheux aux paysages très variés reliés au continent par un dépôt de sable qui a aussi formé plus à l’est la dune de La Baule. Au nord de la commune, se trouve le port d’échouage situé à l’entrée du Grand traict (l’un des deux bras de mers s’enfonçant dans les terres et alimentant les marais salants).Ainsi placé sur une sorte d’estuaire, il est d’autant plus protégé des caprices de l’océan que depuis 1840 une digue en granite de 850mètres de long, la jetée du Tréhic, la protège à l’ouest des vents et courants venus du large. C’est autour de son port que s’est développé le bourg. En face, en direction du nord, à environ 550mètres de celui-ci, se trouve l’extrémité sud de la pointe de Pen-Bron (sur le territoire de la commune de La Turballe) avec les bâtiments du centre hélio-marin. Cette pointe est reliée également au continent par des dépôts de sable qui ont formé la dune de Pen-Bron. Ces deux ceintures de sable ont ainsi isolé cette zone marine que sont les traicts, aux eaux plus calmes que l’océan et qui s’est ainsi transformée en vasière, aménagée depuis plus de mille ans pour former les Marais salants de Guérande. Au sud des traicts, la presqu’île du Croisic est l’un des rares exemples de double tombolo (île que le sable finit par relier au continent). Au nord-ouest, ouest et sud de la commune, la côte, rocheuse et dunaire, moins densément urbanisée, a été baptisée Côte Sauvage. On peut voir l’écume des vagues, portée par le vent, jusque sur la route longeant ce littoral. L’intérieur de cette partie de la presqu’île constitue sans doute le dernier reliquat rural, autour de Pé la Mer, jusqu’à la côte Ouest. 
Le Croisic est une petite ville, d’origine très ancienne, dans laquelle on a voulu retrouver l’un des ports bretons désignés par Ptolémée. Dès le milieu du V.me siècle, le Croisic devint une station préférée des marins saxons. Plusieurs fois ils battirent les Romains et quand, battus eux-mêmes, ils se voyaient forcés de se retirer, ce n’était jamais pour longtemps, car leurs compatriotes accouraient du nord à la rescousse: la position offrant trop d’avantages pour être négligée par ces habiles marins. 
Avant l’établissement des grands ports militaires de Bretagne, le Croisic possédait une véritable importance. Il armait de forts navires, et à toutes les époques de l’histoire du duché de Bretagne, on retrouve avantageusement son nom. La fidélité de ses habitants aux ducs d’abord, puis aux rois de France, héritiers des ducs, resta si complète que des privilèges considérables lui furent assurés. Nicolas Bouchart, amiral de Bretagne né à Batz, tenant pour Jean de Montfort, fortifia la ville et y bâtit un château en 1355. Il réparait ainsi le mal que Louis d’Espagne, partisan de Charles de Blois, avait fait au port treize ans auparavant. 
Le duc François II arma une flotte au Croisic, et accorda aux habitants plusieurs privilèges dont ils se montrèrent reconnaissants. Non seulement ils firent lever à l’armée de Charles VIII le siège de Nantes, mais encore ils contribuèrent à reprendre la ville de Vannes, enlevée par les Français. Plus tard, l’union de la Bretagne et de la France ayant été consommée, les Croisicais ne marchandèrent pas leur dévouement au nouveau souverain. Ils s’occupèrent avec ardeur des armements nécessaires pour réprimer les incursions des Anglais sur les rivages bretons. Quatre de leurs navires obtinrent l’honneur de la journée où si malheureusement périt le trop impétueux Portzmoguer (Primauguet) et où fut détruit le fameux vaisseau la Cordelière, construit par la reine Anne de Bretagne (1513). 
La chapelle du Crucifix «Le 29 avril 1557, dit Ogée, les habitants du Croisic écrivirent au duc d’Étampes, gouverneur de Bretagne, pour lui apprendre qu’ils avaient chassé les Espagnols de Belle-Île-en-Mer et pris une de leurs barques, où il s’était trouvé du sucre et des olives, et lui annoncer qu’ils lui conservaient quatre pains de sucre et un baril d’olives provenant de cette prise.» 
Jusqu’en 1597, le Croisic resta au rang des plus fortes places bretonnes; mais à cette époque Henri IV, vainqueur de la Ligue, acheva de pacifier le comté nantais. Le capitaine La Tremblaye vint assiéger et réduisit la ville, dont il démolit les fortifications et le château. À cette occasion surgit une réminiscence du célèbre épisode du siège de Calais par Édouard III. Le capitaine avait imposé au Croisic une rançon de trente mille écus, somme considérable. On cherchait vainement à satisfaire le vainqueur; alors vingt-deux habitants notables, désirant éviter à leur ville la continuation des représailles exercées par les troupes s’offrirent en otage. Les pauvres gens ne s’attendaient point à être si mal récompensés de leur belle action… Soit faute de ressources, soit pour toute autre cause, leurs concitoyens les laissèrent en prison. À grand peine, et après nombre de suppliques, purent-ils obtenir que la rançon dont leur personne répondait fût répartie sur la paroisse entière! 
Un des derniers faits d’armes concernant le Croisic se passa, le lendemain de la bataille des Cardinaux le 21 novembre 1759. L’amiral de Conflans, «par une manœuvre sans excuses comme sans précédents dans la marine française [son vaisseau et son équipage étaient intacts], fit couper les câbles du Soleil-Royal et vint s’échouer à l’entrée du port vers sept heures du matin». Le Héros, complètement désemparé, venait aussi faire côte à ce même port. L’épilogue du terrible combat devait être lamentable. Le maréchal français ordonna de brûler son vaisseau, quoiqu’il y ait lieu de croire que le Soleil-Royal pouvait être sauvé. Cet ordre fut exécuté, mais les Britanniques «voulurent avoir leur part dans l’incendie», et deux jours après, le 24 novembre, cinq chaloupes ennemies vinrent brûler le Héros. Ceci encore se passa sous les yeux de Conflans!… 
Quinze jours environ s’écoulent, et l’amiral britannique s’avise qu’il doit envoyer retirer les canons des vaisseaux incendiés. En conséquence, il adresse aux Croisicais un ultimatum portant «que si l’on tentait de s’y opposer [au retrait des canons], il bombarderait la ville et la réduirait en cendres». Mais sir Edward Hawke n’avait plus affaire à M.de Conflans. Les Croisicais, loin de se montrer effrayés par ses menaces, refusèrent de laisser enlever les pièces. Irrités, les Britanniques s’embossèrent et ouvrirent le feu. Pendant trois jours, les champs furent sillonnés par des boulets. Une bombe tomba dans le milieu du Croisic, devant la porte principale de l’église. Les habitants n’en persévérèrent pas moins dans leur patriotique résolution, et les assaillants durent renoncer à de nouveaux trophées d’une victoire dont ils avaient déjà tant de preuves. Longtemps, on travailla à l’extraction de l’artillerie et des débris des deux bâtiments. Un hardi plongeur, nommé Corron, ou Gotton, né au Croisic, et dont, disait-on, «la fortune était au fond de l’eau», rendit d’immenses services en cette circonstance… 
Ainsi le Croisic, soit en se défendant, soit en arrachant aux ennemis nos épaves, se montrait digne de son antique réputation, et des lettres patentes qui lui avaient été octroyées, en 1618, par Louis XIII; pour récompenser «le zèle des Croisicais à défendre, à leurs frais et dépens, le territoire, nous les dispensons de toute solde, impault et subsides…» 
Au XIX.me siècle, le Croisic possédait un très joli petit port, très gai, très riant, très animé par un actif va-et-vient de navires caboteurs et de barques de pêche, surtout au moment du passage de la sardine. Les marais salants et les bains de mer, ces derniers très fréquentés, entretiennent la prospérité de la ville. La bourgeoisie des environs, nantaise en particulier, profite de l’arrivée du train pour descendre dans la jeune station balnéaire. Un drame au bord de la mer de Balzac a pour cadre Le Croisic et la Grande Côte. L’écrivain séjournait non loin, en 1834 avec Laure de Berny, à Batz-sur-Mer quand il rédigeait ce court récit romanesque.

Nous reprenons l’autocar, nous allons rejoindre la Baule, en parcourant la côte sauvage, au Croisic les volets des maisons sont rouges, la route est plus sinueuse, sur notre gauche nous apercevons le clocher de l’église de Batz-sur-mer, la côte est abrupte, il n’y a pas de plage, ce sont des falaises qui tombent dans la mer. De petits chemins, de ci de là, permettent de se rendre dans les criques aux pieds des falaises, la route est bordée de petites maisons de pêcheurs. Sur notre droite, nous pouvons contempler une petite crique entourée de rochers, c’est super. Un chemin de douanier serpente le long de la côte. Nous sommes à la hauteur d’un blockhaus de la seconde guerre mondiale, il a été aménagé pour qu’il soit ouvert à la visite. Sur notre gauche un immense camping, les toits des maisons sont en ardoise, nous arrivons sur le Pouliguen, où nous passons devant sa gare, sur notre gauche d’anciens marais salants. Gérard fait faire le parcours buissonnier à notre chauffeur, nous circulons dans les forêts et petits hameaux rattachés à la Baule. Nous sommes revenus en bord de mer, nous passons devant le casino, l’hôtel l’Ermitage, le complexe de tennis et le splendide hôtel le Royal. Nous passons devant les nouvelles halles de la Baule, puis voici la gare. Nous rentrons un peu dans les terres, nous sommes entourés de très belles demeures, cachées dans la forêt. Escoublac, est l’ancien village historique de la Baule, il se trouve bien au dehors du tumulte de la côte, au milieu d’une zone boisée. Nous traversons le bourg d’Escoublac, nous longeons l’aéroport de la Baule- Escoublac, qui dessert la côte d’Amour. Nous sortons de la Baule, nous dépassons Pornichet, et nous voici sur la voie rapide qui mène à Nantes. L’intarissable, Monique, reprend le micro pour nous raconter l’histoire des 50 otages, dont ont fait partie Guy Moquait et son père, ce passage est traité dans la présentation de la ville de Nantes. . Nous abordons Saint-Herblain, au loin, nous pouvons distinguer l’imposante tour de Bretagne. Enfin, notre hôtel, après le dîner, nous avons discouru avec Elisabeth, André et Thierry avant d’aller se reposer.

Jour 6 : Aujourd’hui, nous nous dirigeons vers une région différente, que celle que nous avons abordée précédemment, nous allons vers le sud de la Loire. C’est toujours notre historienne, géographe, scientifique et passionnée de sa région, Monique, qui est au micro, nous serons accompagnés pour la journée par Marie-Claude une bénévole du comité AVH de Nantes. Nous passons devant la maison natale de Jules Verne, Nous sommes dans le quartier de l’île de Nantes, c’est une nouvelle partie urbaine de la ville de Nantes, elle est composée d’immeubles assez hauts, ils sont gris parsemé de couleurs vives comme du rouge et de l’orange. Les terrains où ils ont été construits, proviennent de l’ancien terrain mythique de football de Nantes, le stade Marcel Saupin. Pour mémoire, on a gardé quelques fragments du stade, comme une partie de gradin, le FC Nantes est tout de même né ici. Le sud de la Loire possède des terres plus riches, elles sont propices à l’agriculture, et plus particulièrement à la viticulture et au maraîchage. Sur notre droite, nous découvrons la Loire, un immense pont l’enjambe. La manière de vivre au sud est différente que celle du nord, il y a aussi la différence culinaire. Par exemple dans le nord, on utilise la farine de blé noir, le Sarazin, pour en faire des galettes, ne pas confondre avec les crêpes qui sont faîtes avec de la farine de blé. Dans le nord, avec le sarazin, on élabore une bouillie, que l’on appelle les groues, ça se mange avec du beurre, et la boisson ordinaire dans le nord c’est le cidre, et dans le sud c’est bien sûr le vin. Dans le sud on fait des galettes au froment, dans le nord on n’utilise pas de crème fraîche, autrefois la cuisine ne se faisait qu’au beurre. On buvait aussi le lait ribot, le lait qui résultait de l’élaboration du beurre, que les gens du sud on en sainte horreur. Il y a donc beaucoup de différence entre le sud et le nord, au niveau culinaire et saveur. Le long de la Loire à partir du XIX.me siècle on a construit une levée, une sorte de digue, que l’on appelle ici, la divatte. Le nom d’un petit cours d’eau, qui est à la limite de l’Anjou et la Loire-Atlantique. Avant 1793, cette partie de la Loire-Atlantique appartenait plus ou moins à la Bretagne. Avant la révolution française, il y avait entre l’Anjou et la Bretagne, ce que l’on appelle, la marche avantagère de Bretagne. Dont faisait partie le sud de la Loire-Atlantique, de fait, on pouvait avoir les impôts de la Bretagne ou en être exemptés, ce qui était avantageux, d’où le nom avantagère. L’état d’esprit des deux Loire-Atlantique est donc différent, entre le nord et le sud également. La Loire est un fleuve irrégulier, il peut donc couvrir les terres lors d’inondations, il y a par conséquence le lit mineur et le lit majeur. Ce qui était un fléau pour les habitants de la vallée de la Loire, déjà au IX.me siècle, on avait déjà construit des digues en terre. La divatte a été construite au XIX.me siècle, ses digues ont été maçonnées, elles courent sur près de 70 kilomètres sur les bords de la Loire, elles vont au-delà de la Loire-Atlantique. La partie du lit majeure est donc protégé, on gagne donc des terres sur la Loire, la divatte a été construite en 1847. Elle a 2 mètres de large à sa partie supérieure, les terres gagnées sont très riches en alluvions, en sable de Loire, constitué de petits grains de roches usés, ce qui permet d’alléger encore plus la terre. La Loire n’est plus draguée depuis 1996, les horticulteurs ont pourtant toujours besoin de sable, pour continuer à alléger la terre. Malgré qu’on le dise toujours de Loire, il est dragué en mer, au niveau de Noirmoutier, il est ensuite lavé pour être vendu aux horticulteurs ou aux amateurs d’aquariums. La culture en bord de Loire est donc très riche, on y cultive la mâche, le poireau, 80% de la production française de muguet, la culture de primeurs en tout genre comme le radis, le concombre et la tomate sous serre, et la carotte. Dans cette partie de la Loire-Atlantique il existe un micro climat, il est donc doux, ce qui favorise le maraîchage. On s’est aussi lancé dans la production horticole, en particulier la culture de l’iris, le lys et le glaïeul. C’est dans le sud de la Bretagne que le beurre blanc a été créé par Clémence Lefeuvre, elle était cuisinière du marquis de Goulaine, le château ou nous allons. En fait, c’est une erreur, elle voulait faire une sauce béarnaise, dans laquelle, elle a oublié l’estragon. Il fallait tout de même accompagner le poisson d’une sauce, elle s’en est donc débrouillée, et les convives ont trouvé le résultat succulent. Le beurre blanc était né, on l’appelle aussi le beurre raté, ce qui est un peu vrai. Nous approchons de la commune de Haute Goulaine, nous roulons sur la D219, c’est la route des vins, la route est sinueuse, elle contourne les propriétés. Les maisons qui nous environnent sont sans étage, elles sont donc basses, leurs toits sont recouverts de tuiles. Nous sommes entourés de vignoble, nous approchons du château de Goulaine, une large allée bordée de châtaigniers et de chênes nous y conduit. Nous croisons un tracteur, qui tire une charrette chargée de bottes de paille. Nous voici arrivés chez le marquis de Goulaine, une marre est à proximité du château, nous longeons les remparts du château. Nous passons sur un petit pont en bois, sous lequel coule une petite rivière, nous voici dans la cour du château dont voici la présentation :

Le château de Goulaine se situe sur la commune de Haute-Goulaine à proximité immédiate du marais de Goulaine, dans le département français de la Loire-Atlantique. Il est classé Monument historique le 13 août 1913. Edifié sur les marches de Bretagne, ce château séparait autrefois le duché de Bretagne du royaume de France. Il est également le dernier des châteaux de la Loire, allant de l’est vers l’ouest. Le château est depuis plus de mille ans la résidence de la famille de Goulaine. Aujourd’hui, trente générations se sont déjà succédé. Château de Goulaine désigne également le vin produit au château.
Au XII.me siècle, lorsque le duché de Bretagne devint indépendant, le premier Goulaine, Jean de Goulaine, alors capitaine de la ville de Nantes, a fortifié la propriété, qui est encore de nos jours entourée de marais (classés Natura 2000), pour se protéger des attaques des Normands 
Les Goulaine étaient une famille noble ancienne, déjà citée lors de la VII.e croisade (1248). Au cours des Guerres de Religion, les Goulaine ont combattu dans les rangs de la Ligue catholique : Gabriel, sieur de Goulaine, à la tête de cinquante lanciers, et son frère Jean, baron du Faouët, ont conquis le château de Trogoff (Plouescat) et celui de Kérouzéré (Sibiril) en 1590. Comme il avait été fait marquis par le roi Henri IV, Gabriel était lié à la cause des Bourbons. 
La famille de Goulaine resta propriétaire du domaine sans interruption jusqu’en 1788, date à laquelle il fut vendu à un banquier néerlandais. Cela les aida à empêcher la destruction du château lors de la Révolution française. En 1858, un membre de la famille Goulaine racheta le domaine, qui appartient encore à cette famille.
Ce château est, comme les autres châteaux de la Loire, construit en pierre de tuffeau. Il date de la fin du Moyen Âge, début Renaissance. Il dispose encore de vestiges de son ancien passé fortifié. 
Depuis 1984, le Château de Goulaine présente une collection de plusieurs centaines de papillons tropicaux volant en liberté dans une papillonneraie parmi les plantes exotiques rares, créé en 1983 par le marquis Robert de Goulaine (1933-2010). 
Depuis 1999, le château de Goulaine accueille dans ses anciennes écuries, la collection artistique et publicitaire de la célèbre marque de biscuits nantais (LU). Dans ces 500 m, les meubles de l’ancienne boutique, rue Boileau, sont présentés avec des objets rares, des publicités et même la peinture originale du « Petit Ecolier » datant de 1897. 
Bien que l’on ne sache pas clairement quand le vignoble de la propriété a démarré la production commerciale de vin, plutôt qu’un vin simplement voué à la consommation familiale, le millésime durant lequel la propriété du Château de Goulaine s’est mise à produire du vin en fait la plus ancienne firme viticole encore en activité. Il s’agit probablement de la troisième plus ancienne entreprise commerciale du monde. Cette entreprise familiale est considérée comme la plus ancienne d’Europe. Le domaine du château est l’un des derniers châteaux de la Loire à encore produire du vin. 
À en croire la légende, rapportée par le cuisinier américain Bobby Flay, la sauce appelée beurre blanc aurait été inventée dans les cuisines du Château de Goulaine par sa cuisinière en chef, Madame Clémence Lefeuvre

Au centre de la cour est exposée une statue contemporaine, nous sommes accueillis par notre guide. Les Goulaine sont installés dans ce lieu depuis 1000 ans, le premier château avait été construit dans un but, défendre la Bretagne. Nous allons visiter les anciennes écuries, elles ont été construites en pierre blanche de tuffeau, aujourd’hui, elles abritent le palais de la gourmandise, le musée LU. Nous pénétrons donc dans le musée Lu, nous sommes entourés de panneaux qui relatent toutes les publicités de la marque LU, tout au cours de son histoire. Au centre du musée, il y a une sorte d’armature en bois, elle soutient une mésaline, où d’autres objets sont exposés. Le musée est constitué de petits îlots, et des statues jonchent le sol. Jean-Romain Lefeuvre épouse Paule Isabelle Utile, ils étaient lorrains, ils ont sauté sur l’occasion qu’un poste de pâtissier se libérait à Nantes. Nous sommes au milieu du XIX.me siècle, ils ouvrent au 9 de la rue Boileau à Nantes, la Renommée, c’est une pâtisserie. Elle est meublée de très jolis meubles, qui sont d’ailleurs exposés dans le musée. Ils sont en bois très décoré, ils ont des vitres concaves et convexes, c’est le style de mobilier que l’on trouvait auparavant dans les belles boutiques à Nantes. Le couple va donc faire découvrir leur sublime biscuit, il est fondant, moelleux et savoureux, c’est un régal. Ils firent fortune, et ils purent donner une bonne éducation à leurs enfants, et plus particulièrement à leur benjamin, Louis, le petit lulu, qui alla en Angleterre pour étudier. Certes, il a parfait son anglais, mais il a visité une usine de biscuits, puisque les anglais étaient les leaders de la biscuiterie à l’époque. Tout réfléchi, il se dit, en Bretagne il y a tout pour réussir, il y a le lait, la crème et le beurre, qu’en à la Vendée elle regorge de blé, alors ni une ni 2, Louis créée une usine à Nantes. De retour à Nantes, il annonce à ses parents, l’envie de transformer la petite pâtisserie en fabrique de biscuits. On construisit donc face au château des ducs de Bretagne, une usine de 400 mètres carrés, et là, il a commencé a créer de savoureux biscuits. Dont un qui l’a rendu célèbre, le petit beurre dès 1886, alors que l’usine avait été construite en 1882. Louis créée 238 sortes de biscuits, comme il est très malin, il s’associe avec son beau-frère, qui possédait un excellent carnet d’adresses, et tous les 2, ils vont créer l’entreprise Lu, Lefeuvre utile. Dès 1996, ils commencent à faire connaître leurs produits en dehors des frontières françaises. L’exposition universelle de 1900, à Paris, dont LU était l’un des sponsors, va accélérer la notoriété de la marque. Ensuite, ils ont profité du port de Nantes, pour exporter leurs biscuits dans le monde entier, ce qui mit Nantes en lumière grâce au petit beurre sur lequel était inscrit, Lefeuvre Utile petit beurre de Nantes. Lu fut un grand mécène pour les artistes, qui leur ont bien rendu, en prêtant leur talent pour créer leur objets publicitaires, les formes de biscuits et l’es emballages de ceux-ci. Hélas, aujourd’hui LU n’est plus une entreprise française, depuis 2007, la marque a été rachetée par un groupe américain. L’usine a quitté Nantes, pour s’installer à 4 kilomètres du château de Goulaine, le musée fait donc la liaison entre le passé et l’avenir. Le marquis Christophe Goulaine a répondu à un appel d’offre, on cherchait un lieu pour héberger un musée consacré à LU, son projet fut retenu, et voici comment le musée Lu se trouve dans les anciennes écuries du château de Goulaine. Nous découvrons le musée en liberté, nous pouvons toucher tous les objets exposés, puis nous sortons dans une petite cour. Pour la petite ou la grande histoire, le biscuit, le petit écolier a été créé en 1897. Le petit beurre se mange en croquant tout d’abord les 4 coins ou les 4 saisons, ensuite il y a 48 petites dents, qui ajoutées aux 4 coins signifie 52 semaines, et le petit écolier ou petit beurre est percé de 24 petits trous, ce qui équivaut aux 24 heures de la journée, le petit beurre est donc un biscuit intelligent. Nous sommes devant un mur des remparts du château, il est construit en pierre de schiste, en fait ce sont deux murs construits parallèlement, entre lesquels on laissait un espace, dans lequel on compactait de la terre. Le tout formait une muraille, qui permettait de stopper l’ennemi, la forteresse de Goulaine était donc ceinturée d’un rempart et de douves, et à son centre il y avait un donjon, qui a été détruit, il y a 500 ans, sur la demande du propre seigneur de Goulaine. Il a fait détruire son vieux château fort, pour le remplacer par un corps de logis renaissance. De fait l’architecture actuelle, n’a rien à voir avec la forteresse d’antan. Nous allons découvrir le château renaissance, nous repassons dans la grande cour avec sa statue contemporaine en son centre, elle est en bois de cégoya, les fenêtres du château sont à meneau, les boiseries sont peintes en rouge. Le rez-de-chaussée du château est constitué de grandes fenêtres, elles sont surplombées de décorations avec l’étage supérieur qui comprend 6 ouvertures, elles même surplombées de décorations faites d’entre las, de feuillage qui forment des guirlandes de pierre. Puis nous avons une autre fenêtre sous les toits, que l’on appelle la lucarne qui est ornée sur tout son pourtour, elle est dominée par une décoration en forme de triangle, où est sculpté le blason de la famille de Goulaine. Les seigneurs de Goulaine ont eu la chance inouïe, il y a 800 ans, de recevoir les rois d’Angleterre et de France ensemble, qui ont donner aux seigneurs de Goulaine le droit de porter leurs armoiries royales. Les léopards de l’Angleterre et les fleurs de lys de la France, et pourtant les Goulaine n’avait pas de sang royal. Mais un jour, un jeune homme courageux et diplomate, Mathieu de Goulaine, il a invité le roi d’Angleterre et le roi de France, à signer un acte de paix, certainement autour d’un verre de muscadet, toujours est-il que les guerres entre français et anglais continuèrent, mais que les armoiries des Goulaine pouvaient arborer les 2 symboles que sont les léopards pour l’Angleterre et les fleurs de lys pour la France. La devise de la famille de Goulaine depuis cette époque, ce sont les 3 A, noud sommes dans la cour d’honneur, et nous allons prendre l’escalier d’honneur pour accéder au logis renaissance. Il est assez large, nous pénétrons dans une vaste salle où trône un piano à queue, le sol est recouvert d’un superbe parquet, elle est très lumineuse, sur un pan de mur se trouve une cheminée, elle est surplombée des armoiries de la famille de Goulaine. Des tapisseries sont tendues aux murs, elles servaient de garantir du froid et de l’humidité, et elles insonorisait l’immense salle de 110 mètres carrés. En plus les tapisseries, en forme de bandes dessinées servaient d’éduquer les gens, elles datent du XVII.me siècle, 3 autres sont tendues dans la prochaine salle que nous découvrirons après, celles de la grande salle où nous sommes proviennent d’Aubusson et elles racontent la vie de Don Quichotte. Une est située au-dessus du piano, elle raconte la vie du château, bien sûr ces tapisseries ne sont pas accessibles au toucher. Nous voici devant la splendide cheminée, elle a son histoire, elle doit son exposition à un homme super important pour le château, le marquis Robert de Goulaine, qi est décédé en 2010. A l’âge de 23 ans, au milieu des années 1950, il va consacrer pendant toute sa vie, son temps et son argent, à la restauration du château de Goulaine. Dans les années 1960, il fait refaire les jardins, et on va faire une découverte extraordinaire. Dans le grand salon où nous sommes, un mur est délabré, il décide donc de le faire restaurer, et derrière celui-ci cachée, on découvre cette imposante et superbe cheminée du XVI.me siècle. Sur cette cheminée est sculpté en partie basse, le blason de la famille de Goulaine, où sont représentés le léopard anglais et la fleur de lys française. Les seigneurs de Goulaine voulaient montrer combien ils étaient importants, auprès des rois de France et d’Angleterre, rappelons que ce blason, leur fut attribué dès le XII.me siècle. Au-dessus du blason, une corniche en saillie, qui supporte la devise de la famille de Goulaine, celle des 3 A, elle est en latin est gravée en lettres d’or. La devise est chapeautée à la partie centrale de la cheminée, d’une fresque de 3 saintes religieuses, elles représentent la religion, les 3 vertus théologales la foi chrétienne, la charité chrétienne et l’espérance, cette dernière représentation pointe son doigt vers une colombe qui surplombe la trilogie religieuse. Cette dernière était faite, pour époustoufler les visiteurs, il fallait faire savoir que la famille de Goulaine était importante. En plus de chaque côté des 3 saintes, sont représentés des bas reliefs, décorés de plantes et d’animaux exotiques, dont un dindon, ils sont là, pour dire combien la découverte de l’Amérique a été importante. La cheminée est sous le regard d’un phénix, pour dire que la famille de Goulaine sera toujours présente, malgré le cours des siècles, les seigneurs de Goulaine se comparaient à des phénix, quelle modestie de leur part. Robert de Goulaine aurait eu 80 ans cette année, son épouse d’origine allemande âgé de 74 ans vit toujours au château, ils ont eu 2 fils, Christophe le cadet qui gère le château, il est devenu comte à la mort de son père. Quant au fils aîné, Mathieu, il est devenu marquis à la mort de son père, il est négociant en vins et caviste et non cariste. Les fils ont respectivement, 45 et 47 ans. Nous passons dans le salon rouge, il fait tout de même 50 mètres carrés, il a été richement décoré au XVII.me siècle, Gabriel de Goulaine y est représenté sur un tableau, sur la cheminée. Il est agenouillé paré de son habit de seigneur de Goulaine, devant Louis XIII, qui ordonne pour la première fois le titre de marquis à un seigneur de Goulaine. On est en 1631, C’est donc Gabriel de Goulaine, le premier marquis de la famille, il est très content. Car il attendait, cette nomination depuis 21 ans, C’est Henri IV qui avait pris la décision de nommer le seigneur de Goulaine au titre de marquis. Mais les évènements ont tout chamboulé, l’assassinat d’Henri IV bien sûr, mais aussi l’acte de nommination de marquis n’étant pas paraphé par la signature du roi, la nomination s’est quelque peu retardée, pour dire que la royauté avait aussi quelques bévues administratives. 21 ans d’attente, ça se fête, on a donc organisé une superbe méga manifestation au château de Goulaine pour arroser le titre de marquis au seigneur Gabriel de Goulaine. Sur la cheminée est gravée pour immortaliser ce titre, les lettres G et C, G pour Gabriel et C pour Claude de Cornuillier son épouse, qui sera la première marquise de Goulaine. Une porte dans le salon rouge donne accès à la partie privée occupée par le comte Christophe de Goulaine mariée à une équatorienne, et sous nos pieds, se trouvent les appartements de la marquise de Goulaine veuve de Robert de Goulaine. Le sol est de même style que ceux de Versailles, c’est un parquet en marqueterie chevillée. Madame la marquise occupe les anciennes cuisines du château, qu’elle a faites superbement agencer, dont une superbe cheminée qui trône dans le salon. Le plafond du salon rouge est de style italien, que l’on appelle en caissons, dont les couleurs principales sont le rouge et l’or, quoique plus normal dans le salon rouge. Les murs sont parfaitement restaurés, à leur base des peintures qui représentent des thèmes végétaux, tout l’ensemble des décors du salon sont mis en évidence par un éclairage naturel. La guide nous raconte comment le château n’a pas été saccagé au cours de la révolution, il en est question dans la présentation du château de Goulaine faite ci-dessus. Nous passons dans le salon bleu, il est de taille égale, au salon rouge, sa décoration est identique, à part que le bleu en soit sa couleur principale. C’est le salon des dames, alors que le salon rouge était celui des hommes. Le salon bleu possède une cheminée finement sculptée, le bas des murs est peint non pas de végétaux, mais de paysages, ici le thème est le voyage. Le bleu rappelle le manteau bleu de la vierge Marie, mais les femmes sont des rêveuses, elles aiment bien partir en voyage aussi. Le salon est pavoisé de représentations féminines, de chaque côté de la cheminée ont été sculptées, de magnifiques cariatides, dont les messieurs s’attardent sur leur poitrine en les découvrant par le toucher. Au-dessus de la cheminée est représentée l’épouse du roi de France Louis XIII, Anne d’Autriche. La mère de Louis XIV était très en chair, et elle avait la peau très blanche, ce sont les 2 attributs demandés aux dames de l’époque. Elle est ornée de collier de perles à l’infini, elle arbore une splendide robe. Beaucoup d’autres représentations féminines sont présentent dans ce salon bleu, où sont représentées, de ci de là, les initiales de la première marquise de goulaine, C C, pour Claude de Cornuiller et non Coco Chanel. Un cordon au milieu du salon préserve du mobilier du XVI.me siècle, nous n’avons pas le droit de nous y asseoir, mais nous avons l’autorisation de le découvrir par le toucher. Ce mobilier ayant appartenu au château de Goulaine, a été retrouvé et racheté en Suisse, par Robert de Goulaine, le méga restaurateur du château de Goulaine. Ensuite, nous passons dans le salon gris, dit de l’amour, il possède une cheminée, elle est moins ouvragée que dans celle découverte dans le salon bleu. On y découvre l’arbre généalogique de la famille de Goulaine, les bas reliefs des murs sont en bois, ils représentent des anges dits chérubins et cupidons. Ils y en avaient même sur les volets, mais avec le soleil ils ont disparus, la cheminée en est aussi décorée, mais ils ne sont pas en relief, alors on ne peut pas les découvrir au toucher. Nous sommes au-dessus des salles de réception que nous pouvons louer, et dans ce salon une porte sépare des chambres d’hôtes également vouées à la location. Les 3 portes du salon gris sont surmontés de médaillons ils représentent des personnages, Céphale un jeune homme, qui est très amoureux de la belle Procris qui lui a offert un cadeau, un superbe javelot, ce sont des héros de la mythologie. Notre guide nous raconte la légende de ces 2 amoureux, dont le destin sera tragique. Le chien représente la fidélité pour la femme, et le lion la force, nous le verrons demain sur les tombeaux des parents d’Anne de Bretagne à la cathédrale de Nantes. Le plafond du salon gris ne sont plus à l’italienne comme dans les 2 salons précédents, mais à la française, c’est-à-dire, constitué d’énormes poutres et de magnifiques solives. La visite du château est terminée, nous allons découvrir la papillonnerai, qui est décrite dans la présentation du château de Goulaine ci-dessus. Nous sommes entourés de petits arbustes, les papillons volent autour de nous, des éponges imbibées d’eau sucrée sont suspendues pour hydrater les papillons et les attirer pour faire de belles photos. Ensuite, nous passons par l’incontournable magasin, où nous pouvons faire des emplettes. C’est sous un soleil radieux que nous quittons monsieur le marquis, nous nous rendons à Vertou, où nous allons déjeuner au restaurant, le Laurier Fleuri.

Bon, il nous faut continuer notre circuit, nous prenons la direction de Maisdon-sur-Sèvre pour la visite d’une cave. Nous passons Basse Goulaine et Haute Goulaine, nous apercevons la nouvelle usine Lu, c’est une multi nationale américaine de nos jours, où est passé le savoir faire français ? Nous circulons au milieu du vignoble, nous traversons la commune du Palais, puis nous voici à Maisdon-sur-Sèvre. Nous sommes accueillis à la cave du domaine des Croix par Josiane et Joseph Batard. Le domaine s’étend sur 12 hectares, c’est une exploitation familiale, où le couple travaille seule tout au long de l’année. De septembre à février de chaque année, un jeune est embauché pour les vendanges et la taille de la vigne. Les vendanges se font à la machine, à la main pour vendanger un hectare par jour il faut 20 personnes, à la machine on vendange 4 hectares par jour. Une fois vendanger le raisin est déversé dans un charriot, il est pressé, puis il reste une journée en cuve. La machine ne récolte que les grains, la rafle reste sur le pied, les pieds sont plantés en rangées espacées de 1,40 mètre, et les pieds dans les rangées sont distants d’un mètre. La taille se fait au sécateur électrique, depuis le début du XX.me siècle, après le phylloxéra, on fait la greffe avec un plan américain, ce qui a permis de sauver le vignoble européen. Le rosier placé au début de chaque rangée, aujourd’hui c’est pour la décoration, auparavant le rosier indiquait le moment où il fallait traiter la vigne contre le mildiou, car le rosier subissait avant la vigne son assaut, qui se caractérisait par le flétrissement de ses feuilles. Auparavant les fermes faisaient de la polyculture, aujourd’hui les exploitations sont spécifiques à une production. Le vin des fermes étaient contenu dans des fûts en bois, et en petite quantité. A partir des années 1970, les exploitations se sont spécialisées, soient en vigne ou en terre. Les gens qui ont choisi la vigne ont laissé leurs terres cultivables aux voisins, et le contraire c’est produit, les domaines viticoles sont devenus plus importants, on a donc stocké le vin en cuves souterraines pour un gain de place et de finances, car les fûts en chêne sont trop chers. Les cuves font 2 mètres de profondeur, elles sont en béton banché, et l’intérieur de la cuve est recouvert de carreaux de verre. Le vin stocké en terre, permet d’avoir une température constante, car les hangars des viticulteurs étaient mal isolés. Ce stockage correspond au mode d’élevage du muscadet, quand le raisin fermente, le dépôt de fermentation qui se dépose au fond de la cuve, forme la lie, et le principe du muscadet est de laisser le vin se reposer sur sa lie tout l’hiver, des vendanges à la mise en bouteille. Le fait de laisser le vin sur sa lie, donne au vin une fraîcheur en bouche, et une attaque gazeuse, que l’on appelle le perlant. Le vrai bon muscadet est signalé sur son étiquette, on doit lire muscadet sur lie, les autres muscadets, portant uniquement le nom de muscadet sont de qualité inférieure, ils sont distribués dans les grandes surfaces. Le cépage du muscadet est le melon de Bourgogne, c’est un raisin blanc. Le cépage du gros plan, c’est la folle blanche. Nous rentrons dans la cave, nous marchons sur une cuve, qui peut contenir 125 hectolitres de vin, le domaine a aussi des cuves aériennes en fibre alimentaire et des cuves émaillées qui sont les plus pratiques, et aujourd’hui les cuves en inox sont entrés dans les chais. La température de fermentation dans les cuves peut atteindre 37 degrés, beaucoup trop pour faire du bon vin, on a donc distribué dans les années 1970, des vins trop secs, durs et âpres. Parce qu’on vinifiait trop vite, la température étant trop élevée, le jus de raisin se transformait en vin, bien trop vite, en une semaine la vinification pouvait être faite. Les vignerons ont donc du réglé le problème, il a fallu 10 ans de recherche, et pendant ce temps là, il fallait consommer le vin dans les 2 ans. Les vignerons ce sont équipés d’un système de réfrigération, ce sont des serpentins en inox, qui serpentent autour des cuves, dans lesquels circule de l’eau glacée, ce qui a pour effet de refroidir le jus de raisin. Ainsi, on peut maîtriser la température de fermentation, entre 18 et 21 degrés. Les vins sont donc plus souples, plus agréable à boire, et par cette vinification se conservent plus longtemps. Le vin soutiré des cuves, on enlève la lie, et avant d’y descendre à l’intérieur se faire précéder d’une bougie, pour savoir si la cuve est bien oxygénée, c’est ce que faisaient les mineurs avec les canaris. Tous les vignerons doivent un taux d’alcool pur à l’état, cet impôt a été mis en place sous Charlemagne, la lie retirée des cuves est restitué au distillateur, qui la transforme en alcool et la distribue ensuite dans de différents domaines industriels. L’alcool est volontairement dénaturée, pour ne pas qu’elle reparte dans le circuit de consommation, l’alcool à 70% distribué dans les pharmacies provient de cette distillation. La viticulture à des cotâts de production depuis 1936, c’est-à-dire, depuis que le vignoble du muscadet a été classé en appellation. Pour le muscadet, il est fixé entre 50 et 55 hectolitres hectare, dans les années 70, le cotât frisait les 75 hectolitres hectare. Il existe un vin mousseux muscadet méthode champenoise, il est élevé à la cave comme un vin, il est ensuite livré chez un façonnier, qui le transforme en mousseux et le met en bouteille. L’essence 95, contient une partie d’alcool de vin, ce qui ne fait pas zigzaguer la voiture pour autant. Auparavant quand la lie ne suffisait pas pour la substitution à l’état, et bien on était obligé de donner du vin. Depuis 1990, le déchet du pressoir, peau et pépin, que l’on appelle le marc, accompagne la lie chez le distillateur, ce qui fait que maintenant la ponction de vin n’existe plus. La région de production de muscadet, n’a jamais produit d’alcool à consommer, on ne trouve donc pas de marc de muscadet. La région est protégé contre la grêle, grâce à un réseau de vignerons, qui avec des fusées d’oxyde d’argent, qui sont lancées dans les nuages, ce qui a pour effet de transformer, les nuages de grêle, en pluie ou en grêlons plus fins, ce système s’appelle paragrêle. Le domaine des croix est constitué de 25 parcelles, qui sont autour de la cave, que nous allons rejoindre pour y goûter. Nous sommes installés autour d’une longue table, on nous offre différents biscuits, qui sont accompagnés d’un muscadet vieilli en fût de chêne, d’un mousseux traditionnel méthode champenoise et d’un muscadet tardif. Maintenant, il nous faut trouver la porte de sortie, la voici, nous passons au magasin faire quelques emplettes, nous prenons un petit bol d’air autour de la cave, le soleil est encore bien vaillant. Nous rejoignons l’autocar, nous prenons la direction de Nantes. Nous repassons au Palais, Monique reprend le micro, car Pierre Abbellar y est né en 1079, il était issu d’une famille noble du Palais, proche du comte de Nantes et du duc de Bretagne. Pierre Abellar appartient à une fraterie de 5 enfants, son père étant noble portait les armes, ce que monsieur Abellar n’aimait pas. Une fois ses enfants élevé il entre au monastère, en Bretagne à Saint-Sauveur de Redon… Dans les vignes nous apercevons une machine à vendanger en action. Nous passons à Saint-Fiacre, puis nous revoici à Vertou et enfin à Nantes, le soleil est toujours présent. Nous passons un des bras de la Loire, nous sommes avenue Clémenceau, nous allons en direction de l’île de Nantes. Nous roulons sur le boulevard du général de Gaulle, nous franchissons le pont Aristide Briand qui franchit un second bras de la Loire, nous circulons sur l’avenue Jean-Claude Bonduelle. Nous passons devant le palais des congrès, c’est ici que se passent les folles journées de Nantes. Sur notre droite l’ancien site de l’usine LU, le pont de la rotonde, puis la gare. Sur notre gauche, nous laissons le château des ducs de Bretagne, nous voici place de l’Oratoire. Sur notre gauche l’ancien parlement de Bretagne, aujourd’hui, il est occupé par la préfecture. Enfin, l’ancien boulevard du marchis, et notre hôtel, un petit brin de toilette, le dîner, et hop au théâtre. Nous sommes conviés à aller écouter de Diderot lettres à un aveugle, où des échanges entrecoupent les comédiens qui lisent Diderot. Auparavant les clairvoyants ce sont bandés les yeux, pour se mettre en situation d’aveugle, après laquelle ils ont du raconter leur ressenti. Il est temps de rentrer à l’hôtel, comme à l’accoutumée, nous faisons salon dans le hall de l’hôtel avant d’aller se reposer.

Jour 7 : Qui a dit, qu’il pleuvait souvent en Bretagne, nous avons encore le soleil avec nous, et il est très vaillant, c’est vraiment super. La journée sera nantaise, dont la visite de la cathédrale, et le déjeuner pris au comité AVH de Nantes avec les responsables et quelques usagers. Notre guide de ce jour sera, Monique, l’encyclopédie humaine. Nous partons de l’hôtel à pied, nous passons devant l’immense bâtiment de la CPAM et de la CRAM, sur notre gauche la poste centrale de Nantes. Nous voici au pied de la tour de Bretagne, elle est impressionnante avec ses 30 étages de bureaux. Nous sommes dans un faubourg, nous allons entrer dans l’ancienne ville, lors des travaux pour la mise en place du tramway, on a découvert la base d’une des tours des anciens remparts de la ville, Elle a été déblayée pour être mise en évidence. Nous remontons le faubourg Saint-Nicolas, nous passons devant des restes des anciens remparts, nous déambulons dans le quartier des bouchers et des anciens tanneurs, nous traversons le boulevard des 50 otages. Nous approchons du quartier Bufay, sur notre gauche une superbe maison à colombage, à l’époque d’antan, les tanneurs nettoyaient leurs peaux dans l’Erdre, et ils y jetaient leurs détritus, on comprend mieux pourquoi l’Erdre a été canalisé. Nous sommes dans la plus vieilles parties de la ville, on ne le remarque pas, car le quartier a été bombardé lors de la seconde guerre mondiale. Il a été reconstruit après la guerre, mais sans tenir compte de l’ancienne ville. Nous avons passé la rue des Halles, nous sommes maintenant sur la place du Change. Elle est considérée comme le point zéro, toutes les distances pour situer la ville de Nantes, a pour étalon cette place. Sur cette place, il y a une belle maison à 2 étages, c’est la maison des apothicaires, c’est-à-dire des pharmaciens, comme l’on dit aujourd’hui. Les patrons des apothicaires ont leurs sculptures en haut des colonnes qui arborent la façade. C’est la maison, où se réunissait les corps de métiers jurés, ils avaient leur réglementation, par exemple on y prêtait serment. Au coin d’une rue nous distinguons une église, Sainte-Croix, elle est du XVI.me siècle, transformée au XVII.me siècle, elle est de style classique, c’est un lieu de pèlerinage pour les nantais. Sainte-Croix est très importante pour eux, on dit on passe à Sainte-Croix, où on y donne rendez-vous. Nous découvrons un beffroi toujours sur la place du Change, il possède une horloge, il est coiffé d’un campanile en plomb, avec des parties dorées à la feuille d’or, il a été restauré, il y a peu de temps. Ce campanil était au-dessus du château du Bufay, le château fut ensuite une prison, aujourd’hui, il n’existe plus. Une horloge sur un campanil à la fin du moyen âge, c’était rare, elle signifiait aux prisonniers le temps passé et donc l’approche de leur procès puis de leur exécution. Au-dessus du campanile, il y a des anges qui sonnent de la trompette, le tout est dominé d’une couronne. Le campanile a été démonté pièce par pièce avant la destruction du château, puis mis à l’abri, jusqu’à ce qu’un architecte ait l’idée de le placer sur une des façades du beffroi. Nous parcourons la rue de la Juiverie, l’ancien quartier juif, puis la rue des chapeliers, puis nous voici sur la place du Pilori. La description du pilorie a été faite, à l’occasion de la visite de Guérande, c’était une condamnation humiliante. Nous passons devant la vitrine du magasin, où l’on fabrique artisanalement la fameuse rigolette, dont voici la présentation :

La rigolette est une confiserie élaborée à Nantes, Plus tendre que le berlingot nantais, c’est une coque de sucre cuit renfermant une marmelade de fruit. En 1902, l’épicier Charles Bohu a l’idée de commercialiser dans son magasin au no 26 de la rue de la Marne une confiserie plus tendre que le berlingot. Un nouveau bonbon, fait d’une coque de sucre tiré, fourrée d’une confiture de fruits, qu’il baptise « rigolette », du nom de sa chatte. Le succès de cette friandise onctueuse est tel qu’en 1930 le magasin est transformé en confiserie, avec une superbe façade de mosaïque bleu et or signée Isidore Odorico, qui fait elle aussi partie du patrimoine nantais. Aujourd’hui encore les rigolettes sont fabriquées artisanalement pour les successeurs de Charles Bohu selon la recette d’antan. Citron, cassis, framboise, mandarine et ananas sont toujours ses cinq arômes. Les Rigolettes ont même retrouvé leur écrin d’origine : la boîte ronde métallique du début du siècle dernier, rééditée d’après une boîte conservée précieusement par la famille.

Nous passons devant le comptoir irlandais, où l’on trouve tous les produits irlandais, car certains irlandais ont émigré à Nantes au cours des siècles derniers. Nous voici face à la façade de la cathédrale, bien sûr, ce n’est pas la première cathédrale, une autre existait déjà à cet endroit dès le IX.me siècle. Elle était de style roman, et beaucoup plus petite. Au fur et à mesure que la ville s’est agrandie, on a eu envie d’une cathédrale plus grande. La construction de la nouvelle cathédrale commence en 1473, le commerce est plus important dans le port de Nantes, on a donc de l’argent. Pour donner une nouvelle cathédrale à Nantes, on commence par ce qui se voit, par la façade que nous avons devant nous, elle se trouve à l’ouest. La façade fut terminée après 75 ans de travaux, car il fallait collecter de l’argent pour construire la façade gigantesque, qui devait éblouir le monde. Au centre se trouve le portail central Saint-Pierre, au milieu du portail il y a une colonne où se trouve la statue de Saint-Pierre. Nous sommes face à la cathédrale Saint-Pierre, le portail de gauche est également dédié à Saint-Pierre, celui de droite est dédié à Saint-Paul. Un autre portail situé à droite de la colonne est par ailleurs dédié à Saint-Yves, le patron des avocats et à tous les métiers liés à la justice. Les portails sont très sculptés, la façade est en tuffeau, donc très décorée. Elle est envahie de petits personnages, qui ce sont abîmés avec le temps, mais ils durent aussi subir les saccages faits par les huguenots au XVI.me siècle. Des personnages ont donc été cassés volontairement, car à Nantes des familles nobles s’étaient converties au calvinisme. Le gouverneur de la ville de Nantes appartenait aux catholiques, les gouverneurs ont existé jusqu’à la révolution. Quant une famille avait l’office de gouverneur, le fils aîné héritait de l’office, et ainsi de suite. Le roi n’avait donc pas le pouvoir de nommer les gouverneurs, pour contrer ce pouvoir local, le roi a nommé des intendants, c’étaient des commissaires, ils étaient envoyés par le roi, et ils pouvaient être démis de leur fonction, au bon vouloir du roi. A Nantes par exemple, l’intendant Feydeau fut très important, on a même donné son nom à une île à Nantes, l’île Fédeau. A l’époque de Fédeau, Nantes avait aussi un maire, Gérard Mélier, l’administration de l’époque était ainsi donc composée. A cette époque, il était de bon goût, de ce faire voir devant la cathédrale. La façade est d’un blanc limpide, d’où ressortent les personnages restants et mal en point, et des pierres d’ardoise bleues foncées rompent la monotonie de la blancheur. A l’extrême droite de la façade, on remarque une chaire extérieure, ce fut une demande des dominicains aux jacobins. Les dominicains avaient perdu une partie de leur jardin, suite à une construction, ils étaient mécontents. En contre partie, les dominicains ou frères prêcheurs, ont demandé le moyen de prêcher à la cathédrale, mais à l’extérieur. Pour haranguer la foule, pour prêcher la bonne parole aussi, tout cela se passe au début du XVI.me siècle. Les prédicateurs de l’époque se servaient beaucoup, des peintures et des sculptures des églises. La façade était donc un parfait tableau pour expliquer, le bien fait de la religion. Nous allons pénétrer dans la cathédrale, dont voici la présentation :

La cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul (appelé aussi localement «cathédrale Saint-Pierre») est une cathédrale catholique romaine située sur la place Saint-Pierre, à Nantes (Loire-Atlantique). Elle est la cathédrale du diocèse de Nantes, siège de l’évêque de Nantes. Sa construction s’est étalée sur 457 ans, de 1434 à 1891, mais ces délais n’altèrent en rien la qualité ni la cohérence de son style gothique. Elle est classée monument historique depuis 1862. 
Le site aurait été initialement occupé par un temple druidique dédié à Janus ou «Bouljanus». 
Par la suite, trois édifices religieux chrétiens ont précédé l’actuelle cathédrale sur les mêmes lieux: une basilique bâtie au IV.me siècle ; une première cathédrale, bâtie au VI.me siècle; une deuxième cathédrale romane, bâtie au XI.me siècle. 
L’édifice actuel est bâti à l’emplacement de cette dernière, en l’absorbant peu à peu. 
Une tradition légendaire fait remonter au III.me siècle l’arrivée de saint Clair, premier évêque de la ville, venu de Rome en possession d’un clou qu’il affirme provenir de la croix qui supporta le martyre de saint Pierre. Il aurait fait édifier une chapelle pour abriter la relique qu’il dédie à saint Pierre et saint Paul. Historiquement, on trouve effectivement trace d’un oratoire à l’ouest de la ville, sur les coteaux de Saint-Similien. 
Mais c’est au IV.me siècle qu’une première véritable église est implantée, cette fois à l’est, là où les futurs bâtiments de la cathédrale se succèderont. Cet édifice est implanté près de l’enceinte gallo-romaine, et ce choix va en conditionner le développement ultérieur: le chevet de l’église étant très proche des remparts, l’extension de la future cathédrale a été par la suite en butte à ce problème. Sous cette basilique sont creusées trois petites cryptes. Elle durera jusqu’au VI.me siècle, où le besoin d’accueillir des fidèles plus nombreux poussera à l’établissement d’une première véritable cathédrale. 
La cathédrale diffère de l’église paroissiale nommée «Saint-Jean-du-Baptistère» édifiée au IV.me ou V.me siècle sur son côté nord, et dont les vestiges furent mis au jour lors des fouilles menées par le chanoine Durville, entre 1910 et 1913. Cette église, qui était aussi le siège du doyenné de la «chrétienté», c’est-à-dire de la partie du diocèse qui s’étendait entre la Loire, le diocèse d’Angers et le cours de l’Erdre, se composait d’une nef coupée par un transept débordant, sans abside, mais était de dimension suffisante pour recevoir durant le Xe siècle «tout le peuple chrétien de la cité». 
Comme son nom l’indique, l’édifice renfermait un baptistère et, de fait, deux piscines baptismales ont été retrouvées dans la nef. L’une de ces piscines, datant du IV.me siècle, formait un bassin octogonal de côtés inégaux de 0,60 à 0,71mètre de longueur, pour un diamètre de 1,56mètre et une profondeur d’environ 1mètre. L’autre, du VI.me siècle, consistait en un bloc circulaire de maçonnerie d’un diamètre de 3,65m pour 0,70m de profondeur, dans lequel s’enfonçait une excavation octogonale, en briques, qui constituait, à proprement parler, la cuve baptismale. 
Le chevet de l’église fut détruit, vers la fin du IX.me siècle, tandis que la nef disparut avant la fin du XV.me siècle, entre 1469 et 1486, pour faire place au collatéral nord de la cathédrale. 
La construction de la première cathédrale débute au VI.me siècle, à l’initiative de l’évêque Evhemerius, Evhémérus ou Eumélius II (527/549). Elle est consacrée en 567 ou 568[5],[6] ou même le 30 septembre 580[2] par son successeur, Félix Ier (550/582). 
Cet édifice avait trois nefs, avec trois portiques correspondant en façade, et était surmonté d’une tour carrée surmontée d’une lanterne en forme de dôme. La cathédrale fait alors l’admiration de Venance Fortunat, évêque de Poitiers, qui la décrit en ces termes : D’une hauteur élevée s’étend une triple nef dédiée à Dieu, sous le vocable des Apôtres. Autant parmi les saints leur gloire prédomine, Autant dépasse les autres le faîte de cette église. 
En son milieu se dresse en hauteur une tour élancée. L’ouvrage d’abord carré s’élève en forme de rotonde. On dirait une forteresse, soutenue par des arcs, qui monte à une hauteur stupéfiante. Elle domine l’édifice, comme le sommet d’une montagne. Des figures de pourpre y représentent des êtres vivants: Peintures qui semblent vivre par un effet de l’art Quand le soleil mouvant vient les colorer à travers la toiture d’étain…
Fortunat évoque par ailleurs la lumière des toits «couverts de métal»; les lambris intérieurs et le toit étaient couverts d’étain, issu probablement des mines proches de Piriac et Pénestin. 
Outre les descriptions dithyrambiques d’observateurs (Fortunat, Albert le Grand), diverses fouilles aux XIX.me siècle et XX.me siècle attestent également de la richesse et de la magnificence de l’église d’Evhémérus et de Félix, ce qui en fit sans doute une cible de choix pour les Normands au cours des IX.me et Xe siècles. 
Ainsi le 24juin843, lors d’une invasion normande, l’évêque Gohard y est massacré avec ses paroissiens. L’évêque Fulquerius ou Foucher procède à une restauration et à un renforcement entre 897 et 906, mais en 919 l’église est à nouveau pillée lors d’un nouveau raid, et cette fois considérablement incendiée. Il faut attendre la fin du XI.me siècle pour que l’édifice soit reconstruit, à l’initiative du duc Guérec. De cette époque daterait le noyau de la crypte médiévale. Un ambitieux projet de reconstruction, probablement dû à l’évêque Benoît de Cornouaille entre 1079 et 1111, est abandonné après la construction de départs d’un bras sud du transept. 
Pour rebâtir la cathédrale, le choix est fait de ne pas détruire la crypte de Guérec. Celle-ci n’étant pas souterraine il faut alors surélever le sol pour établir le chœur. La nef, probablement dotée de collatéraux, aurait été couverte de trois coupoles faites de blocages, à l’image de la cathédrale du Puy. L’hypothèse généralement retenue établit la période de construction après 1130. Il n’y a pas de certitudes concernant l’aspect extérieur et les détails de cette cathédrale. À la fin du XII.me siècle le chœur est modifié, étape la plus achevée de l’église romane. En 1415, un incendie entraîne la démolition d’une tour carrée, au XVI.me siècle puis au XVII.me siècle les ébauches du bras sud du transept sont supprimées, en 1733 le chœur roman est aplani, l’ensemble est détruit en 1876. De cette époque, il ne subsiste au XXI.me siècle que la crypte située sous le chœur, et quelques chapiteaux conservés au musée Dobrée. 
La construction de l’édifice actuel est initialement conduite par Guillaume de Dammartin, dont les liens avec Guy de Dammartin ou Jean de Dammartin (architecte de la cathédrale de Tours) ne sont que suppositions, puis par Mathurin Rodier, sous l’impulsion du duc de Bretagne Jean V et de l’évêque Jean de Malestroit, qui posent la première pierre le 14avril1434. 
Le milieu du XV.me siècle est en effet une période propice au lancement de tels projets, la Bretagne ayant retrouvé une prospérité commerciale suffisante grâce à une politique diplomatique opportuniste et habile qui lui permet de rester relativement à l’écart des déchirements européens de l’époque, notamment entre les royaumes de France et d’Angleterre. 
De plus, l’établissement d’une aussi imposante cathédrale, et l’implication qu’y met le pouvoir ducal, participent à la légitimation de ce pouvoir dans un contexte difficile suite aux guerres de succession du duché de Bretagne. On notera d’ailleurs que Nantes n’est pas la seule ville à bénéficier de cette volonté politique de Jean V: citons par exemple le chantier similaire de la façade de la cathédrale de Quimper, initié dix ans plus tôt en 1424. 
Le portail central qui orne la façade est achevé en 1481, pour les grand-messes. Henri IV la franchira en 1598, lors de son passage à Nantes pour y signer l’Édit de Tolérance.
 Si la façade est achevée dès la fin XV.me siècle, les tours ne le sont qu’en 1508, la nef et les collatéraux le sont également au début du XVI.me siècle, la voûte gothique de la nef, le bras sud du transept et les arcs-boutants sont terminés au XVII.me siècle. Un projet d’achèvement du XVII.me siècle (dont il reste une maquette) envisageait d’ajouter un transept ainsi qu’un chevet court, adossé aux remparts. 
Lors de la Révolution, la cathédrale est utilisée comme poste d’observation militaire lors du siège de Nantes en 1793. Une tour de bois de 10mètres de hauteur est construite sur la tour sud, et la surveillance est assurée au moyen d’un télescope. Les décisions militaires sont prises en fonction des renseignements ainsi obtenus. 
Dans cette période, elle est transformée en arsenal et en écurie, puis un arrêté départemental de 1794 la consacre officiellement à la célébration des fêtes publiques (ce à quoi doit également servir le grand-orgue). 
La cathédrale est menacé de destruction en 1796, et il est envisagé de prolonger la «rue du Département» (devenue rue du Roi-Albert) en droite ligne jusqu’à la «rue Brutus» (rue Prémion) face au château. L’intervention, en tant qu’expert, de Mathurin-Julien Grolleau, évite la destruction de l’édifice. Il rédige un rapport où il stipule que la cession de l’église ne peut se faire qu’à la condition que le bâtiment ne subisse aucune modification de structure extérieure, et rappelle l’importance d’un observatoire aussi élevé à Nantes, qu’il aurait été coûteux de construire si la cathédrale était détruite. 
Le 25mai1800 l’explosion d’une poudrière dans la tour des Espagnols du château des ducs de Bretagne entraîne d’importants dommages sur l’aile sud de la cathédrale. 
Par la suite, l’observatoire est maintenu, pour les études astronomiques, et pour les besoins de l’école d’hydrographie, qui forme les officiers de marine aux nouvelles techniques de navigation. La tour en bois présente rapidement des signes de vétusté, et, la cathédrale ayant retrouvé sa vocation religieuse, n’est pas située à un endroit adapté à un usage civil intensif. L’observatoire est déplacé en 1823 dans la tour de la «maison Graslin», rue Molière. La démolition des murailles à l’est de la ville permit l’achèvement de la cathédrale au XIX.e siècle: le bras nord du transept et le chevet sont entrepris en 1840, le vieux chœur roman est abattu à partir de 1876 et l’ancienne tour de la croisée du transept en 1886. Après 457 années de travaux, la cathédrale est enfin inaugurée le 25décembre1891 par MgrLe Coq. 
Les lustres de la nef sont réalisés vers 1870 par François Evellin, et classés en 1994 au titre objet des Monuments historiques. 
Les violents bombardements du 15 juin 1944 conduisent également à des travaux de restauration de l’édifice qui sont presque achevés lorsque, le 28janvier1972, se déclenche dans les combles un gigantesque incendie (dû à un chalumeau qu’un ouvrier a malencontreusement oublié d’éteindre) qui embrase la toiture. Les pompiers parviennent à maîtriser le sinistre, mais la charpente est largement détruite, et de nombreux autres dommages sont à déplorer. 
Suite à ce sinistre, auquel il ne faut pas oublier d’ajouter les dégradations dues à la pollution urbaine, des travaux sont entrepris. Ceux-ci constituent sans doute la plus complète restauration intérieure et extérieure d’une cathédrale en France. Ainsi, on profite des travaux pour reconstituer le décor de la façade ouest, telle que celle-ci se présentait à l’origine au XV.me siècle (cette opération prend fin en septembre 2008). Cette restauration est par ailleurs loin d’être achevée, puisqu’il est envisagé d’effectuer après cette phase des travaux similaires, notamment sur la façade est de la tour sud, puis sur le portail du transept nord (côté Porte Saint-Pierre), et enfin sur le chevet. 
La cathédrale présente les dimensions suivantes: hauteur de l’édifice: 63mètres (Notre-Dame de Paris: 69mètres); longueur intérieure: 103mètres (Paris: 130mètres); hauteur de la nef sous voûtes: 37,5mètres (Paris: 33mètres). La façade de la cathédrale de Nantes est encadrée de deux tours assez massives, au sommet en terrasse. Elle présente quelques particularités remarquables, comme la présence d’une chaire extérieure prévue pour prêcher aux foules assemblées sur la place, ou encore l’organisation en cinq portails aux voussures richement décorées, trois centraux et deux latéraux. Les portails sont respectivement dédiés, du nord au sud, aux Enfants Nantais (les martyrs Donatien et Rogatien), à Saint Pierre, au Jugement Dernier, à saint Paul et enfin à saint Yves; les sculptures des voussures ont une fonction historiographique, en fonction du personnage auquel le portail est dédié. 
Si la façade n’a pas, dans son ensemble, l’élégance ni la noblesse architecturale d’autres bâtiments gothiques de la même époque, cette faiblesse se trouve largement compensée par la beauté de l’intérieur du bâtiment: on y remarque particulièrement la blancheur du tuffeau calcaire, encore accentuée par les récents travaux de restauration, ainsi que les imposantes dimensions du vaisseau (103m de longueur, hauteur de la grande nef à 37,5m). 
On peut y admirer le tombeau et les gisants du duc François II de Bretagne et de son épouse Marguerite de Foix (parents d’Anne de Bretagne) exécutés au début du XVIesiècle par Michel Colombe et Jean Perréal. Considéré comme un chef-d’œuvre de la sculpture française, il établit un lien entre les époques (du Moyen Âge vers la Renaissance) et les régions (le style italien côtoie et s’unit harmonieusement au style français). Ce tombeau de marbre, que Michel Colombe a mis cinq ans à réaliser (1502-1507), est décoré des douze apôtres et de quatre femmes qui représentent la force, la prudence, la tempérance, et la justice. Il est installé dans la cathédrale en 1817. 
L’édifice abrite également le cénotaphe du général de Lamoricière, monument érigé en 1878 en hommage papal aux services rendus par cet enfant du pays nantais. 
La création des 500m2 de vitraux modernes (1978-1988) est confiée à Jean Le Moal, ainsi qu’à Anne Le Chevallier. 
C’est devant la cathédrale, place Saint-Pierre, que Nicolas Fouquet est arrêté par d’Artagnan le 5septembre1661 sur ordre de Louis XIV. 
Dans la nuit du 10 au 11novembre1940, le jeune résistant Michel Dabat (9octobre1921, Paris), ancien élève du lycée Saint-Stanislas et de l’école des Beaux-Arts de Nantes, installe, en compagnie de Christian de Mondragon, un drapeau français au sommet d’une des tours de la cathédrale. Arrêté à la suite d’une dénonciation, il est condamné à quatre mois d’emprisonnement par le conseil de guerre du 8août1941 et est fusillé, tout comme quinze autres personnes, le 22octobre1941, à l’âge de vingt ans, au champ de tir du Bêle[20], dans le cadre des représailles après la mort de Karl Hotz. Inhumé à Saint-Julien-de-Concelles, sa sépulture ne comporte ni plaque ni lettre en raison de l’interdiction de toute inscription. 
La cathédrale comporte deux cryptes: une crypte romane du XI.me siècle datant de l’époque de la deuxième cathédrale. Dotée de piliers, elle dévoile les origines de l’architecture romane. Des objets de culte y sont exposés: ciboires, calices, encensoirs. On peut y voir la crosse de MgrFournier, évêque de Nantes de 1870 à 1877, réalisée par François Evellin en 1870, et classée en 1982 au titre objet des monuments historiques ; 
la crypte des évêques, évoque les évêques de Nantes par leur tombeau. 
Plus bas, quatre salles ouvertes au XIX.me siècle retracent l’histoire de la cathédrale. 
Les documents témoignent de la présence d’un orgue dans la cathédrale dès le XV.me siècle, époque à laquelle l’édifice est érigé. L’orgue à l’origine de l’instrument actuel est l’œuvre de Jacques Girardet pour la partie centrale et le positif, et date de 1619. Les parties latérales sont dues au facteur Adrien Lépine au siècle suivant (1768), puis c’est François-Henri Clicquot, facteur du Roi, qui refait cet orgue à neuf en 1784. Il est alors doté de 49 jeux, répartis sur 5 claviers manuels et un pédalier.
 À la Révolution française, l’organiste Denis Joubert sauve l’orgue neuf de la vente ou de la destruction en le faisant participer aux fêtes révolutionnaires qui se déroulent à la cathédrale. En 1833, le Chapitre confie à Geiger, facteur de Nantes, le soin de relever le Grand Orgue. Mais le travail reste incomplet, avant d’être achevé en 1893. 
Le 15 juin 1944, l’orgue subit des dégâts à la suite d’un violent bombardement sur Nantes. Un dommage de guerre affecté à l’instrument permet d’envisager une restauration. La manufacture Beuchet-Debierre, de Nantes, s’occupa du chantier et l’inauguration du nouvel instrument a lieu le 21 novembre 1971. Le nombre de jeux est alors porté à 74. 
Lors de l’incendie qui se produit en 1972, Joseph Beuchet, alors à la tête de la manufacture, et ses ouvriers risquent leur vie pour bâcher l’instrument afin d’éviter des dégâts trop importants: cette opération permit d’abriter l’instrument de l’eau des pompiers qui, si elle s’était introduite dans les tuyaux, l’orgue aurait été hors d’usage. Des travaux doivent néanmoins être réalisés suite à cet incendie. 
Les cérémonies ordinaires sont généralement accompagnées par l’orgue de chœur, aussi appelé «petit orgue», qui n’en est pas moins le plus grand orgue d’accompagnement de France. Achevé par Louis Debierre en 1897, il est doté de 33 jeux. Également endommagé par les bombardements de 1944 puis par l’incendie de 1972, il est restauré puis rendu à ses fonctions en 1985. La partie instrumentale de l’orgue est classée au titre des monuments historiques depuis le 2 décembre 1987. 
La cathédrale de Nantes apparaît dans plusieurs scènes du film Une chambre en ville de Jacques Demy, réalisé en 1982. 
Ce monument est desservi par la Ligne 4 du Busway de Nantes à la station «Foch-Cathédrale».

Le sol de la cathédrale est en granite, et voici les dimensions de cette gigantesque cathédrale : La cathédrale présente les dimensions suivantes: hauteur de l’édifice: 63mètres (Notre-Dame de Paris: 69mètres); longueur intérieure: 103mètres (Paris: 130mètres); hauteur de la nef sous voûtes: 37,5mètres (Paris: 33mètres).
Nous sommes à l’entrée de la cathédrale ou narthex, elle est assez décorée, par rapport à la nef, qui court jusqu’au cœur, et qui est dépourvu de décorations, pas de chapiteau, c’est épuré. Le narthex possède des sculptures, un jeune homme qui porte une palme, et à l’autre main une flèche. C’est la représentation d’un martyr, ce sont les enfants nantais, Saint-Donatien et Saint-Rogatien, ils ont vécu au III.me siècle, ils étaient soldats de l’armée romaine. Ils étaient frères par ailleurs, Saint-Rogacien fut baptisé, et son frère se prépare à l’être. Ils sont arrêtés, car on reprochait aux chrétiens d’être athées, d’être sans dieu. Les chrétiens refusaient les dieux d’alors Zeus et Jupiter, les 2 frères après leur arrestation, sont emprisonnés puis martyrs. D’un côté de la porte on a donc Saint-Donatien et de l’autre Saint-Rogatien, qui lui porte une couronne. Sur la droite du narthex, il n’y a pas de sculpture, car l’espace est occupée par l’escalier qui monte à l’orgue, dont la description est faite dans la présentation de la cathédrale ci-dessus. A gauche, on découvre des sculptures qui représentent Adam et Eve, Adam tient dans sa main la mythique pomme pour nous en France. Nous sommes devant une autre sculpture, c’est un homme avec un agneau dans ses mains, il s’agit d’Abel. Ensuite un autre personnage barbu, dans une main il tient un grand bateau et dans l’autre une grappe de raisin, c’est Noé. Encore un personnage très vieux et barbu, à ses côtés, un fils jeune, qui a un genou en terre, le vieux barbu a aussi un poignard en main, nous sommes face à Abraham et le fils c’est Isaac. Enfin le dernier personnage, il a un grand voile, il porte une couronne, et il porte dans sa main un gros récipient, il s’agit du patriarche Melkécédec. D’après la bible, il aurait vécu jusqu’à 999 ans, à ce compte là j’ai 600 ans. Une autre statue représente Saint-Paul avec la terre à ses pieds Nous découvrons le bénitier, il est en forme de gros coquillage. Nous parcourons la nef centrale, pour aller au déambulatoire, où nous découvrons des absidioles. C’est Chacune des petites chapelles, en hémicycle ou polygonales, attenantes à l’abside. Nous choisissons de visiter la chapelle Sainte-Anne, pour en percevoir sa forme. Puis nous rejoignons le tombeau des parents d’Anne de Bretagne, son père Jean II a eu deux épouses, mais dans le tombeau c’est la mère d’Anne de Bretagne qui le côtoie, Marguerite de Foix. Le tombeau est l’œuvre de Michel Colomb, il est en marbre de Carrare blanc, mais il contient aussi du marbre rose et du noir qui viennent aussi d’Italie. Le tombeau est de type renaissance (1508), Le tombeau était mis en place dans la chapelle du couvent des carmes, il arrive la révolution française, un tombeau de Jean II et de Marguerite de Foix, ne pouvait qu’être en danger. Quelqu’un l’a démonté pour le préserver, il a disparu et a réapparu en 1817. Comme on ne pouvait plus le remonter à la chapelle des carmes, on l’a installé dans la cathédrale. Le tombeau est vide, il ne contient pas les restes du duc et de la duchesse. Le tombeau est un cube rectangulaire, encadré par une plaque de marbre noir, au-dessous une partie blanche sculptée, de 6 petits personnages de chaque côté, ce sont les 12 apôtres. On les reconnaît comme les sculptures du narthex, par l’attribut de chacun, un personnage jeune avec un calice en main, par exemple, c’est Jean. Un autre apôtre avec à côté de lui, une croix de Saint-André, ce ne peut être que André. Un autre avec un livre et une clé, c’est Pierre etc. Les personnages sont en marbre blanc, ils sont placés dans de petites niches roses avec l’encadrement blanc. Sous les niches le blanc du tombeau est souligné d’un trait en marbre noir, sous lequel sont dessinés des médaillons, dont le fond ressemble à une coquille Saint-Jacques à fond blanc. Desquels se dégagent des petits personnages, en marbre noir, ils ont l’air tout enveloppé dans leur cape, ils sont encapuchonnés, on voit à peine leur visage, ils portent un manteau blanc et on distingue leur mains blanches en marbre blanc, ce sont des priants. Ils prient pour les morts, de ce tombeau, il y en a 6 de chaque côté du tombeau, tout comme les apôtres. Au-dessus du tombeau on y voit les gisants ou statue allongée, un personnage couronnée en marbre blanc, à ses pieds un chien, un lévrier dont le collier et parsemé d’hermine en marbre noir, le chien représente la fidélité, c’est donc Marguerite de Foix. Le chien tient un blason, constitué à moitié d’hermine pour la Bretagne, l’autre moitié est relative aux armes de Foix, d’où est originaire Marguerite de Foix. Elle possède un superbe manteau, tachetée d’hermine en marbre noir. Sa tête repose sur un oreiller, le sculpteur est allé jusqu’à représenter la dentelle de l’oreiller. Lequel, afin que le gisant soit bien à l’aise, pour qu’il ne soit pas trop à plat. Derrière, il y a 2 anges qui soulève l’oreiller, les anges ont un genou en terre. De l’autre côté aux pieds du personnage, on distingue un lion, qui représente la puissance et la force. C’et donc le gisant de François II, son oreiller est parfaitement brodé également, et il est soutenu par 2 anges comme celui de Marguerite de Foix. Aux 4 coins du tombeau se trouve un personnage, ils sont également tout en marbre. Du côté de la tête de Marguerite de Foix, c’est une femme qui tient un miroir, dans laquelle elle se regarde, de l’autre main, elle tient un compas, à ses pieds un serpent tout entortillé, la tête à l’envers. Donc, elle écrase le serpent, ce qui est étonnant, c’est une tête à 2 visages. D’un côté celui de la femme, elle est jeune, de l’autre côté, vous avez le visage d’un homme avec une grande barbe, c’est un homme vieux. C’est donc la femme qui regarde son avenir, en se servant de son expérience du passé, et avec le compas, elle est capable de le mesurer. C’est une vertu théologale, que l’on appelle, la prudence. A la tête de Jean II, le personnage représente, la vertu théologale que l’on appelle la justice. Le visage du personnage, rappellerai celui d’Anne de Bretagne. Au troisième coin, le personnage a une armure sculptée sur sa poitrine, la vertu représentée est la force, elle est du côté du lion. Le quatrième personnage du côté du chien, représente la vertu de la tempérance. Ensuite nous allons près du cénotaphe du général de Lamoricière, monument érigé en 1878 en hommage papal aux services rendus par cet enfant du pays nantais. Nous passons devant une statue en bronze, une femme qui donne le sein à 2 enfants, elle représente la vertu de la charité. Tout près de cette statue, un homme casqué, représente également la force, il y a donc plusieurs manières de représenter les vertus, les 2 dernières statues sont du XIX.me siècle. La cathédrale est très lumineuse par sa blancheur, elle le doit en grande partie, à la restauration qui a duré 13 ans, après avoir subi un incendie en 1972, où on a été obligé de nettoyer les murs pour enlever les traces de fumée causées par le feu et par l’eau déversée par les pompiers pour éteindre les flammes. Au milieu de la cathédrale trône un puits, auparavant dans les cathédrales, il n’y avait pas de chaise ni de banc, on y vivait, on y discutait, on y dormait et on y priait bien sûr, mais il fallait bien un point d’eau pour la vie quotidienne dans la cathédrale. La place devant la cathédrale s’appelle place royale, la statue de Louis XVI est en son centre, c’est très rare les statues qui le représentent. Nous quittons la cathédrale et la place royale, nous passons devant une maison à colombage, près de la mairie, nous voici au magasin Rigolette, où nous faisons des emplettes, au-dessus du magasin, sont représentés des anges qui jouent de la trompette. Nous déambulons dans de petites rues, elles sont bordées de restaurants, nous passons sous des passages couverts qui relient des habitations. Nous sommes tout près de la place Sainte-Croix, nous circulons dans un passage qui a été ouvert, il y a 2 ans. Les coiffes nantaises étaient petites, elles étaient agrémentées de tresses dans les cheveux, la coiffe était portée sur la natte tressée. Nous arrivons sur une place très animée, où des musiciens donnent un petit récital, c’est sur cette place sur le quai de Loire, où la guillotine était installée. En son centre on découvre une sculpture contemporaine, où est mis en relief la végétation, la sculpture est en métal, des ventilateurs tournent, des ballons surplombent l’ensemble, ça vaut le coup d’œil, dommage c’est en option. Nous croisons les lignes de tramway, dont la ligne 1, la construction des lignes de tramway a fait détruire bon nombre de vieux quartiers vétustes. Nous passons devant une petite église où Gilles de Rais est passé, avant d’aller se faire couper la tête avant d’être brûlé. Il a combattu au côté de Jeanne d’Arc, il était devenu très riche, mais il a dépensé toute sa fortune. Pour redevenir riche, il a capturé bon nombres de garçons de 12 ans, parce qu’il avait fréquenté une sorte d’alchimiste. Qui lui avait dit, qu’il pourrait faire la pierre philosophale, mais pour cela, il fallait du sang de cœurs de jeunes garçons. La pierre philosofale, était censée de transformer tous les métaux en or, il a donc cherché à l’avoir. Il s’est donc transformé en monstre, pour arriver à ses fins. Il fut arrêté, emprisonné à Nantes, condamné par un tribunal religieux pour sorcellerie, et par un tribunal public pour meurtre, et donc condamné à mort. Aujourd’hui l’église crélait n’existe plus, il est simplement apposé une plaque pour immortaliser les exactions de Gilles de Rais. Le Crélait était aussi un lieu de pèlerinage pour les femmes, afin qu’elles aient du lait pour nourrir leurs enfants. Nous continuons notre circuit, nous passons devant une chapellerie, nous sommes sur le quai de Loire, où sont construits de magnifiques hôtels, ils datent du XVIII.me siècle. Nous sommes à un point de jonction de toutes les lignes de tramway et de bus, c’est tout près d’ici que l’Erdre se jette dans la Loire. Les anciens tramways de Nantes, étaient de couleur jaune, la sécurité était moindre que nos jours, les accidents étaient fréquents. Les premiers magnolias arrivés à Nantes, donc en France, furent cultivés dans ce quartier. Nous passons devant une superbe bâtisse du XVIII.me siècle, elle est occupée aujourd’hui par la FNAC. Devant nous, l’île Feydeau construite d’immeubles de caractère au XVIII.me siècle, par les armateurs qui ont fait fortune avec le commerce triangulaire. Un superbe bâtiment se détache des autres, c’était l’hôtel particulier nantais, dont le propriétaire était le hollandais qui avait acheté le château de Goulaine peu avant la révolution, ce qui l’a sauvé de la destruction en 1789. Nous sommes devant le passage Pommeray, sur notre gauche, c’était un bras de Loire, qui arrivait au pied du passage Pommeray.
Nous traversons la rue de la Fosse ou port, auparavant ici, il y avait une grande dénivellation, on appelait ce lieu, le trou de Nantes. Au XIX.me siècle, monsieur Pommeray, a fait construire le passage qui porte son nom, C’est une galerie marchande, en terrasse pour ainsi dire, qui gravit par des escaliers l’ancien trou de Nantes. Les boutiques sont sur 2 étages, elles sont très chics, une verrière garantie le passage des intempéries. Les marches d’escaliers sont en bois, les contre marches sont en fonte, sur lesquelles sont représenté des souris et des escargots. A chaque palier est représenté une corporation de métiers, une c’est l’allégorie du commerce, d’autres de l’agriculture, des arts, de la musique, de la marine et bien d’autres. Le passage Pommeray débouche sur une place, dont Jacques Demy qui était nantais a tourné des scènes de film ayant pour cadre la place et le passage Pommeray. Nous sommes devant une sculpture qui représentent les allégories des cours d’eau de Nantes la Loire, l’Erdre et la Sèvre. Nous traversons la rue Crébillon, elle est très commerçante, nous passons devant l’église Saint-Nicolas, elle est entourée d’échafaudages, on la restaure de l’extérieur elle date de 1830, elle a pris place d’une église romane que l’on a détruite, pour l’édifier. Le patrimoine religieux, n’a pas du tout été protégé ni sauvegardé. Nous passons dans une rue flanquée de commerce de franchises populaires, est-ce que ces boutiques sont viables, l’avenir le dira, car le commerce au centre de Nantes souffre beaucoup des centres commerciaux installés aux abords de la ville. Nous voici à l’ancien palais de justice, fraîchement rénové, il a été transformé en hôtel 5 étoiles. L’ancienne gendarmerie subie le même sort, elle sera transformée en appartements de grand standing. Nous abordons la place Edouard Normand, sur laquelle se trouve le temple protestant, il a été bombardé pendant la seconde guerre mondiale, il a été reconstruit dans les années 1950 dans un style assez moderne. Nous voici arrivés au comité AVH de Nantes, où nous sommes accueillis par sa présidente Maryse Papineau, ensuite nous partageons le repas, une choucroute de la mer, avec quelques personnes du comité, dont nos amis Christine, Roger et Michel.

L’après-midi est consacrée à la flânerie, nous avons rendez-vous au salon de thé la Cigale, place Graslin. Pour y aller, nous parcourons bon nombre de rues, dont la rue crubillon, nous découvrons la statue d’Aristide Briand. Le soleil est éclatant, le pas se fait lent, nous voici à la place Graslin, nous pénétrons dans le bel établissement la Cigale, où le goûter nous est offert. Voici la présentation de la Cigale :

Ce n’est pas la énième brasserie de France à ouvrir à 7h30 et à fermer ses portes à minuit et demi pour mieux recommencer le jour suivant. La Cigale EST La Cigale et c’est à Nantes que cela se passe depuis plus d’un siècle. Si la magie est dans le décorum, dans les ors d’un 19e à la sauce Offenbach elle se lit aussi sur les visages de ses visiteurs, illustres et anonymes. Cette magie, c’est le sourire. L’expression la plus simple, la plus immédiate d’un bonheur qui nous va droit à l’âme. On entre à La Cigale de gaieté de cœur, avec plaisir, d’un pas alerte en connaisseurs des lieux ou sur la pointe des pieds pour les néophytes. Et la joie est au rendez-vous. Elle délie les langues, incite aux confessions, aux éclats de rire. Elle favorise les repas d’affaires, elle est propice aux amoureux. Et cette ambiance, cette convivialité entretenue comme un feu rejaillissent en cascade de la salle aux cuisines. Serveurs, chefs de rang, marmitons, maîtres d’hôtel, comptables, écaillers partagent en chœur la bonne humeur générale. La Cigale n’est pas une brasserie, c’est une institution du bonheur, un temple de la joie et du plaisir de vivre pour les Nantais et les gourmands de la terre entière. On y vient bien sûr pour se restaurer et rassurez-vous, la table est dit-on succulente en toute saison.  
Près de 115 ans de purs délices. La Cigale éclaire le cœur de Nantes depuis le 1er avril 1895 et ce n’est pas une blague. Si vous voulez passer pour un érudit, annoncez entre la poire et le fromage qu’elle est l’œuvre de l’architecte céramiste Émile Libaudière. Et pour enfoncer le clou, ajoutez qu’elle témoigne de la démesure de l’époque Modern Style. Si les bourgeois Nantais y étaient à leur aise, La Cigale a toujours fait de l’œil aux artistes. Les surréalistes adoraient l’endroit et y avaient leur table comme André Breton ou Jacques Prévert. Jacques Demy tourna là, son Lola en 1961 et les comédiens de passage au théâtre en face font rituellement honneur à sa carte. Classé monument historique en 1964, la belle Cigale se mua en self-service… Sauvée de l’abandon en 1982, elle sortit de l’oubli tel un phénix de ses cendres pour repartir à la conquête des cœurs et des palais. Emblématique de la culture nantaise, haut lieu du goût, de la gourmandise et du savoir-vivre dans la tradition des grandes brasseries françaises du XIX.me siècle, l’adorable Cigale fait toujours l’actualité. 
Emile libaudière De quel esprit visionnaire, loufoque voire décadent a bien pu naître un tel décor ? en réalité, La Cigale, apparaît comme une sorte d’heureuse parenthèse dans l’oeuvre d’un architecte nantais plutôt sage. Emile Libaudière (1853 – 1923) a consacré l’essentiel de sa carrière à la construction de propriétés bourgeoises ou à l’élaboration d’édifices pour les congrégations religieuses.

La cigale fait face à l’opéra de Nantes, un tunnel permettait aux comédiens de se rendre du théâtre à la Cigale, sans être perturbés par leurs admirateurs, et un second tunnel permettait aux clients de sortir de la Cigale sans être importuné. Bon, il nous faut affronter la chaleur de la rue, nous raccompagnons Roger, au comité AVH de Nantes, puis sous la conduite de Monique, nous rejoignons pour la dernière fois notre hôtel. Avant le repas nous faisons une petite réunion de fin de séjour, pour que nous donnions notre ressenti sur la semaine écoulée. Chacun peut s’exprimer, pour évoquer des points positifs et négatifs, ensuite, nous remettons un bouquet de fleurs à Monique, qui a été notre fil conducteur culturel de notre découverte de l’estuaire de la Loire. Ensuite, un apéritif nous a été offert, puis nous sommes passés à table, ce soir nous ne faisons pas salon, il faut préparer les valises, avant de se reposer.

Jour 8 : Le lever se fait plus tôt, au petit déjeuner, c’est l’occasion de se dire au revoir. Les départs se font au gré des destinations de chacun, ils s’échelonnent de 8 heures à 11 heures du matin. Nous sommes les premiers à partir, un mini bus vient nous récupérer à l’hôtel, nous sommes accompagnés par Anne et André. Arrivés en gare, nous sommes pris en charge par le service d’accompagnement de la SNCF. Notre TGV quitte la gare de Nantes à 9 heures 08, sous un ciel gris, il est 15 heures 30 quand nous arrivons en gare de Montpellier sous un ciel tristounet.

Nous garderons un bon souvenir de notre escapade nantaise, nous avons bénéficié d’une semaine bretonne ensoleillée. Le Groupe était sympathique, il a régné une superbe ambiance, où la convivialité était de mise. Nous avons eu de la chance d’être super bien accompagnés, que ce soit à l’hôtel avec les guides du siège de L’AVH, et de l’apport des guides au quotidien des lions club, et du comité AVH de Nantes. La cerise sur le gâteau fut la présence de Monique, qui tout au long de la semaine, nous a décrit les paysages que nous rencontrions, et nous expliquait la vie locale, le passé historique et la vie actuelle de sa région, qu’elle nous a fait vivre avec passion. Le programme était diversifié, on le doit au presque baulois, Gérard Gaultier. Nous attendons avec impatience, quel programme nous sera proposé l’an prochain, les participants ont fait leur choix et ce sera difficile de satisfaire tout le monde, car les destinations demandées ont été la Corse, la Bourgogne, l’Alsace, Montpellier et le Jura.

Michel Michelland

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