Weekend de découverte des Cévennes sur les traces de Robert Louis Stevenson, les 14 et 15 septembre 2013

C’est peu avant 8 heures que nous quittons Montpellier, l’escapade est organisée par l’association Rencontre, nous sommes 25 participants à avoir répondu à la proposition de Rosemay Granel et des autocars la Populaire. Notre chauffeur sera Nicolas, il nous a été mis un petit bus à notre disposition, car les routes que nous allons emprunter et les sites visités ne sont pas accessibles aux autocars grand tourisme avec lesquels nous sommes transportés habituellement. Nous quittons Montpellier en mettant le cap sur le nord, nous quittons la capitale régionale par Montferrier, ensuite nous traversons prades-le-Lez, puis nous atteignons Saint-Mathieu-de-Trévies. Nous pénétrons dans le Gard, nous contournons Corgone, nous voici à Quissac, à Saint-Jean-de-Criélon, et Tarnac qui possède un magnifique château. Nous approchons d’Anduze, la Genève des Cévennes, où nous effectuons une pause café. La ville a été construite en espalier autour du rocher de Saint-Julien, c’est la capitale spirituelle des Cévennes. Elle est fièrement huguenote et camisarde, son temple sent bon la cire, il accueille les assemblées du désert par temps de pluie. C’est l’un des plus grands temples de France, la ville abrite plusieurs églises protestantes. Anduze est une des plus anciennes seigneuries de France, c’était un grand centre de production de cadi, dès le XIV.me siècle les tireurs de soie ont fait l’opulence d’Anduze, où s’entremêlaient les banquiers, les commerçant et les bourgeois. La ville fut fortement fortifiée en 1578, elle devint le quartier général des protestants lors de leur persécution par les catholiques. A l’air industrielle, la ville s’industrialise et devient populaire, et elle choisit Marcel Cachin en 1910 comme député.
Cachin (Marcel) (Paimpol, 1869 – Paris, 1958), homme politique français. Militant socialiste dès 1891, il prit la tête, lors du congrès de Tours (1920), de la fraction majoritaire, favorable à l’adhésion à l’Internationale communiste. Directeur de l’Humanité de 1918 à sa mort; il siégea au bureau polit. du parti communiste.
Aujourd’hui Anduze est connue pour ses poteries, et la vie économique s’articule autour du tourisme, dont la fameuse bambouseraie. Nous quittons Anduze, nous prenons la direction de Saint-Jean-du-Gard, on longe le Gardon, et la fameuse ligne du train à vapeur qui relie Anduze à Saint-Jean-du-Gard. Nous traversons un pont sous lequel coule le Gardon, Saint-jean-du-Gard compte 2600 habitants. C’est la petite capitale du pays camisard, la commune s’étend tout au long de la rue principale, les maisons sont hautes et plates, elles sont reliées entre elles par de curieux tunnels. Certaines demeures témoignent de la prospérité certaine, qu’a eu Saint-Jean-du-Gard au XIX.me siècle, où 20 filatures y étaient installées. Les alentours de la commune étaient très alluvionnaires, où s’étendaient des vignes et des oliviers. Le pont qui enjambe le Gardon fut détruit par une crue en 1958. Ce sont les bénédictins qui ont construit au XII.me siècle la tour de l’horloge, Saint-Jean-du-Gard est réputée pour son orgue, des stages y sont organisés pour sa pratique. C’est à Saint-Jean-du-Gard que se termina l’expédition de Robert Louis Stevenson et de modestine son ânesse. Nous quittons Saint-Jean-du-Gard, la route s’élève, elle nous conduit à la corniche des Cévennes dont voici la présentation :
La Corniche des Cévennes est un itinéraire touristique français qui relie Florac à Saint-Jean-du-Gard via Le Pompidou. Cet axe reprend un certain nombre de routes départementales, principalement la D9 en Lozère et la D260 dans le Gard. 
La Corniche des Cévennes est un axe ancien, très probablement préhistorique qui a été repris au fil du temps pour devenir l’axe économique et touristique actuel de premier plan. Route de crête, elle était empruntée par le bétail en transhumance. Sous les gallo-romains, elle était dénommée « Voie des Gabales ».
La Corniche entre dans l’histoire lors des Guerres de Religion qui voit sa viabilisation sous les ordres de l’intendant Basville. Son parcours au dessus des vallées lui donne un périmètre d’observation conséquent et permet un cheminement rapide des troupes royales. 
Bien que très exposée aux conditions climatiques en raison de sa situation (sur plus de 25 km, la route marque la limite entre le Gard et la Lozère), la route est de bonne facture. Si elle n’est pas améliorée dans le cadre de la création d’un axe performant entre l’Auvergne et le Languedoc (l’itinéraire retenu passera plus à l’Est), elle est classée en 1811 en tant que Route impériale n°127 de Nismes à Saint-Flour. Cet itinéraire devient la Route royale n°107 en 1824. 
Au fil des ans, la chaussée se dégrade et des travaux de grande ampleur deviennent nécessaires. 3 alternatives sont envisagées dont le recalibrage de la route de Corniche ou la passage par l’une ou l’autre des vallées qu’elle surplombe. C’est finalement l’option via les vallées du Tarnon et de la vallée Borgne qui est retenue. Une ordonnance royale du 21/05/1843 ordonne la rectification entre Florac et Saint-Jean-du-Gard. Les travaux débutent dès 1844 dans le Gard et s’achèvent à l’autre extrêmité… 40 ans plus tard ! La nouvelle route ouvre en effet le 1er juillet 1884, alors même que certains aménagements ne sont toujours pas achevés. A partir de cette époque, la Corniche n’est plus viabilisée et elle tombe en décrépitude. L’activité se concentre alors dans les vallées et l’axe de crête est quasiment désert. Il faudra attendre la fin des années 1920 pour que des voix s’élèvent en faveur de sa réouverture. C’est chose faite le 17 août 1930 et la route prend alors son appellation de « Corniche des Cévennes ». Pour autant, l’itinéraire reste départemental alors que la Vallée Borgne voit passer la RN107 et la Vallée Française la RN583 qui reprend une courte section non-abandonnée de la Corniche. 
Dans l’après-guerre, des travaux conséquents sont entrepris au niveau du col Saint-Pierre et, plus généralement, de la géométrie de la route qui est élargie et goudronnée. L’itinéraire impérial a désormais repris de sa superbe face aux axes de vallée étroits et tortueux du siècle dernier. Voici la liste des cols, des communes et des lieux traversés entre Florac et Saint-Jean-du-Gard par la corniche des Cévennes. En Lozère, le col du Rey (992 m), col des Faïsses (1026 m), col de Solpérière (1010 m), L’Hospitalet, Le Pompidou, Malataverne, Le Castanier, Saint-Roman-de-Tousque, col de l’Exil (704 m). Puis dans le Gard, col de Saint-Pierre (597 m), puis Saint-Jean-du-Gard.
Nous longeons quelque peu le Gardon, nous sommes entourés de sapins, nous abordons le col Saint-Pierre, nous sommes à 597 mètres d’altitude. Nous passons la vallée du Gardon du Mialet, nous pénétrons dans le département de la Lozère, ensuite la route change sans arrêt de versants, elle passe d’une vallée à l’autre tout en hésitant. Voici une présentation de la Lozère :
La Lozère est un Département de la Région Languedoc-Roussillon Chef-lieu de département : Mende, Chef-lieu d’arrondissement : Florac. Nombre d’arrondissement(s) : 2. Nombre de cantons : 25.Nombre de communes : 185. Superficie : 5167 km2. Nombre d’habitants : 73509. Nom des habitants : Lozériens. 
Le département appartient à l’académie de Montpellier, à la cour d’appel de Nîmes, à la zone de défense Sud. S’étendant sur les hautes terres de la Margeride, des Cévennes, du Gévaudan et de l’Aubrac et sur une partie des Grands Causses (Sauveterre, Méjean), le département est presque exclusivement rural, voué à l’élevage. L’activité touristique (gorges du Tarn et Cévennes surtout) contribue à ralentir l’émigration, traditionnelle dans ce département, le moins peuplé de France (qui a toutefois enregistré un solde démographique légèrement positif entre 1990 et 1999).
Par moment nous découvrons le mont Lozère, nous sommes entourés de thym, de bois et de bruyère en fleurs. Nous continuons à fleureter avec la vallée Française et la vallée Borgne. A chaque virage le panorama change, l’environnement est différent suivant dans quelle vallée nous circulons. Le paysage est composé de forêts, de falaises, de rochers, de caillasses à paillettes, qui brillent comme de l’or sous le soleil luisant. Ici, tout est difficulté et rudesse, Ces hêtres, ces châtaigniers et ces pins masquent la profondeur et la distance des précipices.
Nous traversons de petits villages isolés Saint-Roman-de-Tousque, Le Castanier, Malataverne, le Pompidou. Le Pompidou possède une petite église romane, c’est une contrée où les dragonnades de Louis XIV ce sont données à des exactions terribles envers les protestants. Le Pompidou est un ancien relais de poste, le village a gardé son nom révolutionnaire, il n’a jamais voulu reprendre le nom de son saint patron. Nous sommes entourés de pâturages, nous voici à l’Hospitalet, c’est un petit village isolé, il compte quelques maisons, de petits troupeaux de vaches paissent dans les pâturages aux alentours des habitations, et des moutons sont installés dans des pâtures accrochées aux petites collines. Nous continuons à nous élever, nous franchissons le col de Solpérière, il est situé à 1010 mètres d’altitude. Nous sommes au point le plus haut de la corniche des Cévennes, au col des Faïsses (1026 mètres), puis nous abordons le dernier col, le Rey qui culmine à 992 mètres. Enfin, nous descendons sur la sous-préfecture de Florac, nous embarquons à bord du bus, Anne qui sera notre guide pour découvrir florac. Nous nous dirigeons vers le temple de Florac, il est entouré de 2 magnifiques platanes. Nous nous installons dans le temple, où Anne va nous présenter les Cévennes et Florac, elle est assistée de Marie-Laure qui ponctue les présentations d’Anne par des contes locaux. Voici la présentation des Cévennes et de Florac, qui découlent des informations distillées par Rosemay dans le bus, et la présentation faite par Anne notre guide bien installés que nous étions dans le temple qui date du milieu du XVIII.me siècle.
Les Cévennes forment une chaîne montagneuse faisant partie du Massif central, à cheval entre les départements français de la Lozère et du Gard, prolongeant au sud les monts du Vivarais situés en Ardèche et en Haute-Loire, et au nord les monts de Lacaune et de l’Espinouse situés en partie dans le département de l’Hérault. 
La dénomination inclut également une partie de la plaine méridionale aux contreforts sud-est et notamment le bassin alésien. 
À l’origine, le terme géographique Cévennes fut employé pour désigner toute la bordure sud-ouest, sud, sud-est et est du Massif central. Ainsi, les Cévennes, au sens le plus étendu, sont constituées de nombreux petits massifs ou de moyenne altitude, en commençant par la montagne Noire dans l’Aude, les monts de l’Espinouse et du Caroux (parc du Haut-Languedoc) puis les Petites Cévennes car elles disparaissent sous le causse du Larzac, l’un des Grands Causses, reviennent avec le pic du Saint Guiral et la montagne du Lingas, le massif de l’Aigoual, les étroites vallées des Gardons, la montagne du Bougès, le Lozère, ensuite en Ardèche celui du Tanargue longent toute la partie orientale de la vallée du Rhône pour se terminer avec le massif du Pilat au nord-est. Toutefois, certains géologues, autrefois, y ont inclus les monts du Lyonnais et le rebord qui se prolonge jusqu’à Dijon. Aujourd’hui et au sens strict, et c’est la définition retenue par le célèbre explorateur et spéléologue Martel, la « région Cévennes » essentiellement constituée de massifs schisteux et granitiques est attribuée à la partie comprise entre le massif du mont Lozère au nord et le massif du mont Aigoual au sud-ouest. 
Au sens large, elles s’étendent sur neuf départements : le Tarn, l’Aude, l’Hérault, l’Aveyron, le Gard, la Lozère, l’Ardèche, le Rhône et la Loire. Au sens strict en revanche, elles ne concernent que les départements de la Lozère et du Gard. Le Parc national des Cévennes est d’ailleurs situé en Lozère pour sa majeure partie. Le point culminant est le mont Lozère au pic de Finiels (1699 m). Un des points les plus remarquables est le mont Aigoual (1567 m) à la limite du Gard et de la Lozère. Il s’agit d’une chaine de basse et moyenne montagne, formée de nombreuses vallées encaissées. 
La région reste aujourd’hui encore particulièrement enclavée. Elle constitue une marge territoriale tant au niveau socio-économique qu’au niveau écolo-climatique. Elle est caractérisée au niveau bio-géographique par un très fort gradient altitudinal. 
Les principaux villes et villages de la région sont Alès, Le Vigan, Sumène, Valleraugue, Ganges, Saint-Hippolyte-du-Fort, Sauve, Lasalle, Saint-André-de-Valborgne, Saint-Jean-du-Gard, Anduze, Florac, Saint-Germain-de-Calberte, le Pont-de-Montvert, Villefort, Génolhac, Bessèges, Saint-Ambroix, Les Vans. 
Les massifs cévenols sont constitués de roches variées : les roches du Paléozoïque constituant le socle ancien : des schistes, sur lesquels poussent entre autres les châtaigniers, azoïques, les terrains carbonifères isolés en bassins de faible extension (grès, psammites, quartzites) renfermant des charbons et autres minéraux furent longtemps exploités. Aussi, la production minière de plomb et de zinc dans toutes les Cévennes a comme chef-lieu Saint-Laurent-le-Minier avec sa mine des Malines. les granites, plus résistants à l’érosion, constituent les sommets les plus élevés: mont Aigoual et mont Lozère datés d’environ 300 millions d’années ; les roches du Mésozoïque qui recouvrent les contreforts des massifs schisteux et granitiques : les roches calcaires, dolomies et grès… 
Le tout est limité au sud-est par la faille des Cévennes de direction NE-SO, qui n’est plus active aujourd’hui. C’est une faille qui existe probablement depuis l’ère hercynienne (Paléozoïque) en fonctionnant comme un accident décrochant dextre. Elle est réactivée durant l’Éocène (40 Ma) en décrochement sénestre puis est le témoin durant l’Oligocène (30 Ma) d’une phase tectonique extensive (formation du fossé d’Alès). Sa réactivation est en partie liée à l’orogenèse pyrénéenne. 
Le climat des Cévennes est méditerranéen et devient progressivement montagnard en fonction de l’altitude. Il se caractérise par de fortes précipitations aux équinoxes (surtout en automne) et une sécheresse estivale parfois importante. Le gradient de précipitation annuelle est très fort entre la ligne Sauve-St Ambroix en passant par Alès (1000 mm environ) et le sommet du mont Aigoual ou les contreforts du mont Lozère (plus de 2000 mm) soit plus de 1000 mm en une trentaine de kilomètres. 
Les Cévennes sont le théâtre des épisodes cévenols (ou effet cévenol) : ce sont des pluies diluviennes accompagnées d’orages très localisés parfois stationnaires sur quelques heures, voire quelques jours. Elles sont principalement dues à la rencontre entre l’air froid venant de l’océan Atlantique touchant par l’ouest les sommets des Cévennes et l’air chaud et humide du sud remontant de la mer Méditerranée. En hiver, les chutes de neige peuvent y être très importantes, plus d’un mètre sur 24 heures. En raison de leur soudaineté, de leur violence et de la géographie locale, ces épisodes conduisent souvent à des inondations parfois dramatiques (1890, 1907, 1958, 2002…)
Les Cévennes sont le cadre du Parc national des Cévennes, créé en 1969, au sein duquel près de 15000 ha ont été classés en zone interdite à la chasse. En raison d’une mauvaise gestion ayant abouti à un déséquilibre faune-flore dramatique, le PNC se voit obligé de modifier sa politique de zones interdites à la chasse. Le grand gibier pullule en effet dans ces zones et y cause des dégâts considérables. Plus de 80 % de sa surface est situé en Lozère. 
Il est fait mention d’une déesse Cébenna qui repose sur le mont du Caroux, au-dessus d’Olargues dans l’Hérault, laquelle est allongée sur le dos. Les Cévennes conservent la mémoire de Robert Louis Stevenson, précurseur du tourisme moderne, qui parcourut la région à pied, accompagné d’un âne, au cours de l’année 1878 et en fit un récit remarquable dans son ouvrage Voyage avec un âne dans les Cévennes. Les Cévennes furent le théâtre de la guerre des camisards, opposant les partisans de la Réforme (protestants) aux troupes (catholiques) du roi (les dragons) entre 1702 et 1704-1705 (mais dans les faits, la répression dura jusqu’à la Révolution française). Dès les XVI.me et XVII.me siècles, les diocèses de Mende, Nîmes, d’Alais (Alès) et d’Uzès furent agités par les guerres religieuses. Bien que sans cesse persécutés (dès 1660 avec les dragonnades), les protestants y étaient nombreux quand la révocation de l’Édit de Nantes (18 octobre 1685) vint les frapper d’une proscription générale. On leur envoya alors des missionnaires et des soldats, qui en convertirent quelques-uns seulement. En effet, le plus grand nombre préféra se cacher dans le maquis cévenol (« le désert »), s’expatrier ou souffrir pour ses croyances. 
Ce n’étaient que temples renversés, pasteurs mis à mort, hommes envoyés aux galères, vieillards, femmes et enfants jetés en prison, comme à la Tour de Constance à Aigues-Mortes où la protestante Marie Durand passa 38 ans de sa vie et avait gravé sur le puits central de la cellule commune le mot « résistez » (register)). Les protestants répliquèrent par de nombreuses rétorsions en pays catholique (nombreuses églises brûlées, assassinat de représentants de l’intolérance religieuse : ainsi l’assassinat de l’abbé du Chayla au Pont-de-Montvert en 1702). Beaucoup se réfugièrent dans les Cévennes ; mais, là encore, l’inquisition les poursuivit, et des milliers y périrent sur le bûcher ou sur la roue. 
Le premier foyer d’insurrection vit le jour en Lozère, dans le massif du Bougès où un groupe d’une cinquantaine de personnes, animé par le « prophète » Abraham Mazel, se rendit au Pont-de-Montvert pour délivrer les huguenots faits prisonniers et torturés par l’abbé du Chayla, affrontement au cours duquel ce dernier trouva la mort. Ainsi commença la guerre des Camisards (1702). Désespérés par la répression qui s’ensuivit, quelques montagnards et paysans cévenols (environ 2000) s’armèrent, les uns de faux, les autres de fourches, d’autres d’épées ou de fusils et, des montagnes du Gard, la révolte se propagea dans le pays d’Alais (aujourd’hui Alès) et aux environs de Nîmes, principalement en Vaunage pour ce qui est du « bas pays ». 
Comme tous les hommes de parti, les Camisards ont été mal jugés : les uns en ont fait des brigands, d’autres des héros, ceux-ci des prophètes, ceux-là des sacrilèges et des impies. C’étaient de pauvres paysans honnêtes qui, las d’être rançonnés et vexés par les gens de guerre, se battaient simplement pour la défense de leurs biens, de leurs valeurs, de leurs libertés et de leurs vies. Ils en voulaient surtout aux gens d’Église et au pouvoir royal, dont l’intolérance et le fanatisme sollicitaient sans cesse contre eux de nouvelles persécutions. Les catholiques mirent tout à feu et à sang dans ce pays, n’épargnant ni l’âge ni le sexe. On cite des villages où plusieurs femmes enceintes furent égorgées et dont les enfants, arrachés de leur sein, furent portés en procession à la pointe d’un pieu. On sait que cette guerre d’extermination dura trois ans. Mais la répression dura jusqu’à 1744, voire 1787, date de l’Édit de Versailles peu avant la Révolution. Les camisards marchaient jour et nuit, et par bandes ; ils appelaient frères leurs chefs. Jean Cavalier, qui commandait les bandes de la plaine ou du pays d’Alais, était un garçon apprenti-boulanger à peine âgé de vingt ans. Ardent et courageux, il passait pour un prophète et avait sur ses compagnons un pouvoir absolu. Il eut à combattre le maréchal de Montrevel, ce qu’il fit avec succès ; mais il se rendit au maréchal de Villars. On dit que le grand roi s’étant fait présenter le jeune héros, à la vue de son air chétif et de sa petite taille, il haussa les épaules et lui tourna le dos. Les Cévennes sont inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco depuis le 28 juin 2011 dans un ensemble plus grand, les Causses et les Cévennes. C’est une terre historique du protestantisme. 
La châtaigne a longtemps été un élément vital pour les Cévenols. L’économie cévenole repose actuellement en grande partie sur le tourisme vert et une agriculture de petites exploitations (élevage). Le paysage reste marqué par son exploitation passée en terrasses pour la culture des vignes, des oliviers, de la châtaigne et du mûrier. Les Cévennes furent en effet un haut lieu de la production de la soie, et des bas. De nombreuses magnaneries et filatures subsistent dans le paysage. Dans certaines vallées, la culture de variétés anciennes telles que l’oignon doux des Cévennes (AOC), communément appelé « raïolette », et la pomme reinette du Vigan redynamisent le tissu économique. La pratique du ski reste marginale et limitée, en raison du faible enneigement hivernal. Il existe cependant deux petites stations de sport d’hiver équipées de canons à neige qui permettent de suppléer à cet enneigement irrégulier: Prat Peyrot sur le versant sud de l’Aigoual et le Bleymard sur le versant nord du mont Lozère. 
La corniche des Cévennes : la D 907, ancienne route royale puis nationale, entre Saint-Jean-du-Gard et Florac, fut aménagée au début du XVIII.me siècle pour faciliter les déplacements des troupes de Louis XIV luttant contre les camisards. Au départ de Florac, elle emprunte la vallée du Tarnon, via Saint-Laurent-de-Trèves (des empreintes de pieds d’une variété de dinosaures, les grallators y ont été découvertes) passe au pied des falaises calcaires du Causse Méjean, passant par Can de l’Hospitalet en plein pays camisard, puis suit le rebord du plateau dominant la vallée française drainée par le Gardon de Sainte-Croix, offrant de beaux panoramas, en particulier au sommet du col des Faïsses, et jusqu’à Barre-des-Cévennes, sur le mont Lozère, le massif de l’Aigoual et la vallée Française. Plus vers le sud, à partir du hameau du Pompidou, la route suit des affleurements de schistes, traversant des châtaigneraies, avant de descendre sur Saint-Jean-du-Gard. 
La vallée Française : vallée du Gardon de Sainte-Croix, elle doit son nom au fait qu’elle constituait une enclave franque en pays wisigoth. Elle demeure une vallée où domine le protestantisme. Elle fut décrite par Robert Louis Stevenson, qui la parcourut en 1878 en compagnie de Modestine, dans son livre Voyages avec un âne à travers les Cévennes. Son itinéraire a été repris par un sentier de grande randonnée, le GR 70.
 Florac se situe sur le Tarnon au cœur du Parc national des Cévennes (la ville et la vallée du Tarnon en sont exclues mais sont dans la zone d’adhésion), à l’entrée des gorges du Tarn, au pied du causse Méjean et des Cévennes. La commune compte 1942 habitants, elle s’étend sur 29 kilomètres carrés et s’étale entre 522 et 1141 mètres d’altitude. Elle se trouve au carrefour de trois sites géologiques remarquables: le schiste des Cévennes, le granit du mont Lozère et le calcaire des causses. Elle se situe également au confluent de quatre cours d’eau : la source du Pêcher peuplée de grosses truites, le Tarnon, la Mimente et le Tarn. Voilà pourquoi Florac se dit être au «carrefour de la pierre et de l’eau». La rive droite du Tarnon est couverte par la forêt domaniale de Remponenche au Nord et la forêt de Bougès au Sud – Sud-est. 
Ses habitants sont appelés les Floracois. Depuis la suppression de l’arrondissement de Marvejols en 1926, elle est l’unique sous-préfecture de la Lozère et la troisième plus petite sous-préfecture de France après Castellane dans les Alpes-de-Haute-Provence et Largentière en Ardèche. La petite cité de 2000 habitants voit cependant sa population tripler en période estivale. Le bâti s’est développé: sur la rive gauche du Tarnon jusqu’à sa confluence avec le Tarn, au pied du causse Méjean dont les contreforts au sud-ouest de la ville sont remarquables, longé par la RN 106; sur la rive droite du Tarn aux abords de sa confluence avec le Tarnon. La commune de Florac a plusieurs hameaux: Saint-Julien-du-Gourg au nord, Montelis au nord-ouest desservi par l’impasse du Ferradou, Valbelle à l’ouest sur le plateau et traversé par la D 16, Belrepaire et Croupillac au sud. 
Florac est traversée par la RN 106 qui la relie à la RN 88 et à Mende la préfecture au nord, et à Alès, Nîmes (Gard) au sud-est. Située au creux de la vallée du Tarnon qui se prolonge par celle du Tarn à la sortie nord par la RN 106, la ville est le carrefour des routes départementales: D 998 qui la relie à Bédouès au nord-est; D 16 qui la relie aux remarquables gorges du Tarn à l’ouest et qui traverse tout le plateau du Causse Méjean; D 907 qui la relie à Vebron au sud. Florac est desservie par une ligne régulière d’autocars Ispagnac/Florac/Alès à raison d’un aller-retour par jour du lundi au samedi du 15 avril au 30 septembre, de deux le vendredi dans le sens Florac – Alès et d’un le dimanche dans le sens Alès – Florac. Du 1eroctobre2009 au 14avril2010, un service de transport entre Florac et Alès a été mis en place pour maintenir la liaison entre les deux villes en dehors de la période estivale. En période scolaire existent aussi les liaisons: Florac – Mende avec deux allers-retours hebdomadaires depuis Mende; Florac – Saint-Étienne-Vallée-Française avec un aller-retour hebdomadaire depuis Saint-Étienne-Vallée-Française. La ville n’est plus desservie par voie ferrée depuis 1968. La gare était le terminus de la Ligne de Florac à Sainte-Cécile-d’Andorge. 
En 1130, les moines de la Chaise Dieu près de Brioude créent le Prieuré, l’un des plus vieux quartiers de Florac. La cité se développe d’abord autour de l’axe de la draille qui traverse le Vibron au pont de la Draille, au pied du quartier du Fourniol. C’est autour du quartier du Fourniol sur la petite hauteur qui domine le Vibron et au pied de l’église, que s’installe le village médiéval. Au début du XIII.me siècle existait un château féodal construit sur un mamelon de tuf qui fut détruit pendant les guerres de religion. La cité n’était alors protégée que par des fossés remplis d’eau. Les premiers remparts datent de la fin du XIV.me siècle. 
En 1560, la première communauté de l’Église Protestante est fondée mais Florac n’en sera pas moins tourmenté par les guerres de religion. Ces guerres débutent et dureront pratiquement pendant deux siècles, entrecoupées de quelques périodes de paix, lors notamment de la signature de l’Édit de Nantes en 1598 par le roi Henri IV. Au lendemain du massacre de la Saint-Barthélemy, la ville est prise et mise en état de défense par les protestants[7]. En 1622, la restauration des remparts de Florac est entreprise. Le marquis de Portes assiègera quelques années plus tard Florac sans succès. Les remparts seront ensuite renforcés. En 1652, le château de Florac est reconstruit à l’emplacement de l’ancienne forteresse détruite. 
L’épisode le plus marquant de cette période trouble reste néanmoins la guerre des Camisards de 1702 à 1705, où la ville de Florac devra loger les dragons du roi Louis XIV venus réprimer la rébellion cévenole. La liberté de conscience des protestants ne sera acquise qu’en 1787 avec l’Édit de tolérance stipulant qu’il n’est plus nécessaire d’être catholique pour être déclaré français. 
Le château servira de grenier à sel lors de la Révolution. En 1810, il sera vendu à l’État qui le transformera et l’utilisera comme prison. 
Au XIX.me siècle, la cité est un centre administratif qui vit de l’élevage, de la fabrique des tissus en laine (les cadis), du commerce de la soie, des bestiaux et des fruits. 
Pendant les vacances d’hiver 1943 et 1944, avec l’aide bienveillante du préfet de Lozère, Florac a accueilli un camp de scouts juifs, avec leur rabbin. 
La population de Florac à la fin du XVIIesiècle comptait: 15% d’artisans du textile (fileuses, cardeurs, tireurs de laine…)10% d’ouvriers du cuir, 15% de muletiers, voituriers, hôtes et cabaretiers vivant du passage de ces transports, 5% d’ouvriers du bois, 35% de travailleurs et journaliers, 20% de domestiques. 
Des temps anciens à notre siècle, la région reste très agricole, mais Florac développe également le commerce et la sériciculture (cocons et vers à soie). Après la prospérité économique du XIX.me siècle, l’exode rural s’étalant sur tout le XX.me siècle a gravement affecté Florac et en 1947 la commune ne comptait plus que 1452habitants avant que la ville retrouve une nouvelle activité avec notamment l’essor du tourisme vert dans les années 1970, qui va stabiliser la population autour de 2000 habitants. Florac comptait 1000habitants en 1679, 1700habitants en 1734, 2263habitants en 1852. 
L’hôtel dit Maison de la Congrégation de la Présentation de Bourg-Saint-Andéol daté de 1583 a été construit aux XVI.me et XVII.me siècle. C’est un ancien couvent capucin qui a été classé Monument historique par arrêté du 21 janvier 1999, pour son escalier intérieur et son décor extérieur (façade de style Renaissance). Propriété d’une association, il est aujourd’hui utilisé comme école privée. 
En occitan pesquié (= vivier), est une résurgence qui sort d’un gros éboulis par plusieurs venues d’eau, les «griffons», dont aucune n’a pu être pénétrée jusqu’à présent. La source jaillit au contact des couches imperméables du sol (marnes, schiste…) à la base des calcaires. En effet, la roche calcaire possède de nombreuses cavités, petites ou grandes, qui s’imprègnent d’eau jusqu’à en stocker des quantités considérables. Obstinée, cette source traverse l’épaisseur du causse (500m) et même une couche de marnes imperméables! C’est le jeu des failles (fractures de l’écorce terrestre avec déplacement des deux blocs mobilisés) qui, mettant en communication deux zones perméables, rend possible l’alimentation de la source du Pêcher. Beaucoup d’eau, en quantité irrégulière: débit d’étiage basses eaux entre 80litres /s et 200 litres/s, débit moyen entre 1250litres /s et 7000 litres/s pour une température moyenne constante de 10-10°2. 
La plus grande partie des eaux drainées par la surface du causse Méjean s’écoule vers l’ouest (du côté du Tarn: Montbrun, Sainte-Enimie, Saint-Chély, La Malène, Les Vignes…). Seule une petite partie du causse est est drainée vers le Tarnon. 
Entre la source du Pêcher et la surface du Causse se glisse une couche de marnes imperméables dont l’épaisseur varie de 50 à 200mètres et qui devrait être étanche, mais l’eau parvient à passer l’obstacle. 
Compte tenu de la disposition des couches géologiques ici, et avec la présence de marnes imperméables qui constituent un replat (la Planilière) à mi-versant, l’eau devrait s’écouler en direction du Tarn et il ne devrait pas y avoir de source à Florac.
Maintenant que nous sommes bien informés, nous allons découvrir à pied, la ville de Florac. Elle est dominée par le causse Méjean, qui forme une faille de 500 mètres à l’ouest de Florac, ce qui signifie qu’en hiver à 15 heures 30, la ville est plongée dans le noir. Nous déambulons dans les rues de Florac, nous passons sur un pont, sous lequel coule le Vibron, dans lequel ce sont épanouis des castors. Nous sommes dans une rue très étroite, la rue du Vivier, le soleil a bien du mal à éclairer cette petite rue. Nous passons devant une ancienne étable, elle a été transformée en atelier d’art. Nous abordons la rue des Bains, elle est toujours aussi étroite, Florac étant pourvue d’eau à volonté, les paysans qui descendaient à la foire une fois par mois, ils en profitaient pour faire toilette, avant d’aller fréquenter les auberges, dans lesquelles ils faisaient des rencontres galantes. Au-dessus d’une porte, un linteau en pierre est sculpté, il porte l’inscription de l’année à laquelle il a été confectionné, 1712. Il a pour originalité, en son centre est représenté un cœur avec sa pointe en haut. Il signifie que le propriétaire de la maison, a été contraint et forcé de se convertir au catholicisme sur ordre du roi Louis XIV. Nous passons devant le palais de justice qui était encore en fonction il y a une dizaine d’années, Florac en tant que sous-préfecture a bien sûr son hôtel préfectoral, mais Florac possède également une vaste gendarmerie. Nous passons devant le château de Florac, il est occupé aujourd’hui par la direction du parc national des Cévennes. Devant le château se situait le marché aux bovins, on y aperçoit la bascule municipale qui servait a pesé les bovins et toutes les lourdes charges. Le château appartenait au baron d’Anduze, qui faisait partie des 8 baronnies du Gévaudan, celle de Florac était sous l’autorité du baron d’Anduze. Ce château remonte pour son implantation au XII.me siècle, il a été un grenier à sel, une prison et un hôpital, c’est pour cela que ses fenêtres sont sécurisées par des barreaux. Sur la place du foirail, il y a une cage, dans laquelle on plaçait les animaux qui devait être ferrés, et où ils étaient immobilisés. Lors des foires, les bergers sans travail déambulaient sur la place, avec un fouet autour du cou, ils étaient alors remarqués par les patrons, qui pouvaient ainsi faire leur marché humains. Nous arrivons sur la place de la mairie, laquelle est installée dans l’ancienne halle aux grains. Une fontaine est placée au centre de la place, autour de laquelle sont installée des terrasses de cafés et de restaurants. Nous prenons congé d’Anne et de Marie-Laure, nous rejoignons le restaurant qui se trouve à proximité de la place de la mairie où nous allons déjeuner.
Après un bon repas, nous déambulons dans le cœur de Florac, nous rejoignons notre bus qui stationne près de l’ancienne gare SNCF. Nous prenons la direction de Pont-de-Montvert où nous allons visiter le musée du Mont-Lozère, il est adapté pour les déficients visuels, dont voici une présentation :
Accessibilité du musée du Pont-de-Monvert. Le projet d’adaptation du musée aux personnes déficientes visuelles a été mené par le Parc national des Cévennes en partenariat avec l’association Braille et culture. 
Un cheminement spécial a été conçu dans le musée avec un guidage et des commentaires à écouter au moyen des audio-guides déjà en fonction dans le musée. 
Tout au long du parcours, cinq zones tactiles sont destinées au public des mal et non-voyants, et également, dans un sens non discriminatoire et pédagogique, à tous les autres visiteurs. 
Un discours adapté à ce public a été imaginé et enregistré. Des dessins en relief et des textes en braille ont été élaborés.
Un dépliant adapté aux déficients visuels a été adressé aux centres et organismes concernés. Les personnels du musée ont bénéficié d’une journée de formation. 
Les cinq zones tactiles : 
zone 1 : sur un pupitre bien éclairé, le carnet intitulé « Les tourbières » propose 3 dessins en relief légendés en braille, et les mêmes en caractères agrandis (une carte du mont Lozère montrant la répartition des tourbières, un diagramme pollinique, et les plantes et végétaux des tourbières). 
zone 2 : sur un pupitre bien éclairé, le carnet intitulé « La géologie » propose 2 dessins en relief légendés en braille, et les mêmes en caractères agrandis (la diversité des roches, la faille de Villefort), ainsi que des échantillons de roche granitique, calcaire et schisteuse. A cela s’ajoute une empreinte de dinosaure. 
zone 3 : de nombreux objets décrits dans le commentaire des audio-guides sont reliés par des petits câbles à leur support. Ces objets font référence à des périodes ou à des activités : une hache et une pointe de flèche préhistoriques, une poterie gallo romaine, une croix de Malte (grandeur nature, gravée sur une colonne de granite), une croix huguenote en bois, de la laine lavée, de la laine peignée, un peigne à laine, un écheveau de laine, un fuseau, du tissu de cadis, un pompon de transhumance, un collier et une cloche de mouton, un fer à bœuf, un taille pré, un fléau, un paillasson (panier), une gerbe de seigle. La maquette du cœur du village de la Fage, avec une ferme et ses dépendances, permet d’aborder l’aspect architectural tandis que la sociabilité se ressent par la présence des éléments communautaires (four, fontaine couverte, clocher de tourmente, croix, ferradou…). Structures, textures et agencement sont tout à fait perceptibles au travers de cette maquette réalisée par des professionnels. 
zone 4 : sur un pupitre bien éclairé, le carnet intitulé « La maison » propose 3 dessins en relief légendés en braille et les mêmes en caractères agrandis (la répartition des fonctions dans la pièce unique, la cheminée avec feu et four, le lit clos et l’évier). 
zone 5 : sur un pupitre bien éclairé ,le carnet intitulé « Les paysages » propose 4 dessins en relief légendés en braille et les mêmes en caractères agrandis qui montrent l’évolution des paysages en fonction de l’importance de l’agriculture au fil des années.
Une fois la visite du musée terminée, nous reprenons le bus, pour rejoindre Pont-de-Monvert que nous allons fouler, en voici la présentation :
Le Pont-de-Montvert est une commune française, située dans le département de la Lozère et la région Languedoc-Roussillon. La commune compte 276 habitants, elle s’étend sur 90 kilomètres carrés, elle s’étend entre 666 et 1699 mètres d’altitude. Ses habitants sont appelés les Pontois ou Montvertipontains. 
Située dans le sud du département de la Lozère sur le versant méridional du mont Lozère, Le Pont-de-Montvert est traversée par le Tarn, qui prend sa source sur les hauteurs de la commune, non loin du hameau de l’Hôpital. Au sud du village commence le massif du Bougès. 
La ville de Pont-de-Montvert fut, le 24juillet1702, le point de départ de la guerre des camisards, marqué par l’assassinat de l’abbé du Chayla[2]. L’un des ses assassins, Esprit Séguier, fut condamné à avoir le poing droit coupé avant d’être brûlé vif sur les bords du Tarn au Pont-de-Montvert. Au XVII.me siècle, le village du Pont-de-Montvert dépendait administrativement de paroisses de Frutgères et de Fraissinet-de-Lozère. Une étude sociale et politique du Pont-de-Montvert aux XVIII.me et XIX.me siècles a été réalisée à partir des fonds notariaux. 
Au sud de la commune, le château de Grizac datant du XIII.me siècle (actuellement propriété privée) et classé monument historique.
Nous parcourons quelque peu le village, depuis la petite place de l’église, on franchit un pont sous lequel coule le Rieumallet, puis un second qui franchit le Tarn, il date de 1850, il arbore une petite tour clocher. Nous flânons dans la rue principale, nous répondons à l’invitation d’une terrasse pour se désaltérer. Nous reprenons notre bus, pour continuer notre circuit, nous devons nous rendre à Villefort. Nous traversons une partie du parc national des Cévennes, il a été créé en 1970, en voici la présentation :
Le Parc national des Cévennes est un parc national français créé le 2 septembre 1970, couvrant la région naturelle des Cévennes et situé principalement dans les départements de la Lozère, du Gard et de l’Ardèche. Il s’étend donc sur deux régions : le Languedoc-Roussillon et Rhône-Alpes. Son siège se trouve à Florac dans son château. Le Parc national des Cévennes présente plusieurs particularités qui le distinguent des autres parcs nationaux français : c’est le seul parc national français situé en moyenne montagne, et c’est le seul parc national métropolitain dont le cœur est habité et exploité par des résidents permanents. 
Seul parc national français de moyenne montagne, l’espace du Parc national des Cévennes se découpe en deux zones principales : le cœur et l’aire optimale d’adhésion. Le Parc national constitue un espace de 370000 ha et regroupe 152 communes. Il abrite de ce fait une population permanente significative : 76000 habitants vivent sur ce territoire dont quelque 600 dans le cœur. Les habitants sont essentiellement des exploitants agricoles. Le Parc national s’étend à l’ouest sur les Grands Causses, vastes plateaux calcaires,à l’est sur les vallées cévenoles schisteuses, au nord sur le mont Lozère granitique. Les étages de végétation s’étalent de l’étage méso-méditerranéen sur toutes les gorges sud-ouest, jusqu’à l’étage subalpin au mont Lozère. 
Le Parc national est situé sur des hautes terres (plus de 1000 m) en altitude moyenne, véritables balcons de la Méditerranée. Il couvre le mont Lozère, la montagne du Bougès, le mont Aigoual et va jusqu’aux bords des Grands Causses et des vallées cévenoles. L’altitude du Parc varie de 378 m (Vallée Française) à 1699 m au pic de Finiels (mont Lozère). 
Les massifs cévenols sont constitués de roches variées : les roches du Paléozoïque constituant le socle ancien : des schistes, sur lesquels poussent entre autres les châtaigniers, azoïques, les terrains carbonifères isolés en bassins de faible extension (grès, psammites, quartzites) renfermant des charbons longtemps exploités, les granites, plus résistants à l’érosion, constituent les sommets les plus élevés: mont Aigoual et mont Lozère datés d’environ 300 millions d’années. 
les roches du Mésozoïque qui recouvrent les contreforts des massifs schisteux et granitiques : les roches calcaires, dolomies et grès… 
Le tout est limité au sud-est par la fameuse faille des Cévennes, qui n’est plus active aujourd’hui. Elle a beaucoup fonctionné par le passé, notamment en décrochement sénestre pour accommoder la déformation pyrénéenne mais aussi en faille normale pour ouvrir le fossé d’Alès (Paléogène). 
Le climat des Cévennes est méditerranéen et progressivement montagnard en fonction de l’altitude. Il se caractérise par de fortes précipitations aux équinoxes et une sécheresse estivale importante. Le gradient des précipitations annuelles est très fort depuis Alès (1100 mm environ) jusqu’au mont Lozère (plus de 2000 mm) soit près de 1000 mm en une trentaine de kilomètres. Les Cévennes sont le théâtre des épisodes cévenols : ce sont des pluies diluviennes accompagnées d’orages très localisés et concentrées sur quelques heures, voire quelques jours. Elles sont principalement dues à la rencontre entre l’air froid venant de l’Atlantique qui est remonté sur les sommets des Cévennes et l’air chaud remontant de la Méditerranée. En raison de leur soudaineté, de leur violence et de la géographie locale, ces épisodes conduisent souvent à des inondations parfois dramatiques (1890, 1907, 1958, 2002…).
Le Parc national est à cheval entre deux grands bassins versants (ou « bassins hydrographiques ») : le bassin de la Garonne côté atlantique et le bassin du Rhône côté méditerranéen. La ligne de partage des eaux forme un axe approximatif d’orientation sud-ouest / nord-est. Les principaux cours d’eau sont la Cèze, le Gardon,l’Hérault et le Chassezac pour le bassin méditerranéen et le Lot, le Tarn, la Jonte et la Dourbie. Le réseau hydrographique qui parcourt le parc est caractérisé par sa longueur, la densité des affluents et l’hétérogénéité de leur répartition. Là où les causses karstiques à l’ouest présentent un réseau superficiel rare et sinueux, les massifs métamorphiques et granitiques au centre et dans les Cévennes méditerranéennes accueillent un réseau dense. La longueur totale des cours d’eau de la zone centrale est estimée à 300 km, contre environ 1000 km, soit une densité de0 3 km de réseau par km2 en moyenne. 
Liste des cours d’eau, du nord au sud : Versant méditerranéen : Borne, Chassezac, Clarou, Altier, Paillère, Cèze, Ganière, Homol, Luech, Gardon d’Alès, Galeizon, Gardon de Saint-Germain-de-Calberte, Gardon de Saint-Martin-de-Lansuscle, Gardon de Sainte-Croix, Gardon de Mialet, Gardon de Saint-André-de-Valborgne, Borgne, Gardon de Saint-Jean-du-Gard, Hérault, Salindrenque, Vidourle, Rieutord, Arboux, Souls, Bavezon, Vis. 
Versant atlantique : Lot, Nize, Bramont, Tarn, Rûnes, Mimente, Malzac, Sistre, Briançon, Tarnon, Fraissinet, Jonte, Brèze, Béthuzon, Bonheur, Trèvezel, Dourbie. 
Seul parc national de France dont le coeur accueille des résidents permanents, le Parc national des Cévennes comptait en 1999 une population de 40875 habitants permanents, dont 591 en zone centrale. La densité de population sur l’ensemble du parc était à l’époque de 12,7 hab/km2 dont 0,65 hab/km2 dans sa zone centrale. Ces dernières années, le parc a connu un regain démographique, selon un rythme de croissance moyen de 0,7 % par an, pour atteindre près de 74000 habitants en 2006. 
Une autre différence entre le parc des Cévennes et les autres parcs nationaux, la pratique de la chasse y est maintenue (réglementation différente) y compris dans la partie centrale de ce parc afin d’assurer la préservation de l’équilibre agro-sylvo-cynégétique. Pour cette raison, le parc national des Cévennes est classé en catégorie V des aires protégées de l’UICN, tandis que les autres parcs nationaux de France appartiennent à la catégorie II. En 2010, la loi Grenelle II (Article 143) a complété l’article 31 de la loi de 2006 sur les parcs en précisant que les personnes ayant autorisation de chasser dans le parc « doivent en outre adhérer à l’association cynégétique prévue par le décret de création, à l’exception des personnes autorisées à chasser sur un territoire de chasse aménagé prévu par le même décret ; le statut et le règlement intérieur de l’association cynégétique sont approuvés par l’établissement public du parc national des Cévennes ». 
Les administrateurs du Parc se sont toujours préoccupé du maintien de la population agricole active qui leur apparaît être la seule garante de la conservation et de l’entretien de ses paysages et de sa biodiversité exceptionnelle (50 % du patrimoine faune/flore français), liée au parfait équilibre entre milieux forestiers et milieux ouverts entretenus par l’agriculture. 
La politique menée par le Parc, c’est d’abord de maintenir la vie agricole en aidant à l’amélioration de la rentabilité et à la modernisation des activités agricoles traditionnelles ; c’est aussi aider les agriculteurs à se procurer des revenus complémentaires annexes, en participant notamment aux préoccupations de préservation du Parc ; c’est enfin, améliorer leurs conditions de travail, leurs conditions de vie en réduisant leur isolement physique et moral. Les opérations sont de 4 types : 1 les plans d’environnement Il s’agit au moyen de subventions individuelles de permettre aux agriculteurs d’améliorer leurs exploitations en limitant leurs investissements propres. Les opérations réalisées sont très diverses et leur originalité est liée à leur grande souplesse. On peut les comparer à de mini-plans de développement faits sur mesure. 2 les gîtes ruraux : « l’opération hameaux » Cette opération consiste à restaurer des bâtiments anciens et à les aménager afin de les utiliser comme gîtes ruraux loués aux visiteurs du Parc pour des vacances familiales. 3 revenus complémentaires : les contrats de service Il s’agit de contrats de travail à durée déterminée qui permettent de faire participer, contre rémunération, les agriculteurs aux actions du Parc. 4 vie culturelle et sociale Conscient que l’isolement psychologique, social et culturel est aussi pénible que l’isolement physique, le Parc a cherché depuis sa création dynamiser la vie culturelle dans les hameaux et les petites communes rurales, notamment en y favorisant la vie associative. Ces opérations ont relativement peu d’impact direct sur l’environnement mais elles favorisent de façon notable la qualité de la vie et indirectement le maintien sur place des agriculteurs. 
Le bilan et l’avenir Après vingt ans d’actions, entre 1970 et 1990, le bilan a montré que la politique agricole du Parc a été déterminante pour l’installation, le maintien et la diversification de nombreuses exploitations et qu’elle a donc globalement contribué à freiner la déprise agricole en zone cœur. La diminution du nombre d’exploitations dans le Parc (23 %) est largement inférieure à celle enregistrée sur l’ensemble du département (- 40,5 %) pendant la même période. L’impact positif de la politique agricole du Parc depuis sa création est très sensible. 
Pour s’adapter au marché actuel qui s’oriente vers une demande de produits plus biologiques, le Parc national s’est orienté depuis les années 1990 vers une nouvelle voie : « les Authentiques du Parc » en mettant à disposition des agriculteurs sa notoriété pour mieux valoriser les produits agro-alimentaires locaux . Cette opération devrait permettre de consolider les exploitations et de renforcer l’image de Parc national habité illustrant la réconciliation de l’homme et de la nature. Il ne s’agit pas simplement d’attribuer un label de qualité, mais d’aider le producteur à maintenir une agriculture respectueuse de l’environnement et favorable à la conservation des paysages et de la biodiversité tout en proposant au consommateur des produits qu’il réclame de plus en plus. 
Les agneaux de parcours et les bœufs de Pâques notamment, bénéficient aujourd’hui de ce label « Authentiques du Parc ».
C’est certainement dans ce domaine le tourisme où aujourd’hui, les résultats du Parc sont les plus spectaculaires. Entre 1980 et 1995, il a connu un doublement de sa fréquentation touristique tous les 6 ans. Depuis l’an 2000, on peut évaluer cette dernière à près d’un million de personnes par an. 25 % d’entre elles viennent en Cévennes spécialement pour visiter le Parc national, avec une durée moyenne de séjour de 8 jours. Les flux économiques produits par la clientèle spécifiquement « Parc », induisent aujourd’hui près de 1500 emplois permanents, essentiellement dans les services (30 % des emplois du secteur tertiaire de la zone d’adhésion du Parc), mais aussi dans l’agro-tourisme. 
Les vautours sont en totale liberté dans le Parc national des Cévennes. Pour se reproduire, ils nidifient volontiers dans l’aval des gorges de la Jonte. C’est ici, près du Rozier, que le Parc national des Cévennes a participé à la réalisation d’un équipement « Maison des vautours » qui permet de les observer en direct et qui raconte l’histoire de cette réintroduction réussie, menée depuis 1980 par le Parc, avec le concours de la Ligue pour la Protection des Oiseaux. Depuis un belvédère situé dans un site grandiose, il est possible de contempler leurs évolutions, puis en visitant l’exposition associée, de mieux comprendre la biologie des trois espèces de vautours présentes dans les gorges : le vautour fauve, le vautour moine, et le vautour percnoptère. 
Le Parc national des Cévennes est le plus boisé des parcs nationaux métropolitains avec un taux de boisement supérieur à 55 %, ce qui représente un domaine forestier de plus de 50000 ha dont 20000 de forêts privées et 30000 de forêts publiques (domaniales, sectionnales et communales). Sur ce territoire, se superposent les objectifs assignés aux parcs nationaux, qui doivent préserver leur territoire contre tout effet de dégradation naturelle et le soustraire à toute intervention artificielle susceptible d’en altérer l’aspect, la composition et l’évolution, et ceux de la gestion forestière qui visent à satisfaire les besoins en bois de la nation, à assurer les grands équilibres biologiques et à faciliter l’accueil du public. Un souci de rapprochement et de concertation avec les forestiers Dans ce contexte réglementaire laissant la place à des interprétations souvent divergentes, le Parc national des Cévennes a souhaité se rapprocher des forestiers privés et publics, après 25 ans de cohabitation parfois difficile, pour tenter d’établir par la concertation, les bases d’une politique forestière multifonctionnelle compatible avec les enjeux économiques et exemplaire pour l’environnement. La démarche engagée devrait aboutir à mettre en place : un cadre de concertation, de communication et de formation permettant de favoriser le dialogue entre les forestiers et les gestionnaires du Parc avec, si possible, un rapprochement des points de vue ; un cadre financier ébauchant des mesures sylvo-environnementales en mobilisant des fonds du Parc national pour des opérations mal soutenues au niveau national (régénération naturelle par exemple) ou présentant un caractère expérimental ; un cadre technique, par l’élaboration d’orientations de gestion forestière explicitant les grands principes de la sylviculture souhaitée pour la zone centrale du Parc national avec des recommandations de conduite des travaux d’entretien et de renouvellement des peuplements. Le croisement des objectifs des partenaires forestiers du Parc national avec ceux de l’Établissement public a permis de définir les grands principes adaptés à un espace protégé, habité et productif qui intègre dans sa politique générale une stratégie de protection de la nature, de conservation d’un patrimoine culturel et la revitalisation de l’économie locale par la production de biens et de services. 
la prise en compte des risques d’érosion et le traitement des berges des ruisseaux avec renaturation progressive par des feuillus autochtones (bétulacées, salicacées) lorsque des boisements résineux artificiels ont été installés trop près du lit. la protection phytosanitaire de la forêt en privilégiant l’augmentation de la résistance naturelle des peuplements mais sans exclure le recours à des produits agropharmaceutiques dans des cas limités (hylobe en particulier), sur des surfaces restreintes et sous le contrôle du département « Santé des forêts » et du comité scientifique du Parc national. la prévention des risques d’incendies en favorisant les coupures vertes, le sylvopastoralisme, les traitements sylvicoles augmentant la pyro-résistance des peuplements et les équipements (pistes et points d’eau) inscrits dans les schémas départementaux concertés avec le Parc national. l’exploitation des peuplements, en recherchant la diversification des méthodes de débardage (par exemple débardage par câble) qui permettra de trouver le meilleur compromis possible entre l’économie, le respect des intérêts écologiques et la qualité des paysages. 
Le pays des Cévennes possède une identité culturelle forte, fut le berceau de l’insurrection des Camisards lors de la révocation de l’édit de Nantes, et le théâtre de la persécution qui suivit contre le protestantisme. De nombreux témoignages de la guerre des Camisards en Cévennes jalonnent les villes et villages du Parc national. Un projet d’exposition permanente consacrée à la mémoire des Camisards est en cours d’élaboration au lieu-dit Le Rouve sur la commune de Saint-André-de-Lancize. Le temple du Rouve Bas (Saint-André-de-Lancize, Lozère, France): aujourd’hui désaffecté, il est au centre d’un projet de création d’un lieu de mémoire de l’insurrection des Camisards dans le massif du Bougès (Cévennes) 
Les patrimoines naturel et culturel des Cévennes sont connus au moins depuis le XIX.me siècle, grâce à des auteurs comme l’anglais Robert Louis Stevenson qui participent à la notoriété de la région, grâce à la publication de son ouvrage « Voyage avec un âne dans les Cévennes » en 1879, récit de son voyage de 12 jours et 195 km à travers la Lozère. En 1913, le spéléologue Édouard-Alfred Martel, un des pères de la spéléologie moderne publie un article dans la revue Montagne, où il propose de classer en parc national une zone comprenant les gorges de la Borne en Ardèche et une grande partie des Causses Noir et Méjean. Le Club Cévenol et d’autres associations constituées à la fin du XIX.me siècle réclamèrent également la création d’un parc national afin de préserver le patrimoine de la région. Face à l’exode rural massif que connaît la région, le Conseil général de la Lozère relancera cette idée après la Seconde Guerre mondiale en 1956. En 1957, l’Association du Parc National Culturel des Cévennes » est créée de la fusion de deux groupes porteurs du projet de création du Parc national : l’« association du Parc Cévennes-Lozère » créée en 1953 et animée par Maître Bieau, avoué à Florac puis à Mende, et la « Confrérie des Amis des Sources », créée en 1955 par deux notables locaux, les Docteurs Pellet et Richard. Lors de la rédaction du projet de loi sur les parcs nationaux français de 1960, l’association du Parc national culturel des Cévennes va jouer le rôle d’un groupe de pression afin de s’assurer que les spécificités du territoire des Cévennes seront prises en compte ; alors que les autres parcs nationaux n’ont pas de population permanente résidente en zone centrale, l’association tient à s’assurer que la présence de résidents permanents de la future zone centrale du parc des Cévennes ne nuira pas au projet de création du parc. Après avoir défendu le projet de parc auprès des décideurs nationaux, et présenté aux habitants locaux les bénéfices retirés d’une structure telle qu’un parc national pour lutter contre le dépeuplement des Cévennes, le Conseil national de la protection de la nature émettra un avis favorable à la création du Parc national des Cévennes le 7 novembre 1962. Le Parc national des Cévennes sera officiellement créé par le décret n°70-777 du 2 septembre 1970. C’est le quatrième parc national à voir le jour depuis la loi de 1960 instituant les parcs nationaux en France, après celui de la Vanoise, le Parc national de Port-Cros et le Parc national des Pyrénées-Occidentales.
Nous roulons sur une route très étroite et sinueuse, c’est le paradis de la forêt, nous montons et descendons de petits monts. Nous atteignons une route plus importante, nous quittons la Lozère, nous sommes de nouveau dans le Gard, nous contournons Génolhac, dont voici la présentation :
Génolhac est une commune française située dans le département du Gard et la région Languedoc-Roussillon. Elle compte 877 habitants, elle s’étend sur 18 kilomètres carrés, elle s’étale entre 300 et 1416 mètres d’altitude. Ses habitants sont les Génolhacois. C’est le chef-lieu d’un canton comprenant 11 communes. 
Génolhac est située à la limite des départements du Gard et de la Lozère, dans la zone centrale du Parc national des Cévennes. L’altitude moyenne de la commune est de 500mètres. Son point culminant est le belvédère des Bouzèdes (1232mètres), au bord du plateau de Lozère. 
L’ Amalet, ruisseau de 6km environ, prend sa source à Concoules, à 732mètres d’altitude, puis traverse la commune pour se jeter dans l’Homol à Sénéchas. Son lit fixe une bonne partie de la frontière communale Nord et Est avec les communes de Concoules et Sénéchas. L’ Homol, ruisseau de 21km environ, affluent de la Cèze, elle-même affluent du Rhône, entre dans la commune par Vialas, la traverse sur une longueur de 8,6km pour atteindre Chambon. Le Luech, rivière de 31,5km environ, affluent de la Cèze, entre dans la commune par Vialas, la traverse sur une longueur de 3,2km et en sort au Pont-de-Rastel où elle atteint Chamborigaud. 
On trouve à Génolhac des formations métamorphiques et du granite post-tectonique du mont Lozère. Les roches sont riches en silice et en alumine mais pauvres en potasse. Les matériaux ont subi les actions du froid quaternaire qui ont façonné les pentes et donné naissance aux alluvions des fonds de vallées. 
Au III.me siècle, saint Martial répand le christianisme dans la région. 
Dès le haut Moyen Âge, le chemin de Regordane traverse Génolhac. En 1228, Bernard d’Anduze octroie une charte à la ville. 
Le couvent des Dominicains est fondé en 1300. 
En 1562, Claude de Chalençon, fils d’un premier lit de Louis de Chalençon, vicomte de Polignac et seigneur de Génolhac, s’empare de la ville à la tête de troupes calvinistes; brouillé avec son père qui voulait faire de lui un ecclésiastique, il avait opté pour la Réforme. 
En 1629, la peste ravage Génolhac et les villages environnants. 
En 1702, l’église Saint-Pierre est brûlée par des Camisards, commandés par Jouanny qui s’empare de la cité; il sera le seul chef camisard à avoir investi une ville-garnison. 
En 1721, la peste, apportée, dit-on, par un ballot de coton venant de Marseille, se déclare à nouveau à Génolhac; elle ne cessera qu’en 1723. 
Le 9 septembre 1772, la ville subit une inondation qui fait six victimes et de grands dégâts. 
Le 11 mars 1789, les cahiers de doléances sont approuvés en assemblée générale à la maison de ville. 
Le 4 octobre 1795, survient une inondation encore plus forte que celle de 1772. 
En 1810, l’église des Dominicains est convertie en temple protestant. 
Durant tout l’Ancien Régime, la seigneurie de Génolhac est partagée entre les évêques d’Uzès et des seigneurs laïcs. 
Personnalités liées à la commune : Nicolas Jouanny, camisard, Jean-Paul Fournier, homme politique et maire de Nîmes, Jean-Pierre Chabrol, écrivain.
Nous ressortons du département du Gard, nous revoici en Lozère, nous approchons du but, il est prêt de 19 heures quand nous pénétrons dans Villefort, dont voici la présentation :
Villefort est une commune française, située dans le département de la Lozère et la région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés les Villefortais. La commune compte 609 habitants, elle s’étend sur 7 kilomètres carrés, elle sétale entre 509 et 960 mètres d’altitude. 
Villefort, à l’entrée des gorges de l’Altier, est un calme centre de villégiature des Cévennes lozériennes. Il se situe sur l’ancienne voie Regordane, au pied du mont Lozère, fief des Châteauneuf de Randon, puis des barons du Tournel. Village très touristique durant la période estivale, Villefort est dans la zone périphérique du parc national des Cévennes. Villefort est la commune de France métropolitaine à la plus forte pluviométrie, celle-ci dépassant 2000mm l’an. La rivière Altier traverse la commune de Villefort. 
Villefort fut un lieu de passage important, durement disputé au cours des guerres de religion. À la Révolution, Villefort rejoint le territoire de l’ancien Gévaudan pour fonder l’actuelle Lozère. Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795. 
Dans les années (1965), la construction du barrage de Bayard apporta à la commune une prospérité nouvelle. La construction du barrage de Villefort fut cependant douloureuse: en effet, le village voisin de Bayard fut démoli avant d’être englouti par les flots de l’Altier. Les sites à visiter à Villefort : Le barrage et retenue de Bayard sur l’Altier: d’une superficie de 127hectares et d’une capacité de 37millions de m3, il alimente l’usine hydroélectrique de Pied-de-Borne. Le viaduc ferroviaire sur l’Altier (conçu par l’ingénieur Charles Dombre). Le château de Castanet, à la pointe du lac sur la route de Mende. Le belvédère du Chassezac, à la Garde-Guérin, sur la route de Langogne. La chapelle Saint-Loup du XVII.me siècle. L’église paroissiale Saint-Victorin (XIX.me siècle). Le village du Pouget, à 3km en direction du Mas de la Barque. 
La commune est desservie par le rail par une gare sur la ligne de Clermont-Ferrand à Nîmes où passait notamment le célèbre «Cévenol» (ligne des Cévennes), supprimé en décembre 2007. La ville n’est plus joignable par Paris qu’avec une correspondance à Clermont-Ferrand. Elle reste toutefois directement reliée à Marseille (un train journalier), Nîmes, Clermont-Ferrand, Alès et Mende, même si les temps de parcours sont de moins en moins compétitifs au fil des ralentissements successifs liés au mauvais état de la voie. De nouvelles limitations ont conduit ces derniers mois à un allongement du temps de parcours depuis Clermont allant jusqu’à 50 minutes.
Nous nous installons dans nos chambres, puis nous allons prendre le dîner au restaurant de l’hôtel, c’est un repas gastronomique et gargantuesque auquel nous faisons honneur. C’est repus que nous rejoignons nos couches, où un bon et réparateur repos nous attend.
Après le petit déjeuner, il est 9 heures, nous sommes en partance pour l’abbaye de notre dame des neiges. Nous voici au barrage de Bayard, il s’étend sur 127 hectares, nous traversons la vallée en empruntant la route qui passe sur la retenue qui barre l’écoulement de l’Altier. Le ciel se pare d’un superbe arc-en-ciel, insensiblement nous montons en altitude, 950 mètres puis 1100 mètres. Nous sommes dans le département de l’Ardèche, nous approchons de l’abbaye, nous roulons dans un sous-bois, c’est féérique. Enfin, l’abbaye est en vue, elle fait partie de la commune de Saint-Laurent-les-Bains, nous quittons le bus, il faut nous couvrir, car le froid est vif. Voici la présentation de l’abbaye de notre dame des neiges.
L’Abbaye de Notre-Dame des Neiges est une abbaye de moines cisterciens-trappistes située à Saint-Laurent-les-Bains en Ardèche, fondée en 1850, selon la Règle de saint Benoît : « Ils seront véritablement moines, quand ils vivront du travail de leurs mains, selon l’exemple des Apôtres et de nos pères. » 
Les offices (culte catholique) sont ouverts au public : Vigiles (4h30), Laudes (7h), Tierce (9h), Messe (10h30, le dimanche), Sexte (12h15), None (13h, mais 14h15 dimanche et fêtes), Vêpres (18h30, mais 18h dimanche et fêtes), Complies (20h30). 
L’abbaye offre aussi la possibilité de retraites en silence. Un audio visuel présente la vie des moines. Le « Mémorial » retrace la vie du Père Charles de Foucauld qui commença ici sa vie religieuse. 
L’abbaye eut un pensionnaire célèbre en la personne de Robert Louis Stevenson puisque l’encore jeune écrivain écossais – il n’avait alors que 28 ans – y séjourna le 26 septembre 1878 dans le cadre de la fameuse randonnée qu’il relate dans son Voyage avec un âne dans les Cévennes. Son séjour parmi les moines y est également rapporté et constitue d’ailleurs une importante partie du livre. Le 16 janvier 1890, un civil, le Vicomte Charles de Foucauld, entre au monastère, avec prise d’habit, le 26 du même mois, sous le nom de Frère Marie-Albéric, qu’il quitte le 26 juin 1890 pour rejoindre la Trappe d’Akbès et dom Polycarpe. Durant la Seconde Guerre mondiale, Robert Schuman vint se réfugier au monastère. 
Huitième fils d’un honnête commerçant en soie lyonnais, Henri Louis Marie Marthoud, seul enfant mâle survivant avec ses trois sœurs, fut baptisé en 1827 en l’église de Saint-Polycarpe. Plus tard, une des filles, Marie, mourut, et d’autres enfants naquirent : Marie, puis Louis. Placé à l’institution des Chartreux en 1835, élève timide et réservé, il eut une révélation, le dimanche 29 mars 1846 : il serait trappiste. Le 31 mars, départ pour Aiguebelle, arrivée officialisée le 4 avril, à 19 ans, sous le nom de frère Marie Polycarpe. Novice, prononçant les vœux simples, après 12 mois, le 15 août 1847, et ordonné prêtre le 10 août 1857, puis sous-prieur. Parti à La Grande Trappe pour travailler sur le nouveau cérémonial cistercien, il reçoit pour mission de fonder Notre-Dame-des-Neiges. 
Casimir Chalbos, prêtre de la société de Saint-Sulpice, missionnaire depuis 15 ans aux Amériques, et son frère, l’abbé Théodore Chalbos, curé d’une paroisse du diocèse de Viviers, font part à Dom Orsise, de l’Abbaye Notre-Dame d’Aiguebelle, de consacrer à la création d’une trappe leur héritage, constitué du Mas de La Felgère, une ancienne grange de l’Abbaye des Chambons, achetée en 1791 par Jean Chalbos, leur grand-père. Après un premier refus, finalement le 5 août 1850, (jour de la fête de Notre-Dame des Neiges, titre de Sainte-Marie Majeure à Rome), 7 religieux (2 pères et 5 frères), partent (sous la conduite du PèreGeniez), d’Aiguebelle, via Viviers, avec une charrette et un unique cheval, puis arrivent, le 25 août, à La Felgère, ferme de pierre et de chaume, qu’ils nomment Notre-Dame-des-Neiges. Ils vivent alors le quotidien des hauts plateaux ardéchois, avec la Burle et les Pagels, généreux, qui donnèrent les premiers matériaux nécessaires à la construction d’une chapelle, une salle de chapitre, un dortoir, une hostellerie, et un mur de clôture, car du côté de Trépalou, l’auditoire était parfois constitué de superbes loups, comme le raconta Dom Gabriel, alors Prieur. Après divers aléas, plus administratifs que climatiques, Notre-Dame-des-Neiges était décrétée, le 29 septembre 1852, comme Prieuré titulaire : les religieux (10 Pères, 18 Frères, 18 novices) se fixent définitivement. 
Grâce à l’arrivée de très nombreux postulants locaux, notamment de Laval d’Aurelle, le domaine prospère rapidement, et les bâtiments deviennent insuffisants : un nouveau monastère, à la limite de La Felgère, sur l’ancien domaine de Compans, actuelle ferme Saint-Joseph, est érigé à partir de 1854. À la mort de Dom Bonaventure, Dom Gabriel rejoint Aiguebelle, et le Révérend Père Emmanuel le remplace, pour continuer des travaux, extrêmement difficiles, puis quasiment impossibles : décision fut prise de quitter les lieux. Mais le 20 juillet 1858, l’arrivée, du Père Polycarpe, prieur titulaire, imposa la reprise des travaux (20 juillet 1858), permit leur achèvement (bénédiction avec prise de possession, le 16 juillet 1861), et assura l’avenir matériel et spirituel. Pour les ressources temporelles, il augmenta les revenus agricoles, en seigle, pomme de terre, plants de sapins, plante d’arnica (alcoolature d’arnica), avec la conservation de Saint Julien de Cassagnas, plantation de vignes, muriers, près d’Alais, alors en fort développement par la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM), fortement intéressée. Pour les ressources spirituelles, il créa l’Alumnat, école de préparation des religieux prêtres, les Oblats, son meilleur contingent, comme l’a dit son voisin et ami, le Cardinal Bourret de Labro. Ainsi, le 3 mars 1874, le prieuré de La Felgère fut élevé en Abbaye, au nom de Sa Sainté, le pape Pie IX, dont le premier Abbé mitré fut Dom Polycarpe. Après les troubles des années 1879, où l’Alumnat fut supprimé, Dom Polycarpe et les occupants expulsés, une retraite est créée en Orient, à Cheikhlé, près d’Alexandrette, en Syrie. Après un bref retour en France, il y décéda le 25 octobre 1895…En 1887, avec le Prieur Dom Goddard (Dom Martin Martin), c’est un refuge (jamais utilisé), à Cordemois en Belgique. 
Dans la nuit du 27 au 28 janvier 1912, un incendie détruit le monastère, immédiatement reconstruit, à partir du 2 juillet 1912, et fini 2 ans plus tard. La guerre de 1914-1918 laissa des traces, avec 7 religieux restés sur les champs de bataille, de même que celle de 1939-1945, avec ses prisonniers. Mais dès 1949, avec Dom Toussaint Louche puis surtout avec Dom Claudius Valour, c’est un nouvel essor économique et culturel : La cave, avec les Pères Marie et Francois-Régis, Le mousseux, avec Père Louis, La Buvette, avec le Père Martin et le Frêre Jean, L’hostellerie et Frère Luc, Le magasin de souvenir, avec Père Dominique, La ferme moderne, avec les Pères Zéphirin, Emile, Vincent, La scierie, avec Père Eugène. (sans oublier l’incontournable Frère Étienne, et bien d’autres qui participèrent à la reconstruction des nouveaux bâtiments). Car c’est l’activité économique de la cave, avec l’ « œuvre du Vin de Messe », qui a commencé en 1900, à Saint Julien, pour se transporter à Bellegarde. Les raisins achetés aux viticulteurs, sont transformés en altitude : vins de tables (rouge, rosé et blanc) vins mousseux (Muscat, demi-sec et sec) vins apéritifs (Muscat et Quineige) digestifs (Reine des Neiges, jaune ou verte). 
Avec différents autres produits, régionaux ou monacaux, ils constituent le gagne-pain de la communauté.
Nous parcourons le site, son église et ses dépendances, nous découvrons une plaque, elle relate le passage de Robert Schumann lors de la seconde guerre mondiale, où il était venu s’y réfugier en tant que résistant, voici sa présentation :
Robert Schuman Luxembourg 1886 – Scy-Chazelles, Moselle, 1963 Homme politique français. Député démocrate-chrétien (1945 – 1962), il participe à la fondation du MRP, dont il devient l’un des principaux dirigeants. Ministre des Finances (1946), président du Conseil (1947 – 1948), ministre des Affaires étrangères (1948 – 1953), il reprend le plan de Jean Monnet et met sur pied la Communauté européenne du charbon et de l’acier (1951) et est l’initiateur de la réconciliation franco-allemande. Président du Parlement européen (1958- 1960), il est considéré comme l’un des « pères de l’Europe ».
A 10 heures certains vont assister à l’office religieux, et d’autres prennent un bon bol d’air frais sous un soleil éclatant. L’abbaye notre dame des neiges a vu le passage de Charles de Foucauld, dont voici la présentation :
Charles, vicomte, puis Père de Foucauld Strasbourg 1858 – Tamanrasset 1916 Explorateur et missionnaire français. Officier converti et devenu prêtre (1901), il s’installa dans le Sud algérien, puis (1905) à Tamanrasset, où il étudia la langue des Touareg. Il fut tué par des pillards senousis. Son influence a été très grande sur la spiritualité chrétienne du milieu du XX.me siècle Il a été béatifié en 2005.
Nous reprenons notre circuit, nous sommes attendus à la Garde Guérin pour y déjeuner. Nous parcourons une zone de pâtures, où aucun animal ne s’y trouve. Nous arrivons à la Garde Guérin, nous parcourons les ruelles de la cité médiévale, elles nous conduisent au restaurant, dans lequel nous sommes à l’abri du vent et de la fraîcheur lozérienne.
Pour se délasser et activer la digestion, nous arpentons la petite cité médiévale, dont voici la présentation :
La Garde-Guérin est un village fortifié, en bordure du Chassezac, faisant partie de la commune de Prévenchères, située dans le département de la Lozère et la région Languedoc-Roussillon. 
Le village est traversé par le Chemin de Régordane GR700, axe de communication presque unique reliant le Massif central à la Méditerranée, très fréquenté au Moyen Âge. À l’origine ce chemin était connu sous le nom de l’Estrade (occitan estrada, «grande route», du latin strata). 
Au XII.me siècle, à la demande de l’évêque de Mende, le village devient un poste frontière défendu par une garnison chargée de la sécurité des voyageurs et des marchandises sur la Regordane. Pendant tout le XIII.me siècle, ce lieu s’appelle simplement La Garde. Le nom de Guérin n’apparaît qu’en 1298. 
Le village fortifié, ou castrum de La Garde, est possédé en coseigneurie par une communauté de plusieurs chevaliers: les Pariers (en occitan: «les Égaux», du latin par). Chaque parier possède une parérie, appelée aussi part ou portion, dont il assume la charge et les émoluments: péage, cartalage (droit sur la mesure du grain), arrière-guidage, pulvérage (droit sur la poussière soulevée par les troupeaux de bêtes). 
Au XIII.mesiècle, un chevalier peut devenir parier dès qu’il a 16 ans, réside sur place, et assure le service. C’est l’acte créateur de la parérie. Pour empêcher un trop grand démembrement, le nombre de paréries ou portions d’un parier est limité et des conditions restrictives seront aménagées au fur et à mesure par des statuts (les premiers datent de 1228). 
Les chevaliers pariers ont élu quatre des leurs qui, en leur nom et au nom de tous les pariers, étaient d’accord avec l’évêque pour maintenir la paix ou modifier les statuts existants. Ces chevaliers se rattachent à quatre clans: les Gaucelmes, les Hérail, les Bertrand et les Gaules. 
La Garde n’a pas été épargnée par les guerres. Prise et détruite par le feu pendant la Guerre de Cent Ans, la forteresse est au cœur de combats sanglants et les Anglais ont dû s’en rendre maîtres. Au XVI.me siècle, au moment des guerres de Religion, elle est de nouveau incendiée. Les catholiques la défendent, mais les protestants en font le siège à leur tour. 
À l’intérieur du castrum, les rues sont pavées. Quelques belles maisons présentent sur la rue un mur pignon ajouré au rez-de-chaussée d’une porte simple ou jumelée et à l’étage d’une belle fenêtre croisée ou à meneaux. Des écussons datés de 1597 sont visibles sur certaines maisons. 
La tour de la Garde-Guérin, datée du XII.me siècle, est en fait le donjon médiéval du castrum. De plan carré, haute de 21,50 mètres, elle a cinq niveaux et présente un appareil à bossage unique dans la région. Au pied de la tour sont visibles les vestiges du logis seigneurial ayant appartenu aux consuls nobles de la Garde-Guérin. Il n’est pas d’origine médiévale puisqu’il n’est pas répertorié au « vidimus » de 1364. On le daterait du XVI.me siècle mais il a été détruit par un incendie en 1722. 
L’église romane est remarquable par le soin apporté à sa construction et la richesse dans la sculpture de ses chapiteaux. Une statue de Saint-Michel, patron de l’église et du village, est placée à l’intérieur. Elle est en bois doré et date du XV.me siècle. 
La population du village a beaucoup varié en quelques siècles. On comptait plus de 100 habitants en 1789, 158 en 1846, et 84 en 1936. Aujourd’hui une douzaine d’habitants y vivent toute l’année. En période estivale la population est plus nombreuse avec une centaine de personnes environ. 
L’économie: depuis le début des années 1970, beaucoup de maisons ont été restaurées, mais la plupart restent des résidences secondaires. L’une des principales ressources des habitants du village a longtemps été la châtaigne, mais cette culture a été abandonnée. L’économie aujourd’hui repose surtout sur l’élevage et le tourisme. La transformation d’une grande maison en hôtel-restaurant, l’Auberge Regordane, et la création d’un pôle d’animation de la Chambre des métiers de Lozère, proposant aux visiteurs les produits d’artisans locaux, ont redonné une dynamique au village.
Nous reprenons la direction de l’abbaye de notre dame des neiges, pour y aller faire quelques emplettes, une fois les achats effectués, nous rejoignons le bus pour terminer le circuit. Nous passons à la Bastide Saint-Laurent, Prévenchères, nous repassons à la Garde Guérin, puis nous traversons la retenue du barrage de Bayard avant de traverser Villefort. Nous continuons notre route en direction d’Alès, nous passons à Saint-André cap Cèze, Ponteils-et-Brésis, Concoules, et nous revoici à Génolhac chef de canton du Gard. Auparavant nous étions entourés de châtaigniers, maintenant nous roulons au milieu de chênes verts, nous traversons Chamborigaud, La Vernarède, et Portes où nous pouvons y admirer son château. Nous continuons sur Laval Pradel, Saint-Julien-les-Rosiers, Saint-Martin-de-Valgalgues et nous voici à Alès. Nous prenons la direction de Montpellier, nous traversons Saint-Christol-lès-Alès, Ribaute-les-Tavernes, Massanes, Moulézan, Cannes-et-Clairan avant d’arriver à Montmirat. La chaleur de la plaine envahi le bus, le soleil est encore ardent nous passons Crespian, Vic-le-Fesq, Combas, Fontanès, Villevieille et son château. Nous voici à Sommières, nous y faisons une halte pour nous désaltérer, et une trentaine de minutes plus tard, nous bouclons la boucle, il est 19 heures quand nous arrivons à Montpellier.
Ce fut une bonne découverte des Cévennes, nous avons apprécié la doublette de guides qui nous a fait appréhender la vie cévenole au travers de Florac. Nous sommes un peu restés sur notre faim au musée du mont Lozère à Pont-de-Montvert, où la visite en toute autonomie ne vaut pas les informations données par un guide de vive voix. Nous avons traversé de superbes décors décrits par Rosemay ou de ci de là, dommage de n’avoir pas eu de visites guidées à l’abbaye de notre dame des neiges et de la Garde Guérin. Nos guides ont su nous décrire les sites parcourus, nous remercions plus particulièrement Denise qui nous a accompagné pendant tout le week end. La table et la couche furent appréciées, Nicolas notre chauffeur a du faire des prouesses pour se faufiler dans certains passages. Maintenant, nous n’avons plus qu’à attendre la nouvelle proposition de Rosemay, pour continuer à découvrir notre superbe région.

Michel Michelland

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