Séjour en Irlande du 1 au 8 juillet 2013

C’est en gare de Montpellier que débute notre balade irlandaise, tout d’abord notre train à destination de Toulouse à 40 minutes de retard. Bon, ce sont les vacances, nous prenons ça avec philosophie, nous en profitons pour continuer l’exploration de la nouvelle gare SNCF de Montpellier. Nous sommes pile à l’heure, à 19 heures au lieu de rendez-vous à la gare de Toulouse, nous prenons la direction de l’aéroport de Blagnac. Nous y retrouvons tout le groupe, il est constitué de 14 DV et de 7 accompagnateurs, le séjour est proposé et organisé par l’AVH de Toulouse. Il est 22 heures 30 française quand nous décollons, après 2 heures de vol, c’est à 23 heures 30 irlandaise que nous atterrissons sur le sol irlandais, il nous faut donc avancer nos montres d’une heure.
Nous sommes accueillis à l’aéroport de Dublin, par Charlotte qui devra nous supporter tout au long de notre séjour. Un bus nous conduit à notre hôtel, qui se trouve au sud de Dublin, nous empruntons le périphérique, nous traversons des zones industrielles, elles ont fleuri au cours des 15 dernières années. Nous passons devant des concessions automobiles, les véhicules luisent sous le faisceau lumineux d’énormes lampadaires. Nous atteignons l’un des nombreux hippodromes de Dublin, il est situé sur la commune qui signifie, ville du léopard, il se trouve à proximité de l’hôtel, où nous devons passer la nuit. Pour rester dans le monde animal et même félin, on surnomme l’Irlande, le tigre celtique. Il est une heure du matin, quand nous prenons possession de nos chambres, la nuit sera courte, car le réveil est programmé à 7 heures.

Jour (2) Voici tout d’abord la présentation de l’Irlande et de Dublin :

L’Irlande (Éire en irlandais, Ireland en anglais, Airlann en scots d’Ulster, Hibernia en latin), est la troisième plus grande île d’Europe. Elle est située à l’ouest de la Grande-Bretagne, entre l’océan Atlantique et la mer d’Irlande. 
L’île est politiquement divisée en deux : la majeure partie est occupée par l’Irlande, un État indépendant, et le nord par l’Irlande du Nord, appelée aussi (à tort, car cela ne correspond qu’à une partie de la région géographique) Ulster, qui reste encore aujourd’hui une partie du Royaume-Uni. 
Plusieurs versions s’opposent quant à l’origine de son nom : pour certains, son nom vient de la déesse Ériu (Éire en irlandais) et du mot germanique land (« terre »). Erin est l’un des noms poétiques de l’Irlande. Pour d’autres, son nom vient du mot grec ancien (en français « iris »). 
L’île est peuplée par 6,3 millions de personnes (recensement de 2006) : 4,45 millions pour la République d’Irlande (dont 1,75 million pour le Grand Dublin) et un peu plus de 1,7 million pour l’Irlande du Nord (dont 800000 pour le Grand Belfast). 
À l’Ouest de la Grande-Bretagne, l’île d’émeraude couvre une superficie totale de 84412 km², soit l’équivalent de l’Autriche, pour environ 5,7 millions d’habitants – dont 1,7 million pour les 14139 km² de l’Irlande du Nord. 
La distance maximale du Nord au Sud est de 483 km, et la largeur d’Ouest en Est, de 275 km. 
Sa géologie s’étant structurée sur plusieurs centaines de millions d’années, l’île porte l’empreinte des volcans et la marque des glaciers, lui donnant une géomorphologie très variée. 
On rencontre des paysages doux sur la côte Est et des côtes tourmentées sur la côte Ouest, des massifs montagneux recouverts de forêts denses creusés de vallées et de criques. 
L’intérieur de l’île, et, une grande partie de la côte Ouest sont le domaine des tourbières exploitées pour la tourbe, combustible d’assez bonne qualité, qui fournit actuellement environ 14 % de l’énergie électrique de l’Irlande. 
De nombreux lacs recouvrent 1450 km² de territoire. 
L’Irlande bénéficie d’un climat océanique tempéré grâce au Gulf Stream qui irrigue toute sa côte Ouest. Dans toute l’île la flore et la faune extrêmement variées profitent d’un climat propice au développement d’espèces ayant à bénéficier de conditions climatiques favorables (fuchsias, parfois hauts de plus de 4 mètres ; palmiers…). 
L’Irlande est bordée à l’ouest par l’océan Atlantique, au sud par le mer Celtique, à l’est par la mer d’Irlande, et est séparée de l’Écosse par le Canal du Nord au nord-est, ainsi que du Pays de Galles par le Canal Saint-Georges au sud-est. 
Le pays est situé dans une zone de vents doux orientés du sud-ouest. Ses mers, l’Atlantique et la mer d’Irlande sont réchauffées par le Gulf Stream. Le climat est marqué par des hivers doux et des étés frais. Les mois les plus froids sont janvier et février. La température oscille alors entre 4 et 7 °C. La neige et le gel y sont rarissimes. Toutefois, le pays étant proche de la zone Nord-Atlantique de basses pressions, celui-ci est parfois balayé par la grêle ou les tempêtes. Durant les mois les plus chauds, juillet et août, les températures avoisinent en général les 14 à 16 °C mais peuvent s’élever jusqu’à 25 °C. 
Chaque région possède un climat spécifique. Au sud-est de l’île, le climat est continental ; au nord-ouest, maritime. Dans l’ensemble, les précipitations sont uniformément réparties. 
Les périodes les plus ensoleillés le sont durant les mois de mai et de juin. La moyenne d’ensoleillement par jour sur tout le territoire est alors en moyenne de six heures. Des pluies abondantes (+/- 1000 mm par an) alimentent un réseau hydrographique très important (26000 km de fleuves et rivières). 
Pendant l’hiver, le pays est à l’heure du méridien de Greenwich, mais d’avril à octobre, elle le précède d’une heure. 
L’Irlande s’est détachée du continent européen à la période glaciaire qui s’est terminée il y a +/- 12000 ans. On y remarque ainsi une variété de faune et de flore plus limitée que dans d’autres pays du continent. 
Il y a encore quelques années, une grande partie du territoire était recouvert de forêt vierge : chênes, houx, bouleaux, noisetiers et ifs. Déboisé, le pays suit actuellement un programme de reboisement de résineux : épicéa Sitka, épicéa de Norvège, le pin écossais, le mélèze et le sapin. Ces forêts abritent alors des cerfs et des daims qui ont été introduits il y a peu. On rencontre aussi la bécasse, le hibou, la grive ou encore des oiseaux chanteurs, l’écureuil, le lièvre bleu, la musaraigne pygmée, etc. 
La flore des tourbières est constituée de diverses variétés de mousses, de bruyère, …Les régions les plus prolifiques en la matière sont Glengariff et Killarney. Les tourbières accueillent le coucou, l’émerillon, le petit faucon. Quant au Burren, il est connu pour ses espèces florales particulières. Domaine de la toundra, les fleurs y sont prolifiques : la fleur d’aubépine, le sorbier, la violette, l’orchidée… 
Le pays est fort connu pour ses espèces de poissons, vivant dans les rivières et dans les lacs : le saumon, la truite, l’omble, l’anguille, ou encore le brochet, le gardon, la truite arc-en-ciel. Près des rivières, il n’est pas rare de croiser la loutre, la poule d’eau, le cincle, le héron, le martinet, et près des lacs, le cygne, le canard l’oie sauvage.. 
Le bord de mer, quant à lui, abrite des anémones, des algues, des coquillages, des crustacés et divers poissons. 
C’est pour ces raisons que le pays est réputé pour ses parcs nationaux : le parc de Killarney, le parc de Glenveagh, le parc national du Connemara, le Burren ou encore le premier parc forestier des Îles Britanniques à Tollymore. 
Des animaux omniprésents en Irlande : le cheval (et le poney) et bien sûr le mouton. 
Dans ce pays, le cheval est un animal sacré. Il est d’ailleurs l’emblème sur les anciennes pièces de 20 pence. Un organisme d’État a d’ailleurs été créé Bord na gCapall (Office du cheval irlandais) afin de veiller au maintien de la race chevaline. Preuve de son importance, les quelque 30 champs de courses, et 500 concours hippiques chaque année. 
Le poney est quant à lui aussi réputé que le cheval. Il est robuste, intelligent, et possède une crinière et une queue noire. Ces poneys peuvent vivre en liberté mais ne sont pas sauvages. De réputation internationale, ils font l’objet d’une foire dans le Connemara, à Clifden, chaque année en août. 
Les premières populations arrivèrent en Irlande au VIII.me millénaire av. J.‑C., quand le climat s’est révélé plus hospitalier suivant la retraite des calottes de glace polaires de la dernière période glaciaire. La Préhistoire est assez mal connue, nos connaissances se précisent avec l’installation des Celtes au sixième siècle avant J.-C. Après eux, les Vikings ont attaqué au huitième siècle après J.-C. et au neuvième siècle ils ont colonisé une grande partie de cette terre, spécialement le litoral. Le chef de la plus grande expédition viking s’appelait Thorgis et se proclama roi et abbé d’Irlande. Ce sont les Vikings qui ont fondé la ville de Dublin en l’an 988. Les Vikings ont aussi détruit de nombreux monastères en commençant par celui de Lindisfarne sur la côte nord est de l’Angleterre. La toponymie (noms de villes), par exemple Wexford et Wicklow vient des Vikings. Après cela, les Anglo-Normands colonisèrent l’île avec beaucoup de succès dans sa moitié Est, mais finirent par devenir plus irlandais que les Irlandais eux-mêmes. Sous Henri VIII d’Angleterre l’Angleterre a dès lors colonisé le pays complètement ; les Irlandais ont tenté de lutter contre les Anglais puis les Britanniques et il y a eu beaucoup de révolutions. En 1800, le gouvernement britannique cherche par tous les moyens la voie de l’intégration jusqu’à ce que le Premier ministre William Pitt fasse proclamer l’union de l’Irlande et de la Grande-Bretagne, donnant naissance au Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande. 
En 1829, le député irlandais Daniel O’Connell (Dónall Ó Cónaill), adepte de la résistance passive, obtint l’émancipation des catholiques. De 1846 à 1850, le mildiou de la pomme de terre, aliment de base en Irlande, provoque une effroyable famine : 3 millions d’Irlandais meurent. La population irlandaise était de 8 millions d’habitants en 1845 et est tombée à 5 millions en 1850. C’est la Grande famine (An Gorta Mór), qui provoquera la plus formidable émigration de l’époque : la moitié des survivants s’embarque pour le Nouveau Monde, particulièrement au Canada et aux États-Unis. Certains iront même s’établir en France et en Suisse. 
La fin du XIX.me siècle est marquée par la montée des revendications nationales chez les catholiques. Un mouvement autonomiste (le sinn fein) réclame le « home rule » tandis que les « orangistes » fidèles à la couronne britannique s’y opposent. En 1914, le home rule est presque accepté mais la guerre en diffère son application. Certains mouvements se radicalisent et jugent les difficultés britanniques lors de la Grande Guerre comme une opportunité pour l’Irlande. Lors des fêtes de Pâques 1916, les nationalistes se soulèvent à Dublin mais sont écrasés par l’armée anglaise. La répression féroce qui frappe le mouvement patriotique (De Valera ne doit sa survie qu’à sa nationalité américaine ; Collins profite de son anonymat) retourne l’opinion internationale au profit des indépendantistes. Toutefois et malgré le soutien des Irlandais des États-Unis, la question irlandaise n’est pas débattue lors des conférences de l’après-guerre. 
En 1921, le traité de Londres avec des négociations menées par Michael Collins conduisent à une partition de l’île. L’Irlande du Sud gagne son autonomie suivie d’une guerre civile entre les partisans de l’autonomie et ceux de la république indépendante. L’indépendance est acquise en 1937. L’Irlande du Nord, quant à elle, reste rattachée au Royaume-Uni. La République d’Irlande demeure très pauvre jusque dans les années 1990. Depuis son adhésion à la Communauté européenne, en 1973, son développement économique extrêmement dynamique la place en tête des pays européens. En Irlande du Nord, les Républicains (catholiques) souhaitent, en majorité, que leur région quitte le Royaume-Uni pour intégrer la République d’Irlande. Les Unionistes (protestants), pour leur part, souhaitent rester britanniques. 
L’Irlande appelée aussi République d’Irlande est un État indépendant formé de vingt-six comtés ; sa capitale est Dublin. Le président d’Irlande (Uachtarán en irlandais, President en anglais) est élu pour sept ans au suffrage universel direct. Le Dáil Éireann est le nom irlandais de la chambre basse du Parlement (l’Oireachtas) de l’Irlande. Il est directement élu tous les cinq ans selon un système de représentation proportionnelle (selon la méthode du vote transférable). Il a le pouvoir de voter les lois, de nommer et de remplacer le Taoiseach (Premier ministre). La chambre haute s’appelle Seanad Éireann. Le président actuel est Michael D. Higgins et son premier ministre est Enda Kenny. 
L’Irlande du Nord est une nation constitutive du Royaume-Uni. L’Irlande du Nord est formée de six comtés (à majorité protestante) dans le Nord-Est de l’île et sa capitale est Belfast. Le gouvernement siège à Stormont et est représenté par l’Assemblée nord-irlandaise. L’assemblée a la mainmise complète sur les affaires dites « de transfert », un pouvoir partiel sur les affaires réservées, soumises à l’approbation du secrétaire d’état pour l’Irlande du Nord nommé par Londres et aucune emprise sur les affaires extérieures (appelées excepted matters : diplomatie, défense, impôts centraux). L’Irlande du Nord élit 18 députés (M.P.s) à la Chambre des communes du Royaume-Uni sur un total de 650. Malgré la séparation politique, beaucoup d’organisations travaillent sur une base tout-Irlande, par exemple : en religion, le Catholicisme en Irlande, l’Église d’Irlande, l’Église presbytérienne en Irlande • en sport, l’Irish Rugby Football Union, IRFU ou encore le GAA (Gaelic Athletics Association) qui regroupe les sports traditionnels du « hurling » et du « football gaélique ». 
Plusieurs langues sont parlées sur l’île d’Irlande qui ont toutes un statut de langue officielle : L’anglais qui est la principale langue parlée• L’irlandais (1,6 million personnes ont une certaine connaissance de la langue, tandis que 250000 en ont une bonne connaissance. Sur les 15 députés européeens sur l’ile d’irlande, 6 s’expriment correctement en irlandais)• Le scots d’Ulster parlée dans la province d’Ulster. 
Malgré l’indépendance et l’utilisation d’une signalisation routière bilingue, la République d’Irlande n’a pu relancer complètement la langue irlandaise. L’extrême pauvreté du pays, qui ne s’est pas résolue dans les premières décennies suivant l’indépendance, faisait de l’émigration une activité économique de première importance, et les Irlandais continuaient d’émigrer dans des pays anglophones, comme au XIX.me siècle. Néanmoins, une partie de l’ouest de l’Irlande, dite gaeltacht, se démarque comme zone où l’irlandais demeure langue maternelle et langue vivante première. À Dublin, la place de l’irlandais est moindre, cependant, depuis l’indépendance, les écoliers de l’état d’Irlande apprennent aussi la langue irlandaise, en plus de l’anglais. 
L’Irlande est habitée depuis l’Âge de la pierre. Les historiens datent l’installation des premiers Celtes entre le VI.me et le Ier siècle av. J.‑C. Au VIII.me siècle, la tranquillité du territoire est troublée par l’arrivée des Vikings, puis par les Normands et les Anglais. La fertilité du sol dans cette île au climat doux (comparativement à la Grande-Bretagne), permit un accroissement démographique. Ainsi, en 1841, on comptait plus de huit millions d’habitants, soit presque la moitié de la population de la Grande-Bretagne de l’époque, aujourd’hui quasiment 10 fois plus peuplée que l’île d’Irlande. La grande famine de 1846 divise la population par deux, tant par les décès massifs que par l’émigration. Cette famine est difficilement séparable de causes socio-économiques liées à la domination anglaise qui maintient la majorité irlandaise dans une exclusion économique et sociale dure. La plupart des terres appartenaient alors à des propriétaires britanniques dont les Irlandais étaient les fermiers. L’accès à plusieurs postes civils et militaires, dans le Royaume-Uni des XVIII.me et XIX.me siècles, était exclu aux catholiques. L’émigration suite à ce désastre sera à l’origine de l’importante diaspora irlandaise, notamment aux États-Unis, où les descendants d’Irlandais représentent aujourd’hui près de 39 millions de personnes. En 1961, la population décroissante chute à 2,6 millions. Après cette date, l’accroissement redevient une réalité. Il est notamment dû à l’inversion des flux migratoires : une diminution radicale de l’émigration et le début d’une migration vers le pays, parfois d’émigrés ou de descendants d’émigrés. En 1981, on compte 5 millions d’Irlandais. Mais de 1985 à 1989, face à l’accroissement du chômage, la population, notamment jeune, émigre à nouveau aux Etats-Unis et en Angleterre, mais de façon moins massive que jadis. Avec le développement économique vigoureux des années 1990, l’émigration cesse, et, petit à petit, l’immigration devient une réalité irlandaise, spécialement en République d’Irlande. Ainsi, dans les années 2000, en particulier, on remarque le développement d’une communauté polonaise immigrante ainsi que française (le nombre de Français établis en Irlande a quadruplé de 1997 à 2007). La population des grands centres urbains compte (chiffres de 1992) : Grand Dublin : 1,7 M• Grand Belfast : 800000• Grand Cork : 400000• Derry : 93000• Limerick : 91000• Galway : 70000• Waterford : 50000• Drogheda: 35000. 
Aujourd’hui, la population est de 6 millions d’habitants (République en 2006 et Irlande du Nord en 2001). La population urbaine est de 59 %. La densité est de 56,4 hab./km². L’espérance de vie des hommes est de 73 ans (en 2002) et celle des femmes, de 78,5 ans (en 2002). Le taux d’accroissement naturel (par 1000 habitants) est de 31,1. Quant au taux de fécondité, il est de 2,0 (l’Irlande, où l’avortement n’est pas autorisé, est le pays d’Europe ayant le plus fort taux de fécondité, ex æquo avec la France). 
Le solde migratoire (par 1000 habitants) est de 7,0. Plus de 3000 familles, soit environ 20000 personnes constituent une communauté sans domicile fixe. Leur nom, les tinkers remonte au temps où les hommes et les femmes allaient de village en village, proposaient leurs services pour réparer les casseroles et autres récipients. Ils parlent un dialecte spécifique où le gaélique occupe une large part. La plupart vivent dans des caravanes, aux abords des villes. Marginalisés, ils sont victimes de préjugés de leurs concitoyens. Un parfait exemple en est donné dans le film de Mike Newell : Into the West (Le cheval venu de la mer). 
L’Irlande est membre de l’Union européenne et appartient à la zone euro. En 1992, les Irlandais avaient massivement approuvé la ratification du traité de Maastricht sur l’Union européenne mais n’ont ratifié le traité de Nice qu’après un deuxième référendum, en 2002. Avec 4,9 % de croissance du produit intérieur brut en 2004, la République d’Irlande est devenue un des pays les plus prospères d’Europe. Autrefois considéré comme « l’homme malade » de l’Europe, le pays connait un boom économique depuis 1990. Surnommée le Tigre celtique, en raison de ses bonnes performances économiques, l’Irlande possède un des taux de chômage les plus faibles d’Europe avec environ 4,4 % de chômage et a considérablement réduit sa dette publique (de 50 % du PIB en 1999 à 39 % en 2000, pour atteindre 24 % en 2003). le PIB par habitant de l’Irlande est passé de 69 % de la moyenne de la zone en 1990 à 144 % en 2007. La croissance de l’économie irlandaise a été vive et ininterrompue pendant sept ans, oscillant entre 6 et 11 %, soit 9 % en moyenne annuelle contre 2,5 % pour l’ensemble de la zone euro. La croissance a été dopée par la fiscalité avantageuse des entreprises au point que ce fut une des raisons invoquées pour le rejet le 12 juin 2008 par les Irlandais du Traité de Lisbonne qui imposerait à l’Irlande une harmonisation jugée défavorable. L’inquiétude est d’autant plus grande que l’essoufflement économique se fait sentir (ralentissement net de la croissance et des recettes publiques) et que l’inflation est La Banque centrale du pays prévoit un repli de 7 % de son Produit intérieur brut en 2009. Pour le président de l’Eurogroupe Jean-Claude Juncker, la situation est « grave » (3 avril 2009). La chute cumulée de l’activité entre 2008 et 2010 est estimée à « plus de 12 % » (Reuters) La Banque centrale d’Irlande a indiqué vendredi 3 avril miser sur une contraction du produit intérieur brut (PIB) de 7 % en 2009 et de 3 % l’année suivante. La chute cumulée de l’activité entre 2008 et 2010 est estimée à « plus de 12 % », une crise que l’institution a qualifiée de « sans précédent ». Le président de l’Eurogroupe Jean-Claude Juncker, a, lui, qualifié de « grave » la situation économique du pays, qui fait face à une spectaculaire récession et à une envolée de son déficit public. Ces prévisions, qu’on trouve dans le dernier bulletin trimestriel de conjoncture publié par la « Banc Ceannais », sont encore plus pessimistes que celles du gouvernement, qui a dit jeudi soir envisager une baisse du PIB de 6,75 % cette année. Le Produit intérieur brut irlandais s’est déjà contracté de 2,3 % en 2008, un record, ce qui constitue la première récession en année pleine depuis 1983. Le débat sur l’adoption du Traité de Lisbonne a ainsi été relancé et un nouveau référendum devrait être organisé à l’automne 2009. Ce repli contraste avec les taux de croissance importants des années précédentes (+6 % encore en 2007). L’Irlande avait ainsi gagné le surnom de « tigre celtique ». 
L’agriculture occupe une place très importante dans l’économie irlandaise. Elle représente 10 % du PIB et emploie un cinquième de la population active. Ce sont essentiellement des fermes familiales qui produisent le bétail et les produits laitiers (70 %de la production agricole). Plus de la moitié de la production est exportée. La sylviculture se développe peu à peu, grâce notamment au programme de reboisement préconisé depuis quelques années. De même, la pêche s’est développée. Certaines villes comme Illibegs dans le Donegal repose économiquement sur l’exploitation des produits de la mer. 
L’industrie s’est concentrée dans l’Est du pays, près des grands centres urbains, notamment Dublin. Progressivement, elle s’est développée à l’Ouest. Le gouvernement a d’ailleurs créé une autorité du développement industriel pour venir en aide aux industries locales. 
L’Irlande possède une grande richesse minérale : le zinc, qui a d’ailleurs permis au pays de se hisser au premier rang européen de la production de produits concentrés en zinc et en bronze. Les ressources minérales et énergétiques sont multiples et variées : baryte, phosphate, charbon, tourbe … Il y a eu deux importantes découvertes de gisement d’hydrocarbures au large des côtes irlandaises, le gisement gazier de Kinsale dans la mer celtique en 1973, aujourd’hui épuisé, et plus récemment le gisement d’hydrocarbures de la Corrib au large des côtes de Mayo, qui est en passe d’être exploité, malgré un important mouvement d’opposition aux méthodes utilisées par les compagnies pétrolières. 
Le tourisme est l’une des plus anciennes ressources du pays. Déjà au XIX.me siècle, des services routiers parcouraient plus de 6000 km par jour. La plupart des visiteurs venaient d’Angleterre, ou encore des États-Unis. En termes d’exploitation, le tourisme se situe au troisième rang de la production nationale. Il emploie plusieurs milliers de personnes. La plupart des voyageurs viennent s’imprégner de la culture ou admirer les paysages variés. 
Depuis le début des années 1990, on a coutume d’appeler l’Irlande le Tigre celtique de par son taux de croissance record lié à une politique d’accueil des investissements étrangers, notamment dans le secteur des nouvelles technologies. Il faut cependant noter que depuis la crise de 2008 le secteur des nouvelles technologies décline avec des fermetures d’usines. (exemple : Dell à Limerick) 
L’interdiction de fumer en tout lieu public de la République n’a en rien altéré la fréquentation en ces lieux de consommation. L’Irlande reste un endroit où l’impact de la religion (catholique en Irlande du Sud, protestante et catholique en Irlande du Nord) est très présente. Le divorce n’est légal dans la République que depuis 1995, alors qu’un réel débat ne fait que s’amorcer sur l’avortement. Toutefois, l’homosexualité et la contraception sont généralement acceptés. 
Fête nationale irlandaise : 17 mars (Saint-Patrick). Les Irlandais sont très attachés à cette fête religieuse. Symboles nationaux irlandais : trèfle à trois feuilles (shamrock, utilisé par saint Patrick pour expliquer la Sainte-Trinité aux peuples celtes), le mouton, le cheval, le saumon, la harpe celtique et la couleur verte (non-officiel). Cuisine irlandaise• Littérature irlandaise• Musique irlandaise• Danse irlandaise• Langue Irlandaise. 
L’Irlande est la terre des sports gaéliques. Le hurling et le football gaélique sont les disciplines sportives les plus pratiquées sur toute l’île. Le hurling fait partie de l’identité nationale. Un match est d’ailleurs décrit avant la bataille de Moytura en 1272 avant J-C. D’après la légende, le héros Laicox battit à lui seul 150 opposants dans une partie de hurling. Les sports gaéliques sont organisés par une association transnationale, l’Association athlétique gaélique ou GAA. C’est la principale association irlandaise en termes d’effectifs (800000 membres) et d’influence. 
La star du rugby irlandais, Brian O’Driscoll sous les couleurs du Leinster. Viennent ensuite les sports en provenance de Grande-Bretagne, le football et le rugby. En rugby, l’île d’Irlande ne connait plus de frontières : il est organisé de manière transfrontalière. L’État d’Irlande et l’Irlande du Nord partagent clubs, championnat et équipe nationale. Au plus haut niveau, les quatre équipes régionales reprennent les anciennes provinces d’Irlande: Leinster Rugby, Munster Rugby, Connacht Rugby et Ulster Rugby. Le golf est aussi une véritable passion nationale. Il existe plus de 250 terrains de golf. Le principal tournoi est le Carroll’s Irish Open. Padraig Harrington est le principal champion irlandais de ce sport. De par la proximité de la mer, l’engouement pour la voile semble être tout à fait normal. Le plus vieux club de voile a d’ailleurs été fondé en 1720 et se trouve à Cork (Royal Cork Yacht Club). Parallèlement, au fil des ans, le cyclisme se développe dans le sillage de champions internationaux comme Seán Kelly et Stephen Roche. Les sports équestres sont très présents. Les courses hippiques dont le site principal est le curragh sont très prisées. L’équitation progresse beaucoup grâce à la talentueuse Jessica Kürten qui remporte de plus en plus de victoires avec ses chevaux. 
En Irlande (Eire), 86,8 % de la population est catholique, 4,4 % athées. La moitié des 8,8 % restants sont protestante. En Irlande du Nord, au plus 46 % de la population est protestante et 40 % catholique. (Selon les recensements de ces pays). 
L’Irlande est représentée par une plaque commémorative, située dans la ville de Québec, au Canada. Cet emblème souligne l’apport important d’immigrants irlandais dans l’histoire du Québec et particulièrement dans la ville de Québec. Plus de 30 % des Québécois auraient des origines irlandaises.

Dublin est à la fois la capitale et la plus grande ville de la république d’Irlande. La ville est localisée à proximité du point central de la côte orientale de l’île d’Irlande et au centre du Comté de Dublin. Dublin est la plus grande ville d’Irlande en importance et en nombre d’habitants depuis le haut Moyen Âge. Elle est aujourd’hui classée à la dixième place dans l’index des places financières mondiales, et a un des plus forts taux de développement parmi les capitales européennes. Dublin est le centre historique, politique, artistique, culturel, économique et industriel de l’Irlande. La population de la ville proprement dite est de 525383 habitants au recensement de 2011. Au-delà de ceci, au même recensement, la ville et la population du comté de la région de Dublin comptent 1110627 habitants tandis que la région du Grand Dublin a un total de 1804156 habitants. 
Le nom de ‘Dublin’ est généralement considéré comme provenant du gaélique originel Dubh Linn (« l’étang noir ») qui signifie maintenant « baie de la fumée », le nom d’un bassin d’un affluent de la Liffey, près duquel s’est érigée la première place forte des Vikings, bien qu’il existe des doutes à ce propos (cf. Eblana plus bas). Le nom gaélique contemporain Baile Átha Cliath (« La ville du gué des haies de roseaux ») fait référence au hameau qui se trouvait à côté du site de fondation de Dublin. 
La première référence à l’existence de la ville se trouve dans les écrits de Ptolémée aux environs de 140. Elle est alors désignée sous le nom de Eblana. La proximité de ce nom avec le nom actuel (b, l et n en commun) suffit à jeter le doute sur le lien entre Dublin et Dubh Linn, mais on ne sait pas si ces deux origines sont liées. 
Le nom Dubh Linn se retrouve également en islandais : djúp lind (mare profonde), en gallois : Dulyn (du noir, et llyn lac, étang) et en breton : Dulenn (du noir, et lenn étang, mare, lac). 
La ville est située à peu près au milieu de la côte est de l’Irlande, à l’embouchure de la Liffey et au centre de la Région de Dublin. Son climat est typiquement océanique. Les hivers sont doux (environ 5 °C) et les étés frais (environ 15 °C). Les précipitations, d’un total de 732 mm, sont bien réparties tout au long de l’année.
Selon Ptolémée, Eblana existait dès l’an 140 après J.-C. Le village celtique Áth Cliath (le gué de la haie) est en fait antérieur à la fondation de Dublin en tant que « Dubh Linn » par les Vikings au IX.me siècle. En l’an 837, Thorgis y revient pour la deuxième fois, accompagné cette fois d’une flotte de 120 drakkars. Soixante d’entre eux remontent la rivière Boyne, les soixante autres la rivière Liffey. Selon les annales de l’époque, cette formidable force militaire se rassemble sous son autorité. Inconnu dans son propre pays, tous les récits relatifs à ses conquêtes se trouvent en Irlande et dans les îles britanniques. À leur arrivée à Dublin, ses hommes s’emparent de cette communauté de pêcheurs et agriculteurs et érigent un solide fort selon les méthodes de construction scandinaves, sur la colline où se trouve l’actuel château de Dublin. Les noms modernes de Dublin font référence à cette double origine : le hameau originel pour le nom gaélique, et le village viking pour la version anglaise. Le roi Brian Boru, surnommé Boroimhe, Brian Mac Cenneidigh, né en l’an 941 dans le Thomond en Irlande, fut inhumé à Dublin en l’an 1014, à l’âge de 73 ans. Il a tenté une unification de l’Irlande ; il est décédé à la bataille de Clontarf le 23 avril 1014, dans sa tente, un vendredi saint. Après l’invasion de l’Irlande par les Anglo-Normands (1170/1171), Dublin a remplacé la colline de Tara comme capitale de l’Irlande, le pouvoir s’installant au château de Dublin jusqu’à l’indépendance. Un évêché y fut érigé en 1018 ; en 1213 les Anglais, qui s’en étaient rendus maîtres, y élevèrent un château, fortifié au XV.me siècle.
 À partir du XVII.me siècle, la ville s’est développée rapidement, croissance qui sera rationalisée cinquante ans plus tard par le percement de boulevards, sous la Wide Streets Commission créé en 1757. En 1700, la population dépasse 60000 habitants, ce qui en fait la deuxième ville de l’empire britannique, alors réduit aux îles et aux colonies d’Amérique du Nord et des Antilles. Après leur victoire à la bataille de la Boyne en 1690, les troupes protestantes de Guillaume d’Orange, parmi lesquelles 3000 huguenots français, ont installé nombre de leurs hommes à Dublin, pour se démarquer des protestants controversés qui avaient colonisé l’Ulster et le Munster depuis un siècle. Les 239 huguenots de Dublin ont une sépulture collective, Huguenot House dans la petite rue de Mansion Row près du parc de St Stephen’s Green, créé en 1693 dans le nouveau Dublin, où sont gravés les noms de 239 d’entre eux, répertoriés par ordre alphabétiques. Leur domination politique et culturelle est facilitée par l’exil pour la France de 20000 soldats jacobites au moment du Traité de Limerick, parmi lesquels on compte l’essentiel de la noblesse catholique irlandaise, dont une large partie avait déjà été expropriée, dans les régions de Munster(centre-ouest) et l’Uslter depuis un siècle. 
Londres ne prétend pas transformer en propriétaires terriens cette nouvelle vague de protestants, qui ont connu la vie en Hollande, et préfère les voir réunis à Dublin pour contrer d’éventuels débarquements jacobites, tel que celui tenté en 1692 au départ du port français de La Hougue. Plus tard, l’Insurrection de Pâques en 1916 placera la capitale dans l’instabilité, et la guerre anglo-irlandaise, tandis que la guerre civile irlandaise, a laissé la ville en ruines, beaucoup de ses plus beaux bâtiments ayant été détruits. L’état d’Irlande a reconstruit une grande partie des bâtiments de la ville, mais sans prendre de réelle initiative pour moderniser la ville ; le parlement a été déplacé dans la Leinster House. 
Après la Seconde Guerre Mondiale (connue comme « The Emergency » en référence à l’état d’urgence décrété de 1939 à 1946), Dublin était une capitale vieillotte, le renouvellement de la ville était lent, jusqu’aux années 1960, qui ont vu le début du changement. Plus récemment, les infrastructures ont été bouleversées, avec l’avènement du Dublin Area Rapid Transit (plan de transports de la région de Dublin), qui a permis à la ville de disposer d’un système de transports urbains digne d’une ville européenne moderne. Depuis le début de l’occupation anglaise au XII.me siècle, la ville a joué le rôle de capitale de l’île irlandaise, sous toutes les formes qu’a pu prendre l’autorité politique : la Seigneurie d’Irlande (1171-1541), le Royaume d’Irlande (1541-1800),l’île en tant que membre du Royaume-Uni (1801-1922), la République irlandaise (1919-1922). À partir de 1922, à la suite de la partition de l’Irlande, Dublin est la capitale de l’État libre d’Irlande (1922/1937). (La plupart de ces entités ont coexisté ou rivalisé pendant des périodes communes, relevant des constitutions soit britannique soit irlandaise…) 
La ville abrite une usine du confiseur allemand Haribo. La ville abrite le siège européen de Google et celui de Facebook. 
La ville de Dublin a une formidable histoire littéraire, ayant produit de très grandes figures de la littérature comme les Prix Nobel William Butler Yeats, George Bernard Shaw et Samuel Beckett ou les auteurs Oscar Wilde, Jonathan Swift et même le créateur de Dracula, Bram Stoker. Dublin est aussi célèbre comme étant le lieu d’action des plus grandes œuvres de James Joyce. Dubliners est un recueil de nouvelles à propos d’évènements et de résidents de la ville au tout début du XX.me siècle. Son œuvre la plus célèbre, Ulysse se déroule aussi à Dublin et fourmille de détails décrivant la ville. D’autres écrivains dublinois sont aussi célébrés, comme John Millington Synge, Seán O’Casey, Brendan Behan, et plus récemment Maeve Binchy et Roddy Doyle. Les plus grandes bibliothèques d’Irlande se trouvent à Dublin, la Bibliothèque nationale d’Irlande ou la Bibliothèque Chester Beatty. Il existe de nombreux théâtres à Dublin. Ceux-ci ont formé quelques acteurs mondialement célèbres comme Noel Purcell, Brendan Gleeson, Stephen Rea, Colin Farrell, Colm Meaney et Gabriel Byrne. Les théâtres les plus connus sont l’Abbey Theatre, le Gate Theatre, le Gaiety Theatre et l’Olympia. L’Abbey Theatre a été fondé en 1904 par un groupe d’écrivains dont Yeats, dans le but de promouvoir les talents littéraires des auteurs irlandais. Il a permis de faire découvrir les œuvres d’auteurs comme Shaw, Synge, O’Casey, et en même temps de servir de tremplin au réveil national et politique du début du XX.me siècle. Le Gate Theatre a été fondé en 1928 pour promouvoir les œuvres européennes et américaines d’avant-garde. Le Gaiety Theatre est quant à lui spécialisé dans les productions musicales: opéras, comédies musicales, ballets. Le plus grand théâtre est le Mahony Hall. 
Dublin est aussi le point central de l’art Irlandais. On y trouve les musées les plus importants du pays. Le Book of Kells est conservé au sein de la bibliothèque de Trinity College. La Chester Beatty Library possède de très nombreux manuscrits, dessins et autres livres rares dont les plus anciens documents remontent à 2700 ans avant JC. Les œuvres artistiques des artistes Irlandais peuvent être contemplées dans de très nombreux musées situés à Dublin et dans les galeries d’art du centre ville. Les principaux musées sont la National Gallery of Ireland, l’Irish Museum of Modern Art, la Hugh Lane Municipal Gallery et le National Museum of Ireland répartis en trois sites, l’archéologie dans Kildare Street, les arts décoratifs et l’histoire dans les Collins Barracks et l’histoire naturelle dans Merrion Street. 
Il existe une vie nocturne très dynamique à Dublin. La ville est une des plus jeune d’Europe avec près de 50 % de la population âgée de moins de 25 ans. De plus Dublin a été élue en 2007 et 2009 ville la plus amicale d’Europe. Comme le reste de l’Irlande, Dublin est parsemée de pubs. Temple Bar, quartier situé sur la rive sud de la Liffey, est le lieu d’attraction d’une foule venue de toute la ville et de très nombreux touristes venus prendre les pubs d’assaut. Ce quartier a été développé en quartier culturel avec des galeries d’art, le centre national du cinéma (Irish Film Institute), des studios de photographie. De très nombreuses animations y sont organisées. Les rues autour de St Stephen’s Green spécialement Harcourt Street, Camden Street, Wexford Street et Leeson Street comptent de très nombreuses boites de nuit. 
Dublin a accueilli le Fleadh Cheoil en juin 1972. Les concerts sont très populaires. Depuis les petits groupes de musique traditionnelle jusqu’au hard rock toutes les tendances musicales se retrouvent dans les différents pubs. De nombreux artistes ont fait leurs premiers pas à Dublin, au premier rang desquels U2, The Dubliners, The Boomtown Rats, Thin Lizzy, Sinéad O’Connor et The Cranberries ou encore Shook Up! 
La Liffey divise la ville Il existe traditionnellement une opposition du Nord et du Sud de la ville, avec la ligne de démarcation formée par la Liffey. Le Northside est plus pauvre et ouvrier, tandis que le Southside est considéré comme plus aisé, occupé par les classes moyennes et supérieures. Cette division se retrouve dans les codes postaux attribués aux quartiers, le Nord ayant des numéros impairs tandis que les numéros pairs sont attribués aux quartiers Sud. Cette division date d’il y a des siècles, sans doute à l’époque où le comte de Kildare a construit sa résidence au Sud, à l’époque peu développé, et a été rapidement suivi par ses pairs ; quand on lui demandait pourquoi il allait s’installer au Sud, il répondait « Où je vais me suit la mode ». 
En opposition, bien que le Sud soit plus aisé, la résidence officielle du président d’Irlande (Áras an Uachtaráin) se trouve au Nord (mais avec le code postal 8, normalement du sud). La résidence de l’archevêque catholique de Dublin et de son homologue anglican jusqu’en 1920 sont elles aussi situées dans le Northside, ainsi que l’une des banlieues les plus riches de Dublin, la colline de Howth, qui est également localisée au Nord. 
Il existe également de nombreuses banlieues ouvrières dans le Sud, comme Palmerstown, Crumlin et Ballyfermot. 
Les classes moyennes de Dublin sont souvent appelées Dublin 4, en référence au code postal de l’un des quartiers les plus riches de Dublin, dans lequel se trouvent les studios de la radio nationale, Radio Telefís Éireann, ainsi que bon nombre d’écoles et de lycées réputés, une université et les ambassades. Le campus moderne de l’University College of Dublin se trouve à la limite entre Dublin 4 et Dublin 14. 
En fait, le terme Dublin 4 ou son abréviation D4 peut s’appliquer à n’importe quel Dublinois de classe moyenne, aussi bien du Northside que du Southside, ou plus souvent à une attitude que l’on peut trouver partout ailleurs en Irlande. De nombreux politiciens et politologues vivent à Dublin 4, et ce quartier prend traditionnellement des positions très libérales lors des référendums sur des sujets tels que l’avortement ou le divorce. Dublin 4 est également associé à un certain accent (pas vraiment spécifique à ce quartier), que certains apprécient et d’autres abhorrent. 
La brasserie de ‘St. James’s Gate’, où la fameuse Guinness est produite depuis 1759. Pendant le miracle économique irlandais (années 1990), de nombreuses multinationales pharmaceutiques et des technologies de l’information se sont implantées à Dublin et dans sa banlieue. Le centre opérationnel de Microsoft pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique est situé dans la zone d’activités de Sandyford, au sud de Dublin, ainsi que Xerox, Google, Provectio et Salesforce.com. À l’ouest de Dublin, Leixlip accueille Intel et Hewlett-Packard. La quantité d’industriels de l’informatique à Dublin en a fait la Silicon Valley de l’Europe. 
Croke Park, le quatrième plus grand stade d’Europe et residence de l’Association Athlétique Gaélique Pratiquement toutes les fédérations sportives irlandaises ont leur quartier général à Dublin. La capitale irlandaise est en 2010 la « Capitale européenne du sport ». Avec ses 82500 places assises, Croke Park est la quatrième plus grande enceinte sportive d’Europe. Ce stade accueille traditionnellement les sports gaéliques que sont le hurling et le football gaélique. Il accueille aussi des matchs internationaux de rugby, et des concerts comme ceux de U2 ou récemment de Robbie Williams. Le stade de Lansdowne Road, appartenant conjointement aux fédérations de rugby et de football reçoit les matchs des équipes nationales de ces deux sports. Le stade est terminé et a pris alors le nom d’Aviva Stadium, il atteint une capacité d’accueil de 50000 places. Le nouveau stade a accueillis en 2011 la finale de l’Europa League. Pendant la rénovation les matchs des équipes nationales de football et de rugby se déroulent exceptionnellement à Croke Park. 
Donnybrook rugby Ground est le terrain traditionnel de l’équipe de Leinster Rugby mais à cause de son manque de place, tous les matchs de Ligue Celtique ou de Coupe d’Europe de rugby se déroulent au R.D.S. . Dublin compte six équipes professionnelles de football : Shamrock Rovers, Bohemian FC, Shelbourne FC, St. Patrick’s Athletic, UC Dublin et Sporting Fingal FC. Il y a également plusieurs champs de course dans l’agglomération de Dublin, dont Shelbourne Park (course de lévriers) et Leopardstown (courses hippiques). Enfin, on trouve également de nombreux autres stades, destinés au basket-ball, au handball gaélique, au hockey sur gazon ou à l’athlétisme. 
Dans la ville se trouve une architecture géorgienne, des marques tangibles de l’histoire littéraire irlandaise (Jonathan Swift, Oscar Wilde, George Bernard Shaw, William Butler Yeats, James Joyce, Samuel Beckett…) Dublin est coupée en deux par la Liffey. Parmi les sites à visiter, les plus intéressants sont : Trinity College, université fondée en 1592 par Élisabeth Ire d’Angleterre et qui abrite le Book of Kells, manuscrit enluminé datant d’environ 800, ce qui en fait l’un des livres les plus anciens au monde ;à savoir : la Bank of Ireland, bâtiment qui abrita à l’origine le Parlement irlandais ; Cathédrale Christ Church, dont certaines parties remontent à la construction danoise d’origine (XX.me siècle) ; Cathédrale Saint-Patrick ; Pro-cathédrale Sainte-Marie de Dublin, la cathédrale catholique de Dublin• GPO (General Post Office), site de la proclamation de la République d’Irlande en 1916 pendant le Soulèvement de Pâques ; Dublin Writers’ Museum (musée des écrivains dublinois) ; Dublin Castle, anciennement le centre du pouvoir britannique en Irlande ; National Museum ; National Art Gallery ; Le Ha’penny Bridge, qui doit son nom au prix (un demi-penny) que devait payer le voyageur pour avoir le droit de le franchir et d’entrer dans la cité. La prison de Kilmainham, transformée en musée de l’histoire du nationalisme irlandais. O’Connell Street est une des principales avenues de Dublin. 
Il y a aussi de nombreuses places et squares recelant des trésors d’architecture georgienne : St Stephen’s Green, Merrion Square, Ely Place, Fitzwilliam Square… Le quartier le plus richement doté en restaurants est celui de Temple Bar, ancien, intéressant et en pleine renaissance. Cependant, les autorités dublinoises essaient de réduire le nombre d’enterrements de vie de jeune fille ou de garçon (les Stag nights) britanniques, qui envahissent ce quartier chaque semaine. Pour apprécier un autre aspect de la ville, on peut visiter le village paisible de Sutton. 
Dublin a connu une vive expansion économique depuis une quinzaine d’années avec la création d’un pôle de compétence par l’installation de nombreuses entreprises multinationales de haute technologie (informatique principalement), attirées par une fiscalité très favorable et l’amélioration des infrastructures grâce aux aides européennes consécutives à l’entrée de l’Irlande dans l’Union européenne. Ainsi, Dublin, qui avait un aspect plutôt provincial il y a encore deux décennies, a beaucoup changé depuis les années 1990, du fait d’une frénésie immobilière et urbanistique. À l’occasion de l’an 2000, la construction du Spire (la flèche du millénaire) surnommé « The Spike » (la pointe) par les Dublinois – au centre de l’une des principales avenues de la ville, se voulait un symbole de cette métamorphose. Un tramway a commencé à être construit depuis juin 2004. 
Dublin est le centre du réseau de transports irlandais. Le port est le plus important du pays et l’aéroport international accueille la plupart du trafic passagers du pays. Heuston Station et Connolly Station sont les deux gares principales de la ville, la première desservant le Sud et l’Ouest du pays tandis que la seconde relie Dublin à Sligo, Rosslare et Belfast. 
Dublin est également le centre du réseau routier irlandais. L’autoroute M50, une sorte de périphérique encerclant Dublin du Nord au Sud en passant par l’Ouest (à l’est, c’est la côte), relie tous les axes nationaux partant de la capitale. Un péage est perçu pour le passage du West Link, un pont autoroutier enjambant la Liffey au niveau du village de Lucan. Bien que sa construction ait débuté dans les années 1980, en 2005 tous les travaux ne sont pas terminés. Une action en justice à propos de la préservation du site médiéval de Carrickmines Castle a retardé la dernière tranche. Actuellement, la M50 compte 2×2 voies, mais on commence à réfléchir au passage à 2×3. L’autorité routière nationale envisage également d’augmenter la capacité des parties les plus fréquentées de l’autoroute en aménageant des échangeurs plus efficaces. Afin de boucler le périphérique, un contournement « Est » est envisagé. La première partie du projet est en cours de construction, il s’agit du tunnel du port de Dublin. L’ouverture à la circulation de ce tronçon, qui devrait accueillir principalement des poids lourds, est prévue pour 2006. Après cette mise en service, le conseil municipal de Dublin espère pouvoir interdire le passage des camions à travers la ville. La suite du projet implique un autre tunnel reliant le port au Sud de la ville, mais les plans de cette partie n’ont pas encore été établis… La capitale est aussi entourée par ce que le conseil municipal a appelé les orbitales intérieure et extérieure. L’orbitale intérieure encercle le cœur de la ville géorgienne, de St Stephen’s Green à Mountjoy Square et du King’s Inns à la Cathédrale Saint Patrick. L’orbitale extérieure contourne la ville le long du cercle naturellement formé par les deux canaux de Dublin : le Grand Canal d’Irlande et le Canal Royal d’Irlande, ainsi que South Circular Road et North Circular Road. 
Les transports publics Dublinois possèdent également différents moyens de transports urbains géré en majorité par la Bus Átha Cliath (Bus de Dublin), : le Dublin Area Rapid Transit ou « DART », un train express déservant la région de Dublin sur un axe nord-sud, principalement sur la côte. C’est la seule voie de chemin de fer électrifiée du pays. deux lignes de tram nommé « Luas », constitué de deux lignes : la ligne verte en service depuis juin 2004, qui dessert le Sud de Dublin et de son comté, et la ligne rouge inaugurée en septembre de cette même année, reliant les gares principales de Heuston et Connolly à la banlieue jusqu’à Tallaght. Un projet est lancé afin de relier ces deux lignes, mais les modalités et le parcours sont encore en discussions. près de 200 lignes régulières le jour (nommées par leurs numéros, parfois suivi d’une lettre) et 24 « Nitelink », des bus de nuit qui officient 7 nuits sur 7, qui sont appelés par un numéro suivi de « N ». Il n’y a qu’un conducteur à bord (pas de contrôleur) et le prix du trajet, fonction du nombre d’arrêts de bus entre le départ et l’arrivée doit être payé exactement au conducteur à la montée, sans rendu de monnaie. Il existe également des forfaits prépayés que l’on composte à la montée du bus. Le tarif des bus de nuit est un forfait indépendant de la distance parcourue, qui peut paraître cher (entre 4 et 6 euros), mais bien moins qu’un taxi… 
Les services de transport en commun de la région de Dublin ont la réputation de ne pas être très ponctuels. Les retards sont fréquents, mais il peut aussi arriver que les trains (DART) arrivent et partent en avance. Un projet de métro reliant l’aéroport de Dublin au centre ville est la prochaine étape du développement des transports publics, mais il est encore en cours de négociation. trois tracés différents (Est, Ouest et centrale) sont à l’étude. Une station de métro pourrait être construite sous la Liffey en bas d’O'Connell Street. Les travaux pourraient commencer en 2009 et s’achever en 2012. 
Les trains de banlieue desservent aussi l’Ouest de l’agglomération, avec des lignes reliant Kildare et Maynooth. 
Depuis des siècles, la ville a été administrée par le Conseil de Dublin. Aujourd’hui, la région de Dublin, précédemment connue comme le comté de Dublin, compte plus d’un million d’habitants répartis sur 922 km2. En 1994, le comté de Dublin (hors la ville) a été divisé en trois, chaque nouvelle entité recevant les statuts d’un comté à part entière et l’administration équivalente ; il s’agit de : Dun Laoghaire-Rathdown• Fingal• South Dublin. 
Il existe aujourd’hui une autorité régionale : la ‘Dublin Regional Authority’, au sein de laquelle les différentes administrations de chacune des entités de la région de Dublin (La ville et les 3 comtés périphériques) coordonnent leurs politiques.

Nous faisons connaissance avec Robert qui sera notre driver pour tout notre séjour, le bus est assez spacieux, la sonorisation est bonne et la climatisation est embarquée à bord, nous avons donc tout pour découvrir les coins et recoins de l’Irlande dans de bonnes conditions. Nous partons pour la visite du parc botanique de Dublin. Le plus beau en Irlande, c’est la nature, nous passons devant un parc splendide, il a été créé suite à un don monastique. Il a été implanté, en lieu et place, d’une ancienne abbaye, il a une superficie de 20 hectares, c’est le poumon vert de l’ouest de la ville. Le réseau ferrée irlandais est aujourd’hui inexistant, il avait été réalisé par les anglais, mais il n’a pas été maintenu, il signifiait trop le joug anglais qui a sévi en Irlande pendant 8 siècles. Nous sommes dans une zone occupée par les gens du voyage, on peut y voir leurs chevaux qui paissent dans une vaste prairie. La communauté des gens du voyage n’est pas appréciée par le reste de la population, ils vivent en camp dans leurs caravanes. Nous découvrons un immense champ de pommes de terre, la pomme de terre est un sujet vaste en Irlande, elle équivaut à la morue au Portugal, sa purée accompagne la plupart des plats irlandais. Nous roulons dans le quartier des concessions automobiles, en 2000 la vente des véhicules a bondi de 30%, car tout le monde voulait avoir l’immatriculation du millénaire. Les plaques d’immatriculation sont divisées en 3 parties, le premier numéro indique la mise en service du véhicule, 02 pour 2002, 03 pour 2003 et bien sûr 00 pour 2000. Par contre l’année 2013 est une exception, pour rassurer les superstitieux, on a le numéro 131 pour les véhicules mis en circulation pendant le premier semestre, et 132 pour ceux qui seront mis en service au cours du second trimestre 2013. La seconde partie permet de différencier le comté D pour Dublin, C pour Cork, G pour Galway et pour les comtés moins importants, ils sont de 2 lettres comme MH pour le comté de Meath par exemple. La troisième partie est une série de chiffres, c’est l’immatriculation du véhicule proprement dit, la plaque appartient à la voiture, et elle l’accompagne tout au long de sa vie. Nous approchons du nord de la ville de Dublin, où se trouve le jardin botanique, nous abordons le plus grand cimetière de Dublin, il se nomme Glasnevin, c’est l’équivalent du cimetière du père Lachaise à Paris. Nous apercevons une tour ronde, c’est le symbole des sites monastique en Irlande, elles ont une hauteur qui avoisine 30 mètres, Elle trône au centre du cimetière, celle-ci n’est pas monastique. L’église du cimetière jouxtée un pub, son nom était Wall pub, on y accédait par une porte dans l’église. La porte a été murée par le prêtre de l’église, car les personnes qui assistaient aux obsèques s’attardaient beaucoup trop au pub et ils en oubliaient la raison pour laquelle ils étaient venus. Nous voici au jardin national botanique, nous sommes accueillis par la pluie, nous nous réfugions dans une salle pour la projection et la présentation du jardin botanique. Il a été fondé en 1795, il est remarqué par ses belles collections de plantes, il en compte plus de 17000 espèces du monde entier. Il est constitué de serres, d’étangs, de bois, d’une roseraie, d’un jardin de rocailles, d’un arborétum, d’un potager et d’un verger biologique. Il possède plus de 400 espèces de plantes menacées en Irlande et dans le monde. C’est encapuchonnés que nous découvrons le jardin, il y a de magnifiques séquoias, ils atteignent 30 mètres de haut, ils ont le tronc cannelé. Nous sortons d’une petite forêt, nous accédons à un jardin potager et un verger, ils sont protégés par des murs contre le vent. Nous déambulons au milieu de cyprès, un écureuil vient s’ébattre à nos pieds, nous sommes devant un énorme séquoias, il a 3 siècles d’existence, son écorce est spongieuse et acide, elle ne brûle pas. Nous parcourons la roseraie, où une grande quantité de races de roses sont présentent. Ensuite, nous pénétrons dans une immense serre, elle est assez haute, sa structure est en poutrelles d’acier rivetées, ça rappelle les constructions de Baltard. La serre renferme des plantes d’Afrique et d’Australie, elles poussent dans des sols extrêmement pauvre, elles dégagent des odeurs très fortes qui ont pour but d’éloigner les prédateurs. Nous accédons à une autre serre, elle est réservée aux palmiers, il y règne une température ambiante de 26 degrés, c’est le paradis des bananiers et des bougainvilliers. Nous voici dans la maison des orchidées, nous ressortons à l’extérieur, où la pluie a redoublé d’intensité, nous retournons au bus pour nous abriter. Auparavant entre la ville et le quartier du cimetière et du jardin botanique, c’était la campagne. Ce lieu était occupé par les résidences secondaires des protestants, aujourd’hui le quartier de Glasnevin est très coté, les maisons sont entourées de superbes jardins. Dublin n’a pas de métro, il y a 2 lignes de tramway, appelé luas, la ligne verte et la ligne rouge, l’une va du nord au sud et l’autre d’est en ouest, elles ne se rencontrent pas, le fleuve la Liffey leur en empêche. Un projet est à l’étude, afin que les 2 lignes se croisent à Stephen’s green. Nous sommes aux abords de la prison centrale, c’est une prison modèle, les détenus participent à des ateliers de théâtre, et ils donnent des représentations à l’intérieur de la prison au monde extérieur. En Irlande on prend un petit déjeuner consistant, le midi on se satisfait d’une soupe ou d’un sandwich et le soir on fait le repas autour d’un plat unique à 18 heures. Nous longeons la prison, elle est en briques rouges, nous distinguons des maisons qui datent de l’occupation anglaise, ce sont de grandes demeures disposant de grandes colonnades de style gréco-romain, les bâtisses datent des années 1700. Nous abordons le quartier où sont parsemés des maisons géorgiennes, celles du nord de la ville sont moins sophistiquées que celles du sud. En 1916, suite à la rébellion, les propriétaires des maisons géorgiennes ont changé, les anglais qui les occupaient ont été obligés de fuir. Les maisons géorgiennes ont été rachetées par des autochtones, le quartier est alors devenu un bidonville, car les habitants s’entassaient dans les maisons libres. Nous passons devant le jardin qui commémore les soldats irlandais morts au cours des guerres du XX.me siècle, ils combattaient lors de la première guerre mondiale sous la bannière britannique, l’Irlande depuis qu’elle est république n’a jamais combattu, au cours de la seconde guerre mondiale, elle était neutre. La reine Elisabeth est venue se prosternée dans ce lieu, il y a 3 ans lors de sa visite officielle en Irlande. Nous circulons dans la rue principale O’connell street, c’est dans cette artère qu’a eu lieu la rébellion à Pâques 1916, et qui va changer la vie du pays. C’est à partir de cette date que l’on va chasser les anglais d’Irlande, nous apercevons une longue flèche qui s’élance dans le ciel, elle mesure 120 mètres de haut, elle a été érigée en l’an 2000, pour célébrer le millénaire. A proximité on remarque un immense bâtiment, c’est le GPO, c’est la poste centrale de Dublin. Les colonnes portent encore les traces de balles tirées par les anglais, le GPO date du début du XIX.me siècle. L’artère O’connell street est jalonnée de statues, dont la principale est celle de Daniel O’connell (1775-1847), il est connu sous le surnom, le libérateur. Il a beaucoup fait pour la communauté catholique, afin qu’elle puisse retrouver ses droits de citoyens. Depuis 1695 à 1916, la communauté catholique était muselée par la minorité dirigeante qui était protestante. Les catholiques n’avaient pas le droit de siéger au parlement, on leur interdisait de pratiquer leur religion, ils n’avaient pas le droit à l’éducation et on leur interdisait tout poste public. Le libérateur a beaucoup fait pour la communauté catholique, il lui a redonner des droits, tout en restant pacifique. Nous traversons le pont O’connell bridge, nous roulons sur une chaussée, qui à l’époque médiévale faisait partie du fleuve Liffrey. Sur un rond point on aperçoit une pierre sculptée, on raconte qu’elle servait au vikings qui ont envahis l’Irlande, et la pierre servait à guider les embarcations vikings. Nous circulons dans un quartier où les maisons possèdent de magnifiques colonnes de style gréco-romain, et d’autres sont de style palladien. Ces demeures étaient la propriété de riches aristocrates, nous passons devant l’entrée principale de Trinité College, dont voici la présentation :

Le Trinity College Dublin (TCD), fondé en 1592 par la reine Élisabeth Ire, est la seule constituante de l’Université de Dublin, la plus ancienne université d’Irlande. Conçue sur le modèle des universités d’Oxford et Cambridge, l’université n’accepta pendant longtemps que des étudiants masculins et protestants, mais est aujourd’hui une université pluriculturelle. Elle est la première université irlandaise, ainsi que l’une des universités les plus importantes du monde. Elle fait également partie des anciennes universités du Royaume-Uni et de l’Irlande. 
Ce n’est qu’en 1793 que les catholiques furent admis (en pratique la hiérarchie catholique n’autorisa ses fidèles a fréquenter Trinity qu’en 1970), alors qu’en 1873 que toutes les religions furent autorisées. Enfin, en 1904, les femmes furent à leur tour admises au sein de l’établissement. « Trinity » se trouve à côté de College Green, au centre ville de Dublin, en face de l’ancien parlement irlandais, qui appartient maintenant à la Banque d’Irlande. Le campus occupe 19 ha, et est autant constitué d’anciens bâtiment historiques que de constructions plus récentes. Avec le développement de l’université et l’évolution des matières, d’autres bâtiments ont été acquis par l’Université en centre ville (autour du Campus) et dans le sud de la ville (le Trinity Hall et les Jardins botaniques universitaires). 
Lieu de savoir, Trinity est aussi devenu, par son histoire, un haut lieu du tourisme à Dublin. Outre ses trésors architecturaux (l’ancienne bibliothèque, le Campanile), Trinity College est aussi le lieu d’exposition du Livre de Kells, considéré par beaucoup comme une des plus belles pièces de l’histoire médiévale. 
Trinity College compte environ 15000 étudiants chaque année dans des disciplines variées allant de l’électronique à la sociologie en passant par le théâtre, le droit et la médecine. Des formations originales sont proposées parmi lesquelles le Broad Curriculum (un cursus large de 4 ans au cours duquel les étudiants suivent des cours dans plusieurs disciplines : droit, géographie, histoire, botanique, théâtre, littérature) ou les filières bilingues (un cursus de 4 ans où les étudiants étudient le droit en anglais et en français ou bien en anglais et en allemand). 
La vie associative est très développée à Trinity. Les deux associations phares se vantent d’ailleurs d’être les plus anciennes associations étudiantes au monde. The Phil (ou Philosophical Society) et The Hist (ou Historical Society) occupent à elles seules un grand bâtiment (Graduates Memorial Building) dans lequel sont organisés des débats chaque semaine. La Phil a compté Oscar Wilde et Bram Stoker parmi ses membres. La Hist a été elle fondée par Edmund Burke. 
Trinity College est l’université la plus sélective d’Irlande. Elle est classée parmi les meilleures universités d’Europe et du monde et attire chaque année non seulement les meilleurs étudiants irlandais mais aussi des jeunes du monde entier. 
Trinity College est membre du Groupe de Coïmbre. 
Anciens professeurs : Le grammairien Jacob Weingreen enseigna l’hébreu au Trinity College de 1939 à 1979. Sa collection d’objets d’archéologie proche-orientale est rassemblée au musée Weingreen, situé dans l’enceinte de l’université. Deux Présidents de la République d’Irlande étaient professeurs de droit à Trinity: Mary McAleese et Mary Robinson.

Nous arrivons près de la superbe rue piétonne Grafton Street, dont voici la présentation :

Grafton Street (Sráid Grafton en irlandais) est une des plus importantes rues commerçantes de Dublin. Cette rue piétonne relie la place de College Green (au Nord) au parc de St Stephen’s Green (au Sud), terminus de la ligne verte du Luas. Son nom vient du Duc de Grafton qui possédait les terrains. De nombreux artistes de rue, musiciens, jongleurs, marionnettistes, etc… s’y produisent régulièrement. 
Depuis les années 1980, la majeure partie de la rue est piétonne, à l’exception du morceau entre Nassau Street et College Green. Ce morceau contient un bâtiment et un monument importants : la Provost’s House de Trinity College (la maison du chef de l’université) et la statue de Molly Malone, qui date de la fin du XX.me siècle, qui est devenu un lieu de rendez-vous à Dublin. 
Un bronze taille réelle de Phil Lynott a été érigé dans Harry Street, juste à côté de Grafton Street, proche de Stephen’s Green, le 19 août 2005. Le Bewley’s Oriental Cafe, une institution de Grafton Street depuis son ouverture en 1927, a annoncé à la fin d’octobre 2004, qu’il fermerait avant Noël, tout comme son café de Westmoreland Street. À la suite d’une campagne qui mobilisa beaucoup de monde, dont Catherine Byrne, alors maire de Dublin, le café de Grafton Street, qui avait fermé, a été rouvert, tout comme sa petite salle de spectacle. 
De nombreux artistes de rue, dont des musiciens, des mimes et des poètes se produisent régulièrement dans Grafton Street. Ce phénomène est d’ailleurs présenté dans le film Once, avec Glen Hansard du groupe The Frames, ancien artiste de rue de Grafton Street.

Nous arrivons dans Nassau Street, nous longeons l’enceinte de l’université de Trinite College, nous pouvons admirer de magnifiques grilles en fer forgé, qui délimitent les parcs et demeures, les grilles datent du début du XVIII.me siècle. Nous longeons le terrain de cricket, nous abordons un quartier géorgien. Maisons géorgiennes, pourquoi, parce qu’elles ont été construites sous le règne du roi Georges, nous passons devant la maison natale d’Oscar Wilde (1854-1900), dans le petit parc qui se trouve à proximité, on peut y remarquer sa statue. Il fut un grand écrivain, il a péri dans le fait qu’il était homosexuel, à son époque, c’était répréhensible, il est enterré au père Lachaise à Paris. Nous sommes en face de l’assemblée d’Irlande, où siègent le parlement et le sénat. Nous avons de chaque côté de la rue, une enfilade de maisons géorgiennes, elles se constituent à proximité d’un parc que nous découvrons sur notre gauche. Chaque propriétaire de maison avait une clé pour pénétrer dans le parc, les maisons sont en brique, c’était le matériau le moins cher de l’époque. Certains propriétaires qui voulaient faire apparaître leur richesse, construisaient la façade du premier étage en pierre. Les maisons géorgiennes sont à plusieurs étages, le rez-de-chaussée et le premier étage ont des grandes fenêtres, par contre les étages supérieurs sont éclaircis par de petites fenêtres. Tout cela était la cause de la taxe qu’il fallait s’acquitter et qui était proportionnelle à la grandeur des fenêtres. La différentiation de la grandeur des fenêtres donnait une forme plus élancée à la maison, l’élégance des maisons géorgienne résidait dans les portes. Nous sommes devant des maisons qui ont de magnifiques portes, elles sont toutes différentes, elles sont chapeautées par de rayonnants impostes. Ils sont en armatures en bois, qui sont parfaitement décorées. Les impostes sont en verre soufflé pour ceux d’origine, ils sont de formes demi-lune ou en rosace. Les 4 portes que nous sommes entrain de contempler possèdent des vitraux sur leur bas côté, ces vitraux déterminaient la richesse de l’occupant de la maison. A l’intérieur de la maison, les impostes possédaient un système qui permettait d’y installer des chandelles. Les portes ont toutes des couleurs différentes, ça permettait de rentrer chez soi sans se tromper de porte, surtout quand on n’était pas a jeun de bière irlandaise. Les portes des maisons géorgiennes ont très bien été préservées des prédateurs au cours du siècle dernier. Le premier étage des maisons géorgiennes possèdent de sublimes ferronneries, elles protégeaient les enfants de la chute, c’était aussi un objet de vanité. Les prédateurs immobiliers ne ce sont pas jetés sur ses maisons, hélas quelques unes ont été abattues au cours du siècle dernier. Les maisons géorgiennes ont toutes un sous-sol, on y trouvait les cuisines, le garde à manger, le vin, le stock de charbon ou de tourbe pour chauffer la maison. Sur le trottoir il y a une petite ouverture, elle est en forme ronde de 35 centimètres de diamètre, par laquelle on livrait le charbon ou la tourbe. A l’intérieur une chaîne était placée sur le mur, afin qu’on ne vienne pas chaparder les cuisines depuis l’extérieur. Des enfants pauvres étaient entraînés pour aller voler dans les cuisines, il fallait être agile et rapide, car si l’on se faisait prendre entrain de voler, on était tout de suite mis en prison, dans laquelle on mourait souvent. Le rez-de-chaussée servait de vestibule, la salle à manger se trouvait au premier étage. Chaque étage avait 2 fenêtres, toutes les maisons étaient alignées, les plafonds étaient splendidement décorés, les décors était en stuc. Les décors étaient réalisés par des artisans italiens, en 1850 les frères Lafranquini étaient les maîtres de la décoration en stuc. Ils ont formé les irlandais à leur art, posséder un plafond décoré par les frères Lafranquini, vous mettez au top de la société. Nous continuons notre circuit, nous tournons dans une rue, dans laquelle a été construit un abominable bâtiment en béton, il est la propriété de la société électrique d’Irlande, il fait vraiment tâche au milieu de ses splendides maisons géorgiennes. Nous passons devant un square privatisé, il est la propriété des occupants des maisons géorgiennes des alentours, c’était utilisé comme jardin d’enfants et pour faire courir le cheval qui tirait la charrette. On aperçoit des hautes portes qui permettaient d’accéder à l’écurie et à l’endroit où l’on remisait la calèche. Au 46 de la rue où nous circulons, on remarque une porte qui a été élargie, la cause en est, la visite de la reine Victoria dans les années 1860, et pour qu’elle puisse entrer sans difficulté avec sa robe à cerceaux, on a été obligé d’ajouter un deuxième battant à la porte. En Irlande, c’est l’église qui a le monopole de l’enseignement, nous passons devant un établissement scolaire catholique, où l’on enseigne aux enfants de bonne famille. Nous découvrons le parc le plus célèbre de Dublin Stephen’s Green, c’est un parc d’agrément, on voulait que Dublin soit aussi resplendissant que Londres. En face du parc se trouve un grand hôtel où il fait bon descendre, où il faut se faire voir. Cet hôtel a été pendant la rébellion, un lieu de réunions secrètes, pour la libération du pays. Le parc a été mis en place par un des membres de la famille Guinness, le comte d’Ardilan. Nous passons devant la maison du maire de Dublin, il vient d’être élu pour un an, il n’a pas de pouvoir décisionnel, c’est un rôle honorifique, il agit comme un ambassadeur de la ville. Nous empruntons de nouveau Nassau Street, nous découvrons la statue de Monimalone, c’est un personnage public, c’est une femme qui vend son poisson, elle porte des paniers. Nous sommes devant une église qui a été recyclée, c’est aujourd’hui l’office du tourisme de Dublin. A Dublin, beaucoup d’églises ont ainsi été transformées, en fond de commerce ou en bureaux. Nous passons devant la banque centrale, le bâtiment a eu un prix d’architecture. Nous sommes dans la rue principale de l’ancienne ville médiévale, sur notre gauche on voit l’entrée du château de Dublin, il ne reste plus grand-chose du château initial du XII.me siècle. Nous longeons l’hôtel de ville, il possède de magnifiques colonnes, elles sont de style gréco-romain. Au loin nous distinguons la statue de la légalité, nous voici en face de la cathédrale Christ Church, dont voici la présentation :

La cathédrale Christ Church (Christ Church) ou cathédrale de la Sainte-Trinité (The Cathédrale of the Holy Trinity) de Dublin est une cathédrale anglicane irlandaise. Elle est la plus ancienne des deux cathédrales de la ville bien que toutes deux datent du Moyen Âge la deuxième étant la cathédrale Saint-Patrick, qui appartient également à l’Église d’Irlande mais a le rôle de « cathédrale nationale » ; l’Église catholique romaine ne possède dans cette ville qu’une pro-cathédrale. La cathédrale Christ Church porte les titres de cathédrale du diocèse unifié de Dublin et Glendalough (Cathedral of the United Dioceses of Dublin and Glendalough) et de cathédrale métropolitaine de la province unifiée de Dublin et Cashel (Metropolitical Cathedral of the United Provinces of Dublin and Cashel). 
L’église est présentée comme le siège officiel des archevêques de Dublin à la fois de l’Église d’Irlande et de l’Église catholique romaine. En pratique, elle est propriété de l’Église d’Irlande, depuis la Réforme anglaise. Bien qu’elle la revendique comme sa cathédrale, l’Église catholique romaine ne peut utiliser que la pro-cathédrale Sainte-Marie dans Malborough Street. 
La cathédrale Christ Church est située dans l’ancien cœur médiéval de la ville de Dublin, à côté de Wood Quay, à la fin de Dame Street  (en). Cependant, le contexte urbain alentour a beaucoup évolué depuis le Moyen Âge, car elle est à présent placée le long d’une grande allée à double voie plutôt qu’au centre du labyrinthe de petits immeubles et de rues étroites qu’était l’ancien quartier résidentiel de Wood Quay. La cathédrale Christ Church est la seule des trois églises cathédrales — ou agissant comme tel — de Dublin à être clairement visible depuis le fleuve Liffey. 
La cathédrale fut commencée en 1038 par le roi viking danois de Dublin Sigtryggr Silkiskegg. Le diocèse de Dublin était à l’époque « une île » entourée du vaste diocèse de Glendalough, et dépendait de Canterbury. L’église fut construite sur les hauteurs qui surplombaient la colonie viking de Wood Quay. Parmi les quatre églises de l’époque celte réputées avoir existé autour de Dublin, une seule autre — dédiée à saint Martin de Tours était à l’intérieur des murs de la cité viking. Au clergé séculaire s’est ajouté — sous l’évêque suivant, Gilla Pátraic des moines bénédictins. En 1163, l’église fut convertie en prieuré de l’Ordre régulier de Saint-Nicolas d’Arrouaise (de règle augustinienne réformée) par le deuxième archevêque de Dublin et futur saint Laurent O’Toole, qui adhérait lui-même à la règle ; il avait par conséquent un supérieur augustinien, deuxième figure ecclésiastique importante du diocèse, qui n’avait pas le titre de Dean ; cette situation perdura jusqu’en 1541. 
Henri II assista aux cérémonies de Noël dans la cathédrale en 1171. Selon le guide de la cathédrale, ce fut la première fois qu’il communia depuis l’assassinat de Thomas Beckett à Cantorbéry par ses chevaliers servants. Dans les années suivantes, Strongbow et d’autres dirigeants anglo-normands financèrent la complète reconstruction de Christ Church ; il fut ajouté le chœur et ses bas-côtés, le transept, la crypte, et les chapelles à saint Edmond, sainte Marie et saint Lô. Une chapelle dédiée à saint Laurent O’Toole fut ajoutée dans les années 1200. La nef existante date en grande partie des années 1230. En 1300, l’archevêque Ferings de Dublin conclut un accord entre les deux cathédrales — le Pacis Compostio — conservant à toutes deux le statut de cathédrale et répartissant leurs fonctions (voir plus bas). En 1358, la nef de la cathédrale fut en partie utilisée à des fins profanes. La cathédrale est le lieu prétendu du couronnement en 1487 de Lambert Simnel, un prétendant au trône qui a essayé sans succès d’en déposséder Henri VII d’Angleterre, sous le nom de « roi Édouard VI ». En 1493, la chorale fut formée. 
Comme détaillé plus loin, en 1539, le roi Henri VIII convertit le prieuré en une cathédrale avec un Dean et un chapitre, et adapta Christ Church à cet effet. En 1547, le roi Édouard VI finança une augmentation du clergé de la cathédrale, et offrit une dotation annuelle à la chorale. Sous Édouard VI toujours, la cathédrale Saint-Patrick fut supprimée, et le 25 avril 1547, son argent, ses bijoux et ses ornements furent transférés au chapitre de Christ Church. La reine Marie Ire d’Angleterre, et plus tard Jacques Ier, ont également augmenté la dotation de Christ Church. Entre-temps, en 1551, le service divin fut chanté pour la première fois en Irlande en anglais en remplacement du latin, et en 1560, la Bible fut pour la première fois lue en anglais. 
Les fondations de la nef reposant dans la tourbe ont lâché en 1562, faisant tomber le mur sud et les arches de pierre soutenant le toit. Le mur nord penche visiblement depuis cette époque, mais ne s’est pas effondré, et date donc bien de 1230. Une partie du mur a pu être réparée, mais le reste des débris a été tout simplement nivelé et recouvert d’un nouveau plancher achevé en 1871. Au XVIIe siècle, le Parlement et les tribunaux de droit furent réunis dans des bâtiments construits à côté du Christ Church. Le roi Jacques II présida lui-même l’ouverture officielle du parlement à cet endroit. Toutefois, le Parlement et les tribunaux se déplacèrent par la suite ailleurs, le palais de justice dans le nouveau bâtiment Four Courts et le parlement dans Chichester House sur la place Hoggen Green (maintenant College Green). 
Quelques travaux furent réalisés entre 1829 et 1831 mais le bâtiment, tout comme la proche Saint-Patrick, fut en mauvais état durant la majeure partie du XIX.me siècle. La cathédrale fut entièrement rénovée durant l’époque victorienne par George Edmund Street  (en), sous le parrainage du distilleur Henry Roe du mont Anville. Il construisit le hall de synode adjacent, incluant les derniers vestiges de l’église Saint-Michel. M. Roe dépensa plus de 230000 livres de l’époque. Si la rénovation de la structure en très mauvais état a préservé l’édifice de l’effondrement, il est néanmoins devenu difficile de dire quelles parties de l’intérieur sont véritablement médiévale et quels éléments sont des pastiches victoriens. Au XX.me siècle, d’autres rénovations ont été menées, particulièrement entre 1980 et 1982. 
Christ Church est officiellement le centre du culte de diocèse unifié de Dublin et Glendalough. Il s’y tient d’importants événements annuels tels que le Service de la citoyenneté (Citizenship Service). En tant que cathédrale de la province ecclésiastique unifiée de Dublin et Cashel, elle accueille également les cérémonies d’ordination des prêtres et de consécration des évêques. 
La cathédrale renferme une tombe présentée comme celle de Strongbow, un chef de guerre gallo-normand venu en Irlande à la demande du roi Diarmait MacMurrough et dont l’arrivée marque le début de l’implication anglaise en Irlande. À côté de la tombe principale se trouve une figure plus petite avec des épaules tombantes, ce qui suggère une figure féminine, mais le port d’une cotte de maille indique peut-être un enfant. On considère aujourd’hui qu’elle n’est pas celle de Strongbow et que l’originale a été détruite ; une tombe médiévale issue de l’église de Drogheda aurait été déplacée là en remplacement. 
Le caveau de Strongbow a été utilisé pour conclure des accords juridiques entre les XVI.me et XVIII.me siècles. 
Christ Church est également la cathédrale possédant la plus grande crypte des îles britanniques, mesurant 63,4 mètres de long. Elle fut construite en 1172– 1173. Rénovée au début des années 2000, elle est à présent ouverte aux visiteurs. La crypte contient de nombreux mémoriaux, monuments funéraires et autres éléments historiques d’importance, dont : les plus anciennes sculptures séculaires connues en Irlande, deux statues sculptées qui se tenaient jusqu’à la fin du XVIII.me siècle à l’extérieur du Tholsel (l’hôtel de ville médiéval de Dublin, démoli en 1806) ; un tabernacle et un ensemble de chandeliers, qui furent utilisées lors de la très courte période durant laquelle la cathédrale a été utilisée pour le culte catholique romain, lorsque le roi catholique James II, ayant fui l’Angleterre en 1690, vint se battre en Irlande pour son trône et assista à la grand-messe ; le pilori, anciennement sur la Christ Church Place, réalisé en 1670 et utilisé pour le châtiment des délinquants devant la Cour de Liberté du Dean (Court of the Dean’s Liberty, la petite zone sous l’autorité civile exclusive de la cathédrale), déplacé ici en 1870 ; des livres historiques et des accessoires de l’autel de la cathédrale ; anciennement présentés sur le mur nord — le « mur oblique », qui penche depuis 1562 —, on trouve dans la crypte un chat et une souris momifiés, retrouvés coincée derrière l’orgue et conservés par l’air très sec de la cathédrale. 
Derrière la zone de l’autel se trouve une maison du chapitre, qui contient entre autres les bureaux de la cathédrale et des salles de réunion. 
À l’extrémité ouest de la cathédrale est un pont de pierre couvert qui conduit à l’ancienne salle du Synode, construite sur le site de l’ancienne église Saint-Michel, prébendier de Christ Church, qui a été démolie par Street lors de sa restauration de la cathédrale. Cette salle du Synode, qui intègre la tour de l’ancienne église, a été autrefois utilisée pour héberger le General Synods et le conseil diocésain de Dublin, Glendalough et Kildare. Y est maintenant présentée l’exposition Dublinia sur le Dublin médiéval. 
Durant leur histoire commune, Christ Church et Saint-Patrick ont partagé longuement le statut de cathédrale du diocèse de Dublin. Cet arrangement a pris fin avec l’Église d’Irlande. Dans un premier temps, il y eut beaucoup de conflits sur le statut mais, un accord — Pacis Compositio — est trouvé en 1300, et a subsisté jusqu’en 1870. Il prévoyait que : La consécration et l’intronisation de l’archevêque de Dublin devait avoir lieu à la cathédrale Christ Church — cette partie n’a pas été toujours suivie, avec de nombreux archevêques s’intrônisant dans les deux, et au moins deux à Saint-Patrick seulement ; Christ Church avait la priorité formelle, en tant qu’église mère et cathédrale du diocèse ; Christ Church avait la responsabilité de conserver la crosse, la mitre et l’anneau de chaque archevêque de Dublin défunt ; les archevêques de Dublin décédés devaient être enterrés en alternance dans chacun des deux cathédrales, à moins qu’ils n’en aient en personne décidé autrement ; La consécration annuelle des huiles du diocèse devait avoir lieu à Christ Church ; Les deux cathédrales devaient agir comme une, « partageant de manière égale leurs libertés. » 
À ce jour, le siège du primat d’Irlande et archevêque catholique de Dublin est à la pro-cathédrale Sainte-Marie, le Saint-Siège reconnaîssant toujours Christ Church comme la cathédrale et donc le siège de l’archevéché catholique. 
Le Dean et le chapitre, avec le consentement de l’archevêque de Dublin, président la cathédrale. Le Dean est considéré comme « premier parmi les égaux » (« first among equals ») dans le chapitre mais fait autorité sur l’organisation journalière, sous réserve des fonctions de certains rôles particuliers. Le chapitre comprend outre de Dean un précentor, un chancelier, un trésorier, les archidiacres de Dublin et Glendalough, et de douze chanoines, huit étant des membres du clergé du diocèse de Dublin, et quatre membres du clergé du diocèse de Glendalough (les trois plus anciens — par ordre de nomination — portent les titres de chanoine de Saint-Michel (Prebendary of St. Michael’s), chanoine de Saint-Michan (Prebendary of St. Michan’s), et chanoine de Saint-Jean (Prebendary of St. John’s)). Le Dean  (en) est nommé par l’archevêque de Dublin, et a aussi sous sa responsabilité depuis 1971 le groupe de paroisses de la cathédrale Christ Church, dont la gestion au jour le jour est faite par un vicaire nommé par un conseil spécial (le Board of Patronage). 
En 1971, le conseil général de l’Église d’Irlande  (en) nouvellement baptisé, à la suite des discussions antérieures, a créé le groupe de paroisses de la cathédrale Christ Church. Il unit quatre paroisses sous la coupe de la cathédrale, et met à leur tête — sous le titre de Recteur — son Dean. Les quatre paroisses sont celles de Saint-André (St. Andrew’s), Saint-Werburgh (St. Werburgh’s), de Saint-Michan, Saint-Paul et Sainte-Marie (St. Michan’s, St. Paul et St. Mary) et celle de tous les saints (All Saints (Grangegorman)). 
Historiquement régie uniquement par le chapitre, la cathédrale est depuis 1872 gérée par un conseil composé de neuf membres du clergé (le doyen, le précenteur, deux vicaires et cinq autres membres du clergé) et de neuf membres laïcs, élus toutes les trois assemblées parroissiales de Pâques. Le conseil est partagé en comités — mi-2007, on trouve : Administration& Finance, Culture (qui gère le Trésor), Deanery, Fabric, collecte de fonds, Santé & Sécurité, Technologie de l’Information, Musique, Safeguarding Trust and Tower. 
La cathédrale possède une chorale réputée et un chœur de jeunes filles. En sont responsables le précenteur, l’« organiste et directeur de la musique » (Organist and Direcor of Music) qui travaille avec un organiste adjoint et enseignant d’orgue, ainsi qu’un « gardien honoraire de la Musique et musicothécaire » (Honorary Keeper of the Music and Music Librarian), et depuis 2007, un « agent de composition de la musique » (Music Development Officer). 
La cathédrale Christ Church est connue pour avoir eu au moins une cloche sonnante depuis 1038. En 1440, sont attestées trois grandes cloches dans la tour, mais le 11 mars 1597, une explosion de poudre accidentelle sur l’un des quais à proximité endommage la tour et fait se fissurer les cloches ; l’explosion causa aussi des dommages à la tour de l’église voisine Saint-Ouen (St. Audoen’s Church). En 1670, six nouvelles cloches ont été apportées dans la tour, formées de métal fondu de canon. Leur nombre passe à huit en 1738, puis à douze en 1878. La dernière augmentation du nombre remonte à 1999. Sept autres cloches sont alors ajoutées à l’anneau, portant le nombre de cloches à dix-neuf, un record mondial pour des cloches sonnées à la main. Elles ne forment pas une échelle diatonique de 19 notes, mais offrent un choix de combinaisons : trois combinaisons à douze cloches (dans les tonalités B, C# et F#), une à quatorze et une à seize. Lors de l’augmentation, elle a été la seconde église à posséder seize cloches au monde — la première étant l’église Saint-Martin  (en) de Birmingham. Le travail consistant à faire sonner les cloche est géré par le Ringing Master and Master of the Tower.

Nous découvrons quelques restes des fortifications de l’ancienne ville, enfin nous voici arrivés au restaurant où nous allons déjeuner, il est situé dans le plus vieux pub de Dublin, il date de 1190.

Le soleil apparaît, la pluie a cessé, nous reprenons notre circuit à travers Dublin, sur notre gauche, nous pouvons contempler des vestiges vikings qui ont été découverts, lors de travaux ou de fouilles. Le bus nous laisse à Nassau Street, puis nous allons découvrir Grafton Street, la rue piétonne la plus animée de Dublin. Après un bon bol d’air et le rayonnement du soleil, nous quittons la province de Dublin, nous mettons le cap sur l’ouest, en direction de Galway qui est la capitale de la province du Connaught. Nous circulons dans une artère, une impasse permet de se rendre au pub nommé à la tête du cerf, c’est un petit pub traditionnel. Nous sommes à la hauteur de Temple bar, c’est le quartier branché de Dublin, c’est l’équivalent de la rue de la Soif à Rennes. On y vient pour enterrer sa vie de garçon ou de fille, pour les filles c’est la fête des poules, et pour les garçons c’est la fête du cerf. C’est un lieu assez décoiffant, l’ambiance des fins de semaines est très chaude. Nous passons devant l’une des 2 gares de Dublin, elle a été construite en 1844, derrière la gare, nous distinguons un bâtiment rond, c’est la nouvelle cité judiciaire. Au loin on distingue un obélisque, il a été érigé en la mémoire du duc de Wilmington, c’est lui qui a enfermé napoléon à l’île d’Elbe. Il était irlandais, mais au service du pouvoir anglais, il ne revendiquait jamais son identité irlandaise. Il se plaisait à dire, ce n’est pas, parce que l’on naît dans une écurie, qu’on est un âne. Le prénom Patrick se dit familièrement Paddy, mais Paddy dit par un anglais est une injure pour les irlandais. Nous avons quitté Dublin, nous roulons dans une zone de tourbières, c’est une accumulation de végétaux au fond des lacs, qui ont pris place à l’eau, les lacs n’existent donc plus, et la couche de végétaux donne la tourbe qui est un combustible encore utilisé en Irlande. Ici, dans cette zone les tourbières sont exploitées industriellement. Une fois extraite, la tourbe doit être séchée, car elle contient 90% d’eau. Nous sommes au plein centre de l’Irlande, nous allons visiter le site monastique de Clonmacnoise, dont voici la présentation :

Le monastère de Clonmacnoise (en irlandais Cluain Mhic Nóis) est situé en Irlande, dans le Comté d’Offaly au bord de la rivière Shannon au sud de la ville d’Athlone. Le monastère est aussi appelé les sept églises (seven churches). 
Le monastère a été fondé en 545 par Saint Ciarán à l’endroit où la route majeure reliant l’est à l’ouest de l’île d’Irlande au travers des tourbières traverse le Shannon. Saint Ciarán a été éduqué par Saint Diarmuid de Clonard et Saint Finian. Peu après son arrivée Ciarán rencontra Diarmait mac Cerbaill qui l’aida à construire la première église, une petite structure en bois. Diarmaid, l’aidant de la sorte, voulait se faire consacrer premier roi chrétien d’Irlande. Un an après la construction de cette église, Ciarán âgé d’à peine trente ans mourut de la peste jaune. 
Le monastère grandit en taille et en réputation pour devenir pour un temps le site religieux le plus prestigieux d’Irlande. Son cimetière et supposé contenir les tombes de sept rois de Tara et la sépulture du dernier Ard ri Erenn Ruaidri O’Connor. C’était également un centre de savoir, le « Book of the Dun Cow » du XII.me siècle conservé à la « Royal Irish Academy » à Dublin provient de son scriptorium. La richesse du monastère attira la convoitise des rois irlandais des anglo-normands et bien entendu des vikings qui le pillèrent et l’incendièrent par moins de vingt-six fois entre 841 et 1204. Enfin en 1552 la garnison anglaise d’Athlone mit le monastère à sac. Clonmacnoise ne s’en releva jamais. 
Croix et tours du monastère : 
1. Temple Finghín. Une église romane avec une tour ronde datant du XII.me siècle. C’est l’une des rares églises de Clonmacnoise qui comprennent un chœur et une nef distincts. 
2. Temple Connor. Une église utilisée par l’Église d’Irlande depuis le XII.me siècle. 
3. La tour ronde. Selon certains, elle aurait été construite au Xe siècle par Fergal O’Rourke (mort en 964). Le Chronicon Scotorum signale son érection (restauration ?) en 1124 sur ordre de Turlough O’Connor, roi de Connachtet de Gilla Christ Ua Maoileoin, abbé de Conmacnoise. Onze ans plus tard, elle fut partiellement détruite par la foudre. Sa partie supérieure, visible de nos jours, est donc postérieure. La légende dit que la partie effondrée à cause de la foudre a été réutilisée pour construire Temple Finghín. 
4. North Cross. Il n’en reste que le fût. C’est la plus vieille des quatre grandes croix celtiques érigées sur le site. Elle date d’autour de 800. 
5. Temple Kelly 
6. Temple Ciarán. Faisant 2,8 mètres sur 3,8 mètres, c’est la plus petite église de Clonmacnoise. Il est possible que cet édifice contienne la tombe de Ciarán. 
1. La croix sculptée dite « Croix des Saintes Écritures ». Cette grand croix irlandaise, en pierre de grès, mesure quatre mètres. Elle s’apparente aux croix de Monasterboice bien qu’étant taillée dans un bloc moins massif que ces dernières. Cette croix celtique est une des plus décorées des croix restant visible en Irlande. La tête, le fut et le socle sont divisés en panneaux sculptés représentants des scènes parfois difficiles à identifier. La scène du Jugement dernier sur la face est de la tête et celle de la Crucifixion sur la face ouest n’offrent pas de doute possible. Le panneau inférieur sur la face est du fût représente un ecclésiastique sur la gauche et un guerrier sur la droite qui enfoncent une longue perche dans le sol. On a parfois avancé qu’il s’agissait de Saint Kieran et du roi Diarmait mac Cerbaill plantant le premier poteau d’angle de leur nouvelle église. L’inscription en grande partie mutilée qui se trouve sur les faces est et ouest au pied du fut a fait l’objet de nombreuses controverses mais elle semble commémorer Flann Sinna roi d’Irlande et à Colmán abbé de Clonmacnoise et sculpteur qui fit construire cette croix. Ces deux personnages sont aussi à l’origine de la construction de la cathédrale. 
2. La cathédrale (ou daimliag en Irlandais ce qui signifie église de pierre par opposition aux premiers édifices en bois) a été construite en 909 d’après le Chronicon Scotorum par Flann Sinna Roi de Tara et l’abbé Colmán (mort en 921). 
3. Temple Melaghlin construite autour de 1200. 
4. South Cross Elle date du IX.me siècle, cette croix celtique mesure environ 3,6 m de haut. Sur la face ouest du fût se trouve une scène de Crucifixtion. Le style de la décoration est proche des croix de Ahenny, des croix de Saint Patrick et Saint Colomban à Kells et des croix d’Iona et Kildalton en Écosse. 
5. Temple Dowling. Construite au XI.me siècle et nommée en hommage à Edmund Dowling qui entreprit de la rénover en 1689.

Après avoir visionné un document sur le monastère de Clonmacnoise, nous avons découvert le site en parcourant les jardins et les restes qui surplombent la rivière Shannon. Nous reprenons notre circuit, la rivière Shannon se jette dans l’estuaire de l’ouest de l’Irlande, après avoir traversé Limerick, cet estuaire fut utilisé par les américains pour amerrir lors de la seconde guerre mondiale. Nous passons devant une centrale thermique qui fonctionne en brûlant de la tourbe, Nous passons à Shannon Bridge, où nous franchissons le pont qui enjambe la rivière Shannon. Sur les hauteurs nous découvrons un fort, il protégeait la rivière Shannon, mais aussi la ville d’Athlon qui se trouve un peu plus haut sur la rivière. Nous sommes toujours entourés de tourbières, des fleurs blanches y sont parsemées, c’est ce que l’on appelle le coton des tourbières. Nous passons à Wadibaslo, où se déroule la plus grande foire au cheval d’Irlande. Les gens du voyage y participent avec leurs chevaux, ils ont du mal à se sédentariser à cause de leurs montures. Nous traversons une petite ville qui possède une magnifique église et un superbe château qui datent du XVI.me siècle. Des maisons neuves sont à l’abord des villes, elles possèdent de grands terrains, de splendides haies délimitent les terrains, des moutons paissent dans d’immenses prairies, ils ont la tête et la pointe des pattes noires. Dans les tourbières nous voyons des plaques de tourbe entrain de sécher, des murs en pierres sèches divisent les prairies. Il est près de 20 heures, nous approchons de Galway, nous nous rendons dans sa banlieue à Tuam, où se situe notre hôtel. Voici la présentation de Tuam :

Tuam (Tuaim en irlandais) est une ville du comté de Galway, dans la région du connaught en République d’Irlande, au nord de la ville de Galway. L’agglomération de Tuam compte environ 6000 habitants. Elle est le siège du diocèse de Tuam, Killala et Achonry de l’Église d’Irlande, à la cathédrale Sainte-Marie, et de l’archidiocèse catholique de Tuam, centre de la province catholique de Tuam, qui possède la cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption.

Une fois installés dans nos chambres, nous prenons le dîner, puis nous allons prendre un repos bien mérité.

Jour (3) Nous partons à la découverte du Connemara, dont voici la présentation :

Le Connemara en anglais, ou Connemara en irlandais, est une région située dans l’ouest de l’Irlande dans le Comté de Galway, à l’ouest de la province de Connacht. Son nom provient de l’irlandais Conmaicne Mara, qui signifie littéralement « descendants de Con Mhac de la mer ». Les Conmaicne Mara sont en effet une branche d’une ancienne tribu irlandaise issue de Connacht et localisée sur la côte atlantique. Con Mhac, « fils du chien », d’après la mythologie irlandaise, est le fils d’une reine de Connacht. 
Le Connemara est indiqué en rouge, la partie rose indiquant son extension la plus grande. La partie verte correspond au Comté de Joyce. 
Par extension, le terme Connemara est communément utilisé pour décrire : tout ce qui se trouve à l’ouest du Lough Corrib ; les zones de l’Ouest du Comté de Galway où la langue irlandaise, le gaélique, est encore parlée. 
Pour résumer, le Connemara se compose des paroisses de Carna, Clifden, Ballynakill, Roundstone et Inishbofin. 
La côte du Connemara est un ensemble de plusieurs péninsules. La péninsule de Iorras Ainbhtheach dans le Sud est la plus importante. On y trouve les villages de Carna et Kilkieran. La péninsule d’Errismore se trouve à l’ouest du village de Ballyconeely. Les péninsules d’Aughris, Cleggan et Renvyle se trouvent dans le nord ouest du Connemara. 
Un très grand nombre d’îles se trouvent au large du Connemara (Omey, Inishark, High Island, Friars Island, Feenish et Mweenish Island). La plus importante est celle d’Inishbofin. La principale ville du Connemara est Clifden. Cette cité compte environ 2000 habitants. 
Ses ressources principales sont l’élevage de moutons (essentiellement des Scottish Blackface), l’exploitation de la tourbe et le tourisme. 
Principaux sites : Route panoramique Sky Road• Parc national du Connemara• Diamond Hill• Abbaye de Kylemore• Port de Killary• Roundstone bog et l’Errisbeg. 
Le terme de Connemara désigne également le poney indigène de cette région, le poney connemara, que l’on peut apercevoir en liberté dans le parc national du Connemara, entre autres. Cet animal est le résultat d’un croisement involontaire entre le poney sauvage local et le cheval (arabe) accidentellement importé, capturé et remis en liberté par les Irlandais, après la correction infligée à l’Invincible Armada de Philippe II d’Espagne par la marine anglaise, au XVI.me siècle. Une partie de la flotte hispanique s’était, à l’époque, échouée dans la tempête, sur la côte Nord-Ouest de l’Irlande, alors qu’elle essayait de rejoindre l’Espagne, poursuivie par la flotte anglaise. Des chevaux avaient, lors de ces événements de 1588, quitté le bord ou été simplement remis en liberté. 
Personnalités majeures : Richard Martin, fondateur de la Société Protectrice des Animaux (XIX.me siècle). 
Peter O’Toole, acteur. 
Littérature : Le Baladin du monde occidental de J. M. Synge. Les Poneys sauvages de Michel Déon (1970). 
Cinéma : 1952 : L’Homme tranquille, de John Ford avec John Wayne. 2007 : Deux jours à tuer, de Jean Becker avec Albert Dupontel. 2011 : L’irlandais, de John Michael McDonagh avec Brendan Gleeson. 
Musique: Les lacs du Connemara, chantée par Michel Sardou sur l’album du même nom. Hills Of Connemara, du groupe The Popes.

Les catholiques irlandais ont été au cours des siècles poussés vers l’ouest de l’île, leurs terres ont par la suite été confisquées et données à des émigrants venus d’Ecosse et du pays de Galles. Dont la famille Joyce venue du pays de Galles, Qui possédait un domaine très important dans le Connemara. Si l’on regarde une carte de la région du Connemara, elle est différente selon l’époque de l’année, ça peut être un grand lac ou une multitude de petits lacs qui parsèment la terre. Nous allons en direction de Galway, la capitale de la province du Connaught, dont voici la présentation :

Galway (en irlandais : Gaillimh) est une ville de la province de Connacht, dans le comté de Galway, sur la côte ouest de l’Irlande. Son nom vient de la rivière Corrib (Gaillimh) qui traverse la ville. Elle est également surnommée la « ville des tribus » en référence aux quatorze tribus qui se partageaient la ville à l’époque anglo-normande. La population de la ville s’élève à 71983 habitants en 2006. L’agglomération de Galway est la quatrième du pays par le nombre d’habitants, après celles de Dublin, de Cork et de Limerick. C’est une ville étudiante très touristique en été, célèbre pour ses festivals. 
Dún Bhun na Gaillimhe (le Fort à l’embouchure de la Corrib) fut construit en 1124 par le Roi du Connacht Tairrdhelbach mac Ruaidhrí Ua Conchobhairs (Turlach O Connor). Lors de l’invasion anglo-normande du Connacht des années 1230, le fort de Galway fut capturé par Richard de Burgh qui dirigeait l’invasion. 
La ville s’étendit autour du fort à l’intérieur de murs défensifs. Pendant longtemps Galway eut maille à partir avec les populations gaéliques des environs. Sur une inscription sur la Porte Ouest construite en 1562 on peut lire « Des féroces O’Flaherty puisse Dieu nous protéger ». Les Irlandais des environs ne pouvaient pas circuler librement dans les rues de la ville (contrairement aux anglo-irlandais qui en étaient les citoyens). 
Pendant le Moyen Âge, la ville fut gouvernée par une oligarchie de quatorze familles de commerçants (12 d’origine anglo-normande et 2 d’origine irlandaise), les Tribus de Galway. La ville prospéra grâce au commerce international et devint petit à petit le principal port de commerce avec l’Espagne et la France. 
La population de Galway et ses environs est de 72729 habitants (basée sur le recensement 2006 effectué par le CSO). Si le taux de croissance actuel continue, la population de la ville atteindra 100000 habitants avant 2020. La ville de Galway, en ne tenant compte que de la population intramuros, est la troisième plus grande zone urbaine de l’Etat d’Irlande, et la cinquième de l’île. 
Au recensement de 2002, 16,3 % de la population était âgée de 0 à 14 ans, 75,5 % se situaient dans la catégorie des 15 à 64 ans et 8,2 % avaient franchi la barre des 65 ans. 52,9 % de la population sont des femmes et 47,1 % sont des hommes. La croissance démographique de la ville a été très forte ces 20 dernières années. L’étalement urbain est particulièrement visible avec la construction de nombreux lotissements aux abords de la ville ainsi que des zones commerciales à l’américaine. 
Galway, la capitale du Connacht, est la quatrième plus grande ville en République irlandaise après Dublin, Cork et Limerick. La ville a connu une croissance très rapide ces dernières années. Galway a une économie locale forte avec des secteurs importants comme l’industrie manufacturière, le tourisme, la vente au detail et la distribution, l’enseignement, les services de santé, les services financiers (banques, assurances), le bâtiment. 
La plupart des actifs travaillent dans le commerce, mais un grand nombre de personnes sont employées dans l’industrie manufacturière. Un bon nombre des industries et des usines de Galway appartiennent au secteur de la haute technologie, en raison du boom économique qui a fait connaitre l’Irlande comme étant le Tigre celtique. Le tourisme est aussi d’importance majeure à la ville, qui avait plus de 2,1 millions de visiteurs en 2000 et a produit le revenu de plus de 400 millions d’euros. 
La ville a été influencée par les Espagnols comme en témoigne par exemple la fameuse Spanish Arch. 
La Cathédrale de Notre-Dame de l’Assomption et de Saint-Nicolas est, depuis sa consécration en 1965, le plus imposant bâtiment de la ville. Elle a été construite à l’emplacement de l’ancienne prison du comté, célèbre pour sa rigueur envers les prisonniers. On y trouve des fresques d’inspiration hiberno-saxone et un plafond en bois ouvragé. Son énorme volume intérieur témoigne de l’importante fréquentation des messes, encore de nos jours. 
Le musée de Galway (City Museum) est principalement consacré au folklore, aux coutumes et traditions de la ville. Il permet de découvrir des antiquités de toutes sortes en relations avec l’histoire de Galway, comme des outils agricoles, des pièces d’anciennes machines, de l’équipement militaire, des objets datant du Moyen Âge, une série de sculptures datant du XVII.me siècle, etc. 
Le musée Nora Barnacle est un petit musée (ouvert seulement pendant l’été) dédié à James Joyce, un des plus grands écrivains irlandais. Le musée se situe dans l’ancienne maison de Nora Barnacle, la femme de l’artiste. 
Lynch’s Castle est un ancien hôtel particulier situé au croisement de Shop Street et d’Abbey Gate Street Upper. Ce bâtiment est un très bon exemple d’intégration des constructions anciennes dans la ville moderne : il est actuellement occupé par une banque. 
Le tribunal et Hôtel de ville (Court House & Town Hall). Le tribunal du comté date de 1818, mais les quelques restaurations qui ont été effectuées n’ont pas dénaturé le bâtiment. Tout à côté, l’Hôtel de ville faisait auparavant office de tribunal. Ce n’est que depuis 1901 qu’il remplit cette fonction. De temps en temps, il servait aussi de salle de théâtre. 
St. Nicholas’ Collegiate Church est la plus grande église médiévale d’Irlande encore en activité. Elle a été fondée en 1320, grâce à la famille Lynch, en l’honneur de Saint Nicolas de Myra, saint patron des marins. Elle aurait reçu la visite de Christophe Colomb en 1477. Cette église anglicane a consacré la première union homosexuelle d’Irlande en septembre 2002. 
Le moulin du pont (Bridge Mills) est situé juste après le pont d’O'Brien, au-dessus du fleuve Corrib. Ce bâtiment avec sa façade en pierre restaurée est vieux de 430 ans et surplombe les bâtiments des alentours. Il abrite un centre commercial avec des magasins minuscules. Le moulin du pont fête ses origines médiévales pendant les mois d’été avec des banquets médiévaux, des costumes d’époque, ainsi que des divertissements typiques de cette période. 
Le pont de Salmon Weir. Le pont du barrage de saumons (traduit textuellement) a été construit en 1818 dans le but de relier le tribunal au site de la cathédrale, mais aussi pour effectuer un raccordement avec la route principale du Connemara. 
Le festival de musique de Galway (Galway Early Music Festival) a lieu chaque année à Galway vers la mi-mai pendant trois jours. Il célèbre les différentes cultures de l’Europe du XII.me siècle au XVIII.me siècle. 
Le festival de l’Huître à Galway. Galway est réputée pour produire les meilleurs fruits de mer de tout le pays. Ce festival à réputation internationale a lieu chaque année le troisième week-end de septembre. 
Galway Races. Fin juillet-début août, la ville est envahie par des milliers d’Irlandais venus assister aux courses de chevaux. Cette réunion hippique est la première du pays par son importance et la deuxième de toutes les îles britanniques. En 2005 plus de 200000 personnes ont assisté à cette manifestation qui dure une semaine. Une grande majorité des Galwaygians quittent la ville pendant cette période pour fuir le chaos engendré par une telle affluence.

Nous sommes entourés de terrains agricoles divisés par des murets en pierres sèches, la technique de construction de ses murs se transmet de génération en génération. La présence de moutons devient plus importante, c’est le paradis des ovins et des chèvres. Il existe une race de mouton appelée charollaise avec 2 L, alors que la race bovine charolaise ne prend qu’un L. Les autres races sont la belle claire, la tête noire, la texel pour les principales qui proviennent d’Angleterre. Pour les races à viande bovine, on trouve la charolaise et la limousine. Nous sommes au centre du pays gaélique, qui en est la langue principale, c’est le roi Henri VIII, qui pour des raisons personnelles à son divorce a introduit le protestantisme dans le royaume d’Angleterre, dont faisait partie l’Irlande. Nous croisons une tour ronde qui signifie que nous sommes près d’un ancien site monastique, les tours rondes avaient plusieurs rôles. Elles servaient à faire l’appel à la prière, comme il se fait encore dans les pays musulmans. La tour ronde permettait aussi de faire le guet des alentours, les sites monastiques étaient souvent pillés par les vikings, mais aussi par la population locale. A l’intérieur de la tour il y avait plusieurs planchers en bois, auxquels on y accédait par des échelles. Pour celui qui faisait l’appel à la prière, il fallait qu’il gravisse plusieurs fois par jour les échelles, pour pouvoir agiter sa lourde cloche aux 4 ouvertures du sommet de la tour. La porte d’entrée aux tours rondes se trouve en hauteur par rapport au sol, à 4 mètres plus exactement, plusieurs lectures peuvent être faites à ce fait architectural. Pour ne pas compromettre la solidité de la tour, et pour éviter les attaques, la tour servait de lieu de coffre fort et de protection pour la population locale. Une autre signification du positionnement de la porte d’entrée des tours rondes, c’est pour éviter que les rongeurs accèdent facilement à l’intérieur de la tour, où était stocké par exemple le blé. Les tours rondes font partie du paysage irlandais, il en existe encore une centaine sur l’île, qui sont plus ou moins bien restaurées. Nous contournons la ville de Galway, en empruntant une rocade, ensuite nous devront rouler sur des routes plus chaotiques. Nous passons des ronds points, qui portent le nom de personnes qui ont fait la réputation de Galway. Le film tiré du roman au nom de la rose, décrit parfaitement la vie monastique en Irlande. Nous sommes en vue du lac Corrib, un peu plus haut se trouve l’université de Galway, qui avant la libération du pays, s’appelait queen university, il en existait 3 en Irlande à cette époque à Galway, à Cork et à Belfast. Bien sûr depuis que l’Irlande est devenue républicaine, tous les noms des universités ont changés. Le lac Corrib fait 46 kilomètres de long, il est parsemé d’une multitude d’îles. Certaines îles ont été des résidences de moines, sur certaines îles, des pèlerinages de retraite sont organisés. Sur une des îles est même construit un château, le château de la poule, il a appartenu à une grande femme, Grace Owally. Elle vivait au XV.me siècle, c’était une femme corsaire, elle était redoutée sur les mers du Connemara. Nous sommes vraiment en pays gaélique, les inscriptions en anglais ont été effacées, tout est signalé en écriture gaélique. Nous quittons l’agglomération de Galway, nous roulons en pleine campagne, c’est très désertique, aucune maison à perte de vue. Le Connemara est une région très pauvre, elle était beaucoup habitée dans les années 1840. La région fut décimée par la grande famine, elle a sévi dès 1845. Cette lourde épreuve a marqué le tempérament et le caractère des irlandais, ils sont très solidaires, ils participent à toutes les campagnes internationales qui lutte contre la famine. Nous traversons un village Oughterart, il est reconnu pour son organisation d’une compétition de pêche à la mouche. Des gens y viennent du monde entier, pour y concourir, la compétition se déroule sur le bord du lac Corrib. Nous passons un pont de pierre, puis nous longeons une petite rivière, son bord fait office de plage où les gens viennent pique niquer à la bonne saison tout en se baignant. La nature est très luxuriante, la rivière est de couleur marron sombre, c’est le reflet de la végétation environnante. Dans la rivière on y pêche le saumon et la truite, nous passons devant une maison d’hôte. Nous progressons en franchissant de petites collines, en cheminant au milieu de petits lacs et en longeant de petites rivières. De ci de là, nous découvrons de la tourbe qui a été ramassée et qui sèche. L’Irlande a beaucoup exporté de missionnaire à l’étranger, nous traversons une forêt de résineux, le relief est très bosselé. Les tourbières sont envahies de coton du même nom, La chaîne montagneuse du Connemara est constituée de 12 pics, dont le plus élevé culmine à 782 mètres. Ces pics ne sont pas évident à gravir, nous apercevons un magnifique pont de pierre, un passage du film l’homme tranquille a été tourné sur ce pont. L’exploitation des tourbières a changé le paysage, elle a formée des hautes marches dans l’environnement. Il est très dangereux de randonner dans les tourbières, il faut y être très vigilant, car des failles importantes peuvent surgir. Nous faisons une halte dans un hôtel pour se rafraîchir et se désaltérer, car le soleil nous accompagne. Nous reprenons notre circuit, la route sur laquelle nous roulons depuis Galway a été l’œuvre de la grande famille Darcy qui a permis au Connemara de se désenclaver. Sur notre droite se dessine la chaîne montagneuse du Connemara, Nous roulons sur une route très bosselée et remplie de trous, les talus sont envahis de pâquerettes et de boutons d’or, des poteaux électriques et téléphoniques polluent le paysage, de petits lacs sont établis tout au long de la route, mais aucun habitat à l’horizon. Le paysage change au gré de la météo, en cas de fortes pluies les petits lacs deviennent plus importants et se rejoignent parfois, où en cas de sécheresse et de vent, l’eau des lacs s’évapore, et le fond des lacs devient un superbe herbage pour les animaux, lac en gaélique se dit lough. Nous circulons au milieu de prairie propices aux tourbières, elles sont envahies de coton des tourbes, et de petites rivières sillonnent au milieu de ces grandes étendues. Nous apercevons de petites tâches rouges, ce sont des fuchsias sauvages, de grands troupeaux de moutons paissent en toute liberté tout au long de la route. En Irlande le mouton est roi, pour la petite histoire, hier nous avons parcouru 230 kilomètres, et aujourd’hui nous en ferons 280. Sur la route nous croisons des cyclistes et des moutons, ils sont à tête noire et ils n’ont pas encore été tondus, la conduite devient de plus en plus difficile pour Robert. Nous découvrons des restes de l’ancienne voie ferrée, et un superbe petit viaduc, qui permettait à la voie de franchir un petit val. Nous quittons la route principale, pour emprunter une petite route, encore moins large et plus défoncée, qui nous conduit à Roundstone. La route est encadrée d’arbres et d’arbrisseaux, l’Irlande a beaucoup perdu de forêts, aujourd’hui la forêt occupe 8% de l’île, l’objectif de l’Europe est de porter le pourcentage à 13%. D’immenses forêts de chênes ont été sacrifiées pour créer des pâturages, et les anglais ont prélevé à outrance les chênes pour construire leurs bateaux. Les charpentes de chêne des églises ont aussi participé à la déforestation de l’Irlande, n’ont pas seulement pour les églises irlandaises, mais aussi pour celles d’Angleterre. Pour stimuler le reboisement, l’Irlande a mis sur pied un plan, il consiste à reboiser avec des résineux, dans des terres tourbières, à savoir que le sapin pousse plus vite que le chêne. Pour accélérer le reboisement, l’état irlandais, accompagne par des déductions d’impôt, tous les investissements consentis au reboisement ou à la construction de complexes hôteliers. Pour exemple, dans l’hôtel où nous résidons à Tuam, a été construit en 2008 par un groupe d’investissement. Sur notre droite nous découvrons un lac, 2 pêcheurs sont affairés à la pêche à la mouche. Nous avons une très belle rivière qui court sur notre droite, elle fait penser au film, au milieu où coule la rivière, c’est vraiment féérique et la montagne en arrière plan. . Le port est occupé par des bateaux de pêche et de plaisance, il a beaucoup de caractère. Voici la présentation de Roundstone :

Considéré comme l’un des plus beaux villages du Connemara, Roundstone est une station balnéaire plutôt réputée pour la beauté de ses paysages sauvages. Situé non loin de Clifden, au sein de la baie de Bertraghboy, la route (R341) qui mène à Roundstone, est l’une des plus extraordinaire d’Irlande, et permet ainsi de silloner le littoral irlandais, tout en restant aux pieds de la majestueuse montagne Errisbeg. 
Le centre-ville de Roundstone est mignon comme tout, et s’ouvre sur un joli petit port de pêche très animé. Les pêcheurs locaux y vont et viennent de nuit comme de jour, pour ramener de superbes prises, et les vendre aux passants dès leur sortie du bateau…
Au programme, vente de crabe et de homard à la criée, crevette, maquereau, morue…etc. De quoi se régaler tout en découvrant le quotidien d’un village côtier irlandais ! 
Si vous préférez cependant déguster directement votre poisson dans l’assiette, sans avoir à passer par la case « cuisine », sachez que Roundstone grouille de restos et de Pubs proposant des plats à base de fruits de mer, tous issus de la pêche locale. Tout y est frais, économique, et succulent (toujours frais pêchés du jour). 
Le Centre-Ville du village est lui aussi très animé, et principalement tourné vers l’artisanat local. On y trouve en effet pléthore de boutiques artisanales, proposant des poteries faites main, des bijoux, ou encore des instruments issus de grands luthiers de la région. 
Roundstone est en effet célèbre pour accueillir dans ses murs de grands et talentueux artistes irlandais, et leurs boutiques ne désemplissent jamais en haute saison touristique ! A faire absolument !

Nous déambulons quelque peu dans le village et sur le port, puis nous allons visiter une fabrique d’instruments de musique traditionnelle irlandaise. C’est ici que l’on fabrique le bodhran, c’est un instrument de percutions. Le bodhran est un terme gaélique, il est constitué de peau de chèvre, après avoir été traitée, elle est tendue sur une armature de chêne, une sorte de bague de 35 centimètres de diamètre, d’un centimètre d’épaisseur et de 10 centimètres de haut pour la tranche. Certains bodhrans sont décorés, la peau de chèvre est gravée de motifs celtes, ça ne change en rien la qualité de sonorité. On tape sur la peau avec un os de chèvre, le bodhran se pose sur la poitrine, en y appliquant sa tranche. Puis avec l’une des mains on la pose à l’intérieur qui est creux, et avec l’autre main, on tape sur la peau avec l’os de chèvre. Nous avons droit à une démonstration exécutée par la propriétaire du lieu, elle est africaine, elle a le rythme dans la peau. Puis chacun s’exerce a en faire autant, mais ce n’est pas concluant, tout du moins pour moi. Nous passons au magasin, où quelques uns font des emplettes, pour la petite histoire, un bodhran est vendu 65 euros. Nous flânons quelques instants sur le port, des peintres sont affairés sur leur chevalet, puis nous reprenons notre circuit. Nous empruntons la même route, pour aller rejoindre la route principale, des rochers sont présents dans les prairies au milieu de la prairie, c’est un décor grandiose. Les moutons aiment se poser sur les rochers quand la météo est néfaste après un ensoleillement, car les rochers engrangent la chaleur émise par les rayons de soleil et qui est restituée. Malgré l’étroitesse des routes, les conducteurs sont charmants, et ils laissent volontiers la priorité au bus, en n’oubliant pas le petit geste de la main. Nous passons devant une fumerie de saumon artisanale, c’est là que Pierre Perret vient faire fumer le saumon qu’il pêche dans la région. Nous avons rejoint la route principale, nous prenons la direction de Clifden, la ville est située à l’extrême ouest de l’île et de l’Europe après ce sont les Etats-Unis. Nous croisons un ancien pont de la voie ferrée, il date du XIX.me siècle, on voit aussi d’anciens bâtiments qui étaient le site de la gare, le panneau qui indiquait le nom de la station est encore visible. La voie ferrée allait jusqu’à Clifden, la route est bordée de massifs de rhododendrons, nous roulons dans une coupe de sapins qui viennent d’être abattus. Nous sommes dans une zone envahie de gigantesques plantes, dont la rhubarbe. Nous croisons une église perdue dans la nature, avec la statue de Marie à proximité. Nous sommes face à un tableau merveilleux un lac, quelques petites montagnes, sur lesquelles sont juchées 3 belles vaches noires et derrière la chaînes montagneuse du Connemara. Nous passons sur un pont qui enjambe une rivière, sous lequel un pêcheur taquine le saumon. Nous sommes toujours entourés de champs de tourbières, Il existe la race de poney du Connemara, une association gère la race, elle est intransigeante sur le pédigrée du cheptel. Le poney du Connemara est très docile, il est très robuste et il vieillit bien sans problème de santé. Les irlandais ne mangent pas de viande de cheval, nous surplombons une vallée, au loin nous apercevons de l’habitat clairsemé, c’est très bucolique. Et toujours autant de moutons, nous circulons dans une forêt de chênes verts, les marguerites sont en fleurs, c’est le royaume de la digitale, Clifden est en vue. Nous passons devant la salle des marchés, où se négocient la vente des poneys lors de la grande foire au cheval. Clifden est jumelée avec 2 villes bretonnes, nous passons devant l’ancienne gare, elle a été transformée en restaurant. Les devantures des boutiques sont multicolores, nous faisons un petit tour de ville, pour admirer les maisons qui resplendissent de couleurs sous le soleil, nous sommes éblouis par le jaune, le bleu, le vert, le rouge et beaucoup d’autres tendances. Les compositions florales ne sont pas en reste sur les façades des maisons, voici la présentation de Clifden :

Clifden (An Clochán en irlandais) est une ville de la côte ouest de l’Irlande, dans le comté de Galway. Elle est située sur les bords de la rivière Owenglin qui se jette dans la baie de Clifden. La ville est reliée à celle de Galway par la route N59. Clifden est une destination touristique incontournable pour tous ceux qui veulent visiter le Connemara, dont elle est considérée comme la capitale. En 2006 elle comporte aux environs de 1144 habitants. 
La ville a été fondée par John d’Arcy au début du XIX.me siècle. La ville a pris de l’importance au début du XX.me siècle quand Guglielmo Marconi y installa sa principale station de télégraphe sans fil. En 1908, Jack Phillips, l’opérateur radio du Titanic, rejoignit la station et y travailla plus de trois ans. 
Clifden est proche du lieu d’atterrissage du premier vol transatlantique d’Alcock et Brown le 15 juin 1919. L’avion s’est posé dans la tourbière de Derrygimlagh, à proximité de la station de Marconi. 
Clifden est aussi le lieu de la 1re transmission radio transatlantique commerciale.

Il est l’heure de prendre le repas, nous sommes attendus dans une des bonnes tables de la ville de Clifden, où le décor est superbe.

Après un excellent repas, une promenade dans la ville et quelques emplettes, nous reprenons place dans le bus. Il est 15 heures, la pluie nous accompagne quelque peu, Nous sommes entourés de chèvre feuille, les boutons d’or parsèment les talus, nous découvrons en bas les anses qui dessinent la côte dans la brume. Un des acteurs du FLB (front libérateur de la Bretagne) s’est établi ici, il a écrit 2 livres où il parle des relations entre la France et l’Irlande. Nous nous rendons au fjord de Killary, l’Irlande en compte 2 celui de Killary qui se trouve sur la côte ouest, et un qui se trouve en Irlande du nord. Sous la bruine du Connemara, on peut apercevoir les moutons dans les terrains des tourbières, ils continuent à brouter malgré la pluie. Le terrain a été saccagé par les coupes dans les tourbières, de ci de là, on voit des paquets de tourbe qui essaient de sécher. Nous sommes précédés d’une voiture de la garda, c’est la police nationale irlandaise. Depuis la récession le gouvernement a fermé des postes de police, et les banques ont fermées certains guichets de leurs établissements. Le service public n’est donc plus assuré dans des régions retirées, comme dans laquelle nous sommes. La route est très étroite, Nous traversons une petite ville Letterfack, où est installé un centre d’apprentissage où l’on apprend l’ébénisterie à de jeunes délinquants, qui sont de plus en plus nombreux avec la crise économique actuelle. En passant sur un pont nous pouvons admirer l’abbaye de Kilemor, on entrevoit sa petite église, l’abbaye fut ensuite domaine d’un couple d’anglais avant de devenir un pensionnat de jeunes filles dans les années 1940. En 1940 ce sont des sœurs d’une communauté belge qui ont eu le domaine en dotation, elles ont donc créé un pensionnat de jeunes filles, puis rencontrant des difficultés, elles ont fermé le pensionnat, puis l’école ensuite. Elles se sont alors données à fond dans la restauration de cette magnifique demeure et de son splendide jardin, aujourd’hui le lieu est redevenu tel qu’il était au début du XIX.me siècle. Au milieu de rien, nous croisons une petite église, l’église catholique irlandaise est en crise de vocation de prêtres, par conséquence après avoir évangélisé l’Afrique par les prêtres européens, aujourd’hui ce sont les prêtres africains qui viennent assurer la parole de dieu en Europe. Des moutons paissent sur le talus de la route, sur la colline en face de nous, on peut remarquer les nouvelles plantations de pins qui ont été faites récemment. Les rivières coulent à flot, le soleil essaie de percer les nuages, ça rend encore plus vert la végétation. Nous sommes en vue du fjord, nous apercevons le bateau sur lequel nous devons aller faire la croisière. Nous sommes sur un site où l’on offre des ex votos, pour remercier ou pour exaucer un vœu. Les ex votos sont accrochés à un arbre qui est situé sur une source, l’eau de source a des valeurs nutritives et curatives. Des rubans sont aussi accrochés à l’arbre, ils représentent certainement les âmes des petits enfants qui ont été abusés à Letterfrack au centre d’apprentissage, on a profité de leur éloignement de leur famille pour les martyriser jusqu’à mort s’en suive. Certains sont enterrés autour du centre dans un petit cimetière, mais ces agissements ont beaucoup perturbé la population. Nous faisons une petite halte près de la source et de l’arbre sacrés, nous continuons à longer le fjord par la route côtière. Les moutons traversent devant le bus, l’aquaculture est très présente dans le fjord de Killary. L’eau du fjord est saumâtre, miracle le soleil apparaît, il éclaire le flanc de colline. Ce lieu est béni pour les peintres, dont Paul Henry un peintre irlandais, qui a peint de magnifiques paysages du Connemara, dont le fjord de Killary. Nous voici arrivés au bord du fjord, dont voici la présentation :

Killary Harbour ou An Caolaire Rua est le plus long fjord d’Irlande. Il se situe entre le Comté de Mayo et le Connemara au sud. Il est long de 14 kilomètres pour une largeur de 500 à 800 mètres. Il est dominé au nord par l’imposante falaise des Mweelrea Mountains culminant à 814 mètres. Il dessert le petit port de Leenaun (Al Líonán).

C’est sous un soleil radieux que nous prenons place sur le bateau, on peut même profiter du pont qui est à l’air libre. L’embouchure du fjord n’excède pas plus de 228 mètres sur la mer, on a tourné le film, le pré, dans un village qui borde le fjord en 1989. Le fjord du Killary produit des moules élevées en aquaculture. En 1870 Oscar Wilde séjourna au bord du fjord, dans la brume nous découvrons le plus haut pic du Connemara. Nous apercevons sur la colline des cultures en terrasses, c’était très difficile de vivre au bord du Killary auparavant, la vie y était rude. On utilisait les algues comme fertilisant naturel, les terrasses étaient propices à la culture de la pomme de terre. La famine de 1840 a eu un rôle dévastateur pour la population du Killary. Le Killary était doté d’une forte population, on comptait 500 habitants par kilomètres carrés. De nombreuses familles s’étaient établies au bord du fjord, la plupart des villages ont été décimés par la famine, ils sont devenus des villages fantômes. Drôle de coïncidence, la famine due au déclin de la culture de la pomme de terre a eu lieu en même temps que la disparition des bancs de harengs, qui sillonnaient les côtes du Connemara. Nous sommes toujours entrain de prendre un bain de soleil sur le catamaran, on a installé des cages à saumon dans le fjord, elles se trouvent près de l’embouchure. La première production de saumon en cage remonte à 1852, elle était établie près de Galway. Nous approchons de l’embouchure, des balises signalent la trajectoire à suivre pour les bateaux pour entrer ou sortir du fjord. Des dauphins ont élu domicile dans le Killary, ils se déplacent en bandes de 5 à 20. Nous faisons demi-tour à l’approche du port de Leenaun, au retour nous sommes accompagnés par de la musique traditionnelle irlandaise, et nous profitons du bar pour aller déguster un irish-coffee. Après une balade de 50 minutes, nous revoici à terre, nous rejoignons le bus pour terminer le circuit. Les collines possèdent encore les traces des champs de pommes de terre cultivées en sillons, la région était 10 fois plus peuplée qu’elle est aujourd’hui. On avait donc besoin de terres cultivables, c’est pour cela que l’on a transformé les collines en sillons nourriciers. Nous traversons le village de Dinnan, où a été tourné le film, le pré. Nous remontons une vallée où coule une rivière, certaines cheminées d’habitations crachent de la fumée, ici on utilise beaucoup la tourbe comme combustible. Nous traversons une zone sans habitat, à gauche nous avons la rivière et à droite la montagne, la route est étroite et bosselée. Nous retrouvons des prairies, où les moutons sont les rois, des murets de pierre sèche montent dans la montagne, ils ont été construits lors de la famine de 1840. Le travail dans les fermes étant devenu rares, on occupait les hommes à construire ces murets, en contre partie, on les rétribuait afin de pouvoir donner au moins un repas par jour aux familles, qui crevaient de faim. La montagne est recouverte de brume, un petit brouillard commence à s’abattre sur la route, nous croisons un pub et une petite église dans la nature. Les chiens border cauly assistent les bergers pour garder et rassembler les troupeaux de moutons, ils font un travail fantastique. Nous traversons un paysage constitué de rivières et d’une multitude de petits lacs, et maintenant il pleut de nouveau. Nous circulons au milieu de marécages, nous sommes aux abords du lac Corrib, nous grimpons une pente un peu plus accentuée. Au centre d’une végétation verte est élégamment dressée une maison de couleur jaune moutarde, ça flash vraiment, même sous la pluie. Nous traversons un petit village, il est très connu par son château, le château d’Ashford, il a été transformé en résidence hôtelière. Nous approchons de l’abbaye de Cong, les maisons de Cong sont magnifiquement conservées, on sent que les habitants sont fiers de leur village, même les toilettes publiques sont installées dans un local construit en pierre de taille. Voici la présentation du village de Cong :

Cong (Conga Fheichín ou Cúnga Fheichín en irlandais, c’est-à-dire « étroite bande de terre ») est un village situé dans le Comté de Mayo, République d’Irlande, près de la frontière de Galway. Il est situé sur la rive nord du Lac Corrib, près de Ballinrobe et des villages de Neale et Cross. Il est célèbre pour son abbaye du XII.me siècle et le château d’Ashford tout proche, qui abrite l’école de fauconnerie d’Irlande, un golf de 9 trous et un hôtel de luxe classé cinq étoiles. Ce village est aussi connu pour avoir abrité, en 1952, le tournage du film L’Homme tranquille (The Quiet Man) par John Ford, avec John Wayne et Maureen O’Hara. Selon la légende, la première bataille de Mag Tuired (Cath Maighe Tuireadh), aussi appelée Cath Maighe Tuireadh Cunga (« La bataille de la plaine des piliers à Cong ») a eu lieu près de ce village.

Nous voici arrivés au site monastique de Cong, nous parcourons les restes de l’ancien cloître, le parc, puis nous longeons la rivière. Le parc possède de magnifiques arbres qui culminent à 30 mètres de haut, nous nous sommes arrêtés sur un joli pont de pierre, duquel nous sommes descendus aux bords de la rivière pour accéder à la maison des moines qui enjambe la rivière. Cette maison servait de cabane de pêche aux moines, au centre de laquelle, il y avait une trappe. Depuis laquelle, on laissait tomber un filet relié à une cloche. Quand celle-ci retentissait, c’est qu’un saumon avait été capturé, et qu’il était temps d’aller le récupérer dans le filet qui était une sorte de nasse. Sur le pont de pierre qui enjambe la rivière, de jeunes pêcheurs ont failli remonter un saumon, mais après une lutte de quelques minutes, le saumon est arrivé à se décrocher de l’hameçon pour retrouver sa liberté. Heureusement que la pluie avait cessé pour visiter ce site, nous rejoignons notre bus, pour rejoindre notre hôtel à Tuam, et la boucle est bouclée. Après le repas, il nous faut préparer la valise, car demain nous changeons d’hôtel, c’est bien fatigué que nous prenons possession du lit.

Jour (4) Nous sommes en partance pour le plateau du Burren, dans le comté de Clare, le ciel est chargé de gros nuages. Nous contournons la ville de Galway, qui est la porte du Connemara. Nous longeons des maisons, elles répondent à un programme de construction en lotissement, de ce fait elles sont toutes identiques. Nous passons devant la clinique de Galway, elle est très réputée, on l’agrandit afin qu’elle réponde à la demande qui est de plus en plus importante. En Irlande, les assurances maladies sont privées, les remboursements de consultations chez le généraliste ne sont pas prises en compte, la consultation est facturée 60 euros. La plupart des irlandais sont obligés de faire de l’auto prescription, pour se soigner. Les agents hospitaliers sont également touchés par la conjoncture, leurs droits et acquis sont mis à mal, et on va leur diminuer le congé maternité. L’hospitalisation est aujourd’hui gratuite, mais le gouvernement voudrait faire payer 3000 euros la nuitée passée à l’hôpital, les assurances privées montent au créneau, car les cotisations demandées actuellement, ne pourront pas faire face à cette décision antisociale. Nous passons dans une commune de Clarinbridge, où se déroule la compétition des gobeurs d’huîtres, pour faire mieux glisser les huîtres, il est conseiller de boire de la bière à profusion ce jour là. Le ciel se dégage, le bleu devient majoritaire, nous roulons sur une route côtière, la route est très agréable. Les prés sont toujours séparés par de petits murets de pierre sèche, et aussi par de petits bosquets. Le remembrement n’a pas été fait en Irlande, c’est pour cela que les haies et bosquets ont résisté. Certains bosquets sont agrippés à de petits monticules, ces promontoires servaient à l’époque préhistorique, de lieux où les tribus s’établissaient pour se protéger. La route est très bosselée, nous longeons l’océan, nous sommes à marée basse, les rochers sont recouverts d’algues. C’est le régal des oiseaux, ils viennent se nourrir sur les rochers. Nous arrivons dans une petite ville, les maisons sont très colorées, le bleu est dominant. Nous y faisons une halte, pour aller contempler le port et admirer le château qui le domine. Nous prenons la direction du plateau du Burren, dont voici la présentation :

Le Burren, parfois employé au pluriel (Les Burren) (en gaélique An Bhoireann, « le pays pierreux ») est un plateau karstique désertique situé au nord-ouest du Comté de Clare, en Irlande. Cet ensemble de roches sédimentaires s’étend sur environ 300 km² dans une zone comprise entre les villes de Ballyvaughan  (en), Kinvarra  (en), Gort, Corofin, Kilfenora et Lisdoonvarna. 
Ce plateau est composé de calcaires carbonifères tabulaires qui forment un lapiaz (crevasses et fissures rocheuses dues au ruissellement des eaux de pluie et à la gélifraction) souvent régulier, presque géométrique. 
Cette région voit se développer côte à côte des espèces végétales méditerranéennes et alpines. La fleur symbole des Burren est d’ailleurs la gentiane bleue, une plante que l’on trouve généralement dans les Alpes. 
Le Burren est riche en sites archéologiques. On y trouve de nombreux sites mégalithiques, (dont quelques dolmens, comme celui de Poulnabrone) et de très anciens forts tels que celui de Cahercommaun bâti au IX.me siècle sur trois anneaux concentriques. 
La légende veut que Ludlow  (en), officier de Cromwell durant la conquête de l’Irlande, décrivit à celui-ci la région sous ces termes : « C’est un pays où il n’y a pas assez d’eau pour noyer un homme, pas assez d’arbres pour le pendre, pas assez de terre pour l’enterrer (…) et pourtant leur bétail est bien gras, car l’herbe, qui pousse sur des mottes de terre de quelques pieds carrés, entre les cailloux de calcaire, est bien douce et fort nourrissante »

Sur notre droite nous découvrons des anses asséchées, car la marée est basse, au loin nous apercevons un bâtiment rond, il est construit en bord de mer. C’est une tour martelot, elle date des années 1800, son rôle était de protéger la côte irlandaise, contre toutes invasions des troupes napoléoniennes. Nous découvrons des zones de ruines de maisons, ce sont les restes d’un village qui a été décimé et abandonné suite à la famine de 1845. Tout comme le Connemara, la région du plateau du Burren a beaucoup souffert à cette époque. Nous sommes dans des collines de pierres parsemés de belle herbe verte, dès qu’il y a de la luminosité les pierres engrangent de la chaleur. Pour le bétail l’hiver, c’est plus chaud en haut qu’en bas, la transhumance se fait donc à la fin de l’automne, inversement à celle que nous connaissons en France qui s’effectue au printemps. Sur ces collines de pierres, la végétation existe, les ovins trouvent à se nourrir. En face de la baie où nous sommes nous distinguons Galway, nous croisons des tracteurs, nous apercevons des exploitations qui élèvent des chèvres. Le ciel s’obscurcit de nouveau, ça permet d’avoir de magnifiques contrastes de couleurs. Dans une prairie, un troupeau de vaches, puis une exploitation laitière. Nous surplombons une anse, elle est envahie par des oiseaux migrateurs. Les pentes commencent, nous approchons des collines du Burren, les murets de pierres sèches sont toujours présents, pour délimiter les parcelles. Les talus font le paradis des violettes, la pluie a décidé de nous accompagner de nouveau. Des prairies ont été fauchées, l’herbe a été mise en tas, elle est vouée à l’ensilage. Nous passons près d’une anse, où une communauté de phoques y réside, ils ont élu domicile sur une petite île que nous apercevons. Les phoques sont les ennemis des pêcheurs, car ils ont tendance à aller piller dans les filets. Nous approchons de Ballyvogham, c’est dans ce village que les randonneurs viennent passer la nuit avant de s’aventurer dans de longues promenades sur le plateau du Burren. Le village est doté de superbes petits restaurants, c’es un village très coquet. La route serpente au milieu d’arbres et de murets, nous passons devant une demeure en vente, c’est un ancien gîte qui a été touché par la crise, et ses propriétaires sont obligés de s’en séparer pour effacer des dettes. Nous passons sous un château perché sur une colline, il est ouvert aux artistes peintres, afin de découvrir la nature auprès de spécialistes de la flore. Sur notre gauche un magnifique champ de pommes de terre, à proximité un potager, qui n’a rien à lui envier. Ce genre de culture est apparu avec la récession, des jardins ouvriers sont sortis de terre, ce qui permet aux habitants des villes d’avoir un petit lopin de terre. La route devient très étroite, le bus caresse les branches des arbres. En bas nous pouvons contempler la vallée verdoyante, et en haut le plateau du Burren plus aride. La route monte et vire beaucoup, sur notre gauche un hôtel, il est caché par des arbres. Nous découvrons un troupeau de vaches, au milieu duquel paissent des moutons, ils ont subi la coupe d’été, ils sont parfaitement tondus. Plus nous montons, la perspective s’élargie sur la vallée et l’océan. Nous circulons dans une petite forêt de buis, nous voici au village de Listoonvarna, dans lequel est organisée chaque année une foire aux célibataires. C’est un village de 200 habitants, c’est une ancienne station thermale. Nous y visitons un atelier, où l’on fume le saumon. Nous sommes accueillis dans une salle, où nous prenons place sur des chaises paillées, le paillage est différent à celui que nous connaissons. C’est bien installés que nous écoutons le processus de la fumaison du saumon, ensuite nous sommes conviés à le déguster. Puis nous reprenons notre circuit, nous continuons à gravir le plateau, nous passons devant le Burren Castle hôtel, mais on l’appelle le lego, car il n’a rien d’un château. Nous commençons à voir les falaises de Moher, elles font face aux îles Aran. Ce sont 3 îles au large de la baie de Galway, un film, les hommes d’Aran, qui a été tourné en 1950, raconte très bien la vie des pêcheurs de ces îles. Ils pêchaient dans des conditions dangereuses, pendant que les hommes étaient en mer, les femmes tricotaient les fameux pulls d’Aran. Ils sont confectionnés avec de la laine de mouton, qui est très spécifique, elle contient une matière, le suint qui l’imperméabilise. L’oiseau emblématique du plateau du Burren est le macareux, il y a aussi les goélands, les avoissettes, les albatros et beaucoup d’autres, c’est le paradis des ornithologues. Nous voici sur le plateau du Burren, nous sommes au-dessus des falaises Moher, dont voici la présentation :

Les falaises de Moher (en anglais Cliffs of Moher, en irlandais Aillte an Mhothair, « falaises des ruines ») sont des ensembles de falaises situées sur la commune de Liscannor au sud-ouest du Burren dans le comté de Clare, en Irlande. Elles s’élèvent jusqu’à 214 m au-dessus de l’océan Atlantique sur une longueur de 8 km. 
La tour O’Brien (O’Brien tower) a été construite en 1835, au milieu des falaises par Sir Cornelius O’Brien pour offrir un point d’observation pour les très nombreux touristes qui venaient déjà sur le site. Par temps clair, on peut y voir outre les îles d’Aran et la baie de Galway qui se trouvent au large, les montagnes du Connemara (les Maumturk et les Twelves Bens). 
Lieu incontournable du tourisme en Irlande, les falaises de Moher fascinent par leur beauté et leurs pentes vertigineuses. Ces masses de calcaire et de schiste érodées par le vent et l’océan, souvent déchaînés près de ces côtes, sont piétinées par plus d’un million de touristes par an, ce qui n’est pas sans conséquences sur cette nature sauvage. Des aménagements ont dû être construits afin de protéger ce site exceptionnel. 
Depuis 2008, cet espace est protégé afin de préserver la faune importante, principalement constituée d’oiseaux marins. La présence de l’homme s’est matérialisée par l’édification de nombreuses cloisons ou murets de pierre qui séparent (malheureusement pour la vue) le flot de touristes du paysage marin. 
Ce paysage grandiose a par ailleurs accueilli le tournage d’une des scènes du sixième volet de la saga Harry Potter, Harry Potter et le Prince de sang-mêlé. De même, c’est le lieu de l’une des scènes de Princess Bride, film américain de Rob Reiner, sortie en 1987 et adapté du roman de William Goldman paru en 1973. On peut aussi aperçevoir ce magnifique paysage dans le film Leap Year, mettant en vedette Amy Adams et Matthew Goode sortie en 2010.

Après un bon bol d’air en se promenant sur les bords de la falaise, où nous découvrons des panoramas splendides, nous parcourons quelque peu le musée et le magasin. Le soleil nous a permis de profiter pleinement de ce cadre merveilleux, nous reprenons notre circuit. Le paysage est toujours le même, le clan Mac Namara est originaire du comté de Clare, où nous sommes. Il y a quelques années, tous les Mac Namara du monde entier, ce sont réunis dans une abbaye du comté pour se rencontrer. Nous arrivons où se situait le château O’Brien, il n’est que ruines aujourd’hui, mais on a érigé un mausolée à un des O’Brien, qui était député du comté de Clare à la chambre des députés à Londres. Pour les anglais c’était un député exemplaire, car il ne prenait jamais la parole, ce qui était très mal ressenti par les habitants du comté de Clare. A proximité du mauzolée, se trouve un puits saint, il est dédié à sainte-Brigitte, bon nombre d’ex votos y ont été jetés, en remerciement ou pour qu’un vœu soit exaucé. Nous passons devant une carrière, dans laquelle on extrait une pierre spéciale, elle a été utilisée notamment pour sécuriser la falaise de Moher, ce sont de très longues pierres plates. Nous arrivons dans la petite ville de Eillistimon, où nous devons déjeuner, il y a un magnifique pont de pierre à l’entrée de la ville. Sous lequel a été installé une échelle à saumon, nous roulons dans la rue centrale, qui foisonne de petits commerces, dont les devantures sont de couleurs différentes. Nous croisons une crêperie, à savoir que la ville est jumelée avec une commune bretonne. Nous voici arrivés à l’hôtel où nous allons prendre le repas. C’est une magnifique demeure seigneuriale, avec un superbe parc et son intérieur est gigantesque et majestueux, un troupeau d’ânes nous accueille. En plus les plats servis étaient sublimes, un vrai régal.

Bon, on n’est pas d’ici, nous reprenons donc notre circuit, miracle le soleil est resté. En sortant de la ville, sur notre gauche, coule une rivière. Nous sommes près de l’aéroport de Shannon, pendant la seconde guerre mondiale, les hydravions américains amerrissaient sur le fleuve Shannon. L’Irlande était neutre, mais des militaires américains se fondaient dans les passagers, ils traversaient l’Irlande, d’où ils prenaient un bateau pour rejoindre l’Angleterre puis Londres. Depuis un grand aéroport s’est construit, tous les transatlantiques s’arrêtent à Shannon avant de continuer sur Dublin. L’aéroport de Shannon est en zone franche, elle bénéficie de nombreux avantages fiscaux, c’est le paradis des vols charters. Nous voici arrivés à Newmarket, où nous allons visiter le château de Bunratty, dont voici la présentation :

Le château de Bunratty, construit en 1425, se situe à Newmarket-on-Fergus dans le comté de Clare en Irlande. D’architecture normande, il se trouve au centre du village Bunratty, le long de la N19, entre Limerick et Ennis, proche de l’aéroport de Shannon. 
Le nom de Bunratty, (Bun Raite ou Bun na Raite en irlandais), signifie le fond ou l’extrémité de la rivière (Ratty). La rivière qui longe le château se jette non loin de là dans l’estuaire du fleuve Shannon. 
Le site est d’abord occupé par les Vikings en 970 qui en font un camp d’échanges commerciaux. 
en 1270, Robert de Muscegros construit la première forteresse sous forme de motte castrale. 
Les terres passent ensuite dans le domaine de Thomas de Clare, qui édifie la première structure en dur. La ville de Bunratty compte alors 1000 habitants. 
En 1318, le fils de Thomas, Richard de Clare, nouveau seigneur du château, est tué à la bataille de Dysert O’Dea. Le château et la ville sont entièrement détruits par le clan vainqueur des O’Brien. 
En 1332, peu de temps après sa reconstruction pour le compte du roi d’Angleterre, le château est une nouvelle fois rasé par les chefs de guerre de Thomond, vassaux des O’ Brien et des Mac Namara. 
En 1353, après être resté en ruines pendant 21 ans, le château est une nouvelle fois reconstruit par Sir Thomas Rokeby et attaqué presque immédiatement par les Irlandais qui en garderont dès lors le contrôle • 
Le château, dans sa forme actuelle, est bâti par la famille Mac Namara vers 1425, avant de passer 50 ans plus tard dans les mains des O’Brien, le clan le plus puissant du Munster. 
Dans 1646, pendant les Guerres confédérées irlandaises, Barnaby O’Brien, le 6ème Comte de Thomond, permit à une importante garnison parlementaire anglaise de s’installer dans le château. Le château fut assiégé et pris par les forces d’Irlande Confédérée commandées par Donagh MacCarthy, vicomte Muskerry. Lorsque Barnaby, ou Barnabas O’Brien, abandonna Bunratty pour l’Angleterre en 1646, pour se mettre en sécurité pendant les guerres Confédérées, il devint le dernier membre du Clan O’Brien à avoir résidé dans le Château. Le Château de Bunratty et son fief furent donnés à la famille Studdert. Ils abandonnèrent le château en 1804 (en le laissant se dégrader), pour résider dans la Maison de Bunratty adjacente, construite par la famille, plus confortable et moderne. Les raisons de ce déménagement sont liées à des disputes familiales relatives au fils l’aîné, qui avait épousé sa cousine germaine. Aujourd’hui, le château comme la maison sont ouverts au public. 
En 1954 le château a été acheté et restauré par le 7e Seigneur de Gort. Il reconstruisit le toit, et réaménagea l’intérieur du bâtiment.

Pour accéder au château, nous passons sur un pont levis en bois. Nous sommes accueillis par une guide, qui parle parfaitement le français. Nous commençons la visite par la salle de garde, elle est très vaste, austère et décorée d’objets du XVI.me siècle, une immense cheminée est adossée à un mur. Nous montons un étage, nous sommes dans la salle où le comte O’Brien recevait tous ses invités, la cheminée est au centre de la pièce. Les femmes ne pouvaient pas assister aux discussions, une petite fenêtre située à l’étage de l’appartement privé, permettait aux femmes d’écouter les conversations. Les plafonds sont confectionnés en chêne, quant aux poutres, elles sont également en chêne, qui a été retiré des tourbières, les arbres ensevelis ainsi peuvent être conservés très longtemps, ceux avec qui on a confectionné les poutres seraient millénaire. La pièce est meublée d’objets qui sont du XVI.me siècle, ils proviennent de toute l’Europe. On est devant un meuble qui a demandé 14 ans de travail, c’était un cadeau de mariage faite à une fille, ce qui signifie, que le meuble a du être entrepris à la naissance de la fille, afin qu’il soit terminé pour son mariage qui se célébrait à 14 ans pour les filles à cette époque. Contre un mur est dressée une pierre sculptée, c’est une chila nagy, qui en gaélique veut dire femme, elle est représentée entrain d’accoucher. Au moyen âge, les femmes qui voulait avoir des enfants, venait s’asseoir près du tableau, elle touchait la Chila Nagy, et elle était assurée d‘être féconde. Par un escalier étroit nous montons un étage, pour découvrir la chambre à coucher, depuis laquelle, une petite fenêtre permettait aux femmes de participer aux discussions des hommes dans la grande salle de réception. Puis, nous avons gravi des escaliers, pour découvrir la salle à manger du château médiéval. Ensuite, ce fut un jeu de piste pour retrouver la sortie, mais nous y sommes arrivés. Enfin, dans le parc nous avons parcouru différentes habitations du moyen âge, celle du pêcheur, du forgeron et du vannier. Le cheminement nous conduit bien sûr, au sacré magasin, où certains font des emplettes. Bon, le soleil est encore là, c’est super. Nous reprenons notre circuit, nous traversons Adare, c’est une ville qui a un riche patrimoine, elle possède un magnifique golf où se déroulent des compétitions internationales. Les maisons sont excellemment préservées, nous apercevons un joli parc avec son kiosque à musique qui est en attente de musiciens. Une petite rivière longe le parc, nous sortons de la ville, les maisons sont plus modernes, les façades sont de couleurs orange ocre, jaune et rose, et elles sont chapeautées de toits en chaume. Nous sommes dans un autre quartier où les maisons ont perdues leurs toits en chaume, ils sont recouverts d’ardoise, elles n’ont qu’un étage, les encadrements des fenêtres sont peints en couleurs. Nous voyons débarquer d’un bus, toute une équipe d’adolescent la batte de Hurling à la main. Le hurling est le sport roi en Irlande, c’est un sport gaélique, il se joue en équipe de 11, sur un terrain une fois et demi plus étendu qu’un terrain de ffootball. Le hurly se joue avec une balle recouvert de cuir, de la taille d’une balle de tennis, mais elle ne rebondit pas. La balle de hurling doit être apposé sur la batte, on compte les points différemment si la balle passe au-dessus ou au-dessous de la barre transversale, comme au rugby. Les compétitions se font déjà entre paroisses, puis par comté et enfin par région. C’est en septembre qu’à lieu la finale, elle se déroule à Crock Park à Dublin, Le stade est uniquement réservé aux sports gaéliques, il contient 80000 places, qui sont prises d’assaut lors de la finale. Au grand jamais un sport anglais sera pratiqué à Crock Park, avait dit les irlandais, suite à des représailles de l’armée anglaise en 1920. Les anglais ont tiré à vue dans l’enceinte de rock Park, après qu’un policier de la couronne britannique avait été tué par un des membres de l’IRA. La tuerie a fait 7 morts dont un enfant, il a fallu attendre les années 2000, pour que des matchs de football et de rugby puissent se dérouler dans le temple des jeux gaéliques. Lansdowne Road étant en rénovation, il fallait trouver un stade digne pour recevoir les matchs internationaux, après âpres négociations entre les fédérations respectives, un compromis fut trouvé, et tout au long des travaux de Lansdowne Road, le rugby et le football ont eu droit de se dérouler à Crocd Park. La reine d’Angleterre, lors de sa visite a foulé le gazon de Crock Park, dans un esprit courtois et délicat, elle a vraiment été à la hauteur pour cet évènement. Depuis 3 ans, le port du casque est obligatoire pour les joueurs de hurling, car les chocs sont parfois violents. Nous continuons la route jusqu’à Tralee, où nous serons hébergés au Carlton, un très bel hôtel moderne, construit dans l’opulence économique irlandaise. Dur programme le soir, installation à l’hôtel pour 3 nuits, dîner, discussion dans un salon, défaire les valises et tout de même un bon repos mérité.

Jour 5 : Nous allons découvrir le conté du Kerry, dont Tralee en est sa capitale, voici leurs présentations :

Le comté de Kerry, aussi appelé The Kingdom (Le Royaume), est situé au sud-ouest de l’Irlande, entre le fleuve Shannon au nord et la façade atlantique à l’ouest. Il est délimité à l’ouest par le comté de Limerick et le comté de Cork au sud. Son nom vient de l’irlandais Chiarraí, qui signifie « gens de Ciar », en référence à une tribu celtique qui vivait dans cette région. La péninsule de Dingle et le Ring of Kerry, route panoramique de la péninsule de l’Iveragh, ont contribué à faire de cette région l’un des moteurs du tourisme irlandais. Elle est réputée pour la variété de ses paysages : landes, lagunes, côte déchiquetée et ponctuée d’îles, vallées couvertes de sapins, lacs… La Kerry Way est l’un des plus beaux sites de randonnées irlandaises, avec ses 215 km de sentiers. Sa superficie est de 4746 km² pour 139835 habitants. À la Préhistoire, les hommes parcouraient les péninsules du comté de Kerry à la recherche de minéraux rares. Il reste des vestiges de grands châteaux forts de la période celtique.

Tralee (Trá Lí ou Tráigh Lí en gaélique) est une ville du comté de Kerry, dans le sud-ouest de la République d’Irlande. Tralee est la plus grande ville du Kerry. Sa population, faubourgs inclus, atteignait les 22744 habitants au recensement de 2006. Situé au confluent de petites rivières et au voisinage des terrains marécageux de l’extrémité de la baie de Tralee, Tralee est placée à l’origine d’une très ancienne route en direction du sud, à travers les monts Slieve Mish. Sur cet ancien itinéraire, on trouve un large bloc de rocher, appelé tombe de Scotia, et censé être la sépulture de la fille d’un pharaon égyptien. La ville normande fut fondée au XIII.me siècle par les Anglo-Normands, et fut une forteresse des comtes de Desmond. Elle abritait un château médiéval et un monastère de l’ordre dominicain. La ville médiévale fut incendiée en 1580, en représailles des rébellions des Desmond contre Élisabeth Ire. Cette dernière donna la ville à Edward Denny en 1587, donation reconnue par une charte royale de 1613. Sir Edward Denny, quatrième baronnet, fut un seigneur remarquable pour son temps, spécialement durant la période de la Grande Famine. Au lieu d’accroître ses revenus, comme le firent tant de propriétaires terriens de cette époque, il maintint ses rentes à un niveau constant, pour favoriser ses fermiers. Il fut un important Frère de Plymouth. Un monument commémorant la rébellion de 1798, une statue de piquier par Albert Power – est située rue Denny. Le tracé moderne de Tralee date du XIX.me siècle. La rue Denny, une large artère géorgienne, fut achevée en 1826, sur l’emplacement du vieux château. Le tribunal de Tralee fut dessiné par Sir Richard Morrison, et construit en 1835. Il comporte un monument avec deux canons, commémorant les soldats du Kerry morts lors de la guerre de Crimée (1854-56) et de la Révolte des Cipayes (1857). L’église dominicaine de la Sainte-Croix fut dessinée au XIX.me siècle par Augustus Pugin, architecte de la Renaissance gothique anglaise. Tralee connut de nombreux épisodes violents durant la Guerre d’indépendance irlandaise et la Guerre civile irlandaise en 1919-1923. En novembre 1920, les Black and Tans assiégèrent Tralee, en représailles pour l’enlèvement et l’exécution par l’IRA, de deux hommes de la Royal Irish Constabulary (RIC). Ils fermèrent tous les commerces de la ville et l’affamèrent durant une semaine. De plus, ils brulèrent de nombreuses maisons, et tous les commerces ayant des liens avec des activistes de l’Armée républicaine irlandaise (IRA). Durant cette même semaine, ils abattirent trois habitants. L’incident provoqua l’indignation internationale, lorsqu’il fut rapporté par la presse, qui écrivit que des conditions proches de la famine régnaient à Tralee à la fin de la semaine. En août 1922, durant la Guerre civile irlandaise, des troupes de l’État libre d’Irlande débarquèrent dans la ville voisine de Fenit, et prirent Tralee à sa garnison Anti-traité. Neuf soldats Pro-traité et trois soldats Anti-traité furent tués durant les combats dans la ville, avant que les forces Anti-traité ne se retirent. Cependant, les républicains continuèrent une campagne de guérilla dans le pays environnant. En mars 1923, des atrocités furent commises par les troupes de l’État libre, près de Tralee, lorsque neuf prisonniers anti-traité de l’IRA furent tirés de la prison de Tralee et exécutés grâce à l’explosion d’une mine terrestre, à Ballyseedy, dans les environs. Tralee est située à 120 kilomètres au sud-ouest d’Ennis. La ville se situe près de la mer, au début de la péninsule de Dingle, au nord de celle-ci. Il existe un service ferroviaire en direction de Killarney, Cork et Dublin, assuré par l’opérateur ferroviaire national Iarnród Éireann. La gare de Tralee, originellement appelée Tralee Sud, fut ouverte le 18 juillet 1859. Le port local de Tralee est Fenit, à 10 km environ de la ville, sur la rive nord de l’estuaire. Accueillant des navires jusqu’à 17000 tonneaux, c’est un port mixte pittoresque, avec des bateaux de pêche, et une marina active (136 anneaux). La Rose de Tralee est une compétition internationale qui est célébrée entre les communautés irlandaises dans le monde entier. Ce festival a pour but d’élire une jeune femme d’origine irlandaise qui sera, une année durant, la représentante de la communauté irlandaise dans le monde. Le Festival international de la Rose de Tralee a lieu tous les ans, en août.

Comme tous les matins, le ciel est chargé, pour cause de course cycliste au profit d’associations de solidarité dans la région, on attend 8000 participants, nous sommes obligés d’intervertir les circuits de Dingle et du Kerry. C’est pour cela que nous sommes en partance pour le circuit du Kerry, dont voici la présentation :

L’Anneau du Kerry (en anglais : Ring of Kerry) est un circuit touristique du comté de Kerry, au sud-ouest de l’Irlande. 
Circuit circulaire de 170 km, il emprunte les routes N70, N71 et R562. Au départ de la ville de Killarney, il passe tour à tour par : Kenmare, Sneem, Waterville, Cahersiveen et Killorglin. 
Il existe des variantes, incluant la baie de Saint Finian et l’île de Valentia. 
Le « Ring » est un circuit touristique très prisé. De nombreuses compagnies de bus proposent la visite dans la journée. En période estivale, en raison de l’étroitesse des routes et du trafic, tous les bus circulent dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, en passant d’abord par Killorglin. Il est donc vivement recommandé aux automobilistes de circuler dans le sens des aiguilles d’une montre, en commençant par Kenmare. 
Il existe aussi un sentier pédestre suivant sa propre route et balisé appelé le « Kerry Way », et un circuit vélo qui emprunte des routes plus anciennes et moins fréquentées quand cela est possible. 
Le Kerry Way est le plus long, avec ses 215 km. Il passe par les endroits les plus remarquables, mais évite l’ascension des sommets les plus élevés des montagnes. 
Parmi les sites de visite les plus populaires : Abbaye de Muckross• Derrynane House, maison de Daniel O’Connell• Ladies View• Les lacs de Killarney• Muckross House and Gardens• Parc national de Killarney• Ross Castle• Staigue Stone Fort.

Depuis 23 ans ce sont 2 femmes qui ont occupé le poste de président de la république d’Irlande. Mary robinson (1944) et Mary Mac’Ellis, 2 femmes naturelles et accessibles. Mary Robinson a écrit un livre sur sa vie, elle devait être religieuse, mais avant de prononcer ses vœux, la mère supérieur lui conseille de prendre une année sympathique pour découvrir la vie. Elle décide donc, de se rendre à Paris, pendant un an dans une communauté religieuse en tant que civile, et là, éblouie par la vie parisienne, elle renonce à vouer sa vie au seigneur, Au grand désespoir de son père, elle reprend ses études à Trinite Collège. Devenue professeur dans cette université, elle devient président de la république en 1990, pour une période de 17 ans. Le mandat présidentiel est de 5 ans, puis elle fut employée à l’UNESCO en qualité d’expert. Mary Mac’Ellis, est quant à elle, élue depuis 6 ans. Elle a vécu sa jeunesse en Irlande du nord, elle fait beaucoup pour réunir les 2 communautés du nord et du sud de L’Irlande, elle est aidé dans cette tache par son mari, qui est dentiste de profession. La présidence irlandaise ne donne pas le ton à la politique à mener, elle a plutôt le rôle de garantir le droit constitutionnel, et à signer les projets de lois après qu’ils aient été débattus par les assemblées parlementaires. Barak Obama a des racines irlandaises par sa mère, certains membres de sa famille vivent encore sur l’île à Money. Un de ses cousins est propriétaire d’un pub dans cette ville, lors de son voyage officiel en Irlande, Barak Obama a souhaité venir saluer son cousinage lointain. A l’occasion de cette visite, il a prononcé un discours sur l’esplanade de Trinite Collège, où il fut mis en relation directe sur un téléphone portable d’une des personnes du public, lors d’un bain de foule. Nous approchons de la ville de Killarney, qui est le point de départ de l’anneau du Kerry. Nous passons devant un élevage de chevaux, la propriété possède de très belles écuries en pierres rouges. Killarney est jonchée de superbes maisons, avec des jardins magnifiques, avec son parc national Killarney est vraiment l’attraction touristique en Irlande. Les gens de cette région, disent qu’ils habitent le royaume du Kerry, c’est un monde à part, ici on est loin du gouvernement, et l’on faisait un peu ce que l’on voulait. La région était dirigée par des roitelets, encore aujourd’hui, un des élus parlementaires a des propos parfois incohérents, mais ça ne choque pas la population, qui après avoir été représentée par son père, lui confie à chaque élections leur destinée. Dans un champ, nous apercevons du maïs, il est entrain de pousser sous des bâches plastiques. Dans une prairie de l’herbe vient d’être coupée, elle est destinée à l’ensilage. En fond d’écran, se dessine la splendide chaîne de montagnes irlandaise, le soleil nous a rejoints. Le côté nord de la péninsule est relativement plat, par contre le côté sud est montagneux, qui a été créées lors de la fonte de la calotte glacière. Dans les années 1860, la reine Victoria (1819-1901) est venue en visite dans le Kerry, elle a circulé sur des routes non carrossées pour la plupart. En Irlande, on compare le Kerry à la Suisse, le mont le plus haut culmine à 1040 mètres. Des vaches paissent dans une prairie, elles sont toutes noires, elles sont de race appelée vache du Kerry. Oliver Cromwell (1599-1658) a sévi dans la région, la population a beaucoup souffert sous son joug, malgré qu’il n’y soit resté que 2 ans. Nous voici à Killorglin, où chaque année on fête le bock, le mâle de la chèvre le bouc. Il a sauvé la population de Killorglin, lors de l’avancement des troupes de Cromwell, le bouc a entendu le pas des soldats qui s’avançaient. Il est donc descendu au village pour avertir la population, elle s’est donc réfugiée dans l’enceinte de la ville pour être épargnée. A l’entrée de la ville, un très joli pont de pierre enjambe la rivière, près duquel se dresse la statue du bouc sauveur de la ville. Nous y faisons une halte pour prendre quelques photos, nous reprenons notre circuit, les façades des maisons de Killorglin sont peintes dans tous les tons pour certaines, et d’autres sont en pierre brute, ça flash terriblement. A la sortie de Killorglin, il y a une entreprise qui s’occupe de la définanciarisation du dollar en euro, ça emploie un bon nombre d’employés. Nous faisons un arrêt sur un parking, où des locaux vendent leurs produits agricoles, ainsi que du miel et des confitures. Ils appâtent le chaland avec des chèvres installées sur des tables, un âne sur le dos duquel est monté un petit chien qui ne bouge même pas une oreille. Cet arrêt a été fait sur le soleil, nous reprenons la route, nous sommes toujours entourés de tourbières. Nous sommes dans une petite bourgade, elle longe une plage de 5 kilomètres de long, on appelle cet endroit, l’anse de Kanney. Au loin on voit apparaître une lagune de sable, elle est assaillie par des vagues, chaque année s’y déroule des courses de chevaux. L’une des scènes du film, l’homme tranquille a été tournée sur cette lagune. Les femmes ont pour coutume d’attacher un ruban à leur jockey préféré, c’est la tradition de supporter un concurrent. Les irlandais aiment bien parier, il existe donc des paris organisés pour cette épreuve. Nous roulons sur une superbe route, ça change, c’est appréciable. Sur notre gauche, nous découvrons de petites forêts, derrières lesquelles se profilent les montagnes. Sur notre droite, nous avons de très jolis points de vue, sur la baie de Dingle, nous passons sous un pont de chemin de fer, il date de la fin du XIX.me siècle. Nous allons la longer, elle suit le bas des collines. Des tunnels ont été percés dans la roche, et nous devrions voir au cours de notre circuit des vestiges de l’ancien réseau ferrée, comme des viaducs par exemple. Nous roulons au milieu de massifs de fuchsias sauvages, Nous faisons un arrêt pour découvrir un panorama somptueux, à nos pieds la baie et la péninsule de Dingle. Nous revoilà repartis, nous longeons la falaise, la pluie de l’hiver ont fait des failles importantes dans les collines. La route est flanquée d’une piste cyclable, comme en Suisse. Il est envisagé de faire des voies vertes sur les anciennes voies de chemin de fer, comme il existe à Paris, dont le départ se trouve dans le XII.me arrondissement. Sur notre gauche, une superbe demeure en pierre, elle est couverte par un toit en chaume. Nous progressons le long de l’océan, en croisant de petites baies et anses ensablées, nous approchons du petit port de Kens, sur notre gauche une montagne qui culmine à 688 mètres d’altitude. Toujours autant de prairies séparées par de petits murets où paissent des vaches. Nous voyons dans les collines, de petites routes sinueuses qui les gravissent. Sur une colline on découvre des éoliennes, l’Irlande n’est pas autonome en électricité, une partie est produite avec des centrales thermiques qui fonctionnent avec de la tourbe. Il existe un projet de produire de l’électricité avec des turbines actionnées par les marées. Nous voici à Kens, c’est le fief de Daniel O’connell, une statue lui est dédiée sur une place de la ville. Nous passons devant l’église, une dérogation a été donné par la papauté, afin qu’elle ne porte pas le nom d’un saint, mais celui de Daniel O’connell. Une petite église a été transformée en pub, nous sortons de Kens. Nous apercevons l’île de Valentia, c’est ici que l’on recense la météo marine de toute l’Europe, l’île mesure 11 kilomètres de long pour 3 kilomètres de large, elle a été rattachée à la terre par un pont. Nous sommes toujours entourés de tourbières, elles sont toujours égayées par leur panache blanc, qu’est le coton des tourbes. Nous voici arrivés à Waterville, dont voici la présentation :

Waterville (An Coireán en gaélique) est une petite ville irlandaise de 538 habitants du comté de Kerry situé dans la péninsule d’Iveragh. Se trouvant sur l’anneau du Kerry, Waterville est un important lieu touristique de la région, mais la ville est surtout célèbre pour avoir été la résidence de villégiature de Charlie Chaplin (1889-1977) et de sa famille.

Une statue dédiée à Charly Chaplin se dresse en bord de mer. Depuis 3 ans est organisé à Waterville, le festival des films Charly Chaplin. Géraldine Chaplin est venue à la première édition, pour ouvrir les festivités. Nous profitons d’un soleil resplendissant pour faire une balade sur la plage de Waterville, certains se risquent même à prendre un bain. Ensuite nous allons déjeuner, dans un magnifique hôtel, qui n’a rien à envier à certains palace, en front de mer, c’est ici que Charly Chaplin séjournait avec sa famille de 8 enfants quand il venait à Waterville.

Très bon repas, dans un cadre majestueux, mais il nous faut nous extirper, la route est encore longue. Charly Chaplin s’est marié 4 fois, sa dernière femme Fouma était irlandaise, c’est pour cela qu’il venait souvent à Waterville en vacances. C’était pendant plus de dix ans, pour la famille Chaplin la destination estivale, le père de Fouma avait très mal vu, son mariage avec Charly Chaplin. Qui après avoir été accusé de communiste a du quitter les états unis, il s’est donc réfugié en Suisse, où il a vécu jusqu’à sa mort. Nous commençons à gravir des collines, Waterville, est un petit fief anglais, où l’on rencontre beaucoup d’artistes comme des peintres, des fileurs de laine et des potiers. Nous surplombons quelque peu la belle baie de Waterville, la route se rétrécit, et elle sera encore plus étroite plus tard. Sur notre droite, au fond de la vallée, on aperçoit un fort, il est de forme ovale. Nous faisons un arrêt au sommet d’une colline, où un belvédère nous offre un panorama gigantesque, sur le fort, la vallée et l’océan. Sur le parking du belvédère, des locaux vendent des produits agricoles et artisanaux. Nous percevons au large 2 îles, les îles Stiling, sur laquelle au VI.me siècle des moines avaient établi un monastère. Le site monastique se visite, les vestiges du monastère surplombent la mer de 228 mètres, il est très difficile d’accès. 3 vaches ont réussi à monter au-dessus d’un promontoire, comment y sont-elles arrivées ? En tout cas c’est un bon cliché. Nous circulons au-dessus d’une côte très découpée, l’océan fait une belle écume. Au loin, nous apercevons la plage de Derrynane, où nous nous rendons à la maison de Daniel O’connell. Le talus est tapissé de bruyère, tandis que des maisons, des fermes, des murets de pierre, des moutons et des rochers rompent la monotonie des prairies verdoyantes. Nous sommes dans un petit vallon, c’est le paradis de la digitale et du buis. Nous redescendons de la colline, nous sommes stoppés par un camion de livraison de lait, dans un petit village, la route est très étroite. Puis Robert, notre chauffeur est obligé d’aller faire la tournée des pubs du village, afin de trouver le conducteur, dont la voiture obstrue la rue principale et bloque la circulation. Ouf, nous redémarrons, nous atteignons Derrynane House, maison de Daniel O’Connell. Voici la présentation de Derrynane.

Derrynane (Irlandais Doire Fhionain) est un village Du Comté de Kerry, en Irlande. Le nom du village est dérivé du bois de Saint Fionan. 
Derrynane est situé sur la Péninsule d’Iveragh, près de Caherdaniel sur les rivages du compartiment de Derryname. Un Dolmen (ou tombe de âge de pierre) est situé dans le village, il date de 3000 AVANT JÉSUS CHRIST. Autour De Derryname, on trouve un emplacements datant de 2000 AVANT JÉSUS CHRIST, où on extrayaient du cuivre. La rue Fionan a fondé un monastary dans le secteur au 6ème Siècle. Plus tard, au 18ème siècle, Le port de Derrynane est devenu un centre prospère pour le commerce avec la France et l’Espagne. 
Derrynane est l’emplacement de la Chambre De Derrynane de ce qu’était la maison Daniel O’Connell et est maintenant un monument et une partie nationale d’un parc national de 320 km².

La maison de Daniel O’connell est située dans une gigantesque et magnifique crique. On l’aborde en parcourant un sous bois, où des plantes appelées oreilles d’éléphants et des hortensias nous font une entrée somptueuse. Nous voici devant la maison, les murs et le toit sont recouverts d’ardoise. Nous sommes conviés à l’étage pour visiter la demeure, notre hôte parle anglais, Charlotte nous fait donc la traduction. La pièce est décorée d’objets et de meubles qui faisaient partie de la vie quotidienne de Daniel O’Connell. Il y a un piano, une table avec 3 pieds particulièrement bien sculptés. Daniel O’Connell (1775-1847) était issu d’une famille de 14 enfants, son oncle propriétaire du domaine où se trouve la demeure dans laquelle nous sommes, a pris Daniel O’Connel sous ses ailes, il l’a adopté alors qu’il avait 4 ans. Il l’a éduqué et instruit, il a terminé ses études à Paris. La maison a été habité jusqu’en 1958, par le dernier descendant de la famille O’Connell, ensuite le domaine a été légué à l’état. Daniel a étudié à Paris à la fin du règne de Louis XVI, où il a vécu les frémisses de la révolution, et il a été horrifié par le bain de sang qu’elle engendrait. Très marqué par la violence révolutionnaire, son engagement pour donner la citoyenneté aux catholiques s’est fait pacifiquement. De retour de France, il a entrepris des études juridiques en Irlande pour devenir avocat. Daniel O’Connell s’est marié, il a eu 11 enfants, il vivait à Dublin. Il a formé une association en 1823, il demandait une cotisation symbolique, afin que toute la population puisse adhérer à son combat, rendre la liberté aux catholiques. En 1829, c’est l’émancipation des catholiques, ils retrouvèrent leur droit civique. Ensuite Daniel O’Connell a fait des actions, afin que les parlementaires irlandais siègent en Irlande. Cet acte de loi de l’union, voulait dire que l’Irlande était régie par l’Angleterre, mais il voyait l’action armée se développer parmi les siens, et étant pacifique, il quitta le mouvement. L’oncle avait projeté un autre avenir pour Daniel O’Connell, il a très mal vu son mariage, sa femme et ses enfants, ne sont d’ailleurs jamais venus dans ce domaine, tant que l’oncle a vécu. Daniel O’Connell était le poil à gratter pour le gouvernement anglais, il était catholique et éduqué, il voulait faire avancer la cause des catholiques. Il a été mis en prison pour des actes comme injure ou manque de respect, les catholiques lui ont fait un splendide cadeau, en reconnaissant tout ce qu’il avait entrepris pour leur vie citoyenne. Il a été provoqué en duel, malgré ses idées pacifiques, il dut affronter un homme qui maniait merveilleusement les armes. Il fallait donc que Daniel O’Connelle défende son honneur, O’Connell est touché à la jambe, il survit, et quand il tire, il tue son adversaire. Ce fut un choc pour Daniel O’Connell, l’oncle décède, il vient vivre ici avec sa femme et ses enfants. Pour revenir à la table qui se trouve dans la pièce, où on nous raconte la vie de Daniel O’connell. Elle est superbe, le dessus est en noisetier, le pied est sculpté dans la même pièce de bois de chêne. Le pied est représenté par 3 magnifiques chiens irlandais, et leurs pattes reposent sur un sabot de vache. Daniel O’Connell voulait ainsi représenter l’industrie agricole, les chiens symbolisaient la chasse, dont il était adepte. Dans la pièce on peut y voir une harpe, cet instrument est très important en Irlande, on en jouait déjà à l’époque médiévale, c’est devenue l’emblème de l’Irlande sur les billets, les pièces et les actes officiels. Sur le plateau en noisetier de la table, se trouve un haut plateau en argent massif, où sont gravés les moments importants de la vie de Daniel O’Connell. Comme il a œuvré toute sa vie pour rendre la dignité aux catholiques, Rome lui a autorisé de construire une chapelle dans sa propre propriété. Il est décédé à Gènes, lors d’un voyage qui devait lui permettre d’avoir une audience avec le pape au Vatican. Il avait émis 3 conditions pour ses obsèques, que son cœur reste à Rome, que son âme parte à Dieu et que son corps soit enterré dans le cimetière de Glasnevin à Dublin. Ensuite, nous passons dans son bureau, des tableaux pavoisent les murs, le bureau est en acajou, il est recouvert de cuir. Nous ressortons de la maison, nous parcourons le parc, une vaste prairie, qui nous conduit à la plage de sable fin du magnifique domaine où Daniel O’Connell a longtemps séjourné. Nous visitons ensuite la chapelle, elle est attenante à la maison, puis nous retournons au bus pour continuer l’anneau du Kerry. Autant le Connemara était plat, le Kerry est très bosselé pour ne pas dire montagneux. Nous traversons de petites bourgades, le pub fait office d’épicerie, de dépôt de pains et offre bien d’autres services. Auparavant les femmes n’avaient pas accès au pub, un endroit, le snug leur était réservé, c’était en quelque sorte la salle d’attente où elles attendaient leurs hommes qui consommaient au pub. Le snug avait une petite ouverture, depuis laquelle, les femmes pouvaient commander un thé. Les snugs étaient aussi utilisés par les femmes de petites vertus, qui attendaient leurs clients potentiels, en fin de journée. Nous roulons sur une route très défoncée, de ci de là, nous rencontrons des petites plages, au loin se dessine un voilier. Un bateau de pêche est entrain de relever ses filets. Les ports de plaisance en Irlande, ne sont pas très développés, ici la pratique de la plaisance reste sauvage, les marinas, on ne connaît pas. Nous retrouvons une piste cyclable, une petite bergerie a été transformée en résidence, elle est au milieu d’une immense prairie. . Les contrastes de lumière sur la montagne, donne des reflets tout à fait sensationnels, ils font le régal des photographes. Nous arrivons à Kedmer, une jolie petite ville, elle a été fondée dans les années 1800 par des familles protestantes. Les maisons sont tout à fait simples, des parcs sont dissimulés dans toute la ville. Au bord de la route, une bâtisse est en état de délabrement. Nous roulons sur une route, où la vitesse est limitée à 100 kilomètres heure, ce qui est absurde, car nous roulons à 50 kilomètres heure, et nous sommes secoués et nous faisons des bonds sur nos sièges. Chaque comté décide de la vitesse routière sur son territoire, nous sommes dans une zone envahie de coton de tourbière. Le talus est jonché de rhododendrons, nous gravissons une unième petite colline. Le parc national du Kerry foisonne de cerfs locaux, et de cerfs du Japon, que l’on a introduit. Le cerf du Japon est plus petit, mais il est plus nocif pour la nature. Nous voici arrivés à Snimm, c’est la ville où à séjourné le Général de Gaulle (1890-1970), en 1969, après le désaveu du référendum de mai 1969. Il est venu dans cette région pour faire un break, après sa longue carrière militaire et politique. Sneemm est une petite ville de pêcheur, au-dessus du clocher de l’église, on peut y contempler un saumon en fer forgé. Au fond du jardin public a été érigée une stèle en la mémoire du général de Gaulle, et pour immortaliser son passage dans cette partie de l’Irlande. Ensuite, nous avons parcouru la ville, où est installée une boutique spécialisée dans les pulls des îles d’Aran. Nous continuons la découverte de l’anneau du Kerry, la route est toujours sinueuse. Sur notre gauche une vallée, et au loin une chaîne de montagne. L’habitat est très dispersé, les poteaux électriques sont peints en vert pour ne pas dénaturer l’environnement. Les randonnées dans les montagnes sont très dangereuses, il faut vraiment être bien accompagné pour s’y aventurer, et la météo est très fantasque. Le flanc des montagnes est très pierreux, des moutons aventureux paissent au bord de la route. Une grande étendue devant nous, avec une forêt de conifères à perte de vue. Nous entrons dans un cirque, la montagne décrit un demi-cercle, sur notre gauche des pêcheurs qui pêchent dans un lac. Au fond d’une vallée, une petite rivière coule, des briquettes de tourbe sèche dans les champs de ci de là. Ici, l’hiver toutes les étendues sont inondées. Nous passons devant une ferme qui fait l’élevage de moutons à tête noire, où l’on peut aussi assister au dressage de chiens border cauly, qui sont de vrai gardiens de troupeaux. La terre est recouverte de pierre, c’est vraiment le paradis pour les ovins. Encore un lac sur notre gauche, la route devient de plus en plus étroite, et les secousses sont de plus en plus rapprochées. De petites îles noires émergent d’un lac, on dirait qu’un hippopotame s’y baigne. Nous découvrons des lys sauvages, Nous arrivons dans le parc national du Killarney, dont voici la présentation :

Le parc national de Killarney (Killarney national park en anglais, Páirc náisiúnta Cill Airne en irlandais) se situe près de Killarney, dans le comté de Kerry, en Irlande. Il se trouve sur la route du « Ring of Kerry ». 
Le parc national de Killarney est le premier parc national d’Irlande. Couvrant une superficie de 103 km2, il inclut les trois fameux lacs de Killarney et les monts et bois qui les entourent. Le Parc inclut les sommets de Mangerton, Torc, Shehy et Purple Mountains et, à l’ouest, la Macgillycuddy’s Reeks, la plus haute chaine de montagnes d’Irlande. 
Au cœur du parc national se trouve le parc commémoratif Bourn Vincent de 4000 hectares, anciennement Muckross Estate, qui fut offert à l’État irlandais en 1932 par M. et Mme William Bowers Bourn et leur gendre, le sénateur Arthur Vincent, pour en faire le premier Parc National irlandais. 
Ces dernières années, les terres, les eaux et forêts de l’ancien domaine de Kenmare y ont été rajoutées, notamment Knockreer, Ross Island, Innisfallen et les terres de Glena, Ullauns et Poulagower. 
En 1981, l’Unesco a désigné le parc comme Réserve de biosphère. 
La présence de l’homme dans la région de Killarney remonte à l’âge du bronze, il y a 4000 ans, lorsque le cuivre fut exploité pour la première fois à Ross Island. Ce sont les fondations monastiques qui fournissent la principale preuve de la présence humaine dans la région aux débuts de l’ère de la chrétienté. La plus importante de ces fondations est le monastère d’Ininsfallen, fondé par saint Finian le Lépreux. Les Annales de Inisfallen, écrites de manière intermittente entre le XI.me et le XIII.me siècles, fournissent une importante source d’information sur l’histoire primitive de l’Irlande. 
Après l’invasion de l’Irlande par les Normands, les terres autour des lacs sont devenues la propriété des Mc Carthy Mor et des O’Donoghe de Ross Castle. Plus tard, ces terres tombèrent dans les mains respectivement des Herbert de Muckross et des comtes de Kenmare. En 1911, le domaine de Muckross fut acheté par M. W.B. Bourn comme cadeau de mariage pour sa fille et son époux, Arthur Vincent. 
Sur les hauteurs du parc national, en particulier sur les versants de Torc et Magerton, vit la dernière harde de cerfs élaphes du pays. Cette dernière, comptant plus de 800 bêtes, vit ici depuis l’arrivée de l’espèce en Irlande, après la dernière ère glaciaire. On peut trouver le cerf japonais, ou Sika, introduit à Killarney en 1865 dans les monts et les forêts. Parmi les autres espèces figurent le campagnol roussâtre, identifié pour la première fois en Irlande en 1964. 
Grâce à la variété des paysages, alternant monts, landes, forêts et lacs, le Parc est riche en espèces d’oiseaux. Les plus communs sur les hauteurs sont le pipit farlouse, le tarier pâtre et le grand corbeau. On aperçoit à l’occasion des faucons pèlerins et rochiers. Dans les bois, les oiseaux les plus courants sont les pinsons et rouge-gorges. L’habitat aquatique attire lui aussi nombre d’espèces : hérons, canards sauvages, grèbes et râles d’eau vivent en bordure des lacs, tandis que martins pêcheurs et merles d’eau leur préfèrent les cours d’eau. En été et en hiver, les oiseaux migrateurs viennent augmenter la population des espèces locales. En période hivernale, par exemple, une petite volée d’oies du Groenland, dont la population mondiale est de 12000 environ, séjourne dans la vallée de Killarney. 
Une réserve naturelle de truites brunes et de saumons habite les lacs. En général, la pêche est libre, celle du saumon nécessite un simple permis. Les lacs contiennent également des ombles, poissons qui vivent habituellement dans les lacs subarctiques, et des aloses de Killarney. 
À l’intérieur du parc se trouve la plus grande zone de forêt naturelle d’Irlande. Les forêts de chênes, essentiellement de chênes sessiles, avec houx et autres plantes à feuilles persistantes en sous-bois, recouvrent les monts de grès rouge. Les petites zones forestières sur le sol calcaire carbonifère, plus bas, comprennent une forêt d’ifs sur la péninsule de Muckross, dont les arbres poussent presque à même la roche. 
Le climat océanique tempéré favorise la prolifération des mousses et des fougères transparentes, dont un grand nombre pousse sur les branches et les troncs des arbres comme épiphytes. On trouve également sur les hauteurs du Parc des landes et des tourbières. 
Certaines des plantes caractéristiques de la région ne se trouvent ailleurs que dans le sud et sud-ouest de l’Europe : arbousiers, choux de Saint-Patrick et plantes carnivores de l’espèce Pinguicula grandiflora en sont des exemples. 
Le parc national compte parmi ses sites remarquables : Abbaye de Muckross• Anneau du Kerry (Ring of Kerry)• Killarney• Lacs de Killarney• Ladies View• Ladies View • Purple Mountains• Ross Castle.

Nous faisons un arrêt pour contempler un magnifique panorama, c’est Ladies View, nous survolons une vallée, avec l’enfilade de 3 lacs, sur lesquels sont comme posées de petites îles boisées. A perte de vue, aucun habitat, après un bon bol d’air, nous reprenons notre circuit. La reine Victoria a parcouru cette route, alors chemin en 1861, elle fut subjugué par les paysages qu’elle rencontrait. Voici la présentation de Ladies View :

Ladies View (« Vue des Dames » en anglais) est un point de vue panoramique sur les lacs de Killarney. Il se situe dans le Parc National de Killarney, sur le bord de la N71, constitutive de l’anneau du Kerry, à 13 km de Killarney. La vue porte sur l’Upper Lake et la vallée. 
Le nom remonte à l’époque de la visite de la reine Victoria à Muckross House en 1861. Sur le chemin qui la mène à la propriété, la reine est si charmée par la vue qu’elle demande qu’on arrête l’attelage et autorise, fait tout à fait exceptionnel à l’époque, ses dames de compagnie, les « ladies-in-waiting », à descendre pour admirer avec elle le spectacle qu’offre le panorama. L’endroit est ainsi baptisé « Ladies View » en souvenir de cet épisode.

Nous en avons plein les mirettes, mais la route est encore longue, alors nous continuons la découverte de l’anneau du Kerry. Une petite rivière serpente dans un bois, les rochers sont recouverts de mousse. Nous traversons un champ de fougères, que de verts, ils sont tous différents. La route est encadrée de barrières, afin que les cerfs ne divaguent pas sur la chaussée. Les sous bois sont éclairés avec la luminosité de fin de journée, c’est splendide. Le bus tutoie de chaque côté des rochers, il y a juste le passage pour un seul véhicule. Sur notre gauche, les lacs que nous avons admiré depuis Ladies View, ils s’échelonnent les uns au-dessus des autres, nous continuons notre descente. Nous voici à la hauteur du dernier lac, nous sommes dans la vallée, un site monastique s’était établi, sur l’une de ses îles au VI.me siècle. Nous allons découvrir Muckross House, dont voici la présentation :

Muckross House (en irlandais : Theach Mhucrois) est une propriété qui se situe dans le Parc national de Killarney, à 6 km de la ville de Killarney dans le comté de Kerry en Irlande. Manoir conçu par l’architecte écossais William Burn (1789-1870), Muckross House est construit en 1843 pour le compte de Henry Arthur Herbert, député du comté de Kerry au Parlement du Royaume-Uni et de sa femme, l’aquarelliste Mary Balfour Herbert. Le site retenu est celui de la petite péninsule de Muckross, entre le lac Muckross et celui de Lough Leane. De style Tudor, il se compose de 65 pièces. De gros travaux d’aménagement sont entrepris dès les années 1850 pour préparer la visite de la reine Victoria en 1861, les Herbert espérant tirer du séjour de la souveraine quelques avantages. Mais les dépenses aggravent les difficultés financières de la famille, qui doit vendre la propriété. Le manoir est aujourd’hui cogéré en centre touristique par Dύchas The Heritage Service et la société Trustees of Muckross House (Killaney) Ltd. Des visites guidées sont proposées, les écuries ont quant à elles été reconverties en restaurant et magasin de souvenirs. L’arboretum et les fermes traditionnelles sont également ouverts au public. Les jardins sont particulièrement réputés pour leur collection de rhododendrons, d’hybrides et d’azalées. Ils se partagent entre jardin en bassins et jardin japonais, sur un affleurement naturel de pierres à chaux. L’arboretum compte de nombreux arbres exotiques et tempérés. Les vaches paissant dans les prairies du domaine sont de la race du Kerry et représentaient jadis l’élevage principal d’Irlande.

Le manoir est actuellement en travaux, il est tapissé par des échafaudages, on dénombre une quarantaine de cheminées sur son toit. Nous parcourons les jardins, des lapins courent en liberté dans la prairie, nous sommes entourés de massifs de rhododendrons, ils fleurissent de toutes les couleurs, ils atteignent 6 mètres de haut, et forment des massifs de 30 mètres de long. Après un bon moment passé dans le calme et en pleine nature, nous rejoignons le bus, pour terminer notre circuit. Nous traversons Killarney, la ville est très touristique, elle compte bon nombre de restaurants et d’hôtels. On se prépare pour la course cycliste de solidarité, qui demain prendra le départ de Killarney, et les cyclistes devront parcourir l’anneau du Kerry, soit 170 kilomètres. Le parking de l’église est bondé, une messe doit être donnée, dans le cadre de la manifestation cycliste. Encore 30 minutes de route, il est 20 heures 30, quand nous arrivons à notre hôtel à Tralee. Après le repas, nous décidons d’aller reconnaître l’ambiance d’un pub irlandais. Nous allons au centre de Tralee, notre choix nous pose dans un pub, the Joe’s place, où un chanteur s’accompagne de sa guitare et reprend tous les grands standings des groupes des années 60 à 90, les Beatles, les Rollings stone, Bob Marley, les ping Floyd etc. Nous avons bien sûr dégusté la bière Guinness, il était près d’Une heure du matin, quand nous avons rejoint notre hôtel.

Jour (6) Aujourd’hui, nous partons à la découverte de la péninsule de Dungle, c’est une région propice pour le tournage de films, voici la présentation de la péninsule de Dingle :

La péninsule de Dingle (en irlandais : Corca Dhuibhne) est située dans le Comté de Kerry. C’est le point le plus à l’ouest de l’île d’Irlande. La péninsule tient son nom de sa principale ville, Dingle. La péninsule existe grâce à la présence d’une chaîne de montagnes le Sliabh Mish qui s’avance dans la mer. Le mont Brandon avec ses 951 mètres d’altitude est le plus haut sommet d’Irlande en dehors des sommets des Macgillycuddy’s Reeks. Conor pass (entre Dingle et Castlegregory) est le plus haut col d’Irlande. À l’extrémité ouest de la péninsule, se trouve l’archipel des îles Blasket. Cet archipel a été évacué de ses habitants dans les années 1950. Le gouvernement irlandais jugeait les conditions de vie sur ces îles trop difficiles, en particulier en termes de desserte médicale. L’extrême ouest de la péninsule est une Gaeltacht, une zone où la langue irlandaise est encore parlée quotidiennement par les habitants. La péninsule de Dingle est un haut lieu du tourisme irlandais. Ses plages sont très prisées. La plage de Coomeenoole, à Slea Head (Ceann Sléibhe), servit notamment de cadre pour certaines scènes du film La Fille de Ryan. On y trouve de très nombreux vestiges de la préhistoire et du Moyen Âge, notamment l’Oratoire de Gallarus, des Beehive huts et le Fort de Dunbeg. Voici quelques villages pittoresques de la péninsule de Dingle : Baile an Fheirtéaraigh• Baile na nGall• Ceann Trá• Dún Chaoin.

Nous faisons face au mont Brandon, sur notre droite l’océan, la péninsule est un endroit béni des dieux, tellement la nature est diversifiée entre ces grands blocs de montagnes, où sont accrochés quelques nuages, l’océan, la lande, les prairies et sa côte dentelée. En Irlande, les voitures ont pour la fâcheuse habitude de rouler et de se garer sur les plages. Nous quittons le bord de l’océan, pour traverser la péninsule, et aller sur sa côte opposée. Nous franchissons quelques petites collines, il y a un mince brouillard de chaleur, ça rend encore plus beau le paysage. Nous sommes entourés de bosquets, ils sont entretenus tout comme les talus, par les agriculteurs, qui en contre partie perçoivent des indemnités de l’état. Nous passons devant une prairie qui a été tondue, l’herbe est rattroupée en meule prête à être ensiler. Dans un pâturage des moutons courent devant un border cauli, qui a pour mission de les rassembler. Nous redescendons de la colline, nous sommes environnés de terre à tourbières. Dans un pré paissent des vaches, elles sont noires et blanches, nous passons devant un élevage de chèvres. Nous circulons entourés de massifs de fuchsias, chaque année un des villages de la péninsule de Dingle organise un championnat de labour. C’est le cadre d’une immense foire agricole, où s’entassent les vendeurs de matériel agricole, les ensemenciers, les éleveurs, les concessionnaires automobiles, les médias, les organismes agricoles et bien sûr les politiques qui viennent distribuer des poignées de mains. Nous traversons un petit village Anascaul, qui est valorisé par Tom Crian, un enfant du pays. Il a participé à la découverte du pôle sud, nous avons traversé la péninsule sur sa largeur, et nous retrouvons le bord de l’océan. Nous faisons face au soleil, un long banc de sable s’étire sur notre droite. Il arrive que des communautés de dauphins viennent s’attarder sur les plages de la péninsule, nous sommes dans un mélange d’océan, de plages et de dunes. Tout cet ensemble naturel protège les villages qui se trouve en fond de baie, nous voici arrivés sur une immense plage, la plage Inch, où nous allons faire une promenade en bordure d’océan, en marchant sur du sable fin. Des scènes du film, la fille de Ryan a eu pour cadre cette plage. Le soleil est parmi nous, certains ce sont risqués à prendre un bain. Sur la plage est installé un loueur de surfs, des coquilles de coquillages de toutes sortes parsèment le sable, et nous avons découvert 2 cadavres de moutons en décomposition, qui ont du tomber des falaises alentours. Après un bon bol d’air, d’une bonne heure, nous prenons la direction de Dingle. Sur notre droite des chalutiers qui rentre de leur pêche, ils sont poursuivis par une nuée de mouettes. Sur notre droite de petites prairies qui se terminent en falaises sur l’océan, où des moutons paissent et en cas d’insouciance tombent de la falaise dans l’océan, qui les rejette sur la plage. La côte est très escarpée et découpée, les talus sont fournis de fuchsias sauvages. Dans cette zone la bruyère n’est pas en reste, Nous sommes dans un cadre de verdure, parsemé de boutons d’or, des moutons à tête noire paissent de ci de là, au bas dans la vallée coule la rivière qui se jette dans l’océan, des collines recouvertes de fougères et de buis, c’est un tableau idyllique. Nous approchons de Dingle, dont voici la présentation :

Dingle (en irlandais : An Daingean ou Daingean Uí Chúis) est une ville du comté de Kerry en Irlande. Elle se situe à l’ouest du pays, sur la façade Atlantique, à 50 km au sud-ouest de Tralee et 80 km au nord-ouest de Killarney. 
La ville est établie sur un port naturel adossé au mont Slievanea sur la péninsule de Dingle, qui s’étire au sud du fleuve Shannon et au nord du « Ring of Kerry ». Elle comptait 1828 habitants en 2002, et 1775 habitants en 2006, auxquels s’ajoutent 6904 habitants de la zone rurale . 
Dingle se situe en secteur Gaeltacht (région où l’on parle l’irlandais) et vit essentiellement du tourisme, de la pêche et de l’agriculture. Elle compte de nombreux pubs, cafés et restaurants où il est possible d’écouter de la musique irlandaise. Depuis de nombreuses années, un dauphin baptisé Fungie constitue une attraction touristique : ayant élu domicile dans la baie, il accompagne les bateaux de visiteurs. 
L’actuel presbytère marque l’emplacement de la maison de l’homme qui tenta de sauver la reine de France, Marie-Antoinette. Lord Rice, natif de Dingle et officier de la brigade irlandaise, projeta en effet en 1792 de faire évader la reine de France ; les préparatifs étaient fin prêts mais lorsqu’elle apprit qu’elle serait seule à prendre la fuite, abandonnant ainsi roi et enfants, elle aurait refusé de partir, préférant affronter son destin. 
En 2005, Éamon Ó Cuív, ministre des Affaires de la Gaeltacht, annonce que la version anglicisée des lieux du Gaeltacht (dont Dingle fait partie) n’apparaîtront plus sur les panneaux de signalisation et seront remplacés par les noms irlandais. Le nom de Dingle est ainsi supprimé début 2005 au profit de An Daingean (l’emportant sur les versions antérieures de Daingean Uí Chúis ou An Daingean Mór). 
Dans ce cas précis, le changement est soumis à controverse, la ville vivant pour une large part du tourisme et les résidents craignant que les touristes soient désorientés par la dispartition du nom de Dingle et son changement en An Daingean, qui ressemble à Daingean, dans le comté d’Offaly. 
Les partisans du ministre rejettent cet argument en soulignant qu’il existe plusieurs villes en Irlande qui ont des noms voisins, voire parfaitement identiques, telles que Blackrock (que l’on retrouve dans les comtés de Louth, Cork, Galway et Dublin). Le ministre ajoute qu’un retour à la version anglaise serait possible à condition de retirer à Dingle son statut de ville du Gaeltacht, et les aides financières qui vont avec. 
Le conseil du comté de Kerry organise en octobre 2006 un référendum sur le sujet, le choix d’une version bilingue arrive largement en tête. Le ministre affirme qu’il n’a pas le pouvoir d’agir d’après le résultat d’un référendum mais qu’il est prêt à examiner une requête du conseil du comté qui s’inscrit dans le cadre de la loi.

Le bus nous dépose sur le port, nous sommes accueillis par une odeur de tourbe qui est entrain de se consumer. Nous croisons une charrette tirée par un âne, nous découvrons la statue du dauphin Fungie, elle est en métal est installée à l’entrée du port. Nous cheminons sur les quais du port de pêche, où est amarré un chalutier immatriculé à Bayonne. Nous nous rendons en petit groupe au centre ville pour faire des emplettes, se renseigner à l’office du tourisme et pour regarnir le porte-monnaie. Ensuite, nous rejoignons Charlotte sur le port, elle nous conduit à pied au restaurant qui se trouve en haut de la petite colline qui surplombe Dingle.

Notre compagnon, le soleil, est toujours présent, nous allons emprunter la Slea Head Drive, dont voici la présentation :

Slea Head Drive est une route touristique qui permet de découvrir la Péninsule de Dingle dans les meilleures conditions ! Très apprécié par les touristes, ce circuit permet de serpenter le long de la côte irlandaise, pour mieux en admirer les falaises, les récifs, les baies ou encore ses plages de sable blanc. Bref, des paysages de cartes postales ! 
Slea Head Drive est souvent considérée comme l’une des plus belle routes d’Irlande. Celle-ci démarre à Dingle, sur la R559, et offre dès le départ une vue exceptionnelle sur le littoral irlandais, et ses environs. Soyez d’ailleurs sûr que la beauté du paysage vous fera faire de nombreux arrêts en voiture, le temps d’admirer le panorama et faire quelques photos ! (La route possède quelques bas côtés qui ont été aménagés exprès pour l’occasion). 
Au programme, cette route vous fera traverser de nombreux petits villages comme celui de Dunquin, un petit hameau de pêcheurs dont le port propose des navettes pour atteindre Blasket Island, une île magnifique, désertée par ses habitants depuis déjà plus de 60 ans. 
Ne ratez pas d’ailleurs le Dunbeg Fort, un fort préhistorique circulaire (appelé ringfort en anglais), et qui daterait de l’Âge du Bronze. Celui-ci a été bâtit en bordure de Falaise, mais peut être visible de la route. Le vestige est plutôt sympa, et bien conservé. 
Si vous poursuivez plus loin, n’oubliez pas de vous arrêter un moment pour admirer la vue imprenable sur la baie et les falaises de Ballyferriter. Les spectacle y est impressionnant et vous dévoilera l’Irlande dans sa plus grande beauté ! L’océan Atlantique s’écrase de toutes ses forces sur les récifs de la Péninsule, et contraste étonnamment avec le vert luxuriant des plaines herbeuses environnantes ! 
Attention néanmoins à la route, qui peut parfois être étroite, et bourrée de trous…
Accès : suivre la R559, à partir de Dingle • Durée : compter 3 heures pour en admirer la totalité.

A la sortie de Dingle, nous découvrons son aquarium, les panneaux routiers sont uniquement écrits en gaélique, il faut vraiment avoir une carte avec les termes en anglais et en gaélique, sinon on peut se perdre. Les routes sont tellement étroites, que les bus ont l’obligation de circuler que dans un sens sur la Slea Drive. Sur notre droite des oiseaux sont entrain de se nourrir, sur le bord de la plage, au milieu des algues. . Au départ de Dingle il faisait frais, ensuite nous avions un soleil resplendissant, et maintenant la brume descend des montagnes pour se poser sur l’océan, c’est toute la splendeur de l’Irlande. Nous passons devant une bâtisse en pierre, où est entreposé un bateau recouvert de goudron, c’est un bateau spécifique pour la pêche d’ici, son nom est curragh. Les parcelles sont toujours délimitées par des murets en pierres sèches, l’hiver près de ces murets ont peut entendre le chant des pierres, provoqué par le vent dans les fissures des pierres sèches. Nous découvrons dans la montagne, un ring fort, c’est un fort en forme d’anneau, il a été construit à l’époque préhistorique. L’épaisseur des murs de ces constructions, varie entre 2 et 3 mètres. Les ring forts permettaient à la population de se protéger. Nous devons franchir un passage délicat, entre 2 falaises qui laissent juste le bus passé, et à cet endroit un gué traverse la route. Il faut toute la dextérité de Robert pour nous sortir de ce piège. Maintenant ce sont des moutons qui font la loi sur la route, on est obligé de s’arrêter, pour qu’ils traversent devant nous, à un train de sénateur. Nous faisons un arrêt en pleine colline, pour aller découvrir des huttes en pierre, sorte de borie. Elles datent du VII.me siècle, il y en a 2, elles sont disposées en enfilade. Bien sûr les murs sont très épais, et le toit est constitué de pierre empilée en encorbellement. Dans une des huttes, il y a un foyer, dans lequel on fumait le poisson et la viande, et qui servait pour faire des fumigations de toutes sortes de plantes, pour se soigner. Depuis les huttes, on a une vue superbe sur l’océan, on aperçoit un chalutier qui rentre au port. Charles Moree, un ami de François Mitterrand, ancien ministre, qui fut condamné pour avoir détourné de l’argent public. Il avait une île tout près d’ici, on devait lui avoir confisquée, mais de temps à autre, on voit un hélicoptère se poser sur l’île. Son fils étant propriétaire d’une flotte d’hélicoptère, ceci explique peut-être cela, la république irlandaise deviendrait-elle bananière ? Les huttes en pierre sont sur un terrain privé, il a donc fallu l’autorisation de la propriétaire, une retraitée, pour pouvoir les découvrir. Le montant des retraites étant faible, la rétribution engrangée par les visites des huttes de pierre, permet à la retraitée d’arrondir ses fins de mois, car elle ne circule pas en hélicoptère comme son voisin. Nous reprenons notre circuit, une croix blanche et son christ est plantée dans la montagne, afin que les marins la voit quand ils sont en mer. Sur notre gauche un parapet qui sécurise l’aplomb de la falaise, et à droite la montagne, la route devient de plus en plus étroite. Les murets de pierre courent toujours la montagne, la côte est vraiment sauvage, elle est ciselée. Nous sommes à l’approche des îles Blasket, sur notre droite des restes de maisons abandonnées, suite à la famine de 1845. Nous avons un joli point de vue, sur un petit port, un petit parking nous permet de nous garer. C’est vraiment somptueux, à 50 mètres du bord de la plage, on aperçoit l’aileron d’un requin, il plonge pour se nourrir, la plage est occupée par des familles, et certains prennent un bain presque nez à nez avec le requin. Devant ce spectacle, nous décidons de descendre dans cette petite crique, par un sentier puis par des escaliers. Le lieu est investi par des plagistes, des pêcheurs, des promeneurs et de toutes sortes d’oiseaux marins des cormorans, des fous de bassan etc. Après un bon bol d’air marin, nous reprenons la route. Sur une des collines alentours la chanteuse du groupe Cranberry, possède une maison, dans laquelle est intégré un studio d’enregistrement. Nous redescendons insensiblement, nous voici en bord de mer, au petit port de Dunquin, dont voici la présentation :

Dún Chaoin (en anglais parfois Dunquin) est un village du Comté de Kerry situé sur la côte sud ouest de l’Irlande à la pointe de la péninsule de Dingle. Le village qui compte 153 habitants se trouve dans un Gaeltacht, une région où la langue irlandaise reste la langue quotidienne, juste comme dans les villages voisins de Baile an Fheirtéaraigh (au nord-est) et Ceann Trá (au sud-est). 
L’archipel des îles Blasket se trouve à l’ouest de Dún Chaoin. Les îles sont fameuses pour des écrivains de la langue irlandaise qui l’habitaient, dont Tomás Ó Criomhthain. Les îles furent habitées jusqu’au 1953 et un musée consacré à leur culture et à leur littérature se trouve à Dún Chaoin.

Miracle le soleil réapparaît, nous avons une excellente vue sur la mer, les îles Blasket se trouve au large de Dunquin. Notre dernière découverte de la journée est l’oratoire de Gallarus, dont voici la présentation :

Situé sur le territoire du petit village de Baile na nGall sur la Péninsule de Dingle, dans le comté de Kerry, en Irlande, l’oratoire de Gallarus (en anglais Gallarus Oratory) est un petit bâtiment en pierre présenté par l’antiquaire Charles Smith, lors de sa « découverte » en 1756, comme église paléochrétienne du VII.me siècle mais dont la date a été remontée au XII.me siècle par l’archéologue et historien Peter Harbison en 1970. Sa fonction d’origine demeure cependant obscure, bien qu’on associe l’édifice généralement à la religion, en tant qu’église, monument funéraire ou abri pour pèlerins. Il constitue, au début du XXI.me siècle, l’un des sites touristiques les plus connus de la péninsule de Dingle. 
L’archéologue et historien irlandais Peter Harbison, qui mentionne l’existence de plusieurs interprétations quant à l’origine de l’appellation irlandaise de l’édifice, Gall Aras, s’aventure à proposer pour sa part le sens, « peu grammatical » mais « peut-être le plus simple », de « la maison ou l’abri pour étranger(s) » (The House or Shelter for Foreigner(s)). Il pense ne pas trop s’égarer en voyant dans ces étrangers « les pèlerins venant de l’extérieur de la péninsule ». 
On donne aussi l’appellation en irlandais Séipéilín Ghallarais, c’est-à-dire « l’église de la place des étrangers ». 
L’édifice, de plan rectangulaire, est formé de quatre encorbellements de pierre, deux longs (servant de gouttereaux), deux courts (servant de pignons), opposés deux à deux, jouant le double rôle de mur porteur et de voûtement. Au sommet de l’édifice se trouve une rangée de dalles qui viennent faire la liaison entre les deux gouttereaux et terminent de couvrir l’espace intérieur. Intérieurement, l’édifice mesure 4 m 65 de long sur 3 m 10 de large et a une hauteur de flèche de 4 m 25. 
Le matériau employé est du « grès brun provenant des falaises de la côte, qui se taille aisément et a une grande résistance ». 
La maçonnerie est non pas en pierres sèches mais en pierres taillées (en parement, sur leurs faces de lit et leurs faces de joint) et assemblées avec une fine couche de mortier de chaux (non visible en parement). Les pierres ont été disposées avec un léger angle vers l’extérieur, empêchant l’infiltration de la pluie, technique qui a permis de conserver l’intérieur hors d’eau et en bon état. L’emploi d’un mortier de liaison se confirme par des traces blanchâtres aux interstices entre les pierres, à l’intérieur de l’édifice. L’unique pièce est éclairée par une petite fenêtre réservée dans le pignon Est et terminée par un arc cintré à trois voussoirs (ou tiercé) à l’embrasure intérieure, et à deux voussoirs à l’embrasure extérieure. Le fenestron a vue sur le port de Ard na Caithne (anciennement Smerwick). 
L’entrée, qui s’ouvre dans le pignon Ouest, est surmontée d’un double linteau. Dans son embrasure intérieure, deux pierres trouées sont fichées dans la maçonnerie au dessus de l’arrière-linteau pour accueillir un système de fermeture. Une illustration publiée dans le guide vert « Irlande » de chez Gallimard, suggère, pour la fermeture, un abattant en bois articulé dans de grosses charnières en bois fixées dans les pierres trouées au-dessus du double linteau. Ce dispositif hypothétique s’oppose au système de fermeture classique de la porte intérieure, placée dans l’embrasure et articulée sur des gonds fichés dans un des côtés. 
On ne note à l’intérieur aucun foyer avec conduit de cheminée, aucune niche ou placard mural, aucun banc en pierre, c’est-à-dire aucun des aménagements indispensables à l’habitation humaine. 
L’inventeur (au sens de « découvreur ») de l’oratoire de Gallarus est un certain Charles Smith en 1756. Il est à l’origine de l’interprétation du bâtiment comme étant une église paléo-chrétienne, construite au VII.me, correspondant à une periode de colonisation isolée de cette zone, bien qu’il n’existe aucun document qui en mentionne l’existence à une époque aussi haute. Deux siècles et demi plus tard, cette interprétation est toujours celle livrée au grand public. 
La présence de la petite fenêtre d’allure romane dans le pignon arrière, a fait dire à Peter Harbison (en 1970) que la date de construction était peut-être plus tardive : « la date de construction de l’oratoire de Gallarus est controversée mais elle pourrait être aussi basse que le XI.me ou le XII.me siècle ». Une troisième interprétation voit dans l’édifice une chapelle funéraire privée bâtie dans un cimetière. Elle s’appuie sur les dires du second « découvreur » du site, le Dr Richard Pococke, lequel rapporte ainsi la tradition orale concernant le bâtiment au milieu du XVIII.me siècle : « Près de cet édifice, on fait voir une tombe dont la croix comporte une tête, on l’appelle la tombe du Géant; selon la tradition, Griffith More fut enterré là, et comme on appelle l’édifice chapelle, il est probable qu’il fut édifié par lui ou sa famille sur le lieu de leurs sépultures ». L’éventualité que l’ « oratoire » de Gallarus soit tout simplement une chapelle funéraire privée du XVII.me siècle, éclaire d’un jour nouveau la morphologie et l’architecture de l’édifice. Avec pour seules ouvertures l’entrée à linteau droit dans le pignon ouest et le fenestron à couvrement cintré dans le pignon est, la bâtisse se conforme effectivement au stéréotype de la traditionnelle chapelle de cimetière. Cette interprétation est renforcée par les dimensions intérieures de l’édifice : à peine 14,4 mètres carrés. 
De petites saignées exploratrices furent conduites par T. Fanning en novembre 1970 pour le compte du Ministère des travaux publics irlandais : elles n’ont livré aucune trouvaille ni trace de caractéristiques ou d’activités susceptibles d’éclairer la période de construction et l’usage de l’oratoire. Mais son nom, censé faire référence aux « étrangers », et son mode de construction, destiné à résister aux vents violents, suggèrent aussi un abri pour les pèlerins. Pour Peter Harbison (en 1994), il s’agirait alors d’un complexe compact lié à la vénération des saints, comparable aux sites fouillés de ce type que l’on rencontre dans la péninsule voisine d’Iveragh.
Selon une légende moderne, une personne arrivant à sortir de l’oratoire par la petite fenêtre, aurait son âme lavée de tous ses péchés.Le centre historique lié à ce site est payant (comme pour beaucoup de sites historiques en Irlande).

Nous marchons sur une allée en gravier, elle est entourée de massifs de fuchsias, elle nous conduit à l’oratoire, où Charlotte nous raconte l’historique, qui est décrit dans la présentation ci-dessus. Bon, il est temps de terminer notre Slea Drive, nous repassons à Dingle, ce qui signifie que la boucle est vraiment bouclée. Pourquoi l’emblème de l’Irlande est le trèfle, Saint-Patrick quand il a évangélisé l’île, il a pris le trèfle pour expliquer la sainte-Trinité. Et pourquoi la harpe, parce qu’elle a toujours été jouée dans les cours des hauts rois irlandais. Il est 20 heures quand nous arrivons à l’hôtel Carlton de Tralee, où nous allons passer notre troisième et dernière nuit. Après le repas, il nous faut préparer nos valises, car demain, notre circuit nous ramènera à Dublin.

Jour (7) : Résumons-nous, nous avons parcouru bon nombre de comtés, mais nous avons appréhendé les 3 provinces de la république d’Irlande le Leinster, le Connaught et le Munster. Aujourd’hui, c’est le retour à Dublin, par l’intérieur de l’île. Notre pérégrination nous fera descendre plein sud jusqu’au rocher de Casher, puis nous obliquerons plein nord pour atteindre Dublin, il nous faut parcourir 350 kilomètres, nous n’avons pas de temps à perdre. Nous roulons dans une brume de chaleur, Charlotte profite du long trajet, pour nous décrire l’histoire du XX.me siècle de l’Irlande et de la vie économique actuelle. Dès 1920, Michael Collins, a voyagé en Angleterre pour plaider l’indépendance de l’île d’Irlande. Il intervient en tant que représentant du gouvernement provisoire irlandais. Il a pour charge de négocier la paix, il revient en Irlande, avec des propositions minimales pour le peuple irlandais. La couronne britannique propose un accord au rabais, en donnant un semblant d’autonomie à l’Irlande, et allégence à la reine d’Angleterre. Pour les nationalistes irlandais, il n’en est pas du tout question. Ils veulent une Irlande libre, l’Angleterre s’aperçoit très vite, que les irlandais ne veulent pas d’accord de protectorat, de nouveaux pourparlers s’engagent. La liberté ne sera pas donné à la globalité de l’île, seul 26 comtés l’obtiendront, et 6 seront intégrés à la couronne britanique, qui deviendra l’Irlande du nord qui correspond à la province du Ulster. L’Ulster étant la partie la plus riche économiquement de l’île, on y trouvait les plus grandes industries de filature, les chantiers navals, les brasseries, les distilleries etc. L’Irlande est donc séparée en 2, une partie devient républicaine, et l’autre reste sous le joug de la couronne britanique. Certains irlandais du sud émigrent à cette époque, car dans la république d’Irlande naissante, on crève la faim. L’Irlande intègre la communauté européenne en 1973, c’est la reconnaissance de l’Irlande sur le plan européen, donc international. Nous abordons Nous passons une petite ville, Ballivoren, elle est connue pour sa production d’eau minérale. Le gouvernement irlandais décide d’une taxe spéciale pour les entreprises, elle impose d’une manière très légère, le profit des entreprises, c’est la fameuse taxe appelée, 12,5%. Cette initiative attira bon nombre d’entreprises sur le sol irlandais. Les jeunes irlandais sont prêts à occuper les postes dans les sociétés, qui ont décidé de se délocaliser en Irlande, en plus ils ont bénéficié d’excellentes formations, dans les nouvelles technologies, dont l’informatique. Les syndicats patronaux et des employés signent une paix sociale, pendant quelques années cet accord collectif bloque l’augmentation des salaires et les droits liés au travail. Quel gâchis, tout cela pour aider le pays à soit disant mieux démarrer économiquement. Début des années 1990, des sociétés hors bloc européen viennent s’installer sur le sol irlandais, c’est ce que l’on a appelé le miracle irlandais. La taxe 12,5% a produit son effet, c’est le Pérou pour les irlandais. Le tigre celtique est né, il incombe que les salaires sont versés à la semaine, bien sûr les charges sociales sont moindre, mais, il faut passer par les assurances privées pour avoir une couverture sociale. Le résultat est que le prix de la main d’œuvre est moins cher, ça pénalise les grands pays européens qui ne font pas de doping social. A la fin du XX.me siècle, l’Irlande ne comptait que 3% de chômeurs, c’était donc un exemple à suivre, on y croyait encore. On recrute à tour de mains des salariés venus de toute l’Europe, l’Irlande est l’eldorado pour certains, on leur offre même des facilités pour s’installer. Nous voici à RAthkeale, cette ville est occupée par les gens du voyage, ils ont racheté la majorité des maisons de la ville, c’est un état dans l’état. La police n’intervient pas, ou peu, mais on sait que c’est un paradis pour les trafiquants de toutes sortes. L’argent circule de main en main, c’est une économie souterraine, elle est très visible quand on voit les maisons majestueuses qui y sont construites. Nous sommes dans une région de non loi, c’est un problème pour le comté de Limerick, qui subit cette situation. Ce sont des menaces perpétuelles, on n’hésite pas à faire parler la poudre, c’est une véritable mafia. Bon, les gens du voyage ne sont pas tous des escrocs, mais les chefs n’ont ni foi ni loi, et ne respectent ni femme, ni enfant et ni homme. De 1999 à 2007, l’Irlande connaît une folie économique, elle balaie tout le pays, les gens sont heureux, ça dépense énormément d’argent. Les constructeurs immobiliers s’en foutent plein les fouilles, le gouvernement est ravi, car il a plus d’argent, qui lui en faut, c’est l’opulence à outrance. En plus l’Irlande reçoit des aides européennes, on construit des routes, des aéroports et bien d’autres infrastructures. Les politiques qui représentent le peuple et leurs biens, ont tendance à se servir en premier avant de desservir l’intérêt général. Des élus locaux changent les autorisations de construction, dans des zones inconstructibles, mais en contrepartie, ils se laissent graisser la patte. La population ne dit rien, on vit dans l’opacité, elle est ravie, car le niveau de vie augmente considérablement. C’est la frénésie totale, le prix de l’immobilier est exorbitant, mais on achète tout de même, les crédits sont là pour réaliser tous les désirs. C’est le plein emploi, pourquoi ne pas vivre aisément avec cette manne économique. Les gens rêvent de leur avenir, où ils pourront avoir leurs maisons, éduquer leurs enfants dans les meilleures écoles, accéder aux loisirs et aux voyages, c’est le paradis. Pour répondre à l’envie d’évasion de la population, on crée la compagnie d’aviation Raynair. Les banquiers incitent l’irlandais lambda à consommer toujours plus, si l’on demande un prêt pour l’achat d’un bien immobilier, vous sortez de la banque avec une ribambelle de crédits qui permettra de vous acheter, certes, la maison, mais aussi un crédit pour la meubler et un autre pour changer la voiture, c’est du pousse au crime. Nous retraversons la ville d’Adere, qui possède de très jolies maisons en toit de chaume, mais l’envers de la médaille, est que Adere et le fief de l’IRA, où elle a sévi et terrorisé la population. Nous passons devant une banque, dans laquelle 2 policiers attachés à une livraison de fonds, ont été froidement abattus par trois hommes cagoulés. Les assassins courent toujours, les gens savent ce qui s’est passé, et qui sont les auteurs du meurtre, mais l’omerta règne aussi en Irlande. Depuis 1990, l’IRA s’est désarmée, mais elle écrémait les campagnes où elle pratiquait le racket, pour financer l’achat des armes. Le comté de Limerick était le fief des exactions de l’Ira, sur la route où nous roulons, bon nombre de meurtres ont été commis, pendant la libération de l’Irlande de l’empreinte anglaise. Nous sommes secoués comme des sacs à pommes de terre, la route est toute bosselée, mais où sont passées les aides européennes, heureusement, nous allons emprunter l’autoroute qui sera plus carrossable. Au début du troisième millénaire, l’Irlande était un modèle économique pour toute l’Europe, l’état irlandais croulait sous des matelas remplis d’euros. Annuellement, à chaque présentation de budget, la population était ravie d’entendre qu’elle vivait dans un pays très riche, envié de tous, mais elle n’en bénéficiait que d’une partie infime. Bon, l’autoroute sur laquelle nous roulons a été construite, à l’âge d’or du tigre celtique, qui a divisé par deux les temps de parcours. Le pouvoir s’attendait à un atterrissage doux, dès le début de la crise économique en 2007, mais ce fut un scratch monumental. C’est un jeu de cartes qui s’effondre, il a pris comme départ les états unis, et comme l’Irlande fonctionne beaucoup avec les sociétés américaines, elle a donc pris la crise dite économique en pleine figure. Des entreprises ont été dans l’obligation de fermer, les émigrés repartent sous d’autres cieux, ils y avaient 100000 polonais qui avait été très bien accueillie puisqu’ils sont blancs et surtout catholiques. Les irlandais n’ont jamais réalisé qu’ils étaient racistes, puisqu’ils n’ont jamais été un empire. Bien sûr la France, la Belgique et en Angleterre, on y rencontre des gens de couleurs, c’est le passé de l’empire colonial qui en résulte. Aujourd’hui, ce sont 50000 familles qui sont en cessation de paiement de leurs crédits, suite aux licenciements massifs. En Irlande le contrôle des crédits n’existait pas, comme il existe en France, où on ne peut pas s’endetter plus d’un pourcentage de ses revenus. On l’a donc mis en place, certes trop tard, pour éviter le surendettement des familles. Quoique en France certaines sociétés de crédit à la consommation, s’assoie sur la crédibilité de pouvoir ou non honorer les remboursements du crédit. Actuellement, certains irlandais retournent à la soupe populaire, quelle honte pour les gouvernants qui n’ont rien vu venir, quoique ! Pour répondre à des règles économiques européennes, en Irlande on remet tout en cause, même les allocations familiales, les employés d’état ont vu leurs revenus annuels diminué à l’équivalence d’un mois de salaire. Par contre les hauts fonctionnaires eux gardent l’intégralité de leur rémunération qui peut atteindre 900000 euros par an, et en plus ils ont droit à un régime de retraite spéciale, dite chapeau, qui n’a pas été impactée dans l’effort demandé à la population. Les politiques sont vraiment coincés dans leur propre stratégie. En ce moment tous les jours à la télévision, on passe des enregistrements de communications téléphoniques, d’un des banquiers qui a fonctionné comme un escroc, qui a vidé ses comptes irlandais, pour aller vivre tranquillement aux états unis. Les irlandais sont très choqués par ses écoutes, l’escroc banquier tient des propos honteux. Le problème c’est que les banques irlandaises ont prêté beaucoup d’argent aux constructeurs immobiliers, et qu’en la vente des biens immobiliers s’est effondrée, il n’y avait plus d’entrer d’argent, ce qui a mis les constructeurs immobiliers à ne plus pouvoir rembourser leurs mensualités de crédits. Les banques se sont donc retrouvées sans argent, l’état irlandais, le 29 septembre 2008, décide de garantir les prêts octroyés aux constructeurs immobiliers auprès des banques. L’état rempli donc son obligation, comment, mais avec l’argent du contribuable. En tout cas personne n’est en prison, l’escroc banquier coule des jours paisibles aux états unis, il a fait des excuses pour ses agissements, mais le compte n’y est pas. Hélas, il n’est pas le seul, beaucoup comme lui ont pris le même trajet, c’est ce que l’on appelle des initiés, pour dire que le scratch était prévisible pour les hautes sphères. Bon, comme toujours c’est la population qui paiera, pour l’appât du gain de certains, qui a mis l’Irlande dans une forte récession. La candeur des irlandais a vécu, ils réalisent, aujourd’hui, le monde de la consommation, le monde où tu marches ou crèves, ils n’en veulent plus, les choses bougent, on ressent l’expiration de la population. Aujourd’hui, l’Irlande compte 15% de chômeurs, beaucoup de jeunes irlandais immigrent aux états unis, au Canada et même en Angleterre. Le montant des retraite a été diminué, les retraités pour la première fois sont descendus dans la rue, la colère est palpable, ils déchantent. Les irlandais ne veulent plus être pris pour des lanternes, les retraites sont versées hebdomadairement, le montant est de 120 euros par semaine. Le lien familial est très important en Irlande, auparavant les familles étaient très nombreuses, la moyenne était de 8 enfants par famille, ce sont donc eux qui assument leurs parents quand ils sont âgés. Les maisons de retraite ne sont pas subventionnées, alors il faut avoir de bons moyens financiers pour y prétendre. Dans le même ordre d’idée, les crèches ne sont pas subventionnées également, et le montant mensuel a payer pour mettre son enfant à la crèche est de 1000 euros, on marche vraiment sur la tête. Le niveau social en Irlande est très loin de celui de la France, où la solidarité à encore le droit d’être cité. Aujourd’hui l’Irlande comme la Grèce, le Portugal et l’Espagne pour le moment, font partie des PIGS (Cochons en anglais), terme qui a été donné par la cour européenne. Ce cigle veut dire Portugal, Irlande, Grèce et Span pour l’Espagne, on aurait pu donner un autre nom à cette entité, c’est vraiment déshonorant pour les populations de ces 4 pays et insultant. Ce sont les 4 pays les plus en crise économique, ils sont surveillés par une troïka d’organisme, qui chaque trimestre les note, leur donne des conseils. Pour le moment le gouvernement est content, on l’a gratifié de bons points, mais les irlandais sont saignés à blanc économiquement. Nous passons Limerick, nous longeons son champ de courses, et nous voici arrivés au rocher de Cashel, dont voici la présentation :

Le Rock of Cashel (en irlandais : Carraig Phádraig) est un des sites historiques majeurs de l’Irlande. Il est situé à l’ouest de la ville de Cashel, dans le Comté de Tipperary et dans la province de Munster. Les bâtiments qui ornent le sommet du rock of Cashel présentent une grande complexité par la juxtaposition de très nombreuses époques. Cette complexité n’empêche pas le site d’avoir une unité et un charme sans égal. C’est un des principaux sites d’art celtique et d’architecture médiévale d’Europe. 
Au Rock de Cashel, lors d’un sermon demeuré célèbre, Maewyn Succat, dit saint Patrick, montre une feuille de trèfle : « Voila la figure de la Trinité sainte ». Les figures de triades étaient familières à la religion celtique : le trèfle deviendra ainsi le symbole de l’Irlande. La légende raconte que c’est à ce moment-là que furent chassés tous les serpents du pays, action qui symbolise la conversion du peuple irlandais. 
Du IV.me siècle à l’année 1101, le Rock of Cashel, éperon calcaire haut de 60 mètres, pointe au milieu d’une prairie : c’est là-haut, dans ce château que les rois de Munster ont eu leur quartier général. Saint Patrick, visitant les lieux en l’an 450, y baptisa le roi Aengus et ses frères. Depuis l’an 1101, le rocher est entre les mains de l’autorité ecclésiastique. 
En 1172, au synode de Cashel, Henri II d’Angleterre force l’Irlande à se soumettre exclusivement à l’autorité de l’Église catholique romaine et met fin aux pratiques d’un christianisme celtique. 
De nos jours, du rocher de Cashel, de glorieuses ruines surveillent une campagne d’un vert enchanteur. Le plus ancien monument de Cashel est la tour ronde, haute de 28 mètres et parfaitement conservée datant d’environ 1100. Son entrée s’ouvre à 4 mètres du sol, ce qui serait du essentiellement à la faible profondeur de ses fondations (moins d’un mètre), typique des tours rondes irlandaises. Construite originellement en pierres sèches, des travaux de conservation ont consisté à injecter du mortier à certains endroits, pour des raisons de sécurité. 
La chapelle du Roi Cormac (Cormac’s chapel), dont la construction a débuté en 1127 pour être consacrée en 1134, est l’édifice le plus remarquable du site. Sa structure est assez complexe, contrairement aux autres églises romanes d’Irlande, de plan plus simple. L’abbé de Regensburg avait envoyé deux charpentiers pour aider à la construction. Les deux tours jumelles, de chaque côté de la jonction entre la nef et jubé suggèrent une influence germanique car cette configuration ne se retrouve pas ailleurs en Irlande. D’autres éléments remarquables concernent la présence de voûte en berceau, un tympan sculpté au-dessus de chacune des deux entrées (notamment l’entrée nord) et la voûte du jubé. On y trouve également l’une des fresques irlandaises les mieux conservées de cette période, malgré les dégradations dues à l’humidité. 
La cathédrale, bâtie entre 1235 et 1270, suit un plan cruciforme. Elle comporte une nef dépourvue de bas-côtés et un clocher au-dessus de la croisée du transept. La nef s’arrête à l’ouest contre le château. En 1647, durant les guerres confédérées irlandaises, Cashel fut mise à sac par les troupes parlementaires commandées par Murrough O’Brien, 1er comte d’Inchiquin. Les troupes confédérées y furent massacrées, ainsi que le clergé catholique romain. L’armée d’Inchiquin dégrada également de nombreuses œuvres religieuses. En 1749 le toit principal de la cathédrale fut ôté par l’archevêque Arthur Price. 
La totalité du plateau, au sommet du rocher, est entourée de murs. Entre les bâtiments s’étend un vaste cimetière, parsemé de hautes croix. La croix de Scully construite en 1867 pour commémorer la famille Scully, en était la plus haute et l’une des plus célèbres. Elle a été foudroyée en 1976, et ses restes gisent auprès des murs.

Pour accéder au site de l’archevêché de Cashel, on emprunte un petit chemin à forte pente. Le site est sur un promontoire qui domine la région, sur le site a été construits une cathédrale, une chapelle, une tour ronde et le quartier des moines où nous sommes actuellement. Nous sommes dans une salle où se dresse la croix de Saint-Patrick. Elle a été enlevée du site, pour mieux la conserver, il lui manque déjà une aile, l’autre aile est ajourée, ce qui fait que la lumière du jour passe au travers de la pierre. Le rocher où était érigée la croix est creux, était-ce un endroit pour cacher les richesses du site monastique, on ne le sait pas, mais c’est tout de même curieux. La croix date du XII.me siècle, comme la petite chapelle que nous allons visiter plus tard. Nous pouvons voir dans cette salle, une copie de la cloche, qui existait pour appeler à la prière, et dont on secouait aux 4 ouvertures supérieures des tours rondes, la cloche pèse une trentaine de kilogrammes, elle est de couleur laiton. Sous une vitre, nous découvrons une photo de la reine Elisabeth, quand elle est venue visiter le rocher de Cashel le 20 mai 2011. Elle est très élégante, elle porte un tailleur vert et bleu, et porte un joli chapeau assorti. Aujourd’hui sa couturière est irlandaise, ça se voit dans ses nouvelles tenues vestimentaires, qui sont dignes du 21.me siècle, il était grand temps. Nous passons dans la cuisine des moines, elle est ajourée par 2 fenêtres qui sont face à face, en son milieu trône une table en bois, sur laquelle sont disposés des auges en bois. Une magnifique cheminée est adossée à un mur, nous pouvons observer des ustensiles de cuisine, une barate, un pilon et bien d’autres objets. Nous passons dans la salle suivante où se réunissaient, les hommes qui participaient à la chorale, le plafond de cette pièce a été restauré à l’identique qu’il était en 1500, c’est-à-dire qu’il est chevillé, il est décoré de fleurs vertes. Au mur est accroché un grand écusson, il a été agrandi pour l’exposition. Ces écussons étaient donnés à la chorale, et elle s’en servait de carte de crédit, quand on voulait faire des achats. Les écussons étaient faciles à reproduire, alors on ne se privait pas d’en faire des faux. Un splendide meuble rompt la monotonie d’un mur nu. Derrière ces murs se trouvait le dortoir des moines, on est vraiment dans le quartier des moines et de la chorale. Nous sommes sur un site d’archevêché de l’époque médiévale, où les archevêques étaient mariés. Ils étaient père de famille, mais au XII.me siècle, Rome a dicté de nouvelles règles, en particulier, en introduisant le célibat pour les hommes d’église. Nous sommes bien sur un site de pouvoir et de religion, il a été occupé jusque dans les années 1800, époque où l’archevêque a eu marre des courants d’air, et où il a fait construire des résidences dans le village même. Le dernier archevêque qui a vécu ici était anglican, comme la reine Elisabeth. Nous nous rendons à la chapelle, elle est enveloppée par des échafaudages, elle est en pleine rénovation. Elle est magnifique, elle est de style roman, le toit est en pierre. Nous rentrons à l’intérieur de la chapelle, la chapelle a retrouvée son toit depuis 1 an, et on s’est donné 4 ans, afin que les murs soient parfaitement asséchés. Nous découvrons de ci de là, des infiltrations et des traces d’humidité. La chapelle a été construite dans le même style, que l’observatoire de Galarus que nous avons visité près de Dingle. L’église ne possède pas de piliers dans son volume, ils sont intégrés dans les murs latéraux. Les piliers sont torsadés et décorés de têtes d’animaux et d’hommes, nous avons 10 mètres sous toit. En grattant méticuleusement les murs, on a mis à jour des restes de fresques, à qui on essaie de redonner vie à leur éclat. Auparavant, on utilisait des couleurs végétales ou à base de pierres précieuses, on voit sur le haut d’un mur, une tache bleu, qui a été apposée au mur et qui faisait partie d’une fresque de près de mille ans d’âge. Nous retrouvons l’extérieur, nous découvrons la résidence où vivait l’archevêque, il y avait un accès direct avec la cathédrale. Nous sommes devant un éboulis de pierre, elles proviennent d’une partie de mur de la cathédrale, qui s’est effondrée dans les années 1850, lors d’une forte tempête. La cathédrale est d’art roman, elle date du XV.me siècle, elle est partiellement en ruine. Ensuite, nous nous rendons au pied de la tour ronde, la porte d’entrée se trouve à 3 mètres au-dessus du sol, au sommet on distingue les 4 ouvertures, par lesquelles on agitait la cloche, toutes les tours rondes sont identiques. Nous déambulons dans le cimetière, il n’accueille plus de corps, il n’y a plus d’ayant droit, sauf une personne si elle le désire. Depuis le promontoire du rocher de Cashel, on découvre le village de Cashel, des prairies, et des exploitations laitières, car nous sommes dans une région très agricole. Dans le parc qui entoure le site monastique, on voit un tableau en pierre, c’est une chila nagy, elle représente la fécondité et la fertilité, c’est une divinité païenne. Ici, elle se trouve à l’extérieur, mais on en trouve quelquefois cachée dans les églises et les cathédrales. Nous quittons Cashel, nous mettons le cap sur le nord, c’est la remontée vers Dublin. Nous rencontrons un champ de colza, il est d’un jaune super, comme le jaune, des maillots jaune et noir de l’équipe de hurling de Kilkenny, qui est la meilleure équipe de hurling d’Irlande, qui a gagné un match important hier. Ce qui lui ouvre la super finale qui aura lieu à Dublin au mois de septembre. On commence à voir attaché aux maisons, des fanions jaune et noir, car toute la région supporte l’équipe de Kilkenny. En creux de vallée coule la rivière nor, elle est très importante pour la région. Nous voici arrivés à Kilkenny, la ville est toute pavoisée de jaune et de noir. Nous allons manger dans un pub, une immense salle nous a été réservée pour y déjeuner.

Il fait un soleil resplendissant, nous allons découvrir la ville de Kilkenny, dont voici la présentation :

Kilkenny (en irlandais Cill Chainnigh) est une ville de 8594 habitants (2002) de la République d’Irlande sur la Nore située à 150 km au sud-ouest de Dublin dans la province du Leinster. Kilkenny est le chef-lieu du comté du même nom. Elle se caractérise par ses monuments historiques qui lui confèrent un aspect médiéval, bien qu’ils soient ultérieurs au Moyen-âge. 
Kilkenny fut fondée au VI.me siècle autour d’un monastère fondé par saint Canice qui a laissé son nom à la ville (Cill Chainnigh en gaélique). Durant le Moyen Âge, Kilkenny devient le siège du parlement anglais. En 1366, afin d’éviter l’assimilation des descendants des premiers colons anglo-normands et craignant pour son pouvoir sur l’île, le roi d’Angleterre adopte les statuts de Kilkenny qui interdisent aux Anglais le mariage avec les indigènes ainsi que la pratique de leur langue et de leurs coutumes. 
Ses ruelles et maisons médiévales admirablement conservées ainsi que sa cathédrale Saint-Canice et son château, ancienne résidence de la famille de Butler d’Ormonde située au milieu d’un parc, font de Kilkenny un haut lieu du tourisme irlandais. C’est également à Kilkenny qu’est brassée la bière du même nom par la plus ancienne brasserie d’Irlande, Smithwick’s, installée sur le site de l’abbaye Saint-Francis. 
La ville est jumelée avec Moret-sur-Loing.

Nous passons sur le pont qui enjambe la rivière Nor, depuis lequel nous avons une splendide vue sur le château de Kilkenny. Nous sommes devant une demeure, qui avait été construite pour les personnes qui n’avaient pas de domicile, en 1582, aujourd’hui elle est occupée par l’office du tourisme de la ville. Kilkenny est le fief des éleveurs de lévriers, il existe un champ de courses de levriers. Nous passons devant l’église Sainte-Marie, elle a le profil d’une tour fortifiée, elle possède des créneaux, son carillon nous annonce qu’il est 14 heures 45. Nous nous dirigeons vers la rue principale, nous sommes à l’endroit où l’on payait le droit de passage pour entrer dans la ville. Nous empruntons le chemin du beurre, Butter Line, nous pénétrons sous un porche, il dessert une petite place où se trouve la mairie, Down Hall. Nous sommes dans le chemin du beurre, c’est un petit passage qui passe de temps à autre sous des maisons. On se croirait dans les traboules à Lyon, Nous cheminons dans une rue piétonne, que de monde, les terrasses des pubs sont bien garnies. Charlotte nous raconte l’histoire de pétronel, une bonne qui servait une dame, qui comme drôlerie a été veuve de ses 4 maris successifs. Elle était désignée, comme une ensorceleuse. Elle fut épargnée de la pendaison, mais la pauvre pétronel, quant à elle, elle a eu droit à la corde au cou. Au passage, nous saluons Saint-Canice, très important à Kilkenny, on lui a fait son buste en 1999, et depuis il est en place dans la rue piétonne. Nous longeons le palais de justice, nous passons sous un porche qui délimitait la ville des autochtones de celle des Anglos normands, nous nous rendons à la Black abbaye, ou abbaye noire, elle était tenue par des dominicains, elle est du XIII.me siècle. A cette époque les dominicains étaient tout noir vêtus, en 1536, la doctrine protestante arrive, les moines sont donc chassés de leur abbaye. Nous pénétrons dans une cour, avant d’accéder à l’église, L’église date de 1125 et la tour de 1507, en 1543, l’abbaye a été utilisée comme cour de justice. Ensuite, elle est tombée en ruine, les moines dominicains ont repris la possession de leur abbaye au XIX.me siècle. Ils ont restauré la nef et le transept, pour leur pratique religieuse. Cromwell et ses hommes au XVII.me siècle ont saccagés bon nombre d’églises, et pourtant Cromwell était croyant. Nous rentrons dans l’église où des personnes se recueillent, sous verre est exposée une statue que l’on a retrouvé, lors de travaux au XIX.me siècle, elle date du XV.me siècle, elle avait été cachée, pour ne pas que Cromwell la détruise. Les vitraux de l’église sont composés de 10000 pièces, ils sont vraiment majestueux et étincelants. Nous repassons la porte de séparation des 2 villes, les autochtones en bas et les occupants en haut. La ville de Kilkenny compte 78 pubs pour 8500 habitants, c’est une affaire qui marche, malgré la crise ou à cause peut-être. Nous circulons de nouveau dans la rue principale, une ancienne voiture Asquith, sorte de camionnette, est garée le long du trottoir, elle brille de tous ses chromes. Nous reprenons Butter Line, nous repassons devant la mairie et nous grimpons au château, il est superbe, nous profitons du parc pour nous dégourdir les jambes, en parcourant ses longues allées. Bon, on se trouve bien ici, le soleil est radieux, mais nous avons encore 150 kilomètres à parcourir pour atteindre Dublin. Nous reprenons donc la route, même l’autoroute, la fatigue se fait sentir, c’est le calme complet dans le bus. Enfin, nous voilà à Dublin, nous longeons la rivière Liffey, nous croisons des bus à étage, nous arrivons à la gare ferroviaire de Dublin, notre hôtel est située juste en face. C’est un hôtel labyrinthe, où nous avons du mal à nous orienter, mais on arrive enfin à notre chambre. Un brin de toilette, on s’habille beau, car nous devons assister à un repas musical, où la musique traditionnelle irlandaise sera au programme. Nous faisons nos adieux à Robert notre driver, car il nous quittera après nous avoir laissé au restaurant. En 10 minutes, nous sommes à pied d’œuvre, nous pouvons aller nous restaurer. C’est un immense restaurant ou cantine, où tout le monde s’agglutine comme il peut, autour de longues tables. Cela sent le piège à touristes, le repas est quelconque, mais dès que le groupe de musique traditionnelle à démarré son show. Un bruit épouvantable a envahi la salle, la sono était beaucoup trop forte et elle saturait. Au bout de 30 minutes de supplice, nous sortions l’un après l’autre pour reposer nos oreilles. Nous avons terminé la soirée assis sur un banc, le long de la Liffey, où nous percevions le vacarme intérieur du dit groupe de musique traditionnelle, dommage que la sono n’était pas au top, car la musique était sympa. Pour nous remettre de nos émotions, nous sommes rentrés à l’hôtel à pied. Nous avons emprunté O’Connelle Street, nous longeons la poste qui a été le point de départ du soulèvement de 1916. Nous passons au pied de la flèche de 120 mètres de haut, qui a marqué le passage du troisième millénaire. Nous croisons des bus à étage, ils sont jaune et bleu, la plupart des maisons sont en briques rouges. Enfin, notre hôtel the nord star, le pub est encore ouvert, nous dégustons un irish-coffee, puis nous montons à la chambre, pour préparer nos valises pour la dernière fois, et prendre un repos bien mérité.

Jour 8 : Pour la dernière fois nous mettons les valises dans la soute du bus, le but de la matinée est de visiter le musée Guinness qui se trouve au nord de Dublin. Nous avons un soleil resplendissant, Nous parcourons O’Connelle street, un dernier bonjour à sa statue, une dernière vision sur Trinite College. Nous passons devant l’hôtel de ville, qui était auparavant l’ancienne bourse, elle est située près de la Liffey. Nous contournons la cathédrale, elle est construite sur un ancien site viking, sur un promontoire, qui permettait de surveiller le gué de la rivière. Nous sommes à l’endroit où se déroulait le marché au moyen âge, Nous passons devant une magnifique église. Elle symbolise le lien étroit qu’il y avait entre Dublin et l’Irlande et Rouen et la Normandie, les Anglos normands sont arrivés en Irlande au XII.me siècle. Nous sortons de la ville médiévale, nous traversons le quartier Libertys, c’est le quartier le plus traditionnel de Dublin, il est peuplé de petites gens. C’est très populaire, mais Libertys est un peu délaissé par la mairie de Dublin. On a commencé à refleurir les artères et les places, nous passons devant l’église Sainte-Catherine, elle est liée avec le site monastique qui se trouve à proximité. C’était un passage pour se rendre à Saint-Jacques de Compostelle, auparavant, à l’époque médiévale, il y avait des tavernes, des hôpitaux et des agents de change. Nous arrivons sur le site Guinness, nous passons devant la porte principale, l’exploitation a commencé en 1759, sur notre droite la salle de sports de chez Guinness, à droite le service médical de chez Guinness, quand on entre chez Guinness, on est habillé de la tête aux pieds Guinness. Nous tournons à gauche, nous sommes à l’arrière du décor, nous découvrons des tuyauteries qui courent de partout, nous sommes au centre du site industriel Guinness. De grandes cuves en inox sont impeccablement rangées, où est stockée la fameuse Guinness. Voici la présentation du lieu que nous allons visiter.

Avec le Guinness Storehouse, inutile de dire que Guinness a vu les choses en grand ! Situé dans Dublin même, porte de St James, il s’agit des premiers entrepôts ayant servis à la fabrication de la Guinness, désormais convertis en un gigantesque musée dédié à l’histoire de la marque. La visite, bien qu’un peu coûteuse (15€), vous donnera accès à une présentation ludique de l’histoire de Guinness, et se clôturera par la consommation gratuite d’une pinte au sommet de l’usine, au travers d’un panorama sur Dublin à 360 degrés ! 
Guinness n’aura plus de secret pour vous ! 
Visiter le Guinness Storehouse. Un Musée en forme de Pinte Géante…
Bâtit sur 7 étages, et aménagé sur une architecture en forme de pinte, le musée Guinness impressionne et en impose ! Bien qu’il ne s’agisse que d’un lieu où Guinness fait sa propre promotion, on se laisse prendre au jeu, du fait de la qualité de l’exposition. Il faut dire que le musée Guinness n’a pas vraiment lésiné sur les moyens ! Chaque présentation fait appel à une reconstitution grandeur nature et utilise des éléments tout simplement hors normes. Ainsi, vous ne vous étonnerez pas de découvrir une fontaine gigantesque au premier étage, ni l’énorme chaudière en cuivre du 2nd…De nombreuses machines de l’époque ont été installées ça et là pour vous compter l’histoire de la bière Guinness, et ce, à grand renfort de vidéos, sons et lumières impressionnants ! 
Une Expo également consacrée à Arthur Guinness. Après les explications sur l’art de la fabrication de la stout, vous pourrez pénétrer dans une aile du musée totalement consacrée à Arthur James Guinness, le fondateur de la brasserie. Son bureau, ainsi que son vieux fauteuil y sont encore exposés, ainsi que les textes officiels signés de sa main, ayant permit de créer Guinness. Ce fut donc cet homme qui décida d’acquérir en 1759 cette brasserie délabrée située Porte de St James, pour £100 puis £45 par an, lui concédant les droits de propriété pour 9000 ans ! (A noter que le contrat figure à l’entrée du musée, au sol, sous une dalle en verre.) 
Du Merchandising… encore du Merchandising
Quelques étages plus haut, vous seront présentés les différents objets de merchandising Guinness. De quoi faire pâlir d’envie les plus grands collectionneurs de la marque ! On y compte de nombreuses bouteilles Guinness, datant de 1759 jusqu’à nos jours… Ajoutons à cela les différents verres vendus au cours des siècles, ainsi que les affiches arborant des slogans mondialement connus comme « Guinness is Good for You ! ». Le célèbre Toucan est également présent, et est décliné sous toutes les couleurs ! Une Guinness offerte pour profiter de la Terrasse Panoramique ! 
Arrivé au sommet du musée (seulement accessible par un ascenseur), vous entrerez sur une magnifique terrasse ronde et vitrifiée, surplombant Dublin sur 360 degrés ! Au centre de la pièce, se tient un bar, où un serveur se fera le plaisir de vous servir une pinte crémeuse à souhait sur présentation de votre ticket d’entrée. Pourquoi se priver ? La pinte est gratuite ! Il vous suffira alors de vous installer bien confortablement sur l’un des fauteuils de la terrasse, et de contempler la vue ! 
Après ce repos bien mérité, vous serez invité à redescendre, pour gagner le rez-de-chaussé, lieu où se tient le plus grand Guinness Store de toute l’Irlande ! Vous seront alors proposé à la vente quantité de produits dérivés, allant du tee-shirt, jusqu’au décapsuleur Guinness !

Guinnes ) est une marque de bière ainsi qu’une brasserie irlandaise. Fondée en 1759, celle-ci est devenue une entreprise de taille mondiale avec l’acquisition en 1986 de Distillers Company, un groupe écossais possédant notamment les marques de whiskies Johnnie Walker, Ballantine’s ou Chivas Regal. Guinness PLC a disparu en 1997, date de la création de l’entreprise DiageoPLC par fusion-acquisition avec Grand Metropolitan. La Guinness est un stout, une bière noire coiffée d’une mousse blanche, connue mondialement pour sa saveur et son aspect si particuliers. La Guinness est fortement liée à l’histoire de l’Irlande, elle en est un des symboles à l’international. La brasserie historique de St. James, fondée en 1759, se trouve à Dublin. La Guinness est née à la brasserie Arthur Guinness près de la porte St. James de Dublin (Irlande). Cette bière est un stout, un type de bière de fermentation haute issue des bières porter devenues célèbres au XVIII.me siècle à Londres (Royaume-Uni). Sa couleur brune presque noire (mais qui est en fait rouge profond ; à voir à la lumière) provient de l’utilisation pour sa conception de malts hautement torréfiés et de grains d’orges grillés. La couche de mousse couleur crème qui coiffe la bière est le résultat d’un ajout d’azote durant le tirage (service à la pression). Cette dernière caractéristique pose la difficulté d’obtenir une saveur et une texture identique entre les Guinness servies à la pression et celles vendues en bouteilles et canettes. La Guinness est extrêmement populaire en Irlande. Elle représente la première boisson alcoolisée vendue dans le pays. Même si elle est culturellement liée à l’Irlande, il s’agit d’une des bières les plus célèbres au monde, s’exportant aux quatre coins du globe (notamment avec sa gamme Foreign Extra Stout). La société mère historique (Guinness UDV), est installée à Londres depuis 1932. Depuis 2001 la bière a été distribuée à l’échelle globale par la multinationale Diageo. La France fait exception depuis le premier juillet 2007, car ce sont les Brasseries Kronenbourg (elles-mêmes appartenant à Carlsberg Group depuis le 29 avril 2008) qui sont le distributeur de la bière. La Guinness profite de l’expansion de l’Empire britannique et s’exporte aux quatre coins du globe (1811 : Lisbonne (Portugal) 1820 : Guernesey, Barbade, Trinité-et-Tobago, Sierra Leone 1840 : New York (États-Unis) 1858 : Nouvelle-Zélande etc). Dès 1870, 10 % des ventes de la société s’effectuent hors d’Irlande. Actuellement, la Guinness Stout est également brassée sous licence dans certains pays à travers le monde. La matière première est préparée à Dublin puis envoyée afin d’être mélangée avec de la bière produite localement. La brasserie Guinness s’impose comme la plus importante brasserie au mone en 1886 avec une production annuelle de 1,2 million de barils. En 1914, la production annuelle atteint presque 3 millions de barils. La Guinness Storehouse, bâtie en 1904, a servi à la phase de fermentation jusqu’en 1988. Ce bâtiment de sept niveaux, articulé autour de poutres d’acier qui en supportent toute la structure, est reconverti depuis novembre 2000 en une sorte de musée/magasin. Les architectes ont intégré un espace en forme de pinte géante au centre de l’édifice afin de souligner la thématique du lieu. Le visiteur peut découvrir l’histoire de la Guinness, le processus de fabrication, une collection de publicités (films et affiches), une exposition sur l’artiste John Gilroy, des bars, un restaurant, etc. En 2004, le Guinness Storehouse avait déjà accueilli près de 2 millions de visiteurs. En 1988, la société Guinness invente le floating widget pour imiter au mieux le service à la pression. L’entreprise recevra trois ans plus tard le Queen’s Award for Technological Achievement pour son invention.

Nous voici devant le bâtiment de 7 étages, le musée Guinness, il est en brique et à la forme d’une pinte. Une calèche tirée par un cheval, circule dans les allées du site. Le sommet du bâtiment culmine à 44 mètres, la Guinness est composée de houblon, qui provient d’Australie, de Nouvelle Zélande et d’Allemagne, d’orge, de levure et le quatrième ingrédient de l’eau. Pour fabriquer la Guinnes, on utilise 2 millions de litres d’eau par jour. Nous étions dans un atelier de fabrication, où il y avait un vacarme épouvantable, et où une fontaine de bière coulait à flot. Nous changeons d’étage, il est réservé à Arthur Guinness, qui est né en 1725. Il était fils de brasseur, son parrain était l’archevêque de Cashel. Le site Guinnes de Dublin occupe 55 hectares, Arthur Guinnes est mort en 1803. Il eut 21 enfants, avec la même femme, 11 ont survécu jusqu’à l’âge adulte. Il y a 60 brasseries Guinnes au monde, à Dublin ont torréfie 5000 tonnes d’orge pour fabriquer la Guinness du monde entier, la torréfaction se fait à 230 degrés. Nous passons dans un endroit, où l’on brasse tous les ingrédients. Nous montons d’un étage, où des vidéos tournent en boucle, et des annonces publicitaires nous assaillent les oreilles, on se croirait dans une grande surface. Pour reconnaître la Guinness et la déguster dans de bonnes conditions, au toucher du verre, elle doit être tempérée à 6 degrés, on la reconnaît à l’odorat, à l’œil la Guinness est traditionnellement reconnue par sa couleur et sa mousse blanche qui est suspendu au-dessus du verre, et au palais l’orge torréfiée donne à la Guinness une amertume caramélisée. Ensuite, nous montons au dernier étage, au bar, à la terrasse où l’on déguste la Guinness, tout en contemplant Dublin qui s’étale sous nos pieds. Nous pouvons découvrir Lansdowne Road, qui vient d’être rénové, et Crock Park, le temple des sports gaéliques. Enfin, nous sortons de l’empire Guinness, en s’attardant quelque peu dans le magasin, où tout est à la sauce Guinness. Nous reprenons place dans le bus, pour se rendre au restaurant. Le site Guinness est trop vaste pour la production actuelle de la Guinness, dont les techniques de production sont plus concentrées. Aujourd’hui une partie du site est occupée par des pépinières d’entreprises et un centre d’affaires. Les allées du site Guinness sont pavées, comme à l’origine, elles sont souvent utilisées pour des tournages de films. Nous voici arrivés au pub, où nous allons déjeuner.

L’après-midi est réservé au temps libre, Des petits groupes se constituent, et nous vaquons de ci de là, dans la ville médiévale autour de la zone piétonne de Grafton Street, qui est très animée. Il est temps de rejoindre l’aéroport, pour notre retour à Toulouse. Nous circulons dans des endroits maintenant connus les bords de la Liffey, Trinite College, beaucoup de monde dans les rues, le soleil n’y est pas pour rien. Nous prenons la direction de la zone portuaire, nous roulons sur les quais de la Liffey, nous découvrons la statue de la famine de 1845, et le Geny Johnson, la reconstitution d’un bateau construit à Tralee, sur lequel les irlandais sont partis pour quitter l’Irlande affamée. Sur notre droite le pont Samuel Becket, il a la forme d’une lyre, il est suspendu à 31 énormes câbles. Des enfants en combinaison de plongée, s’amusent à plonger dans la Liffey. Nous voici devant le centre de convention de Dublin, c’est une construction moderne. Nous distinguons le nouveau stade Lansdowne Road, on l’a rebaptisé du nom Aviva, il est très agréable à l’œil, il peut accueillir 70000 personnes,près duquel se distingue Crock Park et ses 80000places assises. Nous sommes à la zone portuaire, c’est le paradis des grues de toutes tailles. Nous découvrons la nouvelle sale de concert de Dublin, et un nouveau hôtel 5 étoiles, après le port, nous apercevons la tour de la société Yahoo, elle surplombe une pépinière d’entreprises. Nous passons dans un long tunnel, il permet de délester Dublin du trafic des poids lourds, plus que 10 petits kilomètres, et nous voici à l’aéroport de Dublin. Il est temps de prendre congé de Charlotte, qui nous a supporté pendant tout le séjour, nous la remercions pour sa prestation, et son envie de nous faire connaître l’Irlande, dont elle est passionnée depuis 13 ans. Bon, il faut satisfaire à toutes les obligations aéroportuaires, il est 19 heures quand nous embarquons sur un vol Air Lingus, en direction de Toulouse. 2 heures de vol, et nous voici presque aux pieds des Pyrénées, nous remettons nos montres à l’heure française, il est 22 heures. Comme nous ne pouvons pas rejoindre Montpellier ce soir, les trains de nuit n’existant plus, nous sommes hébergés pour la nuit, chez Philippe qui a bien voulu nous accueillir. Le lendemain c’est notre retour à Montpellier, par le TGV qui relie Toulouse à Lille.

Avant de conclure, je voudrai vous faire partager, le résumé d’un cycliste qui a parcouru l’Irlande en petite reine, j’ai trouvé son récit parfait, et il rappelle notre escapade plus poétiquement que ma narration, bonne lecture.

Connaissez-vous l’Irlande ? 
L’Irlande, c’est l’île la plus à l’ouest de l’Europe : 84 430 km2 posés comme un rempart face à l’océan Atlantique, regardant droit dans les yeux le continent Nord Américain et le Québec. Sur son flanc Est, elle semble vouloir se détacher de l’Angleterre sans réellement y parvenir malgré la mer et les divergences qui les séparent. La République d’Irlande occupe en effet 85% de l’île, le nord reste territoire anglais. Tout de ce pays porte en lui les traces des luttes pour son indépendance. L’Irlande, c’est seulement 4 millions d’habitants, le tiers vit à Dublin et sa banlieue, certaines régions reculées sont quasi-désertées…
héritage de la grande famine de la fin du 19ème siècle : Cet épisode dramatique décima la population irlandaise et la força à émigrer aux Etats-Unis. Jamais un pays n’avait connu une telle hémorragie… Bienvenue en Irlande, le décor est planté, âmes sensibles s’abstenir ! 
Le pays, vu de notre vélo. L’Irlande, c’est la nature à l’état sauvage, les côtes battues par les vents d’ouest, les moutons d’écume et ceux qui trottinent dans la lande. C’est le vent qui siffle, qui gronde, qui dicte sa loi… toujours de face ! C’est un pays dur, qui porte dans ses falaises escarpées, ses pierres calcaires, ses landes brûlées, ses tourbières la marque de ses combats. Comme si la lutte contre les éléments dans cette terre si malmenée n’était que le reflet de celle menée par les Irlandais contre les Anglais pour leur autonomie. 
C’est un pays plein de contrastes, entre un Dublin à l’Est en plein essor, profitant des nouvelles technologies pour développer son économie et une campagne à l’Ouest qui vous fait faire un bond de 30 ans en arrière avec ses tracteurs des années 70, ses maisons modestes, ses jardinets abandonnés et ses magasins vieillots. C’est sur cette côte que nous avons choisi de pédaler, face au caractère impétueux de l’océan Atlantique. Nous y avons rencontré la nature irlandaise à l’état brut, sans fioriture, sauvage, prenante. Ce camaïeu de verts qui flirte avec l’océan ne pouvait pas nous laisser indifférents : Les paysages dans le brouillard, les arcs-en ciel sous la pluie au dessus de la lande, l’odeur de la terre qui ruisselle. Nos regards se sont mêlés d’histoire, de pluie, de vent, avec en toile de fond le son des violons et l’amertume de la Guinness. 
S’aventurer à vélo en Irlande, c’est d’abord prévoir une bonne tenue de pluie et des habits chauds. Pas de pistes cyclables, on emprunte des petites routes campagnardes, au revêtement abîmé, qui serpente dans la lande ou le long des côtes. On y rencontre en général peu de voitures mais pour ceux qui recherchent la sécurité totale des pistes cyclables avec des carrioles ou de jeunes enfants, ce n’est pas en Irlande qu’il faut débarquer. Certaines régions sont très vallonnées et moins faciles côté itinéraires, d’autres plus escarpées (notamment dans le Kerry) vous obligeront à emprunter des cols et des routes touristiques, fréquentés l’été par de nombreux bus et voitures… pas le top. 
Boue chaussures. Même à pied, on s’embourbe ! Quant aux astucieux qui auraient envie de couper par les chemins de randonnée, ils sont tellement embourbés qu’ils en sont impraticables… parfois même à pied aussi. Nous avons testé pour vous ! Malgré tout, certains itinéraires lovés au creux des péninsules ou à travers la lande du Connemara sont de vrais petits bijoux.   
Ce qu’on a voulu retenir…Tourbe, OK les Irlandais se servent de la tourbe comme combustible. Les tourbières se sont formées pendant des millénaires sur d’anciens lacs asséchés. Elles proviennent de la décomposition de roseaux et de joncs sur lesquels se développent des mousses et des sphaignes. Le climat de l’Irlande est particulièrement propice au développement des tourbières, même si l’exploitation qu’en fait les Irlandais diminue considérablement les réserves.  Lorsque vous pédalez dans l’Ouest,  il n’est pas rare de voir des pavés de tourbe découpés dans les champs, entrain de sécher à l’air libre. Une fois secs, ils sont brûlés comme des bûches dans la cheminée. 
Aran OK Ile d’Inishmore – Archipel des îles d’Aran au large de Galway. Sur les îles d’Aran, ce ne sont que roches et calcaire… Et pourtant, des paysans pêcheurs s’y installèrent il y a des siècles. Pour pouvoir cultiver quelques pommes de terre, ils creusèrent des sillons dans la roche afin d’y enfouir des algues et du sable. Une fois décomposé, le mélange devint de l’humus, protégé des vents de l’Atlantique par nombre de petits murets. Ainsi, les îles d’Aran passèrent du gris aride à quelques touches de vert plus fertile  ;-) 
Marins OK Les pulls irlandais ont une réputation qui dépasse les frontières de l’île. En grosse laine écrue, torsadés, ils avaient à l’origine surtout vocation à tenir chaud aux marins en mer… Ils se transmettaient de génération en génération. Sur les îles d’Aran (encore elles) chaque famille de pêcheurs tricotait son propre motif. Non par coquetterie mais pour pouvoir identifier les noyés ramenés sur les rivages… 
Bienvenue en Irlande ! 
L’Irlande aurait pu devenir indépendante en 1796… grâce à l’aide des Français mais la mer en a décidé autrement. Alors que 45 bateaux français étaient venus à la rescousse des irlandais pour battre les anglais dont Surcouf, le célèbre corsaire malouin une violente tempête secoua la flotte au sud de l’Irlande et les dispersa. Seule une quinzaine de navires réussirent à atteindre la baie de Bantry, point de ralliement… mais sans le capitaine Hoche. Sans commandement, les bateaux ont fait demi-tour, scellant ainsi le destin de l’Irlande. Qui sait ? Si le temps avait été plus clément, cela aurait peut-être épargné aux irlandais 200 ans d’affrontements et de déchirures supplémentaires avec les anglais ? 
Valentia OK Ile de Valentia – Région du Kerry. Le point d’Europe le plus proche de l’Amérique du nord est l’île de Valentia, à la pointe Sud Ouest de l’Irlande dans le Kerry. C’est de ce point que la première ligne de télégraphe sous-marin a été tirée. C’était en 1858, le continent américain et européen était désormais relié. A l’ère des téléphones portables, plus 150 ans plus tard, l’exploit perd de sa superbe, et pourtant pour l’époque, c’était une belle prouesse technologique ! 
Emigration OK Des milliers d’Irlandais prirent le bateau direction l’Amerique. Les années 1845-48 ont marqué l’Irlande à jamais. 3 années consécutives de Mildiou ont détruit les récoltes de pommes de terre et plongé dans la famine des milliers d’Irlandais. Les épidémies de choléra, le typhus, la dysenterie, le scorbut achevèrent le tableau. Cet épisode sombre de l’histoire de l’île décima 1 million d’irlandais, souvent retrouvés dans les fossés, de l’herbe dans la bouche… Des milliers d’autres pour s’en sortir, émigrèrent aux Etats-Unis sur des bateaux rapidement surnommés « coffin boats » (bateaux cercueils), tant le taux de mortalité y était aussi élevé… Quant à l’arrivée sur le sol américain, on était loin de l’eldorado, les irlandais majoritairement campagnards, se retrouvaient en ville dans des conditions insalubres. Cela viendrait donc de là ce caractère irlandais si trempé, dur au mal, plein de courage et de volonté ?  On reste bouche-bée devant les chiffres vertigineux : En 10 ans, la population de l’Irlande passa de 8,5 millions à 6 millions ! 
Campagne irlandaise OK Campagne irlandaise – région du Burren. Début 1900, les irlandais n’étaient plus que 4 millions… la population s’était vidée de moitié. Et cette hémorragie de bras et de cerveaux dura encore jusqu’aux années 1970, devant les faibles perspectives de développement offertes sur l’île. On compte d’ailleurs près de 20 millions d’américains d’origine irlandaise ! 
D’où viennent les petits murets d’Irlande ? … de la grande famine… Que faisaient d’ailleurs les anglais pendant cette période ? Car les irlandais étaient bel et bien sous le joug des anglais. Les chiffres sont implacables : lorsqu’1 bateau anglais accostait en Irlande plein de vivres pour les survivants, 6 autres repartaient de l’île chargés de céréales à destination du marché anglais. Le commerce a ses lois… comme l’Angleterre ses principes… Nombre de députés à la Chambre des Communes, régissant l’Angleterre et l’Irlande, mettaient en avant la nécessité de « laisser l’Irlande à l’action des causes naturelles, afin de ne pas inciter un peuple indolent à vivre de la charité publique ». 
Muret OK Heureusement, certains autres plus inquiets firent voter une loi autorisant sur l’île la distribution de soupes populaires… et il fût mis en place des travaux d’utilité publique pour permettre aux ouvriers agricoles au chômage et aux paysans ruinés de gagner quelques sous. C’est ainsi que l’on vit naître, surtout dans l’Ouest de l’Irlande, ces fameux petits murets pour quelques pences par jour… Le job consistait à ramasser les pierres dans les champs pour les aligner sur les bas-côtés. Comment ?!? Ce paysage si particulier qui fait la 1ère de couverture de tous les livres sur l’Irlande vient de là ?! Si vous pédalez du côté de Cong, entre les lacs de Mask et de Corrib, vous pourrez jeter un œil au « canal sans eau »… Une des « œuvres » réalisées dans le cadre de ces travaux d’utilité publique. 5 ans à creuser dans une roche dure pour 4 pence par jour et …7 km pour réaliser la jonction. Le jour de l’inauguration, l’eau ne parvint jamais d’un lac à l’autre : le sol trop poreux absorba le tout, réduisant à néant les années de labeur des ouvriers irlandais. Ça laisse perplexe…
Histoire Irlande OK Plage de Ballinskelligs – Région du Kerry. Mais au fait, pourquoi les anglais et les irlandais se déchirent depuis près de 500 ans ? Vaste sujet …épineux de surcroît ! Grosso modo, après quelques siècles sous le joug des vikings scandinaves (voir Carnets de voyage Danemark), les irlandais se retrouvent coincés avec les anglo-normands. Jusqu’au 17ème siècle environ, ça ne se passe pas trop mal : les Comtes irlandais assurent le développement de l’île presque à leur guise. Vers 1600, les choses se gâtent : les Anglais décident d’asseoir une bonne fois pour toute leur pouvoir…Ces Comtes d’Irlande commencent à devenir trop populaires à leurs yeux. Ils mettent donc en place une forte politique de colonisation de l’île en confisquant les terres des catholiques pour les donner à des protestants écossais. On s’en doute, les irlandais n’ont que peu apprécié la méthode et s’organisent alors un mouvement de contestation, des manifestations, des révoltes. Vient donc le temps de la « mise sous cloche » de l’Irlande par les anglais : De nombreuses lois pénales voient le jour destituant les catholiques de leurs droits civiques, interdisant l’enseignement du gaélique, l’achat de terres ou d’un cheval d’une valeur de plus de 5 livres… Parallèlement pour limiter le développement de l’île, les anglais taxent l’export de laine et de produits manufacturés et instaurent un droit de passage en Angleterre. Le climat, loin de s’apaiser bien évidemment ne fait que s’envenimer. De nombreux épisodes sanglants se succèdent pendant des siècles avec leur lot de héros et de martyrs. Finalement, jamais l’Irlande ne réussira à se libérer réellement du joug anglais. En décembre 1921, après la guerre d’indépendance, les anglais acceptent la création d’un état libre composé de 26 comtés au sud… mais remettent à plus tard le sort des 6 comtés au Nord à majorité protestante…  Le transitoire est encore en place aujourd’hui. Nombre d’opposants au traité ont continué la lutte sanglante avec pour objectif d’obtenir le plus rapidement possible cette réunification. Ce n’est que récemment en 1948, que l’Irlande du Sud devient officiellement la république d’Irlande… sans le nord mais avec toujours l’espoir de le récupérer, comme indiqué dans le traité de 1921. Jusqu’à l’aube des années 2000, l’actualité nous a régulièrement rappelé que dans un coin de l’Europe, au milieu de la mer, un peuple a toutes les peines du monde à refermer cette blessure vieille de 500 ans. 
L’Irlande est à l’origine du mot « boycott » … Pour s’opposer aux expulsions des paysans ruinés de l’Ouest et obtenir une réforme agraire plus équitable pour les Irlandais, Charles Parnell et Michael Davitt organisèrent une lutte originale dans les années 1880 : Ils mettaient en quarantaine tous les régisseurs de propriétaires anglais (la plupart du temps absents) qui osaient récupérer des terres d’expulsés. Plus de livraison de produits, plus d’échanges, plus de contacts, une isolation pure et dure. Le premier à être victime de cette stratégie pacifique mais non moins efficace fût le régisseur Charles Boycott. Son nom fait désormais partie du langage courant… bien malgré lui ! 
Campagne irlandaise OK Campagne irlandaise Quant au mouvement initié, il permit effectivement une réforme avec une meilleure redistribution des terres grâce à l’action de Davitt & Parnell. Ce dernier n’en était d’ailleurs pas à son coup d’essai en matière de « tactique originale » puisque, Député au parlement britannique, cet avocat était passé maître dans l’art de l’obstruction des débats : profitant du fait qu’il était interdit d’interrompre un orateur, Parnell et les autres parlementaires irlandais se mettaient à lire à la tribune pendant des heures des chapitres entiers de la Bible ! 
Les îles d’Aran, on sait quand on y accoste, mais jamais quand on en part… Ces 3 îles au large des falaises de Moher, sont plantées dans l’océan Atlantique plein Ouest, face aux embruns, aux tempêtes, aux vents hurlants. Le bateau du retour dépend de la clémence du temps : notre retour sur Doolin fût épique, les déferlantes grossissaient au fur et à mesure que l’on approchait de la côte et que le vent prenait de la force.  
La skyroad est une route suspendue au dessus de la baie de Clifden dans le Connemara, survolant les bruyères et les repères de contrebandiers. C’est un régal des yeux, cela vaut le coup de pédale.  
Le cable-car (téléphérique) de Dursey Island vous attend à la pointe de la péninsule de Beara… tout au bout de la route… au bout du bout du monde. Quelques poignées d’Irlandais vivent encore là, par je ne sais quelle volonté. Tout est balayé par les vents et on est à des kilomètres du 1er village. 2 câbles tendus au dessus d’un chenal tourmenté par de puissants courants marins et une vieille cabine de 6 places qui ressemble à une grande caisse à savon usée. Quand ce n’est pas des autochtones ou des touristes, la cabine transporte les vaches et moutons entre le continent et l’île isolée. La cabine a été construite en 1969, alternative à l’embarcadère trop dépendant des caprices de la mer. A l’intérieur, les habitants de l’île ont punaisé une prière remettant leur vie dans les mains de Dieu… Ajoutez ce jour-là un vent force 10… et ça met dans l’ambiance. Un souvenir mémorable !  
Le Burren, c’est cette région logée entre Connemara et Shannon. C’est une alternance de blocs de calcaire et de petits murets gris, entrecoupés de champs de verdure. Et quelquefois (malheureusement pas là sur la photo) on tombe sur quelques touches florales du plus bel effet : le jaune des fleurs sauvages, le rose des géraniums sanguins, le bleu des gentianes.  
Région du Kerry – Quand on s’enfonce vers l’intérieur des terres. ses montagnes russes, ses petites routes campagnardes tortueuses, ses panneaux en gaélique, ses pentes diaboliques.  
Ballagisheen Pass, sur son promontoire de vert. C’est un col pentu, qui fait le guet dans les tourbières et les forêts de sapins au centre du Kerry. D’un côté, il surveille le lough Caragh, paradis des pêcheurs de rivières, de l’autre il regarde au loin la mer, cachée par les nuages.  
La péninsule de Sheep’s head et son sentier de chèvre, étroit, qui serpente sur la côte nord, monte, descend, plonge vers la mer, remonte dans les fougères. A faire en vélo, résolument.  
Notre météo, 14°C parfois 12 °C. Presque 3 semaines de pluie non stop en plein mois d’août et une tempête violente essuyée face aux îles d’Aran. En fait, en Irlande, il pleut entre deux « grains »… Mieux vaut donc ne pas aller en Irlande pour rechercher le soleil. Par contre,  quand ce dernier fait des apparitions (toujours courtes), il éblouit le paysage, l’aspergeant de vert intense, de bleu profond, de violet pourpre ! Et pour nous consoler de partir trop tôt, il nous laisse souvent 1 ou 2 arcs-en-ciel, comme un signe de la main pour saluer le panorama. Alors si vous souhaitez pédaler en Irlande, le mieux est de prévoir k-way, ciré, coupe-vent, bottes, bâches et casque imperméable ! 
Stop ou encore ? Mille fois encore !! L’Irlande nous a envoûté, même humide, même ventée. Pour moi qui aime la nature à l’état brut et la mer dans tous ses états, l’Irlande est un concentré de sensations fortes : les petits villages de pêcheurs, les visages burinés, les falaises frappées par les vagues, les chemins côtiers balayés par les vents, l’accent irlandais à couper au couteau… Mille fois encore ! 
Un pays que l’on n’a fait qu’effleurer. Nous projetons d’y revenir lorsque les enfants seront tous en âge de bien pédaler et de rentrer dans les pubs, afin de profiter des légendaires soirées irlandaises : Voir la presqu’île de Dingle, explorer le fin fond du Connemara et continuer vers l’Irlande du Nord sur la côte Ouest, face au vent. 
Comment y sommes nous allés ? En voiture jusqu’en Bretagne. Embarquement à Roskoff, en fin d’après-midi, à bord d’un Car Ferry. 1 nuit sur le bateau (réservation de sièges, couchage spartiate improvisé par terre à même le sol) Arrivée le lendemain à 11h à Rosslare sur la côte Est. Retour : Départ de Rosslare avec arrivée sur Cherbourg.

Quel séjour merveilleux, Certes, en une semaine nous avons survolé l’île d’Irlande, mais nous avons eu un aperçu du passé de l’Irlande et sur ses paysages à vous couper le souffle. Ce séjour a été le fruit du travail du comité AVH de Toulouse présidé par Philippe Bennmer, Qui sur ce projet fut épaulé par Chantal Calvet et Philippe Daviau. Le programme était réservé à des personnes qui devaient avoir une certaine condition physiques, car chaque jour, le programme s’étalait sur une journée de 12 heurs. Pendant lesquelles, on parcourait en moyenne 300 kilomètres en bus, le reste était consacré aux découvertes des sites et au repas de midi. Dans tous les hôtels où nous avons séjourné, l’hébergement était parfait, et la restauration du petit déjeuner au dîner fut excellente. Bon, nous avons pas mal mangé de purée de pommes de terre, mais n’oublions pas que nous étions en Irlande. Nous avons fait un tour d’horizon sur les bières irlandaises, et plus spécialement sur la Guinness. La composition du groupe était parfaite, un accompagnateur pour 2 DV fut suffisante. L’ambiance entre les participants a été bonne, où les organisateurs précités, et les accompagnateurs que furent Chantal, Carmen, Bruno et Gérard avaient toujours un œil sur nous, afin que nous soyons toujours en sécurité. Quelle chance d’avoir eu Robert comme driver, et Charlotte comme guide, ce sont de vrais professionnels passionnés par leur travail et à notre disposition à tout instant. Quelques petits points sont à améliorés, j’en ai fait part aux organisateurs, ils devraient permettre de soulager le rôle des accompagnateurs tout en nous facilitant notre autonomie. En conclusion, merci à nos clairvoyants, et bravo aux DV qui ont suivi un rythme soutenu qui nous a fait sillonner l’Irlande sur près de 2000 kilomètres de routes bosselées. Un seul vœu, j’attends avec impatience, la destination et le contenu du programme du prochain séjour, où je répondrai présent, s’il me convient.

Michel Michelland

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