poisson d’avril 3 : les musiciens aveugles

Voici une petite information qui semble très intéressante pour les
musiciens aveugles.

Bonne lecture,

Raphaël

Avant l’invention du Braille, les musiciens aveugles devaient prendre
connaissance des œuvres uniquement à l’oreille.

Depuis, bon nombre de partitions ont été transcrites en braille et
les musiciens aveugles déchiffrent d’abord la partition, l’apprennent
par cœur, avant de pouvoir la jouer.
Grâce à la ténacité de trois chercheurs de Sophia-anti-Polis, ils
vont enfin pouvoir solfier tout en jouant.

Michel plissole, Anna fisher et Akiko aruité, ayant dans leur
entourage des musiciens aveugles, se sont atelés à une tâhche qui
semblait pourtant impossible : permettre à ces musiciens de pouvoir
comme tout un chacun, déchiffrer une partition en la jouant. Le frère
de l’un d’eux, pianiste professionnel, s’était souvent ouvert à eux de
cette contrainte. Cela devenait un vrai handicap lorsqu’il devait
jouer en trio ; ces collègues arrivaient aux répétitions avec leurs
partitions sous le bras, lui, il fallait qu’il se prépare, parfois une
semaine à l’avance.

Puisque les mains sont prises pour jouer, ils ont décidé d’utiliser le pied.

Un petit boîtier muni de picots, sorte de semelle vibratile, envoie
des informations analysables par le musicien.

Très schématiquement, les picots placés sous la plante du pied
permettent de lire la clé de sol et ceux placés sous le talon la clé
de fa.
Un bouton poussoir placé sous le gros orteil permet de passer à la
page suivante ou de revenir à la page précédente.

La plus grande difficulté pour les musiciens aveugles, apparue lors
des tests de validation, a été qu’il leur a fallu réapprendre la
notation en vigueur car la musicographie Braille est totalement
différente.

Après un entraînement de plusieurs mois, un groupe de musiciens, tous
aveugles et formés au conservatoire de Paris, ont pu déchiffrer et
jouer ensemble le quintette de la truite de Schubert.

Il s’agit là d’un très grand progrès car la contrainte du « par cœur »
on le sait en a découragé plus d’un.

Une Podothèque est en développement et déjà de nombreuses œuvres ont
été codées. Citons entre autres l’aquarium extrait du carnaval des
animaux de Saint-Saëns et le chant des baleines de George Crumb.

Certains musiciens utilisant leurs pieds (les organistes par
exemple), nos trois chercheurs sont entrain de mettre au point un
prototype , que l’on plaquerait soit sur le thorax ou le dos au
lieu d’utiliser la perception podo-tactile. Les essais de cénesthésies
sont en cours et la partie du corps choisie dépendra des résultats
obtenus aux tests de perception.

Grâce à ces trois chercheurs, qui ont mis en commun leurs
connaissance en musicologie, physiologie et électronique, nous pouvons
dire : « la musique, c’est le pied »
Renseignements supplémentaires au 02 31 74 01 93 ou au 08 01 04 20 09

Cet article vous plaît ? envoyez-moi un message

Ce contenu a été publié dans poissons d'avril. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire