Escapade les 8 et 9 mai 2013 dans le Conflent, la Cerdagne et le Capcir.

Il est 6 heures 15, quand le bus de la Populaire driver par Nicolas, met le cap sur l’ouest de la région Languedoc-Roussillon. Nous avons répondu à une proposition de sortie de l’association Rencontre, présidée par Rosemay Granel. 
Nous filons par l’autoroute A9, en direction de Perpignan, le soleil a bien du mal a percé, à l’approche de la capitale du Roussillon, nous découvrons le Canigou, il est enneigé. Nous sortons de l’autoroute, nous empruntons la N116, elle conduit à Bourg-Madame. Nous traversons Prades la capitale du Conflent, puis nous atteignons Villefranche-de-Conflent, où nous allons emprunter la voie ferrée, par le train jaune, pour atteindre Mont-Louis. Voici la présentation du train jaune :
Véritable symbole de la région Languedoc-Roussillon, aux couleurs sang et or, le TER Train Jaune sillonne toute l’année ce territoire depuis plus de 100 ans… 
Le voyage en train, en particulier dans les voitures découvertes, ressemble réellement à un film panoramique, rythmé par le balancement des voitures : à mi-hauteur des pentes escarpées de la vallée de la Têt, le train tutoie le puis traverse en douceur de grands espaces bucoliques, au pied des massifs du Canigou, du Cambre d’Aze, du Carlit et du Puigmal, avec au loin la silhouette de la Serra del Cadi. 
Au détour d’une courbe, on aperçoit un village ou une église romane, on devine l’entrée des vallées étroites du Haut-Conflent réservées aux seuls randonneurs; l’hiver on découvre les stations de ski accrochées aux pentes de Cerdagne. 
Le train Jaune est considéré comme un des éléments du patrimoine catalan puisqu’il dispose des caractéristiques hors normes. Il s’agit tout d’abord de la ligne ferroviaire la plus haute de France (sans crémaillère) avec la gare de Bolquère-Eyne qui culmine à 1592 mètres d’altitude, soit un dénivelé de 1165 mètres depuis la gare de Villefranche (427 mètres). Les pentes atteignent 60% sur une partie importante du parcours au tracé très sinueux et dont les courbes très serrées n’autorisent qu’une faible vitesse de circulation. 
Enfin, le Train Jaune traverse un riche patrimoine dont le Parc Naturel Régional de Pyrénées Orientales dont il constitue l’axe majeur. Il permet également d’assurer la liaison entre deux sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, Villefranche de Conflent et Mont-Louis, connus mondialement pour leurs fortifications édifiées par Vauban. 
Reconnues d’utilité pour le service public, la ligne du Train Jaune fait également partie des liaisons TER conventionnées par le Conseil Régional. Il s’agit de la seule voie ferrée qui relie la Cerdagne à la plaine du Roussillon, contribuant au désenclavement de cette région. 
Malgré ses 100 ans, ce chemin de fer, électrique depuis son origine, s’inscrit parfaitement dans la lignée des moyens de transport modernes et respectueux de l’environnement. Edifiée au début du XX.me siècle, la ligne ferroviaire du Train Jaune avait pour mission de relier les hauts plateaux catalans au reste du département. Les premiers travaux entrepris en 1903 permirent, dès le 18 juillet 1910, de relier Villefranche à Mont Louis. Dès juin 1911, la ligne a été prolongée jusqu’à Bourg Madame et elle atteindra la gare internationale de Latour de Carol en 1927. Ce dernier tronçon permettra d’assurer la liaison ferroviaire avec Toulouse et Puigcerda (Espagne). 
La ligne conserve actuellement son tracé initial dans un environnement très accidenté. La construction de cette voie a ainsi nécessité l’édification de 650 ouvrages d’art, dont 19 tunnels (dont le plus long mesure 381 mètres) et 2 ponts remarquables : le Viaduc Séjourné et le Pont suspendu Gisclard, pour permettre au Train Jaune de se jouer du relief. 
Le Viaduc Séjourné est un des plus beaux ouvrages maçonnés dans le monde ferroviaire. Baptisé du nom de son concepteur, il est construit en pierre de taille et mesure 236 mètres. Il enjambe la Têt du haut de ses 65 mètres. Cet ouvrage est constitué de deux étages de voûtes harmonieusement réparties. Un premier pont enjambe directement le lit de la Têt, tandis qu’au dessus s’appuie un deuxième pont comprenant 16 arches et qui traverse toute la vallée. 
Le pont Gisclard, du nom de l’ingénieur l’ayant conçu, est le premier pont suspendu au monde conçu pour pouvoir supporter un trafic ferroviaire. Les autres ponts suspendus du début du XX.me siècle ne pouvaient alors supporter que des charges légères telles que des charrettes par exemple. Véritable prouesse technique, ce pont métallique de 873 tonnes et de 253 mètres de long franchit la Têt à 80 mètres de hauteur. Il est supporté par les pylônes fixés sur deux piles en maçonnerie de 28 et 32 mètres de haut, tous deux séparés par une travée mesurant 156 mètres. Afin de réussir ce défi, le commandant Gisclard a inventé et mis en application sur ce pont une nouvelle méthode de câblage permettant une meilleure répartition des efforts entre les massifs d’ancrage et les pylônes du pont, tout en évitant les oscillations du tablier. 
La gare de Mont-Louis la Cabanasse est située à 800 mètres du centre du village. Partez à l’assaut de la citadelle! 
La Cité fortifiée par Vauban la plus haute de France (1600 mètres) est depuis 320 ans une place forte militaire occupée par l’Armée. Sa citadelle renferme un élément d’architecture unique et original. Le Puits des Forçats, avec son immense roue, permet l’alimentation en eau de la garnison. 
La visite guidée du puits donne l’occasionde pénétrer exceptionnellement dans l’enceinte militaire (zone fermée au public) et de découvrir ce lieu, site très exceptionnel en France par son état de conservation.
Nous prenons place à bord du train jaune, à la gare de Villefranche-de-Conflent Vernet-les-Bains, il est 8 heures 50 quand les wagons s’ébranlent. La première halte est à Serdinya, nous sommes en zone montagneuse envahie de forêts, de ci de là nous côtoyons la Têt, et la N116. Nous voici en gare d’Olette, dont l’église est en briques, de style roman, elle possède une tour carrée qui supporte un petit clocheton qui renferme 2 cloches. Nous sommes à 607 mètres d’altitude, les sommets alentours sont recouverts de neige, nous abordons la gare de Thues Carança, où se situent les gorges de Carança. Nous continuons à prendre de l’altitude, nous faisons une halte à Font Pedrouse Saint-Thomas-les-Bains, nous culminons à 1050 mètres d’altitude.
L’arrêt se prolonge, nous attendons le train qui descend, afin qu’il nous laisse la voie libre. Une fois le passage libre, nous continuons notre ascension, la pente est de plus en plus raide, nous voici en vue de notre gare d’arrivée, lacabanasse Mont-Louis, elle est située à 1511 mètres d’altitude. Après 2 heures de trajet ferroviaire, nous voici à destination, nous laissons le train jaune continué son chemin sur Bourg-Madame et Latour-de-Carole. Nous retrouvons Nicolas et son bus, il nous conduit à Mont-Louis, où nous allons séjourner à l’hôtel clos Cerdan. Nous nous installons dans nos chambres, puis c’est l’heure du déjeuner, où le plat principal est de belles tranches d’agneau accompagnées d’une succulente sauce.

L’après-midi est consacré à la visite de Mont-Louis, dont voici la présentation :
Mont-Louis (Montlluís en catalan) est une commune française inscrite au patrimoine mondial de l’humanité avec 11 autres fortifications de Vauban. Mont-Louis est située dans le département des Pyrénées-Orientales et la région Languedoc-Roussillon. La commune s’étend sur 0,39 kilomètres carrés, elle s’étale entre 1512 et 1604 mètres d’altitude, et compte 250 habitants. Ses habitants sont appelés les Montlouisiens. Membre du Réseau des sites majeurs de Vauban, Mont-Louis est inscrite depuis 2008 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. 
Sur le territoire du Parc naturel régional des Pyrénées catalanes, à 1600 m d’altitude, au cœur des montagnes ensoleillées des Pyrénées-Orientales (66), Mont-Louis est situé au carrefour de trois territoires : le Conflent qui descend vers la Méditerranée par la vallée de la Têt, la Cerdagne s’ouvrant sur l’Espagne et le Capcir rejoignant la France par la vallée de l’Aude. C’est une station de sports d’hiver. 
Avec seulement 39 hectares, la commune de Mont-Louis est la plus petite en superficie de la région Languedoc-Roussillon. C’est également la 10e commune la moins étendue de France. 
Communes limitrophes : La Llagonne    Mont-Louis, Sauto, et La Cabanasse.    Si Mont-Louis est le village fortifié le plus haut de France, il a également une grande originalité, car c’est l’une des neuf villes créées ex nihilo par Vauban (dont six en France), et certainement la mieux conservée, tant d’un point de vue architectural que dans sa vocation originelle de place militaire. 
À la suite du traité des Pyrénées (1659) et à la demande du roi Louis XIV, qui souhaite sécuriser ce territoire nouvellement annexé à l’Espagne, Vauban, Commissaire général des fortifications, conçoit cette place forte en 1679. Outre la situation stratégique privilégiée, en tête de défilé, au carrefour du Conflent, du Capcir et de la Cerdagne, le site de Mont-Louis présentait de nombreux avantages financiers ; le côté nord-est, très abrupt et surplombant la Têt, ne nécessitait ni fossé à creuser ni large rempart à construire. De plus, cet emplacement, au voisinage du hameau du Vilar d’Ovança (ou simplement Ovança), permet d’avoir à proximité main-d’œuvre, matériaux, pierres, eau, sable, chaux et bois et également des fontaines, pacages, moulins et cultures. Vauban rapporte également : de plus on y jouit d’un air un peu froid à la vérité, mais si sain que les habitants m’ont dit leur être ordinaire d’y vivre des 80 ou 90 ans jusqu’à 100 ans…
Vauban organise ensuite, selon des principes simples, l’agencement interne de la ville neuve pour qu’elle réponde aux exigences militaires, offre un urbanisme pratique, présentant un aspect ordonné et sobre, où les lieux du commandement, du combat et des activités civiles s’intègrent harmonieusement. 
En mai 1679, Vauban rédige et expédie à Louvois, secrétaire d’État de la Guerre, l’instruction du projet. Ce texte est suivi d’un document précis réglant les détails des travaux, l’organisation des chantiers et le coût estimatif des travaux. Le plan proposé tire avantage de la topographie naturelle des lieux : peu d’ouvrages défensifs sur la zone Est, protégée par le fossé de la Têt et une multiplication des défenses sur le côté Ouest, vers la Cerdagne où l’accès est plus aisé. De l’extérieur, avec l’enfoncement des murs sous le niveau du terrain naturel, on ne distingue rien d’autre que les remparts. Mont-Louis est conçue selon un étagement de quatre zones : la citadelle, la ville haute, une ville basse et une redoute (ces deux dernières ne furent jamais édifiées). 
Pour la citadelle, si la chapelle, l’arsenal, deux magasins à poudre et la maison du Lieutenant du Roi furent réalisés, il manquera toujours la maison du gouverneur, le logement des aumôniers et la halle prévue au milieu de la place « pour mettre les soldats à couvert ». La ville haute est prévue pour loger une petite bourgeoisie d’artisans avec des casernes d’infanterie, tandis que la ville basse recevrait les vivandiers, les écuries et magasins à fourrage. 
En cette période de paix provisoire, les soldats seront la main d’œuvre essentielle, en particulier les régiments de Vierzet et Furstemberg. Ces soldats sont nombreux (3700 sont présents lors de la visite de Louvois en 1680), installés aux abords de Mont-Louis, journellement mal payés pour une rude tâche, souvent effectuée dans des conditions difficiles, soumises en particulier à la rigueur du climat de Mont-Louis. Ils sont encadrés par des artisans spécialisés (maçons, tailleurs de pierre, charpentiers, menuisiers, forgerons, puisatiers…), puis surveillés par les intendants et ingénieurs à la solde du roi. Le prestige de l’uniforme est sacrifié à la petitesse de ces travaux de terrassier. Beaucoup d’entre eux choisissent alors de déserter, au risque d’être dénoncés, repris et envoyés aux galères ou condamnés à mort… En 1681, soit vingt-neuf mois après le voyage de Vauban, les travaux de gros œuvre sont terminés, la place est considérée comme apte à la défense. Et le 26 octobre, le premier gouverneur, François de Fortia, marquis de Durban, prend possession des lieux lors d’une fastueuse célébration, au milieu « de grandes acclamations de Vive le Roi ! des peuples de Cerdagne qui s’y trouvèrent en grand nombre et ravis de voir telle cérémonie ». Les travaux seront totalement achevés 10 ans après le premier coup de pioche. 
La réalisation comprenait alors la citadelle pouvant accueillir 2500 hommes et 300 chevaux, un hôpital et une ville civile. Vauban fit construire plus tard une église et des casernes. Construit à 1600 m d’altitude, Mont-Louis devient (et est toujours) la forteresse la plus haute de France. 
Dès lors, Mont-Louis marque l’ultime frontière militaire méridionale et permet de garder un œil sur la place forte de Puigcerdà en Cerdagne espagnole. L’excellence du choix éclate immédiatement et dès le 11 novembre 1681, le gouverneur, Monsieur de Durban renseigne le ministre sur ce qui se passe dans l’Espagne voisine qui « appréhende extrêmement la guerre » 
Si la citadelle de Mont-Louis est opérationnelle, il n’en est pas de même pour la ville. En 1720 (près de 40 ans après l’inauguration), sur les cinquante maisons de la ville haute, seules cinq sont bâties en dur. À partir des années 1720, il semble que Mont-Louis connaisse une certaine décadence sur le plan militaire. Les régiments effectuent alors un circuit à travers le Roussillon, allant de Mont-Louis, à Collioure, Villefranche-de-Conflent, Perpignan et Bellegarde. 
Annexe des Invalides et hôpital, la place sert aussi de prison pour l’ensemble de la Cerdagne et la viguerie de Saillagouse. Jusqu’en 1773 subsiste à Mont-Louis cette garnison d’invalides dont le peu d’intérêt a provoqué un certain dépeuplement de la ville. Mais la ville et la citadelle de Mont-Louis voient leur mission à nouveau affirmée en 1774, le rôle de base d’opérations l’emporte jusqu’à la Révolution. 
Pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d’autres dénominations, la commune change de nom pour Mont-Libre en janvier 1793. 
L’année 1793 est marquée par un regain d’intérêt pour Mont-Libre. En effet, le roi d’Espagne Charles IV prétend mettre à la raison les régicides français. La Convention lui déclare la guerre qui se déroule, avec diverses fortunes du 17 avril 1793 au 18 septembre 1794. Du côté français, une figure émerge en Cerdagne, celle du général Dagobert. Il repousse par deux fois les Espagnols. En juillet 1793, les troupes du général La Peña qui occupent le col de la Perche sont mises en déroute et en septembre, celles installées au-dessus de Canaveilles sont défaites. Le général Dagobert poursuit son œuvre en investissant la Cerdagne espagnole et Puigcerdà, où il meurt en 1794. 
La paix intervient le 1er août 1795, Mont-Libre joue alors essentiellement un rôle d’entrepôt pour l’armée des Pyrénées-Orientales. Le 24 octobre 1803, Mont-Libre redevient Mont-Louis. À partir de 1808, Mont-Louis devient un vaste camp de passage pour l’Armée d’Espagne. Avec la Restauration, la valeur défensive de Mont-Louis apparaît plus liée à la topographie qu’à la citadelle elle-même, sa valeur offensive semble plus importante, au moins comme dépôt si la place est approvisionnée pour six mois. Le temps de paix revenu, les soldats retournent aux petites tâches. 
Les travaux reprennent avec fébrilité à partir de 1887 pour revaloriser l’organisation défensive de Mont-Louis : des batteries et des redoutes sont établies aux Estagnols et à Bolquère, puis sur les pics de la Tossa (2038 m) et de Figuema (2037 m). Un chemin stratégique (dit Chemin des Canons) relie ces positions à Mont-Louis. Réunie en 1890, la Commission supérieure de défense de Mont-Louis conclut à une défense dynamique avec le gros des forces en réserve au pic de la Tossa. Les derniers conflits mondiaux verront leur flot d’émigrés entassés dans l’enceinte de la citadelle, lors de la guerre d’Espagne en 1936 avant une occupation allemande, puis une libération par les Forces françaises libres. En 1946, la citadelle retrouve sa fonction première de place forte militaire, avec l’installation du 11e BPC, unité politiquement sûre qui avait vocation de pouvoir être rapidement sur un potentiel coup d’État ou sur des grèves. Cette unité parachutiste tout d’abord dénommée « Bataillon de démonstration » est devenue le 11e Choc. Rattachée au ministère de l’Intérieur, elle a fait campagne en Indochine puis en Algérie. Et après les événements d’Algérie, elle a été dissoute et le Centre National d’Entraînement Commando a été créé en 1964. 
Le Centre National d’Entraînement Commando (CNEC) est une véritable Académie militaire où viennent se former les moniteurs et instructeurs de l’armée mais aussi un centre de formation aux réalités et aux conditions de terrain pour les journalistes reporters de guerre, élèves des grandes écoles… On a célébré son 40e anniversaire en mai 2004. 
Mont-Louis est un centre d’essais sur l’énergie solaire depuis 1948 et les expériences de l’équipe du professeur Félix Trombe. L’installation du premier four solaire permet l’expérimentation d’une énergie nouvelle, développée ensuite au grand four solaire d’Odeillo, dirigé par une équipe de chercheurs CNRS. Dès lors, dans les années 1970, déménagé de l’enceinte militaire vers l’un des bastions de la partie civile, le four solaire de Mont-Louis, plus modeste, propose un aspect plus pédagogique, avec une présentation pratique du fonctionnement et des applications possibles et facilement accessibles au public de l’énergie solaire dans la vie quotidienne (pile voltaïque, cuisson de céramiques, fusion de métaux, travail de pierres précieuses…), avec en projet, des aménagements autour de cette énergie au service des Mont-Louisiens, pour l’électricité des voies publiques, par exemple. Par ailleurs, l’antériorité du four solaire de Mont-Louis pourra permettre d’envisager à terme un classement de la structure au titre de Patrimoine industriel des monuments historiques. 
Lieux et Monuments : puits des forçats, l’intérêt principal réside dans la découverte d’un élément architectural unique, la roue du puits. Formée d’une énorme cage à écureuil (autrefois actionnée par un homme), elle permettait d’alimenter en eau la citadelle (il n’en existe que 2 modèles originaux conservés en France, le second étant à Besançon). L’histoire et l’architecture de la place forte sont expliquées autour d’une maquette, de plans anciens, des différentes pièces archéologiques trouvées et conservées sur le site, ainsi que des découvertes récentes, faites en collaboration avec le CNEC. Sont aussi évoquées l’occupation militaire, sans discontinuité depuis plus de 325 ans, ainsi que les activités du Centre National d’Entrainement Commando, formant les futurs cadres de l’armée française mais aussi nombre d’armées européennes. 
Village de Mont-Louis. 
Église Saint-Louis, elle est presque identique à la première église qui se situe dans l’enceinte de la citadelle (partie militaire) et, bien que construite au XVIII.me siècle, elle est de style XVII.me siècle. Dès 1721, on envisagea de construire cette nouvelle église dans la ville, le curé trouvant que le premier lieu de culte était sujet au bruit des soldats et à leurs jurements, ce qui arrive pendant le saint sacrifice de la messe. Commencée en 1733, l’église sera terminée en 1737. Elle a coûté 32866 livres et l’abbé de Saint Michel de Cuxa fournit le bois venant de la forêt de la Matte, possession de son abbaye. Cet édifice est marqué par le style des ingénieurs militaires. Son tracé est d’une rigueur géométrique, elle n’a qu’une nef unique (pas de transept). Elle possède aussi huit chapelles latérales. La hauteur du clocher est limitée pour ne pas servir de repère à l’ennemi. Ses spécificités font que l’église s’accorde parfaitement avec le caractère militaire de la cité. 
Monument dédié à l’enfant de Mont-Louis, le général Jean Gilles (1904-1961), l’un des Généraux les plus titrés de France. 
Le four solaire de Mont-Louis, construit juste après la seconde guerre mondiale, fut la première installation de ce type dans le monde (double concentration), et fut un précurseur du four solaire d’Odeillo. Il fournit une puissance de 50 kW. 
Personnalités liées à la commune : Sébastien Le Prestre de Vauban, Marquis de Vauban, Maréchal de France (1633-1707). Général Dagobert de Fontenilles (1736-1794), commandant de Mont-Louis en 1793, puis de l’armée des Pyrénées-Orientales. Joseph Meunier (1751-1831), général des armées de la République et de l’Empire, né à Mont-Louis. Armand Jacquey (1834-1921), général né à Mont-Louis. Jean Gilles (1904-1961), général mort à Mont-Louis.
Nous partons à l’assaut de la citadelle de Vauban, notre guide se prénomme Christine, nous lui emboîtons le pas. Elle nous situe Mont-Louis qui se trouve en Cerdagne, dont voici la présentation :
Cerdanya) est une région naturelle d’une superficie de 1086 km2 située dans l’est du massif des Pyrénées, partagée entre l’Espagne à 50,3 % et la France à 49,7 %, la Cerdagne compte 26500 habitants. 
On appelle Basse-Cerdagne la partie espagnole, et Haute-Cerdagne la partie française, car située dans la moitié amont de ce bassin. Les appellations Cerdagne française et Cerdagne espagnole sont aussi employées, voire parfois Cerdagne sous administration espagnole et Cerdagne sous administration française. Il faut aussi noter que la comarque catalane, correspondant à la partie espagnole, s’appelle Cerdanya. 
La Cerdagne est un fossé d’effondrement se présentant comme une large vallée occupant le bassin d’un ancien lac d’origine glaciaire drainé par le Sègre, affluent de l’Èbre ibérique. Son relief uniforme l’a fait qualifier de plaine, mais il s’agit ici d’une « haute plaine » située à une altitude moyenne de 1200 mètres. 
En 2001, les habitants de la Cerdagne étaient 26500, dont 53,4 % en Espagne et 46,6 % en France. Avec une densité de 24 habitants par km², la région est donc l’une des plus faiblement peuplées d’Europe occidentale. La seule ville importante de Cerdagne est la petite agglomération transfrontalière de Puigcerdà : 10900 habitants en 2001. Elle regroupe Puigcerdà même côté espagnol et Bourg-Madame côté français. Mais malgré des efforts de coopération, les deux communes n’ont pas la réelle volonté de développer des projets de liaisons, routières en particulier. Puigcerdà est le siège du GECT Hôpital de Cerdagne, le premier GECT a vocation uniquement sanitaire de l’Union européenne. 
La Cerdagne espagnole, ou Basse-Cerdagne (en catalan : Baixa Cerdanya), est une entité administrative de Catalogne : la comarca de la Cerdanya. 
Lors du Traité des Pyrénées (1659), la ville de Llívia, capitale cerdane abritant une puissante forteresse, reste espagnole, alors qu’une vingtaine de villages alentour deviennent français. Depuis, Llívia est enclavée dans le département français des Pyrénées-Orientales. Jusqu’à l’ouverture des frontières en 1995, elle n’était reliée à l’Espagne que par une route neutre. Depuis, cette route est nationale en Espagne, N-154, et départementale en France, D 68 et D 33c. L’enclave est aussi reliée à Estavar. 
La Cerdagne française, aussi appelée Haute-Cerdagne (en catalan : Alta Cerdanya), fait partie du département français des Pyrénées-Orientales et la région Languedoc-Roussillon et correspond approximativement au canton de Saillagouse. Elle partage sa frontière avec d’une part la principauté d’Andorre, et d’autre part avec la communauté autonome de Catalogne en Espagne, notamment avec ses comarques du Ripollais (officiellement en catalan Ripollès) et de la Basse-Cerdagne (officiellement en catalan Cerdanya mais également communément appelée Baixa Cerdanya pour la distinguer de la Cerdagne française, cette comarque est à cheval administrativement sur les provinces catalanes de Gérone et Lérida ; elle inclut également l’exclave espagnole de Llívia, enclavée en France dans le canton de Saillagouse). 
Avant son rattachement à la France lors du traité des Pyrénées (1659), la Cerdagne faisait partie du Comté de Cerdagne. 
La Centrale solaire de THEMIS. L’intensité de la luminosité a permis l’implantation du plus grand four solaire du monde, le four solaire d’Odeillo (en catalan : Odelló), de celui de Mont-Louis, et de la Centrale solaire de THEMIS à Targasonne. Le four solaire d’Odeillo a essentiellement vocation de recherche scientifique et héberge le laboratoire PROMES du CNRS, celui de Mont-Louis est géré par une petite entreprise locale qui a repris les installations que Félix Trombe a conçues en 1949, tandis que THEMIS est un centre de recherche et développement ainsi qu’une centrale solaire en activité. 
Font-Romeu-Odeillo-Via garde encore aujourd’hui la renommée de sa grande époque, celle du Grand hôtel et du tourisme de luxe, ainsi que de son centre national d’entraînement en altitude. Musée de Cerdagne à Sainte-Léocadie. La Cerdagne est desservie par la ligne ferroviaire dite du « Train jaune » qui relie Villefranche-de-Conflent (dont les remparts Vauban sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO) à Latour-de-Carol, gare internationale et trait d’union entre Paris et Barcelone, puisque s’y rejoignent la ligne SNCF Paris-Toulouse-Latour-de-Carol et la ligne RENFE de Barcelone à Latour-de-Carol. La gare internationale de Latour-de-Carol est ainsi la seule gare européenne comportant des voies de trois écartements différents : standard, espagnol, et métrique pour celle du Train jaune. Il y a deux aérodromes à proximité, mais leur vocation est essentiellement touristique et ludique. Les stations de ski : Font-Romeu , Bolquère – Pyrénées 2000, Puigmal 2900, Porté-Puymorens Cambre d’Aze.
En face de nous, nous distinguons des sommets qui culminent à presque 3000 mètres d’altitude, ils sont encore copieusement enneigés, on y remarque une petite station de skis à leurs pieds. Avant l’annexion de la Cerdagne suite au traité des Pyrénées en 1659, sur la colline où nous sommes, elle était déserte. Pour verrouiller les vallées, Vauban décida d’établir une forteresse sur cette colline pelée. Son rôle était de surveiller les vallées de la Têt, de l’Aude et l’Espagne qui se trouve à portée de vue. Ici, auparavant on était espagnol, mais de surcroît catalan. Les habitants s’appellent les cerdans, ça remonte à l’époque médiévale, bien avant Louis XIV, cette région faisait partie d’un comté. Il y avait les comtes de Cerdagne, de Vallespir, du roussillonnais. La citadelle de Mont-Louis est importante, elle est constituée de 2 citadelles en quinconce. La ville basse fermée par les remparts, et la ville haute complètement fermée à la population, puisqu’elle est militaire. C’est la dernière citadelle, encore occupée par les militaires. La citadelle reçoit chaque année, 4000 militaires qui viennent s’aguerrir aux opérations de commandos. La citadelle de Mont-Louis travaille en collaboration avec celle de Collioure, pour l’acquisition des entraînements en milieu marin, dont la plongée. Pour entrer dans la citadelle, nous allons passer 3 portes, et au dessus des douves. La citadelle est construite en forme d’étoile, à chaque angle, ont été appliquées des échauguettes. Nous voici à l’intérieur de la citadelle, dite ville basse, nous passons devant la gendarmerie, La citadelle militaire est 2 fois plus importante que la ville basse. Les maisons de la ville basse sont construites en granit et recouverte de lauze, nous montons jusqu’à la porte d’entrée de la citadelle militaire, on y voit des militaires entrain de faire des exercices. L’entrée de la citadelle est encadrée par deux canons, le premier four solaire de Mont-Louis était installé dans l’enceinte militaire, c’était top secret. Dans les années 1960, il a été déplacé dans la ville basse. Nous passons devant un monument dédié à Jean Gilles, qui fut le général le plus médaillé, il est décédé à Mont-Louis en 1961. Les clochers de la région sont fermés, c’est pour protéger les sonnailles de la neige. La pluie commence à tomber, nous allons nous réfugier dans l’église, sur le parvis trône une statue insolite en mémoire du Général Dagobert de Fontenilles (1736-1794), commandant de Mont-Louis en 1793, puis de l’armée des Pyrénées-Orientales. Nous pénétrons dans l’église, elle est très austère, elle est de tempérament militaire. Son intérieur est dénudé, il est d’aspect froid, elle est en l’honneur de saint-Louis ou Louis IX. On peut y découvrir sa vie dans le chœur, l’église possède 2 tableaux offerts par Louis XV, ils ont été peints par le peintre de la cour Boucher. On y découvre un magnifique christ, il date du XVII.me siècle, il est en bois blanc semi précieux, c’est du cicomore. Comme dans toutes les églises de la région, on y remarque une vierge habillée de noir, que l’on trouve dans toutes les églises espagnoles. Sur un des piliers a été mis à nus, les restes d’une fresque, on y distingue un dragon. C’est la seule église en Cerdagne qui reste ouverte, elle est tout de même sous vidéo surveillance, il n’y a plus de culte dans cette église. Nous rejoignons le four solaire, nous pénétrons dans une cave voûtée, elle est pavée de pierre au sol, on s’installe pour regarder un petit documentaire qui relate tout ce que le soleil peut apporter comme énergie. Ensuite sous une pluie torrentielle, nous nous rendons à l’extérieur pour aller voir le four solaire à double réflexion, qui fut le premier au monde. Il est constitué d’une parabole et d’un miroir, Le miroir est concave, il est fixe, c’est ce que l’on appelle, le concentrateur. En face de lui, on a un miroir plat mobile, que l’on appelle héliostat. C’est ce dernier miroir qui suit le soleil, de ce fait, il est mobile, d’est en ouest, et de haut en bas suivant la saison. Nous sommes devant un four solaire de modèle réduit, avec l’héliostat, on cherche les rayons du soleil, puis on l’incline, pour ensoleiller le concentrateur ou parabole. Les rayons arrivent dans le haut de la parabole, et ils sont réfléchis vers le bas. Les rayons du bas, sont renvoyés vers le haut. Ceux envoyés à gauche sont réfléchis à droite, et inversement. De ce fait, ils sont concentrés en un point, il est très chaud, on l’appelle le foyer. Sur le petit four devant lequel on se trouve, le foyer peut atteindre 2000 degrés, avec une petite parabole de 50 centimètre de diamètre, et l’héliostat qui fait son petit mètre. Par contre le four qui se trouve à notre proximité, le concentrateur a une superficie de 100 mètres carrés, son héliostat à une superficie de 140 mètres carrés, et la température au foyer peut atteindre 3000 degrés. Aucun matériau ne résiste à cette température, aujourd’hui, il n’y a plus de chercheurs à Mont-Louis. Ils sont tous concentrés à Odeillo, depuis 1985. Aujourd’hui le four solaire devant lequel nous sommes, est utilisé comme four à cuire les poteries. La température à l’intérieur du four est régulée par un ordinateur, ce qui permet de monter en température par pallier. Pour cuire les poteries, il suffit de 2 heures 30, lorsque dans un four de potier, il faut 8 heures de cuisson. Dans le four devant lequel, on écoute les explications, la température à l’intérieur du four peut varier entre 100 et 1400 degrés. Dans ce four, on peut y cuire du pain, du ciment, des pierres, du bronze avec lequel on a confectionné les sifflets du train jaune. Nous découvrons un panneau solaire, qui permet de chauffer l’eau, tout comme un chauffe eau domestique. Nous nous rendons à l’espace cuisine, où sont installés les cuiseurs solaires, avec lesquels on peut cuisiner, on est en basse température, 120 degrés, ce qui signifie qu’il faudra plus de temps pour confectionner le repas. Nous voici devant un barbecue solaire, on peut escompter avoir une température de 250 degrés, ce qui est très bon pour la cuisson. Nous terminons la découverte, par l’alambic, on y distille des fleurs, c’est tout un circuit qui permet de transformer l’eau en vapeur. Puis, nous assistons à une expérience, elle consiste à faire chauffer un morceau de bois dans un four solaire, dès qu’on le pénètre à l’intérieur du four, il commence à fumer. La température du four est de 250 degrés, et tout cela seulement avec une ampoule de 2000 watts. Ensuite, nous testons le four, en introduisant notre main dans le cône de concentration. Nous ressentons une petite chaleur douce, plus on s’approche du foyer, plus la température est haute. Enfin, nous rentrons à l’intérieur, pour nous mettre à l’abri de la pluie, nous faisons une petite halte au magasin avant de rentrer à l’hôtel. Pour nous remettre de notre après-midi pluvieuse, certains ont envahi l’espace balnéothérapie de l’hôtel, pendant que d’autres prenaient un petit repos en chambre. Le soir avant le repas, nous avons eu droit au pot de bienvenue puis nous avons dîné autour d’une raclette et d’un dessert surprise. Pour aider la digestion, nous avons testé le pourou, c’est une sorte de gourde, qui permet de déguster le rivesaltes, en tenant le pourou par une anse en forme de tige. Ce qui permet d’amener le pourou à la bouche, et on boit le nectar, par rasade par l’intermédiaire d’une autre tige percée. Nous avons terminé la soirée, en participant à une petite soirée dansante.

Le second jour, nous prenons la direction du Capcir, dont voici la présentation :
Le Capcir est une région historique et géographique des Pyrénées-Orientales, en France, dont la capitale historique est Formiguères. Il fut rattaché à la France par le traité des Pyrénées. Son territoire correspond approximativement à la très haute vallée de l’Aude. Il s’agit du plus haut plateau du massif des Pyrénées, s’étageant dans sa partie plane. Ce passage est contradictoire, centrale et habitée, entre 1300 et 1700 mètres d’altitude. Le Capcir s’étend sur 177 kilomètres carrés, il compte 1489 habitants répartis sur 6 communes. Le Capcir est une large vallée Ce passage est contradictoire qui commence au sud au col de la Quillane, qui la sépare de la vallée de la Têt, et est bornée au nord par la limite du département de l’Aude. Contrairement à ce que l’on pense parfois, La Llagonne n’est pas en Capcir mais en Haut-Conflent, de même que Mont-Louis (la Cerdagne ne commence qu’au col de la Perche). Le Capcir forme un plateau sis à 1500 mètres d’altitude en moyenne et permet le lien entre la haute vallée de l’Aude et la Cerdagne, haute plaine franco-espagnole. Cet ancien canton, longtemps rural, s’est considérablement développé depuis une quarantaine d’années en raison de son attrait touristique, avec la présence de 4 stations de sports d’hiver, qui en font un haut lieu du ski nordique. 
Le Capcir a deux surnoms : la petite Sibérie ou le petit Canada. Cela donne une idée du climat qui peut y sévir parfois l’hiver. Le nom de Sibérie paraît plus particulièrement approprié du fait que le Capcir représente l’un des derniers refuges en Europe occidentale d’une plante boréo-arctique : la Ligulaire de Sibérie (Ligularia sibirica). 
Villes principales : Les Angles, près du lac de Matemale (230 ha), traversé par l’Aude. Formiguères, sur la rivière Lladure. 
En 1790, le Capcir forme un canton ayant Formiguères pour chef-lieu. Le XX.me siècle est marqué par les grands aménagements de la vallée de l’Aude. Deux barrages hydrauliques sont bâtis, donnant naissance aux lacs de Puyvalador et de Matemale. Le lac des Bouillouses est également créé sur la Têt. Quelques autres villages disparaissent : Vallserra, Creu, Galba. Réal, Odeillo, Villeneuve deviennent administrativement de simples hameaux. La route des Angles est remise à l’ordre du jour, tandis que celle d’Olette au départ de Formiguères ne prend plus en charge le trafic vers la plaine du Roussillon : la Route nationale 116 passant à Mont-Louis s’en charge.
Aujourd’hui, à Mont-Louis, les militaires ne logent plus dans la citadelle, mais dans les bâtiments qui se trouvent à la sortie de Mont-Louis. La température extérieure est de 7 degrés, sur notre droite, nous avons la seconde entrée à la citadelle, c’est la porte nord, elle est empruntée que par les militaires. Nous nous dirigeons vers un plateau de haute montagne, il est relativement boisé, nous nous trouvons plein nord. C’est un endroit humide, il est truffé de lacs d’altitude, il y a toujours beaucoup de brume et d’humidité. C’est un plateau à neige, et de pluie en été. Le versant côté Font Romeu, il est situé plein sud, il est sous influence méditerranéenne. Nous longeons la Têt, qui comme l’Aude prend sa source dans le Carlitte. La Têt se jette dans la Méditerranée près de perpignan, quant à l’Aude, elle s’y jette près de Narbonne. Sur le plateau du Capcir, il y a beaucoup d’élevage, et très peu d’agriculture. Les parcelles sont très petites, auparavant on cultivait en terrasses, elles étaient consolidées par des murets en pierres sèches. Aujourd’hui, on élève beaucoup de vaches pour la viande, ainsi que des chevaux. Nous traversons la Lagone, nous sommes entourés de granit, nous roulons dans une vallée d’origine glaciaire. Nous sommes sur le plateau du Capcir, il culmine à 1700 mètres d’altitude, le brouillard nous empêche de découvrir les sommets des montagnes, qui pour certaines atteignent presque 3000 mètres d’altitude. Nous sommes accompagnés par la pluie, la route est encadrée par des barrières en bois, elles font offices de pare neige. En hiver, le plateau est très soufflé, et comme la neige y est abondante, pour éviter qu’elle s’accumule sur la route, les barrières évitent donc la formation des congères. Les forêts regorgent de biches, de cerfs, de chevreuils, c’est le paradis du sanglier. C’est le royaume des morilles, dont c’est la saison, on y trouve aussi à l’automne, des ceps, des giroles et des roubillousses ou sanguins. Le Capcir est le territoire du mouflon, chèvre sauvage, dont le mâle à les cornes enroulées. Dans le massif du Carlitte, à plus de 2500 mètres, on y trouve l’Isar, le cousin du chamois alpin. Le loup est absent du Capcir, par contre l’ours introduit en Ariège, fait quelques apparitions en été, sur le territoire où nous roulons. A savoir, qu’un ours peut parcourir aisément 100 kilomètres dans la journée. Nous sommes entourés par une forêt primaire, dont les sapins, qui ne vont pas très hauts, ils ont des troncs chétifs et biscornus. Au pied du lac, situé près des Angles, il y a une nouvelle forêt, elle a été plantée par les mains de l’homme, sous Louis XIV par Colbert. De cette forêt, on y extrayait de magnifiques troncs, avec lesquels ont confectionnés des mâts de bateau. Nous approchons de la station des Angles, elle a été fondée en 1964. Auparavant, ce n’était qu’un village avec sa tour de garde, sa grosse église et quelques fermes en pierre de granit. En contrebas, nous découvrons le barrage de Matemale, il a une retenue d’eau, de 20 millions de mètres cubes, il est traversé par l’Aude. Nous traversons les Angles, nous découvrons des chalets à perte de vue, nous découvrons quelques parcelles, on y cultive la patate de haute montagne. La patate du Capcir, est considérée comme la meilleure de France. Le clocher de l’église des angles, curieusement, elle possède un clocher ouvert. Sur notre gauche, nous découvrons le bas des pistes, on est à 1650 mètres d’altitude. Aux Angles, on peut skier jusqu’à 2500 mètres d’altitude, la route passe sous une piste de ski. On monte sur les crêtes qui dominent la station, nous sommes entourés de forêts parsemés de chalets. Certains sont construits en rondins de bois, ils sont confectionnés en Scandinavie, transportés comme des légos aux Angles, puis assemblés par des monteurs scandinaves. Ici, l’hiver quand le vent souffle forcément, on peut atteindre des moins 30 degrés. Nous faisons une petite halte, pour découvrir le panorama qui se déroule à nos pieds, quel dommage que la météo n’est pas de la partie, car ça doit être sublime par beau temps. Nous reprenons notre circuit, le sol est recouvert de genêts, ils sont vraiment petits, l’hiver ils sont recouverts de neige, ils ont donc une croissance limitée. Nous sommes entourés d’angélique, avec laquelle on fait des coussecouilles, c’est une préparation et macération dans de l’eau froide, au goût, les coussecouilles ont goût d’anis. Nous passons devant la patinoire, elle est couverte, le ciel se dégage, nous apercevons les sommets des Pyrénées, ils sont tout enneigés. Nous roulons sur la D118, nous traversons une partie des Angles, où un panneau fait honneur à Simon et Martin Fourcade, les champions de ski de fond, qi raflent bon nombre de médailles, ils sont originaires de Lacabanasse qui se trouve tout près de Mont-Louis. Les prairies sont parcourues par de petits rus et parfois des torrents. Nous quittons le Capcir, pour rejoindre Fon Romeu, qui se trouve en haute Cerdagne. Auparavant, les habitants de Capcir vivaient uniquement entre eux, par contre ceux de Cerdagne étaient plus ouverts. Nous roulons dans une très belle forêt, elle va tutoyer les sommets à plus de 2000 mètres d’altitude. Les stations de ski des Pyrénées orientales sont noyées dans la forêt. Nous abordons Pyrénées 2000elle se trouve sur la commune de Bolquere, cette station fonctionne conjointement avec celle de Fon Romeu. Pyrénées 2000 et fon Romeu, ont été les 2 premières stations a s’être équipées de canons à neige à partir de 1964. Nous voici à Fon romeu, la station a été fondée en 1904, c’est la doyenne des stations des Pyrénées Orientales. Nous sommes près de l’Ermitage, c’est un lieu de passage d’un des chemins de Saint-Jacques de Compostelle. A l’Ermitage, il y a eu la construction d’une petite chapelle, elle date du XVIII.me siècle, dans son enceinte on peut y voir notre dame de l’Ermitage. Elle a été trouvée au pied d’une source, par un bouvier, dont un taureau avait gratté la terre. Notre dame de l’Ermitage obstruait une source, qui a jailli, dès que notre dame de l’Ermitage a été déterrée. Sur un des côtés de la chapelle, coule une source par des robinets, dont l’eau à le pouvoir de soulager les yeux malades. La source est dite miraculeuse, autour de la chapelle, il y a de vieilles bâtisses qui datent du XVIII.me siècle. Ce sont les anciens hospices et hôtels des pèlerins, nous faisons une halte à l’Ermitage pour contempler le site. Nous croisons des joggeurs et un cavalier, Nous franchissons le col du Calvaire, il culmine à 1800 mètres d’altitude. Nous apercevons une structure métallique, c’est d’ici qu’est partie la flamme olympique des jeux d’hiver de 1968, qui ce sont tenus à Grenoble. Nous passons devant le lycée climatique et sportif de fon Romeu, il a été construit dans les années 1960, pour préparer les grands athlètes qui participaient aux grandes épreuves sportives. Nous passons devant la patinoire olympique Candéloro, il a fait ses études au lycée de Fon Romeu. Les sportifs continuent à venir se ressourcer à Fon Romeu, où grâce à l’altitude, ils amplifient leur nombre de globules rouges. Le lycée est ouvert aux jeunes du coin, et on y reçoit des enfants asthmatiques. Le lycée porte le nom de Coubertin, et le stade qui se trouve à proximité porte le nom de Collette Besson décédée récemment. Les premiers chalets de Fon Romeu ont été construits dès 1904, une splendide construction domine la station, c’est le grand hôtel. Il a été inauguré en 1910, il doit sa construction au chemin de fer du midi, l’hôtel est tout en granit, il a reçu dans les années 1930, quelques têtes couronnées. En 1980, le grand hôtel a été revendu, ses nouveaux propriétaires en ont fait des appartements. Fon Romeu vivait sur la prestance de son grand hôtel, c’était l’étiquette de la station, aujourd’hui, fon Romeu est tombé en désuétude. Nous roulons sur l’avenue Brousse, où les bâtisses sont toutes en granit à l’image du grand hôtel. Fon Romeu compte 2000 habitants, nous approchons d’Odeillo, ce village a toujours existé, il est contigü à Fon Romeu. Nous y faisons une halte, pour aller découvrir le site du four solaire d’Odeillo. La région a 300 jours d’ensoleillement par an, et se trouve à la même latitude que le sud de l’Italie. Le four solaire d’Odeillo est énorme, les miroirs utilisés proviennent de saint-Gobain. Après une trentaine de minutes de bon bol d’air, nous reprenons notre circuit. Nous découvrons la voie métrique du train jaune, les rails sont espacées d’un mètre, au centre des 2 rails de cheminement, se trouve un autre rail. Ce troisième rail draine 800 volts d’électricité, puisque le train jaune fonctionne avec un système de frotteur ou de patins. Le flanc des montagnes sont le royaume des vaches et des chevaux. Nous sommes toujours accompagnés par de petits ruisseaux, Nous quittons la route départementale, nous empruntons la nationale 116, elle relie Perpignan à Bourg-Madame qui est poste frontière avec l’Espagne. Nous passons le col de la Perche, nous distinguons notre hôtel, le clos Cerdan. A l’entrée de Mont-Louis est dressée une statue, elle est à l’honneur d’Emile Brousse, catalan, il fut ministre français à la fin du XIX.me siècle. Il légua une partie de sa fortune, pour venir en aide aux viticulteurs de la région, et il a beaucoup œuvré pour la création de la voie ferrée du train jaune. Nous arrivons à l’hôtel, c’est l’heure de déjeuner, ce midi en plat principal, nous avons de la paëlla.

Le repas terminé, nous prenons la direction du retour à Montpellier. La route décrit des courbes qui contournent des ravins, de temps en temps, nous tutoyons la voie ferrée du train jaune. Nous voici à Villefranche-de-Conflent, qui est situé dans le Conflent. Voici la présentation du Conflent et de Villefranche-de-conflent :
Le Conflent est une région naturelle des Pyrénées-Orientales. 
Il correspond historiquement à la vallée de la Têt (Tet) et ses alentours entre Rodès et Mont-Louis (qui porte ce nom en l’honneur du roi Louis XIV). En amont, c’est la Cerdagne (Alta Cerdanya), en aval, le Ribéral (Riberal). 
Sa capitale est Prades (Prada). Le conflent est composé de 55 communes, où résident 19192 habitants. Les principales villes sont prades, Villefranche de conflent, Vernet-les-Bains et Mont-Louis.
Le Conflent est dominé par le Canigou (Canigó). Une partie de la région est incluse dans le parc naturel régional des Pyrénées catalanes. 
Sites et localités remarquables : Villefranche-de-Conflent, ville fortifiée par Vauban• Corneilla-de-Conflent• Réseau des Embulla ou Réseau (André) Lachambre, ensemble karstique souterrain esthétique et de grande ampleur• Grotte d’En-Gorner• Grotte des Grandes Canalettes• Grotte des Petites Canalettes.
Villefranche-de-Conflent (Vilafranca de Conflent en catalan) est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Orientales et la région Languedoc-Roussillon. La commune s’étend sur 5 kilomètres carrés, elle sétale entre 390 et 1395 mètres d’altitude, elle compte 250 habitants. Ses habitants sont les Villefranchois et les Villefranchoises. 
Villefranche-de-Conflent est située en Conflent, au confluent de la Têt et du Cady. 
La ville est desservie par la route nationale 116, qui la relie à Prades et Perpignan à l’est et à la Cerdagne et Andorre à l’ouest. 
De plus, c’est à la gare de Villefranche – Vernet-les-Bains que s’effectue le changement entre la ligne à voie normale venant de Perpignan et la voie métrique du Train Jaune (ligne de Cerdagne). La ville est donc reliée par un service de TER (Train Express Régional) à la Cerdagne et à la plaine littorale. 
La cité construite en marbre rose (dit de Villefranche car extrait de carrières des environs) est toujours entourée par son enceinte fortifiée, d’origine médiévale et grandement remaniée au fil des siècles, notamment au XVII.me siècle par Vauban, qui fait bâtir le fort Libéria qui domine toujours la ville. Ses rues ont conservé leur caractère médiéval, avec de nombreux bâtiments remontant à cette période. 
Le village est classé parmi les plus beaux de France. 
Signalisation bilingue en français et en catalan à l’entrée de la ville et du fort Libéria. Les connaissances sur le village de cette époque sont proches de la vulgate. Il est sûr que les habitants ont fui devant les multiples et très dévastatrices razzias Maures. D’ailleurs, l’existence des villages refuges, désormais désertifiés de Campille et Belloch, sous-tendent cette réalité. Seule la nécessité a pu conduire les gens à s’installer dans des lieux si loin de tout et si inhospitaliers. 
C’est lors de cette période, vers la fin du Haut Moyen-Age, au début de la reconquête que Charlemagne fait appel à la famille des Guillems, futurs comtes de Cerdagne; pour diriger le pays. En 790 sont construites les premières Tours à signaux, dont celle de Badabanys, qui ne survivra pas aux conceptions stratégiques de Vauban. 
Guillem réorganise son comté puis le cède à ses héritiers en 806, année où il se retire dans le comté de Lodève et fonde Saint-Guillem-du-Désert. Dès lors, le Conflent appartiendra jusqu’en 1117 aux comtes de Cerdagne, à l’exception de la décennie 860-870 ou le Maure Salomon s’empare du Pays. C’est le très fameux Guifred le Poilu qui reprend le territoire en 870 et participe à la reconquête de Barcelone. Il devient le Chef suprême de la Marche d’Espagne. La légende veut qu’il soit le fondateur de la Catalogne (Marche d’Espagne) grâce à sa bravoure au combat contre les Normands aux côtés de Charles le Chauve. Mortellement blessé, c’est son sang qui permis au Roi de tracer de ses doigts les quatre pals horizontaux sur l’écu doré de Guifred. Mais contrairement à cette légende Guifred ne meurt pas lors de ce combat, puisqu’il ne devient marquis que par la suite. Le comte avait alors sa résidence à Corneilla-de-Conflent et voulait faire de Villefranche sa nouvelle capitale. Le site est d’ailleurs particulièrement bien choisi : au fond du défilé de la Têt, à la confluence de celle-ci avec le Cady, la ville contrôle alors l’accès aux terres principales du Conflent. La ville devient effectivement la capitale du Conflent (et siège d’une viguerie) au plus tard en 1126. Elle le reste jusqu’au XVIII.me siècle. 
En septembre 1263, le roi d’Aragon Jacques Ier ordonne la construction de trois ponts sur la Têt. Ces trois constructions furent sévèrement endommagées, voire détruites, par la terrible inondation de 1421, et seul le pont Saint-Pierre fut rétabli. Au cours des XIII.me siècle, XIV.me siècle et XV.me siècles les fortifications de la ville sont sans cesse remaniées et complétées. L’ensemble est reconstruit au XIV.me siècle d’après de nouveaux plans, comme l’atteste un texte de 1411 rapportant cette reconstruction. La ville est assiégée et prise par les Français en 1654 ; les fortifications sont alors démantelées pour qu’elles ne puissent pas servir aux Espagnols. La construction de nouvelles fortifications est entreprise à partir des plans de Vauban en 1669, qui visite le chantier dix ans plus tard. Le Fort Libéria est alors construit à flanc de montagne, dominant la ville au nord. Les travaux se poursuivent pendant tout le XVIII.me siècle (porte de France en 1783, porte d’Espagne en 1791). 
Le chemin de fer arrive à Villefranche en 1885 : la ville est alors reliée à Perpignan et Prades par une voie à écartement normal. Il faut attendre 1909 pour que le premier tronçon de la ligne à voie métrique de Cerdagne soit mise en service jusqu’à Mont-Louis, puis 1911 jusqu’à Bourg-Madame et enfin 1927 jusqu’à Latour-de-Carol, où la ligne est en correspondance avec la ligne internationale transpyrénéenne (dite Transpyrénéen oriental). 
La ville est membre du Réseau des sites majeurs de Vauban et est classée dans la prestigieuse liste des Plus Beaux Villages de France. Le 7 juillet 2008, le Comité du Patrimoine mondial de l’UNESCO a inscrit au Patrimoine Mondial de l’Humanité son ensemble fortifié, comprenant l’enceinte, la citadelle du fort Libéria et l’ensemble des grottes Cova Bastera, créés grâce au génie du maréchal de Vauban dans la seconde moitié du XVII.me siècle. 
Dès la fondation de la ville, ou dans les années qui ont suivi, l’autorisation est donnée par l’évêque d’Elne aux habitants de procéder à la construction d’une église. La partie la plus ancienne de l’édifice remonte au début XII.me siècle : il s’agit de la nef septentrionale. Lors de la deuxième moitié de ce même siècle, l’augmentation de la population rend nécessaire l’adjonction d’un nouveau vaisseau plus vaste au sud du premier. L’ensemble est remanié au XIII.me siècle : allongement à l’est avec création de l’actuel chevet plat, création des chapelles latérales et construction de l’actuel clocher sur l’angle nord-ouest. À la fin du XVII.me siècle, lors du remodelage des fortifications de la ville, les abords de l’église paroissiale sont totalement modifiés. Le cloître, qui flanquait l’église à l’ouest, est rasé (il n’en reste que les rangées de corbeaux sur lesquels s’appuyaient la charpente des galeries). Le portail occidental est supprimé ; son encadrement de marbre rose, constitué de deux colonnes chacune surmontées de chapiteaux sculptés (apparentés à la sculpture du cloître et de la tribune de Serrabone) supportant une voussure sculptée, a été transféré sur le mur septentrional, à gauche de l’entrée d’origine. Ces sculptures sont datées du milieu du XII.me siècle. À l’angle nord-ouest, sous la tour clocher, se trouve le portail d’origine de l’église, et est lui aussi construit en marbre rose. Il est encadré par quatre colonnes (deux de part et d’autre de la porte), supportant des chapiteaux ornés de feuillages (chapiteaux extérieurs) et de lions et de singes (chapiteaux intérieurs). Ces colonnes supportent les voussures ornées (tore en spirale, têtes humaines et animales) qui encadrent le tympan et le linteau. Cette ornementation est comparable à celle du cloître de l’abbaye Saint-Michel de Cuxa. La ville est entourée d’une enceinte de forme rectangulaire allongée, intégralement conservée. Elle présente des éléments médiévaux mêlés aux reconstructions et adjonctions des XVII.me siècle et XVIII.me siècles. De l’époque médiévale subsiste notamment la tour du Diable, attenante à l’église (angle sud-est). Elle porte par ailleurs l’inscription « Elle fut commencée l’an 1441 et finie l’an 1454″ (inscription originale : catalan : Comensada fo lany MCCCCXXXXI he finida lany MCCCCLIIII). De plus il reste la majeure partie de la courtine sud, flanquée de deux tours semi-circulaires (du XIV.me siècle, antérieures à la tour du Diable). Cette courtine et ces tours furent renforcées au XVII.me siècle par l’installation de trois bastions et d’un nouveau chemin de ronde. La première de ces tours est englobée dans le bastion de Corneilla (angle sud-est), la deuxième est quant à elle entre la tour du Diable et le bastion de la Reine (angle sud-ouest). Une troisième tour de même plan s’élève à l’angle nord-ouest, englobée dans le Bastion du Roi. De cette période subsistent également la porte du Roussillon et la porte de France (la nouvelle porte du XVIII.me siècle a été construite à sa gauche, respectant ainsi l’édifice médiéval), de même qu’une partie de la porte ouvrant sur le Pont Saint Pierre. Au XVII.me siècle, Vauban fait donc reconstruire et renforcer les fortifications médiévales, il fait notamment édifier un fort détaché communiquant par un souterrain. De nouveaux bastions sont édifiés (notamment ceux cités ci-dessus) : le bastion du Roi (angle nord-ouest), le bastion de la Reine (angle sud-ouest), le bastion du Dauphin (angle nord-est), le Bastion de Comellà (angle sud-est) et le bastion de la Boucherie (courtine nord, sur le pont Saint-Pierre). 
À la fin du XVIII.me siècle on reconstruit la Porte de France (en 1783, sur le front est) et la Porte d’Espagne (en 1791), située à l’ouest de la ville, à l’emplacement de l’ancienne tour-porte. 
Outre l’église Saint-Jacques et les fortifications, la ville possède plusieurs bâtiments dignes d’intérêt, notamment de remarquables exemples de l’architecture civile médiévale. L’espace urbain à l’intérieur de l’enceinte est organisé autour de deux rues parallèles est-ouest : la rue Saint-Jacques au sud et la rue Saint-Jean au nord. L’ancienne viguerie, aujourd’hui siège de l’hôtel de ville, est sise rue Saint-Jean, à l’angle avec la place de l’église. Le bâtiment remonte au XII.me siècle, de même que la tour-beffroi qui le flanque, surmonté par une pyramide en maçonnerie en 1623. L’hôpital de Villefranche (rue Saint-Jean), fondé par Pons de Sarabeu en 1225, comporte un corps de logis remanié surmonté de merlons, et une haute tour quadrangulaire dont le sommet est surmonté de corbeaux. Presque toutes les maisons remontent au Moyen Âge. La plupart ont été remaniées et présentent donc des traces, des empreintes des différentes époques. Au rez-de-chaussée, elles comportent quasiment toutes une ou plusieurs grandes arches en plein cintre. Certaines façades présentent encore des fenêtres géminées, comme par exemple la demeure sise au 75 rue Saint-Jean (deuxième moitié du XIII.me siècle) ou des fenêtres à meneaux, comme aux 24-26 rue Saint-Jean (vers 1500) 
C’est de la gare de Villefranche – Vernet-les-Bains (en fait sur la commune de Corneilla-de-Conflent) que part le Train Jaune (ligne de Cerdagne). 
C’est à Villefranche-de-Conflent qu’a été en partie tourné par André Hunebelle en 1959 Le Bossu réunissant Jean Marais, Bourvil, François Chaumette, Jean Le Poulain et Guy Delorme.
Nous découvrons villefranche-de-Conflent à notre rythme, après avoir franchi le pont qui enjambe la Têt, nous parcourons les 2 artères principales de la citadelle la rue Saint-Jean et la rue Saint-Jacques. Nous ressortons de la citadelle, en empruntant la porte de France, qui est située à l’est de l’enceinte. Il est 17 heures, nous rejoignons notre bus, pour reprendre notre chemin en direction de Montpellier via Prades, Perpignan et L’A9.

Pour une première, c’est réussi, c’est la première fois que l’association Rencontre proposait une sortie sur 2 jours. Dommage que la météo nous ait boudé, mais nous sommes arrivés à passer au travers des plus grosses gouttes de pluie. La balade en petit train, c’était sympat, mais il a manqué d’une description des lieux traversés, il paraît que ça existe, mais certainement en saison haute du tourisme. L’hébergement et la table ont été parfaits, Nicolas avait la conduite douce, Rosemay a été égale à elle-même, Christine la guide n’était pas avare dans ses descriptions, sans oublier les coudes de Pierrette et de Andrée qui nous ont conduit à merveille. La visite des fours de Mont-Louis et d’Odeillo, nous ont mis en évidence, que l’énergie solaire est l’avenir, mais nous en sommes encore aux balbutiements, et il faudra encore beaucoup de milliards d’euros pour que cette énergie propre fasse partie de notre quotidien.

Michel Michelland

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