Toscane MAMMA MIA !

AVERTISSEMENT

Certains mots étant en italien la prononciation par la synthèse vocale s’en trouve modifiée.
J’ai donc, par convention toute personnelle, écrit le mot phonétiquement en premier puis la véritable orthographe entre parenthèses.
( * ) Faute intentionnelle pour le jeu de mots : la synthèse vocale fait sa tête dure !

MAMMA MIA ! QUÉ (CHE) MISERIA !

Certes, ce doit être le cri poussé par beaucoup d’Italiens en cette période de crise économique.
Certes ce fût le cri lancé par toute l’Italie au soir de la défaite de la Squadra Azourra (Azurra) face à la Rora (Roja), en finale de la Coupe d’Europe de football !
Mais, pour nous ce fût surtout l’expression favorite de notre guide Loutchiana (Luciana), qu’elle ponctuait de tonitruants éclats de rire !

Tout a commencé un lundi matin lorsque notre groupe des Cannes Blanches se mit en route. Bien que partant de l’hôtel Ibis, nous nous dirigeâmes non point vers l’Egypte, mais bel et bien vers l’Italie.

Notre première pause fût sur l’aire de Beau Soleil. Les personnes qui ont trouvé ce nom ne se sont pas foulées : imagineriez-vous un «Mauvais Soleil» ou encore un «Bel Orage» ?
Enfin passons ! C’est d’ailleurs quelques kilomètres plus loin que nous passons la frontière. Dès ce moment nous constatons que nos amis transalpins souhaitent nous apprendre leur langue avec une méthode bien particulière : la répétition, cela commence par deux mots : galleria (tunnel) ; viadotto (viaduc) ! Au bout de quelques heures de ce traitement vous connaissez parfaitement ces vocables !

Le temps du déjeuner approche et la ville de Gênes aussi : premier plat de pâtes.
Sitôt la dernière bouchée avalée, nous reprenons le car pour un tour de la cité : aperçu des principaux monuments, vue panoramique de la rade et regards admiratifs de somptueuses demeures bourgeoises.

Nous avons découvert cette ville de Gênes avec grand plaisir.
Comme quoi le dicton : «Où il y a de la gène, il n’y a pas de plaisir» peut s’avérer faux.

Poursuivant notre route, chacun profite du ronron du moteur pour se glisser dans une douce torpeur. Qui jacasse, qui somnole, qui ronfle, qui lit (du moins écoute…), qui blague, en effet nous sommes tous des cas rares …
Justement nous passons devant la carrière du même nom d’où sont extraits les plus beaux marbres depuis des siècles.

En fin d’après-midi notre parcours arrive à son terme : Montecatini les Thermes, début de notre séjour.
Loutchiana (Luciana) nous accueille, installations dans nos chambres, deuxième plat de pâtes.
Le soir venu, nos amis en chambre double peuvent se parler de litàlit (*)
Mais non… Pas du pays : de lit à lit !

Mardi matin, départ pour Florence.
Ne pas confondre avec la FLO rance (R.A.N.C.E.) de feu le chanteur Pierre BACHELET. C’est la célèbre capitale Toscane que nous visitons.
L’avantage d’être aveugle est de «voir» les eaux polluées et boueuses de l’Arno, claires et limpides !

Entrant dans la vieille ville, nous rendons hommage à Michel Ange aux abords du monumental «David» en marbre, copie du marseillais… À moins que ce ne soit le contraire !
Je comprends maintenant pourquoi le sculpteur l’a placé si haut ; il savait qu’une bande de mirauds viendrait l’admirer.
Et vu son anatomie ces dames auraient tôt fait de l’user…
De côté, sous la loggia, une statue énigmatique ! Grâce à Silvia, notre guide locale, le mystère est percé : Persée tient dans sa main la tête coupée de Méduse. Bénnvénouto (Benvenuto) Tchellini (Cellini), le sculpteur, nous donnerait-il un message pour nos jours de disputes conjugales ? Pas du tout : c’est que souvent la gente féminine nous laisse médusés.

Repas du midi et du soir : pâtes !
Pour éviter de me répéter, partons du principe que ce mets est de toutes les entrées, chacun s’en rendra compte à son retour lorsqu’il constatera que la pâte a modelé sa silhouette !
Après le repas du soir, Marie (mon épouse) entraîne sa fameuse bande de mirauds faire un tour en ville.
Rien ne lui échappe : places, églises, monuments et même les boutiques ! Elle dirige tout son monde à la baguette, en fidèle eurasienne qu’elle est !
Nous sillonnons Montecatini tel un T G V (Touristes Giga Visites), le train-train quotidien sort, parfois, du commun…

Le mercredi matin : direction Sienne. Nous grimpons vers sa superbe Cathédrale. Etant édifiée sur une colline, elle présente la particularité d’avoir son Baptistère construit sous son pavement, et non à côté d’elle, comme celles de Florence et Pise. Puis nous nous rendons sur la fameuse Place du Palio : attention, ce nom ne vient pas de l’absence de la chanteuse populaire Lio. C’est l’appellation d’une course hippique opposant tous les quartiers de la ville et remontant au Moyen-Âge.
Quittant les lieux chacun y va de son commentaire et raconte la sienne…

Ce jour-là est organisée une soirée dansante : Marie, amoureuse du football, préfère regarder le match. Pour ma part je me lance dans des pas plus ou moins justes. Marie vient tout de même jeter un œil, de temps en temps, pour voir si je ne fais pas de l’œil à une danseuse !

Jeudi matin : départ pour le pays du Chianti.
Nous sommes pris d’un doute lorsque nous lisons un panneau «Grève in Chianti »…
Nous sommes rassurés apprenant que les caves sont bien ouvertes et que c’est le nom du village traversé.
Les gorges sont aussi bien ouvertes, certains s’en souviennent… ou pas !

Vendredi matin : direction Piseu (Pise). Nous pénétrons sur le Campo Santo et découvrons le Baptistère, la Cathédrale et la mondialement connue «Tour Penchée». Tout a été tenté pour la redresser : les filins, les injections de matériaux divers : rien n’y a fait. Seuls les orages n’ont pas été essayés. Par de gros orages il y a de beaux éclairs et cela foudroie…

Samedi matin. Retour dans nos foyers : c’est dans l’actualité avec la chaleur qu’il fait.
Arriveder tchi (arrivederci) Italia !

PS. : J’ai évité le très connu et mauvais jeu de mots : Arrivée d’air chaud comme singulier de : «Arrivederci», trop faible après un texte d’une telle qualité ! Toute modestie à part !

André BERNAERT

Marseille, le 22 juillet 2012

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