Séjour en Toscane du 25 au 30 juin 2012

dimanche 24 juin, nous mettons le cap sur l’est, en train entouré des Claudines, nous rejoignons Marseille. Nous avons répondu à une proposition de séjour émanant de l’association des cannes blanches de Marseille, qui dépend de la FAF. Nous passons la nuit à l’hôtel Ibis de Marseille, qui se trouve tout près de la gare Saint-Charles, c’est une adresse à conseiller, car le personnel est vraiment à notre écoute et fort agréable, en plus le restaurant de l’hôtel propose une carte et des menus alléchants.

Jour 1 : Le lieu de rendez-vous est devant l’hôtel, nous rejoignons tous les participants, nous sommes un groupe de 27 personnes, 19 handicapés visuels et 8 clairvoyants. Nous prenons place dans le bus de la compagnie Pro Tours, il est drivé par Pascal, nous ne changeons pas de cap, toujours en direction du levant. Nous passons Aix-en-Provence, Gardanne, Cassis, la Ciotat, Toulon, Hyères, Fréjus, Saint-Raphaël, Cannes, Antibes puis Nice. Nous sommes dans l’ancien comté de Nice, il fut rattaché à la France avec la Savoie sous Napoléon III, en échange de la Toscane. Un niçois est à l’origine de la création de l’Italie actuelle, il s’agit de Garibaldi :
Garibaldi (Giuseppe) (Nice, 1807 -Caprera, 1882), révolutionnaire italien; l’un des artisans de l’unité italienne. Il combattit contre l’Autriche (1859), puis contre le royaume de Naples (expédition des Mille ou des Chemises rouges en 1860). Voulant faire de Rome la capitale d’une Italie républicaine (d’où son opposition à Cavour, qui parvint cependant à endiguer ses actions), il lutta en vain contre la papauté (1867). Il servit la France en 1870-1871.
Nous faisons une halte sur l’aire de Beau Soleil, elle se situe au-dessus de Monaco, nous franchissons la Turbie, nous sommes dans le tunnel qui nous conduit à Vintimille. Vintimille, en italien Ventimiglia Ville d’Italie (Ligurie), sur le golfe de Gênes, à l’embouchure de la Roya, 26725 habitants. Gare internationale entre la France et l’Italie. Nous sommes toujours sur l’autoroute, nous roulons dans une partie boisée, le tracé de l’autoroute est sinueux, nous laissons l’autoroute qui mène à Milan sur notre gauche, le temps est brumeux. Voici recensé une présentation de l’Italie, qui nous a été distillée tout au long de notre séjour toscan :

L’Italie, officiellement la République italienne, en italien Italia Prononciation du titre dans sa version originale et Repubblica italiana, est un pays d’Europe du Sud correspondant physiquement à une partie continentale et à une partie péninsulaire située au centre de la mer Méditerranée ainsi qu’à deux îles de cette mer, la Sicile et la Sardaigne. Elle est rattachée au reste du continent par le massif des Alpes. L’apport de l’Italie à la civilisation occidentale est immense : elle est notamment le berceau de l’Empire romain et de la Renaissance. Existant en tant qu’État depuis le Royaume de Sardaigne, l’Italie est une République depuis l’abolition par référendum de la monarchie italienne en 1946. Elle est membre fondateur de l’Union européenne (UE). L’Italie reste un acteur majeur de la scène internationale, forte de ses soixante millions d’habitants, de sa position de huitième puissance économique mondiale et de son rôle au sein de nombreuses organisations internationales (Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), UE, G8, Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Avant le développement de Rome, l’Italie était composée de plusieurs cultures et civilisations, pour la plupart indo-européennes (Italiotes ou italiques), sur un substrat ligure du Néolithique. Sur ces cultures qualifiées d’autochtones, empiétaient : au sud, les florissantes colonies grecques de la Grande-Grèce, à partir du VIIIe siècle av. J.‑C. par exemple Sélinonte ; au centre, des peuples italiques, venus d’Europe centrale à l’âge du bronze, proches des Celtes : Osques, Sabins, Samnites, Latins, Ombriens etc. ; la civilisation étrusque, non-indo-européenne, qui, selon les sources, serait autochtone ou venue d’Asie Mineure ; au nord, les Vénètes, les Ligures et les Celtes, ces derniers arrivés plus tardivement de Bohême, occupent la plaine du Pô, appelée ensuite Gaule cisalpine. Sous la République romaine, la limite nord de l’Italie s’arrête à la Gaule cisalpine, au niveau des fleuves Aesis- puis en -59 le Rubicon- et Magra. En -42, la Cisalpine est réunie à l’Italie qui s’arrête désormais aux Alpes. Cette dernière limite est fixée au trophée des Alpes mais est ensuite déplacée. Rome attribue la citoyenneté romaine à l’ensemble des Italiens dès -89, elle ne l’étend à tout l’Empire que trois siècles plus tard (édit de Caracalla, 211-212) Romulus et Rémus nourris par la louve, mythe fondateur de la civilisation romaine. À l’origine, la louve était représentée seule, c’est seulement à la Renaissance que les jumeaux Rémus et Romulus ont étté ajoutés. Selon la légende, la fondation de Rome est due à Romulus et Rémus au milieu du VIII.me siècle av. J. C. La civilisation de Rome connut une première phase d’expansion sous le gouvernement des rois de Rome, qui sont également les fondateurs symbolliques de nombreuses institutions romaines. L’unification de la péninsule est conduite à l’époque de la République. Après la victoire de Rome contre Carthage lors de la première Guerre punique, les principales îles de la Méditerranée occidentale passèrent également sous le contrôle de Rome. Les deuxième et troisième guerres puniques lui assurèrent le contrôle de tout le pourtour du bassin occidental de la Méditerranée. Au Ier siècle, Rome domine tout le bassin méditerranéen, mais après la mort de Jules César, le 15 mars 44, la république sombre dans la guerre civile. Son successeur Octave (futur empereur Auguste) après avoir vaincu Marc-Antoine et Cléopâtre transforme la République en Empire et met ainsi fin à de longues années d’instabilité politique. Le gouvernement des territoires contrôlés par Rome se caractérise par le respect des cultures locales et par le développement économique favorisé par la réalisation de grandes infrastructures. L’empire était composé de l’Italie (métropole de l’empire) et des provinces romaines (territoires situés à l’extérieur de la péninsule). Juridiquement le territoire de l’Italie était assimilé à celui de la ville de Rome, ses habitants libres étaient tous citoyens romains grâce au droit du sol (jus soli). Les citoyens romains pouvaient servir dans les légions mais avaient aussi beaucoup de privilèges sociaux par rapport aux non-citoyens. Le programme politique des empereurs était d’intégrer de plus en plus les provinces à la civilisation romaine, ceci, au fil des siècles, a eu comme conséquence une perte progressive de l’hégémonie de l’Italie sur les provinces. Au III.me et IV.me siècle l’Empire romain se transforme, de facto, d’un empire colonial à un empire universel où tous les hommes libres étaient citoyens d’une même nation. À cette époque les légionnaires sont principalement recrutés parmi les citoyens romains issus des provinces, notamment d’Illyrie et de Thrace. En mars 293, la première Tétrarchie est officiellement mise en place, l’empire est donc divisé en deux pour être mieux gouverné (Empire romain d’Occident et Empire romain d’Orient ou Empire byzantin). Milan devient la capitale de l’Empire romain d’Occident. En 313, l’empereur Constantin promulgue l’Édit de Milan qui met fin aux persécutions contre les chrétiens et garantit à tous les citoyens la liberté de culte. Le christianisme se propage en Italie surtout à partir de la ville de Rome, cité cosmopolite dans laquelle vivaient de nombreux immigrés originaires des provinces d’orient, où le christianisme était plus répandu. L’église romaine récupère un certain nombre de traditions païennes et les assimile dans sa liturgie. Les cultes polythéistes sont ainsi transformés en vénération des saints et de la Vierge Marie. Par exemple, beaucoup de temples dédiés à Vénus se transforment en églises consacrées à la mère de Jésus et dans les petites villes les cérémonies dédiées à un dieu protecteur deviennent des fêtes patronales en l’honneur d’un saint que l’imaginaire populaire associe au dieu précédent: protecteur des malades, de l’agriculture, de la chasse, des soldats, des marins etc… Par cette politique l’église romaine arrive à mieux faire accepter aux italiens, très attachés à leurs traditions, le passage au christianisme, le même processus aura lieu dans les provinces. En 380 l’empereur Théodose élève le christianisme au rang de religion d’État. Au Ve siècle, la ville de Ravenne (nord-est de l’Italie) devient capitale de l’empire d’occident, elle sera la dernière. À cette époque, l’empire est confronté à une longue série d’invasions barbares : les Wisigoths, les Huns les Ostrogoths les Vandales les Francs. Sous le coup de ces invasions, l’Empire romain d’Occident s’effondra rapidement. Les barbares qui avaient été accueillis en tant que fédérés à l’intérieur des limes, forment des royaumes qui sont de plus en plus autonomes par rapport au pouvoir impérial. En 476, Odoacre, un patricien d’origine germanique, renonce à assumer le titre d’empereur et à gouverner les provinces, il s’autoproclame simplement roi d’Italie, cette date marque la fin de l’Empire romain d’Occident. L’Empire romain d’Orient résiste encore un millénaire. La statue ci-contre de la louve romaine est authentique, mais pas les deux jumeaux qui ont été rajoutés à la renaissance. Du XIV.me au XVI.me siècle, c’est la Renaissance en Italie avec des artistes tels que Michel-Ange ou Raphaël, et des scientifiques comme Galilée qui font littéralement « renaître » l’art et la science, d’abord dans la péninsule puis dans l’Europe tout entière. À l’époque de Léonard de Vinci, l’Italie reste très morcelée sur le plan politique. Elle est constituée d’une mosaïque de principautés (duchés, cités-États, …). Les princes italiens organisent chacun leur propre cour et se livrent souvent à des guerres sanglantes avec de multiples interventions extérieures, notamment de la France et de l’Espagne (guerres d’Italie). Les guerres incessantes du XVI.me siècle dues aux ingérences des grands états européens ainsi que la montée en puissance de l’Autriche et des principautés allemandes expliquent en partie le déclin des principautés italiennes du XVII.me au XIX.me siècle. La Révolution française et les guerres d’Italie qui s’ensuivent font naitre au sein de l’intelligentsia italienne l’espoir d’une Italie unifiée, espoir effacé après que Napoléon devient roi d’Italie et que la péninsule se trouve de nouveau découpée en différents états. Après les campagnes napoléoniennes, la Maison de Savoie, qui voit une occasion d’agrandir le Royaume de Sardaigne, utilise les poussées nationalistes et s’engage dans trois guerres d’indépendance contre l’Empire Austro-Hongrois, la seconde se faisant avec l’appui extérieur de la France. En 1859, la France du Second Empire et le Royaume de Sardaigne concluent une alliance dans le but de rejeter l’Autriche hors de l’Italie du nord, la France devant recevoir la Savoie et le comté de Nice en récompense pour son aide. Toutefois, après l’occupation de la Lombardie, Napoléon III signe l’Armistice de Villafranca qui met fin à la campagne d’Italie, laissant ainsi la Vénétie autrichienne. N’ayant pas rempli ses obligations, Cavour refuse de céder la Savoie et Nice à la France. Toutefois, la défaite de l’Autriche affaiblit les petits États de la péninsule où des gouvernements libéraux se forment demandant l’annexion au Royaume de Sardaigne. Cavour arrache l’accord de la France mais doit sacrifier la Savoie et Nice. La cession de Nice soulève de vives protestations, en particulier de Giuseppe Garibaldi, né à Nice. Le 24 mars 1860, Napoléon III et Victor-Emmanuel II signent le traité de Turin, qui prévoit l’annexion de la Savoie et de Nice à la France. Suite à l’expédition des Mille au sud et la descente subséquente des Piémontais du nord, le Royaume de Sardaigne réussit à unifier une grande partie de la péninsule (à l’exclusion de Rome et de Venise) et à provoquer la proclamation du royaume d’Italie le 17 mars 1861, ayant comme capitale Turin, puis Florence à partir de 1865. En 1866, Venise est annexée au royaume d’Italie, suivie par Rome, en 1870. Ceci provoque le début d’une fracture entre l’État italien et l’Église qui durera jusqu’aux Accords du Latran, en 1929. La forme de gouvernement proclamée est celle d’une monarchie constitutionnelle, avec un parlement élu au suffrage restreint. Rome devient officiellement capitale de l’Italie en 1871. En même temps, dans le Nord de la péninsule, se développe une puissante industrialisation liée aux capitaux d’une agriculture modernisée dans la plaine du Pô, les ressources hydroélectriques des Alpes et la délocalisations des industries du sud notamment textile vers le nord. Cette industrialisation se concentre essentiellement sur le « Triangle d’Or », Turin, Milan et Gênes. Le Sud reste dominé par la production agricole mais aussi par des structures agraires quasi féodales : c’est le système des latifundia, grandes exploitations aux propriétaires absentéistes et routiniers, aux ouvriers agricoles sous-payés et des microfundia, minuscules propriétés destinées principalement à l’auto-consommation. Cette situation économique conduit au développement du brigandage, mouvement insurrectionnel politique et social de l’Italie méridionale, violemment réprimé et donnera naissance au début de l’immigration méridionale. Première Guerre mondiale, 1914-1918 : bien que faisant théoriquement partie de la triple Alliance, l’Italie reste neutre au début de la guerre, et finit même par s’allier à la Triple-Entente. Le 24 mai 1915 l’Italie déclara guerre à l’Autriche-Hongrie. La guerre s’avéra plus difficile que prévu et les armées autrichiennes et italiennes ne parvenaient pas à prévaloir l’une sur l’autre. En 1917, après la défaite russe, les Allemands concentrèrent 7 divisions sur le front italien pour aider leurs alliés autrichiens. Dans la bataille qui suivit à Caporetto les Italiens subirent une très grave défaite et reculèrent de plus de 100 km sur la ligne du Piave. En 1918, s’engagea la Bataille du Piave au cours de laquelle les Autrichiens ont essayé sans succès de briser la résistance italienne. Le 24 octobre, l’armée italienne lance une offensive victorieuse à Vittorio Veneto et contraint l’Autriche-Hongrie à la capitulation. L’armistice sera signé le 4 novembre à Villa Giusti dans le nord de l’Italie. Par le traité de Versailles, les frontières italiennes furent rectifiées en sa faveur. Toutefois l’Italie n’obtint pas tous les territoires qu’elle revendiquait (irrédentisme), et le thème de la « victoire mutilée » favorisa l’agitation nationaliste et l’ascension de Mussolini. Benito Mussolini était dans les années 1900 un jeune militant socialiste proche du syndicalisme révolutionnaire, un groupe qui ne croyait pas au « parlementarisme bourgeois » et était favorable à une révolution violente. Toutefois lors de l’entrée en guerre de l’Italie en 1915, Mussolini avait mûri également un fort penchant nationaliste. Il estimait notamment que la guerre était anticapitaliste car elle exaltait la valeur des masses paysannes et ouvrières au combat. Il estime toutefois qu’une révolution socialiste ne peut se réaliser qu’à travers la collaboration de toutes les classes, populaires et bourgeoises, pour le salut de la nation. Il est donc contraire à la lutte des classes. De 1919 à 1922, l’Italie est secouée par une grave crise sociale, économique et politique. Mussolini l’exploite en brisant les grèves et les syndicats par la violence : il se fait ainsi connaître et bien voir par les milieux d’affaires et le patronat (Confindustria et Confagricoltura). Il utilise pour cela des squadre (escouades), sortes de milices, issues en grande partie des rangs des arditi (venant des troupes d’élite démobilisées en 1918) nationalistes, dont l’uniforme est la chemise noire — qui deviendra un des symboles du fascisme. Après la marche sur Rome en octobre 1922, le roi d’Italie, Victor-Emmanuel III, lui confie le gouvernement. En 1924 le parti fasciste remporte les élections législatives. Le député socialiste Matteotti dénonce les violences et les intimidations dont sont victimes les opposants politiques. Il sera assassiné quelques jours plus tard. Jouant habilement de mansuétude et de menaces, Mussolini installe progressivement l’appareil fasciste dans le pays. Son alliance militaire avec l’Allemagne nazie provoquera l’entrée de l’Italie dans la guerre aux côtés des forces de l’Axe. Mussolini déclare la guerre à l’Angleterre et à la France le 10 juin 1940 à la veille de l’entrée des Allemands dans Paris. Lors de la signature du Pacte d’Acier en 1939 avec l’Allemagne, l’Italie avait estimé de ne pas pouvoir participer à une guerre de vaste ampleur avant l’année 1943, à cause de l’usure et de la vétusté de son armement. Les victoires éclair des Allemands poussèrent Mussolini à entrer en guerre dès 1940, pensant que l’issue en était proche. Les capacités industrielles de l’Italie à cette époque étaient très limitées et, contrairement à la Première Guerre mondiale où elle combattait sur un seul front, l’armée italienne était forcée de s’engager sur quatre fronts différents : en Libye, en Afrique orientale, dans les Balkans et en Russie. Les Italiens subissent plusieurs graves défaites et sont de plus en plus dépendants de leurs alliés allemands. Après la défaite de El Alamein et le débarquement anglo-américain au Maghreb (novembre 1942), Italiens et Allemands abandonnent l’Afrique (mai 1943). De plus, les armées du IIIe Reich ayant subi une grave défaite à Stalingrad en janvier 1943, l’armée italienne de Russie se désagrège dans une déroute catastrophique. Le 10 juillet 1943, les Alliés débarquent en Sicile puis pénètrent dans le sud de l’Italie ; Mussolini est renversé puis emprisonné, sur ordre du roi. Le dictateur est délivré par un commando allemand (12 septembre). Alors que ceux-ci se transforment d’alliés en occupants, Il Duce installe sous l’ordre de Hitler une République sociale italienne (appelée aussi République de Salò) dans le nord du pays. Le maréchal Pietro Badoglio signe la capitulation le (8 septembre 1943), l’Italie du sud poursuit la guerre du côté des Alliés, au même temps s’engage une guerre civile avec l’Italie du nord (fasciste) de Mussolini soutenue par les Allemands. L’Italie devient alors un vaste champ de bataille où s’affrontent plusieurs armées étrangères. Le 28 avril 1945, tentant de fuir vers la Suisse, Mussolini est exécuté (puis pendu) par des partisans communistes. En juin 1946, un référendum serré met fin à la royauté, la République italienne est proclamée et la famille royale est exilée. L’Italie s’installe alors dans un régime parlementaire, dominé par la démocratie chrétienne et des partis laïques antifascistes, favorise, malgré de fréquentes crises ministérielles, à la fois la reconnaissance internationale, l’intégration européenne et un développement économique sans précédent (le miracle économique italien). Un parti communiste italien de plus en plus fort, et relativement modéré, empêche toute alternance électorale jusqu’en 1976, moment du compromis historique mais aussi des années de plomb, marquées par le terrorisme d’extrême gauche. Peu à peu, la démocratie chrétienne, tout en restant incontournable, laisse une partie du pouvoir à des partis moins importants comme le parti républicain italien ou le parti socialiste italien. Des réformes sociales majeures sont adoptées après référendum (le divorce, l’avortement) ou après le vote de loi, ainsi qu’une transformation du Système de retraite en Italie, afin de développer des formules de retraite par capitalisation. Un climat affairiste, de plus en plus corrompu, s’installe, ce qui provoque l’opération judiciaire dite Mani pulite (Mains propres). Il s’en suit une réorganisation politique massive qui voit l’explosion des trois grandes forces politiques (la démocratie chrétienne, le parti communiste et le parti socialiste) en une myriade de partis, changement accentué le référendum de 1993 et l’adoption en 1994 d’une loi électorale posant les bases d’un système électoral mixte. Ces changements provoquent la descente politique de Silvio Berlusconi dont les affaires avaient bénéficié du gouvernement du socialiste Bettino Craxi. S’il est rapidement lâché par ses alliés (comme la Ligue du Nord), il n’en revient pas moins au pouvoir en 2001 avec une victoire électorale écrasante, après un intermède, dominé par le centre-gauche, incapable de faire aboutir une réforme constitutionnelle majeure. Ce gouvernement Silvio Berlusconi II est jusqu’à présent le plus long de toute l’histoire républicaine. En 2006, la gauche, menée par Romano Prodi, revient au pouvoir suite à une courte victoire aux élections législatives. En août 2006, Ehud Olmert demande à Romano Prodi que l’Italie prenne la direction de la Finul renforcée après le conflit israélo-libanais, ce qui fut le cas en février 2007. L’Italie est une péninsule de l’Europe du Sud située au centre du bassin méditerranéen. D’une superficie de 301300 km², elle est longue de 1360 km du nord au sud et couvre à 92 % la superficie de la région géographique italienne. Ouverte sur la mer Adriatique à l’est, la mer Tyrrhénienne à l’ouest, la mer Ionienne au Sud et la mer Ligure au nord-ouest, elle englobe de nombreuses îles dont les principales sont la Sicile et la Sardaigne. Au sud de l’Italie, on trouve les derniers volcans en activité d’Europe (si on exclut l’Islande), le Vésuve près de Naples, l’Etna en Sicile et le Stromboli dans les îles Éoliennes. Le centre de la péninsule et le nord du pays sont occupées par des chaînes de montagnes, les Apennins et la face interne de l’arc alpin. Ces régions sont impropres à des activités économiques importantes, mis à part les sports d’hiver ; toutefois ces zones sont un réservoir d’eau très important et donc un grand fournisseur d’hydroélectricité. Pour faciliter les liaisons nationales et internationales, les autorités ont fait de gros efforts d’aménagement. 8000 km d’autoroute ont été construits. L’équipement des cols et le percement de grands tunnel comme celui du Mont-Blanc ou du Fréjus relient l’Italie au reste de l’Europe. Au nord de l’Italie la plaine du Pô est une riche zone agricole. Le méthane présent dans son sous-sol est la seule source d’énergie fossile présente en Italie. Les autres plaines sont situées sur le littoral. Longtemps marécageuses, elles ont été drainées et amendées pour permettre le développement de l’agriculture et du tourisme. La botte italienne connaît un climat méditerranéen, avec des nuances. Plus on va vers le sud, plus les étés sont longs et secs. Dans le sud des Pouilles et de la Calabre la sècheresse estivale est supérieure à 5 mois. Dans les Apennins, les hivers sont plus froids. Le nord de l’Italie connaît un climat de type subtropical humide avec des hivers plutôt froids mais des étés très chauds et humides et des précipitations plus abondantes que dans la péninsule. Les montagnes les plus hautes sont le Mont Blanc, le Mont Rose, le Cervin et le Mont Viso. Les fleuves et rivières les plus importants sont : le Pô, le Tanaro, le Tessin, l’Adige, l’Adda, l’Arno, le Tibre, en italien Tevere. Les lacs les plus importants sont : le lac Majeur, le lac de Côme, le lac de Garde et le lac d’Orta. L’Italie est membre du G8. Elle est la 6e puissance économique du monde en 2010 et le premier exportateur mondial de produits de luxe. L’économie italienne a des dimensions européennes : produits agricoles (huile,fruits, vinaigre balsamique, fromages, pâtes), produits industriels (voitures, vêtements (2e rang mondial), services (tourisme : avec 43 millions de touristes l’Italie se classe comme le 5e pays le plus visité). L’Italie est la quatrième puissance européenne, son produit brut étant de 1.758 milliard de dollars (USD). Les régions du nord, notamment la Lombardie et le Vénétie, ont un des PIB par habitant les plus élevés de l’Union européenne (31180 dollars par habitant en 2004) et comparable à celui d’Île-de-France ou de la région de Londres. En revanche, les régions méridionales accusent toujours un retard économique notable par rapport aux régions du nord. Le taux de chômage en 2007 était de 5,6 % mais varie selon les régions, notamment entre le nord (3 %) le centre (6 %) et le sud (15 %) du pays. L’Italie a une longue tradition de fabrication de qualité et de dynamisme commercial (les premières banques furent Italiennes, la puissance des cités-État médiévales reposaient déjà sur leur puissance commerciale). Encore aujourd’hui, son économie est tirée par le dynamisme entrepreneurial, que ce soit grâce aux grands groupes industriels comme Fiat (qui connaît aujourd’hui un renouveau), Olivetti, Finmeccanica, AnsaldoBreda, Saipem ou Benetton, à des sociétés d’État aujourd’hui largement privatisées comme l’Eni, ENEL et à l’existence d’un dense réseau de PME constitué de sous-traitants ou de petites structures tournées vers l’excellence, la qualité, le design et constituant la force d’exportation de l’économie italienne. Les grands noms du luxe italien comme Ferrari, Maserati dans l’automobile, Gucci, Dolce&Gabbana, Armani, Borbonese, Prada, Ermenegildo Zegna dans la mode et Ferretti, Azimut et Riva dans le yachting font de l’Italie une référence mondiale dans le domaine de l’élégance et design. Parallèlement, il existe une économie souterraine surtout présente dans le sud de l’Italie. Le travail au noir représenterait 20 % du PIB. Les grandes organisations criminelles comme la mafia sicilienne, la camorra napolitaine et la ndrangheta calabraise pratiquent l’extorsion de fonds, le trafic de stupéfiants, de cigarettes, d’armes, les paris clandestins et l’usure. Selon certaines estimations, 80 % des entreprises siciliennes subissent le racket de la mafia. Ceci pèse sur l’économie du Mezzogiorno (le sud de la péninsule). Les investisseurs italiens ou internationaux hésitent en effet à s’installer dans cette zone. Néanmoins, les commerçants de Palerme ont décidé de se rebeller contre les pratiques d’extorsions. Ces organisations, pour blanchir l’argent sale, ont tendance à investir dans des activités économiques légales dans les régions riches du nord et du centre de l’Italie ou à l’étranger (notamment en Suisse et en Allemagne), mais l’emprise mafieuse qui s’exerce notamment à travers le racket n’existe véritablement que dans les régions d’où sont originaires les clans, c’est-à-dire à Naples, en Calabre et en Sicile. De ce fait, la plupart des entreprises ainsi que les réseaux de PME dynamiques sont implantés dans centre et le nord ou dans les régions méridionales qui échappent à l’emprise de la mafia comme la Basilicate ou la Sardaigne. Le triangle industriel Milan-Gênes-Turin fait partie de la mégalopole européenne. Il en représente la partie sud. Avec l’Émilie-Romagne et la Vénétie, il compose le cœur industriel de l’Italie, fortement ancré vers l’Europe et les exportations. On y trouve des industries puissantes comme Fiat et l’Eni mais aussi des PME dynamiques. Les PME de la troisième Italie sont elles aussi fortement tournées vers l’exportation. Cette partie de l’Italie est beaucoup plus riche que le Sud et ne compte que 2 % de chômage alors que le sud atteint les 15 %. Entre les deux, il existe une région que les géographes ont appelé la troisième Italie. Elle base son développement économique sur des réseaux de PME dynamiques dans des secteurs diversifiés comme le textile, le cuir, les industries métalliques et mécaniques. Signalons que l’Italie est le 2e fabricant et exportateur de machines-outils après l’Allemagne. Ce pays est le 1er partenaire économique de l’Italie, le suivant étant la France. Concernant les échanges commerciaux, 60 % sont effectués en Europe. L’Italie dispose de très bonnes infrastructures de communication vers l’Europe (lignes ferroviaires, autoroutes, cols aménagés) ainsi qu’une ouverture sur l’Europe Centrale et de l’Est grâce à la Slovénie et l’Autriche. Enfin, ne serait la très lourde facture énergétique du pays qui importe la majorité de l’énergie dont il a besoin, la balance commerciale serait largement excédentaire. Le tourisme constitue également une activité motrice de l’économie: l’Italie, troisième pays touristique d’Europe derrière la France et l’Espagne, accueille 52 millions de touristes par an dans les Alpes, sur les littoraux et dans ses villes d’art comme Venise, Florence, Naples et Rome. La présence de ruines antiques fait également beaucoup dans la réputation touristique du pays ; l’Italie développe également depuis quelques années un tourisme oeno-gastronomique (appelé agri-tourisme). On compte près de 2 millions d’exploitations agricoles en Italie. Elles sont spécialisées dans la culture des produits traditionnels dans le monde méditerranéen, c’est-à-dire la vigne, le blé, l’olivier, les fruits et légumes et les agrumes (notamment la bergamote à Reggio Calabria) et les produits laitiers. L’allègement des prélèvements obligatoires, l’assouplissement du marché du travail, la réforme du système de retraites, avancent lentement du fait de l’opposition des syndicats qui craignent une précarisation des conditions de travail des employés et un appauvrissement des futurs retraités. Le gouvernement de Silvio Berlusconi dispose de plus de latitude pour engager ces transformations car il ne repose pas sur une coalition trop hétéroclite. Toutefois, l’Italie ayant une situation financière (dette publique) délicate, ses marges de manœuvres sont extrêmement réduites. Le 20 septembre 2011, l’agence de notation Standard & Poor’s abaisse la note de l’Italie de A+ à A.
Il est midi, nous approchons de gènes, nous abordons le port, des bateaux font la liaison avec l’île d’Elbe et la Corse, le port de Livourne en Toscane se trouve plus au sud sur la mer Tyrrhénienne. Au sommet d’une colline, nous distinguons un château, dans un des bassins du port nous apercevons un sous marin, nous sommes cernés par une multitude de Vespas, dont les italiens en sont fiers. Nous gravissons une colline, elle est colonisée par de superbes maisons, elles possèdent de magnifiques façades ornées de sculptures et de statues, elles sont pavoisées de colonnes et de balcons. Nous sommes dans l’ancien quartier des riches armateurs, nous sommes au sommet de la colline, nous avons une vue magnifique sur la ville de Gènes, nous découvrons d’autres collines où sont étagées des maisons et où serpentent de petites rues. La ville est fleurie avec de superbes magnolias blancs, nous découvrons des maisons très hautes, elles sont coiffées de toits terrasses, nous voici arrivés au restaurant, le Stallone, où nous allons déjeuner.
Après un bon repas et notre premier plat à base de pâtes, nous embarquons Jeannette, elle sera notre guide pour faire un tour panoramique de la ville en bus, la présentation de Gènes se trouve en fin de document, mais en voici une synthèse :
Gênes, en italien Genova Ville d’Italie, capitale de la Ligurie et chef-lieu de province, sur le golfe de Gênes (que forme la Méditerranée), 632366 habitants (Génois). Principal port italien. Centre industriel (raffinerie de pétrole). Cathédrale et nombreuses églises, construites et décorées du Moyen Âge à l’époque baroque, riches palais Rosso, Bianco et Spinola, aujourd’hui galeries d’art (peintures, notamment de l’école génoise des XVII.me-XVIII.me siècle). Dotée à partir du XI.me siècle d’une flotte puissante, Gênes participa à la première croisade (1097), au cours de laquelle elle jeta les bases de son empire maritime, malgré la concurrence de Pise puis la rivalité de Venise (XIII.me siècle). En 1339, elle se donna un doge aux XIV.me et XV.me siècle, son empire fut détruit par Venise et par les Turcs. En 1768, elle céda la Corse à la France. Capitale de la république Ligurienne en 1797, elle fut annexée à l’Empire français (1805), puis au royaume de Sardaigne (1815).
Gènes est la cinquième ville d’Italie, il y a une très forte population d’émigrés qui proviennent d’Amérique du sud, de l’est de l’Europe et de l’Afrique. Nous roulons dans la rue centrale de gènes, la rue du 20 septembre. Elle est bordée de commerces dont la FNAC, le 20 septembre rappelle le 20 septembre 1870. C’est le jour où les italiens sont entrés à Rome, qui était alors propriété du Vatican, qui deviendra en 1871, la capitale d’Italie. N’oublions pas que l’Italie n’a été unifiée qu’à partir de 1860 avec Garibaldi et Bassini. Les anciennes capitales de l’Italie unifiée ont été Turin la savoyarde, puis Florence la toscane qui était plus centrale. Le premier ministre actuelle Mario Monti, a la lourde tâche de faire oublier les frasques et l’hégémonie du pouvoir de Berlusconi, l’ancien premier ministre défait très récemment. La chaussé est entourée de maisons à arcades, sous lesquelles sont installées des boutiques, nous arrivons sur la place centrale de Gènes, la place Ferrari. Raphaël de Ferrari était un homme riche, avant de mourir, il a laissé une partie de sa fortune à la ville de Gènes afin d’améliorer le port. On lui a donc dédié cette place, qui s’appelait auparavant la place Saint-Dominique. Nous passons devant le siège de la première bourse d’Italie, aujourd’hui la bourse italienne se trouve à Milan. Sur la place Ferrari se dresse la statue de Garibaldi, c’est un héros national pour toute l’Italie, nous passons devant le théâtre et l’opéra de gènes qui est reconnu pour son acoustique. Nous circulons dans la rue la plus chique de Gènes, la via Roma, elle date de la moitié du XIX.me siècle, nous distinguons le siège de la région de la Ligurie, nous abordons une place circulaire, la place Corvetto, au milieu de laquelle se trouve la statue du roi Emmanuel Victor II, il fut le premier roi de l’Italie unifiée. L’hymne Italien a été écrit par un génois, Gofredo Mamelli, l’hymne commence par frères d’Italie. Les toscans surnommaient auparavant les génois de forestis, ce qui signifiait étrangers, aujourd’hui ce terme est de moins en moins utilisé. Nous roulons sur la corniche de gènes, la ville s’étale sur 30 kilomètres de long en front de mer, la ville est très vallonnée, elle possède très peu d’espaces plats. Elle est urbanisée en vertical, ses maisons s’étagent sur ses collines, dès 1870 on construit des nouveaux quartiers, dont celui que nous traversons. L’industrialisation de l’Italie unifiée a eu Gènes comme fer de lance, nous sommes au milieu d’habitations réalisées par des appartements, la vie en appartement était plus pratique que dans les maisons de la vieille ville. C’est à gènes où l’on a construit les premiers gratte-ciels d’Europe, la corniche est un quartier très agréable, où il fait bon vivre, le seul problème est le stationnement pour ses habitants. Nous découvrons le funiculaire de Gènes, le premier construit en Italie, c’est un des divertissements le plus prisé des génois. Nous sommes toujours sur la corniche, dans le quartier Saint-Nicolas qui a une église qui porte le même nom. Nous pouvons distinguer combien la ville est bâtie en hauteur, on se rend dans certains quartiers aux rues très étroites avec des bus adéquates ou en empruntant des ascenseurs publics ou privés. Nous passons devant un immense bâtiment, c’était l’ancien hôtel dieu, où l’on recueillait les pauvres. C’est un bâtiment carré, bâti en forme de croix grecque, au centre de laquelle était implantée la chapelle de l’hôtel dieu. Dans la chapelle, il y a une statue réalisée par Pierre pouget, sculpteur marseillais, il était venu à gènes pour acheter un bloc de marbre, afin de confectionner la statue du premier ministre Colbert. Gènes était le marché du marbre de Carrare, Pouget n’a jamais eu l’occasion de finaliser son projet statuaire de Colbert, il fut emprisonné à Gènes. Une fois retrouvé sa liberté, il fut l’instigateur de l’école de l’art baroque génois. Il avait étudié à Rome avec Bernini, Pierre Pouget est très apprécié à Gènes. Nous passons devant des maisons avec de superbes terrasses, de juin à septembre, il est de tradition d’y prendre les repas. Nous distinguons le phare de Gènes, c’est le monument le plus symbolique de la ville, nous voici devant la gare principale de Gènes. Comme la ville est très étendue, elle possède plusieurs gares, mais la plus importante est celle-ci, où tous les trains de grandes lignes s’arrêtent. En face de la gare, se situe l’hôtel de Savoie, il arbore 5 étoiles. Tout près de la gare se trouve la maison de Andréo Doria, figure de l’histoire génoise, italienne et européenne, il a vécu jusqu’à l’âge de 94 ans. Il était navigateur, il devient amiral, puis banquier. Nous passons devant sa maison, elle possède une petite tour et son horloge, la demeure est toujours habitée par la famille Doria. Doria était devenu prince suite à une donation faite par Charles V d’Espagne, d’un petit royaume situé au centre de l’Italie. Nous longeons la gare maritime, elle date de 1926, c’était l’époque des grandes croisières, nous apercevons des arcades blanches. C’est l’ancien hôpital, où l’on accueillait les personnes en provenance de la terre sainte. Nous passons devant le musée de la mer, il est ouvert depuis le début de l’année, dans un ancien bâtiment se trouve la faculté d’architecture de Gènes. Sur notre droite nous découvrons la copie d’un vieux galion, il a servi pour le tournage du film, le pirate, de Polanski, il a été exposé pendant un certain temps à Marseille. Nous longeons l’aquarium de Gènes, il a été inauguré en 1992, pour le 500ème anniversaire de la découverte de l’Amérique, il est l’œuvre de Renzo Piano architecte génois. Il a son studio dans une maison blottie dans une des collines de Gènes, il travaille avec des étudiants de toutes nationalités. L’aquarium a été visité l’an dernier par 1700000 visiteurs, c’est le huitième monument le plus visité en Italie. Nous passons devant le palais Saint-Georges, c’est l’ancien siège du pouvoir politique, il est actuellement le siège de la banque Saint-Georges. Gènes devenue très riche, il a fallu créer une banque, et puis un nouveau mode de paiement, c’est à Gènes où l’on a utilisé pour la première fois la traite, qui est l’ancêtre du chéquier que nous connaissons aujourd’hui. Le palais Saint-Georges a été séparé en 2 parties, la partie médiévale donne vers la ville ancienne, la partie côté mer est ornementée de fresques inspirées de la mythologie grecque, elles montrent l’importance de la famille. Nous abordons la place Calicamito, c’est ici que l’on chargeait les bateaux, une statue orne l’espace important, aujourd’hui elle est le paradis des africains qui vendent toutes sortes de babioles. Nous roulons dans une rue bordée d’arcades médiévales à droite, à gauche nous avons la mer avec une urbanisation des années récentes. Nous sommes entourés de constructions, elles sont d’architecture médiévale, elles sont sillonnées par de petites rues appelées Carujjis, ce mot vient de chariot, à gauche nous avons l’église des Annonciades. C’est ici que l’on accueille les clochards, malheureusement, ils sont de plus en plus nombreux. Nous circulons dans la rue du 25 avril, c’est le jour où l’armistice a été signée entre l’Allemagne et L’Italie, nous continuons à sillonné dans la ville. Nous apercevons une maison recouverte de lierre, ce serait la maison où résidait Christophe Colomb. Christophe Colomb Gênes 1450 ou 1451 – Valladolid 1506 Navigateur génois, découvreur de l’Amérique. Fils d’un tisserand, il se fixe au Portugal en 1476 ou 1477, après avoir effectué des voyages demeurés mal connus. Persuadé de pouvoir atteindre l’Orient en traversant l’océan Atlantique, il ne parvient pas à convaincre le roi Jean II de Portugal de soutenir son projet et se rend en Espagne (1485). En 1492, il gagne à sa cause les souverains Ferdinand II et Isabelle Ire la Catholique, qui lui accordent le titre de vice-roi sur les terres qu’il pourrait découvrir. L’expédition, composée de trois navires (la Santa María, la Pinta et la Niña), quitte Palos de Moguer le 3 août 1492. Colomb aperçoit la terre le 12 octobre : probablement une île des Bahamas il aborde ensuite à Cuba et à Haïti, qu’il appelle Hispaniola, puis revient en Espagne (1493). Dans un deuxième voyage (1493 – 1496), il reconnaît la Dominique, la Guadeloupe, et poursuit l’exploration de Cuba. Dans un troisième voyage (1498), après avoir découvert la Trinité, il atteint le continent et longe la côte de l’Amérique méridionale à l’est de l’Orénoque Mais il ne peut maîtriser une rébellion des premiers colons d’Hispaniola. Dans un quatrième voyage (1502 – 1504), il explore la côte de l’Amérique centrale, du Honduras au golfe de Darién. Des lettres attestent que Christophe Colomb est bien originaire de Gènes, on les a retrouvées où il faisait la demande de mécènes aux autorités de Gènes pour organiser ses expéditions, dans une de ses lettres, il dit que malgré qu’il soit loin, son cœur est toujours à Gènes. Nous passons devant le lycée classique Andréa Doria, où l’on étudie le grec et le latin, nous arrivons place de la victoire, où sont dessinés les 3 bateaux de Christophe Colomb, et au centre de la place est érigé un arc en la mémoire des soldats mort au cours de la guerre 1915-1918. Cette place a été édifiée au temps de Mussolini, sa construction a commencé en 1931 pour se terminé en 1938. Les arcades qui entourent la places sont de formes arrondies, elles sont classiques, elles sont l’œuvre de Marcello Placentini, architecte préféré de Mussolini. Nous passons l’endroit où se déroule la foire internationale de Gènes, nous passons dans un quartier édifié à l’époque mussolinienne, le Corbusier a complimenté l’architecte génois Carlo Danini qui a dessiné ce quartier pour son avant gardisme. Nous roulons sur l’avenue d’Italie, elle est en front de mer. C’est la promenade de la mer, nous rencontrons l’église Saint-Pierre. Elle datait du XVII.me siècle, elle fut bombardée au cours de la dernière guerre mondiale, elle fut rebâtie à l’identique dans les années 1950. Nous passons devant la porte des dauphins, les romains appelaient dauphins, non pas les poissons, mais les marins de la région. Nous traversons un quartier très huppé, il est en bord de mer, la plage et en galets, le midi toutes les petites plages situées au centre de la ville sont investies par les génois, ils y prennent la pause de midi avant de retourner au travail. Guiseppe Massini, contemporain de Garibaldi, a aussi beaucoup œuvré pour l’unification de l’Italie, c’était une figure très moderne pour son époque. Nous circulons dans le quartier typique d’Albarro, il est très vert et élégant, à gauche nous découvrons un édifice municipal, à droite une église moderne avec des beaux jardins où le laurier rose est au paradis. Nous sommes à la place Saint-Léonardo, où 2 sortes d’architectures se côtoient. Sur notre droite, en haut de la colline, on distingue une maison du XVI.me siècle, la famille avait de nombreux palais à Gènes, et une maison pour se détendre en haut de Gènes, elle surplombait la ville et la mer. Certains toits sont recouverts en ardoise, elle provient d’une carrière exploitée entre Gènes et Monte Catini, elle se situe dans la commune de la Bannia. Nous passons devant un bâtiment art nouveau, il possède de beaux bowindow, il est entouré de majestueux magnolias, de tulipiers, il est flanqué de superbes terrasses. Nous sommes dans la rue Buenos aires, il y a un monument dédié au général génois immigré en Argentine, c’est lui qui a dessiné le drapeau argentin. Ce ne sont pas moins de 10 millions d’italiens qui ont immigrés au cours de la première moitié du XX.me siècle, une grande partie s’est embarquée depuis le port de Gènes, pour rejoindre l’Amérique du sud, la France était une des terres d’asile des immigrants italiens. Nous passons devant un immense centre commercial, c’est un Carrefour, devant l’hôpital san Martino, les facultés de Gènes. L’hôpital san Martino et l’hôpital de Vienne, sont les 2 plus grands hôpitaux d’Europe. Ce n’est pas sans regret que nous quittons notre guide Jeannette, nous avions du mal à saisir tous ses commentaires et le groupe n’était pas attentif. Nous quittons Gènes, nous reprenons l’autoroute pour nous rendre à Monte Catini, nous en sommes séparés de 179 kilomètres. Nous passons sous de nombreux tunnels, nous circulons dans des forêts de châtaigniers, sur notre droite nous laissons l’autoroute en direction de Parme. Nous découvrons des montagnes assez hautes, elles sont très minérales, nous arrivons dans la plaine de L’Ombrie, nous sommes à la hauteur de la ville de Luques. Nous arrivons à Monte Catini, nous sommes obligé de nous acquitter d’une taxe de séjour du bus, cette taxe a été instauré depuis l’arrivée au pouvoir de Carlo Monti en 2012. Nous voici arrivés à notre hôtel, le royal Palace, il est situé à 500 mètres du centre ville de Monte Catini, dont voici une présentation :
Montecatini Terme est une commune italienne d’environ 21400 habitants située dans la province de Pistoia dans la région Toscane en Italie centrale. La région de Montecatini est occupée depuis les temps préhistoriques, mais la première mention de la cité date de 716 de notre ère. En 1164, elle est cité ecomme une commune libre, mais elle est conquise plus tard par la République de Lucques. Au XIV.me siècle son château fut assiégé durant la bataille de Montecatini entre la république de Florence et les condottières Uguccione della Faggiuola et Castruccio Castracani. Les premiers bains furent édifiés en 1540. En 1554, ils sont ouverts aux Siennois, et en conséquence de quoi ils furent détruits en représailles par Cosme Ier de Médicis, premier grand-duc de Toscane. L’activité balnéaire reprit au XVIII.me siècle, lorsque les premières véritables installations balnéaires furent construites. Au XX.me.m siècle la ville devint une des stations balnéaires d’Italie les plus fréquentées. Parmi les personnalités qui fréquentèrent ces lieux : Giuseppe Verdi, Pietro Mascagni, Ruggero Leoncavallo, Carlo Alberto Salustri, dit Trilussa, Beniamino Gigli et Luigi Pirandello. Christian Dior y mourut en 1957.
Le soir avant le repas, nous faisons la connaissance de Lucciana, elle sera notre accompagnatrice tout au long de notre séjour. C’est un peu las que nous allons nous reposer, la journée fut longue, la chaleur étouffante et le survol de Gènes nous a anéanti.

Jour 2 : Aujourd’hui, nous allons visiter Florence, c’est la capitale de la région de Toscane, dont voici une synthèse glanée tout au long de notre périple toscan :
La Toscane (Toscana en italien), est une des régions d’Italie, située au centre-ouest du pays et dont la capitale est Florence. De forme triangulaire, la Toscane est située entre la partie nord de la mer Tyrrhénienne et les Apennins. La Toscane centrale a une superficie d’environ 22993 km². Encerclée et traversée par les grandes chaînes de montagnes et des quelques plaines très fertiles, la région a un relief qui est dominé par les pays vallonnés. L’activité la plus active est l’agriculture. Considérant que les montagnes couvrent 25 % de la superficie totale (5770 km² carrés, les plaines 8,4 % de la superficie totale, presque toutes coïncidant avec la vallée du fleuve Arno, (1930 km²), les collines occupent les deux tiers (66,5 %) de la superficie totale de la région, couvrant (15292 km²).Le climat est assez doux dans les zones côtières, est plus sévère et pluvieux à l’intérieur, avec des fluctuations considérables de température entre l’hiver et l’été. Elle jouxte au nord-ouest la Ligurie, au nord l’Émilie-Romagne, à l’est les Marches et l’Ombrie, au sud le Latium. Elle est la cinquième région d’Italie par superficie et la neuvième par population. Elle est bordée au nord-est par la chaîne des Apennins, au nord-ouest, par les Alpes apuanes, et est arrosée d’est en ouest par l’Arno. Certains territoires italiens de la Toscane : la région du Chianti, la région viticole d’origine historique du vin de Chianti• Le val d’Orcia• La Val di Chiana et Cortone• La Versilia• Les Crete senesi• Le désert d’Accona• La Maremme• La Garfagnana• La Lunigiana• La Suisse pesciatine. La Toscane compte 3734355 habitants (date de recensement 2010) et a une superficie de 23000 km² dont les principales villes sont : Florence (370657 habitants), Prato (180000 habitants), Livourne (170000 habitants), Arezzo (100000 habitants), Pise (93000 habitants), Lucques (85000 habitants), Grosseto (80000 habitants), Sienne (55000 habitants). Le mot « Toscane » est apparu au Xe siècle, dérivé de l’antique « Tuscia » qui désigna, à partir du IIIe siècle, l’ancienne Étrurie, territoire des Étrusques ou Tuscie, compris entre le Tibre et l’Arno. Les Étrusques sont apparus comme civilisation au VIII.me siècle av. J.C. et ils sont parvenus, au VI.me siècle av. J.‑C., à l’apogée de leur civilisation. Ils furent absorbés par Rome au Ie siècle av. J.‑C. L’Étrurie, le territoire de leur dodécapole régionale, correspondait approximativement aux limites de l’actuelle Toscane. Grâce à une puissante flotte qu’ils s’étaient constituée, les Étrusques établirent avec l’Orient (Grèce, Chypre, Syrie…), la Gaule, l’Espagne et l’Afrique (Carthage), des échanges commerciaux, exportant le fer et le cuivre toscan, important des tissus, des bijoux, de l’ivoire, de la céramique, etc. Ils cherchèrent à étendre leur domination vers le sud où, durant la seconde moitié du VII.me siècle av. J.‑C., ils occupèrent le pays latin. Ils s’installèrent sur le site de Rome, qui pendant plus d’un siècle, fut gouverné par des rois originaires d’Étrurie, les Tarquins. Vers le début du VI.me siècle av. J.‑C., ils s’aventurèrent en Campanie, mais se heurtèrent aux Grecs, installés en Italie du sud (ou Grande Grèce). Au nord, ils essaimèrent vers la fin du VI.me siècle av. J.‑C., dans une grande partie de la Plaine du Pô, y fondant notamment Bologne (alors appelée Felsina), ainsi que le port de Spina (aujourd’hui dans le delta du Pô), d’où ils pouvaient contrôler le commerce de l’Adriatique. L’Étrurie formait une fédération de douze « cités-états » groupées en dodécapole, et nommées lucumonies car gouvernées par un roi appelé « Lucumon », dont l’union demeura plus de nature religieuse que politique. À la fin du VI.me siècle av. J.‑C., Tarquin le Superbe, dernier des rois de Rome fut chassé. Au début du siècle suivant, les Étrusques, ainsi coupés de la Campanie, tentèrent en vain d’atteindre celle-ci par voie de mer et se firent définitivement battre par les Grecs. Menacées au III.me siècle, leurs cités tombèrent ent une à une devant la puissance grandissante de Rome : la chute de leur capitale religieuse, Velzna, en 265 av. J.-C., marque la fin de leur indépendance. Finalement, il faut retenir de cette brillante civilisation leur art raffiné qui témoigne de leur ingéniosité, et leurs nombreux apports à la civilisation romaine. Rome a annexé l’Étrurie en 351 av. J.-C. Entre le II.me et III.me siècles av. J.C., quatre grands axes romains furent percés dans la région, éléments essentiels d’un vaste programme de travaux routiers qui devait transformer le visage de l’Italie en général et de la Toscane en particulier : la via Aurelia, qui longeait la côte jusqu’au port de Pise et la base navale de Guenua (Gênes) ; la via Clodia, qui s’arrêtait à Saturnia ; la via Cassia, qui reliait Rome à Florence ; la via Flaminia, qui reliait Rome à l’Ombrie et à l’Adriatique. Ces nouvelles routes romaines évitèrent soigneusement les grands centres étrusques, dont le déclin ne tarda pas à suivre, tandis que les nouvelles villes romaines prenaient de l’importance. C’est le cas, par exemple, de Pistoriae (Pistoia), qui n’était, à l’origine, qu’une petite ville fortifiée au bord de la via Cassia. Entre la fin de l’Empire romain d’Occident, au Ve siècle de notre ère, et le début des invasions étrangères au XV.me siècle, l’histoire de ce pays consiste en une succession de conflits entre des cités formant chacune un état souverain. Progressivement, les plus grandes absorbèrent les plus petites. En Toscane, Florence, Pise et Sienne s’affrontaient pour obtenir la suprématie dans la région. Dans les premiers temps, les batailles entre les cités-états étaient livrées par les citoyens eux-mêmes, âgés de quinze à cinquante ans. Dante Alighieri connut ces combats : il participa à la dernière bataille qui opposa des citoyens-soldats; en 1289, lors de la bataille de Campaldino, Florence parvint enfin à écraser Arezzo. Mais les pertes humaines furent si grandes à cette occasion que les cités préférèrent laisser par la suite à des mercenaires, les condottieri, le soin de régler leurs différends armés. Et tout au long du XIV.me siècle, ce furent ces condottieri qui tinrent entre leurs mains l’équilibre des pouvoirs. Placés à la tête de compagnies de plusieurs milliers d’hommes bien armés et fort disciplinés, ils vendaient leurs services au plus offrant. La cité qui avait les moyens de les payer et de les contrôler, dominait alors ses voisins. Ces guerres entre les cités étaient menées au nom de la querelle opposant les Guelfes aux Gibelins : les Guelfes soutenaient le parti du pape contre celui de l’empereur du Saint-Empire romain germanique ; les Gibelins, quant à eux, estimaient que le pays ne pourrait retrouver la paix que grâce au contrôle impérial. Du moins était-ce la théorie. En pratique, les étiquettes « guelfe » et « gibeline » n’étaient que des slogans guerriers. Dès qu’un parti venait à bout de ses adversaires dans une cité, il se divisait en factions opposées. Ainsi, à Florence, à peine le parti guelfe eut-il remporté la victoire qu’il se scinda en guelfes noirs et guelfes blancs. Dante Alighieri, un guelfe blanc, fut obligé de s’exiler en 1302, quand les noirs soutenus par Charles de Valois prirent le pouvoir. Il alla se réfugier à Vérone puis à Ravenne auprès de seigneurs gibelins. En dehors de la Toscane, et à l’exception de Venise, la plupart des cités-états étaient dominées par un seul maître : le seigneur. Ainsi, les Visconti régnaient à Milan, les Scaliger à Vérone, les Gonzague à Mantoue, les Este à Ferrare. Les républiques toscanes réussirent à maintenir leur indépendance plus longtemps que les autres cités italiennes, mais Florence, à son tour, dû plier devant un maître unique quand les Médicis prirent le titre de ducs. Malgré toutes ces luttes incessantes opposant factions et cités et malgré la Grande Peste qui emporta la moitié de la population toscane (1348-1393), le Moyen Âge fut, pour cette région, une période prospère. L’industrie textile et le commerce enrichissaient les villes. Les échanges avec le monde musulman conduisirent le Pisan Fibonacci à introduire en occident la numération arabe. Les progrès de la géométrie, qui en découlèrent, permirent aux architectes toscans de se lancer dans la construction d’édifices plus audacieux et plus complexes. Pendant ce temps, les banquiers développèrent les principes de tenue de livres de comptes en partie double, base de la comptabilité moderne. Avec le XV.me siècle (« Quattrocento »), débute en Italie et en Toscane, le mouvement appelé Renaissance (« Rinascimento ») qui couvrira aussi tout le XVI.me siècle (« Cinquecento »). C’est une période exceptionnelle se caractérisant par une grande prospérité économique et artistique. Florence en représente le berceau et l’éblouissante incarnation. La ville en est grandement redevable à la dynastie des Médicis, richissime famille de banquiers, considérée comme les mécènes les plus prestigieux de l’histoire européenne. La famille des Médicis gouverna Florence quasiment sans interruption de 1434 à 1743. Ce règne commença discrètement avec Cosme l’Ancien, fils du riche marchand Giovanni di Bicci. Il s’efforça toute sa vie de trouver du travail pour les artistes qu’il protégeait. Il fut aussi le premier mécène à respecter les artistes et le premier mécène humaniste, polyglotte et amateur de philosophie. Bien que n’étant pas élus, les premiers membres de la dynastie jouissaient du soutien du peuple. En 1494, Charles VIII nomme Hugues d’Amboise, fils de Pierre d’Amboise, gouverneur de Toscane. Après la fuite de Pierre de Médicis devant les troupes françaises de Charles VIII, le prieur dominicain Jérôme Savonarole fonda, à Florence, une république de la « vertu ». Excommunié, ayant lassé le peuple par ses excès, il fut exécuté en 1498, mais la république se maintiendra jusqu’en 1512, puis elle renaîtra de 1527 à 1530 quand le pape Clément VII (un Médicis) et l’empereur Charles Quint s’allieront pour replacer un Médicis au pouvoir, Alexandre, après un siège de la ville qui dura dix mois. En 1570, Cosme Ier devint le premier Grand-duc de Toscane après avoir réussi à en imposer l’unité politique. Commença, alors, une longue période de prospérité pendant laquelle les Médicis s’employèrent à fonder un état toscan à partir de cités rivales. Cet état perdurera jusqu’en 1737, année de l’extinction de la lignée des Médicis avec Jean Gaston de Médicis qui meurt sans descendance. Si les premiers Médicis avaient été des républicains fervents, la dynastie, corrompue par le pouvoir, penchera vers la tyrannie. Cela n’empêcha pas deux des leurs de devenir, au XVI.me siècle, papes sous les noms de Léon X et de Clément VII. Mais surtout, le nom des Médicis reste à jamais associé à toute une lignée d’artistes géniaux, qu’ils ont su intelligemment soutenir tels Botticelli, Michel Ange, Léonard de Vinci, etc. La maison de Habsbourg-Lorraine, elle commence avec François II (1737-1765) et se termine avec Ferdinand IV (1859-1860). Le Grand-Duc Jean Gaston de Médicis n’ayant pas de descendant, les droits sur la Toscane passèrent à l’infant Charles par sa mère, Elisabeth Farnèse, petite-fille de Marguerite de Médicis. Lors de la négociation en 1735 du troisième traité de Vienne du 18 novembre 1738 qui mettait fin à la guerre de succession de Pologne, l’infant Charles accepta pour assurer en contrepartie ses droits sur le Royaume des Deux-Siciles, de céder ses droits à François III Étienne, Duc de Lorraine et de Bar lequel cédait ses propres duchés patrimoniaux au roi de Pologne détrôné Stanislas Leszczyński, qui, à sa mort, les léguerait à son gendre le roi de France Louis XV. À la mort du Grand-Duc Jean-Gaston le 8 juillet 1737, François de Lorraine devint donc Grand-Duc de Toscane sous le nom de François II. Lui succèderont : Léopold Ier 1765-1790. Ferdinand III 1790-1801, 1814-1824• Léopold II 1824-1849, 1849-1859• Ferdinand IV 1859-1860. Au moment des guerres napoléoniennes, la Toscane devint le royaume d’Étrurie, en 1800, et fut confiée à Louis Ier d’Étrurie de la famille des Bourbon, prince de Parme, qui dut renoncer à sa principauté; les grands ducs furent alors expulsés et reçurent en compensation divers territoires germaniques. Par la suite, la Toscane fut annexée par l’Empire français en 1807 et trois départements furent créés : Arno, Méditerranée et Ombrone. Élisa Bonaparte devint Grande-duchesse, puis, en 1814, les Habsbourg-Lorraine recouvrèrent leur trône qu’ils ne gardèrent que quarante six ans, car la Toscane fut rattachée au Piémont en 1860, pour former le Royaume d’Italie. Florence devint, jusqu’à la conquête de Rome en 1870, la capitale du nouveau royaume. La Toscane est un bastion historique de la gauche italienne. À l’issue des élections régionales de 2010, la répartition des élus au conseil régional est la suivante : Parti démocrate – Réformistes toscans : 24 élus• Peuple de la liberté : 16 élus• Italie des valeurs : 5 élus• Ligue du Nord : 3 élus• Fédération de la gauche-Fédération des verts : 3 élus• Union de Centre : 2 élus. La mode, pilier de l’économie florentine. La mode et l’industrie textile sont les piliers de l’économie florentine. Au XV.me siècle, les florentins travaillaient déjà les matières textiles de luxe comme la laine noble ou la soie. Aujourd’hui encore les plus grands stylistes d’Europe font appel aux industries textiles de Toscane et plus particulièrement de Florence. L’Italie est le seul pays européen à avoir une industrie textile aussi forte : elle représente environ un quart de la production européenne. Son chiffre d’affaires s’élève à plus de 25 milliards d’euros. Elle est le 3e fournisseur mondial d’habillement après la Chine et le Japon. 7% des exportations mondiales d’habillement proviennent de là-bas ainsi que 4% des exportations mondiales d’articles de mode. La mode italienne réalise 60% de son chiffre d’affaires à l’étranger. La région a reçu six inscriptions de l’Unesco au titre de sites du patrimoine de l’humanité : le centre historique de Florence (en 1982), le centre historique de Sienne (en 1995), la place du Dôme de Pise (en 1987), le centre historique de San Gimignano (en 1990), le centre historique de Pienza (en 1996) le Val d’Orcia (en 2004). Plus généralement, toutes les villes de Toscane ont un passé prestigieux et un patrimoine culturel important. La cuisine toscane comporte de nombreux plats typiques composés des ingrédients issus du terroir (comme la Chianina, viande de bœuf particulière au Latium et à la Toscane).
Aujourd’hui nous avons lucciana, c’est notre accompagnatrice, rien à voir avec Jeannette, notre guide génoise. Elle parle un français parfait, en plus elle a une voix qui porte, enfin nous ne sommes pas obligés de nous concentrer à outrance pour déchiffrer les informations qu’elle nous distille. Nous quittons monte Catini, qui a un riche passé thermal, on y soigne l’aspect diurétique, respiratoire et de dermatologie. Florence doit son nom à fleur, d’ailleurs l’emblème de la ville de Florence et de la Toscane et la fleur de lys. Florence était le plus grand duché de la Toscane, qui a vu naître Michel Ange, Léonard de Vinci, le fondateur de la langue italienne Dante Aléghieri qui a écrit la divine commedia. Aujourd’hui grâce à Dante Aléghieri, toute l’Italie parle l’italien vulgaire, aujourd’hui nous allons visiter un monument dédié à Saint-Jean-Baptiste, c’est le baptistère et ses magnifiques mosaïques. Dante Alighieri (Florence, 1265 -Ravenne, 1321), poète italien. En 1295, il fut mêlé à la vie politique de la République florentine dont il devint, en 1300, l’un des six hauts magistrats. Guelfe «blanc» (c.-à-d. modéré: plus florentin que romain), il fut condamné par les «noirs» au bannissement perpétuel et mena, à partir de 1302, une existence de proscrit (à Bologne, Vérone et Lucques) avant de se retirer à Ravenne. Dante était encore un enfant lorsqu’il s’éprit de Béatrice Portinari. Après la mort de la jeune femme (1290), il la fit revivre dans un amour idéalisé, l’une des sources les plus profondes de son inspiration, qu’il évoque déjà dans les sonnets, ballades et canzoni de sa première grande œuvre: la Vita nuova (achevée v. 1294). Entre 1304 et 1307, il rédigea un traité philosophique, Il Conv? vio («le Banquet», inachevé), où il entrevoit la possibilité d’une langue commune à toute l’Italie (idée également exprimée dans son De vulgari eloquentia, en lat., 1303-1304). Il écrivit également, en lat., un traité politique, De monarchia (1310-1313), tout en travaillant à ce qui sera l’un des chefs-d’œuvre de la littérature universelle: la Divine Comédie (entre 1306-1308 et 1321).
La toscane se trouve au cœur des Apennins, la chaîne des Apennins divise en 2 l’Italie, s’en est la colonne vertébrale, elle part de Bologne et se termine à Reggio de Calabre. La botte italienne a une longueur de 1300 kilomètres, Les Apennins ont une longueur de 850 kilomètres du nord au sud, la partie la plus haute se trouve à Reggio de Calabre, elle culmine à 2240 mètres, Florence est la ville la plus chaude en été et la plus froide en hiver. Florence est entourée par des collines et par les Apennins, où il n’y a pas de courant d’air. Florence est influencée par la mer Tyrrhénienne qui se situe à son ouest, la botte italienne est bordée de 5 mers mer Adriatique au nord est, la mer Ionienne au sud est, au sud la mer Méditerranée, la mer tyrrhénienne au sud ouest, puis au nord ouest la mer Ligure. Florence est la ville rivale à Venise, au niveau artistique, la Toscane est très riche en histoire, en architecture et dans les décorations sculptées dans le marbre de Carrare. Dans lequel léonard de Vinci a sculpté sa merveilleuse Piéta, en marbre blanc, il y a aussi le marbre vert de Prato, et il y a aussi le marbre rose de Sienne. Ces 3 marbres décorent la ville de Florence, Florence est une ville très étendue, elle est traversée par le fleuve Arno. Il prend sa source dans les Apennins, il baigne florence, puis se jette dans la mer Tyrrhénienne. C’est un fleuve très dangereux, il faut se méfier des eaux tranquilles, L’Arno sort de son lit plusieurs fois au cours des temps, la dernière catastrophe de l’Arno remonte au 4 novembre 1966. Ce sont 6 mètres d’eau boueuse et d’argile qui ont déferlées dans la ville. Le monde entier s’est mobilisé pour venir en aide aux florentins, afin de récupérer toutes les œuvres. L’Italie et le pays le plus volcanique d’Europe derrière l’Islande, tout ici est volcanique, dont la richesse de la végétation, de l’agriculture par son vin, son arboriculture et son maraîchage. Ici pas besoin d’engrais chimiques, les enzymes nécessaires sont naturelles. L’Italie est le premier producteur en Europe de maïs pour bétail, l’Italie n’utilise pas de produit transgénique, le terrain est très riche, les marais ont été transformés en terre agricoles. Le seul engrais utilisé en Italie est le sulfate de cuivre, l’Italie est vraiment une terre bénite pour l’agriculture. Pour éviter le risque d’inondation, le roi Victor Emmanuel II a canalisé le cours de l’Arno dans sa traversée de Florence. Il a fait construire des digues de 5 mètres de haut pour enfermer le fleuve. Mais cette construction n’a pas suffi le 4 novembre 1966, l’Arno a dépassé les digues pour se déverser dans la ville ancienne. La bibliothèque nationale de Florence a été submergée par 10 mètres d’eau, la plupart des manuscrits, des toiles et des sculptures ont été détériorés. Il a fallu 10 ans pour nettoyer des détritus l’ancienne bibliothèque nationale devenue musée de l’académie. Florence a eu des relations privilégiées avec la France, surtout avec le duché de Lorraine, ce mariage entre la Toscane et la Lorraine a profité au commerce. D’ailleurs nous sommes sur l’autoroute qui suit le tracé parcouru par les riches marchands d’antan, cette voie conduisait à Rome, c’était une ancienne voie romaine, elle se trouve à 3 ou 4 mètres de profondeur sous le bitume actuel. Florence a encore les fondations de l’ancienne ville romaine du premier siècle après Jésus christ. Sienne était la ville rivale de Florence en toscane. A l’époque de Dante, on avait 2 politiques, les guelfes et les gibelins, ou politique papale ou impériale. Florence avait une politique papale, et Sienne avait une politique impériale, tous les châteaux et fortifications médiévaux sont différenciés par des créneaux très particuliers. Les créneaux en forme de queue d’aronde représentent la politique impériale ou gibelin, par contre les créneaux qui ornent les fortifications papales ou guelfes sont de forme carrée, c’est ce que nous verrons à Florence. Qui a gagné au bout de toutes ces guerres ce sont les toscans, car les villes comme Monte catini, Lucques, Sienne et Prato ont beaucoup souffert des florentins ou gibelins administrés par les Médicis. Dante quitte Florence, pour aller aider les pauvres gens, ils étaient les paysans qui travaillaient la terre des Médicis, ils étaient ignorants, ils n’allaient pas à l’école, tout était fait pour qu’ils paient de plus en plus de taxes à la famille Médicis. Dante décide donc d’inculquer l’italien dit vulgaire pour instruire la population, les Médicis chassent Dante de Toscane. Il se réfugie à San Gimignano, puis à Vérone, il est sous la protection des Caligere, seigneur de Vérone, c’est là qu’il écrit, l’histoire qui inspirera Shakespeare pour son œuvre Roméo et Juliette. Nous passons Prato, nous sommes entourés de verdure, c’est le royaume des pépinières, le sol est très riche, les plantes ont une croissance vertigineuse. Une fois qu’elles ont atteint une taille suffisante, elles sont expédiées dans toute l’Italie et en Europe, on y fait surtout la culture des cyprès. Les cyprès males sont plus grands et plus robustes que les cyprès femelles, Michel Ange a sculpté une superbe statue masculine, David avec tous ses attributs, Michel Ange était connue bisexuel, il aimait autant les hommes que les femmes. Le fleuve Tibre prend sa source près de la principauté de San Marin, il a un parcours de 600 kilomètres avant de traverser Rome. La Toscane et l’Ombrie sont administrées par les rouges, c’est une terre communiste, le nord de l’Italie est géré par des partis fédéralistes, il y a la ligue lombarde et Vénète. Nous quittons l’autoroute, nous empruntons une voie rapide qui nous fait traverser la ville nouvelle de Florence qui mène au centre historique de la capitale de Toscane. La ville de Florence compte 375000 habitants, après nous être acquitté du droit d’entrée dans la ville, nous abordons les nouveaux quartiers de Florence. La construction de la ville romaine a commencé au deuxième siècle avant Jésus-Christ, pour se terminer au premier siècle de notre ère. La ville était protégée par des remparts qui comportaient 4 portes, elles étaient implantées aux quatre points cardinaux. L’époque médiévale de la ville a été influencée par les Médicis, Les remparts médiévaux comportaient 8 portes d’accès à la ville, puis au XVII.me siècle est venu se greffer la troisième ceinture de la ville. Nous traversons la partie moderne de Florence, elle a été réalisée au XX.me siècle, le maire a décentralisé les facultés et l’administration judiciaire du centre historique de Florence. On passe devant la nouvelle cité judiciaire et le très moderne campus universitaire, qui accueille plus de 40000 étudiants. Les loyers sont très élevé à Florence, les étudiants louent donc des appartements pour les occuper en colocation. Les études sont très chères en Italie, les étudiants participent aux frais universitaires en travaillant l’été pour la plupart dans les travaux agricoles. Les étudiants et le personnel de la justice ont donc quitté le centre historique de Florence, ils sont aujourd’hui hébergés en lieu et place de l’ancien marché aux légumes et aux fruits. En Italie les écoliers vont 4 heures par jour à l’école, ils ont plus de 3 mois de vacances l’été, du 9 juin au 16 septembre par exemple cette année. Le général Daloncio a été exilé à Salo, Après avoir pris la ville de Fioul, qu’il avait enfermée dans ses anciens remparts au cours de la première guerre mondiale. Fioul a été encerclé pendant 360 jours, elle était affamée, c’est le roi qui décide d’exiler le général Daloncio à Salo, car il ne voulait pas retourner chez lui à Pise. Il préféra être exilé à Salo qui se trouve près du lac de Garde, le général Daloncio et le roi avaient des idées politiques fascistes. Ils enrôlent Benito Mussolini pour son rôle de grand bâtisseur, c’est lui qui fut à l’origine de l’assèchement des marais, ce qui eut pour conséquence l’arrêt radical du choléra, Mussolini a donc bonifié les terrains marécageux et les a rendus cultivables. Mussolini (Benito) (près de Dovia di Predappio, Romagne, 1883 – Giulino di Mezzegra, Côme, 1945), homme politique italien. Militant socialiste, il fut rédacteur en chef d’Avanti! (1912-1914), qu’il quitta pour fonder son propre journal, Il Popolo d’Italia, où il faisait campagne pour l’entrée en guerre de l’Italie aux côtés de l’Entente. En 1919, il fonda les premiers faisceaux italiens de combat dont il était le Duce (le «chef»). Face à la menace de l’extrême gauche, dans un pays en proie à une grave crise économique, sociale et politique, le parti fasciste, soutenu par la bourgeoisie, prit très vite une ampleur considérable. En 1922, le succès de sa marche sur Rome amena le roi à entériner le coup de force en lui confiant le pouvoir; celui-ci devint dictatorial dès 1924. En 1936, après la conquête de l’éthiopie, Mussolini fit de son pays, jusqu’alors allié à la France et à la G.-B., le partenaire du III ème Reich (axe Rome-Berlin) et, en juin 1940, le lança dans la guerre. Les désastres subis par l’Italie valurent au Duce l’hostilité des principaux dirigeants fascistes et son arrestation (juil. 1943). Délivré par les Allemands (sept.), il tenta d’instaurer en Italie du N. (Salo) une «République sociale italienne». Pris par les partisans antifascistes (27 avril 1945), il fut fusillé le lendemain. Mussolini fut à l’initiative de la construction des voies de communications routières, en réalisant des tunnels, des viaducs et des autoroutes. A Rome, Mussolini a fait construire un quartier réservé à l’administration politique, afin de dégager le centre historique de la ville de toutes les administrations. Ensuite bien sûr, il y a eu la période noire de Mussolini pendant la seconde guerre mondiale, mais il n’y avait pas seulement lui qui commandait. N’oublions pas que la première époque républicaine part dès 1920, sous le gouvernement fasciste, auparavant l’Italie était royaume, l’Italie n’a jamais été unie comme la France. Elle a toujours été subdivisée en royaumes, en principautés, en 4 républiques dont Venise, en comtés et seigneuries, en plus chacune de ces structures avait son dialecte. Il y eut l’annexion autrichienne à cause du traité de Napoléon premier, qui s’est terminé qu’en 1859. L’unité italienne se fait en 1860 sous le roi Victor Emmanuel II, il décide de faire la capitale à Romme en 1870. Ensuite il y eut la royauté italienne, la guerre de 1915-1918, puis la première république italienne à partir de 1920. Aujourd’hui l’Italie est sous la seconde république, Rome a été choisie comme capitale de l’Italie par le roi en 1870, suite à un accord avec le Vatican. A partir de 1925, Mussolini décide de donner des lois sociales, comme l’école obligatoire, le président actuel de la république Napolitano âgé de 84 ans, a même décidé de mettre dans les manuels scolaires la période de la première république sous le régime fasciste, car c’est le point de départ de l’Italie républicaine. Nous abordons un portique, après lequel nous découvrons une partie des remparts du XVII.me siècle, période des rois de la Toscane. La voie de circulation est bordée de platanes, ils sont taillés à la verticale, afin de permettre la circulation des camions et des bus. Nous passons devant le cimetière protestant anglais, Florence avait beaucoup d’ambassadeurs littéraires, philosophes, écrivains et poètes anglais. Ils vivaient à Florence, et ils se faisaient enterrer dans la ville d’art qu’était Florence, le cimetière est arboré de cyprès, de pins parasol et de platanes. Nous approchons de l’Arno, nous apercevons la tour où l’on frappait la monnaie d’or, appelée le florentin, elle pesait 24 grammes d’or pur. Nous passons devant une porte médiévale, à cette époque médiévale, on a créé un nouveau mode de paiement, le chéquier, dont l’invention toscane on l’a doit à un banquier de sienne Monte di Pasquie, cette banque existe toujours de nos jours. Nous faisons un arrêt pour embarquer notre guide florentine Laurence, elle est française, alors tout comme avec Lucciana, nous n’avons pas de mal à comprendre ses explications, voici tout d’abord une présentation de Florence :
Florence (en italien : Firenze est une ville d’Italie, capitale de la région de Toscane et chef-lieu de province. Située au pied de l’Apennin septentrional, elle est traversée par le fleuve Arno. Berceau de la Renaissance en Italie, capitale du Royaume d’Italie entre 1865 et 1870, inscrite sur la liste patrimoine mondial de l’Unesco, Florence présente une très grande richesse artistique (églises, musées, palais). Capitale de la Toscane, la puissante cité des Médicis cache des trésors artistiques de la Renaissance derrière la barrière de ses palais fortifiés ou de ses églises, où joue l’éclatante lumière d’Italie. Florence a été fondée pendant l’époque romaine, en 59 av. J.-C., près du fleuve Arno. Elle n’a été qu’une simple bourgade jusqu’au XII.me siècle, début de son essor économique et artistique qui dura jusqu’au XVI.me siècle. Du XII.me au XIV.me siècle, Florence connaît de profonds bouleversements politiques et sociaux avec l’essor des riches familles de marchands groupées au sein du popolo, et le conflit entre les Guelfes et Gibelins qui partage l’Italie et Florence en deux. Ces deux processus accompagnent le développement de la commune qui, comme dans les autres villes de l’Italie septentrionale, désigne l’émergence de gouvernements autonomes qui ont acquis leur souveraineté après une lutte féroce débouchant sur la paix de Constance, octroyée par l’empereur Frédéric Ier en 1183. Les communes italiennes y ont acquis des droits souverains qui en faisaient de véritables cités-États. La commune florentine naît environ un siècle après celle de Pise ; elle est attestée dès 1081. Faut-il voir là l’absence d’une noblesse urbaine qui créait les premières communes partout en Italie ? En tout cas, le popolo des marchands cherche rapidement à faire partie des instances de la commune : le conseil exécutif du consulat, puis du podestat, une assemblée délibérative qui aura plusieurs noms. Florence connaît le combat des factions, avec les Gibelins qui triomphent dans les années 1240, avec le vicaire impérial Frédéric d’Antioche, bâtard de l’empereur Frédéric II. Les Guelfes sont au pouvoir en 1250 puis en 1266, quand ils prennent Florence avec l’appui de Charles d’Anjou, frère du roi de France appelé comme roi de Naples par le pape. Ces Guelfes sont soutenus par le popolo : ils créent la charge de capitaine du peuple en 1250, puis élaborent une nouvelle forme institutionnelle, la seigneurie, en 1282 : un conseil de prieurs, appartenant aux corporations des marchands, les fameux 7 arts majeurs des Arti (laine, draps, changeurs, juges et notaires, etc.), auxquels sont juxtaposés un gonfalonier de justice et des gonfalons (étendards) de quartiers, et ce alors que le podestat et le capitaine du peuple continuent d’exister. La faction guelfe se structure, reçoit même, pour les gérer, les biens des 4000 Gibelins qui ont fui la ville. Dans les années 1290, les lois anti-magnatices entrent en vigueur : c’est la revanche des corporations de marchands qui interdisent aux nobles l’accès aux charges et limitent la taille des tours qu’ils avaient érigées. Au début du XIV.me siècle, Florence expérimente, tout comme les autres villes d’Italie (ex. les Della Scala à Vérone à partir de 1273), les seigneuries personnelles : Charles de Calabre la gouverne en 1323, suivi par le duc d’Athènes en 1343. Florence connaît une véritable crise au milieu du XIV.me siècle : révolte du peuple, faillite des Peruzzi (grande banque) en 1343, peste noire qui fait disparaître la moitié de la population de la ville en 1348. La ville est ensuite dominée par différents clans qui se disputent le pouvoir. En 1434, ce sont les Médicis qui deviennent maîtres de la ville. En 1569, Florence devient la capitale du grand-duché de Toscane. La ville garde de cette époque de nombreux monuments, dont l’église San Miniato al Monte (1018), l’église Santa Maria Novella, l’église Santa Croce, la cathédrale Santa Maria del Fiore (il Duomo, dont la coupole est réalisée par l’architecte Brunelleschi), abritant des œuvres de Giotto, Donatello ou encore Michel-Ange (voir les renvois sur tous ces monuments classés par genre). Florence a été le chef-lieu de l’Arno, département français créé le 25 mai 1808, suite à l’annexion du royaume d’Étrurie à l’Empire français par les troupes napoléonniennes. La ville connait ensuite une période de lent déclin jusqu’en 1865, date à laquelle elle devient capitale du Royaume d’Italie. Elle perd ce statut en 1870, au profit de Rome. La population de Florence qui avait doublé au siècle précédent, triple au XX.me siècle avec la croissance du tourisme, du commerce, des services financiers et de l’industrie. Pendant la Seconde Guerre mondiale la ville est occupée des Allemands entre 1943 et 1944. Elle résiste à l’occupation nazi et fasciste, avec son point culminant à l’insurrection d’août 1944 et dans la bataille épaulée par les forces des partisans pour la libération de la ville le 11 août 1944. Le 4 novembre 1966, une crue catastrophique du fleuve Arno provoque des dommages considérables dans toute la ville, qui entraînent la solidarité internationale. En 1986 Florence est élue Capitale européenne de la culture. Le 27 mai 1993, un attentat mafieux frappe la Galerie des Offices, faisant 5 morts et de nombreux dégâts. En novembre 2002, Florence accueille le premier Forum social européen (FSE). Du 29 juillet au 5 août 2006, Florence accueille le 91e congrès mondial d’Espéranto. Les premières académies d’Europe ont été fondées à Florence : Accademia degli Umidi puis Accademia fiorentina (1541)• Académie du néoplatonisme médicéen, école philosophique de Laurent le magnifique (1434)• Académie du dessin de Florence, Accademia dell’Arte del Disegno devenue Accademia di Belle Arti Firenze (1563)• Accademia della Crusca, académie de la langue italienne (toscane initialement) (1583)• Accademia del Cimento, l’académie de l’Expérimentation, première académie scientifique en Europe (1630). la bibliothèque nationale centrale de Florence, dont les fonds se sont constitués depuis les Médicis en 1747 suivant le legs d’Antonio Magliabechi (collection de l’ancienne bibliothèque publique Magliabecchiana) et qui recueille une partie du dépôt légal au même titre que la Bibliothèque nationale centrale de Rome. La bibliothèque Laurentienne, fondée par les Médicis en 1571 à partir de leur bibliothèque privée. La bibliothèque, située dans le cloître de l’église San Lorenzo, a été dessinée par Michel-Ange. Elle contient aujourd’hui les collections de l’ancienne bibliothèque du couvent San Marco, fondée par Cosme de Médicis au XV.me siècle dans le couvent San Marco à partir de la collection léguée par Niccolo Niccoli. la bibliothèque Riccardiana, située dans le palazzo Medici-Riccardi. la bibliothèque Marucelliana (it), fondée comme bibliothèque publique au XVIII.me siècle. Le Ponte Vecchio est un des symboles de la ville de Florence. Il traverse l’Arno dans son point le plus étroit. La première construction en bois remonte à l’époque romaine. Détruit en 1333 par le fleuve, il fut reconstruit en pierre en 1345. Sa particularité réside dans le fait qu’il possède des boutiques (principalement des bijouteries) sur tout son long. Le Corridor de Vasari surplombe une des 2 rangées de boutiques et permettait aux Médicis de rejoindre le Palais Pitti depuis le Palazzo Vecchio et les Offices sans les dangers de la rue. Le Ponte Santa Trinita. Le Ponte alle Grazie. Le Ponte alla Carraia. Le Ponte di San Niccolò. Le Ponte Amerigo Vespucci• Le Ponte alla Vittoria• Le Ponte all’Indiano. Seul le Ponte Vecchio a échappé aux destructions de la Seconde Guerre mondiale (bombardements et minages allemands). Les autres ont tous été reconstruits depuis, plus ou moins à l’identique. La cathédrale Santa Maria del Fiore est le Duomo de Florence. C’est la quatrième plus grande église d’Europe derrière la Basilique Saint-Pierre de Rome, la Cathédrale Saint-Paul de Londres et la Cathédrale de Milan. Elle est avec le Ponte Vecchio, l’un des symboles de la ville. Le Baptistère Saint-Jean (battistero di San Giovanni) est considéré comme le plus ancien bâtiment de la ville. Situé face au Duomo, il est connu pour ses magnifiques portes de bronze. La Basilique de Santa Croce (Basilica di Santa Croce), dont la construction commença le 3 mai 1294 sur les fondations d’une petite église, est située sur la Piazza Santa Croce. Elle est la plus grande église franciscaine au monde et elle est une sorte de panthéon, au regard des illustres personnages qui y reposent : Michel-Ange, Machiavel, Galilée… L’église San Lorenzo commencée par Brunelleschi, continuée par Antonio Manetti, façade intérieure de Michel-Ange. La Biblioteca laurenziana est accessible par son cloître. L’Église Santa Maria Novella est la première grande basilique de Florence. Construite au XIII.me siècle par les Dominicains ; elle possède une remarquable façade en marbre du XIX.me siècle (come le Duomo), et à l’intérieur, de superbes fresques. L’Église Santa Maria del Carmine est une église de Florence contenant des fresques de Masolino, Masaccio et Filippino Lippi. La basilique San Miniato al Monte et son cimetière monumental (enceinte fortifiée de Michel-Ange et tombe de Collodi)• L’église Santa Maria Assuntanella (de l’Assomption) dite Badia Fiorentina et son Apparition de la Vierge à saint Bernard de Filippino Lippi. Plus ancienne abbaye bénédictine de Florence, construite en 978. La Basilica della Santissima Annunziata : Chapelle dei Puccio de San Sebastiano, le Cloître des Morts Chiostro dei Morti, le premier cloître, Chiostrino dei Voti. L’ancienne église Orsanmichele, devenue ensuite loggia des Arti et entrepôt dans les étages, puis chapelle et ses statues des saints protecteurs des corporations dans les niches du pourtour de ses murs extérieurs dont Les 4 saints couronnés de Nanni Di Banco. La Basilique Santo Spirito, dans le quartier Oltrarno, avec ses 36 chapelles familiales et son crucifix du Michel-Ange jeune. L’église Santa Felicita, dans le quartier de l’Oltrarno, une des plus anciennes églises de Florence. L’église San Michele a San Salvi et son cloître. L’église orthodoxe russe de la Nativité. Le Bargello (Palazzo Bargello) est un palais construit en 1255 qui abrite depuis 1865 un musée national, le Museo Nazionale del Bargello. Ce bâtiment austère, qui est surplombé par une tour de 60 m, fut à son origine le palais du podestat, puis tribunal, prison et enfin musée depuis 1859. Le Palazzo Vecchio qui se trouve sur la Piazza della Signoria, est l’Hôtel de ville de Florence. Construit à la fin du XIII.me siècle par Arnolfo di Cambio, il fut entre autres, le siège de la Chambre des députés du Royaume d’Italie durant cinq ans lorsque la ville était la capitale du pays (1865-1870). Le palais abrite également un musée. Le Palais Pitti (Palazzo Pitti) est aujourd’hui le plus grand palais de la ville. Sa construction débuta en 1458, pour le compte d’un banquier du nom de Luca Pitti, et fut dessiné par Filippo Brunelleschi. Les Médicis acquirent le palais en 1560, et y emménagèrent. Actuellement, le palais abrite notamment la Galerie Palatine, la Galerie d’Art moderne et les appartements royaux. Le Palais Bartolini (Palazzo Bartolini o Palazzo degli Sportici) est l’hôtel le plus vieux de la ville (première mention en 1386). L’actuel palais fut construit par Baccio d’Agnolo autour de 1520, au même emplacement qu’il occupait depuis le XII.me siècle probablement. Il abrite en ses murs une tour du XII.me siècle, la torre Monalda, des verrières de Ulisse de Matteis du début du XX.me siècle. Il est par ailleurs en plein centre de la ville, dans un quartier prestigieux, et entouré d’autres palais historiques (Palazzo Davanzati, Palazzo Strozzi, Palazzo Strozzino… )• Le Palazzo Medici-Riccardi et la Chapelle des mages décorée par Benozzo Gozzoli. Le Jardin de Boboli (Giardino di Boboli) est adjacent au Palais Pitti et au Forte Belvedere. Le jardin, construit pour Éléonore de Tolède, est remarquable pour sa collection de sculptures, qui vont de l’Antiquité romaine aux XVI.me et XVII.me siècles. Le Jardin des simples (Giardino dei Semplici) est un département du Musée d’histoire naturelle de l’Université de Florence. Parco delle Cascine. Giardino delle Rose, près du Piazzale Michelangelo, vers la colline de San Miniato al Monte, Oltrarno (rive gauche du fleuve Arno). Orti Oricellari (jardins de la famille Rucellai), près de Santa Maria Novella. Giardino Bardini dans l’Oltrarno. La Galerie des Offices (Galleria degli Uffizi) est sans conteste le plus beau musée de peinture d’Italie, et l’un des principaux au monde. Le palais qui l’accueille a été édifié entre 1560 et 1581 sur ordre de Cosme Ier pour centraliser l’administration. On trouve dans ses collections les toiles de grands maîtres de la Renaissance comme La Naissance de Vénus et Le Printemps de Botticelli, L’Annonciation de Léonard de Vinci, ou encore la Vénus d’Urbin de Titien, des tableaux de Cimabue et de Piero della Francesca. La Piazzale des Offices, sa galerie des grands hommes toscans• Le Museo Nazionale del Bargello (Bargello), considéré comme le deuxième musée de Florence par importance bien que moins connu des touristes que l’Accademia, abrite un grand nombre de sculptures médiévales et de la Renaissance, parmi lesquelles des chefs-d’œuvre de Donatello et de Michel-Ange, et une riche collection d’objets d’art. La Galerie de l’Académie (Galleria dell’Accademia) est l’un des musées incontournables de Florence. Il est abrité par l’Académie du dessin de Florence créée en 1562, transférée dans ses bâtiments en 1784 et comporte, depuis 1873, plusieurs œuvres de Michel-Ange, notamment le célèbre David, les quatre prisonniers et la Pietà da Palestrina ; une collection importante des peintures byzantines des peintres florentins. La Loggia dei Lanzi (loge des Lansquenets) qui comprend nombre de statues (originaux ou copies) dont le Persée de Cellini, l’Enlèvement des Sabines et Hercule luttant avec le Centaure de Giambologna, le viol de Polyxène de Pio Fedi. La Galerie Palatine (Galleria Palatina), est un musée situé au Palais Pitti. Construit sur ordre de Ferdinand II de Médicis, il fut décoré par Pierre de Cortone. Il regroupe les œuvres des collections Médicis et Lorraine. Les œuvres exposées couvrent principalement la période comprise entre les XVI.me et XVIII.me siècles. La Galerie d’Art moderne dans une des galeries du palais Pitti. Le Musée du couvent San Marco qui abrite des œuvres de Fra Angelico, notamment ses fresques dans chacune des cellules des moines et son Annonciation à Marie. Le Museo di Storia della Scienza (Histoire de la science) : Instruments scientifiques (comme une sphère armillaire d’Antonio Santucci, un perspectographe), les collections Médicis et de la dynastie Lorraine, des laboratoires et des expositions thématiques, permanentes et temporaires. Dans une des vitrines consacrées à Galilée, on peut voir la relique momifiée de l’index de Galilée, celui-là même ayant désigné les astres qu’il voyait avec sa lunette astronomique lors de sa première présentation. Le Musée de l’Œuvre du Duomo (Museo dell’Opera del Duomo) qui contient des sculptures originales des façades du Duomo, des maquettes préliminaires et des outillages de sa construction ; les originaux des losanges et hexagones sculptés du Campanile ; les panneaux en bronze doré du Baptistère… Le musée et cénacle de San Salvi (chiesa di San Michele in San Salvi). Le Musée archéologique national et ses collections égyptiennes, grecques, romaines et étrusques (Arringatore, Chimère d’Arezzo, Sarcophage des Amazones…). Le musée de Opificio delle pietre dure, partie de l’Institut de restauration d’œuvres d’art de Florence. Le Musée d’histoire naturelle de l’Université de Florence, divisé en 6 sections. Le Museo di Firenze com’era. Bâtiment ouvert, la loggia accueille beaucoup des activités des Florentins, marchés couverts ou lieux d’exposition ouverts jour et nuit : Loggia del Bigallo et son musée. Loggia del Grano• Loggia del Mercato Nuovo et son Porcellino. Loggia Rucellai• Loggia dei Lanzi : unique musée en plein air avec ses statues, de Cellini, Giambologna, Pio Fedi, Flaminio Vacca… Loggia dei Servi di Maria• Loggia dei Tessitori• Loggia del Pesce• Mercato Centrale• Mercato San Lorenzo. Fontana del Bacchino, au jardin de Boboli• Fontana del Carciofo• Fontana del Nettuno, la fontaine de Neptune de Bartolomeo Ammannati, sur la piazza della Signoria• Fontana dell’Oceano• Fontana dello Sprone. Piazza della Signoria• Piazza del Carmine• Piazza San Giovanni• Piazza Santa Croce• Piazza del Duomo• Piazza di Castello• Piazzale Michelangelo• Piazza Ognissanti• Piazza della Passera• Piazza della Repubblica : un dégagement obtenu au XIX.me siècle après la destruction du Mercato Vecchio et du ghetto pendant le Risanamento. Piazza San Felice in Piazza• Piazza San Firenze• Piazza San Marco• Piazza San Lorenzo• Piazza Santa Maria Novella• Piazza della Santissima Annunziata• Piazza Santo Spirito• Piazza Santa Trinita• Piazzale des Offices : une petite place, le passage à travers le cortile des Offices, une galerie des grands hommes toscans et leurs statues. Piazza Oberdan : place ornée du buste de Guglielmo Oberdan par Ugo Cipriani. La Forteresse de Basso• Le Forte Belvedere• Les fortifications entourant la ville, les Mura di Firenze (ce qu’il en reste depuis le réaménagement urbanistique de la ville au XIX.me siècle, le Risanamento). Les portes d’entrée dans la ville du temps de l’intégrité des fortifications, certaines restent de vrais portes comme la Porta Romana ou la Porta San Giorgio ; d’autres sont devenues des monuments au centre des places récentes le long des boulevards périphériques (Viali di Circonvallazione) comme la Porta San Gallo sur la Piazza della Libertà, la Porta San Niccolò sur la Piazza Giuseppe Poggi, la Porta alla Croce sur la Piazza Beccaria, etc. Gran Caffè Doney• Caffè Gilli• Giubbe Rosse• Caffè Michelangiolo• Caffè Paszkowski• Rivoire. Florence a une économie diversifiée active surtout dans le secteur tertiaire. Important centre ferroviaire et routier, la ville est aussi le siège d’une activité industrielle mécanique (comme les Officine Galileo ou la Nuovo Pignone), chimique, pharmaceutique (Eli Lilly par exemple), le travail du cuir, de l’habillement (souvent dans le secteur du luxe, comme Gucci), du mobilier. Il y a de nombreuses entreprises typographiques et éditoriales ainsi qu’un artisanat florentin, d’antique réputation, surtout dans le secteur mobilier (ébénisterie), de la carte décorée, du bronze et de l’orfèvrerie. Une ressource importante de la ville est le tourisme, avec à peu près 35000 chambres d’hôtes et 23000 emplacements hors hôtel (campings, locations de chambre ou gîtes). le nombre annuel de nuitée s’élève à 10 millions, un tiers des touristes sont italiens, 20 % américains, 13 % allemands, 8 % japonais, 7,8 % anglais, 5,7 % français et 5 % espagnols. La galerie des Offices reçoit 1400000 visiteurs. La fréquentation de Florence liée aux congrès et aux foires s’est largement développée grâce au réaménagement au cours des années 1990 du centre des congrès. Dans le secteur du service, le secteur bancaire (Banca Toscana, Banca CR Firenze) et des assurances (La Fondiaria) est important. La ville est un centre important du commerce, avec une activité de haute spécialisation et très diversifiée. Le centre de la ville, outre l’activité liée au tourisme et à l’accueil, est l’hôte de nombreuses activités traditionnelles (travail du cuir), magasNous traversons ins de produits artisanaux et produits typiques. Les dernières années du XX.me siècle ont vu l’érosion de l’activité artisanale au profit des grandes chaines internationales actives surtout dans le secteur de la mode, qui par des magasins associés aux marques les plus importantes du secteur, ont créé (surtout via de Tornabuoni, via della Vigna Nuova, via degli Strozzi) un quartier de commerce de luxe. La grande distribution est active dans la zone externe au centre urbain et près de l’aéroport de Peretola, Osmannoro concentre de nombreuses activités industrielles.
Nous quittons l’les bords de l’Arno, nous gravissons la colline San Miniato al Monte pour aller découvrir l’esplanade Michelangelo, depuis laquelle on a un point de vue sur la campagne et la ville de Florence. C’est la balade préférée des florentins, pour son panorama, mais aussi pour s’échapper de la chaleur torride de la ville. Arrivés à Michelangelo, nous découvrons une vue magnifique sur Florence et ses alentours, c’est ici que le père de Laurent le magnifique de Médicis va faire construire sa première villa florentine, nous pouvons contempler bon nombre de clochers et la coupole de la synagogue. Nous distinguons la bibliothèque nationale, le dôme de Florence près de la cathédrale Sainte-Catherine qui culmine à 120 mètres, elle rivalise avec le beffroi du palais Vecchio qui se dresse à 80 mètres de haut. Un autre point de vue nous fait découvrir le quartier populaire de Florence, qui ne l’est plus au vu du prix exorbitant de ses maisons et des loyers qui y sont pratiqués. Nous dominons toutes les toitures des maisons, nous pouvons admirer les étendues agricoles et les superbes parcs et jardins qui couronnent la colline. Après un bon bol d’air, nous reprenons le bus, nous redescendons près de l’Arno, nous allons visiter le centre historique de Florence. Nous traversons à pied, un pont qui enjambe le fleuve Arno, nous entendons une chute d’eau à proximité. La tour où l’on frappait la monnaie est de style roman austère, elle culmine à 40 mètres de haut, auparavant elle était défensive, car elle possédait des créneaux. Nous arrivons face à la bibliothèque nationale, ses alentours et ses façades sont dénudés de végétation. Elle est dépourvue d’ornement et de dentelle, elle est constituée d’énormes blocs de pierre, ils proviennent de carrière proches de Florence. La couleur de la pierre est ocre, tous les palais florentins sont caractérisés par cette pierre jaune ocre, par contre les rues du centre historique de florence sont pavées de pierre grise, ces 2 tons de pierre donne à Florence un ton majestueux. Nous longeons la bibliothèque, elle se termine au logis des franciscains qui dépend de l’église Sainte-Croix. Nous passons devant un bel immeuble renaissance, aujourd’hui il est occupé par un établissement bancaire. Nous déambulons dans des rues bordées d’immeubles d’époque médiévale et renaissance, les rues sont interdites à la circulation automobile. Nous voici à la Place de la Signoria, véritable musée en plein air ornée de magnifiques statues et par le Palazzo Vecchio. C’est l’ancien palais de la famille Médicis, aujourd’hui il héberge un musée de la peinture. Nous découvrons la copie du David de Michel Ange, il est en cuivre, la splendide fontaine de Neptune. Nous sommes devant la mairie de florence, elle est en marbre, elle arbore de belles fenêtres géminées, on y distingue des fleurs de lys sur sa façade, c’est l’emblème de la ville qui apparaîtra même dans ses armoiries un peu plus tard. La commune et la république cohabiteront avec les Médicis au XV.me siècle, mais officieusement c’est la famille Médicis qui gouverne. A l’époque médiévale on élargit l’intersection des ruelles, les parvis d’églises se font plus grands, on crée même un espace public devant le palais, ce qui est une nouveauté pour l’époque. Par contre sur la place de la Signoria devant le palais, on va légiférer, il est interdit de courir, de crier, de voler, de jouer aux cartes et de se prostituer. Sur la place de la Signoria on y aperçoit la statue de Cosme premier de Médicis, il est représenté sur un cheval, on montre un homme déjà d’âge mûr. Il va faire comprendre au peuple que le rêve républicain est terminé, au XVI.me siècle, les Médicis reprennent réellement le pouvoir en 1538. Cosme premier n’a que 18 ans quand il reprend le destin de Florence en main, il fait décapiter 400 républicains, il va habiter dans l’hôtel de ville, qui deviendra le palais des ducs, sa femme qui ne l’apprécie pas achètera le palais Piti, avant de se faire construire un nouveau palais de l’autre côté de L’Arno. Nous nous dirigeons vers le Ponte Vecchio, il est bordé d’étales d’orfèvres, nous pouvons découvrir à proximité le pont de la Trinité, il a été anéanti par les bombardements en 1944, il avait été dessiné par Michel Ange, il fut reconstruit en 1950 en gardant la même architecture qu’il avait auparavant. Tous les ponts médiévaux possédaient à leurs extrémités des maisons tours, et des échoppes sur leurs bords, on pouvait même y trouver des chapelles. Sur le Ponte Vecchio on y trouvait des bouchers et des poissonniers, l’utilité publique voulait faire de Florence, une ville belle et propre. Pour ce faire on rejette donc toutes les activités polluantes du centre de la ville, comme les tanneurs, les teinturiers et tous les métiers de bouche, ils s’installent donc dans les faubourgs de la ville et sur les ponts qui enjambent l’Arno. Au XVI.me siècle, les Médicis quitte le palais Vecchio, pour aller s’installer dans leur nouveau palais qui se trouve à l’extérieur de la ville. Pour éviter le contact de la population, on va créer le parcours du prince, c’est un couloir de 1 kilomètre de long qui lui permettra de se rendre de son nouveau palais à la cathédrale. Pour ce faire on fera évacuer tous les étales qui se trouvaient sur le Ponte Vecchio pour y installer les orfèvres en 1593. A travers de petites ruelles nous accédons à la place de la République, elle a été aménagée au XIX.me siècle, elle est entourée de cafés, c’était le lieu de rencontre des écrivains et artistes voyageurs, sa fréquentation était cosmopolite. Sur cette place existe de mémoire les 2 éléments les plus anciens de Florence, la statue et la colonne de la Vengeance. A l’époque romaine ce lieu était le forum et la place du marché, qui au moyen âge est devenu uniquement place du marché. Florence la romaine va être rasée et modernisée. Quand nous marchons dans de petites ruelles, nous sommes entourés d’immeubles médiévaux, mais quand les rues sont plus larges où 2 voitures peuvent se croiser, nous sommes dans un quartier rénové au XIX.me siècle. Les américains nantis étaient fous de Florence, une d’entre eux philosophe et essayiste, par une lettre ouverte, elle dénonce l’absurdité de détruire le passé de la ville de Florence. La place du marché était devenue taudis, on s’apprêtait à la détruire. Mais au vu de la mobilisation des artistes et amis étrangers de l’architecture médiévale de Florence, le maire a interrompu la démolition, et un large programme de restauration a vu le jour. On a donc sauvé un palais du XIV.me siècle et des ruelles adjacentes. Nous continuons notre circuit, nous abordons la splendide place du Dôme, où nous pouvons admirer la Cathédrale de Santa Maria in Fiore, le Campanile de Giotto et le Baptistère. C’est sous un soleil de plomb que nous pénétrons à l’intérieur du baptistère, dont voici la présentation :
Le baptistère Saint-Jean-Baptiste (battistero di San Giovanni) à Florence est situé sur la place du Dôme, à l’ouest du Dôme de Florence, la cathédrale Santa Maria del Fiore. Jusqu’à la fin du XIX.me siècle, tous les Florentins y étaient baptisés. Si le baptistère est bâti sur d’anciennes constructions romaines du Ier siècle (peut-être un temple de Mars), sa construction initiale, qui remonte au IV.me siècle, en fait un des plus vieux bâtiments de la ville : la première basilique San Lorenzo consacrée par saint Ambroise en 393. Ce n’est pas encore un baptistère et elle deviendra cathédrale au IX.me siècle. Rebâti sur un plan octogonal et revêtu de marbre blanc et vert et puis rose sur son extérieur, et coiffé d’une toiture pyramidale, son rôle de baptistère est officiel en 1128, reconnu comme bel exemple d’architecture romane de Toscane. Son abside rectangulaire, la Scarsella (la bourse ou l’escarcelle) est ajoutée au XIII.me siècle. Le sol est carrelé et la voûte et les parois sont couvertes de Mosaïques de style byzantin. Le plafond pyramidal commencé au XIII.me siècle n’est achevée qu’au XIV.me siècle et comporte un Christ du Jugement dernier monumental et des panneaux des épisodes de l’ancien Testament et du Nouveau Testament, ainsi que de la vie de Jean le baptiste. De nombreux artistes s’y sont succédé de Gaddo Gaddi jusqu’à Cimabue. Les fonts baptismaux de 1371 et le tombeau du pape Jean XIII qui mourut en 1419, ont été réalisés par Donatello, Portigiani et Michelozzo. Le baptistère est particulièrement connu pour ses magnifiques portes de bronze ornées de bas-reliefs. Celle du Sud est la première qui fut réalisée, par Andrea Pisano entre 1330 et 1338; il établit des modèles en cire avant de faire venir des artistes de Venise. En 1401, Lorenzo Ghiberti, pourtant inconnu, remporta, le concours de la porte Nord organisé par l’Arte di Calimala, elle est très similaire à celle du Sud. Il lui fut confié également la porte Est, nommée depuis Porte du Paradis par Michel Ange ; toujours ornée de bas-reliefs, elle se distingue des deux autres par la forme de ceux-ci et par sa couverture d’or ; Lorenzo Ghiberti s’y est consacré pendant 25 ans.
Ensuite nous contemplons la cathédrale et son Dôme, dont voici leurs présentations :
Santa Maria del Fiore (Sainte Marie de la Fleur) est la quatrième église d’Europe par sa taille, après Saint-Pierre de Rome, Saint-Paul de Londres et le Dôme de Milan. Elle fait 153 mètres de long et la base de la coupole fait 90 mètres de large. Son plan est basilical c’est-à-dire : comportant une nef à trois vaisseaux, les collatéraux étant moins hauts que le vaisseau central, avec un chevet comportant trois chapelles rayonnantes, soutenant l’immense coupole de Filippo Brunelleschi. La coupole de la cathédrale est la plus grande coupole en appareil maçonné jamais construite. On peut voir, à l’intérieur, une des plus grandes fresques narratives : 3600 m2 de fresques, exécutées par Giorgio Vasari et Federigo Zuccaro. La construction, commencée sur les anciennes fondations de l’église Santa Reparata, en 1296 par Arnolfo di Cambio, a été continuée par Giotto de 1334 jusqu’à sa mort en 1337. Giotto n’entamera que la construction du campanile et ce sont Francesco Talenti et Giovanni di Lapo Ghini qui continueront la construction en 1357. En 1412, son nom fut changé en Santa Maria del Fiore. L’église a été consacrée le 25 mars de l’an 1436, à la fin des travaux de la coupole de Brunelleschi, par le Pape Eugenio IV. À l’heure actuelle, elle est la cathédrale de l’archidiocèse de Florence. À la fin du XIII.me siècle, la Platea Episcopalis, l’ensemble épiscopal de Florence, présentait les trois édifices qui le composent encore actuellement mais avec des proportions complétement différentes. L’actuelle place San Giovanni était à peine plus qu’une rue élargie faisant le tour du baptistère Saint-Jean, qui était alors le véritable cœur de l’ensemble. Il était juste complété par son attique et son toit en marbre en forme de pyramide octogonale. À l’est, aussitôt franchie la Porte du Paradis, qui n’était pas encore ornée de ses portes en bronze faites par Ghiberti, apparaissait le seuil de l’église Santa Reparata qui disposait à son extrémité orientale d’un véritable chœur harmonique muni de deux campaniles. Comme couronnement de cette Platea Episcopalis se dressait aussi l’ancienne église San Michele Visdomini, plus tard déplacée plus au nord, qui se trouvait sur le même axe Baptistère/Dôme, ainsi que le plus ancien hôpital florentin. Au sud se dressaient les habitations des chanoines, elles-mêmes organisées autour d’un cloître central. La cathédrale Santa Reparata, bien qu’ancienne et vénérée, ne convenait plus en tant qu’église d’une cité en forte expansion, riche et puissante, qui venait juste de régler ses comptes avec sa rivale, Sienne, et avait imposé son hégémonie sur un échiquier toscan chaotique. Santa Reparata est décrite par Villani comme « de forme trop grossière et trop petite pour une cité si établie » et dans les documents communaux comme « tombant en décrépitude ». Par ailleurs cet édifice religieux servait de siège au gouvernement de la République de Florence qui décida, en 1294, d’ordonner la reconstruction de l’église avec des dimensions telles qu’elle devrait éclipser les cathédrales des cités adverses, dont Pise et Sienne. Un accent particulier a donc été mis sur la richesse de sa construction afin de démontrer la puissance de la cité. Le cardinal Pietro Valeriano, légat du pape Boniface VIII, pose solennellement la première pierre de la nouvelle basilique pendant la fête de la Nativité de la Vierge en 1296. La construction de l’édifice fut un vaste projet qui dura au moins 170 ans (bien plus si l’on tient compte de la fin de la réalisation de la façade du XIX.me siècle), auquel ont participé de nombreux artistes importants. La construction de Santa Maria del Fiore, est donc le fruit d’un chantier qui a duré des siècles et qui reflète les fortunes diverses de l’histoire politique et économique de Florence, des changements de goûts et des personnalités des maîtres d’œuvre qui se sont succédé à la tête du chantier tout autant qu’un des moments majeurs dans le développement de l’ingénierie moderne. Les nombreuses études de ce chantier mettent en valeur qu’il s’agit d’un des plus grands chefs-d’œuvre de l’architecture mais n’ont pas encore documenté parfaitement les avancées techniques liées à cette construction. Les savants qui s’y sont consacrés n’ont pas, ou rarement, porté leur attention aux données scientifiques et aux archives existantes. Il advient ainsi, encore aujourd’hui, que les descriptions et théories se basent sur des faits obsolètes et souvent inexacts. Les plans et les coupes de G. B. Nelli ne représentent pas du tout la forme réelle de la cathédrale mais en constituent une version normalisée, qui n’enregistre pas les changements de direction dans l’axe de la cathédrale par rapport à l’axe de Santa Reparata, ni les largeurs variables des arcades du corps basilical, c’est ainsi que les différences notables de largeur entre les secteurs de la coupole restent mentionnées régulièrement. De même les hypothèses de Camillo Boito sur le plan prévu par Arnolfo sont encore utilisées aujourd’hui comme si elles étaient le reflet d’un fait avéré, alors que les fouilles de Franklin Toker ont déjà démontré la faible correspondance entre les hypothèses et la réalité. Malgré la somme de données qui a été rendue disponible ces dernières années, les publications récentes préférant recourir encore aux vieilles mais solides théories ne sont pas rares. Ces théories reflètent, plus qu’un réel état des choses, le point de vue du XIX.me siècle et des premiers savants qui les ont formulées. Santa Maria del Fiore selon le projet présumé d’Arnolfo, ou peut-être celui des auteurs mêmes de la fresque, Andrea di Bonaiuto, fresques de 1369- 50 ans avant la réalisation de la coupole (Chapelle des Espagnols, Santa Maria Novella). Les travaux commencèrent par le creusement des fondations puis par l’élévation des murs des nefs latérales. On procéda ainsi pour laisser le plus longtemps possible l’église Santa Reparata en état de fonctionner comme cathédrale. À la tête du chantier, on plaça Arnolfo di Cambio qui avait déjà probablement travaillé sur la grande église Santa Croce à Florence et concomitamment dirigé la construction du Palazzo della Signoria. Le débat n’est toujours pas tranché de savoir s’il y eut réellement un projet d’Arnolfo et si celui-ci transparaît encore à travers la structure actuelle. À la lumière des rares et incomplètes fouilles qui ont été conduites, il n’est pas possible de donner une réponse certaine, mais dans l’ensemble il est incontestable que plusieurs particularités de la cathédrale portent fortement la marque d’Arnolfo, même si la réalisation en a été assurée par d’autres maîtres d’œuvre. L’existence d’un tel projet initial est donc probable. Il est généralement admis que dans la représentation de l’« Église triomphante » des fresques d’Andrea dans la chapelle des Espagnols de l’église Santa Maria Novella, serait présente une représentation plausible du modèle en bois présenté par Arnolfo. Les sources de perplexité ne manquent toutefois pas : le campanile, bien trop semblable à celui réellement exécuté, est plus classiquement « placé » près de la zone absidiale, la coupole, bien que gothique dans son ornement, est une coupole traditionnelle hémisphérique. Cette représentation pourrait plus simplement refléter, non pas le modèle d’Arnolfo, mais celui présenté par les auteurs mêmes de la fresque au musée de l’Œuvre du Dôme. Il est probable qu’Arnolfo avait pensé à une église dotée d’une grande coupole, inspirée du modèle roman de Santa Maria della Rotonda (le Panthéon), et avec l’intention de dépasser les dimensions du baptistère. Malgré quelques incertitudes des critiques, les fouilles ont confirmé que les premières fondations, qu’il est possible d’attribuer à Santa Maria del Fiore, se trouvent sous la façade actuelle (le mur dit « 100 ») et sous les murs latéraux, se déployant ensuite au sud de la façade. Cela permet de confirmer l’hypothèse qu’Arnolfo avait en projet une église aussi large que l’actuelle, quoiqu’avec un axe orienté un peu plus au sud et munie d’un campanile séparé au sud de la façade. La faible épaisseur de ces fondations indique une hauteur prévue du projet probablement bien moindre que celle qui fut atteinte. Même la grande galerie saillante, bien qu’exécutée par Francesco Talenti est un indice du style typiquement dû à Arnolfo. Les critiques l’associent à la corniche de Santa Croce (qui lui est traditionnellement attribuée) et à d’autres œuvres analogues comme la cathédrale d’Orvieto et celui de Sienne. En particulier Angiola Maria Romanini, experte du sculpteur, souligne à quel point « les corniches – galeries sont une constante immanquable [...] dans les architectures d’Arnolfo ». À la mort d’Arnolfo (1302), contemporaine à celles des autres promoteurs du chantier, comme l’évêque Monaldeschi et le cardinal Matteo d’Asquasparta, légat du pape, les travaux subirent un ralentissement et furent ensuite suspendus pendant environ 30 ans. Le schéma de la coupole selon les plans de Giovan Battista Nelli Il reste, dans la cathédrale, une grande cavité de 45 mètres de diamètre, entourée d’un tambour d’une hauteur d’environ 53 mètres, et personne, jusqu’alors, ne s’est encore posé la question de trouver une vraie solution pour sa couverture. En 1419 un concours public est lancé pour le projet de la coupole, ou même seulement de machineries aptes à soulever de poids à des hauteurs encore jamais atteintes pour une construction sur voûte, auquel de nombreux compétiteurs participent. Ce concours, généralement considéré comme le point de départ de la construction de la coupole, ne décerne la victoire officielle à personne. Le considérable prix mis en jeu ne sera en fait jamais attribué. Filippo Brunelleschi, qui était revenu exprès de Rome pour travailler sur la coupole, était déjà (ainsi que les archives l’enregistrent) en train de construire un modèle pour le compte de L’Opera del Duomo (Musée de l’Œuvre du dôme). À la fin, il est décidé de lui confier la construction ainsi qu’à Lorenzo Ghilberti, lequel avait déjà arraché à Brunelleschi le contrat pour la porte du paradis. Dans la description des travaux que dresse Filippo pour les œuvres de l’Arte della Lana (responsable de la bonne marche de la construction) il est établi que l’on choisit de commencer à construire la coupole jusqu’à la hauteur de trente coudées et puis, suivant le comportement des murs, de décider comment continuer. La hauteur indiquée est celle à laquelle les briques doivent être posées à un angle tel (par rapport à l’horizontale) qu’elles ne peuvent être maintenues à leur place par le mortier à prise lente seul connu des maçons de l’époque (La technique romaine du ciment à base de pouzzolanes n’est plus en usage) avec pour conséquence le risque très grand de glissement à l’intérieur des murailles. Un autre grave problème est la différence de largeur des côtés du tambour, qui demande une précision extrême dans la pose des lits de brique de façon à ne pas créer d’interruption dangereuse au sein de la structure de la muraille. Pour se souvenir des périls qui guettent une construction mal ajustée, il suffit de regarder quelques mètres plus bas pour voir la vaste crevasse qui s’est ouverte dans le mur, encore frais, d’une des demi-coupoles du chevet en arc trilobé. Mais la difficulté majeure, pour Brunelleschi, réside dans l’impossibilité d’ériger, comme le faisait habituellement les bâtisseurs de cathédrales, un cintre de bois sur lequel modeler la voûte. En effet la base octogonale et ses 41 mètres de diamètre était beaucoup trop large pour une telle entreprise. Il s’inspire alors de la coupole du Panthéon antique, à Rome, construite en 27 av. J.-C., constituée d’anneaux de maçonneries de tailles décroissantes ainsi que de la Coupole à nervures du Baptistère de Florence, reposant elle aussi sur une base octogonale. Le dôme est donc constitué d’une base, de nervures de pierres visibles extérieurement, renforcées à l’intérieur par 8 autres nervures. Elles sont reliées entre elle par des anneaux de maçonnerie de briques, de tailles décroissantes, de façon à absorber les poussées latérales qui s’exercent sur elle. Le tout est maintenu par deux coques de briques légères, une externe, de 80 centimètres d’épaisseur, une interne de 4 mètres d’épaisseur. Enfin, la lanterne de pierre leste la coupole et empêche la structure de s’écarter. La construction s’étale de 1420 à 1436, avec une interruption en 1434 suite à l’exil des Médicis. Au départ, Brunelleschi avait prévu de recouvrir la coupole de mosaïques dorées, sur le modèle du baptistère situé juste en face, afin de refléter au maximum la lumière provenant de la lanterne. Sa mort, en 1446, met fin au projet et la coupole est finalement simplement enduite de blanc. En 1568, le Grand-duc de Toscane, Cosme Ier de Médicis (1519-1574) décide de recouvrir cette couche de chaux brute. Il confie le projet à son artiste officiel : Giorgio Vasari (1511-1574). Souhaitant rivaliser avec le défunt Michel-Ange (1475-1564), Vasari choisit le thème du Jugement Dernier pour recouvrir les quelque 4000 m2 de surface. Il conçoit le contenu du programme iconographique avec son ami humaniste Raffaello Borghini (1537-1588) et commence les études préparatoires dès 1571. Il meurt trois ans plus tard, laissant les trois-quart du décor inachevés. L’année 1574 est ainsi marquée par le décès de Vasari mais également de Cosme 1er. Son fils et successeur, François Ier de Médicis (1541-1587) souhaite terminer ce vaste dessein et en confie le soin à Federico Zuccaro (1542-1609). L’ensemble est achevé en 1579 et inauguré le 30 août. Sur la place du Duomo, on remarque une plaque de marbre blanc située dans le pavement le long de l’abside de la cathédrale et qui indique le lieu où un orage provoqua le 16 février 1600 la chute d’un gros globe, une œuvre en cuivre doré fondue par Verrocchio qui pesait 4368 livres, c’est-à-dire 1980 kilogrammes et qui était placée au sommet d’une lanterne de la coupole depuis 1468. Le globe, roulant depuis le sommet de la coupole le long des colonnes blanches, chuta à l’endroit exact désormais désigné par la plaque, après avoir infligé quelques dégâts à la cathédrale. Deux ans plus tard, sur ordre de Ferdinand Ier, l’imposante sphère dorée fut remise à son emplacement, où depuis, et grâce à l’invention du paratonnerre, elle ne craint plus les perturbations atmosphériques.
Nous continuons notre circuit, nous nous rendons au palais Borghèse où nous allons déjeuner.
Pour faciliter la digestion, nous allons rejoindre notre bus garé près de L’Arno à pied. Nous traversons la place Sainte-Croix où se situe l’église qui porte le même nom, la place est occupée par un vaste terrain de foot ball, il est entouré de gradins en bois. Chaque été se produit un tournoi de football où s’affronte tous les quartiers de Florence, les confrontations entre quartiers remontent à l’époque médiévale, les joueurs sont déguisés lors des matchs. Sur la façade on remarque l’étoile de David, ça signifie que l’architecte qui a construit l’église était juif. Nous passons devant le Panthéon de la gloire de Florence, où se trouvent non pas les tombeaux des rois, mais on y a mis tous les tombeaux des génies de la Toscane. Nous repassons devant la bibliothèque nationale, nous distinguons les 4 génies de la ville de Florence, ils ont leurs statues en évidence Michel Ange, Léonard de Vinci, Dante Aléghieri et Brunelleschi l’architecte de la superbe coupole qui recouvre la cathédrale. Nous reprenons notre bus, nous prenons la direction de la colline de Castillo, c’est autour de Florence que les Médicis vont construire plusieurs de leurs villas. Ils en possédaient 17, certaines ont été conservées jusqu’à nos jours. La villa de Castello va nous montrer son jardin, aujourd’hui la villa ne se visite plus, elle existe toujours, mais il n’y a plus aucun décor et mobilier. Au fil du temps, on va se désintéresser de ces villas, les Lorraine qui vont succéder aux Médicis ont peu le goût de la villégiature, ils préfèrent des villas plus au sud de Florence. Les villas tombent en désuétude, les jardins seront déconstruits petit à petit. Il faut attendre Victor Emmanuel II de Savoie, le roi d’Italie, qui étant grand chasseur, grand amateur de campagne, il va se réapproprier le thème de la villa. Il va s’intéresser plus particulièrement à la Petraia et à la Castello. Aujourd’hui la villa Castello est une sorte d’académie française, qui s’occupe de la langue italienne, La villa Castello a été fondée au XVI.me siècle, Cosme premier de Médicis va y passer toute son enfance. A cette époque la villa était superbement décorée, dans les villas le rez-de-chaussée est le plus important, Castello était décorée de chefs-d’œuvre de Bodichelli comme la Vénus ou le Printemps qui ont été commandés par le cousin de Laurent le Magnifique. Cosme Premier va demander à un de ses ingénieurs Tribollo, la construction d’un jardin sur le modèle médiéval, et on va inventer le jardin à l’italienne. On peut y trouver des collections d’agrumes, des sculptures, des fontaines et des aromates. Aujourd’hui la fontaine avec les animaux de marbre est en restauration, en montant quelque peu dans la colline, depuis Castello on peut atteindre la villa Petraia, Elle possède un jardin renaissance qui a été reconstruit entre le XIX.me et le XX.me siècle. La villa Petraia est très intéressante, c’est l’une des mieux conservées, elle présente par contre un décor assez curieux. Victor Emmanuel II de Savoie y séjournera peu, il a plusieurs villas, et il ne restera que 4 ans à Florence. Il ne viendra qu’à Petraia que pour chasser, et pour le mariage de son fils qu’il a eu avec la comtesse Mirafiore, à cette occasion on va redécorer cette villa. Victor Emmanuel va prendre des décors de ses autres villas et palais, pour enjoliver la villa Petraia. Tous ces éléments donnent un mélange très particulier, c’est ce que nous découvrirons au cours de la visite de la villa Petraia. Nous voici arrivés à la villa Castello, nous la découvrons de l’extérieur, puis nous traversons son jardin, sous un soleil resplendissant et au milieu de chants de cigales. Les villas étaient entourées auparavant d’exploitations agricoles, elles fournissaient en fruits, en légumes, en viande, en vin, en œufs et en poissons les cuisines du palais des Médicis. Les villas n’étaient donc pas que des lieux de villégiature, mais aussi elles avaient un but utilitaire. Nous passons devant des parterres d’Hortensias et d’iris, nous pénétrons dans la villa Petraia. Ferdinand premier va beaucoup s’intéresser à la villa Petraia, il la lègue à son fils Cosme II qui va la faire entièrement décorer. Le roi d’Italie Victor Emmanuel II de Savoie, qui à partir de 1880 va faire restaurer les fresques de Volterano, et remeubler entièrement la villa, il va y passer une semaine pour la préparation du mariage de son fils. Nous pénétrons dans la villa Petraia, elle a appartenu à Ferdinand premier de Médicis, il va réaménager complètement le jardin, il fera d’ailleurs venir de Rome ses propres jardiniers, il est cardinal. Il succédera à son frère, François premier de Médicis, et deviendra grand duc de Toscane, il est marié avec Christine de Lorraine, petite fille de Catherine de Médicis, reine de France, épouse de Henri II. Dans le grand salon on peut y voir les armoiries des Médicis, mais aussi celles des ducs de Lorraine. Cosme II va adorer cette villa, il va y séjourner pendant de longues périodes. Il mettra en place au rez-de-chaussée, une collection d’œuvres de petit format. Puis il lancera une campagne de décoration, bien conseillé, il confiera la décoration des surfaces latérales est et ouest à Volterano. Pour les parties latérales nord et sud ont les confie à Posevodani, ses décors sont plus appliqués, ce sont de grands panneaux qui évoquent Godefroy de Bouillon, qui était duc de Lorraine, il a libéré la ville de Jérusalem. Christine de Lorraine va donc énoncé l’histoire de son propre pays, le plafond est pourvu d’un magnifique lustre de cristal florentin. Nous sommes dans la chapelle, elle est décorée de peintures très majestueuses. Nous montons à l’étage, nous traversons de larges couloirs, sur les flancs desquels sont disposés de nombreux bibelots et petites décorations chinoises. Nous traversons des salles où trônent des statues en bronze, et des meubles de toutes les époques. Nous sommes dans une chambre, le lit et les fauteuils sont recouverts de splendides tissues, les tentures murales sont du même ton que les revêtements du mobilier. Nous survolons le cabinet de toilette, nous voici dans la salle de jeux qui recense toutes sortes de jeux de société, d’adresse et de mémoire. Nous abordons la salle à manger, un ensemble de riche mobilier nous est proposé, le plafond est d’un blanc éclatant. Nous terminons la visite pourchassés par les gardiens de la villa Petraia, ils ont hâte de nous voir déguerpir des lieux, nous traversons la salle de bal, les talons au fesse pour sortir plus vite. Nous redescendons à la villa Castello en traversant les jardins de la villa Petraia, puis celui de la villa Castello, et nous voici revenus à notre Bus. Nous sommes anéantis par la chaleur, l’air climatisé du bus est le bien venu, le chemin retour est le même qu’à l’aller, alors nous pouvons récupérer de notre promenade sous un soleil de feu. Après le dîner, nous sommes allés découvrir le centre de Monte Catini pour prendre le frais du soir.

Jour 3 : Nous prenons la direction de Sienne, Lucciana nous explique le programme de la journée, nous sommes tout ouïe à sa narration. Nous emprunterons l’autoroute jusqu’à Florence, puis nous roulerons sur une voie rapide en colimaçon en direction de Chianti, et après une heure de route nous atteindrons Sienne. Sienne est la rivale de Rome, à Rome il y a la statue de la louve flanquée de Remus et Romulus, les 2 fondateurs de Rome, par contre à Sienne il y a la colonne et la louve. Remus et Romulus n’y sont pas représentés, Remus a eu 2 enfants. Ils sont pourchassés par leur oncle Romulus, ils s’échappent donc de Rome, sur 2 chevaux un noir et un blanc. Ils fondent au centre des Apennins en Italie la ville de Sienne, nom donné par l’un des frères qui se prénommait Sénius. Ensuite, Sienne est devenu très riche, elle avait une politique impériale, donc gérée par les gibelins. Elle était la rivale de Florence et des Médicis, ils s’affrontèrent au cours de 3 guerres importantes, avant que sienne deviennent sous l’autorité de Florence et des Médicis. C’est pour cela que sur les remparts de Sienne, on peut voir le blason des Médicis, il est représenté par 6 boules. Sienne est une petite ville sublime, où tout est concentré sur ses 3 collines. Sienne à une sainte importante, sainte-Catherine, son corps se trouvent à Rome, à côté du panthéon dans une église sur la place de l’éléphant. Sainte-Catherine était analphabète, dernière d’une famille de 20 enfants, elle veut dédier sa vie à dieu, elle reçoit les stigmates. C’est elle qui fait revenir les papes à Rome, par une lettre écrite, Jean-Paul II la proclame protectrice de l’Europe en 1983. Nous commencerons la visite de Sienne, par la basilique de Saint-Dominique où s’y trouve la tête de Sainte-Catherine représentée à l’identique par un moulage, par contre son pouce est véritable, c’est une vraie relique. La basilique est ornée de drapeaux, ils représentent les 17 contrades ou quartiers de Sienne. Ils s’affrontent dans un jeu, cette course médiévale que l’on appelle el Palio de Sienne. Au vu du nombre important de quartiers, la course se divise en 2, la place el Campo ne peut pas accueillir 17 chevaux, elle est en forme de coquillage, la première course où concourent 9 chevaux se déroule le 2 juillet, et la deuxième course se déroule le jour de l’assomption de la vierge où les 8 autres chevaux s’affrontent. El Palio est une fête dédiée à la vierge, le quartier qui remporte la compétition ne remporte pas d’argent, mais il offre le standard du quartier à la Madone. Avant que la course commence tous les chevaux sont amenés à la basilique, afin qu’ils soient bénis solennellement, mais après la bénédiction on peut faire ce que l’on veut, on peut même tricher. Si le jockey tombe, ce n’est pas grave, car c’est le cheval qui doit gagner, c’est pour cela que le jockey n’a pas de selle. Le cheval est recouvert du standard, il est confectionné en dentelle par les femmes du quartier, le jockey s’y assoit dessus et se tient en équilibre en s’accrochant à la crinière du cheval. La course dure à peine une minute pour parcourir les 980 mètres, toutes les supercheries sont bonnes pour arriver à ses fins. Il y a des quartiers qui n’ont pas gagné la course depuis 25 ans, c’est une lutte féroce, 15 jours avant le jour J, on surveille les chevaux, car on a peur que l’on les drogue ou que l’on leur fasse du mal. Chaque quartier à sa pièce. Pour garder le cheval, à sienne le cheval est roi, il est gardé 24 heures sur 24, on le soigne à merveille. Pendant ce temps là, les femmes brodent à la main le standard, qui sera offert à la madone en cas de victoire du cheval. Le soir de la course, dans le quartier vainqueur, on fait une longue table où tout le monde mange et boit, et bien sûr le cheval préside la table et partage le repas avec ses supporters. El Palio est la fête la plus importante de la Toscane, le monde entier s’y déplace, le dernier film de James Bond qui se déroule en Italie, la dernière séquence se passe à Sienne où l’on entrevoit el Palio. A l’époque médiévale, quand il y avait les pestilences et les guerres, la vie n’était pas facile, il fallait amuser le peuple, alors on organisait des fêtes pour oublier le quotidien, aujourd’hui rien n’a vraiment changé par ailleurs. Chaque ville médiévale italienne a ses jeux qu’on essaie plus ou moins à faire perdurer, el Palio existe depuis le XIII.me siècle. El Palio passe chaque année en direct sur la chaîne de télévision nationale, les préparatifs de la course commencent à 9 heures du matin. Tous les quartiers sont représentés dans un défilé gigantesque, où les habitants arborent le costume et les couleurs de leur quartier. A 15 heures c’est l’heure H, dans l’attente, les chevaux sont très excités sous la chaleur, puis c’est le départ dans une clameur indescriptible. Sienne possède une université internationale pour la langue italienne, la première étant Pérouse qui se situe dans l’Ombrie. Sienne a aussi la plus ancienne banque de la Toscane, Monte di Pasquie, c’est elle qui est à l’origine du chéquier. Sienne est une ville très propre, où la circulation est limitée aux habitants, on y trouve des maisons tours. Le baptistère qui est cathédrale, est décoré de mosaïques peintes à la feuille d’or de 24 carats, dédiée à l’assomption de la vierge. Sienne est au cœur du vignoble du Chianti, nous roulons dans la vallée d’Elsa où l’on produit le vin blanc de la Toscane, que l’on appelle el Vernaccia. Les collines du centre des Apennins culminent à 600 mètres, elles sont plantées de vignes et d’oliviers, les travaux de la vigne et de la cueillette des olives se font à la main. Le lait de vache est uniquement utilisé pour la fabrication des fromages italiens, le lait pour boisson est importé, un litre de lait vaut 1,65 euro. En Italie on mange beaucoup de viande de Veau, on engraisse les veaux du Limousins dans la région de Brechello dans la plaine du Po, c’est la région où furent tournés les don Camillo et Pépone, quand ils arrivent à un certain poids les veaux retournent en terre limousine. En Italie on consomme plus de viande de cheval que de bœuf, on mange aussi du porc sans oublier le veau. Ensuite Lucciana nous énumère sa recette du viagra naturel, un peu d’huile d’olive pour purifier le sang, raffermir la peau et régénérer les cheveux en frictionnant le cuir chevelu. L’ail est bénéfique pour la tension, le pépéronchino petit piment rouge ouvre les artères ce qui donne une meilleure circulation du sang, les tisanes de basilique frais sont très bonnes pour les migraines, le fromage parmigiano regiano est très bon pour fixer le calcium, pour terminer une consommation régulière de pâtes Barilla c’est celles qui restent le plus aldente, les pâtes ne font pas grossir, c’est un sucre lent, avec tout cela vous pouvez jeter toutes vos petites pilules roses ou bleues. A la suite de ce satisfecit des produits toscans, Lucciana nous raconte comment cuisiner les pâtes. L’Italie vénère Saint-Roch, l’un des plus célèbres montpelliérains, il voua sa vie à protéger les gens contre la peste, il en fut contaminé et mourut en Italie après y avoir été emprisonné. Les gens pour se préserver de la peste se réfugiaient dans les églises. Dans lesquelles on avait recouvert les murs de chaux, pour les désinfecter, ce qui a mis un nombre très important de fresques murales à mal. Les italiens prient beaucoup Saint-Roch, surtout à Venise où une église lui est même consacrée. La route que nous sillonnons est très vallonnée, les italiens ont beaucoup immigrés au lendemain des 2 guerres mondiales, pour avoir un avenir plus agréable. Auparavant chaque famille italienne avait un petit lopin de terre, où elle cultivait ses propres légumes, même dans la région où nous sommes, malgré l’absence de plaine, les jardins étaient parsemés sur toutes les pentes des collines de ci de là. La première civilisation qui a habité le centre de l’Italie, ce sont les étrusques, bien avant les romains. Ils ont conquis les Apennins avec des légions qui comprenaient plusieurs milliers d’hommes. Les charriots étaient tirés par des bœufs et non pas par des chevaux, le premier travail des romains a été de créer des voies de communication. Tous les vallons sont investis par des terres agricoles, mais on a préservé une surface non négligeable à la forêt, car elles entretiennent le terrain. C’est un terrain de tuf et de sable, qui contient des minéraux très riches, en plus la forêt préserve la vie de la faune. C’est le repère des sangliers, des chevreuils, des lapins de garenne, des lièvres, des faisans et des oiseaux en général. Tout le monde entier est tombé amoureux des vallons toscans, certains artistes ont investi dans les domaines vinicoles du Chianti, comme par exemple le chanteur Sting qui possède une propriété de 6 hectares de vigne. Bon tous ces artistes se transforment certes en viticulteur, mais ils ont en gage, le plaisir d’habiter des demeures patriarcales qui se trouve au milieu des superbes domaines agricoles. La terre qui se trouve autour de Sienne est de teinte ocre, elle sert même de fard que les femmes se mettent sur le visage. Les vallons de Toscane est le royaume du tournesol, des haricots noirs et des choux noirs. Nous sommes dans la région où l’on produit le safran, il faut beaucoup d’étendues de terrains pour récolter un kilogramme de safran, d’où son prix élevé. Sur les sommets des collines on aperçoit des églises et des châteaux médiévaux, au milieu de la végétation luxuriante ça amplifie encore plus le cadre environnemental du paysage que nous traversons. Bon nombre de peintres y sont venus posés leur chevalet, les peintres contemporains n’y sont pas de reste par ailleurs. Des tournois de joute à cheval sont organisés dans les châteaux de Toscane et de l’Ombrie, les femmes y participent, ça leur procure un instinct défensif, qu’elles peuvent mettre à profit dans la vie quotidienne, pour lutter par exemple contre les violeurs. Une étude a démontré que les italiens qui prennent leurs vacances à la mer sont fatigués quand ils retournent au travail. Devant ce constat, on a développé en Toscane et en l’Ombrie des vacances en maison de famille, dans des fermes, ce sont de petites structures, où l’on peut trouver piscine et terrain de tennis. On partage les repas avec les fermiers, on participe aux tâches agricoles, on profite des nombreux lacs et des sports naturels, et de retour au travail grâce à ce mode de vacances on est tout à fait en forme. Ce nouveau système de vacances s’appelle agritourisme, certaines structures y ont intégré le bien être, comme des baignoires implantées dans des prairies pour y prendre des bains, on y trouve aussi des bains d’orties ou de lait pour les soins de la peau. Sur notre droite nous découvrons San gimignano, la ville médiévale que nous allons visiter cet après-midi. Elle possède encore 14 tours, dont la plus haute la Rogna culmine à 53 mètres, le terme rogna signifie maladie de la peau, qui atteint les personnes qui ne se lavent pas, Charles Quint et Attila en souffraient. La contrée était un lieu de passage pour aller à Saint-Jacques de Compostelle, on y dénombrait de nombreuses chartreuses qui proposaient le gîte aux pèlerins, aujourd’hui il n’en reste plus que 3. Nous approchons de Sienne, nous sommes obligé de nous acquitter d’une taxe, pour accéder à la ville, on a vraiment recréé les octrois d’antan. Lucciana nous dépeint un peu le circuit que nous allons effectuer, tout d’abord nous accèderons à la première colline dite Sainte-Catherine pour nous rendre à l’église Saint-Dominique, nous en redescendrons pour gravir la seconde colline, la plus haute où se trouve la cathédrale et le baptistère. Depuis là nous redescendrons, pour aller sur la place el Campo où se déroule le Palio. Heureusement que Lucciana nous a intelligemment préparé notre visite de Sienne, car la guide locale nous fourgue un casque sur les oreilles pour suivre ses explications. Malheureusement par manque de guides, je suis obligé de me déplacer avec la canne par sécurité, alors adieu aux commentaires de la guide siennoise. En plus, je me fais remballer par une DV de notre groupe, qui par chance était accompagnée, mais elle ne supportait pas que ma canne l’effleure par moment. Devant ces situations, j’ai remisé le casque, et je me suis concentré sur ma locomotion pour ne pas me mettre en danger. Voici tout de même une présentation de sienne :
Sienne (Siena en italien) est une ville italienne, chef-lieu de la province du même nom, dans la région de Toscane. Elle compte 54500 habitants (2004). La ville est célèbre pour son patrimoine artistique et pour la course du Palio delle Contrade, souvent abrégé en Palio, une spectaculaire course de chevaux qui voit s’affronter les contrade (paroisses et quartiers) de la ville deux fois par an, le 2 juillet et le 16 août. Elle figure dans la liste du patrimoine mondial en Europe établie par l’UNESCO. Sienne se situe au centre d’une zone collinaire, entre les vallons de l’Arbia au sud, de la Merse au sud-ouest et de l’Elsa au nord, avec les collines du Chianti au nord-est, la Montagnola à l’ouest et les Crete Senesi au sud-est. La place en « coquillage » est le point d’intersection des trois collines qui forment Sienne qui s trouve à 348 mètres d’altitudee. Selon la légende, Sienne fut fondée par Senius et Aschius, fils de Rémus, lui-même frère de Romulus (fondateurs de Rome). Ils fuirent la ville sur deux chevaux donnés par Apollon et Diane, l’un blanc et l’autre noir, pour échapper à la fureur de leur oncle Romulus. Ils s’arrêtèrent dans la vallée du Tressa et fondèrent une ville qu’ils baptisèrent du nom de l’aîné, Sienne (en latin Sena Julia). Le blanc et le Noir devinrent alors les couleurs de la ville. Sienne fut une ancienne colonie romaine fondée par Auguste. Au Ve siècle, elle devint siège épiscopal. La ville se développe dès le VII.me siècle à l’époque des rois lombards. Devenue cité libre et indépendante au XII.me siècle, elle fut la rivale de Florence, d’autant plus que gibeline, c’est-à-dire partisane de l’empereur, elle s’opposait à la politique guelfe– favorable au pape – de sa voisine qu’elle tint longtemps en respect avant de lui infliger une cinglante défaite en 1260, à la bataille de Montaperti. Dès le XII.me siècle, les nobles propriétaires de castellari, palais urbains munis d’une tour carrée, contrôlaient un réseau de rues privées qui les reliaient à leurs alliés mais aussi aux marchés et à des portes de sortie sur la campagne qui leur permettaient de fuir vers leurs fiefs. Au lendemain des batailles du XIII.me siècle, les factions victorieuses s’appliquaient à piller les vaincus et à incendier leurs palais. Ces lieux, tel Carthage dans l’Antiquité, étaient réputés maudits et on interdisait, en guise de punition, de reconstruire par dessus. Ces lieux laissés à l’abandon devenaient ainsi des cloaques alors que la municipalité développait de grands soins à décorer et embellir la ville. Dans certains cas, les maisons n’étaient pas détruites mais confisquées par la municipalité, qui les rasait pour élargir les rues ou les places ; c’est ainsi que fut construite la Via Supra Posteria, aujourd’hui la Costa larga : tracée dès 1290, la municipalité attendit que Gabrielle Speranza, dont le palais se trouvait malencontreusement sur le chemin, soit déclarée traître et qu’un autre patricien meure, mais il a fallu attendre 1360 pour que cette voie soit ouverte. La ville vit naître au XVII.me siècle l’Accademia dei Fisiocritici qui est l’Accademia delle Scienze di Siena. Le Duomo di Siena, la cathédrale de Sienne, Santa Maria Assunta ; L’ancien hôpital Santa Maria della Scala en face du Duomo. Il comporte plusieurs étages, sous le niveau de la place, comportant de nombreux oratoires. Les oratoires du sanctuaire Sainte-Catherine-de-Sienne• La Basilique Saint-François• La Basilique San Domenico• La Basilica di San Clemente in Santa Maria dei Servi• L’Église Saint-Gaëtan• La Chiesa di San Giorgio• La Chiesa di San Martino• La Basilique de l’Observance• L’Église Sant’Agostino• L’Église Santo Spirito. la Piazza del Campo (il Campo), place centrale de la ville ; Le Palazzo Pubblico, Palazzo Comunale, siège du gouvernement municipal, le Cortile del Podestà et la Torre del Mangia de 102 m ; il héberge le Museo Civico. La fontaine dite Fonte Gaia, originellement sculptée par Jacopo della Quercia entre 1409 et 1419. Refaite librement, en 1868, en marbre par Tito Sarrocchi. Le Palazzo Chigi Saracini (tour du XII.me siècle, parties Renaissance, façade gothique, salle de concert rococo), siège de l’Académie musicale Chigiana de Sienne, fondée en 1932 par le comte Guido Chigi Saracini. La Loggia della Mercanzia• Le Palazzo delle Papesse, qui accueille un centre d’art contemporain• Les maisons-tours : Torre dei Forteguerri. Torre dei Montanini• Torre degli Incontri. Les Mura di Siena, ses remparts et ses portes. Le Museo Civico, au premier étage du Palazzo Pubblico. Le Museo dell’Opera Metropolitana del Duomo, musée de la cathédrale comportant des sculptures originales de la façade ; s’y tient une exposition permanente sur le peintre Duccio. Le complexe muséal dans l’hôpital Santa Maria della Scala en face du Duomo. Il comporte plusieurs étages, et depuis quelques années, le Musée archéologique national. La pinacothèque nationale de Sienne. Le centre d’art contemporain au Palazzo delle Papesse. Le poumon économique de la ville est le tourisme même si l’artisanat local reste présent. Pour des raisons topographiques, la gare ferroviaire de Sienne est située en bas de la ville. Elle permet les liaisons vers Chiusi au sud, Empoli au nord puis vers Grosseto.
Nous commençons notre découverte de Sienne, nous déambulons dans de petites ruelles, nous passons devant la basilique Saint-Dominique, notre guide a dû manger du cheval, elle n’y fait qu’une halte. Nous passons devant l’écurie où est logé le cheval du quartier du rhinocéros, on y remarque une jolie tête de cheval en bronze. Tant bien que mal, j’arrive à suivre le groupe avec l’aide de Christian très mal voyant, nous gravissons la seconde colline où se dresse la cathédrale Sainte-Marie, elle est recouverte de marbre noir et blanc, ça rappelle les 2 chevaux avec lesquels Sénius et son frère sont arrivés à Sienne. Nous pénétrons dans la cathédrale, même ici notre pauvre guide parle dans son micro qui a un son inaudible. La cathédrale à une longueur de 100 mètres, C’est une église caractérisée par sa bichromie blanc et noir partout, piliers, parois, même les façades, c’est un style pisan qui provient de Pise. A Pise on a construit la cathédrale au XII.me siècle, on avait rien inventé, on s’était inspiré des mosquées arabes. Les pisans étaient tombés amoureux de ce style, lors de leurs échanges commerciaux dans les pays arabes où ils achetaient des étoffes et des épices. A San Gimignano, il y a une église semblable. La façade de la cathédrale de sienne est de 2 styles, roman et gothique, au premier niveau des arcs en plein cintre, au second niveau les fenêtres ont des arcs en ogive, on est à la moitié du XIII.me siècle. Pour réaliser les détails des figures, on griffe le marbre que l’on rempli de poudre noire et de béton, on peut sentir le résultat en touchant le sol. La façade de la cathédrale a 45 mètres de haut, elle comporte 3 immenses portes qui correspondent aux 3 nefs. La particularité de la cathédrale, c’est que son baptistère ne se trouve pas à son niveau, mais en dessous comme une crypte. Après la visite rapide de la cathédrale Sainte-Marie, nous descendons de la colline pour aller sur la place el Campo. C’est sur cette place Où est organisé le Palio, les examinateurs de la course sont enfermés dans le palais qui se trouve sur la place el Campo pendant 3 jours avant la course. La place el Campo se trouve en bas des 3 collines qui forment Sienne, le tracé des 9 couloirs empruntés par les chevaux, donnent à la place une forme de coquille. En ce moment, on s’affaire à monter les gradins et à recouvrir les briques rouges de la place de terre, pour empêcher les chevaux de glisser. Une fois la course terminée, on retire la terre, pour redonner à la place son éclat rouge donné par les briques. Sous la place el Campo se trouve une immense citerne, elle récolte l’eau qui dévale des collines qui sert tout au long de l’année. Nous continuons notre circuit, nous passons devant l’ancien marché couvert, il est en marbre de Carrare, sa façade est décorée de sculptures qui représente l’abondance, aujourd’hui le bâtiment est occupé par une banque. Nous passons devant l’église dédiée à Sainte-Catherine, devant laquelle se trouvent la colonne et la louve. En face nous découvrons la maison de Tomeil, un riche banquier du XIV.me siècle. Nous marchons dans de petites ruelles, nous passons sous un arc gothique, pour arriver à une ruelle qui mène à l’église Saint-François. Nous avons fini de grimper sur la troisième colline, nous la redescendons en empruntant plusieurs escalators. Les murs qui entourent les escaliers mécaniques sont décorés de peintures contemporaines, enfin nous sommes à l’air libre, nous voici arrivés au restaurant.
C’est sous une chaleur accablante que nous reprenons la route, nous nous dirigeons vers San Gimignano. La ville se trouve sur une colline, elle est insérée dans le château et ses remparts. Au-dessus de la ville se situe la place de la citerne, elle recueille l’eau pour alimenter le bas de la ville au moyen âge. San Gimignano se trouve dans la vallée de l’Elsa, elle est très importante, c’est le lieu de production du vin blanc de toscane, que l’on appelle le Vernaccia. Nous sommes entourés d’oliviers, nous apercevons des tracteurs à chenille qui travaillent dans les vignes. Nous commençons à entrevoir la tour Rogna, elle est une des plus importantes des tours de San Gimignano. Nous arrivons au parking de la ville médiévale de San Gimignano, par un petit sentier nous atteignons la porte Saint-Jean qui compose le rempart et qui donne accès à la ville. La porte Saint-Jean est édifiée en pierre calcaire qui provient de la ville de sienne, San Gimignano se trouve entre Sienne et Florence, dont voici la présentation :
San Gimignano est une commune de la Province de Sienne en Toscane (Italie). La commune compte 8000 habitants, elle s’étend sur 131 kilomètres carrés, et elle s’étale à 324 mètres d’altitude. San Gimignano est une des villes les plus pittoresques et suggestives de la Toscane. Elle s’étend, toute embrassée dans sa double enceinte de murailles et parsemée de hautes tours, dans la mer d’oliviers qui recouvrent une colline dominant le Val d’Elsa. Elle figure dans la liste du patrimoine mondial en Europe de l’UNESCO. San Gimignano, d’origine très ancienne, a reçu son nom de l’évêque de Modène qui a vécu pendant le IV.me siècle. La ville conserve presque intactes ses caractéristiques architectoniques des XIII.me et XIV.me siècles. Ancien siège d’un petit village étrusque de la période hellénistique, San Gimignano commence son histoire aux alentours du Xe siècle où elle prend le nom du saint évêque de Modène, saint Gimignano, qui aurait sauvé le bourg des hordes barbares. San Gimignano connaît un grand développement durant le Moyen Âge grâce à la Via Francigena qui la traverse. Y fleurissent nombre d’œuvres d’art qui décorent les églises et les couvents. En 1199, San Gimignano devient une commune libre, avec son premier podestat après avoir rompu son asservissement aux évêques de Volterra. Elle prend alors le nom de San Gimignano delle belle Torri avec ses 75 maisons-tours mais elle souffre de luttes intestines qui la divisent en deux factions : celle des Ardinghelli (guelfes) et celle des Salvucci (gibelins). Le 8 mai 1300, elle héberge Dante Alighieri, ambassadeur de la ligue guelfe en Toscane. La terrible peste de 1348 et le dépeuplement qui s’ensuit, jettent San Gimignano dans une crise grave et la petite ville doit se soumettre à Florence en 1353. Elle subit ensuite autant les influences artistiques florentines, siennoises que pisanes. La ville est aujourd’hui un centre de fabrication de meubles et surtout célèbre par son vin le Vernaccia di San Gimignano (1re DOCG dénomination d’origine contrôlée italienne décernée en mars 1966). Le tourisme est très actif dans ce fleuron de la Toscane, ville médiévale ceinte de murailles (borgo) réputée par ses tours. La ville est close de remparts et reste d’une architecture médiévale : Les monuments les plus intéressants de la ville sont le Dôme, l’hôtel de ville (le palais du peuple) et l’église Sant’Agostino. Les tours au nombre de 75, passent à 25 la fin de l’an 1500 et aujourd’hui, 13 demeurent intactes. Sur la Piazza della Cisterna, place triangulaire avec son puits du XIII.me siècle qui lui donne son nom : la Casa Salvestrini du XIII.me siècle, le Palazzo Tortoli-Treccani, de 1300, le Palazzo dei Cortesi avec une tour imposante, le Palazzo Ardinghelli, avec ses deux tours (l’une tronquée) encadrant le bâtiment central. Sur la Piazza del Duomo, au centre de la ville : Le vieux Palazzo del Podestà (1239), qui repose sur une arcade appelée la loggia et sa tour de 51 m, la Rognosa. Le Palazzo del Popolo (palazzo Nuovo del Podestà) construit en 1283 sur les plans d’Arnolfo di Cambio et sa tour Grossa de 54 m. Il abrite les musées et la pinacothèque de la ville, avec les œuvres de Guido da Siena, du Pinturicchio, de Fra Filippo Lippi, de Benozzo Gozzoli, Lorenzo di Niccolò, Domenico di Michelino, Pier Francesco Fiorentino et d’autres artistes siennois et florentins. À l’intérieur du palais, Dante Alighieri a prononcé un discours le 18 mai 1300 pour inviter la population à entrer dans la ligue guelfe toscane et a envoyer des députés à un congrès guelfe. Dans la salle de Dante la grande Maestà (1317) de Lippo Memmi. La collégiale de San Gimignano du XII.me siècle et les fresques du Paradis et de l’Enfer de Taddeo di Bartolo, le martyre de saint Sébastien de Benozzo Gozzoli, les scènes de l’Ancien Testament de Bartolo di Fredi. Le cycle des fresques du Nouveau Testament de Barna da Siena reprises par Lippo et Francesco Memmi. La chapelle de santa Fina de Giuliano et Benedetto da Maiano (1468), l’autel de la chapelle est de Benedetto da Maiano et il est surmonté de fresques de Domenico Ghirlandaio qui reproduisent la vie de sainte Fine (1238-1253), Santa Fina, jeune fille de San Gimignano qui se signala par sa piété et son dévouement envers les pauvres. L’église Sant’Agostino (1298) romano-gothique : La chapelle San Bartolo et son autel en marbre de Benedetto da Maiano (1494) Le chœur et son grand retable du Couronnement de la Vierge de Piero del Pollaiolo ; les fresques de Benozzo Gozzoli sur la vie de Sant’Agostino. Les maisons-tours : Torre Rognosa, 52 m• Torre Grossa, 54 m• Torri dei Salvucci, tours jumelles de 51 m• Torri degli Ardinghelli• Torre dei Becci• Torre Chigi (1280)• Torre dei Cugnanesi• Torre del Diavolo• Torre di palazzo Pellari. La ville est inscrite au patrimoine de l’humanité de l’UNESCO depuis 1990.
San Gimignano était un lieu de passage important des pèlerins qui se rendaient à Jérusalem et à Saint-Jacques de Compostelle, il y avait de nombreux commerces et hôtels. La ville était très riche grâce à ses produits agricoles, blé, vin, olives et le safran. Au moyen âge on utilisait le safran pour teindre les tissus, pour faire les peintures et aussi dans la composition des médicaments. Le safran se récolte le matin, entre octobre et novembre, il faut 150000 pistils pour faire un kilogramme de safran. Nous déambulons dans la rue principale, la rue Saint-Jean, elle mène à la porte du même nom. La rue Saint-Jean est décorée de drapeaux qui représentent le symbole du quartier Saint-Jean qu’est l’aigle. San Gimignano est divisé en 4 quartiers, Saint-Jean, le château, la place et Saint-Mathieu. La rue Saint-Jean est très commerçante, nous sommes devant l’église Saint-François, ancienne église Saint-Jean, elle date du XII.me siècle, et elle était administrée par les chevaliers de l’ordre de Saint-Jean. Les chevaliers ont quitté la ville au début du XIV.me siècle, et l’église est devenue Saint-François. Elle a été bâtie avec 2 sortes de pierres, du travertin très compressé et du marbre. Pour montrer leur pouvoir et leur richesse, les commerçants de san Gimignano concouraient pour avoir la tour la plus haute de la ville. Les tours sont en briques à l’intérieur et en pierre calcaire à l’extérieur, elle ne possède pas beaucoup de fenêtres, car elles avaient un rôle défensif. Les tours sont toutes carrées, Les tours servaient aussi à entreposer le blé, sur chaque sommet des tours privés étaient postés des soldats, payés par le gouvernement afin de contrôler les alentours. En 1255, une loi stipule qu’on ne peut pas construire de tour plus haute que celle du palais du gouvernement. Après cette décision, des familles ont donc décidé de construire plusieurs tours, pour montrer leur puissance. San Gimignano fut appelée la ville aux belles tours, la plus haute est donc celle du palais du gouvernement qui culmine à 54 mètres, que l’on appelle la grosse tour. Nous arrivons à la place de la citerne, elle a la forme d’un triangle, elle était utilisé au moyen âge pour les joutes, les tournois et les marchés. De nos jours, il y a toujours le marché le jeudi matin, la place était le lieu économique de la ville. Elle se trouve près de la place du pouvoir politique, c’est-à-dire de la place de l’église collégiale. Au centre de la place citerne se trouve un puits, car sous la place se trouve l’ancienne citerne qui permettait d’alimenter en eau le bas de la ville. Autour de la place se dressent des tours imposantes, dont celle du diable, car un soir son propriétaire avait cru voir sa tour plus grande qu’à son habitude, il avait mis cela sur un coup de patte du diable. Nous continuons notre circuit, nous passons devant des magasins de céramiques, de cuir et de souvenirs. Nous sommes sur la place principale, c’est la place du pouvoir religieux et politique, elle est entourée par plusieurs bâtiments importants. L’église collégiale, de nos jours appelée la cathédrale de la ville, elle a été dédiée au début à saint-Gimignano, puis à la vierge, notre dame de l’assomption. L’église du XI.me siècle était petite, elle fut restaurée et agrandie au fil du temps, surtout à la moitié du XV.me siècle par l’architecte Juliano Damagnano de Florence. La place est le lieu où on a implanté 2 palais du gouvernement, le plus ancien est du XII.me siècle, ensuite il est devenu une prison, c’est pour cela que la tour qui se trouve à proximité s’appelle rognosia, qui vient de l’italien rogna qui signifie problème. Le second palais du gouvernement date du XIV.me siècle, à ses côtés du nouveau palais se trouve la fameuse grosse tour, qui en est la plus haute de la ville. Dans l’enceinte des remparts vivent 3000 habitants, les 2 places que nous venons de visiter sont les parties les plus anciennes de San Gimignano, elles se trouvent au sommet de la colline où est implantée la ville. Toutes les tours de la place possèdent une cloche, devant la façade de l’église, il y a un fer, qui servait à nettoyer les semelles des chaussures avant de rentrer à l’église. Une plaque apposée sur le mur de l’église, indique qu’Eugène III est venu en personne à San gimignano. Après un bon bol d’air, nous reprenons la route, nous allons visiter une cave qui produit le fameux Vernaccia. Ce sont 200 viticulteurs qui apportent leurs vendanges dans cette cave, puis on presse le raisin, on le vinifie puis on le commercialise. Cette coopérative commercialise aussi l’huile d’olives de la région, nous dégustons des petits croutons imbibés d’huile d’olives. Ensuite, comme nous sommes assoiffés, nous avons droit en guise d’apéritif de savourer le nectar qu’est le Vernaccia, bien frais c’est agréable. Comme le chauffeur n’a pas consommé d’alcool, nous pouvons reprendre la route. Dans le bus, les chansons fusent de partout, enfin nous arrivons à notre hôtel. Après le repas, nous sommes conviés à une soirée dansante, elle est animée par un musicien et son synthétiseur, nous finissons au petit matin au bar de l’hôtel.

Jour 4 : Aujourd’hui la journée est consacrée à la découverte de la région du Chianti, nous sommes guidés par une guide locale, elle se prénomme Adriana. Nous quittons Monte Catini en passant devant sa gare ferroviaire, puis nous empruntons l’autoroute en direction de Florence. Nous sommes entourés d’oliviers, nous roulons sur une route, dont l’environnement rappelle celui des Cévennes, sur des collines nous apercevons des tours, elles résultent d’anciens châteaux médiévaux qui s’y étaient établis. En Italie et plus particulièrement en Toscane, on appelle château des villas de l’époque renaissance, elles foisonnent dans la région du Chianti. Nous passons tout près de la villa Monte Bonno, Napoléon y a séjourné, lors de sa campagne en Italie. Nous passons dans la ville de Pistola, Elle possède une superbe église romane, la ville est connue dans le monde entier pour ses pépinières qui alimentes les parcs et jardins européens. La ville est étagée sur des coteaux, l’économie de la ville est stimulée par des fabriques qui confectionnent des instruments de musique et des ateliers spécialisés dans l’entretien du matériel roulant ferroviaire. Nous contournons la ville de Prato, elle a une histoire intéressante, c’est la ville de Francesco Datini, c’est lui qui au XIV.me siècle a développé la lettre de change. Il était très riche, il possédait tout un réseau bancaire, il n’a pas eu d’enfant à son grand désespoir, il a donc adopté une fille. En plus il a fait profiter aux autres de son immense fortune, il a fait construire des hôpitaux, des orphelinats, des résidences qui accueillaient des jeunes filles et bien d’autres choses encore. Au sommet d’une colline nous distinguons un clocher d’église, nous circulons sur une route vallonnée, elle est bordée de cyprès. Nous sommes dans la banlieue de Florence, et nous voici à Impruneta où nous allons visiter l’église Santa Maria, dont voici la présentation de la commune et de la basilique :
Impruneta est une commune de la province de Florence dans la région Toscane en Italie. La commune compte 15000 habitants, elle s’étend sur 48 kilomètres carrés, et elle est située à 275 mètres d’altitude. La ville est spécialisée dans la fabrication d’articles en terre-cuite de qualité. Il existe plusieurs poteries sur la commune. La Villa Corsini a Mezzomonte, villa médicéenne comportant des fresques, notamment du peintre Giovanni da San Giovanni.
L’église actuelle s’est installée sur le site d’un ancien lieu de pèlerinage qui fut consacré en 1060 par le cardinal Umberto di Selva Candida. Au 14ème siècle, l’église fut agrandie. Plus tard, au 15ème siècle, l’évêque Antonio degli Agli entreprit de nouveaux travaux de restauration. Connu pour son humanisme, il occupa la fonction de prêtre de la paroisse de 1439 à 1477, date à laquelle il mourut. Durant cette période, il fit construire un mur d’enceinte autour de l’église. Ce mur était équipé de tours à ses quatre coins pour que l’église ait une apparence de forteresse imprenable. Deux petits temples furent construits à l’intérieur en se basant sur celui construit par Michelozzo pour l’église de la Santissima Annunziata, à Florence. En 1634, la Compagnie des stigmates de Saint François fit construire, à ses frais, l’arcade de la façade avant de l’église. Elle fut conçue par l’architecte Gherardo Silvani. Après le bombardement de 1944, qui détruisit le plafond de style baroque, l’église fut restaurée dans le style Renaissance. La réputation et le succès de ce sanctuaire reposent sur le culte de l’image de la Vierge que la tradition assigne à Saint Luc l’Evangéliste. Selon cette légende, au moment de l’arrivée du Christianisme, l’image fut emmenée à Florence par Saint Romolo et ses adeptes. En raison des persécutions, ils cachèrent l’image en l’enterrant « in pruinetis », « au milieu des pins », et c’est de cet événement que le nom de Impruneta est dit venir. Une fameuse procession à destination de Florence est née dans la Basilique. L’évêque Casotti mentionne l’excitation et la joie éprouvées par toute la population de Impruneta: “Dans le village, la nuit, ces gens tout dévoués à leur protectrice, ont commencé à allumer des feux et des lumières et annoncé l’imminence du jour de la procession par des pétards. Cela a suffi à déclencher une concurrence mutuelle entre tous et des démonstrations de dévotion durant les deux nuits qui suivirent, le vendredi et le samedi, en allumant des feux à travers les collines à 3 lieues à la ronde.” L’auteur décrit la participation des Compagnies au sein de la procession “si bien que 800 personnes environ suivirent la procession. Elles étaient suivies par la Compagnie du Pieve qui comptait 400 personnes. Presque tous les hommes appartenant à ces confraternités portaient une torche ou une autre forme de lumière à la main.” L’église présente un haut clocher-tour crénelé construit au 13ème siècle, présentant lui-même quatre rangs alternés de fenêtres à simples et doubles ogives. L’arcade de la façade, conçue par Gherardo Silvani (1634), est composée de cinq larges arches surmontées par des fenêtres rectangulaires. À gauche de la façade, vous pourrez voir une tour civique (clocher) du Moyen-Âge présentant une grande horloge. La pierre commémorant la première consécration se trouve sous l’arcade de la façade. L’intérieur de l’église présente une large nef de style Renaissance : les arches ont été construites en “pietra serena” (pierre de Florence) et servent de cadre aux autels. L’abside est profonde. Les poutres triangulées du plafond sont saillantes. Au niveau des deux entrées, vous pourrez voir deux petits bénitiers (1542 et 1637). En entrant, vous verrez sur votre droite l’autel représentant le “Martyr de Saint Laurent”, conçu par Cristofano Allori. Plus loin, vous pourrez voir une peinture représentant une Nativité de la Vierge” exécutée par Domenico Crespi connu sous le nom de il Passignano. Sur la gauche, après avoir dépassé le baptistère, dans lequel se trouve un font baptismal datant de 1590, vous verrez deux tableaux : “La vocation de Pierre et André” (1606), exécuté par Jacopo Chimenti (connu sous le nom de Jacopo da Empoli) et “Le martyr de Saint Sébastien”, exécuté par Matteo Rosselli. Deux petits temples dédiés à la Vierge et au Christ précèdent le presbytère. Ils ont tous deux été sérieusement endommagés lors du bombardement de 1944 et ont été ré-assemblés plus tard en utilisant tous les fragments qui purent être retrouvés. Ils sont aujourd’hui protégés par une enceinte de marbre composée par quatre colonnes cannelées dotées de chapiteaux de style corinthien. Ils sont recouverts par une trabéation richement décorée. Le plafond est orné de panneaux encastrés de majolique. L’édicule se trouvant sur la droite est la Chapelle de la Croix, dont le bas-relief, “Le crucifix au milieu de la Vierge, de Saint Jean et des Anges”,a été réalisé par Luca della Robbia “(céramique vitrifiée sur fond azur). Les statues de Saint Jean le Baptiste et de Saint Augustin sont aussi de della Robbia, comme l’escalier d’autel orné d’anges volants se trouvant sur les côtés du tabernacle et le plafond de majolique polychrome. L’édicule se trouvant sur la gauche porte le nom de Chapelle de la Vierge. Il est décoré par de magnifiques réalisations de Luca della Robbia incluant la frise de majolique polychrome de l’architrave représentant des feuilles et des fruits, deux petits bas-reliefs représentant la Vierge et l’Enfant, la décoration du plafond et les statues de majolique de Saint Paul et Saint Luc se trouvant des deux côtés du tabernacle. C’est dans cette chapelle qu’est exposée la fameuse image sacrée de la Vierge avec l’Enfant sur laquelle on peut encore voir des traces de la peinture du 13ème siècle. Ce tableau n’est exposé que dans certaines circonstances particulières. Il a été attribué à Luc l’Evangéliste, mais il a été repeint par le peintre anglais Enrico Hugford en 1758 sur un support datant probablement du XIII.me siècle. Les marches dominant la table du Seigneur de l’autel sont décorées avec des médaillons d’argent estampé et des pierres semi-précieuses. Le ciboire en argent, très richement décoré, représente “La découverte de l’image sacrée”. Le retable frontal, offert par Cosimo III comme ex-voto, représente le Grand Duc en prière devant l’image de la Vierge. Sur l’autel principal, vous pourrez voir le magnifique polyptyque représentant la Vierge et l’Enfant et les saints florentins Tommaso del Mazza et Pietro Nelli (1375), qui a été ré-assemblé après les sévères dommages causés par la guerre. Sur le côté droit, une chapelle abrite la tombe de l’évêque Antonio degli Agli (15ème siècle), surmontée d’un médaillon représentant une Vierge à l’Enfant exécutée par l’atelier de Antonio da Maiano. Le choeur richement décoré du 18ème siècle a été remis dans son lieu d’origine au sein de la façade intérieure. C’est à cet endroit que se trouvait un orgue du 16ème siècle. De nombreux objets rares et somptueux de l’église sont exposés dans le trésor.
Après la visite de l’église Santa-Maria, nous nous dirigeons sur une pelouse qui fait face à l’église. Il y est exposé des statues et des sculptures qui représentent des lions, des tonneaux, des vases, des jarres et des œuvres modernes qui laissent à l’interprétation de chacun. Lucciana reprend la main sur le micro, pour le bonheur de tout le monde, car la guide locale avait du mal à nous expliquer ce qu’elle voyait. Nous sommes au centre des Apennins, l’environnement est très vallonné et parsemé de toutes les couleurs de l’été toscan. Nous nous dirigeons vers Castellina de Chianti, nous sommes vraiment dans un terroir viticole, où les chênes verts et les marronniers ne sont pas en reste. Voici une présentation du Chianti :
Le Chianti (I Monti del Chianti ou Colline del Chianti) est une région rurale de Toscane en Italie des provinces de Florence, Sienne et Arezzo, composée essentiellement de collines et de montagnes. Elle est connue mondialement par son vin. Le territoire du Chianti était initialement celui limité, au XIII.me siècle, par les communes de Gaiole in Chianti, de Radda in Chianti et de Castellina in Chianti et avait défini ainsi la Ligue du Chianti (Lega di Chianti), visible sur la carte (zone hachurée de l’article sur le vin de Chianti). Cosme III de Médicis, grand Duc de Toscane, a même décidé, en 1716, d’émettre un édit dans lequel il reconnaît officiellement les limites du district de Chianti, lequel fut ainsi le premier document légal du monde à définir une zone de production de vin. Les bourgs du Chianti sont souvent caractérisés par des églises romanes ainsi que par des châteaux médiévaux fortifiés, signes des anciennes guerres entre Sienne et Florence ou comme Monteriggioni, bourg fortifié au nord de Sienne, sur l’antique Via Cassia qui conduit à Florence. En 1932, la dénomination viticole a précisé les limites de production de chianti classico qui est un DOCG (Appellation d’origine contrôlée régie par la réglementation italienne). Outre les villes (déjà citées) à l’origine de cette région, la ville de Greve in Chianti exprime radicalement son rattachement directement dans son nom ou comme Impruneta qui se réclame de l’appellation Impruneta in Chianti bien que ce ne soit pas une désignation officielle. Comme toutes les régions rurales de la Toscane, il n’y a pas de monoculture et se côtoient la vigne, les oliviers, les céréales et la pomme de terre. Dans les collines basses, on trouve l’exploitation des bois de chênes, sur les monts plus élevés celles des châtaigniers et des chênes verts. La dénomination du vin de chianti concerne une région strictement localisée sur les provinces de Florence, de Sienne, d’Arezzo, de Pistoia, de Pise et de Prato. Villes de la région possédant la référence explicite dans leur nom : Greve in Chianti et ses hameaux : Panzano in Chianti, San Polo in Chianti• Radda in Chianti• Gaiole in Chianti• Castellina in Chianti.
Nous allons faire une halte à Greve in Chianti, nous roulons sur une route semi montagneuse, beaucoup d’étrangers ont racheté d’anciennes fermes de la région avec leur domaine. Nous voici à Greve in Chianti, la rue principale est bordée de commerces, nous nous rendons sur la place principale, elle est de forme triangulaire, à la pointe du triangle, il y a l’église Sainte-Croix dédiée à la Sainte-Croix. Sur la place trône une armure, c’est un monument en la mémoire de Giovani AVverassano, c’est lui qui a découvert la baie de New York. C’est un personnage du XV.me siècle, derrière nous il y a le bâtiment communal, il est en pierre, c’était la résidence du capitaine du peuple, le seigneur à l’origine. Devant le bâtiment communal, il y a une sculpture d’art contemporaine moderne, tout autour de la place les magasins sont sous des arcades, à l’époque médiévale, les gens faisaient le marché sans se mouiller et à l’abri du vent et du froid. Nous reprenons notre circuit, nous allons à Castellina in Chianti, où nous ferons une dégustation de vins de Chianti avant de passer à table. Nous circulons au milieu de conifères, de genêts et nous voici au splendide domaine où nous allons déjeuner au château, on ne se refuse rien. Nous sommes accueillis dans la cour du château avec comme verre de bienvenue, un verre de rosé Chianti bien frais accompagné de petits canapés, ensuite nous dégustons 3 sortes de rouge, dont le dernier est le fleuron du Chianti, le classico où sur l’étiquette de sa bouteille est apposé le coq noir qui sert de certification au classico. Nous sommes dans un cadre très calme, où le gazouillis des oiseaux nous accompagne pendant la dégustation. Le classico est produit avec des vignes qui ont déjà 25 ans d’âge, à 50 ans la vigne est arrachée pour laisser place à de jeunes plants, le domaine vinicole du château est de 36 hectares, c’est une propriété moyenne pour la région du Chianti. Une fois les papilles bien excitées par les différents vins, nous pénétrons dans une superbe salle du château où le repas nous est servi, en dessert, nous trempons le biscuit dans du vino santo. C’est un vin qui résulte de raisins séchés, et que l’on presse le vendredi saint.
Nous reprenons le bus sous une chaleur torride, nous allons au magasin de la cave où nous avons dégusté le chianti, tout le monde en profite pour faire ses emplettes. Nous reprenons le bus, nous nous rendons dans le village de Castellina in Chianti. Castellina in Chianti est une commune italienne de la province de Sienne dans la région Toscane en Italie. La commune compte 3000 habitants, elle s’étend sur 100 kilomètres carrés, et elle est située à 574 mètres d’altitude. Nous pénétrons sur la place principale du village, le nom Castellina dérive du mot château, auparavant il y avait un château médiéval. Aujourd’hui c’est la mairie qui se trouve à son emplacement, la place est le lieu où son organisés les spectacles, elle possède un très bon acoustique. Toutes les maisons qui entourent la place sont médiévales, au pied du village s’étale la vallée de l’Elsa. Nous serpentons dans les rues de Castellina, nous sommes dans la rue commerçante. Adriana a bien du mal à nous intéresser à ses commentaires. Les rues sont fleuris d’hortensias, le groupe s’est scindé en 2, vivement que la journée se termine, Adriana est très perturbée et ses explications sont difficiles à comprendre. La septième compagnie se reconstitue, nous avons retrouvé l’autre partie du groupe. Nous quittons Catellina in Chianti, le vignoble du Chianti monte jusqu’à 600 mètres d’altitude, Castellina en est la limite. Le président de la république d’Italie est napolitano, et le premier ministre est Mario Monti. Nous finissons notre circuit en roue libre, Adriana est à cours d’explications, et Lucciana est obligée de rester dans son rôle d’accompagnatrice. Arrivés en gare de Monte Catini, nous y laissons Adriana, puis nous rentrons à notre hôtel. Après le dîner, la plupart de notre groupe est allé regarder le match sur la place centrale de Monte Catini, c’est une demi finale du championnat d’Europe qui oppose l’Italie à L’Allemagne, pour la petite histoire c’est l’Italie qui jouera la finale. Claudine et moi, nous avons décidé d’aller nous faire une petite balade sur l’avenue qui longe notre hôtel avant d’aller nous reposer.

Jour 5 : Nous sommes en partance pour Pise, nous avons retrouvé Lucciana, youpi les explications seront plus vivantes. Au XVI.me siècle, la république de Venise était plus importante que l’empire napoléonien ou romain. La république de Venise avait conquis la Chine de Marco Paulo au XIII.me siècle, c’est la Chine qui nous a fait connaître les tomates, les céréales, les pommes de terre et les pâtes, elles proviennent toutes de la chine. Ensuite au cours des siècles la république de Venise avait conquis tout l’orient dont Byzance ou Constantinople de nos jours. Elle avait aussi conquis la terre sainte, et tout le pourtour de la Méditerranée, dont la Grèce et Pise, gènes où Marco Paulo a été emprisonné. C’est là aussi où le journaliste français a écrit les mémoires de Marco Paulo, elles se trouvent aujourd’hui à la bibliothèque nationale de Paris, et la France ne veut pas les rendre à l’Italie. Mais qu’est ce que nous n’avons pas en Italie de la France, et bien, le rouge et le noir de Stendal. Parce que Stendal a tellement critiqué la république de Venise, qu’elle n’a pas accepté ni le rouge ni le noir. La république de Venise était vraiment importante, c’est pour cela que Pise à les mêmes mosaïques que Venise. Le système de décoration de mosaïques a été ramené de Byzance qui avait été conquise par la république de Venise. La mosaïques est décorée avec de la poudre d’or 24 carats, Cette technique ne se détériore pas à travers les siècles. A Pise nous visiterons la place des miracles, où se trouvent les 3 bâtiments les plus importants, le baptistère, à l’ancien testament le baptême était fait aux adultes, que l’on baignait dans une grande vasque en marbre de Carrare. Sur la place des miracles il y a aussi la cathédrale où les 2 portails se regardent, la vierge regarde Saint-Jean et Saint-Jean regarde la vierge. L’évêché se trouve derrière la tour de Pise, il faut savoir domous maison de dieu, structure et architecture du XVI.me siècle, basilique parce que nous avons la présence du saint protecteur, et cathédrale puisque nous avons l’évêché. Galilée est né à Pise, il a d’ailleurs subi le système d’inquisition des pisans, système qui a été créé à Madrid, puis à Toulouse en France. Pendant l’inquisition on torturait, mais pas à Venise, on avait 20 inquisiteurs d’état et 20 inqisiteurs ecclésiastiques. A Venise on se protégeait par des masques, on en portait 3, un pour les hommes, un pour les femmes et un pour les médecins, les herboristes et les physiciens tous ceux qui étudiaient étaient pris pour des hérétiques par le système d’inquisition. Galilée quand il présente sa grande découverte, démontrant que la terre tournait sur elle-même, on l’a considéré comme un hérétique. On l’a donc chassé de Pise, il rejoint la ville de Saint-Antoine de Padoue, à l’université, qui date de 1174. Il y construit le premier centre astronomique, à l’université de Saint-Antoine de Padoue, on peut toujours voir la chaire où Galilée enseignait. Nous approchons de Collaudi, c’est la ville où est né Pinocchio. Pinocchio, personnage d’un roman écrit en 1883 pour la jeunesse par l’écrivain italien Carlo Collodi. Une marionnette se métamorphose en un jeune garçon espiègle qui voit son nez s’allonger à chaque fois qu’il ment. Le grand cinéaste bénini a fait son dernier film de Pinocchio à collaudi, puisque c’est là que l’histoire réelle commence. L’artiste quand il a découvert le livre de ce riche banquier de florence, il lit ses écritures et les transforment en légende pour les enfants. C’est l’histoire d’un riche banquier issu d’une famille très importante, il résidait dans une magnifique maison qui avait un parc séculier. C’était un des gérants de la banque Monte de Pasquie de Florence, il avait déjà 2 enfants. Une fille et un garçon, sa femme est enceinte du troisième, mais elle meurt quelques jours après l’accouchement. Le banquier est très triste, c’est sa femme qui gérait toute la maison et son patrimoine. Il est seul, il est obligé de prendre une nourrice pour leur donner le lait, il se laisse aller, il chasse les domestiques, les enfants sont sales, il devient à moitié fou. La nourice ne maîtrisait plus la famille, après quelques mois, un messager de la banque vient lui dire, qu’il est temps qu’il reprenne son travail. Il décide d’y retourner, il fait 60 kilomètres en calèche pour s’y rendre chaque jour, il demande à la nourice de surveiller la famille et la maison pendant son absence. Il donnait de l’argent à l’orphelinat pour aider les sœurs à entretenir les enfants abandonnés, un jour il s’arrête à l’orphelinat de filles. La sœur lui ouvre la porte, elle croit qu’il lui apporte sa contribution, il a les mains vides, il est très négligé sur lui, surprise la sœur demande ce qu’il lui arrive. Il lui raconte la vie qu’il mène, elle le fait asseoir, lui donne à boire et le console. Il décide de demander si à l’orphelinat, il y aurait une jeune fille qui pourrait l’aider dans le ménage de sa maison, tout en s’occupant de ses 3 enfants. La sœur lui suggère une petite fille aux cheveux roux et analphabète, elle a plein de petits points rouges sur le visage, et qu’elle est âgée de 13 ans. Elle est très gentille, mais personne ne la veut, le banquier demande tout de même que l’on la lui présente. Elle arrive toute timide, la robe déchirée, il la regarde indécis, puis il décide de la prendre pendant 8 jours. Si elle fait bien son service il la garde et la paie, sinon, il la ramène à l’orphelinat. Il va travailler à la banque, le soir il passe prendre la jeune fille à l’orphelinat, et il rentre chez lui. Pendant le voyage personne ne parle, il arrive à Collaudi au coucher du soleil. Il lui montre sa chambre avec une petite bougie, puis la chambre de ses enfants, et ils vont se coucher. Le lendemain, il va travailler, le soir à son retour tout est propre. Les enfants dorment, son souper est sur le feu, le couvert est mis, il se demande comment elle a pu faire tout cela dans la journée. Il laisse passer 3 jours, puis il décide de se cacher pour regarder ce qu’elle fait pendant ses absences, il entend les enfants rire, la jeune fille joue avec eux, elle les lave. Puis elle leur donne à manger et les met au lit. Il va doucement dans la chambre de ses enfants, il entend la jeune fille qui leur raconte cette histoire. Elle raconte l’histoire d’un vieux monsieur appelé gepetto, qui n’avait jamais eu d’enfant, et qui aurait voulu avoir un petit garçon. Il sculptait dans un morceau de bois une marionnette, que la fée bleue transforme en Pinocchio. Le banquier décide d’écrire ce que la petite fille raconte tous les soirs à ses enfants, l’écrivain Carlo collaudi a fait fortune en écrivant cette histoire devenu légende, il était devenu si riche, qu’il s’est pendu dans sa maison. Voila comment l’histoire de Pinocchio, moitié réalité, moitié fantaisie de l’artiste est devenue célèbre dans le monde entier. Nous circulons toujours, Lucciana continue à nous narrer son savoir, nous sommes tout près de Carrare, c’est là qu’à 19 ans, Michel Ange est venu chercher le bloc de marbre, dans lequel il a sculpté la Piéta. Il était anti conformiste, il n’appréciait ni les Médicis, ni le pape. Nous sommes arrivés à Pise, nous empruntons un petit train touristique pour nous rendre à la place des miracles. Pise est une vile de 85000 habitants, elle est traversée par l’Arno, nous traversons la partie du XIX. !e et XX.me siècle, la ville antique de Pise est enfermée dans des remparts. A l’intérieur des remparts se trouve la place des miracles avec la cathédrale, la tour penchée, le baptistère et l’évêché. Nous apercevons les tours de garde des remparts, ils ont été détruits entre les 2 guerres mondiales. A la fin de la seconde guerre on les a reconstruits en briques, ils sont d’une certaine hauteur et ont un périmètre de 6 kilomètres. La ville de Pise est arborée d’essences méditerranéennes, dont les conifères sont légions, ainsi que les lauriers roses et les magnolias, sans oublier les bougainvilliers. Nous passons sous l’arche qui nous permet d’accéder à la place des miracles, où nous attend la guide locale Rosalba. Tout d’abord voici la présentation de Pise :
Pise (en italien Pisa) est une ville italienne d’environ 87000 habitants, chef-lieu de la province de même nom en Toscane. Elle est célèbre dans le monde principalement pour sa tour penchée. Elle est traversée par le fleuve Arno et située sur la via Aurelia. Les origines de Pise sont mal connues. La cité était située à la confluence de l’Arno et de l’Auser (maintenant disparu). On a proposé que la ville ait été fondée par les Pélasges, les Grecs, les Étrusques ou les Ligures. Néanmoins, des vestiges archéologiques, datant du Ve siècle av. J. C. attestent la présence d’une ville le long de la mer ligure, qui faisait du commerce avec les Gaulois et les Grecs. Une nécropole étrusque a été découverte durant les fouilles de l’Arena Garibaldi en 1991. Les auteurs de la Rome antique parlent aussi de Pise comme étant une ancienne cité. Servius a écrit que la ville aurait été fondée au XIII.me siècle av. J.‑C., par Pelops, le roi des Pisans. Strabon attribuait la fondation de Pise au héros Nestor, roi de Pylos, à la suite de la chute de Troie. Quant à Virgile, dans son Énéide, il écrit que Pise était déjà, à l’époque, un centre important. Le rôle maritime de Pise doit avoir été considérable, puisque les autorités de l’antiquité attribuaient à Pise l’invention des rostres. La ville devait bénéficier de l’absence de port sur la côte ligure, entre Gênes, alors une bourgade, et Ostie, le port de Rome. Pise servait de base navale, d’où partaient les flottes qui devaient combattre les Ligures, les Gaulois ou les Carthaginois. En 180 av. J.-C., Pise se voit attribuer le statut de colonie de droit romain, sous le nom de Portus Pisanus. En 89 av. J.-C., on lui attribue le statut de municipe. L’empereur Auguste fortifia la colonie et en fit un port important, sous le nom de Colonia Iulia obsequens. À partir de 313, la présence d’un évêque à Pise est attestée. Durant les derniers siècles de l’Empire romain, Pise ne connait certainement pas le déclin des autres villes d’Italie, grâce à sa position le long de cours d’eau et à ses possibilités défensives. Au VII.me siècle, Pise aide le pape Grégoire Ier en lui fournissant de nombreux vaisseaux dans sa lutte contre les Byzantins de Ravenne. Pise est le seul centre Byzantin de Ravenne à rentrer sans combats dans le giron lombard, par une assimilation avec la région environnante où les Pisans sont portés par leurs intérêts commerciaux. Pise commence alors son ascension vers la place de premier port du nord de la mer Tyrrhénienne, en concentrant le commerce entre la Toscane et la Corse, la Sardaigne et les côtes de l’Espagne et du sud de la France. À la suite de la victoire de Charlemagne sur les Lombards, sous le commandement de Didier en 774, Pise entre dans une courte crise. Elle devient, sur le plan politique, une partie du Duché de Lucques. En 930, Pise devient le centre du comté (ce qu’elle reste jusqu’à l’arrivée d’Othon Ier, au sein de la marche de Tuscie. Si Lucques en est la capitale, Pise en est la plus importante ville, comme en témoigne, au milieu du Xe siècle, Liutprand de Crémone, évêque de Crémone, qui appelle Pise Tusciae provinciae caput (capitale de la province de Tuscie). D’ailleurs, un siècle plus tard, on appelle le marquis de Tuscie, « marquis de Pise ». D’un point de vue naval, la pression exercée par les pirates sarrasins à partir du IX.me siècle force la ville à se doter d’une importante flotte, qui va servir l’expansion de la cité. En 808, les Pisans attaquent la côte d’Afrique du Nord. En 871, ils participent à la défense de Salerne contre les Sarrasins. En 970, ils apportent leur appui à Othon Ier pour vaincre la flotte byzantine en face des côtes de Calabre. La puissance maritime de Pise s’accroît et atteint son apogée au XI.me siècle, période dont date la réputation d’être l’une des quatre républiques maritimes d’Italie. À la même époque, Pise devient un centre commercial primordial et contrôle une grande partie de la marine marchande et de guerre de la Méditerranée. Ceci lui permet de s’étendre et de piller en 1005 Reggio de Calabre. Elle lutte aussi continuellement contre les pirates sarrasins, qui ont leurs bases en Corse et en Sardaigne. En 1017, avec l’aide de Gênes, la cité capture la Sardaigne, ce qui lui donne le contrôle de la mer Tyrrhénienne, d’autant plus que les Pisans chassent rapidement les Génois de Sardaigne (ce qui devait faire naître la rivalité des deux républiques). Entre 1030 et 1035, Pise défait successivement de nombreuses villes siciliennes et conquiert Carthage (puis Mahdia en 1088). En 1051-1052, l’amiral Jacopo Ciurini envahit la Corse, accentuant la rivalité avec Gênes. En 1063 a lieu le sac de Palerme, sous la direction de l’amiral Giovanni Orlando et du roi normand de Sicile, Roger Ier. C’est ce pillage de la ville sarrasine qui permet le début de la construction de la cathédrale et les autres monuments du fameux champ des miracles (Campo dei Miracoli) qui deviendra ensuite la Piazza del Duomo. En 1060, Pise bat Gênes et consolide ainsi sa suprématie en Méditerranée. Cette expansion en Méditerranée permet à Pise de rayonner diplomatiquement et de se voir reconnaître l’autonomie politique. En effet, en 1077, le pape Grégoire VII reconnaît les « Lois et coutumes de la mer » créées par les Pisans. Plus important encore, l’empereur Henri IV avalise l’indépendance politique de la ville en l’autorisant en 1081 à nommer ses propres consuls et un conseil des anciens, puisque, de toute façon, le marquis avait perdu toute prérogative politique. En 1092, le pape Urbain II reconnaît à Pise la suprématie sur la Corse et la Sardaigne et promeut la ville au rang d’archevêché. La puissance maritime de Pise est alors telle que les souverains d’Europe font appel à elle. Il s’agit, en 1092 du roi de Castille Alphonse VI, qui voulait chasser le Cid du royaume de Valence. De même, Pise participe à la première croisade en fournissant plus de 120 navires, chiffre gigantesque pour l’époque. Avant d’arriver à Jérusalem, les Pisans ne manquent d’ailleurs pas l’occasion, sous la conduite de leur archevêque Daimbert de piller des îles byzantines. Pise et les autres républiques maritimes tirent partie de la croisade en se constituant un réseau de postes commerciaux le long des côtes syriennes, libanaises, et palestiniennes. Les Pisans fondent en particulier des colonies de marchands à Antioche, Acre, Jaffa, Tripoli, Tyr, ou Lattaquié. Ils détiennent aussi des terrains à Jérusalem et à Césarée et de petites colonies (moins autonomes) au Caire et à Alexandrie. À Constantinople, Alexis Comnène leur accorde des droits commerciaux. Les affaires y sont tellement prospères que le quartier pisan, situé dans la partie est de Constantinople comporte plus de 1000 individus au XII.me siècle. Dans toutes ces villes, les Pisans sont exemptés de taxes mais doivent fournir de l’aide en cas d’attaque ennemie. À cette époque, Pise est l’allié le plus précieux des Byzantins, et leur partenaire commercial principal, devant Venise. Du fait de sa puissance économique et navale, Pise est sollicitée en 1113 quand le pape Pascal III décide de mener une expédition contre les Maures des îles Baléares. D’autres troupes, comme celles du comte de Barcelone ou celles venant de Provence et d’Italie (à l’exception de Gênes) leur sont alliées. Cette attaque aboutit à la capture du roi et de la reine de Majorque, qui sont capturés et emmenés en Toscane. Même si les Almoravides reconquièrent l’île peu après, le butin réalisé par les Pisans à cette occasion leur facilite la réalisation de leur programme monumental, à savoir, leCampo dei Miracoli. Pise s’affirme comme une force majeure de la Méditerranée occidentale. Dans les années qui suivent, la puissante flotte pisane parvient à chasser les Sarrasins après des combats acharnés. Malgré la dureté des combats, ce succès de Pise en Espagne accentue la rivalité de la cité avec Gênes. Ceci se double d’une rivalité commerciale, puisque le grand commerce de Pise, avec le Languedoc, la Provence, Savone, Fréjus et Montpellier gène les intérêts commerciaux de sa rivale dans des villes comme Hyères, Fos, Antibes et Marseille. La guerre éclate en 1119 quand les Génois attaquent des galères de retour à Pise et dure jusqu’à 1133. Le combat est à la fois naval et terrestre mais prend plus la forme de raids et de piraterie que d’une bataille rangée. Innocent II résout la crise en délimitant les sphères d’influence respectives de Gênes et de Pise, ce qui permet à Pise d’aider Innocent II dans son conflit contre le roi de Sicile Roger II. Ceci se concrétise par la prise d’Amalfi, l’une des républiques maritimes, le 6 aout 1136. Les Pisans détruisent les navires d’Amalfi, attaquent les châteaux des environs et repoussent une armée envoyée par Roger II. Pise est alors à l’apogée de son pouvoir. Deux ans plus tard, ses soldats mettent Salerne à sac. Dans les années qui suivent, Pise est l’un des piliers du parti gibelin, pour la plus grande joie de Frédéric Ier, qui accorde ainsi deux actes importants, l’un en 1162 et l’autre en 1165. Ceux-ci garantissent qu’en dehors du contrôle du contado pisan, la cité a le privilège de commercer librement avec l’empire entier et qu’elle acquiert la côte de Civitavecchia à Portovenere, la moitié de Palerme, Messine, Salerne et Naples, Gaète, Mazzarri et Trapani ansi qu’une rue dans toutes les villes du royaume de Sicile. Certains de ces privilèges sont plus tard confirmés par Henri VI, Otton IV et Frédéric II. Ceci marque l’apogée de Pise mais entraine aussi des ressentiments de la part des cités voisines, qui se voient interdire toute velléité à une expansion maritime (notamment Lucques, Massa, Volterra et Florence) mais aussi de la part de Gênes. La rivalité avec Lucques concernait aussi le château de Montignoso et le contrôle de la via Francigena, principale route commerciale entre la France et Rome. Gênes avait acquis une position dominante sur les marchés du sud de la France. La guerre entre Pise et Gênes commença certainement en 1165 sur le Rhône quand l’attaque d’un convoi pisan (peut-être destiné à la Provence, alliée de Pise) par les Génois et le comte de Toulouse leur allié, échoua. La guerre se prolongea jusqu’en 1175 sans victoire décisive. Le conflit portait aussi sur la Sicile où les deux cités avaient des privilèges garantis par Henri VI. En 1192, Pise conquiert Messine, mais Gênes s’empare de Syracuse en 1204. Les comptoirs de Pise en Sicile lui furent alors retirés par Innocent III, qui avait pourtant levé l’excommunication prononcé par Celestin III. En effet, le pape était entré dans la ligue guelfe de Toscane, dirigée par Florence. Il signa aussi un pacte avec Gênes, qui devait mettre à mal la présence de Pise en Italie du Sud. Pour contrer la prééminence génoise dans le sud de la mer Tyrrhénienne, Pise renforce ses relations commerciales avec ses alliés traditionnels en Espagne et en France (Marseille, Narbonne, Barcelone,…) et s’immisce dans les affaires dans la mer Adriatique, chasse gardée de Venise. En 1180, les deux cités avaient conclu un pacte de non-agression, mais la mort de Manuel Ier Comnène à Constantinople changea la donne. Pise mena alors des attaques contre les convois vénitiens et signa des pactes d’alliance avec Ancône, Pula, Zadar, Split et Brindisi. En 1195, une flotte pisane défend Pola contre Venise mais la sérénissime reconquit rapidement la ville rebelle. Un an après, les deux cités signent un traité de paix avec des conditions favorables pour Pise. Mais en 1199, celui-ci est rompu à l’initiative des Pisans, qui instaurèrent un blocus devant le port de Brindisi en Pouilles. Venise remporta la victoire et imposa à Pise un traité où elle renonçait à toutes ses ambitions expansionnistes dans l’Adriatique, malgré les comptoirs qu’elle avait établis dans la zone. À partir de ce moment, les deux cités furent alliées contre la montée en puissance de Gênes et collaborèrent parfois pour augmenter les bénéfices commerciaux réalisés à Constantinople. En 1209 et 1217 se tiennent deux conseils à Lerici pour mettre fin à la rivalité avec Gênes, qui débouchent sur la signature d’un traité de paix pour vingt ans. Mais l’hostilité de Gênes envers Pise est ravivée en 1220 quand l’empereur Frédéric II confirme la suprématie de Pise sur la côte tyrrhénienne (depuis Civitavecchia jusqu’à Portovenere). Cette initiative impériale renforce aussi la méfiance des Toscans envers Pise. Dans les années suivantes, Pise combat Lucques à Garfagnana et est battue par les Florentins à Castel del Bosco de Montopoli in Val d’Arno. De même, la position gibeline de la ville, dans un contexte d’affrontement entre le pape et l’empereur, amène le pape à tenter de priver Pise de ses possessions du Nord de la Sardaigne. Plus généralement, Pise se trouve prise dans ce conflit. C’est le cas lorsqu’en 1238 Grégoire IX organise une alliance entre Gênes et Venise contre l’empire, et donc contre Pise. Une étape importante du combat a lieu en 1241, lorsqu’une flotte pisane et sicilienne, dirigée par le fils de l’empereur, Enzo attaque un convoi génois transportant des prélats de France et du nord de l’Italie en direction de Rome où le pape devait tenir un concile anti-Empire. Le coup de main se passe en face de l’ile de Giglio, en face de la Toscane et permet de prendre 25 navires génois, des milliers de marins, deux cardinaux et un évêque. Ceci empêche la réunion du concile mais entraine l’excommunication de Pise (mesure levée en 1257). Pise en profite pour tenter de prendre Aléria en Corse et pour mettre le siège devant Gênes elle-même en 1243, sans succès. La République de Gênes s’en remet et reprend Lerici, perdue quelques années plus tôt, en 1256. L’apogée de Pise se marque par l’évolution démographique de la ville. Pise compte en 1228 (date pour laquelle l’on dispose d’une liste de Pisans jurant un traité de paix) environ 15000 habitants. Mais avec la Meloria, la population est passée selon les estimations, à environ 40000 habitants (chiffre estimé grâce au nombre de 9000 prisonniers à la Meloria). Cette bataille marque un coup d’arrêt drastique pour l’expansion démographique pisane. Pise tire au Moyen Âge l’essentiel de ses ressources du commerce maritime. La ville contrôle également les mines de fer et d’argent de l’île d’Elbe et de Sardaigne. De ce fait, Pise parvient à se constituer très tôt une importante flotte de guerre. Mais le XIII.me siècle constitue un changement majeur dans les sources de financement de la commune. Le commerce maritime décroît au profit de Venise et de Gênes. Se développe néanmoins une industrie textile, mais elle ne parviendra jamais à concurrencer celle de Florence. Cette phase de déclin économique marque également un déclin politique et culturel. Les grands édifices de Pise date des XI.me siècle et XII.me siècle. La naissance du Popolo à Pise est tardive. En effet, les secteurs que l’on pourrait qualifier d’industriels, comme le textile, n’y apparaissent que tardivement. D’autre part, le commerce maritime favorise le maintien au pouvoir de l’aristocratie (il faut des fonds importants pour armer un navire). C’est donc seulement en 1222 que le Popolo apparait pour la première fois dans les sources pisanes. En 1237 sont mentionnés les statuts du Popolo et des Anciens. Enfin, c’est pour l’année 1248 qu’est attesté la présence d’un capitaine du peuple à la tête de la commune, à côté du podestat. Il dirige la ville aussi bien sur le plan civil que sur le plan militaire. Le Popolo est organisé de façon classique, à la fois sur une base territoriale et sur une base professionnelle (les Arts). Ceux-ci apparaissent en effet en 1235-7 et sont au nombre de sept. Les plus importants en termes numériques sont ceux du fer (lié à l’île d’Elbe), du cuir (importé de Mer Noire, transformé et revendu) et de la laine (la transformation de la laine). Mais les plus riches citoyens de Pise font partie des Arts majeurs qui sont appelés ordres. Il s’agit de l’ordre des marchands, de l’ordre des consuls de la mer (les armateurs) et de l’ordre des entrepreneurs dans le secteur de la laine. Ce sont ces trois ordres qui dirigent la cité jusqu’au milieu du XIII.me siècle. Puis se forme un régime de Popolo, avec des membres des sept Arts. En effet, en 1254, le Popolo se révolte et impose la mise en place de douze Anciens du Peuple (Anziani del Popolo) pour le représenter dans les institutions communales. De même, est mis en place un nouveau conseil, le conseil du Popolo, formé par des membres des différents Arts qui forment le Popolo, pour supplanter les conseils aristocratiques. Il avait le pouvoir de ratifier les lois de Conseil Majeur et du Sénat. Mais ceci ne met pas un terme à la rivalité entre les deux familles dominantes, les Della Gherardesca et les Visconti. En 1237, l’archêveque et l’empereur Frédéric II tentent de les réconcilier sans succès. Le déclin de Pise est brusque et retentissant puisque l’apogée de la ville se clôt le 6 août 1284 lors de la bataille de la Meloria. La flotte pisane, sous le commandement d’Albertino Morosini, pourtant en supériorité numérique, est battue grâce aux manœuvres ingénieuses de Benedetto Zaccaria, à la tête de la flotte génoise avec Oberto Doria. Cette défaite met fin à la puissance maritime pisane : la flotte est détruite, plus de dix mille marins pisans sont prisonniers et la Sardaigne est perdue. Les pertes humaines devaient à l’avenir empêcher Pise de retrouver son rang en Méditerranée. Le commerce continua mais dans des proportions moindres. Le coup de grâce fut porté par le changement de course de l’Arno qui empêcha les navires d’atteindre le port de la ville en remontant le fleuve. Il semble aussi que la zone environnante ait été infestée par la malaria. Toujours gibeline, Pise tente de se redresser au XIV.me siècle et parvient même à battre Florence en 1315 à la bataille de Montecatini. Mais les luttes internes et la perte de sa puissance commerciale font que Pise ne peut pas résister à Florence en 1406. La ville tombe définitivement sous sa domination. Elle devient seulement une ville du contado florentin. En 1409, Pise accueille un concile pour régler la question du Grand schisme. Au cours du XV.me siècle, son accès à la mer se restreint encore à mesure que le port s’envase et est coupé de la mer. Quand en 1494 Charles VIII envahit l’Italie pour prendre Naples, Pise en profite pour réclamer son indépendance en tant que seconde république de Pise. Mais cette nouvelle indépendance ne dure pas longtemps puisqu’après quinze années de guerre et de sièges, Pise est reconquise en 1509 par Florence. Elle perd son rôle de port principal de la Toscane au profit de Livourne, ou se rassemble la colonie des juifs granas, mais devient un centre culturel secondaire grâce à la présence de l’Université de Pise, créée en 1343. Une preuve flagrante de ce déclin peut être donnée par la démographie, puisque la population de Pise est restée pratiquement constante depuis le Moyen Âge. Pise est le lieu de naissance de Galilée. Elle abrite toujours un évêché. Elle est devenue un centre industriel et un nœud ferroviaire important. Elle a souffert de destructions pendant la Seconde Guerre mondiale. La Piazza del Duomo est une vaste esplanade, recouverte de pelouses et bordée sur un flanc par les murs médiévaux, qui forme le cœur religieux et monumental de la ville. Elle a été classée au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1987. Le surnom de piazza dei Miracoli (place des miracles) lui vient d’un poème de Gabriele D’Annunzio. On y trouve : le Duomo (la cathédrale de Pise) : commencée en 1064 et achevée au milieu du XII.me siècle, elle est caractéristique du style roman pisan. L’extérieur est recouvert de marbre vert et blanc et la façade est remarquable par ses quatre rangées d’arcatures aveugles. L’intérieur est composé d’une nef à cinq vaisseaux. La voûte de l’abside est décorée d’une grande mosaïque du XIV.me siècle représentant un Christ Pantocrator. Autre élément remarquable, la chaire réalisée par Giovanni Pisano entre 1302 et 1311. La Tour penchée est en fait le campanile de la cathédrale. Haute de 58m, elle est composée de huit étages soutenus par des colonnes aveugles en marbre de Carrare. La tour penche depuis les premières années de sa construction, débutée en 1173, en raison d’un affaissement du sol. Elle a été sécurisée par des travaux entre 1990 et 2001. Elle est ouverte à nouveau au public. Le Baptistère : édifice circulaire de 110m de circonférence et coiffé d’un dôme de 55m de haut, c’est le plus grand baptistère d’Italie. Il fut construit entre le XII.me et le XIV.me siècle : par conséquent, si les deux premiers niveaux sont de style roman, les arcades sont gothiques. L’intérieur est réputé pour son acoustique et pour la chaire décorée par Nicola Pisano en 1260. Le Camposanto est le cimetière monumental. Il se compose comme un vaste cloître étiré en longueur avec des fenêtres gothiques à quatre baies. Commencé en 1277, il ne fut achevé que deux siècles plus tard. Le centre contient de la Terre Sainte ramenée par les croisés. Les nombreuses fresques qui le décoraient ont été endommagées pendant les bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Certaines ont été sauvées et restaurées, comme le Triomphe de la Mort. L’église San Paolo a Ripa d’Arno : construite à partir du Xe siècle, elle est agrandie au XII.me siècle sur le modèle du Duomo. Sa façade, à trois niveaux d’arcatures aveugles, fut complétée au début du XIV.me siècle par Giovanni Pisano. L’église Santa Maria della spina : une toute petite église gothique extrêmement décorée qui fut construite entre 1323 et 1370, pour accueillir une épine de la couronne du Christ. Bâtie sur les rives de l’Arno, elle fut démontée et remontée pierre par pierre à un niveau plus élevé au-dessus du fleuve. L’église Santa Caterina d’Alessandria• L’église San Francesco : construite à la fin du XIII.me siècle et dotée d’une sobre façade en marbre du XVII.me siècle. L’église San Frediano• L’église San Zeno• L’église San Sepolcro, qui renferme le tombeau de Marie Mancini. L’église Santo Stefano : construite par Vasari en 1569, sa façade est réalisée en marbre blanc de Carrare. Le palazzo della Carovana : construit par Vasari entre 1562 et 1567, à l’emplacement d’un palais médiéval. Sa façade incurvée est remarquable pour sa décoration en graffiti. C’est aujourd’hui le siège de la Scuola Normale Superiore. Le palazzo dell’Orologio : c’est un ancien édifice médiéval, où résidait le capitaine du peuple. Transformé au XVII.me siècle, il inclut l’ancienne Torre della Fame (Tour de la Faim) où fut enfermé le comte Ugolino della Gherardesca, le commandant de la flotte pisane qui avait perdu la bataille de la Meloria, qui y mourut de faim. Le palais des Médicis, construit aux XIII.me et XIV.me siècles, est le siège de la préfecture. Le palazzo Agostini : palais gothique en brique rouge du XV.me siècle. Il abrite le caffè dell’Ussero, fondé en 1775, très fréquenté par les écrivains du XIX.me siècle, et le cinéma Lumière. Le palazzo Gambacorti : l’hôtel de ville. La loggia dei Banchi. Le collegio Puteano• Le palais archiépiscopal• La Tour Guelfe : elle fut construite par les Florentins en 1406. Détruite en 1944, elle a été reconstruire en 1956. La Piazza dei Cavalieri (La Place des Cavaliers) était le cœur politique de Pise au Moyen Âge. Elle a été profondément remaniée sous l’impulsion de Cosme Ier de Médicis, qui a chargé son célèbre architecte Vasari de construire des édifices pour accueillir l’ordre des Chevaliers de Saint-Etienne (cavalieri di Santo Stefano). Elle accueille le palazzo della Carovana, le palazzo dell’Orologio, l’église Santo Stefano ou encore le collegio Puteano. La piazza delle Vettovaglie : reconstruite sous les Médicis, elle accueille le marché horticole. La piazza Garibaldi• Le Borgo Stretto : la principale rue du coeur médiéval de Pise, caractérisée par ses arcades. Selon la légende c’est au sommet de la tour de Pise que Galilée aurait testé sa loi de la chute des corps et c’est en regardant les chandeliers de la cathédrale qu’il aurait eu ses premières intuitions sur la dynamique, à l’âge de 19 ans, mais son expérience fut tout autre pour sa loi sur la chute des corps (technique du pan incliné).
Rosalba, nous commence la découverte de la place des miracles, par la tour penchée de pise, dont voici la présentation :
. La tour penchée de Pise (torre pendente di Pisa en italien), un des symboles du centre de l’Italie et emblème de la ville toscane de Pise, est le campanile de cathédrale, située au chevet de celle-ci, sur la Piazza dei Miracoli (La place des Miracles), et dont la construction débuta en 1173. Sa célébrité vient notamment de son inclinaison caractéristique (qui est actuellement d’un angle de 3,99° vers le sud), apparue très rapidement après sa construction, du fait qu’elle a été édifiée sur une plaine alluviale. Ce défaut serait dû, soit à un défaut de fondation, soit à un affaissement de terrain dû à une roche : la marne. Fermé au public pour des raisons de sécurité le 7 janvier 1990 puis rouvert le 15 décembre 2001, le monument a été visité par 18 millions de personnes au cours des soixante années précédentes. Devant le risque d’écroulement, d’importants travaux ont été engagés à partir de 1993. D’un montant de 28 millions d’euros, ils ont permis de redresser la tour et de la stabiliser pour au moins une centaine d’années ; cependant, d’autres affirment qu’elle restera encore au moins 300 ans debout. Aujourd’hui elle est considérée comme stabilisée ; depuis l’été 2004, elle n’a connu que des oscillations physiologiques de faible amplitude, selon le collectif scientifique responsable de la consolidation de l’édifice. Les visites ont pu reprendre depuis le 15 décembre 2001, mais certains scientifiques craignent que cela n’écourte la vie de cette construction, qui reste assez fragile. De prochains travaux vont permettre d’alléger la tour en la débarrassant des aménagements obstruant les étages ; il redeviendra alors possible de voir le ciel depuis l’intérieur comme dans un gigantesque télescope, comme cela était possible avant 1935. Construite dans le style roman, elle est haute de 55,86 mètres côté sud (et de 56,70 m côté nord, du fait de son inclinaison), et a un diamètre externe de 15,5 mètres à la base. Sa masse estimée est de 14500 tonnes. Cette tour creuse, de diamètre interne de 7,4 mètres (4,2 m au sommet), est composée de deux cylindres de pierre concentriques entre lesquels court un escalier en colimaçon de 293 marches. Entre chacun des 8 étages, des colonnes de marbre de Carrare servent de support, et de nombreuses sculptures sont visibles. La porte est décorée de sculptures d’animaux et autres grotesques de style roman. La légende dit que, du haut de cette tour, Galilée mesura, vers la fin du XV.me siècle, le temps de chute de divers corps et put établir que la vitesse de leur chute était la même pour tous, et non pas proportionnelle à leur masse comme le supposait Aristote auparavant. La construction de l’édifice commença le 9 août 1173 et s’étala sur trois siècles. Dès la fin de l’ajout du troisième étage vers 1178 la tour avait commencé à pencher et la construction fut interrompue pendant 90 ans. À partir de 1272, les quatre étages supérieurs furent donc posés en diagonale pour compenser l’inclinaison. La construction s’interrompit alors à nouveau de 1301 à 1350 et ce n’est qu’en 1372 que le dernier étage des cloches, de diamètre moins important, fut achevé. En 1838, un bassin fut décaissé à la base de la tour pour mettre à jour la base des colonnes qui s’étaient enfoncées sous terre. Des mesures de l’écartement du sommet avec la verticale montrent l’inclinaison progressive : 1350 : 1,4 m soit 1,47°. 1817 : 3,8 m soit 3,99°• 1993 : 5,4 m soit 5,6666°, ce qui fait que le dernier étage (n° 8, celui des cloches) dépassait l’aplomb des fondations de 4,5 mètres. 2006 : 4,5 m soit 4,72°• 2008 : 3,99 m soit 4,19°. Le 7 janvier 1990, la tour fut fermée au public pour des raisons de sécurité. Le monument avait alors été visité par 18 millions de personnes au cours des soixante années précédentes. Après expertises, les travaux furent commencés : excavations des fondations, coulage de centaines de tonnes de béton pour la stabiliser, cerclage des anneaux, drainage du sol pour alléger la nappe phréatique sur laquelle elle est érigée. En septembre 1995, un système cryogénique pour refroidir le sol s’avère faire pencher la tour encore plus. En 1998 une armature interne en acier fut posée et en 1999, 60 m³ d’argile furent extraits sous la tour et les fondations furent renforcées de piliers de 15 m de profondeur. Les travaux entrepris de 1993 à 2001, ont permis de surprenantes découvertes. La tour a été construite sur les restes d’une opulente villa patricienne du III.me siècle, elle-même érigée sur une nécropole romaine surplombant un cimetière étrusque. Deux corps momifiés et des fragments de mosaïque romaine ont été trouvés.
Nous nous dirigeons sous un soleil brûlant vers la cathédrale, il s’y déroule un office, donc nous ne pouvons pas trop nous attardé à l’intérieur, mais voici la synthèse et la présentation de la visite de la cathédrale :
La cathédrale Notre-Dame de l’Assomption de Pise (en italien : Cattedrale di Santa Maria Assunta) se trouve aux côtés de la Tour Penchée (ou Campanile) et d’un cimetière sur la Piazza Del Duomo, à Pise en Italie. Le baptistère lui fait face. Ce bâtiment de style roman fut construit à partir de 1063 sous la direction de l’architecte Buscheto, avec le dixième du butin ramené de Palerme par les pisans lors de leurs expéditions contre les musulmans. Les travaux furent poursuivis par Rainaldo, et le monument fut consacré en 1118 par le pape Gélase II. L’édifice construit avec un appareillage alterné de marbre clair et sombre, présente comme plan d’ensemble une croix latine. La façade due à Rainaldo, est superposition de trois galeries à colonettes. Des portes de bronze, fondues en 1602 d’après les dessin de Jean de Bologne, remplace celles existant à l’origine. L’intérieur est constitué de cinq nefs d’une longueur de 100 mètres, agrémenté d’un plafond à caissons datant du XVII.me siècle. Les colonnes corinthiennes en granit situées entre la nef et l’abside proviennent de l’ancienne mosquée de Palerme, ramené comme butin lors de l’expédition de 1063. La chaire sculptée par Giovanni Pisano entre 1302 et 1311, repose sur six colonnes de porphyre et cinq piliers, représentant des figures allégoriques et religieuses. La grande mosaïque de l’abside représentant le Christ en majesté, entouré par la Vierge et de saint Jean l’évangéliste a été achevée par Cimabue en 1302, et miraculeusement survécu à l’incendie de 1595. Le saint Jean l’évangéliste est la dernière œuvre de l’artiste avant la mort et l’une des rares dont apparaît un document certifié.
Ensuite nous faisons une halte devant le baptistère, où aujourd’hui l’accès est interdit, il y a un office religieux, dommage, mais en voici la présentation :
Le baptistère Saint-Jean de Pise (Battistero di San Giovanni) fait face à la cathédrale de Pise. Sa base est de style roman d’influences pisanes et lombardes puis gothique à partir du second étage. C’est un exemple du passage du style roman au style gothique : la construction du baptistère, en marbre blanc, a été commencée en 1153 par l’architecte Diotisalvi, interrompue à la fin du XII.me siècle et reprise en 1260 par Nicola Pisano. La décoration extérieure est confiée à son fils Giovanni Pisano en 1285 (on lui doit également le Duomo de Sienne). Sa construction fut achevée en 1363 par Cellino di Nese qui le coiffe de sa coupole gothique. Sur les quatre portails, celui qui fait face à la cathédrale, comporte deux colonnes ornées de feuilles d’acanthe ; les mois de l’année sont représentés sur le jambage gauche ; sur le droit figurent les Apôtres, le roi David, la Descente aux Enfers. Culminant à 55 m, elle comporte : le premier niveau roman qui possède une arcature aveugle en plein cintre ; le deuxième niveau qui se caractérise par son style gothique avec une arcade surmontée de pinacles et de gables, ornementé de bustes et de statues ; le troisième orné de vingt fenêtres géminées à gables simples et rosaces ; la coupole qui comporte des lucarnes avec pignons en triangle aigu ; la pyramide tronquée qui la coiffe, au sommet de laquelle figure une statue de saint Jean-Baptiste. La lumière venant des ouvertures des étages supérieurs éclaire l’ensemble ouvert de 35,50 m de diamètre qui comprend : les quatre piliers supportant les arcs en plein cintre et les deux étages d’arcades ; les bustes et statues ornant le pourtour (Vierge à l’enfant, Évangélistes et Prophètes) ; l’autel à six panneaux à marqueterie de marbre et son pavement central ; les fonts baptismaux de Guido da Como (1246) à bassins hexagonal ; la chaire sculptée par Nicola Pisano en 1260, à plan hexagonal à sept colonnes de marbre dont une centrale, les six autres, aux angles, comportent les statues des Vertus (voir vertu théologale) au-dessus des chapiteaux : la Foi, la Charité, la Fidélité, l’Innocence et la Force (symbolisée par Hercule, qui passerait pour être le premier nu sculpté depuis l’antiquité).
Nous avons terminé la visite de la place des miracles avec un soleil qui redoublait de rayonnement, il fait soif, nous allons à la terrasse du restaurant pour nous désaltérer. A midi pile, nous passons à table, nous sommes bien au frais dans une salle très bien aérée.
Nous reprenons le petit train pour aller retrouver notre bus, il est à peine 14 heures, dommage, le groupe a décidé de ne pas aller découvrir la ville de Lucques, certains préfèrent consacrer l’après-midi pour aller faire des emplettes à Monte Catini. Mais voici tout de même la présentation de Lucques, qui méritait tout de même d’être découverte :
Lucques (Lucca en italien) est une ville italienne d’environ 85000 habitants, chef-lieu de la province du même nom, située en Toscane. Elle fut autrefois, avant la réalisation de l’unité italienne, une ville libre puis la capitale de la principauté souveraine puis duché de Lucques (1815-1847). Elle se trouve non loin de la mer Tyrrhénienne, plus exactement à une vingtaine de kilomètres de la côte ligure (mer Ligure). C’est une ville fortifiée avec un grand nombre de monuments historiques, principalement des églises, mais aussi des villas et des palais comme le palais Pfanner et son célèbre jardin. En 1989, elle recoit le Prix de l’Europe. Lucques a été fondée par les Étrusques et devint une colonie romaine en 180 av. J.-C.. Jules César, Pompée et Crassus y renouvelèrent leur triumvirat en 56 av. J.-C. Le quadrillage des rues du centre historique conserve le plan romain, la Piazza San Michele occupe l’ancien forum et la Piazza dell’anfiteatro occupe l’ancien amphithéâtre romain de Lucques. Pillée par Odoacre, Lucques est une cité prospère à l’époque de la reconquête byzantine de Narsès, qui s’en empare après un siège de trois mois en 553. Sous les Lombards, un duc y frappait sa propre monnaie. La cité tire sa prospérité de commerce de la soie, qui devient florissant à partir du XI.me siècle et rivalise avec les soies byzantines. La ville est alors également la capitale de la Toscane. Après la mort de Mathilde de Toscane, la cité s’érige en commune, avec la charte de 1160. Elle devient une république indépendante pour plus de cinq siècles. Dante y passe une partie de sa vie en exil. Les guerres incessantes en Italie centrale donnent l’occasion à Uguccione della Faggiuola de se rendre maître de Lucques en 1314, mais les Lucquois l’expulsent deux ans après, et livrent la ville au condottiere Castruccio Castracani. Ce tyran fait de Lucques l’État le plus puissant de l’Italie centrale, rivale de Florence, jusqu’à sa mort en 1328. Machiavel fait sa biographie dans La vie de Castruccio Castracani da Lucca Lucques redevint une république en 1372. Le pouvoir législatif appartient au Conseil général constitué à l’origine par l’ensemble des citoyens, réduit ensuite à 180 membres élus (90 par terziere -quartier- à savoir San-Martino, San-Paolino et San-Salvatore). Le Conseil général délègue au Conseil des Trente-six (12 représentants par quartier) qu’il a désigné certains pouvoirs. Le pouvoir exécutif est assuré par le «Consiglio dei Anziani» – le conseil des Anciens- composé de 9 personnes (trois pour chacun des quartiers) et par le gonfalonier, premier magistrat de la commune qui garde les clés des portes de la ville, du Trésor et de la Monnaie. Le Conseil est Vicaire impérial en reconnaissance de l’autorité suprême qu’il exerce au nom de l’empereur du Saint Empire romain germanique. Il est élu suivant une procédure complexe. En 1392, la lutte pour le pouvoir entre les familles Forteguerra et Guinigi entraînera les assassinats du gonfalonier Bartolomeo Forteguerra et en 1400 de Lazzaro Guinigi, chef de la fraction qui contrôlait la cité. Après une habile manœuvre le fils de Lazzaro Guinigi, Paolo fut élu seigneur de Lucques. Il rétablit la paix civile, favorise le retour des émigrés, relança l’économie et réforma le système fiscal. Il mena une politique extérieure de prudence en essayant de rester en dehors des évènements qui ensanglantaient une fois de plus l’Italie tout en s’opposant à la politique expansionniste de Florence. Sa femme Ilaria del Carreto décéda en 1405, et il lui fit construire un monument funéraire toujours célèbre pour sa beauté par le Siennois Jacopo della Quercia, œuvre majeure de la sculpture gothique renaissance en Italie qui se trouve dans le Dôme de Lucques. La république fut restaurée. Lucques continua la guerre avec Florence. Grâce à l’alliance avec les Visconti, ducs de Milan, elle résista avec succès et obtint la paix en 1438 mais son territoire fut amputé. En 1494, Lucques accueillit le roi de France Charles VIII qui menait son armée contre Naples. Elle lui accorda un prêt de dix mille ducats d’or. Il invita les marchands lucquois à s’installer en France et à venir aux foires de Lyon où s’installèrent de nombreuses compagnies lucquoises qui y apportèrent l’industrie de la soie. Lucques reprit sa politique contre Florence favorisant la révolte de Pise mais dut abandonner sa politique francophile. Lucques eut toujours à faire preuve d’habileté pour conserver son indépendance face à l’Empereur, au Souverain pontife et en particulier durant les Guerres d’Italie entreprises par les rois de France. Dans la première partie du XVI.me siècle, les marchands de Lucques rapportèrent de leurs fréquents voyages à l’étranger des livres de Luther suscitant l’indignation des autorités ecclésiastiques locales. L’agitation religieuse prit une double forme : d’une part en mai 1538 une révolte populaire avec le discours sur la pauvreté de Bernardini Ochino et d’autre part un mouvement qui plus près de l’esprit d’Erasme se basait sur le retour à l’étude et à la méditation des Évangiles, qui toucha essentiellement l’aristocratie et la bourgeoisie de Lucques. Plusieurs prédicateurs vinrent à Lucques et les progrès de la Réforme y furent importants. Le fameux théologien Pier Martire Vermigli (1499-1562) lui-même séjourna à Lucques à partir de 1541 au couvent de San Frediano. C’est à partir de 1536 que commença l’exode des premières familles nobles de la République vers Genève ou d’autres places comme Anvers ou Lyon. Le 21 juillet 1542, le pape Paul III par la bulle Licet ab initio créa la congrégation du Saint-Office (l’inquisition) destinée à lutter contre l’hérésie. Le cardinal lucquois Guidiccioni, membre du Saint-Office accusa le gouvernement et le clergé de faciliter la propagation de l’hérésie et quatre admonestations furent adressées au gouvernement. La menace d’une action directe de l’inquisition amena la république à prendre des mesures d’autant plus urgentes que couraient des rumeurs sur un accord entre l’empereur et Cosme Ier de Médicis sur l’annexion de Lucques par le duché de Toscane. En 1546, prend place la conjuration de Francesco Burlamacchi qui visait à s’opposer aux menées de Cosme Ier de Toscane pour conserver sa liberté à Lucques. Dans les années suivantes, les persécutions se multiplièrent et la République créa un Office de la Religion qui était en charge de surveiller le comportement religieux des citoyens. Lucques fut une des villes italiennes où la population adhéra le plus à la Réforme. Lucques doit son succès à ses banques et au commerce des tissus. Elle parvient à maintenir son indépendance malgré les guerres qui ravagent régulièrement l’Italie. Les principales familles de Lucques furent : les Arnolfini dont Jan van Eyck fera un tableau célèbre Les Époux Arnolfini, les Micheli, les Cenami, les Calandrini originaire de Sarzana, les Burlamacchi, les Sbarra, les Balbani, les Turrettini, parmi les plus actives dans le commerce de la soie en France et en Flandres, dont des membres furent maîtres de la monnaie de Paris aux XIV.me et XV.me siècles sous le nom d’Isbarre ; Diversi, Guidiccioni, Trenta, Diodati dont est issu Giovanni Diodati, Buonvisi, Guinigi, Rapondi dont est issu Dino Rapondi, connu sous le nom de Dyne Raponde, banquier de Philippe le Hardi. En 1408, Lucques accueille le synode qui doit résoudre le schisme de la papauté. Après 1628, la démocratie lucquoise se mue en oligarchie. Lucques demeure une république indépendante jusqu’à la conquête par les Français en 1799. Napoléon Ier en fit une principauté pour sa sœur Élisa. La principauté se mua en duché, attribué aux Bourbon-Parme, en 1815, et rattaché à la Toscane en 1847. Les souverains successifs du duché sont : Marie Louise d’Espagne (1782-1824), son fils Charles Louis (1799-1883), jusqu’au traité de Modène le 5 octobre 1847, signé avec le grand-duc de Toscane Léopold II (1797-1870). À Lucques se trouvent deux musées nationaux (Museo Nazionale Villa Guinigi et Museo e Pinacoteca Nazionale di Palazzo Mansi). Le Ministére de la culture italienne a un office a Lucques (Sprintendenza per le province di Lucca e Massa-Carrara). Encore ont grade importance l’Accademia Lucchese di Scienze Lettere e arti (la fondation de cet institut remonte au XVI siecle), L’institut Universitaire de doctorat IMT et le Jardin Botanique fondé en 1821. L’enceinte fortifiée, Mura di Lucca et sa promenade piétonnière, la passeggiata delle Mura et ses portes historiques : la Porta San Pietro, la Porta Santa Maria, la Porta San Donato. Et les nouvelles : la Porta Elisa• la Porta Sant’Anna• la Porta san Jacopo. Les rues : Via Fillungo• Via Santa Croce• Via Guinigi. Les places : La piazza dell’anfiteatro qui occupe l’ancien amphithéâtre de Lucques• La piazza Napoleone• La piazza San Martino• La piazza San Michele, l’ancien forum romain. L’église San Michele in Foro• La cathédrale Saint-Martin de Lucques, le Duomo di San Martino• Basilica di San Frediano• L’église Santi Giovanni e Reparata• L’église San Pietro Somaldi• L’église Sant’Alessandro• La chartreuse de Farneta• La pieve San Giorgio a Bràncoli• L’église Santa Maria Forisportam. Le palais Pfanner et son jardin à l’italienne inspiré de celui de Boboli• Le Palazzo Ducale• Le Palazzo Cenami• Le palais, les maisons et la Torre Guinigi avec son jardin suspendu au sommet planté de chênes verts• La Torre delle Ore. Villa Buonvisi Oliva. Extra-muros : Villa Guinigi• Villa Bernardini• Villa Bottini o Buonvisi al Giardino• Villa Grabau• Villa Mansi• Villa Oliva• Villa Paolina• Villa Reale di Marlia• Villa Torrigiani (Capannori)• Villa Rinaldi Nardi. La Sainte-Face de Lucques (Volto Santo di Lucca) ou « Saint Voult » ( à ne pas confondre avec la Sainte-Face du Voile de Véronique) est un crucifix qui se trouve au dôme de Lucques, et que selon la légende Nicodème, disciple du Christ, aurait sculpté de mémoire après la déposition du tombeau, d’après les traits mêmes de Jésus. Jeté à la mer, sur ordre divin, il aurait fini par s’échouer au VIII.me siècle à Luni (Sarzane). Diffusée au Moyen Âge par les marchands lucquois qui installaient des autels ou des chapelles du Volto Santo dans les villes où ils s’établissaient et où ils pouvaient se réunir, sa renommée devint immense. Elle fut telle qu’au XIII.me siècle et XIV.me siècle, les rois de France prêtaient serment « par saint Vaudeluc ». Les patriciens de Lucques firent partie de la confrérie du Saint Voult.
Nous voici arrivés à Monte Catini, il est à peine 15 heures, la plupart des commerces n’ouvrent qu’à 17 heures, alors chacun vaque à ses occupations. Ensuite, par groupe d’affinité, nous déferlons sur le centre de Monte catini, où nous allons faire chauffer la carte bleue. Avant de passer à table pour le dîner, nous buvons l’apéritif au bar, tout au long du dîner un accordéoniste rythme nos verres et nos fourchettes avec des airs de musette, où certains l’accompagne en chantant, tout est permis, car même si il pleut demain, on s’en moque, c’est notre départ de toscane. Ensuite, nous faisons une virée nocturne dans Monte Catini, nous parcourons des rues envahies de monde, des orchestres jouent de ci de là, c’est une ambiance festive, la population fête la saint-pierre et Paul. Nous flânons dans le centre de Monte Catini, nous buvons le dernier verre de l’amitié à une terrasse de bar avant de rejoindre notre hôtel.

Jour 6 :c’est le retour à Marseille, nous empruntons la même route qu’à l’aller, nous tirons le repas du sac entre gènes et Vintimille. Nous sommes ralentis par un bouchon sur l’autoroute à la hauteur de Nice, l’horloge tourne, allons-nous pouvoir prendre notre train à Marseille pour rejoindre Montpellier, ce n’est pas sûr. Nous faisons une dernière halte près de Toulon, l’arrêt s’éternise, pour faire une photo de groupe, notre retour à Montpellier ce soir est de plus en plus compromis. Pascal, le chauffeur fait tout son possible pour être en gare Saint-Charles avant 19 heures 10 départ de notre dernier train. Il est 19 heures quand nous atteignons le parking devant la gare Saint-Charles, il faut activer le pas, un au revoir collectif, et c’est le sprint pour attraper notre train au vole. Ouf, nous sommes installés dans le train, les claudines et moi. Il est 22 heures 14, quand nous arrivons à Montpellier, une bise à Claudine R, puis le tramway et enfin la casa.

Après avoir découvert la Sicile, il y a quelques années, nous avons apprécié la Toscane, il nous reste plus qu’à visiter le nord de L’Italie Rome et Venise. L’hôtel et la restauration étaient de bonne qualité, nous nous sommes régalés de déguster des pâtes à chaque repas, elles étaient chaque fois préparées différemment. Nous avons été conduit par un excellent chauffeur de bus, il faisait un bon binôme avec Lucciana notre accompagnatrice. Heureusement qu’elle était là, car à Gênes et lors de la journée dans la région du Chianti, nous avons eu droit à des guides, certes âgées, mais que nous ne comprenions pas, j’en ai beaucoup souffert lors de l’écoute de mes enregistrements pour rédiger le résumé de notre séjour. Quelle catastrophe la visite de Sienne au pas de course, et avec ce casque sur les oreilles pour écouter la guide, à bas la gadgétisation, il faut réhumaniser la fonction de guides. En plus par manque de guides pour nous accompagner, nous étions, pour certains, obligés de locomotionner avec la canne, alors écouter et se concentrer pour notre sécurité. Le choix est vite fait, la sécurité avant tout, dommage pour les explications qui nous permettent d’imaginer l’environnement où nous sommes. Il aurait été préférable de nous dire qu’il y avait des problèmes de guides, nous aurions comme à notre habitude pu nous faire accompagner par une relation pour vraiment profiter du séjour. Comme il n’y a pas eu de présentation à notre arrivée, nous avons mis quelques jours, pour savoir qui était qui, et qui clairvoyait ou pas, bon on ne s’improvise pas du jour au lendemain organisateur de séjours pour handicapés visuels, mais on peut s’améliorer si l’on est à l’écoute. En tout cas, comme dans tous les groupes, des affinités se sont créées, et nous étions une dizaine à avoir sympathisé. C’est ce qui nous a fait plaisir, et réapproprié notre envie de découvrir la magnifique Toscane.

Michel Michelland

Gênes (Genova en italien, Zena en ligurien) est une ville italienne, capitale de la Ligurie, premier port italien et deuxième port de la Méditerranée. Elle compte 615686 habitants et 750000au sein de son aire urbaine. Son aire métropolitaine compte 1400000 habitants. Gênes est une des principales villes sur la côte méditerranéenne de la mer Ligure. Gênes est située sur le golfe de Gênes appelé aussi parfois mer Ligurienne. La ville correspond à l’inclinaison de l’arc de cercle formé à cet endroit par la côte. Au nord de la ville commencent les Apennins, débouchant à proximité sur la plaine du Pô. Gênes offre une façade méditerranéenne au nord de l’Italie, à 193 km de Nice au sud-ouest, à 155 km de Milan au nord et à 518 km de Rome au sud-est. C’est une ville antique, qui était surnommée La Superba, la superbe mais surtout l’orgueilleuse. Pétrarque la voit comme « une ville royale, adossée à une colline alpestre, superbe grâce à ses hommes et à ses murs. Dont le seul aspect, la désigne comme la reine des mers ». Au Moyen Âge, Gênes était l’une des quatre Républiques maritimes italiennes avec Venise, Amalfi et Pise. À la suite des Croisades, elle devint pour plusieurs siècles la plus puissante de ces républiques. Elle connut deux apogées, tout d’abord de 1284 à 1381, militairement et politiquement, puis de 1550 à 1630 environ, financièrement cette fois. On appelle cette période « le siècle des Génois ». La République de Gênes comprenait, en son temps, la Ligurie actuelle, la Corse et des colonies au Moyen-Orient, en Grèce, autour des bouches du Danube, en Crimée et en Afrique du Nord, du XIII.me siècle à la fin du XV.me, la mer Noire est une mer génoise, Caffa en Crimée est la plus importante des colonies avec 80000 habitants, il faut ajouter que les Génois ont fondé des colonies loin sur le Danube et, de plus, ils contrôlaient les grandes routes terrestres dans le cas où la route des Détroits aurait été fermée. Elle succomba sous la pression des troupes de Napoléon et ne fut pas réinstituée en 1815. Le Congrès de Vienne accorda l’ancienne république « à perpétuité aux États de S.M. le roi de Sardaigne ». Durant le bas Moyen Âge, aux XII.me et XIII.me siècles, Gênes connaît une période de prospérité et de montée en puissance grâce à son grand commerce (soie, épices, or, pierres précieuses, alun). La vie des institutions de la « Commune » est dominée par les rivalités entre ses quatre grandes familles, les Fieschi, Grimaldi, Doria et Spinola. Gênes entreprend à la fin du Xe siècle, avec Pise, de chasser les maures de Corse et de Sardaigne. Pendant deux siècles, les deux cités vont se disputer avec acharnement les deux îles et de manière plus générale, le contrôle de la Tyrrhénienne. Dans un premier temps, Pise a l’avantage. Gênes et Pise, au gré des changements brusques de la politique romaine, se partagent les îles entre leurs différents évêchés. Les Génois sont fermement implantés dans le Nord de la Sardaigne, l’extrême Sud corse, avec Bonifacio, en Balagne, avec Calvi qu’ils fondent au XIII.me siècle et dans le cap Corse, avec Bastia. Ils possèdent en outre l’île de Capraia en face de Bastia. Les Pisans possèdent le reste des îles. Cependant Gênes écrase la flotte de Pise (1284) lors de la plus grande bataille navale du Moyen Âge, la bataille de la Meloria. En effet, le 6 août 1284, près de l’îlot dit de la Meloria, se rencontrent les 88 galères d’Oberto Doria et les 103 galères de Pise commandées par le podestat vénitien : Alberto Morosini. La victoire est totale pour Gênes. Pour Pise en revanche, qui subit 5000 tués, 9000 prisonniers, 7 galères coulées et 29 capturées, la défaite est catastrophique. La cité perd à tout jamais son indépendance et sa puissance. Gênes récupère alors, outre le port de Livourne, les droits de Pise sur la Corse et sur la Sardaigne. Droits qui lui sont très contestés par la papauté et le roi d’Aragon, investi roi de Corse et de Sardaigne. La Sardaigne est abandonnée en 1320 aux Aragonais mais la Corse reste génoise malgré de longues luttes sur terre et sur mer entre la cité et l’Aragon. Dans les années 1350, le doge de Gênes Jean da Murta avait reçu la soumission du peuple de Corse. Désormais, Gênes, par l’intermédiaire d’offices financiers (la Maona jusqu’en 1453 puis la banque de Saint-George jusqu’en 1561), va s’efforcer de détruire la noblesse insulaire. Elle détruit le port de Pise, Porto Pisano, il sera comblé et les chaînes fermant le port seront longtemps exposées sur la façade de Santa Maria di Castello. Sa puissante flotte affronte également la Venise à plusieurs reprises, sans qu’aucune des deux rivales ne puisse dominer l’autre. Depuis 1270, les deux cités de Venise et Gênes renouvelaient des trêves successives, tout en sachant l’affrontement inévitable. Les croisades apportèrent à Gênes une immense prospérité en transportant les troupes chrétiennes outre mer. De cette activité sont issus les nombreux ordres de moines militaires encore aujourd’hui représentés dans la cité. Les marins génois prirent une part considérable dans la prise de Saint-Jean d’Acre en 1191. Le commerce génois s’avéra florissant dans le Sud des royaumes latins. En 1259, par le traité de Nymphée, les Génois obtinrent du basileus Michel VIII Paléologue des avantages commerciaux considérables et le quartier de Galata, de l’autre côté de la Corne d’Or. Bien, le comptoir de Galata attira plus de navires que Constantinople elle-même. La mer Noire devint le domaine réservé des Génois. Ceux-ci s’assurèrent le contrôle des routes terrestres et du Danube (maitrise de l’estuaire du Danube et fondation de San Giorgio sur le Danube) dans le cas où la route des détroits serait inaccessible. Cette domination sans partage malgré les tentatives de Venise et de l’empire grec de Trébizonde s’acheva an 1481 quand la population de Caffa ouvrit la ville aux assiégeants ottomans. La République de Gênes eut au XIV.me siècle un véritable empire maritime en Méditerranée et mer Noire, incluant la Corse, alors son grenier à blé, des îles grecques (Lesbos, Chios, Ikaria et Samos), des comptoirs en Anatolie (Galata, Phocée, Scalanova, Amastris et Sinope), en Crimée (Cherson, Cembalos, Halopsis, Yalta, Soudak, Caffa et Kertch), autour des bouches du Danube (San Giorgio, Caladda, Licostomo, Eraclea aujourd’hui ruinée et Constanza), et ailleurs en mer Noire (Montecastro en Moldavie, Matrida, Taman et Tana dans le khânat de la Horde d’Or autour de la mer d’Azov). C’est une nef génoise qui rapporta involontairement de Crimée la peste noire en 1348. Cet empire avait pour principal concurrent celui de Venise, dominant en mer Égée, sur les marchés de Constantinople et de Trébizonde, à Chypre ; de leur côté, les Vénitiens voulaient chasser les Génois de leurs possessions de Syrie. Gênes se rapprocha de Byzance (traité de Nymphée) tandis que Venise se rapprochait de Pise. Les deux cités préparaient le conflit depuis 1286 et plus particulièrement en 1294. Au printemps 1294, les navires vénitiens attaquèrent les colonies génoises de Chypre, Famagouste puis, le 7 octobre 1294, la flotte vénitienne mit la voile vers la Cilicie. Elle rencontra les Génois sur la côte arménienne et, cette fois, la bataille fut désastreuse pour Venise. Elle perdit 25 navires, un nombre important de combattants dont son général Marco Basagio. Face à la défaite, la ville réagit en donnant ordre à tous ses armateurs d’entreprendre une guerre de course, tandis que la cité reconstruisait une nouvelle flotte de 65 galères. Gênes, qui a ainsi triomphé de Pise et de Venise, est alors à l’apogée de sa puissance militaire. Cependant si elle n’a rien à craindre de Pise, alors divisée en factions, Venise était parfaitement capable de s’opposer à nouveau à elle et, dès l’année suivante, les deux cités s’affrontent dans une série de coups de mains jusqu’à ce que Gênes batte à nouveau Venise le 8 septembre 1298 devant Curzola, bataille remportée par Lamba Doria, frère d’Oberto Doria, vainqueur de Pise à la Meloria. Le nouveau type de galère génoise, dite à la sensile, est largement responsable de la victoire. Bilan pour Venise : 18 navires coulés, 66 navires brûlés par les Génois qui ne peuvent les remorquer à Gênes, 7400 prisonniers dont Marco Polo (qui rédigera ses récits de voyage en prison à Gênes) et Andrea Dandolo, fils du doge Giovanni qui préfère se tuer en se fracassant la tête à son banc que de figurer au défilé triomphal de Lamba. Une médiation du pape et de Charles d’Anjou amène les deux cités à signer la paix de Milan en 1299, faisant planer sur Gênes toujours en proie aux luttes entre factions, l’ombre des Visconti. Une troisième guerre éclate, de 1350 à 1355, émaillée de victoires incertaines de part et d’autre, jusqu’à ce qu’elles signent une paix temporaire à Byzance, en 1355, puis qu’elles concluent des accords commerciaux en 1361. De 1372 à 1378, une nouvelle période de tensions amène successivement une défaite vénitienne devant Pola en 1374, puis de Gênes près du cap d’Anzio en 1378. L’année suivante voit Gênes s’imposer mais, en 1379, commençait, entre les deux villes, la guerre de Chioggia s’achevant par la défaite génoise en 1380, Venise assurant sa souveraineté sur la Méditerranée orientale. La paix de Turin de 1381 voyait Venise remise en possession de tous ses privilèges à Constantinople et se faisait même reconnaître le droit de commercer librement en mer Noire. Durant cette guerre, Venise ne dut son salut qu’à la mort du général génois, Pietro Doria, tué lors de la bataille finale et au retour opportun de Vettor Pisani et de son escadre. Pour sauver leur patrie les Vénitiens se saignèrent autant financièrement que physiquement, induisant de profondes et irréversibles modifications des institutions. Mais tandis que Venise plaçait comme suprême bien l’indépendance et l’union des citoyens, Gênes s’offrit aux différentes puissances étrangères, Visconti, France, puis Espagne, déchirée de l’intérieur par les luttes fratricides des différentes factions, patriciens contre plébéiens, guelfes contre gibelins, Adorno contre Fregoso ou Campofregoso. En 1339, Simon Boccanegra avait été acclamé premier doge de Gênes. Le doge, élu à vie, devait être plébéien et de la faction gibeline. On appelle cette période le dogat populaire. Aucun doge ne put rester durablement en place. Chaque coup d’État entrainant la perte de l’indépendance dans un mouvement irréversible de décomposition. En 1390, devant la perte de ses positions commerciales en Tunisie en faveur de Venise, Gênes organisa une expédition militaire voulant lui donner le caractère d’une nouvelle croisade au prétexte de venger la piraterie des Barbaresques contre les Chrétiens. Elle obtint l’assistance d’un corps de seigneurs franco-anglais, dont Louis II de Bourbon prit le commandement et qui mit le siège devant Mahdia. Le conflit avec Venise reprend sporadiquement et une nouvelle défaite génoise amena un nouveau traité en 1404. Gênes n’est alors plus en mesure de s’imposer. Elle est à nouveau battue en 1431. Mais le grand adversaire de la cité n’est plus Venise, au XV.me siècle, mais l’Aragon qui lui dispute la Sardaigne (perdue dès 1320) et la Corse, et plus largement, la domination de la Méditerranée occidentale. Mais 5 août 1435, Alphonse V est vaincu et fait prisonnier par les Génois à la bataille de Ponza. Il est capturé par le génois Biagio Assereto. Andrea Doria en 1528, force Adorno et Fregoso à changer de nom et transforme les institutions. Gênes est une ville particulière, marquée par les luttes intestines. C’est un port où règnent les riches familles d’armateurs, la ville grimpe vers le ciel pour voir arriver les navires, c’est avec ses palais à huit étages, la « New York » du Moyen Âge. Il n’y a pas de rues rectilignes à part le via Garibaldi (Strada nuova) mais des palais, tours, véritables quartiers fortifiés des familles patriciennes avec leurs églises et sanctuaires. La population de la ville était tombée à 40000 âmes en 1528. Andrea Doria offre à sa cité l’indépendance. Il proclame la formation d’un unique corps civique et veille à supprimer les luttes de faction. Désormais la république est aristocratique. Est noble ou patricien tout homme de 18 ans révolus dont la famille a exercé des charges politiques avant la révolte populaire de 1506. 400 nobles sont tirés au sort et forment le grand conseil, renouvelé par quart tous les ans. Le petit conseil ou Sénat de 100 membres est formé par tirage au sort au sein du grand conseil. La seigneurie est formée du doge, de deux procurateurs et des gouverneurs, tous élus pour deux ans. Le pouvoir prend une forme collégiale. Organe très puissant de contrôle des institutions, le syndicato est composé entre autres de deux censeurs. Le doge est de rang royal, il lui est interdit de sortir de la cité pendant son mandat de 2 ans non renouvelable avant 10 années. Or on élit généralement des hommes fort âgés et seul Giacomo Maria Brignole sera élu deux fois, en 1779 et 1795, il sera le tout dernier doge de la République. En 1528, la commune de Gênes disparaît et devient une république sérénissime en 1596. En 1547, a lieu la Conjuration de Gian Luigi Fieschi qui s’achève tragiquement et provoque la cruelle vengeance d’Andrea Doria. Gênes perd l’île de Chios, habitée par près de 40000 Génois en 1566. Tabarka (Tunisie) en 1744, la Corse en 1768. À l’époque moderne donc, les anciennes institutions font place, en 1528, à une république oligarchique ou aristocratique puisque tous les nobles gouvernent la République, composée de 28 alberghi, factions qui rassemblent les grandes familles de la noblesse génoise en près de 800 patriciens, telles que les Doria, Grimaldi, Fieschi, Spinola, Sauli, de Ferrari, Brignole Sale, Lomellino, Balbi, Durazzo, Giustiniani, Pareto. Elles élisent tous les deux ans un doge de la République assisté d’un censeur et de deux consuls. Les Génois sont les principaux banquiers de la Couronne d’Espagne, jusqu’à la banqueroute de Philippe II. Le siècle qui s’étend de 1550 à 1650 est parfois nommé « le siècle des Génois ». En 1575 et 1576 se déroule la guerre civile génoise. Au début de la république, la succession de « nouveaux nobles » (tels les Sauli, Brignole Sale) et d’« anciens nobles » (tel les Doria, Grimaldi, Spinola, Centurione) fut respectée mais les « anciens nobles » accaparèrent rapidement le pouvoir. Les « nouveaux nobles » s’enrichirent considérablement en faisant commerce du coton et de la soie tandis que les « anciens nobles » s’adonnaient à la banque. Après cette crise, anciens et nouveaux nobles se virent égaux et les alberghi disparurent. En 1637, le doge Gian Francesco I Brignole offre la souveraineté de ses États à la Vierge Marie. À cette époque, Gênes est une cité splendide qui mérite à nouveau son surnom de « la Superbe », c’est-à-dire l’Orgueilleuse. Van Dick, Rubens… font les portraits de son riche patriciat. La Strada nuova, seule rue droite de la ville dont madame de Staël disait « la rue des rois et la reine des rues », abrite les plus somptueux palais (Palazzo Rosso des Brignole-Sale, Palazzo Bianco des Grimaldi). La population croît rapidement, 140000 habitants en 1630, nécessitant la construction de la plus impressionnante muraille d’Italie : le nouveau mur, s’étirant sur 12 km et protégeant la cité de tous côtés. Il fut édifié entre 1626 et 1639. Au XVII.me siècle, la république soutient deux guerres victorieuses contre la Savoie. Le riche plébéien Vacheron, avec l’aide de la Savoie, tenta en 1628 d’assassiner tous les patriciens afin de permettre une invasion victorieuse de Gênes par la Savoie. Mais il fut découvert et exécuté avec ses complices. Néanmoins, cela ne découragea pas le duc de Savoie et en 1672, Raffaele Della Torre tenta de faire sauter la salle du Conseil à l’aide d’une machine infernale. Au cours de sa fuite, il fut assassiné d’un coup de poignard à Venise. En 1684, le doge de Gênes (Francesco Maria Imperiale Lercari) commet l’erreur de défier Louis XIV en fournissant des galères à l’Espagne, ennemie de la France. Au même moment, il traite avec désinvolture l’ambassadeur français François Pidou, chevalier de Saint-Olon. Sur ordre du roi, le marquis de Seignelay, intendant de la marine, accompagné du lieutenant général des armées navales Abraham Duquesne, organise en mai 1684 une expédition punitive. La ville subit un violent bombardement. Le doge dut venir s’humilier à Versailles en mai 1685. Le doge se rendit à la présence du roi, en août plein, avec un vêtement de velours, une action publicitaire adroite qui détermina le début d’une période de grande exportation de velours de Gênes à la France. Pendant la visite, le roi, montrant au doge le nouveau palais royal de Versailles, lui demanda quelle était la chose qui l’avait le plus étonné pendant sa visite. Le doge répondit d’une formule lapidaire, caractéristique du sarcasme génois : « Mi chi » c’est-à-dire « Moi ici ». Le gouvernement génois se limite désormais à assurer la sécurité et à prélever l’impôt, tandis que la haute classe dirigeante s’adonne au grand commerce et à la finance. Le blé acheté en grande quantité et à bas prix au royaume de Naples suffit à approvisionner la cité qui, ainsi, ne pense pas à mettre en valeur la Corse où elle construit tout de mêmes routes, forts et ponts. La maitrise de la Corse est nécessaire à la survie de Gênes, car toute nation possédant l’île serait en mesure d’exercer le blocus de la métropole. Durant le XVII.me siècle, la République eut à mener plusieurs violentes guerres contre le royaume de Savoie. Lors de la guerre de succession d’Autriche, les armées génoises tout juste réorganisées et portées à 10000 hommes par le général en chef Francesco II Brignole Sale, souffrent des défaites de la France. Gênes est dès lors occupée. En 1747, Gênes se révolte contre l’occupant autrichien menée par un enfant nommé Ballila. Gênes cède à titre « provisoire » sa séculaire souveraineté sur l’île de Corse en 1768. En 1795, Giacomo Maria Brignole est élu, pour la seconde fois (après 1779), dernier doge de Gênes. La République continua d’exister moralement malgré l’occupation française et au Congrès de Vienne en 1814-1815, Antoine Brignole Sale défend vigoureusement mais sans succès l’indépendance de la Ligurie; il est le dernier ministre de l’antique République et il poursuivra une brillante carrière commencée au côté de Napoléon, comme ministre et maire de Gênes. Par la Constitution dorienne de 1528, le choix du doge devait être équiprobable entre les membres du grand conseil mais, vers la fin de la République et l’augmentation du nombre de patriciens pauvres, certains suffrages se monnayaient parfois même à vil prix. En 1797, les armées de la République française avancent en Italie et un comité jacobin proclame une République ligurienne à Gênes, renversant ainsi l’ancienne république au profit d’une « république sœur ». Les aristocrates génois, dont le dernier doge Giacomo Maria Brignole, continuent la lutte en se disséminant dans l’Italie du Nord. Les Génois, attachés à leur république aristocratique, acceptent d’abord mal cet nouvel état calqué sur le modèle français. En 1800, Gênes se donne un doge pour cinq ans, puis à vie en 1802, comme en France, en la personne d’un membre de la famille Durazzo. En 1805, la république est annexée à l’empire français. En 1814, le territoire de l’ancienne République de Gênes ne retrouve pas son indépendance et est annexé au Royaume de Sardaigne (Piémont). Plus tard, en 1861, Gênes, avec tout le Royaume de Sardaigne, sont intégrés dans le nouveau Royaume d’Italie. Sous le fascisme, la Grande Gênes est constituée. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, la flotte britannique bombarde Gênes et un obus tombe dans la cathédrale de San Lorenzo sans exploser. Il est maintenant visible pour le public dans lecollatéral droit de la cathédrale. La ville fut libérée par les partisans, quelques jours avant l’arrivée des Alliés. En juillet 2001, le 27e sommet du G8 se tient dans la ville ; il est éclipsé par des manifestations violentes, avec la mort d’un manifestant, Carlo Giuliani, tué suite à des confrontations avec la police italienne. En 2007, 15 fonctionnaires, parmi lesquels figuraient des policiers, agents pénitentiaires et deux médecins, ont été reconnus coupables par un tribunal italien d’avoir maltraité des manifestants. Un juge a prononcé des peines de prison allant de cinq mois à cinq ans. En 2004, l’Union européenne a désigné Gênes comme capitale européenne de la culture, avec la ville française de Lille. Dans les trois quartiers principaux du centre historique, médiéval, Renaissance et du port : Leurs ruelles, i vicoli, celles du sottoripa descendant vers le port. Le Porto Antico (Vieux Port) avec le plus grand aquarium d’Italie et d’Europe et le Galata – Museo del mare dédié au monde maritime. La Lanterna, un des phares les plus anciens encore en fonction, haut de 117 mètres, il domine la ville et la mer depuis le XVI.me siècle. La Loggia dei Mercanti (Loge des Banquiers, l’ancienne Bourse). Porta Soprana, ancienne porte d’entrée de la ville. Les palais (dont ceux de la célèbre rue Garibaldi, l’ancienne Strada Nuova) : Le Palazzo Reale• Le Palazzo San Giorgio (palais Saint-Georges, siège de la banque fondée en 1407)• Le Palazzo Ducale (palais des Doges)• Le Palazzo Bianco• Le Palazzo Rosso• Le Palazzo Doria-Tursi• Le Palazzo della Meridiana• Le Palazzo Doria del Principe. Les édifices religieux : Le Duomo di San Lorenzo (cathédrale St-Laurent) où était conservé le Sacro Catino• L’église de Gesù e dei Santi Ambrogio et Andrea (Circoncision de Rubens, retable du maître-autel)• L’église dei Santi Pietro e Teresa del Bambin Gesù (it)• La Basilique Santissima Annunziata del Vastato• La Basilique Santa Maria Immacolata• La Basilique Santa Maria Assunta• La Basilique Santa Maria delle Vigne. Les musées d’art de la Strada Nuova (maintenant Via Garibaldi) : Palazzo Bianco, Palazzo Rosso et Palazzo Tursi. La Piazza de Ferrari, avec la Bourse et les magasins de la Via XX Settembre. Le théâtre Carlo Felice Les principales personnalités originaires de gènes : le marin Cristoforo Colombo (Christophe Colomb) (Gênes, 1451 – 1506). le violoniste Niccolò Paganini (1782 – 1840)• l’acteur de cinéma et de théâtre Vittorio Gassman (Gênes, 1922 – Rome, 2000)• le chanteur français Nino Ferrer (1934 – 1998) .

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