Séjour de randonnée à Arvert du 15 au 21 avril 2012

La journée du 15 avril fut consacrée à rejoindre Arvert de Montpellier via Bordeaux, Saintes et Royan. A 21 heures, nous étions les pieds sous la table pour le dîner, au cours duquel nous avons fait connaissance des 6 autres participants et une partie du personnel de la résidence AVH du moulin du Cassot à Arvert. Nous ne présentons plus la région Poitou Charente, la Charente Maritime et Arvert qui ont été abordés dans des documents précédents. Le thème de la semaine est la randonnée, pendant cette activité nous serons encadrés par l’ARPA (association de randonnée du pays d’Aunis), elle est basée à Rochefort et dépend de la FFRP.

Jour 2 : Nous sommes en partance pour le marais d’Arvert, la matinée est animée par une guide de l’office du tourisme d’Arvert, nous sommes heureux de retrouver Monique notre complice et accompagnatrice des séjours précédents.
C’est Cécile qui nous guide et nous fait découvrir le marais, on y affine les claires Marennes d’Oléron dans des bassins d’eau claire, l’affinage est la dernière étape de l’élevage des huîtres claires d’Oléron. Nous serpentons à travers le marais, le vent s’est levé, il est le bien venu, il chasse les nuages qui s’amoncelaient au-dessus de nous. La colline d’Arvert est très verdoyante, c’est certainement ce cadre qui a donné son nom à la commune. Nous sommes entourés de bassins qui s’étalent entre 50 et 500 mètres carrés, certains bassins contiennent des crevettes qui continuent leur croissance, ce sont des crevettes impériales, elles ne sont pas originaires de la région. On les importe, et ici on fait leur grossissement, les jeunes sont mises dans les bassins quand la température de l’eau atteint 15 degrés, c’est la température minimale supportée par les larves de crevettes tropicales importées des nurseries et écloseries. Elles se nourrissent du zoo plancton contenu dans la claire, quand elles sont mises en bassin, elles ne font que quelques centimètres, après 6 mois en bassin d’eau claire, au mois d’octobre, on les retire du bassin, elles pèsent alors 70 grammes et mesurent une dizaine de centimètres de long, elles sont commercialisées comme gambas. Le marais est géré par une association la navicule bleue, c’est un CAT appelée aujourd’hui ESAT, au début de l’été les crevettes ne pèsent que 8 grammes et ont déjà 6 centimètres de long. Les crevettes tropicales sont nocturnes, nous ne pouvons pas les apercevoir, la journée elles se terrent dans la vase de la claire. La profondeur d’une claire est de 50 à 70 centimètres de profondeur, ce sont d’anciens marais salants qui ont été remaniés par les ostréiculteurs au début du XX.me siècle. Auparavant le bord de Seudre, tout comme le marais de Brouage, ils étaient recouverts de marais salants, c’était le grenier à sel de l’Europe. Le marais de Brouage se trouve entre Marennes et Rochefort, l’envasement de la zone a donc trouvé une seconde vie au marais dans le grossissement de crevette et l’affinage des huîtres claires d’Oléron. Les vases ont été apportées par la Charente, qui débouche peu après Rochefort, en remontant vers la Rochelle. L’île d’Oléron fait barrière, entre la côte et l’océan, ce qui provoque l’accumulation des vases dans le bras de la Seudre. Les hommes en ont tiré profit pour y établir des marais salants, la culture du sel commença à décliner à la fin du XIX.me siècle, les sels de mines avaient pris le pas sur le sel marin. Les ostréiculteurs qui commençaient à élever les huîtres ont repris les terrains, ils les ont recreusés quelque peu et ils ont fait l’affinage de l’huître. Les ostréiculteurs ont repris la tradition des sauniers, lors des grandes marées ils partaient à la pêche, ils ramenaient des coquillages et des poissons, ils les mettaient en attente dans la réserve d’eau, de leurs marais salants avant de les manger. Ils s’étaient rendus compte, que les huîtres étaient meilleurs après un passage dans leurs marais salants, l’affinage des huîtres claires Marennes d’Oléron résulte donc de cette tradition des sauniers. L’affinage des huîtres en eau claire, ne peut être réalisé que dans cette région, grâce à son paysage et sa situation qui permettent l’envasement des terres. La végétation des marais est très riche, on y trouve la salicorne, qui plonge ses racines d’ans l’eau, une partie charnue et succulente émerge de l’eau, la salicorne est comestible, on l’appelle l’haricot de la mer, ça a le goût du cornichon. C’est un condiment, elle se concentre en sel tout au long de l’année, son goût optimal est obtenu à la fin du mois de mai, elle a pris sa teinte d’automne, à sa récolte au mois de mai elle est d’un vert éclatant. A l’automne la salicorne libère ses graines avant de mourir, elles donneront une nouvelle plante au printemps suivant, c’est une plante annuelle. On découvre une autre plante annuelle la soude commune, on la faisait brûler, on récupérait les cendres qui servaient à laver le linge. La soude commune contient du carbonate de sodium, on en faisait de la lessive ou du savon, on s’en servait aussi dans l’industrie du verre. Une autre soude se trouve dans le marais, elle n’a pas les pieds dans l’eau, c’est la soude arbustive, elle est plus ligneuse, elle devient buisson qui peut atteindre 1 mètre de haut, elle vit plusieurs année. Il existe aussi la salicorne arbustive, elle ressemble à la salicorne annuelle, elle a le rameau un peu plus court, mais comme elle est arbustive, elle va vite devenir ligneuse, une partie de bois va se développer dans sa tige, elle est plein de fil comme certains haricots verts. La Seudre est eau salée jusqu’à Saujon, ensuite l’eau devient douce, jusqu’à Saujon l’eau à la même salinité que la mer, car la Seudre a un tout petit débit, c’est un tout petit fleuve qui n’a que 70 kilomètres de long. Le bras principal de la Seudre a une multitude de petits bras qui entrent dans les terres, le marais est presqu’au niveau Zéro de la mer, seul de minuscules monticules de terre rompent la planéité du site. A chaque marée haute, la mer va rentrer progressivement à l’intérieur des terres, jusqu’à 3 ou 4 mètres d’altitude, on marche le long d’un chenal ou d’un ruisson, nous sommes en période de marées à faible coefficient, le chenal est pratiquement vide. La semaine dernière le coefficient de marée était élevé, le chenal était empli d’eau, le chenal serpente au milieu des terres, il y a aussi tout un réseau de tuyauterie savamment inventé par les sauniers, les tuyaux passent sous les bosses, sous le chemin où nous marchons. Le principe des vases communicants permet de mettre ensuite en eau les claires qui sont de grandes baignoires. La claire se remplit au gré des marées, un bouchon permet à l’eau de ne pas descendre à la marée descendante, on peut ainsi garder l’eau dans sa claire indéfiniment. L’eau est partiellement vidée suivant les besoins de la culture du coquillage ou du crustacé, qui séjourne dans la claire. Pour emplir une claire en eau, il faut un coefficient de marée de 80, aujourd’hui la tuyauterie est réalisée en béton ou en plastique, auparavant les tuyaux étaient directement creusés dans des troncs d’arbres ou fabriqués avec 4 planches. Ce qui constituaient un tuyau de forme carrés, qui risquait de s’affaissait, car moins compact et solide qu’un tuyau creusé dans un tronc d’arbre. Pour subvenir aux aléas de la mortalité de l’huître, par souci financier les ostréiculteurs ce sont lancés dans le grossissement de la crevette impériale. Le marais est entretenu, on le tond, on le débroussaille, le marais de la navicule bleue s’étend sur 12 hectares. L’huître claire de Marennes d’Oléron est plus chère que l’huître de mer, car elle procure plus de manipulations et de travaux pour sa culture. Nous rencontrons de la moutarde sauvage, la navicule bleue est un centre ESAT qui emploie des personnes handicapées, le travail se fait de façon traditionnelle, on fait l’éparage des huîtres à la pelletée par exemple. Nous découvrons une plante avec un long pédoncule, c’est de la bette maritime, c’est donc l’ancêtre de toute les betteraves actuelles. Certaines claires sont emplies d’eau, d’autres sont en jachères, elles regorgent de salicornes. Le marais est protégé par des dunes, elles sont percées de portes que l’on ouvre ou laissent fermées suivant les besoins, les premières portes des digues sont heureusement très bien entretenues, mais les portes qui maîtrisent l’eau des bassins de claires sont plus ou moins laissées à l’abandon. Nous apercevons une plante l’obione, elle a une feuille argentée bleutée, ses feuilles se mangent, on les prépare en salade, ça a un goût salé. Auparavant le bétail séjournait sur le marais, sur les petits monticules de terre, on y entretenait des potagers. Le marais est le paradis de l’aigrette, des huppes, des hérons, des canards tout ce beau monde est épié par des rapaces. On peut y voir aussi des milans, des oiseaux migrateurs et quelques cigognes, mais elles préfèrent les marais d’eau douce où la nourriture leur convient mieux. Nous marchons au milieu de lavande des mers ou statis, elle n’a pas d’odeur, on en fait des bouquets séchés, sa pleine floraison est au mois de juillet. Nous marchons sur un chemin recouvert d’écailles d’huître, nous continuons notre balade à travers le marais. Nous découvrons une nouvelle plante, l’armoise maritime, l’armoise maritime, c’est une plante médicinale. Sur les dunes on peut rencontrer l’immortel des dunes ou l’arbre à curry, même sec, il dégage une bonne odeur et pendant de longues années, il sert à solidifier les dunes afin qu’elles ne se déplacent pas. Nous humons sur notre passage l’odeur du fenouil, qui entre dans la composition des alcools anisés. La navicule bleue est le nom d’une algue microscopique, elle se développe parfois dans les bassins, elle est invisible à l’œil nu, elle a une forme de navette, au fil de sa vie un petit pigment bleu va se former à l’intérieur de sa cellule. Ce piment bleu s’appelle la marennine, le nom vient de Marennes commune située au bord de la Seudre. La navicule bleue n’est présente que dans la région de l’estuaire de Marennes d’Oléron, c’est la seule région au monde où elle se développe. Uniquement dans les clairs, mais pas en pleine mer. Quand la marennine est très présente, à sa mort, elle rend l’eau des claires verdâtre, l’huître en filtrant l’eau capte les nuances vertes, ce qui lui donne une sorte de petit médaillon à l’intérieur de sa coquille. C’est ce que l’on appelle l’huître verte de Marennes, c’est un label rouge, ça ne change rien au goût de l’huître, mais comme elle est plus belle, elle paraît meilleur, son prix est plus élevé qu’une huître n’ayant pas sa petite pointe verte.
Ensuite nous allons au port de Coux situé sur la commune d’Arvert, où nous allons visiter une cabane d’ostréiculteur, nous sommes accueillis par la maîtresse des lieux Nathalie Brillant. Elle nous fait déguster une douzaine d’huîtres accompagnée par un vin blanc de la région dénommé le vin du père Fourras, il vient de Saint-Germain de luzignan. Au fond de la cabane, une jeune femme prépare des bourriches d’huîtres, elles avancent sur un tapis roulant et sont triées suivant leurs calibres qui sont au nombre de 4. C’est sous un froid glacial que nous nous extirpons de la cabane d’ostréiculteur, nous rejoignons le moulin du Cassot pour y prendre le déjeuner. Ce matin nous avons relevé 3 kilomètres au podomètre, c’est une petite mise en jambes.
L’après-midi est consacrée à une randonnée dans la commune de Port des Barques et de l’île Madame, nous prenons la direction de Rochefort, nous traversons Ronces-les-Bains, Marennes puis nous enjambons la Seudre en franchissant un pont. Nous croisons le rond point du petit baigneur, nous sommes entourés de marais, c’est le paradis des cigognes qui s’y sont sédentarisées. Véronique est au volant du véhicule, nous voici à Soubise, nous avons déjà parcouru 25 kilomètres, nous sillonnons au milieu de champs de colza et de céréales. Nous sommes arrivés à Port-des Barques, nous distinguons l’île Madame, elle est entourée d’eau. Nous faisons connaissance avec nos amis de l’ARpa, c’est Chantal qui prend le groupe en main, et c’est Henri qui fait office de serre file. Voici une présentation de Port-des-Barques :
Port-des-Barques, (en saintongeais Port-daus-Batias), est une commune française située dans le département de la Charente-Maritime. La commune compte 1868 habitants, elle s’étend sur 6 kilomètres carrés et s’étale entre 0 et 10 mètres d’altitude. Ses habitants sont les Port-Barquais et les Port-Barquaises. La commune se situe sur la rive gauche de l’estuaire de la Charente, à environ 15 kilomètres de Rochefort, en face de la presqu’ile de Fouras située sur la rive droite. Elle inclut l’île Madame. C’est d’abord et avant tout une grande station balnéaire familiale du littoral charentais avec sa longue plage de sable fin face à l’embouchure de la Charente. La station balnéaire tire un gros avantage de sa position géographique et participe activement à l’animation balnéaire de la côte charentaise pendant la période estivale. C’est de Port-des-Barques que La Fayette appareilla avec ses soldats en direction des Amériques ; une petite stèle commémorant cet évènement est visible sur le port. Elle est surmontée par une sculpture du buste du Marquis, réalisée par l’artiste chauvinois Guy MANSEAU. Le 19 septembre 1947, la commune de Port-des-Barques est créée par détachement de la commune de Saint-Nazaire-sur-Charente. Deux des activités principales sont le tourisme et l’ostréiculture. Le village est connu pour ses alignements de carrelets le long des rivages. Le bord de mer et les berges de la Charente voient se succéder ces pontons avec cabanes sur pilotis munis de leur grand filet à treuil pour pêcher à la faveur des marées montantes.
Nous longeons un étang, puis nous retrouvons l’océan ou plus précisément le pertuis d’Enquioche, nous distinguons des pontons qui mènent aux carrelets, nous découvrons au large l’île d’Oléron. Nous randonnons quelque peu sur la terre ferme, en attendant que la marée basse nous donne accès à l’île Madame. Nous continuons à serpenter dans le marais, nous passons sur un pont qui surplombe une écluse qui régule l’eau dans les claires. Nous marchons sur une digue, à droite nous avons l’océan et à gauche les établissements ostréicoles. Au loin nous distinguons l’île Madame, nous arrivons sur la pointe de terre de Port-des Barques qui nous mène à la passe aux Bœufs qui nous permet d’accéder à l’île Madame maintenant que la marée est basse. Nous découvrons une piscine artificielle d’eau de mer, elle est toujours remplie quelque soit la hauteur de la marée. Nous nous engageons sur la passe aux bœufs, nous distinguons le port de la Palice et le viaduc qui mène à l’île d’Oléron, après 800 mètres de traversée de la passe constituée de galets, nous mettons le pied sur l’île Madame.
L’île Madame est une île française, baignée par l’océan Atlantique, au large des côtes de la Charente-Maritime. Elle est située sur le Pertuis d’Antioche et sur la rive gauche de l’estuaire de la Charente entre la presqu’île de Fouras et l’île d’Aix au nord, et le petit port ostréicole de Port-des-Barques, à la commune duquel elle est administrativement rattachée, au sud. Elle fait face à l’île d’Oléron et au célèbre site de Fort Boyard. C’est la plus petite des quatre îles charentaises qui sont par ordre de taille décroissante : l’île d’Oléron, l’île de Ré, l’île d’Aix et l’île Madame. Comme ses voisines, elle appartient administrativement au département de la Charente-Maritime, lequel se situe dans la région Poitou-Charentes. Il s’agit en fait d’un écart de la commune de Port-des-Barques, l’une des trois communes les plus récemment créées en Charente-Maritime. L’île Madame est une toute petite île dont la superficie totale est de 0,78 km². Elle s’étire sur une longueur maximale de 800 mètres et sur une largeur maximale de 400 mètres, ayant la forme d’un rectangle. A marée basse, elle est reliée au continent par une voie de sable et de galets, appelée la passe aux bœufs. Il s’agit en fait d’un tombolo, forme de cordon dunaire issu des dépôts d’origine sédimentaire et fluviale, qui est en train de souder inexorablement l’île Madame au continent. Cette passe, fréquemment franchie par de nombreux touristes pendant la période estivale, constitue alors une voie submersible, accessible uniquement à marée basse. Elle est liée au même phénomène naturel de marée montante que celui observé entre le Mont-Saint-Michel et la terre ferme et est susceptible du même degré de dangerosité. Les rivages de l’île Madame sont constitués essentiellement de rochers et de petites falaises banches, ainsi que de plages de galets, avec peu de sable. Son assise géologique, qui prolonge le plateau de la Saintonge, diffère sensiblement de celle de la presqu’île de Fouras et de l’île d’Aix, étant formée des calcaires gréseux du Crétacée et des sédiments marins et fluviatiles du Quaternaire issus de la dernière transgression flandrienne. L’ostréiculture est pratiquée sur la côte ouest de l’île Madame ainsi que l’aquaculture. La ferme aquacole de l’île Madame est un exemple réussi d’entreprise intégrée dans son milieu naturel. Cette dernière a été créée en 1980 et propose maintenant une ferme auberge où sont servis les produits de l’exploitation : huîtres, palourdes, bars, daurades royales, salicornes, sel récolté dans le marais salant. Par ailleurs, de nombreux pontons à carrelets sont implantés sur son rivage et l’île est reconnue comme étant un lieu propice à la pêche à pied. Enfin l’île Madame s’est ouverte au tourisme où il est possible d’y séjourner grâce à l’ouverture d’un camping et de gîtes à louer (interdit aux camping-cars la nuit). Elle tiendrait son nom soit de Anne de Rohan de Soubise, maîtresse de Louis XIV ou de l’abbesse de l’abbaye aux Dames de Saintes qui portait le titre de Madame de Saintes. Elle s’est aussi appelée l’île de la Garenne sans doute à cause de l’abondance des lapins du même nom qui étaient ses seuls habitants. Sous la Révolution, elle est appelée l’île Citoyenne. Au nord de l’île, se trouvent une redoute qui correspond à une ancienne fortification militaire de forme carrée, édifiée en 1703, ainsi que des casemates. Ces constructions participaient au système de défense de la « rade de Rochefort » à l’entrée de la vaste embouchure de la Charente, pour protéger Rochefort et son arsenal militaire. Au sud-est de l’île, une grande croix de galets, formée à même le sol, marque l’endroit où furent ensevelis 254 prêtres déportés en 1794. Ce site donne lieu à un pèlerinage annuel, en août, consistant à venir sur l’île, à pied depuis Brouage, en apportant un galet du continent pour le déposer sur la croix. Ces prêtres moururent de maladie et d’épuisement à bord des pontons de Rochefort: le Washington et les Deux Associés, d’anciens navires négriers. Certains étaient des prêtres réfractaires, ayant refusé de prêter serment à la nouvelle constitution, mais ils comptaient également dans leurs rangs un grand nombre de prêtres assermentés. Après l’épisode sanglant de la Commune de Paris, des communards y furent envoyés. Pour s’approvisionner en eau douce, ils creusèrent un puits, au nord de l’île, appelé depuis puits des Fédérés ou puits des Insurgés. Ce puits, foré en mer à 25 mètres du rivage, est accessible par une passerelle.
Nous faisons une halte où est située la croix érigée par les pèlerins à chaque mois d’août, c’est ici que reposent les 254 moines réfractaires. La croix à une longueur de 10 mètres, aujourd’hui la couche de galets atteint près d’un mètre de haut. La croix est posée à plat par terre dans une vaste prairie, nous continuons à explorer l’île, nous surplombons une multitude de carrelets. Nous arrivons au puits creusé par les communards, nous déambulons sur un petit sentier, il serpente au pied de l’ancien fort militaire qui est presque tout en ruine. Nous passons devant un enclos où sont parquées des moutons, nous découvrons les 2 seules habitations de l’île, elles sont implantées dans la partie haute de l’île. Nous arrivons à l’endroit où se trouve une deuxième passe, elle est appelée la passe aux filles. Nous terminons notre circuit îlien en passant devant la ferme de l’île, puis nous reprenons la passe aux Bœufs avant que la marée remonte. Arrivés aux véhicules, nous avons parcouru 17 kilomètres autour de Port-des-Barques, nous quittons nos amis arpaistes et nous rejoignons la résidence du moulin du Cassot. Après le dîner nous avons droit à une séance d’étirement orchestrée par Jean-Jérôme, c’est épuisés que nous prenons le chemin de nos chambres afin d’y prendre un repos bien mérité.

Jour 3 : Aujourd’hui, nous prenons la direction de Saujon et de Saintes, nous nous rendons à Port d’Envaux, c’est toujours Véronique notre pilote. Nous voici à Port d’Envaux, dit le port dans les vallées, dont voici une présentation :
Port-d’Envaux est une commune française, située dans le département de la Charente-Maritime et la région Poitou-Charentes. La commune compte 1003 habitants, elle s’étend sur 22 kilomètres carrés et s’étale entre 10 et 60 mètres d’altitude. La commune appartient depuis 2011 au réseau « Villages de pierres et d’eau », label initié par le conseil général afin de promouvoir des sites exceptionnels présentant la particularité d’être situés au bord d’une étendue d’eau (mer, rivière, étang…) Située au nord-ouest de Saintes, la commune de Port-d’Envaux borde le fleuve Charente. Deux autoroutes passent dans la commune et forment une jonction. Au sud-est de la commune passe l’A10 (ou E05) Bordeaux-Paris et sur la limite ouest l’A837 (ou E602), route Centre-Europe Atlantique Macon-Angoulême-Saintes-La Rochelle et en même temps autoroute des Estuaires Bordeaux-Nantes. Les sols sont siliceux et présentent le long de la Charente des alluvions modernes. La commune est sur la rive gauche de la Charente, dont la rive convexe forme une zone inondable appelée la Prée. Une grande partie ouest de la commune est boisée. On trouve en particulier le Bois du Sable. En 1794, la commune se nommait Saint-Saturnin-des-Échauds; en 1801, elle devient Port-d’Envaux-de-Saint-Saturnin-des-Échauds puis en 1853 prend son appellation actuelle de Port-d’Envaux. Le château de Panloy : château construit en 1770, sous Louis XV en conservant les deux pavillons renaissance et son parc au préinventaire des jardins remarquables. Aire du Pré Valade. L’église Saint-Saturnin-de-Séchaud, dont la partie la plus ancienne remonte au début du XII.me siècle a subi de multiples remaniements. Elle a été fortifiée par construction d’une chambre haute munie d’archères. La laiterie et fromagerie industrielles (caséinerie) de Port-d’Envaux, située au lieu-dit Coumaillauds, a été créée en 1893. Trois porcheries, construites respectivement en 1928, 1930 et 1934, permettaient la valorisation du petit-lait sur place. Ce site fait l’objet d’une étude pour intégrer la liste du patrimoine industriel.
Nous déambulons dans la commune, de belles maisons en pierre de Crazanne délimitent les rues, le port fluvial a eu son moment de prospérité jusqu’en 1926, où la Charente n’a plus été navigable suite à l’arrivée du réseau ferroviaire. Nous sortons du village, nous sommes tout de suite en zone boisée, des orchidées nappent le sous bois ainsi que des asphodèles. Ce matin j’ai quitté le bras de Véronique, je suis guidée par Michèle, nous croisons un chêne cité sur la carte IGN, il est peu commun, il possède 2 troncs. La pluie nous surprend, nous activons le pas pour rejoindre nos voitures. Il y a une petite accalmie, nous prenons le repas dans un parc de la commune de Port d’Envaux, monsieur le maire Sylvain Barreaud n’a pas daigné nous ouvrir l’accès à la salle polyvalente pour y casser la croûte au sec et à l’abri du vent, ce matin nous avons parcouru 10,5 kilomètres.
C’est transi de froid, que nous reprenons notre circuit, je suis au bras de Pascal, nous allongeons le pas pour nous réchauffer, la pluie redouble d’intensité, il est préférable de ne pas enregistrer, car le milestone ne résisterait pas aux assauts de pluie. Nous traversons de petits hameaux, nous sommes toujours en zone boisée, nous jouons à cache cache avec les autoroutes. Nous avons longé les carrières de Crazanne, d’où on extrait la pierre blanche avec laquelle on a construit toutes les belles demeures de la région. Sur une petite route, nous avons croisé le magnifique château de Crazanne, dont voici une présentation :
Le château de Crazannes à Crazannes en Charente-Maritime. Au XIII.me siècle existait à Crazannes le château fort de l’Échelle et un hébergement. À la fin du XV.me siècle l’Échelle devint une dépendance de Crazannes puis disparut. Crazannes, par mariages et par ventes, a de nombreux propriétaires jusqu’à Jean Acarie qui achète le 19 octobre 1447 « l’oustel et tour de Crazannes ».En 1566 le château est agrandi. En 1762 le château est racheté par un armateur qui le restaure. La façade nord, du début du XVI.me siècle, présente des portes et fenêtres ornées d’élégantes sculptures de pierre, d’un style flamboyant remarquable. La tour cylindrique qui s’y appuie s’orne de mâchicoulis. Elle est coiffée d’une poivrière très pointue. Une aile en équerre a disparu et le pavillon carré qui la terminait se trouve isolé des autres bâtiments, et a été remanié en faux donjon féodal. Le pigeonnier date du XVII.me siècle. Le parc aux arbres centenaires entoure le château et longe la Charente. Il a été inscrit au pré-inventaire des jardins remarquables. Aujourd’hui le château est propriété d’un riche commerçant rochefortais, il a été remanié en gîte de classe, et ses salles servent à la réception de colloques.
Nous sommes toujours sur une petite route, nous découvrons un étang où quelques cygnes s’y baignent sous une pluie abondante. Nous rejoignons le bord de la Charente qui nous conduira jusqu’à Port d’Envaux, c’est trempés jusqu’aux os que nous retrouvons nos véhicules, nous avons tout de même parcouru 11,5 kilomètres sous la pluie, et 22 kilomètres depuis ce matin. Nous quittons nos amis de l’ARPA, nous prenons la route de la résidence du moulin du Cassot, et pour nous narguer le soleil pointe ses derniers rayons. Tout comme la veille, après le dîner, nous avons mis nos muscles aux ordres de Jean-Jérome, après avoir fêté l’anniversaire de Françoise.

Jour 4 : Ouf, un peu de repos, ce matin nous allons visiter la chocolaterie la royannette à Royan. C’est la responsable qui nous accueille, madame Bonhomme, tout d’abord elle nous offre un bon chocolat chaud, il est le bien venu, car le temps est humide et froid. Ce matin, c’est Monique qui nous guide, Claudine et moi. On nous distille la fabrication du chocolat, c’est une chocolaterie artisanale, on travaille le plus possible avec les mains, on travaille qu’avec des produits nobles et du beurre de cacao. La matière première provient de la fève de cacao, le cacaotier mesure entre 5 et 10 mètres de haut. Ils ne poussent que dans les régions tropicales, le fruit du cacaotier est la cabosse, une cabosse mesure entre 20 et 40 centimètres, elle contient les fèves de cacao. Une cabosse contient une cinquantaine de fève qui sont enveloppées dans une pulpe blanche, appelée mucilage. On laisse fermenter les fèves dans leur pulpe, l’opération suivante est la torréfaction, on va nettoyer de la pulpe les fèves, on les fait sécher sur des feuilles de bananier, puis on les fait griller. L’opération suivante c’est le conchite, qui consiste à transformer les fèves de cacao torréfiées en chocolat, on broie les fèves torréfiées, en broyant on retire la plupart du beurre de cacao, on obtient ainsi une pâte de cacao à laquelle on ajoute du sucre, ce qui nous donne une autre pâte, appelée mélasse, c’est cette mélasse que l’on va travailler pour obtenir du chocolat. La mélasse est battue énergiquement dans une cuve, appelée conche, à 45 degrés pendant 3 jours. Le conchage terminé on obtient des petites pastilles de chocolat, qui a une masse de cacao de 70%, les 30% restants sont du sucre. Le chocolat apporte à l’organisme du magnésium, du lithium, du potassium, c’est très bon pour le cholestérol et pour prévenir des maladies cardiovasculaires. Après la visite d’un petit musée voué au chocolat, nous sommes conviés au magasin, où certains y font leurs emplettes. Nous quittons Monique, nous regagnons la résidence du moulin du Cassot pour y prendre le déjeuner.
Cet après-midi, nous allons nous relaxer aux thermes de Saujon, dont nous avons fait la présentation dans les documents précédents. Aujourd’hui la séance sera rythmée par 4 soins un massage complet du corps, un gommage du corps au sel de la mer Morte et d’huile essentielle, d’un bain bouillonnant et d’une douche au jet. Entre chaque soin nous avons pu nous détendre dans le hammam, le sauna ou dans le nouveau jacuzzi qui est plus grand que l’ancien. Pour nous faciliter nos déplacements dans les thermes, nous sommes accompagnés par Murielle et Djamel. Après près de 4 heures de bien être, nous avons rejoint la résidence du moulin du Cassot, où après le dîner nous avons pu aller nous relaxer à notre guise, après avoir fêté l’anniversaire de Christine.

Jour 5 : Nouvelle journée de randonnée, nous espérons que la pluie ne nous accompagnera pas, nous partons sous un ciel chargé, mais le vent est présent, il empêche les nuages de se déverser sur nos têtes. Nous sommes en partance pour le Douhet, qui se trouve à quelques encablures de Saintes sur la route qui mène à Saint-Jean d’Angély. Nous sommes drivé par Véronique, nous passons Saujon, à Saintes nous traversons la Charente en franchissant un pont. Nous sommes entourés de vignes, elles sont destinées à l’élaboration du Cognac et du Pinot de Charente, nous découvrons également des étendues de pommiers qui sont en fleurs. Nous arrivons à le Douhet, une pancarte annonce un château du XVII.me siècle et une église romane du XII.me siècle. C’est sur le parking de cette dernière que nous retrouvons nos amis de l’ARPA, en fait le temps est certes gris, le soleil essaie de percer la couche nuageuse, c’est à 10 heures au clocher que nous commençons notre randonnée. Voici une présentation de la commune du Douhet :
Le Douhet est une commune française, située dans le département de la Charente-Maritime et la région Poitou-Charentes. La commune compte 700 habitants, elle s’étend sur 18 kilomètres carrés et s’étale entre 18 et 80 mètres d’altitude. Le château du Douhet fut construit vers 1680 pour Renaud de Pons. Acheté en 1945 par l’industriel Jean Damilleville ancien pilote pendant la première guerre mondiale. L’aqueduc romain principalement souterrain alimentait Mediolanum Santonum (Saintes) en eau. Une portion de cet aqueduc orientée nord-est sud-ouest est visible au Pérot, de l’eau s’en écoule encore. L’entrée est taillée dans le roc. L’aqueduc date de l’Empire romain (2e moitié du Ier siècle. Le site est classé monument historique depuis 1840. On peut aussi voir cet aqueduc à Fontcouverte, ainsi qu’un aqueduc affluent aux Fontaines romaines de Vénérand.
Nous débutons notre périples en longeant un immense champ de colza tout jaune, je suis aux coudes de Pascal. Nous déambulons sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle, celui qui part de Tours. Au milieu de champs et de bois, nous découvrons de ci de là de petits hameaux, les maisons sont bâties en pierre blanche de Crazanne. Nous contournons un champ de blé, il est d’un vert tendre, nous longeons une bergerie, un berger guides ses brebis pour les en faire pénétrer. Nous sommes au lieu dit l’Auberderie, Henri nous raconte l’existence de l’aqueduc qui approvisionnait la ville de Saintes à l’époque romaine. Au cours de la randonnée nous allons rencontrer 3 éléments du dit aqueduc, les aqueducs étaient en forme de L, ils suivaient naturellement la pente du sol, pour écouler l’eau il suffisait d’une pente de 8 millimètres sur 10 mètres linéaires. L’eau alimentait certes les habitations de Saintes, mais aussi les thermes, qui étaient très importantes pour les romains. Saintes était une ville de garnison, elle se trouvait sur la voie de communication entre l’océan Atlantique et le Massif Central, c’était la voie royale pour remonter sur la Gaule. Le soleil est parmi nous, nous en profitons pour nous dévêtir, nous passons devant une ancienne ferme, elle est joliment restaurée, elle dresse sa tour pigeonnier dans un ciel presque clair. Nous traversons un groupe de maisons, elles sont très bien entretenues et fleuries, elles sont construites en pierre de Crazanne dont la blancheur illumine le vert printanier. Nous sommes près d’un des vestiges de l’aqueduc romain, nous descendons un petit talus pour aller le toucher physiquement, l’aqueduc mesurait une quinzaine de kilomètres pour alimenter en eau la garnison romaine établie à Saintes. En traversant une zone boisée, un chevreuil traverse le chemin, nous sommes surpris, mais il se réfugie vite dans le bois pour ne plus être à notre vue. Au milieu de rien, nous traversons une petite voie ferrée, puis nous arrivons au Douhet, nous allons rejoindre la mairie pour y prendre le repas de midi, ce matin nous avons parcouru 11,2 kilomètres.
Après le repas pris dans une salle polyvalente chauffée, nous reprenons le chemin, le soleil nous accompagne, le moral des troupes s’en ressent. Nous longeons le château, qui possédait en son temps son énigmatique chambre jaune. Les personnes qui y dormaient avaient la sensation, que quelqu’un s’y reposait la nuit sur leur poitrine. Nous marchons sur un petit chemin qui monte insensiblement, nous sommes sous un sous bois, puis nous rencontrons des vignes. Nous croisons un immense champ, il est planté de petits pois, ils sont destinés à la conserve sous la marque Daucy. Nous sommes sur une toute petite route goudronnée, une ferme implantée dans la colline nous domine. Nous sommes sur un petit chemin de terre, au détour d’un virage, nous tombons sur une superbe maison isolée de tout. Nous circulons sur le chemin du champ du moulin, nous marchons sur un chemin qui surplombe 2 vallons, nous arrivons à Etray. Nous continuons notre circuit à travers de petits vallons boisés, nous passons un petit pont, sous lequel coule un ruisseau qui s’écoule ensuite dans la plaine en s’élargissant. Le ruisseau est alimenté par la source de la Rutelière, nous distinguons des fougères qui poussent sous l’eau. Nous déambulons dans un vallon, ses coteaux sont boisés, de ci de là nous croisons de petites fermes. Nous jouons à cache cache avec le ruisseau en franchissant de petits ponts, nous apercevons une prairie où sont parqués des chevaux et des brebis. Nous arrivons dans un petit hameau, qui se nomme le Chemin des Melles, nous empruntons une petite route qui mène au Branday. Nous terminons la randonnée à travers des zones boisées et des champs de cultures, nous sommes en vue du clocher du Douhet. Nous sommes devant l’église romane du XII.me siècle, le podomètre nous annonce 13 kilomètres parcourus cet après-midi, soit 24 kilomètres au cours de cette journée ont été engloutis. Nous nous séparons de nos amis de l’ARPA que nous allons retrouver demain matin, nous rejoignons la résidence du moulin du Cassot en présence du soleil. Nous avons le temps de nous relaxer avant le dîner, après lequel nous avons droit à la traditionnelle séance d’étirement.

Jour 6 : La journée est consacrée à découvrir les alentours de Saint-Romain le Bénet, qui se trouve entre Saujon et Saintes, nous sommes drivés par Pascal. Nous retrouvons nos amis de l’ARPA sur le parking de l’ancienne gare de Saint-Romain. C’est au bras de Pascal que je cheminerai aujourd’hui, nous passons sous le pont de la voie ferrée qui relie Royan à Saintes. Nous pénétrons dans la forêt, au loin nous distinguons des vignes, en traversant un petit hameau, nous passons devant un élevage de poules de races. Chantal nous lit un panneau qui renseigne sur les différentes races de poules que nous avons devant nous, la brama est la race la plus représentée. Le propriétaire nous interpelle, il a dans ses mains des poussins, ils ont des plumes jusqu’aux pattes, qu’il nous autorise à toucher. La brama pond 150 œufs par an, l’éleveur nous disserte sur sa passion et sa propriété qu’il a aménagé pour le bien vivre de ses animaux emplumés.
La « Brahma » est une race de poule domestique. La Brahma est une des plus grosses races de nos poulaillers. D’une taille massive, elle donne une impression de force caractérisée par sa grande taille et sa forme très large, profonde, emplumée jusqu’aux tarses. Le corps est charnu et volumineux, la poitrine large et l’abdomen bien développé et une petite tête avec sourcils saillants et petite crête à pois. Son tempérament est doux. Les poulets sont de croissance relativement lente. C’est une pondeuse d’hiver. Les œufs sont relativement petits pour une race d’une telle taille. La sélection a pour but d’obtenir une poule de grande taille, bien fournie en chair. La Brahma est une volaille très rustique, docile, facile à élever, s’adaptant bien à tous les climats. C’est une grosse mangeuse peu habile à chercher seule sa nourriture, elle s’habitue donc bien à la claustration ! Même si sa croissance n’est pas des plus rapides, et si sa ponte n’est pas exceptionnelle, la Brahma est une race prisée par de nombreux éleveurs qui aiment les grosses poules. Par des croisements, elle a contribué à la création de nombreuses races françaises. Volaille géante d’origine asiatique, créée aux Etats-Unis à partir de Cochin auquel du sang de combattant Malais a été ajouté donnant cette « tête de rapace » caractéristique. Elle fut importée en Europe occidentale vers 1850. Crête : frisée• Oreillons : rouges• Couleur des yeux : rouge orangé• Couleur de la peau : jaune• Couleur des tarses : jaune• Variétés de plumage : blanc herminé noir, blanc herminé bleu, fauve herminé noir, fauve herminé bleu, perdrix maillé doré, perdrix maillé argenté, perdrix maillé doré bleu, bleu, noir, blanc, coucou, noir à camail argenté, noire à camail doré. Grande race : Masse idéale : Coq : 3,5 à 5 kg ; Poule : 3 à 4,5 kg• Œufs à couver : min. 55g, coquille jaune à brun-rouge• Diamètre des bagues : Coq : 27mm ; Poule : 24mm.
Nous reprenons notre circuit, nous pénétrons dans un bois de feuillus, aujourd’hui c’est un lièvre qui nous traverse sous le nez. Nous sommes sur un chemin entouré de vignes, nous continuons à progresser entre champs et vignes, puis nous retrouvons la civilisation, nous voici revenus à notre point de départ, la gare désaffectée de Saint-Romain le Benet. Ce matin nous avons parcouru 15 kilomètres, ça se sent dans les jambes, nous reprenons les véhicules, nous allons prendre le repas de midi dans une salle mise à notre disposition par la mairie. Nous sommes très bien installés, nous sommes au chaud, c’est notre dernier repas avec nos amis de l’ARPA, nous leur offrons à chacun un petit sachet de chocolat de la royannette pour leur gentillesse et leur sympathie.
Ce n’est pas terminé, nous reprenons nos bâtons de pèlerins, il nous faut terminer le circuit programmé. Nous traversons le village de Saint-Romain le Benet, dont voici une présentation :
Saint-Romain-de-Benet est une commune française, située dans le département de la Charente-Maritime et la région Poitou-Charentes. La commune compte 1594 habitants, elle s’étend sur 32 kilomètres carrés et s’étale entre 3 et 47 mètres d’altitude. Ses habitants sont les Saint-Rominois et les Saint-Rominoises. Le village de Saint-Romain-de-Benet se situe dans la partie sud-ouest du département de la Charente-Maritime, dans l’ancienne province de la Saintonge. Le territoire communal, d’une superficie de 3278 hectares, forme un plateau où alternent cultivés et domaines forestiers, héritage de l’ancienne forêt de Baconais, qui s’étendait des rives de la Charente à la Seudre au Moyen Âge. Un mince cours d’eau, le Griffarin, traverse une partie du territoire communal. Celui-ci a donné son nom à l’un des principaux écarts de la commune. La commune doit son nom au saint éponyme et à la déformation du mot latin benedictus, signifiant « béni ». Durant la Révolution, la commune fut rebaptisée successivement La Réunion-du-Peuple, Romain-la-Tour, puis Romain-la-Fontaine, cette dernière appellation dérivant du toponyme d’une fontaine-lavoir en contrebas du bourg, nommée Les Fontaines. Le site de la commune semble avoir été habité depuis la période néolithique, ce qu’attestent des fouilles effectuées au XIX.me siècle, de même que des photographies aériennes. La voie romaine reliant les cités de Mediolanum Santonum (Saintes) et celle de Novioregum (Barzan) passait à proximité de la Pirelonge, et il est permis de penser qu’un village, ou du moins une villa, existait à proximité. Un camp militaire, dit « de César », situé à proximité du village actuel, a laissé quelques vestiges, classés monuments historiques le 12 juillet 1886. De l’époque médiévale subsistent une motte féodale, comprenant les fondations d’un ancien donjon, localisé au lieu-dit « Toulon ». Le village semble avoir traversé le temps sans qu’aucun événement majeur ne vienne entraver son développement, si ce n’est l’incendie de son église au Moyen Âge et quelques excès, dus aux guerres et à la Révolution. Le XIX.me siècle est une époque de relative prospérité économique : des moulins et trois tanneries sont implantées dans le village, tandis que les infrastructures communales sont développées. Une mairie est édifiée en 1901, le monument aux morts, en 1922. Le général Leclerc passera quelques heures dans le village, au moment de la libération de Royan, en 1945. Le village, situé à égale distance des villes de Saintes et de Royan, est aujourd’hui un bourg paisible, dont la topographie est en cours de modification depuis quelques années, suite aux travaux de construction de la nouvelle rocade, qui permet de relier plus rapidement les villes voisines. L’église Saint-Romain et sa file de coupoles : Cet édifice d’aspect assez atypique est issu de plusieurs campagnes de reconstructions, qui s’étalèrent sur près de huit siècles. Si la première pierre du sanctuaire fut posée au XII.me siècle, celui-ci sera gravement endommagé suite à un incendie, survenu à la fin du Moyen Âge. Rebâti à l’économie, le monument n’est pas loin de s’effondrer sur les fidèles lorsqu’il est décidé, vers le XVII.me siècle, de le remettre en état. Saccagée durant la révolution, l’église restera en chantier durant une large partie du XIX.me siècle, époque à laquelle on remplace les voûtes du chœur, avant de surhausser le clocher roman en 1830. La façade, imitant le style roman est en fait édifiée en 1883. Celle-ci est percée d’un oculus, surmontant un portail dépourvu d’ornements. L’élément caractéristique de cette église est sa file de coupoles, édifiées en 1901, et laissées apparentes. Construites en ciment, elles donnent à l’édifice de faux airs orientaux. Le sanctuaire, qui devait être à l’origine en forme de croix latine, n’a conservé de sa structure originelle qu’une nef formée de quatre travées, prolongée par un chœur en cul-de-four, lequel est percé de sept baies. Huit demi-colonnes, réparties le long de l’abside, tiennent lieu de contreforts. Le clocher, qui conserve dans sa partie inférieure une série d’arcatures romanes, est percé de trois minces ouvertures dans sa partie supérieure, selon une disposition que l’on retrouve à l’église de Berneuil, à quelques dizaines de kilomètres.
Le village possède bon nombre de maisons construites en pierre de Crazanne, nous empruntons une petite route bordée de pins parasols. Nous marchons sous un sous bois, nous sommes en roue libre, la fatigue se fait sentir, nous continuons notre randonnée à travers de nombreuses zones boisées, nous passons tout près d’une abbaye, dont Chantal nous narre l’histoire :
L’abbaye de Sablonceaux est une abbaye augustinienne fondée en 1136 par le duc d’Aquitaine et comte de Poitou Guillaume X de Poitiers. Elle est située à Sablonceaux, une commune située dans le département de la Charente-Maritime. Longtemps laissée à l’abandon, patiemment restaurée depuis 1962, elle connaît une nouvelle vie depuis la réinstallation en son sein d’une communauté religieuse, la Communauté du Chemin Neuf. Elle fut fondée aux environs de l’an 1136, quand Guillaume X de Poitiers, duc d’Aquitaine et comte de Poitiers, offrit quelques unes de ses possessions à l’église pour se faire pardonner de son soutien à l’antipape Anaclet II. Convaincu de son erreur par Bernard de Clairvaux, lequel avait mandaté auprès de Guillaume l’un de ses amis, l’ermite Geoffroy de Lauroux, il fonda deux abbayes : l’une en terre poitevine, à Fontenay-le-Comte ; l’autre en terre saintongeaise, dans un endroit isolé entouré d’une immense forêt, la forêt de Baconais : Sablonceaux. La charte publiée par Guillaume X développe les terres qu’il donne à l’abbaye pour assurer sa subsistance future• « tout ce que je possède dans Maleville et tout ce que j’ai dans l’endroit appelé Saint Romain de Benet et dans cette paroisse tant en landes qu’en marais et terres cultivées ou incultes et tout ce qui m’appartient sur le terrier de Toulon et dans le marais y joignant et aussi les terres cultivées ou incultes qui s’étendent à l’entour. » « Je donne aussi le lieu de Bertesil, avec ses landes et ces marécages, lesquels marécages s’étendent du lieu de Sablonceaux jusque vers le col de Molendin. » « Je l’ordonne aussi le lieu qui se nomme Monsagro, avec les bois, les terres cultivées ou incultes, douces ou salées, avec tout ce qui s’y trouve et en dépend, soit en volatiles, quadrupèdes et poissons et tout ce que j’ai en ce lieu y compris la lande de la Chevre-pendante qui s’étend jusque vers le bois que l’on appelle maintenant de Vollan. » « Et je donne la lande qui se nomme d’Arbre-courbe, qui s’étend depuis le lieu ci-dessus désigné jusque vers la gorge de Taveau. » Geoffroy de Lauroux (ou de Lorroux) en devint le premier abbé. Cependant, il n’aura guère le temps de fréquenter l’abbaye, du fait de sa nomination comme évêque de Bordeaux, c’est-à-dire primat d’Aquitaine. L’abbaye, placée sous la règle de Saint-Augustin (abbaye augustinienne) prospéra rapidement, du fait de la double protection du duc d’Aquitaine et de l’archevêque de Bordeaux. Les travaux de l’église abbatiale semblent avoir déjà été en cours en 1160. Celle-ci sera aussi imposante que dépouillée, comprenant une nef à file de coupoles et une abside romane. Le 17 mars 1189, le duc de Brunswick, gouverneur de l’Aquitaine au nom de son oncle Richard cœur de Lion, roi d’Angleterre, fit de grandes libéralités aux religieux de Sablonceaux. Ceux-ci devinrent par ailleurs de puissants propriétaires fonciers, gérant forêts, exploitations agricoles, et surtout marais salants. Au XIII.me siècle, l’abbaye possédait plusieurs dépendances, allant des paroisses de l’Ilatte et de Monsanson aux terres agricoles de Berthegille, Sommiers, Malleville, en passant par les marais salants de L’Aubat et de Malaigre. Dîmes et prélèvements permirent l’agrandissement des bâtiments abbatiaux. Cependant, les rivalités franco-anglaises vinrent fortement perturber cette partie de la Saintonge. L’anarchie s’installa et des bandes armées mirent à sac le pays. Durant cette période, l’abbaye fut pillée, et l’église abbatiale considérablement endommagée. Au XIV.me siècle, les religieux rebâtirent le chœur, remplaçant l’abside romane par un chevet plat d’inspiration cistercienne. Le clocher primitif, bâti à la croisée du transept, fut remplacé par la tour gothique actuelle, laquelle s’élève sur le croisillon sud. Le calme retrouvé au XV.me siècle fut de bien courte durée. Lors des guerres de religion, Sablonceaux devint l’un des bastions catholiques d’une région largement ouverte aux idées réformées. Lorsque survinrent les premiers combats, notamment lors du siège de Pons, l’abbé de Sablonceaux mobilisa ses vassaux et gens d’armes contre les troupes protestantes. Cependant, en 1568, les troupes protestantes prirent l’abbaye, la pillèrent et l’incendièrent une première fois. Ce premier assaut passé, Sablonceaux vécut une seconde décrépitude quand les moines perdirent de vue leurs idéaux monastiques et se comportèrent de façon dissolue, en particulier avec l’essor du régime de la commende : « Gabriel Martel, dernier Abbé régulier de Sablanceaux, depuis 1615 jusqu’en 1621, ne résidait plus dans cette abbaye, & s’emparoit de presque tous les revenus ; alors les Religieux demandèrent en Cour de Rome un Abbé commendataire. Les religieux n’avaient pas alors une conduite fort régulière, & leurs mœurs déréglées ne devoient pas inspirer beaucoup de respect aux Catholiques, & encore moins aux Protestans. Lorsqu’en 1633, Henri d’Escoubleau de Sourdis, Archevêque de Bordeaux, fut nommé Abbé commendataire de Sablanceaux, il ne put voir sans indignation la vie scandaleuse des Moines. Pour remédier à ces maux, il prit le parti extrême de renvoyer, sans exception, tous les Religieux de cette communauté, de les disperser en leur donnant des pensions, & de les remplacer par des Religieux plus exemplaires. Une seconde attaque intervint bien plus tard, en 1622. L’utilisation par le chef protestant Soubise de trois pièces d’artillerie causa d’importants dégâts. Plusieurs siècles après, en 1840, on retrouvera encore des boulets issus de cette bataille dans les combles de l’église abbatiale. De même, l’église paroissiale du village, dédiée à Saint-André, est totalement détruite à cette même époque. Une fois le calme revenu, les chanoines de l’abbaye cédèrent aux paroissiens la chapelle nord du transept, en attendant la reconstruction de l’église du village. Celle-ci n’intervint jamais. En 1633, l’abbaye passa sous le contrôle de l’abbaye de Chancelade, située en Périgord. L’évêque de Lescar, Monseigneur de Maisonnoble, qui fut abbé commendataire de 1715 à 1763 initia à partir de 1723 une campagne de restauration de l’église et des bâtiments abbatiaux. Le Mobilier liturgique de l’église est rénové, accueillant un retable baroque. Un nouveau logis abbatial fut édifié. En 1784, le dernier abbé commendataire, Marie-Nicolas de Bourgogne, vint prendre possession des lieux. Durant l’époque révolutionnaire, l’abbaye est vendue comme bien national. Un commissaire de la marine de Rochefort, Charles Le Moine, en fait l’acquisition peu après, pour la somme de 39320 livres. Il transforme l’abbaye en carrière de pierre, et pour ce faire fait démolir une partie des bâtiments conventuels. Le château abbatial est démantelé, de même qu’une partie de la nef de l’église, qui apparaît encore intacte sur une gravure de 1794. Celle-ci, à demi ruinée, est rendue au culte au début du XIX.me siècle, puis fermée de nouveau en 1838 sur décision de l’évêque de La Rochelle et Saintes, à cause du danger qu’elle représente. Néanmoins, un prêtre prend ses fonctions en 1847 : Eusèbe Brager. Un presbytère est construit en 1856. Des réparations d’urgence, effectuées par la municipalité, ne suffisent pas à sécuriser l’édifice, qui menace de s’écrouler. Dans le même temps, des démarches auprès du Ministère de l’Intérieur sont entreprises par le maire de l’époque pour sauvegarder le bâtiment. L’église ne sera finalement classée aux monuments historiques qu’en 1907. Des travaux d’urgence sont effectués par la commission des Beaux-Arts, mais le sanctuaire est toujours en péril. Les bâtiments conventuels sont finalement vendus à la municipalité par la famille Le Moine en 1912. Faute de crédits pour entretenir un bâtiment voué à la ruine, celle-ci revend l’abbaye (hormis l’église) au docteur Martz, qui en fera un centre de cures de santé. Cette reconversion inattendue n’empêche pas de nouveaux bâtiments de s’effondrer, dont le logis du prieur vers 1920. En 1925, une partie de la salle capitulaire connaît le même sort. En 1940, l’abbaye, achetée par la famille Cornardeau, est transformée en orphelinat par Paule Cornardeau, surnommée « Maman Paule ». L’orphelinat accueille vingt enfants en 1941, il y en a presque une centaine en 1944. Après-guerre, l’abbaye accueillera une laiterie, où sera fabriqué notamment le camembert « Le vieux porche ». À partir de 1962 commence le chantier de restauration de l’église, sous l’impulsion d’André Malraux, alors ministre de la Culture. Il faudra vingt ans pour remettre en état le sanctuaire. En 1986, la famille Cornardeau choisit de vendre les bâtiments conventuels. Ceux-ci sont rachetés en 1987 par le diocèse de La Rochelle et Saintes. L’abbaye est ensuite confiée à la Communauté du Chemin Neuf avec la triple mission d’en faire : un centre spirituel, un centre d’accueil pour des retraites ainsi que pour les visiteurs et les touristes, enfin un centre artistique. L’abbaye a depuis retrouvé sa dimension religieuse avec les offices et l’eucharistie célébrés quotidiennement. L’abbaye a ouvert un atelier de céramiques, une biscuiterie et un magasin de produits monastiques. C’est aussi un lieu culturel pour des expositions et des concerts.
Encore un peu de kilomètres en zone boisée, puis nous sommes de retour à Saint-Romain le Benet. Cet après-midi, nous avons parcouru 9 kilomètres, soit au total 24 kilomètres pour la journée. C’est le moment de nous séparer, nous disons au revoir à nos amis de l’ARPA avec lesquels nous avons passé 4 journées de randonnées très diversifiées, nous faisons une photo de groupe pour le souvenir, puis c’est la séparation. Nous reprenons les véhicules, nous rejoignons la résidence du moulin du Cassot, nous disons au revoir à Véronique, puis nous nous détendons quelque peu avant de subir l’acte de picsou confié à Pascal. Un petit apéritif nous est offert en guise de fin de séjour, ce soir nous dégustons une paella, après le repas nous confions pour la dernière fois nos muscles à Jean-Jérome avant d’aller nous reposer.

Jour 7 : C’est le jour du départ, nous disons au revoir à Arlette, Murielle, Sandrine et Djamel, Chacune et chacun rejoint leurs villes respective Lille, Paris, Brest, Angers, Toulouse et Montpellier.

Ce fut comme à l’accoutumé un excellent séjour, bon la pluie à quelque peu contrarié notre programme que nous avons tout de même respecté. 91 kilomètres de randonnée effectués dans une semaine, nous a paru un peu difficile à notre goût, le soir nous étions complètement éteints. Certes, l’activité physique ne nous est pas inconnue, mais nous aurions préféré des randos plus courtes entre 15 et 20 kilomètres la journée, et pas plus de 10 kilomètres la demie journée, ce qui aurait été un bon compromis entre effort physique et détente. Bon nous nous en remettrons, la journée consacrée à la visite de la chocolaterie et aux thermes de Saujon fut très appréciée pour notre part. Que dire de l’hébergement et de la restauration, rien à dire, parfait. Le personnel est toujours à notre écoute, nous avons été ravis de renouer connaissance avec Monique qi officie en tant que bénévole au moulin du Cassot. Comment oublier Jean-Jérome, dont la tâche était de nous remettre les muscles en état, pour mieux les faire souffrir le lendemain. Un séjour de randonnées sans nos amis de l’ARPA, est-ce concevable, tellement ils sont à nos petits soins, ils sont devenus des as de l’accompagnement, en plus tout cela avec gentillesse et sympathie, encore merci à Chantal et Henri et à tous leurs amis.

Michel

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