Séjour à Superbagnères de Luchon du 7 au 13 janvier 2012

Nous avons répondu à une proposition de séjour à la neige, il est organisé par la résidence AVH d’Arvert en Charente-Maritime. C’est peu avant midi que nous quittons Montpellier en train, nous prenons la direction de Toulouse, où nous effectuons un changement pour prendre un omnibus qui nous conduit à Montréjeau. Arrivés dans ce chef de canton, nous prenons place dans un bus, qui nous transportera sur les 50 kilomètres qui nous restent à effectuer pour atteindre la gare SNCF de Luchon-les-Bains ou Bagnères de Luchon. Il est un peu plus de 17 heures quand nous atteignons Luchon, dont voici la présentation, celles de la région Midi-Pyrénées et le département de la Haute-Garonne se trouvent en fin de document.
Bagnères-de-Luchon ou Luchon (en occitan gascon Banhèras de Luishon / Luishon) est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne et la région Midi-Pyrénées. La commune compte 2600 habitants, elle s’étend sur 52 kilomètres carrés,, elle s’étale entre 600 et 2700 mètres d’altitude, elle dépend du canton de Luchon. Elle est surnommée « la reine des Pyrénées ». Ville thermale et climatique, elle est la station la plus fréquentée des Pyrénées. C’est une ville sans feux de circulation. Ses habitants sont appelés les Luchonnais. Bagnères-de-Luchon (également appelée Luchon) est située dans les Pyrénées (Luchonnais), à 50 km au sud-ouest de Saint-Gaudens, à la frontière avec l’Espagne, au sud du département de la Haute-Garonne, au confluent de la Pique et de l’One. Au sud, les montagnes du Luchonnais forment une barrière naturelle. Vers l’est, Luchon communique avec le val d’Aran en Espagne par le col du Portillon et vers l’ouest avec la vallée du Larboust et au-delà, avec celle du Louron par le col de Peyresourde. C’est une station thermale doublée d’une station de ski (Luchon-Superbagnères) implantée sur la commune voisine de Saint-Aventin mais accessible au départ de Luchon par télécabine ou par la route départementale 46 via la vallée du Lis. Accès par la route nationale 125 et par la gare de Luchon qui est le terminus SNCF de la ligne Montréjeau – Luchon qui la relie à Toulouse via Montréjeau. Le week-end (tous les jours en été), un train de nuit relie directement Luchon et Paris. Une télécabine fait la liaison depuis 1993 de Luchon à Superbagnères. Elle a pris la relève du chemin de fer de Luchon à Superbagnères à crémaillère (système Strub) qui fut exploité de 1912 à 1966. La commune dispose aussi d’un aérodrome, l’aérodrome de Bagnères-de-Luchon. Communes limitrophes de Bagnères-de-Luchon : Cazaril-Laspènes, Moustajon, Juzet-de-Luchon, Montauban-de-Luchon Saint-Aventin, Bagnères-de-Luchon, Saint-Mamet, Espagne. Cette ville a plus de deux millénaires. Le nom de Bagnères-de-Luchon vient d’une part de son thermalisme (bagnères = bains), et d’autre part d’un dieu local (Lixon ou Illixon). La présence de population est attestée depuis le néolithique au moins à la grotte de Saint-Mamet. La présence de cromlech atteste aussi une occupation très ancienne. En 76 av. J.-C., Pompée, de retour d’une expédition de maintien de l’ordre en Espagne (où il fonde notamment la ville de Pampelune qui porte son nom), s’arrête dans la région et fonde la ville nouvelle de Lugdunum, où se rassemblent les tribus convènes éparses (convènes = regroupés, rassemblés) ; c’est la future Saint-Bertrand-de-Comminges. Un de ses soldats, atteint d’une maladie de peau, vient s’immerger dans les eaux thermales de Luchon, et de ses bains « onésiens » dont il découvre les vertus thermales. Au bout de 21 jours (durée traditionnelle et toujours actuelle d’une cure), il en sort complètement guéri. En 25 av. J.-C., Tibère Claude fait creuser trois piscines et développe les thermes. Les thermes s’enorgueillissent dès lors de la peu modeste devise « Balneum Lixonense post Neapolitense primum » (les thermes de Luchon sont les premiers après ceux de Naples) qui est toujours aujourd’hui celle de la ville. Jules César parle de la région dans ses « Commentaires ». Les invasions dites barbares (notamment des Goths et des Wisigoths) passent par la région, ainsi que celles des Maures, venant du sud et pas encore arrêtés à Poitiers. Les populations se réfugient dans les vallées hautes du Larboust ou d’Oueil en abandonnant en partie la vallée. Des traces de ces invasions subsistent dans certains mythes et légendes locales. Charlemagne, Gaston Fébus donnent à la région un statut particulier de marche frontière avec une certaine autonomie, entre France et Espagne. Le Moyen Âge est, comme partout, secoué par des famines et des épidémies de peste. En revanche, la région, excentrée, est relativement épargnée par la Guerre de Cent Ans et par les guerres de religion liées au catharisme et à la Réforme. Les populations restent fidèles à un catholicisme « adapté » et bien peu orthodoxe, que les évêques de Saint-Bertrand mettront des siècles à reprendre en main : prêtres vivant en communautés, parfois armés et mariés, peu éduqués et mal formés, extorquant des messes funéraires payées sous forme de repas dûment arrosés, cadets plus fidèles aux intérêts de leur Maison d’origine (la famille, la casa pyrénéenne) qu’à Rome… En 987, le village de « Banières » et ses thermes sont décrits comme assez prospères, autour de son église. À la Toussaint a lieu une foire importante, qui n’a cependant pas la renommée de celle de Saint-Béat, qui profite davantage du commerce avec l’Espagne. Vers 1200, l’ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem installe une commanderie à Frontés, entre Montauban et Juzet-de-Luchon. L’objectif est de garder le passage vers la montagne, de ce chemin secondaire de Saint-Jacques-de-Compostelle et d’organiser des hospices pour les pèlerins et les commerçants, qui risquent leur vie en hiver. La création du bâtiment de l’hospice de France date de cette époque et est la seule trace qui subsiste des Templiers. L’ouverture du port (col) de Vénasque est, quant à elle, postérieure. Commence alors une lutte continue de plusieurs siècles entre les Templiers et les populations guidées par leurs prêtres. L’objectif devint rapidement plus économique que religieux et il n’était pas question de partager les impôts. Finalement, l’ordre abandonna la région. Il y a toujours eu très peu de nobles dans cette région où la paysannerie a toujours lutté pour sa survie. Les anciens traités de Lies et passeries associaient les populations des deux versants de la montagne par des accords de libre circulation et de libre échange, même au cas où les royaumes auraient été en guerre. Un boycott un peu soutenu aurait en effet facilement décimé les populations. Ces traités étaient systématiquement renouvelés et imposés aux rois comme aux évêques. Une forme de représentation populaire élue, les consuls, existait. On a ainsi pu parler de républiques pyrénéennes. Les rois de France cherchent à mettre un terme à cette situation qui leur paraît anormale. En 1759, le baron Antoine Mégret d’Etigny, intendant de Gascogne, est envoyé à Luchon. Il commence par créer une route carrossable, à coups de corvées et d’expropriations. Il est obligé de faire appel à une compagnie de Dragons pour tenir la population en respect, peu habituée à un traitement aussi autoritaire. En 1761, il réorganise les thermes et leur donne les bases de leur futur essor. En 1763, il fait venir prendre les eaux au maréchal, duc de Richelieu, qui reviendra en 1769 avec une grande partie de la Cour. La station thermale est lancée. Il développe également l’exploitation forestière, capitale pour fournir du bois pour la marine et du charbon de bois pour les forges. Il meurt en 1767, à l’âge de 47 ans, ruiné et disgracié. Son successeur donnera son nom aux allées d’Étigny, principale artère de la ville, et une statue élevée en 1889 à son effigie se trouve toujours placée devant les Thermes. La Révolution et l’Empire ont peu d’impact à Luchon. De nombreux visiteurs célèbres viennent ensuite à Luchon, attirés par la vogue des eaux thermales pyrénéennes, lancée par l’Impératrice Eugénie, ou les débuts du pyrénéisme par le comte Henry Russell. Lamartine, José-Maria de Heredia (qui résida aussi dans un village non loin de Luchon, Marignac ; c’est là qu’il s’inspira du Pic du Gar pour un des poèmes de son recueil Les Trophées), le prince Louis Napoléon Bonaparte, le prince Impérial (fils de Louis Napoléon Bonaparte), Edmond Rostand, Gustave Flaubert, Guy de Maupassant, Octave Mirbeau, Stéphen Liégeard, Sa Majesté Moulay Mohammed (futur Mohammed V du Maroc), Sa Majesté Alphonse XIII d’Espagne, Sacha Guitry, Francis Carco, Mauriac comptent parmi ces hôtes les plus illustres. L’arrivée du train en 1873, la construction du casino en 1880 développent encore la popularité de la ville où des touristes huppés et cosmopolites ne tardent pas à affluer, jusqu’aux années folles. Les acquis sociaux (congés payés puis sécurité sociale) démocratisent ensuite la population touristique. Des installations hydro-électriques sont mises en place dès les années 1890 par la société La Luchonnaise. Le tour de France cycliste fait de la ville une de ses étapes obligées depuis ses débuts. L’ouverture de l’hôtel d’altitude de Superbagnères (travaux finis en 1922), relié par un train à crémaillère et aujourd’hui par une télécabine, complète la ville thermale par une station de sports d’hiver. Aux jeux olympiques d’hiver de 1968, Ingrid Lafforgue défend les couleurs de la station. Sa sœur jumelle Britt Lafforgue a un palmarès non moins éloquent au championnats du monde de ski alpin. Un golf et un aéroclub font bien mériter à la ville son surnom de « Reine des Pyrénées » donné par Vincent de Chausenque en 1834 dans son ouvrage Les Pyrénées ou voyages pédestres. Enfin, l’eau minérale de Luchon est commercialisée depuis quelques années dans toute la France. Des fouilles ont permis de retrouver la trace de trois vastes piscines revêtues de marbre avec circulation d’air chaud et de vapeur. La tempête Xynthia, qui a causé fin février 2010 la mort d’une cinquantaine de personnes en France, a durement touché Luchon et sa région. Des vents ont soufflé à 200 km/h sur les sommets, ce qui a occasionné de très nombreux dégâts.
Nous sommes accueillis en gare de Luchon par Murielle et Philippe qui font partie des 7 guides qui vont nous accompagner tout au long de notre semaine, la plupart des participants arrivent par le bus de fin d’après-midi, tout ce petit monde prend place dans un bus, qui nous élèvera de 600 mètres d’altitude où se niche Luchon, à près de 1800 mètres ou se dresse notre hôtel situé à Luchon Superbagnères, dont voici une présentation.
La station de ski des Pyrénées de Luchon-Superbagnères est située sur la commune de Saint-Aventin dans le département de la Haute-Garonne en région Midi-Pyrénées. Accessible à partir de Bagnères-de-Luchon aussi bien par la route départementale 46 que par télécabine, la station est néanmoins située sur la commune de Saint-Aventin Plus de 80 sources sont captées dans la montagne de Superbagnères. Elles émergent à une température de 22 à 67 °C et comptent parmi les plus sulfurées et radioactives du monde. On les utilise dans le traitements des affections des voies respiratoires et des rhumatismes. Luchon est située à 630 mètres d’altitude et Superbagnères s’étend entre 1440 – 1800 – 2 260 mètres. Luchon-Superbagnères a le même climat que Bagnères-de-Luchon. En raison de l’altitude, les températures hivernales vont de -11 à 7 degrés et les températures estivales vont de 10 à 35 degrés. Les vents de nord amènent un ciel bleu alors que ceux de l’ouest font venir la pluie ou la neige. Parfois,les deux vents s’inversent, entraînant une zone d’instabilité et d’orage. La station est ouverte depuis le début du XX.me siècle, en bénéficiant de la vague de découverte des vertus du pyrénéisme, notamment par les anglais. La station de cure d’air et de sports d’hiver est l’œuvre du Luchonnais Ludovic Dardenne, président du syndicat d’initiative de la ville. Il fonde dans ce but en 1911 avec Jean Raoul Paul, la Société des Chemins de Fer et Hôtels de Montagne aux Pyrénées. La mise en chantier du chemin de fer de Luchon à Superbagnères à crémaillère débute en 1911, le Grand Hôtel quant à lui étant achevé en 1922. Elle est d’abord accessible par un train à crémaillère, mis en service en 1912. Mais la route a raison du chemin de fer qui est arrêté définitivement en 1966. La plateforme constitue aujourd’hui encore un itinéraire possible en plus du sentier de grande randonnée GR 10 ou de la route départementale 46. Le grand hôtel de Superbagnères a longtemps été le principal bâtiment construit au sommet. Il a souvent changé de locataire. Depuis les années 1980, de nombreux appartements ont été créés. Certains équipements ont subi d’importants dégâts suite à la tempête Xynthia en février 2010, le secteur Céciré est resté fermé jusqu’en fin de saison. Un télésiège débrayable est en projet pour assurer la liaison du lac au secteur Céciré.
Arrivés à l’hôtel, nous nous y installons, puis nous prenons le pot de bienvenue en faisant la connaissance du groupe. Il est constitué de 19 personnes dont 7 accompagnateurs, et de 12 participants composés de 11 personnes handicapées visuelles et d’une personne clairvoyante. Les présentations faites, nous passons à table, nos accompagnateurs sont obligés de nous servir, car les plats sont présentés dans des buffets qui ne nous sont pas accessibles. Après le dîner une petite partie du groupe s’est risquée au caraoqué organisé par l’animateur de la résidence hôtelière, certaines ce sont lancés à chanter seuls quant aux autres, nous nous sommes groupés et épaulés pour chanter des chansons à succès qui s’étalaient des années 1960 à nos jours. Après un bon moment de détente, nous avons rejoint nos chambres pour prendre un repos bien mérité.

Jour II : Après le petit déjeuner, nous empruntons les œufs qui se trouvent à une centaine de mètres de notre hôtel, lesquels vont nous descente en une quinzaine de minutes à Bagnères de Luchon où nous allons nous rendre aux thermes. C’est dans cette structure que nous allons passer 4 demi-journées pour nous détendre et tenter de nous remettre en forme. Voici une présentation du centre de détente et de mise en forme :
Bien être, détente de Bagnères de Luchon. Dans un monde de plus en plus stressant, chacun aspire à plus de sérénité, plus de tonicité, plus d’équilibre, plus de bien-être physique et psychique. Pour être en harmonie avec son corps et son esprit, il suffit quelquefois de tout simplement se donner l’occasion de “se faire un peu de bien”. Seul et unique hammam naturel d’Europe, « LE VAPORARIUM de Bagnères-de-Luchon » Pour retrouver l’harmonie entre votre esprit et votre corps, Luchon Forme et Bien-Etre met à votre disposition deux espaces de remise en forme à l’eau thermale. Pendant toute l’année, profitez de programmes personnalisés à la journée, au week-end, à la semaine avec ou sans activités (ski, raquettes, golf, festival…). Centre situé à proximité des télécabines menant à la station de Superbagnères et des chemins de randonnée. L’Espace Forme a été totalement rénové début 2010. L’Espace Forme : permet de créer votre propre programme de remise en forme. Vous vous détendez dans un espace comprenant un Vaporarium naturel creusé dans la montagne (150 m de galeries) unique hammam naturel en Europe, dans une piscine de relaxation d’eau thermale, équipée de lit à bulles, hydrojets, cols de cygne et entourée de ses fauteuils de détente. Vous pouvez agrémenter votre programme grâce à des douches au jet, des bains, des massages et modelages manuels…L’accès à l’espace est sans restriction de durée. 15€ l’entrée pour toute la matinée, après-midi ou journée avec accès au Vaporarium et à la piscine de détente. L’Espace Forme est ouvert : de 15h à 19h30 toute la saison et de 10h à 17h le dimanche. De 10h à 20h en continu durant les vacances scolaires en hiver (Noël et février de la zone A) L’Espace Bien-Etre : afin d’allier détente et relaxation, l’Espace Bien-Etre propose des rendez-vous composés de soins personnalisés : hammam, piscine à jets streams, bain hydromassant, application de boue, douche au jet, soin des mains, massage et modelage manuel, soins du corps, etc…Durée du rendez-vous : entre 2 heures et 2h30. Programmes de 1 à 6 demi-journées. Ouvert le mercredi, vendredi et samedi après-midi de 14h30 à 18h et le dimanche matin de 09h à 12h30. Nouveautés ouverture d’une salle de sport avec accompagnement personnalisé (cardio training et entretien musculaire). Séance « découverte » : salle de sport + accès vaporarium-piscine à 20€ (sur réservation). Nouveaux soins esthétiques, modelages et rituels. Centre ouvert toute l’année (2 semaines de fermeture fin novembre).
Le premier thème au centre détente était intitulé remise en forme douceur, il consistait à un bain dans la piscine, à un passage au hammam, une application de boue aux cervicales, un soin des mains à la vapeur pour ouvrir les pores suivi d’un massage des mains, le tout s’est terminé par un bain bouillonnant. C’est peu avant midi que nous avons rejoint les œufs qui nous ont permis de grimper à Luchon Superbagnères, c’est parfaitement détendu que nous avons déjeuné.
L’après-midi, nous faisons connaissance de Claude qui sera notre guide pour les activités plein air, nous avons chaussé les raquettes, nous avons circulé sur la crête qui se situe derrière l’hôtel, nous avons mis le cap sur l’ouest en direction de l’Atlantique, nous sommes au plein centre des Pyrénées, à égale distance de la côte basque et des côtes catalanes. Bon certes nous sommes en forme, mais nous n’avons pas atteint la montagne basque de la Rhune, après 45 minutes de marche nous avons rebroussé chemin pour rejoindre notre hôtel. Après l’effort physique, nous bénéficions de la salle de détente et de mise en forme de l’hôtel, on peut y pratiquer le sauna, le jaccousy, le vélo et le body trainer etc. C’est bien fatigué que nous remontons dans nos chambres pour nous préparer pour le dîner, une fois bien restaurés, nous assistons à la soirée cabaret organisé par les animateurs de l’hôtel, mais nous étions trop fatigués pour suivre des scènes trop visuelles, alors nous sommes allés nous mettre en position allongée dans notre chambre située au quatrième et dernier étage de l’hôtel.

Jour III : Ce matin, nous empruntons le bus, nous descendons quelque peu le col de Superbagnères, nous nous garons sur un parking qui se situe à 1600 mètres d’altitude. Nous chaussons nos raquettes, puis nous descendons à travers la forêt et en longeant des pistes de ski pour atteindre une plate forme située dans une clairière où se trouve une ancienne maison de bûcherons, aujourd’hui elle est la joie des randonneurs, des skieurs et des chasseurs qui peuvent s’y abriter et s’y restaurer en profitant de 2 immenses barbecues en pierre. Ensuite, bien sûr après la descente, il a fallu remonter les 250 mètres de dénivelé que nous avons franchi chacun à notre rythme. C’est avec le ventre creux que nous avons rejoint le parking où nous attendait notre bus, arrivés à l’hôtel, nous avons eu juste le temps de nous faire une petite beauté avant de descendre déjeuner.
L’après-midi, nous reprenons les œufs pour descendre aux thermes de Luchon, le thème est mise en forme tonique. La tonicité consiste à une heure de sport où nous pouvons pratiquer du vélo, du rameur, du tapis de marche et bien d’autres instruments de tortures. Ensuite nous avons profité du vaporarium, d’un bain bouillonnant, d’une douche à jets, d’un bain tonique massant. C’est bien fatigué que nous avons rejoint la piscine pour nous détendre, nous pouvions nous y baigner,
Tout en se faisant masser sur des matelas massant qui flottaient sur la surface de la piscine. Par contre d’autres profitaient des transats installés autour de la piscine pour se reposer et se délasser. Après 3 heures d’ébattements, nous avons pris place dans le bus qui nous a remonté à Superbagnères, avant le dîner, nous avons pris l’apéritif au bar de l’hôtel. C’est le ventre bien rempli que nous avons été conviés à une soirée jeux, où tout le monde a pu y participer, Olivier l’un des participants à notre séjour nous a époustouflés par ses réponses instantanées pour reconnaître des titres de chansons et le nom de leurs interprètes. C’est dans la bonne humeur que nous avons rejoint nos chambres, car demain nous attend une longue journée.

Jour IV : C’est de bon matin que nous prenons la route en bus, le groupe s’est divisé en 2, nous allons faire de la cani-rando à Loudervielle située dans les Hautes-Pyrénées. Nous descendons à Bagnères-de-Luchon, puis nous gravissons le col de Peyresourde, qui culmine à 1563 mètres d’altitude, il est souvent franchi par les coureurs du tour de France. Ensuite nous descendons dans la vallée du Louron où est située la base de chiens de traîneaux, dont voici une présentation :
Cani rando Vallée du Louron : Traditionnellement associés à la neige, les chiens de traineaux ont depuis la nuit des temps également été utilisés l’été. En effet, les tribus nomades du Grand Nord (indiens, Inuits…), avaient besoin des chiens pour se déplacer toute l’année. Peuplades de chasseurs cueilleurs, ces déplacements étaient nécessaires pour leur survie. Hors neige, les chiens étaient alors chargés sur le dos (bâtés), ou bien tiraient de petits brancards (travois), transportant ainsi une partie du matériel. Cani rando, balade en sulky pour les enfants Aujourd’hui, Thierry CHA, musher, fondateur de l’école de conduite d’attelage de chiens de traineaux SHERPA, située dans la Vallée du Louron, perpétue en le modernisant ce type de déplacement, c’est la « cani-rando ». Son principe est simple : chaque participant porte à la taille une grosse ceinture d’où part une longe élastique reliée au harnais du chien, qui lui permet de se faire tracter, facilitant ainsi sa montée. Une fois le « round d’observation » achevé, une complicité évidente rapproche chaque chien de son « maitre » d’un jour, et permet une agréable randonnée nature et ludique à la fois, particulièrement appréciée par les enfants, qui se seront très vite approprié Toundra, Miiva, Pepper et tous les autres chiens de la meute, qui en compte 30 au total. La cani-rando se pratique dès 8 ans, mais les plus petits peuvent également l’effectuer faire dans un sulky. Voilà un moyen original et 100% écologique pour découvrir les magnifiques paysages de la Vallée du Louron, à proximité de la station de Peyragudes, située toute proche de la base « Sherpa ». Base nordique Sherpa est située Grange Prairie de Balestas à Loudervielle dans les hautes pyrénées.
Nous sommes accueillis par Thierry, le maître des lieux, le chenil se trouve en fond de vallée, le soleil y est rare en hiver, le sol est verglacé. C’est dans un froid sibérien que Thierry nous raconte sa passion des chiens de traîneaux, dont voici la présentation des races :
Le husky de Sibérie, il est originaire De la Sibérie , il était élevé par une tribu : les « Tchuschkis ». Puis il fut introduit en Alaska en 1909 par un marchand de fourrure qui leur fît traverser le Détroit de Behring. Il fut d’abord méprisé en raison de sa taille relativement petite et de sa fine élégance. Il conquit ses lettres de noblesse en faisant la preuve de sa robustesse et de sa rapidité, lors de courses particulièrement éprouvantes. Aspect général du husky de Sibérie, C’est un chien de travail de taille moyenne, à la démarche légère et vive. Ses allures sont élégantes. Il remplit avec efficacité sa fonction de chien de trait, en tirant une charge à une vitesse modérée sur une grande distance.Il allie puissance, rapidité et endurance. Un sujet en bonne condition a une musculature ferme et bien développée et ne présente pas d’excès de poids. Caractère du husky de Sibérie, il est Coureur de grand fond, adapté aux climats très froids, c’est un athlète de haut niveau qui est capable de parcourir près de 100 kms par jour, en tirant une charge voisine de 50 kg, par des températures approchant les -50°C. C’est aussi un excellent ami de l’homme, sérieux, courageux et très intelligent, noble et réservé. Il est doté d’un sacré caractère, sait ce qu’il veut et l’obtient. Cet « enroué » (traduction littérale du mot « husky ») est doté d’un instinct de chasse remarquable et est très fugueur.
Le malamute d’Alaska, Il tire son nom des « Malhemuits », tribu esquimau habitant le golfe de Kotzebue et dont le nom signifie « A les hommes vivant là où il y a de grandes vagues ».Le Malamute d’Alaska est apparement le seul chien indigène d’Amérique. C’est le plus puissant et le plus robuste des chiens de traîneau. Doté d’une ossature forte, d’une musculature très puissante et d’une fourrure très épaisse, il ressemble un peu à un « gros nounours ». Mais il est un grand sportif et un entraînement régulier en fera un athlète accompli. Surnommé « Locomotive des Neiges » il est moins à l’aise en vitesse pure qu’en randonnée ou en course de longue distance. Il possède vraiment le caractère de chien de traîneau, il est avant tout un chien de meute, et, s’il est amical envers l’homme, il n’en est pas de même avec les autres chiens du même sexe sur qui il essaiera d’étendre sa domination. Il est d’une grande intelligence mais aussi d’un caractère très affirmé. Affectueux, loyal, fidèle, le Malamute d’Alaska est un chien très facile à vivre.
l’esquimau du Groenland, il est Issu du chien esquimeau du groenland, il a été le compagnon des chasseurs migrants des confins de la Sibérie pour s’établir au Groenland. Dans ses veines coule du sang de loup. Autrefois les Esquimaux attachaient les chiennes en chaleur à quelque distance de leur campement afin qu’elles soient couvertes par des loups. Ce chien a fait son apparition en Europe en 1913 lors de la construction du chemin de fer de la Jungfrau pour transporter des marchandises sur une piste enneigée de 34 kms. Mais c’est lors de multiples expéditions polaires qu’il travailla sa réputation. De caractère rude, habitué aux conditions de vie difficiles, il n’est en aucun cas un chien d’appartement. Fugueur, il retrouve son instinct de chasseur après avoir pris le large. Chien de meute, il a besoin d’autorité. Il se montre cependant très doux et sociable envers l’homme. Ce spitz polaire massif donne une impression de force. Ce grand et beau chien à la fourrure épaisse, qui tient du loup boréal, est d’une vigueur et d’une résistance étonnantes. Bâti pour le travail et l’endurance.
Le samoyede, Il est originaire de la Sibérie, c’est à la faveur des grandes expéditions polaires (fin 19e, début 20e siècle) que le Samoyède commence à être connu. En 1889, l’explorateur anglais Robert Scott en ramène un couple d’Arkangelsk. Il reçoit le nom actuel de Samoyède, du nom de la tribu des nomades de l’Artique qui en possédaient des nombreux. Très vite sa robe a séduit l’Europe. Utilisé à l’origine pour la garde des troupeaux de rennes, la chasse et parfois le trait, il a vécu pendant des siècles en osmose complète avec l’homme dans les steppes désertiques de l’Artique. Ce qui en fait un des animaux les plus domestiqués du grand Nord. D’où un caractère très sociable, amical, qui lui permet de s’adapter à des environnements variés. Il peut aboyer (beaucoup parfois) et faire ainsi l’office de gardien à la différence des autres races nordiques. Il est puissant et de bonne taille, endurant mais moyennement rapide, il a une superbe fourrure blanche qui le protège des trop grandes variations de température. Il ne craint pas particulièrement la chaleur. C’est un chien fort, actif et gracieux.
L’Alaskan Huskies, il est difficile de parler des chiens de traîneau sans évoquer ce qui constitue la population la plus importante de chiens attelés au monde, l’alaskan husky. Pour bien comprendre ce qu’est l’Alaskan husky, il faut remonter très loin dans l’histoire : les Indiens qui migrèrent d’Asie (30 à 40000 ans) et s’installèrent dans la zone subarctique de l’Amérique du Nord les esquimaux, en provenance de Sibérie et qui n’arrivèrent en Alaska il n’y a que quelques centaines d’années, après avoir occupé le canada et le Groenland. Ces deux peuples amenèrent leurs chiens constituant des souches : d’Esquimo-dogs proches de nos chiens de races nordiques d’Indian-dogs petits et grands. Cette diversité originelle de populations canines alaskanes fait qu’il est impossible de définir clairement les origines des chiens peuplant l’Alaska actuellement. Quand le Husky fit son apparition au début du siècle, les éleveurs lui reconnurent ses qualités et se tournèrent vers un compromis qui devait leur permettre, par croisements successifs, de déboucher sur le chien le plus rapide et le plus endurant qui existe actuellement au monde : l’Alaskan Husky. Ce dernier, s’il conserve une allure générale « nordique » est impossible à décrire, donc à standardiser. Il est autant le fruit du hasard que celui d’une sélection poussée vers la performance.
Apparition des chiens en France : L’aventure et la recherche polaire font partie du patrimoine français; le docteur Jean-Louis Etienne en a ravivé le souvenir ces dernières années. Avant lui, le commandant Charcot, l’ethnologue Paul-Emile Victor, le professeur et chercheur Jean Mallory et bien d’autres, ont grandement participé aux découvertes et connaissances des domaines Arctique et Antarctique. Dès 1915, l’Américain Scotty Allan introduit environ 450 chiens en France. Ils sont utilisés à des fins militaires pour transporter des munitions lors de la Campagne des Vosges, les chars et les chevaux échouant dans cette entreprise. Vers 1935, Paul-Emile Victor refait parler des chiens de traîneau en rapportant de ses expéditions les premiers chiens Eskimos du Groenland. Il réalise en 1938 la Traversée des Alpes Françaises. En 1954, devant les difficultés d’accès à certains villages du Cantal, le Docteur Delort utilise les chiens nordiques pour aller visiter ses patients et organiser les premières évacuations sanitaires. Les années 1970 voient l’arrivée massive des Huskies de Sibérie par l’intermédiaire des équipages d’Air France qui réalisent les vols Paris-Tokyo avec escale et changement d’équipage à Anchorage (Alaska). Victimes de leur succès grâce à leur yeux bleus, cette race fût la plus abandonnée et la plus euthanasiée en France jusqu’à 1998 environ. Heureusement pour eux, la tendance commence à s’inverser. Les chiens nordiques de traîneau ou de chasse ont tous une silhouette générale, des comportements,des instincts communs qui rappellent le grand ancêtre : le loup. Ils ont un corps solidement charpenté, une tête triangulaire, des oreilles relativement petites, dressées, une fourrure épaisse et double, la queue retournée sur le dos. Tous respectent une hiérarchie sociale dans la meute, avec un chef de groupe dominant, qui s’impose comme étant le chien aussi fort physiquement que psychologiquement; ils obéissent à des lois auxquelles il leur est difficile, instinctivement, de passer outre. Ils ont un instinct de chasse très développé (sans toujours faire de différence entre la faune sauvage et domestique). De plus, la plupart hurlent plutôt qu’ils n’aboient. Les lois auxquelles ils se soumettent volontiers répondent toutes à l’instinct de conservation de l’espèce, qui prime dans la plupart des comportements animaux. Oui, ils communiquent ! Ils communiquent entre eux par des attitudes de soumission( la plus spectaculaire : sur le dos, pattes en l’air, la gorge déployée et vulnérable) ou de provocation (pattes raides en se grandissant et en hérissant leur fourrure pour impressionner). Lorsque les motivations sont fortes, ils se battent mais rarement jusqu’à la mort, le chien le plus faible pouvant à tout moment interrompre le combat en adoptant l’une des positions de« soumission ». Féroces ? Leur réputation de férocité envers l’homme est totalement surfaite. Ce sont des chiens très respectueux et amicaux. Il est vrai que dans un contexte polaire, ils s’avèrent être des chiens extrêmement durs, les places de la hiérarchie étant enviées et enviables.
Thierry continue à nous narrer la vie de son chenil, à ses pieds est assis Jeff, la mascotte du lieu, c’est un véritable petit chien berger, c’est un pur batard, ce n’est pas un chien de traîneau, mais il est heureux quand on l’attèle, bien sûr c’est un excellent gardien, la meute c’est son troupeau. Les chiens hurlent devant leurs niches, ils n’apprécient pas que l’on prépare certains chiens et que la plupart vont rester enfermés. Thierry a bien du mal à se faire entendre, chaque race de chiens à sa façon d’hurler plutôt qu’aboyer. Les chiens esquimaux du Groenland ont un couinement vraiment insupportable, Le husky de Sibérie a un cri plus grave. Le chenil est constitué de 30 chiens, moitié de femelles et moitié de mâles, la plupart des chiens naissent et meurent au chenil. La meute est composée de huskys de Sibérie, d’esquimaux du Groenland et de samoyedes. Les chiens sont détachés tous les matins à 7 heures 30 dans le chenil, pendant une bonne heure sous la surveillance de Thierry, afin de contrôler d’inévitables règlements de compte entre certains chiens. 3 jeunes chiens gambadent autour de nous, ils sont en liberté, ils ont besoin d’activité. Les chiens sont matures à l’âge de 4 ans, pour alimenter la trentaine de chiens du chenil, il faut hebdomadairement 200 kilogrammes de poisson essentiellement des déchets de truites, 20 à 30 kilogrammes de croquettes et 5 kilogrammes de graisse de canards. Le chenil n’a pas de malamute, c’est trop bagarreur, assez fainéant et lent, les mâles sont assez dominants, Dans une meute le malamute est très difficile à gérer. C’est pétrifié de froid que nous choisissons nos chiens, Claudine adopte Toundra c’est une samoyede, quand à moi on me confie un husky de Sibérie qui se nomme Brat. Nous les harnachons, puis on s’enlace d’une large ceinture qui est reliée au harnais par une corde. La balade peut alors commencer, les premiers pas sont difficiles, en plus de la traction du chien, il faut maîtriser notre stabilité sur un sol verglacé, mais au bout d’une centaine de mètres les attelages prennent confiance et la caravane s’ébranle. Brat est un vieux chien de 13 ans, il n’est plus guère vaillant, il est plus souvent allongé que debout, il me faut donc faire avec, je n’ai pas trop ressenti l’effet de traction escomptée. Nous montons sur une petite colline, elle nous offre un joli point de vue sur la vallée du Louron. Nous découvrons à perte de vue des petits villages de ci de là, la plupart ont la terminaison Vielle, qui était le nom du seigneur qui régnait sur cette vallée auparavant. Après une petite heure de promenade, nous rejoignons notre bus où nous confions nos amis à quatre pattes aux clairvoyants afin qu’ils les ramènent au chenil en empruntant un chemin transformé en patinoire. Nous nous réchauffons dans le bus, le trajet dure une heure pour rejoindre Superbagnères, lors de la montée sur Superbagnères on traverse 2 rivières la Pique et la Lys, nous y arrivons pour le repas de midi.
L’après-midi, nous reprenons le bus, le groupe est toujours scindé en 2, nous descendons quelque peu sur Bagnères-de-Luchon, à 1500 mètres d’altitude, on se gare sur un parking, nous remontons jusqu’à la station en chaussant les raquettes, arrivés tout près de l’hôtel, nous rebroussons chemin pour aller rejoindre notre engin motorisé. Toute la balade s’est effectuée sous un soleil resplendissant, nous avions une vue splendide sur le luchonais et les montagnes qui l’entourent, certaines culminent à plus de 3000 mètres d’altitude. C’est bien fatigué que nous rejoignons l’hôtel, nous avons 2 heures devant nous pour nous détendre avant le dîner. Le dîner pris, nous sommes allés au bar pour savoir qu’elle était l’animation organisée, c’était jeu de cartes et de société, ça ne nous branchait pas, nous sommes donc allés au lit de bonne heure.

Jour 5 : Nous prenons le bus, nous allons faire une balade dans la vallée de la Lys, nous descendons quelque peu la montée de Superbagnères pour accéder à un chemin. Nous parcourons le circuit en chaussures de randonnée, nous sommes toujours accompagnés par Claude, le moniteur qui nous encadre lors de nos sorties raquettes.
Nous sommes à 1400 mètres d’altitude, le sol est recouvert d’une petite couche de neige et de parties verglacées. Nous évoluons dans une cuvette où coule la Lys, elle a fini de façonné la vallée entrepris par les glaciers il y a un certain nombre d’années. Nous sommes entourés de bosquets de hêtres, les bosquets sont assez touffus, ce sont le refuge d’animaux comme les cervidés. Ils viennent se nourrir de fênes, c’est une sorte de petites noisettes qui est le fruit des hêtres. Sur notre gauche, nous découvrons une immense pelouse qui a été travaillée par l’eau, de petits caniveaux sont creusés à travers le chemin, afin que l’eau ne puisse pas le détériorer. L’ancien glacier de cette vallée avait une longueur de 60 kilomètres, il a déposé plusieurs gros rochers, ils proviennent des plus hauts sommets et ont été déposés de ci de là dans la vallée de la Lys. Les montagnes étant faites de granit, les rochers dressés sont également composés de granit. Le granit est d’aspect blanc, mais les rochers ayant pris place dans l’immense prairie sont recouverts de mousse ce qui les rend d’un ton vert qui relève la blancheur du sol recouvert de neige et qui luit de plaques verglacées. Le chemin où nous marchons est creusé à flanc de montagne, En bas de la vallée de la lys, il y a une centrale électrique, nous en entendons d’ailleurs le bruit qui rompt la monotonie du calme ambiant. Nous approchons de granges qui ont été restaurées, ce qui forment un petit hameau, les granges étaient construites de façon que l’on puisse rentrer le fourrage au grenier, tout en étant de plein pied. On se servait de la pente pour réaliser la construction, ce qui permettait d’économiser de la sueur pour stocker le foin, et du labeur pour descendre l’alimentation au bétail qui se trouvait sous le grenier. Aujourd’hui l’activité pastorale n’existe plus, les granges ont donc été transformées en résidences secondaires, il y en a même une qui est habitée à l’année. Les résidents accèdent à leur domicile par le chemin que nous parcourons, la particularité de cet hameau, c’est qu’il est électrifié et que l’on a de l’eau potable capté dans une source située à proximité des habitations. Le résident à l’année possède une petite chenillette pour se frayer un passage lorsque la neige est en abondance, Nous sommes devant une grange, derrière laquelle déboule une grande pente déboisée, qui mène à la crête où nous avons chaussé pour la première fois les raquettes à proximité de l’hôtel. On peut donc y skier, mais une fois en bas, il faut remonter à pied ce qui dissuade les skieurs. Parfois à l’endroit du hameau, la hauteur de neige peut atteindre 2 mètres, mais les pentes sont orientées plein sud, ce qui fait que la neige n’y tient pas longtemps. Nous continuons notre circuit, nous abordons une grange en ruine, elle est à vendre pour la modique somme de 30000 euros. La moitié du toit est à terre, certains murs sont prêts à tomber, les granges sont très recherchées dans la région d’où leur prix élevé, cette grange est à vendre depuis un an, les acheteurs ne se précipitent pas tout de même. Les fermes sont idéalement positionnées, elles sont en plein sud, en plus elles sont électrifiées et elles ont l’eau potable à l’évier. Nous avons parcouru le chemin amont des granges, ce qui nous offrait la partie la plus basse de la construction, dont le mur est uniquement percé d’une petite porte pour accéder au grenier. Nous ferons la descente par un chemin en aval, depuis lequel nous aurons la vue sur les 2 étages des fermes. Nous contournons la grange en ruine pour découvrir les matériaux qui la composent, le toit est en ardoise, les murs étaient construits en granit et les portes en bois très épais. Le hêtre auparavant était utilisé pour confectionner la charpente, dans la région, près de Lourdes, il y avait le chemin de la mâture. On y coupait des grands et gros sapins, que l’on convoyait ensuite pour en faire des mâts de bateaux. Le chemin de la mâture est creusé à même la falaise, aujourd’hui le hêtre ne sert plus pour construire les charpentes, il est utilisé comme bois de chauffage. Comment on différencie le charme de l’hêtre, le charme d’Adam est d’être à poil, le charme à donc des feuilles avec des dents, alors que le hêtre a des feuilles avec des poils, bon c’est mnémotechnique, mais c’est un moyen pour s’en rappeler. Après 2 heures de balade, nous sommes remontés à notre hôtel pour y déjeuner, avant lequel nous avons pris l’apéritif en terrasse sous un soleil radieux.
L’après-midi, nous avons repris les œufs pour rejoindre les thermes où nous attend une nouvelle séance de mise en forme. Nous avons eu droit à une application de boue chaude aux cervicales, à un bain dans une piscine à jets, une douche au jet, à un bain bouillonnant et massant le tout c’est terminé par un passage au hammam. Nous sommes remontés à Superbagnères en bus, après le dîner nous avons eu droit à une animation, dont le thème était café théâtre, ça a été une heure de détente avant d’aller se reposer.

Jour 6 : Nous reprenons le bus, ce matin nous allons faire une rando le long de la Lys, nous descendons un peu plus bas du hameau constitué d’anciennes granges que nous avons découvert hier. La Liz regorge de truites, où nous sommes la vallée a 500 mètres de large, le torrent s’écoule sur notre gauche, les habitations sont sur notre droite, elles sont situées aux endroits ensoleillés, elles baignent dans la lumière. Actuellement le torrent délimite la zone d’ombre et de lumière, à gauche du cours d’eau c’est tout blanc de gel, et à droite on aperçoit la verdure. Le nom de la rivière Liz a été transformé, auparavant le nom était Litz, ce qui veut dire en patois glissé, car en fond de vallée, lors de grosses avalanches, la neige l’obstrue. Nous allons aller au fond de la vallée où se trouvent la centrale électrique, et une cascade dont le nom est cascade d’Enfer. Sur notre droite on aperçoit les granges que nous avons visitées hier, elles sont en pleine lumière, quant à nous, nous sommes transi de froid, nous marchons à l’ombre. Une ligne électrique se balade au-dessus de nos têtes, le sol est recouvert de petits cristaux de glace qui atteignent pour certains 3 centimètres de long. Le bruit de la Liz nous accompagne, nous flirtons avec elle, le sol croustille sous nos pieds. Nous sommes entourés de sorbiers, ils font le régal des oiseaux, ils sont de couleurs rouge et orange, tout dépend de la température de l’été passé. Sur notre droite il y a de plus en plus d’habitations, certaines bâtisses ont 2 toits superposés, ça permet une meilleure ventilation, un kiosque se trouve au milieu de plusieurs maisons, c’est le lieu de rencontre des habitants. Lors de la tempête de 2010, 60000 mètres cubes de bois ont subi ses aléas, avant de replanter il faut d’abord tout nettoyer en évacuant les arbres tombés. A l’approche de la centrale électrique, nous marchons sur une zone très verglacée, nous passons devant l’auberge aux délices du Liz, elle n’est ouverte que l’été. Nous sommes à 1148 mètres d’altitude, nous sommes arrivés à la station électrique, elle a été mise en exploitation en 1941. L’eau canalisé qui arrive aux turbines de la centrale provient de 2300 mètres d’altitudes, elle est le fruit de 6 lacs en amont, L’eau circule dans 8 kilomètres de galeries, de 3 kilomètres de conduites forcées et la centrale a son funiculaire, son téléphérique et son Blandin, ces 3 éléments sont propriétés de EDF. La centrale est composée de 2 turbines de 20400 watts, d’un alternateur de 50000 kilo watts et d’un transformateur de 50000 kilos watts également. La chute maximale de la centrale est de 1419 mètres, un débit d’équipement de 3,6 mètres cubes seconde et la centrale électrique produit annuellement 74 millions kilos watts/heure. Un panneau d’informations relate toute la production hydro électrique, encore un petit effort digne d’une patinoire, et nous surplombons la cascade de l’Enfer. Ensuite, nous revenons sur nos pas pour rejoindre le bus, l’ombre a laissé la place au soleil. Arrivés à l’hôtel, nous quittons Claude, nous le remercions pour les balades qu’il nous a concoctées avec ou sans raquettes, le manque de neige n’a pas facilité son travail. Nous profitons d’un petit moment de détente, puis nous allons déjeuner.
L’après-midi, nous prenons pour la dernière fois les œufs pour aller aux thermes de Bagnères-de-Luchon où nous attend notre dernière séance. Elle consiste à une douche au jet, à un bain massant et à une flânerie dans le vaporarium. Nous écourtons quelque peu notre après-midi bien être pour aller faire quelques emplettes sur les allées d’Etigny. Pour nous réchauffer nous prenons un bon chocolat chaud dans un bar, puis nous reprenons le bus qui nous conduit à notre hôtel. Arrivés à l’hôtel, nous préparons nos valises, avant le repas nous prenons l’apéritif, le dîner terminé nous rejoignons la salle d’animation où est donnée la comédie musicale la Belle et la Bête. Le spectacle est très visuel, nous préférons aller nous reposer.

Jour 7 : C’est le jour du départ, nous sommes 7 participants à prendre le seul et unique train de la journée qui nous conduit à Toulouse, à la cité rose, le groupe se divise, certains prennent la direction de Paris, d’autres de Marseille, de Lyon et nous de Montpellier.

Dans l’ensemble la semaine s’est bien passée, il a fallu faire avec le peu de neige qu’il y avait, mais en revanche nous avons eu une semaine bien ensoleillée. Claude a su nous décrire les paysages où nous randonnions en raquettes ou à pieds, Thierry, le musher, quant à lui nous a fait partager sa passion des chiens de traîneaux à travers la cani-rando. Les 4 séances aux thermes de Bagnères-de-Luchon nous ont permis de nous détendre, tout en faisant quelques activités physiques. Est-ce l’immensité de l’hôtel, mais nous n’avons pas ressenti l’esprit de convivialité qu’il existe à Arvert entre les participants. La restauration en buffet libre nous a gêné quelque peu, nos accompagnateurs et guides ne pouvaient pas partager les repas avec nous, ils étaient obligés de nous servir comme des petits princes. Pascal a très bien drivé le groupe constitué de 12 participants et de 7 guides accompagnateurs, tous bénévoles Monique et Philippe sont venus en plus dépendamment du personnel de la résidence d’Arvert. Bon l’an prochain, il faudrait un peu plus de neige, et à notre avis une structure d’accueil qui permette au groupe de partager les joies de la table ensemble.

Claudine et Michel

La région Midi-Pyrénées (Miègjorn-Pirenèus en occitan) est une région du sud-ouest de la France de tradition occitane qui regroupe huit départements : l’Ariège, l’Aveyron, la Haute-Garonne, le Gers, le Lot, les Hautes-Pyrénées, le Tarn et le Tarn-et-Garonne. C’est la deuxième plus grande région de France (derrière la Guyane) avec huit départements et plus de 45000 km². Sa plus grande ville est Toulouse qui est également sa préfecture. La région Midi-Pyrénées est située dans le sud-ouest de la France. Elle est la plus vaste région de la France métropolitaine, avec une superficie comparable à celle du Danemark. Sa superficie de 45348 km2 est plus grande que celle de pays tels que la Belgique ou la Suisse. La limite sud est constituée par la frontière avec l’Espagne et la principauté d’Andorre. Le Midi-Pyrénées est limitrophe avec quatre régions françaises : l’Aquitaine à l’ouest, le Limousin au nord, l’Auvergne au nord-est et le Languedoc-Roussillon à l’est. Le Midi-Pyrénées compte huit départements : Lot, Aveyron, Tarn, Haute-Garonne, Ariège, Hautes-Pyrénées, Gers et Tarn-et-Garonne. Son chef-lieu est Toulouse, qui est aussi le chef-lieu du département de la Haute-Garonne. La Garonne est le fleuve principal avec ses cinq affluents : le Gers, l’Ariège, le Lot, la Save et le Tarn. Il y a deux massifs montagneux importants en Midi-Pyrénées : les Pyrénées au sud et le Massif Central au nord-est de la région. Les Pyrénées ne constituent pas forcément une frontière naturelle avec l’Espagne : le Val d’Aran en Espagne, également de culture occitane et frontalier avec la région Midi-Pyrénées, se situe versant nord des Pyrénées et constitue le prolongement naturel de la haute vallée de la Garonne. L’économie régionale est très largement dominée par le puissant pôle urbain de Toulouse. La capitale régionale rayonne sur toute la région ainsi que sur des villes limitrophes telles que Carcassonne, Pau… L’activité principale de Toulouse est l’industrie aéronautique. Airbus, premier constructeur mondial d’avions commerciaux, emploie à lui seul environ 20000 personnes dans la région, et à peu près le même nombre de personnes en sous-traitance. Le siège de Météo France, le CNES, Astrium, et EADS en font également un pôle spatial européen. Toulouse est également un pôle tertiaire très important, ainsi qu’un pôle de recherche de premier ordre grâce à la présence de ses trois universités plus de nombreuses grandes écoles. Toulouse est la troisième ville étudiante (en nombre d’étudiants) après Paris et Lyon. Des pôles économiques secondaires se développent petit à petit dans le reste de la région. L’agglomération de Tarbes, la deuxième de la région, est également un pôle industriel (GIAT, centre de démantèlement d’avion…). L’agglomération d’Albi, la troisième de la région, prend également une part croissante dans l’économie régionale. De plus en plus d’entreprise de services s’y installent, attirées par les prix beaucoup plus attractifs que dans la métropole toulousaine. Les laboratoires Fabre génèrent également de nombreux emplois dans la région Midi-Pyrénées, notamment à Castres. L’agriculture est également très importante dans la région est représente le second pôle agricole français. On trouve les vignobles de Fronton, de Gaillac et de Cahors. Enfin le tourisme se développe assez rapidement. Le tourisme urbain à Toulouse et dans d’autres villes, mais également le tourisme vert (Quercy, Lot, Comminges) croissent dans la région. Enfin les nombreuses stations de sports d’hiver attirent aussi de nombreux touristes dans les Pyrénées. La région Midi-Pyrénées compte 2787000 habitants en 2007. La population n’évolue pas de manière similaire dans les 8 départements que comporte la région. Le département connaissant la plus forte croissance est sans surprise, la Haute-Garonne. L’Ariège, le Lot et le Tarn-et-Garonne connaissent une légère augmentation de la population. Celle du Tarn connaît également une hausse remarquable. Enfin, la population augmente moins dans les départements de l’Aveyron, du Gers et des Hautes-Pyrénées mais ces départements affichent un solde migratoire positif. Dans son ensemble, la région voit sa population augmenter; elle figure donc dans les régions les plus attractives de France avec la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et la région Languedoc-Roussillon. La région Midi-Pyrénées abrite de nombreux habitats précieux, des espèces animales rares dont l’ours des Pyrénées, l’euprocte ou le Desman, mais aussi parmi la flore plus de 300 espèces rares, ce qui s’explique par la grande variété des reliefs, sols et climats. La région compte plusieurs sites classés Seveso. En 2011, un SRCE (Schéma régional de cohérence écologique) sera élaboré pour encadrer la mise en œuvre de la Trame verte et bleue, conformément à la loi Grenelle II et au Grenelle de l’environnement.

Le département de la Haute-Garonne (Garona Nauta en occitan) est un département français situé dans le sud de la France. Son chef-lieu est la ville de Toulouse. L’Insee et la Poste lui attribuent le code 31. Le département a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir d’une partie de la province de Languedoc. Il était plus vaste que maintenant car il englobait une partie du département de Tarn-et-Garonne avec Montech et Castelsarrasin. C’était les cours du Tarn et du Tescou qui dessinaient sa limite. Le département de la Haute-Garonne, par tradition établie de longue date, est un département largement orienté à gauche, dès lors qu’il s’agit d’élire des députés, des sénateurs ou des conseillers généraux. Au sein de la gauche, la prédominance du PS est établie depuis de longues années, même si le PCF n’est pas dénué d’influence et que le caractère jeune et universitaire de Toulouse laisse place à l’émergence de courants d’idées altermondialistes ou anticapitalistes. Lors des consultations les plus importantes, la gauche arrive largement en tête dans le département. Cependant, entre 1971 et 2008, les élections municipales ont été remportées par la droite à Toulouse, ainsi qu’à Muret, la sous-préfecture, et dans quelques autres villes de l’agglomération toulousaine. Les élections municipales de 2008 ont mis fin à cette situation paradoxale avec l’élection notamment de Pierre Cohen (PS) à la mairie de Toulouse. La Haute-Garonne fait partie de la région Midi-Pyrénées. Le département ne constitue pas une région historique de la France. C’est une division administrative formée de divers morceaux du Languedoc et de la Gascogne. Le département est traversé par le cours supérieur du fleuve Garonne qui lui donne son nom. Les contours du département suivent l’orientation du fleuve. Le fleuve entre en France à Fos, puis passe à Montréjeau, à proximité de Saint-Gaudens et au centre de Toulouse, avant de quitter le département. La Garonne traverse le département sur une longueur proche de 200 kilomètres. D’est en ouest, le canal du Midi et le canal latéral à la Garonne traversent le département de la Haute-Garonne. La Garonne parcours le département en traversant trois zones géographiques distinctes. Une région montagneuse au sud du département fait partie du massif pyrénéen. Le pic de Perdiguère (3222 m) étant le plus haut sommet de la Haute-Garonne. Une première plaine, plus au nord, s’étend de Montréjeau jusqu’à Saint-Martory, où la Garonne s’écoule bordée au sud-est par les coteaux du Comminges. La grande plaine toulousaine, après St-Martory, s’étend sur tout le nord du département. À Toulouse, la plaine est bordée à l’ouest par les collines de la Lomagne, à l’est par les coteaux du Lauragais. Le département est limitrophe des départements suivants : l’Ariège au sud-est• l’Aude à l’est• le Tarn au nord-est• le Tarn-et-Garonne au nord• le Gers à l’ouest• les Hautes-Pyrénées au sud-ouest • l’Espagne au sud (Val d’Aran Catalogne) et province de Huesca (Aragon). Il est constitué de trois arrondissements : Toulouse, Muret et Saint-Gaudens. Ces trois arrondissements regroupent 53 cantons. L’arrondissement de Toulouse est celui qui dispose du plus de cantons avec 31 cantons eux-mêmes divisés en 226 communes. L’arrondissement de Muret est composé de 11 cantons eux-mêmes divisés en 126 communes. Enfin, l’arrondissement de Saint-Gaudens contient 11 cantons et 236 communes. La Haute-Garonne est divisée en 588 communes très hétérogènes. Le sud possède de nombreuses communes rurales tandis que le nord proche de Toulouse est constitué essentiellement de communes urbanisées voire très urbanisées. À l’ouest, se trouvent les pays de la Gascogne et de Lomagne (en Gascogne également) tandis qu’à l’est se trouvent les pays du Volvestre et du Lauragais. Le paysage est constitué de collines douces et de coteaux issus d’anciens plateaux. Les Pyrénées restent toujours visibles vers le sud du département comme une barrière naturelle. Cette chaîne de montagne, longue de 22 km dans le département, est le point culminant du département. De nombreux pics s’élèvent à plus de 3000 m. Le pic de Perdiguère à 3222 m est le point culminant du département. Cette région de montagne est appelée le Luchonnais et contient plusieurs vallées comme celle d’Oô. La forêt essentiellement de feuillus occupe 89000 ha. La zone montagnarde est constituée en majorité de hêtres tandis que la plaine et le piémont sont dominés par le chêne et le peuplier. Les grands ensembles forestiers sont localisés en montagne tandis que les bois, bosquets et forêts occupent la plaine. La forêt de Bouconne est la forêt de plaine la plus vaste s’étendant sur 2000 hectares à l’ouest de Toulouse. Au nord de Toulouse se trouve une autre forêt importante, celle de Buzet, s’étendant sur 1000 hectares. Des espaces boisés de peupliers et de saules longent la Garonne et assurent un écosystème fluvial hébergeant de nombreuses espèces animales et végétales. Ce peuplement assure aussi la fixation des berges du fleuve. L’économie de la Haute-Garonne repose sur l’industrie aéronautique et spatiale, après avoir connu un important essor agricole grâce au blé et au pastel. L’industrie en Haute-Garonne est principalement centrée autour du pôle Toulousain, avec comme fer de lance l’aéronautique et l’espace. On y trouve notamment certaines chaînes d’assemblage d’Airbus dont celle de l’A380, d’importants sites d’EADS dans le domaine spatial, le CNES, d’autres constructeurs comme ATR. L’agglomération toulousaine abrite également depuis fin 2010 le campus de l’Oncopôle de Toulouse, qui réunit industriels de la pharmacie et chercheurs publics dans un ensemble unique. Le secteur agricole en Haute-Garonne est majoritairement représenté par les grandes cultures avec notamment la production de maïs irrigué, ainsi que de tournesol ou de céréales à paille comme le blé. Au nord de l’agglomération toulousaine (Castelnau-d’Estrétefonds) se trouve Eurocentre, un pôle multimodal de 300 hectares situé à 19 km, soit 15 minutes par autoroute, de la plate-forme aéroportuaire de Toulouse-Blagnac. En combinant rail-route-autoroute, cette plate-forme est un des tout premiers pôles logistiques d’Europe du Sud par sa taille et la qualité de ses aménagements. Eurocentre regroupe avec plus de cent entreprises d’un centre routier poids lourds, d’un faisceau ferroviaire de réception entièrement automatisé, d’une entrée directe de trains complets, d’un parc immobilier locatif GEMFI de 4 × 30000 m2 de bâtiments, d’un centre de vie (hôtels, restaurant, poste, etc.) et du Terminal Maritime de Toulouse : nouveau port sec de l’autorité portuaire de Barcelone sur 20 hectares. En effet, le Terminal Maritime de Toulouse (TMT) est un nouveau concept de port intérieur visant à faciliter le commerce maritime international. C’est également une initiative stratégique du port de Barcelone dont l’objectif est de faire en sorte que le port soit présent en permanence sur ce marché. Cette initiative offre aux entrepreneurs du sud de la France plus de 300 lignes maritimes régulières passant à Barcelone et qui relient presque toutes les régions économiques du monde. Il sera composé de 82000 m2 d’entrepôts logistiques, 4200 m2 de bureaux, 64000 m2 de parking et 34000 m2 dédiés au TMT.

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