Circuit au Cambodge et au Laos du 16 au 29 novembre 2011-

Notre point de rendez-vous est à l’aéroport Roissy Charles de Gaulle, c’est 28 participants qui se rejoignent pour une escapade de 15 jours en Asie. Nous avons répondu à une proposition de l’association Voir Ensemble loisirs et culture animée par Marie-Jo et François Lanier, qui organise chaque année 2 voyages à l’étranger. C’est à 19 heures 30 que nous embarquons dans un Boeing 777 de la compagnie Air-France, nous mettons le cap sur l’est, nous survolons Strasbourg, Vienne, l’Europe centrale, nous dégustons un verre de champagne au-dessus de Sofia. Nous changeons de continent, nous naviguons sur la Turquie, nous passons Istanbul, le Kazakhstan, le désert de Caracou, nous laissons l’avion voler tout en prenant le repas et faire un somme. Au réveil nous parcourons l’Inde, nous dépassons New Delhi, Calcutta et la chaîne de l’Himalaya. Nous survolons l’océan indien, nous volons au-dessus de l’archipel de Merki, nous sommes à égal distance de Colombo, Manille, Singapour et Bangkok, nous avons parcouru 9000 kilomètres depuis notre départ pendant 10 heures de vol. Après près de 11heures de vol nous atterrissons à Bangkok pour une escale technique, nous sommes à 9463 kilomètres de Paris, la température est de 32 degrés, nous avançons nos montres de 6 heures, il est donc 13 heures local. Voici une présentation de Bangkok :
Bangkok (en thaï ou Krung Thep écouter, voir ci-dessous) est la capitale de la Thaïlande. C’est à la fois une ville et une province. Bangkok (aujourd’hui le quartier de Thonburi) était un village situé sur la rive est du fleuve Chao Phraya. Après la destruction par les Birmans de la capitale Ayutthaya en 1767, le général Taksin, devenu roi, se replia en aval sur ce site et décida d’y fonder la nouvelle capitale. Devenu dément, il fut assassiné et remplacé par le général Chakri qui, sous le nom de Rama Ier, devint le premier roi de la nouvelle dynastie Chakri, qui règne encore aujourd’hui. En 1782, il décida, pour des raisons de défense, de transférer la capitale sur la rive gauche et commença des constructions fortifiées, aujourd’hui le Grand Palais. C’est cette date qui est retenue comme fondation de la ville. Le nom de Bangkok n’a plus été utilisé par les Thaïlandais depuis la fondation de cette capitale. Certains habitants des provinces les plus reculées du pays n’ont même jamais entendu parler de ce nom. Pour des raisons inconnues, ce changement n’a semble-t-il jamais été perçu par les étrangers, qui persistent, plus de 200 ans plus tard, à considérer à tort que le nom officiel est Bangkok. La population officielle de Bangkok est de 6,5 millions d’habitants. Ce nombre est toutefois considéré comme très sous-estimé, puisqu’il ne prend en compte que les habitants de la ville officiellement enregistrés dans celle-ci et non leur nombre réel (bon nombre de Thaïlandais restent enregistrés dans leur ville de naissance). Les estimations les plus sérieuses, bien que spéculatives, estiment que la population vivant dans les limites de la province de Bangkok est de 12 millions d’habitants. La superficie de cette province est de 1568,7 km2, dont l’essentiel est considérée comme constituant la ville de Bangkok, ce qui en fait une des plus grandes villes du monde. Elle n’est située qu’à 2 mètres au-dessus du niveau de la mer, ce qui provoque des inondations en période de mousson. De plus, construite sur une zone autrefois marécageuse, la ville s’enfoncerait de 1, voire 2 cm par an. Bangkok est traversée par le fleuve Chao Phraya qui détermine deux grandes zones, la rive droite (l’ancienne Thonburi) qui est restée plus traditionnelle, parcourue de nombreux khlong, réseau de canaux reliés au fleuve et qui avaient valu à Bangkok le surnom de Venise de l’Asie, et la rive gauche, plus développée, là où se trouvent presque tous les attraits touristiques, le centre des affaires, le réseau de métro et les grandes tours modernes. Le climat de la ville est un climat tropical marqué par 2 saisons : la saison sèche de novembre à avril et la saison des pluies de mai à octobre. Le développement de la ville sur la rive droite a été plutôt anarchique et réalisé sans plan d’urbanisme. Les grandes voies ont été créées en bétonnant les anciens khlong. Les îlots ainsi créés ont été pourvus de voies secondaires appelées soï. Ceux-ci ont la particularité de se finir très souvent en impasse, ce qui empêche la création d’itinéraires transversaux et concourt à l’encombrement des axes principaux. Bangkok a sans doute été l’une des villes les plus bruyantes et les plus polluées du monde par une circulation automobile anarchique, la plupart des canaux ayant été recouverts de voies rapides. L’urbanisation par quartiers et la présence de l’ancien parcellaire limité par des canaux (khlong) transformés pour la plupart en rues explique la difficulté de circulation. En effet, en dehors des boulevards importants circonscrivant les quartiers, les rues intérieures (soï) ne communiquent pas entre elles et finissent souvent en impasse, excluant la possibilité d’itinéraires secondaires de délestage, ce qui engorge d’autant plus les grandes voies. Depuis que la législation impose aux très nombreux taxis de Bangkok de rouler au gaz, la pollution a nettement diminué, bien que restant relativement élevée. La ville possède depuis 1999, un métro aérien, appelé Bangkok Skytrain. Celui-ci est composé de deux lignes en viaduc. Un « vrai » métro a été lancé avec l’ouverture d’une première ligne semi-souterraine en août 2004. La construction du métro de Bangkok est une entreprise particulièrement difficile, en raison du sous-sol de la ville, constitué d’alluvions gorgées d’eau. Elle est desservie par un réseau ferré national et deux aéroports : l’Aéroport Suvarnabhumi de Bangkok et l’ancien Aéroport international Don Muang.
C’est à 14 heures que nous redécollons, nous nous dirigeons vers Phnom Penh, capitale du Cambodge, on nous sert une petite collation, et à 15 heures nous avons Phnom Penh en vue, en avion on distingue, en haut à gauche, l’arrivée du Tonlé Sap, à droite le coude du Mékong, au milieu en bas le départ du Bassac. Phnom Penh est construite juste à l’ouest du confluent. nous découvrons le Mékong, depuis Bangkok nous avons parcouru 500 kilomètres, nous débarquons de l’avion où une température de 34 degrés nous accueille. Nous faisons connaissance avec notre guide francophone song, nous embarquons dans un bus pour commencer la découverte de Phnong Penh, dont voici une présentation :
Phnom Penh se situe dans le sud du Cambodge. La ville est construite au croisement de « quatre rivières » : le Mékong amont, le Mékong aval, le Tonlé Sap (un affluent venant du grand lac) et le Bassac, premier bras à se détacher du grand fleuve. Ce croisement a donné à la ville son ancien nom de Krong Chaktomuk (Khmer :) signifiant « la ville à quatre visages ». La ville comprend d’autres étendue d’eau notamment le lac Bœing Kak, les 2 lacs Boeung Trabek et le lac Pempeay. Phnom Penh s’étend sur 291 kilomètres carr és et compte 1300000 habitants. Phnom Penh a un climat tropical. La ville connaît deux saisons. La saison des pluies, de mai à octobre, on peut voir la température monter jusqu’à 47 °C et est généralement accompagnée d’une humidité élevée. La saison sèche, de novembre à avril, connaît des températures plus basses. La ville tire son nom du Wat Phnom Daun Penh (connu maintenant seulement comme Wat Phnom, ou « colline du temple »), édifice religieux construit en 1373 pour abriter cinq statues du Bouddha sur un tertre de 27 m de haut. Daun Penh (« Grand-mère Penh ») était une riche veuve qui l’aurait fait construire. La ville devint la capitale du Cambodge après que Ponhea Yat, roi de l’empire khmer, s’enfuit d’Angkor Thom quand cette ville fut capturée par le Siam en 1431. Un stûpa situé derrière le Wat Phnom abrite les restes de Ponhea Yat et de la famille royale. On y trouve également des vestiges de statues bouddhistes de l’ère d’Angkor. Phnom Penh, palais royal Cependant ce ne fut pas avant 1866 sous le règne de Norodom Ier que Phnom Penh devint le siège permanent du gouvernement, et que le palais royal fut construit. Cela marqua le commencement de la transformation de ce qui était essentiellement un village en une grande ville avec les colonisateurs français agrandissant le système de canaux pour contrôler les terres humides, construisant des routes et un port. Depuis cette époque, la ville présente un impressionnant nombre d’édifices à l’architecture art-déco, dont certains malheureusement en piteux état, et de nombreuses villas coloniales. Le Wat Phnom Dans les années 1920 Phnom Penh était connue comme la perle de l’Asie. Tout au long des quatre décennies suivantes elle continua de s’agrandir avec la construction d’une voie de chemin de fer jusqu’à Sihanoukville (Kompong Som) et la réalisation de l’aéroport international de Pochentong. Pendant la guerre du Viêt Nam, le Cambodge, y compris Phnom Penh fut utilisé comme base par l’armée Viêt cong, et des milliers de réfugiés de tout le pays envahirent la ville pour fuir les combats entre les troupes gouvernementales, les vietcongs, les troupes du sud Viêt Nam et leurs alliés et les Khmers rouges. En 1975 la population atteint deux millions. La ville tomba sous la coupe des Khmers rouges du Kampuchea démocratique le 17 avril, le jour de la nouvelle année cambodgienne, et fut évacuée de force ; ses résidents devant partir travailler sur des fermes rurales en tant que nouveaux citoyens ou nouveau peuple (« procheachun thmey »), ainsi désignés parce que considérés comme nouveaux arrivants par rapport à ceux qui habitaient déjà la campagne. En une journée, la ville fut vidée de la quasi-totalité de ses 2 millions d’habitants, et laissée à l’abandon. L’école Tuol Svay Prey fut prise par les forces de Pol Pot et transformée en prison et en centre de torture S-21. C’est désormais le musée Tuol Sleng qui avec Choeung Ek, quinze kilomètres plus loin, est un mémorial à ceux qui périrent du fait de ce régime. Les Khmers rouges furent chassés de Phnom Penh par les vietnamiens en 1979 et les gens commencèrent à retourner dans la ville. Une période de reconstruction commença, aidée par la stabilité du gouvernement, attirant des investissements étrangers et une aide par des pays comme la France, l’Australie et le Japon et des organisations supra-nationales notamment pour le ravitaillement en eau potable, les routes et les autres infrastructures. Pour des raisons administratives, Phnom Penh est une municipalité, qui a le même statut qu’une province. Elle est subdivisée en 8 districts. La ville est également membre de l’Association internationale des maires francophones. Le mot psar : « marché » est un apport du persan bazar. Durant l’année scolaire 2007-2008, 236306 élèves, dont 109708 filles, soit 46,4% sont inscrits dans les 5545 classes de Phnom Penh. Parmi les 232 écoles, il y a 114 écoles primaires et 42 écoles secondaires (collèges et lycées). En 2007, 91,7% des phnompenhois 88,7% des femmes et 95,1% des hommes de plus de sept ans étaient lettrés. Chez les plus de quinze ans, ce taux monte à 92,7%. La moyenne nationale des plus de quinze ans est de 75,1%.Phnom Penh ne dispose pas de service de transport en commun. Un réseau de bus était en service aux débuts des années 2000 mais il a dû être arrêté, faute de moyens financiers. Un nouveau réseau de bus est étudié par les coopérations françaises et japonaises. Sept routes nationales du Cambodge passent par la capitale. Elles relient Phnom Penh aux pays voisins que sont le Viêt Nam, la Thaïlande et le Laos, ainsi qu’aux principales villes du pays (Battambang, Kratié, Siem Reap et Sihanoukville) Route nationale 1 167 km Viêt Nam Vers Hô-Chi-Minh-Ville, Route nationale 2 121 kM Viêt Nam Vers le delta du Mékong, Route nationale 3 202 kM Sihanoukville Via Kampot, Route nationale 4 214 kM Sihanoukville Par l’ouest, Route nationale 5 407 kM Thaïlande Via Battambang, Route nationale 6 416 kM Thaïlande Via Siem Reap, Route nationale 7 461 km Laos Via Kratié. L’aéroport de Pochentong, le plus grand du pays, est situé à sept kilomètres à l’ouest du centre-ville. Une quinzaine de villes, toutes asiatiques, sont desservies. Siem Reap est la seule destination intérieure.
Voici une présentation de l’Asie et du Cambodge :
Voici tout d’abord en quelques chiffres la présentation de l’Asie,Superficie 43810582 km2 (29,5 %) Population 4054921714 habitants, Densité 93 hab./km2. Nombre de pays qui la compose ays 51. Principales langues Mandarin, arabe, russe, hindî, japonais, tagalog, indonésien, persan, ourdou, turc, coréen. Fuseaux horaires UTC+2 (Turquie et Chypre) UTC+12 (Russie) UTC+9 (Chine et Japon) Plus grandes villes Tōkyō, Shanghai, Bombay, Manille, Jakarta, Séoul, Calcutta, Bangkok, Istanbul, Dubaï, Pékin, Dacca, Karachi, Téhéran. L’Asie est un des cinq continents ou une partie des supercontinents Eurasie ou Afro-Eurasie de la Terre. Avec 43810582 km2 de terres et 3879000000 d’habitants, il est le plus grand continent (8,6 % de la surface totale terrestre ou 29,4 % des terres émergées) et le plus peuplé (plus de 61 % de la population mondiale totale) du monde. L’Asie est plus un concept culturel qu’une entité physique homogène. Ce continent abrite le plus haut sommet du monde, l’Everest qui culmine à 8848 mètres, ainsi que la plus haute tour du monde, Burj Khalifa, à Dubaï, d’une hauteur de 828 mètres. Il héberge aussi la terre émergée la plus éloignée de tout océan, située à 2648 km de la côte la plus proche, au nord-ouestde de la Chine. La première mention connue du mot « Asie » proviendrait d’une stèle assyrienne qui distingue les rivages de la mer Egée par deux mots phéniciens : Ereb, le « couchant », et Assou, le « levant ». L’origine des noms grecs Eurôpê (« Europe ») et Asia (« Asie ») se trouve vraisemblablement dans ces deux termes sémitiques À moins que le terme Ασία soit plus ancien et proviendrait lui-même de l’akkadien (w)aṣû(m) qui signifie « monter », « croître » en parlant du Soleil. Le terme pourrait également dériver d’Assuwa, un État confédéré situé dans l’Ouest de l’Anatolie et dont le nom proviendrait du hittite assu qui signifie « bon ». Par la suite, les Ioniens auraient désigné asia comme étant la région basse et humide, située autour des vallées du Caystre, de l’Hermos et du Méandre. Leurs expansions géographiques auraient fini par qualifier ainsi toute l’Asie Mineure (Anatolie) ou, par opposition au monde grec ou égyptien, l’empire Perse. Même si l’adjectif asios apparaît une seule fois vers -800 chez Homère pour désigner la « plaine marécageuse de part et d’autre du Caystre ». Dans l’Iliade, Homère parle aussi d’un Troyen, un certain Asios, fils d’Hyrtacus. Vers -440, le Grec Hérodote découpe le monde en trois parties qu’il nomme en l’honneur de trois personnages de la mythologie grecque : l’Europe en l’honneur de l’Océanide Europe ou de la fille d’Agénor, Europe, la Libye en l’honneur de Libye et l’Asie (Ασία) en l’honneur de l’Océanide Asie (plus communément appelée Clymène). L’Asie est un sous-continent de 43 810 582 km2. Il possède plusieurs records géographiques mondiaux : l’altitude maximale (Everest avec 8849,87 m), l’altitude minimale (mer Morte avec -417 m) et la terre émergée la plus éloignée de tout océan (située à 2648 km de la côte la plus proche. On distingue quatre grands domaines : Asie des moussons (Asie de l’est et du sud) Il y fait toujours chaud. L’été, les moussons venues de l’océan Indien apportent des pluies abondantes qui causent de nombreuses inondations mais qui sont essentielles aux cultures. Le climat et le relief des plaines et des plateaux sont favorables à la culture du riz, une plante qui a besoin de chaleur et qui pousse dans l’eau. Presque tout l’espace en est cultivé. Asie des montagnes (centre de l’Asie avec l’Himalaya) Le climat est froid en raison de l’altitude ; comme cette région est à l’abri des vents marins, les précipitations sont rares. L’été, le sol est couvert par une maigre prairie naturelle. Asie froide (nord de l’Asie) Le climat est continental avec des hivers très rigoureux et devient polaire près de l’Arctique. Le centre de cette partie de l’Asie est occupé par une grande forêt, la taïga, qui laisse place près de l’océan Arctique à une végétation de mousses et d’arbustes, la toundra. Asie sèche (ouest de l’Asie) Cette région est marquée par l’aridité. Le milieu est désertique avec de vastes étendues de sable ou de pierres. Un climat tempéré méditerranéen occupe une étroite bordure à l’ouest du continent. La géographie politique de l’Asie se trouve en fin de document. Beaucoup de géographes ne considèrent pas l’Asie comme un continent séparé de l’Europe, car il n’y a pas de séparation physique entre les deux. L’Asie constitue l’est et le nord de l’Afro-Eurasie ou encore l’est de l’Eurasie. Elle est délimitée au nord par l’océan Arctique, à l’est par l’océan Pacifique, au sud par l’océan Indien, au sud-ouest par l’océan Indien (mer Rouge) et à l’ouest par l’océan Atlantique (mer Méditerranée et mer Noire), le Caucase, la mer Caspienne, le fleuve Oural et les monts Oural. L’Asie est séparée du continent américain par le détroit de Béring, de l’Océanie par différents mers et détroits et de l’Afrique par l’isthme de Suez. En revanche, la séparation avec le continent européen est nettement plus arbitraire dans la mesure où l’Europe et l’Asie forment une seule masse continentale clairement continue. Les critères qui définissent l’Europe comme un continent distinct de l’Asie pourraient s’appliquer à d’autres portions de l’Eurasie : Proche et Moyen-Orient, Asie du Sud, Insulinde, etc. On rencontre ainsi le terme de sous-continent Indien pour parler des pays qui constituent la péninsule indienne : Pakistan, Inde, Népal, Bhoutan, Bangladesh, Sri Lanka et Maldives. Au XVIII.me siècle, le tsar Pierre Ier désire faire de la Russie une puissance européenne. Son géographe Tatitchev propose alors en 1703 que les monts Oural, le fleuve Oural et le Caucase constituent la frontière entre Europe et Asie en lieu et place du Don qui incluait alors la Russie dans l’Asie. Avec l’extension récente de l’Union européenne aux portes de l’Asie tant dans les Balkans qu’en Europe de l’Est se pose une nouvelle fois le problème du tracé exact de la limite entre Europe et Asie. Certains géographes, par commodité, voudraient repousser la limite au-delà du Caucase afin d’inclure notamment l’Arménie et la Géorgie en Europe. D’autres, à l’inverse, voudraient voir cette frontière fixée à la dépression de Manytch située au nord du Caucase dans le but d’inclure les peuples turcs du Caucase dans l’Asie. En 1831, l’explorateur et géographe Jules Dumont d’Urville découpe l’Océanie en quatre régions : la Polynésie, la Micronésie, la Mélanésie et l’Insulinde (alors appelée Malaisie). Cette dernière partie sera ensuite rattachée à l’Asie ce qui explique la frontière actuelle entre Asie et Océanie : l’ensemble des îles indonésiennes sont asiatiques à l’exception de la Nouvelle-Guinée et des îles toutes proches. Mais le caractère arbitraire de cette limite amène les géographes à repenser cette frontière. Certains pensent qu’il serait plus approprié d’utiliser la ligne Wallace, d’autres voudraient inclure entièrement l’Indonésie en Asie en excluant le Timor oriental. La frontière entre l’Asie et l’Afrique est généralement fixée à l’isthme de Suez ce qui exclut le Sinaï de l’Afrique. L’Égypte se retrouvant à cheval sur deux continents, certains géographes proposent de déplacer la limite entre ces deux continents à la frontière palestino-égyptienne. Par commodité, la frontière avec l’Amérique est fixée à la frontière Russo-Américaine, aux alentours du détroit de Béring. Les îles Komandorski sont donc asiatiques tandis que le reste des îles Aléoutiennes sont américaines. L’Asie connut la domination au cours des siècles de diverses puissances telles que : L’empire perse• L’empire grec : avec notamment Alexandre le Grand• L’empire romain : au Moyen-Orient, notamment en Turquie, ce qui formera la province romaine d’Asie, et deviendra l’empire byzantin qui disparaîtra en 1453• L’empire khmer : avec la dynastie Varman. L’empire ira de Singapour au Nord Laos, du Viet Nam à la Birmanie. L’empire indien• L’empire chinois (dynasties Song, Zhou, Ming. Qin, Tang, Qing, etc)• L’empire arabo-musulman, dont l’Empire moghol de 1526 à 1857, qui s’étendait de la péninsule d’Arabie au sous-continent indien, en passant par l’Asie centrale• L’empire mongol• L’empire ottoman : de 1290 à 1923, aujourd’hui actuelle Turquie. l’empire russe (grâce à la conquête de la Sibérie)• l’empire japonais (avec la domination de la Mandchourie et de l’Extrême-Orient). Diverses puissances coloniales se sont partagé l’Asie : L’URSS• la France avec la domination du Cambodge, du Laos et du Viêt-Nam puis la Syrie et le Liban (après la chute de l’empire ottoman)• le Royaume-Uni avec la domination du sous-continent indien sauf l’Afghanistan, de la Palestine, de l’Irak, du Yémen, de l’Oman (après la chute de l’empire ottoman), ainsi que la Birmanie et la Malaisie • Les Pays-Bas avec l’Indonésie• Les États-Unis avec la colonisation des Philippines, qui furent une colonie espagnole jusqu’en 1898, et l’administration du Japon. Les colonies asiatiques ont été les premières à connaître l’indépendance grâce à des leaders tels que Jawaharlal Nehru et Mohandas Gandhi en Inde, Ho Chi Minh au Viêt Nam ou encore Sukarno et Hatta en Indonésie qui autoproclamèrent leurs pays respectifs indépendants en 1945, prenant les Empires coloniaux au dépourvu au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Les Américains comprenant la situation (et pour éviter d’éventuelles tensions comme les Pays-Bas avec l’Indonésie ou encore la France avec ses colonies indochinoises), décidèrent de donner l’indépendance aux Philippines en 1946, ce fut le premier pays officiellement indépendant d’Asie. Le Royaume-Uni suivra en 1947 en déclarant l’indépendance du Pakistan et de l’Inde (bien que les comptoirs portugais et français ne doivent pas être indépendants avant les années 1950 et 1960). Il s’ensuivit des tensions ethno-religieuses entre les deux pays. Le Royaume-Uni rendit également le Sri Lanka et la Birmanie (1948) puis la Malaisie (1957), Singapour (1965), le Brunei (1984) et enfin Hong-Kong (1997). Les Pays-Bas abandonnèrent l’Indonésie en 1949 suite à une guérilla condamnée par l’ONU et qui se prolongera en conflit ethnique post-colonial. Quant à la France et au Portugal, ce n’est que tardivement qu’elles laissèrent leurs colonies. Pour la France, après une guerre contre l’Indochine qui l’épuise, elle donne l’indépendance au Laos, au Cambodge et au Viêt Nam en 1954 (ce dernier se divise en deux parties, Viêt Nam du Sud et Viêt Nam du Nord, ce qui les plongent dans une guerre pour récupérer la Cochinchine). Le Portugal, quant à lui, rendra son dernier comptoir qu’est Macao en 1999. L’Asie contemporaine a été marquée par la création d’un État sioniste, Israël, en 1948 et cela entraînera des conflits d’ordre ethnico-religieux à plusieurs reprises. Les « superpuissances », c’est-à-dire les États-Unis et l’URSS, tentent de rallier à eux le continent, ce qui entraîne des tensions notamment en Corée (de 1950 à 1953) ; dans les années 1950 des révolutions éclatent au Moyen-Orient, comme en Syrie et en Irak puis, dans les années 1960, en Asie du Sud-Est comme la guerre du Viet-Nam (1967 à 1973), au Cambodge et au Laos ; l’Afghanistan sera envahi par l’URSS en 1979. La Chine deviendra un pays communiste en 1949 et s’ensuit la révolution culturelle en 1966. Le Japon est actuellement incontestablement le pays le plus riche de toute l’Asie. On compte à ce jour en Asie 3,8 milliards d’Asiatiques, soit plus de la moitié de la population mondiale (environ 60 %). Environ 2 milliards d’entre eux ont moins de 20 ans. La population est toutefois très inégalement répartie : aux déserts humains de l’ouest et du nord de l’Asie s’opposent les grands foyers de peuplement de l’Asie du sud et de l’est. La population asiatique connaît une croissance rapide et représente une part de plus en plus importante de la population mondiale. Certains pays mènent des politiques pour limiter les naissances, comme la Chine qui n’autorise qu’un seul enfant par femme, ou l’Inde qui verse des allocations plus importantes aux familles les moins nombreuses. Les pays riches de la zone ont cependant un taux de fécondité très faible : 1,60 enfant par femme en Chine, 1,37 pour le Japon, 1,2 à Singapour, 1,1 pour la Corée du Sud et 1,03 pour Taïwan. Les langues les plus parlées en Asie sont le mandarin, avec environ 1 milliard de locuteurs et l’hindi. L’Asie compte plusieurs religions dispersées sur tout le continent : animisme, bouddhisme, christianisme, confucianisme, taoisme, hindouisme, islam, judaïsme et le shintoisme. L’Asie est le plus grand continent du monde avec une marge considérable. Le continent est très riche en ressources naturelles, telles que le pétrole, les forêts, les poissons, l’eau, le riz, le cuivre et l’argent. L’Asie abrite 6 des 25 plus grandes puissances économiques mondiales (8 si l’on compte la Russie et la Turquie) : la Chine, le Japon, l’Inde, la Corée du Sud, l’Indonésie et Taïwan. L’industrie en Asie a toujours été plus importante dans l’est et le sud-est de l’Asie, en particulier en Chine, à Taïwan, en Corée du Sud, au Japon, en Inde et à Singapour. Le Japon et la Corée du Sud continuent à dominer dans le domaine des firmes multinationales. L’Asie émergente attire de nombreuses délocalisations grâce à une main-d’œuvre bon marché et peu exigeante sur les conditions de travail, sur les heures et les salaires. Par exemple, il y a très peu de lois sociales en Chine. L’Asie a plusieurs grands centres financiers : Hong Kong, Singapour, Tōkyō, Shanghai et Mumbai. Dubaï connaît une croissance rapide en tant que centre financier pour l’Asie occidentale. Le nombre d’emplois dans les centres d’appel et les Business Process Outsourcing (BPOs) est très important en Inde, au Pakistan et aux Philippines en raison de la disponibilité d’un vaste nombre de personnes hautement qualifiées, de travailleurs anglophones. L’utilisation accrue de l’externalisation a aidé l’ascension de l’Inde et de la République populaire de Chine en tant que centres financiers. Grâce à sa grande industrie extrêmement compétitive des technologies et de l’information, l’Inde est devenue une importante plaque tournante pour l’externalisation. En fin de document se trouve la présentation géo-pollitique de l’Asie :
Le Cambodge, en forme longue le Royaume du Cambodge, en khmer Kâmpŭchea, Preăh Réachéanachâkr Kâmpŭchea, aussi appelé Srok Khmer, « Pays des Khmers », est un pays d’Asie du Sud-Est, peuplé d’environ 15 millions de Cambodgiens. La capitale du royaume est Phnom Penh. Le Cambodge est l’État successeur de l’Empire Khmer hindouiste et bouddhiste qui régna sur pratiquement toute la péninsule d’Indochine entre le XI.me et le XIV.me siècle. Le Cambodge a des frontières communes avec la Thaïlande à l’ouest et au nord-ouest, le Laos au nord-est et avec le Viêt Nam à l’est et au sud-est. Les citoyens du pays portent le nom de Cambodgiens ou Khmers en référence à l’ethnie khmère. La majorité des Cambodgiens sont de religion bouddhiste theravāda, bien que le pays possède une communauté musulmane Cham ainsi que quelques tribus des montagnes et une communauté chrétienne. La géographie du Cambodge est dominée par le fleuve Mékong (khmer : Tonlé Thom ou Grande Rivière) et le Tonlé Sap (Rivière d’Eau fraîche), principale ressource halieutique. Sa géographie en basse altitude fait que le pays se trouve en grande partie au niveau ou sous le niveau des fleuves. À la saison des pluies, le courant du Mékong se renverse et s’écoule vers le Tonlé Sap dont le lac augmente considérablement sa superficie. L’agriculture reste le secteur économique dominant. Les industries principales du Cambodge sont la confection et le tourisme (1,7 million de visiteurs en 2006). Du pétrole et du gaz ont été découverts dans les eaux territoriales du pays en 2005. Protectorat français du Cambodge et Royaume du Cambodge (1953-1970). Ancien protectorat français intégré à l’Indochine française, le Cambodge a obtenu son indépendance le 9 novembre 1953, à la fin de la guerre d’Indochine. Devenu une monarchie constitutionnelle (depuis 1947) dirigée par le roi Norodom Sihanouk, le pays affiche une politique de neutralité en ce qui concerne la guerre du Viêt Nam, mais soutient en réalité la République démocratique du Viêt Nam dès 1966, laissant transiter par son territoire des troupes et des fournitures à destination du Front national pour la libération du Viêt Nam. Alors débute le contentieux khméro-vietnamien, des incidents frontaliers qui ont poussé les Vietnamiens à passer la frontière en 1979. Confronté, à partir de 1967-68, à une insurrection fomentée par les Khmers rouges – des rebelles communistes d’inspiration maoïste-, avec une économie qui va de mal en pis, Norodom Sihanouk, doit se résoudre à confier le 14 août 1969 la direction du gouvernement au général Lon Nol, son pilier militaire, connu pour son anticommunisme, en échange d’une aide américaine. Le 18 mars 1970, Lon Nol, poussé par le prince Sirik Matak, de la branche Sisowath concurrente, renverse Sihanouk en déplacement à l’étranger (Moscou et Pékin) et instaure la république khmère. Devenu allié des États-Unis, le Cambodge est alors intégré à la stratégie d’endiguement du communisme en Asie du Sud-Est. 12 avril 1975 : l’ambassadeur américain Gunther Dean vient de quitter le Cambodge et arrive sur la base d’U-Tapao, en Thaïlande. Avec l’appui de la Chine, les Khmers rouges déclenchent alors une véritable guerre contre les forces gouvernementales. En sus de cette guerre civile, le pays est entraîné dans la guerre du Viêt Nam. Dès 1970 les Khmers rouges sont en passe de gagner, mais les États-Unis interviennent et sauvent provisoirement le régime républicain (avril-juin 1970). Mais lorsqu’en 1973 les États-Unis se désengagent de la région, leurs frappes aériennes n’ont pas réussi à arrêter la menace communiste. Les Khmers rouges de Pol Pot, soutenu par la Chine communiste prennent Phnom Penh le 17 avril 1975 et installent un régime autoritaire maoïste. L’« Angkar » (organisation) des Khmers rouges applique alors une politique maximaliste, plus radicale encore que celle des soviétiques et des maoïstes, visant notamment à purifier le pays de la civilisation urbaine. Les villes, à l’image de Phnom Penh dans la nuit du 17 au 18 avril 1975, sont vidées de leurs habitants, envoyés en rééducation dans les campagnes. La traque systématique des anciennes élites, « identifiées » parce que parlant des langues étrangères ou portant des lunettes (par exemple), ajoutée aux mines placées par les deux camps, à la malnutrition et aux maladies aboutit à des massacres de masse et à une catastrophe humanitaire d’origine politique. Le chiffrage du nombre de victimes est un travail difficile et sur lequel les historiens ne sont pas encore parvenus à un consensus. Le chiffre de 1,7 million de victimes directes et indirectes est le plus communément admis. Certains intellectuels voudraient que cette «autodestruction khmère» soit reconnue par les Nations unies comme un génocide, elle ne correspond pas à la définition d’un génocide, puisque les critères de choix des victimes ne correspondaient pas à un groupe national, ethnique, racial ou religieux (article 2 de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide ; article 6 du Statut de la Cour pénale internationale). Le 25 décembre 1978, le Viêt Nam envahit le Cambodge et provoque la destruction des rizières, provoquant l’effondrement du régime des Khmers rouges. Les autorités vietnamiennes installent un gouvernement proche de leurs intérêts et réorganisent le pays selon le modèle laotien et vietnamien. Une guérilla rassemblant des mouvements divers allant des Khmers Rouges au mouvement royaliste appuyé par la Thaïlande fait alors rage dans le pays. Après le départ des forces du Viêt Nam en 1989 et l’envoi de forces de l’ONU au début des années 1990, le régime retrouvera peu à peu un semblant d’autonomie tout en restant régulièrement dénoncé pour ses atteintes aux droits de l’Homme. Le premier ministre actuel Hun Sen, placé au pouvoir par le Viêt Nam, dirige le pays depuis cette période, et s’est maintenu au pouvoir grâce à trois élections douteuses successives dans un climat patent de violence politique. Le principal opposant, Sam Rainsy, s’est réfugié à Paris en 2005. Le roi Norodom Sihanouk, redevenu chef de l’état, a abdiqué une seconde fois en 2004 au profit de son fils cadet Norodom Sihamoni, ancien danseur classique et ambassadeur du Cambodge auprès de l’Unesco à Paris. Le Cambodge est aujourd’hui confronté à une série de choix douloureux. Son économie, qui dépend encore très largement de l’aide internationale (en 2001, un tiers du budget de l’État provenait de donateurs internationaux), souffre d’une corruption très importante (pays classé 162e sur 179 de l’Indice de perceptions de la corruption. Nombreux trafics (pierres précieuses, bois, filières de prostitution, drogues) en direction des pays voisins et un système judiciaire de qualité médiocre pénalisent le développement économique. D’autres problèmes hérités du désastre Khmer rouge obèrent aussi le développement du pays comme la question des terres (le cadastrage est encore loin d’être finalisé) ou l’éducation, le système éducatif ayant été complètement détruit par les Khmers rouges (enseignants assassinés, etc.). Actuellement, le secteur touristique et le textile (présence de grandes chaînes internationales de prêt-à-porter) sont les principaux pourvoyeurs de devises du pays. Le Cambodge est membre de l’ASEAN (Association of Southeast Asian Nations) Hommes politiques : Cheng Heng : Ancien directeur de prison devenu président de l’Assemblée nationale de Sihanouk, puis Premier Président de la République khmère • Fernandez Sosthène Secrétaire d’État à la Sécurité Nationale • Ieng Sary : Frère n°3 et ministre des Affaires étrangères du régime communiste khmer rouge. In Tam : dernier Président de l’Assemblée nationale du SRN et dignitaire du Régime de Sihanouk. C’est lui qui avait conduit en 1970 l’Assemblée nationale à voter la destitution de son Chef le prince Sihanouk, Chef d’État en titre • Khieu Samphan : Président du Kampuchea démocratique du régime communiste des Khmers rouges • Lon Nol : Maréchal et Président de la République khmère (1970-1975)• Lon Non : Chef de la police de la République khmère et frère de Lon Nol (Républicain)• Long Boret : Premier ministre de la République khmère• Nuon Chea : président de l’Assemblée nationale du Kampuchea démocratique, frère n°2 du régime communiste des Khmers rouges• Norodom Sihanouk• Penn Nouth : un des premiers ministres du régime de Sihanouk (Sangkum Reastr Niyum ou Communauté socialiste populaire, régime paternaliste et autoritaire mis en place par Norodom Sihanouk)• Pol Pot : (de son vrai nom Saloth Sar) premier responsable ou frère n°1 du régime communiste khmer rouge• Sisowath Monireth : Général et ministre des années 1950; oncle de Norodom Sihanouk• Son Ngoc Thanh : Khmer de Cochinchine dit Krom, il fut Premier ministre après la prise de pouvoir en 1945 par les Japonais en Indochine française. Son Sann : Khmer Krom. Conseiller économique et Premier ministre de Sihanouk, il fut le premier gouverneur de la Banque nationale du Cambodge. Devenu président du Parti démocrate bouddhiste en 1993, après avoir dirigé la lutte contre l’occupation vietnamienne et présidé le Front de libération national khmer du Cambodge• Son Sen : Khmer Krom, Chef de l’armée khmère rouge. Il a été assassiné avec toute sa famille par les hommes de main de Pol Pot• Ta Mok (dit le Boucher) : officier supérieur du régime communiste Khmer rouge, l’un des principaux responsables du génocide cambodgien entre 1975 et 1979, successeur de Pol Pot après la mise à l’écart du Frère N°1 en 1997, décédé en 2006. Hommes politiques actuels : Sen : fils de paysan, ancien milicien khmer rouge, il est Premier ministre depuis 1984 (PPC). Kem Sokha : ancien responsable de commissions et d’organisations de défense des droits de l’homme. A fondé en 2007 un nouveau parti politique nommé le Parti … des Droits de l’Homme. Norodom Ranariddh : un des fils de Norodom Sihanouk, ancien président du Parti royaliste FUNCINPEC, ancien Président de l’Assemblée nationale du Cambodge. Pen Sovan : Il fut le 1er Premier Ministre (1979-81) du régime communiste mis en place par la République Socialiste du Viêt Nam, après la victoire des Vietnamiens sur le régime de Pol Pot. A rejoint en 2007 le Parti des Droits de l’Homme de Kem Sokha. Sam Rainsy : fils de Sam Sary, un ancien dignitaire du Sangkum Reastr Niyum. Président du parti du même nom, principale force d’opposition. Sar Kheng : ministre de l’intérieur (PPC). Sok An : ministre du conseil des ministres (PPC). Tea Banh : général, Ministre de la défense. Communiste d’origine thaïe du PPC. Les partis représentés : PPC ou Prachéachon (Parti populaire cambodgien), (Chea Sim et Hun Sen). A obtenu 90 sièges aux élections législatives de 2008. PSR (Parti Sam Rainsy), (Sam Rainsy). A obtenu 26 sièges aux élections législatives de 2008. Parti des Droits de l’Homme, fondé en 2007 par Kem Sokha et qui a obtenu 3 sièges aux élections législatives de 2008. Funcinpec (Front uni national pour un Cambodge indépendant, neutre, pacifique et coopératif), (anciennement dirigé par le prince Norodom Ranariddh, démis de ses fonctions en 2006). A obtenu 2 sièges aux élections législatives de 2008• Parti Norodom Ranariddh, né d’une scission au sein du FUNCINPEC et dirigé par son ancien président. A obtenu 2 sièges aux élections législatives de 2008. Le Cambodge contemporain comprend 20 provinces et 4 municipalités : Voici la liste. Banteay Mean Chey• Battambang• Kampong Cham• Kampong Chhnang• Kampong Spoe• Kampong• Kampot• Kandal• Kaoh Kong• Kep• Kratie• Mondol Kiri• Otdar Mean Cheay• Pailin• Phnom Penh• Pothisat• Preah Vihear• Prey Veng• Rotanah Kiri• Siem Reap• Sihanoukville• Stoeng Treng• Svay Rieng• Takeo. Le Cambodge est entouré par la Thaïlande, le Laos et le Viêt Nam. Sa superficie est de 181035 km² et sa bordure maritime, longue de 443 km, donne sur le golfe de Thaïlande.Il possède trois grandes chaînes de montagnes: de l’Eléphant, des Cardamomes et du Dong. La capitale, Phnom Penh, est située sur le principal fleuve du pays, le Mékong, au niveau de son delta. Ce fleuve prend sa source au Tibet et traverse la moitié est du Cambodge avant de rejoindre le Viêt Nam où il se jette en mer de Chine. Le plus grand lac du pays est le Tonlé Sap formé par l’inondation d’une vaste plaine durant la saison des pluies (environ 300 km² lors de la saison sèche, et jusqu’à 10000 km² lors de la saison des hautes eaux). Le pays est situé en basse altitude soit au niveau du fleuve ou encore plus bas ce qui fait que la saison des pluies fait augmenter le niveau des lacs et du fleuve principal ; le Mékong. Les températures s’échelonnent entre 10 °C et 38 °C. Le Cambodge est sous l’influence d’un climat tropical à « saisons alternées ». Les pluies s’échelonnent de mai à novembre. La sécheresse, quant à elle, est presque absolue entre décembre et avril. Au niveau du secteur primaire, le Cambodge se spécialise principalement dans l’agriculture, la pêche, l’exploitation forestière et l’exploitation minière. Ce secteur est un des plus importants par rapport au PIB ; il emploie 70 % des habitants en lien avec l’agriculture et la pêche. Pour le secteur secondaire, le Cambodge se concentre surtout sur les activités visant une modification plus ou moins raffinée de leur matière première, par exemple l’industrie manufacturière et la construction. Ces activités, en relation avec le PIB, représentent 27,8 %. Par contre, l’industrie du textile est la plus importante dans ce secteur et indique 80 % de l’exportation totale du PIB. Quant au secteur tertiaire, il regroupe les services, ce qui comprend les assurances, les banques, la santé, l’éducation, les services publics, le tourisme. Les ressources naturelles du Cambodge sont le bois, les pierres précieuses, le minerai de fer, le manganèse et le phosphate, le potentiel hydroélectrique de la rivière Mékong, des quantités inconnues de pétrole, le gaz, et de la bauxite. Également, le Cambodge peut présentement compter sur l’aide étrangère pour le financer concernant certains besoins. Cependant le tourisme, connaît une véritable ascension. On peut diviser en trois les secteurs de revenu du Cambodge soit l’agriculture qui représente 33,5 % du PIB en 2009, est surtout basée sur la culture de riz, de caoutchouc, de maïs, de viande, de légumes, de produits laitiers, de sucre, et de farine. Puis il y a l’industrie qui évoque 21,7 % du PIB (2009). Les types d’industrie sont le traitement des vêtements et de chaussures de fabrication, la fabrication du riz, du tabac, de la pêche et produits de la pêche, le bois, le textile, le ciment, une certaine production de caoutchouc, du papier et des aliments. Ensuite, il y a les services (38,8 % du PIB, 2009) qui sont le tourisme, les télécommunications, le transport et la construction. Pour ce qui est de la répartition de la main-d’œuvre dans chacun de ces secteurs de revenu, 67,9 % pratique l’agriculture, 12,7 % travaille dans l’industrie tandis que 19,5 % travaille au niveau des services. Le Cambodge compte 14,2 millions d’habitants. Ethnie majoritaire : khmer (85,4 %). Groupes minoritaires: vietnamien (7,4 %), cham (3,5 %), chinois (3,2 %), kui (0,2 %), mnong (0,2 %), tampuan (0,2 %), laotien (0,2 %), jarai (0,1 %), kru’ng (0,1 %), malais (0,1 %), thaï (0,1 %), chong (0,1 %), etc. On estime qu’entre 1975 et 1979 la politique du régime des Khmers rouge aurait entraîné la disparition de près de 20 % de la population. L’espérance de vie : 61 ans Nombre d’enfants par femme : 3.37 en 2009. En 2005, 26% de la population était sous-alimentée. En 2003, il y avait 0.3 médecins pour 1000 habitants. 6% du PIB est investi dans la santé. Taux de mortalité des nourrissons : 97 pour 1000 naissances. Taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans : 141 sur 1000. Mortalité infantile due surtout aux maladies infectieuses et aux infections respiratoires. Taux d’alphabétisation des plus de 15 ans de 76,32% en 2007. Religion d’État depuis 1989, le bouddhisme compte 12,6 millions d’adeptes, soit 89 % de la population.
Nous sommes donc au second jour de notre programme, car avec le décalage horaire ça fait plus de 24 heures que nous avons quitté le sol français. Notre guide se prénomme Song, il nous explique la façon de saluer au Cambodge, toutes les salutations s’effectue en positionnant les mains différemment et placées à certaines parties du corps. Phnom signifie colline et Penh dame. Phnom Penh est à 1000 kilomètres de Vientiane capitale du Laos, et se situe à 180 kilomètres de la mer. Hanoï se trouve à 1700 kilomètres de la capitale du Cambodge, Nous passons devant le marché central de Phnom Penh, il est ouvert de 7 à 17 heures, 7 jours sur 7, il a été construit en 1937 par les français, il est d’architecture art déco, les magasins y sont loués par les commerçants. Nous roulons au centre ville de Phnom Penh, les 2 roues y sont rois, ils ne sont pas pétaradants, comme c’est souvent le cas en France. Nous passons devant l’hôtel où nous serons hébergés, il se trouve près de l’ambassade des Etats-Unis, Nous passons devant l’ambassade de France, nous circulons en direction du nord. Nous nous dirigeons vers le quai Sissou Vat où nous allons prendre le bateau. C’est le quartier animé de la ville, la ville de Phnom Penh est concentré dans un carré de 20 kilomètres de côté, la ville et ses environs compte près de 2 millions d’habitants. Les rues portent le nom d’anciens rois, de présidents de pays étrangers etc., elles sont numérotées. Les avenues sont bordées d’arbres à fleurs des flamboyants, des frangipaniers, des acacias fistounias, toute cette végétation décorent la zone urbaine. L’aéroport de Phnom Penh, se situe à 13 kilomètres à l’ouest de la ville. Le réseau ferroviaire au Cambodge est très désuet, il subsiste encore des anciennes machines à vapeur qui s’attèlent à tirer des wagons d’un autre âge, le réseau ferré est très mal organisé. Nous sommes au point zéro du Cambodge, c’est à cet endroit, tout comme notre dame de Paris, où partent toutes les distances du pays. Nous voici arrivés au port, il y a beaucoup de circulation où s’entremêlent voitures, motos et tuc tuc. Le quai à une longueur de 1200 mètres, il est arboré de kapokiers, des camionnettes possédant un plateau derrière font office de transport collectif, où s’entassent une trentaine de personnes. Le quai est le lieu de rencontre de la jeunesse de la ville, où ils viennent se défouler physiquement, le quai se prolonge jusqu’au palais royal. Les restaurants et les bars y sont légion, les salons de massage n’y manquent pas, les hôtels y sont également présents ainsi que les guets house (maison d’hôtes). Le soir et les fins de semaine le quai est envahi de motos et de voitures, au fond nous distinguons le port fluvial international. Il a été fondé en 1947 pour les bateaux moyens, qui remontaient le Mékong avec des marchandises provenant du Viet Nam. A partir de 1960, le trafic a été contrôlé par le Viet Nam, lors des grandes fêtes locales, comme la fête de l’eau au mois de novembre, le trafic était interrompu. Nous sommes en face du bâtiment qui renferme le conseil du développement du Cambodge, il est entouré de grilles, il a été construit en 1927, c’était la résidence du payeur français. Nous sommes dans le quartier historique de la ville, c’est là qu’est né Phnom Penh, en face nous apercevons une presqu’île, on y accède par un pont situé en amont du fleuve. Elle est constituée d’immeubles, on y trouve l’université privée, des restaurants, des hôtels et des bars s’y sont implantés. Pour accéder à la presqu’île, on emprunte soit le bateau pour traverser le Tonlé Sap ou le pont dit japonais, il se trouve juste en face de l’ambassade de France. Nous sommes juste en face d’un grand hôtel, la nuit le quai est parfaitement illuminé, notre hôtel se situe à 500 mètres du quai où nous flânons, nous embarquons sur le bateau qui va nous transporter au confluent du Mékong et du Tonlé Sap. Nous sommes installés à bord d’un bateau de croisière réservé à notre groupe, nous naviguons sur un bras du Mékong, appelé Tonlé Sap, Tonlé signifie le fleuve ou bien le lac et Sap eau douce, c’est donc le fleuve ou lac d’eau douce. Ce bras prend sa source au Mékong, qui est le dixième fleuve le plus long au monde. Quand le Mékong monte au mois de mai juin, il remplit le lac Tonlé Sap, le Tonlé Sap est divisé en 3 parties. La première partie est sous forme de fleuve, dont la longueur est de 125 kilomètres, il commence à Phnom Penh, il a une largeur qui diffère entre 900 mètres et 3 kilomètres, sa profondeur est de 2 à 9 mètres. A partir du kilomètre 126, il forme un petit lac qui s’étend sur 30 kilomètres au carré, ensuite on trouve le grand lac qui a une longueur de 75 kilomètres pour une largeur de 35 kilomètres, l’ensemble de ces 3 parties forme le Tonlé Sap. La superficie totale du Tonlé Sap est de 27000 kilomètres carrés, qui est entouré par 6 provinces cambodgiennes. Au premier octobre,le Tonlé Sap se verse dans le Mékong, C’est un phénomène unique au monde, le Tonlé Sap est très poissonneux, de nombreux pêcheurs en vivent jusqu’au mois de mars, où le Tonlé Sap a perdu de sa superficie qui n’atteint plus que 7000 kilomètres carrés. A partir du printemps le Tonlé Sap se déverse dans le Mékong, puis au mois de mai juin, c’est le Mékong qui remplit le lac, le courant s’inverse. Les cambodgiens fêtent la fête des eaux au mois de novembre, pour remercier le génie d’eau, l’eau c’est la vie, la moitié des cambodgiens vivent les pieds dans l’eau. Tout le centre du Cambodge est inondé pendant la saison des pluies. Cette année les précipitations ont été supérieures à la moyenne, elles ont fait 2247 victimes. En 2011, le mois de septembre et octobre ont connus de grandes crues provoquées par le Mékong. Le lac Tonlé Sap est très important pour l’économie du Cambodge, il a des profondeurs non exploité es qui renferment du pétrole. Les réserves d’eau bénéficient à l’inondation des arbustes, qui sont des lieux de reproduction pour les poissons. Pendant la saison basse on installe des fermes à crocodiles, des élevages de poissons, de crustacés, de tortues et de grenouilles. La culture du riz y est très importante, le lac irrigue les rizières, ce sont 2 millions d’habitants qui vivent autour du Tonlé Sap, l’activité de la pêche fait vivre une grande partie de la population. Nous arrivons au confluent des Mékong inférieur et supérieur, du Bassac et du Tonlé Sap, ce lieu s’appelle les 4 bras du Mékong. Nous apercevons au loin le palais royal, il est inondé par le soleil, Nous apercevons le reste du pont, qui s’est effondré lors de la fête des eaux de novembre 2010. Il ne subsiste plus que les 4 piliers et les câbles, cette catastrophe a causé la mort de 353 jeunes, ils ont été écrasés par la structure du pont et par la panique qui s’en est suivie. Nous apercevons des pêcheurs qui ont tendu leurs lignes depuis la berge, nous longeons le quartier des vietnamiens catholiques. Nous distinguons le casino, il est interdit aux cambodgiens d’y entrer, les cambodgiens sont très joueurs, le jeu est un de leurs péchés mignons, alors pour éviter des disputes et des conflits familiaux, une loi leur interdit l’accès au casino. Nous passons devant le Sofitel, il a été inauguré en 2010, nous naviguons sur le Mékong, il est le troisième fleuve par sa longueur en Asie du sud ouest, il prend sa source au Tibet, dans le plateau de l’Himalaya en Chine, il traverse la Chine, la Birmanie, la Thaïlande, le Laos, le Cambodge pendant 500 kilomètres, puis le Viet Nam par un delta avant de se jeter dans la mer de Chine. Le Mékong a une longueur de 4200 kilomètres de long, ils traversent 6 pays, sur ses rives sont implantés 40 millions d’habitants, il crée une grande activité économique. Les habitants des pays traversés sont bouddhistes, animistes, hindouistes, musulmans, catholiques et protestants. 3 millions de cambodgiens vivent au bord du Mékong, la plupart sont agriculteurs ou pêcheurs, la profondeur du Mékong varie entre 2 et 25 mètres, il n’est pas navigable sur toute sa longueur, il y a les 165 kilomètres de delta au Viet Nam, les chutes au Laos, et à partir du mois de janvier le niveau du Mékong est très bas. Nous croisons un bateau dragueur, il drague le fond du Mékong pour en retirer du sable, il est 18 heures, la nuit commence à tomber, les bateaux sont illuminés, sur le quai les terrasses des restaurants et des bars scintillent d’une multitude de lampes colorées. Nous retrouvons la terre ferme, nous rejoignons notre bus, nous regagnons notre hôtel pour nous y installer, nous dînons, puis nous allons prendre un repos bien mérité.

Jour 3 : DE bon matin, nous sommes en partance pour la pagode Wat Phom, haut lieu de culte des Phom Phénois avec ses senteurs d’encens. Nous devons gravir la colline sacrée de Phnom Penh, nous traversons un parc, puis nous grimpons des escaliers, des commerçants vendent des offrandes (fleurs de lotus, des bananes etc.) à remettre à la pagode, des petits oiseaux vivants sont également proposés, lesquels sont relâchés afin qu’un vœu soit exaucé. Les offrandes sont offertes par les pratiquants, ils viennent prier et faire des offrandes à la grand-mère Penh, même les étudiants viennent se recueillir avant de passer leur examen. Un ancien monastère se trouvait en face de la pagode, il était en bois, l’humidité a eu raison de sa longévité, il a été remplacé par un monastère plus moderne en ciment et plus résistant. Il a le toit en tuiles brillantes, la façade est décorée du Garuda. Voici une petite présentation :
Le Wat Phnom (khmer : « colline du temple »), de son vrai nom Wat Phnom Daun Penh est une des plus anciennes pagodes bouddhistes de Phnom Penh, au Cambodge, bien que le bâtiment actuel ne date que de 1926. Selon la légende, le Wat Phnom aurait été construit en 1373 pour abriter des statues du Bouddha sur un tertre boisé de 27 m de haut. C’est Daun Penh (« Grand-mère Penh « ), une riche veuve, qui aurait découvert quatre statues du Bouddha en bronze et une en pierre dans un tronc d’arbre échoué sur les berges du Mékong. La statue en pierre est décrite comme une divinité debout, tenant un bâton et une conque, les cheveux relevés en chignon (ce qui ressemblerait plus à une image de Vishnou). Cette statue a été nommée Neak Ta Preah Cau. Après avoir découvert les statues et les avoir placées sous un auvent provisoire, Daun Penh aurait élevé la colline à côté de sa maison et fait construire le sanctuaire abritant les statues, utilisant le bois du tronc qui avait descendu le Mékong pour la charpente. Un monastère fut ensuite installé à l’ouest de la colline. Le temple a donné son nom à la ville de Phnom Penh. Sur le côté est de la colline, un grand escalier encadré par deux nâgas mène à l’entrée principale du wat. Le bâtiment actuel date de 1926, il renferme de nombreuses statues du Bouddha, ainsi que des peintures murales. Autour du sanctuaire majeur se trouvent de nombreux autels plus petits, dont un consacré à madame Penh, représentée par une statue polychrome moderne. La colline comprend aussi un petit sanctuaire bouddhiste chinois. A l’ouest du vihara, le sanctuaire principal, se trouve aussi un stūpa renfermant les cendres du roi Ponhea Yat, premier roi du Cambodge à choisir Phnom Penh pour capitale en 1431. Le Wat Phnom est un lieu de promenade très fréquenté la journée, tout en restant ouvert la nuit. De nombreux petits commerçants ambulants se trouvent en bas de la colline. Sur la colline elle-même, des vendeurs d’oiseaux permettent de libérer un volatile et de faire un voeu. Le Wat Phnom est aussi célèbre pour la nombreuse population de singes à y avoir élu domicile. D’autre part, le seul éléphant de Phnom Penh travaille au pied du Wat Phnom, promenant les touristes sur son dos pour un tour de la colline.
L’entrée du temple est gardée par des lions, des serpents et Garuda. A l’intérieur on découvre une multitude de bouddhas, dont un grand et les 4 bouddhas de la grand-mère Penh. La prière est rythmée par la musique traditionnelle, Au pied de la colline, les français avait élu domicile est créé leur quartier de résidence. Les pratiquants sont nombreux à prier, ils présentent leurs offrandes et allument leur bâton d’encens. La fleur de lotus symbolise la pureté, nous nous déchaussons pour pénétrer à l’intérieur du temple. Après s’être imprégner du lieu, nous déambulons dans le parc qui entoure le temple, on y rencontre des bougainvilliers, des amandiers, des palmiers, une horloge est installée au sol sur le gazon. Depuis le parc, le temple a des formes arrondies, nous croisons l’éléphant qui propose ses services pour faire le tour de la colline, il a 52 ans et se nomme Zanbo.
Noud retournons à pied à notre hôtel, où nous attend notre bus, nous allons à l’institut de massage dont les masseurs sont aveugles. L’institut se trouve en face de la poste de Phnom Penh, c’est dans un ancien édifice colonial français, à proximité on aperçoit l’ancien hôtel Manoli. C’est ici qu’André Malraux a été mis en résidence surveillée, dans les années 1920, il était accusé d’avoir dérobé des statuettes dans la région d’Angkor. La moitié du groupe descend du bus, afin de bénéficier d’un massage à l’association d’entraide aux malvoyants, elle possède une excellente notoriété et propose un agréable massage shiatsu. Les premiers masseurs Cambodgiens ont été formés par des professeurs japonais. La technique s’est ensuite transmise. Le masseur (homme ou femme malvoyant) nous recouvre le corps, évitant ainsi tout contact avec la peau. Après cette heure de massage incluse au programme, nous ressortons légers, zen et détendus ! Une expérience à ne pas manquer. Après une heure de bien être du corps, nous reprenons le bus pour aller nous laver l’esprit. Nous arrivons à la pagode où vivent 300 bonzes, ils vivent de dons. Nous remettons l’enveloppe préparée comme offrande au bonze, ils nous accueille dans la sale de prière, il récite des prières, puis il nous attache un lien rouge au poignet droit pour les hommes et au poignet gauche pour les femmes, ensuite il nous bénit avec un mélange d’encens et de fleurs de lotus. Après la cérémonie, nous sortons dans la cour, il nous faut nous dévêtir, nous devons enfiler le saron, sorte de tube que nous glissons de la tête aux pieds, et que nous serrons à la taille avec un cordon en tissu. Revêtus de notre tenue orange, nous attendons la bénédiction, elle consiste à une déferlante d’eau qui nous est projeté sur le corps avec un seau d’eau. C’est trempé jusqu’aux os que nous renfilons nos vêtements. Nous reprenons le bus, nous nous rendons au bord du Mékong, nous nous installons à la terrasse d’un restaurant pour y déjeuner, il s’appelle le Titanic, il a la forme d’un bateau.
L’après-midi, nous commençons par la visite du musée national du Cambodge, le bâtiment a une longueur de 100 mètres, une largeur de 85 mètres et s’élèvent à 45 mètres. En voici une présentation :
Le Musée National de Phnom Penh et sa magnifique esplanade, construit par les Français à partir de 1917, occupe un vaste bâtiment de couleur ocre, situé près du Palais Royal de Phnom Penh entre les rue 184 et 178. C’est un endroit à visiter absolument en passant par Phnom Penh, au Cambodge. Officiellement inauguré en 1918, il est nommé en 1920 « Musée Albert Sarraut », en l’honneur du gouverneur général de l’Indochine sous l’autorité duquel il est placé, après être baptisé « Musée du Cambodge »Il expose les chefs-d’oeuvre de l’art et de l’artisanat khmers en quatre galeries ouvrant sur un patio très agréable. Dans la première, les pièces en bronze de la période préhistorique, dans la deuxième et troisième se trouvent les pièces en grès des périodes préangkorienne ( IV et IXe siècles) et angkorienne (Xème et XIVe siècles) et dans la quatrième les pièces en bois et en bronze de la période post-angkorienne (après le XIVe siècle). Régulièrement des expositions sont proposées au public. Récemment, il y eut une exposition sur les bouddha et les ganesha.
Nous voici arrivés au musée national du Cambodge, nous parcourons la vaste esplanade située devant le musée, le jardin est très bien entretenu, il est arboré de nombreuses essences d’arbres, dont de magnifiques palmiers et de superbes bougainvilliers. Arrivés dans le musée, c’est la statue de Garuda qui nous accueille, la guide du musée nous prend en main, elle nous commente les différentes salle, tout se réfère à la religion ou philosophie bouddhiste dont voici les 3 piliers :
Brahmâ (devanāgari est le dieu créateur-démiurge de l’hindouisme, le premier membre de la Trimūrti, la trinité des divinités hindoues majeures. Elles sont toutes écloses d’un œuf. Les autres membres sont Vishnou et Shiva. Sarasvatī est sa shakti, son énergie, son épouse. Sa monture vāhana est un hamsa, une oie ou un cygne. Sa couleur est le rouge. Il n’est pas mentionné dans les Veda (pas comme Brahmā, mais comme Prajāpati), ni dans les Brāhmana, mais il est cependant très présent dans le Mahābhārata, le Rāmāyana et les Purāna. Brahmā intervient seulement de façon occasionnelle dans les affaires des dieux, et encore plus rarement dans celles des mortels. Il est considéré comme le père de Dharma et Atri. Brahmā vit à Brahmapura, une cité située sur le mont Méru. Sa vie dure 36000 de ses jours (cent de ses années), chacun d’eux valant environ 8,64 milliards d’années des mortels (voir Mesure védique du temps). Brahmā est un agent du Brahman, le « Soi Suprême » de l’hindouisme. Ce dieu est un deus otiosus : bien qu’étant le Créateur de toutes les créatures vivantes, il n’y a qu’un seul temple lui étant totalement dédié, à Pushkar au Rajasthan.
Vishnou ou Vichnou (en sanskrit, en tamoul,), également appelé Hari, est le deuxième dieu de la trimourti (également appelée la « trinité hindoue »), avec Brahma et Shiva. La trimourti incarne le cycle de manifestation, conservation et dissolution de l’univers dont Brahma est le créateur, Vishnou le protecteur et Shiva le destructeur. Vishnou est généralement représenté assis ou se reposant sur un lotus. Sa parèdre est Lakshmi, la déesse de la richesse et de la bonne fortune, sa monture Garuda, l’aigle.
शिव Śiva) transcrit parfois par Siva ou Çiva, « le bon, le gentil, qui porte bonheur » est un dieu hindou, un des membres de la Trimoûrti avec Brahmā et Vishnou.
Nous commençons la visite, en circulant dans une salle où des statues en pierre et en bronze représentent des personnages, hommes et femmes, ils sont coiffées et habillés de costumes traditionnelles ciselés dans la pierre ou le bronze. Nous découvrons les personnages de la trinité indoue Brahma, Vishnou et Shiva, ils sont représentés avec leurs femmes ou leurs montures. Vishnou a plusieurs têtes et bras, il représente la vie, il doit être vigilant à tout ce qui se passe autour de lui sur la terre. L’art khmer reste influencé par l’art indien, beaucoup de voyageurs indiens ont séjourné au Cambodge, et un des rois indiens a épousé une reine cambodgienne. Les chapeaux et coiffures sont cylindriques, ça rappelle l’art égyptien, qui à quant à lui influencé l’art indien. Les statues cambodgiennes ont le menton large, les lèvres épaisses mais jolies, le nez épaté, le visage rond et allongé. Elles ont la taille fine, elles se tiennent bien droite, souples et naturelles. Nous passons devant une divinité, elle porte une robe longue dite en portefeuille, c’est un grand tissu que l’on s’entoure sur le corps, on l’attache au niveau du nombril et on la lie entre les jambes au niveau des genoux. Les habits traditionnels étaient confectionnés en soie, nous sommes invité à toucher les statues et leur habillement. Le dieu créateur Brahma a toujours 4 bras et 4 têtes, Vishnou le dieu conservateur est souvent représenté avec 8 bras, quant à Shiva le destructeur du monde est représenté en position de méditation. Les 3 réunis représente la vie sur terre, la naissance, la vie et la mort. Nous passons dans la seconde salle, les statues ont le visage moins arrondi,il est plus carré, c’est la période angkorienne qui débute au Xe siècle. Une statue représente Vishnou, le conservateur du monde. D’une main il tient une conque qui représente l’eau,à un bras on distingue un bâton en forme d’éventail qui représente l’air, sur l’autre bras on aperçoit une forme ronde, c’est un globe qui représente la terre, il porte aussi un grand disque qui a une forme de soleil qui représente le feu. Vishnou, le dieu conservateur du monde, il a pour fonction de représenter les 4 éléments essentiels à la vie l’eau, la terre, l’air et le feu. Nous pénétrons dans une salle où sont exposés des métiers à tisser et des costumes traditionnelles, puis nous accédons dans une autre salle où sont installées des poteries. Nous sommes devant une urne funéraire dorée, c’est dans cette urne que l’on installe le roi avant sa crémation. Le roi décédé est embaumé, on le maquille, on l’habille de ses plus beaux vêtements, on le pare de tous ses bijoux, puis on le met à l’intérieur de l’urne en position de foetus. Il repose ainsi dans cette urne pendant 3 mois, on le sort de son urne dorée pour la crémation de son corps. Les cendres du roi sont pour une part jeter dans le Mékong pour porter bonheur, l’autre part est mise dans une urne en or qui sera installée dans le grand stupa au palais royal. L’urne dorée est toujours exposée au musée national, elle n’est sorti que lors du décès du roi. Sa dernière sortie remonte à 1960, année de la mort du père du roi Norodom Sihanouk. Nous terminons la visite par une salle dont le thème est le mobilier, nous pouvons admirer une superbe chaire à prêcher. Après une bonne heure de visite, nous reprenons notre bus pour rejoindre le palais royal. Le Cambodge a une monarchie constitutionnelle, le roi n’est que représentant du pays, il ne règne pas, il est élu par le conseil du trône lors de l’abdication, la retraite ou le décès du roi en place. Le conseil du trône est composé de 9 membres dont le premier ministre, le président du sénat, le président de l’assemblée nationale, les 2 vices présidents du sénat et de l’assemblée national et les 2 patriarches bouddhistes. Le nouveau roi doit être au moins âgé de 30 ans, il devra avoir du sang royal, il ne devra pas être politicien, actuellement c’est la dynastie Norodom qui est au pouvoir. Le roi actuel est Norodom Sihamoni, ancien danseur classique et ambassadeur du Cambodge auprès de l’Unesco à Paris. Il est devenu roi en 2004,après la seconde abdication de son père, c’est le fils cadet de Norodom Sihanouk, il est célibataire, il vit au palais royal. Nous voici arrivés au palais royal, dont voici une présentation :
Il y eut deux « palais royal ». Le premier était situé à Oudong et construit en 1434 sous le règne du roi Ponhea Yat (1405-1467). Le second, celui qui nous intéresse fut construit en 1866 par le roi Norodom au bord du Tonle Chatomouk de Phnom Penh et s’appelait alors Preah Borane Reach Vang Chatomuk Mongkut. Son inauguration officielle eut lieu le 14 février 1870. Les bâtiments dont la structure est inspirée par la sculpture khmère, sont orientés à l’est, selon les règles sacrées de la construction. L’extérieur est peint en jaune royal. Ces travaux furent réalisés par des architectes français et khmers. Au début du XX.me siècle il abritait la troupe de danse royale et les éléphants royaux. L’ensemble est composée de plusieurs bâtiments dont la Salle du Trône et un pavillon pour les représentations artistiques. L’enceinte principale du Palais est fermée au public, excepté lors d’occasions particulières telle que l’anniversaire du Roi. Considéré comme le site touristique principal de la ville, sur une surface d’environ 16 hectares, il offre aux visiteurs de grands jardins où sont construits différents palais et pagodes, qu’on ne se lasse pas de contempler. Protégé et entouré derrière un haut mur, construit en 1866 sous le règne de Norodom, également peint en jaune royal, on y aperçoit les toits du château Khemmarine, le pavillon Chan Chhaya, Preah Keo Morakat, Tévia Vinichhay, …Parmi les plus visités la Pagode Royale ou Pagode du Bouddha d’Emeraude (wat preah Keo, plus connu sous le nom de Pagode d’Argent), est le sanctuaire des cendres royales. Depuis 1962 y scintillent 5329 carreaux d’argent de 1,125 k chacun. La pagode fut édifiée par le Roi Norodom de 1892 à 1902. On voit, dans la cour, sa statue équestre ou il est représenté habillé en général français. Il pourrait s’agir de la statue équestre de Napoléon III, dont la tête aurait été remplacée par celle du Roi Norodom. L’intérieur du temple propose aux visiteurs environ 1600 pièces à découvrir, des objets de culte, des bouddhas, des statues avec des incrustations de diamants, de rubis. Des éléments en or, en bronze, en argent, des pierres précieuses et toutes sortes d’objets évoquant un passé riche et glorieux. Il faut compter une bonne heure pour profiter pleinement des vitrines. Parmi les pièces les plus remarquables, un petit Bouddha d’émeraude du XVII.me siècle en cristal de Baccarat est placé au centre, avec en face de lui un Bouddha en or de 90 kg, représentant les bijoux du Roi qu’il a fait fondre, incrusté de 9584 diamants. Ce Bouddha date de1906, et a été réalisé d’après les mensurations exactes du Roi Norodom..On y découvre un grand nombre d’autres Bouddhas, plus petits. Si vous regardez bien, vous en verrez un recouvert de 1000 diamants ! Tout autour, des vitrines exposent tous les présents offerts au Roi Norodom, à la famille royale et aux autres dignitaires. Il faut prendre le temps de parcourir, à l’intérieur du cloître, les murs de la galerie extérieure qui comportent des fresques peintes entre 1903 et 1904 racontant les épisodes de la version khmère du Ramayana, appelé Reamker. La partie la plus basse a souffert de l’humidité et semblle difficile à restaurer. L’enceinte du Palais abrite également le Wat Phnom Mondap, dans son écrin de végétation tropicale, qui contient l’empreinte du pied de Bouddha. Le pavillon en fer, à l’aspect étonnant, fut offert par l’Impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III au Roi Norodom 1er, à l’occasion de l’inauguration du Canal de Suez qui faisait gagner aux transporteurs maritimes de l’époque plusieurs longues semaines de contournement de l’Afrique. Il constitue un étonnement lors de la visite du palais de par son architecture « à la française » si caractéristique des années « Eiffel ». Il était souvent utilisé pour des cérémonies importantes et des évènements. De nos jours, il ne se visite plus, en raison de travaux de restauration en cours (janvier 2005). Après avoir quitté la cour ou se tient ce petit pavillon, passez en flanant le long des « écuries » des éléphants qui étaient il y a moins de cent ans au service du Roi. Vous découvrirez ensuite une galerie consacrée aux tenues d’apparats, aux montures et divers objets nécessaires au harnachement de ces animaux (bâts,nacelles, palanquins). Une maison typique khmère se visite, tout près, avec le décor du quoditien d’un cambodgien vivant à la campagne, tel qu’on peut encore le découvrir aujourd’hui.
Nous pénétrons dans la cour et l’enceinte du palais royal, où la végétation est dense, elle s’harmonise très bien avec les différents toits qui chapeautent les bâtiments. Nous sommes devant la salle du trône, nous apercevons le mur d’enceinte de la résidence royale. 5 portes permettent d’accéder au palais royal, le public emprunte la porte sud, les autres sont réservées au roi et aux dignitaires du régime, d’autres aux bonzes et aux chamans, la porte ouest était réservée à la peine de mort qui a été abolie au Cambodge. La salle du trône a été construite en 1912, elle a 30 mètres de large, 60 mètres de profondeur et 59 mètres de haut, les toits sont en tuiles, en faïence de couleur jaune qui symbolise le bouddhisme, quant au blanc que l’on perçoit en bas symbolise l’hindouiste. L’entrée de la salle est entourée de balustres en forme de serpent, des lions montent la garde aux pieds des piliers qui sont décorés de garudas. Sur la tour principale, on distingue 4 visages de bouddhas qui sont orientées vers les 4 points cardinaux. La salle du trône sert à 5 fonctions, dont le jour du couronnement, où le roi couronné dort dans une chambre située à gauche, il est séparé de la reine qui dort dans une chambre située à droite. Nous sommes à l’intérieur de la salle de couronnement, de nombreuses sculptures décorent les murs et les piliers, le sol est recouvert d’un tapis d’un seul morceau, il est jaune, il est en coton, c’est un don de la Belgique. Un parasol à 9 étages est ouvert le jour du couronnement, il est cousu de fil d’or, il surplombe le trône où est couronné le roi, qui y monte une seul fois dans sa vie, lors de la cérémonie du couronnement. La cérémonie du couronnement dure une semaine, une petite salle à manger sert à restaurer le roi et la reine. Une autre salle renferme les cercueils royaux,en face de cette salle se trouve le trône rituel, qui contient 6 bustes des anciens rois régnants. On aperçoit un fauteuil doré, c’est le trône de réception, c’est dans ce fauteuil que le roi donne audience. Chaque année les ambassadeurs viennent présenter les lettres de créance au roi, tous les 5 ans, les nouveaux députés viennent à la salle du trône prêter serment devant le roi. La salle du trône est investie aussi pour l’anniversaire du roi, et pour l’anniversaire de son couronnement. 2 statues de roi ornent la salle du trône, celle du roi qui a régné jusqu’en 1927, et celle de celui qui a régné de 1927 à 1941. Nous ressortons de la salle du trône, nous descendons l’escalier en marbre qui permet d’accéder à la salle du trône, nous sommes entourés de pelouse taillée au rasoir. A proximité de la salle du trône est implanté la salle de restaurant, c’est l’endroit où l’on sert les banquets lors des cérémonies à la salle du trône, rappelons qu’elles sont au nombre de 5. Nous sommes devant le pavillon qui renferme tous les costumes et les bijoux de la royauté. Nous ne pouvons pas accéder au premier étage, car tous les objets sont en or, diamant et pierres précieuses, ils sont d’une valeur inestimable. Nous pourrons les découvrir sur des photos au rez-de-chaussée du pavillon. Dans le pavillon ouvert au public, nous pouvons voir costumes portés par les fonctionnaires qui respectent chaque jour de la semaine. Ce sont des costumes traditionnelles en soie, ils s’appellent sampot, c’est un tissu très long, il mesure 2 mètres de long pour 1 mètre de large. Les hommes et les femmes se le roulent autour de la taille, on l’attache derrière avec une ceinture. Les sampots ont 7 couleurs différentes, suivant le jour de la cérémonie une couleur est adossée à chaque jour de la semaine. Le lundi, c’est la couleur de la lune, ce sera le orange. Le mardi, c’est la couleur de mars, ce sera le violet. Le mercredi, c’est la couleur de mercure, ce sera gris vert. Le jeudi, c’est la couleur de Jupiter, ce sera vert foncé. Le vendredi, c’est la couleur de vénus, ce sera le bleu. Le samedi, c’est la couleur de saturne, ce sera le pourpre. Enfin le dimanche, c’est la couleur du soleil, ce sera rouge. Ces 7 couleurs sont portées par les fonctionnaires, lors des cérémonies au palais royal. Dans le pavillon nous pouvons découvrir tous les objets nécessaires au couronnement, on y aperçoit de très belles céramiques du 7.me siècle. On y découvre également le nécessaire pour le mariage, le nécessaire pour chiquer le bétel. On y expose aussi les petits cadeaux offerts par le roi au peuple, comme des petites boîtes en argent. Après nous avoir décrit tout ce que renferme le pavillon, nous y accédons, il y a foule, c’est très difficile de s’approcher des vitrines et des mannequins qui portent le sampot. Ensuite nous découvrons le pavillon offert par l’impératrice Eugénie en 1876, il est en structure métallique, c’est une petite tour Eiffel, qui a 8 mètres de large pour 8 mètres de profondeur et culmine à 10 mètres de haut. Le Pavillon a 2 étages, il a été usiné en France et assemblé au Cambodge. Il est très abîmé, il est en restauration, il est recouvert d’échafaudages, la restauration est financée par l’ambassade de France. A l’intérieur il renferme des tableaux et des souvenirs représentants de Napoléon III et le roi Noradom, c’est le symbole des 2 dynasties qui commencent toutes deux par la lettre N. Derrière le bâtiment offert par Eugénie, on distingue un grand bâtiment, de 40 mètres au carré, c’est le ministère du palais royal, il a été construit dans les années 1950. 180 fonctionnaires royaux y travaillent, le bâtiment est de style khmer. Pour terminer la visite du palais royal, nous nous dirigeons vers la Pagode Royale ou Pagode du Bouddha d’Emeraude (wat preah Keo, plus connu sous le nom de Pagode d’Argent). A présentation de la pagode d’argent a été faite ci-dessus, L lors de la présentation du palais royal, alors il faut s’y reporter. Dans le jardin attenant à la pagode d’argent, on peut découvrir des maquettes qui représentent la pagode d’argent et d’autres pagodes de Phnom Penh. Après la visite du palais royal, nous avons repris le bus, nous sommes allés dans une boutique au centre de Phnom Penh pour faire des emplettes, puis nous sommes rentrés à notre hôtel. Nous profitons d’une heure libre pour nous détendre et nous rafraîchir sous la douche, ensuite nous reprenons le bus pour aller dîner dans un restaurant typique. Ile se trouve dans la banlieue de Phnom Penh, il est géré par une association, dont le rôle est de former des jeunes de quartiers défavorisés aux métiers de la restauration et de l’hôtellerie ainsi qu’à des métiers artisanaux. Au cours du trajet, notre guide Song, nous parle de la vie quotidienne au Cambodge. Les fonctionnaires sont mal payés, par contre les hauts fonctionnaires se servent de leur fonction pour ouvrir des établissements privés, comme des cliniques pour les médecins hospitaliers, des services de sécurité pour des commissaires de police etc. Les instituteurs ne dérogent pas à la règle, ils obligent même les élèves à suivre des cours particuliers dispensés par eux même. Nous arrivons au restaurant, son nom est Lotus Blanc, il est géré par l’association sourire d’enfant, elle a été créée par un couple français. Le repas terminé, nous avons repris notre bus pour rejoindre l’hôtel.

Jour 4 : Nous quittons Phnom Penh, nous mettons le cap sur le nord, nous prenons la route de Siem Reap qui est située à 314 kilomètres de Phnom penh. Par la route, le voyage dure 6 heures, nous partons donc de bonne heure, à 7 heures 30 nous démarrons. Nous passons devant l’école française de Phnom Penh, nous apercevons un ancien édifice colonial français, il est transformé en hôtel, c’est ici que les journalistes français séjournaient lors de la guerre au Viet Nam. Nous découvrons l’ancien évêché de Phnom Penh, aujourd’hui il est occupé par la mairie. Les rues sont investies par la circulation des 2 et 4 roues, Nous longeons l’ambassade de France où des milliers de cambodgiens s’y sont réfugiés en 1975. Nous dépassons l’institut pasteur et l’hôpital, nous contournons le stade de football. C’est ici, en 1966 que Charles de Gaulle a fait un grand discours, pour féliciter le développement du Cambodge et la propagande contre les états unis. Nous passons un pont qui traverse le Mékong, il avait été détruit pendant la guerre civile en 1975, il a été reconstruit grâce à l’aide financière des japonais. Nous distinguons une église catholique française, aujourd’hui elle est le lieu de vie de missionnaires. Pour aller à Soem Reap, il faut traverser la province de Kancal, elle touche Phnom Penh, elle compte 1200000 habitants, la population est formée d’agriculteurs et des employés et des ouvriers qui viennent travailler à la capitale. Les motocyclistes n’ont pas de casque, le chemin de fer au Cambodge se résume à 800 kilomètres de voies ferrées, on circule En TGV (train à grandes vibrations. Nous croisons et dépassons des transports collectifs, ce sont de grandes remorques tirées par des motos de 150 ou 250 centimètres cubes, dans lesquelles s’entassent une trentaine de personnes sur des bancs en bois. Nous passons un quartier musulman, les enfants vont à l’école coranique, les musulmans font partie de l’ethnie cham, les jeunes femmes portent moins le voile, car elles vont travailler. Nous arrivons sur un rond point, où des vaches paissent paisiblement sans se soucier de la circulation. Nous passons le pont à péage,il a été construit par une compagnie privée, il est ouvert depuis l’an dernier, le pont s’appelle Peaekphnooe. Nous traversons le pont, en-dessous au bord du Mékong, il y a des maisons sur pilotis. Nous passons devant des entrepôts de matériaux de bois pour la construction, Le Cambodge exporte beaucoup de riz en Asie et en Europe. La culture du riz se fait de manière traditionnelle, les animaux sont utilisés pour tirer les charrues et les charrettes. Le Cambodge compte 120000 hectares de plantations d’hévéas, la plus grande société Chup exploite près de 50000 hectares. Ces plantations résultent de l’ancienne plantation Michelin, qui avait planté dès 1921 une grande surface en hévéas, 7 ans plus tard, Michelin crée sa première usine de fabrication de latex au Cambodge. Michelin s’est retiré du Cambodge pendant la seconde guerre mondiale, les cambodgiens n’ont pas su exploiter l’hévéa, il a fallu attendre 1992, pour que des investisseurs étrangers relancent la production dans les plantations. Nous traversons un village, une maison est en construction, des maçons s’activent à préparer une gâchée de ciment à la pelle. A droite nous longeons le Mékong, les champs sont truffés de ponts, ils sont numérotés, ils enjambent de petits canaux naturels ou artificiels, ces derniers ont été creusés par les français. Ils évitaient les crues du Mékong, et permettaient de récupérer les alluvions pendant la crue, la route a été refaite par les français, c’est l’ancienne piste qui relie Phnom Penh à Siem Reap. A notre droite nous apercevons d’immenses étendues d’arbres fruitiers, il y a des cocotiers, des manguiers, des orangers, des papayers, des bananiers, des jacquiers, des jujubiers etc. Nous passons devant une pagode, avec son cimetière, ses stupas et son four à crémation. Nous sommes dans une région, où il y a beaucoup de briqueteries et de poteries. Beaucoup d’enfants sont employés dans les briqueteries, ils ne vont pas à l’école. Normalement l’école est obligatoire de 6 à 15 ans, 30% des enfants du centre du Cambodge ne sont pas scolarisés à cause de la pauvreté. Le Cambodge recense beaucoup d’orphelinats, nous sommes entourés de bananeraies. La période scolaire s’étale du mois de septembre au mois de juin, les périodes des vacances se situent en avril pendant 15 jours, car il fait très chaud, et les 2 mois de Mousson que sont les mois de juillet et d’août. Les enfants vont à l’école soit le matin ou l’après-midi, car il y a peu d’instituteurs. Nous roulons entre des maisons sur pilotis, les maisons ne sont pas très bien entretenues. Le riz à maturité atteint entre 50 et 70 centimètres de haut, les femmes et les hommes coupent le riz avec des faucilles, on ramène le tout à la maison, puis on le bat, pour séparer le riz de la paille. Le riz est alors séché pendant une semaine, ensuite on les stocke dans des sacs à riz. On garde la quantité suffisante pour la consommation annuelle, que l’on entrepose dans le grenier à riz. Le reste, le surplus est vendu aux intermédiaires ou à la coopérative locale. Le rendement de riz est de 2,5 tonnes à l’hectare, nous sommes entourés de cocotiers. Les rizières sont entourées de canaux artificiels, ils servent à irriguer le riz. Sur des étendues d’eau, nous apercevons des lotus, les fleurs servent pour les offrandes à bouddha, aux dieux ou pour la décoration dans les restaurants ou les hôtels. On peut faire du potage de lotus avec les tiges qui sont comestibles, quant aux feuilles de lotus, on s’en sert pour emballer les légumes. Il y a beaucoup d’élevages de canards, on en retire les œufs couvés, la cuisine khmère utilise beaucoup d’œufs de canards et de poules. Certaines fermes de la région élèvent des petits canards, qu’ils envoient en chine, pour en faire à maturité des canards laqués. L’œuf couvé, c’est un œuf qui contient un poussin, juste avant qu’il ne picore la coquille pour sortir, on le fait bouillir, on le recouvre de chaux pendant un certain temps, tout l’ensemble devient de couleur noire. Ensuite on le découpe en petits morceaux, que l’on trempe dans une sauce au citron, il paraît que c’est succulent. Nous doublons une camionnette, derrière laquelle dans un panier en osier se trouve 4 petits cochons vivants. Dans un village, nous passons devant la gendarmerie royale, les commerçants attendent le client potentiel allongé dans un hamac. Les digues qui délimitent les rizières sont plantées de palmiers à sucre, ils servent à consolider les digues et on en tire un sucre liquide. Les feuilles des palmiers à sucre sont coupées puis pressées. Une fois pressée on fabrique bon nombre d’objets comme des boîtes à bijoux, des chapeaux et des casquettes. On peut exploiter le jus de palme du mois de novembre au mois d’avril, un palmier donne 15 kilogrammes de sucre par an. Le vin de palme est consommé au Cambodge, il résulte de la fermentation du sucre de palme. Nous traversons un village, une foule se presse sur le marché local, des calèches sont remplies d’étagères en rotin. Une maison est en réfection, on utilise une pelle mécanique, nous apercevons des arbres à noix de cajou. Après 2 heures de route, nous arrivons au village de Skum, où nous allons faire une petite halte sur le marché local. Skum est un village célèbre pour ses araignées et leur préparation culinaire. Les plus audacieux peuvent les toucher vivantes et les goûter cuisinées. Après une petite déambulation sur le marché où nous avons fait connaissance avec les produits locaux comme les fruits ananas, bananes, jacquiers, pamplemousses, oranges, fruits du dragon, noix de coco etc. Nous avons découvert les bananes séchées, les petits oiseaux grillés, sans oublier les araignées cuisinées que nous avons goûtées. Après un bon bol d’air sous un soleil radieux, nous reprenons la route. Song notre guide, nous fait déguster un gâteau de riz gluant, il est enveloppé dans une feuille de palme. Le jacquier est le fruit le plus lourd au monde, il peut atteindre une quinzaine de kilos. On aperçoit une charrette traditionnelle kmère, elle est en bois, elle possède 2 roues en bois cerclées de fer, elle est tirée par deux animaux de trait. Devant certaines maisons, du riz sèche sur des nattes, nous distinguons des nénuphars dans un plan d’eau. Les vaches de trait sont à proximité des maisons, elles sont de petites tailles, on les élève pour les veaux et pour bête de trait. On utilise aussi le zébu comme bête de travail, du zébu, on en fait de la saucisse et de la viande séchée. Les animaux au Cambodge sont très maigres, ils ne mangent pas à volonté, pendant la période des pluies, ils ne sont pas assez nourris. Au Cambodge, il n’y a pas de vaches laitières, le lait est donc importé, on boit surtout du lait concentré Nestlé. Dans un champ, nous découvrons des chevaux de petites tailles, on élève des chèvres et des moutons pour la viande. On élève aussi pour s’alimenter des cochons, des lapins, des serpents, des canards, des poules, des poussins, des coqs, des pigeons. Dans les maisons comme animaux domestiques on s’attache de chiens, de chats, de singes, de serpents, de menâtes, de perroquets, d’oiseaux multicolores. Pour tirer les grosses charges, on dresse des éléphants, ils sont utilisés pour débarder le bois et pour moyen de transport pour l’homme. Nous voici dans la province de Kampong Tong, Kampong signifie le port, c’est donc une province liée à l’eau, elle se situe près de la rivière Tonlé Sap. La province a une superficie de 16000 kilomètres carrés, elle compte 600000 habitants,95% de la population sont des paysans. Ils cultivent le riz, élèvent les animaux et vivent de la pêche. C’est le berceau du royaume khmer au VIIe siècle. Pol Pot est originaire de cette province, qui signifie politicien potentiel, c’est le surnom que lui avaient donné les journalistes. Song nous narre la vie de Pol Pot, sa prise de pouvoir en 1975, et toutes les cruautés qu’il a fait subir au peuple cambodgien jusqu’en avril 1979. La route où nous roulons a remplacé la piste, elle a été aménagée en 1998. Le lac Tonlé Sap est entouré par 6 provinces, et 11 rivières viennent s’y jeter. Lors de la fête des eaux à Phnom Penh, une grande course de pirogues est organisée, chaque province envoie son meilleur équipage, qui s’est qualifié au cours des nombreuses courses organisées dans chaque province. Les pirogues mesurent un peu plus de 10 mètres de long, et elle a la capacité d’embarquer une quarantaine de rameurs. Chaque pagode peut concourir aux courses des pirogues, mais avant de se produire à Phnom Penh, sa pirogue décorée doit subir des barrages très acharnés. Nous passons dans un village, dont la spécialité est de tailler des bouddhas dans le grès. Nous faisons une seconde halte à Ebra, petite ville située près du Tonlé Sap, bien ressourcés, nous reprenons la route. Nous doublons une moto, où sur son siège arrière est disposé un panier, dans lequel sont entassés 4 petits cochons vivants. Nous passons dans un village où devant les maisons des poissons sèchent au soleil, nous dépassons un cycliste, sur son porte bagages est installé un panier qui renferme un petit cochon. Song nous explique le mariage au Cambodge, les cérémonies de mariage se déroulent de septembre au mois d’avril. En général il a été arrangé par les parents, le jeune homme flash pour une fille, il en parle à ses parents. Ceux-ci envoient quelqu’un pour renseigner la famille de la jeune fille, sur le signe d’horoscope par exemple. Savoir si la jeune fille est engagée ou pas, les parents du garçon n’osent pas faire la démarche auprès des parents de la jeune fille. Ensuite, les parents du garçon cherchent un bon astrologue, dans la commune, qui prédit l’horoscope du garçon et de la fille. Si les 2 signes sont en accord avec le bonheur, ils vont demander la fille en mariage à ses parents. Si les 2 signes sont discordants, ils peuvent apporter le malheur, alors l’astrologue découragera l’union. Si les 2 jeunes gens décident de passer outre les prédilections de l’astrologue, ils peuvent se marier, mais ils seront rejetés par leurs familles. Dans le cas où tout concorde, les parents renvoie leur messager chez les parents de la fille, il demande la main de la fille en passant par les parents. Au second passage, le messager apporte quelque chose, c’est-à-dire des cadeaux, ce sont souvent des fruits bien décorés. Ensuite le messager commence à parler avec les parents, le messager doit être marié, le messager intervient en couple, c’est une raison du bonheur. Les parents de la fille vont à leur tour chercher un astrologue, pour se renseigner sur le signe du jeune homme. Si le signe ne convient pas, les parents de la jeune fille peuvent rejeter la demande en mariage, qui devient impossible. Si les 2 signes portent le bonheur, les parents vont demander la décision à leur fille. Si la jeune fille accepte, on doit déterminer la dote que l’on devra demander aux parents du garçon. La dote est négociable, en moyenne à Phnom Penh la dote s’élève en moyenne à 5000 euros, à la campagne la somme à payer pour une demande en mariage est de 2500 euros. La cérémonie du mariage traditionnel dure 3 jours, le mariage se fait dans la maison de la jeune fille, la maison est parfaitement décorée, de bananes dorées et argentées, avec le nom des jeunes mariés à l’entrée. Le premier jour, ce sont les bonzes bouddhistes qui sont invités pour la prière, en arrosant d’eau bénite les jeunes mariés assis, les jambes pliées, les mains jointes en prière. La célébration à la pagode, l’office dure 45 minutes, il y a tout un cérémonial pour le mariage avec la musique, les bonzes, les offrandes et les 3 repas, dont le banquet de mariage. Pendant lequel 7 plats sont proposés, on ne fait pas de cadeau aux mariés, on donne de l’argent aux familles, le mariage se termine par des danses. Après le mariage, le jeune garçon va vivre chez les parents de la jeune fille. Il n’existe pas de voyage de noces, la jeune fille garde son nom de famille, une fois mariés les jeunes gens font le tour de leurs familles pour se présenter. Les cambodgiens se marient très tôt, les garçons à 20 ans et les filles à 18 ans, bien sûr ce sont des moyennes d’âge. Malgré les astrologues, les divorces existent au Cambodge. Tout le monde peut devenir moine, mais pour devenir bonze, il faut passer un concours. Beaucoup de cambodgiens meurt foudroyés par la foudre, dans les mines, et des suites des blessures causées par les mine antipersonnelles qui n’ont pas explosées lors de la guerre civile. Aujourd’hui les accidents routiers sont en progression, nous roulons au milieu de rizières. Nous traversons un village, où se forme un convoi funéraire, il se dirige vers le crématorium. Des enfants en uniforme sortent de l’école, le cercueil était sur une charrette tirée par des hommes. Nous passons devant une station service, l’essence est à 1 euro le litre. Nous nous rapprochons de Siem Reap, le porc est une viande appréciée par les cambodgiens, surtout le petit porc laqué. Nous voici arrivés à Siem Reap, dont voici la présentation :
Siem-Reap ou Siem Reap est la capitale de la province de Siem Reap, située au Cambodge, à du complexe archéologique d’Angkor et à environ 314 km au nord-ouest de la capitale Phnom Penh. Siem Reap a une architecture de style colonial et chinois notamment dans le quartier français et autour du Vieux Marché. En ville on trouve des festivals de danse Apsara, des magasins d’artisans, des fermes séricicoles, des rizières, des villages de pêcheurs et des sanctuaires pour oiseaux près du lac Tonlé Sap. C’est une ville en plein développement du fait de l’attraction touristique en plein essor que représentent les temples d’Angkor depuis la fin de la guerre et les dernières attaques Khmers rouges qui eurent lieu jusqu’en 1994. Le tourisme s’est particulièrement accéléré depuis les années 2000. De nombreux hôtels y ont été construits et d’autres sont en construction grâce notamment à l’apport de capitaux étrangers. Beaucoup de petits établissements sont concentrés autour du Vieux Marché, alors que les hôtels les plus chers sont situés entre l’aéroport international de Siem Reap-Angkor et Siem Reap le long de la route nationale 6. Il y a aussi une variété d’hôtels et de restaurants de catégorie moyenne le long de la rue Sivatha et dans la zone de Phsar Leu. Il y reste quelques édifices antérieurs à l’indépendance, appelés compartiments chinois. C’est aussi le nom d’une rivière sacrée tributaire du Tonlé Sap. Siem Reap signifie « défaite siamoise » et évoque une bataille opposant les armées siamoises et khmères… et qui vit la victoire de ces dernières. En 1901, l’école française d’Extrême-Orient (EFEO) a commencé une longue association avec Angkor en réalisant les premiers travaux de dégagement et de documentation photographique au temple du Bayon. En 1907, la province de Siem Reap qui était sous contrôle siamois depuis plus d’un siècle, a été rétrocédée au Cambodge et l’EFEO a reçu la responsabilité du dégagement, de la restauration et de l’entretien du site d’Angkor. Elle a créé pour ce faire la Conservation d’Angkor et en a conservé la direction scientifique après l’indépendance, jusqu’à la prise de pouvoir des Khmers Rouges en 1975. Dès la première année, les premiers touristes arrivèrent à Angkor. En trois mois, la ville enregistra 200 visiteurs ce qui n’était alors jamais arrivé précédemment. Considérer toutefois qu’Angkor avait été « sauvé » de la jungle est un tropisme typiquement européen, qui contribue à perpétuer le mythe de la « découverte » d’Angkor par l’occident – largement instrumentalisé dans le contexte d’expansion coloniale du 19ème siècle. Alors qu’Angkor Vat était largement connu et était demeuré un des hauts-lieux de pèlerinage bouddhique en Asie du Sud-est…
Il est 13 heures 30 quand nous arrivons à notre hôtel, nous déjeunons au restaurant de l’hôtel. Ensuite nous faisons la connaissance de notre nouveau guide, il se prénomme Saran. Sans tarder nous prenons place dans le bus, nous roulons en direction du lac Tonlé Sap. La région a beaucoup souffert de la déforestation, nous sommes dans un bus très bruyant où il n’est pas possible d’entendre les explications du guide. Nous voici arrivés au bord du lac Tonlé Sap, dont voici la présentation :
Le Tonlé Sap (en khmer: bing Tonlé Sap) ce qui signifie en khmer « grande rivière d’eau douce », mais qu’on traduit plus fréquemment par « grand lac ») est un système hydrologique combinant lac et rivière, d’une importance capitale pour le Cambodge. Le lac est le plus grand lac d’eau douce d’Asie du Sud-est et un site de première importance du point de vue écologique, reconnu en tant que biosphère UNESCO en 1997. Il se situe non loin du site historique d’Angkor. La rivière relie le lac au Mékong, fleuve qu’elle rejoint à Phnom Penh, la capitale du pays. Le lac occupe une dépression créée par la contrainte géologique causée par la collision du sous-continent Indien et de l’Asie. La superficie du lac pendant la saison sèche (février à mai), de près de 2700 km² pour une profondeur d’environ un mètre, se voit quasiment multipliée par six quand arrivent les pluies de mousson. En effet, le Mékong est alors en crue (du fait de la mousson et de la fonte des glaces himalayennes) et la rivière qui le relie au lac inverse son cours. On estime alors que la surface du lac peut atteindre à 16000 km² et sa profondeur neuf mètres. En volume, cela représente une multiplication par un facteur 70. L’inversion du cours du Tonlé Sap agit comme une valve de sûreté qui restreint le risque d’inondation en aval. Lors de sa crue, le lac envahit les forêts et les champs avoisinants. L’écosystème du Tonlé Sap est donc reconnu comme un écosystème de forêt inondée. L’inondation saisonnière crée un milieu idéal pour la reproduction des poissons, si bien que quelque 200 espèces y sont répertoriées. Elles ont été localement classées en trois groupes : les poissons blanc, comme Pangasius conchophilus ou Trey pra ke ; les poissons noir comme les Mastacembelus ou les Gobies de sable, et enfin le groupe des poissons de plus petite taille, à démographie et croissance exceptionnelles. Une véritable providence pour les trois millions de Cambodgiens vivant dans la région. Le Tonlé Sap est en effet une des zones de pêche d’eau douce les plus productives du monde, fournissant plus de 75% du volume annuel de pêche en eau douce du pays et 60% de l’apport en protéines de la population cambodgienne. À la fin de la saison des pluies, la rivière retrouve son cours normal et le poisson est emporté en aval. Le lac et ses poissons permettant aussi le refuge d’une quinzaine d’espèces de grands oiseaux en voie d’extinction. Les eaux descendantes laissent de riches dépôts nutritifs de sédiment dans la région, ce qui en fait une terre propice à l’agriculture pour le reste de l’année. Le Tonlé Sap draine une partie de l’Ouest du Cambodge : il a notamment pour tributaire la Sangker, qui coule dans la province de Battambang, et la Pouthisat, qui coule dans la province de Pouthisat.
Nous prenons place dans un bateau réservé à notre groupe, mais au vu du bruit du moteur il n’est pas possible d’entendre les commentaires du guide. Nous profitons de la brise et du soleil rayonnant sur le pont du bateau. Nous naviguons au milieu d’une forêt inondée, de ci de là nous apercevons des villages de pêcheurs flottants. De temps en temps une petite bande de terre surgit, elle est surplombée de végétation dont des arbres. Nous approchons du village de pêcheurs flottant de Chong Khneas, dont voici la présentation :
Chong Khneas est un petit village de pecheur très pauvre qui se trouve sur le lac Tonle Sap a seulement quelques Km de Siem Reap. Il ne vit que de pisciculture et du tourisme. Sa particularité est qu’il se trouve tout au long de l’année a une distance variable des berges en fonction de la hauteur des eaux du lac, celui-ci variant considérablement au grés des saisons. Pour une grosse poignée de dollars, on embarque sur une pyrogue motorisée et on part pour une petite virée hors du temps de 1h30, courte, mais extrêmement riche tant le folklore local est dépaysant. C’est le Cambodge tel qu’on l’aime même si j’éprouve toujours un sentiment ambivalent a la vue d’un spectacle qui fait le bonheur du photographe amateur que je suis … parce que malheureusement, la pauvreté est photogenique ! Du coup, pour soulager leurs consciences d’occidentaux nantis, les touristes, et moi le premier, distribuent les dollars pour la moindre photo, l’achat de souvenir inutile ou la visite de l’école locale intelligemment intégrée dans la croisière par les organisateurs.
Nous longeons le village, nous passons devant le crématorium qui ne peut pas fonctionner pendant la saison des pluies, alors on met les morts dans des sacs tressés en bambou que l’on suspend aux arbres. Nous sommes en face de l’école, elle est sur une barge qui flotte au gré du lac. Puis nous arrivons aux maisons d’habitations, elles sont positionnées sur des petites embarcations, elles possèdent toutes des cages flottantes sur lesquelles on place un vivier, un enclos pour la volaille et un pour le cochon. Les enfants sont obligés d’apprendre à nager très tôt, s’ils veulent se déplacer dans le village. A partir de 6 ans, tous les enfants savent nager, afin que les parents soient dégagés de leur surveillance, comme cela ils peuvent s’adonner complètement au métier de la pêche. Il y a un bateau de commerçant ambulant, Les maisons sont construites sur des bottes de bambou et de roseau. Nous passons devant une pagode fixe, qui a été inondée cette année. On cuisine le poisson à toutes les sauces, et à toutes les façons de cuissons. Suivant la fluctuation des eaux, l’ensemble du village se déplace, il est assez vaste. Pour se faire, on attelle quelques maisons à un bateau à moteur, et on remorque tout l’ensemble à l’endroit propice pour vivre dans des conditions de sécurité sur l’eau. Certaines maisons possèdent un petit soupçon de jardin, le plus souvent ce sont des roseaux qui ornent les plates bandes autour des habitations. Chaque maison à son bateau pour aller pêcher, et possède 2 barques pour circuler dans le village ou pour aller à l’école. Nous débarquons sur une barge flottante, elle est plus importante que celles qui soutiennent les maisons d’habitations. C’est une sorte de petit zoo, on y aperçoit un ocelot, un petit singe, un piton, un ibis, des poissons du lac qui vivent dans un aquarium et un petit crocodile que l’on peut prendre dans ses bras. Le plancher de la barge où nous nous trouvons est en bois de gommier, le toit des maisons sont tôle ondulée ou en tressage de bambou et de roseau. De nombreux oiseaux vivent sur le lac des sternes, des cormorans, des sarcelles, des cigognes et beaucoup d’autres espèces. Il est 17 heures 30, nous assistons à un très beau coucher de soleil sur le lac. Nous retrouvons la terre ferme, nous reprenons notre bus, nous roulons sur un chemin très chaotique, nous soulevons une épaisse poussière. Nous allons à un dîner spectacle, nous pouvons déguster toutes les spécialités cambodgiennes dans une ambiance musicale. Après une bonne soirée, nous avons rejoint notre hôtel en tuc tuc, avant d’aller se reposer, nous avons fait les magasins qui se trouvent sur la grande avenue situé au pied de notre hôtel.

Jour 5 : Nous sommes en partance pour la citadelle des femmes,ou temple des femmes appelé Banteay Srei, un joyau de grès rose dédié à Shiva, restauré par l’école française d’extrême-Orient. Le temple a été restauré entre 1931 et 1936, à cette époque le temple était envahi par la végétation. Pour y accéder auparavant, il n’y avait pas de route, on y parvenait par des sentiers tracés dans la forêt. Le lieu était investi par des animaux sauvages comme les éléphants, les tigres, les panthères, les sangliers, les vipères, les cobras et les singes. Nous sortons de Siem Reap, nous passons devant le musée national d’Angkor, il a été inauguré en 2009, il s’étend sur 2 hectares, il est divisé en 8 salles où sont exposées des statues et statuettes provenant du site d’Angkor. La banlieue de Siem Reap est en plein boum immobilier, la ville compte aujourd’hui 120 hôtels, 117 restaurants, 212 maisons d’hôtes, il y a beaucoup de magasins, de salons de massage et de centres commerciaux. Nous apercevons un hôpital réservé aux enfants, c’est la réalisation d’une fondation suisse qui propose de soigner gratuitement les enfants et les accouchements. Nous arrivons dans un quartier populaire, de nouveaux bâtiments sont en construction, les appartements sont mis à la vente. Nous roulons dans une zone de reboisement, pour redonner son aspect d’antan à Angkor, on s’est engagé à réaliser une forêt autour de l’ancienne capitale. Nous sommes arrivés au péage, il annonce que nous allons pénétrer sur le site d’Angkor, où des routes ont été aménagées pour accéder aux différents lieux du site d’Angkor. La capitale du Cambodge a été déplacé d’Angkor à Phnom Penh, à cause des conflits incessants avec les siamois entre 1353 et 1431. Saran notre guide nous raconte les fondements du bouddhisme, dont voici une présentation :
Le bouddhisme est, selon les points de vue traditionnels, une philosophie, une spiritualité ou une religion apparue en Inde au Ve siècle av. J.‑C. Le bouddhisme compterait aujourd’hui entre 230 et 500 millions d’adeptes, ce qui en fait la quatrième religion mondiale. Le bouddhisme présente un ensemble ramifié de pratiques méditatives, de pratiques éthiques, de théories psychologiques, philosophiques, cosmogoniques et cosmologiques, abordées dans la perspective de la bodhi »l’éveil ». A l’instar du jaïnisme, le bouddhisme est à l’origine une tradition shramana, et non brahmanique (comme l’est l’hindouisme). Bien que le bouddhisme soit communément perçu comme une religion sans dieu, que la notion d’un dieu créateur soit absente de la plupart des formes du bouddhisme (elle est cependant présente dans les formes syncrétiques en Indonésie), la vénération et le culte du Bouddha historique (Siddhārtha Gautama) en tant que Bhagavat joue un rôle important dans le Theravada et particulièrement dans le Mahayana qui lui donnent un statut de quasi-dieu contribuant à flouter les notions de dieu et de divinité dans le bouddhisme. Le bouddhisme est né en Inde à peu près à la même époque que leJaïnisme avec lequel il partage une certaine tendance à la remise en cause de l’Hindouisme (en particulier de la caste sacerdotale des brahmanes) tel que ce dernier était pratiqué à l’époque (VI .me siècle av. J.‑C.). Le bouddhisme a repris et aménagé beaucoup de concepts philosophiques de l’environnement religieux de l’époque (tels que dharma et karma, par exemple). Le bouddhisme est issu des enseignements de Siddhārtha Gautama (l’« éveillé »), considéré comme le Bouddha historique. Les années de la naissance et de la mort de Siddhārtha Gautama ne sont pas sûres ; il aurait vécu au VI.me siècle av. J.‑C. à peu près quatre-vingts ans, mais les traditions ne s’accordent pas à ce sujet. La plus ancienne le fait naître en 624 av. J.-C. et mourir en 544 av. J.-C. Les Thaïlandais font débuter le calendrier bouddhique en 543 av. J.-C., un an après sa mort. Les spécialistes occidentaux de l’histoire de l’Inde ancienne, quant à eux, s’accordent pour situer la vie du Bouddha plutôt au Ve siècle av. J.‑C. Né selon la tradition, à Kapilavastu (Népal) de la reine Māyā, morte sept jours après sa naissance, et du roi Śuddhodana, il avait pour nom Gautama. Il appartenait au clan Śākya (ou Shakya) de la caste des kshatriya (nobles-guerriers), d’où son surnom de Shākyamuni, « le sage des Śākya ». C’est le nom principal que la tradition du Mahāyāna lui donne – Bouddha Shākyamuni – et par lequel on le distingue des autres Bouddhas. Il est aussi appelé Siddhārtha Gautama (pāḷi : Siddhattha Gotama) car Siddhārtha est donné comme son prénom dans certaines sources. La vie du Bouddha est riche en légendes décrivant des miracles et des apparitions divines. Mais c’est seulement 300 ans après sa mort qu’elle commence à être connue par des textes, en même temps que ses enseignements, grâce à l’empereur Ashoka qui en fait la promotion sur toute l’étendue de son domaine et envoie des missions à l’étranger. Le bouddhisme est une voie individuelle dont le but est l’éveil, par l’extinction du désir égotique et de l’illusion causes de la souffrance de l’homme. L’éveil est une base à l’action altruiste. Pour les theravādins, l’éveil est la compréhension parfaite et la réalisation des quatre nobles vérités ; il s’agit de se réveiller du cauchemar des renaissances successives (saṃsāra). L’homme éveillé atteint le nirvāṇa (l’illumination), et échappe complètement à la souffrance lors de sa mort (appelée parinirvāna, dissolution complète des cinq agrégats). Le cycle des renaissances et des morts est donc brisé.
Nous voici arrivés au temple de Banteay Srei, dont voici une présentation :
Le temple de Banteay Srei (Xe siècle) (la citadelle des femmes, ou de la fortune (ou de Lakshmi) les deux mots sanskrits strī et śrī devenant homonymes en khmer ) est situé sur le site de l’ancienne ville d’Iśvarapura (la cité du seigneur, c’est-à-dire la cité de Shiva) à 20 km au nord-est d’Angkor, construit au Xe siècle dans du grès rose et de la latérite, et probablement consacré en 967, sous le règne de Jayavarman V et dédié à Tribhuvanamaheśvara (le Seigneur des Trois Mondes). Il fut découvert et dégagé tardivement (1924) par les archéologues de l’École française d’Extrême-Orient qui mirent en valeur l’exceptionnel état de fraîcheur de ses décorations. C’est sur ce site qu’à partir de 1931, l’équipe de l’EFEO dirigée par Henri Marchal mit au point la restauration par anastylose qui a permis de redonner tout leur lustre à plusieurs autres monuments d’Angkor (Baphuon, Terrasse du Roi lépreux notamment). C’est également en dérobant un linteau du Banteay Srei qu’André Malraux a été pris en flagrant délit de pillage en 1923. Actuellement, devant l’afflux de touristes, il n’est plus possible de visiter le sanctuaire central, du fait de sa petite taille.
Le temple a été construit par un dignitaire de la région, sur un terrain céder par le roi, afin que la construction puisse accueillir toute sa famille. Cette construction est appelée (capitale des ancêtres), à l’intérieur il y a 3 tours, pour les 3 esprits ou grands personnages après leur mort, la tour central pour lui, la tour sud pour sa sœur et la tour nord pour son frère. Nous pénétrons dans l’enceinte du temple, un énorme arbre se dresse dans la cour, il a un diamètre de 1 mètre et culmine à 40 mètres de haut. Les colonnes existantes sont toutes sculptées, sur le fronton on aperçoit le dieu Shiva tenant un trident, on aperçoit son épouse qui est décapité, la déesse est en amazone sur un taureau. Shiva avait 9 épouses, tous les chapiteaux sont incrustés de motifs. Nous arrivons à la troisième enceinte, les murs d’enceinte ont pour rôle de simuler des chaînes de montagne autour du sacré. Sur le pied droit de la porte de la troisième enceinte, il est inscrit l’histoire de la fondation de ce temple. Nous continuons notre progression dans les ruines du temple, nous découvrons des colonnettes et des balustres et des fenêtres, on respecte toujours le nombre impair, certaines ouvertures sont encore visibles. Nous déambulons avec le chant des cigales et cris des perruches, quelques fronton sont encore debout, ils sont gravés d’inscriptions qui date du XVIe siècle. Nous sommes devant un double fronton, le premier est encadré par un bandeau à motifs végétaux, le second raconte la mythologie, on distingue une fleur de lotus entourée de 2 éléphants. Nous sommes dans un dédalle de marches, nous continuons la visite, nous sommes à l’endroit où sont implantées les 3 tours, elles sont dressées sur le même socle, elles ont une hauteur de 10 mètres. Elles sont alignées nord sud, elles ne possèdent qu’une porte ouverte sur l’est. La tour centrale possédait une salle de prière, dont la voûte était en briques. De chaque côté de la salle de prière, on distingue 2 bâtiments plus riches, ce sont les bibliothèques, elles sont ouvertes vers l’ouest à l’opposé du temple. Les côtés des bibliothèques sont terminés par des frontons superposés, ils racontent les scènes de la mythologie indienne. Appelé ici, la scène de Shiva et de son épouse, en face on découvre le démon qui cherche à ébranler le monde où se trouve le dieu. Des fresques représentent des animaux apeurés par le tremblement de terre, on découvre aussi des têtes de lions, d’éléphants, de Garuda, de cheval et de singes. Nous cheminons toujours difficilement entre des blocs de pierre, un motif sculpté comme de la dentelle représente un incendie de forêt en Inde, il a été causé par le dieu du feu Akni qui était malade. Il implorait Indra dieu de la pluie pour éteindre le feu, beaucoup de dieux et d’avatars sont représentés sur les murs, les colonnes et les frontons. Nous pouvons nous imaginer la hauteur des murs d’enceintes, il y avait 2 portes pour accéder au temple, une côté est et l’autre côté ouest, il y avait des gardiens hybrides des Garudas avec leurs ailes, ce temple est plutôt indien que khmer, aux angles de la tour on a sculpté des divinités féminines et masculines, elles sont debout mais penchés. C’est le style exceptionnel de ce temple au Xe siècle, le tout est décoré de pétales de lotus placés en symétrie. Aujourd’hui le site est mis à jour, mais il faut s’imaginer dans quel état il était avant 1923, il était recouvert de végétation où rôdaient des animaux sauvages de grandes tailles. Saran nous narre bon nombre de légendes, tout en nous expliquant l’architecture et les motifs sculptés ou incrustés dans le grès rose. Sur un fronton est sculptée une scène de Ramayana, nous découvrons un motif qui représente la reine singe. Nous sortons de l’enceinte du temple, dans une clairière, un groupe de musiciens joue de la musique traditionnelle, les musiciens sont des personnes handicapées qui ont subi les méfaits des bombes antipersonnelles. Nous marchons au milieu de la forêt et de rizières, le riz une fois planté, on le récolte 3 mois plus tard, si le terrain est bien irrigué, on peut faire 3 récoltes par an. C’est sous une canicule que nous reprenons notre bus, le site d’Angkor comptait 4600 temples, La forêt environnante est truffée de mines qui ont été placées pendant la guerre civile, ce sont les allemands qui ont pris en charge le déminage de la région d’Angkor. Nous apercevons un chemin qui gravit la montagne, il mène à la source de la rivière qui traverse Siem Reap. Dans la nouvelle forêt, on replante beaucoup de gommier, c’est un bois très utilisé dans la vie domestique et pour l’ameublement. Le gouvernement investit beaucoup dans la construction de barrages, pour la production d’électricité et pour l’irrigation des terres, c’est la Chine qui finance les projets de barrages. Beaucoup de voitures ont la conduite à droite, on les appelle les voitures de contrebande, elles proviennent de Thaïlande. Depuis 2006, on ne peut plus importer de voitures avec le volant à droite, alors dans 10 ou 15 ans, toutes les voitures auront le volant à gauche. La drogue consommée au Cambodge provient du triangle d’or de Birmanie, du Laos et de la Thaïlande. Nous passons devant un restaurant où l’on se marie, à Siem Reap il y a une école qui forme aux métiers du tourisme, de la restauration et de l’hôtellerie. Le baume de tigre blanc est bon pour les voies respiratoires, quant au rouge il est efficace pour les contractures et les courbatures. Nous voici revenus à Siem Rap, où nous déjeunons au centre ville.
Nous prenons la direction de la ferme aux crocodiles, nous circulons dans l’ancien quartier colonial, nous apercevons un restaurant qui s’appelle le Malraux. Nous longeons la rivière, puis nous sommes en vue de la ferme aux crocodiles. C’est un vaste terrain où sont parqués des crocodiles autour de leurs bassins. Nous sommes devant un parc où se trouve des crocodiles âgés entre 2 et 3 ans, dans un autre bassin, ce sont de plus gros crocodiles qui se font bronzer au soleil. Un crocodile mange une fois par semaine, les mâles sont plus gros que les femelles, ils peuvent atteindre près de 200 kilogrammes. Un crocodile vit jusqu’à 20 ans, la viande de crocodile est très fade, les crocodiles ne se domptent pas. A proximité de la ferme aux crocodiles, il y a un barrage construit par les khmers rouges en 1975, il sert pour l’irrigation. Nous reprenons la route, qui est inondée lors des crues de la rivière. Les cambodgiens sont friands des combats de coqs et de sangliers, ils aiment bien aussi la boxe et la lutte. Un bon coq de combat peut coûter 10000 dollars, il est interdit de parier sur les combats de coqs. Nous repassons au péage, puis nous sommes sur le site d’Angkor, dont voici une présentation :
Angkor est l’ancienne capitale de l’Empire khmer qui prospéra du IX.me au XV.me siècle. Ses ruines sont situées dans les forêts au nord du Tonlé Sap, proches de l’actuelle Siem Reap au Cambodge et sont classées au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO. L’histoire retient le IX.me siècle pour la fondation d’Angkor. Or les ruines de ce site cambodgien ne seraient que la partie monumentale connue d’une présence remontant à l’âge du bronze. C’est ce que révèle la nécropole de Koh Ta Méas, datée d’au moins 1800 avant notre ère. Pas moins de vingt-sept sépultures ont été dégagées, avec leurs nombreuses offrandes. Les squelettes humains des cinquante-neuf individus identifiés sont d’une grande valeur pour la connaissance du peuplement préhistorique du Sud-est asiatique continental. Celle-ci révèle une population peu robuste, qui a cependant développé une résistance immunitaire à la malaria. Ces fouilles ont été l’objet d’une exposition au Musée national de Phnom Penh jusqu’en février 2010. L’empire khmer est fondé au début du IXe siècle par Jayavarman II mais c’est l’un de ses successeurs, Indravarman I, qui entreprend les travaux d’aménagement hydraulique, base de la prospérité de la région et le premier édifice encore visible, le Preah Kô, consacré en 879 et construit en brique comme tous les monuments antérieurs, inaugurant plus de trois siècles d’apogée de l’architecture khmère. Le premier temple-montagne, configuration caractéristique de la cosmologie hindouiste, est édifié par ses soins en 881 au Bakong. Ces temples-montagnes adoptent une symbolique du mont Meru, axe du monde et séjour mythique des dieux en 5 niveaux concentriques hérissés de 109 tours. Les successeurs d’Indravarman, notamment son fils Yaśovarman crédité de « créateur d’Angkor », entreprennent des aménagements gigantesques, plus au nord-ouest, avec construction des digues du bārāy oriental (le Yaśodhatatāka) et l’édification de monuments, désormais en pierre : le Phnom Bakheng (vers 900), le Mebon oriental au centre du bārāy oriental, et le Prè Rup (vers 960). Les temples-montagnes utilisent des collines naturelles : Phnom Dei, Phnom Bok, Phnom Krom. Après une période de troubles pendant laquelle la capitale du royaume khmer est transférée à Koh Ker, Sūryavarman Ier réinstalle un pouvoir fort à Angkor. Son successeur Udayādityavarman II fait établir le bārāy occidental et construit le Baphuon vers 1060. Quelques autres querelles de succession plus tard, c’est Sūryavarman II qui édifie Angkor Vat vers 1130. Les grands rivaux des Khmers, les Chams occuperont Angkor quelques années avant que Jayavarman VII en reprenne possession (1181) et établisse le bouddhisme mahāyāna comme religion officielle. Les constructions prennent de l’ampleur avec l’enceinte d’Angkor Thom et le Bayon, puis le Ta Prohm, le Preah Khan et leurs tours ornées de gigantesques visages du Bouddha souriant sont construits successivement pendant le XII.me siècle. A cette époque, la capitale khmère s’étendait sur 200 km² et comptait près d’une centaine de temples. Mais l’un de ses successeurs, Jayavarman VIII, dès son avènement (1243), impose le retour à l’hindouisme et détruit de nombreuses sculptures du Bouddha. Puis le bouddhisme reprendra le dessus au milieu du XIV.me siècle, sous sa forme theravāda. Cette nouvelle voie religieuse, beaucoup plus simple dans son approche du sacré, généralisera les constructions légères dont seules subsistent quelques terrasses bouddhiques, réemployant souvent les blocs de pierre des édifices antérieurs. Le déclin du royaume Khmer sera rapide, son territoire rétréci par la sécession des Thaïs du Royaume de Sukhothaï et ravagé par des guerres incessantes avec ceux-ci et les Chams. Angkor sera définitivement abandonnée comme capitale vers 1431. Pendant les XV.me et XVI.me siècles des moines bouddhistes s’approprient le site et détournent des constructions vers des représentations du Bouddha telle l’énorme Bouddha couché au Baphuon. Ce site sera laissé à l’abandon et, pour la plus grande part, enseveli sous la végétation foisonnante de la jungle tropicale. La période sinistre des Khmers rouges avait rendu le site inaccessible aux visiteurs mais malheureusement pas aux pillards. Par précaution de nombreuses pièces sont aujourd’hui à l’abri au musée de Phnom Penh. Angkor a connu l’un des effondrements les plus méconnus de tous les temps. Le royaume khmer dura du IX.me au XV.me siècle. A son apogée, il domina une large frange de l’Asie du Sud-Est, de la Birmanie, à l’ouest, au Viêt Nam, à l’est. Sa capitale, Angkor, comptait pas moins de 750000 habitants et couvrait une superficie d’environ 1000 km². A la fin du XVI.me siècle, lorsque des missionnaires portugais découvrirent les tours en forme de lotus d’Angkor Vat- le temple le plus sophistiqué de la cité et le plus vaste monument religieux du monde-, la capitale de l’empire agonisait déjà. Les spécialistes ont avancé de nombreuses explications mais la plus probable est la suivante : Angkor aurait été condamnée d’avance par cette même ingéniosité qui transforma un ensemble de petits fiefs en empire. La civilisation khmère avait appris l’art d’apprivoiser les déluges saisonniers de l’Asie du Sud-Est, en stockant l’eau dans d’immenses réservoirs (appelés baray) pour éviter les inondations et la restituer en période de sécheresse. Mais elle perdit le contrôle de l’eau, la plus vitale des ressources, entraînant ainsi son déclin. Des sécheresses sévères et prolongées, ponctuées par des pluies torrentielles, auraient anéanti le système hydraulique. Le pouvoir se déplaça vers Phnom Penh, au XVI.me siècle, après une période de moussons irrégulières. Angkor est constitué de nombreux ensembles archéologiques significatifs, dont : Angkor Central avec Angkor Vat, Ta Prohm Kel, Phnom Bakheng (Yaśodhragiri), Baksei Chamkrong, Prasat Bei, Thma Bay Kaek. Angkor Thom avec : Baphûon, Bayon, Phiméanakas, Terrasse des éléphants, Terrasse du Roi lépreux, Tep Pranam, Preah Palilay, Preah Pithu, Prasat Suor Prat, Mangalārtha, les Khleang. Angkor Est avec : Thommanon, Chau Say Tevoda, Spean Thma, Ta Nei, La Chapelle de l’Hôpital, Ta Keo, Ta Prohm (Rājavihara), Kutiçvara, Banteay Kdei, Srah Srang, Prasat Kravan, Bat Chum. Le Baray oriental avec : Prè Rup, Le Mebon oriental, Banteay Samré. Angkor Nord-Est avec : Preah Khan, Neak Pean, Krol Kô, Ta Som. Le Baray occidental avec : Le Mebon occidental • Ak Yum, Phnom Krom. Rolûos (Hariharālaya) à 10 km au sud-est avec : Bakong, Lolei, Preah Kô. Sur le site de Iśvarapura à 20 km au Nord-Est : Banteay Srei. La plupart des noms sont les noms communs actuels. Quelques rares noms d’origine sont parvenus jusqu’à nous. Le temple d’Angkor Vat a été le seul monument entretenu constamment par des moines bouddhistes. Après de nombreuses campagnes de restauration et un très long déminage, la plus grande partie du site d’Angkor est aujourd’hui visitable. La première relation sur l’empire khmer en Europe date de 1570 par des voyageurs espagnols et portugais. Il fallut attendre la publication en 1819 par Jean-Pierre Abel-Rémusat de Description du royaume de Cambodge par un voyageur chinois qui a visité cette contrée à la fin du XIII.me siècle, précédée d’une notice chronologique sur ce même pays, extraite des annales de la Chine, Imprimerie de J. Smith, traduction d’un récit de voyage d’un officier chinois pour réapparaître du néant. C’est en 1861, début de la conquête de la Cochinchine par la France, que le naturaliste Henri Mouhot explorant la région avec l’abbé Sylvestre permet la re-découverte d’Angkor Vat puis d’Angkor Thom. Son récit sera publié dans le Tour du Monde en 1863. Une seconde exploration, de 1863 à 1866, menée par Ernest Doudart de Lagrée sera beaucoup plus exhaustive et fera l’objet d’un compte-rendu dans Voyage d’Exploration en Indo-Chine, publié en 1873. De nombreuses missions d’exploration se succèdent alors jusqu’à la longue présence d’Étienne Aymonier, nommé représentant au Cambodge en 1879. Celui-ci organisa la traduction des nombreuses inscriptions, reconstitua l’histoire du royaume khmer. Rentré en France à l’issue de sa mission (vers 1886) il publia de nombreuses études, un dictionnaire et de multiples articles qu’il rassemble à partir de 1900 dans son grand ouvrage Le Cambodge. Depuis le début du XX.me siècle, le site d’Angkor est patiemment réhabilité par des archéologues, notamment par ceux de l’École française d’Extrême-Orient, comme Henri Marchal et Bernard-Philippe Groslier. Sur le site de l’UNESCO, le programme de préservation du site d’Angkor, débuté en 1993. Le bon avancement de ce programme a permis de retirer Angkor de la Liste du patrimoine mondial en péril de l’UNESCO. Les travaux sur place sont coordonnés par l’APSARA( Autorité pour la Protection du Site et l’Aménagement de la Région d’Angkor / Siem Reap). Ce programme est actuellement financé en grande partie par le Japon. Voir le site du JSA. Et, bien sûr, l’EFEO (École française d’Extrême-Orient) est toujours représentée sur place. En cours actuellement (2001-2010), une étude archéologique à grande échelle, le Greater Angkor Project rassemble l’Université de Sydney, l’École française d’Extrême-Orient, et l’APSARA avec le support de l’Australian Nuclear Science and Technology Organisation. Il étudie les raisons du déclin d’Angkor et de son abandon en 1431, avec l’intention d’en tirer des enseignements sur l’exploitation durable des ressources naturelles pour l’agriculture. Les premiers résultats de ces recherches — s’appuyant notamment sur une étude précise du réseau hydraulique ont permis l’établissement d’une nouvelle cartographie du site. Ils confirment qu’Angkor était bien l’un des plus vastes complexes urbains de l’ère pré-industrielle, bien plus étendu que ce que l’on croyait jusqu’alors. Le centre urbain s’étendait sur 400 km² et la surface totale atteignait 3000 km², soit dix fois plus que ce que l’on imaginait. On évalue la population à 700000 habitants. Les experts en tirent la conclusion que cette extension de la capitale de l’empire khmer n’a vraisemblablement pas été sans conséquences pour l’environnement et que les problèmes écologiques (déforestation, dégradation des sols, érosion) liés à ce développement ont peut-être contribué à la chute de l’empire. Pour visiter ces temples et accéder à l’enceinte du parc national classé au patrimoine mondial de l’Unesco, vous devrez acheter un passe valable pour 3 jours pour 40$ US. Quelques autres cités comparables à celles d’Angkor ont été construits sur d’autres sites, principalement à l’époque de Jayavarman VII, dont: Beng Melea, 70 km au nord-est • Banteay Chmar (province de Banteay Mean Chey) • Muang Sing, en actuelle Thaïlande • Preah Khan de Kampong Svay (province de Preah Vihear) la plus grande cité-monastère khmère (4,5 km²) • Ta Prom de Bati, au sud de Phnom Penh province de Takéo • Vat Banon (province de Battambang) • Vat Nokor (province de Kampong Cham) Ils associent une grande enceinte défensive, des dispositifs hydrauliques (bārāy) et un temple aux multiples enceintes symboliques, dans le style du Preah Khan d’Angkor.
Aujourd’hui, nous allons visiter Angkor Vat, nous pénétrons dans la première enceinte en franchissant une passerelle qui permet de traverser les douves qui entoure le site. Angkor Vat ou Angkor Wat (kh: ប្រាសាទអង្គរវត្ត; Prasat Angkor Vat) est le plus grand des temples du complexe monumental d’Angkor au Cambodge. Il fut construit par Suryavarman II au début du XII.me siècle en tant que temple de son état et capitale. Temple le mieux préservé d’Angkor, l’une des plus grandes villes médiévales, il est le seul à être resté un important centre religieux depuis sa fondation, premièrement hindou et dédié à Vishnou, puis bouddhiste. Le temple est le symbole du style classique de l’architecture khmère. Il est devenu le symbole du Cambodge, figurant sur son drapeau national, et il est le lieu touristique principal du pays. Angkor Vat combine deux bases de l’architecture khmère pour les temples : le côté temple-montagne et le côté temple à galeries. Il est conçu pour représenter le mont Meru, la maison des dieux dans la mythologie hindoue. À l’intérieur d’une douve et d’un mur externe de 3,6 km de longueur se trouvent trois galeries rectangulaires, chacune construite l’une au-dessus de l’autre. Au centre du temple se dressent des tours en quinconce. Contrairement à la plupart des temples d’Angkor, Angkor Vat est orientée vers l’ouest, probablement parce qu’il est orienté vers Vishnou. Le temple est admiré pour la grandeur et l’harmonie de son architecture et ses nombreux bas-reliefs sculptés qui ornent ses murs. Sa beauté et sa taille sont telles que beaucoup le considèrent comme la huitième merveille du monde. Il donne également des indices sur l’important système hydraulique d’Angkor. Il est classé au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Angkor Vat est le temple le plus au sud-ouest du plus important groupe de temples d’Angkor. « Angkor » est une forme dialectale du mot nokor, qui vient du sanskrit nagara, « résidence royale » et vat ou wat signifie « temple, monastère » en khmer. On peut traduire « Angkor Vat » par « Angkor des monastères », car le site en héberge deux. Les Cambodgiens appellent aussi le site Angkor Toc (« le petit Angkor »), par opposition à Angkor Thom (« le grand Angkor »).L’appellation « Angkor Vat » est utilisé depuis le XVI.me siècle. Avant cette période, le temple semble avoir été appelé « Preah Pisnulok » (« lieu sacré de (celui qui est allé au) monde suprême de Vishnou »), en référence au titre posthume de son fondateur Suryavarman II. Angkor Vat se trouve 5,5 km au nord de la ville de Siem Reap et du lac de Tonlé Sap et au sud-est de l’ancienne capitale d’Angkor qui était centrée sur le Baphûon. Le temple d’Angkor Vat est dans une zone du Cambodge est la structure la plus au sud des principaux sites d’Angkor. Angkor Vat fut construit dans la première moitié du XII.me siècle par le roi Suryavarman II dont le règne s’étala de 1113 à 1150. Comme le Baphûon était dédié à Shiva et que Suryavarman II honorait Vishnou, il décida la construction d’un nouveau temple au sud de la ville. Ceci pourrait expliquer que l’entrée d’Angkor Vat est orientée vers l’ouest vers Vishnou, contrairement aux autres temples khmers. Le travail de construction semble avoir pris fin lors de la mort du roi, en laissant quelques-uns des bas-reliefs décoratifs inachevés. En 1177, Angkor fut pillée par les Chams, les ennemis traditionnels des Khmers. Par la suite, l’empire a été restauré par un nouveau roi, Jayavarman VII, qui a mis en place une nouvelle capitale, Angkor Thom, et un temple d’État, Bayon, à quelques kilomètres plus au nord. Au XIV.me siècle ou XV.me siècle, le temple fut « détourné » vers le culte de Bouddha (bouddhisme theravâda) avec un remaniement notable du sanctuaire central. Aujourd’hui encore, le temple est visité quotidiennement par des moines bouddhistes. Parmi les temples d’Angkor, Angkor Vat fut l’un des temples les mieux conservés car, même s’il est quelque peu négligé après le XVI.me siècle, il n’a jamais été complètement abandonné. Sa préservation étant due en partie au fait que ses douves fournirent une protection contre le développement de la jungle sur le site. L’un des premiers visiteurs occidentaux au temple fut António da Madalena, un moine portugais qui s’est rendu sur le site en 1586 et a déclaré que le temple « est d’une telle construction extraordinaire qu’il n’est pas possible de le décrire sur papier, d’autant plus qu’il n’est pas comme les autres bâtiments dans le monde. Il a des tours, des décorations et tous les raffinements que le génie humain peut concevoir ». Toutefois, le temple n’a été popularisé en Occident que dans le milieu du XIX.me siècle grâce à la publication des notes de voyage du naturaliste français Henri Mouhot. Il écrivit d’ailleurs : « Qui nous dira le nom de ce Michel-Ange de l’Orient qui a conçu une pareille œuvre, en a coordonné toutes les parties avec l’art le plus admirable, en a surveillé l’exécution de la base au faîte, harmonisant l’infini et la variété des détails avec la grandeur de l’ensemble et qui, non content encore, a semblé partout chercher des difficultés pour avoir la gloire de les surmonter et de confondre l’entendement des générations à venir ! » Mouhot, comme d’autres visiteurs occidentaux au début, a été incapable de croire que les Khmers pouvaient avoir construit le temple, et le data faussement vers à peu près à la même époque que la Rome antique. La véritable histoire d’Angkor Vat a été rassemblée à partir de seulement des données stylistiques et épigraphiques accumulées dans les travaux de restauration effectués sur l’ensemble du site d’Angkor. Angkor Vat a nécessité de considérables efforts de restauration du XX.me siècle, principalement par l’enlèvement de la terre accumulée et de la végétation. Le travail a été interrompu par la guerre civile et les Khmers rouges prirent contrôle du pays pendant les années 1970 et 1980, mais relativement peu de dégâts ont eu lieu au cours de cette période de référence autres que le vol et la destruction de la plupart des statues datant des époques post-angkoriennes. Le temple est devenu le symbole du Cambodge et est une source de grande fierté nationale. Depuis environ 1863, Angkor Vat est une partie intégrante du drapeau du Cambodge et le seul bâtiment à apparaître sur un drapeau national. Depuis 1992, tout le site d’Angkor fut classé sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO et même jugé « en péril» jusqu’en 2004. En 2008, c’était le seul site cambodgien distingué de la sorte par l’UNESCO. En janvier 2003, des émeutes ont éclaté à Phnom Penh où une fausse rumeur prétendait qu’une actrice thaïlandaise d’un soap opera avait affirmé qu’Angkor Vat appartenait à la Thaïlande. Le complexe occupe une surface totale de 1500 mètres sur 1300 mètres. La décoration khmère, abondante mais harmonieuse, est principalement faite de représentations de dieux, d’hommes et d’animaux, qui remplissent chaque surface plane. Les combats et les épisodes de légendes sont fréquents. Les décorations florales sont réservées aux bordures, aux moulures et aux chapiteaux. Les principaux matériaux utilisés sont des grès de différentes couleurs et la latérite. La pierre était découpée en blocs énormes assemblés avec une grande précision sans utiliser de ciment, probablement par rodage sur place. Des douves et trois galeries encerclent le sanctuaire central. Depuis l’ouest du complexe, une chaussée pavée longue de 200 mètres permet de traverser les douves et mène à une large terrasse précédant le magnifique gopura, qui marque l’entrée principale de l’édifice central. La première galerie est constituée de piliers carrés vers l’extérieur et d’un mur aveugle vers l’intérieur. Le plafond entre les piliers est décoré de rosaces en lotus. L’extérieur du mur aveugle est décoré de fenêtres à colonnes, d’apsaras (nymphes célestes), qu’on trouve sur toutes les galeries, et de figures masculines qui dansent sur des animaux caracolants. À partir de la première galerie, une avenue décorée de nagas longue de 350 mètres mène à la seconde enceinte à travers un parc. De part et d’autre de cette allée, on rencontre d’abord deux constructions dont on ignore l’utilité (mais qu’on appelle couramment « bibliothèques»), puis deux petits bassins. On arrive à la seconde galerie par une plate-forme surélevée flanquée de lions de part et d’autre d’une cage d’escalier. Le mur intérieur de la seconde galerie est orné d’un bas-relief narratif sur toute sa longueur. Sur le mur occidental sont représentées des scènes de l’épopée du Mahabharata. La troisième galerie délimite un espace de 150 mètres sur 200 mètres. On y pénètre par une terrasse en forme de croix. Cet espace est découpé en trois niveaux, reliés par de nombreux escaliers extérieurs. Ces niveaux sont de dimensions décroissantes. Chaque niveau est formé d’une terrasse entourée d’une galerie. Le plus élevé est le sanctuaire, qui est surmonté en son centre d’une grande tour de forme pyramidale. Des tours surmontent aussi les quatre angles des terrasses des deux étages supérieurs. La galerie extérieure du sanctuaire central, longue de 800 mètres, est décorée de bas-reliefs décrivant des scènes tirées d’épopées indiennes ou de l’histoire d’Angkor. Trois galeries dont les voûtes sont supportées par des colonnes mènent des trois portes occidentales de la troisième galerie au deuxième niveau. Elles sont reliées par une galerie transversale, qui forme donc quatre cuvettes carrées. La galerie du sud est surnommée la galerie des mille Bouddhas, car les Khmers avaient coutume d’y laisser des statues de Bouddha. La plupart de celles-ci furent détruites pendant la guerre civile. De part et d’autre de ces galeries se trouvent deux bibliothèques. On atteint ainsi le deuxième niveau en traversant un portique à travers une autre enceinte rectangulaire. On y trouve une surface pavée, où se trouvent encore deux bibliothèques. Ces cours pourraient originellement avoir été inondées, afin de représenter l’océan entourant le mythique mont Meru. Elle est traversée par une courte allée soutenue par des piliers et menant au troisième niveau. On atteint le sanctuaire central par douze escaliers très raides qui représentent la difficulté d’atteindre le royaume des dieux. Au sommet de ces escaliers se trouve une plate-forme pavée de forme carrée divisée en quatre cours par deux couloirs surélevés qui se coupent à angles droits. Un autre couloir surélevé court le long du bord extérieur de la plate-forme, entourant l’ensemble du niveau. À chaque coin de ce couloir se trouve une tour et on en trouve une cinquième au milieu de la plate-forme. Ces cinq tours forment la silhouette bien connue d’Angkor Vat. La base carrée de la tour centrale contient un petit sanctuaire sur chaque face, derrière lesquels se trouve le sanctuaire central. Ces sanctuaires sont reliés par des galeries sur les toitures desquelles est représenté le corps d’un serpent se terminant par des têtes de lions ou de garudas. Des linteaux et des frontons sculptés ornent les entrées des galeries et des sanctuaires. Le sanctuaire central était initialement dédié au dieu hindouiste Vishnou, mais sa statue d’or a été enlevée et on trouve aujourd’hui dans chaque sanctuaire des statues de Bouddha. Après 3 heures de visite et quelques milliers de marches franchies, nous ressortons d’Angkor Vat en empruntant une longue allée dite des éléphants, qui nous permet de reprendre nos esprits et de nous défouler les jambes. Nous rejoignons notre bus, nous pénétrons dans Siem Reap, nous passons devant une ancienne pagode autour de laquelle on a découvert un charnier œuvre des khmers rouges. Nous contournons un mémorial aux morts de la guerre civile, 8500 personnes de Siem Reap ont été victimes de cette tragédie. Après une bonne douche, nous sommes allés dans un salon de massage pour nous détendre, ensuite nous avons dîné au centre de la ville dans un restaurant khmers, puis nous sommes rentrés à l’hôtel où un bon repos était bien mérité.

Jour 6 : Nous sommes en partance pour le temple du Bayon, nous reprenons la direction du site d’Angkor. Après 30 minutes de route, nous voici devant le temple du Bayon, dont voici une présentation :
Le Bayon est le temple central de l’ancienne ville d’Angkor Thom, capitale des souverains khmers au début du XIIIe siècle. Il est situé à l’intersection des routes Nord-Sud et Est-Ouest. C’est le dernier des « temples-montagnes » du site d’Angkor, bâti par Jayavarman VII, restaurateur de la puissance du royaume khmer d’Angkor après l’invasion des Chams. Sa décoration est d’une exceptionnelle richesse, à l’apogée de l’art bouddhique mahāyāna, elle est comme corsetée dans un périmètre extrêmement réduit d’environ 150 m de côté pour l’enceinte extérieure. Ce fantastique monument avec ses tours à visages fut dédié par le souverain au Bouddha dont il diffusa la doctrine. Sous le règne de Jayavarman VIII, vers 1350, le temple fut converti à l’hindouisme et les remaniements opérés ont ajouté à l’impression de confusion de son plan. Le nom de Bayon dérive du pâli Vejayant (sanskrit Vaijayant) désignant le palais céleste du dieu Indra dont, selon la légende fixée par écrit en moyen-khmer, le Bayon est le reflet terrestre. Les bas-reliefs du temple évoquent le passé d’Angkor, avec de nombreux détails empruntés à la vie quotidienne. Selon Bernard-Philippe Groslier, « Pour la première fois les sculpteurs khmers purent laisser aller leur ciseau au gré de leur inspiration. »
Nous sommes devant une des 5 portes du temple du Bayon, nous apercevons les 4 visages souriants et les 3 tours, des personnages au nombre de 54 de chaque côté tire sur une corde. Dans la mythologie le nombre 108 est très valorisé, 2 fois 54 font 108, les 54 personnages de gauche représentent les méchants et les 54 autres de droite représentent les gentils. Nous pénétrons dans l’enceinte, nous découvrons l’éléphant tricéphale, il s’appelle Eravata, c’est la monture du dieu Indra. L’éléphant est entouré par ses adorateurs, il se trouve sous les 4 visages souriants. Des bassins sont remplis de gravats, ils ne servaient pas de piscine, mais recueillaient l’eau bénite qui servait à la purification. Le temple possède 3 galeries concentriques, elles sont très abîmées, il y a des éboulis partout et des piliers tronqués. Le bas des murs sont décorés de bas reliefs, ils racontent la scène de la bataille du roi Jayavarman VII contre les chams. Les chams étaient les ennemis des khmers à cette époque, les chams ont occupé Angkor pendant 4 ans, de 1177 à 1181. Le roi Jayavarman VII les avaient chassé et reconstruit Angkor. Des gommiers entourent les bâtiments, ils ont contribué à la détérioration du temple, on a été obligé de leur couper des branches, afin de les alléger. Les visages baignent dans le soleil, les tours ont soit 3 ou 4 visages, le temple possédait 49 tours à partir de la seconde galerie. Il y avait des tours d’angles, des tours axiales, avec les 5 portes d’entrées, on retrouve le nombre 54, qui est la moitié de 108, le chiffre sacré. Les tours sont couronnées de fleurs de lotus ouvertes, au pied de chaque tour, il y a la statue de dieu. Bayon représentait la puissance du roi d’Angkor de l’époque, et chaque tour représentait chaque principauté vassale. Les tours regorgeaient de statues, mais la plupart sont décapitées, tout comme beaucoup de bouddhas, c’est l’œuvre des khmers rouges. Dans un angle le roi l’avait décoré par des images de bouddha en différentes positions. Les brahmanes n’en voulaient pas, alors à la mort du roi, ils ont obligé les successeurs de convertir le culte bouddhiste au brahmaniste ou hindouiste. C’est pour cela qu’il y a aussi beaucoup de destruction de l’image de bouddha, qui sera remplacée par des images plus compatibles à leur culte. C’est ce que l’on appelle la déchéance de l’époque angkorienne, un siècle plus tard c’est le déclin. Les parties des statues restaurées sont plus lisses que la pierre initiale, mais avec le temps, le grès se patine et tout deviendra uniforme. Chaque temple est différent, chaque roi ou successeur ne voulaient pas répéter le même style. Les visages des statues des khmers ont le visage long, les oreilles longues, le visage expressif, ils portent la cuirasse à fleurs qui les protégeaient contre les flèches, ils étaient armés de javelot et de bouclier. Ils marchaient pieds nus, ils utilisaient leur pagne comme cache sexe. Nous découvrons des reliefs représentants des Garudas et des singes qui dansent, on voit un homme monté sur un cheval sans selle et étrier. Le temple est restauré par un financement japonais, aujourd’hui ce ne sont pas moins de 16 pays qui amènent leur contribution à la restauration de l’ensemble du site d’Angkor. Nous sommes devant des motifs qui représentent la vie quotidienne au palais royal, nous sommes devant une immense statue de bouddha, elle a une hauteur de 3 mètres de haut, il est représenté en position de méditation, il a été reconstitué avec les fragments retrouvés au pied de son socle. Après une déambulation difficile au travers de blocs de pierre, de franchissement de marches descendantes ou montantes et au milieu d’une foule de touristes, nous sortons du Bayon. Nous nous dirigeons vers la terrasse des éléphants, qui est un temple, elle s’étendait sur 750 mètres, elle masquait la façade principale de l’ancien palais royal. A l’origine elle servait de salle d’audience du roi, les gens ont donné à cette terrasse le nom de terrasse des éléphants, car sur les parois du mur de soutien sont sculptés des éléphants. Les sculptures représentent des scènes d’éléphants à la chasse au rabattage, le roi aimait la chasse en tant que loisir. A l’époque la région était infestée d’animaux sauvages, sur cette terrasse étaient organisées 12 fêtes annuelles, elles avaient lieu à chaque fin de mois. La terrasse sur ses 750 mètres de longueur était bordée de 12 tours en latérite, que l’on appelait, tours de funambule, elles étaient reliées par des cordes où des acrobates s’exerçaient à leur art. Au milieu, en face de l’escalier principal, on construisait une immense estrade en bois qui pouvait contenir 1000 personnes, elles pouvaient depuis cet endroit assister aux feux d’artifice tirés lors des fêtes mensuelles. Le tout était présidé par le roi, il sortait de son palais et depuis une terrasse cruciforme sous un hangar spécial, il assistait aux festivités. Sa terrasse était décorée de fleurs, de lanternes et de franches en étoffe, il était entouré par sa cour. Les feux d’artifice ébranlaient toute la ville, de temps à autre, on organise des fêtes sur cette immense terrasse. Comme la fête du labourage royal ou le sillon sacré, elle se déroule au début de la saison des pluies, au mois de mai, la manifestation est présidée par le souverain du Cambodge. L’escalier principal donnait accès à la cinquième porte monumentale de la capitale, nous empruntons l’escalier secondaire, il est encadré par des éléphants bicéphales. La terrasse des éléphants à une superficie de 15 hectares, ça longueur est de 750 mètres pour une largeur de 200 mètres. Nous sommes dans l’enceinte du palais du roi, nous apercevons des bâtiments, où résidaient les employés au service du roi, la plupart était de très jeunes et belles filles choisies par la cour du roi. Nous sommes au centre du palais royal, il est englobé dans l’espace de la terrasse des éléphants, il y a un lieu de prière réservé à la famille royale, le temple a une forme pyramidale. 4 escaliers axiaux permettent de monter sur une terrasse qui surplombe tout le site avec en arrière plan la forêt omniprésente. Le lieu a été l’objet de fouilles intensives par la population, dont l’espoir était de trouver de l’or, comme il y avait beaucoup de filles au service du roi, chacune portait 5 à 9 onces d’or, elles avaient du s’en séparer lors de leur fuite. Les chercheurs d’or creusaient sous des blocs de pierre, qui parfois basculaient et les écrasaient, il y eut beaucoup de victimes, depuis 1993, les fouilles sont réglementées, il est interdit sous peine de prison de ramasser des éclats de sculptures ou le plus petit morceau de pierre. Le souverain actuel du Cambodge est un danseur, il a été chorographe en Tchécoslovaquie, il est âgé de 59 ans et il est toujours célibataire. Il est très religieux, il prie une bonne partie de la journée, il s’est rasé la tête et les sourcils comme les bonzes, il vit une vie vouée à l’amour et à la passion, il est très fier de vivre seul. A sa mort il faudra chercher une nouvelle dynastie, certains se risquent à monter pour découvrir le panorama depuis la terrasse située au-dessus du temple royal. Ensuite nous faisons une petite balade dans la forêt,nous faisons une petite halte dans une clairière, où une sorte de guinguette propose des rafraîchissements et des fruits frais à déguster. Nous nous y installons, nous dégustons du lait de coco, on nous a ouvert à coup de machettes un orifice dans la coque de la noix de coco, et avec une paille on boit le lait qui se trouve à l’intérieur. Ensuite nous nous dirigeons vers la terrasse du roi lépreux, dont voici la présentation :
La Terrasse du Roi lépreux est située au nord de la Terrasse des éléphants dans l’ancienne ville d’Angkor Thom sur le site d’Angkor au Cambodge. Les deux terrasses ont été établies à la fin du XIIe siècle par Jayavarman VII et bordent à l’Est l’ancien Palais royal permettant de dominer la grande place centrale d’Angkor Thom. Sa façade de grès d’environ 25 m de côté et 6 m de haut formant grossièrement un « U » est entièrement ornée de bas-reliefs très ouvragés représentant le panthéon hindouiste dont les omniprésents nāgas, Garudas et kumbhandás. Chaque rangée représente un monde. Ainsi la rangée inférieure évoque le monde marin. Les travaux de restauration, menée par l’EFEO (École française d’Extrême-Orient) sous la direction de Christophe Pottier ont repris depuis 1992 en utilisant la technique de l’anastylose. Ils ont en outre permis la mise au jour d’un autre mur orné, deux mètres derrière le premier et de dégager un corridor permettant d’apprécier sa décoration tout aussi abondante. On y trouve entre autres une originalité, un cheval à cinq têtes. La raison de cette juxtaposition reste mystérieuse; peut-être une symbolique liée au Mont Meru? Une des hypothèses sur l’utilisation de cette terrasse est qu’elle ait été un men, lieu d’incinération des rois. La statue qui a donné son nom à la terrasse date du XV.me siècle ; elle représente probablement Yama, le dieu hindouiste de la Mort ou l’un de ces assistants, l’Inspecteur des qualités et des fautes. Pour éviter les vols elle est conservée au Musée National de Phnom Penh.
Pourquoi ce nom, terrasse du roi lépreux, car lors des fouilles on a retrouvé la statue d’un roi, elle était recouverte de moisissures, elle était dépourvue de ses doigts aux mains et aux pieds, on a tout de suite fait allusion à la lèpre, on a donc donné le nom de roi lépreux à cette statue, qui est aujourd’hui exposée au musée de Phnom Penh. La terrasse est très abîmée, nous découvrons une reconstitution d’un bouddha en béton, c’est une statue de Yama, c’était le juge divin, il décide qui doit aller au paradis ou en enfer. Nous distinguons une coupe ornée de pétales de lotus pour le feu sacré, dans toutes les religions on prie toujours devant le feu, mais jamais dans l’obscurité. Les chrétiens et les musulmans utilisent la bougie, les hindouistes, les bouddhistes et les animistes utilisent quant à eux la bougie et l’encens. La combustion de la bougie ou de l’encens forme une fumée qui s’envole, la fumée est considérée comme un messager, elle transmet tous les vœux et prières à dieu. Nous circulons dans un labyrinthe, il est à ciel ouvert, la paroi de gauche est sculptée de fresques, sur une centaine de mètres. Beaucoup de personnes prient devant la reconstitution du bouddha Yama, une corbeille est disposée à ses pieds, on y dépose de l’argent pour l’entretenir. La visite est terminée, nous rejoignons notre mini bus, qui nous conduit à notre bus habituel. Nous passons dans un quartier formé de petites maisons, où sont installés des artistes qui peignent sur toile et sur la soie. Nous déjeunons dans un restaurant au centre ville de Siem Reap, nous sommes installés en terrasse, il fait super beau.
Après un bon repas, nous prenons la direction d’un magasin de vente de produits artisanaux, il se trouve dans la banlieue de Siem Reap, l’atelier est géré en association. Des artisans locaux produisent chez eux et confient leur articles au magasin, d’autres travaillent au sein du magasin dans des ateliers attenants. Certains artisans qui travaillent en atelier sont handicapés, la plupart souffre de surdité. Nous visitons les différents ateliers où l’on confectionne comme des sculptures sur bois ou sur pierre, de la peinture sur bois, sur toile ou sur soie. La soie est fabriquée par des artisans qui se trouvent éparpillés dans la région, nous touchons de la vraie soie sur des métiers à tisser, et toute la transformation du fil à soie, depuis son cocon jusqu’à sa mise en production sur le métier à tisser. Nous traversons un atelier où des artistes peignent sur la soie, les toiles sont ensuite décorées de fil d’or. Les toiles représentent des temples d’Angkor, le palais royal ou des paysages. Nous découvrons l’atelier de polychromie et de dorure, c’est ici que l’on peint et décore les objets en bois ou en pierre, le bois peint est l’hévéa, l’acajou, le tek et le bois de rose. Nous traversons un atelier qui produit de superbes boîtes en bois très soyeuses au toucher, sur lesquelles on peint de superbes motifs. Nous entrons dans un atelier qui fabrique des objets en cuivre, on utilise des feuilles de cuivre très fines, et de quelques coups de marteau bien ajustés, on fabrique un petit éléphant, un oiseau ou un bouddha. Nous déambulons dans un atelier où des artistes confectionnent toutes sortes de figurines dont des bouddhas, d’un morceau de bois cylindrique, en plusieurs coups de ciseaux une ébauche est réalisée, ensuite le travail de minutie arrive et l’objet prend forme. Après une bonne heure de visite, nous sommes conviés à parcourir le magasin de vente, les produits proposés sont de bonnes qualités, tout le monde se laisse tenter et repart avec un joli sac garni de lingerie ou d’objets locaux. Nous reprenons notre bus, nous devons nous rendre au temple de Ta Prohm, le temple s’étend sur 70 hectares, il a 4 enceintes, c’est le seul temple encore recouvert partiellement de végétation, la forêt y est très dense. Ce sont les indiens qui ce sont attelés à la restauration du temple, 2 statues de bouddha ont été découvertes sous 70 centimètres de terre, de cailloux et de racines, malheureusement les bouddhas sont décapités. Nous passons devant l’Angkor vat que nous avons visité hier après-midi, les douves du temple Angkor vat ont 100 mètres de largeur, elles sont toujours remplies d’eau. Un éléphant tricéphale encadre la porte destinée à l’entrée des éléphants. Dans la forêt environnante nous apercevons des macaques, ils viennent grimper sur le toit des bus, ce sont des singes à longue queue, ils se nourrissent de fruits. Dans la forêt nous distinguons un éléphant qui passe, c’est une femelle, elle ne possède pas de défense, aujourd’hui au Cambodge il ne reste plus que 500 éléphants sauvages. Nous passons devant le Bayon que nous avons visité ce matin, il est tourné vers l’est, face au soleil levant. Nous apercevons les tours à funambule, la grande place royale, la cinquième porte de la capitale, on dit la porte de la victoire. Nous roulons entourés de bouddhas reconstitués Nous descendons de notre bus, nous continuons notre chemin dans des minibus, nous roulons sur la route des sites que nous avons déjà visité, la route serpente dans la forêt, de ci de là nous découvrons des dizaines de temples, dont certains sont encore envahis par la forêt. La plupart des temples que nous apercevons au bord de la route, sont des réalisations privées. A notre gauche nous apercevons une pépinière, elle prépare des plants d’arbres que l’on plantera ailleurs. Un vieux pont enjambe à moitié la rivière, c’est celle qui coule à Siem Reap, dont hier nous avons vu le chemin qui gravissait à sa source. Au milieu d’une végétation dense, nous distinguons des champs de ruines de temples, nous découvrons un des murs extérieurs du Ta Prohm, il est en latérite, il est en très mauvais état à cause des arbres qui l’envahissent. La forêt est truffée de racines apparentes où viennent se loger les serpents, certaines grosses racines ont la forme de piton. Enfin nous arrivons à notre but, le temple Ta Prohm, dont voici une présentation :
Ta Prohm (Rājavihara) est un temple sur le site d’Angkor au Cambodge, construit selon le style du Bayon à la fin du XII.me siècle. Son nom signifie  » grand-père Brahma « . Situé un kilomètre à l’est d’Angkor Thom, sur le bord sud du baray oriental, il a été construit par le Jayavarman VII comme monastère et université bouddhique Mahāyāna sous le nom Rājavihara (le monastère du roi). Comme les autres temples khmers, il est inclus dans une enceinte de grande dimension (1 km sur 700 m) dont les portes (une à chaque point cardinal) sont ornées d’une tour aux quatre visages d’un style proche de celles d’Angkor Thom. Une cinquième porte plus discrète se trouve sur le mur nord – peut-être servait-elle de « porte de service ».A l’intérieur de cette enceinte devaient se trouver de nombreux édifices monastiques dont seul subsiste aujourd’hui une gîte d’étape près de l’entrée Est de la deuxième enceinte. Celle-ci, entourée de douves d’environ 25 m de large, délimite l’espace carré d’environ 250 m de côté du temple proprement dit. Jayavarman VII est le seul roi khmer à avoir édifié deux grands temples. Le premier des deux, Ta Prohm fut consacré en 1186 et dédié à la famille du roi : l’idole principale (Prajnāpāramitā, la personnification de la sagesse) a pris modèle sur sa mère, tandis que les deux temples satellites de la troisième enceinte étaient consacrés l’un à son guru (nord) et l’autre à son frère aîné (sud). Il édifiera ensuite le Preah Khan en l’honneur de son père, identifié à Lokeśvara. Grand bâtisseur il dote également Angkor de nombreux édifices de moindre taille dont le Banteay Kdei et construit dans tout l’empire khmer de l’époque. L’entrelac des racines et des murs, l’alternance des arbres et des pierres en fait l’un des sites les plus photographiés d’Angkor.
Nous sommes accueilli par un petit orchestre qui joue une musique harmonieuse, nous commençons notre parcours du combattant au milieu de bloc de pierre, de trous, de marches, de racines et de portes très basses où il ne faut pas oublier de se baisser. Certains piliers ont été redressés, c’est le paradis du gommier dont les racines s’enlacent autour des colonnes et envahissent les parties planes des murs. Nous contournons de vrais faux fromagers, ce sont des arbres qui sont plusieurs fois centenaires. Nous distinguons une tour à pinacle, toutes les tours sont tronquées, aucune n’est intacte. Nous entendons des cris d’oiseaux qui nous accompagnent dans notre gymkhana forestier, les cigales ne sont pas en reste, elles chantent à en perdre poumons. Une allée à balustres représentant des nagas est finie d’être restaurée. Aujourd’hui les indiens se consacrent à la restauration de la salle de danse. Nous zigzaguons dans un labyrinthe empierré recouvert de végétation. Nous sommes devant un mur où d’immenses racines courent dans tous les sens, l’arbre à qui appartiennent ces racines culmine à plus de 40 mètres de haut. Nous arrivons au centre du temple, la statue centrale a disparu, les pillards sont passés par là, il ne reste plus que son socle. Nous sommes abasourdis par le chant des cigales, des immenses tas de pierre sont conservés précieusement, chaque pierre est scrutée, répertoriée, puis numérotée afin de savoir où serait son positionnement dans cet immense puzzle. Après plus d’une heure de funambulisme forestier, nous voici sur un chemin dit carrossable, dans un enclos nous apercevons des veaux à l’ombre d’un vrai faux fromager. Notre bus habituel nous attend au bout du chemin, nous sommes assaillis par toute une bande de gamins, ils sont en quête de dollars. Nous reprenons notre bus, nous rejoignons Siem Reap, nous dînons dans un restaurant de la ville, puis nous nous faisons quelques emplettes avant de regagner l’hôtel, pour prendre un repos bien mérité.

Jour 7 : Nous quittons l’hôtel, Siem Reap et le Cambodge, nous sommes dans un avion à hélice de la compagnie Laos air line qui va nous transporter de Siem Reap à Paksé au Laos. Le vol a duré une heure, nous sommes 600 kilomètres plus au nord de Siem Reap, Paksé est située au sud du Laos, dont voici la présentation :
Le Laos, en forme longue la République démocratique populaire lao ou la République démocratique populaire du Laos, en laotien Laoປະເທດລາວ et Sathalanalat Passathipatai Passasson lao, ສາທາລະນະລັດ ປະຊາທິປະໄຕ ປະຊາຊົນລາວ, est un pays sans accès à la mer d’Asie du Sud-Est, entouré par la Birmanie (ou Myanmar), la Thaïlande, le Cambodge, le Viêt Nam et la République populaire de Chine. Sa capitale est Vientiane. L’histoire du Laos remonte aux temps lointains, avant l’ère chrétienne, comme le démontrent les énigmatiques vestiges de la Plaine des jarres. Vers le Ve siècle apr. J.-C., une influence des royaumes khmers primitifs se fait sentir et, à travers eux, la civilisation hindoue puis le bouddhisme de la civilisation Dvaravati. Le site de Vat Phou, dans le sud du pays, remonte à cette époque. Vers le XII.me siècle commence réellement l’Histoire du pays avec l’arrivée des populations Tai depuis le sud de la Chine. En 1353 est fondé le Lan Xang, pays du million d’éléphants par Fa Ngum. Le royaume se consolide progressivement, tandis que le bouddhisme s’y implante définitivement ; après Luang Prabang, Vientiane devient capitale en 1560. Le royaume de Chiang Mai est même brièvement annexé sous Photisarath et Setthathirath, à l’apogée du Lan Xang. Aux XVII.me et XVIII.me siècles le royaume se morcelle, les provinces passant sous domination birmane, chinoise ou siamoise. Après la prise de Vientiane par le général Phraya Chakri (futur Rama Ier) en 1798, le Laos passe sous le contrôle du Siam (Thaïlande) qui domine les trois royaumes (Luang-Prabang, Vientiane et Champassak) jusqu’à la fin du XIX.me siècle. En 1893, l’action du vice-consul de France à Luang Pragang, Auguste Pavie, ainsi qu’un blocus des côtes obligèrent le Siam à céder à la France la rive gauche du Mékong (Laos oriental) puis à signer des traités (1902, 1904) reconnaissant le protectorat de la France sur la partie orientale de Lan-xang (Laos). Celui-ci est finalement intégré à l’Union indochinoise française en 1899. Quant à la partie occidentale de Lan-xang (dite  » Isan « /nord-est), là où habite 80% de la population lao, elle reste occupée par le Siam. En 1904 commença le long règne de Sisavang Vong qui dura jusqu’en 1959. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’empire du Japon imposa sa domination sur l’Indochine française, y compris le Laos. La France étant à l’époque gouvernée par le régime de Vichy, cette domination s’exerça de manière indirecte, les administrateurs français restèrent en poste et le drapeau tricolore continua de flotter sur Vientiane. En 1941, la Thaïlande, alliée du Japon, imposa seulement à la France de céder les territoires à l’ouest du Mékong. Jusqu’en 1945, l’Indochine française fut peu touchée par les combats, mais, lorsque les Japonais prirent conscience qu’ils allaient perdre la guerre, ils cherchèrent à empêcher le retour des puissances coloniales européennes et favorisèrent l’indépendance, proclamée le 8 avril 1945 par le roi Sisavang Vong (sous la pression japonaise). Mais, après la défaite japonaise, c’est le retour des Français, qui donnent aux Laotiens leur autonomie dans l’Union Française vers 1946, et c’est l’union nationale lao au sein du nouveau Royaume du Laos (deux royaumes restant unis, Champassak et Luang-Prabang). Si une partie des indépendantistes, satisfaits de l’autonomie accrue accordée par la France en 1949, abandonnent alors la lutte, le prince Souphanouvong, étroitement lié au Viet Minh, le refuse. Son demi-frère Souvanna Phouma, devient, lui, premier ministre en 1951. Le mouvement de Souphanouvong, le Pathet Lao, étend peu à peu ses bases sur le territoire du royaume. En 1953, le pays est en état de guerre civile : le Pathet Lao parvient en outre à se faire reconnaître à la table des négociations lors des accords de Genève. Au mois de juin 1962, un gouvernement d’union nationale fut mis en place au Laos. Le pays demeurait cependant partagé : au sud, les forces anticommunistes et neutralistes, au nord, le Pathet Lao. À cette époque, la politique américaine dans la région consistait à garantir la neutralité du Laos et du Cambodge tout en défendant activement le Sud Viêt Nam et la Thaïlande. En 1962, le président Kennedy conclut un accord avec le Nord Viêt Nam, stipulant le retrait de l’armée populaire vietnamienne et de l’armée américaine du pays. Les États-Unis se retirèrent mais pas le Nord-Viêt Nam, et la piste Hô Chi Minh, qui traversait le Laos dans les zones contrôlées par le Pathet Lao, fut de plus en plus utilisée pour alimenter l’effort de guerre au Sud Viêt Nam. En 1963, le Pathet Lao lança une offensive qui lui donna le contrôle d’une grande partie de l’est et du nord-est du pays. Les États-Unis renoncèrent à engager des forces régulières mais ils intensifièrent leurs activités clandestines au Laos. Des équipes des Special Forces s’infiltrèrent dans le sud du pays ; et la CIA entreprit d’armer les tribus montagnardes laotiennes, notamment les Hmongs. Pendant ce temps, les bombardements prenaient une ampleur grandissante provoquant un désastre, notamment dans la plaine des jarres (où la piste Ho Chi Minh ne passait pas). De 1964 à 1969, les Etats-Unis déclenchèrent Rolling Thunder, une opération de bombardements intensifs . Le conseiller militaire et journaliste Fred Branfman a dénoncé avec virulence la violence inutile de ces attaques dans son livre Voices from the Plain of Jars : Life under an Air War, 1972. Il a avancé le nombre de plus de 500000 raids, soit une attaque toutes les 8 minutes pendant 9 ans. Selon les Pentagon Papers, le Laos aurait subi plus 500 attaques aériennes par mois. Cependant, les unités Hmongs équipées par la CIA n’ont plus pu un rôle militaire après la perte de leur base de Long Cheng en décembre 1971. La rébellion communiste ne désarme pas, soutenue par le Viet Cong contre le pouvoir chancelant soutenu par les États-Unis. Un cessez-le-feu intervient le 22 février 1973 et, en 1975, le mouvement communiste du Pathet Lao renverse le roi Savang Vatthana et prend le pouvoir. Le roi Savang Vatthana et la reine Khamphoui abdiquent le 2 décembre 1975. Le roi, la reine et l’héritier du trône meurent dans un camp d’internement. La République Démocratique Populaire du Laos (RDPL) est créée avec un régime de parti unique, provoquant l’exil d’environ 300000 personnes, soit 10 % de la population. Une période de coopération avec l’URSS est suivie à partir de 1988 d’une volonté d’ouverture à l’économie moderne et d’intégration régionale. Le pays a normalisé ses relations avec les pays voisins, s’est ouvert au tourisme et a lancé un grand nombre de projets à vocation régionale (ponts, routes, centrales hydro-électriques et réseaux électriques). Il est membre de l’ASEAN depuis 1997. Le Président de la République démocratique populaire lao est Choummaly Souriya Sayasone depuis le 21 mars 2006. Le Premier ministre est Bouasone Bouphavanh depuis le 8 juin 2006. Le Président de la Chambre est Thongsing Thammavong. Le régime politique du Laos est l’état communiste à parti unique : Le PRPL (Parti révolutionnaire populaire lao). Le président de la République est élu par le Parlement pour 5 ans. La politique du gouvernement est déterminée par le Parti à travers le Politburo et le Comité central. L’ethnie des Hmong du nord du pays est exterminée par le régime communiste qui les opprime depuis 1975 à cause de leur choix de combattre aux côtés des États-Unis lors de la guerre du Viêt Nam. Vientiane en revanche, certains Hmongs sont intégrés à la société et occupent pour certains de hautes fonctions dans l’appareil d’État. L’opposition en exil dénonce régulièrement les atteintes aux Droits de l’homme commis contre les Hmongs dans la zone de Saysomboune. Des attentats secouent sporadiquement le pays, sans qu’il soit possible de les attribuer à un mouvement politique précis. Le Laos est membre de l’ASEAN (Association des nations du Sud-Est asiatique) depuis le 23 juillet 1997. Il a accueilli, pour la première fois, le sommet de l’ASEAN du 24 novembre au 1er décembre 2004 à Vientiane. Le Laos est divisé en 16 provinces (khoueng) et 1 municipalité* (kampheng nakhon), et jusqu’en 2006 une zone spéciale** (khetphiset) : 1. Province d’Oudomxay 2. Province de Sayaboury 3. Province de Xieng Khouang 4. Province de Houaphan 5. Province de Bokeo 6. Province de Phongsaly 7. Province de Luang Namtha 8. Province de Luang Prabang 9. Province de Vientiane 10. Préfecture de Vientiane* 11. Province de Khammouane 12. Province de Savannakhet 13. Zone spéciale de Xaysomboun** [dissoute en 2006] 14. Province de Borikhamxay 15. Province d’Attapeu 16. Province de Saravane 17. Province de Sékong 18. Province de Champassak. Villes principales, Vientiane, capitale• Paksé, deuxième plus grande ville• Savannakhet, troisième plus grande ville• Luang Prabang, ancienne capitale royale• Sam Neua, cinquième plus grande ville• Vang Vieng, petite ville très touristique. Le Laos est situé entre le 14e et le 22e parallèles nord. Sa superficie est de 236800 km2. Il a une frontière avec la Chine (200 km), la Birmanie (150 km), la Thaïlande (1000 km), le Viêt Nam (1000 km), et le Cambodge (150 km). Les montagnes et les plateaux occupent plus de 70 % du pays. Arrosé par le Mékong, peu navigable à cause de son débit irrégulier (1898 Km au Laos sur un parcours total de 4200 km), qui forme en grande partie la frontière avec la Thaïlande, le pays s’étend du nord au sud sur 1000 KM des confins de la Chine à la frontière du Cambodge. Il n’est parfois que d’une centaine de kilomètres de large. Le Laos est constitué de montagnes et de hauts plateaux. Phou Bia est le point culminant de la chaîne montagneuse annamitique (2820 M, région de Xieng Khouang). La chaîne annamitique forme à l’est l’essentiel de la frontière avec le Viêt Nam. Point culminant : le mont Rao Co, 2286 M. Le climat tropical est caractérisé par les moussons. Il y a deux saisons : saison sèche d’octobre à avril, saison des pluies de mai à septembre. 15/20°en décembre-janvier, 30 ° en mars-avril. Les mois d’octobre et novembre peuvent être pluvieux (« queues de typhons »). La forêt (très dégradée) recouvre 52,8 % du pays. Le Laos est peuplé de 6,7 millions d’habitants selon les chiffres de la CIA, dont 69 % vivent dans les zones rurales et donc, 31% en milieu urbain. Selon les chiffres de l’Atlaséco, la population du Laos en 2009 s’éleve à 5, 855700 d’habitants, dont 21,38% vivent en zone urbaine et la majorité en zone rurale. Un démarrage économique sérieux ne peut être envisageable sans le développement des infrastructures actuellement axé sur le réseau routier et les télécommunications. L’ensemble du réseau d’infrastructures reste cependant modeste : presque pas de réseau téléphonique, peu de routes,pas de chemin de fer,la ligne Bangkok/Vientiane s’arrete a la frontiere lao/Thai(Thanaleng). Le Laos s’est ouvert en 1986 aux « nouveaux mécanismes économiques ». Le Code des Investissements a été promulgué dans la foulée en 1988, suivi du premier Programme d’ajustement structurel adopté en 1989 avec le soutien du FMI et de la Banque mondiale. Les investissements étrangers restent modestes et se portent sur les métiers du tourisme (hôtellerie, restauration, les services) si l’on excepte les grands projets comme le barrage hydroélectrique de Nam Theun 2, dont Électricité de France est l’un des principaux partenaires. Une bourse des valeurs a ouvert en octobre 2010 ; elle devrait commencer ses cotations en 2011. La stabilité macroéconomique en termes de change et d’inflation semble se maintenir et le Laos bénéficie actuellement de l’assistance technique de la Banque asiatique de développement (ADB) pour entreprendre les réformes du secteur bancaire. Le revenu par habitant est de 300 dollars. Le Laos est un des pays les plus pauvres du monde. L’aide internationale assure 10% du PIB en 2009. Toutefois le sous sol du Laos est très riche en matières premières (charbon, zinc, cuivre) et le secteur minier contribue à plus de la moitié des exportation totales. Le secteur agricole est le plus important. Il représente 42 % du PIB et 80% de l’emploi total en 2009. Terres cultivables (4%) sont essentiellement consacrées à la riziculture. Les principales cultures sont vivrières (riz, maïs, fécules), puis le café, les arachides (cacahuètes), le coton et le tabac. Le Laos est le 3e producteur mondial d’opium derrière l’Afghanistan et le Myanmar (Birmanie) voisin. L’agriculture sur brûlis reste très pratiquée au Laos. Cette technique consiste à défricher (essartage) les futurs zones à cultiver puis à brûler les résidus durant la saison sèche. Cependant, la concentration récente de la population le long des axes routiers accélère la rotation jachère-culture, ce qui contribue à l’érosion des sols. Cette technique reste viable pour des densités de population faibles et dispersées, mais devient problématique pour la préservation des sols quand la densité de population est telle que les temps de jachère deviennent trop courts pour fertiliser les sols. Le Laos élève comme bétail des chèvres, des taureaux, des buffles, etc. 737208 touristes ont visité le Laos en l’an 2000 dont environ 33000 Américains , 25000 Français , 10000 Australiens. Le reste des touristes est essentiellement composé de ressortissants des pays membres de l’ASEAN. En 2004, l’Australie est le 4e investisseur du pays avec 48 projets totalisant 324 millions de dollars. Le Japon et la Chine sont également de gros investisseurs au Laos. Le pays retourne progressivement au libre échange et à l’entreprise privée depuis la libéralisation des lois sur les investissements étrangers et l’admission du Laos à l’ASEAN. Le Japon est de loin celui qui apporte l’aide économique la plus importante (18 millions de dollars en 1999). Le principal fournisseur est la Thaïlande (64 % des importations). Les principaux clients sont : Thaïlande (20 %), France (8 %), Japon (3 %).Les journaux du Laos sont pour la plupart contrôlés par le Ministère de l’Information et de la Culture ou par une organisation politique. Il existe plusieurs journaux en langue lao (Passasson, Viengchaimay, Pathet lao…). Le groupe des Presses lao en Langues Étrangères édite le Vientiane Times en anglais et Le Rénovateur en français. Ce dernier a reçu en 2003 le Prix de la libre expression de l’Union internationale de la presse francophone, première récompense de ce type pour un journal du pays. L’agence KPL (Khaosan Pathet lao) édite un bulletin quotidien en français et en anglais. En 2003 paraît pour la première fois le magazine bilingue anglo-lao « Update », premier média privé au Laos. Les sujets politiques n’y sont pas abordés. La radio nationale est diffusée sur une grande partie du territoire. Les éditions locales sont contrôlées par Vientiane. La télévision TNL présente tous les soirs un bulletin d’informations en lao, en anglais et en français. Il est possible de se procurer la presse étrangère, notamment le Bangkok Post et The Nation dans plusieurs points de vente de Vientiane. Les analphabètes sont nombreux. L’enseignement primaire dure cinq ans. Il y a des taux de scolarisation différents des garçons et des filles, et entre des groupes ethniques. Une université nationale de Laos existe. En 2009, la population du Laos s’élève à 6,7 millions d’habitants selon les chiffres de la CIA, répartis sur 236800 km2, soit une densité de population de 28,8 habitants par km2. Selon les chiffres de l’Altaséco la population s’élève à environ 5 855 millions d’habitants, la densité absolue étant de 25 habitants par km2. La population du Laos est composée de 68 ethnies selon les ethnologues (47 répertoriées par le Front lao d’édification nationale). Officiellement, ces ethnies sont classées en trois groupes principaux : Les Lao Lum, ou « Lao des plaines » (68 % de la population), dont fait partie l’ethnie lao proprement dite qui parle le lao (ou laotien) ainsi que les ethnies similaires qui utilisent le Tai (Tai Lu, Tau Neua, Tai dam, Tai Deng, etc.). Le lao, appartient au groupe tai des langues taïes-kadaïes. Les Lao Theung ou « Lao des versants », parfois appelés péjorativement Kha (mot qui signifie « esclave » en Lao, traduisant leur statut défavorisé dans la société), de langue môn-khmer (environ 22 %) ; Les Môn-Khmers (ou Austro-Asiatiques) incluant 31 groupes ethniques : Kuemu (Khmou ou Khmu), Pray, Singmou, Khom, Thene, Idou, Bit, Lamed, Samtao, Katang, Makong, Try, Trieng, Ta-oi, Yeh, Brao, Harak, Katou, Oi, Krieng, Yarou, Yeh, Souai, Gnaheune, Lavy, Kabkae, Khmer, Toum, Ngouane, Meuan et Kri. Les Lao Sung ou « Lao des sommets » (9 %), nom qui regroupent les Hmong, principale ethnie minoritaire du pays et les Yao (ou Mien), tous deux de langue hmong-mien et de tibéto-birmans. Les Sino-Tibétains incluant huit groupes : Akha, Sing, Sali, Lahou, Sila, Hayi, Lolo et Hor… Selon la Constitution du 15 août 1991 le Laos est un « État de démocratie populaire » composé d’un « peuple pluriethnique » cependant la politique linguistique valorise la langue officielle (le lao). Les langues étrangères comprenant le plus grand nombre de locuteurs sont, dans l’ordre décroissant : le français, le vietnamien, le chinois et l’anglais. Croissance démographique (en 2009) : 1,75 % par an. Taux de natalité (en 2005) : 35,99. Taux de mortalité (en 2005) : 11,83. mortalité infantile(en 2009) : 77,76 selon les chiffres de la CIA. Espérance de vie moyenne (en 2009) : 56,62 ans (hommes : 54,45 femmes 58,79), selon les chiffres de la CIA. Selon les chiffres de l’Atlaséco du Nouvel Observateur, l’espérance de vie en 2009 est de 64,3 ans. Taux de fécondité (en 2009) : 4,5 enfants par femme. La minorité ethnique des Hmong (un peu moins de 10 % de la population) rencontre les discriminations les plus virulentes. La plupart des Hmongs farouchement anticommunistes ont servi les Français durant la guerre d’Indochine (les partisans de Touby Ly Phoung et les Américains durant la guerre du Vietnam. Comme en atteste le reportage de Grégoire Deniau pour Envoyé Spécial, le génocide des Hmongs se poursuit à l’heure actuelle. Une partie de l’ethnie Hmong a réussi à émigrer dans les pays occidentaux, mais les peuplades montagnardes restantes sont pourchassées par les armées laotiennes et vietnamiennes ; les derniers survivants sont confinés dans un espace interdit et continuent de résister pour leur survie. Selon l’Atlaséco : « Plusieurs milliers de réfugiés Hmong ont fui le Laos pour échouer dans des camps en Thaïlande.[...] En mai 2007, le Laos a signé un accord avec Bangkok pour autoriser le retour de ces migrants.[...]. Toutefois, les organisations de défense des droits de l’homme s’inquiète de l’accueil réservé à ceux qui ont quitté leur pays pour des raisons économiques, mais aussi pour fuir les persécutions [»Diverses religions cohabitent au Laos, placées sous l’autorité du Front lao d’édification nationale (FLEN), structure mise en place par le gouvernement communiste pour réguler les activités religieuses et les traditions des ethnies minoritaires. La plupart des communautés religieuses coexistent en harmonie. La plupart des Laotiens sont de confession bouddhiste (bouddhisme du Petit Véhicule, ou bouddhisme theravâda). Introduit au XIV.me siècle, le bouddhisme imprégnait si fortement la vie laotienne que le régime communiste a dû s’en accommoder. Les rites animistes sont cependant très répandus dans le pays, notamment chez les ethnies minoritaires, mais ont été intégrés dans le culte bouddhique. Le Laos compte plus de 5000 pagodes et environ 22000 moines, dont 9000 font partie du clergé permanent. Il faut y ajouter un total d’environ 450 nonnes (le plus souvent des veuves). La plupart des Laotiens se font moines une fois dans leur vie, pour une période qui varie d’une semaine à la quasi-totalité de leur vie. Les chrétiens (catholiques, protestants et mormons) représentent environ 2 % de la population. Le FLEN les distingue à l’intérieur de la catégorie religieuse « Église de Jésus Christ ». L’Église catholique compte environ 35000 fidèles, souvent d’origine vietnamienne. Il y a trois évêques au Laos, basés à Vientiane, Paksé et Thakhek. Les protestants comptent quant à eux environ 60000 fidèles, notamment dans les ethnies Hmong, Yao et Khmers. Il existe d’autres minorités religieuses, comme l’Islam, le Confucianisme, la Foi baé et le bouddhisme mahâyâna. Très peu de Laotiens sont athées ou agnostiques. L’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours compte un millier de membres, surtout présents dans les provinces de Vientiane et de Bokhéo. Les Témoins de Jéhovah tentent de se faire reconnaître officiellement par les autorités du pays. La secte bouddhique Thammayudh, bien qu’incorporée au bouddhisme lao en 1975, est encore présente dans le pays, notamment à Vientiane. Il y a environ 400 pratiquants de l’Islam au Laos, la plupart étant des expatriés du Moyen-Orient ou de l’ethnie cambodgienne Cham. Deux mosquées sont présentes à Vientiane, l’une chiite et l’autre sunnite. Bien que reconnaissant la liberté de culte, garantie par la loi le régime laotien encadre les pratiques et se montre plutôt réticent envers les non-bouddhistes. Défense : L’armée a un effectif total d’environ 37000 hommes dont 33000 sont rattachés à l’armée de terre. Marine : 500 hommes ; Véhicules blindés : 125 chars ; Avions de combat : 35.
A l’aéroport de Paksé, nous sommes accueillis par Lee qui sera notre guide au Laos, voici une présentation de Paksé :
Paksé ou Pakxé (laotien : IPA: pȁk sé « Embouchure de la rivière Sé ») est la capitale de la Province de Champassak au Laos. C’est la capitale du Sud, l’une des villes les plus importantes en termes économiques. Elle compte environ 70000 habitants. Entre 1713 et 1946, elle fut la capitale du royaume de Champassak, avant de devenir un vassal du Siam puis d’être absorbée par le royaume du Laos. La ville est située sur la rive gauche du Mékong, à son confluent avec la Nam Sé (rivière Sé). C’est un point naturel d’accès aux provinces voisines, grâce à son aéroport, à ses deux ponts sur la Se Don et à celui sur le Mékong, monumental, qui permet de rejoindre la Thaïlande. C’est aussi le débouché naturel des produits du plateau des Bolovens, comme le café. Du point de vue touristique, Paksé permet d’accéder au monument pré-angkorien du Vat Phou et aux chutes de Khone, marquant la frontière avec le Cambodge. Elle est le point de départ idéal pour découvrir la région de Si Phan Don (« Quatre mille îles »).
Paksé est entourée de collines, elle est située entre les 2 eaux qui la traverse le Mékong et l’embouchure de la rivière Sé. Nous traversons des rizières sèches, il y a 2 mois cette partie était complètement inondée. Nous sommes à 120 kilomètres de la frontière du Cambodge, les maisons sont construites sur pilotis, nous passons devant l’ancien palais du roi, aujourd’hui c’est un hôtel, on l’appelle le palais des 1000 fenêtres. Nous sommes au centre ville de Paksé, nous sommes très près de 3 pays le Cambodge, le Viet Nam et la Thaïlande. Nous sommes à 200 kilomètres du Viet nam et à 60 kilomètres de la Thaïlande, nous croisons des enfants qui sortent de l’école, ils sont en uniforme blanc et bleu. Les enfants sont transportés dans des transports collectifs, c’est une camionnette avec un plateau sur lequel sont installés des bancs, une bâche abrite. Les jeunes passagers. Nous voici arrivés au restaurant dans la banlieue de Paksé, nous avons mangé une soupe qui contenait de petits morceaux de viande avec de tous petits os, ce n’était ni du poulet ou du lapin, aurait-on mangé une sorte de rat, rien n’es moins sûr.
Nous reprenons le bus pour aller visiter un parc ethnique, dont toutes les minorités du Laos sont représentées dans leur cadre de vie quotidienne et dans leur habitation traditionnelle, c’est le parc Phaasum, il est situé près d’une cascade. Nous passons devant un stade, nous avons 35 kilomètres de route à faire. Le sport populaire au Laos est le Kato, on y joue avec un ballon en rotin, un filet sépare le terrain comme au volley ball, on se passe le ballon avec les pieds, les genoux, les épaules et la tête. Certaines minorités vivent dans des maisons dans les villages, d’autres vivent en forêt, les maisons sont alors construites dans les arbres. Beaucoup de communautés minoritaires sont animistes, certaines ethnies n’acceptent pas les jumeaux, elles les sacrifient à la naissance. Les animistes ont le culte des ancêtres, ils respectent tout et plus particulièrement la nature. Les autels privés des bouddhistes ne possède pas de bouddha, mais des objets des ancêtres, s’ils veulent prier ils doivent aller à la pagode, à la maison on prie uniquement pour les ancêtres. L’hindouisme n’existe presque plus au Laos, on a seulement gardé les peintures comme le Ramayana. Nous roulons sur une belle route entourée de végétation, on distingue des magnolias, des palmiers et beaucoup d’autres espèces d’arbres. Les maisons dans cette région sont à 2 pans, elles sont construites en dur. Le pays est très pauvre, mais tout le monde mange à sa faim, on mange tout ce que la végétation offre, et on chasse pour manger tout ce qui bouge, sauf les chats et les touristes. Le salaire moyen au Laos est de 150 euros par mois, au Laos on vit à plusieurs générations sous le même toit, on partage tous les frais, on vit avec la cagnotte de la cellule familiale. A la campagne tout le monde a son jardin potager, le Laos exporte beaucoup d’électricité, et le tourisme commence à prendre une part importante dans l’économie. Un cochon noir court sur la route, sur notre droite nous apercevons des troupeaux de vaches, nous circulons sur la route qui mène au Viet Nam. Nous passons devant un cimetière qui contient un bon nombre d’urnes funéraires, nous roulons au milieu d’une plantation d’hévéas. Nous remarquons de ci de là des teks avec leurs énormes feuilles, le tek doit être abattu tous les 40 ans. Si on le laisse vivre plus longtemps, il devient creux à l’intérieur. Lorsqu’il a une quinzaine d’années, on peut planter un autre tek à sa proximité. Nous découvrons des frangipaniers en fleurs, des champs d’ananas à perte de vue. Nous traversons un village, il est renommé pour ses forgerons, nous passons devant l’école. Auparavant nous avions passé un village spécialisé dans la construction des toits en chaume, un peu plus loin, il y a un autre village dont la spécialité est la vannerie. Devant chez un forgeron, on aperçoit toute une panoplie de coupe coupe. Nous passons devant une coopérative qui stocke les grains de café vert, c’est une usine, ensuite elle fait sécher le café, puis on le torréfie. Nous traversons un village qui produit des fruits séchés, dont la banane, nous croisons une pagode, des chèvres sont parquées dans un enclos, on les élève pour leur viande, tout comme au Cambodge le lait est importé. Nous roulons au milieu de rizières, nous arrivons au parc des ethnies, l’entrée est très bien arborée et fleurie. Nous sommes comme dans un village, les chiens aboient, les poules caquettent et les coqs chantent. Nous commençons par découvrir des arbres une cabane est construite dans un arbre avec des lianes, nous sommes face à un arbre appelé manolé. C’est un bois précieux au Laos, c’est plus onéreux que le bois d’ébène, la sciure est récupérée pour mettre à l’intérieur des oreillers dans les hôpitaux. La sciure à des bienfaits contre l’hypertension, les gens l’utilisent comme médicament. Les meubles fabriqués en bois de manolé sont très chers. Nous passons à l’abri d’un tek et d’un manguier, nous traversons une bambouseraie, et nous voici entourés de flamboyants. Nous sommes sous un palmier où l’on peut toucher un régime de bananes, nous contournons un cacadé dont avec le fruit on fait une boisson. Le parc ethnique est un rassemblement de toutes les ethnies minoritaires au Laos, ce parc est le fruit d’un thaïlandais. L’objet est de montrer aux touristes, les différents styles de maisons, de traditions, de coutumes et de la vie quotidienne dans cet endroit ouvert. Nous sommes dans le quartier des lavens, nous arrivons dans le quartier où résident les calias, les maisons sont en chaume et elles sont sur pilotis, les murs sont en bambou tressé. Nous voici dans la zone de l’ethnie des catous, des enfants nous accueillent par des chants, ils sont sur l’estrade placée devant la salle des fêtes, nos petits chanteurs sont vêtus de costumes rouge et blanc. Nous découvrons une maison, elle est juchée sur un tronc d’arbre, dont un escalier est taillé dans sa masse qui permet d’accéder à l’habitation. Des animaux sacrés gambadent au milieu des maisons, mais il y a aussi des animaux élevés pour la viande. Nous sommes devant une maison de la tribu allak, au-dessus de la porte est sculptée une scie, son rôle est de protéger des mauvais génies, la maison est bien décorée. De chaque côté des piliers soutiennent l’ensemble, ils sont sculptés, à l’intérieur de la maison, une dame tisse à même le sol. 7% de la population sont d’origine allak, l’ethnie la plus importante au Laos sont les mongs, ils sont 23% des 7 millions de laotiens. Nous sommes devant un arbre appelé céphana, il a un feuillage très coupant. Nous apercevons des plantes de manioc, dont on mange les racines, c’est lui qui produit le tapioca. Nous sommes dans un champ d’ananas, le fruit pousse à même le sol, et non pas sur un arbre. Nous zigzaguons au milieu de patacous et de caféiers, de jacquiers le vent fait frissonner le feuillage de tous ces arbres. Au loin nous apercevons l’arbre appelé bois de rose, nous passons devant l’arbre qui produit le fruit du dragon, nous voici face à face avec un oiseau du paradis. Nous arrivons sur une petite place où un jeune joue de la musique traditionnelle, il est devant une échelle en bambou qui mène à une petite maison sur pilotis. C’est l’escalier à draguer, le jeune garçon parade devant la maison, si la fille qui se trouve à l’intérieur est intéressée par les avances du jeune garçon, elle tend la main à travers une petite lucarne. Ce geste signifie que l’affaire est dans le sac, le jeune garçon peut alors gravir l’échelle pour aller rejoindre la belle jeune fille. Une maison est construite dans un arbre, un escalier en colimaçon est sculpté autour du tronc pour y accéder. Une femme âgée circule dans la rue, elle est habillée de sa tenue traditionnelle, elle porte d’énormes boucles d’oreille en ivoire, qui lui déforment les lobes d’oreilles, elle a toutes les dents de devant très abîmées. Nous passons devant une maison en bambou tressé, elle est noire et blanche, pour obtenir la couleur noir, on peint le bambou. Devant une maison en bambou tressé plus fin se trouve une femme qui tisse avec un métier à tisser très rudimentaire, il est constitué de baguettes de bambous que la femme manipule avec une dextérité remarquable, elle tisse du coton. Pour accéder à sa maison, on a creusé tout un tronc d’arbre, dans lequel on a dessiné des marches d’escalier. Tous les gens qui sont installés dans ce village ont été volontaires pour y venir, ils sont payés en tant que résidents, ils vivent mieux ici que dans leurs villages d’origine. La plupart des personnes sont âgées, peu de jeunes ont répondu pour s’installer dans ce parc ethnique. Son rôle est avant tout de préserver les différents types d’habitats, de traditions, de cultures qui existent encore au Laos, mais au fur et à mesure, les ethnies adoptent le style de vie de la majorité des laotiens, ce par cet en quelque sorte la sauvegarde des patrimoines ethniques des minorités laotiennes. Les catous ont des maisons rondes avec le toit en chaume, un homme joue avec des instruments à cordes qu’il a confectionné lui même, ils sont de toutes formes, le résultat est très harmonieux. Après notre visite du parc, nous pénétrons la forêt, nous traversons une rivière sur un pont en bambou suspendu pour aller à une magnifique cascade. Le pont est souvent endommagé lors de la mousson, car son tablier se trouve immergé, ce qui oblige de le reconstruire assez souvent. Une multitude de libellules sont au-dessus de l’eau, nous retournons à notre bus en empruntant un chemin dans la forêt, dans une clairière sont installés des éléphants et éléphanteaux en carton mâché sur lesquels nous pouvons grimper. Nous prenons la route pour Tad Lo à travers les plantations de café et de cardamone du plateau des Bolovens, habité par le groupe ethnique des Laven. Tad Lo est un havre de paix au milieu de la jungle, au bord de la rivière Se. Mais avant d’y arrivé, nous avons encore une cinquantaine de kilomètres à parcourir, nous arrivons sur le plateau. L’arbre à citronnelle éloigne les serpents, car ils se coupent avec leurs feuilles très saillantes. Nous nous arrêtons dans une immense plantation d’hévéas, nous pouvons toucher les écuelles dans lesquelles on récupère la sève. L’hévéa est un feuillu, dont le tronc est bien droit, il mesure à peu près 5 mètres de haut, il arrive à maturité à 6 ans, il produit de la sève pendant 5 ans, puis on l’abat. Avec son bois on confectionne des chaussures, des vêtements et des petits meubles en bois. Nous reprenons notre route, nous sommes entourés de petites maisons en Bois, nous doublons un camion chargé de régimes de bananes, nous dépassons sans cesse des mobylettes. Une mobylette chinoise coûte 500 euros, une thaïlandaise en vaut 3000, mais les propriétaires des premières doivent avoir des notions de mécaniques pour rouler chinois. Nous apercevons une plantation de manioc, les étrangers n’ont pas le droit d’être propriétaire immobilier, c’est réservé uniquement aux personnes qui ont la nationalité laotienne. Nous circulons au milieu de frangipaniers, avec leurs feuilles on distille une essence parfumée, avec laquelle on arrose bouddha à la nouvelle année. Nous traversons un village habité par l’ethnie aka, ils sont animistes et catholiques, ils ont construits une petite église en bambou au centre du village. Notre bus à des problèmes, nous roulons au pas, et nous devons nous arrêter assez souvent. Nous croisons un petit veau qui gambade sur la route, on fait un vin avec la banane. Nous voici à la ferme qui produit du café et du thé, nous touchons un théier, c’est un petit arbuste, c’est avec ses feuilles que l’on produit le thé. Nous découvrons aussi le bétel, dont les feuilles sont chiquées, ce qui détériore la dentition par ailleurs. Nous découvrons l’atelier qui est très rudimentaire, dans une grande marmite on fait bouillir les feuilles de thé, puis on sèche les feuilles avant de les malaxer pour les réduire en poudre, la dernière opération est de mettre la poudre dans un four pour un dernier séchage. Ensuite on nous a proposé de goûter le thé cultivé, produit et fait maison. Nous rejoignons notre bus, la route continue, La famille royale a toute été décimée, il ne reste plus que la veuve du prince héritier et ses 2 enfants qui vivent au Laos, ils sont installés à luang Prabang. Enfin, nous voici arrivés à Tad lo, un petit chemin chaotique nous mène à notre hôtel, il est située dans la jungle, le chemin serpente, le bus a bien du mal à se frayer son passage dans les feuillages. Il est 19 heures, la nuit est bien noire, il nous faut trouver nos maisons respectives pour déposer nos valises, c’est assez épique, mais c’est à vivre. Ce sont de petits 4/4 qui sont venus nous ramasser dans nos petites maisons sur pilotis dispersées dans la forêt, pour nous conduire au restaurant. Le repas terminé nos 4/4 nous ont raccompagnés à nos couches, c’est dans un havre de paix, de bruits d’animaux et dans la fraîcheur de la nuit, car nous sommes à 800 mètres d’altitude que nous avons pris un bon repos.

Jour 8 : Après une nuit en pleine forêt, nos 4/4 reviennent nous ramasser de ci de là, tout le monde se rejoint sur la terrasse qui fait office de salle de restaurant, où nous prenons le petit déjeuner. L’ambiance est rythmée par la cascade appelée Ban qui se situe sur la rivière Se, elle se jette dans le Mékong à Paksé. Nous reprenons place dans un nouveau bus, qui est en état de marche, nous allons rejoindre Paksé pour prendre un bateau. Le propriétaire de l’hôtel où nous avons passé notre dernière nuit a vécu de longues années en France, où il s’était réfugié, le gouvernement a donné une année aux anciens propriétaires afin qu’ils puissent récupérer leurs biens sur simple présentation des actes de propriétés officiels. Le délai passé, les biens non récupérés deviendront biens de l’état, c’est par cette procédure que le propriétaire de notre dernier hôtel a pu retrouver son patrimoine immobilier, et qu’il est revenu au Laos pour gérer son établissement, dans l’idée d’offrir de l’emploi aux personnes de la région. Les personnes âgées et les orphelins au Laos sont pris en charge par la cellule familiale, quant aux bonzes et aux nones, ils sont nourris par la population. L’enseignement est gratuit, mais l’entretien et la restauration des écoles sont effectués et financés par les familles des enfants. Il n’y a pas de protection sociale au Laos, alors si l’on a de l’argent on peut se soigner, sinon on ne peut compter que sur le ciel. Au Laos, dans les villages on se soigne beaucoup avec les plantes, mais l’efficacité n’est pas garantie. Aujourd’hui la croix rouge passe dans tous les villages pour contrôler la population, elle vérifie la santé et procure des médicaments pour aider à la guérison. Nous observons des hortensias qui ornent une place, nous passons dans le village reconnu pour sa vannerie en bambou, près d’une maison nous apercevons l’inévitable cochon noir. La plupart des maisons sont sur pilotis alors que nous roulons sur un plateau, alors le risque d’inondation est inexistant. En fait le vide sous la maison est réservé aux animaux, et sert à entreposer toutes sortes de matériels. Tout au long de la route, nous partageons la chaussée avec des vaches, des veaux, des cochons, des voitures, des camions et des 2 roues, le chauffeur doit être très attentif. Le Laos s’appelait auparavant le royaume au million d’éléphants, ce sont les français sous le protectorat au XIX.me siècle qui ont donné le nom Laos au pays. Ce sont les cousins du roi qui ont renversé la monarchie, dont le prince Souphanouvong, qui a été aiguillé par Hô Chi Minh, ils ont tout d’abord créé une base arrière au nord du Laos juste à la frontière du Viet Nam. Hô Chi Minh était très intelligent, il voulait libérer le Laos en changeant le régime. Il était intéressé par le nord du Laos, où il pouvait prélever des hommes pour son armée, qui était engagée contre les américains. Tout cela se passe entre 1960 et 1975, quant aux américains, ils se servent de la plaine de Jarre pour faire l’armée contre le Viet Nam, c’est dans cette région que vit l’ethnie mong. Le Viet Nam sortira vainqueur de la guerre contre les américains, le Laos étant considéré comme un pays neutre, les américains ce sont vengés sur le Laos, ils ont déversé toutes les bombes qu’ils leur restaient sur le territoire laotien. En réalité le Laos a beaucoup plus souffert des bombardements américains que le Viet Nam, et les victimes ont été plus importantes. Le roi Savang Vatthana a donc été chassé par son propre cousin, qui deviendra le premier président du Laos grâce à l’aide des vietnamiens. La famille royale le roi, sa femme et ses 2 fils sera envoyée dans un camp de rééducation, tous les laotiens qui ont travaillé pour l’armée américaine ont eu droit à un passage dans un centre de rééducation situé dans le nord du laos. La famille royale était dispersée dans la forêt, ils ont tous disparu. Seule la femme du prince héritier a évité le centre de rééducation, car elle était enceinte au moment de l’embarquement de la famille royale. Le premier président du Laos, le cousin ennemi du roi voulait imposer à son pays le même régime qu’au Viet Nam. Il voulait imposer tout le monde à 70% de leur revenu, le mécontentement fut général entre 1975 et 1980. Le successeur du premier président fut plus populaire, il essaya de ramener la population dans les champs et d’assouplir les prélèvements exorbitants de taxes et d’impôts. C’est lui qui en 1992 a permis aux personnes de récupérer leur patrimoine foncier et immobilier, sur simple présentation des pièces officielles de propriété. Comme dans tous les pays, la corruption existe au Laos. Les laotiens ne se préoccupent pas trop de la politique, la plupart ne savent même pas le nom du président de la république. C’est vrai que le président de la république est élu par les chambres, par contre les gouverneurs de province sont élus par la population, le vote est obligatoire, alors on vote, mais avant et après le laotien ne s’intéresse pas à la politique. Le drapeau du Laos est de couleur bleue pour la richesse, rouge pour le sang, le blanc du centre c’est la pureté. Les communistes quand ils ont pris le pouvoir, ils n’ont pas détruit les pagodes, car certes, ils sont communistes mais ils sont également bouddhistes. Par contre, ils ont détruit tous les endroits où les laotiens travaillaient avec les américains. Le résultat, c’est que maintenant il faut restaurer, et que l’argent manque. Auparavant, après 1975 pour échapper au service militaire, les parents envoyaient leurs enfants à la pagode pour devenir bonze, ce qui les exemptaient de service national. Le nord du Laos reste toujours sous tension, c’est une région où l’insécurité règne. Le laotien lambda ne connaît pas le crédit, il paie tout au comptant, on construit sa maison petit à petit. Tout au long de la route, c’est une multitude de petits marchés locaux, nous arrivons à Paksé, nous avons le Mékong sur notre gauche. Tout comme les cambodgiens, les laotiens n’apprécient pas les siamois ou thaïlandais. La chine a construit beaucoup de barrages sur le Mékong, ils ont la fiche habitude de ne pas prévenir les autorités du laos quand ils décident d’ouvrir les vannes pour lâcher l’eau retenue, ce qui provoque des inondations en aval, donc au Laos. Nous roulons au milieu d’une multitude de tucs tucs, nous passons devant une église, il en existe dans toutes les villes importantes, sauf à luang Prabang. L’église de Paksé est devenue un commissariat de police, nous arrivons à l’embarcadère. Nous prenons place dans un bateau, il va nous conduire au site de Vat Phou Champassak classé au patrimoine de l’humanité par l’Unesco. L’eau du Mékong est marron, ça résulte des grosses pluies qui se sont abattues début novembre sur le sud asiatique. Nous sommes entourés de petites embarcations de pêcheurs, Nous passons sous un pont qui traverse le Mékong. Il est en béton, il a 2 voies de circulation et a une longueur de 400 mètres. Nous sommes sous un soleil radieux, des billes de bois descendent le fleuve, nous passons une palmeraie. Au loin se dessinent des collines, nous descendons le Mékong, nous nous dirigeons vers la frontière avec le Cambodge. Les pêcheurs tendent des filets le matin, puis ils viennent les relever l’après-midi. Le fleuve est le paradis de gros poissons chats, leur peau fait 5 centimètres d’épaisseur, leur chair n’est pas appréciée. Dans la région on capture les poissons avec des nasses en bambou, par contre dans le sud elles sont confectionnées en métal. Dans la plaine du Mékong, on cultive le riz et le maïs, le Mékong n’est pas navigable sur toute sa longueur, et en période sèche, la coque des bateaux racle le fond. La prostitution au Laos se cantonne à Vientiane la capitale et dans le sud du pays, pendant la guerre du Viet Nam les militaires français ont commis beaucoup de viol à l’encontre des femmes laotiennes. Après 1 heure 30 de navigation nous arrivons à notre but, nous débarquons au centre d’un village, nous apercevons la cour de l’école, notre bus nous attend, nous y prenons place pour rejoindre Champassak puis le Vat Phou. Nous sommes à Champassak, le village compte 3000 habitants, il y a beaucoup de pagodes, les gens dans le sud du Laos sont certes bouddhistes, mais ils pratiquent aussi l’hindouisme et l’animisme. Nous roulons sur une route défoncées de nids d’éléphants, à droite nous découvrons l’ancienne résidence du roi de Champassak, c’est une maison coloniale, elle est en restauration. A côté nous apercevons une maison blanche, c’est également une ancienne maison coloniale, elle a été parfaitement rénovée. Elle appartient à un des membres de l’ancienne famille royale de Champassak, il a pu récupéré son bien grâce à la loi de 1992 sur le patrimoine. Champassak possède 1 seul hôtel de luxe, c’est le palais au mille fenêtres, par contre on dénombre un bon nombre de guest house ou chambres d’hôte. Sur notre droite nous croisons une pagode, elle est fleurie de superbes bougainvilliers, elle possède un magnifique stupa. Nous sommes de plus en plus secoués, la route est complètement défoncée, chaque année la mousson détériore une grande partie des routes. Sur notre gauche s’étend le Mékong, les gens de la région vivent de la pêche, et de l’agriculture dont la riziculture. Nous commençons a apercevoir la montagne où se situe le Vat Phou, que l’on appelle ici le chignon, au milieu des arbres, nous distinguons un bouddha qui surveille le Mékong. Nous sommes toujours en présence de maisons sur pilotis, un bassin d’eau est recouvert de lotus, dont les tiges sont comestibles. Sur notre gauche on fabrique des nouilles avec de la farine de riz, Dans une hutte un buffle se tient à l’ombre, sur notre droite se dressent des collines, sur cette route désertique on surprend une station service de carburant. Champassak et l’île où nous allons dormir ce soir ont été les premiers sites à être électrifié dans le sud, une pagode entourée d’urnes funéraires se trouve à proximité d’une école. Auparavant l’état avait installé des hauts parleurs dans les villes et les villages, et de 4 heures à 7 heures du matin, on diffusait la radio d’état pour informer la population. Dans certains endroits la diffusion est toujours présente, mais dans de nombreux villages et en ville, les gens ont coupé les fils pour ne plus être importuné par la radio au saut du lit. Nous voici enfin arrivés sur le site de Vat Phou, dont voici une présentation :
Le Vat Phou (Lao) : wāt pú »temple de la montagne », vat phu) surplombe une colline des monts Pasak, située dans le district de Champassak, à l’extrême sud du Laos. Le point culminant de la chaîne de montagne, le Phou Kao, a une forme particulière, identifiée dans l’antiquité à un lingam, symbole phallique de Shiva, d’où son nom ancien de Lingaparvata, et sa réputation de montagne sacrée. Une source présente sur le site a vraisemblablement incité les anciens rois de la région à installer là un sanctuaire shivaïte. Ce site a été occupé successivement par plusieurs temples dès le Ve siècle. Certains auteurs situent à cet endroit la capitale du royaume de Chenla (Tchen-La de Terre) fondée par le roi Shresthavarman à cette époque. L’ensemble des constructions visibles a été construit par les Khmers qui administrèrent le Laos pendant une grande partie de l’Empire khmer (Xe au XIIe siècle). Après un second édifice au IXe siècle, associant déjà un sanctuaire et des ouvrages hydrauliques, le temple visible actuellement fut construit au XIIe siècle en même temps qu’une retenue d’eau (baray) pendant le règne de Sūryavarman II alors que celui-ci guerroyait au Champâ et au Đai Viêt, plus à l’est. Par la suite, Vat Phu devint un sanctuaire bouddhiste très vivant et l’est resté jusqu’à nos jours : chaque année, en janvier ou février, le 15e jour de la lune croissante du 3e mois, a lieu un pèlerinage qui attire de nombreux fidèles Lao coïncidant avec la fête bouddhiste du Makha Busa. L’ensemble est orienté selon un axe Est-Ouest, et depuis la plaine, escalade le flanc de la montagne pour aboutir au sanctuaire, situé sur une terrasse au pied de la falaise où coule la source sacrée. Le site commence avec deux barays (lacs artificiels), ensuite une allée de grès bordée de bornes mène aux deux grands palais (nord et sud). De là part une route ancienne surélevée qui conduit au temple de Nang Sida et continuait vers Angkor. On peut voir les vestiges d’un petit édifice (milieu du XI.me siècle), souvent appelé temple de Nandin (le taureau sacré, monture de Shiva). Une suite d’escaliers et de terrasses donne accès au sanctuaire principal (milieu du XI.me siècle, style du Baphuon), flanqué d’une bibliothèque. La source sacrée se situe derrière le sanctuaire en bas de la falaise et alimentait originellement l’arrière du sanctuaire. De nombreux éléments sculptés sont visibles aux alentours. La ville ancienne, située au bord du Mékong, mesure environ 2 km x 1,8 KM et possède une double enceinte de terre, semble avoir été fondée vers le Ve siècle ap. J.-C., comme l’atteste une inscription d’un roi nommé Devanika, trouvée dans l’actuel village de Vat Luang Kao. Des inscriptions trouvées dans la même zone attestent que dès la fin du VI.me siècle, elle est la capitale du roi Mahendravarman, qui règnera aussi plus tard sur la région de Sambor Prei Kuk, (à 240 km au sud-ouest, au Cambodge). Par la suite, cette ville, souvent identifiée à Shrestapura, perd son importance politique, car les dynasties déplacent peu à peu leur centre de pouvoir, pour finir, dès le IX.me siècle, par régner sur l’ensemble du territoire khmer, avec Angkor comme capitale. Le site réserve quelques particularités qu’il faut découvrir en le parcourant : Dvarapala (gardiens de porte), falaise gravée, énorme éléphant sculpté, quelques restes d’anciennes cellules monacales, la trimurti : une trinité hindouiste gravée dans la pierre (Shiva, Brahma, Vishnu), un crocodile sculpté… De plus, d’autres ruines khmères, proches de Vat Phu, sont accessibles : les temples de Nang Sida et Tao Tao, le temple de Tomo (Huei Tomo ou Oubmong) de l’autre côté du Mékong. Pour accéder au sanctuaire principal, il faut gravir plusieurs volées de marches dont une grande partie est bordée de frangipaniers centenaires. Il y a une superbe vue sur le Mékong depuis la troisième plate-forme, avec de grands arbres pour l’ombre et la fraicheur. Un endroit reposant qui incite à la méditation et au recueillement. Il faut compter environ 3 heures de visite avec le musée, qui contient de nombreux objets, éléments d’architecture et sculptures issus des fouilles archéologiques réalisées dans et autour du site. Des missions étrangères françaises, italiennes, indiennes, japonaises, dans le cadre de projets de coopération avec le Laos, effectuent des travaux de restauration, d’aménagement, de promotion et de mise en valeur du site, en relation étroite avec les autorités lao. En 1991, le Pral « Projet de Recherche Archéologique Lao », la première mission française, a débuté avec Marielle Santoni (CNRS-Musée Guimet). Pour venir sur le site de Vat Phu, l’accès est très facile, soit depuis les nombreuses guesthouses situées au bord du Mékong sur la route du site ou directement depuis la ville de Paksé. Le district de Champasak dans lequel se trouve le site de Vat Phu, est une région très accueillante, calme, avec le Mékong très large d’un côté, de l’autre la chaîne de montagne et au milieu les rizières. Quelques vielles maisons traditionnelles et certaines maisons coloniales sont visibles depuis la route qui longe le Mékong. C’est un endroit qu’il faut découvrir ; s’y arrêter plusieurs jours permet de s’imprégner de l’ambiance calme et reposante, de faire connaissance avec des locaux très aimables.
Le Vat Phou est le lieu où l’on sacrifiait des vierges, aujourd’hui elles sont remplacées par des animaux. Le bus nous laisse sur un parking, nous devons continuer à pied, à l’entrée du chemin on nous propose des ombrelles, elles sont les bienvenues car le soleil est brûlant. Nous parcourons un petit kilomètres est nous voici au pied du Vat Phou, nous pouvons admirer les lingams, qui bordent l’allée royale que le roi empruntait pour venir au Vat Phou. De chaque côté du chemin des bâtiments sont en restauration, à droite le bâtiment était réservé aux homme, et celui de gauche aux femmes. C’étaient des pavillons où résidaient les domestiques au service du roi. Le palais royal n’existe plus, il était très abîmé, il ne subsiste plus que son socle, il datait du VII.me siècle. Des artisans travaillent minutieusement, ils brossent des pierres avec des brosses à dent, la tâche est effectuée sous le soleil et dans la poussière. Dans un palanquin jaune, on aperçoit le roi Comata, sous son règne il y avait déjà la restauration de cet endroit. Pendant laquelle on a fait un pari, il y avait 2 chapelles à entreprendre, l’une par les hommes et l’autre par les femmes, comata avait misé sur le sexe fort bien sûr. Mais les femmes sont très malines, elles se sont mises toutes nues pour travailler, les hommes regardaient le spectacle et oubliaient de travailler. Les femmes ont terminé bien avant les hommes, le roi Comata avait perdu son pari, il a été obligé de se suicider. C’est pour cela que nous avons sa statue à l’entrée du site, maintenant il faut s’atteler à franchir les 300 marches d’escalier qui nous conduisent à la pagode et au lieu du sacrifice. Après une bonne dizaine de minutes d’effort intense, nous sommes sur la plate forme de la pagode. Dans le temple il y a un bouddha, avant de sacrifier les vierges, on venait prier, car il était interdit de tuer. La pagode est très bien décorée, les murs sont parfaitement sculptés, l’autel regorge d’offrandes. Un manguier sauvage trône sur la place devant la pagode, nous prenons le chemin qui mène au lieu du sacrifice. Sur un rocher un éléphant est splendidement sculpté, des anneaux sont disposés sur d’autres rochers, ils servaient auparavant à accrocher les éléphants. Nous arrivons à un rocher, c’est le pied d’une chapelle, c’est un endroit de méditation, elle est partiellement détruite par les racines. Nous arrivons sur une sorte de plate forme, c’est ce qui faisait office de lit, on y attachait les prisonniers, les bras en croix. Ils étaient sacrifiés à leur tour après celui des vierges, le symbole est que les prisonniers deviennent serveurs dans leur nouvelle vie. Nous arrivons au lieu du sacrifice, on a dessiné un escalier sur un rocher, sur lequel on place la vierge, les pieds en haut et la tête en bas, on lui coupe la tête. Une rigole en forme de serpent conduit le sang dans un bassin où est sculpté un crocodile qui boit le sang. Les vierges sacrifiées, on allait chercher un par un les prisonniers, et on leur faisait subir le même sort. Ensuite nous avons été écouter le bruit de la source d’eau, puis nous avons dévalé les 300 marches pour redescendre du Vat Phou. Pour rejoindre notre bus, nous avons emprunté l’allée du roi, tous les 5 mètres de chaque côté sont dressées des statues de personnages, ils sont tous coiffés du chapeau traditionnel. Le sol de l’allée royale est pavée de dalles de pierre, elles sont posées à même le sol, c’est très agréable d’y marcher dessus. Des vaches sont en pâturage juste avant les habitations, nous décidons de prendre un petit rafraîchissant dans un bar. Nous reprenons notre bus, nous continuons le circuit. Nous passons devant un pré où paissent des buffles, un pic bœuf s’acharne sur le dos de l’un d’eux. Nous traversons un village, une famille prépare une cérémonie, elle s’apprête à cheminer jusqu’à la pagode. Nous revoici au centre de Champassak, nous nous arrêtons près de l’embarcadère où nous avons accoster ce matin. C’est ici que nous allons nous restaurer, la terrasse du restaurant domine le Mékong.
Nous reprenons notre bus, des agriculteurs travaillent dans les champs sous la canicule. Nous traversons Paksé, nous roulons un bon moment sur une belle route, puis l’on s’engage sur une piste, c’est très chaotique, le tape cul va durer 7 kilomètres. Des personnes fabriquent du charbon de bois, la contrée recense des tigres, des sangliers, des ours et des cervidés, c’est une zone protégée. Par contre il n’y a pas d’éléphants sauvages à cet endroit, La forêt est constituée de teks, de bois de rose, de sycomores et des bois précieux. Les pluies ont vraiment défoncées la piste, ouf, enfin nous arrivons au village des éléphants. C’est une colonne de 14 éléphants qui s’ébranle, nous sommes installés dans des paniers de chaque côté de l’éléphant, et le cornac est à cheval sur son encolure. Nous traversons le village, nous visitons depuis notre place royale toutes les rues et places, nous découvrons la campagne à travers une ancienne rizière, nous descendons dans un petit ruisseau où coule un filet d’eau. Après une vingtaine de minutes de promenade, nous revenons à la gare des éléphants qui nous déposent sur un quai surélevé, pour les remercier on leur donne des bananes et des canne à sucre à manger, ils les saisissent avec la trompe et les engouffrent dans leur gueule. Nous sommes bon pour 7 kilomètres de secousses, le bus soulève une énorme poussière, nous assistons au coucher de soleil sur le Mékong. Le long de la piste, des autochtones s’adonnent à la pétanque, avant d’arriver sur la route un petit marché s’est établi. Il propose toutes sortes de grillades des mygales, des chauves souris, des écureuils, des taupes, des poulets enfin tout ce qui bouge, un étal est garnie de pâtisseries. Nous avons encore près de 80 kilomètres de route pour atteindre la fin de notre circuit, nous essuyons une petite pluie, les grenouilles sont de sortie, elles traversent la route, au risque de se faire écraser. Nous voici arrivés au bac, qui nous permet de traverser le Mékong pour accéder à l’île de Don Khong, elle est très touristique, de nombreux hôtels y sont implantés, c’es l’île natale du président du Laos actuel. Après une traversée de quelques minutes, nous sommes sur l’île, dont voici la présentation :
Située sur le Mékong au sud du Laos, l’île de Don Khong bénéficie d’une vie paisible et agréable. Vous découvrirez la vie des populations du Sud du Laos, lors de promenades à vélo que vous pourrez louer pour la journée. Vous trouverez tous les types de logements, de la simple Guest house à l’hôtel bien tenu. Les pêcheurs utilisent des grands filets lancés d’une pirogue ou posent des pièges à poissons fabriqués en bambou. Don khong est la plus grande île de Si Phan Don constitué de 55000 habitants et réparti essentiellement dans deux villages, Muang Saen basé à l’ouest et Muang Khong basé à l’est de l’île et espacé de 8 kms. L’île fait 18 kms du nord au sud. Vous pouvez également rejoindre les îles du sud du Laos en bateau au départ de Paksé. Le trajet sera beaucoup plus lent mais moins fatiguant car les bateaux ne sont pas surchargés contrairement au bus ou sangthaew. Un grand Bouddha, dans une représentation protégé par les naga, siège improbablement à la sortie d’un des villages de l’île de Don Khong au sud du Laos.
Nous roulons sur la rue principale, à gauche nous avons les maisons d’habitations et à droite ce sont des rizières. De nombreux chasseurs et chercheurs de grenouilles ont investi la campagne. Nous passons devant l’hôpital, nous passons devant la pagode, devant laquelle se dresse un grand bouddha, nous arrivons dans la partie de l’île vouée au tourisme.
Enfin nous voici à l’hôtel, nous nous y installons, il est situé au bord du Mékong, ensuite nous dînons sur la terrasse de l’hôtel qui surplombe le fleuve Mékong.

Jour 9 : C’est à pied que nous rejoignons le bord du Mékong, nous montons dans 3 pirogues qui peuvent contenir chacune 10 personnes. Nous naviguons sur le Mékong en direction de l’île de Khone, à gauche nous avons la terre, et sur notre droite l’ile de Don Khong. Sur la terre nous découvrons une bananeraie, des agriculteurs s’emploient à son exploitation. De l’île Don Khong descendent de longs tuyaux bleus, ils servent à prélever de l’eau du Mékong pour arroser les potagers. Nous slalomons au milieu d’une multitude de monticules de terre qui émergent du fleuve, certains sont nus, d’autres sont cultivés et d’autres ont l’aspect de petites îles qui sont habitées, nous sommes dans la région dite des 4000 îles. Au milieu du Mékong dépassent d’énormes plots de béton, ils indiquent le chenal à emprunter par les pirogues, nous décrivons une sorte de slalom autour d’eux. Nous progressons dans un labyrinthe de petits îlots, dont sur certains les arbres ont le tronc dans l’eau. Nous croisons des personnes qui font du canoë, Nous approchons de l’île de Khone, toutes les maisons sont construites sur pilotis, sur la majorité des terrasses sont tendus des hamacs. Après une bonne heure de navigation matinale, sous un soleil ravissant, nous débarquons sur l’île de Khone, elle se trouve toute près de la frontière cambodgienne. Nous prenons place dans des tucs tucs collectifs, des bans sont installés sur le plateau d’une camionnette qui peuvent accueillir une dizaine de personnes, nous sommes garantis du soleil par une bâche. Nous passons devant l’école, les enfants portent l’uniforme, des bâches sont tendues à même le sol, sur lesquelles sèchent du riz. Dans un parc, des buffles sont au repos. Nous arrivons sur le site, où les Français aménagèrent un chemin de fer de 5 kilomètres, pour faciliter le transbordement des marchandises qui remontaient le Mékong. Car Le Mékong devient depuis cette île impraticable pour la navigation, de gigantesques chutes brisent son cours tranquille, que nous visiterons cet après-midi. En mémoire de la ligne de chemin de fer pensé par les français, qui n’a d’ailleurs jamais fonctionné suite au départ des français du Laos. Une locomotive rappelle ce projet qui n’a jamais vu le jour, la plupart des rails posés ont disparu, les autochtones les ont déboulonné pour en faire des piquets de clôture autour de leur propriété. Sous un arbre nous distinguons une urne funéraire, nous traversons un petit pont qui franchit un petit bras du Mékong, il nous permet de continuer notre route sur l’île.
Nous faisons une halte dans un petit village, nous nous imprégnons de la vie locale, puis nous continuons notre circuit en tuc tuc. Nous prenons la direction des chutes de Li Phi ou Somphamit. Au Laos dans certaines régions on mange de la vache, et dans d’autres du buffle. Sur notre gauche, c’est un cimetière où reposent des familles franco vietnamiennes, Dans les rizières des femmes sont attelées à la tâche, elles portent la coiffe pointue, c’est le chapeau traditionnel vietnamien. Nous nous arrêtons auprès d’une rizière où une femme avec un enfant de 6 ans, bat le riz pour séparer le grain de la paille. Elle utilise une machine très rudimentaire, mais efficace. Chaque parcelle de rizière est délimitée par un petit monticule, chaque parcelle équivaut à un carré de 30 mètres de côté. La machine à battre est actionnée par la femme, le système de pédalage est identique à celui des anciennes machine à coudre. La femme travaille aidé par son enfant le plus grand, 2 autres jeunes enfants s’amusent autour d’eux, et l’homme bien tranquillement fume sa cigarette. Nous reprenons place dans le tuc tuc, enfin nous commençons à entendre le bruit des chutes, nous délaissons le tuc tuc, pour terminer l’approche des chutes à pied. Des commerçants sont installés tout au long du sentier, certains font griller des crapauds que nous goûtons, ça n’a rien à envier aux cuisses de grenouilles. Nous passons sous une voûte de bambous, nous nous arrêtons devant une étale qui fabrique du jus de canne, le jus provient de la canne à sucre pressée, c’est très désaltérant, nous en avons bu un petit gobelet. Puis, nous arrivons aux chutes de Li Phi ou Somphamit, dont voici une présentation :
Situées au sud-ouest de la magnifique île de Khone, les chutes de Li Phi ou Somphamit se méritent au terme de la traversée d’une jungle tropicale agréable en vélo ou en scooter, et faisable mais un peu laborieuse à pied. Il faut passer le pont de chemin de fer à droite quand on a l’île de Det derrière soi et poursuivre sur un peu plus d’un kilomètre. Attention, le ticket à acheter en bas du chemin de fer concerne ceux qui se rendent aux chutes, les autres n’ont pas à payer ce droit d’entrée contrairement à ce qu’affirment les guichetiers. Au coeur de la forêt tropicale, les eaux puissantes aux larges bras se brisent sur les nombreux rochers dans un vacarme assourdissant. Comment ne pas être impressionné par ces chutes assez basses, mais dont la puissance sauvage interdit toute baignade, facilite les naufrages et charrie les cadavres du Mékong ? La superstition populaire a vu dans cette beauté fascinante un sortilège, une légende voulant que des sirènes y attirent les plus naïfs pour les y noyer, d’où son nom de Li Phi signifiant plus ou moins « Gouffre des fantômes », mais qui est en réalité une appellation générale pour les 20 km de rapides de Si Phan Done. Le nom exact est Som Pha Mit, le mot « Pha » faisant référence à une statue de Bouddha que le roi du Laos Chao Fa Ngum aurait choisi de mettre à l’eau à cet endroit lors de sa visite en bateau de la région. À voir absolument. !
Actuellement l’eau est très boueuse suite aux dernières pluies, quand l’eau est claire le spectacle est encore plus féérique, nous sommes à 30 kilomètres du Cambodge. Nous rejoignons nos tucs tucs, sur le sentier tracé dans la forêt, nous nous faisons une petite gâterie en achetant un beignet à la banane. Nous reprenons place dans le tuc tuc, dans les arbres sont blottis d’immenses nids de fourmis, les œufs de fourmis se mangent, c’est le caviar laotien. Nous repassons sur le petit pont qui franchit un bras du Mékong, et nous nous arrêtons à cet endroit pour déjeuner dans un restaurant local, la terrasse surplombe le Mékong.
A pied nous rejoignons un embarcadère qui se trouve à proximité du restaurant, nous retrouvons nos pirogues. Nous embarquons, et après une heure de navigation, nous accostons sur la terre ferme du Laos, nous débarquons dans un petit village de pêcheurs, le bord du fleuve est constitué de petites cabanes et de petits commerces locaux. Nous traversons le village, les magasins locaux sont de vrais bric à brac, on y trouve tout et n’importe quoi. Un magasin propose des petits morceaux de bois et de planches, des pots de peinture et toutes sortes d’outils, c’est le castorama du coin. Sur la place du village, nous retrouvons notre bus, nous nous rapprochons du Cambodge, nous continuons à descendre le Mékong sur la route qui le borde. Nous traversons des villages, dont le style est toujours le même. Certaines prisons au Laos sont situées près du Mékong, les prisonniers ont une vue imprenable sur le fleuve. Les prisonniers sont nourris par la famille, ils s’occupent en travaillant des potagers situés au bord du Mékong, ils fabriquent aussi des objets en rotin. La plupart des laossiens sont gentils, ils n’ont pas le sens de tuer, par contre les trafiquants de drogue sont très sévèrement punis, ils risquent même la peine de mort, qui n’est d’ailleurs jamais appliquée. Le dernier condamné à mort remonte aux années 1975, il a été fusillé pour l’exemple devant une foule innombrable, pour dire que les cambodgiens sont sensibles, 4 femmes sont mortes de crises cardiaques à la vue de la fusillade. Chaque automobiliste qui provoque un accident est emprisonné, si la collision est mortelle. Le chauffeur de bus évite une vache qui traverse la route, nous doublons 2 touristes japonais avec l’appareil photo autour du cou. Nous voici arrivés aux chutes de Konephapheng, nous y faisons une halte, près des chutes, il y a une propriété réservée aux personnalités qui y viennent se reposer. Depuis un pont nous avons un magnifique point de vue sur les chutes, elles ont une hauteur de 50 mètres, l’eau est récupérée dans de nombreux bassins, l’eau jaillit de toute la falaise. Les chutes sont entourées d’une forêt dense, le bruit des chutes est impressionnant. Nous découvrons les alentours des chutes, où les petits commerces sont légion. Après un bon bol d’air, nous reprenons la route, nous mettons le cap sur Paksé. Des aigrettes sont agglutinées dans une rizière, Lee nous explique la scolarité et les études au Laos pendant le trajet. Nous passons devant un étang que l’on est entrain de vider pour irriguer les rizières, il est envahi de grenouilles, des pêcheurs s’occupent de leur affaire. Sur notre droite dans la montagne, luit un bouddha doré, il a été édifié l’an passé, il est dans la position de méditation. Sur notre droite nous laissons la piste qui mène au village des éléphants, au Laos le mariage n’est pas arrangé, ce sont les enfants qui se choisissent. Une fois marié, le nouveau couple va vivre dans la famille de la fille, les maisons s’agrandissent au fur et à mesure des mariages des filles. Les mongs ont des traditions personnelles à leur ethnie, un mong peut avoir plusieurs femmes, ils sont polygames, ce sont les femmes qui travaillent, l’homme reste continuellement à la maison. L’homme mong est traité comme un roi par ses femmes, dans l’ethnie mong, on garde le mort sur un lit en bambou, le corps est allongé, on le recouvre uniquement d’une couverture, sous le lit on place une bassine. Dans cette bassine on récupère les liquides du corps, le mort reste ainsi parfois plus de 2 semaines sur son lit en bambou. A chaque visite du mort, le visiteur prend le jus contenu dans la bassine, avec lequel il fait la toilette du visage du mort. Les mongs habitent le nord du Laos, ils ne peuvent vivre qu’entre eux à cause de leurs coutumes, ils sont animistes. Le nouvel an mong dure unmois, les mongs sont souvent à la recherche de femmes, ils les échangent contre une dote, chaque femme vaut en moyenne 3 buffles et quelques kilos de denrées alimentaires. Certaines ethnies minoritaires gardent le chef de la famille quand il est mort, dans un pilier dans la maison, c’est une sorte de cercueil vertical. Le pilier devient donc sacré, il est interdit de le toucher. Au Laos, il existe encore une ethnie qui tue les jumeaux, car ils apportent le malheur. Nous passons devant la brasserie qui produit la bière Lao, c’est celle que nous buvons à tous nos repas. Au Laos on fume beaucoup de pavot, et cela depuis l’âge de 10 ans. Enfin entre les narrations de Lee et de petits sommes, nous voici arrivés à Paksé. Nous nous installons dans un magnifique hôtel de 12 étages, le Champassak, après le dîner pris au restaurant de l’hôtel, nous avons décidé de faire une séance de massage. Elle a duré une bonne heure, c’est bien détendu que nous avons rejoint nos chambres.

Jour 10 : Comme tous les jours, réveil matinal, nous devons rejoindre l’aéroport de Paksé. Nous prenons place dans un avion à hélices, il nous conduit à Vientiane, qui est la capitale du Laos. Le temps est brumeux, depuis l’avion nous apercevons le Mékong qui nous sert de fil d’Ariane. Après une heure de vol, on se prépare à l’atterrissage, le Mékong est toujours sous nos pieds. La région vue du ciel est très boisée, c’est tout à fait la jungle. Lee reprend son micro dès notre installation dans le bus, voici une présentation de Vientiane :
Vientiane (Viangchan, en lao) est la capitale du Laos (République démocratique populaire du Laos). Sa population est estimée à environ 716000 habitants (2004). Elle est située sur la rive gauche du Mékong, qui marque la frontière avec la Thaïlande, presque en face de la ville thaïlandaise de Nong Khai. Son ancien nom (Quand ?) est Sri Sattanak, ou Sisattanak (Lao). Sisattanak est aujourd’hui un des districts de sa banlieue. La ville a été érigée en préfecture à statut de province lors du partage en 1989 et 1994 de l’ancienne province de Vientiane en trois entités, la nouvelle Province de Vientiane au Nord-Ouest, le territoire étendu de la ville de Vientiane elle-même et la Zone spéciale de Xaysomboun au Nord jusqu’en 2006, date à laquelle celle-ci a été dissoute. Depuis le début des années 2000, la ville connaît une expansion brutale, aiguillonnée par la tenue du 10e sommet de l’ASEAN en novembre 2004, celle des 25e jeux d’Asie du Sud-Est en décembre 2009 et la célébration de son 450ème anniversaire en novembre 2010. Cette expansion se fait au détriment des surfaces agricoles et des zones humides. La ville a été officiellement fondée en 1560, lorsque le roi Setthathirath y transféra la capitale du royaume de Lan Xang. Les données archéologiques indiquent cependant une date légèrement antérieure : 1540, sous le règne de son père Photisarath, selon les inscriptions de 95 piliers de fondation découverts à Ban Phia Vat (entre le Vat Simuong et le Mékong) en décembre 2009. Ces piliers, ainsi que 193 autres de la même époque découverts en janvier 2007, seront bientôt exposés dans un nouveau musée. En 1570 et 1574, Vientiane fut attaquée par le conquérant birman Bayinnaung, mais celui-ci ne réussit pas à y maintenir sa domination. Quand le Lan Xang s’effondra en 1707, Vientiane devint le centre d’un royaume indépendant. Une nouvelle fois pillée par les Birmans en 1764, elle fut conquise en 1778 par le général Phraya Chakri (futur Rama Ier), qui en fit une dépendance du Siam. Lorsque le roi Anouvong encouragea une rébellion, elle fut rasée par les armées du Siam en 1827. Elle passa ensuite sous influence française à partir de 1893. Elle devint alors la capitale du protectorat français du Laos en 1899. Les monuments civils les plus anciens remontent à l’époque de l’Indochine française, les plus intéressants datant de l’Entre-deux-guerres (villas coloniales, bâtiments officiels, église du Sacré-Cœur). Après l’indépendance du pays et la prise du pouvoir par le Pathet Lao en 1975, ils ont généralement été très mal entretenus, tandis que s’élevaient des bâtiments d’inspiration « socialiste » (chambre des députés, « tour » sur la place du Nam Phu). Depuis les années 1990, beaucoup ont été rasés pour laisser place à d’autres constructions, mais quelques-uns ont été remarquablement restaurés, surtout en centre-ville. La plupart des nouveaux monuments sont de style « international », adapté aux canons esthétiques locaux (toitures, en particulier). Leur hauteur est sévèrement limitée. En 2010, le plus haut bâtiment est Don Chan Palace, construit hors du centre-ville, qui compte une quinzaine d’étages. Aucun gratte-ciel n’est prévu. Patuxay, Monument à la mémoire des victimes de la guerre au Laos, le Patouxai se trouve à l’extrémité de l’avenue Lan Xang, appelée populairement les Champs-Élysées de Vientiane. Ce monument a été construit en 1958. Il est l’objet d’une anecdote cocasse puisqu’il a été terminé en 1962 avec du ciment donné par les Américains pour la construction de l’aéroport d’où son surnom de « piste verticale ». C’est un clin d’œil aussi à la France puisqu’on ne peut pas ne pas y voir une similitude avec l’Arc de triomphe de l’Étoile, à Paris. Le nom de Patouxai lui a été donné par le gouvernement après la révolution de 1975 après une rénovation qui lui a donné son aspect actuel. Le Patouxai peut être visité quotidiennement de 6h00 à 18h00. Il offre le plus beau point de vue sur la ville de Vientiane. Talat Sao depuis l’avenue Lane Xang (février 2010) : Nouveau complexe en construction entre les bâtiments anciens, bâtiment nouveau à droite derrière les arbres. Le Marché du Matin (par opposition au Marché du soir, qui se trouve dans un autre quartier) est situé en face de la Poste, au carrefour des avenues Lane Xang et Khu Vien (la route des Français). C’est un grand bazar en béton construit par le Viêt Nam dans les années 1970, comportant trois corps de bâtiment en U, à deux étages et à double toiture à pans, non climatisés. On y trouve à peu près tout : textiles (traditionnels ou modernes), bijoux (argent), matériel de bricolage, télévision, téléphonie, informatique, papeterie, etc. Une nouvelle aile climatisée et comprenant un parking a été terminée en 2009 par une entreprise de Singapour le long de l’avenue Khu Vien. Cette nouvelle construction est de style international, baptisée Talat Sao Mall c’est le seul centre commercial moderne de Vientiane, il a ouvert le 6 avril 2007. Un bâtiment à un seul niveau, occupant le centre du U, est en cours de remplacement par un emporium de 9 ou 10 niveaux, devant comprendre un hôtel de luxe, un autre centre commercial et une salle de cinéma, jusque là le centre de Vientiane en était dépourvue. Situés à l’écart du centre ville (quartier Muang Saysettha), ces bâtiments construits en 2003, en prévision du 10e sommet de l’ASEAN se tenant en 2004, ont permis l’installation d’un supermarché de la chaîne Tang Frères, un bowling et deux salles de cinéma Cinémax, seules salles disponibles à Vientiane. L’esplanade du Pha That Luang, avec la statue du roi Setthathirat. Monument national représentant la foi bouddhiste et la souveraineté du Laos, c’est le plus important du pays. Le roi Setthathirat fit bâtir le Pha That Luang que l’on peut voir aujourd’hui lors du transfert de la capitale de Luang Prabang à Vientiane au XVI.me siècle. Il fut restauré en 1900 par les Français, mais cette restauration étant très controversée, une nouvelle fut entreprise en 1931 sur la base d’esquisses de l’explorateur Louis Delaporte datant de 1867. Le Pha That Luang renfermerait une relique de Bouddha bien que ce ne soit pas confirmé. Le Vat Simuong est le plus vénéré des sanctuaires de Vientiane. Il est bâti à l’emplacement d’une porte de l’ancien rempart de la ville et contient un lât (qui serait sans doute une borne d’origine khmère). Une légende conserve le souvenir du sacrifice rituel ayant permis la fondation de la porte. Le Vat Sisakhet (avenue Setthathirat) a été construit en 1818. Ce fut la seule pagode épargnée par les Siamois lors du sac de Vientiane de 1827. Elle possède une petite bibliothèque de style birman. Son cloître abrite environ 10000 Bouddhas. Selon une légende, l’un d’eux serait magique et pourrait exaucer les vœux… Reconstruit en béton par la France, le Vat Phra Kèo est aujourd’hui un musée présentant surtout des objets bouddhiques. Le Stûpa noir est un petit monument du centre de Vientiane. Chaque quartier possède sa pagode. Certaines ne sont pas dénuées d’intérêt architectural comme : • Vat In Peng • Vat Mixai • Vat Ong Theu . Vat Phia Vat : il contient le plus grand Bouddha de la ville. La mise en valeur du patrimoine architectural de Vientiane a été l’objet de plusieurs programmes de coopération menés par la France ou la Banque Asiatique de Développement, notamment pour sauver les nombreux édifices coloniaux du centre. On pourra consulter à ce sujet le guide des édifices et monuments « promenades architecturales à Vientiane » disponible auprès de la Municipalité (auteurs : Pierre Couté / Kéo Vinnarath, VUISP Project ADB). Vientiane est desservie par l’aéroport international de Wattay, (code AITA : VTE • code OACI : VLVT) situé à 3 km de la ville. Elle possède 2 gares routières, la gare du nord, desservant Vang Vieng, Luang Prabang et les villes du nord du pays, et la gare du sud, vers Paksane, Thakhek, Savannakhet et Pakse. La Thaïlande est accessible par le Pont de l’amitié lao-thaïlandaise, situé en face de la ville thaïlandaise de Nong Khai. La ligne de chemin de fer Bangkok-Vientiane traverse le Mékong, elle arrive à la gare de Thanaleng, à 9 km de Vientiane, les derniers kilomètres sont mis en œuvre par la suite.
Vientiane recense plus de 200 pagodes, nous passons devant l’une d’elles, ses murs sont pavoisés de petits stupas où sont déposées des urnes funéraires familiales. Nous contournons une esplanade sur laquelle trône la statue du roi, c’est lui qui a regroupé le territoire du Laos au XIV.me siècle. Une légende dit qu’il avait 32 dents à la naissance, sa statue est en bronze noir, il est debout, le sabre à la main. C’est lui qui a ramené le bouddha Prabang, jusqu’au Laos ainsi que le bouddhisme, car avant le Laos était animiste. A sa mort le bouddhisme a disparu, c’est au XVI.me siècle que le bouddhisme a réapparu. La plupart des laossiens sont bouddhistes, mais ils pratiquent aussi l’animisme. C’est au XVI.me siècle que les pagodes ont fleuri dans tout le territoire du Laos, dont à Vientiane. Vient veut dire ville et iane c’est un nom d’arbre, car auparavant la ville était entourée de ces arbres. Sur notre droite se dressent plusieurs pagodes, au fond nous distinguons le Mékong. Nous approchons du centre de la ville, nous roulons entouré de tucs tucs, nous longeons la bibliothèque. Des maisons coloniales sont en pleine restauration, elles avaient été abandonnées. A droite nous distinguons le palais présidentiel, nous tournons à gauche, et miracle nous apercevons au bout d’une avenue, l’arc de triomphe et la place de l’étoile. Il a une petite ressemblance avec l’arc de triomphe de Paris, c’est le Patouxai ou porte de la victoire. Nous passons devant l’ambassade de France, le grand marché couvert, des banques dont une française, une pagode, nous continuons à remonter l’avenue en direction du Patouxai. Nous découvrons le ministère des armées et la résidence du premier ministre. Nous voici au Patouxai, il est entouré d’espaces verts où le bougainvillier est très présent. La porte de la victoire a été restaurée, il y a 3 ans par les chinois. Le Patouxai est décoré de pétales de lotus, sa base est creusée de 4 portes, une fontaine est située juste devant l’une de ses portes, nous gravissons plusieurs séries de marches, elles desservent 3 terrasses qui vont en décroissant au fur et à mesure qu’elles sont en hauteur. Depuis la dernière, nous avons un joli panorama sur la ville, le nirvana atteint, il nous faut redescendre, puis nous reprenons place dans notre bus. Nous continuons notre tour de ville, nous allons visiter Le vat Simyang, c’est le temple le plus important à Vientiane. C’est une pagode mélangée où l’on pratique le bouddhisme et l’animisme, il est toujours investi par des personnes qui viennent prier, ce sont surtout des thaïlandais qui sont très croyants et pratiquants. Les jeunes couples laossiens qui n’ont pas d’enfant y viennent prier afin de procréer, et quand les enfants viennent on vient les présenter à bouddha en remerciement et pour qu’il les protège. Les personnes qui font l’achat d’un nouveau véhicule les amènent à la pagode afin que les voitures, les mobylettes ou les tucs tucs participent à la cérémonie afin qu’ils soient préservées contre les accidents. C’est une femme enceinte qui a donné son nom à la pagode, le roi avait trouvé un pilier sacré dans le Mékong, il était décoré de magnifiques dessins, il l’a déposé où se trouve actuellement la pagode, avant de placer le pilier, il a fait un trou pour le recevoir. . Il fait le tour des villages pour trouver une volontaire pour le sacrifice, il revient bredouille de sa quête, quand il arrive auprès du trou qui devait accueillir le pilier.
Il découvre une femme habillée de blanc, elle était enceinte,
A sa vue elle saute dans le trou, il fait coupé la corde, et le pilier l’écrase au fond du trou. La femme a servi de sacrifice, c’est pour cela que les offrandes faites à la pagode sont uniquement des bananes et des noix de coco. Car le jus de coco est très bon pour les femmes enceintes, c’est la femme enceinte qui a donné son nom à la pagode, elle s’appelait Simyang. Nous repassons devant l’ambassade de France, elle est entourée de hauts murs blancs, elle se trouve en face de l’hôpital de la province. Sur notre droite, on construit une nouvelle pagode, nous passons devant des commerçants qui vendent des offrandes, les étales ne sont que monticules de noix de coco. Nous voici arrivés à la pagode Vat Simyang, dont voici la présentation :
Le vat Simyang a été édifié en 1563 (ou 1566 selon les différentes sources) par le roi Setthatirat lors du transfert de la capitale de Luang Prabang à Vientiane, ce vat est le plus populaire de la cité. Il abrite le pilier de la ville Lak Muang, sa forme phallique dénote de l’importance du culte de la fécondité. Selon la légende le temple aurait été construit sur un trou dans lequel se serait sacrifiée une femme enceinte, une statue de Bouddha entourant le pilier aurait des pouvoirs bénéfiques sur l’enfantement.
La pagode est entourée d’un splendide jardin, il est très arboré et fleuri, la cour est envahie de véhicules qui participent à la cérémonie avant de rouler. DE nombreuses statues ornent les pelouses, le temple date du XVI.me siècle, il a été détruit par les siamois, mais il a été restauré, le pilier sacré se trouve à l’intérieur de la pagode. Sous l’arbre de Bayon, il y a le bouddha, il est sous l’œil du naja, il protège le bouddha pendant la méditation. Le pourtour de la pagode est le paradis des statues et des urnes funéraires, nous pénétrons en n’oubliant pas de se déchausser à l’intérieur de la pagode. Beaucoup de personnes prient, les offrandes sont disposés de ci de là. Un bonze tape sur un gong, ça produit un son lugubre dans la pagode. Des parents prient, ils ont leur bébé près d’eux, il a un lien blanc au poignet. Nous ressortons de la pagode, nous déambulons dans le jardin, un immense naja en pierre de 8 mètres de long court sur un mur, ses écailles sont vertes et rouges. Nous sommes devant un lion, il est tout doré. Nous sommes sur l’implantation de la pagode du XVI.me siècle, l’actuelle pagode est élevée au même endroit, mais elle est plus récente. La visite terminée, nous reprenons notre circuit, nous passons devant la faculté de médecine, des maisons coloniales, le restaurant où nous allons dîner ce soir, une salle des fêtes où l’on célèbre les mariages, le musée de la révolution puis nous arrivons au restaurant où nous allons déjeuner.
Après quelques minutes de parcours en bus, nous voici au Vat Si Saket, dont voici la présentation :
Le Vat Si Saket fut construit par Chao Anou en 1818. Ce temple musée est la construction la plus ancienne de Vientiane puisqu’il fut le seul monument à avoir été épargné par les siamois, lors de leur raid incendiaire de 1828, probablement en raison du style typiquement thaï dont s’étaient inspiré ses bâtisseurs. Les murs internes de la galerie pourtournante sont criblés de petites niches renfermant près de 2000 Bouddhas en argent et en céramique. Une superbe collection de statues de tailles et de styles différents, est exposée autour du cloître. Ces pièces, principalement en bois et en bronze, datent du XV.me au XIX.me siècle. Un amas de statuettes endommagées et à moitié fondues lors de l’incendie de 1828 s’offre à la curiosité du public. L’intérieur de la pagode est entièrement décoré de peintures murales d’origine qui s’abîment d’année en année faute de restauration. Elles représentent des scènes de la vie de Bouddha. A l’origine le Vat Sisaket portait un nom pali : Wat Sattasahatsa Vihararama, le monastère des cent mille félicités. Un cloître entourant le sim abrite quelques 6000 représentations de Bouddha en bronze, argent, bois et terre cuite datant du XVIème au XIX.me siècles. Vat Sisaket est aujourd’hui le seul Temple du royaume de Vientiane resté en son état d’origine. Il a été partiellement restauré dans les années 1920 grâce au Prince Phetsarath. Il comprend un ensemble de bâtiments bien conservés : le ho tai, bibliothèque où étaient déposés les manuscrits. les kouti, logements des religieux, bonzes et novices. les deux that ou stûpa, monuments funéraires ou commémoratifs. le cloître, abritant une riche collection de statues de Bouddha. le sim, sanctuaire dont les peintures murales représentant les vies antérieures de Bouddha sont les plus anciennes de Vientiane.
Nous contemplons le cloître et l’intérieur de la pagode, après les exactions des siamois ou pavillon noir, on a récupéré tous les bouddhas résultant de la destruction de toutes les pagodes de Vientiane. Les bouddhas étaient dépourvus de tous les matériaux précieux dont ils étaient parés, les siamois avaient dérobé tout l’or et les diamants qui valorisaient les statues de bouddha. Toutes les niches du cloître sont garnies de bouddha, ce qui n’était pas vrai à l’origine de la pagode, mais il fallait bien trouver de la place pour exposer les milliers de bouddhas récupérés dans les ruines des pagodes de Vientiane. Les bouddhas ont la plupart du temps des oreilles longues, première raison, le bouddha était d’origine indienne, il était prince et il portait de lourdes boucles d’oreilles, ce qui lui provoquaient l’allongement des Lobbes d’oreilles. La seconde raison, c’est que bouddha a une longue vie, elle se symbolise par la grandeur de ses oreilles. Les bouddhas ont toujours une sorte de colonie d’escargots sur la tête, car ils avaient les cheveux très courts, et comme les indiens ont tendance à friser, ça donne un reflet d’escargots qui se promènent sur leur tête. Nous découvrons des tas de bouddhas dans des positions différentes en méditation, en demande de pluie, en voyageur, en demande de paix etc. Un bouddha est en quelque sorte le docteur miracle, si l’on souffre d’un mal de tête, on lui touche la tête, et tous s’estompe, pour l’avoir essayé, je suis septique. Un naga sculpté en bois nous tire la langue, dans le cloître le plafond est peint, tandis que dans la pagode il est constitué de caissons. A l’intérieur de la pagode, des personnes bouddhistes sont entrain de secouer un bâton, duquel sort un numéro, avec lequel on recherche le document qui donne l’horoscope. Tout comme sous le cloître, les murs de la pagode sont truffés de niches où sont installés des bouddhas de toutes tailles. Nous distinguons les fresques peintes aux murs, elles ont grand besoin d’être restaurées. Au plafond sont suspendus des lustres de Chine, nous découvrons un palanquin qui est installé dans un coin du lieu de prière. Le lieu de prière dans cette pagode est réservé aux personnalités et à leurs invités, on remarque une ancienne borne qui délimitait la frontière entre le Cambodge et le Laos. Dans une corbeille de vrai billets sont disposés en guise d’offrandes, car ce sont des personnalités qui viennent se recueillir ici, alors ils n’hésitent pas à offrir de l’argent. La pagode est aérée par des ouvertures qui ne sont pas fermées, ce qui rend le lieu humide et contribue aux moisissures des fresques. Nous traversons la rue pour aller visiter une autre pagode, elle est installée à cet endroit depuis le XVI.me siècle, mais elle a été reconstruite après sa destruction par le pavillon noir, elle est de même style que le musée pagode que nous venons de visiter. C’est dans cette pagode qu’était abrité autrefois le bouddha d’émeraude, aujourd’hui il se trouve en Thaïlande. A l’intérieur de la pagode, on dénombre également une multitude de bouddhas récupérés dans les pagodes détruites du nord au sud du Laos, la collection s’étale du XIV.me siècle au XIX.me siècle. Dans le jardin qui entoure la pagode on découvre une jarre, elle provient de la fameuse plaine des jarres, c’est l’une des plus petites, elle est ici pour être montré aux touristes qui ne veulent pas aller jusqu’à la plaine des jarres. Une statue en bronze représente 2 danseurs, à leurs pieds il y a une sorte de coupe à fruits qui contient des offrandes. Autrefois le socle soutenait la statue d’Auguste Pavy, aujourd’hui elle est exposée à l’ambassade de France. Nous sommes devant la jarre de la dite plaines, dans chaque plaine de la région de la plaine des jarres, il y a environ 300 jarres, on ne sait pas à quoi elles servaient et en quoi elles ont été confectionnées. La plupart des jarres ont été détruites par les bombardements des américains, après leur défaite face aux vietnamiens. Toutes les allées du jardin sont délimitées par des bordures d’issicas, sorte de buis, elles sont taillées au cordon, des sicas et des bougainvilliers ornent les pelouses. C’est sous un soleil radieux que nous rejoignons notre bus, nous allons voir le stupa doré. C’est le reliquaire où se trouve une partie du sternum de bouddha, à sa mort le bouddha avait 5 moines à ses côtés, après la cérémonie, ils ont ramassé toutes les cendres pour les offrir à tous les pays bouddhistes. Nous passons devant une église, où on est en pleine préparation de la fête de Noël. Le petit stupa d’origine a pris place dans un stupa plus important, auparavant avant la guerre avec les siamois le stupa d’argent était entouré d’une multitude de pagodes. Elles ont toutes brûlées et ont été rasées, l’état a pris la décision de construire à nouveau des pagodes autour du stupa d’argent. Nous passons devant une pagode, où une cérémonie funéraire s’y déroule. Nous roulons sur une avenue où se situe l’assemblée nationale, l’esplanade du Pha That Luang est le lieu de Vientiane où se déroulent toutes les fêtes et grandes manifestations. Actuellement, on prépare la fête nationale qui aura lieu le 2 décembre. Nous voici arrivés à l’esplanade du Pha That Luang, dont voici la présentation :
L’esplanade du Pha That Luang, avec la statue du roi Setthathirat. Monument national représentant la foi bouddhiste et la souveraineté du Laos, c’est le plus important du pays. Le roi Setthathirat fit bâtir le Pha That Luang que l’on peut voir aujourd’hui lors du transfert de la capitale de Luang Prabang à Vientiane au XVI.me siècle. Il fut restauré en 1900 par les Français, mais cette restauration étant très controversée, une nouvelle fut entreprise en 1931 sur la base d’esquisses de l’explorateur Louis Delaporte datant de 1867. Le Pha That Luang renfermerait une relique de Bouddha bien que ce ne soit pas confirmé. Le Vat Simuong est le plus vénéré des sanctuaires de Vientiane. Il est bâti à l’emplacement d’une porte de l’ancien rempart de la ville et contient un lât (qui serait sans doute une borne d’origine khmère). Une légende conserve le souvenir du sacrifice rituel ayant permis la fondation de la porte.
Nous remontons à pied l’immense place, nous faisons une halte devant la statue du roi Setthathirat, il est coiffé d’un chapeau amovible, dans la journée on lui déplace son couvre chef, afin que le soleil ne lui frappe pas le visage. Nous sommes entourés de pagodes, elles sont coiffées de plusieurs toits qui se superposent, c’est le style de Vientiane. Nous pénétrons dans la pagode qui renferme le stupa doré, nous continuons notre déambulation autour de l’esplanade Pha That Luang, nous apercevons un bouddha couché, des offrandes sont disposées autour de lui. Nous remarquons autour des statues de Bouddha, des boulettes de riz, elles proviennent des offrandes données aux bonzes. Nous passons devant un relief qui représente la bataille des singes, un gigantesque bouddha en ciment est en cours de réalisation, il est en position couché, il a une longueur de 18 mètres au sol. Des bouddhas réalisés par les moines bouddhistes sont exposés devant leur lieu de résidence, les bouddhas sont habillés de vêtements en textile, ils les gardent jusqu’à ils soient usés à la corde. Après notre visite au stupadoré, nous rejoignons notre bus, il est 17 heures, nous sommes dans les embouteillages, nous passons devant le lycée français. Les boîtes de nuit au Laos, sévissent entre 20 heures 30 et 23 heures 30, et nous croisons toujours et toujours des pagodes. Nous longeons l’hôpital en fond nous pouvons admirer le Mékong avec un superbe coucher de soleil. Nous contournons une pagode devant laquelle il y a la statue du roi Ani Khong, dans une main il tient un sabre, de l’autre main un doigt indique la Thaïlande, les thaïlandais son mécontents, car ils pensent que ce doigt pointé sur la Thaïlande provoque les inondations dans leur pays. Khong veut dire mer des eaux, alors il n’est pas rare qu’un thaïlandais épisodiquement viennent arracher le doigt, qui serait le symbole des malheurs météorologiques de la Thaïlande. Nous avons notre hôtel en vue, il est situé au bord du Mékong, nous nous y installons, une petite toilette, on se met sur notre 31, et nous allons dîner. Ce soir le restaurant se situe dans une ancienne maison coloniale, la salle es assez importante, nous nous restaurons tout en bénéficiant d’un spectacle de danses et de musique qui se tient sur une petite scène juste en face de notre table. Après le dîner spectacle, nous avons flâné sur le marché de nuit, puis le long du Mékong où les bars et les restaurants sont touche à touche ensuite nous avons rejoint l’hôtel pour un bon repos.

Jour 11 : De bon matin nous allons prendre l’atmosphère du marché alimentaire local, il est situé au centre de Vientiane, Nous passons devant un étal qui propose du riz blanc et du riz noir, un peu plus loin c’est un barnum qui propose des compositions de fleurs à offrir à la pagode. Nous circulons au milieu des épices, nous découvrons le curcuma, c’est l’ingrédient dans la composition du curry. Nous nous attardons sur un banc qui propose du tabac, de la noix d’arête que l’on chique avec le bétel. Une jeune fille vend des œufs de 100 ans rien à voir avec les œufs couvés, et des nouilles fraîches confectionnées avec de la farine de riz. Nous sommes devant un étale de légumes, on y remarque la papaye que l’on râpe pour faire en salade, et langace qui est une sorte de navet que l’on met dans la soupe pour la parfumer. Nous circulons au milieu d’odeur de bergamote, nous voici devant un marchand de vaisselle, elle est très colorée, puis une sono nous indique que nous nous approchons du magasin électro ménager. Nous retrouvons des marchands de légumes, on y voit des asperges fraîches, du céleri, des noix de cajou, des champignons noirs, du sésame et des monticules de fruits de toutes les couleurs. Nous traversons les étales qui proposent de la viande, on y trouve du poulet laqué, du buffle dont on mange la peau, des galettes de manioc, des saucisses de toutes sortes. Nous arrivons devant une boutique, une sorte de librairie qui propose des cahiers, des crayons et quelques livres. Nous déambulons entre les étales, le passage est très rétréci et le sol est en terre battue très accidenté. Nous voici au paradis de la godasse et de la Tongue, puis la caverne aux tissus en tout genre. Un magasin est le refuge de jouets où l’on aperçoit des petites voitures à pédales, des tricycles etc. En fin de marché, nous avons acheté des bananes séchées pour les déguster sur place. Notre balade matinale terminée, nous rejoignons notre bus, il nous conduit à l’aéroport de Vientiane. Aux abords de l’aéroport, c’est le royaume des magasins chinois, luminaires, garages, marchands de sanitaires, marchands de meubles et de moquettes, au milieu des magasins en dur on aperçoit un marché chinois. Nous longeons la base aérienne militaire, nous passons devant l’immeuble de la météorologie nationale du Laos. Nous voici à l’aéroport, nous prenons place dans un airbus pour nous rendre à Luang Prabang qui est située à 400 kilomètres de Vientiane. Après 45 minutes de vol, nous atterrissons à Luang Prabang, le soleil est toujours au rendez-vous, Lee est toujours notre guide. Nous prenons place dans notre bus, qui nous transporte aux portes de luang Prabang, dont voici la présentation :
Luang Prabang (lao est une ville du nord du Laos, actuelle capitale de la province de Luang Prabang. Luang Prabang fut formellement la capitale royale du Lan Xang (royaume du million d’éléphants) du XIV.me siècle à 1946. La capitale effective fut Vientiane à partir de 1563, puis, après la séparation du royaume de Luang Prabang et du royaume de Vientiane, le titre de capitale du Lan Xang fut disputé entre les deux villes. C’est un port fluvial situé sur le Mékong, 210 kilomètres en amont de Vientiane. Enchâssée dans un environnement montagneux, le climat y est plus frais et la difficulté d’accès lui a permis de garder son aspect originel et typique. Peu peuplée, environ 70000 habitants, elle s’est ouverte au tourisme depuis les années 1990 et est inscrite à l’inventaire des sites du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1995. Le Vat Xieng Thong Capitale de la principauté de Muong Xua avant le XIV.me siècle, elle se nommait Xieng Thong Xieng Dong. En 1353, le roi Fa Ngum, de retour d’un exil au royaume Khmer, entreprit de réunir les diverses principautés et fonda le Royaume du Million d’Éléphants (Lan Xang) dont la capitale fut Xieng Thong Xieng Dong. En 1358 une délégation monastique eut mission d’apporter une précieuse statue de Bouddha datant du VII.me siècle et d’origine srilankaise qui s’appelait Phra Bang. Quand la capitale du Lan Xang fut transférée à Vientiane pour des raisons de sécurité, Xieng Thong Xieng Dong prit le nom de Luang Phra Bang en l’honneur de la statue qui est considérée comme un palladium national. En 1773, la ville est pillée par les Birmans de la dynastie Taungû. La fin du XIX.me siècle fut marquée par une forte instabilité : Luang Prabang fut pillée par des Pavillons noirs chinois en 1887, puis occupée par les troupes du Siam. En 1893, le royaume de Luang Prabang accepta le protectorat français pour tout le pays. Les Français durant cette époque reconstruisirent Vientiane, la dotant d’infrastructures, de routes et d’universités, et agrandirent le Royaume de Luang Prabang en intégrant des provinces du nord et de l’ancien État de Vientiane. La cité de Luang Prabang, où réside le commissariat français, se dote dès lors d’une architecture qui conserve de très nombreuses et charmantes traces de la présence française. Le palais royal, construit entre 1904 et 1909 sous le règne du roi Sisavang Vong, est aujourd’hui transformé en musée national. Classée en 1995 au Patrimoine mondial de l’Humanité par l’UNESCO, Luang Prabang est l’une des plus jolies villes d’Asie, des plus préservées aussi grâce à la présence de la Maison du Patrimoine qui veille à la sauvegarde de la vieille ville. Aujourd’hui, Luang Prabang est incontestablement un des très hauts symboles du bouddhisme en Asie et jouit manifestement d’une grande aura auprès d’une population encore très fervente et très pratiquante. Avec les dizaines de temples occupant près d’un tiers de sa surface totale, Luang Prabang est le siège de nombreuses manifestations religieuses toujours en cours aujourd’hui ; les moines vêtus de la robe safran se comptent par milliers, ce qui renforce son caractère singulièrement mystique. Le palais royal, siège du Musée National et où on peut voir le Bouddha Pha Bang (en fait une copie, l’original est conservé dans un coffre). Le Vat Mai, typique de l’architecture de Luang Prabang. Le Vat Xieng Thong, datant de 1560, le plus beau temple du Laos• Le Vat Visoun, le plus ancien de la ville (vers 1450), reconstruit en 1898. Luang Prabang, première destination touristique du pays, est desservi par un petit aéroport (en 2010, 70% des touristes arrivent par avion). Les travaux d’extension de cet aéroport ont commencé en février 2010, sans interruption de service. Ils sont prévus pour s’achever en 2013. La piste, portée à 3000 m, pourra accueillir des avions gros porteurs (sauf l’Airbus A380), et 4 Boeing 737 et 7 ATR pourront y stationner en même temps. Le coût prévisionnel des travaux est de 86,4 millions de $ américains, financés grâce à un prêt du gouvernement chinois. 500 familles doivent être déplacées. La desserte routière de Luang Prabang depuis Vientiane doit également être améliorée par la construction d’un nouveau tronçon de 68 km, comportant 10 ponts, pour un coût de 60 millions de $. Les travaux ont commencé en 2008. Lorsqu’ils seront achevés en 2013, le trajet ne prendra plus que quatre heures, contre environ huit aujourd’hui.
La ville Prabang doit son nom au bouddha Phra Bang qui fut ramené par le roi Fa Ngum, quant à Luang ça veut dire roi. La ville est située sur une presqu’île, entre les 2 eaux de la rivière Phankraang, et le Mékong que l’on retrouve encore ici. La ville est dans une cuvette, elle est entourée de montagnes, au centre de la ville, il y a une petite colline. C’est le mont Phou si, le temps est très brumeux. Nous passons devant le quartier militaire, où l’on trouve tous les services nécessaires aux militaires et à leurs familles. Nous sommes à 320 kilomètres de la Chine, il faut 10 heures de route pour atteindre la frontière. Nous sommes sur un pont qui traverse la rivière Phankraang, le ciel est brumeux, c’est son aspect hivernal, il fait tout de même 30 degrés. Au bord de la rivière, des jardins potagers s’y étalent, la ville commence à être pavoisée pour la fête nationale du 2 décembre. Sur chaque maison pour la fête nationale, chaque maison doit arborer le drapeau national, et le drapeau du parti, sinon on afflige une amende au propriétaire de la maison. Luang prabang est une petite ville, mais elle compte 60 pagodes, nous passons devant le crématorium et l’hôtel de Lyon, est-ce un bouchon ? Nous faisons un transbordement, les bus sont interdits à luang Prabang, nous pénétrons donc au centre ville en tuc tuc. Les avenues sont plantées de bananiers, des maisons bordent la route, mais des bidonvilles sont en arrière plan. Nous passons devant l’ancien hôpital, aujourd’hui il est transformé en hôtel, où la nuitée coûte 1800 dollars, mais à qui profite tout ce fric. Devant le collège, une camionnette vend des oranges, nous circulons sur l’artère principale de Luang prabang. Nous voici devant l’ancien palais royal, aujourd’hui musée, auparavant c’était le quartier chinois qui est devenu européen. Nous passons devant l’habitation de la femme du prince héritier du Laos, elle vit à luang prabang avec ses enfants. Nous voici arrivés au restaurant, nous quittons notre tuc tuc pour prendre place à table sur une terrasse où nous allons déjeuner.
Nous reprenons le tuc tuc, nous allons visiter Le Vat Xieng Thong, dont voici la présentation :
Le Vat Xieng Thong, le « monastère de la cité d’or », est l’emblème religieux de Louang Prabang et un des hauts symboles du bouddhisme au Laos ce qui lui valut d’être totalement épargné par le pillage de 1887. Construit en 1560 par le roi Setthathirat, il est considéré comme la référence architecturale de Luang Prabang avec un vihan très pointu et descendant assez bas (on pourra lire plus d’informations sur le sujet dans la rubrique architecture religieuse). Symbole de la ville, la pagode accepte plusieurs écritures de son nom : Vat Xieng Thong,Wat Xiang Thong, Vat Sieng Thong etc.
Le Vat Xieng Thong a été épargné de la destruction par les pavillons noirs en 1889, parce que leur chef avait choisi cet endroit pour devenir bonze et qu’il avait fait son armée à luang Prabang. C’est le seul endroit qui garde le style d’origine, on a juste rajouté de petites chapelles autour. Le style de Luang Prabang se différencie par la toiture, la pagode a 3 toits superposés, de loin on dirait une poule qui pond. Au milieu du toit, il y a 17 petits cônes renversés, c’est toujours un chiffre impair, comme au mont Mérou où est né le bouddha en Inde. Cet ensemble de toits est appelé le bouquet de fleurs du ciel, c’est l’étage du paradis, de chaque côté du toit, il y a un naja, le protecteur de la ville. Il y a un endroit réservé à la prière, à l’extérieur aux murs il y a des dessins au pochoir, la fenêtre est sculptée. En face de nous il y a une petite chapelle avec de la mosaïque à l’extérieur, elle a été posée en 1959, elle représente la vie quotidienne laossienne. A l’intérieur il y a le bouddha couché, il a voyagé et a été exposé dans beaucoup de pays à travers le monde dont à Paris en 1931. Nous distinguons une autre chapelle qui est identique, elle renferme le bouddha sacré, il ne sort qu’une fois par an, il a été récupéré au bord du Mékong, cette chapelle est tout le temps fermé. Le Vat Xieng Thong était la pagode royale, sur notre droite nous apercevons le logis des moines. Nous découvrons également la chapelle dorée, dans laquelle est abrité le char funéraire. C’est le char qui a servi pour l’enterrement du dernier roi Sisavang Vong mort royalement en 1960. Nous pénétrons dans la chapelle dorée, en son centre est placé le char funéraire, il a une longueur de 8 mètres, une largeur de 3 mètres, pour une hauteur de 6 mètres, il est monté sur pneus, lors de la cérémonie funéraire du roi, il était tracté par un camion. C’est ce char qui a transporté la dépouille de l’avant dernier roi, où il était dans la position agenouillé. Du palais royal le char funéraire a transporté le corps du roi à la pagode, on avait préparé un feu, sur lequel on a brûlé la dépouille. Ensuite on a partagé en 2 les cendres, une partie on les a déposé dans le stupa doré à luang Prabang, l’autre partie a été divisée en 2, une urne destinée à son frère et une autre à sa mère. Le char funéraire est en bois, il est doré à la feuille d’or. La chapelle dorée a été construite autour du char, ce qui fait, qu’on ne peut plus le sortir. Elle est l’œuvre du dernier roi Savang Vatthana, mais est arrivé 1975, et il n’a pas pu la terminer. Au fond il y a de la mosaïque, mais tout le reste est brut de béton. Le char a été commencé le jour où le roi est mort, la cérémonie de crémation s’est donc déroulée 8 mois après la mort du roi. La chapelle dorée renferme une grande quantité de bouddhas, mais ils sont en très mauvais état. Il faut dire qu’au premier de l’an on arrose le bouddha avec de l’eau, il a donc les pieds dans l’eau, en plus avec l’humidité ambiante, le bois qui constitue le bouddha se détériore assez vite. Ensuite nous visitons la pagode, la statue du responsable de la pagode décédé nous accueille, il a eu droit à une statue, car il était vice président dans la religion ou vice vénérable. La statue est en ciment, elle est recouverte de peinture dorée, une photo du vice vénérable se situe près de sa statue, à proximité se dresse un bouddha en bronze. Derrière la statue du vice vénérable, il y a des palanquins avec des bouddhas dedans. Nous sommes devant les éléphants d’où jaillit de leurs trompes l’eau bénite, les personnes la récupère pour assister à la cérémonie, avant qu’elle jaillisse de la trompe de l’éléphant l’eau doit subir tout un circuit digne de la plomberie. A l’extérieur de la pagode, on peut admirer une tête d’éléphant constituée de mosaïques, les yeux ont été faits avec des billes de céramique, et les défenses sont magnifiques. Nous sommes ébahis devant l’arbre de la vie, Lee nous raconte toute une légende autour d’une tortue, d’une corde, d’un chasseur, d’un oiseau, d’un sac et d’une chèvre. La moralité c’est que le chasseur rentre bredouille, et tout ça grâce à l’amitié entre les animaux. L’arbre de la vie est magnifique, il est en mosaïque, avec les reflets du soleil, il est rayonnant. Nous reprenons nos tucs tucs VIP, ils nous déposent au pied de la colline de Phousi, nous devons franchir 289 marches pour accéder à son sommet. La première halte nous propose un magnifique panorama sur le Mékong, c’est un corps de dragon sculpté qui forme la balustrade du belvédère. Les rampes d’escaliers sont constituées de dragons sculptés, ils sont dorés, alors que ceux qui formaient la balustrade de la première terrasse était noirs. Nous atteignons la seconde terrasse, 2 bouddhas sont installés dans une grotte. Les balustrades sont multicolores où le doré domine, mais le vert n’est pas en verve. Nous découvrons un bouddha allongé, il mesure une quinzaine de mètres au sol, est –il fatigué par la montée ? Enfin, nous voici au sommet, Nous assistons à un superbe coucher de soleil, il y a une multitude de monde pour admirer le spectacle. Bien reposés, nous redescendons par un autre cheminement, en bas nous traversons le marché de nuit qui s’installe, puis nous reprenons nos tucs tucs, ils nous conduisent à notre hôtel. Il se trouve au bord du Mékong, au centre de Luang Prabang. Une petite toilette, on se met sur notre 31, nous embarquons en tuc tuc pour aller au restaurant. Ce soir ce sera, dîner avec musique et danse traditionnelle et cérémonie Basi. Tout d’abord nous assistons à la cérémonie basi, on se prête à des prières pour notre bonheur, on nous passe 6 liens à chaque poignet dans une ambiance de musique traditionnelle, à la fin de la cérémonie, on nous offre un alcool de riz. Ensuite nous passons à table, le repas est festif, nous en profitons pour souhaiter l’anniversaire de Guy, un des participants. Malgré l’heure tardive, il fait très bon, la nuit est douce, nos tucs tucs nous attendent, nous nous y installons pour rentrer à l’hôtel, car la fatigue se fait sentir.

Jour 12 : Ce matin nous nous levons avant le soleil, nous allons vivre avec les bonzes qui sortent de leurs pagodes en longues files, la cérémonie des offrandes des fidèles.
Nous prenons le chemin à pied pour rejoindre l’avenue où les bonzes quêtent les offrandes, nous nous plaçons sur le trottoir, les femmes contre les façades des maisons et les hommes au bord de la chaussée. Tous les matins les bonzes se lèvent à 4 heures, afin d’être prêts pour la procession à travers la ville qui débute à 6 heures. Les bonzes ne mangent que 2 fois par jour, le matin et le midi, Ce ne sont pas moins 200 bonzes qui vont passer devant nous, ils proviennent de 5 pagodes de la ville, chaque pagode défile ensemble, un espace entre elle est respecté. En tête c’est le chef de la pagode et la marche est fermée par le novice. Le premier est bien couvert, quant au novice, il circule une épaule dénudée. Les femmes doivent laisser un espace entre elles et la procession, et elles doivent s’agenouiller pour donner leurs offrandes aux bonzes. Il leur est interdit de toucher le bol d’offrandes, si les femmes doivent déposer quelque chose aux bonzes, elles le déposent par terre, et les bonzes le ramassent. Une femme ne peut donc pas donner de la main à la main, même pour parler à un bonze, la femme doit s’agenouiller, afin d’être plus bas que lui. Les bonzes sont vêtus de costumes orange, être bonze une fois dans sa vie est obligatoire pour un garçon au Laos. A partir de dix ans on peut devenir bonze, il ne suffit pas d’être bonze toute une éternité, 8 jours à la pagode en tant que bonze suffit. Si l’on n’a jamais été bonze de sa vie, le chemin du paradis est interdit, il faut absolument avoir vêtu le costume orange au cours de sa vie. Si une famille n’a pas eu de garçon, il lui est impératif d’adopter un garçon pour qu’il devienne bonze, sinon toute la famille est vouée à l’enfer. Les enfants peuvent rester bonze 3 jours, une semaine ou plusieurs mois et parfois même des années. Les enfants bonzes vont à l’école, ils reçoivent l’enseignement civile auquel on rajoute des heures d’enseignement religieux, s’ils quittent la pagode, ils continuent l’enseignement civile. Nous sommes en attente de la procession des bonzes, le réveil des bonzes se signale par le gong de la pagode. Les bonzes ne travaillent pas, tout est gratuit pour eux, même le tuc tuc, ils sont nourris par la population, ils s’occupent en effectuant et en étudiant des tâches occupationnelles et artistiques. Le carême bouddhique dure 3 mois à la saison de la mousson, le bonze ne peut pas quitter sa vie à la pagode pendant le carême. Tout comme il est interdit de prendre des initiatives pendant cette période pour tous les bouddhistes, si l’on a entrepris de construire une maison avant le carême, on peut continuer à la construire. Par contre, on ne peut pas déposer de permis de construire pendant le carême, il est même interdit d’entreprendre tous travaux. Le carême pendant la mousson est symbolique, le bouddha réfugié dans la forêt ne pouvait pas manger à sa guise pendant la saison des pluies. Pendant le carême les offrandes données aux bonzes doivent être d’aspect blanc, à Luang Prabang la tradition est respectée, les paysans viennent donner les offrandes aux bonzes pendant la procession, mais dans d’autres villes ou provinces les paysans amènent directement les offrandes à la pagode. Assistons-nous à une procession touristique, rien n’est moins sûr ? Le riz collecté est ramené à la pagode, où des plats préparés leur sont amenés et offerts par ailleurs, c’est la livraison à domicile. Les bonzes n’ont pas le droit de mâcher, ils doivent avaler la nourriture, c’est pour cela que les offrandes comme la viande ou les fruits sont en petits morceaux, car les bonzes ont l’interdiction de couper la nourriture. Les bonzes arrivent, les femmes se mettent un peu à l’écart, ils marchent pieds nus sur le trottoir avec un panier qu’ils tendent aux personnes qui veulent faire une offrande. Les différents groupes des pagodes passent devant nous, les bonzes pour certains sont âgés, mais la plupart sont très jeunes, beaucoup de novices à en croire leur âge. Une fois la procession terminée, nous rejoignons l’hôtel, où le petit déjeuner nous attend. Ensuite nous embarquons en tuc tuc, nous rejoignons l’embarcadère qui se trouve au bord du Mékong, tout le groupe prend place sur un bateau de croisière. L’air est frais, on s’installe sur des transats sous une couverture qui est la bien venue. Nous allons remonter le fleuve Mékong pendant une heure et demie, pour accéder aux Grotte de Pak Ou Luang Prabang.
Le Mékong à l’endroit de l’embarcadère avoisine 500 mètres de large, des jardins potagers sont implantés sur les bords du fleuve, on distingue des plants de tomates. Nous sortons de la ville de luang Prabang, nous sommes entourés d’une végétation dense, on aperçoit des palmiers et des bananiers. Nous croisons des barques, depuis lesquelles, des pêcheurs tendent et remontent des filets. C’est sous un soleil brûlant que nous arrivons aux Grotte de Pak Ou – Luang Prabang, dont voici la présentation :
Située à 25 km de Luang Prabang, au bord du Mékong à l’embouchure de la Nam Ou, ce lieu de pélerinage vaut le détour. Grotte de Pak Ou – Luang Prabang, Grotte de Pak Ou – Luang Prabang. Pour y accéder, il vous faudra prendre un bateau et traverser le fleuve, ce qui représente déjà une expérience unique, grâce aux paysages majestueux et les montagnes spectaculaires qui entourent la grotte. On vous déposera au pied d’une falaise de calcaire impressionnante, dans laquelle vous pourrez observer environ 3000 statues à l’effigie de bouddha, de style Luang Prabang, et déposées par les fidèles au fil des années. Deux grottes sont accessibles: la Tham Thing au premier niveau, est éclairé par la lumière du jour tandis que la grotte supérieure, Tham Phoum, nécessite l’utilisation d’une lampe torche. Au retour sur Luang Prabang, demandez à faire une halte au village de Ban Xang Hai, où les habitants produisent du lao-lao, qu’ils distillent dans des jarres. Les grottes Pak Ou sont un des symboles religieux les plus précieux de la Province de Luang Prabang. Plusieurs légendes ont cours sur cet endroit où ont été déposées, au cours des ans, ces milliers de statuettes de Bouddha. Située en amont du Mékong, à une trentaine de kilomètres de Luang Prabang, les grottes sont accessibles soit par touktouk soit par bateau ; on préférera la voie fluviale, plus confortable (la route est assez accidentée sur plus d’une dizaine de kilomètres) et bien plus séduisante (la balade vaut à elle seule le déplacement). En bateau, compter environ une heure et demi pour remonter le courant et parvenir aux grottes et trois quarts d’heure pour revenir à Luang Prabang. En touktouk, compter 1 heure aller et la même chose pour le retour. L’entrée des grottes est tout simplement magistrale, puisque fichée dans une falaise verticale (qui servirait à des adeptes de l’escalade) au beau milieu d’une jungle luxuriante et les escaliers, quoique assez abruptes, sont parfaitement entretenus et aménagés pour la visite. Car ce lieu, qui est avant tout un site religieux, est aujourd’hui très fréquenté par les touristes. Ainsi ne pas compter être seuls pour se recueillir… Les visiteurs auront plaisir à découvrir ces 2 grottes, pour leur caractère tout à fait singulier (spéléologiquement, certainement), ainsi que pour la profusion des petites statuettes présentant Bouddha dans toutes les positions ; 4000 effigies, est-il mentionné. On pourra demander à tirer l’oracle. Il s’agit de faire sortir d’un panier une des trente baguettes numérotées ; un des papiers du même numéro éclaire alors sur le futur +/- proche, tout en philosophie et en sagesse ; écrit en laotien uniquement, on devra donc se le faire traduire…. L’entrée de ce sanctuaire est payante, environ 1 dollar. Mes conseils : une excursion recommandée pour la ballade. Se munir idéalement d’une lampe de poche puissante pour visiter la seconde grotte. Invitation à visiter le village d’en face, qui regorge de curiosités : restaurants (très bonnes gargotes si on remonte sur quelques centaines de mètres vers la rivière Nam Ou), et un temple remarquablement beau et authentique.
Après la visite des grottes, nous reprenons le bateau, nous remontons quelque peu le Mékong, nous arrivons au confluent avec la rivière Nam Ou, elle se jette dans le Mékong, nous accostons sur un embarcadère de fortune, puis nous nous dirigeons vers le restaurant local. Il est situé en retrait du Mékong, nous sommes installés en terrasse, nous avons eu l’occasion de toucher un régime de bananes, avec lequel nous avons été pris en photo.
Il nous faut reprendre la navigation, pour redescendre le fleuve nous avons mis 45 minutes pour rejoindre luang Prabang. Sur le bateau nous avons pris un bon bain de soleil, tout en discourant sur tout le monde qui nous entoure, nous n’avons pas vu passé le temps tellement la compagnie est bonne. Nous reprenons place dans nos tucs tucs, c’est agréable de circuler à l’air libre, à la sortie de Luang Prabang, on aperçoit une fête foraine, elle anticipe de quelques jours la fête nationale du Laos. Nous passons devant les anciens abattoirs qui sont devenus un restaurant, et le marché couvert. Nous faisons un transbordement de tuc tuc à notre bus, il va nous transporter aux chutes de Kuang Si.
Nous roulons sur une route sinueuse, mais elle est en bon état, sur notre gauche sont tirés au cordon de splendides petits jardins potagers. Ils sont à l’emplacement d’une rizière, que l’on a mis au repos, on y cultive des légumes pendant 2 années, afin de régénérer le sol en changeant de culture. Nous passons devant une garderie d’enfants appelée orphelinat au Laos, c’est le mauvais terme, car les familles laossiennes assument les orphelins, nous devrions plutôt dire crèche d’enfants.
Nous apercevons des arbres à kakis, les maisons ont leur toit en chaume, elles sont construites en bois, mais hélas la tradition se perd, et beaucoup de nouvelles maisons sont édifiées en dur. Nous dépassons un splendide terrain de golf, nous traversons une forêt de teks, le tek a de larges feuilles. Les gens les ramassent pour en faire de la teinture, elle donne une couleur rose foncé. Vientiane se situe à 150 mètres d’altitude, Luang Prabang culmine a 350 mètres, et les chutes de Kuang Si trônent à 800 mètres. Par la route pour rejoindre Luang Prabang à Vientiane, on est obligé de franchir un plateau qui atteint 1600 mètres d’altitude, pour faire les 400 kilomètres qui séparent les 2 villes, il faut compter 10 heures de bus.
Sur notre droite on prépare à irriguer une rizière, on la laboure avant de l’ensemencer. Des frangipaniers sont entrain de perdre leurs feuilles, nous passons devant la pagode d’un village, nous doublons une camionnette qui transporte de la paille de riz.
Sur le bas côté de la route s’est établi un petit marché de fruits, nous distinguons une pisciculture. Nous roulons au milieu d’herbe de pampa et de roseaux, avec les joncs du roseau, on confectionne des balais. Nous sommes en pleine forêt, où le tek domine, des plantations de bananiers sont présentes de ci de là. Nous passons dans un village où des marchands proposent des légumes, le tek a des veines jaunes, alors que le bois de roses les a rouges. La plupart des forêts sont privées,
Nous passons devant un bistrot chiens, ça signifie qu’à table, on peut y consommer de la viande de chien. Au Laos on mange le chien dans certaines régions, mais le chat n’est pas consommé, il est sacré. On croise le Mékong, son niveau d’eau baisse, de petits îlots de terre émergent du fleuve. Nous passons devant une magnifique maison, elle est en bambou tressé, elle se trouve juste en face du collège dans un village où nous distinguons le dispensaire. Nous sommes entourés de plantations de canne à sucre, nous traversons un village dont la spécialité est le coton. C’est vraiment splendide,
En face de nous, il y a des rizières en espalier. Nous continuons notre ascension, nous roulons dans une plantation d’hévéas, dans laquelle se trouve une petite cascade. Enfin, nous voici arrivés aux cascades de Kuang Si, dont voici la présentation :
On trouve deux grandes chutes près de Luang Prabang : Tat Sae et Kuang Si. Les premières, situées à 15 km au sud de la ville sont visibles surtout durant la période août à novembre et asséchées le reste de l’année. Les chutes de Kuang Si, elles, se visitent toute l’année et sont les plus populaires de la région. Intérêt : Localisation Situé à 35 km au sud de Luang Prabang. Compter 2h à 2h30 de visite. Prévoir un maillot si vous comptez vous baigner et des chaussures qui ne craignent pas l’eau dans tous les cas. Sur le site on peut voir une grande chute et plus bas trois grands bassins d’eau turquoise dans lesquels il est possible de se baigner. Dans le plus grand il est même possible de faire des plongeons depuis le haut d’un arbre. Le bassin le plus en aval, le premier que l’on croise sur le chemin, est celui qui est le plus calme si l’on veut se relaxer en privé, alors que celui qui est le plus près des chutes ressemble plus à une piscine municipale. Comptez environ 30 min pour arriver au pied de la chute. Le chemin ne s’arrête pas au pied des chutes ; un petit chemin permet d’atteindre le sommet de la chute et d’en faire le tour. Attention le chemin est très raide et peut être particulièrement glissant ce qui le rend assez dangereux surtout en descente. Pour faire le tour complet comptez entre 1h et 1h30 de trajet. Si l’on dispose de plus de temps un chemin de randonnée de 3km part du haut de la chute pour mener à une autre chute plus loin. Presque personne ne va jusque là-bas donc on est assuré d’y trouver le calme tout au long du chemin. Près de l’entrée est situé le centre de protection des ours d’Asie, mini zoo dans lequel on peut voir évoluer quelques ours derrière un grillage. Vous pouvez soutenir le centre en achetant un T-shirt (qui déteint affreusement). Un endroit agréable sans trop de monde, sauf dans le bassin principal, où l’on peut se relaxer et profiter d’un paysage assez exceptionnel. On trouve des chutes et bassins du même style ailleurs en Asie de sud-est mais il est assez rare d’en voir avec de l’eau aussi claire et où l’on puisse se baigner.
Nous empruntons un petit sentier pour rejoindre les cascades de Kuang Si, nous abordons l’enclos des ours, à proximité duquel sont érigés des ours en pierre.
Nous cheminons au travers de fougères, elles sont utilisées pour la décoration. C’est féérique, nous voici aux cascades, elles font un bruit impressionnant, des personnes se baignent dans une eau turquoise en tant normal, mais suite aux grosses pluies récentes, l’eau est quelque peu marron. Nous contournons les bassins de récupération d’eau des cascades, nous prenons un sentier qui nous permet de surplomber les cascades, c’est vraiment magnifique. Sur le parcours truffé de nombreuses petites cascades, nous apercevons un moulin à eau sur l’une d’elles, c’est par un petit chemin champêtre que nous rejoignons notre bus. Après quelques emplettes dans des boutiques à souvenir, nous reprenons la route en direction de Luang Prabang. Nous sommes obligés d’éviter des buffles qui se baladent sur la route, Nous dominons la ville de Luang Prabang, elle est dominé par le mont Phou Si, et nous distinguons parfaitement le Mékong. Nous doublons une bétaillère qui amènent des buffles à l’abattoir, la viande de buffle est consommé à Luang prabang, par contre à Vientiane on mange de la viande de vache. Nous voici à Luang Prabang, nous quittons le bus, nous prenons place dans les tucs tucs, ils nous conduisent à l’hôtel. Vite une petite douche, nous préparons les valises, car demain c’est le retour en France. Ce soir nous allons dîner en ville, nos tucs tucs nous accompagnent au restaurant, puis ils nous ramènent à l’hôtel. Pour terminer la soirée, nous nous installons au salon de l’hôtel pour savourer un cocktail laossien, ensuite nous rejoignons nos chambres pour notre dernière nuit en Asie.

Jour 13 : Le matin nous parcourons le marché local, il est situé au centre de Luang Prabang, à l’entrée du marché, nous sommes devant un étal qui propose du riz cuit dans du bambou. Ensuite nous circulons au milieu des stands où l’on peut voir des crapauds vivants et grillés, des sauterelles vivantes dans de grosses bassines, des étals de viande, des poissonniers dont certains vendent des poissons vivants qui sont dans des aquariums,
De la viande séchée, des œufs de fourmis, des poules vivantes attachées à la patte, des crevettes envahies de mouches, des rats grillés ainsi que des chauve souris, des crabes, des escargots qui ont la corne bien basse, des grands bancs où sont proposés une grande variété de fruits et de légumes. Le fruit le jacques qui provient du jacquier, le fruit possède une coque très épineuse, les enseignants pour punir les élèves, ils les faisaient s’agenouiller sur des coques de jacque, bonjour les genoux ! Il est à peine 8 heures du matin, tous les vendeurs sont sur le pied de guerre et l’affluence est déjà là. Ensuite nous nous dirigeons vers le Vat Sene Souk Haram, dont voici la présentation :
Vat Sene Souk Haram ou littérallement « Temple aux 100000 trésors » est un des plus beaux temples de Luang Prabang, singulier par l’expression très appuyée d’un ocre restauré, flamboyant et de l’or étincelant. Construit en 1718 par le roi Kitsarath avec 100000 pierres venus du Mékong, le temple est constitué d’un vihan, d’un that, plusieurs koutis, d’un abri à pirogues (dans lequel repose une pirogue de course d’une beauté rare), et d’un abri à tambour. Le Vat Sene est le premier monastère de la ville dont le vihan a été couvert de tuiles jaunes et rouges à la façon thaïlandaise moderne. On trouvera le même type de couleurs au Vat Nong Sikhounmuang. Le vat Sene fut construit en 1717 par le roi Kitsarath. Lors de sa restauration en 1932 et 1957, le temple fut profondément transformé. A l’origine la toiture ne se composait que de deux pans ainsi que trois arcades ou porches de la façade. Aujourd’hui le temple est plus haut avec trois pans et cinq porches, ce qui lui confère un style plus thaï que Xieng Khuang comme cela était à l’origine. Un nouvel édifice vient d’être construit dans le respect de l’unité architecturale religieuse de la ville. Il est destiné à abriter une collection de mobilier et de statues. C’est au Vat Sene que réside le Gand Satou, vénérable de la communauté bouddhiste de Luang Prabang.
En arrivant, des bonzes sont occupés à faire leur lessive, d’autres jouent en tapant dans un ballon. La pagode Vat Sene, elle a été construite au XVIII.me siècle, c’était la résidence du vénérable, qui était le chef religieux de la région du nord. Il a été le cousin du roi, il habitait ici, mais en 1975 au changement de régime. Comme il faisait partie de la famille royale, il s’est enfui, il est mort par la suite à Bangkok. La pagode a 5 toits superposés, la façade est en ciment sculpté et doré à la feuille d’or, le bas de la façade est dépourvu de dorure, à cause du prélèvement par des visiteurs indélicats. Autour de la pagode, il y a les habitations pour les bonzes, et des statues y ont été installées il y a peu de temps. Nous pénétrons dans la pagode, Le mur d’entrée de la pagode est sculpté de scènes de la vie quotidienne. Le plafond dans la pagode est en bois peint en rouge avec des rosaces dorées, des bouddhas pavoisent les murs, la photo du vénérable qui s’est enfui en 1975 est présentée dans un cadre. Philippe active le gong de la pagode, c’est d’un bruit lugubre. La visite terminée, nous nous rendons à l’ancien palais royal devenu musée, dont voici la présentation :
Le palais royal (Haw Kham) de Luang Prabang, Laos est un bâtiment construit entre 1904 et 1909, à l’époque du Protectorat français du Laos, pour le roi Sisavang Vong et sa famille. Le site a été choisi pour que les visiteurs officiels venus par le Mékong puissent débarquer directement à son pied pour y être reçus. Après la mort de Sisavang Vong en 1959, son fils Savang Vatthana et les siens ont été les derniers à occuper le palais. En 1975, le Royaume du Laos a été aboli par les communistes et la famille royale envoyée en camp de rééducation. Le palais a alors été transformé en musée. L’enceinte du palais abrite plusieurs autres bâtiments : La cuisine/entrepôt, L’abri de la barque royale, Une salle de spectacle, Le Haw Pha Bang, une nouvelle pagode destinée à abriter le Phra Bang, une précieuse statue de Bouddha, Le bâtiment du personnel. Les jardins sont ornés d’un bassin et il y a deux canons à l’entrée du palais. Une statue en pied de Sisavang Vong se trouve devant la salle de spectacle. L’architecture du bâtiment est un mélange de Style Beaux-Arts français et de motifs laotiens. Il ne comporte qu’un seul niveau, construit sur un double plan cruciforme, l’entrée étant située au centre de la croix inférieure. Au-dessus de l’entrée se trouve un éléphant à trois têtes abrité par un parasol blanc, symbolisant la monarchie laotienne. Les marches de l’entrée sont en marbre importé d’Italie. Le grand hall d’entrée présente de nombreux objets religieux et royaux. À droite de l’entrée se trouve l’ancienne salle de réception du roi, où des bustes des souverains laos sont exposés avec deux grands panneaux dorés et laqués représentant des scènes du Ramayana, œuvre de l’artisan local Thit Tanh. Les murs de la pièce sont couverts de peintures murales datant de 1930 et représentant des scènes de la vie traditionnelle lao, œuvre de la française Alix de Fautereau. Le thème de chaque mur correspond au moment de la journée où il est éclairé par la lumière entrant par les fenêtres. Dans la pièce la plus à droite se trouve une collection des objets les plus précieux, notamment le Phra Bang, une statue du bouddha en Abhaya-Mudrā (dissipant la peur), haute de 83 cm et pesant environ 50 kg. Elle est constituée d’un alliage d’or, de bronze et d’argent. Selon la légende, elle aurait été fondue au Sri Lanka vers le Ier siècle et offerte au roi khmer Sithean Reachea, qui en aurait fait don en 1359 au roi Fa Ngum, fondateur du Lan Xang (premier royaume lao). Les siamois emportèrent deux fois la statue en Thaïlande, en 1779 et en 1827, mais elle fut rendue au Laos par le roi Mongkut (Rama IV) en 1867. Il existe des rumeurs selon lesquelles la statue serait une copie, dont l’original serait conservé à Vientiane, ou même à Moscou. La « vraie » statue aurait des feuilles d’or sur les yeux et un trou dans une cheville. Le Phra Bang doit être transféré dans le Haw Pha Bang, une pagode construite entre 2000 et 2010 à cette intention. Dans la même pièce se trouve un autre bouddha avec trois grandes défenses d’éléphants et trois beaux écrans de soie à motifs religieux brodés par la reine. À gauche du hall d’entrée, la salle de réception du secrétaire présente des peintures, de l’argenterie et des céramiques offerts comme cadeaux d’État par la Birmanie, le Cambodge, la Thaïlande, le Viêt Nam, la Chine, le Japon, la Hongrie, la Pologne, la Russie, le Népal, les USA, le Canada et l’Australie. Ces objets sont groupés selon leur provenance, des pays « socialistes » ou « capitalistes ». La pièce la plus à gauche était jadis la salle de réception de la reine. De grands portraits du roi Savang Vatthana, de la reine Khamphoui et du prince héritier Vong Savang, peints par Ilya Glazounov en 1967, y sont exposés. On peut y voir aussi des drapeaux commémoratifs de l’amitié du Laos avec la Chine et avec le Viêt Nam et des répliques de sculptures du Musée national de New Delhi. Dans les pièces de l’arrière se trouvent les logements de la famille royale. Les chambres ont été conservées dans leur état de 1975, au moment du départ du roi. Il y a aussi une salle à manger et une pièce abritant le sceau royal et des médailles. La salle du trône, située entre les deux parties du bâtiment, abrite les joyaux de la couronne du Laos.
Nous pénétrons dans la cour du palais royal, le palais a été financé par les français, les murs sont en torchis qui est de couleur blanche, à l’époque le torchis était fait avec la peau des animaux que l’on mélangeait avec de la chaux et des cannes à sucre. Le palais est resté fermé de 1975 à 1990, l’intérieur s’est très abîmé pendant cette période. En 1994 ce sont les suédois qui ont proposé de restaurer le palais, ils ont remplacé le torchis initial par du ciment. La capitale s’est déplacée en 1560 à Vientiane, mais le roi est resté dans son palais royal à luang Prabang, et ce jusqu’en 1975. Nous passons devant la statue de l’avant dernier roi du Laos Sisavang Vong, il est décédé en 1959, c’est son char funéraire que nous avons vu dans la chapelle dorée hier après-midi. Dans un clocheton du palais on voit un énorme nid d’abeilles, nous pénétrons pour visiter le palais, il a été décrit dans la présentation ci-dessus. Ensuite la visite du palais terminée, nous nous baladons dans le quartier où l’on recense un bon nombre de maisons coloniales. Nous croisons un bonze qui quête, les maisons sont restaurées, aujourd’hui elles font partie du patrimoine de l’UNESCO. Une des maisons coloniale a été transformée en salle des fêtes, nous découvrons un arbre qui produit les noix d’arêque. Nous déambulons dans des rues très calmes, nous longeons la maison des nones, la plupart des maisons sont sur pilotis. Nous passons devant une pagode, et devant l’école des beaux arts fréquentée par les bonzes. Un bonze tape sur le gong, il appelle les bonzes à venir prendre le repas, il est 11 heures du matin. Une superbe maison a été restaurée par un laossien qui vivait au Canada, à la suite de la loi sur le patrimoine de 1992, il a pu racheter cette maison à l’état et il l’a restaurée. Dans le quartier de la pagode on voit pendu à une fenêtre, des sous vêtements féminins, une jolie parure soutien gorge et string. Nous voici arrivés au restaurant, nous sommes installés dans une salle, c’est notre dernier repas au Laos, ensuite c’est le dernier trajet en tuc tuc, nous rejoignons notre bus. Nous prenons la direction de l’aéroport, nous croisons un bonze, il marche sur le bord de la chaussée, il porte des tongues, heureusement, car avec le soleil qu’il fait, le goudron est brûlant. Nous passons devant la gare routière, il faut 14 heures de bus pour aller à la frontière avec la Thaïlande, 10 heures pour aller en Chine qui ne se trouve qu’à 310 kilomètres de Luang Prabang. Pour aller à Vientiane il vaut mieux emprunter le bateau rapide sur le Mékong, il met 6 heures pour relier les 2 villes, c’est 4 heures de moins que par la route. Pour nous faire patienter, nous nous rendons dans une zone commerciale réservée aux produits artisanaux, pour y accéder nous circulons sur un chemin tout défoncé. Nous flânons dans un magasin qui propose de la soie, un autre est spécialisé dans les objets confectionnés en papier de riz, il propose du papier produit avec la bouse d’éléphant. Nous continuons notre dédalle de magasins, nous jetons un œil sur un atelier qui fabrique des objets en bois, les bouddhas sont encore à l’honneur. La récréation est terminée, nous reprenons pour la dernière fois le bus, nous sommes sur la dernière ligne droite, nous voici à l’aéroport. Nous disons au revoir à Lee notre guide, nous embarquons avec une heure de retard à bord d’un Boeing de la compagnie Bangkok air ways, il est 17 heures 40 quand nous décollons. 2 heures plus tard nous atterrissons à Bangkok, nous avons 3 heures d’attente pour prendre notre avion à destination de Paris. Nous tuons le temps en parcourant le centre commercial de l’aéroport de Bangkok, certains font encore chauffer la carte bleue. Enfin, c’est l’embarquement pour l’aéroport Roissy Charles de Gaulle à Paris, nous décollons à 23 heures 20 à bord d’un Boeing 777 de la compagnie air France.
Nous parcourons le même parcours qu’à l’aller, nous survolons le golfe du Bengale, la mer Caspienne puis la mer Noire. Nous avons eu à loisir pendant nos 13 heures de vol pour nous restaurer, pour trinquer autour d’un verre de Champagne et de faire quelques petits sommeils.
Jour 14 : Nous avons pris le petit déjeuner quand nous étions au-dessus des Alpes autrichiennes, c’est à 12 heures 20 de Bangkok que nous atterrissons à Parie, il nous faut reculer nos montres de 6 heures, il est donc 6 heures 20 du matin à Paris, c’est l’heure du laitier. Tout le monde est fatigué par le long vol, on récupère nos bagages, on se dit au revoir en se souhaitant de se retrouver au hasard d’un prochain séjour. Nous rejoignons la gare TGV de Roissy Charles de Gaulle, et à 9 heures 28, nous embarquons dans le TGV pour Montpellier.

Pour nous ce séjour fut la découverte de l’Asie avec ses odeurs, ses parfums, sa végétation, sa gastronomie, ses paysages, sa culture et ses traditions, sans oublier son histoire et sa religion ou philosophie bouddhiste. Le Cambodge fut abordé au sens de l’histoire et de la culture bouddhiste mêlée d’hindouiste et d’animiste, dont le phare était la découverte du site d’Angkor. Pour notre part les guides étaient très compétents, même trop, car ils étaient trop pointus sur le royaume, la religion et les légendes. A la fin tout se confondait qui était roi, qui était dieu ou bouddha et où était la légende, mais avec la mise en page du séjour tout est devenu un peu plus clair. Le Laos fut abordé dans la diversité où se mêlaient l’histoire, la religion, la végétation, la vie quotidienne, la gastronomie et la visite de sites naturelles. En conclusion le circuit des 2 pays était une bonne chose, car tout le monde y a trouvé son compte. Nous pensons que Lee, notre guide au Laos a su dès le premier jour, nous faire partager la passion de son pays, sans renier nos guides cambodgiens Song et Saran qui étaient quelque peu impressionné par la composition de notre groupe. Nous tenons à remercier tout le travail effectué en amont par Marie-Jo, et François Lanier, la présence de Nadine qui représentait l’agence de voyages Havas, mais qui n’a pas hésité avec son ami Patrick à nous guider aux endroits difficiles, tout au long du circuit. Nous avons pu réaliser notre compte rendu du circuit grâce aux explications de nos 3 guides Lee, Song et Saran, et aux descriptions des sites et des paysages par Philippe. En plus de nous décrire tout ce qu’il voyait, Philippe nous guidait et nous accompagnait, et comme il a 3 bras il nous prenait des photos avec notre appareil à photos. Bon, ce fut un excellent séjour où la bonne ambiance en était la pièce maîtresse, ce qui a peut-être manqué, c’est une matinée de libre pour faire une petite décompression, car le rythme était sans relâche.

Claudine et Michel

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