Séjour Dole, Dijon, Auxonne,Ornans, du 13 au 26 juillet 2011

Nous profitons d’un séjour familial dans le Jura pour visiter les alentours de Dole, dont la cité Pasteur qu’est Dole. C’est Gaëtan qui nous fera office de guide pour toutes nos visites, la découverte des villes et des sites sont rythmée par des repas partagés dans toute la grande famille jurassienne.

La découverte de Dole se fera autour de 3 thèmes, l’hôtel Dieu, sur les pas de Pasteur et la collégiale. La présentation de la Franche-Comté, du Jura et de Dole se trouve à la fin du document :

Nous nous rendons à l’hôtel Dieu de Dole, nous y allons en empruntant le chemin de hallage qui sui le canal du Rhône au Rhin. Depuis l’an 2000 l’ancien hôtel Dieu héberge la médiathèque, l’hôtel Dieu était le lieu où l’on soignait le pauvre et l’indigent. De façon gracieuse, tout en le préparant pour l’au-delà, depuis la cour extérieure de l’hôtel dieu, en face de nous on distingue, l’hôpital de la Charité. Il est de construction austère, il ressemble à une construction militaire. Les guerres de Louis XIV étaient très coûteuses, la dernière famine remonte à 1708. Charles Perrault n’avait rien inventé dans ses contes, ils retraçaient la réalité de l’époque. Les familles abandonnaient leurs enfants qu’ils ne pouvaient nourrir, ils les déposaient dans la forêt de Chaux toute proche de Dole. Les enfants étaient incapables de retrouver leurs maisons, ils avaient faim, ils se dirigeaient vers la ville la plus proche. Ils erraient dans Dole, mais toutes les villes du royaume avaient le même problème. Louis XIV promulgua une loi, elle fit obligation aux villes de construire un hôpital de la Charité dans leur enceinte, afin de récupérer les enfants sans familles qui déambulaient dans les rues des villes. L’hôtel dieu était l’hôpital de Dole, qui était à l’époque capitale du comté de Bourgogne, par conséquence, elle possédait une faculté de médecine. Au moyen âge Dole comptait plusieurs hôpitaux, dont un qui se situait en face du pont roman qui traversait le Doubs, aujourd’hui il ne subsiste que quelques arches du dit pont. Un autre hôpital se trouvait rue des Arènes, ces hôpitaux dataient du XII.me et XIV.me siècles, ils étaient désuets, il était temps d’en construire un plus fonctionnel. L’hôtel Dieu est la dernière bâtisse communale construite avant l’annexion française, suite à l’appel de Nimègue en 1678. La première pierre du nouvel hôpital fut posée en 1613, en 1636 il y eut un siège important de la ville de Dole, car les rois de France convoitaient le comté de Bourgogne, il a fallu attendre le règne de Louis XIV pour que le comté de Bourgogne soit rattaché à la France. Bien sûr les travaux de l’hôtel dieu furent interrompus en 1636, ils reprendront par la suite, l’hôtel Dieu fut terminé en 1686, la date est incrustée dans la tour en encorbellement située à l’un des angles de l’édifice. Il a donc fallu 80 ans de chantiers pour donner l’aspect final de l’hôtel Dieu, les malades ont été malgré tout accueillis depuis 1626 dans ce nouveau lieu de soins. L’hôtel Dieu a été conçu par un président du gouvernement de la ville de Dole, alors capitale du comté de Bourgogne, Jean Boivin. Il avait séjourné en Italie, il a calqué cette bâtisse rectangulaire, sur un couvent italien. Mais à la manière comtoise, l’ensemble reflète l’architecture comtoise, très typique par son austérité et sa rigueur, elle est accentuée par son balcon monumental en façade, côté cour extérieure. Il est à balustre avec des baies monumentales, avec ses 2 étages identiques, surplombée d’un attique, demi-étage où vivaient les religieuses. Cette bâtisse a été agrandie au XVIII.me siècle, il faut savoir qu’avant que Dole soit une ville de garnison, l’accueil des militaires était prioritaire sur celui des civiles. Lors de tous les sièges subis par la ville de Dole, l’hôpital devient trop exigu. L’hôpital comptait jusqu’à 1000 malades, alors qu’il ne pouvait en accueillir que 200. Un mécène dolois Casimir Persan a financé et fait construire une aile nouvelle à la bâtisse, afin qu’elle devienne plus fonctionnelle. Cette extension est d’architecture identique à celle d’origine, on peut remarquer les consoles qui égaient les murs austères de l’architecture comtoise, qui font rappeler le style de la renaissance. Il y a des masques, des feuilles d’acanthe, des mufles de lions qui faisaient floraison à l’époque renaissance. Il y a parfait accord, entre la construction du XVII.me siècle et la renaissance française. Ce qui caractérise l’architecture comtoise, ce sont les baies, elles sont séparées par des meneaux de pierre, sorte de colonnes. Ils sont surmontés d’une corniche saillante et épaisse, on appelle cela des flamanches. Dole d’épandait des Habsbourg espagnols, Charles Quint en était l’homme puissant, il avait confié la gouvernance du comté de Bourgogne, à sa tante qui l’avait élevé, Marguerite de Habsbourg, qui a fait enterrer son mari à Brou tout près de Bourg-en-Bresse. Les Habsbourg sont fascinés par l’architecture flamande, d’où le nom de flamanche, on retrouve ce genre de décoration en Belgique, plus particulièrement à Anvers en Flandres. Cet hôpital est calqué sur les hospices de Beaune, avec des grandes salles communes, elles abritaient soient les femmes ou les hommes, l’hôtel dieu a pour vocation de soulager le corps et l’âme des malades. Tous les matins on célèbre la messe dans la chapelle, elle se trouve à l’équerre des salles communes, afin que tout le monde puisse suivre l’office religieux. Les malades pouvant se mouvoir se rendent à la chapelle, les autres assistent à la messe depuis leur lit. La façade est ornée, de 3 lucarnes embellies d’ailerons, elles sont surmontées d’un fronton curviligne en forme de croix, l’ensemble tempère l’austérité de la façade d’entrée. Le tout est chapeauté d’un immense toit, cet hôpital est très en avance pour l’époque, les notions d’hygiène qui apparaissent dès le XVIII.me siècle sont présentes ici à Dole, puisqu’on aère les malades, par les fenêtres qui donnent sur le balcon, ce qui leur procure de l’air pur. L’extension du XVIII.me siècle est moins ornementée que la bâtisse originelle du XVII.me siècle, les consoles sont nues, elles ne sont plus sculptées. Pour 2 raisons, tout d’abord le savoir faire disparaît, secondo ça coûte très cher, donc Casimir Persan s’est passé de sculpteur pour des raisons financières. Cet hôpital a été administré par des laïcs au départ, jusqu’en 1650, les religieuses ont pris les hôpitaux en main dès cette date, jusqu’au début des années 1970. Une religieuse équivalait en temps de travail et de présence à 4 infirmières. Dès 1650 les infirmières de Sainte-Marthe de Beaune se sont installées et œuvrées à l’hôpital de Dole. Elles sont restées en poste à l’hôtel Dieu de Dole jusqu’à sa fermeture en 1973. La communauté de Sainte-Marthe a disparu par manque de vocation, ce n’était pas un ordre, car elles ne faisaient pas de vœux perpétuels. La communauté a été créé par Philippe le Bon en 1443, pour les hospices de Beaune, il était très brillant, il fut le troisième duc de Bourgogne, il était le cousin du roi de France, donc un Valois. C’est Philippe le Bon qui a créé les hospices de Beaune, dans la foulée, il a créé non pas un ordre, mais une communauté religieuse qui devait s’occuper des malades. Les sœurs de Sainte-Marthe, il a pris l’image du béguinage des Flandres, c’est-à-dire des pieuses laïques, la plupart veuve ou célibataire. Elles priaient beaucoup, mais elles s’occupaient des malades jours et nuit. Elles ont eu beaucoup de problèmes avec la hiérarchie religieuse, elles avaient investi tous les hôpitaux de la région au XVIII.me siècle, comme celui d’Auxonne, d’Arbois, de Saint-Jean de Losne etc. L’église et le pape voulaient avoir la main mise sur ces religieuses, il y eu une sorte de chiisme, car si on disait religieux, on devait faire des vœux perpétuels. Certaines ont opté pour l’obédience du pape, elles ont fait des vœux perpétuels. Par contre d’autres sont restées indépendantes, jusqu’en 1936, où l’église a mis tout le monde dans le même calque, les religieuses de Sainte-Marthe ont eu l’obligation de prononcer leurs vœux perpétuels. En 1973, Jacques Duhamel, maire de Dole, successivement ministre de l’agriculture et de la culture sous la présidence de Georges Pompidou, crée une zone de sauvegarde du patrimoine à Dole et pose la première pierre du nouvel hôpital. Il s’insère dans la Zup qu’il a voulu construire au sud de la ville, le nouvel hôpital est en forme de croix grecque. Jacques Duhamel voulait faire de Dole une ville moyenne de 50000 habitants, elle en avait que 32000 en 1973, il est décédé en 1976, aujourd’hui Dole ne compte que 24000 habitants, elle est restée au rang de petite ville régionale. Les malades quittent l’hôtel Dieu en 1973, on y crée une unité de gériatrie dans son enceinte, elle y subsistera jusqu’en 1990. Devenu libre l’hôtel Dieu est voué à un nouveau sort, le maire de l’époque Gilbert Barbier décide d’en faire une médiathèque, elle sera pensée, créée, construite et inaugurée en 2000. La France compte 54 bibliothèques classées, elles dépendent directement du ministère de la culture, 5 sont situées dans de petites villes, dont celle de Dole. Car Dole était ancienne capitale du comté de Bourgogne, la ville était dotée de nombreux couvents, elle possédait une bibliothèque remarquable et précieuse, tous ses livres ont été pris à la révolution pour être confiés à la bibliothèque communale. On recueille environs 700 anciens manuscrits, la ville possède un foncier exceptionnel en archives. Le directeur de la médiathèque dépend du ministère de la culture, il est nommé par le ministre du dit ministère. Aujourd’hui l’hôtel Dieu ne soigne plus le corps et l’âme, mais l’esprit, la médiathèque œuvre a mettre en avant les fonds de 2 dolois célèbres, Joseph Pasteur et Marcel Aymé. . Après la présentation faite du lieu devant la façade principale, nous pénétrons dans la cour intérieure. Nous sommes sous des arcades qui longent le pourtour de la cour, c’est très sobre, elles sont ornées de mufles de lions qui servent de gargouilles. Les arcades sont surmontées d’un étage, où court un large balcon, il est sécurisé par des balustres en bois qui coûte moins cher que la pierre. On distingue que le maître maçon n’avait pas trop su évalué l’espace, les arcades principales sont bien symétriques au porche d’entrée, mais au fur et à mesure qu’elles abordent les angles, elles deviennent plus réduites. Cette malfaçon donne un côté charmant au lieu, au centre de la cour se trouve un puits. Il permettait d’abreuver les malades et les personnes hospitalières, il a aussi une symbolique religieuse très importante, l’eau est source de vie, elle symbolise Jésus Christ. Le puits est entouré de 4 parterres, ils représentent les 4 évangélistes, on y cultivait les plantes médicinales. Elles étaient plantées, soignées et récoltées par les malades encore valides et les religieuses. Chaque parterre avait sa spécialité, l’un était réservé aux maux des femmes, un autre pour les plantes cicatrisantes etc. Quand le chantier a été terminé, n’oublions pas qu’il a duré près de 80 ans, on s’est rendu compte, que l’accès à l’étage était mal assuré. L’architecte a donc élevé un escalier à vis, il est pur style comtois. A la fin du XVII.me siècle cette architecture était complètement démodée. On a planté un escalier polygonal à vis, il fait référence au moyen âge, outre qu’il possède des fenêtres curvilignes qui épousent l’escalier. C’est un escalier a arc rampant, il fait le charme de cet hôpital, on appelle ce genre d’escalier en Franche Comté, une viorbe, il vient certainement du mot français virolé. Nous découvrons la partie XIX.me siècle, après l’annexion française, Dole devient une ville de garnison. C’est Louis XV qui a envoyé le premier régiment en garnison à Dole, qui a gardé son rôle de ville de garnison jusqu’à 1914 et même plus limitée jusqu’en 1945. En 1840, les militaires décident de construire une aile supplémentaire à l’édifice, elle était destinée à soigner les militaires blessés. L’architecture du XIX.me siècle doit refléter le caractère pour lequel le bâtiment est dévolu. L’opéra de Paris a donc une architecture chantante, ici, devant nous, nous avons une bâtisse très sévère voir austère, elle représente bien la fonction qu’on lui a donnée. On est dans la partie du potager et du verger du site, c’est la maîtresse, la mère supérieure qui gère l’approvisionnement nécessaire pour subvenir à l’alimentation des malades et des soignantes. Le potager et le verger sont le fruit du travail, des malades pouvant travailler et des religieuses. Nous accédons à l’étage en empruntant un splendide escalier, dit à arc de cloître. La pierre employée pour construire l’hôtel Dieu provenait d’Authume, c’est du calcaire, Toute la région regorge de carrière, quand Hausman a aéré et assaini Paris, un tiers des immeubles haussmannien ont été construits avec de la pierre qui provenait de Franche Comté. La pierre était acheminée par canaux, celui du Rhône au Rhin, puis le canal de Bourgogne, enfin celui de Briare avant de rejoindre la Seine et Paris. Nous sommes devant un magnifique escalier à arc de cloître, très répandu dans les couvents et les monastères. C’est l’assemblage des pierres de taille qui forment la voûte, c’est typique de l’architecture du XVIII.me siècle. C’est un travail somptueux, on enlève une simple pierre et tout s’écroule. Nous distinguons les armes du donateur qui a permis de construire l’aile du XVIII.me siècle Casimir persan. Nous sommes à l’étage, nous pénétrons dans la salle des malades, les lits étaient réservés pour 2 personnes, mais très souvent, 3 ou 4 malades s’y entassaient. Un prieur d’Allemagne du sud lors de son passage à l’hôtel Dieu de Dole en 1640, il faut savoir qu’il y avait beaucoup d’échanges à cette époque entre l’Allemagne et la Franche Comté. Le Prieur fut très impressionné par le modernisme de l’hôpital, puisqu’on y change les draps toutes les semaines, la nourriture y est bonne. A l’origine l’hôtel Dieu était réservé aux pauvres, mais au fil du temps, les riches y furent accueillis. Très vite des notables viennent y finir leurs jours dans ce genre de lieu, mais comme ils paient, ils ont droit à des soins supérieurs. Ils dorment dans un lit privé, ils ont une fontaine dans la chambre pour les rafraîchir pendant les grandes chaleurs et le feu l’hiver. Nous apercevons le plafond de l’étage attique qui a été ouvert lors de la création de la médiathèque, un escalier en bois permet de s’y rendre, aujourd’hui il est réservé au multimédias et à la littérature enfantine. Nous traversons la salle des hommes, nous faisons un petit crochet par la salle des femmes, nous distinguons une chambre qui était réservée aux notables, le sol et la cheminée Louis XV est en marbre de Sampans. Nous sommes à la petite tour d’angle, une sorte d’échauguette, c’est sur cette tour que l’architecte a apposé la date de finition de l’hôtel Dieu qui est 1686. A l’origine cette tour servait de latrines, elle est très petite, mais elle est bien assortie à l’ensemble aux lignes rectilignes. Les sols de l’hôtel Dieu à l’origine en pierre, il fut recouvert de parquet au XIX.me siècle, pour assainir de l’humidité qui engrangeait la propagation des microbes et maladies. Nous pénétrons dans la chapelle, elle se trouve à l’angle qui fait équerre entre les 2 immenses salles de malades l’une réservée aux femmes et l’autre aux hommes, les malades VIP pouvaient également suivre l’office depuis leur lit. La chapelle est ornée de sculptures et de reliefs floraux, comme il se faisait à l’époque de la renaissance. La coupole est dans les tons beige et bleu azur, elle fait penser à la porcelaine anglaise. Le plafond est soutenu par des colonnes cannelées, elles sont ornées de chapiteaux composites dorés à l’or fin. Les colonnes ne sont pas en marbre, il n’en existe pas dans le Jura, elles sont en bois peint. L’autel est en pierre polychromique, il est typique de l’architecture doloise avec le rouge de Sampans, le tout décoré de marbre blanc et noir. L’autel est en forme de tombeau, c’est un cliché de l’époque gréco-latine. Un oiseau sculpté est au centre de l’autel, il représente un pélican, au XVIII.me siècle les autels étaient arborés soit d’agneau ou de pellican. Le Pellican représente Jésus-Christ qui a donné sa vie pour nourrir les hommes, car le pélican ouvre son ventre pour nourrir les oisillons qui se trouve juste en dessous du pélican sculpté. Les frises représente des feuilles de lauriers, un triangle représente non pas la franc massonnerie, mais la trinité, en son centre est inscrit en hébreux Dieu. On aperçoit datant du XIX.me siècle, des représentations linéaires, nous découvrons Saint-Vincent de Paul, il était patron des galériens, il était également professeur de Louis XIII. C’est lui qui a fondé les filles de la Charité, qui accueillaient les enfants abandonnés. Nous distinguons Sainte-Marthe, patronne des religieuses qui leur a donné son nom à leur communauté créé par Philippe le Bon. Sainte-Marthe est un personnage de la bible, elle a vécu, elle était la sœur de Lazare qui fut ressuscité par Jésus-Christ. Un évangile de Saint-Luc rapporte cet évènement, Lazare avait 2 sœurs, Marie avec laquelle il conversait chaque fois qu’il partageait le repas à leur table. Quant à Marthe, l’autre sœur, elle s’affairait à servir tout le monde, elle assurait les tâches matérielles. Elle se plaint qu’elle a trop de fonctions ménagères, Jésus-Christ lui répons d’une façon mystérieuse, c’est bien de s’occuper des basses tâches, mais il faut que ce soit en collaboration avec le spirituel. Marie est donc la patronne des contemplatives, tandis que Marthe est la patronne des domestiques, des gens humbles qui s’occupent des plus démunis. Sainte-Marthe aurait traversé la Méditerranée avec sa bonne Sarrha, elles se sont arrêtées à Sainte-Marie de la Mer où Sarah y est restée. Sainte-Marthe quant à elle a remonté le Rhône, elle a rencontré un dragon qui décimait la population qui vivait au bord du Rhône. Elle l’a aspergé d’eau bénite, elle l’a ceinturé et dompté. Sainte-Marthe est toujours représentée avec une ceinture qui lui permis de ceinturer le monstre du Rhône, on l’appelait tarasque, le lieu où il fut capturé se nomme par évidence Tarascon. La chapelle a été restaurée sous le mandat de maire de Gilbert Barbier, elle était ouvert à tous les vents, tout le monde s’est donc servi à loisir pour des fins personnels. En fait la chapelle était en état de délabrement, beaucoup de chose ont disparu à jamais. Le tabernacle fut aussi dérobé, en 1995, un pécheur du Doubs remet à Gilbert Barbier une des colonnes du tabernacle d’origine. Comment l’avait-il récupérée, on ne le saura jamais. Grâce à cette colonne, on a pu reconstituer à l’identique le tabernacle, et depuis il a repris sa place sur l’autel de la chapelle. La découverte de la chapelle terminée, on emprunte la viorbe pour descendre dans la cour intérieure, nous allons visiter le bureau de la maîtresse. La maîtresse était la mère supérieure, la plupart du temps elle était issue de bonne famille, de 15 à 19 ans, elle venait à l’hôtel Dieu pour s’éprouver à leur nouvelle tâche. A leur prise de fonction après leur apprentissage, elle s’adonnait aux malades en les soignant. Les sœurs de Sainte-Marthe pouvaient se marier avec un malade, mais préalablement elle devait en demander l’autorisation à la mère supérieure. A l’hôpital Dieu de Dole, elles étaient au nombre de 14 à exercer le rôle de soignante, elle travaillait toujours en binôme, une ancienne et une jeune. Elles élisaient à vie la mère supérieure, donc la maîtresse, elle avait pour rôle de diriger et de former les sœurs de Sainte-Marthe. En plus elle gérait l’administratif de l’hôpital, la maîtresse avait un rôle consultatif chaque fois hebdomadairement lorsque le conseil d’administration se réunissait. Le conseil d’administration était composé du maire, le magistrat et le président du parlement. Les sœurs de Sainte-Marthe, quoique issue de l’aristocratie n’était pas obligé d’apporter une dote lors de leur entrée dans la communauté de Sainte-Marthe. Bien sûr le plus souvent la famille faisait des dons généreux, mais c’était facultatif. Par contre la famille donnait un mobilier conséquent à leur fille qui épousait la vie de soignante, il servait à meubler leur chambre et à leur décès, il était déposé dans les greniers. Le bureau de la maîtresse est par ailleurs garni de magnifiques meubles provenant du mobilier laissé par les sœurs de Sainte-Marthe à leur disparition. Nous pouvons admirer un superbe bureau Mazarin, il reflète une époque, il n’est pas en ébène, mais en poirier noirci. Le bureau à 8 pieds qui sont symbolisés par des boules, il est accompagné d’un joli fauteuil estampillé de la même époque 1650. Les boiseries datent de Charles X, une table supporte quelques instruments médicaux de l’époque du XVIII.me siècle, dont un pilulier. Il servait a fabriquer les pilules, on y plaçait des petits bâtonnets de couleur terre, et à l’aide d’un couperet on en découpe de petites pilules. Ces pilules pas très appétissantes, on les nappe de sirop blanc au goût de fraise ou de framboise, et pour les plus riches, on les habille de feuilles d’or. A savoir que l’or a pris sa flambée économique tout de suite après la première guerre mondiale, tous les pharmaciens possédaient auparavant une boîte en forme d’œuf qui renfermait des feuilles d’or. En fait, dans l’œuf on y introduisait la pilule et quelques feuilles d’or, puis on secouait l’ensemble dans l’œuf pour que l’or vienne adhérer à la pilule brute. C’est de là que vient l’expression française, allé se faire dorer la pilule. Nous abordons la plus belle pièce de l’hôtel Dieu l’apothicairerie, c’est dans ce lieu que les directeurs successifs de l’hôpital de Dole avait élue, pour en faire leur bureau. Les boiseries sud et nord sont du XVIII.me siècle, une magnifique cheminée en pierre de Sampans orne un des murs, elle est surmontée d’un trumeau qui rappelle par ses couleurs la calotte de la chapelle. On y aperçoit une femme qui donne le sein à des enfants, elle représente la charité. On y découvre aussi Saint-Côme, le patron des médecins. Les boiseries qui abritaient les plantes sont de style napoléonien, il y avait 3 manières de soigner les gens. La premières était des produits qui provenaient du monde animal, corne de cerf, chair de vipère, la deuxième manière était issue du monde végétale, dont les plantes végétales que l’on cultivait sur place, la troisième manière découlait du monde minérale, dont la pierre qui fut abandonnée après la révolution. On entreposait dans cette pièces les feuilles séchées dans des tiroirs, on les faisait ensuite macérer dans un immense pot, l’apothicairerie a été construite au XVIII.me siècle, elle renfermait les 3 manières pour soigner les malades ou plutôt les soulager de leurs souffrances. La première les liquides sont entreposés dans des bouteilles, pour les réaliser on fait venir des ouvriers verriers de Nevers, ils s’installent à Dole avenue de Chalon. On découvre une merveilleuse série de pots de toutes formes, qui servaient à entreposer toutes sortes de matières. C’est Hippocrate qui fut le premier à donner un sens à la médecine, ensuite il y eut l’époque pastorienne qui fait de Dole un lieu non négligeable dans la médecine grâce à son enfant illustre que fut Louis Pasteur. 4 liquides régissent l’homme, le sang, la bile, la bile noire qui sont les bleus que nous avons sur le corps et le flegme qui est la lymphe qui est l’eau qui entoure les poumons. Ces 4 humeurs sont toutes identiques, au niveau proportion les unes aux autres. Si l’on tombe malade, l’homme est naturellement sain, mais une des 4 humeurs est trop importante par rapport aux 3 autres. Dans ce cas on doit faire les fameuses saignées, c’est de ces humeurs que viennent les expressions, il est flegmatique, il est sanguin. Au XVII.me siècle, on soigne aussi par le minéral, Louis XIV maladif depuis l’âge de 15 ans, on lui a administré des pierres précieuses dont la perle, le corail par sa couleur rouge soigne les femmes, le lapistre de couleur bleu transformé en poudre soulage les problèmes visuels. Le remède universel est la fameuse thériaque, elle était composée de 65 matières toutes différentes. On a retrouvé dans des archives à l’hospice de Beaune, un passage où l’on disait, on administre de la terriaque le dimanche soir et on est tranquille jusqu’au mercredi. Il faut savoir que l’opium entrait dans la fabrication de la thériaque, d’où l’apaisement des malades traités par ce remède. DE très jolis meubles ornent l’apoticairie, dont un merveilleux baromètre, ces meubles proviennent des dons offerts par les notables lorsque leurs filles entraient dans la communauté de Sainte-Marthe. Les boiseries sont napoléoniennes, elles sont de style du premier empire, elles sont en noyer, elles sont arborées de pilastres. Par contre les boiseries sud et nord sont du XVIII.me siècle, c’est après 2 heures de visite que nous quittons notre guide.

Sur les pas de Louis pasteur, c’est devant l’office du tourisme de Dole que débute le circuit. Nous traversons la place Grévy, dont la statue a été fondue par les allemands lors de la seconde guerre mondiale. Jules Grévy est né et mort à Mont-sous-Vaudrey, une commune située dans le Jura à une quinzaine de kilomètres de Dole en direction de Genève. Nous nous dirigeons sur le cours Saint-Maurice, au fond duquel est dressée la statue de Louis Pasteur. Il est mort en 1895, en 1900 il y a eu un grand élan national, afin de commémorer les grands hommes et les grandes femmes. Il a été lancé une souscription internationale pour financer la statue de Pasteur. Il y eut beaucoup de bagarre pour savoir où serait érigée la statue du grand homme, car il avait beaucoup voyagé, et toutes les villes où il avait vécu s’arrogeaient cette distinction. Il a donc été décidé nationalement, que tous les grands monuments sous souscription internationale seraient édifiés dans les villes natales des grands hommes qui ont marqué l’histoire, Dole l’a échappé belle, sinon la statue aurait pu être à Arbois ou à Paris. Elle trône en surplomb du Doubs depuis 1902, lors de son inauguration ce fut une grande fête dans toute la ville. Le cours Saint-Maurice est couvert d’arbres, ce qui procure de l’ombre pour les promenades, la statue est vraiment au fond du cours, dans un endroit tranquille, même trop, car beaucoup de touristes ne savent pas que la statue se trouve à cet endroit. La statue est imposante, elle repose sur un socle circulaire en pierre, quant à la statue, elle est en bronze. Pasteur est en train de réfléchir, d’une main il se tient le menton, il est entrain de se poser un problème. Tous les problèmes qu’il a résolus découlaient de demandes, à part une ou deux études où il s’est volontairement lancé dedans. Son autre main est tendue en direction de sa maison natale, au pied de la statue de Pasteur, il y a 2 autres statues quelque peu imposantes. L’une représente l’humanité, elle est assise, c’est l’humanité souffrante, c’est une femme qui a les seins à l’air. C’est plus que l’humanité, c’est la charité, la femme allaite des enfants, même si ce ne sont pas les siens. Les 2 enfants qu’elle allaite, ne sont pas très fringants, iles ne sont pas en bonne santé. Au-dessus de la statue de l’humanité, une sculpture représente la science. Elle représente une pile de livres, ils sont entre Louis Pasteur et l’humanité. Nous faisons le tour du socle de la statue, car il est incrusté de bas reliefs, ils représentent quelques recherches et épisodes de la vie de Louis Pasteur. Ce sont toujours des travaux où il a trouvé la solution, car bien sûr, il n’a pas tout résolu les demandes qu’on lui avait confiées. Nous découvrons en premier une représentation de la rage, par un chien enragé, Pasteur n’a pas inventé le vaccin contre la rage, mais il a mis au point un processus de guérison, un moyen curatif et non préventif. La rage c’est la seule maladie humaine qu’il a pu éradiquer, toutes les autres maladies sont de plantes ou d’animaux, et même des problèmes de fermentation pour le vin ou la bière. Nous apercevons une grappe de raisin, les viticulteurs d’Arbois avaient des problèmes de commercialisation du vin, Arbois où Pasteur vécu très longtemps. Ils mettaient un excellent vin en tonneaux, mais à leur arrivée par exemple en Angleterre, le nectar était devenu une infâme piquette. Les viticulteurs ont donc sollicité Pasteur afin qu’il résolve ce problème, il a fait bon nombre d’essai dans sa vigne d’Arbois, il fit subir tous les sévices aux grappes de raisin. Il en conclut que la fermentation du vin continuait à l’intérieur des tonneaux parce qu’il y avait de l’air. La fermentation n’avait pas été stoppée, il a mis au point la pasteurisation. Elle consistait à faire chauffer le vin à 55 degrés pendant une minute, les viticulteurs étaient très septiques. Ils ne voyaient pas quel goût aurait leur vin après cette opération, ils appliquèrent la pasteurisation en reculant, ils constatèrent que leur vin était toujours aussi succulent et la fermentation était stoppée. Le commerce du vin put alors reprendre, il n’y avait pas que les viticulteurs arboisiens qui avaient ce problème, la pasteurisation profita à tous les viticulteurs français qui faisaient transporter leur vin en tonneaux. Pendant la seconde guerre mondiale les allemands fondaient tout ce qui était en bronze, mais au grand jamais ils auraient touché à la statue de Pasteur. Il faut savoir que beaucoup de suisses et d’allemands ont donné, lors de la souscription internationale pour édifier une statue à Pasteur. Une reproduction de mouton sur le bas relief du socle évoque la maladie du charbon, elle rendait le sang tout noir, tous les animaux de la ferme périssaient de ce fléau. Les paysans enterraient les bêtes où ils les trouvaient mortes, mais elles contaminaient l’herbage et propageait ainsi la maladie du charbon. Pour arrêter le cycle de propagation, Pasteur ordonna aux éleveurs d’enterrer les bêtes mortes en dehors des zones de pâturage, de les recouvrir de chaux vive et même de les brûler afin que la spore qui est la cause de la maladie du charbon soit anéantie. En plus de ces recommandations, Pasteur a mis au point un vaccin préventif qui eut raison de la maladie du charbon. Enfin nous découvrons des lianes de houblon, c’es sur une demande de brasseurs lillois, que Pasteur entrepris des travaux sur la fermentation de la bière. Pasteur résolu le problème, il en fit profiter les brasseurs français et belges, les allemands n’avaient pas jusqu’alors de problème de fermentation. Après la guerre de 1870 les brasseurs allemands eurent droit eux aussi à des problèmes de fermentation de leur bière, mais pasteur resta sourd à leur demande, c’était en quelque sorte la revanche de la bière après l’hécatombe subie par la France par les prussiens. Nous sommes au bout du cours Saint-Maurice, nous découvrons les canaux du Rhône au Rhin et celui de Charles Quint ainsi que le Doubs. Le jardin qui plonge dans les canaux est à l’anglaise, il a été créé au XIX.me siècle. On est surpris à chaque virage, on ne sait pas ce qui nous attend, Ce sont cascades, fausses grottes, petits ponts, gués de passage. Auparavant il y avait 600 arbres de planter, à la fin du XIX.me siècle le jardin a été conçu dans un vulgaire talus. Nous parcourons le jardin à l’anglaise pour rejoindre l’avenue Jean Jaurès, nous circulons dans la rue Marcel Aymé, qui né à Joigny dans l’Yonne, devenu orphelin de ses 2 parents, il fut recueilli dans sa famille à Dole où il a été baptisé et vécu. Au milieu de la rue de l’illustre écrivain, sur le côté droit, on remarque des maisons les plus anciennes de Dole. Elle date du XV.me siècle, elle est caractérisée par une tour comtoise, appelée viorbe qui renferme un escalier, elle est identique à celle dressée dans la cour intérieure de l’hôtel Dieu. Une viorbe peut être détachée de l’immeuble, ici elle s’y trouve à demi encastrée. On peut avoir accès à cette viorbe par la rue de Besançon, en passant une porte où est inscrit maison Hudry. De l’ancienne place nationale devenue place Charles de Gaulle, nous pénétrons dans la basilique notre dame, nous nous dirigeons vers le baptistère où fut baptisé Louis Pasteur. La date inscrite sur le registre des baptêmes est le 15 février 1823, mais la date officielle est celle du 15 janvier 1823. On remarque que sur le registre des baptêmes, que celui de Louis Pasteur est insérer entre 2 baptêmes ayant été donné au mois de février. En fait la famille Pasteur avait déjà eu un enfant, un garçon, les parents l’ont fait baptiser comme à l’époque à 8 ou 10 jours, malheureusement il décéda 2 jours après avoir été baptisé. Madame Pasteur redoutait donc de baptisé son second fils, elle repoussa la cérémonie de baptême de Louis et le fit le 15 février 1896. Les parents avaient la honte de l’avoir fait baptisé si tard, il est donc dit que le baptême officiellement fut donné le 15 janvier 1896. L’église est de style gothique très simple, alors que le baptistère est de style baroque. La colonne du baptistère est de forme torsadée, elle représente des pampres de vigne avec ses feuilles et ses grappes de raisin. Le vocable de la vigne représente le sang du christ, au mur est accroché une gloire, normalement, c’est la représentation d’un gros nuage où percent des rayons de soleil. Ici la gloire est un gros nuage épais sur lequel dominent Marie et Jésus. Le baptistère est en bois, Marcel Aymé fut également baptisé à cet endroit en 1910. Au musée de la maison natale de Pasteur, on peut y voir son bonnet de baptême quelque peut cramoisi. Lors de son baptême, il a failli avoir un incident grave, parrain et marraine tiennent une bougie lors de la cérémonie. Un des 2, on ne sait pas lequel, il s’est approché trop près du petit Louis, ce qui eut pour effet de commencer à mettre le feu au bonnet du baptisé. Imaginons la panique de madame Pasteur, rappelons-nous qu’elle avait déjà perdu un premier fils, c’était des cris et des hurlements qui emplir la basilique alors que collégiale à l’époque. C’est peut-être pour cela que la date officiel du baptême fut le 15 janvier, mais rien n’est sûr, le curé qui a baptisé Louis Pasteur décéda 15 jours plus tard fin février 1896. Depuis que l’église a été restaurée, le baptistère est mis en évidence, il a même une fenêtre au-dessus de lui, elle n’existait pas avant la restauration. Au cours des siècles, elle avait été bouchée par de la brique, elle fut mis à jour pendant les travaux de restauration, on a passé tous les murs au scalpel pour redonner vie aux couleurs initiales. Une fois la fenêtre rouverte, on fit refaire du verre soufflé pour comblé le trou béant, ce qui apporte de la lumière et mets un nouvel éclat à la chapelle où se trouve le baptistère. Préalablement à la restauration les vitraux étaient recouverts de crasse, ce n’est pas un terme péjoratif, mais le terme employé par les personnes qui restaurent. La crasse est un mélange de graisse, de poussière et les fumées qui s’y sont agglutinées. Auparavant chaque pilier tenait office de chapelle, il était orné, on passe devant celui dédié à Saint-Vincent patron des vignerons jurassiens, tout comme Saint-Vincent en Bourgogne. La statue de Saint-Vernier est aujourd’hui disposée dans une des chapelles de la basilique. La fin de la restauration fut inaugurée à la pentecôte 2009, elle commémorait également les 500 ans de l’édifice. Auparavant l’église était sombre, elle n’était pas très vivante et accueillante, aujourd’hui c’est tout autre, l’intérieur est blanc cassé, très clair, les joints des pierres ont été surlignés et peints en blanc. Toutes les pierres ont été recouvertes d’un enduit, sauf celles des piliers, pendant la restauration l’orgue a été calfeutré. Tout son espace était préservé de la poussière, on avait mis en place un extracteur pour sauvegarder sa machinerie. L’orgue a plus de 250 ans, il est d’origine, seul quelques tuyaux ont été rénovés, l’orgue d’origine comprend 4000 tuyaux. Les gens viennent de loin pour assister à des concerts dans la basilique, que ce soient les mélomanes ou les organistes, tous les samedis matins y est donné un petit concert, il porte le nom de concert du marché. La restauration de la travée de l’orgue est envisagée, mais rien ne presse, le bois est encore en parfait état, les tuyaux ne sont pas poussiéreux, l’orgue fonctionne à tous les grands offices religieux. Pédagogiquement c’est très marquant de voir le bienfait de la restauration terminée en 2009, elle est mis en avant avec le côté sombre de la travée de l’orgue qui n’a pas été restaurée, elle fait très tristounet. Nous sommes devant le bénitier, il est en pierre de la région doloise, elle a l’aspect du marbre, il date de la renaissance, la pierre est très lisse très agréable au toucher, elle est de couleur rouge foncé avec des marbrures grises. Ce n’est pas du marbre, cette pierre ne résisterait pas aux intempéries à l’extérieur. Nous ressortons de l’église, nous allons sur un de ses côtés où coule une fontaine. Il est inscrit en chiffre romain sur la fontaine, 14 juillet 1883, date importante pour les dolois, on a fêté la venue de Pasteur dans sa ville natale. Il est venu pour inaugurer la statue de la paix qui surmonte la fontaine, il faut savoir que Pasteur était un grand pacifiste. Cette statue a remplacé une statue de Louis XVI debout, c’était la première en Franche-Comté où on le voyait en position pédestre, alors qu’il était toujours représenté en position équestre. A la révolution la statue fut détruite, à la place on y a placé une statue de la liberté. Elle est entourée des angelots ou personnages qui symbolisent quelque chose, on a la science avec des livres, le génie du commerce est personnalisé par un homme assis sur un ballot près d’une bit d’amarrage. L’homme à contre lui une rame, qui signifie commerce sur voie navigable, le Doubs était la voie de commerce. Sur la droite de la liberté on distingue une ruche, ce qui signifie que ça grouille, ça travaille indépendamment mais pour la même chose. Dole est donc une ville où il y a du commerce, c’est tout le symbolique de la paix, la fontaine se situe à l’arrière d’une des chapelles latérales de l’église. C’est la seule qui n’ait pas de vitrail, la statue est accolée au mur de la chapelle, elle est donc dans le noir. Au-dessus de la statue de la liberté, se trouve des balustres, qui rappellent les balcons italiens, c’est un décor du XVIII.me siècle. La fontaine est l’œuvre de Claude Attiret, il a également construit la fontaine qui se trouve en face du musée des beaux arts. L’eau perle lentement sur la mousse, ça signifie que la paix permet à la vie de s’écouler, c’est tout une symbolique. Quand c’était le roi, c’est le roi qui maîtrisait tout, aujourd’hui c’es la liberté qui symbolise la vie qui passe, qui coule tranquillement. Nous foulons la place nationale, anciennement place royale, et aujourd’hui place Charles de Gaulle. C’est ici que fut affiché l’appel du 18 juin du général de Gaulle, il est d’ailleurs venu à Dole en 1961 avec madame faire un discours sur cette place. Cette place a toujours été importante, on y trouvait le pouvoir religieux avec l’église, le pouvoir économique avec le marché, le pouvoir juridique avec l’ancien parlement, le pouvoir communal car la mairie y a été implantée jusqu’au milieu du XX.me siècle, le commissariat de police s’y trouvé ait également ainsi que la sécurité sociale jusqu’en 1977. Devant nous, se dresse la halle du marché, elle est de style Baltard, Victor Baltar a été le grand architecte des halles et des gares, il a aménagé tous les grands espaces. Tout cela avec des structures en fonte, elles permettaient beaucoup plus de portance, donc moins de piliers. La halle de Dole est en brique, en fonte et en verre. La brique était faite à Dole, mais la fonte et le verre arrivaient à Dole par le train. Cette halle a été inaugurée par Louis Pasteur toujours le 14 juillet 1883, il la trouvait très hygiénique. A chaque stand, il y a une arrivée d’eau potable et une sortie d’eau usée, en plus on y trouve un poêle à bois. Chaque stand possédait une cheminée pour évacuer les fumées et les mauvaises odeurs, à travers de voliges insérer entre 2 toits. C’était très sain pour l’époque, l’aération se faisait par le haut, ce qui empêchait les courants d’air, Pasteur trouvait cette édifice digne d’intérêt, c’est pour cela entre autre qu’il s’est déplacé. Nous prenons la direction de la maison natale de Pasteur, La basilique notre dame de Dole est l’édifice religieux le plus haut de Franche-Comté, à l’origine il culminait à plus de 80 mètres de Haut, le clocher fut amputé de 10 mètres lors de l’assaut de Dole en 1636, ce qui a eu pour effet de rabaisser le clocher de 10 mètres. Nous voici dans la rue Granvelle, ancienne rue d’en dessus les Chevannes, qui était le nom donné aux personnes qui cultivaient le chanvre. Nous arrivons dans la rue Pasteur, ce nom lui fut attribué toujours à la même date, le 14 juillet 1883, lors de la venue de Louis Pasteur dans sa ville natale. Auparavant cette rue était nommée, rue d’en-dessous les Chevannes. Nous apercevons une petite fontaine, dans le petit bassin en pierre qui recueille l’eau, il a été sculpté une grenouille. Dole est truffée au détour de ses rues d’animaux sculptés, ils ornent toutes sortes de monuments ou de maisons. La renaissance dans l’architecture est arrivée en Franche-Comté, alors comté de Bourgogne, sous la coupole des Habsbourg, 1 siècle après son introduction en France. Nous sommes devant la maison natale de Pasteur, elle est aujourd’hui occupée par le musée qui retrace sa vie et son œuvre. Dans la foulée de l’inauguration de la statue de la liberté et de la halle, il est descendu jusqu’à sa maison natale. Il a fait un élogieux discours à l’adresse de ses parents, il commençait, oh mon père oh ma mère et toute une litanie fut déclinée. Louis Pasteur avait une allure d’homme bourru, mais il avait un cœur d’or. Pasteur est né dans une maison de tanneur, comme toutes les maisons de tanneurs, elle était très mince et haute. Au sous-sol se trouvait l’atelier, le canal des tanneurs longeait le quartier des tanneurs, car l’eau était indispensable pour tanner et teindre les peaux. Le premier étage était réservé à la vente, le second étage tenait lieu d’habitation, c’est là qu’est né Louis Pasteur le 22 décembre 1822. Sous le toit était disposé en grenier, c’était le séchoir, où les tanneurs et les teinturiers faisaient sécher leurs peaux et leurs tissus. Quand le séchoir individuel ne suffisait pas, on pouvait entreposer ses produits dans le séchoir communal, que l’on louait au fil, il se trouve tout au début du canal des tanneurs. Lors de son pèlerinage à Dole en 1883, Louis pasteur en a profité pour dévoiler une plaque en marbre, elle signifiait qu’il était né dans cette maison. Par la même on a baptisé la rue à son nom, c’est un des rares hommes qui a eu une rue à son nom de son vivant. Sur la façade de la maison, on remarque une boîte à lumière, c’est un trou rectangulaire dans le mur, à l’intérieur il y avait un mécanisme qui permettait de descendre et de monter une lampe de rue. Ce système évitait, que l’on grimpe sur une échelle pour allumer l’éclairage public. La ville de Dole recense une vingtaine de boîte à lumière, elles sont plus ou moins en état, mais aucune d’elles ne fonctionne. Une commande à un ferronnier de l’époque, fait référence à la vente de 130 boîtes à lumière, il en existe encore une entre le portail de la basilique et la statue de la liberté. Nous traversons la cour de la maison natale de Pasteur, pour rejoindre le canal des tanneurs qui la borde. Dans la cour trône un buste de Pasteur, ce n’est pas l’original. Après l’épisode de la revanche de la bière avec les prussiens, Pasteur travailla sur des problèmes posés par les allemands qu’il résolu par ailleurs. Il reçut une distinction pour cette aide par une entreprise de Hanovre. Ce buste en marbre provenait d’une donation faite par l’Allemagne à l’association qui gère le musée Pasteur, malheureusement le buste original a été dérobé. En 1990, des voleurs ont profité d’un son et lumière sur la vieille ville qui était plongée dans le noir, pour déboulonner et dérober le buste en bronze. Aujourd’hui devant nous, c’est la copie du buste offert par l’Allemagne, il est en pierre reconstituée, elle est recouverte de peinture qui fait illusion de bronze. La maison est couronnée par un colombier, des volutes décorent le sous toit, nous passons devant l’atelier de tanneur reconstitué. On se trouve sur un quai qui longe toutes les anciennes tanneries de la ville, chaque maison à sa terrasse, non pas réservée au bronzage. A l’époque, c’était le lieu où on faisait le travail de coroillage, il consistait à travailler la peau pour la rendre souple une fois sèche. Pour ce faire on utilisait un grand couteau à 2 manches, comme les anciens hachoirs à persil en quelque sorte. Il servait à râper, à affiner la peau, car le cuir pour confectionner une selle ou une paire de gants n’a pas la même épaisseur. Nous sommes au bord du canal des tanneurs, il est alimenté par le canal du Rhône au Rhin, à son entrée est disposée une vanne qui permet d’en régler son débit. Le quai sur lequel nous marchons, il a été construit en 1974, auparavant, le canal jouxtait la façade des maisons. A leur arrivée de l’abattoir, les peaux des bêtes sont accrochées dans le canal, c’est le travail de rivière bien sur cette opération attirait une foison de poissons, sangsue, serpents, qui venaient grignoter la chair qui restait sur la peau. Nous pouvons nous imaginer la couleur de l’eau, l’odeur, les moustiques et les abeilles pullulaient au dessus du canal. En plus des odeurs du canal, il fallait subir les odeurs du tannage, le tant étant le résultat de l’écorce de chêne broyer. Les peaux étaient disposées pendant 18mois dans des cuves remplies d’eau, on confectionnait une sorte de mille feuille, du tant une peau, du tant ainsi de suite. Le mille ainsi confectionné, on remplissait la cuve d’eau, puis on laissait mariner 9mois. Ensuite, on vidait la cuve, on reformait le mille feuille en mettant la peau du dessus dessous, on retournait ainsi la charge. Au bout de 18 mois la peau n’était plus putrescible, ensuite ont les faisaient sécher dans les séchoirs. En face au bout du canal, nous apercevons l’ancien séchoir communal. An fin venait le travail de confection du cuir, il était réalisé sur des terrasses. Il faut s’imaginer le bruit, les odeurs et les cris des tanneurs qui régnaient dans se quartier. Pasteur a vécut dans sa maison natale jusqu’à l’âge de 2 ans, ses parents ayant obtenus un héritage du coté maternelle, ils se sont achetés une tannerie a Arbois. De Dole, le père de Pasteur, tanneur ouvrier est devenu tanneur patron à Arbois, où il possédait sa propre tannerie qui renferme aujourd’hui un musée Pasteur. Une fois son père décédé, Louis Pasteur transforma la tannerie en maison d’habitation. Les 2 musées, celui de Dole et d’Arbois sont complètement différents. Pasteur est mort près de Paris, il a été enterré dans la crypte sous l’institut Pasteur. Le premier institut Pasteur date de 1888, c’est l’endroit ou Pasteur avait enfin un endroit fixe, chauffé, éclairer pour travailler, jusqu’à cette date, il travaillait dans des conditions déplorables, quelques fois dans des sous pantes ou il ne pouvait même pas se mettre debout. Il ne gagnait de l’argent que quand il déposait un brevet, quand il découvrait quelque chose, c’est pour cela qu’il avait toujours plusieurs travaux en même temps. Pasteur a eut 5 enfants, 3 filles sont mortes très jeunes, 2 ans, 9 ans et 12 ans. Entre 1859 et 1866. Il eut un fils Jean baptiste qui n’a pas eut d’enfant, sa 4eme fille s’est mariée en perdant son nom de Pasteur. , il y a bon nombre de Pasteur dans la région , ils sont issus du parent de Louis Pasteur, Jean Joseph Pasteur. Louis Pasteur a eut droit aux obsèques nationale comme un autre franc comtois célèbre : Victor Hugo 10 ans plus tôt. Pasteur est décédé fin septembre 1895. Sont corps a été exposé a l’institut Pasteur pendant 4jours, ou les gens sont venus lui rendre hommage. Louis Pasteur était de santé fragile, il a eut une première attaque a l’âge de 48 ans, il s’est retrouver pratiquement hémiplégique du coté gauche. C’est sa femme qui lui faisait office de secrétaire il avait plusieurs personnes à coter de lui pour manipuler les flacons est mener les expériences. Il était en quelque sorte chef de chantier et menait les travaux, car il n’avait plus qu’une main valide. Malgré sa santé précaire, il est tout de même mort à l’âge de73 ans. Le gouvernement a voulu que sa dépouille rejoigne le Panthéon, mais sa famille a refusé. Louis Pasteur Valéry Radot son petit fils qui n’a pas eut d’enfant en 1965, a demandé a Charles De Gaulle qu’il puisse prendre le nom de son grand père. On lui a accordé sa demande, car il n’avait pas de descendance. Le musée de la maison natale de Pasteur a été tannerie jusqu’en 1936, en face de nous se trouve le fameux jardin des chevannes ou l’on cultivait le chanvre, aujourd‘hui, c’est le jardin botanique de Dole, petit mais très complet.

A la découverte de la collégiale, c’est sur son parvis que débute la visite. Nous gravissons les 259 marches qui nous permettent d’atteindre la terrasse du clocher. Arrivé sur la terrasse, nous sommes au sommet de la ville, nous dominons la place ou tout les points stratégique de la ville était concentré jusqu’à l’annexion en 1678 depuis Louis XI, les rois de France ont essayé de conquérir le comté de Bourgogne. La Bourgogne avait été annexée au royaume de France depuis 1477. Le comté de Bourgogne a échut dans l’escarcelle de l’héritière du dernier duc de Bourgogne qui s’appelait Charles le téméraire, sa fille Marie de Bourgogne qui est d’ailleurs enterrée A Bruges. Elle a revendiquée l’héritage de son père, elle avait épousée l’homme le plus puissant de l’époque, l’empereur du saint empire romain germanique Maximilien De Habsbourg. C’est ainsi que le comté de Bourgogne est resté une enclave de langue et de civilisation françaises au milieu des terres des Habsbourg espagnole qui s’étendaient du Danemark, en passant par les Flandres, l’Allemagne du nord pour atteindre Naples, la Sicile et l’Espagne. Après l’héritage, les rois de France n’ont cessé de convoiter cette région, il y eut des sièges permanent de Dole alors capitale du comté de Bourgogne. Dole avait une université, un parlement, mais la convoitise était liée au sel et le bois. Un galion sur trois construit en rade de Toulon était construit avec du chêne courbé de la poupe à la proue avec du bois provenant de Franche Comté. Le bois était acheminer par la Loue, le Doubs, LA Saône et le Rhône. Le parlement se trouvait à l’emplacement de la halle actuelle quand au marché couvert, il s’étendait sur la place actuelle. La collégiale a été construite sur une église antérieure, elle était située perpendiculairement a la basilique actuelle, elle était sous le porche actuel de la collégiale. Une collégiale est gérée et administrée par une assemblée de chanoines, ils élisaient un doyen. Les chanoines sont beaucoup plus érudit et cultivés que les curés ordinaire, en plus, il dépendait du pape, ils avaient une indépendance royale ce qui était fort agréable. Pourquoi a ton construit une église aussi monumentale à Dole au XVI. Me siècle, la, première pierre fut posée en 1509, elle fut achevée en 1582. La collégiale fut construite sous le règne de Charles Quint, l’homme le plus puissant de son époque, Il faut savoir que le comté de Bourgogne représentait le pouvoir de Charles Quint, il voulait manifier son pouvoir, il voulait que l’on sache qu’il était le plus puissant. La Bourgogne est à 3 kilomètres à vol d’oiseau de Dole, affirmé son pouvoir temporel, certes, mais surtout il ne voulait que seule la religion catholique soit embrassée. Au XVI.me siècle les guerres de religions sévissent en France, ces idées nouvelles pénètrent en Franche-Comté, car elle est prise en sandwich entre la ville de Montbéliard où le protestantisme est très implanté et Genève, où Calvin prêche la réforme. Charles Quint était intransigeant avec ceux qui prenaient la religion protestante, il les envoyait par chariot entier à Montbéliard. C’est pour toutes ces raisons, qu’on est décidé de construire une collégiale aussi monumentale à Dole. Elle fait en plus office de forteresse, le porche qui doit se trouver à la limite du chœur et du transept, d’ailleurs un oculus le prouve, car l’on devait choisir cette option là. Mais en Franche-Comté, le porche est construit devant l’église, il fut construit entre 1572 et 1582, il faisait office de caserne, il y avait des troupes en surveillance constante. Nuit et jour, les soldats surveillaient si les ennemis français, les Bourguignons n’arrivent pas. Nous faisons le tour de la terrasse, pour voir l’étendue panoramique qui nous est offert. La collégiale très sévère était coiffée d’un clocher magnifique, il était dû à un grand artiste, Hugues Sambin, il a bâti le palais de justice de Besançon. Comme tous les artistes du XVI.me siècle, il partait d’un domaine artistique, lui il était huchier, c’est-à-dire ébéniste sculpteur, au fil du temps il s’est formé. Il est devenu peintre, sculpteur puis architecte, qui était le somnum du pouvoir. Hugues Sambin est donc devenu un architecte de renom, il a conçu plusieurs édifices, il est représenté au Louvre au département des meubles, qui valent une fortune par ailleurs. Le magistrat de la ville de Dole, lui a demandé de concevoir un clocher, à l’image de la belle collégiale qui était bâtie. Le clocher en question fut calquer sur celui d’un clocher italien, il fut mis à mal lors d’un assaut en 1636. Il fut complètement détruit, c’était bien dommage. On l’a bien reconstruit sous Louis XIV, mais il était beaucoup plus petit, moins beau et moins haut. Le roi Louis XIV avait pourtant promis de le reconstruire à l’identique, mais la ville déchue de son rôle de capitale, il en était hors de question. Il subsiste les encadrements en plein cintre, ce que l’on appelle gaufrées, ils sont ornés de feuilles d’acanthe et de roses, et les 4 tourelles d’angle qui correspondent aux points cardinaux. Le nouveau clocher est très trapu, il fait 10 mètres de moins de haut, ce qui le tasse au-dessus de la collégiale. La terrasse est protégée par des balustres conçues par Sambin, elles sont magnifiquement sculptées. Hugues Sambin, Gray 1518 – Dijon vers 1601. Menuisier, sculpteur et architecte français. Il est l’un des principaux protagonistes de la Renaissance en Bourgogne (armoire, au Louvre, façade du palais de justice de Besançon etc.). La ville s’est construite autour de la collégiale, nous découvrons depuis notre nid d’aigles, plein sud, de nombreuses maisons qui possèdent des tourelles. Une tourelle est la marque de notoriété d’une famille, nous apercevons bon nombre de couvent, de nombreux ordres religieux se créent au XVI.me siècle suite à la réforme, notamment les jésuites. Nous distinguons le collège de jésuite, aujourd’hui collège de l’Arc, il est actuellement en réfection, il est classé au patrimoine des monuments historiques. Tous les collèges jésuites étaient identiques, c’est le frère Martelange qui les construisait dans la même architecture avec une cour et un cloître. Les jésuites furent chassés de France par le gouvernement avant la révolution, en 1765, ils le furent même de toute l’Europe. Ils sont revenus en France sous Charles X, en 1825, le collège jésuite étant devenu collège royale, on leur a confié du terrain pour reconstruire un nouveau collège jésuite en 1830. Nous l’apercevons avec ses lucarnes, il est situé à proximité de l’ancien collège jésuite devenu royal, de ce nouveau collège beaucoup de jeunes gens ont validé leurs diplômes. En face de nous se trouve le couvent des cordeliers, il fut transformé en tribunal de grande instance, il a cessé son activité le premier janvier 2011. Les cordeliers font partie de l’ordre des franciscains, ils ont une corde sur leur robe, c’est une bure de couleur marron. Ils étaient de grands intellectuels, ils s’occupaient des plus pauvres, ils enseignaient entre autre à l’université. Au XVIII.me siècle, ce qui leur a beaucoup nuit, devenus très riches, ils avaient moins de vocation, la règle s’était amoindrie, ils ont rebâti leur bâtiment à la moderne. Ce qui était invraisemblable pour des franciscains, qui doivent vivre pauvrement. Ils vivaient alors dans des appartements confortables, avec des cheminées pour avoir chaud l’hiver. Pour rendre hommage à leur fondateur, ils étaient arrivés à Dole au début du XIV.me siècle, on a gardé la chapelle d’origine. Devant nous, c’est le cap sur Lyon, en 1968, c’est l’époque où la France est riche, on crée des villes nouvelles appelées ZUP. Nous découvrons cette nouvelle ville avec le nouvel hôpital en forme de croix grecque, à nos pieds nous surplombons les toits du lycée Charles Nodier. Nous nous dirigeons vers une autre tourelle du clocher, elle indique l’ouest, nous apercevons le dernier contrefort du massif du Jura, le mont Roland, c’est la frontière entre le comté de Bourgogne et la Bourgogne, il est à quelques kilomètre de Dole, il s’élève à près de 400 mètres d’altitude. Le lieu fut habité depuis le premier millénaire par les bénédictins, ils vendirent leurs terres aux jésuites au XVII.me siècle, c’est pour cette raison que le collège jésuite de Dole s’appelle collège mont-Roland. A la révolution tous les édifices religieux du mont-Roland furent saccagés, au-dessus du mont il ne subsiste rien des bénédictins et des jésuites. A la fin du XIX.me siècle, siècle très religieux, on a reconstruit une église de style néo gothique à l’emplacement de l’ancien monastère. C’est un lieu qui est toujours très convoité, c’est un lieu de retraite spirituel, c’est un lieu de pèlerinage important dont celui des portugais de l’est de la France, ils viennent par milliers le troisième dimanche de mai chaque année. On y trouve aussi une maison de retraite pour les vieux prêtres, où ils finissent leurs jours dans un environnement champêtre. La ville ancienne se détermine par l’aspect des maisons et de leurs couleurs, dès que nous voyons des façades de couleur blanche, c’est la nouvelle ville qui commence. Les anciens remparts sont recouverts de vigne vierge, au XIX.me siècle Dole comme toutes les autres villes est tombé dans l’assainissement des villes, dont l’instigateur fut Hausman à Paris. On veut aérer les villes et créer de nouvelles artères, on veut relier la gare ou l’embarcadère comme on disait au XIX.me siècle à la place stratégique. Nous en avons l’image à Dole avec la rue Aristide Briand, elle s’est arrêtée à mi chemin, pour ce faire on a coupé en deux le couvent des bénédictins dont une chapelle, heureusement par manque d’argent on n’a pas terminé le tracé rectiligne qui aurait anéanti une partie du patrimoine historique de la ville. Les toits des maisons sont très pentus, certainement pour la rigueur du climat dont la neige, mais surtout avec l’influence germanique du sud avec laquelle il y eut toujours de nombreux échanges avec le comté de Bourgogne et Dole plus particulièrement. Nous nous déplaçons vers la tourelle qui indique le nord, c’est la direction de Besançon, l’architecture comtoise est très sévère, la collégiale ne possède aucun ornement à part sur ses contreforts. Nous découvrons un ancien couvent face à nous, au XVII.me siècle la ville comptait un religieux pour 13 habitants. Il fallait que la religion catholique subsiste, ce n’était pas propre à Dole, le cas était identique dans toutes les villes françaises. Nous nous dirigeons vers la partie est, Nous avons l’Italie face à nous, par temps clair on aperçoit le mont blanc, nous découvrons la dernière montagne du massif jurassien, le mont Poupet. C’est sur ce mont que Pasteur à réalisé de nombreuses études, d’un côté du mont ce trouve Salins et de l’autre Arbois. Au lointain s’étend la forêt de Chaux, elle s’étale entre Dole et Besançon et entre la Loue et le Doux. Elle a une superficie de 22000 hectares, c’est la deuxième forêt française domaniale, la première étant celle d’Orléans. Elle regorge de chênes courbés, le bois est employé pour la fabrication de meubles. A nos pieds coulent 3 cours d’eau, 2 de l’homme le canal des Tanneurs et le canal du Rhône au Rhin. Les travaux de ce dernier ont débutés sous Louis XVI en 1780, il s’inscrivait dans le projet de relier la mer du Nord à la Méditerranée. Valéry Giscard d’Estaing voulait transformer le canal du Rhône au Rhin en canal à grand gabarit, Il devait pouvoir faire naviguer des barges de 4500 tonnes, en lieu et place des péniches de 250 tonnes. Les travaux ont commencés ainsi que les expropriations, mais tout le projet a été interrompu en 1997. Sous le gouvernement de Lionel Jospin, Dominique Voynet a signée l’arrêt de mort du canal à grand gabarit, en sa qualité de ministre de l’environnement. A défaut de grand canal, Dole possède un port de plaisance, il est très prisé par les Israélites et les américains. Dole est non seulement un nœud d’autoroutes, mais aussi un nœud de canaux avec celui de Bourgogne qui mène sur la Seine ou la Loire ou par la Saône rejoindre la Méditerranée. Pour la petite histoire le port fluvial de Saint-Jean-de-Losne situé sur la Saône rivalise en temps que trafic avec celui de Conflans-Sainte-Honorine, port fluvial situé sur la Seine entre Paris et Mantes la Jolie.
On constate sur cette vue aérienne la position dominante de la collégiale et l’extension concentrique de la ville ancienne. La construction de la Collégiale Notre Dame, consacrée basilique en 1951 par le nonce apostolique Mgr Roncalli futur pape Jean XXIII, s’est échelonnée de 1509 à 1586. En fait, les dolois parlent de leur « collégiale » plutôt que de la « basilique ». L’église, de belle proportion, est la plus importante construction religieuse de Franche-Comté et constitue le bâtiment phare de la ville. Le plan classique en croix latine, révèle un style gothique parfois flamboyant. L’église contient quelques oeuvres qui méritent attention : le portail (Hugues le Rupt, 1577), la Sainte chapelle (Hugues le Rupt, 1609-1614), une Vierge à l’Enfant de très belle facture, de grands tableaux de Pecheux (fin du XVIII.me siècle) à présent restaurés mais peu visibles dans la nef, une chaire de Denis le Rupt en marbre de Sampans, une autre chaire en bois doré du XVIII.me, la tribune supportant l’orgue de Riepp, édifiée au XVI.me siècle par Denis le Rupt. Les statues d’apôtres (école bourguignonne du XV.me siècle ont retrouvé leur emplacement d’origine dans la chapelle de la Visitation depuis 2007. Tantôt discrète, tantôt dominantre, la collégiale s’impose constamment au regard du promeneur. La Sainte Chapelle (XVII.me siècle) aménagée pour recevoir l’hostie miraculeuse de Faverney (1608). Décoration baroque de la Sainte Chapelle Tout élément gothique a disparu. La voûte d’ogives est remplacée par une voûte en berceau à compartiments. Une statues d’apôtres (Ecole bourguignonne XV.me siècle) à présent restaurées et replacées dans leur site d’origine (chapelle de la Visitation, ancien collège St Jérôme, devenu auditorium Karl Riepp en 2008). La chaire à prêcher et bénitier par Denis Le Rupt (1556) en marbre de Sampans. La chaire à comparer avec celle de l’église d’Auxonne, Pesmes et de St Jean-de-Losne du même artiste. K J Riepp n’a pas hésité à asseoir le positif sur la colonnade de la tribune sculptée par Denis Le Rupt deux siècles plus tôt intégrant celle-ci dans l’ensemble esthétique. Détail (cuivre) de la porte d’entrée à claire-voie de la Sainte chapelle illustrant le miracle de Faverney (A. Chastel) 1611. Vitrail commémorant la visite de Louis XIV à la Sainte chapelle le 14 février 1668 après la reddition de la ville..
Nous redescendons du clocher, le sommet du porche est percé en son centre, ce trou permet de monter et de descendre les cloches en cas de nécessité. Le porche a été construit dans un rectangle parfait, il est orienté vers l’ouest, les églises sont toujours orientées ouest-est, pas du tout vers Jérusalem. Les églises sont tournées vers la lumière, c’est une sorte de sanctification. L’enveloppe de la collégiale est de style gothique flamboyant et finissant, mais tout le mobilier comme le portail et la chaire est du type renaissance, car le mobilier d’origine n’existe plus. Devant nous, nous en avons la preuve, l’entrée est ornée de 2 arcs de triomphe qui rappellent l’époque romaine, l’époque païenne. C’est une exception française, il en existe un autre de ce style à Saint-Michel de Dijon. Il faut savoir qu’on ne conçoit jamais d’arc de triomphe au sein d’une église, car ce genre fait penser à l’époque païenne, à Dole en est l’exception. Le tympan est complètement nu, il est simplement orné de feuilles d’acanthe, nous sommes donc en face d’une entrée profane. La collégiale a été construite avec de la pierre marbrière qui provenait de la région doloise, les carrières se trouvaient à Sampans, c’était de la pierre rougeâtre. L’extraction s’est arrêtée à la fin du XIX.me siècle, le site avait été trop exploité, il était épuisé, la pierre de Sampans a été utilisée pour orné l’intérieur du palais Garnier à Paris. Les pilastres de couleur blanche et noire ont été réalisés avec une pierre exploitée dans une carrière près de Poligny, nous pénétrons à l’intérieur de la collégiale. La hauteur de la voûte est de 27 mètres, elle est accentuée par des piles monumentales, elles rappellent que la collégiale avait aussi un rôle de forteresse. Elles sont rondes au transept, mais ovales dans les autres parties de l’édifice, elles reposent sur des socles polygonaux sculptés, mais complètement nus. Les socles ne possèdent pas de colonnettes, le voûtement à ogives qui est apuré, les ogives viennent mourir dans la pile sans chapiteau. La collégiale a été restaurée de 2006 à 2009, le maire de l’époque, Gilbert Barbier avait reçu une grosse enveloppe du fait de l’abandon de la construction du grand canal. L’église a complètement été restaurée, ce qui a coûté très cher, les travaux ont été réalisés par des artisans venus de paris, ils ont passé toutes les surfaces au scalpel. En 1960, il y avait déjà eu une restauration partielle, on avait utilisé un moyen moderne pour raviver l’édifice qui était le carcher. Mais cette méthode mettait tout à nu, certes, mais faisait fi des anciennes couches de décorations appliquées au cours des siècles précédents. A l’aide de scapel, les artisans ont parfois enlevé 6 à 7 couches d’enduit pour atteindre l’enduit d’origine, grâce à cette minutie on a pu redonner à la collégiale ses décorations du XVI.me siècle. Par contre le chœur restauré en 1960, hélas, il est dépourvu de toutes peinture, grâce à la fée du logis qu’est le carcher. L’église fut consacrée par l’évêque en 1573, on a retrouvé la croix de consécration, elle est verdâtre et orangée, elle a été recouverte d’une autre consécration au XVIII.me siècle. Pour construire la collégiale, il a fallu beaucoup d’argent, certes des dons sont venus de tout le comté de Bourgogne, mais ça ne suffisait pas. On a donc édifié et vendu des chapelles latérales, elles furent achetées par des notables, des aristocrates et des confréries de la ville. Malgré tout, on avait encore besoin de financement, on a donc vendu certains piliers pour en faire des chapelles. Au XVIII.me siècle, il y avait 40 autels dans l’église, c’était un véritable capharnaüm. Chacun était propriétaire de son pilier, c’est pour cette raison qu’il y avait des fresques, elles représentaient la vie sainte peintes sur les piliers au-dessus de chaque autel. Le XVIII.me siècle est marqué par l’épuration religieuse, jusqu’à la révolution, quand on était d’extraction aisée, on avait pour but de se faire enterrer au sein de l’église. On trouait donc en permanence le sol, l’enceinte de l’église devenait insalubre, les conditions d’hygiène apparaissent pendant le XVIII.me siècle. Louis XVI a promulgué un édit, il interdit aux gens riches ou pauvres de se faire enterrer dans une église. En 1775 on a refait le dallage de la collégiale, on a démoli l’ancien, on a démonté les pierres tombales et gardé les plus belles. Après la rénovation du XXI.me siècle, on peut dire que la collégiale a retrouvé le même aspect qu’elle avait en 1780. Date à laquelle elle fut de nouveau consacrée, c’est donc la croix de cette consécration qui s’imposait dans le cadre, où on voulait rendre à la collégiale sa décoration du XVIII.me siècle. La magnifique chaire est l’œuvre du sculpteur Denis Le Rupt, il a conçu au milieu du XVI.me siècle 7 à 8 chaires dans le comté de Bourgogne dont celle de Saint-Jean de Losne. Elles sont toutes différentes l’une de l’autre, les plus remarquables sont celles de Pesmes et de Dole. La chaire est en pierre polychrome rouge, blanche et noire. Elle est d’aspect lisse, les personnages qui l’ornent sont du XIX.me siècle, les originaux ont été dérobés on ne sait pas à quelle époque. La couleur rouge à l’intérieur est plus étincelante que celle de l’extérieur, car elle n’est pas altérée par les intempéries. L’arc de triomphe a été reconstruit à l’intérieur, il est beaucoup plus monumental. Dans les équoinçons, c’est-à-dire dans les angles des arcs en plein cintre, on voit des oiseaux picorer des graines, tout comme à l’extérieur c’est profane. Au XVIII.me siècle, on a conçu un orgue nouveau qui remplaça l’ancien. Il fut l’œuvre de Karl JosephRiepp, il s’est formé à Strasbourg comme tous les allemands. Il a conçu des orgues en Bavière, mais aussi à Cîteaux et à Sainte-Bénigne à Dijon. L’orgue de Dole est exceptionnel, il est constitué de 64 jeux, ce qui représente près de 4000 tuyaux. Il est magnifié par son buffet d’orgue, il est dû certainement à un grand ébéniste dijonnais Jean-Michel Devoges. Il est orné de 13 personnages, ils jouent tous d’un instrument, différents des uns des autres, Jean-Michel Devoges s’est inspiré de l’apocalypse de Saint-Jean, le dernier livre de la bible. Les personnages qui soutiennent les tourelles de l’orgue, sont appelés des atlantes, il y en a un qui se bouche les oreilles, tant le message est fort. Il représente l’élu, puisque l’apocalypse c’est le jugement dernier, vous serez élu si vous faîtes de bonnes actions, vous serez damnés si vous faîtes du mal et vous irez en enfer. Un autre atlante se voile la face, car il a compris qu’il est damné. Les églises sont fascinées par les technologies nouvelles, beaucoup détruisent leurs orgues d’origine, pour des orgues plus modernes et performants. L’orgue du XVIII.me siècle a failli être démonté en 1945, il aurait besoin d’une restauration, mais on ne sait pas par quel bout le prendre. Les 2 tiers des tuyaux sont encore d’origine, les grands organistes se régalent de jouer sur cet orgue prestigieux. Le pourquoi Karl Joseph Riepp est venu à Dole pour fabriquer ce magnifique orgue, la raison en est qu’il avait épousé tout simplement une doloise. DE nos jours il ne reste plus qu’une petite dizaine d’orgues de cette facture, celui de Cîteaux à disparu, par contre celui de Sainte-Bénigne est toujours en activité. Pour installer le nouvel orgue du XVIII.me siècle, on a cassé la balustre de style renaissance, l’orgue étant de style baroque qui se marie idéalement avec le style renaissance qui l’entoure. Nous pouvons admirer une vierge, elle est du XV.me siècle, elle est de pur style bourguignon, elle a des cheveux fleuris, les yeux en amandes, un nez épaté et l’humanité de cette vierge qui porte un enfant. Lors de la rénovation du XXI.me siècle, on a redonné la polychromie à la pierre, cette sculpture serait l’œuvre d’un grand sculpteur espagnol Jean Delamotta. Le XIX.me siècle sonne le renouveau religieux, des artistes, surtout des peintres décorent de nouveau les églises, car elles avaient été saccagées pendant la révolution. On aperçoit un tableau de Lancêtre, un peintre du XIX.me siècle. Un vitrail représente la nativité en son centre, la visitation à gauche, la présentation du temple à droite. C’est l’œuvre d’un très grand maître verrier genevois, qui s’appelle Xzenn. Il y a un certain nombre de vitraux qui éclairent les chapelles rayonnantes, à la place du vitrail décrit ci-dessus, on y trouvait Saint-André patron de la Bourgogne, il était entouré de Charles Quint et de sa femme Isabelle du Portugal. Les vitraux ce sont abîmés au fil du temps, au XVIII.me siècle on est pas du tout religieux, ils sont laissés à l’abandon et sont détruits. Au XXI.me siècle, dans la verrière sud, un grand artiste, il s’agit de Robert, il a conçu le vitrail qui représente la vie de la vierge, il représente surtout l’art déco.

Le but de la journée est la découverte de la ville de Dijon médiévale et de la côte de Nuits, au lever ce sont des trompes d’eau qui tombent. Nous changeons de moyen de transport, nous abandonnons le trajet entre Dole et Dijon en train, il est de 45 kilomètres, nous nous faisons accompagner en voiture pour être au sec à notre arrivée à Dijon. C’est sous la pluie que nous arrivons devant l’office du tourisme de Dijon, il est situé rue des Forges, il n’est pas encore ouvert. Nous décidons d’aller dans un bar, afin de boire un bon chocolat chaud pour nous réchauffer. Miracle, la pluie a cessé, de timides rayons de soleil essaient de percer la couche nuageuse. La présentation de la Bourgogne, de la Côte-d’Or et Dijon se trouve en fin de document :

Dijon s’est implanté sur un axe qui reliait la Méditerranée aux pays du nord, sur la route de l’étain qui allait vers l’Angleterre. Dans le haut moyen âge le pouvoir appartenait aux évêques de Langres, c’est là que se trouvait le diocèse, Dijon a eu le sien qu’à partir du XVIII.me siècle. L’évêque de Langres va voir sa ville détruite au V.me siècle, il viendra à Dijon se réfugier dans le premier rempart, dont la construction eu lieu après la destruction de la ville gallo romaine. Nous sommes à l’intérieur du premier rempart, tout près de l’ancien castrum, le premier rempart ne protégeait que 11 hectares, un second rempart sera construit au XII.me siècle, après que la ville eut brûlée en 1137. Le nouveau rempart protège 97 hectares, c’est pour ainsi dire la vieille ville actuelle. L’émergence des ducs de Bourgogne remonte à l’époque carolingienne, c’est au XII.me siècle le nom que va prendre le comte d’Autun, afin de lutter contre les invasions scandinaves. Il fait de façon que son titre de duc de Bourgogne devienne héréditaire. On aura donc plusieurs ducs de Bourgogne à l’époque carolingienne, ensuite 2 grandes famille ducales les capétiens et les Valois. C’est le fils d’Hugues Capet qui va reconstituer le duché, il le redonnera à son fils, dont la succession donnera 12 ducs de Bourgogne. Le dernier va mourir de la peste en 1361, il n’a que 16 ans, il n’a pas d’héritier, le duché reviendra alors au royaume de France. C’est un Valois qui s’installe, Jean II le Bon, il le donnera par la suite à son quatrième fils Philippe le hardi, qui s’était battu vaillamment à la bataille de Mont pertuis près de Poitiers avec son père contre nos meilleurs ennemis de l’époque, les anglais. Philippe le hardi va épouser l’ancienne fiancé de l’ancien duc capétien, elle s’appelait Marguerite de Flandres. C’est très important économiquement et politiquement, les ducs de Bourgogne Valois vont avoir 2 types de territoires. Un duché de Bourgogne très agrandi avec la Franche Comté, laquelle on l’appelait comté de Bourgogne, et, les Pays Bas bourguignons qui regroupent la Belgique, le Luxembourg, une partie de la Hollande et le nord de la France. Les successeurs à Philippe le hardi sont Jean sans peur, Philippe le Bon et Charles le Téméraire. Ce dernier va perdre en 10 ans ce que les autres ont mis 100 ans à consolider, il va mourir devant Nancy en 1477. Il convoitait le petit duché de Loraine, lequel était pris en sandwich entre ces 2 types de possession. Après cet évènement Louis XI va envoyer ses troupes en Bourgogne, il l’annexera et elle deviendra française. Présentation du dernier duc de Bourgogne : Charles le Téméraire (Dijon, 1433 -devant Nancy, 1477), fils de Philippe le Bon et d'Isabelle de Portugal, duc de Bourgogne (1467). Il voulut en vain reconstituer l'anc. Lotharingie, entre la France et l'Empire germanique. Il fut le plus dangereux adversaire de Louis XI, qu'il humilia à Péronne (1468) et emprisonna. Battu par les Suisses à Granson et à Morat (1476), il se retourna contre la Lorraine et fut tué au cours du siège de Nancy. Sa fille, Marie, apporta ses états (moins le duché de Bourgogne) aux Habsbourg, en épousant Maximilien d'Autriche (1477). Dijon Capitale du duché de Bourgogne a été choisie par le premier des capétiens, en 1477, Dijon devient capitale provinciale, dont la province est rattachée au royaume de France. Ensuite on aura des gouverneurs de Bourgogne, ils seront nommés par le roi. Nous prenons la direction de notre dame, c’est une église gothique, elle a été construite assez rapidement entre 1230 et 1250. Elle a pris place sur l’enceinte d’une ancienne église romane, elle s’appelait notre dame du marché. La place était limitée, car beaucoup d’habitations y étaient proches, il a fallu beaucoup d’habilité à l’architecte, il va inventer une double façade. Elle est très solide, elle traverse les siècles allègrement. La façade est décorée de 2 fines rangées de colonnettes, d’arcs en tir point de 3 rangées de fausses gargouilles, elles ne recrachent pas l’eau de pluie, elles ne sont là que pour le décor. Elles ont été réalisées et replacées à la fin du XIX.me siècle, par un dénommé Lavout en 1881, car les gargouilles d’origine ont été détruites dès le XIII.me siècle. Une légende dit, qu’un usurier venant prononcer ses vœux de mariage, ce qui était de coutume au moyen âge, sous le porche pour une bénédiction en français, puis on rentrait dans l’église pour une messe en latin. L’usurier aurait reçu une gargouille sur la tête, elles étaient censées représentées les vices et vertus humaines, bien sûr la gargouille incriminée était celle de l’usure. Certes, c’est une légende, mais on a bien dû les déposer pour un fait, qui n’a pas été relaté. Sur des gravures du XVIII.me siècle qui représente l’église notre dame, elle est dépourvu de gargouilles. La statuaire au-dessus des portails a disparu, il ne reste plus que des traces sur les tympans sur les archivoltes. Elle représentait la vie de la vierge et la passion du Christ, là on sait ce qui s’est passé. C’est un pharmacien de l’époque, un apothicaire qui venait tous les jours, au XVIII.me siècle à l’époque de la révolution, avec un marteau et une échelle. Il a détruit toute la statuaire, il disait que c’était le témoignage de l’obscurantisme médiéval. L’église est pourvu d’une horloge dite le jaquemart, c’est un trophée de guerre, il nous vient de Flandres. Philippe le hardi avait épousé Marguerite de Flandres, il y avait eu une rébellion communale en Flandres, le duc y était allé avec le roi de France et son armée, c’est la bataille de Rosebay en 1382. Pour punir les flamands le duc va prendre le jaquemart, il était installé sur le beffroi de la ville de Coutray. Elle l’a réclamé au chanoine Kir, alors maire de Dijon, il a refusé de le rendre, estimant qu’il était émigré depuis très longtemps, il est bien intégré donc on ne peut pas le redonner. En plus il a fondé une famille, jaquemart est marié avec jacqueline sa femme qui lui fait face, ils ont 2 enfants Jacquelinet et Jacquelinette. Les enfants sonnent les quarts d’heure, quant aux parents, ils frappent chacun leur tour avec un marteau toutes les heures sur la cloche Marguerite, le nom de la duchesse de Bourgogne. Nous contournons notre dame, nous rejoignons la rue de la Chouette, où sur un des murs d’une des chapelles de l’église qui date du XV.me siècle se trouve une chouette sculptée. La tradition dit, elle est récente, elle date de la fin du XIX.me siècle. Elle dit qu’il faut caresser la chouette de la main gauche, la main la plus près du cœur, faire un vœu et elle se fera un bonheur de le réaliser. En juin 2001, elle a reçu un coup de marteau, certainement dû à un vœu qui n’a pas été exaucé. Que signifie cette chouette, peut-être la signature d’un architecte, ou peut-être le symbole de la connaissance de la sagesse. La Chouette était l’oiseau fétiche de la déesse Athéna, on dit que dans la paroisse des étudiants venaient la caresser pour réussir à leur examen. On dit beaucoup de chose sur elle, mais c’est peut-être simplement l’enseigne d’une boutique, car le clergé louait les contreforts de l’église, afin que des commerçants y installent leurs échoppes. Pour la petite histoire, en fait la chouette ressemble plus à un hibou. Nous faisons un arrêt devant une maison à colombage, c’est la maison millière, elle a été bâtie en 1483 pour Guillaume Millière. Elle fut restaurée dans les années 1920, on a changé le torchis par des briquettes. Les maisons à colombage ont les murs soutenus par des poutres en bois, lesquelles sont remplies de torchis. Lors de la restauration, on a changé les ouvertures, ce qui est encore d’époque c’est la poutre maîtresse qui soutient la maison en encorbellement. A l’extrémité de la façade, on aperçoit un lion qui tient un écusson, il porte les 2 initiales des prénoms des premiers propriétaires. Guillaume et Guillemette, les initiales sont entrelacées par la cordelière héraldique des veufs, car Guillemette Durand a été veuve assez jeune. Les ouvertures sont en anse de panier, elles sont de forme ronde, au moyen âge il n’y avait pas de fenêtre, mais uniquement des volets. Un volet que l’on relevait et l’autre que l’on rabattait sur lequel on disposait la marchandise. L’expression trier sur le volet, elle provient de cette période où le commerce avait lieu en lisière de maison, on ne rentrait pas dans l’échoppe. Quels exceptions pourtant les apothicaires, les joailliers et les marchands de vin. La maison Millière se trouve à côté d’un hôtel particulier prestigieux, l’hôtel de Voguë. Nous traversons une placette ensoleillée pour admirer l’hôtel de Voguë, il est doté de tuiles vernissées, elles sont très colorées, c’était la mode au moyen âge, au XIII.me siècle dans l’île de France et au XIV.me en Bourgogne. Sous la gouvernance des ducs Valois, il y avait une hiérarchie dans les toits, les plus prestigieux étaient en ardoise, il fallait la faire venir d’autres régions, car la Bourgogne n’en possède pas. Ensuite c’était les tuiles vernissées, elles sont fabriquées en Bourgogne, cuites 2 fois, une pour la tuile et une seconde pour la couleur. Les tuiles forment sur les toits des losanges, des carrés ou d’autres dessins géométriques, par temps ensoleillé c’est magnifique. La tuile vernissée ne dure que 80 ou 100 ans, ensuite la couleur va s’affadir. Cet hôtel de Voguë a été construit pour Etienne Gouyet, il était conseiller au parlement de justice. Après la mort des ducs, le roi de France a transféré le parlement de justice de Beaune à Dijon, car les beaunois s’étaient rebellés contre sa prise de pouvoir et son autorité. Les riches bourgeois dijonnais en ont profité, ils avaient travaillé pour les ducs de Bourgogne, ils ont racheté des offices et des charges au parlement de justice. L’hôtel voguë date de 1614, il est de style classique, un bâtiment en fond de cour avec 2 ailes en retour et une cour, sans oublier le jardin derrière le bâtiment du fond. Aujourd’hui il est propriété de la mairie, il héberge le service des ressources humaines. L’ornementation que l’on peut voir sur les bossages du portail, sur les frontons et sur les fenêtres c’est une ornementation renaissance. Le portail est orné d’un chou bourguignon, d’une femme avec un drapé autour du cou que l’on appelle un masque à la serviette, on y découvre aussi des guirlandes de fruits et de fleurs, on y voit aussi des trophées d’arme, des cartouches, des flèches tout ça c’est le vocabulaire de la renaissance bourguignonne. Nous entrons dans la cour de l’hôtel Voguë, nous découvrons la renaissance italienne, Etienne Gouyet comme tous les hommes cultivés de l’époque, il fait un voyage en Italie. Il prend des notes, dessine des croquis pour se faire construire un portique de style renaissance italienne uniquement pour ses yeux. Le portique comprend 3 arcades, il a des colonnes de style corinthien, il est en pierre rose de Dijon et en pierre blanche de ses environs. Il y a un joli motif de lierre, il est l’œuvre du huchier graylois Hugues Sambin qui a construit le clocher de Dole. Nous parcourons la rue verrerie, c’est la dernière rue médiévale de Dijon. La rue est longue d’une centaine de mètres, elle est bordée de maisons à colombage. Elles sont en bon état, après le moyen âge, on a demandé aux propriétaires de refaire leurs façades en pierre. Certains avaient les moyens, d’autres pas, ils ont donc simplement recouvert les façades d’enduit. L’enduit a été enlevé sur la plupart des maisons au début du XX.me siècle, par contre une maison à colombage un peu marron clair a rendu sa façade d’origine qu’en 2005. Elles ont été protégées par cet enduit au cours des siècles, elles sont en encorbellement, c’est-à-dire en légère saillie par rapport au rez-de-chaussée, car on payait un impôt sur la surface au sol, le rez-de-chaussée était réservé aux commerces, l’étage servait d’habitation. Au centre de la rue est creusé une petite rigole, dans laquelle on jetait tous les détritus et les eaux usées, on la nettoyait que lorsqu’il y avait la venue du duc de Bourgogne ou pour une fête religieuse. Il a fallu attendre 1445, pour que le duc Philippe le Bon obligea acheter des tombereaux afin d’amener les ordures à l’extérieur de la ville, et, force les habitants à nettoyer devant leur façade une fois par semaine. Les maisons de la rue de la verrerie sont du XV.me et du XVI.me siècle, elles sont un peu tardives de l’époque médiévale. Nous sommes devant la maison qui était l’hôtellerie de la Croix de Fer, nous apercevons la maison d’un potier d’étain, qui devait être riche, car la maison est conséquente. C’est dans cette dernière, où aujourd’hui on vend le meilleur pain d’épice de Dijon, qui avec la moutarde et la crème de cassis est une des spécialités de Dijon. Au moyen âge la ville comptait 13000 habitants, aujourd’hui Dijon intra muros compte 153000 habitants, le grand Dijon compte 22 communes et 250000 habitants. Nous abordons le square des ducs, un échafaudage nous empêche de voir la façade gothique du palais des ducs, l’autre côté étant une façade classique. La façade gothique est ouverte de grandes fenêtres à meneau, elles donnent de la clarté à la grande salle des banquets des ducs Valois. Le palais a été construit au milieu du XV.me siècle par le duc Philippe le Bon. Nous apercevons la tour de la terrasse, elle culmine à 45 mètres de haut, elle possède un escalier à vis de 316 marches qui permet d’atteindre la terrasse. Dans le square a été déplacé la statue de Philippe le Bon, le troisième duc Valois, il est vêtu à la flamande avec une longue robe jusqu’aux pieds, il est coiffé d’un chapeau, il pose sa main sur la poitrine sur un collier. C’est le collier de l’ordre de chevalerie de la toison d’or, cet ordre a été créé à Bruges, en janvier 1430, lors du troisième mariage de Philippe le Bon avec Isabelle de Popillard. Le siège de l’ordre se trouvait à Dijon, cet ordre de chevalerie dure toujours, puisque l’on voit quelquefois le roi des belges ou le roi d’Espagne avec le collier de la toison d’or. Philippe le Bon à l’air tristounet, il était toujours vêtu de noir, car il portait le deuil de son père. Il avait été assassiné sur le pont de Montereau-sur-Yonne, par le futur roi de France. C’était une sombre histoire de pouvoir à Paris, Philippe le Bon était gai, il aimait les banquets, les femmes, les fêtes, il eut beaucoup de maîtresses et d’enfants illégitimes, environ 26. Il les a éduqués à la cour de Bourgogne avec son seul fils légitime, Charles le Téméraire. Le plus célèbres de ses enfants illégitimes fut Antoine de Bourgogne, il l’avait eu avec une noble dame de la région, Jeanne de Presle, il a été un prince important, Il fut chevalier de la toison d’or, ce fut un mécène, il avait comme titre Antoine grand bâtard. Nous pénétrons dans le palais des ducs et des états de Bourgogne, il y a des bâtiments qui datent de Louis XVI et Louis XVIII, comme la tour de Barre, les cuisines, le palais de Philippe le Bon est le bâtiment dont nous n’avons pas pu voir les façades, car il est en restauration. L’agrandissement de l’ensemble a permis de créer des cours, comme celle d’honneur qui est entourée par 2 cours fermées. Les bâtiments médiévaux sont intégrés dans les bâtiments classiques, l’ensemble est très harmonieux, aujourd’hui le palais des ducs et des états de Bourgogne est occupé par la mairie et le musée des beaux arts. L’assemblée des états de Bourgogne était composée de députés qui provenaient des 3 ordres clergé, noblesse et tiers état, ceci avant la révolution française, l’assemblée était présidée par le gouverneur de Bourgogne. Il était au XVII.me siècle et au XVIII.me un prince de Condé, les Condé étaient cousins du roi de France. Dans le hall d’entrée il y a une représentation d’une femme, elle porte un bustier en fleurs, lequel repose sur de la mousse, quant à la robe elle est en osier. Nous sommes sur la place de la libération, elle fait face au palais des ducs et des états de Bourgogne, elle a été réhabilité il y a 25 ans. Le bâtiment des états de Bourgogne a été redessiné sous Louis XIV, les architectes en furent Daniel Gitard et Gilles hardouin Mansart. Mansard voulait détruire la tour Terrasse, mais Louis XIV a refusé, ce fut dommage de la raser. A l’origine pour mener à la salle des états qui se trouvait au premier étage, il y avait un escalier à double volées, il se trouvait sous les colonnes du portique. Il fut détruit pour laisser la place à une voie de desserte intérieure au palais, il fut remplacé par un escalier de style rocaille. Le style rocaille a sévi sous Louis XV, nous sommes en face du nouvel escalier, il a été conçu au XVIII.me siècle par Gabriel architecte ingénieur de Louis XV. Le style rocaille est caractérisé par les murs arrondis, ainsi que les fenêtres, ce qui est très novateur à Dijon, c’est le décor sculpté. La décoration entre les fenêtres illustre les bienfaits de l’administration des états de Bourgogne, en fait ils se jettent des fleurs. On appelle la cour, la cour de flore, il y a un médaillon de la déesse Cora à l’extérieur, nous avons des cornes d’abondance au dessus du passage, le message est simple, les états de Bourgogne amène prospérité et abondance à la Bourgogne. C’est un escalier de cérémonie il est très large, il est insérer entre 2 plates formes. Sur lesquelles prenaient place des privilégiées, qui pouvaient assister à la scène du balai officiel des élus lors des assemblées des états de Bourgogne. Les plates formes ont un côté utilitaire, elles protègent 2 portes qui mènent à des salles d’archives. L’escalier est doté d’une superbe rambarde en fer forgé, certaines parties sont dorées à l’or fin, on y voit les armes des Condé et celles de Bourgogne. Peu avant l’escalier, il y a une grande porte, elle a été réalisée au XIX.me siècle, elle a remplacé une grille qui bouchait un tiers de l’arcade, elle était en fer forgé doré à l’or fin. Nous déambulons dans la rue des Forges, c’était la rue principale de Dijon au moyen âge. On n’y trouvait pas de forges, mais des couteliers, des joailliers et des épronniers, il y reste encore de belles maisons. Nous sommes devant une maison renaissance avec son chou bourguignon et sa dame à la serviette, cette maison a été réalisée pour Jean Maillard. La maison Maillard date de 1560, le propriétaire était alors maire de Dijon, Hugues Sambin aurait mis son grain de sel dans la décoration de la façade. La maison qui la touche est de style néo romane, à l’étage on aperçoit des fenêtres géminées avec des colonnettes, la maison date du XIII.me siècle, elle a été restaurée au début du XX.me siècle. C’est la maison Aubriot, ils ont travaillé pour les ducs de Bourgogne, on l’appelle aussi le voûte aux changes, c’est ici qu’on faisait le change de la monnaie. Une troisième maison est mis en évidence, elle est en pierre rose et ocre, elle a des fenêtres à meneaux, il n’en reste plus guère, les meneaux ont été détruits pour la plupart après le moyen âge. L’impôt sur le nombre de fenêtres a mis à mal les fenêtres à meneaux, car elle représentait chacune l’équivalence à l’impôt de 4 fenêtres. Cette maison est l’hôtel Morel sauvegrain, la famille a travaillé pour les ducs de Bourgogne, le membre le plus illustre fut Simone Sauvegrain. Elle a été la nourrice de Charles le Téméraire, elle était née à Dijon en 1433. Nous pénétrons dans la maison Chambelland, il fut le siège de l’office du tourisme, elle est en rénovation, elle possède une remarquable fenêtre à meneaux. Elle éclaire 2 étages, au niveau du toit, il y a 2 petits personnages. Ils tiennent les armoiries de Henri Chambelland qui fut anobli par le roi, car il fut maire de Dijon en 1490, ce qui fut le cas des maires suivants jusqu’à la révolution. Pour montrer sa noblesse récente, il fit même construire une tourelle en encorbellement sur la tour de l’escalier à vis. La façade est ornée sur 2 étages d’une superbe galerie en chêne qui est en colombage. Nous nous rendons sur la place François Rude, c’est lui qui a dessiné l’arc de triomphe qui se trouve place Darcy à Dijon. Rude (François) Dijon, 1784 - Paris, 1855 sculpteur français d'inspiration romantique: le Départ des volontaires de 1792, dit cour. la Marseillaise (1833-1835, pied-droit de l'arc de triomphe de l'étoile, à Paris), effigie funéraire de Godefroy Cavaignac (bronze, 1847, cimetière de Montmartre), statues de Gaspard Monge (bronze, 1847, Beaune) et du Maréchal Ney (bronze, 1852-1853, place de l'Observatoire à Paris). Sur la place François Rude, une statue représente un bas rosé entrain de foulée le raisin. A l’époque fouler le raisin se faisait jambes nues, ce qui donnait des bas rosés aux fouleurs par le jus du raisin. En langue locale on dit bas reuzé, il est sur la place depuis 1904, la place fut aménagée par la convergence de 3 rues. L’architecture des bâtiments qui entourent la place est très composite, il reste une seule maison à colombage rouge, car au moyen âge on mettait du sang de bœuf sur les pièces en bois qui formaient la façade. Un vieux carrousel est installé sur la place, il fait référence à Gustave Eiffel qui est né à Dijon, il a été placé sur la place en 1900. Nous abordons la place du marché, ce marché couvert a été construit en 1873, à la place de l’église des jacobins. Elle avait été dé consacrée à la révolution, elle avait trouvé un nouveau usage, elle était devenu le marché du nord. Devenue trop petite, on l’a détruite, pour construire des halles qui couvrent 4400 mètres carrés. Le plan est très simple, 4 rues en forme de croix au milieu de 4 pavillons. La structure est métallique, elle rappelle que Gustave Eiffel est natif de Dijon. Il est né en 1832, ses parents étaient d’origine allemande, ils avaient un nom composite de 3 noms, ils n’en gardèrent qu’un, le dernier Eiffel qui avait une certaine consonance française. En Allemagne, il y a les monts Eiffel, les grands parents de Gustave Eiffel étaient venus en France au XVIII.me siècle, c’était une famille de tapissier qui ont d’abord travaillé à Paris. Une branche de la famille s’est établie à Dijon au début du XIX.me siècle, la mère de Gustave Eiffel tenait une brasserie et un commerce de charbon, c’est un arrêté du tribunal de Dijon qui les autorise à s’appeler Eiffel, en souvenir de leur contrée d’origine. Dijon n’honore pas trop son grand homme, on a détruit sa maison natale, un pont, il y a certes un boulevard Eiffel qui est à l’extérieur de la ville et un lycée qui porte son nom. Nous voici sur la place Grangier, c’est une riche famille donatrice, elle a aidé à financer l’hôpital général de Dijon, ils ont donné également leur collection de tableaux au musée des beaux arts. Au XIX.me siècle, on les a honoré en donnant leur nom à cette place, l’immeuble principal en est la poste, c’est un bâtiment assez imposant, il est de style écliptique du XIX.me siècle. Il a pris place à l’emplacement de l’ancien château médiéval voulut par Louis XI. Il a donc été détruit à la fin du XIX.me siècle, bien qu’il fût protégé par les monuments historiques. La place est très perturbée par la construction de la ligne de tramway, elle passe à l’endroit des anciens remparts qui furent arasés à la fin du XIX.me siècle. C’est Louis Perrot qui va construire cette poste en 1909, elle jouxte un bâtiment d’art nouveau, il est en forme de pagode avec des motifs végétaux, l’art nouveau est apparu au début du XX.me siècle. C’est le même architecte qui a fait la poste et ce bâtiment futuriste, la poste est une commande, alors il a exécuté selon des critères. Nous nous dirigeons vers la place Darcy et son arc de triomphe, c’est en 1631 que Dijon est devenue diocèse, nous sommes face à l’église Sainte-Bénigne. Elle fut d’abord église Saint-Etienne, qui est devenue en 1692 l’église Sainte-Bénigne, qui était au départ une simple église d’abbaye. On a donc eu 5 églises successives à cet endroit une mérovingienne, une carolingienne, 2 romanes et une gothique. Nous avons donc l’église gothique devant nous, l’abbaye de Sainte-Bénigne était très puissante, elle possédait de nombreux terrains autour de l’église, ils furent confisqués à la révolution et on perça des rues à l’intérieur de l’abbaye. Sur la place se dresse l’arc de triomphe ou porte Condé, il est antérieur à l’arc de triomphe de Paris, il a été érigé avant la révolution, en 1786. Il a été construit en l’honneur d’un prince de Condé, qui fut gouverneur des états de Bourgogne. Il a pris place de l’ancienne porte médiévale, nommée porte Dijonne, En l’honneur de Dijonne de Volpiano, le grand réformateur de l’abbaye Sainte-Bénigne au début du XI.me siècle. L’arc de triomphe c’est donc appelé porte Condé et on a repris le vieux vocable de porte Dijonne. La place Darcy est entourée de bâtiments haussmanniens, ce sont des immeubles de rapport, l’hôtel de luxe nommée la Cloche, elle se termine par un jardin, Il cache le premier réservoir d’eau potable de Dijon, c’est l’œuvre de Henri Darcy ingénieur hydraulique et maire de Dijon qui a fait venir l’eau potable d’une source voisine dans cet immense réserve. C’est grâce aussi à henri Darcy que Dijon est devenue un nœud ferroviaire, cette place de Darcy fait le lien entre la vieille ville médiévale et la gare. Ce n’était pas évident que la ligne Paris-Lyon passe à Dijon, car il fallait lui faire faire un petit crochet. Henri Darcy convint bon nombre de députés, il argumenta les bienfaits de faire passer la ligne par Dijon, il fut entendu, et, la ligne construite en 1851 fit de Dijon une grande gare ferroviaire. Dijon est une ville universitaire, elle compte 30000 étudiants, l’université de Dijon va s’associer à celle de Besançon pour que les 2 universités soient plus rayonnantes. 70% des emplois relève du secteur tertiaire, Dijon est la capitale de la région bourgogne, quant à Beaune c’est la capitale du bourgogne, Dijon a une industrie assez diversifiée. Après 2 heures de visite, notre guide nous quitte, nous filons dans une brasserie près de la place Darcy pour prendre une petite collation, l’après-midi sera consacré à la route des vins de la côte de Nuits.

Nous nous rendons sur la place Darcy, un minibus nous attend avec Emmanuel son chauffeur, nous sommes 8 touristes, 5 brésiliens, Claudine, Gaëtan et moi. Nous mettons le cap sur le sud, nous quittons Dijon, nous traversons Chenove qui est le premier village qui produit des vins de la côte de Nuits. La côte de Nuits produit essentiellement des vins rouges, 95% des rouges proviennent du cépage pinot noir, les 5 autres % sont produit avec le cépage gamay. Pour le vin blanc on utilise à 90% le cépage chardonnay et 10% d’aligoté. L’aligoté est un vin blanc sec, c’est le vin que l’on utilise traditionnellement pour le kir. Les grands vins sont tous classés en AOC, ce qui les protège contre toutes sortes de piratage à l’étiquette. La région des vins de Bourgogne commence à Chablis, on travaille essentiellement le Chardonnay. Plus au sud on arrive à Dijon, entre Dijon et Nuits-Saint-Georges c’est la côte de Nuits. Elle produit essentiellement à 95% des vins rouges, c’est dans cette côte que l’on trouve les plus grands crus de Bourgogne. Sur les 33 grands crus de bourgogne, 24 sont situés sur la côte de Nuits, ensuite 8 en côte de Beaune et 1 à Chablis. En côte de Beaune on trouve 60% de rouge et 40% de blanc, en vin blanc on peut citer Meursault, Puligny-Montrachet et Chassey-Montrachet qui sont les deux villages qui produisent le Montrachet. Ensuite en continuant à descendre au sud on trouve la côte chalonnaise et la côte mâconnaise, dans ces 2 vignobles on produit principalement du blanc, certains villages sont connus pour leur vin rouge comme Mercurey, Reuilly et Givry par exemple. Si l’on veut établir une règle générale,hormis le vignoble de Chablis, plus on descend au sud on trouve des blancs et des vins rouges légers, et, ils sont moins réputés. Le champagne est produit avec du pinot noir, certes, le cépage est important pour un vin, mais le terroir et l’exposition de la parcelle compte beaucoup dans la qualité et la saveur du vin. Chaque parcelle en Bourgogne va avoir un nom et une classification, elle va de régionale, village, village premier cru à grand cru. En Bourgogne on ne choisit pas le cépage comme en Alsace par exemple, mais l’endroit d’où provient le vin. Nous avons traversé Marsannay-la-Côte, Couchey et nous voici à Fixin. Nous faisons une halte pour admirer le lavoir et l’église du XII.me siècle avec son toit coloré, Nous passons devant le domaine de Laperrière, c’est un domaine familial, c’est une ancienne propriété des moines cisterciens que l’on appelle aussi trapistes. L’ordre à débuté à Cîteaux qui se trouve à une dizaine de kilomètres de Fixin. Pour replanter de la vigne suite au phylloxéra apparu à la fin du XIX.me siècle, on plante des pieds américains sur lesquels on greffe les cépages français. On ne trouve pas de philoxéra en Amérique du nord, au Chili parce que le climat est particulier où la Cordillère des Andes fait une barrière naturelle. Ainsi que dans certains états d’Australie, c’est pour cela que lorsqu’on voyage en Australie, il y a beaucoup de contrôles sanitaires, on ne peut pas voyager avec des fruits, des bois et des plantes, on a obligation de brosser ses chaussures dans certains aéroports. Les australiens ont peur de la propagation de maladies existantes sur le vieux continent, dont le phylloxéra fait partie. Nous passons devant un château néo renaissance du XIX.me siècle, il a appartenu à Stephen Liégeard, c’est une copie des châteaux de la Loire, aujourd’hui il héberge un lycée. Nous quittons Fixin, nous abordons Gevrey-Chambertin, c’est le début des grands crus de la côte de Nuits. Les grands crus de la côte de Nuis sont concentrés entre Gevrey-Chambertin et Vosne-Romanée, en fait les 24 grands crus du vignoble de la côte de nuits s’étendent sur une vingtaine de kilomètres de long. Nous passons devant le château de Gevrey-Chambertin, ici, le terroir est propice à la vigne, c’est pour cela que la moindre petite parcelle de terre est plantée de ceps de vigne. On trouve de la vigne à l’intérieur du village, au fond des jardins, le moindre mètre carré est exploité. Le bourgogne représente 25% de la production française de vin AOC, le bordeaux représente quant à lui 15%. La plupart du temps les domaines vinicoles sont familiaux, les coopératives n’existent pas en Bourgogne, chaque domaine à sa propre recette et produit son vin en cave particulière. L’organisation du vignoble bourguignon reste à taille humaine, rien n’à voir avec les grands groupes financiers qui gèrent et exploitent le champagne et les vins de bordeaux. Nous circulons au milieu des grands crus de Gevrey-Chambertin, le clos de Besse est le plus vieux cru de Gevrey. La vigne pour produire un grand vin, elle doit souffrir, un manque d’eau par exemple est bon pour la vigne, un sol rocailleux est propice à la vigne. On oblige donc les racines de la vigne à aller très profond dans le sol à travers de fissures, elles les utilisent pour trouver l’eau et la nourriture qui est nécessaire au développement de la vigne. En utilisant les fissures, les racines vont traverser différentes strates, différentes nourritures, et, c’est cette concentration d’éléments qui va donner différents arômes au vin. Le sol où est plantée la vigne serait de mauvaise qualité pour des terres agricoles, il est recouvert de cailloux, mais c’est une pépite pour la vigne. Un pied de vigne grand cru produit une bouteille de vin de 75 centilitres, ceci dans la côte qui se trouve sur notre droite, par contre dans la plaine qui s’étend sur notre gauche, un pied de vigne arrive à produire 2 bouteilles de vin, c’est-à-dire le double. Pour faire bref, la côte produit les grands crus, et la plaine les vins classés en qualité régionale, ce qui reste tout de même un excellent vin. Nous passons devant le domaine qui produisait le vin de Bourgogne servi à bord du Concorde, le fleuron de l’aéronautique française. Nous passons devant la parcelle clos de la Roche, nous distinguons le domaine Rémy, l’objectif d’un producteur en Bourgogne, ce n’est pas de détenir un grand terrain, mais de détenir de la vigne dans plusieurs terrains différents. Vu que le sol défini le vin, pour avoir une variété de vin, il faut posséder de la vigne à différents endroits. Les producteurs sont donc propriétaires de vigne dans plusieurs villages pour étendre leur offre à la commercialisation. Certains ont même plusieurs vignobles en cave, un producteur de la côte de Nuits peut aussi posséder des vignes dans la côte de Beaune, c’est une question marketing et économique. Suivant le travail et la technique apportés à la vigne, sur la même parcelle le vin peut être différent, tout varie selon le savoir du viticulteur comme le labour, la taille etc. Le domaine Rémy est de taille moyenne, il ne possède que 2,5 hectares de vigne, mais c’est un domaine de renom, il ne produit que des grands crus. Le domaine Louis Rémy est géré familialement, Louis était le père de l’actuelle propriétaire, qui est Chantal, elle a repris la succession de son père à son décès. Chantal est la sixième génération de producteurs sur ce domaine, son fils Florian entreprendra donc la septième génération à la succession de sa mère, tout ça pour dire que la vigne en Bourgogne se transmet au sein de la famille. Nous voici au domaine du clos des Lambrais, il produit certes du vin produit par le clos, mais il possède également de la vigne à Puligny-Montrachet dans la côte de Beaune, Bill Gates en est un des clients privilégiés. Nous voici devant le domaine Bonne mère, il était auparavant propriété tenue et gérée par des bonnes sœurs. Nous arrivons à Chambolle-Musigny, la particularité de ce village est de produire des vins fins, ils sont très appréciés par les dames, ce sont des vins qui s’accommodent très bien avec la cuisine asiatique. Les noms des villages de la côte de Nuits sont souvent divisés en 2 parties, la première partie est le vrai nom du village, la seconde partie est le nom du terroir ou de la parcelle le ou la plus connus. Ces noms composés des villages datent du début du XX.me siècle, car le terroir ou la parcelle qui produisait le grand cru était plus connus que le nom du village. Nous abordons le château du clos Vougeot, c’est un ancien monastère cistercien, aujourd’hui il est transformé en musée que nous allons visiter. On y trouve toute la spécificité de la Bourgogne, il y a 2 parcelles qui se touchent, le clos de Vougeot et le clos blanc de Vougeot. Le clos de Vougeot est grand cru, c’est du vin rouge comme la majorité des vins ici. Ce sont 80 propriétaires qui produisent sur cette parcelle, si l’on veut dire que l’on connaît le clos Vougeot, il faut avoir goûté le vin des 80 propriétaires, car chacun à sa façon de travailler la vigne et son art personnel pour la vinification, chaque propriétaire à sa recette. A proximité se situe la parcelle clos blanc de Vougeot, on y produit un vin blanc classé grand cru, elle est propriété d’un seul producteur, c’est l’une des seules parcelles en vin blanc dans cette zone. Les 2 parcelles sont certes côte à côte, mais elles sont complètement différentes par leurs productions. On entend par clos, une parcelle entourée de murs, ils datent pour la plupart du moyen âge, ils furent l’œuvre des moines cisterciens quand ils ont préparé le terrain pour la vigne. Nous arrivons au château du clos Vougeot avec le soleil, l’endroit y est calme, des oiseaux gazouillent et virevoltent autour de nous. Une confrérie des vins de Bourgogne a été créée après la crise économique de 1930, le marché du vin de Bourgogne était au plus bas, cette confrèrie est hébergée dans ce cadre merveilleux, c’est-elle qui anime le musée. La confrèrie organise également des dîners au château, où elle invite des VIP, nous sommes devant une grille qui protège un exemplaire des grands crus de la côte de Nuits. On garde 14 années de sélection, on aperçoit un blason qui représente les armes de la confrèrie. Chaque producteur qui s’est vu sélectionné un de ses crus à le droit d’apposer sur sa bouteille les armes de la confrèrie, ça lui fait une sorte de publicité. Les cisterciens sont apparus au XI.me siècle, ils voulaient une religion plus pure, moins clinquante, c’est pour cela que l’architecture du lieu est dépouillé de toute ornementation. Nous sommes dans la cour du château, sur notre gauche nous avons un bâtiment du XVI.me siècle, c’est une ancienne résidence d’été, un palais, il est joli, mais c’est le moins intéressant au niveau de l’histoire. Historiquement c’est la partie qui se trouve à droite de la cour qui a un riche passé, la construction date du XII.me siècle, comme tout monastère il est construit autour d’un cloître. En face de nous un sellier, c’est un endroit où on conserve et où on fait vieillir le vin, il est au-dessus du niveau du sol, alors qu’une cave se situe en dessous du niveau du sol. Nous nous rendons dans le bâtiment de droite du XVI.me siècle, c’est où se trouve l’unité de production. Les cisterciens relève de la même loi de Saint-Benoît, mais ils ont fait cession pour une religion épurée de tous ses fastes. Nous sommes devant des pierres jaunes, roses, bleues elles représentent les différents sédiments que la vigne va retrouver dans le sous-sol, c’est pour cela que les vins sont si fameux en Bourgogne. Une statue représente le travail de la vigne, elle est très récente. Nous sommes devant des presses en bois, elles sont très impressionnantes et massives, elle possède une immense vis que l’on tourne avec un solide manche en bois. La presse date du XV.me siècle, 2 autres sont plus récentes, elles datent tout de même du XVIII.me siècle. Le raisin es mit dans un immense container en bois à clairevoies, d’immenses poutres descendent dans le container par l’intermédiaire de la vis activée par le manche, les poutres pressent donc le raisin. Le jus sort par une sorte de goulotte qui le dirige dans un bac, où il est récupéré. Les grappes pressées, on obtient un jus clair, si on le met en tonneau on aura du vin Blanc. Pour faire du vin rouge, il faut utiliser les peaux de raisin et le bois de la grappe. On met donc le jus de raisin récupéré qui est clair, dans une énorme barrique. On ajoute les restes qui sont dans le pressoir les pépins, les peaux et le bois des grappes, c’est l’ensemble que l’on appelle la rafle du raisin. La râfle une fois récupéré, elle est mise dans le tonneau où a été entreposé le jus de raisin. On procède à l’opération de macération, quand elle est terminée on retire toute la râfle, il se produit déjà une fermentation, une production d’alcool a déjà débuté. Le sucre pendant la macération devient alcool, les restes sont de nouveau passé dans la presse, on obtient un vin très sombre, c’est ce qu’on appelle le vin de boute, il résulte de la seconde presse, lors du premier pressage on obtient du jus de raisin que l’on appelle vin de presse. Pour avoir un vin rouge, la macération dure entre 9 et 15 jours, pour obtenir du rosé la macération oscille entre 6 et 9 jours. L’endroit où se trouve l’unité de production est très haut, il est ventilé par d’immenses fenêtres, elles étaient toujours ouvertes pendant la macération, puisqu’elle produit naturellement du CO2. La charpente est très haute, elle culmine à 10 mètres, Nous abordons le sellier, il est contenu dans le bâtiment du XII.me siècle, pour y accéder on passe dans le cloître. Le sellier n’est pas tout à fait au-dessus du sol, il est à moitié enterré. A travers les fenêtres on aperçoit la vigne, le sellier possède de toutes petites fenêtres très fines. Pour garder le vin il faut l’obscurité, l’humidité et une température constante. Le sellier fait à peu près 1000 mètres carrés, d’énormes piliers en pierre supportent la structure du toit en bois confectionnée avec d’imposantes poutres. Les murs du sellier font entre 2 et 3 mètres d’épaisseur, ils permettent d’avoir une température constante C’est à cet endroit que les moines gardaient leur vin en tonneaux, aujourd’hui le sellier est utilisé par la confrérie où elle organise des dîners. La charpente du sellier est sèche, elle ne possède aucun clou ni pièce métallique. C’est essentiellement le poids de la charpente et de la terre, dont le rôle est de maintenir l’humidité du sellier, elle se trouve entre la charpente et le toit. Le taste-vin permettait auparavant de taster le vin entreposé dans le tonneau, afin de savoir s’il était à maturité pour être mis en bouteille. A la mise en tonneau le vin est trouble, une fois vieilli il devient clair et transparent, c’est à ce moment là que l’on peut le mettre en bouteille. Pendant des siècles, le seul moyen pour savoir la transparence du vin, c’était de le mettre dans de petites coupelles ou taste-vin, et, grâce à la lumière d’une bougie, si l’on distinguait le fond du taste-vin, ça voulait dire que le vin était transparent et qu’il pouvait être mis en bouteille. Aujourd’hui le taste-vin sert à goûter le vin lors de dégustation, il n’a plus qu’un rôle d’apparat. Le vrai taste-vin est toujours en argent, bien sûr aujourd’hui il est en fer blanc ou en inox. Nous sommes devant une gravure où sont inscrits les 80 propriétaires du clos Vougeot, le clos Vougeot est constitué de lignes de vigne, on peut être propriétaire d’une seule ligne, mais sur sa carte de visite, on peut signifier qu’on est producteur du grand cru clos Vougeot. Le but s’est de pouvoir produire une pièce, c’est un tonneau de 220 litres qui équivaut à 308 bouteilles de vin. Chaque 100 dîner organisé par la confrérie, on immortalise cette évènement par une photo que nous découvrons sur un tableau. On peut y voir la reine de Suède, le couple royal de Belgique, la reine du Danemark, les gens de la NASA etc, la salle peut contenir 500 convives. Chaque années est organisée 16 dîners, chacun à son thème de décoration, ça peut être les tulipes par exemple. Bien sûr le repas est préparé par un grand chef de renom, dont Paul Bocuse. Nous ressortons dans la cour, nous passons devant le puits qui alimentait en eau le monastère, il a été percé dans la roche, le niveau de l’eau es à une trentaine de mètres. Pour monter l’eau, il y a un système qui permettait de démultiplier l’effort à faire pour remonter l’eau avec des seaux en bois. A clos Vougeot il y avait 2 châteaux, celui où a élu résidence la confrérie et le musée que nous venons de visiter, et, un autre qui était en ruine au XX.me siècle. Ce dernier a été remis à jour, on a conservé et restauré uniquement l’immense cave du château où l’on peut déguster les vins de Bourgogne. C’est cette cave que nous allons visité et dégusté quelques vins de Bourgogne, elle est propriété d’un négociant en vins. Dans cette cave, été comme hiver, il y a toujours une température d’ambiance qui varie entre 12 et 14 degrés. Une immense carte représente la côte de nuits, où sont localisés les terrains et parcelles de son vignoble. Nous distinguons bien la concentration des grands crus entre Gevrey-Chambertin et Vosne-Romanée, c’est une fine bande qui s’étire entre les coteaux de l’Auxois et la plaine de la Saône, la bande mesure entre 100 et 800 mètres de large. En face se trouve dans le même état d’esprit représentée la côte de Beaune, c’est un vignoble différent, il est plus large, on y recense du vin rouge et du vin blanc. Le vignoble de la côte de Nuits est planté sur un sol calcaire, tandis que le vignoble de la côte de Beaune s’étend beaucoup plus dans les vallées. La cave est voûtée, elle est en pierre de calcaire, elle fait à peu près 600 mètres de long, elle est trouée de galeries. Nous circulons dans des sortes de coursives dont les murs ruissellent d’humidité et sont garnis de tonneaux de garde. Des panneaux explicatifs indiquent la provenance du vin et sa fabrication, on découvre un dessin intéressant. Il représente un pied de vigne et ses racines qui se fraient un passage dans le sol, le plan de coupe montre les strates géologiques traversées pour nourrir la vigne. Des petits panneaux expliquent la spécificité de chaque village de production du vin de Bourgogne, des bouteilles sont allongées. Un négociant ne produit pas de vin, mais il le fait vieillir, l’avantage d’aller chez un négociant, c’est qu’il fait une sélection avant de faire vieillir le vin, il possède ainsi tous les crus de Bourgogne. Par contre si l’on visite pour acheter dans un domaine, on nous propose uniquement le vin produit sur les parcelles du domaine. Certaines bouteilles sont protégées par des grilles, elles contiennent du vin de grands crus prestigieux, les bouteilles de classification inférieure sont à portée de main, on peut les caresser. A droite nous avons des petits panneaux qui expliquent les différents cépages de Bourgogne, le pinot noir et le Chardonnay. Quand les bouteilles sont en vieillissement, elles ne possèdent pas d’étiquette, car elles seraient souillées par la poussière et l’humidité, elles arborent leur étiquette quand elles sortent de la cave pour la commercialisation. Après la visite de la cave, nous rejoignons le caveau de dégustation. La classification régionale se repère sur l’étiquette, quand le nom de la région Bourgogne est mis en évidence. Dans ce cas le producteur suivant l’AOC peut prendre les grappes où il veut en Bourgogne, ça représente 55% de la production des vins AOC de Bourgogne. La classification village se caractérise sur l’étiquette par le nom du village qui est mis en évidence, le producteur ne peut alors prendre les grappes que dans le village stipulé sur l’étiquette, le vin a la spécificité du village, ça représente 25% de la production. Nous avons ensuite la classification premier cru, on trouve sur l’étiquette le nom du village suivi de premier cru, et, il y a le nom de la parcelle, le vin produit premier cru est produit avec les grappes de la parcelle spécifiée, ça représente 18% de la production. La dernière classification qui ne représente que 2% de la production, ce sont les grands crus, on trouve sur l’étiquette le nom de la parcelle et la mention grand cru, 90% de cette production est exportée. Après avoir dégusté plusieurs vins de classifications différentes hormis grand cru, nous reprenons le chemin du retour sur Dijon, nous empruntons la route nationale, à gauche nous avons les anciens villages et le vignoble et à droite ce sont l’extension des villages en lotissements et en zones commerciales. Arrivés à Dijon, Emmanuel notre guide-chauffeur nous dépose en gare, nous rentrons en train à Dole la cité de Pasteur, nous faisons 2 haltes à Genlis et à Auxonne. C’est en début de soirée que nous arrivons à Dole, la journée se termine mieux que son début, c’est sous un soleil couchant que nous rejoignons notre hébergement.

Un après-midi consacré à la visite d’Ornans située dans le Doubs, et plus particulièrement à la découverte du musée dédié à Gustave Courbet qui est natif de cette commune. Aujourd’hui nous sommes accompagnés de Nicole et de Daniel, ils seront nos guides, c’est Daniel qui drive la voiture. Depuis Dole nous prenons la direction de Genève, à Mont-sous-Vaudrey village natal du président de la république Jules Grévy, nous bifurquons en direction de Pontarlier. Sur notre gauche nous tutoyons la Loue qui nous sépare de la forêt de Chaux. Arrivés à Salins, nous empruntons la nationale 83 en direction de Besançon jusqu’à Gevingey. Où nous tournons à droite pour remonter la vallée de la Loue en direction d’Ornans. Nous roulons dans un paysage où le sapin est roi et où c’est le paradis des pâturages, nous traversons de petits villages typiquement francs comtois. Arrivés à Ornans, nous découvrons la petite ville de 4000 habitants, nous nous rendons à l’office du tourisme pour prendre quelques informations. La Présentation de la Franche-Comté, du Doubs et d’Ornans se trouve en fin de document :
Nous flânons au travers des rues et des quais du bord de Loue, nous visitons et contournons l’église pour rejoindre le musée Gustave Courbet. Ornans est le berceau de la famille Granvelle, qui eut une grande importance à partir du XV.me siècle. Nicolas Perrenot de Granvelle Ornans 1486 - Augsbourg 1550 Homme d'État franc-comtois. Conseiller de Charles Quint à partir de 1530, il joua un grand rôle dans les affaires politiques et religieuses de l'Empire. Antoine Perrenot de Granvelle Besançon 1517 - Madrid 1586 Prélat et homme d'État au service de l'Espagne. Fils de Nicolas, cardinal, il défendit dans les Pays-Bas la politique catholique et absolutiste de Philippe II (1569 - 1564). Il fut vice-roi de Naples (1571 - 1575) et archevêque de Besançon (1584).
Gustave Courbet Ornans 1819 -La Tour-de-Peilz, Suisse, 1877. Peintre français. Ami de Proudhon, il devint le chef de l'école réaliste. Citons parmi ses toiles les plus marquantes, d'une expression monumentale et d'une riche matière : Un enterrement à Ornans (1850, musée d'Orsay) la Rencontre ou Bonjour, monsieur Courbet ! (1854, Montpellier) l'Atelier du peintre (1855, Orsay) les Demoiselles des bords de la Seine (1856, Petit Palais, Paris) le Rut du printemps, combat de cerfs (1861, Orsay) le Sommeil (1866, Petit Palais) la Falaise d'Étretat après l'orage (1869, Orsay). Arrivés au musée, on nous fait la gratuité des entrées à nous et à nos guides.
Pour la petite histoire, à Dole on nous faisait un tarif pour les personnes handicapées et le guide payait son entrée à prix normal, à Dijon on avait la gratuité en tant qu’handicapé, mais le guide payait, et, à Montpellier aucune distinction tout le monde paie plein tarif. En plus à Ornans de nous avoir offert la gratuité totale, une surveillante de salle se propose de nous commenter la visite à titre gracieux.
Le nouveau musée Courbet, à Ornans (Doubs), ouvre ses portes au public le 2 juillet 2011. Il offre plus de 1000 m2 d’expositions permanente et temporaire. Les œuvres de l’exposition permanente ont déjà trouvé leur place dans ce nouvel espace à la fois moderne et respectueux de l’authenticité des lieux. Le musée s’apprête désormais à accueillir les œuvres de l’exposition d’ouverture Courbet-Clésinger, œuvres croisées. Un musée à l’image de Courbet. Un musée ouvert sur les paysages d’Ornans, Ornans et ses paysages n’ont jamais cessé d’inspirer Courbet. Un lien intime et durable unissait le peintre à son « pays ». Le musée s’ouvre désormais en transparence sur les paysages environnants et offre des vues inédites sur la Loue et la ville d’Ornans grâce à une galerie vitrée, une vigie, un sol vitré au rez- de-chaussée qui invite à marcher sur la Loue... Une authenticité préservée. L’hôtel Hébert ou « maison dite natale de Courbet » se parcourt en tout début d’exposition permanente et accueille les œuvres de jeunesse et formation de Courbet. Inscrit à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques, il a gardé toute son authenticité et l’atmosphère d’antan. Les planchers ont ainsi été restaurés et les boiseries ont retrouvé les coloris du début du XIX.me siècle. Quant au jardin, adossé au musée, il retrouve le charme des petits jardins des demeures de bord de Loue. Un musée résolument moderne. Les volumes des maisons Champereux et Borel ont été adaptés aux exigences d’un musée moderne à vocation internationale. Des moyens audiovisuels ont été intégrés au parcours pour une mise en valeur optimale des œuvres et un regard en continu sur les paysages de Courbet. Afin de permettre de découvrir les multiples dimensions de l’artiste, une installation originale, « black box », présente une boucle audiovisuelle sur la rupture picturale constituée par les « grands tableaux » des années 1850. Le projet scientifique et artistique « Pays de Courbet, pays d’artiste », est labellisé Ethnopôle par le Ministère de la Culture et de la communication depuis 2010. Il conduit le visiteur sur les sites majeurs de la vie et de l’œuvre de l’artiste : la ferme familiale des Courbet à Flagey, la source de la Loue, les paysages de Courbet. Le musée se compose d’une douzaine de salles, dont chacune retrace une partie de la vie et de l’oeuvre de Gustave Courbet.
En préambule voici une brève présentation de Courbet. Gustave Courbet est issu d’une famille de propriétaires terriens, son père Régis Courbet possède des terres au village de Flagey où il élève des bovins et pratique l’agriculture. Il naît le 10 juin 1819 à Ornans dans le Doubs, sa mère Sylvie née Oudot donne aussi naissance à quatre filles. A l'âge de douze ans, il entre au petit séminaire d’Ornans où il reçoit un premier enseignement artistique avec un professeur de dessin disciple de la peinture préromantique d'Antoine-Jean Gros. Ensuite, il entre au collège Royal de Besançon où, dans la classe des beaux-arts il suit des cours de dessins d'un ancien élève de David. À cette époque, Charles-Antoine Flajoulot (1774-1840), ancien élève de Jacques Louis David, était le directeur de l'École des Beaux-Arts de Besançon. Après des études considérées comme médiocres et qu’il abandonne, il part pour Paris vers la fin de 1839. Logé par son cousin Jules Oudot, il suit des études de droit et parallèlement fréquente l’atelier du peintre Charles de Steuben. Son ami d’enfance Adolphe Marlet l’introduit à l’atelier de Nicolas-Auguste Hesse un peintre d’histoire qui l’encourage dans la voie artistique. Courbet se rend aussi au musée du Louvre pour y étudier les maîtres, en particulier les peintres de l’école espagnole du XVII.me siècle Vélasquez, Zurbaran et Ribera. Il est admiratif du clair-obscur hollandais, de la sensualité vénitienne et du réalisme espagnol. Courbet est un œil, il a un sens unique de l'alchimie visuelle. Il est aussi influencé par les œuvres de Géricault dont il copie une tête de cheval. Il participe à la Commune, dans le courant des idées du philosophe Proudhon. Condamné emprisonné, il s'exile à la Tour de Peilz où il meurt en 1877. Il repose dans le cimetière d'Ornans, proche de sa maison natale.
Nous débutons la visite de la salle qui est relative à ses débuts de peintre, tout d’abord au séminaire d’Ornans puis au lycée royale de Besançon, des tableaux et des gravures rappellent l’apport de ses premiers maîtres à Ornans et à Besançon. Nous pénétrons dans la salle qui retrace l’arrivée de Gustave Courbet à Paris, il était âgé de 20 ans, son père veut le destiner à une carrière d’avocat, mais lui il ne pense qu’à peindre. Il copie et s’inspire de maîtres anciens dont Delacroix. Il s’inscrit dans 2 ateliers privés, dont celui de Nicolas-Auguste Hes. Nous découvrons 2 tableaux le rétameur, c’est l’artisan qui recharge les fonds de casseroles. L’autre tableau est le prisonnier du quai d’Alger, il représente un prisonnier dans un style du moyen orient. Il eut comme chef de file Eugène Delacroix. Nous voici dans une autre salle, un portrait représente son maître bisontin Charles-Antoine Flajoulot, c’est lui qui lui a enseigné le dessin. Nous arrivons dans la salle qui réfère aux études et à ses premières commandes, au Louvres, il copie les maîtres espagnols, flamands et italiens, nous apercevons 3 tableaux religieux, il faut savoir que le père de Gustave courbet était anti clérical, anti curé et anti église, Gustave Courbet était lui-même anti clérical. Ces 3 tableaux sont des œuvres emblématiques qu’il a fait, ils représentent de gauche à droite Jésus devant le calice, c’était une commande de sa sœur Juliette, pour le reposoir d’Ornans. Il a commencé le tableau, mais ça ne l’inspirait pas, il dit à sa sœur qu’il dénigrait trop l’église et qu’il abandonnait la commande. C’est pour cela que le tableau n’est pas terminé, on constate même qu’il a été recousu, courbet a dû plus d’une fois chiffonner la toile qui était pour lui maudite. Un autre tableau représente Saint-Nicolas ressuscitant les petits enfants, c’était une commande pour le maître hôtel de l’église de Saône qui se trouve à 5 kilomètres d’Ornans. Le tableau est très foncé, Gustave courbet utilisait du bitume avec lequel il enduisait toutes ses toiles au préalable, ensuite il éclaircissait ses tableaux. Le troisième tableau et le réveil de Saint-Jérôme, c’est une copie du XVII.me siècle du peintre italien Leberchin, courbet l’a réalisé à son arrivée à Paris à l’école du Louvres. Nous pénétrons dans une nouvelle salle, un lit et un berceau rappelle que Gustave Courbet est né dans cette maison, la mère de Gustave courbet n’aurait pas eu le temps d’arriver à Ornans, et, Gustave Courbet serait né au lieu dit la combe des ros, c’est près de Chartrans, il serait donc né sur le bord du chemin. La seconde version, dit que la mère de Gustave Courbet, Sylvie Oudot voulait accoucher chez ses parents à Ornans, dans la maison familiale Oudot. Ils sont arrivés dans cette maison où nous sommes, elle se trouve à l’entrée d’Ornans, qui est l’hôtel Hébert. Par contre, on sait avec exactitude que sa sœur Juliette est quant à elle bien née à l’hôtel hébert. Dans cette salle sont exposés une palette de peintures, et, une table de peinture, on découvre tous les lieux des alentours d’Ornans qui l’ont inspiré. Nous sommes en face d’une sculpture, elle représente le pêcheur de chabots, le chabot est un petit poisson que l’on pêchait dans la Loue. C’est une œuvre de la scène quotidienne, le pêcheur est un enfant de 12 ans qui est dénudé. Quand la statue fut exposée dans Ornans, les gens furent scandalisés par ce nu, ils l’ont donc démolie. En fait il y avait 2 pêcheurs de chabot, celle qui se trouve dans le musée, et, l’autre qui se trouve en face du premier atelier de Gustave Courbet sur la place des îles basses. Gustave était certes peintre, mais il était également sculpteur. Nous abordons une autre salle, elle traite le milieu ornanais, tout au cours de sa vie jusqu’à son exil, Gustave courbet revenait souvent à Ornans. Il venait se ressourcer, car la vie parisienne et sa vie de bohême le fatiguait. Il venait rendre visite à ses grands-parents, à ses parents, à ses sœurs et ses amis. Comme Adolphe Marlet, Alphonse romaillet, Max Buchon et Urbain cunot avec lesquels il partageait sa passion la chasse, la bonne nourriture, en fait c’était un bon vivant. Nous apercevons le portrait de son ami urbain Cunot, un grand chasseur, il avait fondé une chorale à Ornans. Nous découvrons une toile qui paraît-il est une œuvre de Juliette Courbet, elle représente une jeune fille vêtue d’un habit traditionnel régional de l’époque. Quand on regarde cette toile, on a le sentiment d’émouvante douceur. Juste à côté se trouve le portrait de son grand-père maternel Oudot, à sa façon d’être anti clérical, il disait à son petit fils Gustave Courbet, parle fort et marche droit, cette devise il l’a toujours appliqué au cours de sa vie. Nous sommes face à une sculpture, elle représente Max Claudet, il était de Salins-les-Bains, c’était un ami de Gustave courbet, chaque fois qu’il venait à Ornans, il n’oubliait pas d’aller le saluer à Salins. Nous apercevons le portrait de Lydie Joly Clerc, c’était l’amie, la confidente de Courbet, même voir encore plus. Au moment de la commune, c’est elle qui a aidé Gustave Courbet à s’exiler en Suisse. Elle était la femme du maire de Pontarlier, elle le soudoya de passer dans le coffre de sa diligence son ami Gustave Courbet, car par sa fonction de maire les douaniers n’étaient pas trop regardant. C’est donc grâce à Lydie Joly Clerc que Gustave Courbet s’est exilé en suisse, ça valait tout de même un portrait de Lydie. Nous passons dans une nouvelle salle, à Paris il côtoyait beaucoup de personnes mondaines dont Charles Baudelaire, Jean Fleury, Pierre Joseph Proudhon et le chansonnier Pierre miton. Tout ce beau monde, à la brasserie anglaise à Paris refaisait le monde, ils parlaient ensemble des nouvelles idées que la république devait épouser. Nous découvrons le portrait de Max buchon, qui était un de ses cousins et l’un de ses meilleurs amis. Près de Clairon à proximité d’Ornans, chez son ami marcel Ordinaire, il avait un atelier plus vaste que ses 2 ateliers ornanais où il pouvait peindre à l’aise. Ses ateliers ornanais étaient exigus, l’un était chez son grand-père maternel Oudot, face à la statue du pêcheur de chabot place des îles basses, le second se trouvait sur la route de Besançon où sont installés aujourd’hui les bâtiments Alsthom. Dans ses ateliers il ne pouvait que stocker, mais il ne pouvait pas exercer ses arts qu’étaient la peinture et la sculpture. Nous sommes face à la sculpture de la statue de madame Max Buchon, qui était une de ses amies. Nous sommes devant le portrait de Jules Dupré, il était attaché aux artistes de l’école de Barbizon, il peignait d’après nature en forêt de fontainebleau. De l’école de Barbizon, il va aussi fréquenter Rousseau et Diaz de la Penna. Nous passons devant le portrait supposé de Félix Braquepont, il était graveur, c’est lui qui a initié Gustave Courbet à la sculpture. Nous découvrons les portraits de Charles Baudelaire, de Jean Fleury et de Nadar qui était un photographe de l’époque. Sous verre sur une table sont exposés des courriers adressés à des amis, et, des correspondances qu’il envoyait à des journaux français depuis son exil en Suisse. Nous passons dans une nouvelle salle, certes courbet a beaucoup passé de temps à Ornans, mais il a beaucoup voyagé et séjourné à Sao Paulo, à Tokyo, en Belgique, en Allemagne et dans bien d’autres pays, en France il s’est attardé à Montpellier, en Saintonge et en Normandie. Des tableaux représentent toutes ses destinations, une gravure le représente avec son mécène montpelliérain Bruyas, Gustave courbet est très imposant, on voit qu’il veut impressionner Bruyas. Nous découvrons le tableau qui représente le chêne de Flagey, il a été foudroyé depuis un certain temps, quand il était encore vaillant, il fallait 9 personnes, les bras écarté pour en faire le tour, il était aussi imposant que celui qui l’a peint, Gustave Courbet. Nous passons devant le tableau intitulé l’atelier du peintre, sur ce tableau scindé en 2, on voit à gauche les pauvres et à droite la haute société comme Baudelaire, Proudhon, Fleury et Nadar. Nous pénétrons dans une autre salle, nous découvrons une copie d’un tableau qui se trouve à Sao de Paulo, il représente Juliette la sœur de Courbet. Nous abordons une nouvelle salle, où l’on traite les pays et paysages dans l’œuvre de Courbet, ils représentent les 2 tiers de ses tableaux, il y a le renard pris au piège, Courbet a trois techniques de peinture la brosse, le couteau et le pinceau. Un autre tableau représente le retour de chasse ou les chasseurs rustiques, on y aperçoit à gauche Régis Courbet le père de Gustave, ses tableaux sont toujours de couleurs sombres. Un tableau appelé la génisse blonde et le taureau noir, il a une anecdote, il avait eu une dispute avec l’une de ses sœurs, Zélie, pour avoir la paix et ne pas dire plus qu’il voulait, Gustave Courbet à immortalisé cette dispute par ce tableau, il paraît que derrière la peinture actuelle, au scanner on voit le portrait de Zélie. Quand Gustave Courbet s’énervait, il ne valait mieux pas êtres dans les parages, il avait une forte personnalité. On aperçoit aussi des paysages du bord de la Loue, nous continuons notre circuit. Nous nous engageons dans une nouvelle salle, son intitulé est Courbet précurseur de la modernité, nous découvrons le tableau des falaises d’Etretat, c’est à partir de cette époque qu’il rencontre des peintres pré-impressionnistes, avant Courbet s’était le réalisme, il disait, je peints ce que je vois. Il rencontre James Gisler qui était un peintre pré-impressionniste, ainsi que Eugène Goudin et Claude Monet. C’est à partir de ces rencontres qu’il va éclaircir ses tableaux, il va jouer avec des orangés, des bleus c’est une autre peinture qu’il réalise à partir de 1865. C’est vrai que la région Franche-Comté a des côtés sombres avec son ciel nuageux, sa pluie, ses forêts sombres, Gustave Courbet était imprégné de cet environnement, jusqu’au moment de ses escapades déjà à Montpellier puis en Saintonge et enfin en Normandie. Nous arrivons dans la salle qui relate la commune et l’exil en Suisse, Courbet était un révolutionnaire, il a participé à la commune, il n’a pas combattu, il est resté en retrait. Il y a eu l’histoire de la colonne Vendôme, les communards voulaient la détruire, Gustave Courbet quant à lui, il trouvait que sa place était aux Invalides. Il la voyait plutôt dans un endroit militaire qu’à l’emplacement où elle était érigée, il conseillait donc de la déboulonner pour la déplacer. Les communards ont donc détruit la colonne, à cette époque c’était le général Mac Mahon qui avait les destinées de la France en main. Il appréciait Courbet, il l’aimait en tant qu’artiste peintre, donc il ne fit aucun reproche à Gustave Courbet, sachant qu’il voulait préserver la colonne. Ensuite ce fut une autre histoire, le général Thiers est élu président de la 3.me république, pour lui Gustave Courbet est un vrai révolutionnaire, pour lui c’est courbet l’instigateur de la démolition de la colonne. Il le fait emprisonner à la prison Sainte-Pélagie à Paris, un tableau représente son emprisonnement, on y voit rien, sa cellule n’avait aucune ouverture. Courbet demanda la permission au directeur de la prison pour peindre, au début ce fut un refus, alors courbet se remémorait les paysages d’Ornans, des fruits cueillis avec sa mère et les tartes qu’elle préparait. Ensuite le directeur l’autorisa à peindre, il réalisa un tableau qui représente un bouquet de fleurs que l’on découvre accroché au mur. Il ne va pas du tout, il broie du noir, il peint le lac noir qui est le lac Saint-Point tout près de Pontarlier. Il est dans la déprime totale, il a eu une relation avec Virginie Dubier avec laquelle il eut un fils, elle est par ailleurs représentée sur le tableau intitulé l’atelier du peintre. Courbet n’a pas reconnu cet enfant, pour lui la vie de couple ou être père ne l’intéressait pas, il voulait sortir, s’amuser, profiter de la vie. Par contre il a eu le temps d’inculquer à son fils la sculpture sur ivoire, malheureusement il est mort de maladie à l’âge de 20 ans. Gustave Courbet a eu 2 choses qui l’ont très affecté, ce fut la séparation voulue par Virginie Dubier après 7 ans de vie commune, puis la mort de son fils. Nous découvrons un tableau intitulé le miroir d’Ornans, il représente la Loue, les maisons, les quais et le paysage d’Ornans, mais en tant qu’anti clérical, il a volontairement omis de peindre l’église. Un autre tableau représente le château de Chillon, il est situé sur le bord du lac Léman, c’est un tableau qu’il a fait à de nombreuses reprises. La maison où a été exilé Gustave Courbet en Suisse, elle est en bordure du lac Léman, il avait une superbe vue sur toutes les montagnes environnantes, c’était un endroit sublime. Il se levait, il allait se baigner dans le lac, il y avait pire comme exil, encore merci Lydie Joly Clerc. Ce qui l’a beaucoup affecté également, c’est qu’à partir de 1871, début de son exil, il n’a jamais pu retourner à Ornans qui lui était si cher. Nous abordons une nouvelle salle, dont l’intitulé est Courbet et ses suiveurs, il s’est entouré de Gabino Matta qui était un de ses élèves, ainsi que Jean Jean cornus, Armand cornus son frère, Alexandre Rapat et Pierre Louis Français, tous ne vendaient pas autant que leur maître, ils créèrent donc Courbet en collaboration. C’est-à-dire que c’était Gustave Courbet qui peignait et c’est Gabino Matta qui signait la toile, c’était une entraide, ceci se passe à partir de 1860. Cette salle est arborée de tableaux colorés, où les bleus dominent et le soleil rayonne. Nous pénétrons dans la dernière salle de l’exposition permanente, elle est dédiée à Robert Fernie (1895 –Goux-les-Usiers, Doubs 1977) : peintre et écrivain ; fondateur du Musée Courbet à Ornans. Cette salle renferme des œuvres de Robert Fernier, certains sont des hommages à Courbet, il y a des paysages d’Ornans. Un tableau représente Courbet avec sa forte stature, il a l’air de signifier, oui c’est moi, je suis Gustave Courbet. Un tableau est intitulé l’adoration des bergers, 2 œuvres représentent des villages du haut Doubs enneigés avec leurs fermes imposantes. Nous parcourons l’exposition itinérante, dont l’intitulé est l’ouverture Courbet-Clésinger, œuvres croisées. Auguste Clésinger est né en 1814 à Besançon, son père Louis-Philippe Clésinger, il était professeur à l’école des beaux arts de Besançon, il lui a inculqué la sculpture et la peinture. Auguste Clésinger a vécu à Besançon, mais il a fait de nombreux voyages à Rome. Nous découvrons les sculptures de Clésinger, il faut savoir que Gustave courbet et Louis Napoléon Bonaparte, ce n’était pas le grand amour. Auguste Clésinger a beaucoup travaillé avec Louis-Napoléon Bonaparte, si au début Courbet et Clésinger étaient de véritables amis, ils partageaient ensemble l’amour de la nature et des femmes. Mais vers la fin leurs idées discordaient, les meilleurs amis sont devenus de parfaits ennemis. Nous découvrons le portrait de Régis courbet peint par Auguste Clésinger, et deux de ses sculptures en argent qui représentent la tragédie et la comédie. On passe devant le portrait de Nadar, il y a des dessins qui représentent Gustave Courbet où la ressemblance n’est pas évidente. Nous parcourons l’avant dernière salle de l’exposition itinérante de Clésinger, nous sommes face à une sculpture qui représente un serpent couronné, un panneau regorge de photos des œuvres de Clésinger, nous sommes face à une statue d’Andromède, il a fallu beaucoup de manipulations pour que cette statue imposante soit exposée dans cette salle, on l’a fait passer par une des fenêtres. Clésinger a utilisé du chêne pour fixer la statue à son rocher de marbre, la statue d’Andromède est un prêt du château de Compiègne. 2 autres petites statues en bronze pour l’une et en plâtre pour l’autre sont reliées par un serpent. Nous abordons la dernière salle dédiée à Clésinger, si Courbet s’est inspiré des paysages francs-comtois, Auguste Clésinger a reproduit beaucoup de tableaux qui ont rapport avec la campagne romaine. Nous sommes devant des tableaux étincelants, où Rome est inondé de lumière, on dirait des photos. Nous découvrons des tableaux réalisés au fusain sur papier, ils représentent toujours la campagne romaine. On remarque 2 tableaux de Gustave Courbet l’un est un paysage de rochers sur le Doubs, et, c’es la fontaine bleue, on connaît la source bleue, mais la fontaine bleue, on ne sait pas où la situer, certainement en suisse, mais rien n’est certain. Auguste Clésinger était donc peintre, sculpteur mais il maîtrisait aussi l’art du fusain. C’est après 2 heures de visite enrichissante que nous avons rejoint l’air pur, nous sommes allés nous désaltérer dans un bar qui se situe sur la place aux îles –basses où se dresse le pêcheur aux chavots. Pour rejoindre Dole, à quingey, nous avons pris la direction d’Arc-et-Cenans, ensuite nous avons roulé entre les bords de la Loue et la lisière de la forêt de Chaux jusqu’à la cité de Pasteur.

En voiture nous nous dirigeons vers la Bourgogne, nous allons visiter Auxonne qui se trouve à 15 kilomètres de Dole, le thème de la découverte de la ville est intitulé, sur les pas de Napoléon. La présentation d’Auxonne se trouve en fin de document. Le circuit part devant l’office du tourisme, il se trouve sur la place de l’église. Nous nous dirigeons vers le quartier Napoléon, c’est-à-dire l’endroit où se trouvent les casernes. Arrivés devant la caserne, on aperçoit la fenêtre de la chambre, où le jeune lieutenant Napoléon a séjourné pendant son passage de quelques années dans la ville de garnison qu’était et est toujours Auxonne. Nous voici devant la tour des cygnes, elle servait de lieu pour les exercices de l’école pendant la mauvaise saison, au premier étage on y emprisonnait les officiers au XVII.me siècle, la tour date du 14 et du XVI.me siècle. Nous passons devant une tour qui abritait la salle d’artifice, Nous abordons l’hôtel Jean Delacroix, il est l’ancien bâtiment où était logé la direction de l’artillerie. C’est ici que vivait monsieur Pillon d’arquebouville, Bonaparte y venait souvent jouer au loto dans le grand salon du rez-de-chaussée, aujourd’hui le lieu est occupé par un hôtel restaurant, le Corbeau. Nous passons devant l’ancienne auberge de la veuve Dumont, où Bonaparte y venait s’y restaurer. En face se trouve la maison du professeur Lombard, aujourd’hui c’est le lycée Prieur, Bonaparte y venait prendre des cours de mathématique chez son professeur. La légende veut même qu’il y ait occupé une chambre au premier étage à l’extrême droite du bâtiment. Nous serpentons dans les rues perpendiculaires à l’artère centrale de la ville, nous déambulons dans la rue Lafayette, nous faisons un petit crochet par la rue Prieur de Côte-d’Or où se trouvait les anciens transports Monin, où j’ai été employé de 1973 à 1976. Nous nous rendons au château d’Auxonne, il est construit en bordure de la Saône, il fut construit sous Louis XI, Bonaparte y rendait souvent visite à monsieur Bersonnet agent comptable des vivres, il occupait un logement de fonction et possédait une importante bibliothèque. Le 22 juillet 1789, après 2 jours d’émeute, Bonaparte y était de garde au château. Le château renferme le musée Bonaparte, il conserve les souvenirs du séjour de Bonaparte à Auxonne. Nous pénétrons dans la cour du château en franchissant la tour notre dame, le château est encore en bel état, il est construit en brique rouge qui lui donne un certain éclat. Nous continuons le circuit, nous passons dans une petite rue qui longe l’ancien hôpital, c’est ici que se trouvait les anciens établissements Demange qui sévissaient dans le maraîchage. Nous distinguons l’ancien hôpital d’Auxonne, nous sommes devant l’ancien couvent des Ursulines, il fut construit au XVIII.me siècle. La façade de la chapelle est l’œuvre de l’architecte Antoine, il fut vendu comme biens nationaux à la révolution, le bâtiment fut occupé par un artisan brasseur au XIX.me siècle. La chapelle se trouvait à l’extrémité du bâtiment, la façade est en pierre rose, c’est dans cet édifice que Bonaparte y fit sa première communion en 1791, son frère l’avait emmené de Corse sur le continent pour parfaire son éducation. Nous rejoignons l’artère centrale, nous passons sous le passage de la bibliothèque qui mène dans une rue, elle est bordée de maisons à colombage du XVI.me siècle parfaitement restaurées. On y voit des arcades qui abritaient les anciennes boutiques, cette architecture était très répandue à Auxonne. Nous arrivons sur la place de la mairie, devant laquelle trône la statue de Napoléon. Nous terminons notre circuit par l’église, elle a été construite au XII.me siècle, remaniée au XIV.me et XVI.me siècle puis restaurée au XIX.me siècle. Pour la petite histoire, Napoléon a failli se noyer dans la Saône à Auxonne, il voulait traverser la rivière qui était gelée en hiver avec un ami sur leur monture, la glace céda, son ami disparu, par chance le futur empereur put rejoindre la berge sans encombre. A Authume, village jurassien situé à 15 kilomètres d’Auxonne, se trouvait le chêne Napoléon, c’est ici, paraît-il qu’il venait conter fleurette à une des domestiques du château d’Authume, lors de la construction de l’autoroute le chêne fut abattu. Notre visite terminée d’Auxonne, nous rentrons à Dole en passant par Peintre, Moissey, le massif de la Serre puis Amange mon pays natal, c’est Gaëtan qui nous conduit en qualité d’apprenti chauffeur sous la houlette de Didier mon frère et donc son père.

Un après-midi, sous la conduite automobile de Gaëtan, nous allons flâner à Gray, petite ville de la Haute-Saône, qui est située à 45 kilomètres de Dole. Pour moi c’est un retour sur le passé, c’est à Gray que j’ai fréquenté le collège d’enseignement technique, il était spécialisé dans les métiers de l’automobile mécanique auto et moto, électricité Auto, réparateur diéséliste, tôlerie carrosserie et les métiers de la forge. J’ai donc pendant 4 ans été pensionnaire dans cette institution de mécanique, qui était installée dans l’ancienne garnison militaire du XIX.me siècle. La présentation de la Franche-Comté, de la Haute-Saône et de Gray se trouve en fin de document :
Que de nostalgie sur cette départementale 473, qui relie dole à Gray, j’en connais tous les villages traversés, les virages et les paysages. Je me souviens de toutes les péripéties rencontrées, lors de mon moyen de locomotion, qui était l’auto stop. Nous traversons un chapelet de petits villages, dont 2 qui sont un peu plus importants. Moissey dans le Jura au pied du massif de la forêt de la serre et de ses carrières de pierre, et, Pesmes dans la Haute-Saône perché sur son éperon rocheux qui domine la rivière Ognon. Entres ses 2 communes on croise le carrefour dit des 4 fesses, il a comme particularité d’être aux confins de 4 départements. Il dessert les villes de Besançon dans le Doubs, dole dans le Jura, Dijon en Côte-d’Or et Gray en Haute-Saône. Peu avant ce carrefour passe la future ligne LGV qui reliera Strasbourg à Dijon, une fois le carrefour franchi, 2 kilomètres et nous quittons le jura pour passer en Haute-Saône. Nous roulons dans un paysage champêtre, où se mêlent les champs cultivés, les prairies et les forêts. Arrivés à Gray, nous nous garons sur l’ancienne place d’armes, elle est située en face de l‘ancienne garnison, aujourd’hui transformée en lycée technique, de mon temps appelé collège d’enseignement technique. Dans ses petites villes de provinces rien ne change, alors j’ai bon rôle de servir de guide. Nous descendons de la partie haute de la ville sur laquelle se trouvent tous les anciens bâtiments militaires, nous empruntons une ruelle délimitée par des marches, qui longe l’ancien palais de justice. D’ailleurs le bar qui se trouve en face rappelle ce passé, c’est le bar du palais. Une fois dans la ville basse, nous rejoignons la gare routière, qui se trouve sur la route qui mène à Besançon, nous laissons sur notre droite la route qui mène à l’espace loisirs, il est situé en bord de Saône où les activités nautiques sont reines . Nous continuons notre balade en direction du pont, qui traverse la Saône en direction de langres, qui est située en Haute-Marne en Champagne. Pour la petite histoire, nous passons devant la permanence parlementaire d’Alain Joyandet, ancien secrétaire d’état du gouvernement présidé par Nicolas Sarkozy. Il a été obligé de démissionné, car il avait confondu l’intérêt public avec ses intérêts privés de chef d’entreprise. Nous remontons la principale rue commerçante de la ville, nous nous engageons dans une ruelle escarpée, la pente est atténuée grâce à l’apport de marches d’escalier. Elle nous permet de nous conduire à la partie haute de la ville, nous débouchons sur la place de l’église. Notre promenade grayloise se termine en passant devant la mairie, elle est couverte d’un toit en tuiles vernissées, avec les éclats de soleil ambiant, ça égaie la petite place de la mairie. Elle fut administrée par Christian Bergelin, ministre des sports dans un des gouvernements présidé par Jacques Chirac, Christian Bergelin est décédé début des années 2000, il n’avait pas franchi la soixantaine d’années. Enfin nous atteignons la place d’armes, qui est le terme de notre circuit, nous reprenons place dans la voiture. Nous faisons un petit tour panoramique de la ville, nous descendons vers la Saône, nous la franchissons en empruntant le pont qui mène sur la route de Langres, nous la descendons sur ses quais établis sur la commune d’Arc-les-Gray qui fait face à Gray. Nous sommes sur la route qui conduit à Dijon, nous la quittons pour passer devant l’ancienne gare SNCF de Gray, qui se trouvait près des anciens établissements de transport Bergelin, dont Christian Bergelin était issu. Nous refranchissons la Saône en empruntant le pont face à la gare, nous remontons dans la partie haute de la ville, sur notre gauche se dresse le petit hôpital de Gray, nous arrivons au carrefour sud de la ville, qui dessert la départementale 473 qui nous permet de rejoindre Dole. C’est la tête remplie de souvenirs, que nous effectuons la route du retour. En fait le paysage et l’environnement n’a pas beaucoup évolué depuis 40 ans, hormis la voie LGV qui rappelle que nous sommes au XXI.me siècle.

Nul n’est prophète en son pays, je le pensais, mais aujourd’hui j’en ai la certitude. J’aime bien voyager, ça doit être une de mes anciennes carences professionnelle, mais aujourd’hui c’est en m’imprégnant de l’environnement qui m’est décrit, et, des explications des guides touristiques avec lesquelles, j’essaie de parfaire ma culture générale et historique. Depuis une vingtaine d’années, je transcris tous mes séjours, mes week end, mes journées de visite dans la région de Montpellier, afin de garder une trace et en mémoire de super moments passés. C’est en quelque sorte mon album de photos, que je couche sur une feuille blanche, en essayant de faire parler ma saisie par le biais de ma synthèse vocal quand je le désire. Bien sûr je connaissais la plupart des lieux que nous avons visités lors de notre dernier séjour, mais je n’avais jamais eu l’idée d’en faire des comptes rendus. Alors ce que j’avais en tête et en mémoire restait vague, j’ai donc pris la décision cette année de prendre des notes et de me faire plaisir. En ajoutant à mon album de photos, des endroits qui m’ont accompagné dans ma vie antérieure entre la Franche-Comté et la Bourgogne. . J’ai pu réaliser ces fragments de souvenirs de villes et de sites fréquentés en dehors de l’aspect touristique grâce à Gaétan, et, à nos guides accompagnateurs occasionnels que furent Nicole, Maria, Daniel, Didier sans oublier ma mère qui malgré ses presque 80 printemps est toujours prête à nous corvoiturer dans la proche contrée doloise. J’ai beaucoup appris sur ma région, est-ce le temps maussade qui m’a rendu plus attentif à des visites vues et revues. En tout cas, tout du moins pour le moment, tout est bien clair et limpide. Et puis, maintenant si j’ai un doute, je pourrais allumer mon ordinateur, ouvrir Jaws la synthèse vocale, et hop mon album sonore me remémore mes oublis.

Michel Michelland

(Franche-Comté)
La Franche-Comté (Franche-Comtât en francoprovençal, Fraintche-Comtè en franc-comtois) est une région française qui regroupe quatre départements : le Doubs, le Jura, la Haute-Saône et le Territoire de Belfort. Avec une surface de 16202 km2, la région représente près de 3 % du territoire français, la région compte 1200000 habitants. La capitale régionale de la Franche-Comté est Besançon, principal pôle urbain avec Belfort et Montbéliard. La Franche-Comté est une des rares régions françaises dont une large partie du territoire actuel correspond sensiblement à une province historique, Belfort et son territoire n'étant pas initialement comtois. L'ancien Franc comté de Bourgogne (duquel découle le nom de Franche-Comté), le comté de Montbéliard et la partie de l'Alsace non annexée en 1871 constituent la majeure partie de la région actuelle. Cette relative unité historique, marquée par l'autonomie importante dont a bénéficié la comté de Bourgogne par le passé (notamment sous les Habsbourg), explique la forte identité de la région. Les habitants de Franche-Comté sont appelés les Francs-Comtois et les Franc-Comtoises. Le terme Comtois est également utilisé, comme dans la devise Comtois, rends-toi ! Nenni ma foi ! ou pour désigner des symboles de la région, de même que le cheval comtois et l’horloge comtoise. Le nom de Franche-Comté n'apparut officiellement qu'en 1478 ; auparavant, on parlait du comté de Bourgogne. La tradition rapporte que le comte de Bourgogne Renaud III (1126-1148) aurait refusé de prêter l’hommage à l’empereur germanique Conrad III (1138-1152), ce qui aurait valu le surnom de « Franc-Comte » lequel serait peut-être à l’origine du nom Franche-Comté, mais il faut attendre 1366 pour qu’un document officiel mentionne cette dénomination. Une autre origine est peut-être le fait que la région était une terre franche, c'est-à-dire exempte de taxes douanières. Aujourd'hui, le nom commun « comté » est masculin, mais on dit toujours la Franche-Comté ou, en abrégé, la Comté. Habitée au paléolithique inférieur, la Franche-Comté fut relativement unie dès l'Antiquité. À l'origine territoire des Séquanes, elle passa sous domination romaine après la chute de Vercingétorix. Occupée brièvement par les Burgondes après les Grandes invasions, elle fut annexée par les Francs en 534. Après la mort de Charlemagne, elle changea plusieurs fois de souverain, faisant partie, selon l'époque, du Saint Empire romain germanique, du royaume de France ou du duché de Bourgogne. Ce n'est qu'en 1678 par le traité de Nimègue que la Franche-Comté devient définitivement française. La région de Franche-Comté est divisée en quatre départements, le Doubs étant le plus peuplé et le Territoire de Belfort le plus dense. La Franche-Comté est composée de 1786 communes, dont la surface moyenne est largement inférieure à la moyenne métropolitaine (9 km2 au lieu de 15). Depuis les législatives de 2007, deux députés francs-comtois sont aux couleurs socialistes et onze aux couleurs de l'UMP. Les Francs-Comtois ont voté pour 55,5 % des voix pour Nicolas Sarkozy au second tour de l'élection présidentielle de 2007. La région est présidée par Marie-Marguerite Dufay, du Parti socialiste. De par sa position au centre de l'Europe, la Franche-Comté est un passage obligé des mouvements à la fois humains et économiques. En effet, la région, frontalière avec la Suisse, est aussi très proche de deux grands pays européens : l'Allemagne et l'Italie. La Franche-Comté est une région montagneuse. Elle contient une partie importante du massif du Jura, en bordure avec la Suisse. Au nord de la région se trouve le massif des Vosges (une partie du Ballon d'Alsace se trouve en Franche-Comté). Les trois principaux sommets sont le Crêt Pela à 1495 m dans le Jura, le mont d'Or culminant à 1463 m dans le département du Doubs et le Ballon d'Alsace culminant à 1247 m dans le territoire de Belfort. Les sommets les plus élevés du massif du Jura se situent en Suisse ou dans l'Ain. La région possède 5350 km de cours d'eau dont 4549 km où la pêche est possible et 320 km de voies navigables. Les principales rivières de la région sont la Saône, l'Ain, la Cuisance, le Doubs, la Loue, l'Ognon, la Bienne, la Valouse, le Suran, la Seille, le Hérisson, la Savoureuse, l'Autruche, l'Allaine ou l'Allan (en France), le Lison. On y dénombre pas moins de quatre-vingt lacs et mille étangs, comme le lac des Rousses, lac de Chalain, lac du Vernois, lac de Lamoura, lac de Vesoul-Vaivre, lac de Saint-Point, lac de Remoray, lac de Bonlieu, lac de Narlay et le fameux lac de Vouglans qui est la troisième retenue artificielle française avec 605 millions de mètres cubes. Sur 43 % de son territoire régional, soit 705000 ha, on trouve de grandes forêts de hêtres, de chênes et de sapins dont certains peuvent se dresser jusqu'à 50 mètres. L'épicéa commun et le sapin blanc sont les arbres emblématiques du massif du Jura et leurs massifs résineux en font la plus grande sapinière européenne. La Franche-Comté est la deuxième région la plus boisée de France, derrière l'Aquitaine, dont (44,8 %) de la surface est couverte Avec plus de 700000 hectares de forêt, et la plus grande sapinière d'Europe, la Franche-Comté possède aussi la seconde forêt de feuillus de France sur 22000 ha, la forêt de Chaux. Deux grands types d'écosystèmes dominent dans cette région ; forestiers et des lacs/étangs/tourbières qui offrent un refuge à une biodiversité élevée, dont de nombreux oiseaux, cerfs, sangliers, écureuils, chats sauvages. Le Grand Tétras, le lynx et enfin le retour du chamois sont emblématiques de la protection et de la restauration des habitats naturels dans la région. Certaines parties du territoire sont parfois confrontées au pullulement de campagnols des champs. La fragmentation forestière et le morcellement écologique des milieux y sont moindre que dans d'autres régions, mais y existent. Pour la réduire et en réduire les effets, en février 2011 la Région, avec la DREAL a commencé à élaborer son SRCE, dans le cadre de sa Trame verte et bleue, avec un « comités de préfiguration des comités régionaux "trames verte et bleue" » (Instance de proposition auprès de l'État et de la Région, co-élaborateurs du SRCE. La population totale de la région était de 1151000 en 2007. La croissance démographique est d'environ 0,20 % par an entre 1990 et 1999. D'un point de vue démographique, la Franche-Comté est relativement concentrée, avec d'un côté ses hauts plateaux et ses bassins relativement avec quelques villages et petites villes clairsemés. De l'autre côté, elle compte deux grands bassins démographiques, les deux situés dans le département du Doubs, l'un à cheval sur le Territoire de Belfort : aire urbaine Belfort-Montbéliard-Héricourt-Delle avec 300000 habitants, l'autre, celui de Besançon, avec plus de 220000 habitants. Pour autant, Besançon est la première unité urbaine de la région Franche-Comté avec environ 134000 habitants, suivi de Montbéliard, 117000 habitants et de Belfort, 92400 habitants. 5,9 % de la population franc-comtoise est immigrée contre 7,4 % au niveau national. Les 5 pays d'origine les plus représentés sont le Maroc (15,7 %), l'Algérie (14,1 %), le Portugal (13,9 %), l'Italie (12 %) et la Turquie (10,6 %).La production agricole s’appuie sur l’élevage bovin (Montbéliarde) et la production de fromages (le Comté, le Mont d'Or, le Morbier, le bleu de Gex, la Cancoillotte). Parmi ces fromages, quatre sont des AOC. La culture de céréales (144380 ha) et d’oléagineux (38450 ha) est significative. La région possède également des vignobles qui produisent des vins d’exception. La Franche-Comté est la seule région viticole du monde à produire cinq sortes de vins bien distinctes: les rouges, les blancs, les rosés, les jaunes et les vins de paille. Enfin, la forêt comtoise qui recouvre 42% du territoire génère de nombreux emplois. La Franche-Comté est, proportionnellement à sa population, la première région industrielle de France, 6 emplois sur 10 sont dans le tertiaire et le taux de chômage s'élevait à 8,5 %. Le PIB par habitant en 2002 y était de 21897 €. Elle est également la plus exportatrice de France. En 2003, le PIB franc-comtois s'élevait à 25,6 milliards d'euros soit 1,6% du PIB national. Le PIB de la région croît à un rythme moyen de 2 % par an, ce qui classe la Franche-Comté parmi les régions les plus dynamiques de France. Ce dynamisme est notamment dû à un domaine industriel important. Le pôle urbain Montbéliard-Belfort est le centre économique de la région, essentiellement dédié à l'automobile et au TGV. Le site industriel Peugeot - Citroën Sochaux est le premier de France avec 13841 salariés en septembre 2006. Il produit actuellement la Peugeot 308, la Peugeot 3008 et la nouvelle Peugeot 5008. Il est aussi le premier employeur de la région. L'automobile se voit être le fleuron de l'industrie, Peugeot et ses autres filiales y représentent jusqu'à 10 % de la production de France. À Belfort se situent les usines Alstom spécialisées dans la production ferroviaire, notamment pour les TGV, ainsi que dans les générateurs et turbines industriels, ainsi que General Electric (GE Energy Products Europe) pour les turbines à gaz. La ville de Besançon est un véritable centre pour les secteurs de la mécanique. Elle est un pôle d'excellence historique des microtechniques, du temps fréquence et du génie biomédical, ainsi que le premier centre européen du découpage de haute précision. En juin 2005, la ville s'est vu décerner un label de pôle de compétitivité national dans le domaine des microtechniques. Durant la saison hivernale, les séjours se concentrent dans les massifs montagneux (stations des Rousses et de Métabief principalement). La place du ski alpin est assez réduite ; en revanche, le ski de fond est pratiqué en de nombreux endroits. Le marché de Noël de Montbéliard (l'un des plus prisés de France) prend également une grande place touristique pendant le mois de Décembre. L’été, la Franche-Comté offre aux amateurs de randonnées, de cyclisme sur route (notamment grâce au ballon d'Alsace) et de VTT de nombreuses activités. On pratique également la pêche au bord des rivières et des lacs de la région, ainsi que le tourisme fluvial dans la vallée de la Saône. L’hôtellerie de plein air concentre près de 40 % de ses nuitées dans le Pays des Lacs avec la présence de campings de taille relativement importante. Tous hébergements confondus, près des deux tiers de la consommation touristique est faite d'avril à septembre. Malgré la position frontalière de la région, la Franche-Comté accueille environ 1,7 % des séjours français aussi bien pour les séjours courts que les longs. Le réseau routier comtois est assez développé, l'A36 (la Comtoise) est sur l'axe reliant l'Allemagne et l'Alsace avec Lyon et plus loin Marseille. Cette autoroute dessert Belfort, Montbéliard, Besançon et Dole, les villes les plus importantes de la région. L'A39 relie Dijon à Bourg-en-Bresse via Lons-le-Saunier. La Franche-Comté est couverte par le réseau ferré TER Franche-Comté. Le réseau ferré est également structuré suivant un axe comparable (ligne Mulhouse - Dijon ou Strasbourg - Lyon). Le reste du territoire bénéficie d'une offre de transport en commun plus faible ou parfois inexistante. Avec l'arrivée en 2011 de la LGV Rhin-Rhône en Franche-Comté, de nombreuses gares sont en construction, la gare de Belfort - Montbéliard TGV et la gare de Besançon-TGV. Le réseau fluvial est lui aussi orienté sur un axe comparable (du nord-est à l'ouest de la région) avec le canal Rhin-Rhône. La région Franche-Comté est desservie par plusieurs petits aérodromes dont le principal est l'aéroport de Dole - Tavaux. Le nord de la région Franche-Comté est également desservi par l'aéroport international Basel-Mulhouse-Freiburg, situé à environ 65 km de Belfort et l'aéroport international de Genève-Cointrin n'est qu'à une cinquantaine de kilomètres de Morez. Sites naturels : Le Parc naturel régional du Haut-Jura situé dans le sud-ouest du massif du Jura. Les Cascades du Hérisson, les plus remarquables du Jura. Ces cascades sont particulièrement impressionnantes au moment de la fonte des neiges ou lorsqu'elles sont gelées lors des grands froids. Le Ballon d'Alsace, 1247 mètres d'altitude, sommet de la partie sud de la chaîne des Vosges. Il est situé aux confins de l'Alsace, de la Franche-Comté et de la Lorraine, au cœur du Parc naturel régional des Ballons des Vosges. Le lac de Saint-Point aussi connu sous le nom de lac de Malbuisson, situé dans le Doubs. Il est l'un des plus grands lacs naturels de France. Le lac de Vouglans, situé dans le Jura. Il est la troisième retenue artificielle française avec 620 millions de m³ après Serre-Ponçon qui est deux fois plus importante (1200 millions de m³) et le lac de Sainte-Croix (760 millions de m³). Un barrage (voûté à double courbure) a été installé par EDF entre 1964 et 1969. La reculée de Baume-les-Messieurs. La source de la Loue. Le saut du Doubs. Le Mont d'Or et d'autres sommets du massif du Jura. De nombreuses grottes : le gouffre de Poudrey (la plus vaste salle souterraine aménagée en France et qui compte parmi les dix plus importantes d'Europe) ; la grotte d'Osselle (son décor naturel, la variété de ses cristallisations et colorations, ses phénomènes géologiques et ses trésors historiques et préhistoriques en font une grotte classée parmi les plus étonnantes grottes mondiales ; c'est également la plus ancienne caverne touristique connue, avec celle d'Antyparos en Grèce) ; la grotte de la Glacière (unique en Europe, le seul lieu où l'on peut voir de la glace à 525 mètres d'altitude en été) ; la grotte des Moidons ; la grotte de Baume Les Messieurs ; la grotte des Planches ; la grotte Sainte-Anne... Héritière d'une histoire mouvementée, la Franche-Comté conserve de nombreux monuments : Forts et fortifications sont très présents en Franche-Comté, région française frontalière. La Citadelle de Besançon est l'une des plus belles citadelles fortifiées de Vauban et inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO. Il faut aussi mentionner le fort de Joux, le fort des Rousses, le château de Montbéliard ou les fortifications de Belfort et sa région. La Saline royale d'Arc-et-Senans est une œuvre de l'architecte Claude Nicolas Ledoux. Elle avait pour but la production de sel à partir de la saumure provenant des Salines de Salins-les-Bains qui manquaient de bois. Les deux sites sont inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO• Le Lion de Belfort est une sculpture de Frédéric Bartholdi. L'œuvre symbolise la résistance héroïque de Belfort face à l'armée prussienne en 1870-1871. La chapelle de Ronchamp construite par l'architecte franco-suisse Le Corbusier et terminée en 1955. De nombreux villages pittoresques. Le château d'Oricourt, le château fort du XII.me siècle le mieux conservé en Franche-Comté. Le symbole le plus marquant de la Franche-Comté (parce que visible) est sans aucun doute le clocher comtois dit clocher à dôme à impériale. Il existe 665 clochers de ce type (forme généralisée du XVIII.me à mi-XIX.me siècle), tous différents les uns des autres par leur taille et surtout leur couverture. Cette dernière est faite de tavaillons ou de plaques de métal dans les régions froides et enneigées, et de tuiles plates vernissées dans les plaines. Les différentes couleurs vives de ces tuiles permettent d'obtenir des motifs géométriques et de différencier les villages les uns des autres. Plusieurs exemples de couverture en tuiles vernissées existent aussi sur des bâtiments publics anciens, l'hôtel de ville de Gray par exemple. Les Fermes à tuyé sont des habitations typiques de la région. Ces fermes sont de taille importante car elles devaient protéger les hommes et les animaux pendant tout l’hiver. On appelait « tuyé » l'immense cheminée en bois pyramidale sur le toit, mais aussi la pièce qui servait jadis de fumoir. La cuisine traditionnelle franc-comtoise repose sur les spécialités du terroir : Ses fromages : le comté, la cancoillotte, le mont d'or, le morbier, l'édel de Cléron, etc. Ses alcools et boissons : les vignobles du Jura, le vin de paille, le vin jaune, le crémant du Jura, l’absinthe, l'anis de Pontarlier, le kirsch, la liqueur de sapin, des bières artisanales (La Rouget de Lisle, La Griffe du Lion), etc. Sa charcuterie : la saucisse de Morteau et la saucisse de Montbéliard, etc. Ses plats cuisinés : la galette comtoise, le poulet à la comtoise, la morbiflette, la croûte aux morilles, la fondue jurassienne, la poularde aux morilles, le coq au vin jaune, le Téméraire, les griottines, la croque-rave, le plat saucisses, patates, cancoillote etc. La légende de la Vouivre à Avoudrey et Mouthier-Haute-Pierre, cette créature cousine du dragon inspira un roman de Marcel Aymé, la Vouivre. La République libre du Saugeais : le Saugeais ou Sauget est une entité géographique composée de onze communes du Haut-Doubs en France réunies en une république folklorique baptisée « République libre du Saugeais ». Montbenoît en est la capitale politique, et Gilley la capitale économique. La république du Saugeais fait au total 125 km².

(Jura)
Le Jura est un département français dont le nom vient du massif du Jura. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 39. Le Jura s’étend sur 5000 kilomètres carrés il a 260000 habitants. Le mot Jura vient du bas-latin (ou latin tardif) juria et signifie « forêt » ou « forêt sauvage » ou « forêt de montagne » (du celtique joris). Tout comme le reste de l'ancienne province de Franche-Comté, il fut annexé par la France en 1678 lors du Traité de Nimègue. Le département a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir d'une partie de la province de Franche-Comté. Il comptait alors 6 districts, qui furent remplacés par 4 arrondissements en 1800. Celui de Poligny fut supprimé en 1926. Après la victoire des coalisés à la bataille de Waterloo (18 juin 1815), le département est occupé par les troupes autrichiennes et suisses de juin 1815 à novembre 1818 (voir occupation de la France à la fin du Premier Empire). Le département du Jura fait partie de la région Franche-Comté. Il est limitrophe des départements du Doubs, de la Haute-Saône, de la Côte-d'Or, de la Saône-et-Loire et de l'Ain, ainsi que du canton de Vaud (Suisse). L'artisanat est une composante essentielle du département puisque 4700 entreprises, 16000 actifs composent l'artisanat jurassien. Première entreprise du département, l'artisanat emploie plus de 1000 apprentis chaque année. Le CFA du Jura forme 752 apprentis dans les domaines du bâtiment, de la boulangerie, la pâtisserie, la boucherie, la charcuterie, la coiffure, la mécanique automobile, la vente, ... Le tourisme tient une place importante dans l'économie du département qui gère à travers des régies les domaines de Chalain et de Vouglans organisés autour des activités aquatiques comme la baignade, la voile ou la pêche sur ces deux grands plans d'eau (lac naturel pour le lac de Chalain et lac de retenue pour le lac de Vouglans). Le département compte trois sites inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco : les Salines de Salins-les-Bains et les deux sites palafittiques de Clairvaux et Chalain. Le tourisme vert se développe aussi, comme les gîtes ruraux, dans presque toutes les communes où les sentiers de randonnée se multiplient ainsi que des activités sportives (VTT - spéléologie - équitation...). Le tourisme d'hiver est également important au-dessus de 800 mètres avec le ski de fond (Foncine-le-Haut...) ou ski de piste dans la station des Rousses. En 2008, la médiane du revenu fiscal des ménages par unité de consommation du département s'élevait à 17499 euros, cachant des disparités importantes de Les Deux-Fays (12085) à Avignon-lès-Saint-Claude (25427). Le département possède l’un des plus petits vignobles français par la surface avec 1850 hectares, il est parmi les plus originaux par la personnalité typique et l'excellence de sa production viticole. Il est largement réputé pour ses vins blancs dont son cépage Savagnin, qui donne notamment le Vin Jaune. On trouve également des vins singuliers comme les vins liquoreux que sont le Macvin ou le Vin de Paille. La Percée du Vin Jaune est devenue le plus gros évènement du département. La culture du vin et du terroir y sont mêlés à une fête populaire. Les habitants du Jura sont les Jurassiens. Personnages historiques et hommes politiques: Joseph Rouget de Lisle, auteur de La Marseillaise• Jules Grévy, homme d'Etat français, notoirement président de la Troisième République. Edgar Faure, homme d'Etat français, notoirement député du Jura, plusieurs fois ministre, président du Conseil à deux reprises et président de l'Assemblée nationale sous la Quatrième République• Jacques Duhamel, homme d'Etat, notoirement député du Jura et deux fois ministre. Jacques Poly, généticien, président-directeur général de l'INRA, à l'origine de la loi sur l'élevage• Jean-Luc Mélenchon, homme politique, co-fondateur du Parti de gauche. Dominique Voynet, femme politique. Louis Pasteur, scientifique, créateur du vaccin contre la rage. Sportifs : Jason Lamy-Chappuis, coureur du combiné nordique, médaillé d'or aux Jeux olympiques d'hiver de 2010 de Vancouver (Canada) en combiné nordique. Alex Rousselet, fondeur. Vincent "Vino" Desfrane, biathlète, champion olympique de la poursuite 2006. Artistes, hommes de lettre : Hubert-Félix Thiéfaine, chanteur. Bernard Clavel, écrivain. René Rémond, historien et politologue français, membre de l’Académie française. Marcel Aymé (1902-1967), écrivain• Jean Amadou, humoriste, chansonnier, journaliste. Scientifiques, et industriels: Louis Pasteur, chimiste et pionnier de la microbiologie. Louis Vuitton, fondateur du groupe Louis Vitton. Famille Breuil, fondateur de Smoby, ancien n°2 du jouet en Europe, aujourd'hui "Smoby Toys" filliale de Simba-Dickie-Group.

(Doubs)
Le département du Doubs est un département français qui tient son nom de la rivière éponyme. C'est un département de la région de Franche-Comté avec laquelle il partage sa préfecture, Besançon. Les habitants du Doubs sont les Doubiens, comme l'indique le site du Conseil général (les Doubistes étant les habitants de la ville de Doubs). L'Insee et la Poste lui attribuent le code 25. Le épartement du coubs s’étend sur 5200 kilomètres carrés, il compte un peu plus de 520000 habitants. Jadis peuplé par les Séquanes, peuple celtique de l'est de la Gaule, le territoire du Doubs fut sous domination romaine jusqu'au Ve siècle avec pour métropole Vesontio. Le christianisme a très tôt été introduit dans la région par le premier évangélisateur de Franche-Comté : Saint-Ferréol et son frère le prêtre Saint Ferjeux, fondateurs de l'Église de Besançon. Ils furent martyrisés en 212. Maximilien Ier conquit par le mariage la province en 1477 Envahie ensuite par les Burgondes, la région fut rattachée au royaume d'Arles lors de l'établissement de la féodalité. C'est au XI.me siècle qu'est fondée le comté palatine de Bourgogne, à la fois convoité par le roi de France et l'Empereur. Puis le comté fut rattaché à la France au XIV.me siècle lors du mariage de Philippe V avec la comtesse de Bourgogne Jeanne II. C'est ainsi qu'elle partagera alors son histoire avec le Duché de Bourgogne, gardant néanmoins une autonomie certaine. Plus tard, le mariage de Marie de Bourgogne, héritière de Charles le Téméraire, avec Maximilien de Habsbourg, fit tomber en 1477 la région sous les mains de la maison d'Autriche, cela malgré l'intervention militaire du roi Louis XI. Arrivé au XVI.me siècle et XVII.me siècle du protestantisme malgré le très fort ancrage du catholicisme à la région qui sera ravagée par les Suédois de Saxe-Weimar pendant la Guerre de Trente Ans mais au final, en 1678, le Comté redevient français après signature du Traité de Nimègue, cédée par l'Espagne. Il va connaître alors une prospérité économique de par son autonomie relative. Le département du Doubs a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir d'une partie de la province de Franche-Comté. La république de Mandeure lui fut rattachée en 1793, et la principauté de Montbéliard (qui avait précédemment fait partie du Mont-Terrible puis du Haut-Rhin) en 1816. Le Consulat installe le Conseil général et le préfet en 1800 puis 48 ans plus tard, en instaurant le suffrage universel, la Seconde République permet à chaque canton d'élire son conseiller. La commune du Cerneux-Péquignot est annexée par le canton de Neuchâtel en application du Traité de Paris en 1814. Après la victoire des coalisés à la bataille de Waterloo (18 juin 1815), le département est occupé par les troupes autrichiennes et suisses de juin 1815 à novembre 1818 (voir occupation de la France à la fin du Premier Empire). Durant la Seconde Guerre mondiale, les maquis du Lomont jouèrent un rôle important dans la Résistance. Le Doubs est, depuis 1800, découpé en 3 arrondissements : Arrondissement de Besançon• Arrondissement de Montbéliard• Arrondissement de Pontarlier. Ainsi qu'en 35 cantons dont 17 dans l'arrondissement de Besançon, 13 dans celui de Montbéliard et 3 dans celui de Pontarlier. Le département possède 30 intercommunalités dont deux communautés d'agglomérations, celle du Grand Besançon et du Pays de Montbéliard. On y trouve au total 594 communes. Le Conseil général du Doubs se compose de 35 élus et est présidé par Claude Jeannerot. Dans chaque canton, un conseiller général est élu pour une durée de six années par le biais du suffrage universel direct selon le mode de scrutin uninominal majoritaire à deux tours. Il représente à la fois un territoire, le canton mais aussi la population qui y vit. Il fait aussi partie des collèges électoraux qui élisent les sénateurs ; ces derniers, qui sont au nombre de trois, sont chargés de représenter le Doubs au Sénat. Le Doubs, premier cours d'eau du département. Le Doubs fait partie de la région Franche-Comté. Il est limitrophe des départements du Jura, de la Haute-Saône et du Territoire de Belfort, ainsi que des cantons suisses de Vaud, de Neuchâtel et du Jura. Le Doubs appartient au Massif du Jura, massif calcaire d'altitude moyenne, et présente tous les éléments caractéristiques du relief jurassien: monts, vaux, cluses, combes bordées de crêts. Son point culminant est le Mont d'Or qui culmine à 1463 mètres d'altitude ; l'autre point majeur est le Morond à 1419 m. On peut distinguer trois régions. À l'ouest, la plaine de la Haute-Saône et son relief accidenté façonné par les eaux. Le centre est, lui, principalement une région de hauts plateaux calcaires ; quant à l'est, la montagne domine le département ; elle est composée de hauts plateaux mais cependant ses sommets restent modestes. Les glaciers puis les cours d'eau ont entaillé les plateaux pour donner naissance à des lacs (718 hectares au total) dont les principaux sont: le Lac de Saint-Point aussi appelé Lac de Malbuisson• le Lac de Remoray• le Lac de Chaillexon. Le Doubs est aussi riche de cours d'eau avec 1645 kilomètres au total: le Doubs• l'Ognon• la Loue• l'Allan• le Dessoubre• le Lison. La faune du Doubs est relativement riche et jouit notamment du retour du lynx. Les autres principales composantes de la faune sont la vache montbéliarde, le cheval comtois, le tétras, le chamois,le faucon pèlerin et l'hermine. Il existe aussi deux plantes très présentes sur le territoire du département, la gentiane jaune et l'orchis. Le climat du Doubs. Éloigné de l'influence régulatrice de l'océan, le département possède une forte influence continentale, neige et fortes gelées l'hiver, sècheresses et chaleur l'été ponctués par des pluies pouvant être orageuses. Les orages sont particulièrement fréquents et violents dans le Haut-Doubs. La principale particularité du climat de ce département de vallées, plateaux et montagne est sa grande variabilité aussi bien au cours d'une saison qued'une année sur l'autre. Le Doubs est un des départements les plus froids de France, mais aussi l'un des plus chauds à altitude comparée. L'amplitude entre la température annuelle la plus froide et la plus chaude atteint plus de 70° : 76,7°à Mouthe, 71,2° à Pierrefontaine-les-Varans, 60,9° à Besançon. Le climat est donc plus continental que montagnard sur le Massif du Jura. Records mini: -41° à Mouthe (936 m), -32,0° à Pontarlier (830 m), -32,0° au Russey (885 m), -31,9° à Pierrefontaine-les-Varans (709 m), -20,7° à Besançon (307 m). Fort de son industrie, le Doubs est le premier département de Franche-Comté pour le commerce en cumulant à lui seul plus de la moitié des exportations ainsi que des importations franc-comtoises. Le taux de chômage y est de 8,9% et on dénombrait en 2005 pas moins de 19795 entreprises et établissements. Le Doubs est aussi le 18ème département français (sur 100) à l'échelle nationale pour son PIB de 23386 par habitant. En 2008, la médiane du revenu fiscal des ménages par unité de consommation du département s'élevée à 18294 euros. Cachant des disparités importantes de Reugney (12265) à Tallenay (28288). Le poids du pôle urbain Montbéliard-Belfort, essentiellement dédié à l'automobile et au TGV, est fondamentale dans l'économie du département. Le site industrielPeugeot-Citroën Sochaux est le premier (toutes industries confondues) de France avec 13841 salariés en septembre 2006. Besançon est un véritable centre pour les secteurs de la mécanique. Elle est un pôle d'excellence historique des microtechniques, du temps fréquence et du génie biomédical, ainsi que le premier centre européen du découpage de haute précision. En juin 2005, la ville s'est vu décerner un label de pôle de compétitivité national dans le domaine des microtechniques. La population active a connu une hausse plus importante que celle de la population. Le taux d’activité s’établit désormais à 45% de la population totale contre 44% en 1990. Il est le résultat d'une croissance élevée du taux d'activité des femmes entre 25 et 59 ans mais aussi d'une baisse pour les hommes et les femmes de 15 à 24 ans. Le fait que les femmes ont conservé leur activité a contribué à réduire l’écart avec le taux d’activité des hommes, toujours supérieur. Le taux de salariat s'est vu renforcé pour atteindre 90% des actifs occupés, soit 10 points de plus que les autres départements de la région. Cette population active est essentiellement concentrée autour des pôles urbains (Besançon, Montbéliard...) mais beaucoup trouvent aussi en Suisse un débouché intéressant et la bande frontalière jouit d'un taux d’activité très élevé. Le nombre d’actifs avec un emploi et résidant dans les communes péri-urbaines a augmenté de plus de 15% alors qu'il baisse de plus de 3% pour les habitants des villes de plus de 10000 habitants. Le Doubs est le premier département commercial extérieur de Franche-Comté A lui seul il représente 55% des exportations de la région contre 21% par la Haute-Saône, 13% par le Territoire de Belfort et 11% par le Jura. Il en va de même des importations puisque 52% d'entre elles sont du Doubs, 19% de Haute-Saône, 15% du Territoire de Belfort et enfin 14% du Jura. Le Doubs a une population de 512900 habitants et une superficie de 5234 km². La capitale, donc préfecture, est Besançon et ses deux sous-préfectures sont Montbéliard et Pontarlier. Le département concentre la population, l'emploi et les services de la Franche-Comté. En effet, les deux plus grandes agglomérations régionales sont situées dans le Doubs : Besançon (130000 habitants) et Montbéliard (125000). Les habitants du Doubs sont les Doubistes ou les Doubiens. Cependant, le conseil général du département opte pour Doubiens. De 1990 à1999, la population du département a cru à un rythme annuel de 3,23%(3 % au total). Pendant la même période, le nombre de logements s’est accru au total de 12 % et la population active de 3,7 %. Ces évolutions ne sont pourtant pas uniformes ; le dynamisme touche notamment les bassins d'emploi et la zone frontalière à la Suisse. Au travers de quelques difficultés économiques entre 1990 et 1999, le Doubs a vu ses emplois offerts en zones urbaines et en Suisse-même devenir déterminants. L’accroissement démographique du Doubs est le plus fort de tous les département français. On y trouve près de 3 % d’habitants supplémentaires et a dépassé les 500000 habitants. La longévité et l'affaiblissement de la natalité tendent cependant à changer la structure de la population puisque la proportion des moins de 20 ans a fortement chuté ces 10 dernières années. À l'inverse, les personnes âgées ont fortement augmenté en nombre et représentent une personne sur cinq de la population doubiste alors qu'ils ne représentaient qu’une personne sur sept en 1975. La population la plus jeune se concentre autour des villes, en particulier Pontarlier et Besançon, qui accueille de nombreux étudiants. Le statut de ville universitaire de Besançon joue très fortement sur la migration intra comme extra-régionale et accueille des jeunes d'autres départements de la région. Cependant, les jeunes diplômés quittent souvent leur lieu d'études, ce qui explique le déficit des 18/24 ans. Sur la période 1999-2006, la croissance est encore plus rapide, avec un taux d’accroissement annuel moyen de 4,8 ‰. Le tourisme dans le Doubs est essentiellement familial. On y trouve quelques pôles sportifs, comme la station de Malbuisson au bord du lac Saint-Point, dédiés notamment au VTT, au ski de fond, à l'équitation, au kayak, à la pêche... De plus, le relief karstique du département offre des opportunités à la spéléologie. Le seul point de ski alpin notable se situe à Métabief, même si beaucoup de communes rurales ont leurs propres infrastructures constituées de petites remontées mécaniques à vocation familiale. L'activité touristique du Doubs représente près de 40% de celle de la région et 1% à l'échelle nationale. Avec plus de 15000 emplois liés à cette activité et 450 millions d'euros de chiffre d'affaires, le tourisme et les loisirs ne constituent pour autant que 5 % du produit brut départemental. Le Conseil régional, conscient de l'enjeu qu'apporte le développement touristique dans le Doubs, a entrepris sur la période 2003 - 2006 une stratégie de développement du tourisme. Conscient de l'enjeu du développement de l'économie touristique, le Conseil général a engagé une réflexion avec le Comité départemental du tourisme du Doubs afin de construire une stratégie de développement pour la période 2003-2006, notamment à travers : la constitution d'un pôle touristique pour structurer la vallée du Haut-Doubs autour du lac Saint-Point et Malbuisson, et de la station de ski de Métabief. un soutien spécifique à chaque projet qui apporterait une retombée économique locale directe. un renforcement concernant l'hébergement avec une montée en gamme. une dynamique de développement concernant les produits sports et loisirs. Le département offre aussi de nombreux sites et monuments d'exception dont les plus remarquables sont la Citadelle de Besançon, la Saline royale d'Arc-et-Senans, le Château de Joux, le village de Lods, le Château de Montbéliard, etc... Dans un cadre plus naturel, le département n'est pas en reste et propose aux visiteurs de nombreux détours: Lacs et rivières. on note en particulier la Vallée des deux lacs (Lac Saint-Point, et Lac de Remoray) et leurs nombreuses plages telle la plage des Perrières et la plage des Landes à Malbuisson, le village phare touristique du lac Saint-Point, et les plages de plage de Remoray, la plage du Port, celle des Grangettes et enfin la plage de Chaon. on y trouve de nombreuses grottes dont certaines aménagées spécialement pour les visiteurs, les plus notables étant le Gouffre de Poudrey, la Grotte de la Glacière et la Grotte d'Osselle. il y a aussi de nombreux espaces naturels puisque le Doubs reste un département très vert: il existe la Réserve naturelle du Lac de Remoray, le Val de Consolation, le Saut du Doubs qui reste le premier site naturel mais aussi les Échelles de la Mort. Le Haut-Doubs assure lui aussi de très belles échappées naturelles comme son point culminant, le Mont d'Or ou la source de la Loue. D'un point de vue plus global et sommaire, le Doubs possède : 1150 km de pistes de ski nordique• 60 km de ski alpin• 2300 km de sentiers de petite randonnée• 850 km de sentiers de grande randonnée• 1600 km de sentiers VTT balisés• 50 musées et expositions permanentes• 13 châteaux et monuments• 3 grottes• 25 églises remarquables. Personnages célèbres : Le maréchal d'Empire Bon Adrien Jeannot de Moncey né en 1754 à Moncey• L'écrivain Charles Nodier né en 1780 à Besançon. Xavier Marmier né en 1808 à Pontarlier. L'intellectuel Victor Hugo né en 1802 à Besançon. Le sculpteur et artiste-peintre Auguste Clésinger né en 1814 à Besançon. Les inventeurs Auguste et Louis Lumière ("les frères Lumière") nés respectivement en 1862 et 1864 à Besançon. Le peintre Gustave Courbet né en 1819 à Ornans. Le romancier Louis Pergaud né en 1882 à Belmont. Personnages historiques : Antoine de Granvelle• Bon Adrien Jeannot de Moncey• Calixte II• Charles-Étienne-François Ruty• Claude Jacques Lecourbe• Claude Goudimel• Claude-Adrien Nonnotte• Georges Pernot• Sainte Jeanne-Antide Thouret• Joseph Acton• Nicolas Perrenot de Granvelle• Saint Etienne Théodore Cuenot• Saint Joseph Marchand. Artistes et intellectuels : Antonin Fanart• Armand Barthet• Auguste Clésinger• Charles Fourier• Charles Nodier• Félix Gaffiot• Félix-Henri Giacomotti• Gustave Courbet• Jean Gigoux. Jean Mairet• Jules Zingg• Louis Pergaud• Nicolas Nicole• Pierre-Adrien Pâris• Pierre Joseph Proudhon• Robert Fernier• Tristan Bernard• Victor Hugo• Xavier Marmier. Scientifiques, inventeurs et industriels : Auguste Castan• Auguste et Louis Lumière• Eugène Péclet• Famille Peugeot• Georges Cuvier• Hilaire de Chardonnet• Jean-Jacques Chifflet• Jean Résal• Justin Girod-Chantrans• Pierre Vernier. Sportifs : Benoît Pedretti• Camel Meriem. Fabrice Guy• Florence Baverel-Robert• Jean de Gribaldy• Khedafi Djelkhir• Maxime Chataignier• Mickaël Isabey• Morrade Hakkar• Pierre-Alain Frau• Raphaëlle Tervel• Sandrine Delerce• Vincent Defrasne• Francis Mourey.

(Haute-Saône)
La Haute-Saône est un département français appartenant à la région de Franche-Comté. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 70. La haute-Saône s’étend sur 5300 kilomètres carrés, elle compte 240000 habitants. Le département a été créé à la Révolution française par la loi du 22 décembre 1789, à partir d'une partie de la province de Franche-Comté, l'ancien bailliage d'Amont. Après la victoire des coalisés à la bataille de Waterloo (18 juin 1815), le département est occupé par les troupes autrichiennes de juin 1815 à novembre 1818 (voir occupation de la France à la fin du Premier Empire). La Haute-Saône fait partie de la Région Franche-Comté. Elle est limitrophe des départements de la Côte-d'Or, de la Haute-Marne, des Vosges, du Territoire de Belfort, du Doubs et du Jura. Elle est divisée en 32 Cantons. Le département de la Haute-Saône présente une forme allongée d'orientation sud-ouest nord-est. C'est un territoire de transition, entre des régions dépressionnaires de l'est de la France, la dorsale européenne (banane bleue) qui de Londres à Gênes en passant par la vallée du Rhin concentre un maximum de richesses et de services, et l'axe de développement de la vallée du Rhône. En Haute-Saône, quand on traverse le département d'ouest en est, on peut distinguer 5 grandes unités géographiques: une zone de plaine traversée par la Saône en provenance des Vosges ; une zone en fer à cheval de plateaux calcaires touchant au nord au plateau de Langres et séparé au sud-est des prémices du massif Jurassien par la vallée de l'Ognon ; une zone de collines gréseuses se développant vers le nord; la dépression sous-vosgienne ; les bombements cristallins des Vosges du Sud qui marquent la limite nord-est du département. À la limite Sud des Vosges, la trouée de Belfort est la voie de passage traditionnelle vers l'Alsace, entre ce massif et celui du Jura. Les forêts occupent 2250 km2, dont 1220 km2 de forêts communales. Département très rural, il n'est pourtant pas un département agricole. C'est un département de tradition industrielle et en particulier de tradition métallurgique ancienne. agriculture : 4919 emplois ; construction : 4504 emplois ; secteur industriel : 18747 emplois ; secteur tertiaire : 44865 emplois. En 2008, la médiane du revenu fiscal des ménages par unité de consommation du département s'élevait à 16719 euros, cachant des disparités importantes, de Raincourt (11705 euros) à Errevet (26002 euros). Les habitants de la Haute-Saône sont les Haut-Saônois et Haut-Saônoises . C'est un département rural, dont la population urbaine ne représente que 44 % du total (101078 habitants). Seules 15 communes ont plus de 2000 habitants (totalisant 81003 habitants), tandis que 457 communes en ont moins de 500 (totalisant 82322 habitants). La densité de 43 habitants par km2 n'atteint pas la moitié de la moyenne nationale. Personnalités : Alain Perrin, entraîneur de football• Edouard Belin, inventeur du fax• Ghislain Lemaire, judoka, Stéphane Peterhansel, pilote moto et automobile, Nicolas Vouilloz, champion de VTT• Patrick Bouchitey, acteur, Edwige Feuillère, actrice• Christian Bergelin, Jean-Jacques Beucler, Jules Jeanneney, Jean-Marcel Jeanneney, Yves Krattinger, André Maroselli, Jacques Maroselli, Jean-Pierre Michel, Jean-Paul Mariot, Jean-Michel Villaumé, Alain Joyandet, Gérard Pelletier, Pierre Chantelat. personnalités politiques : Jean-Noël Jeanneney, homme politique et historien• Amédée Simon Dominique Thierry, préfet du département de 1830 à 1838 et son frère aîné Jacques Nicolas Augustin Thierry, tous deux historiens• Alfred de Jancigny, préfet du département en 1865• Jean Cézard, Georges Colomb (Christophe), dessinateurs• Pierre Joseph Desault, Pierre-François Percy, médecins• Jean-Léon Gérôme, peintre et sculpteur• André Blanchard, écrivain• Jean-François Carteaux, militaire• Cyril Menneguin dit Cyril Mennegun, cinéaste• Laurence Parisot, Armand Petitjean, Claude Peureux, entrepreneurs : Jacques de Molay, Grand maître de l'Ordre des Templiers• Antoine-Augustin Cournot, philosophe, économiste et mathématicien• Thomas Gousset, cardinal ; Jean Jouffroy, religieux et diplomate• Jules Rimet, fondateur de la coupe du monde de football• Jean Michel Claude Richard (1787-1868), ingénieur agronome qui fonda le premier Jardin d’essai agricole créé en Afrique tropicale ; la ville de Richard-Toll (Sénégal) porte son nom• Paul René Machin (1918-2003), écrivain, poète, professeur de mathématiques, historien; fut également lieutenant colonel de l'armée française• Patrick Walker, Président de Radio Vintage (103.4 FM), réserviste de la Gendarmerie, Chevalier de Bacchus. La Haute-Saône est surtout un lieu de paix et d'espaces champêtres propices à la promenade en forêt, notamment en été où la température reste agréable. Mondialement connue grâce à la chapelle Le Corbusier érigée en 1955 à Ronchamp, ce département possède un riche patrimoine, notamment construit aux XVIII.me et XIX.me siècles, période faste pour ce territoire (églises avec leurs retables classiques et baroques, bâtiments et ouvrages publics, châteaux et demeures). Treize bourgs et villages font partie du réseau des « Petites cités comtoises de caractère » (Vauvillers, Faverney, Scey-sur-Saône, Villersexel, Fondremand, Ray-sur-Saône, Champlitte, Bucey-lès-Gy, Gy, Marnay, Pesmes et Faucogney-et-la-Mer). La Saône est une rivière très appréciée. La qualité de ses paysages et de son environnement en fait une rivière très appréciée des pêcheurs et des touristes fluviaux. Le tourisme en péniche est prisé sur cette rivière. La Région des Mille étangs est fréquemment survolée pour ses paysages. Le Conseil général est présidé par M. Yves Krattinger (également Sénateur PS) depuis 2001. Le Département de la Haute-Saône est administré par les 32 conseillers généraux représentant les 32 cantons du département. Les élus regroupés au sein du Groupe de Gauche et Apparentés, au nombre de 25, sont majoritaires au sein de l'Assemblée départementale. Le Groupe est présidé par M. Michel WEYERMANN, par ailleurs Premier Vice-président du Conseil général.

(Dole)
Parfois prononcé à tort dol, sans doute du fait de l'orthographe fautive « Dôle » parfois rencontrée) est une commune française qui fait partie de la métropole Rhin-Rhône, c'est la ville la plus peuplée du département du Jura. Elle compte 25000 habitants et s’étend sur 38 kilomètres carrés. Elle est située dans la région Franche-Comté. Ses habitants sont appelés les Dolois. Dole, ville d'art et d'histoire, est située au bord du Doubs et du canal du Rhône au Rhin, à mi-chemin de Dijon et de Besançon (à 45 km). Dole est un nœud autoroutier (A 36 et A 39) et ferroviaire (Paris-Lausanne (avec desserte TGV) et Dijon-Strasbourg). Dole a un climat de type Cfb (Océanique) avec comme record de chaleur 40 °C le 8/8/2003 et comme record de froid -24 °C le 10/1/1985. La température moyenne annuelle (1971/2000) est de 10,5 °C. Traversé par une voie romaine, le site de Dole accueille certainement des implantations rurales. La toponymie semble indiquer la présence de populations au cours du Moyen Âge. Mais la première mention de Dolla ne surgit dans l'histoire autour de l'an mil qu'au hasard d'un texte dans lequel il est fait mention « au temps de l'évêque Brunon Roucy » de « Dolle sur le Doubs » . Un autre document de la fin du XI.me siècle fait allusion à l'existence d'un château (dont il ne reste plus aucune trace à ce jour). Cette forteresse domine le Doubs. C’est à Dole qu’on rentre dans la vallée du Doubs, la racine "dol" s'appliquant aux villages et bourgs situés sur une colline surplombant un méandre. Le XII.me siècle fut pour Dole une étape majeure, dès 1120 on voit s’installer des congrégations religieuses, en cette année ce sera « les Perrons » de Baume-les-Messieurs, la chapelle Saint Georges devient officiellement le centre d’une paroisse, l'Église reconnaît alors l’existence de Dole comme une cité féodale. Dès 1130, un péage est organisé sur la rivière pour toutes les marchandises. Le Comté de Bourgogne est fondé en 986. Les premiers Comtes de Bourgogne vivent peu à Dole, ils sont à Gray, à Poligny ou à Quingey. Pour les affaiblir, l’empereur germanique Conrad II le Salique au XI.me siècle détache la ville de Besançon pour en faire une ville libre d’empire. Cela laisse la place à Dole pour devenir une capitale. Le comte Renaud III de Bourgogne, comte de 1129 à 1148, est une chance pour la ville ; il en fait sa résidence principale, la développe, construit un solide mur en pierre, crée une foire commerciale, établit des moulins sur le Doubs et fait construire un grand pont en pierre de dix-sept arches. C’est le début du commerce et de l’industrie. C’est à ce moment que Dole devient véritablement une ville. Quand le comte Renaud III meurt, un problème de succession se pose : il ne laisse qu’une fille de 14 ans, la comtesse Béatrice Ire de Bourgogne. La jeune fille épouse alors l’empereur germanique Frédéric Barberousse et le comté devient une province de l’empire germanique. Pendant son long règne, Frédéric réside plusieurs fois à Dole ; il fait notamment agrandir le château. Après sa mort en 1190, ses descendants viennent peu en Comté. La dernière descendante du grand empereur, Alix de Méranie, épouse le comte français Hugues de Châlon en 1236 et ramène ainsi le gouvernement dans le comté. C’est elle qui en 1274 octroie sa charte d’affranchissement à la ville ; celle-ci se gouverne désormais par elle-même grâce à un conseil dirigé par un vicomte mayeur et de quelques échevins en charge des levées de l’impôt et de l’administration de la ville. Le fils d'Alix, Othon IV de Bourgogne, est d’un caractère bien différent de sa mère ; rapidement écrasé de dettes, il accepte la proposition du roi de France Philippe le Bel qui lui rachète le comté via le traité de Vincennes en 1294. Le roi de France prend alors possession de Dole et y installe un atelier de monnaie d’où seront issues les pièces de monnaie modifiées. Mais le roi meurt avant que toutes les formes du rattachement soient terminées. La fille d’Othon IV et de Mahaut d'Artois, la comtesse Jeanne II de Bourgogne, récupère donc le comté. Elle crée le parlement en 1323, en s’inspirant de ce qu’elle a vu à Paris. La comtesse Jeanne III de Bourgogne (fille de Jeanne II), épouse le duc de Bourgogne Eudes IV de Bourgogne. Le comté est alors rattaché au duché de Bourgogne. L’union est alors profitable à Dole qui est la ville la plus proche de Dijon. Mais le sort s’empare de Dole, la peste frappe et la lignée seigneuriale s'éteint. Jean le Bon roi de France prend alors possession du Duché, il fait consolider les murs de la ville avec vingt et une tours et quatre portes. Philippe le Hardi, fils de Jean le Bon, épouse en 1369 la princesse héritière du pays, ce qui unit une nouvelle fois le duché à la Comté. Le long règne de Philippe le Bon qui règne de 1419 à 1467 apporte à Dole un premier âge d’or. Ami des lettres et des arts, ce prince règne avec faste. En 1423, il installe une université à Dole. Les familles Granvelle, Carondelet et Vurry vont sortir de la société doloise pour devenir les conseillers des souverains. La mort de Charles le Téméraire en 1477 remet tout en question. Sa politique a affaibli le pays. Le roi de France Louis XI veut établir sa protection sur la ville qui la refuse, il assiège alors la ville en 1477. Il est mis en déroute par la vaillance des soldats dolois. Mais deux ans plus tard le roi revient et réussit à entrer par la ruse. Il massacre toute la population sauf quelques habitants retranchés dans la cave des cordonniers prénommée « la cave d’enfer ». Louis XI interdit alors toutes réparations des maisons. Les habitants s’abritent alors dans les caves jusqu'à ce que Anne de France (sa fille), régente de Charles VIII autorise à nouveau les reconstructions. Par le traité de Senlis de 1493, la France restitue la Franche Comté à l'empereur germanique Maximilien Ier du Saint Empire qui a épousé la duchesse Marie de Bourgogne (héritière de l'État bourguignon). La ville est alors reconstruite selon le style gothique, la basilique Notre Dame date de cette époque. Lorsque le roi Philippe Ier de Castille meurt, c’est sa sœur Marguerite d'Autriche qui hérite du Comté. Elle négocie le traité de la Paix des Dames qui conclut la neutralité de la Comté avec la France et qui la protègera jusqu’en 1636. À sa mort en 1530 c’est son neveu l'empereur germanique et roi d'Espagne Charles Quint qui devient souverain du pays. Il décide de fortifier Dole comme une place forte capable de tenir tête au roi de France. C’est le génois Precipiano qui s’occupe de la construction des fortifications et d’un circuit bastionné dans un style qui préfigure Vauban. Le roi Philippe II d'Espagne achève l’œuvre de son père, termine les défenses militaires et fait dériver les eaux du Doubs dans le fossé qui entoure la ville. À sa mort, c’est sa fille Isabelle d'Espagne qui reçoit la charge de gouverneur des Pays-Bas espagnols du Comté de Flandre et de Franche Comté. C’est une période prospère, l’université a alors acquis un grand renom attirant une population bruyante d’étudiants. Les halles sont remplies d’épices, les établissements d’enseignement se multiplient ainsi le collège de Citeaux et le collège de l’Arc confié aux jésuites. La construction de l’Hôtel Dieu se réalise grâce aux plans de Jean Boyvin. Lorsqu'Isabelle meurt en 1633, la ville de Dole est prospère, le commerce développé, l’agriculture florissante, les foires bien approvisionnées mais le danger est à ses portes. En France, Richelieu veut reprendre la Franche-Comté aux Habsbourg d'Espagne. L’empire germanique des Habsbourg est affaibli et les luttes religieuses se prolongent dans la guerre de Trente Ans et l’Espagne commence sa décadence. Le 27 mai 1636, les troupes du prince Henri II de Bourbon-Condé sont devant Dole. Un siège très difficile commence, il va se prolonger pendant 80 jours mais les murailles sont solides et les défenseurs courageux malgré la peste qui commence à sévir. L’ardeur des Dolois décourage les Français qui lèvent le camp le 15 août. Il reste 662 habitants sur les 4500 avant le siège. Les Dolois reconstruisent la ville. La vie certes reprit, on remit les maisons d’aplomb. Mais en 1668, le roi de France Louis XIV profite à nouveau de la faiblesse du roi Charles II d'Espagne pour reprendre la conquête de la Comté. Le 10 février, le roi est devant Dole face à une armée de 20000 hommes, les Dolois ne sont qu’un millier. Le siège ne dure que 3 jours. Louis XIV fait alors son entrée à cheval par la porte d’Arans. Tout semblait dit pour Dole, mais c'est sans compter sur les vicissitudes de la politique. Louis XIV ayant pris les Flandres et l’Europe préparant une alliance contre lui, il décide de garder une des provinces : il choisit le Comté de Flandre. Six ans plus tard, il décide de refaire le siège de Dole, il arrive le 6 juin 1674 avec le brillant marquis et Maréchal de France Vauban pour mener le siège. Les portes s’ouvrent le 9 juin. Les Dolois ont d’abord ressenti le rattachement à la France comme une humiliation car la conquête française rangeait Dole au rang de petite ville. Les États généraux sont supprimés. Le parlement est transféré à Besançon en 1676, l’université va le rejoindre en 1691 et l’atelier de monnaie est fermé. Les fortifications sont détruites sous la direction de Vauban. Les grandes familles partent vivre à Besançon. Malgré la régression économique qui a suivi, dans un premier temps, Dole connaît au XVIII.me siècle un essor économique important. La ville est libérée le 9 septembre 1944 par le 117e régiment de cavalerie US débarqué en Provence avec la 7e armée franco-américaine. (écrits de l'historien militaire R. Dutriez) . Le film La Ligne de démarcation fut en partie tourné à Dole. Liste des maires depuis la Libération : 1944 -1947 François Mugnier-Pollet Divers gauche Professeur 1947-1968 Charles Laurent-Thouverey Parti radical Agent d'assurances, sénateur 1968-1976 Jacques Duhamel PDM Maître des requêtes au Conseil d’État, député, ministre 1976-1977 Armand Truchot UDR Médecin 1977-1983 Jean-Pierre Santa Cruz PS Médecin député 1983-2008 Gilbert Barbier UDF/UMP groupe RDSE Chirurgien, député, sénateur 2008 Jean-Claude Wambst PS . Les services occupent la majeure partie de la population : santé (hôpital, clinique, hôpital psychiatrique, laboratoire d'analyse), éducation (lycées), distribution (plusieurs zones commerciales avec des grandes surfaces et des commerces spécialisés, boutiques du centre-ville), transports (gare SNCF, gare routière, Réseau TGD ) finances (banques et assurances), etc. La ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie du Jura. Toutefois Dole est une ville où l'industrie demeure importante : agro-alimentaire (fromagerie, viande et charcuterie), porcelaine sanitaire, chaudronnerie, électronique (commutateurs), outillage, etc. Elle est desservie par l'aéroport de Dole - Tavaux, situé sur la commune de Tavaux. Nés à Dole : Jean de Lallemand (1470-1560), secrétaire et conseiller de Charles Quint• Jean-Denis Attiret (1702-1768), missionnaire jésuite et artiste-peintre à la cour impériale de Chine. Charles Bonaventure Marie Toullier (1752-1835), jurisconsulte. Claude François de Malet (1754-1812) Général français qui tenta un coup d'État contre Napoléon Ier le 23 octobre 1812. Faisant croire à la mort de l'Empereur en Russie, il soulève une caserne et fait arrêter le préfet et le ministre de la Police. Seul le général Pierre-Augustin Hulin, gouverneur de Paris, réagit, Malet lui tire dessus et le blesse. Aussitôt le second de Hulin s'empare de lui et met la troupe en alerte. Le conspirateur et 14 de ses complices sont fusillés le 29 octobre, dans la plaine de Grenelle. L'Empereur, quant à lui, n'apprendra la nouvelle que le 6 novembre. Le général-baron Simon Bernard (1779-1839), qui fut ministre de la Guerre sous la monarchie de Juillet. Jean-Pierre-Victor Huguenin, (1801-1860), sculpteur. Frédéric Rimbaud (1814-1878), capitaine d'infanterie, père du poète Arthur Rimbaud. Faustin Besson (1821-1882), peintre. Louis Pasteur (1822-1895), chimiste et pionnier de la microbiologie. Antoine Béthouart (1889-1982), général, Compagnon de la Libération, sénateur. Joseph Thoret (1892-1971), pionnier de l'aviation (une rue de Dole porte son nom). André Barthélémy (1896-1980), homme politique. Henri Helmer (1907-1992), rugbyman au Stade français Paris rugby. André Dufraisse (1918-1994), homme politique. Hubert-Félix Thiéfaine (1948), chanteur. Roland Guilley (1948-...) Proviseur et maire. Michel Buzon (1957), chanteur. Morts à Dole : Louis Laloy (1874-1944), homme de lettres, critique musical, compositeur, érudit, sinologue, professeur au Conservatoire de Paris, secrétaire général de l'Opéra de Paris de 1913 à 1940, maire de Rahon de 1935 à 1940. Ont vécu à Dole : Le père André Remi Féry (1716-1773), ingénieur du château d'eau• Nicolas Gilbert, (1750-1780), poète, fait ses humanités au collège de l'Arc • Marcel Aymé (1902-1967), écrivain • Jacques Duhamel (1924-1977), ministre • André Besson, écrivain • Pierre Duc (1945), sculpteur peintre auteur de la fontaine géante de la place Grévy • Gérard Boudon, sculpteur animalier • Dominique Voynet (1958), ministre de l'environnement de 1997 à 2002 • Charles Velin, historien de la petite histoire • Hubert-Félix Thiéfaine, chanteur • Michel Buzon, chanteur • Roby Faivre, comédien • Bernard Clavel, écrivain • Pierre Aurélien de Seze, historien, militaire • Élizabeth Herrgott, romancière • Jean-Baptiste Chassignet, poète. Dole est classée ville d'art et d'histoire. Elle a approuvé en 1993 un secteur sauvegardé d'une étendue de 116 ha. Le patrimoine dolois se caractérise par des petites rues typiques de la vieille ville (maisons du XV.me au XVIII.me siècle) autour de son église (collégiale Notre-Dame). Beaucoup d'escaliers sont remarquables et il existe un très joli quartier dit de la petite Venise dans le centre touristique. Rue de Besançon, une inscription rappelle l'épisode de la Cave d'Enfer. La Collégiale Notre-Dame de Dole classé aux monuments historiques (élevée au rang de basilique mineure en 1951. L'ancienne chapelle du Collège des Jésuites. L'ancien couvent des Cordeliers, devenu le Palais de Justice classé pour une partie et inscrit pour une autre aux monuments historiques. Le couvent de la Visitation. Le couvent des Carmélites classé pour une partie et inscrit pour une autre aux monuments historiques. L'église Saint-Jean-l'Évangéliste, construite entre 1960 et 1964, avenue Jacques Duhamel, par l'architecte Anton Korady. L'église a été classée "Patrimoine du XX.me siècle". Ancien Hôtel de Ville inscrit aux monuments historiques• Ancien Hôtel-Dieu classé aux monuments historiques, abritant actuellement la médiathèque municipale. Ancien Hôpital de la Charité classé pour une partie et inscrit pour une autre aux monuments historiques. Ancien Hôpital du Saint-Esprit inscrit aux monuments historiques• Maison des Orphelins classé pour une partie et inscrit pour une autre aux monuments historiques• Collège de l'Arc classé pour une partie et inscrit pour une autre aux monuments historiques, datant du XVII.me siècle. Collège Saint-Jérôme inscrit aux monuments historiques • Portail du Palais Granvelle inscrit aux monuments historiques• Une dizaine d'hôtels particuliers dont : Hôtel de Froissard classé pour une partie et inscrit pour une autre aux monuments historiques. Escalier de l'Hôtel de Froissard • Hôtel de Champagney inscrit aux monuments historiques. Le prieur des Cordeliers. Hôtel Richardot, remarquable pour son escalier à vis en pierre inscrit aux monuments.

(Ornans)
Ornans est une commune française, située dans le département du Doubs et la région Franche-Comté. La ville est connue pour ses représentations en peinture de Gustave Courbet, qui y est né en 1819, et sa coupe du monde de VTT. La commune compte 4106 habitants, elle sétend sur 32 kilomètres carrés et s’étale entre 300 et 600 mètres d’altitude. Ornans se trouve dans la vallée de la Loue, sur le tracé de l'ancienne RN 67. La commune est située à 25 km au sud-est de Besançon, à 29 km à l'est de Quingey, à 35 km au nord-ouest de Pontarlier, à 37 km de Salins-les-Bains et à 42 km de Baume-les-Dames. En 1151, le nom d'Ornans apparaît pour la première fois sur une charte. Autrefois "Honnans" et "Hounans", sur la Loue, c'était une ville importante du comté de Warasch que le roi des Burgondes Sigismond compta dans sa donation au monastère d'Agaune en 515 Possession des ducs de Bourgogne elle passa dans la maison de Chalon en 1237 qui remettait aux habitants leurs lettres de franchise et une charte de commune en 1254. En 1576 Philippe II d'Espagne, en qualité de comte de Bourgogne, leur octroyait un conseil de ville avec juridiction de mairie sur la demande du cardinal Antoine Perrenot de Granvelle ; c'est ainsi que la ville élisait deux échevins, six jurés et cinq notables pour l'administration de ses biens. La prévôté d'Ornans comtait alors quatre prieurés, trente sept cures et cent vingt deux villages si bien que le prévôt tenait le neuvième rang aux états de la province et avait le droit de juger les étrangers résidant à Besançon de même que les habitants de cette ville dans le cas où ils se déclaraient "hommes du comté" ceci pour échapper à leurs juges habituels. La ville devait subir plusieurs destructions au cours des siècles. Après la guerre entre Philippe le Bel et les barons comtois en 1300 Ornans voyait fondre sur elle les écorcheurs vers le milieu du XIV.me siècle. Après la mort de Charles le Téméraire se sont les Français qui rançonnaient la ville et la dévastèrent. Pendant la guerre de dix ans, Weimar, furieux d'avoir échoué à plusieurs reprises devant Ornans et Sainte-Anne mettait toute la prévôté à feu et à sang : "Nous voyons de jour, dit Girardot de Beauchemin, la fumée en beaucoup d'endroits, et de nuit, la lueur de plusieurs centaines de villages et habitations isolées, brûlant à la fois et répandant autant de clarté que le soleil" ; à la même époque sévissait la peste qui poussa les habitants à se réfugier dans les bois alentour. En 1668, lors de la conquête française de Louis XIV, Ornans se rendait de même que Sainte-Anne. De 1790 à 1795, elle fut chef-lieu de district. Le 24 août 1944, en pleine débâcle allemande, le lieutenant FFI Paillot réussit à capturer dans une embuscade, toute une section d'une compagnie ukraino-polonaise et les dix soldats allemands qui les dirigeaient. Cette opération est menée par les maquis Nord-Jura et Doubs. Le 26 août 1944, le général allemand Von Felbert (feldmarshall), commandant de la place de Besançon, ordonne l'arrestation et l'exécution de 280 otages ornanais enfermés à l'hôtel de Sagey, et alors que la population d'Ornans devait évacuer la ville, ainsi que le pillage et l'incendie de la ville si les prisonniers ne sont pas libérés par la Résistance. Finalement après d'âpres négociations, les otages sont tous libérés. Les soldats ukrainiens et polonais s'étant portés déserteurs, rejoignent le maquis, seuls les dix soldats allemands resteront donc prisonniers des Partisans. Quelques jours plus tard, la ville est définitivement libérée par les unités Françaises de la 1re Armée aux ordres du général de Lattre de Tassigny, qui entrent, le 4 septembre dans la ville abandonnée à la hâte, par les Allemands. Église Saint-Laurent : Elle a été construite partir de 1546, grâce à l'action de Nicolas Perrenot de Granvelle, ambassadeur de Charles Quint. Elle remplace une église du XII.me siècle qui a été détruite vers 1300 au cours d'une révolte des seigneurs comtois contre le roi de France, Philippe IV le Bel à la suite de la convention de Vincennes qu'il avait signée en 1295 avec Othon IV de Bourgogne. La tour-clocher a conservé sa base romane. Elle est coiffée d'un dôme à la comtoise surmonté d'une lanterne ajourée. Le porche entourant la tour-clocher a été ajouté au XVII.me siècle. La nef et ses deux bas-côtés comportent six travées. Le chœur se termine par une abside à trois pans voûtée avec des nervures de style gothique flamboyant. Il est flanqué de deux chapelles ajoutées au XVIII.me siècle. L'église possède un important mobilier du XVII.me siècle dû au sculpteur Jean Gauthier d'Ornans. On peut y admirer le tombeau de Pierre Perrenot, mort en 1537, père de Nicolas Perrenot. Notre-Dame des Malades, à peu de distances d'Ornans, non loin de la gorge "les Combes de Punay" (près de Malbrans), la montagne forme un amphithéâtre au pied duquel coule une petite source ; c'est là qu'était élevé par les habitants un sanctuaire en l'honneur de la vierge qui portait le nom de Notre-Dame dans les anciennes cartes du comté. C'est la lèpre qui devait pousser à la création d'une léproserie dédiée à la vierge sous l'invocation de Notre-Dame des Malades à cet endroit. Ce lieu, à l'écart de la ville d'Ornans, était nommé par les habitants "Désert des malades" et décrit comme étant entouré de "bois, buissons, broussailles et bouccaiges" ; là y vivait des lépreux isolés de la population et où personne ne leur disputait la source ni les jardins qu'ils cultivaient. Dés l'an 1291 un prêtre de l'Église Sainte-Madeleine de Besançon, originaire d'Ornans, faisait un legs à cette chapelle : "Ego Bisunlius de Ornans, presbyter familiaris in ecclesiâ beatae Maria Magdalenas Bisuntinae, do et lego leprosis de Ornans quinque solidos. (Parchemin original, archives d'Ornans.), bientôt suivi par les villages voisins car ceux-ci pouvaient y envoyer leurs malades. Cette chapelle, très vite nommée "Nostre-Dame dicte la Maladière", possédait une statue de la vierge "de pierre blanche relevée en bosse, tenant en main un sceptre et son petit enfant, avec deux anges de même pierre blanche aux deux coustels (côtés) d'icelle, portant en main chacun un chandelier".Au fil des ans cet endroit devenait de plus en plus fréquenté par les habitants de la contrée, peut-être habitué aux voisinage des malades ou qu'ils soient moins nombreux, si bien qu'en 1519 ils relevaient le sanctuaire à leur frais et le faisait consacré, la famille Perrenot de Granvelle et en particulier Antoine Perrenot de Granvelle qui fondait en cette chapelle un office était au nombre des bienfaiteurs de ce lieu. La chapelle était bâtie en style ogival et couverte de tuiles de laves, la voute à trois arcs surplombait le choeur et la nef, au fond s'élevait une tribune et deux autels latéraux, à l'extérieur se trouvait le cimetière des lépreux qu'il fallait bien agrandir quand la peste se répandit sur la région. Pour ce faire la ville d'Ornans désigna des "enterreurs", elle avait aussi acheté un cheval pour ce travail et prenait à sa charge le vin qu'elle leur fournissait et la chaux dont ils recouvraient les corps ; d'autres personnes y trouvaient aussi leur dernière demeure, c'était les pauvres, les étrangers et les suppliciés. En 1600 il fallait encore agrandir le cimetière. A partir du XVII.me siècle il ne restait rien des logements des lépreux et la chapelle était abandonnée. C'est un ermite nommé Anselme Broichot, de Gray et qui avait été gardien de l'ermitage de Saint-Roch près de Salins, qui demandait la permission de s'installer dans ce lieu ; le conseil accédait à sa demande aux conditions qu'il n'ait qu'un seul serviteur, qu'en cas de peste il assisterait les malades, qu'il garderait le sanctuaire et se conduirait en "homme de bien et en véritable ermite". Vers 1608 une seconde statue de la vierge était installée dans la chapelle, elle était faite dans le "bois miraculeux de Montaigu" (en Belgique) ainsi nommé car en ce lieu se trouvait un chêne ayant la forme d'une croix qui était l'objet d'un culte fervent, il avait été abattu en 1604 et ses débris avaient servi à faire des statues de la vierge connues sous le nom de "vierge de Montaigu", l'une d'elle avait été offerte à l'archiduc Albert qui l'avait donné à la ville d'ornans car à cette époque le comté de Bourgogne était une possession de la maison de Habsbourg(les registres des délibération de la ville d'Ornans attestent que le "mayeur" et des députés de la région se rendaient régulièrement en Belgique où se trouvait le gouvernement du comté de Bourgogne). Avec cette nouvelle statue les processions à la chapelle Notre-Dame des Malades devenaient de plus en plus nombreuses et les offrandes affluaient en nombres et en richesse. Devant cette ferveur l'ermite oublia ses voeux d'obéissance et de pauvreté, prêta des miracles à la statue et n'hésitait pas à l'exhiber à tout moment et même à la sortir du sanctuaire et à se livrer à des pratiques que l'église réprouvait ; tant et si bien que Ferdinand de Rye, archevêque de Besançon, publiait un décret le 20 septembre 1615 pour remettre l'ermite dans le droit chemin. Celui-ci ne tenait pas compte de cet avertissement ni de celui du magistrat d'Ornans qui le menaçait de le renvoyer. Pour se venger Anselme Broichot organisa le vol de tous les ornements de prix de la chapelle aidé en cela de huit cavaliers armés : "Les envahisseurs étaient armés de pistolets et aultres armes, par intelligences qu'ils avaient avec frère Anselme Broichot, résidant en la chapelle, pour distraire et enlever, selon qu'on a heu advertissement, les ornements et choses plus précieuses y ouffertes dès plus de dix ans encea (délibération d'Ornans du 17 août 1619) ". S'apercevant du vol les habitants coururent à la chapelle et mettaient en déroute les cavaliers et l'ermite qui réussirent à emporter la précieuse statue. Une plainte fut déposé auprès du comte de Champlitte et de l'archevêque qui firent arrêter les coupables et les conduisirent à Dole, la statue fut retrouvée à Besançon et les habitants s'y rendirent en procession pour la ramener à Notre-Dame des Malades. Broichot était condamné, enfermé dans les prisons de l'archevêché et ses biens saisit. Un prêtre fut nommé avec le titre de chapelain au sanctuaire et dans le cas où il lui prendrait l'idée de devenir ermite il serait aussitôt remplacé, le 25 septembre 1619 ce poste était confié à François Chapusot vicaire d'Ornans en raison de sa piété et de sa dévotion. En 1635 la statue et les reliquaires trouvaient refuge au château de Scey pour fuir l'avance des troupes du Condé qui entrait dans le comté de Bourgogne, ils y restaient jusqu'en 1637 date à laquelle le comte de Saint-Amour voulant entrer au château de Scey provoquait leur déplacement à Chateauvieux avant qu'ils ne retrouvent leur place dans la chapelle. Après les guerres et les ravages de ce siècle la chapelle était réparée de nouveau. En 1793 elle était démolie et les propriétés confisquées comme bien national, les ornements furent vendus ainsi que la châsse d'argent qui renfermait la vierge Montaigu ; la statue fut sauvée par le sacristain de l'église d'Ornans, Pierre Beaumont, qui construisit une nouvelle châsse en bois avant de placer le tout dans l'église paroissiale. Chapelle Saint-Christophe du XVI.me siècle• Chapelle Saint-Georges du XVI.me siècle• Chapelle Saint-Claude• Hôtel de ville, reconstruit en 1740 sur l'ancien bailliage qui datait de 1422• Maison natale de Gustave Courbet• L'institut Courbet• Les maisons suspendues, les jardins étroits. Ancien hôtel de Grospain construit au XV.me siècle. Il a été le premier hôtel de ville au XVI.me siècle. Le Grand pont du XVII.me siècle• Le pont de Nahin, sur la Loue, construit en 1607. La maison nationale de l'eau et de la pêche - musée de la pêche• Musée du costume comtois dans la chapelle de la Visitation de l'ancien couvent des Minimes, puis des Visitandines • La Via ferrata, La Roche du Mont• Le nouveau musée Courbet dédié à Gustave Courbet, qui a ouvert ses portes le 2 juillet 2011. L'ancien musée installé dans l'hôtel particulier Hébert, lieu de naissance probable du peintre, avait été rénové et agrandi en 1971. Personnalités liées à la commune (par ordre chronologique de naissance)• Othon IV de Bourgogne (Ornans 1248 –bataille près de Cassel 1303) : comte palatin de Bourgogne. Nicolas Perrenot de Granvelle (Ornans 1486 - Augsbourg, Allemagne 1550) : homme d'État franc-comtois ; chancelier, conseiller et garde des Sceaux de Charles Quint. Il est le père du cardinal Antoine Perrenot de Granvelle. Pierre Vernier (Ornans v. 1580 - 1637) : mathématicien. Claude Richard (Ornans 1589 - 1664) : mathématicien. Claude-François-Xavier Millot (Ornans 1726 – Paris 1785) : homme d'Eglise et historien. Gustave Courbet (10 juin 1819 à Ornans, Doubs- 31 décembre 1877 à La Tour-de-Peilz en Suisse) est un peintre français chef de file du courant réaliste. Engagé dans les mouvements politiques de son temps, il a été l'un des élus de la Commune de 1871. Robert Fernier (1895 –Goux-les-Usiers, Doubs 1977) : peintre et écrivain ; fondateur du Musée Courbet à Ornans. Le peintre Gustave Courbet a légué à sa ville natale des œuvres majeures dont la plus connue est le tableau Un enterrement à Ornans.

(Gray)
Gray est une commune française située dans le département de la Haute-Saône et la région Franche-Comté. La commune compte 6270 habitants, elle s’étend sur 20 kilomètres carrés, elle s’étale entre 180 et 240 mètres d’altitude. Ses habitants sont appelés les Graylois. Avec ses 6175 habitants en 2007, Gray était la cinquième ville la plus peuplée du département après respectivement Vesoul, Héricourt, Lure et Luxeuil-les-Bains. Gray fut citée pour la première fois en 910 sous le nom de Gradiacus. Par la suite, le nom évolue en Gradicum castellum en 1060, Gradiacum castrum en 1100, Graiacum en 1178, Gray le Chastel en 1266 et pour finir en Gray, nom actuel de la ville. La ville de Gray se situe au sud-ouest de la Haute-Saône en région Franche-Comté, près de la frontière avec la Bourgogne. Gray bénéficie d’une position centrale par rapport à Dijon, Dole, Langres, Vesoul et Besançon. Arc-lès-Gray, Velet et Gray-la-Ville sont des communes accolées à Gray. Le tableau ci-dessous représente les principales communes limitrophes de Gray : Arc-lès-Gray, Rigny, Gray-la-Ville, Ancier, Velet, Champvans, Battrans. La ville de Gray occupe une position centrale par rapport aux grands axes de communication : sortie A31 : sortie Dijon N°4 puis D.70 (41 km) sortie A36 : sortie Besançon N°3 puis D.67 (38 km) sortie A39 : sortie Dole N°6 puis D.475 (40 km) sortie A31 : Sortie Langres N°6 puis D.67 (53 km) Gray est à équidistance des grandes agglomérations de Besançon et de Dijon, soit environ 45 minutes. La gare de Gray située sur les lignes Culmont-Chalindrey - Gray, Gray - Saint-Jean-de-Losne, Troyes – Gray et Vaivre – Gray desservait la ville jusqu'en 1970, lors de sa fermture. Aujourd'hui, les voies restent entretenues et ouvertes au fret. Le bâtiment abrite une billeterie. La gare TGV la plus proche est celle de Besançon, à une quarantaine de kilomètres, puis Paris est à environ 2 heures en TGV. Gray et ses environs sont desservis par l'aéroport de Dijon-Longvic. Mais la ville possède aussi un petit aérodrome pour les loisirs aériens qui est situé sur la départementale 67 qui relie Gray à Besançon. Gray est un port sur la Saône, rivière navigable ouverte au péniches de type Freycinet jusqu'à Corre. La Plage est le quartier touristique de Gray. Situé en bord de Saône au nord-est de la ville, il se compose de restaurants, d'espaces verts, de courts de tennis, d'un terrain de golf, d'un camping et d'un parc aquatique en plein air. Les Capucins, situé à l'extrémité-sud, est la principale zone urbaine sensible de Gray. Ce quartier est constitué d'immeubles et de blocs d'habitation en formes de barres et de petites tours où réside un nombre important de populations d'origine populaires. Au 31 décembre 2009, 158 demandes d'emploi en fin de mois sur les 557 que comptaient la commune provenaient d'habitants du quartier. En trente ans, six immeubles d'habitation ont été démontés, traduction de la diminution de la population du quartier et de la ville sur cette période. Le quartier des capucins possède une école maternelle, primaire et un collège. La caserne des pompiers y est implantée ainsi que divers services comme le Centre Médico Social, le centre social Cap'Gray ainsi que la ludothèque. Le quartier dispose d'un centre commercial et la présence d'associations telles le Secours Populaire ou le réseau AAMIS. Un gymnase et la piscine municipale couverte bordent les écoles. Une chaufferie au bois et au gaz alimente le quartier en énergie. C'est dans ce quartier, au bord de la route conduisant à Noiron, qu'est installée l'ancienne usine Oréga-Thomson, aujourd'hui fermée et remplacée par une usine de plus petite envergure, Phénix, et de services de retour à l'emploi. Gray comptait 3307 logements en 2007, dont 3671 en résidences principales. 33,2 % des habitants sont propriétaires de leur logement, alors que 63,9 % sont locataires (respectivement 60,4 %et 37,1 % dans la région). Avec 717 logements HLM soit 26 % du parc en 2007, Gray se trouve 11 % au-dessus de la moyenne de la Franche-Comté (15 %). La commune est donc en conformité avec les 20 % de logements sociaux préconisés par la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) de décembre 2000. Le nombre de ces logements a baissé de 1,5 % entre 1999 et 2007. Toujours en 2007, 27 % des logements étaient composés de cinq pièces ou plus, 26,6 % de quatre pièces et 26,1 % de trois pièces. Les logements plus petits, les deux pièces (13,4 %) et les studios (6,8 %) sont moins nombreux. La ville est formée à 70,6 % d'appartements. Ceux-ci sont principalement situés dans le quartier des Capucins. Le nombre moyen de pièces par résidence principale était de 3,7 % contre 3,6 % en 1999, soit une hausse de 0,1 % en 8 ans. Une aire d'accueil de 20 places aménagée est mise à disposition des gens du voyage, conformément à la législation pour les communes de plus de 5000 habitants et au schéma départemental d’accueil des gens du voyage. En 1790, la ville de Gray est choisie pour comme chef-lieu du département. Il est transféré à Vesoul, moins excentrée, en 1800. De 1806 à 1827 Gray et Arc-lès-Gray ne forment qu'une seule commune, avant de se séparer à nouveau. En 1813 est implanté en bordure de Saône, un important moulin dit moulin Tramois remarquable par ses avancées techniques et la qualité de ses farines. Il sera détruit par un incendie. une centrale hydroélectrique encore en production aujourd'hui le remplacera. Lors d'une fête aérienne les 8 et 9 septembre 1912, le monoplan de Pierre Béard (1893-1966), plus jeune pilote de France, s'écrase sur la foule, tuant quatre personnes et en blessant une dizaine d'autres. Les obsèques des victimes sont célébrées en présence d'une foule considérable. Gray fut chef-lieu de district de 1790 à 1795 et d'arrondissement de 1800 à 1926. Gray est la commune pôle pour le Pays graylois et forme avec 16 communes proches la Communauté de communes Val de Gray. L'aire d'attraction de Gray est limitée par la faible densité de population des communes rurales qui l'entourent et l'influence des capitales régionales Besançon et Dijon. Au cœur d'une région plutôt céréalière Gray est le siège de la coopérative agricole Interval. L'économie industrielle du secteur est marquée par un développement des industries de transformation des métaux (machinisme agricole, chaudronnerie, construction métallique, etc.). Le secteur tertiaire est essentiellement représenté par le secteur public (lycée, hôpital, maison de retraite). Le tourisme bénéficie du patrimoine historique et architectural de la ville et s'appuie sur la pratique de la navigation de plaisance sur la Saône, l'un des principaux atouts du département. Il existe deux zones d'activités sur le territoire de la Communauté de communes Val de Gray dont la ZAC des Giranaux situés à Arc-lès-Gray et la ZAC Gray Sud, zone d'activité à vocation mixte : entreprises de services (19 %), d'artisanat et d'industrie (40 %), bâtiment (8 %) et de commerces (33 %).La compétence Développement Économique est gérée par la Communauté de communes Val de Gray. La ville possède plusieurs lieux d'accueil de commerces: dans le centre-ville partie bas même si plusieurs locaux sont disponibles. Le centre-ville haut accueille également plusieurs commerces alimentaires et de service. Des zones commerciales sont installées dans les quartiers des Perières, des Capucins et en bordure de centre-ville, autour du supermarché Intermarché. Gray accueille plusieurs supermarchés de différentes enseignes: Intermarché (dont un nouveau devrait ouvrir sous peu), Casino et Carrefour Market pour les supermarchés mais aussi Lidl, Aldi, Leader Price pour les discounter. Au niveau économique, même si le taux de chômage est relativement faible, la ville a connu la fermeture de plusieurs usines: Orega-Thomson, Fouineteau notamment. Depuis quelques années, différents services publics ou entreprises publiques ont quitté la ville. C'est le cas de France Télécom fin 2008, du tribunal d'instance fin 2009, la brigade motorisée de gendarmerie été 2010 (déplacée à Autrey-Lès-Gray) et les permanences d'accueil d'ERDF et GRDF été 2010. Parmi les employeurs principaux figurent par exemple le centre hospitalier, l'usine Plastigray.

(Bourgogne)
La Bourgogne (Bregogne ou Borgoégne en bourguignon-morvandiau, Borgogne en francoprovençal) est une région historique et administrative située au centre-est de la France et constituée de quatre départements : l'Yonne, la Côte-d'Or, la Nièvre et la Saône-et-Loire. Avec ses quatre départements et 31582 km² de superficie, la Bourgogne est l'une des plus vastes régions de France (7e place) La Vourgone compte un peu plus de 1600000 habitants. La région doit son nom aux Burgondes qui créèrent le royaume de Burgondie, devenu royaume de Bourgogne puis des Deux-Bourgogne à l'époque carolingienne. Par la suite on distinguera le comté de Bourgogne (ou Franche-Comté de Bourgogne), qui correspond à l'actuelle Franche-Comté, du duché de Bourgogne qui correspond à peu près à l'actuelle région de Bourgogne. Ses habitants sont appelés les Bourguignons et les Bourguignonnes. La Bourgogne doit son nom à la peuplade des Burgondes qui créèrent le royaume de Burgondie. Ce dernier devint royaume de Bourgogne puis des Deux-Bourgogne à l'époque carolingienne. Au Moyen Âge, il convient de distinguer le comté de Bourgogne du duché de Bourgogne. Le premier (maintenant la Franche-Comté) était terre d'empire, le second constitué des comtés de Mâcon, Chalon, Sens, Auxerre, Tonnerre, Nevers, Autun appartenait au royaume de France. Aussi, les ducs de Bourgogne étaient vassaux du roi de France pour le duché de Bourgogne, l'Artois et la Flandre, et vassaux de l'Empereur pour le comté de Bourgogne, la Gueldre, le Hainaut, le Brabant et d'autres terres. La Bourgogne historique, ancien royaume européen, fut partagée par les grandes puissances en deux Bourgognes : Le Duché de Bourgogne et le Comté de Bourgogne. Le Comté de Bourgogne ou Franche-Comté de Bourgogne (qui signifie "Comté libre de Bourgogne"), constitue la majeure partie de la Franche-Comté actuelle. Le Duché de Bourgogne correspond lui à peu près à l'actuelle région Bourgogne moins la Nièvre. La région Bourgogne se situe dans le centre-est de la France. Elle est limitrophe de la Franche-Comté à l'est, de Rhône-Alpes au sud-est, de l'Auvergne au sud-ouest, du Centre à l'ouest, de la Champagne-Ardenne au nord et de l'Île-de-France au nord-ouest. La basse Bourgogne est une région de plaines sédimentaires : elle englobe le Sénonais agricole et le pays d'Othe forestier, qui domine les vallées de l'Yonne et de l'Armançon. On y trouve également la ville d'Auxerre. Les pays de la Saône correspondent à des plaines d'effondrement couvertes de grasses prairies et de champs (blé, maïs, oléoprotéagineux, maraîchage). Les plateaux bourguignons, calcaires, s'inclinent doucement vers le nord-ouest, mais s'abaissent brusquement vers le sud-est. Ils comprennent l'Auxerrois, plate-forme rocailleuse où s'est établie la vigne (Chablis), le Tonnerrois, d'altitude plus basse, le Châtillonais, région d'importants massifs forestiers, le carrefour dijonnais et la Côte-d'Or, dernier escarpement abrupt de la "Montagne", qui porte l'un des vignobles les plus fameux de France. Le Morvan, massif ancien forestier, classé parc naturel régional, est entouré de plaines argileuses où l'on pratique l'élevage, incisé par la dépression houillère de la Dheune-Bourbince. Le Mâconnais, pays de polyculture, d'élevage et de vignoble, s'appuie sur les premiers contreforts du Massif central. le TGV Sud-Est met depuis 1981 la capitale de la Bourgogne Dijon à portée de Paris (1 heure 37), de Roissy (1 heure 51), de Marseille (3 heures 22), et Montbard à 1h tout juste de Paris, avec 4 TGV Montbard/Paris et 5 TGV Paris/Montbard chaque jour. Des liaisons partent aussi de Chalon-sur-Saône vers Paris. Des liaisons Paris-Lyon via Gare du Creusot-Montceau-les-Mines-Montchanin TGV et Gare de Mâcon-Loché-TGV. La LGV Sud-Est passe par 6 départements dont 3 en bourgogne (l'Yonne, la Côte-d'Or, la Saône-et-Loire). le TGV Lyria : Lausanne- Dijon- Paris gare de Lyon 4 allers et retours par jour en 3h41 environ. Berne- Dijon- Paris gare de Lyon en 4h30 (1 en 2010). le TGV Méditerranée : exemple, Dijon-Montpellier (3 heures 33). la ligne LGV Rhin-Rhône, qui connectera Dijon à l'Europe, est en cours de construction depuis 2006 et s'achèvera en fin d'année 2011 (branche Est). Le siège d'Autoroutes Paris Rhin Rhône est situé à Saint-Appolinaire, dans la banlieue de Dijon. l'A6 traverse la Bourgogne du Nord au Sud; l'A38 relie Dijon à l'A6 ; l'A31 (vers le Luxembourg) traverse la Bourgogne pour se lier à l'A6 à Beaune ; l'A36 part de l'A6 (entre Dijon et Beaune) vers l'Allemagne ; A26 Dijon – Calais ; A39 Dijon - Dole- Bourg-en-Bresse ; l'A77 relie l'A6 au sud de Nevers dans la Nièvre. Les voies fluviales en Bourgogne : L'Ouche• La Seine• La Saône• l'Yonne• La Nièvre• Le canal de Bourgogne• Le canal du Centre ou « canal du Charolais ». Le canal du Nivernais• Le canal latéral de Roanne à Digoin• La rigole de l'Arroux. L'agriculture bourguignonne est dynamique, puissante et très spécialisée : céréales (blé et orge dans l'Yonne et la Côte-d'Or), oléagineux, élevage bovin (Charolais, Morvan, Nivernais), viticulture (Côtes de Beaune, Nuits, Hautes-Côtes, Côte Chalonnaise, Mâconnais, Beaujolais, Chablisien). L'industrie, qui s'est développée dès le XIX.me siècle (charbon de Montceau-les-Mines, sidérurgie du Creusot, mines de La Machine), a connu un nouvel essor après 1945, particulièrement dans la vallée de la Saône (Mâcon, Chalon-sur-Saône), à Dijon et dans l'Yonne, mais n'a pas été épargnée par la crise. Parmi les entreprises internationales implantées en Bourgogne peuvent être citées Amora Maille (groupe Unilever), dont les usines d'Appoigny (Yonne) et de Dijon (Côte-d'Or) ont fermé fin août 2009, les laboratoires pharmaceutiques URGO à Dijon, l'usine Fulmen, plus gros employeur d'Auxerre (usine fermée), les Laboratoires Vendôme (Le petit Marseillais...) à Quetigny (Agglomération du Grand Dijon) et l'usine historique du groupe SEB à Selongey. En revanche, le nord de la région, pauvre en grandes entreprises, a profité de l'installation d'industries moins lourdes, plus diversifiées : parachimie, industrie pharmaceutique, électronique, plasturgie, papeterie, industries mécaniques et automobiles, agroalimentaire. Enfin, le tourisme avec la gastronomie, l'histoire, la culture et le tourisme vert avec les nombreuses bases de loisirs aventure implantées dans les villages de la vallée de l'Armançon et du parc naturel régional du Morvan fournissent à la région ses plus grosses ressources complémentaires. Le commerce et les services tiennent une place importante en Bourgogne (Avallon est le siège du groupe de distribution Schiever). À titre d'exemple, Dijon est classée ville où les entreprises sont les plus compétitives de France. De plus, de grandes sociétés internationales implantent leur magasin en Bourgogne (telle Ikea à Dijon en 2005). Depuis 2005, la Bourgogne affiche la présence de deux pôles de compétitivité : le Pôle Nucléaire Bourgogne et Vitagora Goût-Nutrition-Santé (agroalimentaire). Le peuplement de la Bourgogne est peu dense et inégalement réparti. La population se concentre sur les axes de communication alors que le Morvan se vide. La Bourgogne est actuellement moins peuplée qu'elle ne l'était en 1851. La région comptait 1624000 habitants en 2006. Depuis 1990, le déséquilibre démographique s'est accentué entre la Bourgogne et les régions dominantes qui l'encadrent (Île-de-France et Rhône-Alpes). À ces deux fortes croissances, la Bourgogne n'oppose qu'une stagnation. Le solde migratoire annuel n'est passé que de –0,03 % à –0,04 % entre les deux derniers recensements mais l'excédent naturel annuel est tombé de 0,13 à 0,04 %. Cela se traduit par un vieillissement de la population, la région attire en effet davantage les retraités que les jeunes ménages. Seules Dijon et son agglomération tirent leur épingle du jeu. Région réputée pour sa gastronomie, la Bourgogne est également riche en patrimoine bâti, des châteaux forts aux cadoles, en passant par les abbayes et les cathédrales. Les armes de la Bourgogne se blasonnent ainsi : Écartelé : au premier et au quatrième, d'azur semé de fleurs de lys d'or à la bordure componée de gueules et d'argent ; au deuxième et troisième, bandé de six pièces d'azur et d'or à la bordure de gueules. Les armoiries combinent les armoiries des ducs Valois (1 et 4) avec celles des ducs capétiens (2 et 3). La croix de Bourgogne a été l'emblème de la Bourgogne (puis des Pays-Bas espagnols et de l'Empire espagnol des Amériques) à partir de Jean Ier de Bourgogne, dit Jean sans Peur, duc de Bourgogne, comte de Flandre, d'Artois, comte palatin de Bourgogne (c'est-à-dire de Franche-Comté) (28 mai 1371 à Dijon- † 10 septembre 1419). La croix de Bourgogne est fréquente dans l'héraldique espagnole (connue sous le nom de cruz de Borgoña), et fait encore partie des armes du roi d'Espagne. En tant qu'emblème de la grande Bourgogne, cet emblème est aussi fréquemment employé en Franche-Comté. Gastronomie bourguignonne : Volaille de Bresse (AOC)• Viande charolaise• Bonbons de Flavigny• Pruneau de Vitteaux• Cassis de bourgogne• Cerise marmotte• Graine de moutarde et moutarde de Dijon• Asperge de Ruffey• Truffe de bourgogne• Escargots de Bourgogne• Bœuf bourguignon• Gougères• Œufs en meurettes• Poulet Gaston Gérard• Kir• Jambon persillé• Jambon à la Chablisienne• Idéal mâconnais• Les anis de Flavigny• Ratafia de Bourgogne. La gastronomie bourguignonne se décline également par ses grands noms régionaux : Bernard Loiseau• Marc Meneau• Kilien Stengel• Jacques Lameloise• Jean Michel Lorain• Jean Dudemaine. La Bourgogne est réputée dans le monde entier pour ses vignobles, notamment la côte de Nuits, la côte de Beaune, la côte chalonnaise, le mâconnais, le beaujolais et le chablisien.

(Côte-d’Or)
Le département de la Côte-d’Or est un département français parmi les quatre de la région Bourgogne. Son code officiel géographique (attribué par l'Insee) est 21. Le département s’étend sur 8200 kilomètres carrés, il compte 520000 habitants. Le département de la Côte-d’Or a été créé le 4 mars 1790 par l'Assemblée constituante à partir de l'ancienne province de Bourgogne, province à laquelle le département fut toujours intimement lié. Le 17 février 1800, le département fut divisé en quatre arrondissements : Dijon, Beaune, Châtillon-sur-Seine et Semur-en-Auxois. Le 10 septembre 1926, les arrondissements de Châtillon-sur-Seine et Semur-en-Auxois furent supprimés au bénéfice de Montbard. La Côte-d'Or est le seul département français qui n'a pas été nommé selon un critère géographique stricto sensu. Le nom fut choisi par Charles-André-Rémy Arnoult, avocat au parlement de Dijon et député de l'Assemblée de 1790, qui proposa ce nom, s'inspirant de la teinte dorée que prenaient les Vignes de la côte beaunoise à l'automne (côte qui elle-même prit par la suite le nom de Côte d'Or). Il fut préféré à d'autres tels que Haute-Seine ou Seine-et-Saône. Plus d'un siècle plus tard, la poésie de ce nom inspira l'auteur Stephen Liégeard, lorsqu'il baptisa une portion du littoral méditerranéen du nom de Côte d'Azur. Après la victoire des coalisés à la bataille de Waterloo (18 juin 1815), le département est occupé par les troupes autrichiennes de juin 1815 à novembre 1818 (voir occupation de la France à la fin du Premier Empire). La Côte-d'Or fait partie de la région Bourgogne. Elle est limitrophe des départements de l'Yonne, de la Nièvre, de la Saône-et-Loire, du Jura, de la Haute-Saône, de l'Aube et de la Haute-Marne. Quatrième département par la taille derrière trois départements de la région Aquitaine, la Côte-d'Or couvre de nombreux espaces à la géographie bien distincte. La Côte-d’Or se situe sur le seuil de Bourgogne, partageant les bassins versants de la Seine, du Rhône (de la Saône) et de la Loire. Sur le département coulent des affluents de chaque fleuve, notamment : l'Armançon et l'Aube qui coulent vers la Seine, qui elle-même prend sa source dans le département, sur le plateau de Langres à Source-Seine ; l'Arroux qui prend sa source dans le sud du département et qui rejoint la Loire par la suite ; la Saône, principal affluent du Rhône qui traverse une bonne partie de l'est du département en traversant entre autres Auxonne, Saint-Jean-de-Losne et Seurre. L'Ouche, affluent de la Saône, est sans doute la rivière la plus emblématique du département, traversant notamment Dijon. La Côte-d'Or est divisée en quatre grands ensembles topographiques : le Morvan au sud-ouest, les plateaux de Langres-Châtillonnais dans la moitié nord-ouest, la plaine de la Saône au sud-est et l'Auxois au centre-ouest. Le point culminant du département, 723 m (Mont de Gien) se situe dans le Morvan, dans l'exclave de Ménessaire alors que le point le plus bas 174 m se trouve à la sortie de la Saône. Le climat de la Côte-d'Or, climat à tendance continentale, est altéré dans ses différentes parties et présente alors plusieurs faciès comme : la vallée de la Saône, qui est à tendance continentale Côte d'Or• le Morvan ou sur les sommets des Côtes, où l'on retrouve plus un climat de moyenne montagne• le plateau de Langres où les hivers sont longs, froids avec très souvent des gelées. D'une manière générale, les étés peuvent être chauds et secs ; quant aux hivers, ils sont généralement froids et humides avec de fréquentes chutes de neige. La Côte-d'Or est au cœur d'un réseau routier, autoroutier, ferroviaire et fluvial dense. L'activité économique du département est pour 70 % tertiaire, 25 % industrie, 5 % agriculture. Les secteurs industriels les plus représentés sont : bâtiments travaux publics (plus de 1300 établissements)• agroalimentaire (plus de 400 établissements)• métallurgie (avec la Metal Vallée à Montbard)• mécanique• électrique-électronique• chimie-pharmacie. L'industrie agroalimentaire et l'agriculture représentent un axe à forte valeur ajoutée actuellement mis en valeur par le projet Vitagora (goût - nutrition- santé) qui est en compétition pour devenir le premier Pôle de compétitivité français sur cette thématique. On trouve aussi sur le département plus de 2000 PME-PMI employant environ 50000 personnes. Dijon regroupe près de la moitié de la population du département. Les habitants de la Côte-d'Or sont appelés Côte d'oriens. Le département se classe dans la moyenne des départements français pour sa population (50e sur 100), mais en raison de sa superficie, sa densité est faible (56 hab/km²) à l'échelon national (63e) Malgré le dépeuplement des milieux ruraux, constituant une grande partie du département, le relatif dynamisme démographique de Dijon permet à la population du département de croître à chaque recensement et de dépasser les 500000 habitants. Un nombre important d'artistes français est originaire de la Côte-d'Or. Parmi les peintres, Antoine Gadan et Louis Carbonnel. La culture du département est intimement lié à son patrimoine. La Saint-Vincent tournante est une institution dans le monde du vignoble. La Côte-d'Or dispose de réels atouts touristiques parmi lesquels un patrimoine culturel non négligeable. On peut citer : Dijon, ville à secteur sauvegardé, et classée ville d'Art et d'Histoire• Les hospices de Beaune• L'Abbaye de Fontenay, classée au patrimoine mondial de l'Unesco• Le Trésor de Vix et son cratère, le fameux vase de Vix, datant de l'âge de Fer, conservé au musée de Châtillon-sur-Seine. L'église romane Saint-Vorles à Châtillon-sur-Seine, datant en partie du Xe siècle. Alésia• La cité de Buffon à Montbard• Les abords de la Brenne à Montbard• Le château de Bussy-Rabutin• Le château de la Rochepot• Le château de Châteauneuf• Le château de Montfort• La Route des Grands Crus allant de Dijon à Santenay. Semur-en-Auxois, cité médiévale.• Auxonne et son arsenal. Le canal de Bourgogne et son tunnel à Pouilly-en-Auxois• Les sources de la Seine et son temple dédié à Sequana à Source-Seine. La Côte-d'Or présente également des paysages variés : La Côte d'Or• Le cirque du Bout du Monde près de Beaune• Le Morvan avec notamment le Panorama de Savilly• Les forêts du Châtillonais.

(Dijon)
Dijon est une commune française située entre le bassin parisien et le bassin rhodanien, à 310 kilomètres au sud-est de Paris et 190 kilomètres au nord de Lyon. La ville compte 150000 ahbitants, elle s’étend sur 40 kilomètres carrés, elle s’étale entre 220 et 410 mètres d’altitude. C'est la préfecture du département de la Côte-d'Or et le chef-lieu de la région Bourgogne. Ses habitants sont appelés les « Dijonnais ». En 2008, la population de Dijon intra-muros est de 151576 habitants. Elle est, en 2007, la 17e commune la plus peuplée de France. Avec 237925 habitants en 2007, son agglomération est la 26e de France, juste derrière celle de Mulhouse mais devant celle du Havre. La communauté d'agglomération dijonnaise, fondée en 2000 et nommée le « Grand Dijon », compte quant à elle 244577 habitants. L'aire urbaine dijonnaise, 24e de France entre Angers et Avignon, comptait 336807 habitants en 2007. En 1850, la ville compte déjà presque 35000 habitants. Héritière d'un riche patrimoine historique et architectural, ancienne capitale du Duché de Bourgogne aux XIV.me et XV.me siècles, Dijon est une ville touristique dont l'attrait est renforcé par la réputation gastronomique de la région. C'est aussi une ville verte au secteur tertiaire important, capitale de région dans les domaines scolaire, universitaire, judiciaire, hospitalier et administratif, qui assurent une tradition de vie culturelle forte. Dijon est également un centre économique régional au tissu diversifié mais plutôt en crise avec un pôle agro-alimentaire traditionnel (moutarde de Dijon, crème de cassis de Dijon et kir, pain d'épices, chocolat Lanvin…) et un secteur pharmaceutique réputé. Ville de congrès, la capitale de la Région Bourgogne est située sur l'axe Paris-Lyon-Méditerranée et prochainement sur la ligne ferroviaire à grande vitesse Rhin-Rhône. Elle est d'ailleurs, en termes démographiques, le principal pôle français de la Métropole Rhin-Rhône qui s'étend de Bâle au Creusot. Dijon est la préfecture de la région de Bourgogne et du département de Côte-d'Or. La commune se situe sur la Côte des Vins de Bourgogne aussi nommée « Route des Grands Crus » et qui s'étend de Dijon à Beaune pour sa partie côte-d'orienne. La capitale bourguignonne se situe au cœur d'une campagne composée de deux rivières convergentes : le Suzon, qui la traverse du nord au sud, et l'Ouche, au sud de la ville ; à l'ouest s'étend la « côte » de vignobles qui donne son nom au département. Elle se situe à 310 kilomètres au sud-est de Paris, 190 au nord-ouest de Genève et 190 au nord de Lyon. Devenue depuis la fin du XIX.me siècle l’un des plus grands centres ferroviaires du pays (ligne Paris-Lyon-Marseille, bifurcations vers Besançon, Belfort, Nancy, la Suisse, l'Italie (par le Mont-Cenis et le Simplon), la ville est desservie par un des principaux nœuds autoroutiers français aux croisements des autoroutes A6, A31, A36 et A39. « Dijon prend naissance dans la plaine alluviale du Suzon, creusée dans les argiles tertiaires de la « Plaine » qui s'étend largement à l'est », suivant le cours de la Saône. La plaine est en effet un fossé tectonique situé à une vingtaine de kilomètres de Dijon, remblayé par les marnes et les argiles oligocènes atteignant une hauteur géologique de 100 mètres à Dijon. Communes limitrophes : Talant , Plombières-lès-Dijon et Fontaine-lès-Dijon, Saint-Apollinaire, Quetigny, Chenôve et Marsannay-la-Côte, Longvic, Chevigny-Saint-Sauveur. Dijon et sa périphérie, formant le Grand Dijon, doit son originalité à une dissymétrie typique, entre les vallonnements diversifiés de l'ouest d'une part (la « côte » de vignobles) et les étendues plates de l'est (plaines de Saône). Au nord, le plateau de Langres, dernier rebord du bassin parisien, domine la plaine de 100 à 150 mètres d'altitude. Dijon est donc au centre d'une ligne géographique orientée nord-nord-est/sud-sud-ouest. L'altitude varie de 250 à 500 mètres. Dijon se caractérise par de nombreuses vallées encaissées et le plus souvent étroites (les « combes » aménagés souvent en parcs municipaux comme la Combe aux Fées et la Combe à la Serpent) dont la principale est la vallée de l'Ouche au nord-est du plateau. Des buttes résiduelles, ou « tasselots » dans le patois dijonnais, forment le site des bourgs de Talant et de Fontaine-lès-Dijon qui surplombent la ville. Dijon est donc à la conjonction de trois reliefs principaux : Au sud, la Côte d'Or qui s'étend de Dijon à Beaune sur 80 km, couverte de vignobles dont les feuilles prennent une couleur dorée en automne, ce qui a inspiré le nom poétique du département de la Côte-d'Or en 1790. C'est le long de cette côte, de Dijon jusqu'au sud de Beaune, que passe la célèbre route des Grands Crus ; À l'ouest s'étend le plateau, premier contrefort des plateaux calcaires bourguignons. L'altitude varie de 350 à 500 m. Le plateau est parsemé de nombreuses vallées étroites et profondes appelées combes ; la plus importante est la vallée de l'Ouche au nord-est du plateau. Des buttes résiduelles, ou tasselots, s'en détachent : les bourgs de Talant et de Fontaine-lès-Dijon s'y sont édifiés ; À l'est, se dessine l'amorce de la plaine de la Saône. L'altitude varie de 170 à 240 m. La topographie est douce, malgré quelques collines qui altèrent le paysage avec notamment une avancée issue des plateaux langrois qui souligne le débouché du Suzon dans la plaine au nord, et à l'est les collines de Saint-Apollinaire et de Montmuzard. Dijon est traversée essentiellement par le canal de Bourgogne et deux cours d'eau naturels : l'Ouche et le Suzon. Le premier court à l'air libre alors que le second emprunte une série de canaux souterrains durant sa traversée de Dijon. Le Raine qui passe par le jardin de l'Arquebuse se jette dans l'Ouche. L'agglomération dijonnaise reçoit environ 732 mm de pluie par an, et ce pendant 164 jours en moyenne. L'Ouche venant du nord a un débit moyen de 10 à 20 m3⋅s-1 pouvant dépasser les 100 m3⋅s-1 en période de crue. Il peut alors se produire des inondations, mais elles sont rares et localisées. Un lac artificiel, le lac Kir, a été aménagé en 1964 sur son cours à l'entrée de la ville. Deux autres plans d'eau, bien moins conséquents, existent dans l'agglomération : l'Étang royal, situé sur la commune de Longvic, et l'Étang de la Leue, à Neuilly-les-Dijon, tous deux à proximité immédiate du cours de l'Ouche. Le Suzon, seconde rivière importante, s’écoule du nord-ouest au sud-est de l’agglomération. Son cours est totalement canalisé dans sa partie urbaine. Son débit à l’entrée de Dijon atteint au maximum 20 à 30 m3⋅s-1. La seule voie navigable de Dijon est le canal de Bourgogne qui relie la Saône et l’Yonne et n'est plus guère utilisé que pour la plaisance. L'hydrographie générale s'écoule en direction de la plaine alluviale de la Saône à l'est. Elle comprend 527 kilomètres de canalisations. Les nappes phréatiques, exploitées depuis l'Antiquité, sont au nombre de trois : la nappe alluviale de l’Ouche, la nappe alluviale de la Tille et la nappe de Dijon Sud. Ce sont les principales réserves d’alimentation en eau du Grand Dijon. Elles sont relayées par quatre réservoirs principaux d'une capacité totale de près de 95000 m3. Les inondations constituent le seul risque naturel majeur (avec les tremblements de terre, très rares). Huit des vingt-deux communes du Grand Dijon (notamment le centre-ville de Plombières-lès-Dijon ainsi qu'Ahuy, Chenôve, Marsannay-la-Côte et Longvic) sont concernées par les débordements du bassin de l'Ouche. Des Plans de prévision des risques naturels ont été mis au point pour maîtriser ces aléas. Une politique d’amélioration de la qualité des eaux est également déployée. Elle repose sur deux stations d’épuration, l'une, récente, située à Chevigny-Saint-Sauveur, l'autre, plus ancienne, à Longvic, et vise une mise en conformité aux normes écologiques en vigueur. Un programme, nommé « Eauvitale », a été lancé en 2005. Outre la suppression des canalisations en plomb, il vise la réduction des fuites et la modération des prix de l'eau aux consommateurs. La consommation globale de l'agglomération s'élève annuellement à 24 millions m3. L'agglomération dijonnaise fait partie du détroit morvano-vosgien, entre Bassin parisien et Bassin rhodanien ; à l'ère secondaire (de -265 à -65 millions d'années), l'ensemble de la région était alors submergé alors qu'à l'ère tertiaire (de -65 à -1,8 million d'années) la surrection des Alpes et du Jura a plissé le relief et a formé une poussée vers le nord-ouest. Les masses sédimentaires se sont alors compartimentées, faillées, formant des vallons et des buttes locales. Une ligne de fracture a aussi été constituée, s'étendant selon une direction Nord-Est/Sud-Ouest, accompagnée de plateaux calcaires adjacents typiques du paysage bourguignon, accolés à l'effondrement accueillant la plaine de la Saône. À l'ère quaternaire (environ -1,8 million d'années), l'érosion a constitué des sables et graviers formant les plaines alluviales traversées par les rivières du Suzon, de l'Ouche et du Raine. Plus que le canal de Bourgogne, au modeste gabarit, c'est le chemin de fer qui a provoqué le développement industriel de Dijon. « La deuxième moitié du XIX.me siècle va imposer Dijon comme un carrefour ferroviaire de premier ordre » explique en effet André Gamblin. Pendant la première moitié du XX.me siècle, le rôle de la route a grandi, en particulier celui de la RN 6 qui s'affirme comme un itinéraire international dès les années 1930, mais donne davantage d'importance à la ville de Chalon-sur-Saône. Après la guerre, l'autoroute (l'A6) puis le TGV Paris-Lyon court-circuitent Dijon et, selon les mots d'André Gamblin, « Dijon devient la ville des bretelles ». Ce n'est que depuis les années 1990 que Dijon s'affirme à nouveau comme carrefour de communication. L'A31 passe désormais par Dijon et l'A39 relie depuis 1994 la ville à Dole. Enfin, la ligne du TGV Est Rhin-Rhône, connectant Dijon à l'Europe, est en cours de construction depuis 2006 et s'achèvera en 2011. Deux lignes de TGV : le TGV Sud-Est et le TGV Méditerranée mettent Dijon à portée de Paris (1 h 37), de Roissy (1 h 51), de Marseille (3 h 22), de Lille (2 h 45) et de Montpellier (3 H 33). La ville et son agglomération disposent du boulevard périphérique de Dijon, ou rocade-est, long de 12 km en 2x2 voies, et qui sera prolongé de 6,5 km en 2012 pour en faire quasiment le tour. Actuellement, il relie la zone de la Toison d'or au nord, jusqu'à Chenôve au sud, permettant de se connecter à l'A31. À l'ouest, l'A38 débouche à Plombières-lès-Dijon, au niveau du lac Kir. La construction de la « Lino » (Liaison Intercommunale Nord-Ouest), en projet, assure une circulation plus rapide en provenance de Paris et de l'Ouest, pour lier l'autoroute A38 à la zone de la Toison d'or. La Lino permet de décongestionner les boulevards intérieurs de la ville et assure également la continuité du réseau national en reliant les autoroutes A38 et A31. Longue de 6,5 km elle est dans sa première phase en 2x1 voie (2012), puis dans un second temps en 2x2 voies. La longueur totale du périphérique de Dijon devrait être de 18,5 km. Dijon souffre, en matière d'infrastructure aérienne civile, d'une position géographique trop proche des grandes villes de Paris, Lyon, Bâle-Mulhouse. De plus, la ligne de TGV Paris-Méditerranée ne permet pas à la ville de disposer d'un aérodrome de taille suffisante. L'infrastructure civile actuelle accueille en effet une trentaine de milliers de passagers. La densité des réseaux autoroutiers et ferroviaires de Dijon donne des accès faciles et rapides aux principales métropoles européennes. En complément de la gare principale actuelle de Dijon-Ville, la future gare TGV Porte Neuve devrait permettre à terme de desservir la ville sans engorger le centre-ville, l'actuelle gare de Dijon-ville étant située à proximité de la place Darcy, porte ouest du centre ville. Les bus sont apparus en 1966. Au début des années 1970, la « STRD » est créée ; elle est baptisée « Divia » en 2004. Le réseau de bus « Divia » comporte 28 lignes intercommunales en service de 5 h 30 à 20 h 30 et 6 lignes de soirées de 20 h 30 à 0 h 30 ainsi que 15 lignes scolaires « Bus Class' ». La fréquentation était de 37,3 millions de voyages en 2008 (+ 6,6 % par rapport à 2007) soit 148 voyages par habitant et par an contre une moyenne de 115 pour des villes similaires. En outre, il existe un service de navette gratuite en centre-ville (« Diviaciti ») avec une fréquentation supérieure à 100000 voyages par mois, ainsi qu'un service de vélos en libre accès, baptisé « Velodi », dont l'opérateur est Clear Channel Communications, sur le modèle des services similaires parisiens et lyonnais. Lancé le 29 février 2008, il compte 400 vélos répartis dans 40 stations. Des extensions pourraient voir le jour sur Longvic et Chenôve au sud de Dijon. La ville de Dijon a le projet de se doter dès 2012 d'un réseau de tramway en site propre. Le réseau est constitué de deux lignes avec un tronc commun entre la gare et la place de la République (tracé de 20 km au total. Il s'agit d'un retour à un mode de déplacement collectif pour lequel Dijon était à la pointe. En effet les premiers projets de tramways à Dijon remontent à 1876, gérés alors par la Compagnie des tramways de Dijon. Le réseau compte en 1911 cinq lignes et, en 1950, il est couplé par des trolleybus. La CCI de Dijon est en charge du déploiement du projet « Renaissance » qui consiste à implanter durablement un aéroport civil digne d'une ville d'importance sur l'actuel site Dijon-Longvic. Financé par le Grand Dijon à hauteur d'un tiers, ce projet comprend l’ouverture de plusieurs lignes « low cost » pour le trajet Dijon-Londres, le développement de l’activité charters, le développement de l’aviation d’affaires et privée, l’ouverture de lignes sous obligation de service public vers Toulouse, Bordeaux et Nantes. Ce projet rencontre cependant une opposition des riverains, à cause notamment de l'absence de consultation citoyenne sur le sujet et des nuisances sonores. Une association, baptisée « Quétigny Environnement », milite depuis les années 1990 contre ces nuisances, de même que celles occasionnées par la base aérienne 102 Dijon-Longvic. On distingue à Dijon un centre (ou « hypercentre ») historique, délimité par les boulevards centraux reliant les six places principales (place Darcy, place St-Bernard, place de la République, place du 30 octobre, place Wilson et place du Premier mai), et les autres quartiers de la municipalité. Seul le centre est déclaré secteur sauvegardé. Une deuxième ceinture de boulevards entoure la ville en reliant les quartiers périphériques, et les deux ceintures de boulevards sont reliées par de grandes avenues, dont les Allées du Parc ou l'Avenue Victor Hugo. La ville de Dijon est l'une des premières en France à avoir fait de son centre-ville médiéval un secteur sauvegardé. La politique décidée se traduit par une série de mesures telles que le renoncement aux percées planifiées dans les années 1960 (comme celle réalisée dans la rue Lamonnoye, qui a sacrifié une partie du patrimoine urbain), le développement des voies piétonnes, la protection des immeubles anciens, le ravalement des façades, la restauration des monuments historiques et des bâtiments publics. À partir du XIX.me siècle, l'extension de la ville est assez anarchique, se faisant par adjonction de lotissements privés, sans coordination. La mairie se contente en 1884 de fixer à 12 mètres la largeur des rues nouvelles. En définitive, les quartiers bien tracés sont rares, hormis celui des boulevards de la Fontaine des Suisses et de la Défense, édifié en 1882-1883 et celui du Parc des Sports bâti en 1932-1933. Un plan d'aménagement est esquissé en 1890 mais il faut attendre les lois de 1929 et de 1924, relatives aux villes de plus de 10000 habitants, pour que celui-ci débouche sur la création d'un Office public d'HBM devenu HLM en 1926. La cité-jardin des Bourroches édifiée en 1935 en est une des réalisations. Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, Dijon a dû mettre en place, conformément aux directives de l'État, des Zones à Urbaniser en Priorité ou ZUP, au nombre de deux. La première, le quartier des Grésilles, a été entreprise en 1949. Ce quartier réunit de manière confuse des immeubles et « barres » de types variés. Délaissé par les services publics, le quartier est réhabilité et, en 2005, les anciennes « barres » dont la célèbre « Billardon » sont détruites et 660 nouveaux logements sont construits, dont 105 en accession à la propriété, sur un modèle de maisons pavillonnaires. La ZUP de la Fontaine d'Ouche a été construite en 1967 sur les coteaux plantés des dernières vignes dijonnaises, sur un plan plus rigoureux, incluant les services publics et de proximité (écoles maternelles, crèches, bibliothèque de quartier, centre commercial), aux abords du lac Kir artificiel, creusé en 1963-1964. Localement, au centre-ville, des quartiers ont été réaménagés dans les années 1970 et 1980, dans des styles architecturaux différents. C'est le cas des résidences de la montée de Guise, au bout de la rue Berbisey, de celles boulevard Voltaire et des quartiers autour de l'université. La ville a mis en place depuis 2005 un programme local de l'habitat (« PLH »), renforcé par une charte, et planifiant la restructuration ou extension urbaines de la ville. De nouveaux quartiers sont actuellement en cours d’aménagement au sein de l’agglomération comme le quartier Junot, ancienne enclave militaire, réhabilité en une zone d'habitations et de commerces. Le parc des logements à loyer modéré s'élève ainsi à 23200 en 2008. La ville a ainsi mobilisé 17,8 millions d'euros sur ses fonds propres pour le PLH. Il n'existe pas de véritables travaux de fouilles archéologiques concernant la ville de Dijon. Aucun document néolithique n'existe alors que la période protohistorique a surtout été l'objet d'investigation à la périphérie de la ville. Un silo dans l'actuel quartier des Grésilles, du mobilier de l'âge du Bronze près du quartier des Bourroches ont cependant été retrouvés. Quelques menus objets domestiques, un fragment d'assiette décoré d'ornements géométriques incisés de l'époque hallstatienne et une pince à épiler de l'époque de La Tène III, ont été mis au jour en plein centre ville (rue du Tillot et rue du Château). Deux ouvrages compilent les découvertes antérieures au début du XX.me siècle : le Recueil d'Esperandieu (1911) et les Inscriptions antiques de la Côte-d'Or de Pierre Lejay (1889). Les premières traces d'habitat remonteraient au néolithique (site des Lentillières). La vallée aurait en effet été investie bien avant l'époque gallo-romaine. La confluence des routes dans une vallée fertile, irriguée par le Suzon et l'Ouche, permet le développement d'un petit village. La Dijon celtique, Divio, est la métropole méridionale des Lingons. De toutes les localités antiques sur l'axe nord-sud français, établies sur le revers du plateau bourguignon, seules Beaune et Dijon ont pris de l'importance. Une route romaine passe de l'axe sud-ouest au nord-est, venant de Bibracte puis d'Autun vers Gray et l'Alsace alors qu'une autre va du sud-est au nord-ouest, de l'Italie vers le bassin parisien. Dijon est fortifié au Bas-Empire, par une enceinte protégeant une petite superficie, de 10 hectares. Le tracé reconstitué du castrum romain, disparu depuis en dépit de quelques vestiges encore visibles. Les seuls édifices romains qui subsistent sont une tour du castrum, dite « tour du petit Saint-Bénigne », et quelques pans de l’enceinte du Bas-Empire. La voie romaine Châlons-Langres a été retrouvée par endroits (au Parc de la Colombière où elle est visible) à l'écart de laquelle le castrum est construit. Cette voie est souvent considérée par le public et quelques vulgarisateurs (comme l’abbé Claude Courtépée, auteur de Description générale et particulière du duché de Bourgogne), à tort, comme étant l'une des quatre grandes voies romaines (celle de la Voie Agrippa) citée par l'historien romain Strabon). Un camp romain, celui de la 8e légion dite Augusta envoyée en Gaule en 70 pour mater la révolte des Civilis et des Sabinus est également mis au jour au lieu-dit La Noue, près de Chenôve, ce qui confirme la place stratégique de Dijon à l'époque du Bas-Empire. Deux autres voies, celle venant de la plaine de la Saône et celle menant vers l'Alsace ont été retrouvées. Les fondations du castrum, mur de dix mètres de haut, sont en partie constituées de stèles, de statues et autres pierres de remploi provenant d'une nécropole. Certaines stèles, en forme d'obélisque, livrent de précieux renseignements sur les patronymes et professions des habitants de l'époque. Quelques voies traversaient ce castrum, dont l'une au niveau de l'actuelle rue Berbisey. Un pan de la muraille est encore visible, rue de Tivoli. On retrouve également les traces d'une fortification sur l'actuel Mont Afrique. Le Dijon romain possède deux nécropoles, l'une s'étendant le long de la voie Chalon-Langres, sur les quartiers actuels des Cours du Parc jusqu'à la rue de Gray, la seconde à l'ouest sur les positions des édifices de Saint-Bénigne, Saint-Philibert et Saint-Jean. Cette dernière nécropole, en usage dès le II.me siècle, continue d’être utilisée comme cimetière jusqu'à Louis XVI. Des cultes indigènes étaient mêlés à ceux des Romains : des stèles votives dédiées à Epona et Sucellos furent retrouvées, au côtés des figures officielles : Mercure, Junon, Hercule et Apollon. La découverte en 1598 d'une inscription grecque disparue depuis, semble attester qu'un culte était rendu à Mithra. Le castrum abrite ainsi des thermes, des commerces (commerce du vin, des objets religieux, de la farine notamment) et un temple. Le négoce du vin y est déjà très vivace : les échoppes des détaillants sont alors bâties de manière uniques. Juché au premier étage, le vendeur présente des amphores de tailles différentes, puis le client amène sa jarre sous un entonnoir, et le détaillant l'approvisionne de la quantité demandée. Les habitants de Divio ne sont pas seulement commerçants mais aussi agriculteurs et bûcherons. La muraille romaine devient inutile lors de l'édification d'une nouvelle enceinte au XII.me siècle, mais son tracé a toujours été conservé et connu. Il est peut-être construit par Aurélien en 270-275, contemporain du martyr de saint Bénigne, selon Grégoire de Tours qui décrit Divio et le castrum ainsi : Citation « À cette époque, le bienheureux Grégoire de Langres résidait dans la ville de Langres ; c'était un grand évêque de Dieu, célèbre par ses miracles et ses vertus. Mais puisque nous faisons allusion à ce pontife, j'ai pensé qu'on me saura gré d'insérer dans ce chapitre une description de la localité de Dijon où il résidait le plus souvent. C'est une place forte munie de murs très puissants, au milieu d'une plaine très agréable ; les terres y sont fertiles et fécondes si bien qu'avoir passé la charrue dans les champs une seule fois, on jette les semences et qu'une grande et opulente récolte vient ensuite. Au midi, il y a la rivière de l'Ouche, qui est très riche en poissons ; du côté de l'aquilon pénètre une autre petite rivière [Le Suzon] qui, entrant par une porte et coulant sous un pont, ressort par une autre porte ; après avoir arrosé le tour et l'enceinte de son onde placide, elle fait tourner, devant la porte, des moulins avec une prodigieuse vélocité. Quatre portes ont été placées aux quatre coins du monde et trente-trois tours ornent toute l'enceinte ; le mur de celle-ci a été édifié avec des pierres de taille jusqu'à une hauteur de vingt pieds et au-dessus en pierraille ; il a trente pieds de hauteur et quinze pieds de largeur. J'ignore pourquoi cette localité n'a pas été qualifiée de cité. Elle a autour d'elle des sources précieuses. Du côté de l'occident, il y a des collines très fertiles et remplies de vignes qui fournissent un si noble falerne aux habitants qu'ils dédaignent l’ascalon. Les Anciens racontent que la localité a été édifiée par l'empereur Aurélien » Grégoire de Tours indique donc que l’enceinte possède trente-trois tours dont une, en partie conservée, reste visible au 15 de la rue Charrue, dans une petite cour. Les quatre portes sont : la Porte aux lions, la Porte du côté de Saint-Médard, la Porte du vieux château et la Porte au-dessus du Bourg. L'épaisseur de la muraille, loin d'atteindre 15 pieds (4,50 m) comme l'affirme Grégoire de Tours, ne semble pas avoir dépassé 2 mètres. La création ou le développement de Dijon remonte au séjour de la VIIIe légion Augusta en 69, mais la ville a très bien pu n'être fortifiée que sous Aurélien (270-275). Cette enceinte est reproduite dans les plans du XVII.me siècle, or, deux portes seulement ont été retrouvées : la Porte Vacange rue Chabot-Charny et celle de la rue Porte-aux-Lions. La tour du petit Saint-Bénigne, située entre la rue Amiral-Roussin et la rue Charrue, devint au XV.me siècle un lieu de culte au saint, qui est supposé y avoir été emprisonné. On a retrouvé les traces d'un moulin au niveau de la rue des Bons-Enfants. Un temple (le seul de la ville) est mis au jour lors de la destruction, au début du XIX.me siècle, de la Sainte-Chapellea qui jouxte le palais des ducs de Bourgogne (actuelle place de la Sainte-Chapelle). Au Ve siècle, Dijon devient le séjour des évêques de Langres, après la mise à sac de la cité en 407, et ce durant quatre siècles. Leur influence permet l'édification d'édifices religieux et notamment d'un groupe cathédral composé de trois bâtiments : Saint-Étienne, Sainte-Marie et Saint-Vincent. Deux basiliques sont ensuite élevées dès le XI.me siècle par saint Urbain (actuel église Saint-Jean) notamment. Dijon est ensuite occupé par les Burgondes qui sont défaits par Clovis en 500 ou 501. Les Arabes l'envahissent en 725 alors que les Normands n'y parviennent pas en 887. C'est à cette époque qu'apparaissent les premiers comtes de Dijon, Aimar, Eliran, Raoul issus de la maison robertienne. En 1002, l'abbé Guillaume de Volpiano entreprend de reconstruire l'abbatiale Saint-Bénigne et les bâtiments monastiques annexes (actuel Musée archéologique de Dijon). Il fait élever dans l'abbaye une rotonde abritant le tombeau de l'évangélisateur de la Bourgogne, saint Bénigne, qui suscite un pèlerinage important. Au début du XI.me siècle, Dijon est composé d'une ville forte enclose de murs gallo-romains, restes de l'ancien castrum, et d'un bourg s'étendant jusqu'à l'abbaye Saint-Bénigne. Autour, des petits hameaux, Dompierre, Trimolois, Charencey, Bussy et Prouhaut, disparus depuis, ceinturent la ville. Les ducs de Dijon règnent alors sur la région. En 1015, le roi Robert Ier essaye de conquérir le Dijonnais : il s'attaque d'abord au village de Mirebeau-sur-Bèze et sa région puis vient mettre le siège devant le castrum de Dijon. Mais, devant la vigoureuse résistance de l'évêque de Langres, Brunon de Roucy, soutenu par l'abbé de Cluny et le comte de la ville, il renonce à donner l'assaut. Dès l'année suivante, la mort de l'évêque lui permet de négocier avec son successeur, Lambert de Vignory, la cession du comté de Dijon au roi de France, en 1016. La ville rejoint le duché de Bourgogne et en devient la capitale. Dès 1017, le roi Robert vint à Dijon y affirmer ses droits et annonce la nomination de son fils cadet Henri, âgé de 9 ans, à la dignité de duc de Bourgogne. En 1026, le fils aîné du roi meurt et Henri devient l'héritier de la couronne royale. Roi à la mort de son père en 1031, il entre en lutte contre son frère Robert qu'il finit par vaincre. Il lui pardonne alors son insoumission et lui donne en apanage Dijon et le duché de Bourgogne en 1034. L'arrivée du duc Robert Ier, dit le « Vieux », installe durablement la famille des Capétiens à Dijon, sur laquelle elle règne sans discontinuité pendant trois siècles. Le 28 juin 1137, un grand incendie réduit Dijon en cendres. Les ducs reconstruisent alors une enceinte beaucoup plus large que la précédente, qui abrite la cité jusqu'au XVIII.me siècle. À la fin du XII.me siècle et au XIII.me siècle, Dijon s'orne de monuments de valeur : la Sainte-Chapelle, l'hôpital du Saint-Esprit, l'église Notre-Dame, etc. Auprès de chaque porte se développent de petits bourgs même si la ville ne grossit jamais plus que les limites de son enceinte. Les ducs de Dijon possèdent un château (actuelle mairie de Dijon) et y exercent avant tout un pouvoir de justice. En 1183 le duc Hugues III permet la rédaction d'une charte de commune, conservée aux Archives municipales qui permet l'entraide entre le duc et les habitants. Grâce à cette charte, qui fut beaucoup copiée dans d'autres villes de Bourgogne, les ducs s'enrichirent. La Sainte-Chapelle doit son édification à un vœu fait par le duc Hugues III. Pris dans une tempête alors qu’il se rend en Terre Sainte, il fait la promesse de construire près de son palais une église dédiée à la Vierge et à saint Jean l’Évangéliste. La construction commence dès 1172. Elle possède un chœur à déambulatoire, achevé dès 1196. La triple nef est élevée au XIII.me siècle dans le style gothique bourguignon. Les tours de la façade sont élevées de 1495 à 1515. Sa flèche mesure plus de 50 mètres. La dédicace n’a toutefois lieu qu’en 1500. À la Révolution, les statues sont transférées, mutilées ou détruites. Jugée insignifiante par son architecture et d’un entretien trop coûteux, elle est détruite en 1802. Dijon connaît une période brillante sous les quatre ducs Valois de Bourgogne, qui règnent de 1363 à 1477. Elle est la capitale du duché de Bourgogne, ensemble d'États qui s'étendent jusqu'aux Pays-Bas. Centré sur ce duché, l'État bourguignon s'étend alors, pendant plus d'un siècle (1363-1477), par héritages et mariages jusqu'en Picardie, Champagne, Pays-Bas bourguignons, Belgique, Germanie, duché de Luxembourg, Alsace, comté de Flandre et Suisse. Le duc Philippe le Hardi (1364-1404) est le premier duc de la dynastie des Valois et prend possession de Dijon, sur ordre du roi, en 1363. Il fonde à Dijon sa nécropole dynastique, la chartreuse de Champmol, dont il fait un foyer d'art. Jean Ier sans Peur (1404-1419) lui succède. Le duc Philippe III le Bon (1419-1467) reconstruit l'hôtel ducal et institue en 1432 la chapelle de son palais comme siège de l’ordre de la Toison d'or. Pourtant, Dijon n'est pas une ville populeuse ; encore rurale et en raison des épidémies elle ne compte que 13000 habitants en 1474. Le duc Charles le Téméraire (1467-1477) qui ne vit pas à Dijon échoue dans sa lutte contre le roi de France et meurt à la bataille de Nancy contre le duc de Lorraine René II de Lorraine, allié à Louis XI. Le puissant État bourguignon s'effondre alors, permettant à Louis XI d'annexer le duché le 1er février 1477. En dépit de quelques révoltes contre l'autorité du roi, Dijon s'est soumis à son autorité. Louis XI ordonne le transfert à Dijon du parlement de Bourgogne, qui se trouvait à Beaune. Il fait aussi construire à Dijon un château, à l'emplacement de l'actuelle place Grangier, pour surveiller les habitants. La duchesse Marie de Bourgogne (1457-1482), alors âgée de 20 ans et fille unique du duc Charles le Téméraire, épouse Maximilien Ier du Saint-Empire, auquel elle apporte le comté de Bourgogne et les possessions des Flandres. Le traité de Senlis de 1493 divise les deux Bourgognes et Dijon devient une ville-frontière. En 1513, l'empereur Maximilien espère récupérer le duché de Bourgogne en envoyant une troupe formée de 14000 hommes des corps francs suisses, 5000 Allemands et 2000 Francs-Comtois assiéger Dijon. Le gouverneur Louis II de La Trémoille, qui a été envoyé pour défendre la ville, ne peut faire partir les assiégeants qu'en jouant habilement des dissensions entre Suisses et Allemands et en promettant 400000 écus dont seulement une partie sera payée. Les Suisses lèvent le siège le 13 septembre. Les Dijonnais ayant prié avec ferveur pour leur délivrance, le départ des assiégeants est attribué par beaucoup à l'intercession de la Vierge, dont une statue, Notre-Dame de Bon-Espoir, conservée à l'église Notre-Dame, a été portée en procession. Ces événements ont prouvé la fermeté du sentiment des Dijonnais d'appartenir à la France. Après cet événement, l’enceinte est renforcée par l'édification des bastions Saint-Pierre (1515), Guise (1547) et Saint-Nicolas (1558). La bourgeoisie se développe par ailleurs, comme en témoignent les nombreux hôtels et maison encore visibles. Au XVI.me siècle, la ville s'embellit avec le style de la Renaissance italienne importée par Hugues Sambin. Le parlement de Bourgogne, transféré de Beaune à Dijon, fait de la cité une ville parlementaire, où la noblesse de robe édifie des hôtels particuliers. Dijon subit des troubles religieux, de 1530 à 1595. Après la Contre-Réforme, de nouvelles églises et chapelles de monastères sont construites. Un roi de France, peut-être Henri IV, aurait qualifié Dijon de « ville aux cent clochers », en raison de la multiplication des institutions religieuses (Jésuites, Minimes, Carmélites, Jacobines, Ursulines principalement). Après le rattachement de la Franche-Comté au royaume en 1678, Dijon, perdant son statut de ville frontière, peut à nouveau s'agrandir. Sous l'administration des princes de Condé, gouverneurs de Bourgogne, la ville se transforme : une place Royale (actuelle place de la Libération) est aménagée devant l'ancien Palais des ducs de Bourgogne, qui est lui-même remanié et agrandi. La rue Condé, actuelle rue de la Liberté, est percée. Les princes de Condé créent le vaste parc de la Colombière, relié à la ville par une avenue plantée d'arbres, le cours du Parc. Cette prospérité se poursuit au XVIII.me siècle, Dijon accueillant en 1722 une faculté de droit, puis l'Académie en 1725 (qui remettra à Jean-Jacques Rousseau le premier prix du concours pour son Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes en 1750). Les Collèges de Médecine sont particulièrement réputés dès 1755. La ville compte 22-23000 habitants et a le statut d'une grande ville de province, derrière Lyon et Strasbourg néanmoins. L'administration municipale repose sur des Municipaux élus et mandatés par l'arrêt du Conseil d'État du 20 avril 1668 qui fixe la constitution de la Chambre ; pour Pierre Gras, Dijon est l'exemple de municipalité parlementaire de province. En 1731, le pape Clément XII répond positivement aux requêtes séculaires des Dijonnais qui désiraient avoir leur propre évêque. La ville devient le siège d'un petit évêché entre ceux de Langres, Autun et Besançon. De 1754 à 1757, de nombreux aménagement modernisent Dijon. Le premier jardin botanique est créé en 1760. En 1766 est instituée une École de dessin ; en 1787 est fondé l'établissement qui deviendra musée des Beaux-Arts. L'industrie de l'époque (draperie, soierie, filatures diverses) ne s'implante néanmoins que difficilement. La Révolution fait passer Dijon du rang de capitale provinciale à celui de chef-lieu de département. Le 15 juillet 1789, des émeutiers prennent le château de Dijon, ainsi que la tour saint-Nicolas, sans lien direct avec les événements de Paris. Plusieurs monuments remarquables sont détruits : la chartreuse de Champmol, la rotonde de Saint-Bénigne ; d'autres sont endommagés, comme Saint-Bénigne et Notre-Dame, dont les portails sont martelés. Les monastères et couvents sont vendus ou démolis. La Sainte-Chapelle disparaît en 1802. La statue en bronze de Louis XIV qui ornait la place Royale est brisée en 1792 ; son métal sert à fabriquer de la monnaie ou des canons. En 1804, le Lycée et l'École de droit sont créés, puis en 1808 les Facultés de Lettres, Sciences, Droit et Médecine. En 1814 les Alliés qui combattent Napoléon, entrent à Dijon et occupent la ville. L'exploitation du charbon et du fer au Creusot, l'achèvement du canal de Bourgogne en 1833 rendent à Dijon une certaine importance économique. Le quartier Saint-Bernard est créé en dehors des remparts. En 1840, le réseau d’alimentation en eau dessiné et mis en œuvre par l’ingénieur Henry Darcy pour lutter contre l’insalubrité est achevé ; l'hygiène permet alors à Dijon de prospérer davantage. En 1851 est inaugurée par le prince Louis Napoléon Bonaparte la ligne de chemin de fer reliant Dijon à Paris, Lyon et Marseille, projet du maire Victor Dumay et de l’ingénieur Henri Darcy. Dès lors, Dijon se développe rapidement : le quartier de la gare se peuple et les divers faubourgs alentours se construisent. En 1867, sur concours, un projet de plan d’urbanisme, inspiré de ce que réalise Haussman à Paris, est proposé par Degré et Jetot puis adopté malgré des réticences. Durant la guerre de 1870, trois batailles se déroulent à Dijon. Le 30 octobre 1870, soldats et mobilisés tentent de défendre la ville contre les Prussiens. Sans artillerie, ils doivent se rendre à la fin de la journée. Le 26 novembre 1870, Garibaldi, à la tête de « l'armée des Vosges », ne peut reprendre Dijon et doit faire retraite. Mais, le 23 janvier 1871, les Français remportent une victoire contre les Allemands, et un drapeau poméranien est même conquis. La place du Trente-Octobre et l'avenue du Drapeau rappellent ces faits d'armes. Malgré tout, Dijon est occupée par l’armée allemande, pendant environ huit mois. En 1899, la ville reçoit la Légion d'honneur pour sa résistance. Après la guerre, la place de Dijon retrouve un rôle stratégique : des casernes et un arsenal sont édifiés. En quelques cinquante ans (de 1850 à 1900), grâce à l'exode rural, Dijon passe de 30000 à 70000 habitants. La ville se développe en rasant ses remparts, remplacés par de grands boulevards. Après de nombreuses polémiques, le château construit par Louis XI est détruit de 1891 à 1897. De multiples équipements publics et privés sont réalisés : lycée Carnot, École normale, groupe scolaire, cimetière, grands magasins comme la « Ménagère » rue de la Liberté, qui ouvre en 1897, grands hôtels, lieux de culte. Dans les faubourgs s'élèvent des usines : Pernot, Lachèze... La Place du Théâtre, au début du XX.me siècle. La ville était alors desservie par un réseau de tramways urbains, qui cessa de fonctionner en 1961, ainsi que par un réseau départemental de chemin de fer secondaire à voie métrique, les Chemins de fer départementaux de la Côte-d'Or. La Première Guerre mondiale ne cause pas de dommage architectural à Dijon qui participe par son industrie alimentaire et métallurgique à l'effort de guerre. Sous Gaston Gérard, maire de 1919 à 1935, la ville reprend son essor. L'entre-deux-guerres est marqué par l'urbanisation de quartiers résidentiels, comme celui du Val d'Or, ou de la Maladière, dans lequel s'élève la vaste église du Sacré-Cœur. La municipalité aménage un parc des Sports à Montmuzard. Occupée dès le 17 juin 1940 par l'armée allemande du Troisième Reich, Dijon est libérée par les troupes françaises le 11 septembre 1944 et sort de l'épreuve sans destruction autre que celle de la gare. Après la guerre, la population est restée stable, aux alentours de 100000 habitants. Dijon est globalement une ville tertiaire et le milieu social est dominé par les cadres moyens et les employés. Le chanoine Kir, maire de Dijon de 1945 à 1968, dote la ville d'un lac artificiel inauguré en 1964. Sous son mandat se crée également à partir de 1957 un vaste campus universitaire à Montmuzard, sur près de cent hectares. La municipalité multiplie les bâtiments de service public comme, en 1962, l'hôpital du Bocage. Avec l'essor économique des Trente glorieuses, la surface urbanisée de l'agglomération double afin de répondre à la pénurie de logements. Le quartier des Grésilles, la ZUP de la Fontaine-d'Ouche sont aménagés et les municipalités satellites comme Quetigny ou Chevigny-Saint-Sauveur s'accroissent. Après la mort de Félix Kir en 1968, le docteur Veillet assure quelques années sa succession, jusqu'en 1971. À cette date est élu le gaulliste Robert Poujade, qui devait assumer le plus long mandat de maire dans l'histoire de Dijon : trente ans, de 1971 à 2001. Robert Poujade s'attache à la protection et à la mise en valeur du secteur sauvegardé de Dijon, où les monuments sont restaurés. Renonçant à la construction de grandes barres, il aménage de nouveaux quartiers-Petit-Cîteaux, Port du canal, Hauts de Montchapet, Mansart- avec des immeubles à taille plus humaine. De nombreuses bibliothèques sont créées dans les quartiers, ainsi que des jardins publics. La construction de l'auditorium est une des dernières grandes réalisations de la période Robert Poujade. En 1977, Dijon emporta le titre envié de première ville écologique avec l'aménagement en 1975 notamment du parc de la Combe à la serpent, le plus étendu de la ville. Le 18 mars 2001, le candidat de gauche François Rebsamen est élu maire de Dijon, pourtant de tradition conservatrice. Avant la Seconde Guerre mondiale, la gauche progressait, avec Claude Guyot ou Jean Bouhey. Par ailleurs la collusion de la droite avec le régime de Vichy fait que ses représentants ne peuvent être éligibles. C'est donc, selon Pierre Lévêque les conservateurs, avec le chanoine Kir, qui remportent les scrutins en 1945-1946. Aidé par d'autres personnalités comme le baron Thénard, propriétaire du journal Le Bien public, Félix Kir va occuper la scène politique. Il est réélu en 1953, alors qu'il n'est pas gaulliste, et qu'il s'oppose même au général de Gaulle. Il lui nie même son statut de premier résistant, le chanoine Kir s'étant opposé en personne aux Allemands dès le 17 juin 1940. Sous la Quatrième République, la gauche est en déclin. Depuis 1948 la droite classique détient en effet trois sièges de députés sur cinq, les deux sièges de Sénateurs, la présidence du conseil général et les mairies des plus grandes villes du département, y compris Dijon. L'influence du Parti Communiste est souvent faible, même dans le milieu rural. En mars 1959, la liste du chanoine Kir est entièrement réélue à Dijon ainsi qu'en 1967 de justesse, contre la droite gaulliste représentée par Robert Poujade qui remporte néanmoins celles de mars 1971. Félix Kir meurt en effet en 1968. La gauche dès lors existe réellement, renforcée par les événements de mai 1968, qui sont sans violence à Dijon, en dépit d'une grève historique. En 1973, la gauche atteint ainsi 42,2 % des votes alors que les « indépendants » (les conservateurs, en droite file du chanoine Kir) sont balayés. La gauche devient le Parti Socialiste à Dijon et surtout dans son agglomération où, en l'espace de quelques années, jusqu'en 1978, sa progression est rapide. En mai 1981, trois candidats socialistes sont élus en Côte d'or, dont deux issus de l'agglomération dijonnaise (Roland Carraz à Dijon I et Hervé Vouillot à Quétigny). Si François Mitterrand remporte les élections présidentielles, à Dijon comme en Côte-d'Or en majorité, la droite est toujours très implantée. Dès 1982, elle contrôle à nouveau le Conseil Général, présidé jusqu'en 1988 par Robert Poujade puis par Henri Berger, puis, dès 1994 par Louis de Broissia, directeur du Bien public. En 1986, le Front National réalise une percée significative avec 13,9 % des voix. Néanmoins la droite remporte de nouveau tous les sièges de députés en mars 1993. Le Parti Socialiste réalise une importante avancée en mars 1998, alors que François Rebsamen est élu conseiller général de Dijon-V, avec 51,5 % des suffrages exprimés face au conseiller sortant. Après le renoncement de Robert Poujade, il est élu maire de cette ville de tradition conservatrice le 18 mars 2001, avec 52,14 % des suffrages contre 47,86 % à son adversaire (RPR) Jean-François Bazin. La croissance de Dijon au XX.me siècle est liée à sa situation de nœud ferroviaire sur l'axe Paris-Lyon-Marseille, au départ des lignes menant vers Besançon, Belfort, Nancy, l'Italie et la Suisse. L'essor des échanges a favorisé une industrie qui, rétrospectivement, paraît étonnamment variée au milieu du siècle : métallurgie (tréfileries et laminoirs, matériel de chemins de fer, cycles et motocycles, machines outils, mécanique de précision, matériel de laiterie et de boucherie), industrie alimentaire (moutarde, biscuits, chocolat, pain d’épices, cassis), travail du cuir (chaussures, sacoches), confection, matériel électrique, optique de précision, manufacture de tabacs, savonneries, industrie pharmaceutique, matériaux de construction, instruments de musique. Comme ailleurs, la route a depuis détrôné le chemin de fer, l'industrie est en régression et c'est plutôt le secteur tertiaire qui se développe. Dans la plaine dijonnaise, on trouve de grandes cultures : blé, orge, colza et betteraves à sucre. Le tourisme occupe une place non négligeable dans l'économie de Dijon. L'intérêt touristique de la ville repose principalement sur la richesse de son patrimoine historique et sur la proximité de la côte viticole. Ainsi, la vieille ville possède trois des dix monuments les plus visités en Côte-d'Or et le musée des Beaux-Arts de Dijon a été fréquenté par plus de 210000 visiteurs en 2004. L'agglomération compte près de 500 restaurants et plusieurs zones hôtelières (Toison d'Or, quartier de la gare centrale…). Comme dans beaucoup de villes de moyenne importance, on peut distinguer à Dijon trois grands secteurs : le tourisme culturel (musées, monuments, fêtes et manifestations culturelles), le tourisme gastronomique et vini-viticole (quoique moins développé qu'à Beaune), et le tourisme d'affaires (palais des congrès et hôtels-restaurants adaptés). Néanmoins, les chiffres de 2008 relevés par l'Insee montrent un recul de 0,5 % de l'activité touristique, avec un taux d'occupation des lits d'hôtel inférieur de 7 points au taux moyen national. La clientèle étrangère ferait particulièrement défaut (- 1,6 %). Dijon dispose de l’un des premiers secteurs sauvegardés de France, avec 97 hectares de monuments classés et remarquablement conservés. Reconnu internationalement, son patrimoine s'est bâti au fil des siècles, et continue de se construire de nos jours, avec des édifices publics comme le Zénith ou l'Auditorium ou à travers des bâtiments de haute-technologie comme la tour Elithis. Le « vieux Dijon » ou centre historique comporte d'innombrables maisons anciennes, parlementaires, maisons bourgeoises mais aussi demeures plus modestes, qui donnent un charme incomparable aux rues du centre ville. Pour la plupart, ces monuments datent du Moyen Âge. Des réalisations modernes, datant du XIX.me siècle, de type « hausmannien », complètent ce patrimoine dijonnais. La création d'un secteur sauvegardé, la réfection progressive de la plupart des demeures historiques et le développement d'une zone piétonne en constante extension depuis les années 1970, permettent aux Dijonnais comme aux visiteurs d'un jour de profiter de ce riche patrimoine qui s'intègre dans un tourisme départemental et régional, autour du vin et de l'héritage médiéval. La diversité architecturale de Dijon est le fruit d'une longue histoire. La ville compte ainsi en son centre des rues bordées d'édifices médiévaux ayant évolué au sein des anciennes limites du castrum d'héritage romain. La ville a ensuite manqué d'espace et, après la destruction des remparts, de nouveaux quartiers sont apparus. L’architecture religieuse est également très représentée. Le monument le plus représentatif du Moyen Âge à Dijon était l’abbatiale de Saint-Bénigne, reconstruite à partir de 1001 par Guillaume de Volpiano. De cet ensemble roman, il ne subsiste plus que l’étage inférieur de sa rotonde ainsi que les souterrains de la crypte. L'unique édifice roman, demeuré intact depuis, conservé dans son intégralité à Dijon est l’église Saint-Philibert. L’église Notre-Dame du XIII.me siècle est représentative du gothique bourguignon. Une œuvre plus tardive du gothique est celle réalisée par Claus Sluter au portail de l’église de la chartreuse de Champmol et au puits de Moïse. L’architecture civile du Moyen Âge est représentée par l'ancien palais des ducs, reconstruit par Philippe le Bon, dominé par la tour Philippe le Bon, et par les nombreuses maisons médiévales à colombages et les hôtels particuliers de riches bourgeois. L'architecture flamande et italienne inspire ensuite les artistes dijonnais. Hugues Sambin interprète à Dijon le style de la Renaissance italienne. L’église Saint-Michel est reconstruite à partir de 1499 et sa façade est typique du style Renaissance. Au XVII.me siècle et au XVIII.me siècle, deux grands architectes de cour, Jules Hardouin-Mansart, puis Jacques V Gabriel, redessinent une partie du centre de la ville. Le premier crée la place Royale, devant l'ancien palais des ducs, qu'il remodèle. Gabriel poursuit cette œuvre. Les hôtels privés témoignent de l'architecture du XVII.me et XVIII.me siècles, comme l’hôtel de Vogüé (1610), l’hôtel Chartraire de Montigny ou l’hôtel Bouhier de Lantenay (actuellement la préfecture). Dijon a été profondément marqué par l'architecture du XIX.me siècle. Le néoclassicisme est représenté par le théâtre, commencé sous l'Empire et achevé en 1828, d'après les plans de Jacques Cellerier. Le marché couvert à charpente métallique, datant de 1873, a été créé par Ballard. Des quartiers présentent une architecture « hausmannienne », comme la place Darcy et les rues adjacentes, ou ceux longés par les grands boulevards comme le boulevard de Brosses, la rue Devosge, le boulevard Carnot, la place Wilson. La synagogue date de 1879 ; le temple protestant de 1898. Enfin, Dijon possède des édifices notables récents, comme l’église du Sacré-Cœur, de style gréco-byzantin qui date de 1933, l’église Sainte-Bernadette, bâtie en béton, plastique et aluminium de 1959 à 1964, le palais des congrès et le palais des sports. En 2005, le label « Patrimoine du XX.me siècle » a été attribué à 10 édifices bourguignons dont 2 à Dijon : la villa Messner datant de 1912 – 1913 réalisée rue Parmentier par R. J. Jardel., et l’église Sainte-Bernadette datant de 1960 – 1964 dont l'architecte est Joseph Belmont. Enfin, Dijon possède des bâtiments modernes construits par des architectes de renom. Le Palais des Congrès et des Expositions en 1955, l'Auditorium en 1998 réalisé par l'Arquitectonica Miami et, actuellement, la tour Elithis par Arte-Charpentier. Des projets futurs, concernant surtout le quartier Clemenceau, sont également marqués par l'architecture moderne. Le siège du nouveau rectorat (Marbotte Plaza) est signé Rudy Ricciotti. Ces réalisations sont avant tout écologiques et utilisent des matériaux durables. Dijon aurait été surnommée la « ville aux cent clochers » par Henri IV ou François Ier. En effet, les édifices religieux, témoins d'un passé religieux et architectural, ponctuent le centre ville. Le palais des ducs et des États de Bourgogne abrite depuis 1787 le musée des Beaux-Arts, ainsi que l'Hôtel de Ville de Dijon. Face au palais s'étend la place de la Libération en forme d'hémicycle, conçue par Jules Hardouin-Mansart en 1680. Les pavés ont été retirés en 2008 et la place accueille désormais des jets d'eau et de lumière mettant en valeur son architecture. Le palais témoigne du passé de Dijon sous les ducs. Il comprend : la tour de Bar, ancienne tour de Brancion construite par Philippe le Hardi en 1365 ; les cuisines ducales, construites par Philippe le Bon en 1433 ; la tour Philippe le Bon, initialement tour de la Terrasse, qui date de 1455, qui servait de tour de guet et d’habitation, et qui compte 316 marches. La cathédrale Saint-Bénigne, construite aux XIII.me et XIV.me siècle, abrite dans sa crypte, seul vestige d'une rotonde romane détruite en 1792, les vestiges du tombeau du martyr éponyme, évangélisateur de la Bourgogne. L'édifice, autrefois abbatiale, était entouré de bâtiments dont subsiste l'ancien dortoir des Bénédictins, où se trouve maintenant le musée archéologique. L'église Saint-Philibert de Dijon est située à quelques pas au sud-est de la cathédrale Saint-Bénigne. Elle est reconnaissable par son clocher en pierre. Ayant servi d'entrepôt à sel durant la Seconde Guerre mondiale, ce dernier ronge depuis lors la pierre de l'édifice. En très mauvais état structurel, elle est interdite à la visite depuis 1979. L'église Notre-Dame, du XIII.me siècle, chef-d'œuvre du gothique bourguignon, est unique dans l'architecture gothique française. Elle abrite la statue de Notre-Dame de Bon-Espoir. Sa façade occidentale est ornée de nombreuses gargouilles décoratives restituées au XIX.me siècle par sept sculpteurs parisiens. L'amorce de sa tour sud supporte le Jacquemart, horloge à quatre automates. La chapelle de l'Assomption toute proche s'orne de l'Assomption de Jean Dubois, mais n'est pas ouverte au public. Les Dijonnais ont coutume de caresser la chouette sculptée sur le contrefort d'une chapelle de Notre-Dame. Selon la légende, une caresse de la main gauche, côté cœur, porterait bonheur à qui la touche. La porte Guillaume, située place Darcy, s'élève à l'emplacement d'une porte fortifiée des remparts de la ville. Elle fut érigée en 1788 par Caristie en l'honneur du prince de Condé. Elle est parfois nommée « Arc de Triomphe dijonnais », en raison de sa situation au sommet de la Rue de la Liberté, appelée « Champs-Élysées Dijonnais » en référence à son caractère commerçant, comme la célèbre avenue parisienne. Les remparts de Dijon ont laissé malheureusement peu de traces : la voie ferrée passe sur l'ancien rempart dit « de la Miséricorde ». Rue de l'Hôpital, il subsiste des vestiges du bastion de Guise, qui constituait l'angle sud-ouest du rempart ; rue de Tivoli et rue Berlier, deux pans de murs sont également encore préservés. Un panneau a été mis en place rue Vaillant, signalant la fin de l'ancien Castrum dijonnais. Les toits bourguignons sont également des éléments du patrimoine culturel de Dijon. Composés de tuiles vernissées multicolores disposées selon des motifs géométriques, ils se découvrent sur quelques bâtiments du centre ville comme l'Hôtel de Vogüé, l'hôtel Aubriot, la cathédrale Saint-Bénigne… Le Puits de Moïse se trouve au centre d'une cour du grand cloitre du centre hospitalier de la Chartreuse pour lequel il a été initialement conçu. C'est un chef-d’œuvre de Claus Sluter, initié en 1395. Il est haut de 7 m et baigne dans un bassin alimenté par une nappe phréatique. Il y a des statues des 6 prophètes du dernier testament. Il est ouvert au public depuis le 1er avril 2010 et est classé monument historique en 1840. Dijon possède de nombreux musées disposant de collections régionales importantes, tous installés dans de prestigieux monuments historiques : Le musée des Beaux-Arts de Dijon est installé dans le Palais des ducs de Bourgogne. Dans la « salle des gardes » sont exposés les tombeaux des ducs Philippe le Hardi et de Jean sans Peur, provenant de la chartreuse de Champmol. Les autres salles renferment des collections de peinture et de sculpture allant du Moyen Âge à l'époque contemporaine. Le musée est gratuit depuis 2004. L'un des patrimoines les plus connus du musée des Beaux arts est représenté par « Les Pleurants ».Ces 39 petites statuts d'albâtre fabriqué par Claus de Werve ornent le tombeau de Philippe le Hardi. L'exposition, intitulée "Les pleurants: sculptures tombales de la Cour de Bourgogne" permet d'observer de près ces pleurants, représentant des figures ecclésiastiques ou des moines de l'ordre des Chartreux. Le Consortium est un centre d'art contemporain qui développe des exposition d'artistes en pointe dans l'art contemporain. Un grand projet architectural est en construction. Il a été confié à l’architecte japonais Shigeru Ban et va créer, un pôle d’art contemporain important et assurer à la ville et à la Région un nouveau rayonnement national et international. Le musée archéologique occupe une partie de l'ancienne abbaye Saint-Bénigne et détient des pièces provenant des fouilles régionales à Dijon, Alésia, Mâlain... La collection lapidaire gallo-romaine et les bois provenant du sanctuaire des sources de la Seine sont de tout premier ordre. Le musée de la Vie Bourguignonne Perrin de Puycousin expose le patrimoine ethnographique rural de Bourgogne, avec des reconstitutions de scènes de la vie quotidienne et les intérieurs d'anciens magasins dijonnais du XIX.me siècle. Il est le fruit des collections de Maurice Bonnefond Perrin de Puycousin, et de ses dons à la ville de Dijon, un premier musée créé de son vivant dans l'hôtel Aubriot, sera fermé en 1970, avant d'être réinstallé en 1985 dans l'ancien couvent de l'abbaye de Tart. Une partie est réservée aux enfants célèbres de Dijon. Le musée d'art sacré de Dijon, installé dans l'ancienne église des Bernardines, présente d'intéressantes collections liturgiques et un morceau de sculpture magistrale : la Visitation, provenant du couvent du même nom détruit lors de la Révolution. Le musée Magnin occupe l'ancien hôtel Lantin, rue des Bons-Enfants. Il renferme une magnifique collection de tableaux et de meubles réunie par les Magnin, une famille d'amateurs. Le musée Rude, situé dans le transept de l'ancienne église Saint-Étienne, abrite les moulages de diverses statues de François Rude, et donne accès à l'abside de l'église ; on peut y observer des restes de l'ancien castrum, enceinte gallo-romaine de Dijon. Le Jardin des sciences regroupe le Muséum d'Histoire Naturelle, le Planétarium et les collections botaniques du jardin de l'Arquebuse. Le planétarium de Dijon (Hubert Curien) présente 3 structures qui représentent la vie animale et végétale. le pavillon de Raines, qui abrite des expositions temporaires, les réserves et le laboratoires ainsi qu'au jardin botanique. le pavillon de l'Arquebuse, qui abrite l'exposition permanente qui se consacre à la biodiversité. 2 bâtiments annexes, la Petite et la Grande Orangerie, qui viennent également compléter cet ensemble. Dijon se veut une capitale de la gastronomie. Chaque année à l'automne se tient à Dijon la foire internationale et gastronomique. Initiée par le maire Gaston Gérard en 1921 et localement surnommée la « Foire », cette manifestation met chaque année un pays différent à l'honneur, et est destinée à promouvoir la culture et le bon vivre bourguignon à travers le monde. Dijon héberge également toutes les années impaires la Biennale internationale des arts culinaires. Capitale administrative de la Bourgogne, dont le vignoble est mondialement connu, Dijon est donc réputée pour ses vins. Il faut toutefois noter que c'est la ville de Beaune qui est communément admise comme étant la capitale du vin de Bourgogne. Le cassis de Dijon avec lequel est fabriquée la crème de cassis, entre dans la recette du Kir. Apéritif composé d'aligoté et de crème de cassis, il tient son nom du chanoine Kir, maire de Dijon jusqu'en 1968. Dans la culture populaire, Dijon est en premier lieu connu comme étant la capitale de la moutarde. Le verjus de Bourgogne, qui entre dans la fabrication de la moutarde de Dijon, permet de développer l'essence et le piquant de la graine. La moutarde de Dijon n'étant pas une appellation d'origine contrôlée, sa production n'est pas spécifique à Dijon. Nombre de spécialités gastronomiques sont également rattachées à Dijon, comme les escargots de Bourgogne, le jambon persillé, la truffe de Bourgogne, le bœuf bourguignon, les gougères, les œufs en meurettes ou le poulet Gaston Gérard, dont le nom provient de l'épouse du maire du Dijon du même nom. Le pain d'épices de Dijon est une appellation de pain d'épices dont la farine est majoritairement à base de blé. Les nonnettes sont un dessert traditionnel dijonnais à base de ce même pain d'épices. Contrairement à une idée reçue, la fondue bourguignonne est d'origine suisse. Ce nom fait référence d'une part à la fondue au fromage et d'autre part à l'origine de la viande charolaise, la Bourgogne. Au Moyen Âge, Dijon voit la naissance de Jean Sans Peur, Philippe le Bon et Charles le Téméraire, ducs de Bourgogne. Cette période est marquée par la puissance du duché de Bourgogne, dont Dijon est le siège. A la Renaissance, Dijon voit naître quantité d'éminents représentants des arts et lettres, comme l'écrivain Jacques-Bénigne Bossuet, le compositeur Jean-Philippe Rameau, l'homme de lettres Charles de Brosses, le sculpteur François Rude ou le philosophe Maurice Blondel. La ville de Dijon fut également pourvoyeuse de scientifiques célèbres, comme Gaspard Monge, inventeur de la géométrie descriptive, l'hydraulicien Henry Darcy, l'ingénieur Gustave Eiffel ou Hippolyte Fontaine, promoteur de la dynamo (inventée par Zénobe Gramme). En politique, la période contemporaine est marquée par la forte personnalité du chanoine Kir, maire de Dijon de 1945 à 1968, puis par Robert Poujade, maire de 1971 à 2001 et ministre de l'Environnement entre 1971 et 1974.

(Auxonne)
Auxonne est une commune française, située dans le département de la Côte-d'Or et la région Bourgogne. La commune compte 7700 habitants, elle s’étend entre 180 et 210 mètres d’altitude, elle dépend du canton d’Auxonne. Ses habitants sont les Auxonnais et Auxonnaises. La ville d’Auxonne est établie à l’extrémité est du département de la Côte-d’Or, en bordure de la limite qui sépare les régions administratives de la Bourgogne et de la Franche-Comté. La ville se situe au centre d’une étoile qui la place approximativement, en direction de l’ouest, à 30 kilomètres de Dijon vers l’est, à 15 kilomètres de Dole, vers le nord, à 30 kilomètres de Gray, et vers le sud à 15 kilomètres de Saint-Jean-de-Losne. Auxonne appartient à la région appelée la plaine de la Saône ; plaine qui constitue avec la Bresse l’unité géomorphologique du fossé bressan : vaste système d’effondrement datant du miocène, réunissant le fossé rhénan et le fossé rhodanien. La plaine de la Saône trouve ses limites au nord par le plateau haut-saônois, à l’Ouest par les Côtes calcaires bourguignonnes, à l’Est par les plateaux du Jura puis par la Bresse et au sud par le Beaujolais viticole. Cette plaine de Saône dont l’altitude s’abaisse de 250 m au nord à 175 m au sud est traversée par la rivière du nord au sud, sur plus de 150 km. La ville d’Auxonne se situe plus précisément dans le ruban alluvial dénommé le Val de Saône ; cette bande de quelques kilomètres de large qui suit la rivière et dont les limites immédiates dans le secteur d’Auxonne, dix kilomètres plus à l’est, sont constituées par l’élévation du massif de la Serre qui se dresse à l’altitude de 400 mètres environ. La ville s’est adossée à la rivière, entre deux de ses méandres, sur une terrasse de sa rive gauche, dont l’altitude variant entre 181 m et 211 m la met pratiquement à l’abri des inondations qui enveloppent la contrée lors des grandes crues. Communes limitrophes : dans le canton d'Auxonne : Athée, Billey, Flagey-lès-Auxonne, Flammerans, Labergement-lès-Auxonne, Les Maillys, Poncey-lès-Athée, Soirans, Tillenay, Villers-les-Pots, Champdôtre et Villers-Rotin ; dans le canton de Dole-Nord-Est (arrondissement de Dole, département du Jura, région Franche-Comté) : Biarne ; dans le canton de Montmirey-le-Château (arrondissement de Dole, département du Jura, région Franche-Comté) : Chevigny et Peintre ; dans le canton de Rochefort-sur-Nenon (arrondissement de Dole, département du Jura, région Franche-Comté) : Rainans. Les historiens modernes s’accordent pour mettre en doute la véracité des assertions contenues dans la Chronique de Bèze (du nom du monastère fondé par Amalgaire (désigné sous le nom de Amauger dans Histoire de la Bourgogne) dans la première moitié du VII.me siècle), concernant le vocable « Assona » pour désigner Auxonne dans la première moitié du VII.me siècle. Les trois premiers actes authentiques où apparaît le nom d’Auxonne datent de 1172, 1173 et 1178. Les deux premiers sont associés à la personne du comte Étienne II d’Auxonne (†1173), le troisième est une bulle du pape Alexandre III. L’acte de 1173 est une donation faite par le comte au monastère de Saint-Vivant de Vergy, et l’acte pontifical de 1178, une confirmation de toutes les possessions du prieuré de Saint-Vivant, qui comprenaient la ville d’Auxonne. Les droits des religieux sur Auxonne remontaient aux environs de 870 ; date de l’établissement de leur monastère dans le pagus (Comté) d’Amous, (ou Amaous), en Bourgogne jurane, (plus tard, appelée le Comté de Bourgogne, puis la Franche-Comté), à six milles de la Saône, sur des terres appartenant à Agilmar, évêque de Clermont. Le lieu prit le nom qu’il a gardé encore aujourd’hui de Saint-Vivant-en-Amous. (Entre Auxonne et Dole). Les moines ne restèrent en Amous qu’une vingtaine d’années ; les Normands d’Astings détruisirent le monastère lorsqu’ils envahirent la Bourgogne. Le comte Meaassès leur construisit un nouveau monastère (vers 895-896), en Bourgogne franque, dans le comté de Beaune, sur les pentes de la montagne de Vergy. Pendant leur séjour en Amous ils auraient défriché la région, et installé des cabanes de pêcheurs au bord de la Saône. Selon une hypothèse émise par certains historiens, ces cabanes auraient été le germe de la future ville d’Auxonne. Installés sur le domaine éloigné de Vergy, loin de leurs terres difficiles à défendre, les moines de Saint-Vivant éprouvèrent le besoin d’inféoder (sans doute à Guillaume IV, comte de Vienne et de Mâcon, (†1155) leurs domaines en Amous pour les soustraire aux convoitises et conserver leurs droits et propriétés. Selon cette deuxième hypothèse, ce féodal aurait établi en bordure de Saône, une ville neuve qui prit le nom d’Auxonne. Auxonne se trouvait donc dans le pagus d’Amous. Depuis le partage du traité de Verdun de 843, qui plaça l’Amous dans le lot de Lothaire et malgré les partages compliqués qui suivirent, ce comté, en terre d'Empire, relevait de la mouvance du comte de Bourgogne. (C’est-à-dire de la future Franche-Comté). En 1172, la ville avait pris de l’importance : le comte Étienne II d’Auxonne, de la branche cadette de Bourgogne-Comté, fils de Guillaume, (†1248), s’y était installé. Son successeur, Étienne III, comte d’Auxonne (†1241), fils du précédent, chef de la branche cadette de Bourgogne-Comté, maître de riches domaines, ambitieux, puissant, et soutenu par les premières familles du pays, nourrissait quelques prétentions à supplanter la branche aînée. Il y travaillait ostensiblement. En 1197, profitant de troubles survenus en Allemagne, Étienne III, abjura la fidélité à Othon Ier, (†14 janvier 1201), et porta l’hommage d’Auxonne au duc de Bourgogne Eudes III, tout en garantissant les droits de Saint-Vivant de Vergy. En retour, Eudes III s’engageait à l’aider dans sa lutte contre le palatin. Auxonne échappait à la mouvance comtale. En 1237, était à la tête de la Comté le faible Othon III, (†19 juin 1248), successeur et fils d’Othon de Méranie (†6 mai 1234) ; était-ce le moment attendu ? Le 15 juin de cette même année, aux termes d’un accord d’échange conclu à Saint-Jean de Losne entre Jean de Chalon, (1190-(† 30 septembre 1267), personnage principal de l’accord, fils d’Étienne III associé depuis longtemps aux affaires de son père et héritier de Béatrice de Chalon (1170(n.s.)-† 7 avril 1227), sa mère, Étienne III lui-même et Hugues IV, duc de Bourgogne, la ville d’Auxonne et tout ce que Étienne III possédait dans le bassin de la Saône, étaient cédés au duc de Bourgogne contre la baronnie de Salins et une dizaine de positions stratégiques de première importance en Comté. En entrant sous la domination des ducs de Bourgogne, Auxonne devenait une tête de pont du duché sur la rive orientale de la Saône, en terre d’Empire, et échappait à l’influence germanique. Le rattachement d’Auxonne au duché de Bourgogne lui donna un statut de ville frontière entre duché et comté de Bourgogne, entre influence française et influence germanique qui déterminera les destinées de la ville pour les siècles suivants. À l’abri derrière ses remparts qu’elle ne cessa de fortifier, la place forte fut une base de première importance pour lancer des opérations militaires : c’est depuis Auxonne qu’Eudes IV, en 1336, écarta la menace des barons comtois entrés en dissidence alors qu’il était leur souverain légitime depuis son mariage avec Jeanne de France, (1308-1347), héritière de la Comté. Entre 1364 et 1369 c’est au tour de Philippe le Hardi de lutter, depuis Auxonne, contre barons comtois, routiers des compagnies et Tards-Venus. En ce début du XV.me siècle, avec la guerre civile qui ravageait la France, la guerre rôdait sans cesse autour des murs, obligeant la ville à rester continuellement en alerte. Entre 1434 et 1444, nouvelle menace : celle de ces bandes de soldats désœuvrés que l'on qualifiait d'Écorcheurs parce qu'ils prenaient tout : les Auxonnais veillèrent aux remparts pendant que la redoutable soldatesque ravageait la campagne. Comme si tant de malheur ne suffisait pas, deux incendies à cinq ans d’intervalle, les 7 mars 1419 et le 15 septembre 1424, dévastèrent la ville. Il fallut attendre 1444, pour retrouver une période de tranquillité qui dura jusqu’à l’avènement de Charles le Téméraire en 1467. En 1468, à la suite du traité de Péronne, la tension se ranima entre le roi de France et le duc de Bourgogne Charles le Téméraire ; aussitôt, la cité s’activa à remettre ses défenses en ordre. En 1471, elle apporta sa contribution à la lutte contre l’armée du Dauphiné, envoyée par Louis XI qui pénétrait dans le duché. La politique aventureuse de leur fougueux duc avait finalement conduit sa dynastie à sa perte. À la mort du duc, le 5 janvier 1477, Louis XI s’empara sans délai du duché qui n’opposa pratiquement pas de résistance. L’armée royale rentra dans Dijon le 1er février 1477. Le statut particulier des terres d’Outre-Saône, qui n’étaient pas un domaine de la couronne donné en apanage, n’arrêta pas Louis XI dans sa conquête. Mais les Comtois se soulevèrent, suivis par les Auxonnais. Après deux ans de résistance face à l’envahisseur, après le carnage de Dole du 25 mai 1479, laissée sans soutien par Marie de Bourgogne, Auxonne soutint le siège de l’armée royale commandée par Charles d’Amboise pendant une douzaine de jours, avant d’ouvrir ses portes, le 4 juin 1477, à l’envahisseur français. La ville, rattachée à la couronne de France, allait partager les destinées de la royauté. Le Duché de Bourgogne et le Comté de Bourgogne, toujours réunis, mais cette fois sous la couronne de France, avaient changé de maître et allaient suivre pour encore quatorze ans, un destin commun. En fin politique, Louis XI, en même temps qu’il confirma solennellement le maintien de tous les privilèges de la ville afin de s’assurer la fidélité de ses nouveaux sujets, s’empressa de construire, aux frais de toute la province, la puissante forteresse qui domine toujours place de l’Iliote, afin de se prémunir contre toute tentative de rébellion. Charles VIII défit ce que Louis XI avait fait. Alors qu’il était fiancé à Marguerite, la fille de Marie de Bourgogne, la riche héritière du duché de Bourgogne, et de Maximilien Ier de Habsbourg, et que dans la dot de sa future épouse figurait la Comté, il préféra épouser Anne, l'héritière de Bretagne et rapprocher ainsi l’important Duché de Bretagne du royaume de France. Le traité de Senlis (23 mai 1493), signé entre Charles VIII et Maximilien, sépara à nouveau les deux Bourgognes. Auxonne redevint tête de pont française sur la rive Impériale et ses remparts devaient protéger le royaume de France des tentatives des Habsbourg de régler par la force la « question de Bourgogne », ces revendications des Habsbourg sur la Bourgogne. Les tensions du côté de l’Empire ne tardèrent pas. Dès 1494, les guerres d'Italie les rallumèrent. À nouveau les remparts furent consolidés et la construction de la porte de Comté réalisée (1503). Le 14 janvier 1526, le traité de Madrid signé après la défaite de Pavie, entre François Ier et Charles Quint, le roi de France fut contraint d’abandonner, entre autres territoires, la Bourgogne, et le comté d’Auxonne. Les États de Bourgogne, réunis le 8 juin 1526 refusèrent de se séparer de la couronne de France. En riposte, l’Empereur voulut conquérir le comté d’Auxonne. Devant les murs de la cité, Lannoy, commandant des armées impériales, trouva une résistance si vive de la part de tous les habitants qu’il dut renoncer. En 1574, Charles de Lorraine, frère cadet d'Henri Ier de Guise, duc de Mayenne, celui que l'histoire a retenu simplement sous le nom de Mayenne, devient duc gouverneur de Bourgogne. Champion de la cause catholique, il prolonge les guerres religieuses en guerres politiques ; il œuvre à établir son propre gouvernement et se verrait bien ajouter la province bourguignonne à sa terre voisine de la Lorraine, terre du gouvernement des Guise. La mort du duc d'Anjou, frère d'Henri III en 1584, en faisant d'Henri de navarre, un protestant, l'héritier présomptif de la couronne rendit à la Ligue une nouvelle activité. Les guerres civiles recommencèrent. Mayenne chercha à s'assurer, pour son compte, des places fortes de la Bourgogne. Le 2 avril 1585, les "Auxonnois" reçurent une lettre du roi Henri III leur recommandant de veiller à la sureté de leur place et surtout "en n'y recevant pas le duc de Mayenne".Les Auxonnais, fidèles au roi, s'empressèrent d'exécuter les ordres. Jean de Saulx-Tavannes, gouverneur des villes et château d'Auxonne prit, dans un premier temps, les mesures imposées, puis renforçant secrètement la garnison du château, les habitants le suspectèrent de se concerter avec Mayenne dans l'intention de lui livrer la place. Conseillés par Joachim de Rochefort, baron de Pluvault (archives personnelles), les magistrats décidèrent de se saisir du gouverneur. Ils l'arrêtèrent le jour de la Toussaint 1585 alors qu'il faisait ses dévotions à l'église. Le comte de Charny, proche parent de Jean de Saulx, lieutenant général en Bourgogne, approuva cet acte de fidélité des Auxonnais à la Couronne. Le roi informé, loua les Auxonnais de leur fidélité, mais les concessions faites aux Ligueurs et consacrées par la signature du traité de Nemours le 7 juillet 1585 obligeaient Henri III à louvoyer. Il demanda aux Auxonnais de remettre Tavannes entre les mains de Charny et nomma Claude de Bauffremont, baron de Sennecey, connu pour ses sympathies mayennistes, en qualité de gouverneur des villes et du château d'Auxonne. Dans la défiance la plus totale, flairant la trahison, les Auxonnais remirent Tavannes au comte de Charny qui le fit enfermer dans son château de Pagny, refusèrent Sennecey comme gouverneur et continuèrent à réclamer à sa place le baron de Pluvault. En janvier 1586, des nouveaux ordres du roi exprimèrent son mécontentement devant ces refus réitérés. La situation devenait difficile pour les Auxonnais, ils reçurent un encouragement dans la résistance de la part du futur Henri IV, qui de Montauban, leur adressa le 25 janvier 1586, une lettre d'encouragement. Pendant ce temps, Tavannes s'était échappé de sa prison de Pagny. Le premier usage qu'il fit de sa liberté retrouvée fut de tenter de reprendre Auxonne par surprise. Le 10 février 1586, il se présenta devant les murs avec deux cents hommes d'armes. La tentative resta vaine. Le roi donna en mars 1586, d'autres ordres et injonctions pour que les Auxonnais reçoivent Sennecey comme gouverneur, les habitants tenaient toujours à Pluvault. Sa patience lassée, Henri III, par lettres-patentes du premier mai 1586, déclarait les Auxonnais coupables du crime de lèse-majesté, ordonnait d'agir par la force et des dispositions furent prises en conséquence. Les Auxonnais obstinés dans leur refus, mais fidèles à la couronne étaient prêts à l'épreuve de force. Ils refusèrent d'ouvrir les portes de la ville au comte de Charny qui fut obligé d'aller trouver le gîte à Tillenay, mais consentirent à les ouvrir au président Jeannin qui venait apporter sa médiation au sieur de Pluvault pour sauver Auxonne de la ruine. Jean Delacroix, (ou Jean de la Croix), un compatriote des Auxonnais, secrétaire particulier de Catherine de Médicis arrivait de sa députation vers le roi avec des lettres de créance pour le sieur Charny, lui donnant les pleins pouvoirs pour traiter avec les habitants. Les négociations aboutirent à un accord arrêté et signé le 15 août 1586 à Tillenay. Le traité révoqua les lettres qui déclaraient les Auxonnais criminels de lèse-majesté, les exempta de contribution pour neuf ans et accorda une gratification de 90000 francs au Baron de Pluvault. Ce traité fut approuvé par lettres-patentes du 19 août 1586 et le 25 du même mois le baron de Sennecey fut reçu et installé dans le gouvernement des villes et château d'Auxonne. Reçu par les habitants avec la plus grande méfiance, Sennecey se montra l'homme de la situation. La ville perdit définitivement sa situation de place-frontière avec la conquête de la Comté sous Louis XIV, mais resta une place importante, dont témoigne encore le stationnement du 511e régiment du train. La ville d'Auxonne est restée célèbre en raison des deux séjours qu’y fit un jeune lieutenant en second au régiment de la Fère nommé Napoléon Bonaparte qui devait par la suite faire connaître son nom à travers toute l’Europe. Le quartier Bonaparte conserve la chambre qu'il occupait lors d'un de ses séjours. On peut voir également dans le petit musée qui est installé dans une tour du château, son équerre, son fleuret et des objets qu'il a offerts lors de son séjour, ainsi qu'un de ses chapeaux. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, est libérée le 10 septembre par les troupes débarquées en Provence. L'Église Notre Dame : La construction de la partie principale a duré tout le XIII.me siècle, d'abord la nef vers 1200, puis le chœur, l'abside et les absidioles entre 1200 et 1250. La construction des portes date du début du XIV.me siècle. Les chapelles latérales ont été élevées aux XIV.me et XV.me siècles. Vers 1516, sous la direction de Maître Loys, architecte de l'église Saint-Michel de Dijon, on commença la construction du portail, surmonté de deux tours de hauteurs inégales. En 1525, le Jacquemart (aujourd'hui disparu) est installé dans sa tour. En 1858, une campagne de réfection est organisée, sous l'égide de la municipalité et exécutée par Phal Blando, architecte de la ville. Cette campagne comprend deux portails latéraux, la mise en place du clocher élancé, pyramidal et octogonal, légèrement vrillé, appelé clocher tors. Sa flèche d'ardoise s'élève à 33 mètres au-dessus de sa plate-forme, soit 11 mètres plus haut que le précédent. L'église est également remarquable pour les gargouilles et les statues (notamment des prophètes) qui embellissent l'extérieur. À l'intérieur, plusieurs éléments sont notables. Le Château d'Auxonne : l'un des trois châteaux (avec Beaune et Dijon) bâtis sous Louis XI après la défaite de Charles le Téméraire et achevés sous ses successeurs après la conquête du Duché de Bourgogne, et le seul qui soit encore debout en dépit de transformations ultérieures. Construit dans l'angle sud-ouest de la ville, le château comporte un corps de caserne datant de Louis XII et François Ier qui constitue peut-être le plus ancien bâtiment de caserne bâti à cet usage en France. Le château a 5 tours d'angles reliées par d'épaisses courtines : les deux tours accolées des Moulins, la tour de Beauregard, la tour du Pied de biche, la tour du Chesne (aujourd'hui démolie) et la tour Notre-Dame. Cette dernière est la plus massive, avec trois niveaux voûtés, ses 20 mètres de diamètre, ses 22 mètres de hauteur et ses murs épais de 6 mètres à la base. Les Remparts : Les fortifications sont mentionnées dans la charte de 1229 : il s’agissait à cette époque de simples remparts de terre, bordés d’un fossé surmonté de pieux et d’épines. Dès la première moitié du XIV.me siècle, au prix de mille sacrifices de la population, la ville était dotée de la ceinture de muraille qu’elle conforta jusqu’à l’intervention du comte d’Apremont en 1673. Cette enceinte médiévale couvrait un périmètre de 2600 mètres et comprenait 23 tours et tournelles et un pont fortifié. Le front de Saône, très difficile à construire, fut entreprit à partir de 1411. La muraille fit la fierté du duc de Bourgogne Philippe le Bon, qui déclara dans des lettres patentes du 23 décembre 1424 : « La place de notre ville d’Auxonne est très belle, forte et très bien fermée de murs et de fossés ». En 1479, en devenant maître de la Bourgogne, Louis XI construisit un château forteresse adapté au progrès de l’artillerie avec l’apparition du boulet métallique. Auxonne, placée dans une position stratégique de ville frontière dut supporter des guerres continuelles avec la Comté devenue terre d’Empire depuis le traité de Senlis en 1493. Les remparts médiévaux furent l’objet de soins et de renforcements continuels : au XVI.me siècle, avec Louis XII et François Ier. Avec Louis XIV et les guerres de conquêtes de la Comté, l’intérêt stratégique de la ville amena le roi à mettre la ville « en état de ne pas craindre les attaques de l’ennemi ». En 1673, c’est François de la Motte-Villebret, comte d’Apremont, d’origine tourangelle qui en fut chargé. Il détruisit à peu près l’enceinte médiévale pour mettre en place un système de défense à la Vauban dont une partie subsiste encore aujourd'hui. D’Apremont décèda en 1678 et c’est Vauban qui lui succèda pour assurer l’achèvement des travaux. Il dressa un magnifique projet qui complétait l’œuvre du comte d'Apremont, mais la signature du traité de Nimègues en 1678 lui fit perdre son intérêt et ce projet ne fut jamais réalisé. La Porte de Comté : A l'est de la ville, ce superbe exemple d'architecture militaire datant du règne de Louis XII montre un programme comparable à celui qui ornait la porte de secours du château de Dijon aujourd'hui disparue. On remarquera sur la face extérieure de la porte l'écu de France, soutenu par deux anges, et les porcs-épics, symboles royaux. La Tour de Belvoir (ou tour Belvoir). Sur les 23 tours de l'enceinte médiévale, il ne susbsite aujourd'hui que trois tours et sur ces trois tours, la tour Belvoir est la seule qui n'ait pas fait l'objet de modifications notables. La Porte royale du XVII.me siècle (1667-1717) Pendant la période médiévale, l’entrée nord de la ville était contrôlée par la porte de Flammerans. À l’occasion du renforcement des fortifications de la ville dont fut chargé en 1673, le comte d’Apremont, ingénieur de la place, ce dernier fit construire la Porte Royale en remplacement de la porte de Flammerans. Il confia, avant de devoir s’absenter, la réalisation des travaux à Philippe d’Anglart "Architecte et entrepreneur des bâtiments du Roy". À son retour, le comte d’Apremont n’étant pas satisfait du travail accompli fit recommencer le travail. La mort du comte, survenue en 1678 arrêta les travaux et c’est Vauban qui en assura l’achèvement en 1699. L’étage du pavillon central ne fut ajouté qu’en 1717. Côté ville, le corps central est flanqué de par ten d’autre de deux pavillons parfaitement identiques, couverts d’une toiture à la Mansart. L’ouverture de la porte, vers la campagne est surmontée d’un trophée d’armes. La Tour du Signe sur laquelle on peut voir une salamandre, emblème de François Ier. L'Arsenal d'Artillerie du XVII.me siècle servant initialement à fournir des affûts de canon. Il a été construit par Vauban entre 1689 et 1693. Il a conservé son plan original avec maintenant trois bâtiments dont l'un sert maintenant de halles. La Statue du Lieutenant Napoléon Bonaparte, en bronze, par François Jouffroy, inaugurée en décembre 1857 au centre de la place d'armes. Bonaparte est représenté sous ses traits de jeunesse dans le costume d'officier d'artillerie. Le socle est orné de quatre différents bas-reliefs (Bonaparte à la Chapelle de la Levée, Bonaparte au pont d'Arcole, la cérémonie du sacre de Napoléon et une séance au Conseil d'État). Les Casernes, en pierre rose de Moissey, dans lesquelles Bonaparte occupa successivement deux chambres. Elles sont désormais occupées par le 511e Régiment du Train. L'Hôtel de Ville : Edifice en brique du XV.me siècle avec un toit d'ardoises, ancien logis des Ducs de Bourgogne. Il est de style néogothique et devint la propriété de la ville d'Auxonne en 1811 qui effectua des changements sur la façade (1857-1858). L'Hôpital, qui est apparu dans l'histoire de la commune au XII.me siècle. Il a été reconstruit au XIX.me siècle (1843-1863). Sa chapelle et son apothicairerie sont remarquables. Une Maison à Colombages du XVI.me siècle sur la place d'armes.

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