Séjour à Yquebeuf du 17 au 22 juin 2011

Nous profitons des cinquantièmes anniversaires de Véronique, d’Anne et de Daniel pour aller faire une petite escapade normande. Sur nos 4 jours de résidence en Normandie, nous n’avons eu qu’une seule journée de beau temps, le mardi. Cela ne nous a pas empêché de fêter les futurs cinquantenaires dans une ambiance festive, les agapes avaient lieu dans la nouvelle salle des fêtes d’Yquebeuf, tout récemment inaugurée. Voici une présentation d’Yquebeuf :
Yquebeuf est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime et la région Haute-Normandie. La commune compte 218 habitants, elle s’étend sur 7 kilomètres carrés, elle s’étale entre 120 et 180 mètres d’altitude, elle dépend du canton de Clère. Yquebeuf est attesté sous les formes Yquebo, Yquebof XII.me siècle. Archétype vieux norrois Eiki-both « maison ou village du chêne », de eiki « chênes » et both « maison ». On retrouve l’élément eiki dans Yquelon (manche) et dans Iclon, hameau de Seine-Maritime, tous en Normandie. L’élément both se retrouve quant à lui dans divers noms de lieu de la région : Lindebeuf (avec lindi « tilleul ») ; Marbeuf ; Criquebeuf ; Elbeuf ; Belbeuf etc. Colmare est une ancienne paroisse rattachée à la précédente. Elle est mentionnée à la fin du XIII.me siècle sous la forme Colemare. Il s’agit d’un nom en -mare, élément d’origine anglo-scandinave, et qui a donné le terme français mare. Le premier élément s’explique sans doute par le nom de personne norrois Koli (cf. Colleville, Colletot, Colbosc, Colmesnil) Il arrive parfois que l’appellatif -mare soit associé avec un nom de personnage. cf. Ymare, Cornemare, Mélamare, etc. La commune est administrée par son maire Georges Molmy, la commune comptait 108 habitants en 1962, elle a perdu 6 habitants entre les 2 derniers recensements. L’église Saint-Étienne. L’église a été bâtie en 1769, elle remplace l’ancienne église vétuste paroissiale d’Yquebeuf. Le chœur est reconstruit en 1771 aux frais du curé de la paroisse. En 1778, l’abbé Grouard commande au célèbre architecte Vauquelin le grand autel de l’église aujourd’hui classé. Jusqu’à la Révolution, l’église Saint-Étienne dépend du doyenné de Cailly. Le service passe ensuite à Cailly, de 1801 à 1818, puis à Esteville. La cloche en place est ainsi l’ancienne cloche de l’église d’Esteville, bénie en 1764. Ancienne église paroissiale de Colmare. Désaffectée, aujourd’hui propriété privée, elle conserve des parties romanes.
Le dimanche après-midi, nous avons profité d’une petite éclaircie pour aller faire une balade, nous avons cheminé entre les 2 anciens bourgs qui forment aujourd’hui Yquebeuf, Yquebeuf et colmare. Le lundi la météo n’étant pas au rendez-vous, nous avons lézardé à l’abri, j’en ai profité pour travailler mon cahier de vacances à l’ordinateur. Enfin le mardi, le soleil est parmi nous, nous décidons de nous rendre à Neufchâtel qui se trouve à une vingtaine de kilomètres d’Yquebeuf. Nous empruntons l’ancienne nationale pour rejoindre la capitale du pays de Bray, nous traversons des villages très étendus où de ci de là se dressent des fermes normandes avec leurs pommiers et leurs fameuses vaches noires et blanches. Arrivés à Neufchâtel, nous empruntons la voie verte, elle est réservée aux piétons et aux cyclistes, elle a pris place sur l’ancienne voie de chemin de fer qui menait de Dieppe à Gisors. Aujourd’hui la voie verte permet de relier Dieppe à forges les Eaux, à l’ancienne gare de neufchâtel, nous sommes à 36 kilomètres de Dieppe et à 17 kilomètres de Forges les Eaux. Nous nous dirigeons vers Dieppe, nous sortons de Neufchâtel, nous parcourons la campagne, la voie verte jouxte la route départementale. Nous traversons de petites routes communales, ponctuées par des anciennes maisons de garde-barrière, qui ont été transformées en maisons d’habitation. Après avoir parcouru 4 kilomètres, nous rebroussons chemin pour aller flâner à neufchâtel. Nous allons nous désaltérer au bar du musée, il a été tenu par la grand-mère de Véronique et d’Anne pendant plus d’un demi-siècle. Ensuite nous déambulons dans la petite ville, nous pouvons admirer la façade du musée, puis nous nous rendons à l’église pour la visiter. Voici une présentation de neuchâtel en Bray :
Neufchâtel-en-Bray est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime et la région Haute-Normandie. La commune compte 5000 habitants, elle s’étend sur 10 kilomètres, elle s’étend entre 70 et 230 mètres d’altitude, elle dépend du canton de Neufchâtel-en-Bray. On fabrique dans la région le fromage du même nom et les Neufchâtelois y habitent. Prononciation traditionnelle « neuchâtel » [nøʃatɛl], de moins en moins fréquente. Neufchâtel est une commune brayonne traversée par la Béthune et son affluent, le Philbert. Neufchâtel est située à 15 km de Londinières et de Saint-Saëns, à 17 km de Forges-les-Eaux, à 21 km de Buchy, à 27 km d’Aumale, à 28 km de Blangy-sur-Bresle et à 36 km de Dieppe. La ville se situe en bordure de l’A 28 reliant Rouen à Abbeville, à proximité immédiate de son intersection avec l’A 29 (Le Havre-Amiens). Formes anciennes : Drincurt 1040 -1047, Druoncurt 1152, Drioncurt 1174 – 1188, Driencurt forme la plus fréquente au XII.me siècle souvent altérée en Lincourt, toponyme ancien qui disparait définitivement au XV.me siècle. Il signifie « la ferme de Drugo », nom de personne germanique, décliné au cas régime comme c’est toujours le cas pour les noms en -court et qu’on retrouve dans le patronyme Druon. « Driencourt » avait pour homonyme Driencourt (Somme). Les noms en -court sont antérieurs à la formation du Duché de Normandie et correspondent à l’expansion franque. L’ancienne paroisse de Nogent, du celtique Novientum « nouvel établissement » (peut-être le nom gaulois primitif) a été rattachée à Neufchâtel. Elle a reçu son nom actuel d’un château qu’y fit construire Henri Ier d’Angleterre, au XII.me siècle. En effet, on trouve conjointement dès cette époque la forme normande Neufcastel et ce, jusqu’au XV.me siècle également. Une forme française a souvent remplacé une forme dialectale, c’est notamment le cas pour les gros bourgs. Au nord de la ligne Joret, la forme attendue devrait normalement être Neufcastel, comme Radicatel, village plus modeste. Par contre, Bourg-Achard ou Pont-de-l’Arche ont subi la même francisation : on devrait normalement avoir Bourg-Acard (cf. patronyme Acard) et Pont-de-l’Arque (cf. Arques-la-Bataille, petite paroisse). Ancienne capitale du pays de Bray, ville jadis forte, elle fut démantelée en 1596. La ville a été souvent assiégée, brûlée et détruite pendant les guerres qui se sont succédé du XII.me siècle au XVIe siècle. En 1463, Louis XI de France y avait installé sa chancellerie. En effet, plusieurs lettres et actes d’administration nomment ce lieu. La reine Charlotte de Savoie y séjourne, quelques mois, avec son mari Louis XI en 1463 puis seule en 1464. En juillet 1472, après avoir levé le siège de Beauvais, Charles le Téméraire détruit totalement la ville. Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795. La ville fut occupée pendant un mois par l’armée allemande, durant la Guerre franco-allemande de 1870• 10 septembre 1926 : l’arrondissement de Neufchâtel est supprimé suite au décret Poincaré. Le centre-ville a été bombardé les 19 et 24 mai 1940, et, surtout, le vendredi 7 juin 1940, pendant la Bataille de France de la Seconde Guerre mondiale, causant un incendie qui dura plusieurs jours et le détruisit pour sa plus grande part. Lors de la reconstruction, un pôle administratif a été créé, regroupant, en un même lieu et dans un même style, la mairie, le tribunal, le centre des impôts et le théâtre. 9 avril 1962 : Neufchâtel prend le nom de Neufchâtel-en-Bray. Le neufchâtel est le fromage emblématique de la ville. Laiterie Gervais puis Danone (fabrication de Petits-Suisses, fermée en 2008). Fromagerie (neufchâtel). Antenne de la Chambre de commerce et d’industrie de Rouen. La ZA Sainte-Radegonde est aujourd’hui remplie. Les prochaines implantations auront donc lieu sur la zone des Hayons à Esclavelles. En terme d’emploi, la ville est marquée par une prépondérance de l’emploi public, avec, en 2010, l’hôpital (210 emplois), le lycée (200 emplois), la commune (130 emplois), et le collège(80 emplois). Le secteur privé est principalement représenté par le Centre Leclerc (120 emplois), et dans la zone d’activité, les entreprises Celec (40 salariés), Meccanolav Ridel (40 salariés), Grosse Équipement et Peltier Nettoyage (plus de 30 emplois chacun), suivis de MRE, Poxblanc Charpentes, Bastéa constructeur, Guerard (une vingtaine d’emplois chacun), ainsi qu’un tissu artisanal et commercial de petites entreprise. Ancien chef-lieu d’arrondissement, Neufchâtel-en-Bray a gardé de nombreux équipements publics. Il y a un hôpital local, une cité scolaire regroupant trois lycées (lycée d’enseignement général, lycée professionnel et lycée professionnel agricole), et, jusqu’en 2010, un tribunal d’instance et un tribunal de commerce, victimes de la réforme Dati. Elle a également perdu sa gare, la ligne Paris-Saint-Lazare – Dieppe ayant été fermée entre Serqueux et Dieppe (fermeture jugée illégale par le tribunal administratif). Neufchâtel-en-Bray est aujourd’hui desservie par des autocars TER Haute-Normandie reliant Dieppe à Gisors-Embranchement via Serqueux. La gare de Neufchâtel-en-Bray, qui avait été reconstruite dans un style local après la Seconde Guerre mondiale, est devenue un lieu d’exposition tandis que la plate-forme ferroviaire est devenue un chemin de randonnée (l’avenue verte). La ville possède également des équipements sportifs (piscine et gymnase) et culturels (cinéma et théâtre récemment rénové). Un supermarché et deux hard-discounters sont regroupés dans la zone de la Grande Flandre, un autre hard-discounter étant installé en centre-ville. Église Notre-Dame, des XII.me, XIII.me et XVI.me siècles• Musée Mathon-Durand, musée d’art et de tradition créé en 1823, abrité dans un bâtiment du début du XVII.me siècle avec une façade est de style Henri IV, et un pignon (architecture) à colombage hourdé de briques..
Neuchâtel et son fromage : Le neufchâtel est un fromage français fabriqué dans le pays de Bray et plus particulièrement aux alentours de Neufchâtel-en-Bray (134 communes). Il bénéficie d’une appellation d’origine contrôlée depuis 1969. La forme emblématique du Neufchâtel est le cœur, mais l’appellation autorise aussi les formes de briquette, de bonde, de carré, de double bonde et triple-cœur. La race des vaches et leur alimentation, elles pâturent au moins 6 mois par an, ainsi que la fabrication du fromages sont définis dans le décret de l’appellation. C’est un fromage lactique à base de lait de vache, à pâte molle à croûte fleurie, affiné au moins 10 jours, d’un poids de 100 à 600 g selon le format. Sa période de dégustation optimale s’étale d’avril à août après un affinage de 8 à 10 semaines, mais il est aussi excellent de mars à novembre. Le neufchâtel est un fromage très ancien, sans doute le plus ancien des fromages normands. Il était probablement déjà fabriqué au VI.me siècle et attesté officiellement à partir de 1050. Pendant la guerre de Cent Ans, pour les fêtes de fin d’année, la légende raconte que les jeunes filles offraient aux soldats anglais des fromages en forme de cœur pour témoigner de leur amour. Au XVII.me siècle, il était expédié à Paris et Rouen, et exporté en Grande-Bretagne. Mais c’est à partir de 1880 que son histoire s’accélère : cette année là, un fermier, Isidore Lefebvre, construit une fromagerie à Nesle-Hodeng dans laquelle il peut mouler et affiner le caillé produit par les fermes des environs. Parmi ses distributeurs figureront les grands magasins Harrods de Londres. Un label de qualité fut accordé au fromage en 1949, mais ces labels furent annulés en 1953. Afin de protéger la spécificité du neufchâtel, le comice agricole de l’arrondissement de Neufchâtel crée en 1957 le syndicat de défense du label de qualité du fromage de Neuchâtel. Ce syndicat obtiendra en 1969 l’appellation d’origine contrôlée. Par la suite, les fromageries locales, comme Isidore Lefebvre et Lhernault, sont absorbées par de grands groupes laitiers. En 2006, la production est assurée par 23 producteurs fermiers, 4 artisans (SARL Lévêque, SARL Alleaume, J.-Y. Anselin, SARL Villiers) et 2 transformateurs laitiers (Les Cateliers, La Fromagerie du pays de Bray), qui transforment le lait produit dans 30 exploitations. Le Neufchâtel se présente sous six formes différentes : carré (100 g) ; briquette (100 g) ; bonde (100 g) ; cœur (200 g) ; double-bonde (200 g) ; grand cœur (600 g). 887 tonnes en 1998 (+16,4 % depuis 1996) dont 81 % au lait cru (67 % en fermier). 1014 tonnes en 2003. 1526 tonnes commercialisés sous l’appellation d’origine contrôlée en 2007, dont 82 tonnes exportées, notamment en Allemagne, Grande-Bretagne, Belgique, Canada, Japon, Suisse, Chine, Pays-Bas, Luxembourg et États-Unis•
Au retour, nous avons profité de la soirée clémente pour dîner dans le jardin, le barbecue avait pris du service, nous avons dégusté une grillade accompagnée de frites arrosée d’un petit rosé bien frais. Le lendemain, c’est le retour sur Montpellier, via Massy et Lyon.
Malgré une météo néfaste, nous avons bien profité de notre week end prolongé, nous avons même appréhendé Neufchâtel que nous ne connaissions qu’au travers de son succulent fromage.

Michel Michelland

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