bristol

C’est le 8 avril 2011 que nous participons à un week end, il est organisé par Gilda et Fish pièces maîtresses du Jogging Castelnau. Le but de l’escapade est de découvrir la campagne anglaise autour de Bath, lors de randonnées ou de courses pédestres, et bien sûr de séjourner à Bristol pour rayonner à ses alentours. Nous prenons la route de Béziers pour nous rendre à Vias, commune où se situe l’aéroport de Béziers-Cap d’Agde, nous empruntons un vol Raynair à destination de Bristol. Nous sommes à bord d’un Boeing 737, il a une vitesse de croisière de près de 800 kilomètres heure, nous volons entre 8000 et 12000 mètres d’altitude. Lord de l’approche de l’atterrissage, nous distinguons Bristol et ses environs. Nous survolons l’estuaire de Bristol, et le pont qui l’enjambe qui permet de se rendre au pays de Galles. Les champs se dessinent, ce sont des rectangles verts, ils sont délimités par des haies d’un vert plus soutenu. Dans des prairies nous apercevons des troupeaux de moutons et de vaches, nous perdons de plus en plus d’altitude, nous touchons la piste, le vol a duré une heure 45 minutes. Après avoir reculé nos montres d’une heure, il est 16 heures locale quand nous débarquons à l’aéroport de Bristol. 2 superbes voitures de luxe louées chez Hertz, nous attendent sur le parking, les 10 coureurs et marcheurs de niveau international prennent place confortablement dans les 2 bolides, ce sont gilda et Fish qui en seront les drivers. Comme dans la plupart des villes, le crématorium nous accueille, derrière sur la colline s’étend le cimetière. Nous faisons une halte au supermarché, nous devons faire notre ravitaillement pour le casse croûte de notre promenade champêtre de demain. Enfin nous voici à l’hôtel, nous garons les voitures dans un parking souterrain, nous nous installons à l’hôtel, qui est situé au centre de la ville de Bristol. Après une petite heure de détente, tout le petit monde se rejoint dans le hall de l’hôtel, nous nous rendons dans un pub pour dîner. Voici une petite présentation de Bristol, en fin de document il y a une présentation synthétique de l’Angleterre :
Bristol est une ville britannique située dans le sud-ouest de l’Angleterre (Royaume-Uni), sur la rivière Avon qui marquait traditionnellement la frontière entre les comtés de Gloucestershire et Somerset. Avec une population estimée à 416400 habitants en 2007, la ville s’étend sur 110 kilomètres carrés, Bristol est la sixième ville d’Angleterre et la huitième du Royaume-Uni. Depuis 1542, Bristol possède officiellement le statut de cité et d’autorité unitaire. La cité de Brycgstow, en vieil anglais, la place au pont, Bryste en gallois, existait au début du XI.me siècle et, sous le gouvernement normand, l’un des plus puissants châteaux du sud de l’Angleterre y fut construit. Au XII.me siècle, la place devint un port important, traitant la majorité du trafic avec l’Irlande. En 1247, un nouveau pont fut construit et la cité fut étendue en incorporant des faubourgs, devenant en 1373 un comté à elle seule. Pendant cette période, Bristol devint aussi un centre de construction de navires et de manufactures. Au XIV.me siècle, la cité était devenue la troisième d’Angleterre (après Londres et York) avec peut-être 15000–20000 habitants à la veille de la peste noire de 1348-49. La population resta aux alentours de 10000-12000 aux XV.me et XVI.me siècles. Bristol fut fait ville en 1542, l’ancienne abbaye de St Augustine devenant pour l’occasion la cathédrale de Bristol. En 1484, le corsaire breton Jean Coatanlem mena une expédition contre la ville de Bristol en vengeance d’une attaque anglaise contre Roscoff, quatre ans auparavant. En 1497, la ville fut le point de départ du voyage d’exploration de Jean Cabot en Amérique du Nord. Pendant la guerre civile anglaise (1643-45), la ville souffrit de l’occupation royaliste et d’épidémies. La croissance vint au XVII.me siècle avec le développement des colonies britanniques en Amérique du Nord et l’expansion rapide du commerce y compris des esclaves. Bristol fut ensuite concurrencée, à partir de 1760, par Liverpool grâce à ses nouveaux centres de production notamment pour ce qui est du textile. De plus, les soubresauts de la guerre avec la France de Napoléon (notamment le blocus continental) et l’abolition du transport des esclaves en 1807 freinèrent le développement de l’activité portuaire de Bristol. Le long passage de l’Avon Gorge soumis à d’importantes marées, qui avaient rendu le port très sûr pendant le Moyen Âge, était devenu un handicap. La construction d’un nouveau port flottant (conçu par Guillaume Jessop) ne parvint pas à surmonter ce déclin. Cependant la population de 66000 en 1801 quintupla pendant le XIX.me siècle supporté par de nouvelles industries et un commerce actif. Cette période de renouveau économique peut être associé au nom de l’ingénieur principal Isambard Kingdom Brunel, qui construisit le grand chemin de fer de l’ouest, des navires à vapeur et le pont suspendu de Clifton. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le centre ville fut endommagé par les bombardements et en garde aujourd’hui encore des séquelles. L’élimination des docks d’Avonmouth, 12 km en aval du centre, permit de soulager la congestion (trafic et poussée foncière caractéristiques des villes occidentales modernes). Au XX.me siècle, les activités de construction aéronautique devinrent importantes notamment dans le grand programme du supersonique franco-britannique Concorde. Les très grands hangars construits pour le Bristol Brabazon furent utilisés. Désormais retiré du service commercial, un Concorde y est en présentation, comme c’est le cas du côté français au Musée de l’air et de l’espace du Bourget. Une autre société importante est ‘Cameron’ qui fabrique les plus grands ballons de montgolfière dans le monde. Chaque mois d’août, un festival est organisé. Bristol possède un aéroport international. L’acteur Cary Grant y est né. Bristol est aussi la ville d’origine du trip-hop, avec Tricky ainsi que les groupes Portishead et Massive Attack, ainsi que du chanteur Nik Kershaw. C’est également de cette ville que le street-artist Banksy est originaire ; c’est là qu’il a fait ses premières œuvres dans la rue. L’été est assez animé avec de nombreux festivals en tous genres. Entre autres, le festival de musique d’Ashton Court qui attire plusieurs centaines de milliers de personnes sur le site durant un week-end au mois de juillet. En juillet encore, le Bristol Harbour Festival, au centre-ville de Bristol attire un grand nombre de visiteurs encore et propose une programmation variée de musique, festivités diverses, courses de bateaux, exhibitions de grands voiliers, marché français. Enfin pour clôturer l’été, le dernier grand festival : La Balloon Fiesta de Bristol, un festival de montgolfières qui attire 500000 personnes tous les ans sur le site d’Ashton Court. Au programme : décollages de montgolfières, fête foraine et le clou du spectacle, le night glow (allumage des montgolfières en pleine nuit, en rythme avec de la musique et un feu d’artifice). Bristol possède deux importantes universités : l’université de Bristol (University of Bristol), une des plus cotées du pays selon le classement de Shanghai, comptant plus de 23000 étudiants, et l’University of the West of England (près de 30000 étudiants), faisant de Bristol une ville étudiante très animée. La série dramatique anglaise Skins est intégralement tournée et prend place à Bristol. L’émission Deal or no deal (l’équivalent d’À prendre ou à laisser) y est aussi filmée. La ville possède de nombreux clubs professionnels de sports collectifs. La ville de Bristol compte deux clubs professionnels de foot: Bristol Rovers et Bristol City. Les deux clubs n’ont jamais réussi à percer au niveau national. Seul Bristol City a réussi à décrocher une place de vice-champion d’Angleterre en 1907 et une place de finaliste de la Coupe d’Angleterre en 1909. Les deux clubs évoluent actuellement dans les divisions inférieures du championnat anglais. Bristol compte également un club professionnel de rugby à XV, Bristol Rugby champion d’Angleterre en 1983. actuellement en division 2, le XV de bristol devrait passer en division 1 l’an prochain.
Dès notre sortie de l’hôtel, nous avons droit à l’ambiance musicale du carillon de la cathédrale, qui est toute proche de l’hôtel, nous profitons du carillonnement pendant près d’une bonne heure. Nous déambulons sur des trottoirs larges, ils sont dépourvus de mobiliers urbains, nous ne sommes pas assaillis par toutes sortes de poteaux, potelets et autres panneaux de signalisation. Les bateaux (curd) qui annoncent un passage piéton sont signalés par une bande podotactile, elle permet de délimiter le trottoir de la chaussée. Nous abordons la place du millénium, un bâtiment futuriste en forme de ballon se dresse sur la place, il rappelle la géode, il renferme un planétarium. 3 statues en bronze grandeur nature sont disposées dans l’espace, on y reconnaît Cary Grant, enfant du pays, il est habillé élégamment, en costume et nœud papillon. Nous franchissons la rivière Avon, nous empruntons un pont coudé, des sortes de trompettes en métal ornementent l’édifice. Nous sommes sur le quai opposé à la place du millénium, les anciens docks ont été transformés en immeubles d’affaires, en lofts d’habitations et en pubs. Les trottoirs devant les pubs sont envahis de consommateurs de bière, qui pintes à la main fêtent la fin de semaine, la plupart sont jeunes, n’oublions pas que la ville de bristol compte 50000 étudiants. Nous arrivons devant le pub the Hole in Wall (trou dans le mur), c’est ici que nous allons nous restaurer. L’ambiance du pub est très animée, la bière coule au gré des pintes englouties. Nous montons à l’étage où sont disposés plusieurs salles réservées à la restauration, nous choisissons un fish chips et un cramble à la rhubarbe, le tout arrosé de cidre et de bière. Après le repas nous continuons notre balade dans le centre de bristol, il y a toujours autant de monde devant les pubs, l’ambiance devient de plus en plus chaude, nous croisons des groupes déguisées. Les jeunes sont habillés en tenue presque d’été, c’est le paradis des débardeurs, le royaume des minis jupes, et le régal des décolletés et des dos nus. Nous empruntons un autre parcours, nous traversons la place Queen Square, elle est très vaste, d’immenses pelouses font l’affaire des amateurs de bière, ils y sont assis et dégustent leur nectar en groupe. Des allées diagonales permettent de traverser la place, des bancs sont disséminés de-ci de-là. La place est entourée d’immeubles d’affaires, la circulation automobile y est interdite, ce qui en fait un poumon vert au centre de la ville. Il n’existe pas de réseau de métro et de tramway à bristol, il y a uniquement un réseau de bus très mal organisé. Pour se rendre à Londres qui se trouve à 150 kilomètres de bristol, il existe une liaison ferroviaire, mais au vu du prix du billet de transport, il est plus avantageux d’emprunter les bus pour rallier la capitale. Nous rejoignons notre hôtel, où un bon repos nous sera bénéfique.
Le samedi matin après un excellent petit déjeuner, nous prenons la direction de Bath, c’est le club de randonnées de cette ville qui organise les circuits de randonnées et de courses pédestres de cette journée. Bath se trouve à 20 kilomètres de bristol, la route est très vallonnée, certaines pentes atteignent 15% de dénivelé, les bas côtés sont parsemés de jonquilles. Voici une présentation de Bath :
Bath est une ville du comté de Somerset, au sud-ouest de l’Angleterre. Elle se situe à 93 km à l’ouest de Londres et à 13 km au sud-est de Bristol, et compte 83992 habitants, la ville s’étend sur 30 kilomètres carrés. La reine Elizabeth I lui a accordé le statut de cité par charte royale en 1590 et la ville fut faite ‘county borough’ en 1889, ce qui lui donna l’indépendance administrative par rapport au comté du Somerset. Elle est rattachée au comté d’Avon, un district non-métropolitain, lorsqu’il est créé en 1974. Depuis 1996, l’année où le comté d’Avon a été supprimé, Bath est le centre principal de l’autorité unitaire de Bath et du nord-est du Somerset (B&NES). En 43 av. J.-C, les Romains fondèrent la ville pour en faire un lieu thermal et s’appelait en latin Aquae Sulis (« les eaux de Sulis »). Cependant, la tradition orale semble suggérer que Bath était connue avant cette date. Ils construisirent des bains et un temple dans les collines aux alentours de la ville, dans la vallée de l’Avon autour de sources chaudes. Edgar d’Angleterre fut proclamée roi à l’abbaye de Bath en 973. Bien plus tard, la ville devint populaire en tant que station thermale pendant l’époque georgienne, qui conduit à une importante expansion laissant un incroyable héritage architectural fabriqué avec la pierre de la région. La ville de Bath est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1987. Elle compte une diversité de théâtres, musées et autres lieux culturels et sportifs, ce qui a aidé à faire de la ville un haut lieu du tourisme, avec, par an, plus d’un million de visiteurs qui font de longs séjours, et plus de 3,8 millions qui ne restent que pour la journée. On trouve à Bath deux universités et plusieurs écoles et établissements secondaires. On y trouve aussi un important service tertiaire; les industries de l’informatique et de la création se développent et fournissent du travail aux habitants de Bath et sa région. Le Grand Bain des thermes de Bath. Toute la structure au-dessus du niveau des piliers de base date d’une reconstruction plus récente. Des recherches archéologiques démontrent que le site de la principale sources des thermes de Bath était considéré comme un lieu saint par les Celtes, et était dédié au culte de la déesse Sulis que les Romains identifiaient à Minerve. Cependant, le nom de Sulis continua d’être employé même après l’invasion romaine et donna le nom d’Aquae Sulis à la ville (litérallement, « les eaux de Sulis »). Des messages qui lui était destinés inscrits sur du métal, plus connu sous le nom de tablette de défixion, ont été retrouvés près de la Source sacrée par des archéologues. Ces tablettes étaient écrites en latin, et servaient à lancer des malédictions aux gens qui avaient offensé la personne jetant le sort. Par exemple, si un citoyen s’était fait voler ses vêtements aux bains, il écrivait une malédiction en nommant les suspects sur une tablette qui serait par la suite lue par la déesse Sulis Minerve. Le temple fut construit entre 60 et 70 ap. J.-C., et le complexe thermal petit à petit pendant les trois cents années suivante. Pendant l’occupation de l’Angleterre par les Romains, et peut-être sur les ordres de l’empereur Claude, des ingénieurs mirent des piles de chênes dans la boue afin de rendre les fondations stables et entourèrent la source irrégulièrement d’une chambre en pierre doublée de plomb. Au II.me siècle, la source fut entourée par un bâtiment en voûte en berceau fait en bois qui abritait le caldarium (bain chaud), le tepidarium (bain tiède) et le frigidarium (bain froid). Des murs défensifs furent ajoutés à la ville, probablement vers le III.me siècle. Après le retrait des troupes romaines, dans les premières décennies du VI.me siècle, les bains se délabrèrent et furent finalement perdus à cause de l’ensablement. Il est possible que Bath soit le lieu de la bataille du mont Badon où le roi Arthur est censé avoir vaincu les Saxons, bien que cela soit contesté. La Chronique anglo-saxonne mentionnent que Bath tombe aux mains des Saxons en 577, après la bataille de Dyrham. Il se peut que le poème anglo-saxon, connu sous le nom de The Ruin (La Ruine), décrive l’aspect du site romain de l’époque. En 675, Osric des Hwicce, roi des Hwicce, mit en place une maison monastique à Bath, en utilisant sûrement les murs de la ville comme enceinte. Nennius, historien du IX.me siècle, parle d’un « lac chaud » dans la contrée de Hwicce, qui se trouvait le long de la Severn, et ajoute: « Il est entouré par un mur fait de brique et de pierre, et les hommes peuvent aller s’y baigner quand ils le souhaitent, et n’importe quel homme peut prendre le bain qu’il aime. S’il le désire, son bain sera froid; et s’il veut prendre un bain chaud, alors il sera chaud »Bède décrit aussi les bains chauds dans son introduction de l’Histoire ecclésiastique du peuple anglais dans des termes très similaires à ceux de Nennius. Le roi Offa de Mercie prit le contrôle du monastère en 781 et y construisit une église dédiée à Saint-Pierre. Dès le IX.me siècle, le schéma des vieilles rues romaines n’existent plus et Bath devient une possession royale avec le roi Alfred le Grand qui conçut de nouveau la ville, laissant le quartier sud-est comme enceinte de l’abbaye. Edgar d’Angleterre est couronné roi d’Angleterre à l’abbaye de Bath en 973. Les Anglo-Saxons appelaient la ville Baðum, Baðan ou Baðon, ce qui veut dire aux bains, et c’est de là que vient le nom actuel de la ville. Bath Rugby est une équipe de rugby à XV du championnat de rugby d’Angleterre et est entraîné par Steve Meehan. Leur maillot est noir, bleu et blanc, au stade du Recreation Ground depuis la fin du XIX.me siècle, après la création du club en 1865. Leurs plus grands mérites sont d’avoir gagner la coupe d’Angleterre de rugby à XV quatre années consécutives, de 1984 à 1987, et d’avoir remporté six fois cette même coupe entre 1988 et 1996. Pendant cette période, l’équipe gagne aussi la Anglo-Welsh Cup en 1989, 1990, 1992, 1994, 1995 et 1996. L’équipe finit par gagner la coupe d’Europe de rugby à XV (ou H Cup) en 1998 et participe à la finale du championnat d’Angleterre, à l’époque la Zurich Premiership, en 2004. Certains membres de l’équipe joue aussi dans le XV de la Rose: Lee Mears David Flatman, Nick Abendanon et Matt Banahan. La Colston’s School, école privée basée à Bristol, a activement contribué à la réussite de l’équipe en leur fournissant des joueurs. L’ancien entraîneur de l’équipe nationale d’Angleterre, Andy Robinson, était le capitaine de l’équipe de Bath. Ses deux prédécesseurs, Sir Clive Woodward et Jack Rowell, étaient eux aussi issus de l’équipe de rugby de Bath, tout comme son successeur, Brian Ashton.
Nous voici arrivés à Bath, sur notre gauche nous apercevons dans un immense parc, la clinique de Bath. En face se situe l’un des collèges de la ville, c’est là que nous devons enregistrer notre participation. Dans le gymnase du collège, on nous remet suivant notre choix, la description du circuit. Notre groupe se partage en 2, Marie-Pierre et Jean-Paul optent pour le parcours de 26 miles qu’ils feront en courant. Quant à Claudie F, Claudie D, Martine, gilda, Claudine, Jean-Michel, Fish et moi nous nous satisferons du 12,5 miles que nous effectuerons en marchant. Tout les participants, le topo guide en mains traduisent le texte pour commencer le parcours pédestre. Nous sortons de l’enceinte du collège, nous serpentons à travers d’aires de jeux, nous longeons un terrain de cricket, nous contournons 4 terrains de rugby d’un vert éclatant. La petite route est bordée de framboisiers, ils sont impeccablement alignés, ils sont guidés à la base par un tuteur en plastique pour les tenir parfaitement droit. Nous descendons dans une combe où se niche un petit hameau, pour y parvenir nous descendons un petit chemin, il est bordé de murs en pierres qui délimitent les propriétés. Avant d’aborder le petit hameau nous parcourons un petit sentier pavé, nous débouchons sur une petite école, nous contournons sa chapelle, le chemin est surélevé, nous distinguons en contrebas les salles de classe. Nous marchons sur un chemin dessiné au milieu des pelouses de l’école, nous en sommes séparés par des clôtures discrètes. Dans la cour de l’école se dressent des statues en papier mâché, elles sont recouvertes de plâtre afin de les consolider. Nous empruntons un chemin encaissé, de chaque côté se dressent des parois qui atteignent 5 à 7 mètres de haut, le chemin est plus ou moins bitumé, mais il est très agréable. Le chemin s’élargit, nous apercevons une immense pelouse avec un cottage en son centre, nous avons une bonne perspective du paysage. Nous passons sous un pont routier, nous gravissons un petit raidillon, il nous conduit sur le chemin de halage du canal. Nous sommes près d’un pub, où bon nombre de participants aux parcours pédestres se désaltèrent et se restaurent. Nous longeons le canal en parcourant le chemin de halage, nous croisons, nous dépassons, nous sommes doublés par des concurrents marcheurs, coureurs et même cyclistes. De nombreuses péniches d’habitations sont amarrées tout au long du canal, certaines sont parfaitement entretenues, par contre d’autres sont presque à l’abandon. Notre marche est rythmée par le chant des oiseaux, nous croisons des péniches destinées à la promenade, et quelques une de transport de marchandises. Nous sommes dans une vallée, où sont rassemblées toutes les voies de communications fluviale, routière et ferroviaire. Le chemin s’éloigne quelque peu du canal, mais nous en sommes qu’à une dizaine de mètres, le soleil devient de plus en plus rayonnant, ce qui active le chant des oiseaux. Une péniche amarrée fait office de magasin d’alimentation, sur notre droite une immense prairie, elle est envahie de moutons très dodus, ils n’ont pas encore été tondus ce qui amplifie leur volume. Nous passons de nouveau sous un pont routier, de l’autre côté du canal nous distinguons au loin un immense troupeau de moutons, dont le bêlement fait écho avec celui de ceux d’en face. Nous sommes toujours sur le chemin de halage, sur notre droite une vaste prairie, où paissent un méga troupeau de vaches accompagnées de leurs veaux de l’année. Nous croisons un canoë et ses 2 rameurs, ils sont à contre sens de nous sur le canal. Des canards nagent au bord de la berge, au loin nous apercevons un pont canal, il franchit la route et la voie ferrée. Nous arrivons à notre premier point de contrôle, il nous faut relever l’inscription rédigée sur un des bancs situé près du pont canal. Nous en profitons pour déguster une bière ou un verre de cidre, dans un des plus vieux pubs de la région, il existe depuis 1496, il se nomme le Cross Canal. Le pub est entouré de quelques maisons, nous laissons le passage à la voiture rouge de la poste. Nous avons encore du chemin à faire, il nous faut donc nous extirper de ce havre de paix, nous reprenons nos bâton de pèlerins pour continuer notre découverte de la campagne anglaise. Nous quittons le bord du canal, maintenant nous allons jouer à cache-cache avec la rivière Avon. Nous parcourons d’immenses prairies, leur cheminement est autorisé par le droit de passage qui est toujours appliqué de nos jours. On passe d’une propriété à l’autre en escaladant un stile, une petite échelle appelée échalier, ou, en franchissant un portillon à porte amovible qui restreint le passage que l’on nomme kissing gate. La coutume ou la tradition veut, qu’à chaque passage de portillon les amoureux s’embrassent pour sceller leurs liens. Nous passons une multitude d’échalier et de portillon à baisers, nous longeons la rivière, elle est tout comme le canal d’un aspect boueux, certainement dû aux récentes pluies. Nous sortons sur une petite route, qui nous amène à un pont qui enjambe l’Avon, une discussion s’engage, car le descriptif n’est pas très clair sur le franchissement ou pas du pont. Après une brève consultation, nous décidons de poursuivre le parcours sans changer de rive, et ce sera la bonne initiative. Près du pont se trouve un ancien moulin à grains, nous traversons un petit hameau, nous devons gravir une petite colline. Elle est recouverte d’une forêt, les arbres forment une voute, elle nous permet de nous protéger du soleil qui est de plus en plus éclatant. C’est le paradis des oiseaux, qui s’en donne à plein gosier pour annoncer l’arrivée du printemps. Nous sommes dans un petit sentier creux, il serpente la colline, nous arrivons sur une route, c’est le deuxième point de contrôle. On fait viser notre visa pédestre, nous dégustons quelques pâtisseries qui nous sont offertes et nous reprenons notre souffle en buvant une boisson fraîche avant de continuer notre balade champêtre. Nous continuons notre périple à travers de champs cultivés, nous enjambons toujours autant d’échalier et de portillons à amoureux, nous abordons des bâtiments agricoles. Au loin nous distinguons des fermes, nous longeons une prairie où des vaches s’alimentent dans des mangeoires. Nous contournons une superbe maison en pierre, elle est entourée d’un splendide jardin floral, il est arboré, des haies taillées au cordeau délimitent la propriété. Nous passons un kissing gate en pierre, nous serpentons sur un sentier entourée de végétation, les arbres sont garnis de hou, le sol est parsemé de petites fleurs. Des cerisiers sauvages ont élu domicile tout au long du sentier. Nous abordons une maison située au milieu de champs cultivés, un ancien baraquement qui ressemble à ceux de la seconde guerre mondiale, se trouve près de la maison d’habitation, il renferme des machines outils à bois. La prairie est recouverte d’énormes pissenlits, dont les fleurs jaunes tranchent avec la verdure environnementale. Nous longeons un jardin d’une propriété, une petite fontaine est installée au milieu d’une petite mare, la pelouse est arborée, dont un superbe magnolia domine le tout. Le paysage est très coloré, les prairies sont inondées de fleurs, les arbres sont en fleurs de toutes les couleurs et leurs feuillages sont de différents verts. Il est 15 heures, nous arrivons au troisième contrôle, il consiste à noter l’inscription qui arbore la façade d’une maison. Nous profitons d’une belle clairière pour se restaurer, puis nous faisons une petite sieste sous un soleil radieux. Nous reprenons notre circuit, nous traversons une zone d’habitations, nous empruntons un chemin escarpée dans une forêt, il descend jusqu’à la rivière Avon que nous allons rejoindre pour la longer. Nous marchons en bordure de la rivière, nous continuons à passer des kissing gate et franchir des stiles, les chants des oiseaux se mêlent au bruit de la rivière. Nous continuons le tutoiement avec l’Avon, tout en longeant de longues haies et de multiples bosquets. Nous sortons de la prairie, nous arrivons sur une route, nous contournons une cabine téléphonique rouge, nous rejoignons la rivière, nous la traversons en franchissant un pont. Nous sommes dans la banlieue de Bath, nous marchons sur un petit sentier qui serpente dans des petits bois, nous commençons à longer les maisons des alentours de la ville. Pour traverser les rues, nous sommes obligés d’escalader un échalier pour sortir du sentier forestier qui débouche sur le trottoir. Nous continuons notre avancée dans un cadre boisé, nous arrivons à une série importante de marches d’escaliers, nous sommes en zone urbanisée, une nouvelle série de marches d’escaliers nous attend. Ouf nous sommes près du but, nous marchons sur des trottoirs très larges, nous abordons les terrains de jeux de ce matin, le terrain de cricket, la route principale, et nous voici au gymnase du collège, qui est l’arrivée pour tous les concurrents. Marie-Pierre et Jean-Paul nous accueillent, un ravitaillement nous attend, nous remettons notre visa de randonneurs, il prouve que nous avons bien effectué le parcours, en contre partie on nous décerne un certificat comme souvenir. Après avoir parcouru 20 kilomètres dans la campagne autour de Bath, nous rejoignons Bristol, nous apercevons au loin la gare de Bristol avec ses petits clochetons, on se donne une petite heure de repos et de remise en forme avant d’aller dîner en ville. Nous déambulons dans la ville, nous arrivons sur une place devant un pub, c’est dans ce pub que nous allons nous restaurer. Tout d’abord, il nous faut nous frayer un passage au milieu des adeptes de la pinte, ensuite il nous reste à traverser le pub où une ambiance commence à monter, nous prenons un escalier pour monter à la salle où nous allons dîner. Nous commençons par la traditionnelle bière, ensuite nous choisissons un beef ale pie, c’est une tourte farcie de viande de bœuf sauce à la bière accompagnée de frites que l’on trempe dans une sauce douce. Nous laissons Gilda et Fish terminés la soirée en compagnie de leurs fils Samuel et Benjamin, quant à nous nous rentrons tranquillement à l’hôtel en profitant de l’ambiance nocturne de la ville.
Dimanche, nous prenons la direction du sud, nous nous dirigeons vers Wells. Nous traversons des anciens quartiers ouvriers de Bristol, aujourd’hui ce sont de petites maisons et des immeubles qui ont pris place aux anciennes habitations ouvrières. Nous circulons dans les quartiers résidentiels de Bristol, et nous voici déjà dans la campagne à un quart d’heure de route du centre de la ville. La route traverse de petites collines, les champs sont délimités par des murets en pierres sèches. Nous traversons un village, l’église possède l’indétournable clocher carré, nous sommes tout près des gorges de Cheddar, c’est la région du célèbre fromage. Après une bonne heure de route, nous voici à city Wells, dont voici une présentation :
Wells est une ville du district de Mendip dans le Somerset en Angleterre. Malgré ses dix mille habitants, Wells a le statut de Cité : elle est qualifiée de city grâce à sa cathédrale, qui est le siège de l’évêque de Bath et Wells. L’évêque habitait dans le « bishops palace » avec sa fille. Wells tient son nom des trois puits qui se trouvent dans le palais épiscopal (en anglais, well signifie puits). Wells est une ville touristique de par sa proximité de Glastonbury, de Bath, de Stonehenge ou d’autres sites touristiques.
La cathédrale Saint-André est une église anglicane située à Wells (Somerset), en Angleterre. Ce vaste édifice est l’église-mère du diocèse de Bath et Wells. Saint-André de Wells est parfois décrite comme « la plus poétique des cathédrales anglaises ». Construite de 1180 à 1490, elle mêle différents courants de l’architecture gothique anglaise (Early english, Decorated et Perpendicular). Une des innovations majeures de cet édifice est l’utilisation des « arcs renversés » ou « arcs en ciseaux » au niveau de la croisée du transept. Ce procédé, qui rompt la monotonie des traditionnelles séquences d’arcs ogivaux, permet de supporter et de mieux répartir le poids du clocher qui s’élève à cet emplacement. L’édifice actuel est bâti à l’emplacement d’une première église érigée par le roi Ina de Wessex, en 705. Cette dernière prend le titre de cathédrale en 909, lors de la création du diocèse de Wells, dont le premier évêque est Athelm. Considérée comme vétuste par les autorités ecclésiastiques au XII.me siècle, elle est remplacée par la cathédrale actuelle, dont le chantier, ouvert par l’évêque Reginald de Bohun, débute en 1180 (creusement des fondations). L’ancienne cathédrale est progressivement détruite (1196) afin de laisser la place au nouvel édifice. Le gros-œuvre (chœur, travées orientales de la nef, transept) est achevé en 1239. Ces parties de l’édifice sont caractéristiques du gothique primitif anglais (dit Early english). Les travaux se poursuivent au XIII.me siècle sous la direction de l’évêque Jocelyn de Wells (travées occidentales de la nef, façade). La tour de la croisée du transept, soutenue par un système complexe d’arcs renversés, le bâtiment du chapitre et les différentes dépendances du palais épiscopal sont édifiés entre le XIII.me et le XV.me siècle, sous l’action de plusieurs évêques dynamiques, dont John Drokensford, Ralph de Shrewsbury et John Harewell. La cathédrale subit une grande campagne de restauration au milieu du XIX.me siècle, au cours de laquelle les fresques médiévales sont purement et simplement grattées ou recouvertes de chaux. Cet édifice présente une synthèse de différents courants de l’architecture gothique anglais, passant du gothique primitif pour les parties les plus anciennes au gothique décoré ou curvilinéaire, puis au gothique perpendiculaire (dernière période du gothique anglais). Principal accès à la cathédrale, la façade occidentale tient sa monumentalité tout à la fois de ses grandes dimensions (45 mètres de long) et du volume de ses deux tours d’angle, dotées de puissants contreforts sculptés qui contribuent avec force à la verticalité de l’ensemble. Le soin apporté au traitement iconographique se traduit par une profusion de statues (plus de 300) dont certaines portent encore des traces de polychromie. L’intérieur du sanctuaire est basé sur le traditionnel plan en croix latine, commun à de nombreuses cathédrales de cette époque. La nef, flanquée de bas-côtés, est divisée en dix travées couvertes de croisées d’ogives quadripartites. La perspective est cependant coupée par une curieuse structure en « arc renversé » ou « en ciseau » qui marque la séparation de la nef et de la croisée du transept. Cette innovation permet de soutenir et de répartir le poids de la tour qui s’élève à cet emplacement. Les six travées du chœur sont couvertes de voûtes au dessin compliqué, marque caractéristique du gothique décoré, qui s’apparente au gothique flamboyant. Dans la chapelle de la Vierge, le dessin des nervures se complique encore pour former une spectaculaire voûte en étoile, tandis que de grandes baies laissent abondamment pénétrer la lumière. Parmi les éléments de mobilier figurent une horloge mécannique datant du XIV.me siècle, ainsi que des grandes orgues réalisées par le facteur Willis en 1857.
Nous commençons notre découverte de Wells, l’enceinte de la cathédrale est entourée de remparts, on y accède par un porche, c’est sous ce porche que les mendiants étaient autorisés à demander l’aumône. Entre le porche d’entrée à l’enceinte épiscopale et la cathédrale s’étend une immense place où sont disposées de vastes pelouses. La hauteur des 2 tours est impressionnante, elles renferment un bon nombre de statues placées dans des niches. Nous rentrons dans la cathédrale par une porte latérale, c’est l’heure du culte, nous écoutons l’orgue et la chorale qui accompagne l’office. Nous sommes invités par le prêtre à prendre place dans l’église, nous préférons continuer la visite du site, nous nous dirigeons vers le cloître. Au milieu d’une petite cour intérieure se trouve des pierres tombales, des tombeaux et des croix. Depuis l’extérieur, nous découvrons les ouvertures qui illuminent l’intérieur de la cathédrale, ce sont de simples vitraux sans motifs et de couleur transparente. Les vitraux ont été refaits par les dons des amis de la cathédrale entre 1979 et 1985. Près du cloître se situe la chapelle de la vierge. Le milieu du cloître est occupée par un jardin, au centre duquel est installée un petit bassin, il est empli de galets, des petites fontaines font ruisseler de l’eau sur tout l’ensemble, c’est le paradis ou le pub des pigeons. Une porte dans le cloître permet de sortir de la cathédrale, l’office étant terminé, nous retournons dans la cathédrale, un buffet est dressé dans une chapelle où les participants partagent quelques mises en bouche et rafraîchissants. Nous découvrons l’horloge astronomique, pour ne pas déranger la réception, nous allons découvrir le palais épiscopal. Pour y accéder, nous passons un pont levis, sous lequel est creusé un canal ou douve, nous pénétrons dans un vaste jardin entouré de remparts, c’était le terrain de jeux de l’évêque. On peut y voir une plantation d’arbres, d’immenses pelouses et jardins, aujourd’hui y est organisé un tournoi médiéval, l’entrée est payante, alors le temps nous presse, nous nous dirigeons vers les anciennes habitations où résidaient les moines et les religieux au XVI.me siècle. Nous y pénétrons en franchissant un porche, ensuite c’est pour ainsi dire, une rue bordée de chaque côté de petites maisons en enfilade, toutes de même style. De grandes cheminées dépassent chaque petites maisons, elles sont construites sur 2 étages, elles possèdent un petit jardin devant qui donne sur la rue. Toutes les maisons sont en pierre, à l’exception d’une qui est en briques. A l’extrémité de la rue, on découvre deux maisons différentes par leur taille, elles sont plus imposantes, la rue est fermée à son extrémité par une chapelle. Nous profitons du charme de Wells, nous déambulons dans la rue principale, malgré que nous soyons dimanche, la plupart des commerces sont ouverts. La ville porte bien son nom, Wells veut dire puits, de l’eau chaude de source s’écoule dans le caniveau du bord de trottoir de la rue. Nous apercevons une boîte aux lettres, bien sûr elle est de couleur rouge, au-dessus se trouve l’orifice où l’on introduit les lettres, au centre de la boîte aux lettres sont indiqués les heures de relevé du courrier. En bas sont gravés plusieurs symboles facilement détectable au toucher, au-dessus la couronne royale, au centre est inscrit Elisabeth II régina, et au-dessous on peut lire royal mail. Après la découverte de Wells, nous reprenons notre circuit, nous prenons la direction de Glaston Bury. La région de Somerset est réputée pour la production de cidre, nous approchons de Glaston Bury, nous apercevons la tor ou tower (tour) qui se dresse au sommet d’une colline. Voici une présentation de Glaston Bury :
Glastonbury est une ville du comté du Somerset, en Angleterre (Royaume-Uni). Elle est peuplée d’environ 8800 habitants. Dans les temps anciens, Glastonbury était une sorte d’île : la mer recouvrait les terres basses des Somerset Levels, comme en témoignent des vestiges de villages lacustres de l’Âge du fer. Le site est célèbre par son tor et serait, d’après certaines sources, plus légendaires que historiques, à l’emplacement même de la mythique île d’Avalon, de la légende arthurienne. Glastonbury fut l’un des premiers établissements chrétiens d’Angleterre, alors que le site était encore entouré de marécages. En 705, le roi Ine y fonde un monastère qui devient un établissement bénédictin au X.me siècle. Les bâtiments anciens, en acacia et en torchis cèdent la place à des constructions en pierre. Au Moyen Âge, les moines construisent au sommet du tor une église dédiée à l’archange saint Michel, qui s’écroula à la suite d’un tremblement de terre ; la tour actuelle est un vestige d’une deuxième église rebâtie sur les ruines de la précédente. Près de l’abbaye construite aux XIII.me et XIV.me siècle, se trouve la chapelle de la Vierge, construite au XII.me siècle à l’emplacement d’une « Vieille église » incendiée en 1184 et fondée, suivant la tradition, par Joseph d’Arimathie. Différentes fouilles ont été entreprises : une histoire de l’abbaye mentionne la découverte de la tombe de Gauvain. Les circonstances de l’exhumation de la tombe du roi Arthur et de Guenièvre sont relatées par Giraud de Barri qui identifie Glastonbury avec l’île d’Avallon : lors de la reconstruction de l’abbaye après l’incendie, les moines auraient découvert en 1191 un cercueil creusé dans un tronc d’arbre et contenant les ossements d’un homme de 2,40 m de haut, à ses côtés un squelette d’un corps plus svelte, les deux corps étant placés sous une dalle de pierre, une croix de plomb portant l’inscription : Hic jacet sepultus inclutvs rex Arturius in insulis Avalonia cum Wenneveria uxore cum sua secunda in insula Avallonia « Ci-gît le renommé roi Arthur enseveli avec Wenneveria, sa seconde femme, dans l’île d’Avallonie » L’annonce de la découverte de la tombe du roi Arthur et de Guenièvre quelques années après l’incendie pourrait correspondre à la nécessité de collecter des fonds importants pour reconstruire l’église, d’où l’idée des moines de broder à partir d’une supposée tombe royale toute une légende autour d’Arthur, de Joseph d’Arimathie, du Saint-Graal, du chevalier Lancelot, en s’inspirant des écrits de leur évêque Geoffroy de Monmouth. Cette légende ne manquerait pas ainsi d’attirer d’importants donateurs et d’accroître sa renommée par rapport à sa rivale l’Abbaye de Saint Denis. En 1539, l’abbaye de Glastonbury est dissoute à la suite d’une ordonnance du roi Henri VIII ; les bâtiments sont dépouillés de tous leurs objets de valeur, qui sont vendus ou attribués au trésor royal. L’abbé Richard Whiting est pendu au sommet du tor de Glastonbury. Entre 1127 et 1825, une foire annuelle se tenait au pied du tor de Glastonbury, elle durait six jours et terminait le jour de la fête de saint Michel. De nos jours, le festival de Glastonbury accueille presque tous les ans depuis 1970 les amateurs de musique et d’art du spectacle (ce festival se tient à Pilton).
Arrivés à Glaston bury, nous sommes allés déjeuner, nous avons investi une terrasse d’un pub qui se trouve juste en face de la l’abbaye de Glaston Bury. Nous avons choisi des œufs au plat, accompagnés de jambon et de frites, en dessert nous avons choisi un gâteau au citron. Bien restaurés, nous avons entrepris la visite de l’abbaye, nous sommes accueillis par l’un des fondateurs de l’abbaye, il est représenté à dos d’âne, devant lequel se trouve un enfant avec une boule de pain à la main, la tendait-il ou l’avait-il reçu, c’est la question en suspens. Nous déambulons dans un vaste espace de 16 hectares, au milieu duquel se dressent quelques vestiges de l’abbaye. Les murs de l’abbaye sont tant bien que mal encore debout, mais la toiture n’existe plus. Les bâtiments conventuels sont dispersés sur toute l’enceinte du site, nous sommes dans une ambiance champêtre, où les pelouses s’étirent à perte de vue, des arbres se dressent de-ci de-là, et le chant des oiseaux rythme notre découverte du lieu. De nombreuses personnes sont installées sur les pelouses, nous abordons un mur qui date du XIII.me siècle, sous la nef nous apercevons les reste de l’ancienne crypte. Nous distinguons un arc qui n’a pas été détruit, il est en suspens dans l’ancien volume de l’abbaye. Nous découvrons des parties de construction en style roman et d’autres en style gothique, le XIII.me siècle en était la charnière. La nef possédait 9 ouvertures, nous arrivons à l’endroit de l’ancien cloître, il n’en reste plus qu’un petit morceau de mur et quelques éléments. Nous sommes devant le pilier situé au sud-est de l’abbaye, il est en pierre friable, il mesure 12 mètres de haut et à un diamètre de 3 mètres. Nous arrivons à l’emplacement de l’ancienne chapelle notre Dame, nous découvrons un trou, dans lequel on aurait découvert le corps du roi Arthur et de son épouse, après les avoir exhumés, on les a déposés dans un tombeau en marbre noir sur le site, ils y sont restés jusqu’à la dissolution de l’abbaye en 1539. Nous sommes devant un pan de mur qui possédait 6 fenêtres, aujourd’hui il n’y en reste que 4, cette partie est de style gothique. Nous circulons à l’endroit où se trouvait le chœur, il a été ajouté à l’ensemble au XIV.me siècle. Nous distinguons devant le chœur la base d’un ensemble d’arcades. Nous remarquons la base de murs de chapelles, dont celle dédiée à Saint-André. Nous parvenons à l’emplacement d’une chapelle qui fut terminée en 1496, aujourd’hui il ne subsiste que la trace des fondations et quelques petits morceaux de murs qui n’excèdent pas plus de 50 centimètres de haut. Nous marchons sur le lieu, où était érigée la chapelle dédiée à Saint-Thomas le martyr, elle semblerait avoir été construite à l’écart de l’ensemble de l’abbaye, quelques énormes piliers ont survécus aux saccages, ils témoignent de l’importance de la chapelle. Nous sommes revenus à notre point de départ, tout près de l’entrée se trouve une petite chapelle, elle est ornée de peintures naïves, presque modernes, alors qu’elles ont été réalisées au XVI.me siècle. La chapelle mesure 10 mètres sur 6 mètres, elle possède un petit autel, des cierges se consument. Dans le petit musée qui se trouve à proximité de la billetterie, on y découvre une maquette de l’ensemble de l’abbaye, on y aperçoit les chapelles, le cloître, les murs d’enceinte et l’emplacement des piliers. Des éléments sculptés, récupérés dans les ruines sont mis en évidence sur des tables d’exposition. Des sculptures à peine détériorées ornent un mur du musée, l’église de l’abbaye à son apothéose avait une longueur de 177 mètres. La tour centrale culminait à 66 mètres, et les tours sur le côté atteignaient 41 mètres. Nous nous dirigeons vers les cuisines de l’ancienne abbaye, elles datent du XIV.me siècle, elles ont été à peu près conservées, on les a restaurées et sont devenues un modèle pour montrer leur organisation et leur fonctionnement. Au quatre côtés de la cuisine, sont disposées des cheminées, dans lesquelles on a représentés des animaux empalés sur des broches. On démontre toutes les facettes et tâches effectuées dans les cuisines au XIV.me siècle. Après 2 bonnes heures de visite, nous rejoignons les véhicules, à 19 heures nous sommes de retour à notre hôtel à Bristol. Ce soir Gilda et Fish nous donnent quartier libre, nous sommes armés de cartes de bristol et de GPS, il nous faut gagner une des collines de Bristol pour aller se restaurer. Après plusieurs va et vient, enfin la 7.ème compagnie à trouver la cantine. C’est une brasserie, nous nous installons dans des fauteuils capitonnés, et nous partageons notre dernier repas chez notre ennemi anglais. Pour regagner notre hôtel, rien de plus facile, il suffit de toujours descendre, pour pimenter notre retraite aux flambeaux, nous faisons diversion en passant par la cathédrale de Bristol.
Lundi, c’est le départ, nous prenons un méga petit déjeuner, car il nous faut tenir jusqu’au soir. Nous prenons la direction de l’aéroport, des travaux routiers nous ralentissent quelque peu, mais nous arrivons largement à l’heure pour l’embarquement. Nous volons au-dessus des nuages, nous apercevons à peine le Chenal que nous traversons comme un éclair. Nous commençons la descente, nous sommes au-dessus de l’étang de Thau, nous apercevons Sète, Balaruc-les-Bains, Bouzigues et Mèze. Ensuite nous obliquons à droite, nous longeons la côte, nous distinguons très bien le Cap d’Agde, le grau d’Agde. Au niveau du fleuve Hérault, nous pénétrons dans les terres, nous faisons du rase motte sur Vias, nous traversons le canal du midi et enfin nous atterrissons à 15 heures. Nous retrouvons les voitures, une heure de route, et nous voici chez gilda et Fish pour prendre un dernier pot ensemble.
Comment réussir une telle escapade, il faut d’abord une superbe grenouille qui ne prédit que le beau temps, un poisson pilote qui connaît tous les coins et recoins de son île, 5 nanas qui engloutissent les kilomètres avec ou sans bière, 2 mecs qui essaient de suivre le tempo imposé, et moi qui m’imagine tout l’environnement qui m’est décrit afin de griffonner mon scénario. Oui ce fut un superbe week end de 4 jours, tout avait été pensé et organisé, malgré le temps de notre balade anglaise limitée, nous avons réalisé des expériences et découvertes différentes. A notre retour nous avions l’impression d’être partie plus longtemps, et en plus la cerise sur le gâteau, nous avions pris des couleurs qui n’avaient rien à envier à un long séjour dans des îles paradisiaques.
Ci-dessous une présentation de l’Angleterre :
L’Angleterre (England en anglais) est l’une des quatre nations constitutives du Royaume-Uni. Elle est de loin la plus peuplée, avec 50763000 habitants (en 2006), qui représentent 83,8 % de la population du Royaume-Uni, et la plus grande avec une superficie de 131760 km², soit environ les deux tiers de la Grande-Bretagne. L’Angleterre a une frontière commune avec l’Écosse au nord et le Pays de Galles à l’ouest. Elle est bordée par la mer du Nord, la mer d’Irlande, la mer Celtique, le canal de Bristol et la Manche. La langue officielle est l’anglais et la monnaie est la livre sterling (£). Le système politique repose sur une monarchie parlementaire. La monarchie anglaise est l’une des plus vieilles au monde. L’Angleterre est devenue un État unifié au cours du X.me siècle et tire son nom des Angles, l’une des tribus germaniques qui s’installèrent sur son territoire aux V.me et VI.me siècles. La capitale de l’Angleterre est Londres, première aire urbaine de Grande-Bretagne et, selon les critères retenus, de l’Union européenne. L’Angleterre est au nombre des pays ayant eu une forte influence culturelle dans le monde. C’est là que s’est développée la langue anglaise ; Londres fut le centre de l’Empire britannique et le pays vit les débuts de la Révolution industrielle. L’Angleterre fut la première démocratie parlementaire au monde. Le Royaume d’Angleterre constitua une entité distincte jusqu’au 1er mai 1707, date à laquelle l’Acte d’Union l’unit au Royaume d’Écosse pour créer le Royaume de Grande-Bretagne, la principauté de Galles appartenant déjà à l’État anglais. Le mot Angleterre vient du vieil anglais, Engla land, qui signifie « terre des Angles ». Les Angles étaient l’un des peuples germaniques qui se sont installés en Grande-Bretagne pendant l’Antiquité. Les Angles viennent de la péninsule d’Angeln, dans la baie de Kiel, en mer Baltique. Selon l’Oxford English Dictionary, la première utilisation connue d’Angleterre comme référence à la partie sud de l’île de Grande-Bretagne date de 897, et sa prononciation moderne a été utilisée la première fois en 1538. La première mention du mot intervient au cours du Ier siècle, dans les écrits de Tacite, La Germanie, dans lequel le mot latin Anglii est utilisé. L’étymologie de ce nom est contestée par certains savants, qui suggèrent que le mot a dérivé de la forme de la péninsule d’Angeln, une forme angulaire. Comment et pourquoi un mot qui a dérivé du nom d’un peuple moins nombreux que les autres, tels les Saxons, en est venu à désigner un pays entier et son peuple est mal connu, mais il semble que cela est dû à l’habitude d’appeler le peuple germanique en Grande-Bretagne Angli Saxones, ou Anglo-Saxons. Une autre manière de nommer l’Angleterre est Albion. Le mot Albion fait à l’origine allusion à l’île entière de Grande-Bretagne. La première mention de ce mot apparaît dans les écrits d’Aristote, notamment dans De Mundo (IV.me siècle av. J.-C.) : « Au-delà des colonnes d’Hercule est l’océan qui entoure le monde. Dans celui-ci se trouvent deux grandes îles appelées Britannia ; ce sont Albion et Ierne ». Les mots Albion (Ἀλβίων) ou insula Albionum sont deux possibles origines. Cela dérive soit du latin albus, qui signifie blanc, en référence aux falaises blanches de Douvres, qui sont la première vue de l’Angleterre depuis le continent européen, soit de la phrase « île des Albiones », dans le Massaliote Periplus. Albion nomme aujourd’hui l’Angleterre dans un registre plus poétique. Une autre appellation romantique est Lloegyr, du mot gallois Lloegr pour désigner l’Angleterre, et rendu populaire par la légende du Roi Arthur. Les os proto-humains découverts en Angleterre les plus anciens ont plus de 700 000 ans. Cette découverte de restes d’Homo Erectus a eu lieu là où Norfolk et Suffolk sont aujourd’hui construites. Les Homo Sapiens sont arrivés dans cette région pour la première fois il y a environ 35000 ans, mais à cause des conditions difficiles de la dernière période glaciaire (connue dans cette région sous le nom de glaciation Devensian), ils fuient pour aller dans les montagnes du Sud de l’Europe. Seuls les grands mammifères comme les mammouths, les bisons et les rhinocéros laineux restèrent. Il y a environ 11000 ans, quand les couches de glace commencent à reculer, les humains repeuplent la zone, et des recherches génétiques ont montré qu’ils viennent du Nord de la péninsule Ibérique. Le niveau de la mer était plus bas qu’aujourd’hui, et l’Angleterre était reliée par la terre à l’Irlande et à l’Eurasie. L’élévation des eaux il y a 9000 ans sépare à nouveau les îles Britanniques, et un demi-siècle plus tard, c’est au tour de l’Eurasie. La culture campaniforme arrive autour de 2500 av. J.-C., peu avant l’introduction de la fabrication d’objets faits d’argile et de cuivre. C’est pendant cette période que des monuments néolithiques, comme Stonehenge ou Avebury sont construits. En fondant ensemble de l’étain et du cuivre, tous les deux présents en abondance dans la région, les humains fabriquent du bronze, et plus tard du fer grâce au minerai de fer existant. Ils sont capables de tisser de la laine de mouton pour s’en faire des habits. Selon John T. Koch et d’autres historiens, l’Angleterre, à la fin de l’Age du bronze, faisait partie d’un réseau commercial maritime, appelé l’Âge du bronze atlantique, qui inclut toute la Grande-Bretagne, ainsi que l’Irlande, la France, l’Espagne et le Portugal. Dans ces régions, les langues celtiques se développent : le tartessien est la plus lointaine langue celtique écrite découverte. Pendant l’âge du fer, la culture celte, dérivant du Hallstatt et de La Tène, se propage jusqu’en Europe centrale. Le développement des fonderies de fer permet la construction de meilleures charrues, améliorant l’agriculture, et l’efficacité des armes. Les langues brittoniques sont parlées à l’époque. La société est tribale : la Géographie de Ptolémée recense environ vingt tribus dans la région, cependant les structures plus anciennes ne sont pas connues car les Bretons ne savaient ni lire ni écrire. Comme d‘autres régions des marges de l’Empire romain, de nombreux liens sont tissés avec les Romains. Jules César, de la République romaine, tente d’envahir deux fois la région en 55 av. J.-C. : bien que les invasions soient des échecs, il essaya de créer un royaume-client avec le chef des Trinovantes. Boadicée mène une révolte contre l’Empire romain. L’Empire romain conquiert l’Angleterre en 43 après J.-C., pendant le règne de l’empereur Claude, et la région est annexée à l’Empire Romain, sous le nom de Bretagne. Les plus connus des peuples qui ont tenté de résister à l’invasion sont les Catuvellauni, menés par Caratacus. Plus tard, une révolte menée par Boadicée, reine des Iceni, est écrasée à la bataille de Watling Street. Cette nouvelle ère a vu l’existence d’une culture gréco-romaine, avec l’introduction de la loi et de l’ordre, l’architecture romaine, l’hygiène personnelle, des systèmes de cultures, l’éducation, et la soie. La Britannia désignait la province romaine qui couvrait l’Angleterre, le pays de Galles et le sud de l’Écosse du Ier siècle au début du Ve siècle. Au IIIe siècle, l’empereur Septime Sévère meurt à York, où Constantin est proclamé empereur par la suite. La chrétienté est pour la première fois introduite au début du IIIe siècle bien que cette origine soit contestée : on parle d’une introduction par l’intermédiaire soit de Joseph d’Arimathée, soit de Saint Lucius. Vers 410, les Romains se retirent de l’île à mesure de leur perte de puissance, pour défendre leurs frontières en Europe continentale. À la suite de la retraite romaine, l’Angleterre est laissée à l’abandon, et la région devient propice à des attaques de peuples marins païens, tels les Saxons et les Jutes qui prennent le contrôle de territoires dans le Sud-Est. Leurs avancées ont été contenues pendant un temps, après la victoire des Bretons insulaires à la bataille du Mont Badon. Les royaumes britanniques post-romains dans le Nord, plus tard connus par les bardes anglais comme les Hen Ogledd, ont peu à peu été conquis par les Angles au cours du VI.me siècle. Les Irlandais effectuaient des raids sur la côte ouest de la Bretagne. Les Irlandais finissent par fonder de véritables principautés sur les côtes galloises et écossaises. Si les premières sont finalement écrasées, les secondes ont donné naissance à l’Écosse par la fusion du Dal Riada avec les royaumes britanniques du Nord. Durant cette période sur laquelle les sources fiables font défaut (c’est l’Âge sombre ou Dark Ages de l’historiographie anglaise), des populations bretonnes peu romanisées établirent de nombreux royaumes bretons dans l’île de Bretagne, notamment dans le pays de Galles et d’autres migrèrent en Irlande. De même, là se trouve probablement la cause première d’une émigration en masse de Bretons vers la péninsule armoricaine, celle-ci prenant alors le nom de Bretagne. Il existe plusieurs théories qui s’opposent sur l’étendue et l’histoire de l’installation des Anglo-Saxons en Angleterre. Cerdic de Wessex a peut-être été un Breton insulaire. Cependant, au VII.me siècle, un patchwork de royaumes anglo-saxons, du nom d’Heptarchie, émerge au sud et au centre de l’Angleterre : Northumbrie, Mercie, Est-Anglie, Essex, Kent, Sussex et Wessex. Northumbrie et Mercie sont alors les forces dominantes. Toutefois, après les conquêtes vikings au nord et à l’est, et l’imposition du Danelaw, c’est-à-dire la loi des Vikings, Wessex devient le premier royaume anglais sous Alfred le Grand. L’unification est le fait d’Édouard l’Ancien, roi de Wessex, assisté de sa sœur Ethelfleda, reine de Mercie dans les années 902-920 : l’Est-Anglie est conquise en 917, le royaume d’York en 918 mais à nouveau perdu en 919, la Northumbrie en 918. Et en 919 la Mercie est annexée au Wessex. Athelstan d’Angleterre continue de cimenter l’unification en 927, et celle-ci devient complète après la victoire d’Edred d’Angleterre contre Eric Ier de Norvège. Knut II de Danemark a brièvement incorporé l’Angleterre dans un empire qui réunissait aussi le Danemark et la Norvège. Plus tard, Édouard le Confesseur restaure la dynastie des Wessex. Le christianisme est à nouveau introduit, après avoir été perdu pendant l’Heptarchie, au sud par Augustin de Cantorbéry, et au nord par Aidan de Lindisfarne, depuis l’Irlande. En 1066, les Normands de Guillaume le Conquérant, depuis le duché de Normandie, un fief du Royaume de France, s’emparent de l’Angleterre, chassant Harold II, dernier des rois anglo-saxons. Ceux que l’on appela « souverains anglo-normands » ouvriront le pays aux influences continentales. Ils introduisent le féodalisme et maintiennent l’ordre à travers la figure de barons, qui construisent des châteaux dans toute la région. La langue de cette nouvelle élite aristocratique est le normand, ce qui aura une influence considérable sur la langue anglaise. Après la mort accidentelle du dernier représentant de la dynastie anglo-normande en 1135, la guerre civile éclate entre les différents prétendants et se répand sur l’ensemble des territoires d’outre-Manche. Geoffroy Plantagenêt finit par triompher. La maison des Plantagenêt d’Anjou hérite du trône d’Angleterre avec Henri II d’Angleterre, ajoutant l’Angleterre au bourgeonnant empire Plantagenêt, formé de fiefs en France dont l’Aquitaine. Ils règnent pendant trois siècles, et fournissent plusieurs monarques tels que Richard Ier, Édouard Ier, Édouard III, et Henri V. Cette période voit des mutations dans le commerce et la législation, avec notamment la signature de la Magna Carta, une charte destinée à limiter les pouvoirs des souverains par la loi et protéger les privilèges des hommes. Le monarchisme catholique prospère, fournit des philosophes et les universités d’Oxford et de Cambridge sont créées sous la protection royale. La Principauté de Galles devient un fief des Plantagenêt pendant le XIII.me siècle et la seigneurie d’Irlande est offerte à la monarchie anglaise par le pape. Au cours du XIV.me siècle, les Plantagenêt et la les Valois se réclament tous les deux de la maison des Capet, et par là-même, de la France : les deux puissances s’affrontent lors de la guerre de Cent ans. L’épidémie de peste noire touche l’Angleterre en 1348, et a tué jusqu’à la moitié de ses habitants. De 1453 à 1487, deux branches de la famille royale (la Maison d’York et la Maison de Lancastre) se battent lors de la guerre des Deux-Roses. Elle mène à la défaite de la maison d’York, qui abandonne le trône à une famille noble galloise, les Tudor, une branche de la Maison de Lancastre, dirigée par Henri Tudor aidé de troupes galloises et de mercenaires bretons, qui remportent la victoire à la bataille de Bosworth, où le roi Richard III est tué. Le règne des Tudor est mouvementé. La Renaissance parvient en Angleterre grâce aux courtisans italiens, qui réintroduisent les arts, l’éducation et les savoirs de l’Antiquité gréco-romaine. Pendant ce temps, l’Angleterre développe une flotte navale, invente le théodolite, et explore les mers à l’ouest. Ces explorations sont bloquées par l’Empire ottoman, qui contrôle la mer Méditerranée, et empêche le commerce maritime des États chrétiens de l’Europe avec l’Est méditerranéen. Henri VIII rompt avec l’Église catholique, à cause d’un désaccord sur un énième divorce royal, et proclame l’Acte de suprématie, en 1534, qui fait du monarque le chef de l’Église anglicane. Contrairement au protestantisme européen, les racines de ce schisme sont plus politiques que théologiques. Il incorpore aussi officiellement les terres galloises dans le royaume d’Angleterre par l’Acte d’Union (1536). Des conflits internes naissent durant les règnes des filles d’Henri VIII : Marie Ire et Élisabeth Ire. La première tenta de ramener le pays dans le giron catholique, tandis que la seconde rompra une seconde fois plus profondément encore, pour asseoir la suprématie de l’anglicanisme. Une flotte anglaise sous le commandement de Francis Drake détruisit l’Invincible Armada durant l’ère élisabéthaine. A la lutte avec l’Espagne, la première colonie anglaise en Amérique est créée par l’explorateur Walter Raleigh en 1585, et l’appelle la Virginie. La Compagnie des Indes Orientales rentre en compétition au Moyen-Orient avec les Pays-Bas et la France. La nature de l’île change elle aussi après la mort d’Élisabeth Ire : les Stuart qui règnent alors sur l’Écosse accèdent au trône d’Angleterre. Partisans d’un absolutisme, leurs visées inquiètent certains Anglais qui craignent pour leurs droits. De plus, le catholicisme des Stuart fait craindre une remise en cause des réformes religieuses de la part des puritains. L’Union des Couronnes est proclamée en 1603 sous Jacques Ier d’Angleterre. Le roi se nomme dès lors roi de Grande-Bretagne, bien que cela n’existe pas dans la loi anglaise. Un conflit politique, religieux et social donne naissance à la première révolution anglaise entre les soutiens du Parlement et ceux du roi, respectivement appelés les «Têtes Rondes» et les «Cavaliers». Ce conflit provient d’un enchevêtrement de problématiques diverses, dans le contexte des guerres des Trois Royaumes, impliquant l’Écosse et l’Irlande. Les parlementaires sortent victorieux, Charles Ier est exécuté. Un régime républicain est alors instauré sous le nom de Commonwealth de l’Angleterre, dirigé par un Lord Protecteur en la personne de Oliver Cromwell, suivi de son fils Richard. À la démission de ce dernier, Charles II revient comme monarque en 1660. La Restauration des Stuart en 1660 ne durera à peine que trente ans. Il apparaît toutefois que le roi et le Parlement doivent gouverner ensemble, bien que cela ne soit en pratique le cas qu’à partir du XVIII.me siècle. La création la même année de la Royal Society encourage les sciences et les arts. Le Grand incendie de Londres en 1666 frappe la capitale, mais elle est reconstruite peu après. Deux factions émergent dans le Parlement : les Tories, royalistes, et les Whigs, libéraux. Alors que les Tories soutiennent initialement le roi catholique Jacques II, plusieurs d’entre eux, avec le parti Whig, renversent le roi en 1688. la Glorieuse Révolution de 1688 porte le prince néerlandais Guillaume III d’Orange au pouvoir et confirme la monarchie protestante en Angleterre. Quelques groupes anglais, particulièrement dans le nord avec les Jacobites, continuent de soutenir le roi Jacques et ses fils. En 1707, les royaumes d’Angleterre et d’Écosse, bien que dirigés par les mêmes souverains issus de la dynastie Stuart, ne forment plus qu’un seul Royaume-Uni de Grande-Bretagne, à la suite de la signature de l’acte de l’Acte d’Union, dont la reine Anne Stuart en devient la première souveraine. Pour faciliter le rapprochement, les législations et les systèmes religieux restent séparés. Sous le nouvellement formé Royaume de Grande-Bretagne, les Lumières anglaises et écossaises, avec la Royal Society, produisent de nombreuses innovations en science et ingénierie. Cela permet à l’Empire britannique de prospérer, pour devenir le plus grand de l’Histoire. La 1ère Révolution Industrielle apparaît en Angleterre, qui provoque des profonds changements socioéconomiques et culturels. L’agriculture s’industrialise, les usines et les mines apparaissent, tout comme les réseaux routiers, ferroviaires et maritimes, qui facilitent l’expansion et le développement de la révolution industrielle. L’ouverture du Canal de Bridgewater au nord-ouest de l’Angleterre en 1761 introduit le pays dans une véritable frénésie de la construction de canaux. En 1825, la première locomotive à vapeur transportant des passagers ouvre au public, sur le chemin de fer de Stockton et Darlington. Pendant la Révolution Industrielle, beaucoup de travailleurs quittent les campagnes anglaises pour aller habiter dans des aires industrielles, et travailler dans des usines, par exemple à Manchester ou à Birmingham. L’Angleterre maintient une relative stabilité lors de la Révolution Française. William Pitt le Jeune était premier ministre sous le règne de George III du Royaume-Uni. Pendant les guerres napoléoniennes, Napoléon Bonaparte prévoit d’envahir l’Angleterre par le sud-ouest. Toutefois, ces projets d’invasion échouent, d’abord après la défaite de Trafalgar face à Lord Nelson, ensuite après la défaite de Waterloo, contre le général Wellington. Les guerres napoléoniennes ont encouragé le concept de la citoyenneté britannique, et le sentiment d’un peuple britannique uni, partagé avec les Gallois et les Écossais. Pendant l’époque victorienne, Londres devient la plus grande et la plus peuplée des capitales du monde, et le commerce avec l’Empire britannique, tout comme la présence militaire et navale britannique, apporte beaucoup de prestige. L’agitation politique domestique menée par les Chartistes et les suffragettes aboutissent à une réforme législative et l’adoption du suffrage universel. Lors de la Première Guerre mondiale, des milliers de soldats anglais meurent dans les tranchées en France, car le pays fait partie des forces alliées. Deux décennies plus tard, pendant le Seconde Guerre mondiale, le Royaume-Uni combat à nouveau pour les forces alliées. Winston Churchill est alors le premier ministre. Les développements dans les technologies de guerre permettent un bombardement aérien massif du pays par l’Allemagne nazie, c’est le Blitz. Après la guerre, l’Empire britannique fait face à une décolonisation rapide. De nouvelles innovations technologiques voient le jour : l’automobile devient le premier moyen de transport du pays, et les recherches de Frank Whittle sur le moteur à réaction autorisent un voyage aérien plus poussé. Les comportements sociaux des Anglais sont bouleversés par l’accès privé aux automobiles, et par la création du National Health Service, en 1948. Cette organisation publique fournit des soins gratuits aux habitants, selon les niveaux de vie de chacun. Tous ces changements ont accéléré la réforme des pouvoirs locaux au milieu du XX.me siècle. Le XX.me siècle voit de nombreuses migrations vers l’Angleterre, en particulier depuis les îles Britanniques, mais aussi depuis le Commonwealth, dont le sous-continent indien. Depuis les années 1970, le secteur industriel périclite doucement, au profit des emplois du secteur tertiaire. L’Angleterre, qui fait partie du Royaume-Uni, rejoint le marché commun de la Communauté Économique Européenne, qui est plus tard devenue l’Union Européenne. À la fin du XX.me siècle, les pouvoirs politiques se sont de plus en plus décentralisés en Écosse, au Pays de Galles et en Irlande du Nord. L’Angleterre et le Pays de Galles continuent néanmoins d’exister au sein du Royaume-Uni comme une juridiction unique. La décentralisation a accru le sentiment d’appartenance à l’identité anglaise. Il n’y a pas de gouvernement anglais, et une tentative récente de créer un système similaire a été rejetée par référendum. Faisant partie du Royaume-Uni, l’Angleterre est une monarchie constitutionnelle doublée d’un système parlementaire. Il n’y a pas de gouvernement d’Angleterre depuis 1707, quand l’Acte d’union, qui promulgue les termes du traité de l’Union, allie l’Angleterre et l’Écosse au sein du royaume de Grande-Bretagne. Avant cette union, l’Angleterre était dirigée par une monarchie et le Parlement d’Angleterre. Aujourd’hui, l’Angleterre est gouvernée par le Parlement du Royaume-Uni, même si certains pays du Royaume-Uni ont des gouvernements décentralisés. À la Chambre des communes, qui est la chambre basse du parlement britannique basée au Palais de Westminster, à Londres, 532 membres du parlement représentent des circonscriptions anglaises, sur un total de 650 élus. Lors des élections législatives de 2010, le parti conservateur, sur les 532 sièges mis en jeu, a remporté la majorité absolue en Angleterre avec 61 sièges d’avance sur le total des sièges des autres partis (le Président de la Chambre des communes n’est pas considéré comme un conservateur). Cependant, en tenant compte des résultats en Écosse, en Irlande du Nord et au Pays de Galles, ce n’est pas suffisant pour avoir une majorité absolue dans le Royaume-Uni. Aussi, afin de s’assurer la majorité absolue, le parti conservateur, dirigé par David Cameron, a créé une coalition avec les démocrates libéraux, menés par Nick Clegg. En conséquence, Gordon Brown a annoncé qu’il démissionnait de son poste de premier ministre et de dirigeant du parti travailliste, maintenant mené par Ed Milliband. Comme le Royaume-Uni est membre de l’Union Européenne, des élections régionales se tiennent désormais pour élire les membres du Parlement européen. Les élections européennes de 2009 ont abouti à l’élection de 33 conservateurs, 10 travaillistes, 9 membres du parti pour l’indépendance du Royaume-Uni, 9 démocrates libéraux, 2 membres du parti vert de l’Angleterre et du Pays de Galles, et 2 membres du parti national britannique. Depuis la décentralisation où les autres pays du Royaume-Uni (l’Écosse, l’Irlande du Nord et le Pays de Galles) ont eu un parlement délégué, les débats en Angleterre font rage pour déterminer comment contrebalancer cette réforme. Au départ, il était prévu que plusieurs régions anglaises auraient leurs propres assemblées locales, mais l’opposition de l’Angleterre du Nord-Est a enterré cette proposition. La « West Lothian question » est l’un des débats en cours : des membres des parlements gallois ou écossais peuvent-ils statuer sur des lois qui concernent uniquement les Anglais ? Dans le contexte d’une Angleterre qui est le seul pays du Royaume-Uni à ne pas avoir de traitement contre le cancer gratuit, ce débat a donné lieu à une montée du nationalisme anglais. Certains ont donc proposé la création d’un parlement anglais dédié, ou bien de limiter les votes des lois qui concernent uniquement l’Angleterre, aux membres anglais du parlement. La loi dite Wales and Berwick Act de 1746 avait établi que l’Angleterre » comprendrait le pays de Galles. Mais cette loi fut réitérée en 1967 par la loi dite Welsh Language Act et, depuis cette date, l’« Angleterre » légale ne comprend plus le pays de Galles. L’Angleterre légale fut établie définitivement en 1974 en conséquence de l’effet de la loi dite Local Government Act de 1972 qui rattacha la ville de Berwick à l’Angleterre et le comté de Monmouthshire au pays de Galles. 2007, Sanjeev Gupta de l’Imperial College de Londres a conforté la théorie des années 1980 prédisant une séparation de l’île britannique à la suite d’inondations. Par des cartes des profondeurs de la Manche dressées par des sonars ultraperfectionnés, une gigantesque vallée au fond de la mer a pu être reconstituée en 3D, présentant les caractéristiques de l’érosion due à l’écoulement du fluide. Le cataclysme se serait produit il y a 400000 ans à la suite de la rupture d’un barrage naturel existant entre Douvres et Calais. Le lac glaciaire en amont se serait écoulé à un débit supérieur à 1 million de mètres cubes par seconde dans cette vallée séparant l’île du continent. Une seconde inondation se serait reproduite il y a 160000 ans. La ville de Londres est la plus grande place financière au monde. L’économie anglaise est l’une des plus grandes au monde, avec un PIB moyen par habitant de 22907 livres. Habituellement considérée comme une économie de marché mixte, elle a adopté de nombreux principes du marché libre, contrairement au capitalisme rhénan de l’Europe. La monnaie officielle en Angleterre est la livre sterling, également connue sous le nom de GBP. La fiscalité en Angleterre est tout à fait compétitive par rapport à une grande partie du reste de l’Europe, à partir de 2009 le taux de base de l’impôt des particuliers est de 20% du revenu imposable jusqu’à concurrence de £ 37400, et 40% sur les gains supplémentaires au-dessus de ce montant. Un grand nombre de vieux menhirs ont été érigés pendant la période préhistorique, parmi les plus connus sont Stonehenge, Devil’s Arrows, Monolithe de Rudston et Cromlech de Castlerigg. Avec l’introduction de l’architecture romaine il y a eu un développement des basiliques, thermes, amphithéâtres, arcs de triomphe, villas, temples romains, voies romaines, forts romains, aqueducs, palissades. Ce sont les Romains qui ont fondés les premières cités et villes telles que Londres, Bath, York, Chester et St Albans. L’exemple le plus connu est peut-être le Mur d’Hadrien qui s’étend dans tout le nord de l’Angleterre. Un autre exemple bien préservé est les thermes de Bath à Bath, ville du comté de Somerset, au sud-ouest de l’Angleterre. Les constructions séculaires de l’architecture anglo-saxonne étaient des constructions simples qui utilisaient principalement le bois avec de la chaume pour les toitures. L’architecture ecclésiastique a varié passant d’une synthèse de monachisme irlando-saxon à un art paléochrétien caractérisé par des pilastres, des arcades, des balustres et des triangulaires. Après la conquête normande en 1066 de nombreux châteaux en Angleterre ont été créés afin que les Law Lords puissent confirmer leur autorité et se mettre à l’abri de l’invasion venant du nord. Certains des plus célèbres châteaux médiévaux incluent parmi tant d’autres la Tour de Londres, le Château de Warwick, le Château de Durham et le Château de Windsor. La Tour de Broadway est une folie à Worcestershire. Tout au long de l’ère Plantagenêt une architecture gothique anglaise n’a cessé de fleurir, les cathédrales médiévales telles que la cathédrale de Cantorbéry, l’abbaye de Westminster et la Cathédrale d’York, en sont de parfaits exemples. S’inspirant de l’architecture normande il y avait aussi des châteaux, des palais, des grandes maisons, des universités et des églises paroissiales. L’architecture médiévale a été achevée avec le style Tudor du 16ème siècle, connu maintenant comme l’arche Tudor, qui était une caractéristique définie comme l’étaient les maisons en torchis. Au lendemain de la Renaissance une forme d’architecture rappelant l’Antiquité classique, mélangée avec le christianisme apparut, le style baroque anglais. L’architecte Christopher Wren célèbre pour son rôle dans la reconstruction de Londres après le grand incendie de 1666 en est un des plus notables promoteurs. L’architecture géorgienne suivit, dans un style plus raffiné, évoquant une simple forme palladienne, le Royal Crescent à Bath est l’un des meilleurs exemples. Avec l’émergence du romantisme au cours de la période victorienne, un style néogothique a été lancé dans le même temps, la révolution industrielle a ouvert la voie pour des bâtiments tels que le Crystal Palace. Depuis les années 1930 diverses formes modernistes ont fait leur apparition dont l’accueil est souvent controversé, même si les mouvements de résistance traditionaliste continuent avec le soutien de lieux d’influence. Le Fish and chips une part du patrimoine de la cuisine anglaise. Depuis le début de l’époque moderne, la nourriture de l’Angleterre a toujours été caractérisée par sa simplicité d’approche, l’honnêteté de sa saveur, et le recours à la haute qualité des produits naturels. Pendant le Moyen Âge et pendant la Renaissance, la cuisine anglaise était dotée d’une excellente réputation, malgré un déclin qui a commencé pendant la révolution industrielle avec l’abandon de la terre et l’urbanisation croissante de la population. Les Français ont coutume de surnommer les Anglais les Rosbifs, comme un stéréotype qui suggère que la nourriture anglaise n’est pas très sophistiquée ou même rudimentaire. Cependant, la cuisine anglaise a récemment connu un renouveau, qui a été reconnu par les critiques gastronomes avec quelques bonnes évaluations dans le magazine britannique Restaurant. Le premier livre de recettes anglaises est le Forme of Cury de la cour royale de Richard II an apple pie on a red table cloth, with green apples next to it. L’Apple pie est consommé en Angleterre depuis le Moyen Âge. Les exemples traditionnels de la cuisine anglaise incluent le Sunday roast ; comportant généralement du bœuf, de l’agneau ou du poulet, servi avec un assortiment de légumes bouillis, du Yorkshire pudding et de la sauce. D’autres repas importants incluent le fish and chips et le petit déjeuner anglais comprenant bacon, tomates grillées, pain frit, boudin noir, baked beans , champignons frits, saucisses et œufs. Plusieurs tourtes à la viande sont consommées telles que la steak and kidney pie, la shepherd’s pie, la cottage pie, la Cornish pasty et la pork pie, la dernière étant consommée froide. Les saucisses sont couramment consommées, soit en tant que bangers and mash ou toad in the hole. Le Lancashire hotpot est un ragoût bien connu. Certains des fromages les plus populaires sont le cheddar et le Wensleydale. De nombreux plats hybrides anglo-indiens avec du curry ont été créés tels que le poulet tikka masala et le balti. Les plats anglais sucrés comprennent l’apple pie, la mince pies, le spotted dick, les scones, l’Eccles cakes, la custard et le sticky toffee pudding. Les boissons commune sont le thé, qui est très consommé grâce à Catherine de Bragance, tandis que des boissons alcoolisées comprennent les vins et les bières anglaises.

Claudine Passepont et Michel Michelland

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