étang de thau

Le thème de la journée est étang de Thau, cette sortie est organisée par l’association Rencontre présidée par madame Granel. Il est 9 heures du matin, nous sommes le 24 novembre, un froid sibérien envahi tous les participants qui attendent l’autocar de la Populaire sous l’arrêt de bus de l’avenue de Toulouse. Enfin Thierry arrive au volant de sa troïka, tout le monde s’engouffre dans le bus pour retrouver un peu de chaleur. Nous faisons un ramassage de hussards frigorifiés à la gare routière, puis nous rejoignons l’A9, nous prenons le cap sur l’ouest, nous quittons l’autoroute à la sortie 33 dite de Sète. Par l’ancienne route nationale 113, nous nous rendons à Bouzigues où nous visitons le musée de l’étang de Thau, comme son nom l’indique, il se trouve au bord de l’étang si cher à Georges Brassens. Voici une présentation de Bouzigues :
Bouzigues, en occitan Bosiga, est une commune française de 1522 habitants, elle s’étend sur 3,5 kilomètres carrés, elle est située dans le département de l’Hérault et la région Languedoc-Roussillon. Bouzigues se trouve sur la rive nord du Bassin de Thau, dans l’Hérault, lié à la Méditerranée occidentale par les canaux de Sète et de Marseillan. Le blasonnement de Bouzigues, il en existe 2, le premier d’or, à une crosse contournée de gueules issante de trois trangles ondées d’azur en pointe, le second est d’azur à une tour donjonnée de trois pièces d’argent maçonnée de sable et ouverte du champ. Le blason a été élaboré en 2003 par Jean-Paul Fernon et Didier Catarina. Il évoque l’évêché d’Agde, la famille de Bouzigues, le soleil, l’étang de Thau et le vignoble. A l’origine « post-sygium » (après le Sphinx) indique, en venant de la mer, le tènement situé après la montagne de Sète qui ressemble à un animal couché. Une autre étymologie indiquerait un site en friches. Habité au tout début par des pécheurs vivant de manière troglodytique dans les excavations de son rivage, ce village a ensuite été agriculteur et s’est fait un renom dans la tonnellerie. Au XVII.me siècle, Bouzigues était partagé entre deux seigneurs : l’évêque d’Agde pour la haute justice et la famille de Bouzigues pour la moyenne et la basse justice. Au début du vingtième siècle, selon une méthode en suspension reprise par ailleurs, s’y est développé la culture des coquillages (Huîtres et moules) distribués sous l’appellation Bouzigues. Aujourd’hui encore cette culture reste l’élément moteur de l’économie à laquelle s’est lié le tourisme.
C’est bien au chaud, loin du froid extérieur que nous effectuons la visite du musée sous la conduite d’une guide. Nous déambulons dans des pièces qui relatent l’étang de Thau dans ses aspects hydraulique, vie quotidienne d’antan et d’aujourd’hui, économique ainsi que la faune environnementale du site représentée par des oiseaux naturalisées, mais aussi par des poissons et coquillages qui sont cloisonnés dans d’immenses aquariums. Une maquette représente l’étang avec ses différentes profondeurs, ainsi que toutes les communes qui le bordent.
L’étang de Thau (en occitan : Estanh de Taur) ou bassin de Thau est le plus grand étang de la région Languedoc-Roussillon. Il a une superficie d’environ 7500 hectares et une profondeur moyenne de cinq mètres (le point le plus profond étant le trou de la Bise qui atteint la profondeur de 32 m). Sa grandeur et ses profondeurs, qui le distinguent des étangs de la région, s’expliquent par la géomorphologie du secteur ; il est le synclinal d’un plissement dont l’anticlinal est la montagne de la Gardiole au nord-est. Il est relié à la mer Méditerranée par des graus à Marseillan (le Pisse Saume) et à Sète. L’étang de Thau est en fait une lagune d’eau salée séparée de la Méditerranée par un cordon de sable littoral reliant le volcan d’Agde et la colline de Sète (le mont Saint-Clair). Il se prolonge à l’est par l’étang des Eaux-Blanches, aujourd’hui partiellement comblé. A l’ouest, on trouve l’étang et le marais du Bagnas, propriétés du Conservatoire du littoral et réserve ornithologique protégée. Au lieu-dit « les Onglous », dans la commune de Marseillan, le canal du Midi débouche dans l’étang de Thau, qui le relie de ce fait au port de Sète et à la mer Méditerranée. Le canal du Rhône à Sète le relie au Rhône. La profondeur moyenne de l’étang est de 4,50 m, mais on trouve des fonds de 10 m et un tiers des fonds est à plus de 5,50 m. La profondeur maximum est de 30 m au lieu de la Bise. Le volume des eaux de l’étang est de 340 millions de m³. L’étang reçoit les eaux de pluie : 48 millions de m³/an ; les eaux de ruissellement de ruisseaux (Véne, Aygues Vagues, Joncas, etc.) : 30 millions de m³/an ; ces eaux peuvent amener de possibles pollutions de natures diverses ; les eaux de source sous-marine de la Vise au large de Balaruc-les-Bains : 9 millions de m³/an ; les eaux de la Méditerranée par l’intermédiaire des graus de Pisse-Saumes et de la Quinzaine à Marseillan-Plage et des canaux de Sète : entre 0,75 et 3,7 millions de m³/jour. La marée de la Méditerranée bien que faible fait ressentir son influence ; d’autre part, le niveau de l’eau baisse par vent du nord, et monte lorsque souffle le vent de la mer. La température de l’eau varie entre + 7°C et + 24°C. La salinité évolue au cours de l’année (faible de février à juin, plus forte de juillet à janvier). Les eaux de l’étang sont bien oxygénées. Administrativement, l’étang est partagé entre les sept communes héraultaises riveraines : Sète, Frontignan, Balaruc-les-Bains, Balaruc-le-Vieux, Bouzigues, Loupian, Mèze et Marseillan . Le Service des Affaires maritimes est l’organisme public chargé du fonctionnement et du contrôle des activités économiques sur l’étang. L’étang de Thau est le lieu d’activités économiques : productions d’huîtres et de moules ; Environ 600 établissements conchylicoles y sont installés, produisant plus de 12000 tonnes d’huîtres par an, et employant environ 2000 personnes. La pêche, école de voile. Le canal du Midi rejoint l’étang de Thau à Marseillan. Ports de plaisance : Sète : le Barrou, la Corniche• Balaruc-les-Bains, Bouzigues, Mèze et Marseillan • Ports de pêche et de conchyliculture à : Sète : le Barrou, la Pointe Courte. Bouzigues, Mèze : le Mourre Blanc et Marseillan. L’étang abrite également plusieurs espèces animales. Oiseaux : Aigrette garzette (Egretta garzetta), résidente. Avocette élégante (Recurvirostra avosetta), résidente. Échasse blanche (Himantopus), résidente. Flamant rose (Phoenicopterus ruber), hivernage. Goéland d’Audouin (Larus audouinii), hivernage. Grèbe à cou noir (Podiceps nigricollis), hivernage. Héron garde-bœufs (Bubulcus ibis), reproduction. Mouette mélanocéphale (Larus melanocephalus), hivernage. Mouette rieuse (Chroicocephalus ridibundus), reproduction. Pipit rousseline (Anthus campestris), résidente. Sterne caugek (Sterna sandvicensis), reproduction. Sterne naine (Sterna albifrons), reproduction. Sterne pierregarin (Sterna hirundo), reproduction. Une riche faune marine (méduses, poissons, hippocampes, algues …) L’étang de Thau est un milieu fragile qu’il faut protéger de la pression du monde moderne. (urbanisation croissante, pollutions d’origine diverses).
Après une bonne heure de visite, nous affrontons de nouveau le froid et le vent, nous rejoignons l’autocar pour nous rendre à Sète où nous allons parcourir les canaux, les ports et le littoral de l’île singulière qu’est Sète. Voici une présentation de Sète :
Sète (en occitan Seta [ˈseta]) est une commune française qui compte 42000 habitants et s’étend sur 24 kilomètres carrés, Sète est située dans le département de l’Hérault et la région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés les Sétois. Par sa population, Sète est la 152ème commune de France, et la troisième de l’Hérault. Appelée « l’île singulière » (expression due à Paul Valéry), Sète est une ville à part, possédant une identité culturelle forte, avec ses traditions, sa cuisine, son jargon. Ville d’artistes comme Paul Valéry, Georges Brassens, Manitas de Plata, Jean Vilar, Pierre Nocca, les frères Di Rosa, elle oscille inlassablement entre tradition et avant-garde. Jusqu’en 1927, Sète a changé de nom à plusieurs reprises. Ce nom trouverait son origine dans la forme qu’a le mont Saint-Clair vu des villes alentour, faisant penser à une baleine surplombant la mer. De Ceta, Seta, ou Cetia au Moyen Âge (du latin cetus, ou du grec kêtos, baleine), elle fut à un moment appelée Montmorencette après l’édification d’un fort sur le mont par le duc de Montmorency. En 1666, sous le règne de Louis XIV, commence l’édification du port et on écrit le plus souvent Sète mais aussi Sette ou Cette. Au début du XVIII.me siècle, Cette devient l’écriture officielle, ce qui n’empêche pourtant pas les auteurs d’utiliser des orthographes différentes. Le 23 octobre 1793, le conseil municipal décide que Cette « équivoque le pronom » et que la ville s’appellera Sète. Mais quelques années plus tard, Cette réapparaît, et ce jusqu’en 1927. Le 27 août de cette même année, le conseil municipal, présidé par le maire de l’époque, Honoré Euzet, s’appuie sur les arguments avancés en 1793 pour solliciter le changement de nom auprès des pouvoirs publics, une demande satisfaite par un décret en date du 20 janvier 1928. Port de pêche et chef-lieu de canton, baigné par la mer Méditerranée et l’étang de Thau. Jusqu’en 1927, l’orthographe de son nom était « Cette ». Georges Brassens évoque ce changement de nom dans sa chanson Jeanne Martin. Étymologiquement, le nom « Cette » aurait la même origine que celui de « Ceuta » (ville espagnole, enclavée sur le territoire marocain), c’est-à-dire « baleine » (cetus en latin, et kêtos en grec), la forme du mont Saint-Clair évoquant aux yeux des marins celle de l’animal. Selon une autre hypothèse, le nom viendrait du terme pré-indo-européen « set » qui désigne une montagne. Sète est surnommée « l’île singulière » ou encore « l’île bleue ». Le territoire de la commune de Sète peut être divisé ainsi : l’étang de Thau. le cordon littoral entre Sète et Marseillan avec sa longue plage, une route nationale et la voie ferrée Montpellier-Béziers, ainsi qu’un domaine viticole. l’île singulière en elle-même : le mont Saint-Clair. En contrebas à l’est, la ville d’origine. Au nord, à l’ouest et sur les versants du mont, les quartiers résidentiels récents. à l’est de la ville s’étendent les portuaires de plaisance, de voyage et industriel. relation particulière avec le canal du Midi par l’étang de Thau (dit canal des Deux-Mers) par Marseillan (Toulouse-Bordeaux), ainsi que la liaison par le canal du Rhône-Méditerranée étang de Thau/Frontignan Aigues-Mortes. 29 juillet 1666 : pose officielle de la première pierre du môle Saint-Louis. 1684 : visite du port par Vauban. 1703 : consécration de l’église Saint-Louis. 24-29 juillet 1710 : attaque et prise de Sète par les Britanniques, rapidement chassés par le duc de Noailles • Fin 1710-1711 : construction des forts Saint-Pierre et Butte-Ronde. 1724 : achat de l’hôtel de ville. 1744 : construction de la citadelle Richelieu et de la tour du Castellas. novembre 1807-septembre 1808 : tentatives britanniques pour incendier la ville. le 26 octobre 1809, le vaisseau de 80 canons Le Robuste est échoué et incendié devant le port. 21 mai 1821 : première pierre du brise-lames (terminé en 1869). 9 juin 1839 : ouverture de la ligne de chemins de fer Montpellier-Cette. 6 mai 1872 : fondation de la chambre de commerce. 1882-1888 : grands travaux dans le port. 1894 : Sante Geronimo Caserio, anarchiste lombard, apprenti-boulanger à Sète, poignarde mortellement le président de la République française Sadi Carnot le 24 juin 1894 à Lyon. 1895 : inauguration du collège de garçons, futur lycée Paul Valéry. 1901 : mise en place d’un réseau de tramways électriques. 20 janvier 1928 : la ville de Cette prend le nom de Sète. 1934 : le football-club de Sète remporte le Championnat et la Coupe de France de football, premier club français à réaliser le doublé. 23 mai 1939 : départ du bateau Sinaïa. Première expédition des Républicains espagnols au Mexique acceptant l’offre d’asile du président mexicain Lazaro Cardenas. 12 novembre 1942 : occupation de la ville par l’armée allemande. 25 juin 1944 : bombardement de Sète (gare de triage), Balaruc (Raffineries de pétrole) et Frontignan (raffineries de pétrole) par la 15th USAAF. 20 août 1944 : libération de la ville. 11 juillet 1947 : le paquebot Président-Wardfield appareille au port de Sète en direction de la Palestine avec 4530 juifs réfugiés survivants de la Shoah. Le commissaire spécial du port de Sète, M. Leboutet, autorise le jeune capitaine Ike Aronowicz (Yitzhak Ahronovitch, décédé le 23 décembre 2009 à Hadera, dans le nord d’Israël), à appareiller vers la Colombie. Après 5 jours de navigation et hors des eaux territoriales françaises, le « Président-Warfield »devient l’Exodus 47 sous le nom de « EXODUS » et prend le cap vers la Palestine ; à 27 kilomètres des côtes, 5 torpilleurs de l’armée britannique arraisonnent le navire ; 75 passagers épuisés acceptent l’asile proposé par la France et les autres seront conduits au port d’Hambourg via Gibraltar. 1960 : création du théâtre de la Mer. 1962 : inauguration du lycée technique Joliot-Curie. 1966-1978 : importants travaux dans le port. 1970 : inauguration du musée Paul Valéry. 1981-1984 : construction d’un nouvel hôpital. 31 octobre 1991 : inauguration de l’Espace Georges Brassens. 2004 : lancement du plan de sauvegarde de la plage du Lido, afin de stabiliser le littoral face à l’érosion (la route est écartée du bord de mer). 2005 : début des travaux d’un nouveau quartier : « Villeroy ». 2006 : agrandissement de l’Espace Georges Brassens. 1er janvier 2007 : la région Languedoc-Roussillon assure la gestion du port de Sète. En 1703, à l’occasion de la consécration de l’église Saint-Louis, Louis IX, saint patron du port, devient également saint patron de la ville. Depuis, Sète lui rend hommage chaque année, le 25 août, sauf période de conflit. Liste des maires successifs : 1947-1959 Gaston Escarguel MRP Avocat. 1959-1973 Pierre Arraut PCF Cheminot. 1973-1983 Gilbert Martelli PCF Assureur – Conseiller général (1982-1988). 1983-1996 Yves Marchand UDF Avocat. 1996-2001 François Liberti PCF Marin-Pêcheur – Conseiller général (1988-1997) et depuis 2004 – Député (1997-2007). 2001 en cours François Commeinhes UMP Médecin Gynécologue. La région Languedoc-Roussillon est propriétaire des installations portuaires depuis le 1er janvier 2007. Elle assure, à ce titre, les fonctions d’autorité portuaire et d’autorité concédante. Depuis le 1er janvier 2008, la Chambre de commerce et d’industrie de Sète – Frontignan – Mèze n’assure plus l’exploitation du port (commerce et pêche). En effet, la région Languedoc-Roussillon a décidé de gérer seule le port à travers un établissement public régional dénommé Sète – Port Sud de France, suite aux négociations avortées, avec la Chambre de commerce et d’industrie de Sète – Frontignan – Mèze, sur la constitution d’une société portuaire. Cet établissement public régional est dirigé par Jean-Loup Bertret. Le port de Sète est au 11e rang des ports français avec 3,6 millions de tonnes traitées en 2005. Le port dispose également de trafic important de ferrys avec les pays d’Afrique du Nord. C’est aussi le premier port de pêche français en Méditerranée (au niveau national, c’est Boulogne-sur-Mer). Depuis le 1er janvier 2004, le port des Eaux-Blanches a été créé sur le canal du Rhône à Sète, à l’embouchure de l’étang de Thau. C’est une alternative au « port à flot » qui permet de répondre à la demande croissante de place de port. L’université Montpellier 2 possède trois antennes délocalisées à Sète : la Station méditerranéenne de l’environnement littoral, le Centre de recherche halieutique (impliquant l’UM2, l’IFREMER et l’IRD), la section chimie de l’IUT de Montpellier. Sète est une ville très touristique, notamment durant la période estivale. L’office de tourisme de Sète fait partie, depuis 2006, des établissements classés « 4 étoiles ».Église décanale Saint-Louis par l’architecte Charles-Augustin-Daviler, toute fin XVII.me, consacrée en 1703 (classée MH en 1989). Son clocher, accessible par un escalier de pierre rampe sur rampe particulièrement érodé, est envahi de pigeons (fermé au public pour cause de sécurité). Il a abrité jusqu’au début du XX.me siècle deux importantes cloches réalisées par Jean Poutingon en 1761. Ces cloches ont malheureusement été refondues. Le bourdon actuel date de 1924, une seconde cloche, beaucoup plus modeste, placée juste en dessous date de 1924. Ces deux cloches sont hors d’usage étant donné l’état de délabrement général de l’édifice au niveau de sa stabilité. L’étage supérieur, sorte de lanterne ouverte sur ses quatre côtés, en fer et zinc, auquel on accède par un escalier en colimaçon en bois, fut rajouté au milieu du XIX.me siècle. Il comporte une troisième cloche également hors d’usage datant de 1914. Le tout est surmonté d’une terrasse sur laquelle fut installée une statue de la Vierge à l’origine dorée à la feuille . Église Saint-Pierre : le clocher abrite un important carillon du XIX.me siècle en cours de restauration . Théâtre de la Mer (fort Saint-Pierre). Théâtre Molière – Scène nationale de Sète et du Bassin de Thau, théâtre à l’italienne début XX.me, sur le modèle de l’opéra Comédie de Montpellier ; beaux décors du foyer ; remarquable lustre dans la grande salle, etc. Le palais consulaire, de style art déco, est surmonté à son angle d’une originale tour de l’horloge. Belle ferronnerie de la porte d’entrée. Nombreuses façades « haussmanniennes » richement décorées (1860-1920). Anciens entrepôts Dubonnet ; 1924, le long du canal. Inscrits MH depuis 2008, rare vestige architectural de l’important trafic vinicole qui anima le port de Sète aux XIX.me et XX.me siècles. Les anciens chais sont organisés autour d’une grande halle carrée. Ces bâtiments présentent un intérêt incontestable et mériteraient d’être réhabilités. Le canal Royal. Le mont Saint-Clair et sa petite chapelle ; panorama remarquable. Le kiosque à musique récemment restauré en centre ville. Les Pierres blanches. Nombreux phares et sémaphores XIX.me-XX.me. Le cimetière marin. L’Espace Brassens• Le musée Paul-Valéry. Le musée international des Arts modestes• Le Centre régional d’art contemporain. Les figures de Sète Ève Angeli, chanteuse, Lucien Barjon, acteur, Jean Raymond Bessil, peintre : groupe « Montpellier Séte », Fanny Biascamano, chanteuse, Georges Brassens, poète-chanteur et parolier. Jean-Philippe Cazier, écrivain. Henri Colpi, cinéaste. Robert Combas, peintre. Christophe Cosentino, peintre. Thierry Crouzet, écrivain. Gregory Del Piero, producteur de musique/DJ • Hervé Di Rosa, peintre. Richard Di Rosa, sculpteur. Étienne-Louis Arthur Fallot, médecin. Patrick Chenière dit Général Alcazar, musicien • Marcel Jeanjean, illustrateur• Yvette Labrousse, bégum des ismaéliens• Dominique Lacout, philosophe et écrivain. André Lubrano, international de rugby, double vainqueur de la Saint-Louis. Jean-Claude Martinez, homme politique français. Georges Moureaux, footballeur et capitaine emblématique du F.C.Sète, parrain du groupe de supporters ultras : BRIGATA VERDE BIANCA depuis 2003. Manitas de Plata, guitariste, chanteur et musicien• Pierre Nocca, Sculpteur (le poulpe ci-contre)• Patrick Préjean, acteur • Pons de l’Hérault, révolutionnaire, administrateur des mines de l’île d’Elbe lorsque Napoléon Ier y débarque. Il a laissé un récit célèbre du règne elbois de l’Empereur. Guy Ramona, Président du Festival de musique sacrée de La Chaise-Dieu, romancier. Alain Rollat, journaliste, écrivain,fondateur de La Gazette de Sète. Fred Rollat, auteur, compositeur, guitariste, fondateur du groupe Karpatt. Olivier Rollat, guitariste, co-fondateur du groupe Karpatt. Yves Rouquette, romancier occitan. Marius Roustan, homme politique, ministre, sénateur. Jean-Charles Sanchez, hygiéniste. Henri Serre, acteur (Jules et Jim de François Truffaut en 1962)• Valentine Schlegel, sculptrice• Pierre Soulages, peintre. Roger Therond, journaliste, collectionneur de photographies, ancien directeur de la rédaction de Paris Match. Pierre-Jean Vaillard, chansonnier. Paul Valéry, écrivain, poète, philosophe, épistémologue. Agnès Varda, cinéaste auteur en 1955 du film La Pointe Courte• Jean Vilar, homme de théâtre, créateur du festival d’Avignon. Jean-Marie Winling, acteur né à Sète en 1947• Zardoni Jean Louis, chansonnier et tambour de joutes, auteur, compositeur et interprète de chansons sétoises (Antoine le Sétois…) la joute nautique est « le » sport sétois par excellence. Ce sport est pratiqué à Sète depuis l’inauguration du port en 1666. La ville compte six sociétés de joutes plus une société-école, cas unique en France. Grand Prix de la Saint-Louis : le plus prestigieux tournoi de joutes nautiques. Cette compétition existe depuis 1743 et la 266e édition s’est tenue du 20 au 26 août 2008 le long du canal royal. La finale de l’épreuve reine, les poids lourds, s’est tenue le lundi 25 août et le vainqueur fut Aurélien Evangélisti de Sète. Football Club de Sète 34 : le club de football qui fut le premier en France a signer un doublé Coupe de France-Championnat de France en 1934. Arago de Sète : le club de volley-ball fondé en 1953 et vice-champion de France en 2005. Dauphins FC Sète : le club de water-polo fondé en 1907. Association Cettarames Le premier club de la ligue Languedoc-Roussillon. Création de Settarames en 1995. Kitesurf : le Thau Kiteboard Club, affilié à la Fédération française de vol libre (FFVL) est basé à Sète, et tente d’y promouvoir la pratique du kitesurf. Les spots se situent sur le quartier dit du Pont Levis pour la navigation sur l’étang de Thau, et en mer, aux « Trois Digues ». Une épreuve du Championnat de France de kitesurf Longue Distance est organisée au mois de septembre 2008 : le Trophée Saint-Clair • Fêtes des pêcheurs, célébrées pour la Saint-Pierre. Fêtes de la Saint-Louis (25 août), lors desquelles a lieu le tournoi de joutes de la Saint-Louis. Fèsta de l’Issanka Du 22 au 26 avril 2011, la ville de Sète accueillera le congrès annuel inter-associatif de l’espéranto en France. Chaque année entre les week-end de l’ascension et de la pentecôte, le festival ImageSingulières invite, anime et partage la « Photographie de Style Documentaire ».Ce nouveau rendez-vous de la photographie contemporaine, porté par l’association professionnelle CéTàVOIR, œuvre pour l’échange entre un programme culturel singulier, et le regard pluriel d’un public éclectique. Du 25 juillet au 7 août, l’association Métisète présente tous les ans son festival de musique du monde, Fiest’A Sète, sur Sète et ses environs. Sète et la gastronomie Tielle à la sétoise, Macaronade, Moules farcies à la sétoise, Bourride de baudroie (lotte), Rouille de seiche, Frescati, encornets farcis à la sétoise, zézette de Sète.
Nous embarquons sur un bateau de promenade appelé Popeye, nous sommes transi de froid, un vent du nord balaie les quais, l’embarcation est prévue pour la saison estivale, alors comme les vieux grognards nous devons affronter un air glacial. Nous quittons le quai et nous commençons notre circuit fluvial sur le canal Royal, nous apercevons à quai d’immenses thoniers. Suite à des directives européennes pour la sauvegarde du thon rouge, ils ne sont sortis qu’un mois en 2010 du 15 mai au 15 juin. Ils font l’essentiel de leur pêche au large des côtes libyennes, maltaises et espagnoles chaque thonier ne devait pas capturer plus de 47 tonnes de thons, à savoir que le thon à la sortie du bateau se négocie à 5 euros, ce sont donc les intermédiaires comme partout qui s’en mettent plein les poches. Ces immenses bâtiments navals restent pour ainsi dire 11 mois de l’année à quai, le thon rouge est très apprécié des japonais, il en devient même pour certains de l’or rouge. Derrière chaque thonier on distingue un skiff, sorte de petit bateau qui sert à dérouler le filet en pleine mer quand les sonars à bord des thoniers annoncent un banc de thons. Les filets des thoniers mesurent 2000 mètres de long et ils ont une hauteur de 180 mètres, c’est l’utilisation de ces filets qui sont largement contestés, car ils raclent les fonds marins et font des captures exceptionnelles. Certains thoniers ne font même plus de campagne de pêche, car le jeu n’en vaut pas la chandelle. Des chalutiers sont à quai, ils pêchent du lundi au vendredi, ils partent de bonne heure le matin à 2 heures et reviennent l’après-midi vers 15 heures. Ils déchargent leur prise à la criée que nous longeons, elle a été inaugurée en grandes pompes en 1973 par Olivier Guichard, alors ministre de la mer sous la présidence de Georges Pompidou. A l’époque, elle était la première criée informatisée au niveau européen, il était donc fini des crieurs à la voix, Sète était devenu le fer de lance de la profession. Bien sûr le poisson de la criée est acheté par des poissonniers, des restaurateurs, mais aussi par des mareyeurs, qui alimenteront tous les marchés nationaux. Il faut savoir qu’une grande partie du poisson bleu (sardines, anchois et maquereaux) partiront à l’export en Espagne, par contre une certaine partie du poisson noble ira rejoindre l’Italie. La criée de Sète négocie chaque année 12000 tonnes de poissons, Sète est le premier port de poissons bleus en France, et le premier port de pêche de la côte méditerranéenne. Nous abordons le petit port de plaisance qui accueille 400 embarcations, Sète n’a jamais eu une grande vocation pour la plaisance, tout était axé sur le commerce et la pêche. De gros investissements vont être engagés pour développer la plaisance à Sète, Le port de plaisance est abrité par la plus ancienne digue de protection, elle se nomme le môle Saint-Louis, elle date de 1666 sous le règne de Louis XIV, c’est une œuvre de Vauban. Au bout du môle se trouve un phare qui porte le même nom, c’est le phare Saint-Louis qui fut construit en 1752, c’est une prolongation de la digue. C’est un phare à secteur, un secteur rouge et un blanc, le secteur rouge indique que l’on ne peut pas entrer dans le port, le secteur blanc indique que l’on peut entrer en toute sécurité dans la zone portuaire. C’est depuis la digue du môle Saint-Louis qu’est parti en 1947 l’Exodus. Nous passons devant la cage de carénage, on sort les bateaux hors de l’eau pour nettoyer et entretenir la carène. La carène d’un navire c’est la partie immergée, les bateaux sont sanglés, soulevés par une immense grue qui les dépose sur des cales où l’on peut procéder au processus de carénage. Les bassins de carénage sont prévus pour recevoir des bateaux de plaisance, de promenade, de pêche et de commerce. Les chalutiers sont les plus assidus de cette zone technique, car plus la coque est lisse, moins on consomme de carburant, un chalutier consomme entre 1000 et 1500 litres de fuel par jour. Nous passons devant le quai de ravitaillement en carburant des bateaux, on aperçoit un petit bateau orange et vert, il appartient à la SNSM, au moindre appel de détresse, ce sont des bénévoles qui montent sur ce bateau pour aller secourir des professionnels, des pêcheurs ou bien des plaisanciers imprudents. On distingue une petite maison avec une structure métallique bleue, c’est la base Eric Tabarly, c’est ici que ce sont entraînés de célèbres skippers comme Marc Pageot, Thierry Péponnet et Aniengui avant de participer à la course mythique qu’est l’Amarica Scup, qui s’est déroulée d’ailleurs pendant plusieurs années en Espagne au large de Valence. Le suisse Aniengui s’est préparé 2 fois à Sète et a remporté la célèbre course, puis il a décidé d’aller s’entraîner en Espagne, le destin a voulu qu’il perde sa troisième participation, ça lui apprendra de faire des infidélités à Sète. On sort de la digue par la passe ouest, nous allons affronter la houle de la mer qui se ressent quelque peu, et nous sommes toujours aussi frigorifiés. Sur notre droite se dessine la montagne de Sète appelée la colline Saint-Clair, elle culmine à 182 mètres d’altitude. A mi pente de la colline on distingue le fort Richelieu, c’est un bâtiment beige avec une structure métallique, elle accueille 4 paraboles, il est l’œuvre de Vauban, il a été construit en même temps que le port de Sète. C’est le sémaphore de Sète, à l’intérieur il y a des officiers de la marine nationale qui grâce à leurs radars, ils enregistrent tous les mouvements de bateaux en mer, c’est aussi une station météo. Nous Apercevons le phare Saint-Clair, c’est le phare le plus puissant de la côte méditerranéenne, par temps clair il a une portée de 29 milles nautiques, ce qui correspond à 54 kilomètres, il a son semblant dans les îles sanguinaires qui se trouve en Corse dans la baie d’Ajaccio. Sous le phare on découvre le cimetière Saint-Charles, on le nomme cimetière marin, C’est le nom que lui avait donné Paul Valéry dans un de ses poèmes. Paul Valéry repose dans ce cimetière au côté de Jean Vilar. Quant à Georges Brassens il repose au cimetière Lepy qui se trouve de l’autre côté de la colline, Brassens est né en 1921 à Sète, il est le sétois le plus connu, il est décédé en 1981, alors qu’il n’avait que 60 ans. Sous le cimetière implanté dans la roche on aperçoit le fort Saint-Pierre, c’est un véritable fort de défense, il fut encore utilisé pendant la seconde guerre mondiale, il fut réhabilité en théâtre, le théâtre Jean Vilar plus communément appelé le théâtre de la mer. Il est ouvert de juin à fin août, il peut accueillir 1800 spectateurs, il a en toile de fond le ciel, la mer couvert par la houle de la mer, comme il est adossé à la colline Saint-Clair, il a une parfaite acoustique. Nous voyons une longue plage appelée la Corniche, la plage s’étire sur 22 kilomètres de long, elle se termine sur une colline noire appelée le mont Saint-Loup, c’est un ancien volcan éteint depuis 700000 ans, il fait partie de la chaînes des puy d’Auvergne, il est situé sur la commune d’Agde. Au large nous apercevons des cargos au mouillage, ils attendent les ordres des armateurs pour entrer dans le port pour charger ou décharger. Comme nous sommes samedi et que les dockers ne travaillent pas le week end, il est préférable de rester au mouillage, car s’il y a mise à quai, on est contraint de payer les frais qui lui incombent, ils peuvent représenter entre 2000 et 6000 euros par jour, alors il vaut mieux entrer dans la zone portuaire le lundi. Nous rebroussons chemin, nous prenons le cap est pour revenir sur Sète et entrer dans le port par la passe est. Nous longeons le brise lames, il est composé de 3 parties qui forment une longueur de 3200 mètres, la première est en pierre, elle a été construite en 1821, on y voit à chaque extrémités des formes rondes avec des portes et des fenêtres. C’est ici à l’époque de la marine à voile que l’on mettait les marins en quarantaine, car il y avait la peste et le choléra. Le dernier cas de choléra recensé à Sète remonte en 1905, au milieu de cette première partie du brise lames, nous apercevons une bâtisse carrée, c’était l’infirmerie. Ce lieu s’appelle le Lazaret, du nom de Saint-Lazare patron des pestiférés. Aujourd’hui cette zone est devenue une zone de villégiature, les sétois qui ont la chance d’avoir une petite embarcation, ils viennent aux beaux jours le dimanche se prélasser. Ils sont loin de la pollution sonore de la ville, certains ont même squatté le lieu, ils ont mis des cadenas aux portes des anciennes cellules dans laquelle ils entreposent tout le matériel nécessaire à travailler les tables, les chaises, les parasols, les fauteuils, les cannes à pêche et certaines mauvaises langues disent qu’ont y découvrent aussi des bouteilles jaunes que l’on met dans l’eau pour la désinfecter, c’est ce que l’on appelle le pastis. Lorsque l’on navigue près du Lazaret le dimanche ça sent bon les sardines, la saucisse et les merguez grillées, tout cela avec des odeurs de picpoul, de muscat et de pastis. Au bout de la première digue qui forme le brise lame, on y voit le phare Lagardère. Nous longeons la seconde partie du brise lames, elle date de 1960, elle est en béton avec des interstices, qui permettent de laisser passer un peu d’eau lors des gros coups de mer afin de préserver la construction. Côté mer le mur de la digue est incurvé pour mieux recevoir la vague et la briser. Le mur est lui-même protégé par de gros tubes de béton qui pèsent chacun 40 tonnes. Devant nous, nous apercevons un cargo qui entre dans le port, il est tiré par un remorqueur, un autre le guide par la proue, les remorqueurs sont de couleurs blanc et noir, ils ont des cheminées rouges, certes ce sont de petits bateaux, mais ils ont des moteurs de 4000 chevaux. Ils ont pour rôle de garder l’axe du cargo dans le chenal pour l’aider à entrer dans la zone portuaire. Les vents et les courants rendent les manœuvres d’un cargo impossibles sans l’appoint de remorqueurs, les cargos sont trop longs, la réaction de la barre est inefficace à l’approche des ports. Le cargo que nous accompagnons est un minéralier, c’est ce que l’on appelle un vraquier. Nous sommes au niveau du phare de l’Ibis qui signale la fin de la seconde digue du brise lames, nous longeons la troisième digue. Elle est en béton, elle date de la fin du XX.me siècle, elle est érigée par un brevet mis au point par un bureau de Grenoble, on l’appelle tétragone, ce brevet est ainsi réalisée qu’il n’offre aucune forme plane à l’assaut des vagues, ce brevet a conquis le monde entier pour son efficacité. Au bout de la troisième digue qui forme le brise lames se trouve la passe est de la zone portuaire, elle mesure 200 mètres de large pour une profondeur de 18 mètres, elle est repérée par 2 phares. Celui de droite ressemble à la tour Eiffel, celui de gauche à une vague. Les grands cargos ont l’obligation de l’emprunter pour rentrer dans le port, nous abordons le bassin Sadi Carnot, on y voit une usine de trituration, on y fabrique de l’huile végétale à base de colza, de tournesol et d’arachide. 80% de la production partira en bateau citerne vers le Portugal, l’Espagne et l’Italie, les 20% restant alimenteront le marché français en empruntant la route. Nous apercevons le nouveau silo à grains, il permettra de stocker jusqu’à 50000 tonnes de céréales. Nous découvrons un immense cargo qui renferme du charbon importé de Chine, d’immenses grues permettent à chaque prise de soutirer 3 tonnes de charbon des entrailles du bateau, l’activité du charbon a tendance à s’amenuiser. Sur notre droite nous apercevons l’embouchure du canal qui relie Sète au Rhône, en son milieu une drague nommée la Camargue est positionnée pour draguer le fond. Tout le port de Sète est artificiel, ici se trouvait une plage réputée de Sète appelée la plage du Cursal, nous sommes donc sur des hauts fonds, il y a donc obligation de draguer, d’aspirer le sable afin que les péniches et les cargos puissent naviguer. Nous accompagnons toujours le cargo qui entre au port, il bat pavillon maltais, il fait 45000 tonnes, le bassin où nous sommes à une profondeur de 18 mètres, il peut recevoir des bateaux jusqu’à 110000 tonnes. Les quais sont envahis de grues, nous sommes au port de la Palice, il est réservé au bois, c’est tout un enchevêtrement de grumes et de billes de bois ou de planche pré débitées. Le bois blanc provient de Russie, le bois rouge est importé d’Afrique, le Teck arrive de Malaisie, d’immenses hangars regorgent de bois précieux. Devant les hangars on distingue un immense parking, Sète à signer de nombreux contrats avec des firmes automobiles. Ces parkings servent à stocker les voitures de marque Ondaï fabriquées en Corée du sud, Toyota, Nissan, Dacia sous marque de Renault. Tous ces véhicules partiront dans les concessions françaises, mais aussi européennes, chaque bateau qui décharge les voitures en contient 1500. Nous passons devant la zone d’activité réservée au ciment, on y reçoit des bateaux appelés cimentiers, on aspire le ciment de leurs cales avec un énorme aspirateur qui permet de soutirer 300 tonnes à l’heure. Le ciment est ensuite mis en sac pour être distribué, à partir du premier semestre 2011, on fabriquera directement le ciment sur le port, un hangar est en construction avec d’immenses silos, on y a mis un broyeur et un four, aujourd’hui le ciment arrive de Crète ou de Grèce avec l’estampille Lafarge, en 2011 on n’importera plus le ciment, mais on l’exportera. Nous passons le bassin de servitudes où sont amarrés les remorqueurs, nous sommes dans une zone où l’on a construit d’immenses réfrigérateurs. C’est ici où l’on stockera les fruits et légumes en provenance du Maghreb et d’Israël. Une immense grue domine le port, elle est surnommée la girafe, c’est un transbordeur qui sert à manipuler les containers qui peuvent atteindre le poids de 40 tonnes, elle peut en extraire 24 à l’heure des bateaux porte containers. Nous sommes dans le bassin Colbert où s’amarre le cargo maltais que nous accompagnions. Dans ce bassin on y trouve plusieurs activités frigorifique, containers, un hangar dans lequel on stocke la pâte à papier qui provient du Canada. Sur le quai en face, la zone est réservée aux minerais le sel, le souffre, du sulfate, du phosphate, du nitrate, du manganèse et de la bauxite. On débarque le minerai avec des grues dont chaque pelletée extrait entre une tonne à 1,5 tonne des minéraliers. Les minerais se font aussi bien à l’importation qu’à l’exportation, les minerais sont acheminés par péniches ou par camions. Nous sommes dans l’ancienne zone réservée au pétrole, aujourd’hui les pétroliers restent au large pour vider leur cargaison, on leur a aménagé des coffres d’amarrage, ils sont reliés à la terre par des pipelines qui acheminent l’or noir dans d’immenses bassins sur l’ancienne raffinerie Mobil à Frontignan. Aujourd’hui cette zone a été aménagée pour recevoir la mélasse, ce glucose provient de canne à sucre ou de betterave sucrière, la mélasse sert pour l’alimentation du bétail. Nous apercevons l’ancien silo à grains, aujourd’hui trop petit, vétuste et situé trop près de la ville pour des raisons de sécurité on a préféré le déplacer en l’éloignant des zones habitables. Lors du chargement des céréales, une machine permet d’envoyer 500 tonnes de céréales à l’heure dans les bateaux céréaliers. Nous abordons le bassin Orsetti, c’est ici que l’on trouve des hangars où l’on parque des animaux vivants, ce sont de véritables étables d’animaux qui proviennent de Hollande, d’Allemagne ou bien de tout le territoire français. On y trouve des vaches, des taureaux, des moutons, des brebis, des chèvres enfin tout sauf des cochons, car ils prennent la direction du Proche Orient pour être distribués dans les pays musulmans. Un tiers renouvelleront le cheptel, les autres finiront dans des laboratoires agréés pour être transformés en viande halal ou cachère, dans les 2 cas, une façon de tuer les animaux suivant un rite religieux. Au fond du bassin, se trouve la gare Orsetti, c’est ici que les 4 carferrys partent pour relier le Maroc, ils mettent 36 heures pour aller à Tanger sur la côte Atlantique et 26 heures pour rejoindre Nador qui se trouve sur la côte méditerranéenne. Ils ont une capacité de 1000 passagers et de 500 véhicules dans leurs cales, le quai s’anime, car un carferry doit accoster en fin de journée. Nous distinguons un bâtiment beige avec une toiture métallique, c’est la tour à glace où les bateaux de pêche viennent faire le plein de glace pailletée à l’azote pour conserver leurs poissons. A droite après la fin du quai, commence le grand canal qui rejoint l’étang de Thau, sur ce grand canal il y a 5 ponts mobiles, il s’ouvre le matin à 10 heures et le soir à 19 heures, 3 d’entre eux sont levants, les 2 autres sont tournants. Sète a 12 ponts, les 5 ponts mobiles, et 7 ponts fixes qui sont sur le canal parallèle au grand canal que l’on appelle canal royal d’où nous avons démarré notre promenade tout à l’heure. Il existe aussi 2 petits canaux transversaux, les ponts fixes ont remplacés d’anciens ponts mobiles en bois. Le grand canal où nous naviguons a été creusé au XIX.me siècle, auparavant toute l’activité portuaire se faisait par le canal Royal qui mène lui aussi à l’étang de Thau. Sur notre droite c’est le quai d’honneur, c’est ici qu’accostent les bateaux de croisière lorsqu’ils font escale à Sète, ils sont assez importants, un seul bâtiment prend les trois quarts de la longueur du quai et souvent dépasse l’immeuble de 4 étages situé sur le quai. Nous passons devant la capitainerie du port, c’est ici que sont coordonnées toutes les manœuvres et trafic dans la zone portuaire. Au-dessus de la capitainerie, nous apercevons le quartier haut de Sète, c’est le quartier des italiens, enfin nous arrivons au terme de notre promenade après une heure 30 de navigation. C’est transi de froid que nous rejoignons l’autocar, nous prenons la direction de Bouzigues pour aller se restaurer bien au chaud au restaurant autour d’une bonne soupe de poissons, tout du moins nous en rêvons.
Nous sommes bien installés dans l’autocar dans des fauteuils bien moelleux, nous commençons à nous réchauffer quand nous arrivons à Bouzigues, nous allons déjeuner au restaurant qui se nomme les demoiselles Dupuy. Il est situé en bordure de l’étang de Thau, un escalier bizarre nous conduit de la route à une plagette en bord d’étang. Vous avez dit bizarre, comme c’est bizarre, une personne du groupe fait une chute dans l’escalier dessiné par le maître des lieux. En fait le restaurant est situé dans un mas de cochiculteur qui appartient à un fils de la dynastie des banquiers sétois Dupuy de Parceval. Ce fils quelque peu original n’avait aucun désir de devenir banquier, il était intéressé par le dessin artistique. Son père était quelque peu récalcitrant à cette éventualité, il l’obligea à faire des études d’architecte afin de mettre ses talents artistiques à des fins plus valorisantes quand on est fils de bonne famille. Le fiston réussi ses études, il épousa la carrière d’architecte, il reçut plusieurs prix et construisit plusieurs palais au moyen orient. Notre architecte artiste décida de construire un mas loufoque en bordure de l’étang de Thau. C’est une architecture très spéciale, tout d’abord une rampe d’escaliers qui n’a rien de fonctionnelle, elle suit la déclivité du terrain. Le mas évoque par son style l’architecture moresque, un patio à ciel ouvert fait office de salle de restaurant, des escaliers installés dans des recoins et au milieu de la salle mènent nulle part. C’est le fils de l’architecte atypique qui a eu l’idée il y a une dizaine d’années de plaquer sa vie professionnelle dans une des tours de la Défense à Paris. Amoureux de sa ville natale, il décide de devenir conchyliculteur et d’installer un restaurant dans le mas pour déguster les produits de l’étang et de la région. Nous pénétrons dans la salle de restaurant couverte de bâche soutenues par des chandelles métalliques. Des rampes de gaz crachent une chaleur, à l’extérieur la température est de 2 degrés, dans la salle nous devons nous satisfaire d’un petit 10 degrés. Nous mangeons vêtus de nos blousons, nous sommes capuchonnés avec le bonnet enfoncé jusqu’aux yeux. Nous vivons 2 heures de glaciation alimentaire, mangé dans de telles circonstances n’est pas commun. L’établissement est conçu pour une restauration estivale, mais rien de conforme n’est adapté pour manger dans de bonnes conditions à l’automne et pendant l’hiver. C’est avec plaisir que nous reprenons place dans l’autocar pour nous réchauffer, le programme prévoyait la visite du village de Bouzigues, mais devant les conditions météorologiques, une sage décision fut prise, au revoir Bouzigues. Pour compenser nous nous dirigeons sur Balaruc les Bains pour aller visiter la cure gourmande, nous sommes accueillis par une guide, elle nous présente tous les produits élaborés, nous finissons la visite par une dégustation de chocolats et de confiseries. Voici une présentation de Balaruc-les-Bains :
Balaruc-les-Bains est une commune française, elle compte 6130 habitants et s’étend sur 8,5 kilomètres carrés, la commune est située dans le département de l’Hérault et la région Languedoc-Roussillon. Depuis le 31 décembre 2002, elle fait partie de la Communauté d’agglomération du Bassin de Thau. Ses habitants sont appelés les Balarucois. Balaruc-les-Bains est construit sur les rives de l’Étang de Thau. Elle fait partie des trois stations thermales de l’Hérault avec Avène et Lamalou-les-Bains. Les armes de Balaruc-les-Bains se blasonnent ainsi : tiercé en perle, au premier d’argent à une mitre de gueules, au deuxième d’azur à une amphore d’or, au troisième de gueules à fontaine jaillissante de six jets d’azur, trois à dextre, trois à senestre, l’un sur l’autre. Liste des maires successifs : Nommé président de la délégation à titre provisoire par décision Préfectorale 6 mai 1945 au 4 nov. 1947 Pierre Pesce SFIO, 1947-1950 François Mounet Se, 1950 à mars 1965 Augustin Lauze DVD, 1965 Casimir Billiere Pour quelques heures,juin 1965 Délégation spéciale Suite démission du Conseil Municipal le 14 mai 1965, Juillet 1965 à décembre 1969 Raoul Bonnecaze PCF, janvier 1970 à septembre 1978 Maurice Burguiere PCF, septembre 1978 à mars 2001 Jean-Claude Combalat PCF, mars 2001 à mars 2002 Didier Chapelet UMP, mars 2002 mars 2008 Didier Sauvaire UMP, mars 2008 Gérard Canovas DVG. L’activité économique repose en grande partie sur le thermalisme et les activités touristiques des curistes. Les thermes sont gérées par la municipalité. Il y a deux établissements: les Hespérides et Athena. C’est la seconde station thermale en France par sa fréquentation. Les eaux chaudes (34-40 °C) qui remontent par des failles contiennent des oligo-éléments. C’est une eau thermale chlorurée sodique faible, riche en calcium et en magnésium, dont les propriétés sur les problèmes articulaires (rhumatisme et traumatismes ostéo-articulaires) sont reconnues par la médecine. La boue de l’étang de Thau, qui borde Balaruc, est aussi utilisée . L’église Notre-Dame-des-Eaux (Notre-Dame d’Aix) date du XII.me siècle. Édifice roman, il est édifié en blocs (moyen appareil) de calcaire coquillier ; c’est un appareil de Montpellier. Implanté au pied du Pech d’Ay, cet édifice a été inscrit à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques en octobre 1989. Racheté par la municipalité de Balaruc les Bains en 1994, il a subi plusieurs campagnes de restauration. Il existe une confiserie, spécialité locale : les « bulles de Balaruc », production exclusive de Ruchers de la Hacienda, société basée à Montferrier-sur-Lez. La chaîne de confiseries « La Cure gourmande » est née à Balaruc et a son principal atelier de fabrication dans l’ancienne gare de Balaruc les bains. Les figures de Balaruc-les-Bains : Thierry Crouzet, écrivain. Joseph-Michel Montgolfier, l’un des frères Montgolfier est mort le 26 juin 1810 à Balaruc-les-Bains. Frédéric Perez champion de France 2007 poids plume de boxe anglaise.
Après une bonne découverte de la fabrication des produits de la cure gourmande, une alléchante dégustation, un cadeau souvenir et quelques achats au magasin, tout cela à l’abri du vent et du froid extérieur, nous reprenons l’autocar pour rejoindre Montpellier.
Malgré les aléas de la météo, nous avons fait une bonne découverte de l’étang de Thau et de son environnement. Il est conseillé de réaliser ce circuit aux beaux jours, car naviguer au courant d’air cap hornien et manger dans un réfrigérateur collectif, ça calme les ardeurs même si du sang jurassien coule dans vos veines. Pour terminer l’année en beauté, l’association Rencontre nous a convié au repas de fin d’année au clos des hirondelles à Montpellier, le menu a été apprécié de tous et dans une ambiance festive.

Michel Michelland

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