Séjour à Agde du 30 août au 5 septembre 2010

Pour terminer l’été, nous décidons d’aller passer quelques jours au Grau d’Agde. Nous serons hébergés en front de mer dans l’appartement de Philippe situé dans la rue du front de mer. Nous ne présenterons pas le Languedoc-Roussillon, l’Hérault, Montpellier et palavas, car nous l’avons fait dans notre dernier compte rendu intitulé Montpellier et ses environs, mais, en fin de document nous présenterons Agde et Pézenas, et, nous ferons une part belle à Bessan où j’ai résidé de 1980 à 2010.

Jour (1) : Nous rejoignons Marie-Thérèse en gare de Montpellier, ensemble nous prenons un TER qui nous conduira à Agde. Philippe nous courvoitura au Grau-d’Agde, c’est sous un soleil de plomb que nous prenons possession des lieux. Nous profitons de la proximité de l’office du tourisme qui se trouve à quelques pas de l’entrée de l’immeuble, pour aller y faire la chasse à l’information pour programmer nos activités. Une fois que nous sommes installés, nous allons dîner dans le restaurant qui se trouve juste en bas de notre balcon, après avoir mangé notre k bab, nous allons prendre un repos bien mérité.

Jour (2) : Le matin est consacré au marché qui se trouve place de la république, nous y accédons en empruntant la rue Jean Jaurès qui se trouve juste à l’angle de l’immeuble, sur notre gauche en remontant sur la place de la république, on traverse la rue Joseph Sers, la rue Jacques Béziat et l’allée des boutiques, ces 3 rues se terminent sur le quai de l’Hérault.
L’après-midi nous longeons la côte en direction du cap d’Agde, on emprunte l’avenue du littoral, puis celle du littoral prolongé, après une bonne heure de marche au milieu d’un flot de circulation, nous décidons de rebrousser chemin, nous sommes parvenus à une zone de camping dont celui des Sables d’Or. Après 2 heures de randonnée, nous profitons du soleil pour aller faire trempette, mais, l’eau n’est qu’à 17 degrés, nous nous ne risquons pas à un bain, nous marchons dans l’eau pour nous détendre. Nous nous installons sur des rochers pour prendre un bon bol d’air marin, ensuite nous rejoignons l’appartement pour prendre le repas.

Jour (3) : C’est un rituel le matin c’est la découverte du quartier, nous en profitons pour faire notre tour de marché pour nous restaurer et faire quelques emplettes dans les commerces situés sur le quai de l’Hérault.

L’après-midi, sous un ciel nuageux, nous faisons une croisière sur l’Hérault, le canal du midi et l’étang de Thau. Nous remontons l’Hérault, nous traversons Agde, en longeant ses quais et en découvrant la cathédrale. Nous accédons à l’écluse ronde qui nous permet de rejoindre le canal du Midi, nous empruntons un court instant le fleuve Hérault avant de s’engager sur le canal du Midi en direction de l’étang de Thau. Nous passons l’écluse de Prades (prairies), et, nous voici dans la zone protégée du Bania. Nous longeons la voie ferrée Agde-Sète, puis nous débouchons sur la grande mare des canards si chère à Georges Brassens. Nous nous dirigeons vers la zone où se trouvent les parcs à huîtres de la commune de Marseillan, l’étang de Thau et le royaume de l’huître. Après 2 heures de navigation nous faisons le trajet inverse pour rejoindre notre point de départ, au cours de celui-ci nous avons droit à une dégustation d’huîtres et de Picpoul. C’est à 19 heures que nous remettons les pieds sur la terre ferme, c’est quelque peu frigorifié et courbaturé que nous rejoignons notre gîte.

Jour (4) : Aujourd’hui le marché s’est étendu, il a pris place tout au long du front de mer, nous parcourons les allées avec Danièle et Julien qui nous ont rejoint. Comme nous sommes le 2 septembre, nous allons fêter l’anniversaire de Claudine au restaurant des Ondines, nous nous régalons avec des plats différents de poissons préparés et décorés à merveille.
L’après-midi, nous nous baladons dans les rues du Grau-d’Agde pour en découvrir tous les recoins. Le soir nous dînons sous notre balcon au restaurant k Bâb, nous nous attaquons à un plat de pâtes consistant.

Jour (5) : lors de notre promenade matinale nous rencontrons Colette et Serge, nous bavassons quelque peu, en prenant mutuellement des nouvelles de nos familles. Le midi nous dégustons une bonne brandade de morue que nous avons achetée chez le traiteur au nom évocateur de « au poulet bronzé ».
L’après-midi, Danièle nous conduit à Pézenas qui se situe à 25 kilomètres du Grau-d’Agde, nous déambulons dans la vieille ville, qui est chargée d’histoire. Après 2 heures de flânerie, nous dégustons une succulente glace à une terrasse bien à l’ombre du soleil ardent. Ensuite nous rejoignons la voiture, Danièle nous reconduit au Grau-d’Agde, nous commençons à rattrouper nos affaires, car demain matin c’est le départ, nous allons dîner sur une terrasse qui surplombe l’Hérault, nous festoyons autour de bonnes moules frites accompagné d’un rosé bien frais.

Jour (6) : A 9 heures pétantes Philippe frappe à la porte, nous descendons les bagages, nous prenons la direction de la gare d’Agde où un train nous rapatriera sur Montpellier.

Jour (7) : C’est dimanche nous décidons d’aller à Palavas-les-Flos en empruntant la nouvelle piste cyclable qui relie Montpellier à Palavas. Pour rejoindre le bord du Lez près du conseil régional, nous alternons entre la marche à pied et le tramway. Arrivés au bord du Lez, après avoir traversé la rue du Pirée, nous le descendons, nous laissons sur notre gauche la passerelle Aphrodite, nous continuons à canner sur le bord du Lez, nous passons sous un pont où circulent des voitures, arrivés à un bloc de béton situé à la hauteur d’une cascade, nous serrons à droite pour rejoindre le bord du trottoir où nous découvrons la bande de guidage. Nous marchons en bord de route sur une quarantaine de mètres, puis nous reprenons le bord du Lez. Il nous conduit à une rampe qui permet d’accéder à une passerelle réservée aux cyclistes et aux piétons qui traversent le Lez et la rue du Pirée. Nous cannons sur la gauche de la rampe et de la passerelle, arrivés sur le Lez, on traverse la passerelle pour canner à droite. Une rampe nous conduit sur la rive gauche du Lez, nous cannons à droite sur des bordures, de temps à autre des parties lisses nous indiquent que des escaliers permettent de rejoindre le bord du Lez. On continue à canner à droite, nous passons sous le pont où circule le tramway entre Moularès et port Marianne, nous remontons quelque peu après avoir passer sous le pont, et nous continuons notre cheminement en surplombant le Lez. Il faut bien serrer à droite, car on croise et on est doublé par des cyclistes et des coureurs à pied. Nous passons sous le pont de l’autoroute, le Lez est toujours sur notre droite, la piste cyclable décrit quelques S que nous dessinons avec application avec notre canne. A un moment, il faut faire un 90 degrés à gauche, sinon, on s’engage dans une sorte de guinguette, on la contourne, nous sommes arrivés au boulodrome de Lattes, ça devient compliquer, la traversée de Lattes n’est pas évidente, une fois sortie de la zone urbaine, on continue sur la voie cyclable, toujours en se serrant le plus possible à droite. Nous passons quelques petits pontons, nous avons à droite en fond sonore une artère de circulation routière. Nous abordons un pont plus conséquent où des canards vous accueille avec leur coincoin, on a toujours le Lez sur notre droite, nous passons sous un pont routier, nous traversons une sorte de parking situé au bord du lez. Nous arrivons à un autre pont routier, une rampe qui longe le Lez vous conduit sur le pont en passant sur des plaques métalliques. On traverse la chaussée, et, en face c’est le quai rive gauche de Palavas, avec à droite le Lez et à gauche les commerces et les restaurants. On remonte tout le quai, arrivés au bout, tout droit on se dirige sur la jetée, et- à gauche nous pénétrons sur le boulevard Sarrail qui est en bord de mer. On longe le boulevard Sarrail sur le trottoir de gauche où sont installées des terrasses de bars, de brasseries et de restaurants, enfin nous voici arrivés à la brasserie de la gare, le podomètre indique 15 kilomètres depuis notre départ de la maison. Nous nous installons sur la terrasse à l’ombre, nous commandons un bon casse croûte accompagné d’une bonne pression fraîche. Bien restaurés et reposés, nous rejoignons la gare routière située tout près, nous empruntons la ligne de bus 131 pour rejoindre Montpellier. Le bus nous laisse à la station de tramway Port Marianne, nous prenons le tramway ligne 1 pour rejoindre la station place de l’Europe, ici, nous nous séparons, moi je prends le tramway ligne 2 qui me conduit à la station Mas Drevon où nous résidons. Claudine et sa mère décident de rentrer à pied en déambulant dans Montpellier, arrivés à la maison elles avaient parcouru 23 kilomètres depuis ce matin.

Agde est une commune française située dans le département de l’Hérault et dans la région Languedoc-Roussillon. La commune compte 21104 habitants, elle s’étend sur 51 kilomètres carrés. La ville d’Agde, surnommée parfois « la perle noire de la Méditerranée » à cause de ses monuments construits en pierre basaltique, a une longue histoire. Fondée au VI.me siècle av. J.-C. par des Phocéens venus de Marseille, elle a été dès l’an 500 et jusqu’à la Révolution le siège d’un évêché. Face à l’évêque, qui détint dès le XII.me siècle le pouvoir temporel du vicomté d’Agde, la ville fut très tôt, vers le début du XIII.me siècle, administrée par des Consuls, préfiguration des municipalités modernes. Ville portuaire depuis l’Antiquité, favorisée vers la fin du XVII.me siècle par l’ouverture du canal du Midi, Agde tira longtemps l’essentiel de ses revenus du commerce maritime et de la pêche. La ville a subi le déclin de son port sur l’Hérault, à cinq kilomètres de la mer, surclassé par celui de Sète dès l’arrivée des navires à vapeur. Au début du XX.me siècle, la commune vivait principalement de la pêche et de l’agriculture (viticulture). Elle connaît une nouvelle phase de développement depuis la construction, dans les années 1970-1980, de la station balnéaire du Cap d’Agde, dans le cadre de l’aménagement touristique du littoral du Languedoc-Roussillon. Elle est devenue l’un des principaux ports de plaisance de la Méditerranée, la première station touristique de France par sa capacité d’hébergement, et bénéficie d’une renommée internationale, en partie due à son quartier naturiste. La commune souffre cependant d’un taux de chômage élevé et son économie est marquée par l’importance des emplois saisonniers liés au tourisme estival. Si la ville compte environ 21000 habitants permanents, la population peut atteindre 200000 personnes pendant la saison d’été, où elle devient la seconde ville du Languedoc-Roussillon. La commune d’Agde se situe dans le fond du golfe du Lion, à l’embouchure de l’Hérault, dans le sud-ouest du département du même nom, et au bord de la mer Méditerranée dans sa partie sud. Par la route, Agde se trouve à 24 km à l’est de Béziers, chef-lieu d’arrondissement, à 24 km à l’ouest de Sète et à 52 km au sud-ouest de Montpellier, chef-lieu du département. C’est avec plus de 5000 hectares une commune relativement vaste, qui s’étend sur environ 9 km d’est en ouest et du nord au sud. Les communes limitrophes sont Marseillan à l’est, Florensac au nord, Bessan au nord-ouest et Vias à l’ouest. Le territoire de la commune a dans l’ensemble un relief très plat, dont l’altitude est le plus souvent inférieure à dix mètres, mais remonte légèrement vers le nord pour atteindre 33 mètres au Pioch Favié (nord-est du territoire). Font exception les vestiges de l’ancien volcan dominés par le mont Saint-Loup, qui constitue avec ses 112 mètres un des rares reliefs de la côte languedocienne, et dont un prolongement en mer forme le cap d’Agde. Des éruptions volcaniques ont eu lieu dans la région à une époque géologiquement récente, entre -1000000 et -700000 ans ; les traces de ces éruptions se retrouvent dans les environs à Vias, Portiragnes, Saint-Thibéry. Il inclut également l’îlot de Brescou, rocher basaltique portant le fort du même nom, situé à environ un kilomètre au sud-ouest de la pointe du cap d’Agde. Le littoral, prolongé en mer par un vaste plateau continental, est principalement constitué de Plages de sable fin, en pente très douce, très favorables aux activités de baignade. Les courants de dérive littorale qui longent la côte, entraînant les sédiments, ont progressivement constitué un lido continu entre le delta du Rhône et les Pyrénées, isolant les étangs côtiers et faisant sensiblement avancer la ligne de côte depuis l’Antiquité. Ces plages sont interrompues par la zone de falaise du cap et de quelques affleurements rocheux à l’est (vers la Roquille) et à l’ouest (Rochelongue) ainsi que par les entrées portuaires protégées par des jetées de port Ambonne, du port principal du Cap d’Agde et de l’embouchure de l’Hérault (Grau d’Agde). Une dizaine de plages se succèdent ainsi d’est en ouest sur environ 14 km : plage des naturistes, plage de la Roquille, plage du Môle, plage de la Conque(au sable noir résultant de la désagrégation des roches volcaniques), plagette entre la jetée Richelieu et les falaises, plage Richelieu, plage de Rochelongue, plage Saint-Vincent, plage du Grau d’Agde, plage de la Tamarissière. Certaines de ces plages sont sujettes à l’érosion et doivent être protégées et rechargées. Des brise-lames en épis ou parallèles à la côte ont été mis en place ces dernières années. Entre 1946 et 1992, le solde entre érosion et accrétion a conduit à une perte de 12 ha de terres au Cap-d’Agde et de 16 ha à l’embouchure de l’Hérault. Cette érosion semble résulter d’une réduction des apports alluvionnaires des fleuves, notamment du Rhône (environ 90 %) depuis la création de nombreux barrages sur son cours, de l’urbanisation du littoral qui bloque une partie des sédiments et des aménagements portuaires (les jetées) qui contrarient les courants littoraux, ainsi que de l’élévation du niveau de la mer qui constitue surtout un facteur aggravant pour l’avenir. La commune d’Agde comprend l’embouchure de l’Hérault, dont le cours actuel serait, selon certains auteurs, l’ancien bras central d’un delta qui en aurait comporté deux ou trois dans l’Antiquité, formant plusieurs îles dont la plus grande comprenait la ville et le mont Saint-Loup. Le bras oriental, qui débouchait dans l’étang de Bagnas, est suivi à peu près par le cours du canal du Midi. Le tracé du bras occidental, qui se détachait un peu au sud de Bessan, est suivi par le cours actuel du ruisseau de l’Ardaillon, qui débouche dans l’étang du Clôt de Vias, en arrière de la plage de la Tamarissière. Le cours actuel traverse la commune du nord au sud sur environ neuf kilomètres avec une très faible pente et en formant plusieurs méandres peu marqués. Il est coupé à l’entrée d’Agde par un barrage, la « chaussée des moulins ». Cet ouvrage, appelé aussi « barrage de la Pansière » marque la limite de salure des eaux. Il est doté d’une passe à poissons. Le bief amont permet la communication entre les deux branches du canal du Midi. Sur une grande partie de son parcours entre Agde et la mer, le fleuve est bordé de quais en pierre basaltique construits aux XVII.me et XIX.me siècles. Son embouchure dans la mer est prolongée par deux jetées protégeant la passe contre l’ensablement, qui a longtemps gêné la navigation dans le passé. En outre plusieurs ruisseaux, généralement orientés nord-sud, irriguent la commune. Ce sont, d’ouest en est, le ruisseau des Pantènes (2 km) entre le canal du Midi et le Clôt de Vias, où il rejoint le ruisseau de Montmorency, et dont le cours marque la limite avec la commune de Vias, le ruisseau des Mûriers (1,6 km) et le ruisseau de la Salamanque (1,4 km) entre le canal du Midi et l’Hérault (rive droite), le ruisseau des Courredous (8,8 km) prenant sa source à Florensac et débouchant dans l’Hérault (rive gauche) en amont de la ville d’Agde, le ruisseau Saint-Michel (4,4 km) qui se jette dans l’étang de Bagnas et dont le cours marque la limite entre les communes d’Agde et de Marseillan. Le Rieu mort (3,5 km) et le canal de Pont-Martin suivent la branche est du canal du Midi. Le grau du Rieu, ancien émissaire de l’étang de Thau qui ne communique plus avec la mer, marque la limite intercommunale avec Marseillan-Plage. La commune englobe des étangs et des marais : l’étang de Bagnas, le marais du petit Bagnas, partiellement asséché, tous deux inclus dans la réserve naturelle du Bagnas, l’étang du Clôt de Vias, séparé de la mer par la plage de la Tamarissière. L’ancien étang de Luno a été dragué pour former le port de plaisance du Cap-d’Agde. L’étang de Lano, dont une partie subsiste dans le parc du même nom, a été creusé pour former le port d’Ambonne, dans le quartier naturiste. Il est relié à la mer par un grau artificiel. Si la plus grande partie de la commune se trouve dans le bassin versant de l’Hérault, sa partie est, limitrophe de Marseillan, appartient au bassin versant de l’étang de Thau. À ce titre la commune participe à la commission locale de l’eau du « SAGE du bassin versant de la lagune de Thau » En raison de sa situation géographique, la commune d’Agde est soumise à un risque élevé d’inondations liées aux crues de l’Hérault ou à la submersion marine. Les zones inondables concernent toute la partie du territoire communal située à l’ouest de l’Hérault, sur une largeur de 3 à 4 km débordant sur les communes voisines, une frange de largeur variable le long de la rive gauche du fleuve touchant des zones habitées d’Agde et du Grau-d’Agde, et un couloir suivant le tracé de la branche est du canal du Midi jusqu’à l’étang du Bagnas, qui ne touche pas de zone habitée. Environ 31 % de la population (soit 6200 habitants, données 1999) se trouvent en zone inondable. Un facteur aggravant est le risque de rupture des barrages du Salagou et des Olivettes, barrages hauts respectivement de 62 et 30 mètres, situés sur des affluents de l’Hérault. Un système de surveillance et d’alerte a été mis en place. La zone littorale est exposée à un risque de submersion marine en cas de tempête et à un risque d’érosion fort. Cela concerne surtout une partie du Grau-d’Agde construite sur des terrains gagnés sur la mer Le sous-sol d’Agde est constitué de roches sédimentaires et volcaniques du Néogène (anciennement Tertiaire et Quaternaire), en partie recouvertes par des alluvions fluviatiles et marins récents. La région d’Agde est affectée au Tertiaire par l’effondrement de la chaîne pyrénéo-provençale suivi d’une série de transgressions et régressions marines au Miocène et au Pliocène, à l’origine de dépôts sédimentaires marins (molasses, argiles, sables) ou continentaux (alluvions, cailloutis, limons…). Lors de la transgression Pliocène, la mer s’est avancée jusqu’à 15 à 20 km dans les terres actuelles. On lui doit la couche des sables jaunes de Montpellier (faciès Astien) qui affleure au nord de Florensac. Ces sédiments sont recouverts par les épanchements et projections volcaniques ou par des alluvions plus récentes. La pointe du cap d’Agde, il s’agit des reste d’un dyke. À l’extrémité, les deux rochers dits « les Deux Frères ». Alignement nord-sud des coulées basaltiques dans l’Hérault. Dans la frange littorale sont présents des dépôts dunaires de l’Holocène et des sables fins mêlés de débris coquilliers constituant le cordon littoral. Au Grau-d’Agde, la « roche Notre-Dame », formée de calcaire coquillier interglaciaire, présente les seuls rochers non volcaniques de la commune. Le territoire communal est en partie recouvert de coulées basaltiques, dont certaines rejoignent la mer formant un relief de falaises volcaniques uniques en France. Le site même de l’antique cité d’Agde est constitué d’une table basaltique surélevée par rapport à la plaine environnante de quelques mètres. Ces coulées sont issues d’un complexe volcanique qui comprend trois cônes stromboliens dont les restes sont le mont Saint-Loup (112 m d’altitude), le petit Pioch (35 m) et le mont Saint-Martin (55 m), ce dernier en partie englobé dans l’urbanisation de la station balnéaire du Cap d’Agde. L’activité volcanique s’est étalée sur 250000 ans pour se terminer il y 750000 ans (Pléistocène). Ce système volcanique se trouve à l’extrémité d’une série disposée selon un axe nord-sud depuis le Cézallier, le Cantal, l’Aubrac, les Causses et l’Escandorgue dans l’Hérault pour finir sur la rive méditerranéenne. Il s’étend sur environ 1,5 km2 et se prolonge en mer. Des bombes volcaniques en fuseau sont encore visibles sur le mont Saint-Loup. Le basalte est recouvert par endroits par des matériaux de projection volcanique, lapillis et tufs. Les tufs sont particulièrement observables dans les falaises de la Grande Conque. Celle-ci a été creusée en arc de cercle par l’érosion marine dans les tufs plus tendres entre deux points durs constitués par des filons de basalte, restes de dykes, qui forment le cap d’Agde et les rochers dit des « Deux Frères ». La couche des sables de l’Astien joue un rôle important car elle contient un aquifère captif constituant une réserve d’eau de bonne qualité, l’aquifère des sables astiens de Valras-Agde. S’étendant entre l’étang de Thau, depuis la région de Mèze jusqu’à l’étang de Vendres à l’embouchure de l’Aude, cet aquifère, isolé des nappes alluvionnaires par une épaisse couche d’argile, est exploité pour l’alimentation en eau potable de certaines communes du littoral, en particulier Vias et Portiragnes. Le syndicat mixte d’études et de travaux de l’Astien (SMETA), qui regroupe les collectivités locales concernées, est chargé des études et travaux nécessaires à la protection de cette nappe menacée par diverses pollutions (remontée de la salinité notamment sur la commune d’Agde et en bordure de l’étang de Thau, pollution par les nitrates…) Moins Profonde, la nappe alluviale de l’Hérault est alimentée par les précipitations et par le fleuve. Cet aquifère fournit l’alimentation en eau potable de nombreuses communes de la plaine du Bas-Languedoc. La principale station de captage, qui alimente entre autres Agde, se trouve à Florensac ; elle est exploitée par le syndicat intercommunal d’adduction d’eau des communes du Bas Languedoc. Une conduite de grande capacité longue de 11 km relie la station de Florensac au réservoir principal d’Agde (25000 m³) situé sur le mont Saint-Loup. Le basalte d’Agde est une roche sombre, lourde et dure (50 % à 52 % de silice), contenant divers phénocristaux dont l’augite et l’olivine. Cette roche a servi notamment à construire la cathédrale Saint-Étienne d’Agde ainsi que la plupart des constructions de la vieille ville, jusqu’au début du XX.me siècle. Se prêtant mal à la sculpture, elle a donné naissance à une architecture à l’aspect austère, accentué par sa couleur sombre. Dans l’Antiquité, Agde était l’un des principaux centres de production de meules à grains en basalte, exportées en Gaule et dans le bassin méditerranéen. Il n’existe plus de carrière en exploitation dans la commune. Une carrière de pouzzolane a été exploitée au Petit Pioch jusqu’en 1976, puis comblée par une décharge de déchets ménagers fermée en 2002. Des marais salants ont été exploités à Agde dans l’étang du Bagnas (aujourd’hui réserve naturelle) de 1791 à 1969 et dans l’étang de Luno (creusé pour la création du port de plaisance du Cap-d’Agde) depuis 1760 jusqu’aux années 1930. Le climat d’Agde est typiquement méditerranéen, caractérisé par des hivers doux et humides, des étés chauds et secs et des précipitations concentrées en automne et en hiver, souvent orageuses. La tramontane, vent du nord-ouest, s’y fait fréquemment sentir en hiver. La moyenne des températures annuelles moyennes relevées à la station météorologique départementale de Sète, sur une période de trente ans (1961-1990) s’élève à 14,7 °C avec des moyennes maximales et minimales de 17,9 °C et 11,4 °C. Juillet est le mois le plus chaud avec une moyenne mensuelle de 19,1 °C et janvier le plus froid avec 4,7 °C. Les records de température ont été enregistrés à 39 °C le 11 juillet 2003 et -12,0 °C le 10 février 1956. Les gelées sont rares du fait de la proximité de la mer, mais se produisent périodiquement, rendant aléatoire la culture de plantes sensibles, tels les palmiers. En mer, la température de l’eau est relativement froide pour une région de la Méditerranée, pas plus de 24,2 °C en été, moins de 10 °C en hiver, avec un gradient thermique (thermocline) élevé entre eaux superficielles et eaux profondes. L’ensoleillement annuel moyen est supérieur à 2500 heures La moyenne des précipitations annuelles est relativement basse, elle s’élève à 627 millimètres, avec une répartition inégale, les mois de juin, juillet et août étant les plus secs et la période allant d’octobre à mars la plus pluvieuse, le mois d’octobre recevant à lui seul 106 mm en moyenne, soit environ un sixième du total annuel. La région est relativement venteuse, principalement du fait de la tramontane, vent froid et sec, fréquent en hiver et au printemps, qui souffle du nord-ouest. Ce vent, qui a franchi le seuil de Naurouze entre Pyrénées et Massif Central, y est cependant affaibli comparativement aux régions situés plus à l’ouest. C’est un vent sec, qui chasse les nuages, et augmente l’insolation et l’évaporation. Les vents de secteurs est / sud-est, marin et grec, sont des vents humides et doux qui soufflent de la mer et amènent la pluie. Ils s’accompagnent d’une houle parfois importante et peuvent être violents, dépassant les 130 km/h. La commune est desservie principalement par la route départementale RD 612 (ex RN 112) qui relie Montpellier à Albi et traverse le territoire communal d’est en ouest. Cette route qui traversait précédemment le centre ville a été déviée dans les années 1970 et passe désormais au sud du mont Saint-Loup, assurant ainsi une meilleure desserte du littoral et notamment de la station balnéaire du Cap d’Agde, accessible par un échangeur à l’intersection avec la RD 32E10 (liaison directe Agde – Le Cap d’Agde). Vers l’est, dans la commune de Vias, elle se prolonge vers le nord par la route nationale 312 qui assure la liaison avec l’autoroute A9 et au-delà avec l’autoroute A75. Deux ponts franchissent l’Hérault dans la commune : le pont des Maréchaux en centre ville sur le tracé de la RD 912 (ex RN12) et à environ 2 km en aval, le pont de la nouvelle route contournant Agde par le sud, pont en béton armé à deux voies, avec un tirant d’air de 10,5 mètres. La commune est desservie par la gare d’Agde située dans le quartier du « Bout du Pont » sur la rive droite de l’Hérault. Cette gare, qui n’assure plus qu’un trafic de voyageurs, est située sur la ligne Bordeaux – Sète, ligne à double voie, électrifiée en courant continu 1500 V continu, qui traverse la commune selon un tracé est-ouest sensiblement parallèle à celui de la RD 612, passant au nord de la ville et franchissant le fleuve et le Canalet par deux ponts successifs. Des TGV assurent la liaison Agde – Paris en quatre heures environ. La ville d’Agde se trouve au croisement de deux voies navigables : l’Hérault, navigable d’Agde à la mer sur une longueur d’environ 5 km, et le canal du Midi qui traverse la commune d’est en ouest au nord de la ville. L’écluse ronde située sur le canal du Midi, non loin de la gare, permet d’aiguiller les bateaux dans trois directions : vers l’ouest en direction de Béziers, vers l’est en direction de l’étang de Thau (entre les branches est et ouest du canal les bateaux naviguent sur une courte section de l’Hérault), vers le sud en direction du cours inférieur de l’Hérault par le « Canalet ». Ces voies sont empruntées exclusivement par des bateaux de plaisance (et sur le cours inférieur de l’Hérault par des bateaux de pêche). Deux autres écluses se trouvent dans le territoire communal : l’écluse de Prades à l’entrée du canal sur la rive gauche de l’Hérault et l’écluse du Bagnas, la dernière avant l’étang de Thau. Les berges de l’Hérault sont dotées de quais permettant l’amarrage de bateaux principalement à Agde et au Grau-d’Agde. Le port de pêche d’Agde a été transféré au Grau-d’Agde. Le port Saint-Martin fut le premier construit au Cap-d’Agde. Le port de plaisance du cap d’Agde est l’un des principaux ports de ce type de la côte française de Méditerranée. D’une surface de 55 hectares, il compte dix bassins isolant quatre îles (ou presqu’îles) artificielles (l’île des Pêcheurs, l’île des Loisirs, l’île Saint-Martin et l’île des Marinas) et dispose d’environ 3000 places, avec un tirant d’eau de trois mètres. Ce port a reçu le pavillon bleu, témoin de sa qualité environnementale. Le port de plaisance d’Ambonne dessert le quartier naturiste du Cap d’Agde. Il offre 300 places pour un tirant d’eau limité à un mètre. La commune est desservie par l’aéroport de Béziers – Vias situé à cheval sur les communes voisines de Portiragnes et Vias, à environ 14 km à l’ouest d’Agde. Cet aéroport, desservi principalement par la compagnie Ryanair, dispose de liaisons internationales vers Londres et Bristol (Royaume-Uni), Dusseldorf (Allemagne), Odense (Danemark) La commune compte également quinze kilomètres d’itinéraires cyclables. La commune dispose de quatre lignes régulières de bus urbains, qui desservent au départ de la gare respectivement le Cap-d’Agde et le Grau-d’Agde, ainsi que les différents quartiers de la ville, par des circuits en boucle. Une cinquième ligne relie Agde à Pézenas via Bessan et Saint-Thibéry. Ces lignes sont exploitées depuis septembre 2009 par la société CarPostal qui a remplacé l’ancien adjudicataire, Keolis. Depuis le 1er janvier 2003, c’est la communauté d’agglomération Hérault-Méditerranée qui est l’autorité organisatrice de ces services. La ligne 210 du réseau Hérault Transport dessert de même la relation Marseillan-Vias-Agde-Béziers À la gare d’Agde, ces bus sont en correspondance avec les services TER organisés par la région Languedoc-Roussillon et exploités par la SNCF. Les TER offrent des liaisons directes avec les principales villes de la région, d’Avignon et Arles à Perpignan et Carcassonne. Depuis mai 2008, un abonnement intermodal mensuel unique, appelé « Kartatoo », permet d’utiliser TER et bus, pour les déplacements travail-domicile et scolaires. Le vignoble couvre la partie septentrionale de la commune. Type d’occupation, Pourcentage, Superficie (en hectares) urbanisé 31,9 % 1625. agricole 51,4 % 2617. Forêts et milieux semi-naturels 4,4 % 224. Zones humides 6,3 % 322. Surfaces en eau 5,9 % 302. Le territoire communal comprend une grande partie d’espace rural, un peu plus des deux tiers en incluant les surfaces en eau. L’espace agricole représente un peu plus de la moitié de la superficie totale et s’étend surtout dans le nord de la commune ainsi qu’à l’ouest de l’Hérault, et dans la partie sud dans une bande séparant la ville d’Agde des zones habitées du littoral. Cet espace est consacré très majoritairement à la culture de la vigne qui occupait 1734 hectares en 2006 (environ 35 % du total de la commune). Les espaces boisés, d’extension relativement limitée (une centaine d’hectares), s’étendent principalement sur les pentes du mont Saint-Loup et du mont Saint-Martin, ainsi qu’en arrière de la plage de la Tamarissière. Composés majoritairement de pins (pins maritimes Pinus pinaster et de pins parasols Pinus pinea), ils sont le résultat d’opérations de reboisement. L’espace urbanisé comprend trois pôles distincts. La ville centre d’Agde s’est développée sur la rive gauche de l’Hérault, autour du noyau historique, en direction du sud et de l’est et tend à atteindre la rocade (D612) vers le sud et les pentes du mont Saint-Loup vers l’est. L’urbanisation très limitée sur la rive droite (quartier de la gare) est restée cantonnée au sud de la voie ferrée. Le long du littoral, trois centres d’habitat se sont implantés : le Grau-d’Agde, qui s’est développé sur la rive gauche de l’Hérault, et son annexe de la Tamarissière sur la rive droite dont l’urbanisation est limitée à une frange étroite le long du fleuve, et enfin le Cap-d’Agde, création artificielle des années 1970-1980, qui s’étend depuis le village naturiste, à la limite de Marseillan-Plage vers l’est jusqu’à Rochelongue vers l’ouest. Le Cap-d’Agde est divisé en dix quartiers, soit d’est en ouest : le village naturiste, la Roquille, le Môle, les Falaises, l’Avant-Port et l’Île des Pêcheurs, la Pinède, la Colline Saint-Martin, le Centre-Port, Richelieu – Île des Loisirs, Rochelongue. Les zones d’activités industrielles et commerciales s’étendent surtout à l’entrée est de la ville, entre la D912 et la voie ferrée (zone d’activité des Sept-Fonds). Sur le plan de l’urbanisme, la commune présente trois pôles aux caractéristiques marquées : la cité d’Agde, le Grau d’Agde et le Cap d’Agde. Concernant le centre ancien d’Agde, un contrat urbain de cohésion sociale (CUCS), a été signé entre la communauté d’agglomération Hérault-Méditerranée et l’État en 2007. Prenant la suite d’un précédent contrat de ville, ce contrat doit permettre diverses actions en vue de la revitalisation du cœur historique de la ville, aux rues étroites et aux logements anciens, souvent disqualifiés, accueillant une population en grande partie défavorisée. La ville d’Agde a reçu, pour son projet de revitalisation du cœur historique, un prix spécial « Patrimoine, Culture et Tourisme » au Concours national des villes 2008. Deux secteurs sont en cours d’urbanisation en périphérie sud de la ville : les Grands Cayrets et le Capiscol. Le projet d’aménagement des Grands Cayrets a commencé sous l’égide d’une AFUA (association foncière urbaine autorisée) regroupant les propriétaires fonciers concernés et créée en décembre 2000. La municipalité est intervenue dans le cadre d’un PAE (programme d’aménagement d’ensemble) permettant de mettre à la charge des programmes immobiliers le coût des équipements publics nécessaires. Le programme, qui porte sur 44 hectares avec une densité assez élevée (COS de 0,8), soit environ 1000 logements, devrait être achevé à l’horizon 2010-2012. Le projet du Capiscol, lancé en mai 2008 sous forme d’une ZAC (zone d’aménagement concerté), s’étend sur 33 hectares sur les premières pentes du mont Saint-Loup, jouxtant la zone commerciale situé le long de la route de Sète. D’une densité plus faible que le précédent (COS de 0,29), il comprend 700 logements ainsi que des commerces et des équipements publics. Ces deux opérations devraient permettre, selon le maire, Gilles d’Ettore, à la ville d’Agde d’atteindre 30000 habitants permanents à l’horizon 2018. Aspect de la « cabanisation » en bord de mer, secteur du Grand Quist, près de Rochelongue. Certains secteurs du littoral, notamment les Verdisses sur la rive droite de l’Hérault, Rochelongue et Malfato sur la rive gauche (secteur situé entre le Grau-d’Agde et le Cap-d’Agde), se sont trouvés confrontés au phénomène de la cabanisation. Il s’agit de l’implantation en tache d’huile d’un habitat temporaire ou permanent sous forme de cabanes ou de mobile-homes dans des zones réputées inconstructibles et non viabilisées, ou bien sans autorisation (permis de construire, autorisations de stationnement). La commune a engagé diverses actions pour prévenir, régulariser ou éliminer les implantations non conformes. Si la zone des Verdisses, située en zone rouge du PPRI (plan de prévention des risques d’inondation) est totalement inconstructible, une régularisation des constructions peut intervenir dans le secteur de Rochelongue dès lors que les règles d’urbanisme sont respectées (parcelles de 1000 m2, raccordement aux réseaux d’eau potable et d’assainissement, etc.) Le secteur de Malfato, situé en arrière du mail de Rochelongue, est quant à lui réservé à une urbanisation future (dernière tranche d’aménagement du Cap-d’Agde). Entre les trois pôles urbanisés, s’étend un secteur d’espaces de type rural notamment de friches (anciennes vignes délaissées) qui n’a pas vocation à être construit. Une partie a été classée dans une zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) par arrêté préfectoral du 10 août 2004. Toutefois la municipalité a demandé en 2006 le déclassement d’une partie (16 ha) de cette zone, au lieu-dit « Les Rochers », pour permettre la constructiond’un pôle d’équipement publics (groupe scolaire, stade, piscine, etc.) En tant que commune littorale, Agde est soumise à la loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral du 3 janvier 1986, dite « loi littoral ». Celle-ci prescrit notamment l’interdiction de construire dans une bande de cent mètres le long du rivage, mais cette disposition ne s’applique pas, par dérogation préfectorale, à certains secteurs de la commune déjà construits lors de la promulgation de cette loi À Agde, le parc immobilier est constitué pour près des trois quarts de résidences secondaires. Au recensement de 1999, la ville comptait 40353 logements dont 8878 résidences principales, soit 22 % et 29120 résidences secondaires, soit 72,2 %. Ces proportions sont inversées par rapport à la moyenne régionale, respectivement 69,7 % pour les résidences principales et 21,9 % pour les résidences secondaires. Toutefois au cours de la décennie 1990-1999, le nombre de résidences principales a davantage augmenté relativement (+27,8 %) que celui des résidences secondaires (+12,7 %).Le solde est constitué essentiellement de logements vacants (5,7 %), taux proche de la moyenne régionale (7,7 %)La commune d’Agde rassemble à elle seule 26,2 % des résidences secondaires du département. La part, relativement élevée, de logements vacants comprend, outre les logements réellement inoccupés, ceux non encore commercialisés des programmes immobiliers en cours au moment du recensement (1999). Le parc de logements est récent. Plus des trois quarts (75,3 %) du parc immobilier datent des années 1975 et postérieures, taux supérieur à la moyenne régionale (45,1 %). Cela reflète le boom immobilier qui a suivi la création de la station du Cap-d’Agde à partir des années 1970. En revanche, les logements construits avant 1967 ne représentaient, au recensement de 1999, que 11,7 % du total, contre 50,1 % en moyenne régionale. Les maisons individuelles représentaient seulement 23,1 % contre 76,9 % pour les appartements, répartition sensiblement différente de la moyenne régionale (59,1 % et 48,9 % respectivement), reflétant une assez forte densification urbaine. Les habitations se caractérisent par leur petite surface : plus de la moitié des logements sont des studios ou des deux pièces (52,1 %), les logements de trois pièces représentent 27 % du total et les quatre pièces et plus, 20,9 %.La majorité (56,4 %) des habitants permanents sont propriétaires de leur logement, contre 37,5 % qui ne sont que locataires et 6,1 % logés gratuitement (respectivement 56,8 %, 37,6 % et 5,5 % dans la région Languedoc-Roussillon). Avec 476 logements HLM, soit 5,4 % du parc des résidences principales en 1999 (contre 9,6 % en moyenne régionale), la ville est nettement en dessous du seuil de 20 % de logements sociaux imposé par la loi no 2000-1208 du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbains. Dans la période 2000-2007, le prix moyen des appartements ayant fait l’objet de transactions a connu à Agde une forte augmentation (+ 150 %), la plus forte de l’Hérault, passant de 1200 à 3005 €/m2, niveau moyen le plus élevé des villes du département. Le nom d’« Agde » dérive de celui de la colonie grecque d’origine, A (Agathé Tyché), la « bonne fortune », ou Αγαθή πόλις (Agathé Polis), la « bonne ville » (Strabon et Pline). Nom mystique dont le premier terme a évolué en occitan en Agde, prononcer [ˈate], toponyme attesté en 1107 et repris à l’identique en français. Les habitants sont appelés Agathois ou Agathais. Toutefois, seul le gentilé Agathois subsiste dans l’usage courant. Les habitants du Grau-d’Agde sont les Grauléens ou Graulens (l’usage ne semble pas fixé) et ceux du Cap-d’Agde, les Capagathois. « Brescou » est un toponyme qui vient du grec Blascon (Βλασκών νεσος), attesté chez les géographes grecs (Strabon, Ptolémée) et qui pourrait dériver d’une racine phénicienne . L’homme est présent dans la région depuis le début du Paléolithique (environ un million d’années avant notre ère), toutefois les vestiges retrouvés dans la commune sont très rares. Ce territoire a été par de fortes fluctuations de la ligne de rivage, liées aux alternances des périodes glaciaires et interglaciaires. Sur la commune, plusieurs gisements attestent de la présence d’habitats au Néolithique, puis à l’époque protohistorique (âge du cuivre et âge du bronze). Les premiers occupants historiques de la région d’Agde furent les Ligures et les Ibères, puis, vers le III.me siècle av. J.-C., s’y établit un peuple celtique, les Volques Tectosages. Le site d’Agde fut fréquenté par des Phocéens venus de Marseille vers 600 av. J.-C.. À partir de 400 avant J.-C., la ville devient colonie massaliote. L’habitat phocéen est construit dans un quadrilatère de 150 et 200 mètres de côtés à l’emplacement de la vieille ville actuelle. Le territoire (chora) de la cité est rapidement cadastré par les nouveaux habitants. Le comptoir devient vite prospère et prend contact avec les oppidums de la région et, plus largement, de la Celtique méditerranéenne, afin de commercer avec eux (Ensérune, Saint-Thibéry, Castelnau). Les Grecs se procurent des céréales, de la laine, des meules en basalte et peut-être des esclaves. Ils introduisent les techniques de production de l’huile d’olive et la vigne. Ils tirent aussi de gros bénéfices du trafic du sel, abondant le long des étangs de la région. Les relations avec Marseille sont constantes et la cité d’Agathé Tyché y envoie des émissaires (théores) lors des grandes occasions. Au IV.me siècle av. J.-C., Agathé Tyché est un entrepôt permettant un trafic important et lointain. L’activité de la cité est alors en plein essor. La présence de basalte permet aux Grecs de produire des meules qui seront par la suite vendues dans une bonne partie du bassin méditerranéen. En 118 avant l’ère chrétienne, le consul Cneus Domitius Ahenobarbus s’empare de tout le sud de la France actuelle et fonde la province de la Narbonnaise. Pour structurer cette zone et faciliter la pénétration romaine, il fait construire la fameuse via Domitia ; le cadastre est revu à cette occasion. Cette dernière passe à une vingtaine de kilomètres au nord du comptoir grec. De plus, pour concurrencer celui-ci, les Romains fondent Forum domitii (Montbazin) sur leur voie. Vers 475, Agde, incluse dans la Septimanie, tombe aux mains des Wisigoths, déjà installés en Espagne. La période wisigothique durera environ trois siècles, jusqu’à l’invasion musulmane, au VII.me siècle. Très tôt, Agde fut le siège d’un évêché, qui dura pendant quatorze siècles, jusqu’à sa suppression à la Révolution. Le premier évêque connu fut Venustus, ou saint Venuste, qui fut martyrisé par les Alamans probablement au début du V.me siècle (408). Le dernier évêque et comte d’Agde, Charles François de Saint Simon Sandricourt, fut guillotiné à Paris le 26 juillet 1794. Quelques documents provenant d’une période antique se trouveraient enfouis au sein d’une pièce gigantesque sous une voie ferroviaire non loin de la gare [réf. nécessaire]. En 506, du temps du règne du roi wisigoth Alaric II (bien qu’il fût de religion arienne), se tint en l’église Saint-André le concile d’Agde sous la présidence de saint Césaire d’Arles. Les Sarrasins, commandés par le général Zama, envahissent la Septimanie et après avoir occupé Narbonne en 720, ils prennent Agde en 725. La ville est reprise et détruite en 737 par Charles Martel. En 859, Agde est pillée par les Vikings du chef Hasting, qui venaient de Nantes et avaient hiverné en Camargue. Au Moyen Âge, la vicomté d’Agde appartint à la maison Trencavel, avant d’être annexée par les rois de France à la suite de la croisade des Albigeois. Bernard-Aton VI fut le dernier vicomte d’Agde. Après l’échec de son alliance avec le roi d’Aragon contre le comte de Toulouse, il se donna au mois de juin 1187 comme chanoine à l’église Saint-Étienne d’Agde, et transféra à l’évêque Pierre-Raymond l’entière vicomté ou comté d’Agde. Cette donation, confirmée en juillet de la même année par le comte de Toulouse, fit de l’évêque le comte d’Agde. Dès lors les évêques exercèrent jusqu’en 1790 à la fois le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel. Comme d’autres villes du Languedoc, Agde bénéficia très tôt d’une certaine émancipation avec le statut d’« université », équivalent de la «Commune » dans les régions du nord de la France, dirigée par un collège de « consuls ». L’existence de ces derniers est attestée depuis 1206 mais est sans doute beaucoup plus ancienne. D’abord au nombre de six, réduits à quatre à partir de 1550, ils avaient un mandat annuel et étaient choisis par l’évêque sur une liste de douze (ultérieurement huit) notables de la bourgeoisie élus par la communauté. Les consuls assuraient l’administration de la ville et défendaient les intérêts de la communauté face à l’évêque, seigneur féodal, et face à l’autorité royale, représentée par la sénéchaussée de Béziers. L’institution des consuls dura jusqu’à la Révolution. En 1206, le pont de pierre à plusieurs arches qui traversait l’Hérault s’écroula. Ce pont, dont l’époque de construction est inconnue, fut probablement reconstruit et disparut à une date indéterminée, mais par la suite la traversée du fleuve s’effectua grâce à un pont de bateaux. Celui construit en 1678 fut emporté par une crue en 1705. Il fut reconstruit à plusieurs reprises, à nouveau emporté par des crues et périodiquement remplacé par un service de bacs, jusqu’à ce que le dernier pont de bateaux mis en service en 1808 soit remplacé par un pont suspendu en 1837. Le 23 août 1400, le port d’Agde est assailli par des marins d’Aigues-Mortes qui s’emparent de plusieurs navires et de leurs équipages. Ceux d’Aigues-Mortes prétendaient maintenir leurs monopole sur le commerce maritime en Languedoc en vertu de privilèges accordés par le roi Charles VI. Cependant, la même année le roi confirma le droit d’Agde de commercer librement au moins pour deux ans. La cathédrale Saint-Étienne, église fortifiée construite en lave basaltique, est consacrée le 8 juillet 1453 par l’évêque d’Agde, Messire Étienne de Roupy de Cambrai. En 1524 est institué le Conseil général qui compta 27 membres, puis 57 à partir de 1554. Constitué de notables de la ville, désignés à vie par les consuls, il avait notamment pour fonction d’élire chaque année lesdits consuls. En mai 1562, les protestants menés par Jacques Baudiné, baron de Crussol, s’emparent de la ville. Le vicomte de Joyeuse, lieutenant général, tenta en vain de la reprendre en octobre de la même année. En 1563, la paix d’Amboise met fin à la première guerre de religion et rend la ville aux catholiques. D’autres attaques ont lieu jusqu’en 1567 mais sans succès. Le cardinal de Richelieu, par ordonnance du conseil du roi datée du 10 janvier 1630, ordonna la création d’un grand port sur la côte languedocienne en s’appuyant sur le cap d’Agde. En octobre 1632, il vint reconnaître les lieux et lança la construction de la jetée qui devait rejoindre l’îlot de Brescou. Sa mort en 1642 provoqua l’abandon du projet alors qu’un tiers de la jetée avait été réalisé. En 1651, les États du Languedoc cessèrent de financer le projet. Ce port de mer, initialement prévu à Sète, y est finalement réalisé par Colbert en 1666. En 1675, le canal du Midi est mis en service entre Béziers et l’étang de Thau. L’écluse ronde d’Agde est construite l’année suivante notamment pour protéger le canal contre les crues du fleuve. L’inauguration officielle du canal a lieu le 15 mai 1682. Le 27 juillet 1710, la flotte britannique débarque à Sète et après s’être emparée de la ville d’Agde, mal défendue. La municipalité signe un traité avec les Britanniques. Ceux-ci se retirent le 28 juillet devant l’arrivée de troupes françaises venues du Roussillon. En 1837 est mis en service, en remplacement d’un service de bacs, le pont suspendu qui nécessite le percement du bâtiment de l’évêché. Ce pont sera remplacé par un pont métallique en 1926. Le 12 juillet 1858, la ligne de chemin de fer Bordeaux-Sète, raccordée à Sète au réseau du PLM, est mise en service par la Compagnie du Midi. La gare d’Agde ouvre de nouveaux marchés aux produits locaux, en premier lieu le vin, et de nouvelles surfaces sont plantées en vignes. En 1897, une ligne d’intérêt local des chemins de fer de l’Hérault est ouverte entre Agde et Mèze, via Marseillan, Florensac, Pomérols et Pinet. Son exploitation s’est poursuivie jusqu’en 1952. L’arrivée du chemin de fer coïncide avec le début du déclin du port de commerce d’Agde. Port d’embouchure à faible tirant d’eau (limité à 3,5 mètres), le port d’Agde est concurrencé par celui de Sète, mieux équipé pour recevoir les navires à vapeur, et se limite progressivement au cabotage Marseille-Agde. Les deux derniers bateaux à voile et à moteur sont restés en service sur cette ligne jusqu’en 1939. Dans la deuxième moitié du XIX.me siècle, la viticulture, alors principale activité économique de la commune, est frappée par plusieurs fléaux successifs venus des États-Unis. L’oïdium, arrivé en 1851 par la région parisienne est rapidement maîtrisé grâce au soufre, puis en 1872 c’est l’invasion du phylloxéra (petit insecte parasite des racines, apparu pour la première fois en 1863 à Pujaut – Gard). Le phylloxéra provoque la destruction d’une grande partie du vignoble, mais on découvre rapidement que les vignes plantées dans le sable ou submergées résistent à l’insecte. Le vignoble s’étend alors dans les basses zones sablonneuses, mais c’est le recours aux plants américains qui permet la reconstitution du vignoble à partir des années 1890. Il s’ensuit, à cause aussi du développement du sucrage des moûts, une nouvelle crise, de surproduction, entraînant un effondrement des cours du vin. À la même époque, apparaissent le mildiou et le black-rot (reconnu pour la première fois à Ganges- Hérault en 1885), heureusement traités par le sulfate de cuivre. En 1907, lors de la révolte des vignerons, des soldats du 17e régiment d’infanterie de ligne cantonnés à Agde se mutinent le 20 juin au soir et se rendent à Béziers où ils fraternisent avec les vignerons. Le 24 juin, les mutins, qui se sont rendus après une harangue du général Bailloud, sont envoyés dans un régiment disciplinaire à Gafsa (Tunisie). La même année, à l’époque des vendanges, une crue soudaine de l’Hérault cause d’important dégâts dans le vignoble et dans la ville. Cette crue, qui ne fit pas de victimes, est considérée comme la crue de référence pour Agde. En 1925, la ville fait ériger un monument aux morts en hommage aux 300 soldats tués pendant la Première Guerre mondiale. Ce monument, œuvre du sculpteur agathois Antoine Cassagne, se trouve dans le cimetière. En 1939, à la fin de la guerre d’Espagne, un camp d’internement est construit à Agde pour recevoir des républicains à partir du mois de février. Ce camp, constitué de baraques légères, est prévu pour 20000 personnes, mais en reçoit plus de 24000 dans des conditions précaires, en particulier sur le plan sanitaire. À partir du mois de septembre, après le départ des Espagnols, il reçoit des volontaires tchèques qui participent aux combats contre l’armée allemande en juin 1940 avant d’être démobilisés. Il devient ensuite un centre de recrutement de l’armée belge, mais après la capitulation de leur pays, les jeunes recrues présentes seront internées jusqu’à la fin août. Fin 1940, le régime de Vichy le transforme en Centre de rassemblement des étrangers. Environ 6000 étrangers, de trente nationalités, y sont internés, dont un millier de juifs étrangers raflés dans l’Hérault en juillet 1942. Le camp fut démantelé à l’automne 1943 et détruit en août 1944. Le 13 novembre 1942, la ville est occupée par l’armée allemande à la suite de l’invasion de la zone libre. Pour prévenir un hypothétique débarquement, les Allemands fortifièrent la côte, notamment en y construisant des blockhaus, dont certains sont encore visibles sur la plage de la Tamarissière, et bloquèrent l’embouchure de l’Hérault en y coulant une drague en 1943. Le 21 août 1944 un Comité de libération de la ville d’Agde se met en place au lendemain du départ précipité des troupes allemandes. En 1956, les frères Paul et René Oltra créent le camping naturiste (centre héliomarin). Le 12 septembre 1964 des plongeurs amateurs du GRASPA (groupe de recherches archéologiques subaquatiques et de plongée d’Agde), Jacky Fanjaud et Denis Fonquerle, découvrent dans l’Hérault, non loin de la cathédrale, une statue de bronze antique. Cette statue, à laquelle il manquait un bras, retrouvé quelques mois plus tard, est connue sous le nom d’« éphèbe d’Agde ». Conservée au musée du Cap d’Agde depuis 1987, après avoir été exposée au musée du Louvre, elle est devenue l’emblème de la commune. Dans les années 1960, commence l’aménagement touristique du littoral languedocien sous la direction d’une mission interministérielle dirigée par Jean Racine, conseiller d’État. Celle-ci établit le plan général d’aménagement et le plan d’urbanisme des huit nouvelles stations balnéaires programmées. Dans le cas du Cap d’Agde, l’aménagement est confié à la Société d’équipement du Biterrois et de son littoral (SEBLI) et Jean Le Couteur est désigné comme architecte en chef. La construction de la station du Cap d’Agde donne un élan décisif au développement de la commune, entraînant un quasi-doublement de la population entre 1968 et 1999. En 1976 est lancé, sous forme d’une ZAC, l’aménagement de la troisième tranche du Cap-d’Agde. Celle-ci concerne le secteur Richelieu-Rochelongue sur 200 hectares et prévoit de créer 20000 lits. Le 11 mai 1987, c’est l’inauguration de la nouvelle mairie installée dans l’ancienne caserne Mirabel, qui permet de faire face au développement des services administratifs de la commune consécutif à l’expansion démographique. Élu en 1989, le maire socialiste, Régis Passérieux, confie à l’architecte Jean-Michel Wilmotte l’aménagement du quartier de Rochelongue, dernière phase de la construction du Cap-d’Agde. Le mail de Rochelongue, inspiré des ramblas de Barcelone, est construit en 1991, mais n’aura finalement que le tiers de la longueur initialement projetée. En 1993, Agde reçoit les XII.me Jeux méditerranéens. La cérémonie d’ouverture, présidée par François Mitterrand, se déroule au Cap d’Agde le 16 juin, dans un bassin devant l’Aqualand. Le village des athlètes est également installé dans la station. Certaines épreuves (tennis, golf) se déroulent à Agde. Au cours de l’été 1995, des incidents sont provoqués au Cap d’Agde par des jeunes issus de quartiers difficiles qui y avaient été envoyés dans le cadre de l’opération « Ville Vie Vacances », organisée par le ministère de la Ville. Par la suite, des pratiques discriminatoires auraient été mises en place par des agents immobiliers avec la complicité de l’office de tourisme, entraînant en 2003 une plainte de SOS-Racisme contre celui-ci. Condamné en première instance en 2006, l’office de tourisme d’Agde a été définitivement relaxé en cassation en janvier 2008. Du 16 au 19 décembre 1997, la commune subit une forte inondation provoquée par une nouvelle crue de l’Hérault. Un nouvel épisode d’inondation se produit en décembre 2003, l’Hérault atteint un débit de 1 500 m3⋅s-1. La commune d’Agde appartient au canton d’Agde. Sur le plan électoral elle fait partie de la septième circonscription de l’Hérault (Agde-Sète) dont le député est le maire d’Agde, Gilles d’Ettore. Depuis 2003, la commune fait partie de la communauté d’agglomération Hérault Méditerranée (CAHM). Cet ensemble, créé le 1er janvier 2003 par regroupement des Communautés de communes du Pays d’Agde et du Pays de Pézenas, regroupe 19 communes et 63000 habitants permanents de la basse vallée de l’Hérault. Le maire d’Agde, Gilles Ettore, est le président de cette structure intercommunale qui gère notamment le développement économique, l’aménagement de l’espace, l’équilibre social de l’habitat et la politique de la ville. La commune est également comprise dans le périmètre du SCOT (schéma de cohérence territoriale) du Biterrois, qui concerne 87 communes de l’Ouest héraultais. Ce schéma d’urbanisme territorial, arrêté le 11 juin 2003 par le préfet de l’Hérault, est en cours d’élaboration et devrait être approuvé en 2010. L’électorat agathois penche plutôt à droite, ainsi que le montrent les dernières consultations électorales. La majorité municipale a cependant oscillé entre droite et gauche dans les deux dernières décennies, donnant deux mandats à un maire socialiste entre 1989 et 2001. Les élections municipales de mars 2008 se sont déroulées en deux tours. Au premier tour, qui a réuni 13855 votants, cinq listes étaient en présence, celle conduite par le maire sortant « Union agathoise 2008 », majorité présidentielle, obtenant 44,46 % des suffrages exprimés, les deux listes suivantes, « Agde à venir », centriste – divers gauche, dirigée par Fabrice Mur, et « Agde 2008, plus belle la ville », parti socialiste, dirigée par Régis Passerieux, ancien maire, obtenant respectivement 25,27 %et 22,37 %, avec une abstention égale à 30,94 %. Au second tour, la liste d’Ettore l’a emporté en réunissant 51,71 % des suffrages exprimés, contre 48,29 %pour Fabrice Mur, tandis que l’abstention avait diminué (26,24 %). À l’élection présidentielle française de 2007, le premier tour a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 37,19 % soit 6038 voix, suivi de Ségolène Royal avec 21,33 % soit 3463 voix, suivi de Jean-Marie Le Pen avec 17,29 % soit 2808 voix, et enfin de François Bayrou avec 12,18 % soit 1977 voix, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %. Au second tour, les électeurs ont voté à 62,47 % soit 9919 voix pour Nicolas Sarkozy contre 32,53 % soit 5960 voix pour Ségolène Royal, résultat nettement plus à droite que la moyenne nationale qui fut, au second tour, de 53,06 % pour Nicolas Sarkozy et 46,94 % pour Ségolène Royal. Pour cette élection présidentielle, le taux de participation a été très élevé. Sur 19548 inscrits sur les listes électorales agathoises, on compte 16503 votants, soit 84,42 %, 3045 abstentions, soit 15,58 %, 624 blancs ou nuls, soit 3,78 %, et 15 879 votes exprimés, soit 96,22 %. Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du 29 mai 2005, les Agathois ont majoritairement voté contre la Constitution européenne, avec 63,64 % de « non » contre 36,36 % de « oui », avec un taux d’abstention de 30,27 %. Ces chiffres amplifient nettement la tendance nationale (France entière : « non » à 54,67 % – « oui » à 45,33 %)et résultent de la conjonction des groupes hostiles à l’intégration européenne, de gauche et d’extrême droite. Le conseil municipal agathois comprend 35 membres dont le maire, 10 maires-adjoints et 24 conseillers municipaux. À la suite des dernières élections municipales (mars 2008), le maire sortant, Gille d’Ettore, a été élu pour un second mandat. La composition du conseil municipal résultant de ces élections est la suivante : Groupe Président Effectif Statut « Union agathoise 2008 », majorité présidentielle Gilles d’Ettore 27 majorité. « Agde à venir », divers gauche Fabrice Mur 8 opposition. Les services de la mairie sont installés depuis 1987 dans les locaux du site Mirabel, du nom d’une ancienne caserne (qui hébergea notamment au début du XX.me siècle, le 17e régiment d’infanterie), certains services, dont l’état civil, sont toutefois restés dans l’ancien site de la « maison du cœur de ville ». Il existe également deux mairies-annexes situées au Grau-d’Agde et au Cap-d’Agde. La commune dispose d’un centre communal d’action sociale qui gère notamment les crèches et les foyers pour personnes âgées. Des « comités de quartiers » ont été instaurés en 2001 pour faciliter les échanges entre la municipalité et la population. Au nombre de sept, ils représentent les quartiers suivants : Cœur de ville, Monaco – Saint-Loup, Mirabel-Lyautey, Cayrets, Grau-d’Agde – Tamarissière, Cap Ouest, Cap Est. Un « conseil municipal des jeunes » a été instituée en 2004. Composé de 25 membres âgés de 10 à 16 ans, il vise à sensibiliser les jeunes à la gestion d’une collectivité locale. Depuis 2006, la commune est membre du réseau « Ville amie des enfants » lancé par l’UNICEF en partenariat avec l’Association des maires de France (AMF) pour servir la cause des enfants. Le maire d’Agde est adhérent de la Fédération des maires des villes moyennes (FMVM). Liste des maires : Lucien Petit 1944-1945 teinturier, président du Comité de libération. Louis Reboul 1945-1953 boucher. Louis Vallière 1953-1965 viticulteur, écrivain, membre fondateur de l’Escolo dau Sarret. Pierrick Lapeyre 1965-1971 vétérinaire. Pierre Leroy-Beaulieu 1971-1989 RPR, conseil en relations publiques, député de l’Hérault de 1968 à 1973. Régis Passerieux 1989-2001 PS, avocat, énarque. Gilles d’Ettore 2001-2008 sans étiquette puis UMP, ancien officier de police, Gilles d’Ettore (mandat en cours) 2008-2014 UMP, ancien officier de police, permanent politique, député de l’Hérault depuis 2007. Agde constitue, selon la définition de l’Insee, un « pôle urbain » dont l’aire urbaine se limite à la seule commune centre. Cela reflète le pouvoir d’attraction limité de la commune sur les communes environnantes qui subissent l’attraction des pôles d’emploi et des aires commerciales de Béziers à l’ouest et de Sète à l’est. La population d’Agde a régulièrement augmenté au cours de la première moitié du XIX.me siècle, gagnant près de 45 % entre 1800 (6744 habitants) et 1861 (9747 habitants), avant de connaître une stagnation qui a duré jusqu’au lendemain de la seconde guerre mondiale. Cette longue période est marquée par plusieurs crises. En 1891 la population repasse sous le seuil des 8000 habitants (A), un peu en dessous du recensement de 1806, à une période qui correspond à la fin du trafic commercial du port d’Agde, déclin amorcé dès les années 1870, et qui suit une série de crises viticoles dues à l’apparition successives de l’oïdium et surtout du phylloxéra, apparu en 1876, puis du mildiou et du black-rot. Xxx Une fois ces crises surmontées, la population retrouve la croissance jusqu’à la veille de la Première Guerre mondiale, évolution marquée toutefois par un creux en 1906 qui coïncide avec une nouvelle crise viticole, de surproduction, qui donnera lieu à la révolte des vignerons du Languedoc en 1907. À la fin de la Grande Guerre (recensement de 1921 B), la population a baissé de 10 % par rapport au recensement précédent. Dans l’entre-deux guerres, la reprise de la population enregistrée dans les années 1920 est arrêtée par la grande crise économique et une nouvelle décroissance est enregistrée au recensement de 1936. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale (C), la population est repassée au-dessous du seuil des 8000 habitants. Elle retrouve un début de croissance dans les années 1950 avec un premier développement du tourisme balnéaire sur le littoral (le Grau-d’Agde, La Tamarissière) et la commune retrouve au milieu des années 1960 le niveau de population qu’elle avait un siècle plus tôt. À partir de 1968, une croissance très rapide s’amorce qui coïncide avec le début de l’aménagement de la station touristique du Cap d’Agde (D). Elle conduit à un quasi-doublement du nombre d’habitants en une trentaine d’années (1968-1999), soit un taux de croissance annuel moyen de 2,199 %.L’augmentation de la population dans toute cette période est due essentiellement au solde migratoire, dont le taux annuel s’élève à 1,75 % de 1975 à 1982, 3,74 % de 1982 à 1990 et 1,43 % de 1990 à 1999. Dans le même temps, le solde naturel, résultant de l’écart entre taux de natalité et taux de mortalité, s’élevait respectivement à 0,19 %, 0,22 % et 0,30 %.Entre 1999 et 2006, la croissance de la population s’est poursuivie, mais à un rythme moindre (+ 0,91 % par an). L’évolution du nombre d’habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Agde depuis cette date. Economie : balnéaire et port de plaisance grâce au Cap d’Agde, le tourisme et le commerce sont les principales sources de revenus d’une cité autrefois essentiellement fondée sur la pêche et la viticulture. La Tamarissière et le Grau-d’Agde, bâties elles aussi sur le territoire de la commune d’Agde, sont des stations balnéaires beaucoup plus familiales que le Cap d’Agde, avec de nombreux campings. La pêche y reste importante (criée du Grau-d’Agde). La commune possède une antenne de la chambre de commerce et d’industrie de Béziers Saint-Pons. Au recensement de 1999, la commune comptait 6998 emplois dont environ 80 % de salariés et 20 % de non salariés. Ces emplois se répartissaient très majoritairement (83,2 %) dans le secteur tertiaire (administration, enseignement, santé, commerce, services, transports, immobilier). Cette répartition reflète le développement touristique de la commune. La population active comptait 8016 personnes, soit un taux d’activité de 47,2 %. Parmi celles-ci, 5979 avaient un emploi et 2009 étaient en chômage, soit un taux de chômage de 25,1 %, égal au double du taux national et nettement plus élevé que la moyenne départementale égale à 19 %. Les moins de trente ans sont les plus touchés, avec un taux de chômage de 31,21 %. Parmi les personnes ayant un emploi, 75,8 % travaillaient dans la commune et 20,8 % dans d’autres communes du département. Les transports domicile-travail se faisaient très majoritairement (72 %) en voitures particulières. Au 31 décembre 2005, la commune comptait, hors agriculture, 2881 entreprises et d’établissements. Ces entreprises appartiennent très majoritairement aux secteurs « services » (1724 entreprises, soit 59,8 %) et « commerce et réparations » (817 entreprises, soit 28,4 %). Il s’agit dans la grande majorité des cas d’entreprises sans personnel salarié (1789 entreprises, soit 62 % du total). On dénombre 124 entreprises de plus de dix salariés, toutefois ces dernières emploient 65 % des salariés. En 2003, Agde concentrait 4,1 % des établissements du champ industrie-commerce-services (excluant agriculture, services financiers et administration) de l’Hérault, ce qui la plaçait au 4e rang départemental après Montpellier, Béziers et Sète. Pour l’année 2006, Agde a enregistré 439 créations d’entreprises. Elle se situe ainsi au 48e rang national. Les principales entreprises d’Agde par le chiffre d’affaires sont Solatrag (Société languedocienne de travaux publics et de génie civil) et le casino du Cap d’Agde. Ce dernier, exploité par le groupe Tahoe, se classait en 2007 au 37e rang des casinos français avec un produit brut des jeux de 22,8 millions d’euros. Autres entreprises notables : le Réservoir Massal (construction métallique, chaudronnerie) dans la zone d’activité des Sept Fonts, et les chantier naval Allemand (construction navale, entretien et manutention de bateaux), au Grau-d’Agde. De nombreuses entreprises sont regroupées dans la zone d’activité économique des Sept Fonts (23 ha), située à l’entrée est de la ville entre la route de Sète et la voie ferrée. La « zone technique » du port de plaisance du Cap-d’Agde regroupe des entreprises de réparation navale, de manutention et d’accastillage. La surface agricole utile (SAU) représente environ 26 % du territoire communal avec 1310 hectares, dont 366 ha de terres labourables et 54 ha de surfaces toujours en herbe, le reste étant essentiellement consacré à la viticulture. La vigne consacrée à la production de vin, partie du vignoble du Languedoc, occupait 863 hectares en 2006, soit 17 % du territoire communal. La régression moyenne des surfaces plantées en vigne a été de 29 hectares par an entre 1979 et 2000, sous l’effet de l’urbanisation et du tourisme. En termes d’emploi, l’agriculture est devenue une activité marginale dans la commune puis qu’elle représentait (en 2000) 121 actifs en équivalent temps plein, soit 1,7 % de l’emploi total. Le nombre d’exploitations était en baisse sensible : 100 exploitations (dont 51 professionnelles) en 2000 contre 169 en 1988. La cave coopérative d’Agde a fusionné en septembre 1998 avec celle de Marseillan pour former les « caves Henri de Richemer », dont la production annuelle moyenne est de 105000 hectolitres de vin. La production consiste en vins de pays d’Oc, vins de pays de l’Hérault et vins de pays des côtes de Thau. Le site d’Agde est spécialisé dans des vins rosés de cépages traditionnels. Les vins rosés sont élaborés principalement à partir de cépages carignan, grenache et cinsault. La cave d’Agde est inscrite dans la « route des vignerons et des pêcheurs des pays d’Agde ». Le port de pêche du Grau-d’Agde et la criée au poissons (créée en 1982) sont gérés par une société d’économie mixte locale (SEM), « La Criée aux Poissons du Pays d’Agde », associant la commune (50,2 % du capital social) et les pêcheurs (dont 48,8 % pour la Coopérative pêcherie agathoise). Créée en 1998, cette SEM est concessionnaire du département pour l’exploitation du port. Celui-ci, implanté sur la rive gauche de l’Hérault, à un kilomètre de l’embouchure, comprend un quai de 120 mètres de long, un terre-plein de 10000 m2 et une halle à marée de 900 m2. La flottille du port de pêche du Grau-d’Agde compte notamment onze chalutiers de fond, deux chalutiers pélagiques et quatre thoniers senneurs, ainsi qu’une quarantaine d’embarcations de « petits métiers » du large ou côtiers. Une quinzaine de petits métiers sont également basés dans l’avant-port du Cap-d’Agde, et pratiquent en été la vente directe au public sur le quai. Les chalutiers réalisent environ 85 % des prises en tonnage. En 2007, les ventes à la criée ont porté sur 1639 tonnes de poissons, ce qui fait de cette criée la deuxième de la Méditerranée française après Sète, et la 29e au plan national. Agde est rattachée au quartier des affaires maritimes de Sète (code ST) ainsi qu’au comité local des pêches maritimes (organisation professionnelle des pêcheurs) de Sète. Dans ce quartier, les principales espèces pêchées (en 2003) sont le merlu commun, l’anchois commun, la sardine, le poulpe et le thon rouge. Cette activité est confrontée à la surpêche, notamment pour la pêche au thon. C’est ainsi que la Commission européenne a interdit à partir du 1er janvier 2008 l’utilisation des filets maillants dérivants (la « thonaille ») pour la capture des thons rouges de Méditerranée et fixé des quotas de prise. En 2008, les permis de pêche spéciaux (PPS) pour le thon rouge ont été suspendus à partir du 16 juin pour épuisement des quotas, décision contestée par le Syndicat des thoniers méditerranéens (STM), basé à Marseille. En 2009, c’est un quota global de 3017 tonnes qui a été fixé pour les 36 thoniers-senneurs de Méditerranée. Les « petits métiers » sont des bateaux de 5 à 17 mètres de long qui pêchent généralement dans la bande côtière des trois milles entre Sète et Valras, ou dans l’étang de Thau par mauvais temps. Ils utilisent différents engins de pêche : filets maillants, filets trémails, filets tournants, palangres calées, nasses et cannes à pêche, ainsi que la plongée. Ces pêcheurs fréquentent notamment les zones de filières à moules et de récifs artificiels, mis en place au large d’Agde depuis 1985 et qui ont eu un effet positif sur la ressource halieutique. Les patrons pêcheurs concernés sont regroupés dans la « prud’homie de pêche d’Agde » dont la compétence s’étend au littoral d’Agde dans la limite des eaux territoriales (12 milles). Cet organisme, qui est par nature un établissement public spécialisé, est compétent pour régler les différents entre pêcheurs, réglementer l’organisation de la pêche et assurer la police des pêches dans sa zone de compétence. Le tourisme est la principale activité de la commune d’Agde. Classée « station balnéaire », le 4 juin 1971, Agde est aussi l’une des premières stations touristiques de France par sa capacité d’accueil, estimée à 170648 lits (1999), et voit sa population estivale augmenter très fortement. Agde est aussi labellisée « France station nautique » et « Tourisme et handicap ». Le maire d’Agde est adhérent et membre du conseil d’administration de l’Association nationale des maires des stations classées et des communes touristiques (ANMSCCT). Au 1er janvier 2008, la commune comptait 25 hôtels pour 714 chambres (2 et 3 étoiles à 91 %), 27 terrains de campings pour 6988 emplacements (2 et 3 étoiles à 92 %). Les résidences secondaires, dont le nombre était évalué à 25962 au recensement de 1999, représentent une capacité d’accueil très importante, 146445 lits, soit 85,9 % de la capacité d’accueil de la commune. C’est la deuxième commune de France après Paris pour le nombre de résidences secondaires. À cela s’ajoute la capacité d’accueil des villages et colonies de vacances ainsi que des ports de plaisance (Cap-d’Agde, Ambonne, Grau-d’Agde). Agde se caractérise par une part limitée de la capacité d’hébergement marchand, environ 15 % de la capacité totale, ce qui constitue un frein au développement du tourisme dans la commune, et par un taux de fonction touristique élevée, 8,5 en 1999, ce qui signifie que la capacité d’accueil touristique est plus de huit fois supérieure à la population permanente. La densité touristique s’élevait en 1999 à 3359 lits par kilomètre carré. Quelques chiffres permettent d’estimer l’importance de cette activité très saisonnière dont la saison est principalement concentrée sur deux mois, juillet et août. La fréquentation touristique est estimée à 15 millions de nuitées par an, dont 12 pour le Cap-d’Agde (soit près de 40 % du total de l’Hérault). L’office de tourisme reçoit environ 350000 personnes par an. Parmi les sites de la commune les plus attractifs figurent le parc aquatique Aqualand qui accueille 195000 visiteurs annuels et l’aquarium du Cap-d’Agde (109000) tandis que le village naturiste reçoit 40000 personnes. Les musées et monuments sont nettement moins fréquentés : 23200 visiteurs annuels pour la cathédrale Saint-Étienne, 13100 pour le musée de l’Éphèbe, 12400 pour le fort de Brescou et 4500 pour le musée agathois (chiffres 2006). La commune s’est dotée d’outils pour gérer cette activité. La Société de développement économique d’Agde et du littoral (SODEAL), dont la commune est le principal actionnaire, est chargé de gérer les équipements touristiques dont la commune est propriétaire (ports, campings, base nautique) et d’assurer des prestations de services dans les foires et salons ou pour l’organisation de manifestations diverses. L’office municipal de tourisme, créé le 28 décembre 1978, assure l’accueil des touristes à la bulle d’accueil du Cap-d’Agde et en divers autres lieux et gère divers équipements : arènes, palais des fêtes, palais des congrès… Les activités touristiques ou fortement touristiques, qui comprennent l’hôtellerie et les terrains de camping, ainsi que le petit commerce d’alimentation et la restauration, emploient plutôt des jeunes et procurent des salaires inférieurs aux autres activités. Ce sont en outre des activités fortement saisonnières si bien qu’à Agde les salariés travaillent, en moyenne, entre 50 et 55 % d’un temps plein contre 63,9 % pour l’ensemble des salariés du Languedoc-Roussillon. Une « Maison du travail saisonnier » (MTS) a été créée au Cap-d’Agde en 2003 sous l’égide de la communauté d’agglomération. Cette structure a pour objectif de faciliter le contact entre les employeurs et les employés saisonniers des secteurs du tourisme et de l’agriculture. Elle associe également des représentants des directions régionale et départementale du travail, des syndicats de salariés et des organisations patronales.Au 31 décembre 2006, Agde comptait 838 entreprises du secteur « commerce et réparations », dont les deux tiers sans aucun salarié. Ce secteur employait 1416 salariés, soit un cinquième des emplois salariés de la commune. Seules deux entreprises comptaient plus de 50 salariés. La commune compte 30 établissements de type GMS (grandes et moyennes surfaces) pour 52500 m² de surface de vente. Le commerce à Agde se compose de trois secteurs contrastés. Le commerce de centre-ville est vieillissant et en perte de vitesse, en particulier pour le commerce anomal et le haut de gamme, pour lesquels il est concurrencé par le commerce de périphérie et les villes voisines (notamment Béziers). Le projet « Agde Cœur de Ville » prévoit notamment une action de modernisation et de diversification de l’offre commerciale. Le commerce de périphérie s’est développé autour de deux pôles situés route de Sète d’une part et dans le secteur des Cayrets en bordure de la rocade d’autre part, autour de deux hypermarchés de taille moyenne, respectivement de 4500 m² (Intermarché) et 6400 m² (Hyper U). Sur le littoral, les stations du Cap-d’Agde et du Grau d’Agde disposent d’un commerce de type touristique, dont beaucoup de boutiques ouvertes seulement en saison d’été. La cathédrale Saint-Étienne, classée monument historique en 1840 est le principal monument de la ville. C’est une église fortifiée de style roman très austère, construite au XII.me siècle, entièrement en lave basaltique de couleur noire. Le clocher, en forme de donjon, haut de 35 mètres date du XIV.me siècle. Elle fut consacrée cathédrale en 1453. Elle contient un retable en marbre de Caunes du XVIIIe siècle placé derrière le maître-autel et une chaire en marbre également du XVIII.me siècle, tous les deux classés en 1840. Les évêques d’Agde ainsi que le corsaire Claude Terrisse y ont été inhumés. L’église Saint-André, classée monument historique en 1984, construite au V.me siècle, a été profondément remaniée depuis. Elle fut le siège du concile d’Agde en 506. L’église Saint-Sever, dite des pêcheurs, est de style gothique méridional. Elle a été construite en 1499 sur l’emplacement d’une église romane dont certains éléments sont encore visibles. Cette église a été restaurée et très modifiée en 1953 à la suite de l’écroulement de la voûte survenu en 1922. Elle contient une statue du Saint-Christ en bois polychrome datant du XVI.me siècle, classée au titre objet en 1911. L’église Notre-Dame-du-Grau se trouve au Grau-d’Agde, près des berges de l’Hérault, à deux kilomètres au sud d’Agde. Elle a été construite en 1584, ainsi qu’un couvent de capucins, par le connétable Henri Ier de Montmorency par agrandissement d’une ancienne chapelle du V.me siècle. La chapelle de l’Agenouillade, située aussi au Grau-d’Agde, à proximité de la précédente, a également été construite par le connétable de Montmorency. Cette petite chapelle abrite un rocher qui, selon la légende, porte la marque des genoux de la Vierge dont l’apparition agenouillée aurait fait reculer les flots qui menaçaient la ville au V.me siècle. Elle abrite une statue de la Vierge à l’enfant en marbre blanc classée au titre objet en 2001. Plusieurs édifices religieux ont été désaffectés ou détruits. Situées place Molière, deux chapelles de l’ancien couvent Notre-Dame construit vers 1630, dont les religieuses ont été chassées à la Révolution, d’abord converties en casernement pour l’armée, ont connu depuis diverses vicissitudes : la grande chapelle, restaurée en 1983, est devenue une salle d’expositions municipale (l’« Espace Molière »), tandis que la petite chapelle adjacente abritait jusqu’en 2008 l’office de tourisme. La chapelle du pensionnat des Dames de la Nativité, transformé par la municipalité en école de filles (école Anatole France), sert également de salle d’exposition ; elle fut construite en 1883 dans un style néogothique. L’ancienne chapelle du canal du Midi, construite en 1773 près de l’hôtel Riquet, est aujourd’hui une habitation privée. De la chapelle des Pénitents Gris, construite en 1608 près de la place du Jeu de Ballon, on peut encore apercevoir quelques éléments architecturaux dans les immeubles actuellement occupés par des commerces. Le centre historique d’Agde compte de nombreuses maisons des XVII.me et XVIII.me siècles, voire une maison datée de 1500, inscrite en 1937 à l’inventaire des monuments historiques. L’hôtel Malaval, construit au XVII.me siècle et l’hôtel de Viguier-Guérin, construit aux XVI.me et XVII.me siècles, ont été inscrits à l’inventaire des monuments historiques en 1965. La maison du « Cœur de Ville »», ancien siège de la mairie, est l’ancienne maison consulaire bâtie au XVII.me siècle et agrandie en 1782. Le rez-de-chaussée, ouvert par des arcades sur trois côtés, a abrité autrefois un marché couvert. Cette construction de deux étages, entièrement de basalte noir, a été inscrite monument historique par arrêté du 1er avril 1935. L’ancien palais épiscopal, classé monument historique en 1984, a été construit aux XII.me et XVI.me siècles. Ce long bâtiment, éclairé par deux rangées de fenêtres hautes, s’étirait le long du quai de l’Hérault entre la cathédrale et le pont actuel. En 1863 il fut coupé en deux pour permettre le passage du pont suspendu construit dans l’axe de l’avenue qui mène à la gare. Seuls subsistent les soubassements côté quai et la partie adjacente à la cathédrale, en partie remaniée dans un style pseudo-médiéval, qui abrite l’hôtel-restaurant de la Galiote. La partie opposée, qui a abrité un temps le tribunal de commerce a été démolie en 1982. Des mascarons qui ornaient les fenêtres ont été réemployés sur une façade du musée de l’Éphèbe. Deux glacières, sur les trois recensées dans la ville, sont inscrites à l’inventaire des monuments historiques en 1995. Édifiées au XVII.me siècle, elles se présentent sous la forme de silos cylindriques souterrains en maçonnerie, dans lesquels le pains de glace étaient introduits par une trappe circulaire située au sommet. La plus récente (1680), située place de la Glacière dans la partie haute de la vieille ville, a 6,8 mètres de diamètre et 8 mètres de haut. Elle est ouverte à la visite et a fait l’objet d’une restauration en 2009. Le canal du Midi, lui-même classé au patrimoine mondial de l’humanité, compte à Agde trois éléments remarquables : l’écluse ronde du canal du Midi inscrite à l’inventaire des monuments historiques en 1996. Cette écluse bâtie en basalte, autrefois parfaitement circulaire d’un diamètre de 29,90 m, permet aux bateaux de prendre trois directions, à trois niveaux différents : la branche ouest du canal vers Béziers, la branche est du canal vers l’étang de Thau par le bief amont de l’Hérault, la mer Méditerranée par le « canalet » qui rejoint le bief aval du fleuve. Pour que les bateliers, ou barquiers, continuent de faire leur métier, cette écluse a été partiellement agrandie dans les années 1970 pour l’adapter au gabarit Freycinet et rendre possible le passage des péniches de 36 m, supprimant la symétrie d’origine de l’ouvrage ; le pont Saint-Joseph inscrit à l’inventaire des monuments historiques en 1997, pont à trois arches situé à environ 1,5 km à l’est de l’écluse ronde ; l’hôtel Riquet, ancien bâtiment d’administration du canal, situé devant le bassin du port fluvial tout près de l’écluse ronde. Les vestiges des anciens remparts, visibles en bas de la promenade (rue du 4 septembre), ont été classés monument historique par arrêté du 21 décembre 1984. On peut voir à leur base l’appareillage à gros blocs de basalte datant de l’époque grecque. Il n’en subsiste qu’une cinquantaine de mètres alors qu’autrefois ils entouraient complètement la cité d’Agde et le bourg adjacent. Les dernières tours qui subsistaient au XIX.me siècle ont été détruites en 1850. Le Château Laurens, néo-classique et art nouveau début XX.me siècle, se trouve près du centre d’Agde, dans la Belle Isle, isolée d’une part par l’Hérault (rive droite) et d’autre part par le canal du Midi et le diverticule du Canalet. Le château, acquis par la ville en 1994 a été classé monument historique en 1996. La « Tour des Anglais » inscrite à l’inventaire des monuments historiques en 1939 est une tour de défense côtière, crénelée, datant du XVIII.me siècle, située sur le versant sud du mont Saint-Loup. Une tour similaire, la tour du Castellas, se trouve à quelques kilomètres plus à l’est, dans la commune de Sète, sur le lido séparant l’étang de Thau de la mer. Le fort de Brescou inscrit à l’inventaire des monuments historiques en 1996, sur l’îlot du même nom, situé devant l’entrée du port de plaisance du Cap-d’Agde, remonte au dernier quart du XVII.me siècle et est généralement attribué à Vauban. Il succède à un premier fort construit en 1586 par le vicomte de Joyeuse dans sa lutte contre les Protestants. Plusieurs statues et fontaines (XIX.me) ornent le centre ville, notamment : « la Belle Agathoise », fontaine située au bas de la promenade devant les anciens remparts, datant de 1858, dominée par la statue en marbre de Carrare d’une jeune fille symbolisant la ville « Agathé », due au sculpteur Auguste Baussan, accompagnée de trois lions en marbre blanc• « la Gloire de la République », statue ornant un bassin en haut de la promenade, copie d’une première statue en bronze due au sculpteur Jacques Villeneuve, érigée en 1909 et fondue en 1941 sous le régime de Vichy, remplacée à l’identique en 1995• « Amphitrite », déesse de la navigation, érigée sur un globe terrestre au centre de la place de la Marine, cette statue, réalisée par le sculpteur Chervet pour le palais du Trocadéro fut donnée à la ville d’Agde en 1937• la « fontaine Napoléon », en bas de la rue Jean Roger, érigée en 1802 (an X) en l’honneur de l’empereur, qui cependant ne passa jamais par Agde. Au Cap-d’Agde, une œuvre du sculpteur François Stahly, la tour de la vigie, érigée en 1984, couronne l’immeuble le plus élevé de la station. Une œuvre du sculpteur russe Zourab Tsereteli, don de la fédération de Russie, a été érigée en 2004 au Cap-d’Agde devant le palais des congrès. Elle représente, environné de monuments parisiens, l’écrivain Honoré de Balzac, qui n’a pourtant aucun lien particulier avec la commune d’Agde. L’Éphèbe d’Agde reste un emblème de la ville. Cette statue antique en bronze, de 1,4 m de haut, datée du IV.me siècle av. J.-C., a été trouvée dans le lit de l’Hérault en 1964 et est revenue à Agde en 1986, après avoir été exposée au musée du Louvre pendant plus de vingt ans. Elle évoque le style du sculpteur Lysippe de Sicyone et pourrait représenter l’empereur Alexandre le Grand. Elle est conservée dans le « musée de l’Éphèbe », construit spécialement à cet effet, qui fut alors inauguré par le ministre de la Culture de l’époque, François Léotard. Une copie de grandes dimensions a été érigée sur un rond-point routier près de la rocade sud. Outre le canal du Midi, site classé au patrimoine mondial de l’Unesco, la commune d’Agde possède plusieurs sites inscrits pour leur intérêt du point de vue scientifique, pittoresque et artistique, historique ou légendaire (loi du 2 mai 1930) : le bois de la Tamarissière et les dunes (19,62 ha), le cap d’Agde, la conque et ses abords (17,4 ha), la chapelle Notre-Dame-du-Grau et ses abords (9,96 ha), le fort de Brescou (0,5 ha), l’ensemble formé par l’Hérault, le canal du Midi et le Canalet (36,86 ha), la place de la Marine et le quai du commandant Mages (0,68 ha). Plusieurs sites naturels, le plus souvent des zones humides sont protégés à divers titres eu égard à leur richesse faunistique et floristique. Sites naturels protégés intéressant la commune d’Agde : Étang du Bagnas• Posidonies du Cap d’Agde• Carrières de Notre-Dame• Cours inférieur de l’Hérault. La réserve naturelle nationale du Bagnas s’étend sur 561 hectares. C’est une zone humide qui comprend les étangs du Petit Bagnas, marais à sansouïres à sec en été, et du Grand Bagnas, grand étang d’eau douce à roselières. Classée réserve nationale en 1983, cette zone recèle une avifaune très riche avec près de 240 espèces d’oiseaux. Sa gestion est assurée par l’association de défense de l’environnement et de la nature des pays d’Agde (ADENA). Plusieurs sites de la commune sont inclus dans le réseau Natura 2000. Il s’agit de l’étang du Bagnas, déjà cité, du cours inférieur de l’Hérault, qui abrite notamment deux espèces de poissons d’intérêt, l’Alose feinte (Alosa fallax), espèce vulnérable, et le Toxostome (Chondrostoma toxostoma), de la partie nord-ouest de la commune, appartenant à la plaine du Bitterois, aux nombreuses espèces d’oiseaux à forte valeur patrimoniale, et des herbiers de posidonies (Posidonia oceanica) sur 2317 hectares au large du Cap d’Agde, à la riche faune – présence de la Grande nacre (Pinna nobilis). Près de Notre-Dame-du-Grau, des mares méditerranéennes, installées dans d’anciennes carrières de basalte, temporairement asséchées durant les mois d’été, recèlent une flore et une faune particulière, comme le triton marbré et le triton palmé, et ont été proposées au réseau Natura 2000. Le Conservatoire du littoral a acquis, entre 1991 et 2006, plus de 700 hectares dans la commune (dont 673 ha dans le secteur du Bagnas). Depuis 1995, un « sentier sous-marin » a été aménagé sur 300 mètres le long de la falaise du Cap-d’Agde, entre la plagette et les rochers volcaniques du cap, permettant de découvrir jusqu’à cinq mètres de profondeur sept biotopes sous-marins balisés par des bouées. L’animation est assurée par l’ADENA Agde a obtenu en 2007 le label « ville fleurie », avec deux fleurs, attribué par le « Conseil national des villes et villages fleuris de France » au concours des villes et villages fleuris. La commune dispose de 130 hectares d’espaces verts et de nombreuses plantations intégrées dans les aménagements routiers. Les plus importants, à l’exception du parc de Belle-Isle proche du centre ville sur la rive droite de l’Hérault, se trouvent au Cap-d’Agde. Il s’agit en particulier des pinèdes du mont Saint-Loup et du mont Saint-Martin, ainsi que du massif du mas de la Clape qui entoure le musée de l’Éphèbe. Ces trois espaces ont été acquis par le Conservatoire du littoral. Agde est l’une des villes du Languedoc où se pratiquent de longue date les joutes languedociennes. Pratiquées principalement sur l’Hérault, devant la cathédrale ou au Grau-d’Agde, leur usage est attesté depuis 1601, lors d’une manifestation en l’honneur du duc de Montmorency. Il existe dans la commune deux sociétés de joutes : la « Société nautique des jouteurs agathois » (SNJA), créée en 1903, et le « Pavois agathois ». Agde a son hymne traditionnel, la Dagdenca [dateŋk (l’Agathoise), composé en 1934 par Barthélémy Rigal, musicien agathois dont le nom a été donné à l’École municipale de musique, et Jean Bédos, médecin et poète, qui fut maire d’Agde de 1900 à 1919. Le « sarret », coiffe de dentelle, est, avec la « coulane », grand sautoir de chaînes d’or, et le châle orné de perles de jais, un élément du costume traditionnel des Agathoises, porté autrefois lors des grandes occasions. Il a donné son nom à l’association L’escolo dau Sarret. La cuisine traditionnelle agathoise est essentiellement à base de poissons, avec des recettes telles que la lotte à l’agathoise, la bourride à l’agathoise… Elle a été illustrée par le chef Nicolas Albano (1938-2005) qui officia à l’hôtel-restaurant « La Tamarissière », au lieu-dit du même nom, qu’il dirigea. Personnalités liées à la commune : Les saints d’Agde• Florence d’Agde – Chrétienne martyrisée à Agde, en Gaule narbonnaise, pendant la persécution de l’empereur Dioclétien, au début du IV.me siècle. Saint Vénuste, ou Venustus – Premier évêque d’Agde, fut martyrisé par les Alamans, probablement en l’an 408 de notre ère. Saint Sever, venu de Syrie vers l’an 456 – Converti au catholicisme, il fonda un monastère et fit preuve d’une grande charité envers la ville. Il est mort en 500. Saint Maxence, ou Maixent (° 447 † 515) – Né à Agde, disciple de saint Sever, se retira dans le Poitou. Ses reliques sont conservées dans l’abbatiale de Saint-Maixent-l’École. Étienne d’Agde (° 975 † 1046) – Né à Agde, évêque d’Apt de 1010 à sa mort. Bernard Aton VI Trencavel (° 1159 † ap. 1214) – Dernier vicomte d’Agde. Henri Ier de Montmorency (° 1534 † 1614) – Gouverneur du Languedoc pendant 51 ans, on lui doit la construction de l’église Notre-Dame du Grau, où il fut inhumé, et de la chapelle de l’Agenouillade. Claude Terrisse (° 1598 † 1673) – Corsaire du roi sous Louis XIII et Louis XIV. François Fouquet (° 1611 † 1673) – Frère du surintendant Nicolas Fouquet, évêque-comte d’Agde de 1644 à 1656. Louis Fouquet (° 1633 † 1702) – Frère du précédent auquel il succéda comme évêque-comte d’Agde de 1657 à 1702. Charles Dellon (° 1650 † 1710) – Né à Agde, médecin et écrivain, auteur de la Relation de l’inquisition de Goa publiée en 1687. Louis Charles Armand Fouquet de Belle-Isle (° 1693 † 1747) – Né à Agde, lieutenant général des armées du roi de France et diplomate, mort à la bataille d’Assietta. Charles-François de Saint-Simon Sandricourt (° 1727 † 1794) – Dernier évêque d’Agde, fut guillotiné sous la Terreur le 8 Thermidor an 2 (25 juillet 1794) pour s’être opposé à la constitution civile du clergé. Madame Saqui (° 1786 † 1871) – Né à Agde, poète et linguiste né à Agde, participa au mouvement du Félibrige pour le renouveau de la langue d’oc. Ses œuvres sont parues dans La Bourrido Agatenco publiée en 1866 à Montpellier• Balthazar Floret (° 1791 † 1871) – Poète et linguiste né à Agde, participa au mouvement du Félibrige pour le renouveau de la langue d’oc. Ses œuvres sont parues dans La Bourrido Agatenco publiée en 1866 à Montpellier• Les frères Azéma, Auguste Raymond (° 1868 † 1948), Marius Ernest Joseph (° 1876 – † 1963) et Louis (° 1876 – † 1963) – Artistes peintres et sculpteurs nés à Agde. Une partie de leurs œuvres sont exposées au musée agathois. Jean Félix (° 1885 † 1968) – Maire d’Agde de 1919 à 1944, fut aussi député de l’Hérault de 1918 à 1928 et de 1932 à 1936• Jules Milhau (° 1903 † 1972) – Originaire de Causses-et-Veyran, agrégé d’économie politique, professeur à l’Université de Montpellier, membre du Conseil économique et social, a résidé de 1930 à 1945 à Agde où il a enseigné au Collège d’Agde et fut élu au conseil municipal. Son nom a été donné à la « Maison des Savoirs ». Albert Dubout (° 1905 † 1976) – Dessinateur humoriste, possédait une résidence au cap d’Agde dans les années 1950 et y séjournait une partie de l’été• Auguste-Louis Loubatières (° 1912 † 1977) – Né à Agde, médecin endocrinologue. Il a participé à la mise au point des médicaments antidiabétiques de type sulfamidé. Le lycée d’Agde porte son nom. Jean Le Couteur (° 1916) – Architecte en chef de la station touristique du Cap-d’Agde. Pierre Leroy-Beaulieu (° 1928 † 2006) – Maire d’Agde de 1971 à 1989, il a été député de l’Hérault de 1968 à 1973. Jean Miquel (° 1934 † 1985) – En tant que directeur de la SEBLI, il fut le maître d’œuvre de la construction du Cap-d’Agde. Son nom a été donné au quai d’honneur de la station. Pierre Barthes (° 1941) – Ancien joueur de tennis professionnel, fondateur du « Club Pierre Barthes » au Cap-d’Agde en 1972, devenu depuis sa reprise par la municipalité en 1994, le « Centre international du tennis ». Les frères Pourcel (° 1964) – Nés à Agde, chefs cuisiniers du restaurant « Le jardin des sens » à Montpellier. Laeticia Hallyday (° 1975) – Épouse de Johnny Hallyday, a vécu son enfance au Cap-d’Agde où son père gérait une boîte de nuit.

Pézenas , en occitan Pesenàs, est une commune française située dans le département de l’Hérault et la région Languedoc-Roussillon. La commune compte 8478 habitants et s’étend sur 30 kilomètres carrés. Ses habitants sont appelés les Piscénois. Commune traversée par la rivière Peyne, Pézenas est située dans la plaine du fleuve Hérault, à environ 20 kilomètres de la mer Méditerranée, 50 kilomètres à l’ouest de Montpellier et 23 kilomètres à l’est de Béziers. Elle est facilement accessible par l’autoroute A75 (axe Clermont-Ferrand – Béziers) et par l’autoroute A9 (axe Orange – Espagne). Depuis le bas Moyen-Age, Pézenas était le siège de foires importantes, les Foires du Languedoc, qui attiraient des marchands de tout le bassin méditerranéen. En 1261, la ville devient une seigneurie royale, ce qui donne une expansion nouvelle à ses trois foires annuelles, auxquelles le roi concède de nombreux avantages, confirmant la ville dans son rôle de grand marché lainier. Les États de Languedoc s’y sont tenus (XVIIe siècle) avec l’arrivée de Anne de Montmorency. 1995 mandat en cours Alain Vogel-Singer DVD Expert-comptable,1983-1995 Pierre Guiraud DVG- PS Conseiller Général depuis, 1977-1983 Louis Audibert Gauche, 1953-1977 Jean Bène SFIO Avocat, Conseiller Général (1945-1979),1947-1953 Joseph Garbal DVD, 1945-1947 Jean Bène SFIO Avocat, Conseiller Général (1945-1979), 1941-1945 Raoul Peuchot Maire désigné par le Régime de Vichy, 1931-1941 Jean Bène SFIO Avocat, révoqué par le Régime de Vichy. La commune possède une antenne de la Chambre de commerce et d’industrie de Béziers Saint-Pons. La ville ancienne, secteur sauvegardé depuis 1947, comporte de nombreux hôtels particuliers des XVI.me, XVII.me et XVIII.me siècles, dont la Maison Consulaire, ancien siège du pouvoir municipal où se sont tenus des États de Languedoc, la boutique du barbier Gély, l’hôtel de Lacoste, l’hôtel de Landes de Saint-Palais, l’hôtel Carion de Nizas, l’hôtel d’Alfonce, l’hôtel Malibran… Collégiale Saint-Jean, (XVIII.me siècle), œuvre de Jean-Baptiste Franque. Elle contient des orgues de L’Épine, transformées en 1852 par Aristide Cavaillé-Coll, restaurées par Daniel Birouste. Elle possède également un trésor, composé d’objets provenant des églises de la ville. Église de Saint-Jean-de-Bébian, église romane, classée Monument Historique. Église Saint-Ursule, bâtie en 1686 par le maître-maçon Antoine Carrier et devenue paroissiale après le concordat. Monument de Molière (1897), par Jean-Antoine Injalbert. Le buste de Molière est entouré par une soubrette, figurée par la Lucette de Monsieur de Pourceaugnac, représentant la comédie, et un satyre représentant la satire ; sur la face arrière, masques des comédiens Coquelin cadet (1848-1909) et Jeanne Ludwig (1867-1898) de la Comédie-Française. L’ancien théâtre toujours en attente d’une rénovation et d’une réouverture au Public. Le musée de Vulliod Saint-Germain qui regroupe des collections autour de l’histoire de la ville dont une salle consacrée à Molière. Parcours de sculptures dédiées à Boby Lapointe (Place Boby Lapointe, Parc Sans Souci, Hôpital Local, Cours Jean Jaurès, Place Canabasserie). Un musée lui est également dédié dans l’ancienne boutique du Barbier Gely, où Molière venait chercher son inspiration, Place Gambetta. Son hameau Conas. Personnalités liées à la commune : Bringuier de La Palme : Noble, rentre au consulat le 15 avril 1529 et est nommé 1er consul pour le quarton de la ville. Molière (1622-1673) : Pézenas fut un lieu de séjour de prédilection pour Molière et son Illustre Théâtre lors de ses débuts difficiles en province entre 1646 et 1657, après son premier échec à Paris. Marcel Pagnol écrivit : « Si Jean-Baptiste Poquelin est né à Paris, Molière est né à Pézenas. » Armand de Bourbon, prince de Conti (1629-1666) : Est décédé dans son château de la Grange des Prés en 1666. Il a été le protecteur de la troupe de Molière. Gabriel François Venel (1723-1775) : Chimiste qui inventa l’eau de Seltz. Robert Clive (1725-1774) : Major-général britannique, qui aurait introduit la recette des petits pâtés. Eugène de Grasset (1794-1877) : maire de Pézenas, président du conseil-général et député royaliste légitimiste de l’Hérault (1834-1852). Marie Joseph Emile Gaston Mazuc (1832-1905) : Avocat, auteur de la Grammaire Languedocienne, né à Pézenas le 24 juillet 1832. A Pézenas, il résida, entre autres, au Château de Roquelune. Il décède le 27 mars 1905. Paul Vidal de la Blache (1845-1918) : géographe, père de la géographie française moderne, est né en 1845 à Pézenas. Louis Paulhan (1883-1963) : Pionnier de l’aviation, brevet de pilote n° 10, constructeur d’hydravions, détenteur de plusieurs records Jean Bène (1901-1992) : Résistant, homme politique, maire de Pézenas, sénateur, président du conseil général de l’Hérault, fondateur du quotidien Le Midi Libre. Jean Gau (1902-1979), navigateur français, y décéda. Edmond Charlot (1915-2004) : Premier éditeur d’Albert Camus et « éditeur de la France libre » à Alger durant les années 1940, s’installa à Pézenas de 1980 à sa mort. Boby Lapointe (1922-1972) : Chanteur, acteur et humoriste• Paul Alliès (1945-): professeur de science politique à l’Université Montpellier 1 et homme politique français, Secrétaire national ajoint du Parti Socialiste depuis 2008, Président de la Convention pour la 6ème République depuis 2009. Claude Alranq (1947-) : Né en 1947 à Pézenas, Claude Alranq est un artiste, auteur, metteur en scène, conteur et chercheur Occitan. Il est, à juste titre, un ardent défenseur de l’histoire, la culture et les traditions occitanes. Il a fondé lo Teatre de la Carriera et travaille également en collaboration avec la Compagnie, La Rampe TIO. Auteur de plusieurs pièces et ouvrages, il a notamment publié aux éditions Domens un livre intitulé Théâtre d’Oc Contemporain. Chercheur dans le domaine de l’ethno-scénologie, il fonde, en 2000, la licence professionnelle Acteurs Sud• Jacky Lapointe (1950-2008) : Fils de Boby Lapointe, régisseur de cinéma (Manon des sources, Jean de Florette…), directeur de production d’une vingtaine de documentaires. Amoureux de la chanson et découvreur de talents, il a créé, en 2000, avec Sam Olivier, le Printival Boby Lapointe, festival de chansons françaises qui se tient tous les ans à Pézenas • Alain Robert (1962-) : né en 1962, célèbre escaladeur de gratte-ciel, dit « Spiderman ». Lesprit ovalie est très ancré à Pézenas, une équipe de rugby créée dans les années 1920 engrangent des titres depuis 1956, certains joueurs du club pissénois ont fait les beaux jours du 15 de France. Saint Blaise est le Saint Patron de Pézenas. Fin du XIX.me siècle, le sculpteur Injalbert choisit Lucette pour figurer aux côtés de Molière sur le monument érigé en 1987 à Pézenas, au cœur du Square Molière, à l’initiative d’Albert Paul Alliès. Lucette est un des personnages les plus provençaux du répertoire de Molière. Molière a affublé son prétendu époux, Monsieur de Pourceaugnac, de deux épouses. L’une est picarde, et l’autre qui est Lucette, de Pézenas. Elle le rabroue en langue d’oc et le couard abandonne la place. Le Poulain de Pézenas est le symbole de la ville : il sort notamment pour le jour du Mardi gras, lors de la fête de la ville. La légende veut que Louis VIII, partant en croisade, dû laisser sa jument malade à Pézenas. À son retour, quelle ne fut pas sa surprise de retrouver sa jument vivante et de voir à ses côtés un petit poulain. Il fit immortaliser l’événement en faisant construire un poulain en bois. Il est vêtu d’une « robe » bleue, garnie d’étoiles, sur laquelle est dessiné le blason de la ville. Deux personnages montent ce cheval de bois (aujourd’hui en aluminium) : Estiennette et Estienou. Un meneur le guide dans les rues de la ville. Une musique, composée de tambours, fifres et hautbois, le fait farandoler et danser le rigodon. 2005 est une année de reconnaissance pour ce poulain. En effet, l’Unesco l’a reconnu au titre de patrimoine immatériel de l’humanité. La même année, d’autres traditions populaires ont été honorées par un tel classement (les géants du Nord entre autres). Pézenas possède aussi un chevalet. Pézenas est devenue au fil des années une des principales villes des Métiers d’Art en France. De nombreux artisans d’art et créateurs contemporains sont installés dans la vieille ville. Pendant des années, le souffleur de verre de la rue Alfred Sabatier fit le bonheur des petits et des grands notamment les soirs de nocturnes en été (mercredi et vendredi). Aujourd’hui des artisans d’art demeurent à l’année, on peut, en se promenant dans les rues du cœur historique, trouver des figurines en terre cuite, un ferronnier, des vitraux, des émaux sur cuivre, des peintres, un coutelier… et beaucoup d’autres découvertes. Le centre historique de Pézenas se prête à l’accueil d’échoppes où les artisans d’art peuvent exercer et exposer leur talent. Le petit pâté de Pézenas (pâtisserie sucrée/salée), en forme de bobine ou de tarte, pouvant se déguster en début et en fin de repas, légèrement réchauffé. Une confrérie, noble et gourmande, portant le même nom que cette spécialité a été créée pour le promouvoir. La tradition enseigne que Lord Clive, Gouverneur des Indes, a amené la recette lors de son séjour en 1768. Composé de viande de mouton, de saindoux, de citrons, de cassonade, de noix de muscade, de cannelle et de jaune d’œuf. Le berlingot de Pézenas (sucrerie). On en ignore l’origine. Le sucre est dressé en bâtonnet et parfumé à diverse essences (anis, menthe, café, citron…). Le Ragoût d’Escoubilles (en occitan: « les restes ») est un plat traditionnel du Languedoc. Il est aussi le plat typique et incontournable de la période Carnavalesque à Pézenas. Il est un ragoût fait à partir des restes de saucisses, de viandes, de céleris, d’olives vertes, de carottes et de champignons. On le sert avec des pommes de terre. Le Carnaval de Pézenas est une fête traditionnelle où chacun participe et « joue » son propre rôle (souvent celui d’un jour ou d’un soir). A Pézenas, le Carnaval est la fête de la ville. Il est organisé, chaque année, autour du Mardi gras. Plus exactement, il débute avec la Saint Blaise (Saint Patron de Pézenas). Le jour de Mardi Gras, l’animal totémique de la ville, le Poulain de Pézenas, sort dans les rues de la cité. C’est ce jour là que les déguisements sont de sortie, même si certains préfèrent porter le « pannel » (chemise de nuit blanche). Pour voir le fameux Poulain, il faut se rendre dans la Cour d’Honneur de l’Hôtel de Ville, le jour du Mardi Gras à 15 h 00 et à 21 h 00. La veille du Mardi gras, le lundi soir est organisé un charivari dans le cœur de la « vieille ville ». Les Piscénois, machous, carnavaleux et autres amoureux de la fête déambulent en « pannel » dans les rues et dans les bars aux rythmes de musiques traditionnelles. Ils s’arrêtent pour effectuer des danses tout aussi traditionnelles (feu aux fesses, danse du soufflet….) Le samedi et le dimanche précédents est organisé, depuis 1979, mais avec quelques interruptions (de 1990 à 1993, 2008), un spectacle dit « Spectacle des Machous « . Certains habitants de Pézenas, réunis en association, montent sur les « planches » de la Maison du Peuple pour « pasticher » la vie locale et faire la fête. La dérision, l’art satyrique… relèvent d’une longue tradition locale que l’on nomme « Machade » et que de nombreuses personnes ont perpétué à l’occasion des Fêtes du Carnaval ou à d’autres moment. Métan’oeuf (ancienne association piscénoise) en avait fait également sa spécialité. Plus largement, cette association a pour but de promouvoir, faire vivre, défendre et perpétuer les traditions de la ville « en organisant des expositions, projections, discussions, spectacles, stages, bals, festivités… et en maintenant des contacts entre les Piscénois quel que soit leur lieu de travail ou de résidence ». D’autres personnes, associations ou collectifs œuvrent aussi dans ce sens: Les Fadas, Pébrin’, Calandreta dels polinet… L’Illustre Théâtre de Pézenas est à la fois un théâtre de 250 places présentant une programmation à l’année et une compagnie professionnelle. C’est pour rendre hommage à la fameuse troupe de Molière qu’a été ainsi baptisé « L’Illustre Théâtre ». En 2001, une propriété familiale consacrée à la vigne et au vieillissement du vin, a été transformée en théâtre. Citations, Marcel Pagnol a dit à propos de Pézenas: « Le Languedoc est un œuf dont Pézenas est le jaune. » Marcel Pagnol a également écrit: « Si Jean-Baptiste Poquelin est né à Paris, Molière est né à Pézenas. »

Bessan est une commune française, située dans le département de l’Hérault et la région Languedoc-Roussillon. La commune compte 4400 habitants et s’étend sur 27 kilomètres carrés. Ses habitants sont appelés les Bessanais. Bessan est une ville du Languedoc-Roussillon et de l’Hérault, située à 13,6 km de Béziers et à 6,9 km d’Agde. Elle appartient au canton d’Agde, à l’arrondissement de Béziers et à la Communauté d’agglomération Hérault Méditerranée ; elle compte environ 4400 habitants. Bessan repose à cheval sur une couche de roches sédimentaires du pliocène et d’alluvions du quaternaire. Elle est surmontée, par endroits, de roches basaltiques datant de la seconde partie du cénozoïque. La ville compte sur son territoire les Monts Ramus : situés entre Bessan et Saint-Thibéry. Ils appartiennent à la chaîne des volcans de l’Escandorgue qui proveniendrait d’un volcanisme de point chaud. Exploités pour leurs ressources basaltiques, des trois monts ne subsiste entièrement que celui dit Saint-Claude. La première éruption des volcans débute par des projections de cendres qui se déposent en couches fines et friables, appelées tuf. Ensuite, de violentes explosions projettent dans les airs des particules de lave mélangée à du gaz, qui en s’accumulant forment les trois monts. Ces pierres trouées à causes des bulles de gaz, appelées pouzzolane, prennent parfois, avec la vitesse, la forme effilée de bombes qui peuvent avoir la grosseur d’un noyau d’olive ou peser plusieurs dizaines de kilos. Lors de la dernière éruption, il y a environ 650000 ans, de la lave coule à partir de fissures situées au pied des monts, formant un plateau de basalte d’un kilomètre de rayon et d’une dizaine de mètres d’épaisseur, dont une extrémité se situe au niveau de la zone artisanale et dont l’autre domine Saint-Thibéry. Des trois monts, seul celui dit de Saint-Claude, qui est le plus petit et le plus proche de Bessan, est entier. En effet, en 1973, le cône central portant un moulin à vent appelé la Tour est rasé, et la pouzzolane qui en est extraite sert de remblai à l’autoroute en construction. Le troisième cône, situé à la limite de Bessan sur le territoire de Saint-Thibéry, est exploité depuis longtemps, ses pierres servant pour la construction des habitations et murs de clôture du village jusqu’au début du XX.me siècle. Quant au plateau, le basalte extrait a été très tôt utilisé : construction du temple antérieur à l’église actuelle, fortification du village, pavement des rues… Le plateau basaltique des Monts Ramus est exploité à plusieurs endroits sur la commune. Au niveau de la carrière du Languedoc, on peut encore découvrir une bizarrerie de la nature, en l’occurrence une rose de pierre que l’on doit à la façon dont la lave a coulé sur elle-même. L’Hérault traverse la ville (en fait, le fleuve passe à 500 mètres) dans sa course entre le mont Aigoual et Agde, où il se jète dans la Méditerranée. Le fleuve dessine en partie la limite est de la commune. L’autoroute A9 traverse dans l’axe est-ouest la partie nord de la commune et l’échangeur 34 (Millau, Clermont-Ferrand, Pézenas, Agde, Vias) permet de la rejoindre via la route nationale N 312. Cette dernière débute à Bessan : elle est particulièrement employée pendant les congés estivaux pour l’accès à la côte Méditerranéenne. Les routes départementales D 137 et D 13 créent également le lien entre la commune et respectivement Vias et Agde. Bessan est traversée par l’ancienne ligne SNCF Agde-Vias-Lodève, où le trafic a cessé au début des années 1990. En ce qui concerne les transports publics, Bessan est desservie par la ligne 209 du réseau Hérault Transport. Ses arrêts sont : Les quatre chemins, Route de Montblanc, Coopérative-Passage à niveau et Monument aux morts-Les écoles. Le nom Bessan proviendrait de celui d’un propriétaire romain : Bettius. Les armes de Bessan se blasonnent ainsi : de gueules au lion d’or tenant une fleur de lys du même, au chef d’argent chargé de trois fleurs de lys de sable. Si on en croit le blason sculpté en 1777 sur la façade de l’hôtel de ville, et un érudit du village en matière d’héraldique, la partie supérieure du blason est faite de 3 fleurs de lys de couleur or, sur fond azur. Vers 600 avant JC, les Grecs s’installent à Bessan sur l’oppidum de la Monadière pour faire du commerce. En 218 avant JC, Hannibal, général carthaginois, traverse la région avec son armée et ses éléphants de guerre, pour aller attaquer les Romains, et passe entre Bessan et Montblanc. En 408-409 après JC, Béziers, Agde et la région sont mis à sac par une armée de Germains (Burgondes, Suèves, Vandales), de Slaves (Alains) et autres peuplades. En 737, Charles Martel pénètre dans la province à la tête des Français, repousse provisoirement les Sarrasins, fait détruire Béziers, Agde et les alentours afin qu’ils ne puissent pas revenir s’y fortifier. Vers 1050-1100, commence à se construire le village fortifié de Bessan. En 1209, l’armée des croisés, dont le chef militaire est Simon de Montfort, s’empare de la région, sous prétexte de chasser les Cathares, et dix ans plus tard les châteaux de Bessan et Touroulle deviendront propriété de son fils Amaury. En 1278, les Bessanais ont déjà obtenu du seigneur le droit d’élire des consuls (maires) pour s’occuper des affaires politiques. En 1348, la peste tue une grande partie de la population. Elle reviendra plusieurs fois par la suite. Le 30 octobre 1587, Antoine Scipion, nouveau duc de Joyeuse et chef des catholiques, profitant de ce que le gouverneur du Languedoc est parti dans le Tarn avec son armée, s’empare de Bessan qu’il saccage. En 1851, lors du coup d’État de Napoléon III, le canon est pointé sur la Grand’rue et une trentaine de Bessanais républicains sont déportés. En 1907, les Bessanais participent activement à la révolte des vignerons du Midi. En novembre 1942, les troupes allemandes entrent dans Bessan pour l’occuper. Elles s’enfuiront en août 1944, après le débarquement des alliés en Provence. Liste des maires : 1971-1977 Ernest Coste Parti communiste, 1977-1983 Michel Blat Parti communiste, 1983-1995 André Crouzat Parti socialiste, maire honoraire, 1995 en cours Robert Raluu Divers droite vice-président de la communauté d’agglomération Hérault Méditerranée premier vice-président du SIVOM du canton d’Agde . Bessan est jumelé avec Remich une petite ville touristique, proche de la route européenne 29 Cologne-Sarreguemines. Bessan fait partie de l’académie de Montpellier et de la circonscription d’inspection de Pezenas. La ville dispose d’un groupe scolaire englobant école maternelle et primaire ainsi que d’un collège tous trois nommés Victor Hugo. La ville de Bessan dispose d’un gymnase (Jules Ferry), d’un stade et d’un boulodrome municipaux, de terrains de tennis et d’une récente halle des sports inaugurée à la rentrée 2008. On peut rajouter ici un terrain de jeu de balle au tambourin, sport traditionnel du département de l’Hérault. Pour informations sur ce sport, voir blog »michel sabatery. Fête locale de la Saint-Laurent le dimanche le plus proche du 10 août. On peut y voir la danse de l’Âne. L’Âne est l’animal totémique de Bessan. Pour les légendes sur l’animal totem, voir blog michel sabatery. Le tourisme tient une place relativement importante dans l’économie de la commune, avec les visites du moulin Bladier (site devenu impraticable et dangereux)et les bases de loisir. Près du pont sur l’Hérault et de la base de loisirs de la Guinguette, un espace de détente et repas a été aménagé en 2000. Le « Quai Marius » est aussi équipé d’un débarcadère sur l’Hérault permettant aux pêcheurs d’accéder au fleuve et la mise à l’eau de petits bateaux de plaisance. La base de la Guinguette est située sur les bords du fleuve Hérault. Chaque été, des soirées dansantes y sont organisées et un point buvette et de restauration est ouvert. De nombreuses activités y sont également proposées : balade en bateau électrique, location de pédalos et de barques (se renseigner car il semblerait qu’il n’y ait plus de locations), pêche. Elle est équipée d’une berge empierrée, de pontons flottants, toilettes, scène, piste de danse, parking éclairé, de loisirs des Peupliers. L’espace de loisirs des Peupliers « Victor Goudou » est situé sur la route de Marseillan, tout proche du centre ville. C’est un lieu de détente pour tous qui comprend des jeux pour enfants et un espace football-basket-ball et roller. On y trouve également le boulodrome municipal, le local de la Boule Bessanaise et un espace de danse où des repas sont organisés autour du bar associatif. En 1959, les Usines du Midi, situées près de la cave coopérative, sont rachetées par Paul Ricard, qui continue la fabrication du jus de raisin, commercialisé sous la marque « Bendor ». Le jus de raisin n’ayant pas donné satisfaction sur le plan de la commercialisation, les dirigeants de Bessan proposent à Paul Ricard (qui ne peut satisfaire une grosse demande) de produire du Ricard, pour sauver l’usine. Le 1er juin 1965, la première bouteille de Ricard sort de l’usine bessanaise. Jusqu’en 1980, l’anéthol (à la base du produit Ricard) est acheté sur le marché français. Dans un souci de qualité, la société décide de produire l’anéthol à Bessan à partir d’essence de badiane venant de Chine ou du Vietnam, et de fenouil cultivé dans le Tarn. Une colonne de rectification est installée sur place. Il en est de même pour la réglisse qui, d’abord acheté en poudre, est ensuite achetée en bâton, dans le sud de l’Italie, en Turquie, au Liban. Elle est broyée en copeaux à Bessan puis plongée dans une solution alcoolisée pour en extraire un jus entrant dans la composition du Ricard. Bessan devient alors le centre mondial de préparation des produits de base pour la fabrication du Ricard, où est gardée secrète la fabrication des concentrés aromatiques du groupe. Depuis les années 1990, plusieurs usines Ricard sont fermées et le centre d’élaboration de Bessan voit ses prévisions de production augmenter. En 2000, la nouvelle chaîne, entièrement automatisée, permettra de sortir 80000 bouteilles par jour. Une production qui devrait dépasser rapidement les 100000 bouteilles qui pourront être stockées dans les nouveaux locaux créés en 2000. La société Ricard se lance, en 1999, dans le tourisme industriel et des visites guidées sont proposées au public. Elles sont actuellement abandonnées en raison des contraintes techniques et de sécurité liées à l’augmentation de la production. Bessan est un village essentiellement agricole qui profita longtemps des vins d’aramon et des alcools obtenus d’une plaine à haut rendement. On peut rajouter qu’aujourd’hui, suite à la politique de nos gouvernants, à une concurrence déloyale, et à la baisse de consommation, il ne reste plus que quelques viticulteurs et que la coopé qui stockait 150000 hl, n’en accueille plus aujourd’hui que 25000. Une carrière exploite le cône volcanique. Le livre Bessan au fil du temp, auteur : Michel Sabatéry, l’ensemble patrimoine architectural intéressant du Bessan historique. En voici quelques exemples : une fenêtre à meneau de la fin du Gothique (vers 1480) dans la rue de la République ; une maison médiévale restaurée dans la rue des Cours ; un encadrement de porte et balcon de 1830 environ dans la rue du Four ; l’intérieur d’un hôtel particulier de 1770 dans la rue de l’Opéra (escalier et patio) En étudiant le plan cadastral de 1835 et en allant sur le terrain, les historiens locaux ont essayé de retrouver l’emplacement des remparts en grande partie démolis ou englobés dans les maisons, dans la seconde moitié du XVIII.me siècle. En partant de la porte Saint-Pierre, le mur d’enceinte semble suivre les façades de la rue des Soleillers. Il était renforcé d’une tour à hauteur de la rue de la Brèche ; une tour qui, en ruine, sera démolie, permettant l’ouverture de la rue. On retrouve trace du rempart au niveau de la rue porte Douille où, comme son nom l’indique, il y avait une porte. Le rempart forme ensuite le dos de grandes bâtisses ou magasins donnant sur le boulevard de la Liberté. Il est alors visible au fond de l’impasse de Labeille où il est renforcé d’une tour carrée, et au fond de l’impasse des Mijoulanes. Débouchant rue de la République, il était équipé d’une porte protégée d’une tour carrée pouvant être la salle du conseil municipal de l’hôtel de ville. Au-delà de ce tracé, qui passe également par la rue de l’Hospice ou de l’Olivier, la présence de nombreuses impasses laissent à penser à une première ligne de remparts englobant seulement une partie du centre historique. Lors de la croisade des Albigeois, l’ordre est semble-t-il donné aux villages fortifiés de la région de démolir leurs remparts. Dans les années 1340, le bruit courant que les Anglais s’apprêtent à envahir le Languedoc, les Bessanais reconstruisent ou réparent leurs murailles. Opération qui se renouvelle de 1365 à 1369. En 1587, Montmorency demande que le pont-levis de la porte Saint-Pierre soit réparé. Une porte qui aujourd’hui est le fleuron de ce rempart oublié toute proche de l’église Saint-Pierre. On peut rajouter que la porte a été massacrée par son ancien propriétaire, et demande à être restaurée après accord. L’église primitive existe déjà en 990, appelée alors Saint-Pierre-aux-Liens. Elle est en mauvais état lorsque, en 1070, elle est donnée à l’abbaye de Saint-Thibéry, par l’évêque d’Agde, pour subir des travaux. Vers 1100, l’évêque suivant donne l’église aux abbés de la Chaise-Dieu. Ces derniers commencent aussitôt la construction de la nouvelle église par l’abside à cinq pans avec colonnettes en demi-rond de style auvergnat. Les abbés de Saint-Thibéry qui percevaient les dîmes de Bessan en sont mécontents. Après un long procès de près de quarante ans, durant lequel le pape de passage dans la région serait venu à Bessan, ils réussissent à récupérer l’église en construction. Le clocher semble avoir été construit tardivement, peut-être dans la seconde moitié du XIV.me siècle, suite au saccage de Bessan par le gouverneur du Languedoc. Les chapelles des côtés sont construites au fur et à mesure des besoins ou des envies. Celles du chœur datent de 1338 et de 1341. Les chapelles voisines sont de 1360 et de 1475 pour celle située côté Clastre. Les quatre autres chapelles, plus proches de l’entrée, sont de 1624, 1628, 1652 et 1662. À l’origine de la construction, les ouvertures, de style roman, sont étroites. Des fenêtres plus importantes sont ouvertes en 1764 dans la partie haute de la nef. Elles sont aujourd’hui mises en valeur par des vitraux de Louis Victor Gesta qui avait son atelier à Toulouse, entre 1850 et 1880. En 1993, à l’occasion d’une nouvelle restauration de l’église, la voûte en brique de la nef, datant de 1760, est démolie. Les travaux permettent alors de redécouvrir la charpente d’origine, aux chevrons bariolés et aux poutres sculptées à leurs extrémités de têtes humaines, mais aussi l’ouverture existant dans la voûte du chœur. Les orgues de caractère romantique, construites par Baptiste Puget en 1879 dans son atelier de Toulouse, sont restaurées en 1986 et 1994. Le beffroi en bois du clocher, supportant la cloche principale, en mauvais état, sera restauré en 2004 dans le cadre d’un partenariat entre la ville, l’État, la région et le département. Attention la cloche présentée dans la cassette de l’office de tourisme, comme étant celle de 1388, n’est pas la bonne. La bonne cloche est celle visible de l’extérieur. Reconstruite en 1787, la pointe du clocher en brique est abîmée par la foudre en 1886. Il est envisagé de la détruire rapidement à cause du danger qu’elle représente, mais cela ne se fait qu’en 1938, après la chute d’une pièce de fer, lors de la tempête de 1936. On profitera des travaux de mise en place de la flèche en fer actuelle pour démolir la salle renfermant l’horloge et pour installer sa cloche dans la pointe du clocher. Au début du XVIII.me siècle, le clocher possédait cinq cloches. Aujourd’hui, il n’en reste plus que deux : la cloche décadaire fondue en 1567 (et refondue pour son tricentenaire) et la cloche servant autrefois de timbre de l’horloge, fondue en 1388. Cette dernière cloche est connue pour être la plus vieille du département de l’Hérault. Les trois autres cloches ont été descendues en 1791, envoyées au district de Béziers et transformées en canons. La vierge de Notre-Dame des Vignes, financée par souscription publique, est implantée au croisement des rues Victor Hugo et des Anciennes Écoles, en 1982, à la demande du curé Raymond Combes. Œuvre de J.S. Hartmann et de E. Boissier, elle est inaugurée par l’évêque de Montpellier le 5 décembre 1982. Selon certains, elle protège Bessan des calamités agricoles qui ont quelquefois dévastées les villages voisins (grêle, gel) La chapelle Saint-Laurent fait partie, au Moyen Âge, de l’ancien village de Touroulle, situé entre Bessan et Vias. Cette église est construite vers la première moitié du XI.me siècle, sur l’emplacement d’une ancienne villa romaine, mais aussi en bordure d’une voie antique, appelée route Mercadale, qui reliait l’oppidum de la Monadière au port dit du Canalet, situé entre la plage de Portiragnes et celle de Vias. La présence de deux très gros blocs de basalte laisse penser qu’il y avait là, à l’origine, un temple païen. Transformée semble-t-il au XII.me siècle ou au XIII.me siècle, la chapelle Saint-Laurent est probablement abandonnée au moment des guerres de religion, en même temps que le reste du village. En 1938, lors des fouilles effectuées par l’abbé Thomas, un sarcophage est trouvé dans la chapelle. Il contenait un squelette romain et deux petites urnes funéraires. Il sera transporté dans le jardin du presbytère de Bessan où il demeure. La chapelle a évité de peu la destruction lors du passage de la voie rapide reliant le péage de l’autoroute au Cap d’Agde, mais une partie de son cimetière wisigothique est détruite. Elle devra subir un autre outrage en 2001, dû cette fois à des pilleurs de pierres. À noter qu’il existe de nombreuses autres chapelles sur le territoire de Bessan : Affrie, Saint-Claude, Pénitents gris, Saint-Martin de Caillan, Grange des Pères, chapelle du château de Brignac… La mission est une période d’une durée de trois semaines à un mois durant laquelle viennent des prédicateurs, dans le but de recruter de nouveaux paroissiens. Il arrive parfois que, lors d’une mission, une croix soit posée. Comme son nom l’indique, la croix située à l’extrémité de la rue de la porte Saint-Pierre a été posée à l’occasion d’une mission. Il semble qu’à l’origine, elle était implantée près de l’église. Elle sera ensuite déplacée à l’emplacement actuel en 1785. on en croit l’entreprise qui a restauré cette croix dans les années 1980, le socle en basalte daterait de l’époque de Louis XIV, mais la croix en fer forgé et le Saint Christ seraient moins anciens. Quant au coq qui servait déjà de girouette au sommet de la croix au XIX.me siècle, il sera volé en avril 1999. L’ancienne maison commune étant trop petite il est décidé de construire un nouvel hôtel de ville à l’emplacement d’une tour des remparts et d’une partie des fossés. Cela est fait en 1777. C’est l’actuel hôtel de ville situé en plein cœur du centre ville. Un beffroi sera construit en 1847 pour y installer une horloge. Le poids du beffroi oblige à renforcer la voûte des halles existantes en créant des arcades. Le conseil municipal siège dans l’ancienne tour des remparts, appelé aujourd’hui salle du conseil et des mariages. Au sein de cette salle est placée une Marianne en bronze de Georges Saupique. Au XVI.me siècle, en raison du manque d’espace à l’intérieur des remparts, les sportifs bessanais se rencontraient sur le Jeu de Ballon situé au pied des murailles. Ils y jouaient à un jeu de longue paume, ancêtre du jeu de balle au tambourin. En 1856, la municipalité décide de transformer le terrain en une promenade publique au fond de laquelle est construite, quelques années plus tard, une salle d’asile ou école maternelle. En 1893, la Promenade est réaménagée. L’ancien parapet du Jeu de Ballon est alors démoli et remplacé par de larges trottoirs ne gênant pas les vendeurs ambulants les jours de marché. Il ne manque plus que des bancs et des candélabres. À la fin des années 1950, la salle d’asile, désaffectée, est détruite. Elle est remplacée par une maison du peuple, appelée aussi foyer des campagnes ou salle des fêtes, en 1956. Le bâtiment comprend essentiellement une grande salle de danse, sans bar, et un immense balcon prévu pour les spectacles se déroulant sur la scène. Ce balcon sera transformé en salle de réunion au début des années 1980 et, à la même époque, Fernand Brenas peindra la fresque située de chaque côté de la scène. D’après les informations trouvées par Michel Sabatéry durant ses 20 années de recherches. Afin d’ouvrir une place entre l’église et l’hôtel de ville, la municipalité achète en 1857 un pâté de maisons appelé île Saint-Jaumes, qui, démoli, libère un espace qu’on appelle place du Peyrou. La statue de la République, en fonte, commandée en 1885 et placée auparavant à l’entrée de la Promenade, en remplacement d’un arbre de la liberté, vient embellir, en 1894, la fontaine monumentale construite depuis peu sur la nouvelle place. Place que l’on appelle du coup place de la République. En 1973, la commune fait démolir cette fontaine dont les pierres calcaires sont en mauvais état. Un monument en béton est coulé en remplacement et agrémenté d’un petit buste de Marianne en bronze. En 1988, la municipalité fait raser l’ouvrage en béton et construire une imitation de fontaine monumentale avec bassins et jardinières. Le quartier est couvert de pavés et l’ancienne République retrouve sa place. C’est la configuration actuelle des lieux. Au début du XIX.me siècle, les eaux de la source Fontvieille s’écoulent dans un fossé pavé, jusqu’à un bassin situé place de la Fontaine, en bordure de la rue des Caves. Cette source se trouve aujourd’hui dans la rue Petite Fontvieille et coule dans le grand égout construit à l’emplacement du fossé. En 1827, l’eau de la source étant insuffisante en été, la municipalité fait creuser un puits, au milieu de la place, et bâtir une fontaine monumentale. En 1944-1945, le comité de Libération ordonnera la démolition de cette fontaine, dont les pierres sont attaquées par l’humidité, et fera construire des toilettes publiques en souterrain. L’hospice désaffecté, situé au dos de la place de la Fontaine, est détruit à partir de 1963. Les maisons voisines sont achetées et rasées pour agrandir la place et permettre la construction d’un bâtiment moderne comprenant poste, commerces et logements. Le projet accepté en 1967, les travaux commencent quelque temps après, pour être terminés en 1970. Paul Azéma, artiste bessanais, y apportera la touche finale, avec la céramique placée sur la façade principale de la poste. Cette place est aujourd’hui un lieu de détente et accueille une partie du marché traditionnel du dimanche• Les monuments aux morts : Dès la fin de la Première Guerre mondiale, la commune envisage la construction d’un monument en hommage aux Bessanais morts pour la France, et prend contact avec le célèbre sculpteur Injalbert. Plusieurs courriers de ce dernier, datant de 1921, nous apprennent qu’il a réalisé deux esquisses pour Bessan mais le temps lui manque pour démarrer les travaux. Début 1923, devant commencer le monument de Béziers, il pense pouvoir mener les deux chantiers de front. Mais, lassée d’attendre, la municipalité se tourne vers Auguste Azéma, qui, en 1922, est chargé de l’érection d’un tombeau aux morts pour la patrie, ou monument aux Morts, dans le cimetière. Cet édifice sera terminé en 1924. L’année suivante, il sera demandé à Auguste Azéma de construire un monument à la mémoire des enfants de Bessan morts pour la France, ou monument de la Victoire, qui sera terminé en 1926. Sur ces deux œuvres, sont gravés les noms des Bessanais morts pour la France en 1914-1918, sur celui de la Victoire seront ajoutés ceux des autres guerres : 1939-1945, guerre d’Indochine, guerre d’Algérie. Le moulin bladier (à bled) de Bessan se situe sur les bords du fleuve Hérault à la périphérie du village. Il est de style néo-roman, annonciateur du gothique. Il est fortifié par des ouvertures à mâchicoulis et des créneaux où on accède par un chemin de ronde. Deux murs avec meurtrières et un escalier en colimaçon qui ne démarre qu’à deux mètres du sol pour gêner les assaillants, complètent le système de défense. Le moulin sert à moudre le blé, que les Bessanais et les Viassois apportent à dos d’âne ou sur une charrette tirée par une mule, grâce à six meules actionnées par un système de roues verticales. L’activité du moulin ralentit avec le développement du vignoble. Il servira pour la dernière fois vers 1855 pour écraser des blocs de souffre importés de Sicile et destinés à soigner la vigne contre l’oïdium. Emporté en partie en 1977, lors d’une crue de l’Hérault, il est complètement défiguré en 1994, lors de la construction du barrage réalisé à la demande de la station de pompage André Filliol de Florensac et du syndicat du Bas-Languedoc, station qui alimente en eau potable une grande partie du département. En 1998, Michel Sabatéry, adjoint chargé du patrimoine, organise une exposition et des visites guidées du moulin et réussit à y attirer la télévision régionale. Le département de l’Hérault possède une spécificité : la plupart des villes et villages sont représentés par des animaux. Pézenas a son poulain, Béziers son chameau, Montagnac sa chèvre, Florensac son chevalet. À Bessan, c’est un âne. Il est l’emblème du village et les Bessanais y sont très attachés. Il fait son apparition lors de la fête locale de la Saint-Laurent. La fête de la Saint-Laurent approche, et, avec elle, la traditionnelle danse de l’animal totem de Bessan. Les adolescents élisent leurs deux chefs de jeunesse qui choisissent, depuis 1960, trois demoiselles d’honneur. Ils trouvent auprès des amis, de la famille et des anciens du village, les bras indispensables à la confection de fleurs en papier crépon et de fontanges aux couleurs vives destinées à recouvrir le corps de l’âne. La toile de chanvre, tendue sur une charpente de bois, qui donne sa forme à l’animal, est débarrassée de son ancienne parure. Les dessins de la tuque et du coq gaulois, placés sur les flancs, sont rafraîchis. La tête, taillée dans de la mousse, est restaurée. La queue, celle d’un cheval, a résisté. Le calicot, destiné à cacher les danseurs, et sur lequel il est rappelé, depuis quelques années, que l’âne est de Bessan, est fixé au dernier moment. Les danseurs, choisis parmi les hommes forts du village, sont au nombre de cinq. Le premier danseur est habillé de blanc, depuis le bonnet jusqu’aux chaussures. Il est paré d’une ceinture tricolore, habitude qui se perpétue probablement depuis la période révolutionnaire. Il mène l’âne au claquement du fouet. Les quatre autres danseurs sont dans le corps de l’animal, qu’ils portent et font danser aux rythmes de la musique. Les musiciens, hautbois et tambour, jusqu’au début des années 1970, puis Philharmonique, suivent l’âne en répétant inlassablement les mêmes morceaux. Les chefs de jeunesse précèdent l’animal, l’un d’entre eux balançant le drapeau tricolore qui flotte au vent. Depuis 1996, le deuxième chef de jeunesse arbore le drapeau occitan. Les demoiselles d’honneur distribuent à la population de petites cocardes tricolores, qu’elles portent piquées sur des coussinets, tandis qu’à côté d’elles des mains agitent des tirelires. L’âne danse, se penche du côté gauche, puis du côté droit, recommence une deuxième fois, recule, avance et se dresse d’un coup, la tête en bas, la queue dans les airs, soutenu seulement par le meneur et le premier danseur, qui le font tourner sur lui-même. Pendant ce temps, les trois autres danseurs se préparent à le saisir au vol, au moment de la chute. Ce pas de danse se répète, à chaque démonstration, variant lorsque les musiciens jouent une valse. La tradition veut que l’âne ouvre la fête, le samedi le plus proche de la Saint-Laurent, à 17 heures, au son des cloches et des pétards qui rappellent les coups de canon, précédant dans certaines villes les manifestations importantes. Il fait le tour du village et danse sur les places où les élus municipaux l’attendent derrière une table garnie de boissons fraîches, Ricard, Rosé et « Bessanais » coulent alors à flots, et gratuitement, pour la plus grande joie des participants chaque année plus nombreux. La danse se poursuit ainsi, jusqu’à la tombée de la nuit, l’ambiance grandissant à chaque arrêt, sous l’effet de l’alcool. Le dimanche matin, l’âne se rend à l’église pour y être béni. Le curé l’attend, sur le parvis, en présence d’une foule de badauds qui applaudissent lorsque chefs de jeunesse et demoiselles d’honneur lui offrent le bouquet. La messe dite, et l’âne béni, le curé offre parfois à boire, dans le jardin du presbytère, après une dernière danse sur la place de l’église. Il est midi bien sonné quand l’âne arrive devant la mairie où l’attendent élus locaux, personnalités et un bon millier de spectateurs, massés à l’ombre des platanes de la Promenade. Une fois encore, l’âne virevolte, et les représentants de la jeunesse offrent des bouquets, cette fois au maire et à des adjoints, au son d’une musique traditionnelle. En guise de remerciements, le maire fait son discours et invite la population à prendre l’apéritif, pendant qu’un Bessanais chante la chanson de Bessan en occitan. La confection de l’âne occasionne quelques frais. Une vente de fougasses est donc organisée par la jeunesse qui passe, le dimanche matin, de maison en maison, n’hésitant pas à tambouriner aux portes pour solliciter la générosité des habitants. L’âne est rattachée à une tradition orale. Un historien local anonyme parle en 1879 de l’âne qui honore l’âne de l’étable de Bethléem et celui qui avait servi à Jésus pour son entrée dans Jérusalem. Les anciens parlent volontiers d’un marché aux ânes, d’une coutume qui veut que l’on décore le plus beau de ces quadrupèdes et qu’on le promène dans les rues du village ; de l’âne qui s’échappe une année pour entrer dans l’église. Si les textes ne précisent pas de marché aux ânes à Bessan, ils mentionnent cependant la foire de la Saint-Laurent créée par le roi François Ier en 1533. Une foire où sont probablement vendus des ânes, utiles aux paysans mais aussi aux bergers. Une rumeur probablement alimentée par quelques Gignacois, raconte qu’en 730 l’âne de Gignac, telles les oies du Capitole, a prévenu les habitants de Gignac de l’arrivée des Sarrasins. Sarrasins qui, pour se venger, ont précipité l’animal dans l’Hérault où il a suivi le courant jusqu’à Bessan, où il a été accueilli à bras ouverts. Il existe encore une troisième légende datant du Moyen Âge. Une fois l’an, pour se moquer de l’autorité religieuse, les populations élisent, à Agde comme dans les églises du diocèse parmi lesquelles Bessan, le plus fou du village : le prince des fous ou roi des fous, que l’on promène sur un âne, dans les rues, avant de pénétrer dans l’église. Une fête où le fou prend la place du prêtre, soutenu par les braiments du peuple qui imite les cris de l’animal. Après quoi, tous se précipitent dans le chœur où sont entassés vins et nourriture que l’on s’arrache avant de chanter des chansons licencieuses, de danser et de se vautrer dans un coin de chapelle. On peut dès lors imaginer que le clergé, ne pouvant empêcher cette fête païenne, a au moins réussi à empêcher l’entrée de l’animal vivant, et pourquoi pas remplacé par un animal totem qui ne risquait pas de faire ses besoins dans l’église. Quelle que soit son origine, l’âne est devenu l’emblème du village. Un emblème bien ancré dans le cœur des vieux bessanais et dont il ne faut pas négliger l’importance. Les jeunes de la fin du XIX.me siècle l’ont appris à leurs dépens qui, ayant refusé de proposer des chefs de jeunesse et de s’occuper de la danse de l’âne, se sont vu supprimer, par la municipalité, tous les bals de l’année. En fait, Le jeu de balle au tambourin est le descendant du jeu de ballon avec brassard déjà pratiqué à Bessan vers 1600, à l’extérieur des remparts, sur l’emplacement occupé aujourd’hui par la Promenade. Il s’agit d’un jeu de longue paume, contrairement au tennis par exemple qui est un jeu de courte paume. Particularité régionale, le tambourin se joue aujourd’hui à Bessan mais également dans d’autres villages de la communauté d’agglomération : Florensac, Castelnau-de-Guers et Cazouls-d’Hérault. Le terrain est situé sur la route d’Agde, à l’entrée de Bessan. Equipé d’un fronton depuis 2000, il est, selon les équipes qui le pratiquent, un des terrains les plus beaux du département. À Bessan, il existe cinq équipes de tambourin dont deux équipes enfants et une équipe féminine. Le club local est très dynamique et accueille régulièrement des équipes prestigieuses dont l’équipe de France.

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