pays basque

Ce sont 33 pénitents qui prennent non pas le chemin de saint-Jacques de Compostelle, mais l’autoroute qui nous mène au col de Roncevaux terme du dit chemin sur le territoire français. L’intitulé du séjour est (découverte du pays Basque), il est organisé par l’association Rencontre, présidé par madame Granel, nous sommes transportés à bord d’un autocar de la Populaire conduit par Thierry. Depuis Montpellier nous empruntons l’A9 jusqu’à Narbonne, l’A61 jusqu’à Toulouse, l’A64 jusqu’à Bayonne, sur laquelle nous déjeunerons dans le village de mane situé entre saint-Gaudens et saint-Girons. Enfin l’A63 qui nous conduit à Bidart où nous résiderons. L’hôtel (la Frégate) est situé en bord de l’océan Atlantique, la terrasse, la pelouse et la plage en sable fin nous permettent d’aller faire trempette dans l’océan. Après le pot de bienvenue, l’installation, le dîner, c’est le temps d’aller se reposer des 550 kilomètres du trajet. Voici une présentation de Bidart :
Bidart (Bidart en basque) est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine. Bidart fait partie de la province basque du Labourd. La commune compte 5718 habitants et s’étend sur 18 kilomètres carrés. Bidart est une petite station balnéaire basque dont la côte se constitue principalement de falaises rocheuses, célèbres pour la visibilité de la coupure géologique crétacé-tertiaire. Bidart est traversé par l’Uhabia, petit fleuve côtier qui se jette dans le golfe de Gascogne dans la commune, et par ses affluents, le Zirikolatzeko erreka et le Bixipauko erreka. Biarritz au nord Saint-Jean-de-Luz et Guéthary au sud Arbonne et Ahetze à l’est. Le moulin de Bassilour (construit en 1741) sur l’Uhabia. Le nom basque est Bidarte, qui vient de bide (chemin) et arte (au milieu) et signifie ‘au milieu des chemins, au carrefour’. Le début du XVI.me siècle en Labourd est marqué par l’apparition de la peste. Pendant l’occupation allemande, la Kommandantur s’installa villa Onestia (aujourd’hui Le Régent), rue de la Gare. Autrefois tournée vers la pèche, l’activité est aujourd’hui principalement orientée vers le tourisme. L’Ifremer possède un laboratoire à Bidart. La devise de Bidart est Bidartean zuzena onena, ce qui signifie ‘au croisement des chemins le meilleur est le plus droit’. Le château d’Ilbarritz fut construit entre 1895 et 1897 par Gustave Huguenin (architecte biarrot) pour le baron Albert de l’Espée, héritier des fonderies de Wendel, afin d’abriter le plus grand orgue jamais conçu pour un particulier (facteur Cavaillé-Coll), le château était au milieu d’un vaste parc à fabriques reliées entre elles par un réseau de chemins couverts. Le grand orgue (visible aujourd’hui à la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre) est démonté en 1903, remplacé en 1906 par un second légèrement plus petit, mais plus perfectionné (facteur Mutin) qu’on peut voir actuellement en l’église d’Uzurbil (près de Saint-Sébastien en Espagne). Vendu par le baron après seulement 4 ans d’occupation, en 1911, le château sera transformé en hôpital au cours de la Première Guerre mondiale, le domaine morcelé en 1923, les fabriques détruites ou démontées. Maison de convalescence pour les réfugiés de la guerre d’Espagne, garnison allemande à partir de 1940 puis annexe de ferme, les dégradations et les pillages continuent jusqu’en 1958 où une restauration partielle est engagée. Revendu en 1986 fermé pendant plusieurs années, le château, bien que classé en 1990 (toiture, façades, salle d’orgue, grand escalier, décoration intérieure) a souffert de son manque d’entretien. Un projet de restauration d’envergure est à l’étude ; La tour de l’ancienne atalaye (tour de guet avec cheminée, servant à repérer les baleines) de Guéthary date du XVIII.me siècle ; L’église Notre-Dame de l’Assomption date du XVI.me siècle. Elle recèle un crucifix du XVII.me siècle, une statue en bois du XVIII.me siècle représentant saint Jacques et des fonts baptismaux offerts par la reine Nathalie de Serbie réfugiée à Bidart ; La chapelle Sainte-Madeleine date du XIX.me siècle ; Bidart compte 6 plages surveillées : • Centre • Erretegia • Ilbarritz • Parlementia (Parlamentua) • Pavillon royal • Uhabia. Tous les ans, une compétition de surf de grosses vagues y est organisée. On peut considérer cette vague comme patrimoine naturel de la commune et aussi une attraction touristique partagée avec la commune limitrophe de Guéthary où se trouve le meilleur point de vue sur la vague.
Voici maintenant une présentation générale de l’Aquitaine, des Pyrénées Atlantiques et du pays Basque :
L’Aquitaine, est une région du sud-ouest de la France. Constituée en province par les Romains, elle est occupée par les Wisigoths au Ve siècle Après la victoire de Clovis à Vouillé (507), elle est intégrée au royaume franc, devient un duché indépendant à la fin du VII.me siècle, puis est érigée en royaume (781 -877). Elle redevient un duché où règne, à partir du Xe siècle, la dynastie poitevine, illustrée notamment par Guillaume IX, le « Prince des troubadours » (1086 – 1127). Réunie au domaine royal par le mariage d’Aliénor d’Aquitaine avec Louis VII (1137), l’Aquitaine passe sous domination anglaise à la suite du remariage d’Aliénor avec Henri II Plantagenêt (1152). Elle est reconnue possession anglaise au traité de Paris (1258 – 1259) et prend le nom de Guyenne. La bataille de Castillon (1453) rend la Guyenne à la France, et le duché revient définitivement à la Couronne en 1472. L’Aquitaine, c’est une région administrative de France. Superficie : 41308 km2. Nombre d’habitants : 2908359. Nom des habitants : Aquitains. Chef-lieu : Bordeaux. Nombre de départements : 5 (Dordogne, Gironde, Landes, Lot-et-Garonne et Pyrénées-Atlantiques). C’est l’une des plus vastes Régions françaises, mais elle est peu densément peuplée. Malgré le développement des axes de communication, l’Aquitaine demeure excentrée dans le cadre national et européen. L’agriculture (maïs, vins, fruits et légumes) reste une activité essentielle, alors que l’industrie a reculé.
Les Pyrénées-Atlantiques (64), c’est un Département de la Région Aquitaine. Chef-lieu de département : Pau. Chefs-lieux d’arrondissement : Bayonne, Oloron-Sainte-Marie. Nombre d’arrondissement(s) : 3. Nombre de cantons : 52. Nombre de communes : 547. Superficie : 7645 km2. Nombre d’habitants : 600018. Le département appartient à l’académie de Bordeaux, à la cour d’appel de Pau, à la zone de défense Sud-Ouest. Il a porté jusqu’en 1969 le nom de Basses-Pyrénées. Le département s’étend au sud sur la partie occidentale de la chaîne pyrénéenne, la plus humide, ce qui explique le développement de l’élevage, tant dans les Pyrénées béarnaises (les plus élevées, ouvertes par les vallées d’Aspe et d’Ossau), à l’est, que dans les Pyrénées basques (où l’élevage est associé à la polyculture), à l’ouest. Le tourisme est aussi présent. Les collines sableuses ou volcaniques du nord-est, aux sols médiocres, sont entaillées par des vallées plus favorisées, herbagères ou céréalières, portant localement des vignobles (Jurançon). L’industrie, représentée traditionnellement par la petite métallurgie, le textile, le travail du bois, s’est diversifiée avec les constructions aéronautiques et l’exploitation du gaz naturel de Lacq, en voie d’épuisement. Le littoral (Côte d’Argent) est animé par la pêche (Saint-Jean-de-Luz) et le tourisme (Biarritz).
Le Pays basque ou Euskal Herria (parfois eskual herria) en basque est un territoire qui s’étend de part et d’autre des Pyrénées occidentales sur plusieurs régions administratives dont le statut politique et juridique de chacune des provinces historiques varie en France et en Espagne, et couvre un peu plus de 20500 km2 où habitent environ 3 millions de personnes. Si par convention, on peut faire correspondre les 7 provinces traditionnelles (Zazpiak Bat), il est difficile d’en préciser avec exactitude les contours car les frontières administratives ne coïncident pas toujours avec les frontières ethniques et culturelles. Le Pays basque se divise en trois entités : deux communautés autonomes d’Espagne, la Communauté autonome du Pays basque (également dénotée « País Vasco » en Espagne), composée des trois territoires historiques d’Alava, de Guipuscoa et de Biscaye, qui constitue plus de 70% de la population totale, et la Navarre qui représente plus de 50% du territoire, et le Pays basque français (administrativement une portion du département des Pyrénées-Atlantiques), pour moins de 10% de la population et 15 % du territoire. Traditionnellement, le Pays basque est décrit comme formé par la réunion de sept provinces, ou territoires historiques. Quatre au sud des Pyrénées forment le pays basque espagnol (ou pays basque sud) (Hegoalde) et trois au nord forment le pays basque français (ou pays basque nord) (Iparralde). Le pays basque sud (Hegoalde), c’est-à-dire sa partie située en Espagne est formé de deux communautés autonomes : La Communauté autonome basque (País Vasco en espagnol, Euskadi en basque) (7,234 km²) Elle est composée de trois provinces, qui portent l’appellation spécifique de « territoires historiques » : l’Alava (Álava en espagnol, Araba en basque), dont la capitale est Vitoria-Gasteiz. Vitoria est aussi capitale de la communauté autonome basque. la Biscaye (Vizcaya en espagnol, Bizkaia en basque), dont la capitale est Bilbao. le Guipuscoa (Guipúzcoa en espagnol, Gipuzkoa en basque), dont la capitale est Saint-Sébastien. Pour certaines sources, deux enclaves à l’intérieur de la communauté autonome basque font également partie du Pays basque : l’enclave de Treviño, enclave de la province de Burgos au sein de l’Alava (280 km²) et Valle de Villaverde (20 km²), enclave de la Cantabrie en Biscaye. La Navarre (Navarra en espagnol, Nafarroa en basque), dont la capitale est Pampelune (10,391 km²) est une communauté autonome réduite à une province, qui porte l’appellation spécifique de « Communauté forale » en référence aux fors de Navarre. Il peut être utile de rappeler, comme détaillé plus haut, qu’une partie significative de l’opinion publique navarraise n’accepte pas l’inclusion de la province dans le grand Pays basque qui est l’objet de cet article. Le pays basque nord (Iparralde en basque), c’est-à-dire la partie du Pays basque située en France, couvre la partie occidentale du département des Pyrénées-Atlantiques. Pour les sources récentes, il est composé de l’arrondissement de Bayonne et des cantons de Mauléon-Licharre et Tardets-Sorholus, les sources divergeant pour inclure ou exclure la commune d’Esquiule. Si on accepte ces conventions, la superficie du pays basque français (y compris les 29 km² d’Esquiule) est de 2995 km². Traditionnellement, le pays basque français est divisé en trois provinces : le Labourd (Lapurdi en basque) ; la Basse-Navarre (Nafarroa-Beherea en basque) ; la Soule (Xiberoa en dialecte souletin, Zuberoa en basque unifié). Une présentation aussi sommaire est peu cohérente avec l’appartenance au Pays basque de communes du Bas-Adour difficilement rattachables aux anciens territoires des provinces, qui est généralement admise de nos jours ; il est sans doute plus exact de suivre Jean Goyhenetche dans sa description du pays basque septentrional comme formé de « cinq entités administratives : les deux provinces traditionnelles de Soule et Labourd, le royaume de (basse) Navarre, la ville de Bayonne, la principauté féodale de Gramont. La Révolution française ayant totalement refondu le système d’administration de la France, les trois provinces (augmentées de villes et villages du Bas-Adour) sont d’abord devenus des districts : celui d’Ustaritz pour le Labourd, celui de Saint-Palais pour la Basse-Navarre, celui de Mauléon pour la Soule. Ces districts sont réunis à trois districts béarnais pour former le nouveau département des Basses-Pyrénées. Au gré des modifications ultérieures du découpage interne du département, les provinces basques ont cessé d’exister dans l’ordre administratif. Un mouvement très actif depuis les dernières décennies du XX.me siècle, milite pour la constitution d’un « département Pays basque » dont le territoire serait celui du pays basque nord (voir à ce sujet l’article Batera). L’histoire du Pays basque commence à la préhistoire tels en témoignent les objets retrouvés dans les grottes d’Isturitz et d’Oxocelhaya et de très anciennes sépultures. De nombreux peuples côtoient l’actuel Pays basque. De nombreux historiens romains relatent aussi l’existence de nombreuses tribus différentes des Celtes ou des Gaulois : Autrigons, Caristes, Vardules, Bérones, Vascons et Aquitains. Ces derniers collaborent sans doute pleinement avec les Romains. Au Moyen Âge, les Romains sont supplantés par les Wisigoths qui ont envahi toute la péninsule et les Francs qui se trouvent au nord des Pyrénées. Au milieu se forme le territoire des Vascons. Ils ne se soumettent pas au roi des Francs et n’hésitent pas à piller les villages au sud comme au nord. La particularité basque d’une société indépendante et très égalitaire apparaît alors à cette période. Au VIII.me siècle, l’invasion musulmane provenant du sud prend le territoire des Basques. Se forme alors le royaume de Pampelune, prélude du royaume de Navarre. Charlemagne, suite à sa déconvenue à Saragosse, met à sac la ville de Pampelune et détruit ses murailles. En 778 eut lieu la Bataille de Roncevaux, où, pour se venger, les Vascons attaquèrent l’arrière-garde de l’armée franque de Charlemagne, privant ainsi de sa protection la constitution d’une zone d’influence carolingienne dans la vallée de l’Èbre, similaire aux marches hispaniques de Catalogne. Cette bataille donna naissance à la fameuse Chanson de Roland. Au IX.me siècle, c’est le début de la reconquête des terres prises par les musulmans (Reconquista) et le Pays basque fut alternativement partie du royaume de Navarre et du royaume de Castille. Des conflits existaient entre les commerçants du Pays basque espagnol et les commerçants de Bayonne. C’est aussi le moment de la mise en place des fueros (fors). En Espagne, il s’agit d’une charte accordant aux populations des privilèges et des libertés et issue d’une synthèse entre les lois romaines et wisigothes. Elles sont conclues entre le roi et une vallée, une ville ou un village. Dans les provinces basques, il s’agit au contraire d’un texte que le seigneur jure de respecter pour obtenir l’obéissance de son peuple. Les députés des provinces basques y mettent par écrit les libertés et les franchises que le peuple basque veut conserver. La province de Navarre sera la plus prospère sous le règne de Sanche le Grand au XI.me siècle s’étendant sur une partie de l’Aquitaine au nord et en Aragon à l’est. Au XII.me siècle, elle éclate mais chaque province conserve son système de fueros. La Soule et le Labourd qui reviennent à l’Aquitaine tombent sous domination anglaise avec le mariage d’Aliénor d’Aquitaine et du roi d’Angleterre. Et durant la guerre de Cent Ans, le Pays basque est écartelé entre la France et l’Angleterre. En 1521, la Navarre fut envahie par les troupes espagnoles et son territoire au sud des Pyrénées fut annexé à l’Espagne, moyennant promesse royale de respecter les fors de Navarre. Le royaume de Navarre sous domination de la Maison de Foix se réduisait alors aux territoires au nord des Pyrénées. En 1659 est signé le traité des Pyrénées à Hendaye qui marque le rapprochement de l’Espagne et de la France, et la reconnaissance implicite de la frontière au Pays basque, qui sépare donc définitivement en deux parties la Navarre. Pendant ce temps, les Basques participèrent à la conquête de l’Amérique grâce à la chasse à la baleine qui les emmena jusqu’aux terres de la Nouvelle-France. De nombreux marins et explorateurs sont issus des territoires basques. La Révolution française voit la réorganisation administrative complète du Pays basque français et la suppression des assemblées spécifiques des trois provinces du nord (Biltzar du Labourd, États de Navarre, Cour d’Ordre en Soule). Au sud, le pouvoir des fueros est contesté par des économistes qui y voient un frein au développement économique. Lors d’une guerre de succession entre Isabelle II d’Espagne et son oncle Don Carlos, les avis sont partagés sur les fueros entre ces deux héritiers du trône. C’est la première guerre carliste entre 1833 et 1876 qui déchirent l’Espagne. Des guérillas des populations basques s’opposent aux armées des gouvernements libéraux espagnols. Mais en 1876 les fueros sont abolis par ordre du roi et le pouvoir central est affirmé. La fin du XIX.me siècle est marquée, côté espagnol, par la naissance du nationalisme basque. En 1895, un premier mouvement nationaliste basque , EAJ/PNV, voit le jour et réclame le retour des fueros et l’autonomie des provinces basques. En 1930, des mouvements de gauche et du Front populaire émergent dans les deux pays. En 1931, la république est déclarée en Espagne et la droite prend le pouvoir. En 1936, débute la guerre civile espagnole. Dès le lendemain du soulèvement militaire, en juillet 1936, EAJ-PNV, le Parti Nationaliste Basque, proclame son soutien au gouvernement légal républicainde Madrid. En remerciement, les républicains accordent un statut d’autonomie du Pays basque. La Navarre prise dès les premiers jours par le général Mola, et marquée par le Carlisme, soutient Franco tandis que la Biscaye et le Guipuscoa où le Parti nationaliste basque (EAJ-PNV) est puissant, soutiennent le pouvoir républicain en place. Franco attaque le Pays basque en 1937 et le bombardement de Guernica (immortalisé par un célèbre tableau de Picasso) fait de nombreuses victimes civiles. Le gouvernement autonome présidé par José Antonio Aguirre (PNV) s’exile à Bayonne lorsque Bilbao est prise en juin 1937. De nombreux exilés rejoignent la partie française du Pays basque. Il ne fallut d’ailleurs pas attendre 1939 qui marque la victoire définitive de Franco pour que commence la répression franquiste. La résistance basque rejoint les territoires du nord et en plus du PNV deux mouvements se forment : l’ETA (Euskadi ta Askatasuna) en 1959 au sud, influencé par les idées révolutionnaires, et Enbata en 1963 au nord. Les mouvements se radicalisent et appellent à la violence. C’est le début du terrorisme. Avec l’arrivée de Juan Carlos au pouvoir, des concessions sont faites par le gouvernement espagnol mais cela ne satisfait pas les révolutionnaires qui veulent un peuple basque libre et socialiste. En 1979, le statut de la communauté autonome basque est signé par les provinces sauf la Navarre. Depuis, des institutions basques (parlement, gouvernement, système éducatif, radio-TV) sont mises en place. Le Gouvernement du Pays basque Sud (hegoalde) de 1937 a émis sa monnaie. Il avait également son passeport, son armée, etc… Jose Antonio Agirre était le lehendakari (président). Les 4 provinces basques de Biscaye, Guipuzcoa, Navarre et Alava se déclarèrent autonomes le 8 octobre 1936. Ce régime s’acheva le 18 juin 1937. Elle commença a être frappée durant la troisième guerre carliste à Paris et Bruxelles. Les dernières monnaies autochtones sont celles frappées par le gouvernement basque en 1937 en Belgique, où l’on a fabriqué 7 millions de pièces de 1 Peseta (nickel, Ø 22 mm, tête de la liberté) et 6 million de pièces de 2 Pesetas (nickel, Ø 26 mm). Pour d’autre raisons, en 1937, on a frappé à Guernica, 50000 pièces de 1 Peseta pour le conseil des Asturies et León. La même année, à Bilbao, 80000 pièces de 50 centimes et 100000 pièces de 1 Peseta ont été frappées pour le conseil de Santander, Palencia et Burgos. Le billet de banque est payable en monnaie métallique, d’où l’expression « payable au porteur » qui, jusqu’à il y a peu de temps encore, figurait sur les billets. Le papier monnaie apparut en Chine au VII.me siècle de notre ère bien qu’elle ne fut utilisée en Europe qu’au XVII.me siècle. Le 2 juin 1782 se crée la banque de San Carlos qui émet pour la première fois des billets signés et numérotés à la main en mars 1783. Les séries les mieux accueillies à Madrid sont celles de 200, 500 et 1000 Réals. En Pays Basque, la banco de Bilbao est la première a émettre, en 1857, des billets pour une valeur de 3 millions de Réals et, en 1863, suit la banque de San Sébastian (Donosti en euskara) qui émet pour une valeur de 6 millions de Réals. En 1864, les banques de Pampelune (Iruñea en euskara) et Vitoria-Gasteiz émettent respectivement pour 1 million 300000 Réals et 4 million 100000 Réals. Ces trois dernières banques fusionnent avec la banque d’Espagne en 1874, à l’intérieur de laquelle, celle de Bilbao continue son activité commerciale en reprenant ses billets. Durant la seconde guerre carliste, on émet à Bayonne, des bons du trésor de la Real Hacienda, avec la formule: « remboursable comme dette préférable pour le trésor public » dans les cinq premières années de la pacification du royaume. Durant la dernière guerre civile et au reste du nord de l’Espagne et isolée de la zone Républicaine, la junte de défense de Biscaye dispose de l’émission de talons, émission ratifiée par le gouvernement d’Euskadi (décret du 21 octobre 1936). En 1937, on procède à l’émission de billets de 5, 10, 25, 50, 100, 500 et 1000 Pesetas qui présentent le même endroit mais différents motifs pour les revers. Quelques exemplaires, portent en violet, le sceau du gouvernement d’Euskadi. Existent aussi des sceaux de couleur rouge pour la délégation de Hacienda du gouvernement d’Euskadi en Catalogne. Le tourisme est la principale économie du Pays basque surtout pour la partie nord. Il représente 20% du PIB pour le Pays basque français tandis que l’industrie réduit cette proportion à 4% au Pays basque espagnol. Le tourisme est apparu au XIX.me siècle avec l’arrivée des premiers touristes à Biarritz venant goûter aux bains marins. De nombreuses personnes célèbres comme Eugénie l’épouse de Napoléon III, le roi Édouard VII d’Angleterre, Edmond Rostand et bien d’autres vedettes se rendront dans le Pays basque afin de profiter des bienfaits de la mer et du thermalisme. Côté espagnol, la ville de Saint-Sébastien attire le plus grand nombre de touristes. Bilbao tire aussi son épingle du jeu avec notamment son musée Guggenheim. La renommée de Saint-Sébastien vient des premiers souverains espagnols puis des riches Espagnols qui allaient en vacances dans cette belle ville côtière. Enfin, les fêtes de San Fermin, qui se déroulent au mois de juillet à Pampelune, sont considérées comme l’une des plus grandes fêtes du monde, et attire plus de 2 millions de personnes chaque année. L’attrait du Pays basque s’explique aussi par son climat clément en été, mais aussi sa culture, ses traditions et son patrimoine. De nombreuses activités et de nombreux loisirs attirent les touristes. La nature permet de pratiquer la chasse et la pêche mais aussi les sports d’eau vive, la randonnée et le VTT. La pêche est une activité économique très présente en Pays basque comme en témoigne les nombreux ports que l’on y trouve. Autrefois, les basques pêchaient activement la baleine dont on extrayait de nombreux produits dérivés comme le savon et l’huile. Mais, avec la raréfaction des baleines et l’interdiction de sa chasse, les basques se tournent vers la pêche à la morue au XIX.me siècle. Le port de Saint-Jean-de-Luz est typique et permet de retrouver toute l’ambiance d’un port basque. Son activité fut essentiellement tournée vers la sardine et le thon malgré les rivalités avec les pêcheurs bretons sur ces produits. Au XX.me siècle, des rivalités opposent les pêcheurs espagnols aux pêcheurs français qui détériorent les conditions de travail. De plus la réglementation européenne et la raréfaction des ressources provoquent une crise importante dans la profession. Les pêcheurs s’organisent alors en coopératives puis modifient leurs zones de pêche en se déplaçant vers les côtes africaines. Les bateaux-usines se développent pour permettre de réaliser de plus grandes campagnes de pêche. Il existe tout de même un fossé entre les pêcheurs français et espagnols car ces derniers pêchent beaucoup plus que les pêcheurs du Pays basque français. Quelques industries sont issues directement de l’artisanat du Moyen Âge comme la tannerie du cuir à Hasparren, l’espadrille à Mauléon, le linge de table et les textiles dans le Pays basque français. On trouve à Saint-Jean-de-Luz au moins trois entreprises mondialement connues : la marque Quiksilver, le groupe Olano et le groupe médical B. Braun. On y trouve aussi une grande clinique des yeux, première en Aquitaine, travaillant en collaboration avec celle de Toulouse. Au sud, l’ameublement et le travail du bois en Guipuscoa et en Biscaye sont très présents. Mais les plus grosses industries se situent autour du pôle Bayonne-Anglet-Biarritz et au Sud. Ce dernier regroupe les mines de fer de Biscaye qui assurent 10% de la production mondiale et la sidérurgie à Bilbao. Côté Nord, le port de Bayonne est très dynamique et assure les livraisons de soufre et du pétrole de Lacq vers l’extérieur. Il est aussi la plate-forme européenne de distribution des véhicules Ford et General Motors fabriqués en Espagne et au Portugal. Enfin, on retrouve à Anglet l’usine de Dassault Aviation et le technopôle Izarbel à Bidart. Côté financier, Bilbao et Vizcaya se sont unis afin de créer la deuxième place financière de l’Espagne. Le Pays basque est une région fortement rurale pour 90% de son territoire. Le maïs domine les cultures agricoles du Pays basque français et les Pyrénées-Atlantiques sont le deuxième département au niveau national en termes de production de maïs. Mais, La production est fortement concurrentielle et subit des baisses du cours. Certains producteurs préfèrent se tourner vers des productions plus rustiques et de qualité comme le piment d’Espelette, la cerise noire d’Itxassou, les pommes à cidre ou les produits biologiques. Le vin était très présent dans tout le Pays basque, seuls quelques terroirs demeurent aujourd’hui comme le vin d’Irouléguy les vins de la Rioja, de Navarre et le txakoli autour de Guetaria. Quelques cultures d’olivier (arbres) sont visibles dans le bassin de l’Èbre. La Navarre est aussi une région de maraîchage. Les régions montagneuses sont propices à l’élevage pour la production de fromage. Le Pays basque est notamment réputé pour la diversité des fromages de brebis, tant du côté nord que du côté sud avec des appellations protégées telle que l’Ossau-Iraty, le Roncal ou l’Idiazabal. Outre un grand nombre de petits producteurs artisanaux, de grands groupes industriels sont installés notamment en Pays basque français telle que Lactalis (fromagerie Pyrénéfrom à Larceveau produisant le fromage Istarra ou le Petit Basque) ou le groupe Bongrain (fromagerie des Chaumes à Mauléon avec l’Etorki). Parmi les races ovines typiques de la région, l’on trouve la manech tête noire, la manech tête rousse ou encore la basco-béarnaise. Les Aquitains (Comme les Gascons), les Vardules, les Autrigons, les Caristes et surtout les Vascons sont à l’origine de la culture basque actuelle qui au cours des siècles, a subi d’innombrables influences mais dont la langue ainsi que certaines us et coutumes en sont les fondements. De nos jours, la culture basque vit un véritable renouveau. L’identité basque est comme partout, complexe et différente selon les individus. Elle est à géométrie variable selon le lieu et le concept d’appartenance. L’influence navarraise, française ou espagnole est omniprésente et avoir une deux, voire trois identités différentes est très répandu dans la population. En Alava, par exemple où seulement un quart de la population est bascophone, 79% se considèrent Basque, donc la langue est un facteur identitaire parmi d’autres. La langue basque, ou euskara est une des composantes importantes de la culture basque. C’est une langue vivante qui est parlée par plus de 1063700 personnes. On peut présumer de son origine au paléolithique supérieur si l’on se réfère aux récentes recherches génétiques et scientifiques, combinées à la linguistique qui démontrent que les Basques d’aujourd’hui sont les descendants les plus fidèles d’un groupe humain qui vivait dans le Pays basque actuel durant cette période et qui survécut à la dernière glaciation. On retrouve pourtant des liens grammaticaux avec de nombreuses langues de contrées lointaines (Caucase, Inde dravidienne, Sibérie) mais aucun lien d’échanges linguistiques avec la langue basque n’a encore été prouvé. Le basque est complexe car sa structure grammaticale est basée sur les déclinaisons. Tous les groupes de mots d’une phrase se déclinent et leur terminaison est différente suivant leur rôle dans la phrase. De plus, le basque est une langue agglutinante, c’est-à-dire que l’on peut cumuler plusieurs suffixes pour obtenir nuances et combinaisons de sens. Pour la conjugaison enfin, la forme du verbe dépend non seulement du temps , du mode et de la personne du sujet, mais elle peut aussi dépendre du complément d’objet direct, de la personne du complément d’attribution, et même de la personne à qui l’on parle. Dans la communauté autonome basque et le nord de la communauté forale de Navarre, la langue basque est officielle avec l’espagnol, avec respectivement 99,4 % des enfants qui sont scolarisés dans une école où le basque est enseigné et 41,4 % en Navarre. Les médias aussi favorisent son expansion et son utilisation. Au contraire, en France, la langue est considérée comme une langue minoritaire et seules des associations locales font des efforts de sauvegarde et de transmission de la langue. Seuls 21,7 % des enfants français du Pays basque sont scolarisés dans une école basque dont les écoles maternelles représentent plus de 35,5 % du total pour l’année scolaire 2004-2005.

Jour (2) : Nous sommes le dimanche de la Pentecôte, nous faisons connaissance de notre guide, il se prénomme Michel, il sera des nôtres pendant tout notre circuit. Nous prenons la direction de Guéthary qui se situe entre Bidart et saint-Jean de Luz. Voici une présentation de Guéthary :
Guéthary (Getaria en basque) est une commune française, autrefois port baleinier, puis thonier et sardinier, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine. La commune compte 1322 habitants et a une superficie de 1,44 kilomètre carré. ONGI ETORRI ! … C’est ainsi que les Basques souhaitent la BIENVENUE ! Nous sommes heureux de vous accueillir à GUETHARY, au coeur du Labourd, l’une des 7 provinces du Pays Basque. Niché dans un écrin de verdure, entre l’Océan et les dernières crêtes des Pyrénées, notre village n’est pas très étendu, et c’est en prenant le temps de le parcourir à pied, que vous en découvrirez tout le charme. De l’Antiquité…. Dès l’antiquité une usine de salaison est installée à Guéthary. L’épitaphe du propriétaire, datant du 1er siècle, a été retrouvée lors de travaux de rénovation près de la gare ainsi que d’autres vestiges tels que des poteries, des pièces de monnaie ou des bijoux. La cale du port bien plus tard, les pêcheurs de Guéthary ont chassé la baleine, le thon et plus récemment la sardine. On guettait le passage des baleines du haut du phare-sémaphore qui domine la plage de Parlementia. Ce site haut perché constituait un excellent poste d’observation. Le port d’accostage et de dépeçage était relié au plateau par une petite rue tortueuse, très en pente. La traînière et ses rameurs. Au début du siècle, Guéthary comptait encore 2 traînières montées par 10 hommes d’équipage ainsi qu’une vingtaine de canots. L’absence de port de mouillage qui obligeait les pêcheurs à se refugier à Biarritz par gros temps ainsi que l’obligation de hisser les embarcations sur la grève à l’aide d’un cabestan ont eu raison des pêcheurs de Guéthary. Les baleines ont aujourd’hui disparu, mais cette tradition séculaire maintenant perdue a laissé son empreinte sur le blason de notre commune. Au Pays Basque, la Mairie, le Fronton et l’Eglise forment le cœur d’un village. A Guéthary, la mairie, au beau style néo basque, borde le fronton. Les jeux de Pelote, les chants, danses et fêtes traditionnelles l’animent tout au long de l’année, et à l’ombre des platanes,il fait bon se promener ou savourer un moment de détente. De grandes villas ou petites maisons aux murs crépis de blanc et aux boiseries bleues, vertes, brunes ou surtout rouges, de ce rouge basque si  » couleur locale », s’étagent le long de l’avenue du Général de Gaulle, chemin qui de tous temps a relié les pêcheurs du Guéthary  » d’en bas « , près de la mer, aux agriculteurs du Guéthary  » d’en haut « .Tout au long de ce chemin, les maisons, très anciennes ou récentes, illustrent l’évolution de l’architecture Basque. ESKUALDUNA, souvenir du tourisme fastueux des années 20, aujourd’hui maison de retraite. ETCHARTIA, qui date du XVIII.me siècle, aujourd’hui devenue maison des associations. La POSTE, moderne mais si  » typique « .SARALEGUINEA, édifiée par un basque revenu au pays, fortune faite en Amérique, devenu maintenant le musée municipal, réputé pour ses expositions d’art contemporain et de traditions locales (. Et tant d’autres que vous découvrirez en remontant jusqu’à l’église. Les galeries de l’Eglise, Les terrasses du cimetière entourent l’église Saint-Nicolas. Avec son porche couvert et son clocher-fronton, elle présente un aspect sobre et massif qui contraste avec la richesse intérieure, La disposition si particulière des églises basques se retrouve à Guéthary, chœur et autel largement surélevés sont dominés par des galeries qui entourent la nef unique. La rénovation de 1970, en allégeant la décoration, a mis en valeur le retable et les statues datant du XVII.me siècle, le décor peint des poutres de la charpente, les sculptures des balustrades des galeries et les poteaux en Y qui les soutiennent, taillés chacun dans un seul chêne … Toute la ferveur de la foi basque s’exprime quand, aux voix des femmes rassemblées dans la nef, se mêlent les voix puissantes des hommes groupés dans les galeries. De nombreux concerts y sont organisés. Un dernier regard pour l’ex-voto suspendu au-dessus de la nef, témoignage de la vocation maritime de Guéthary. Guéthary fait partie de la province basque du Labourd, ouverte sur le golfe de Gascogne, au cœur de la Côte basque. La gare de Guéthary se trouve sur la ligne SNCF Bordeaux – Irun. La commune est desservie par la RN 10. Guéthary est une ancienne annexe de Bidart. Elle obtint son autonomie à partir de 1580 et fut érigée en commune vers 1633. Le sémaphore (une ancienne atalaye), toujours en place, était utilisé comme poste d’observation des baleines dans la baie et des pirates. Lorsque les Guéthariars apercevaient les baleines, ils descendaient leurs traînières du port et partaient les harponner. Lorsqu’ils étaient attaqués par des pirates ou des bandes de brigands, ils se réfugiaient dans la ferme « Ostolapia » (ancien relais de Saint-Jacques-de-Compostelle, aujourd’hui nommé Ostalapia) sur la route d’Ahetze. Guéthary est devenue une station balnéaire grâce à ses plages sauvages, ses algues et ses criques, et depuis 1959, à ses « spots » de surf et à sa position géographique entre Biarritz et Saint-Jean-de-Luz. Jadis il y avait un tramway qui reliait ces deux villes le long de la RN 10, il bifurquait à la sortie de Guéthary et empruntait le chemin du Trinquet. Louis XIV, sa cour et l’armée ont traversé la rue de l’Église, après avoir emprunté la rue des Écoles, puis ce qui est aujourd’hui le chemin de l’Empereur, en route pour Saint-Jean-de-Luz où devait se célébrer le mariage du roi avec l’infante d’Espagne. Quelques siècles plus tard c’est l’armée allemande, partie à la conquête de l’Espagne, qui traversa Guéthary pour finalement s’arrêter à Hendaye suite aux accords conclus entre Hitler et Franco. Le musée de Guéthary recèle les vestiges romains trouvés dans la commune et les œuvres du sculpteur Swiecinski. Il abrite également des expositions d’artistes contemporains. La passerelle « Itsasoan » de l’architecte Godbarge date de 1927 ; Le port, fortement incliné pour hisser les baleines ; Le monument aux morts de Maxime Real del Sarte; La mairie de l’architecte Brana. Elle contient une très belle peinture du port de Guéthary par Ramiro Arrue, peintre basque fortement influencé par l’Art déco, ainsi que deux autres représentations de scènes basques (visibles dans la salle d’honneur Irintzina) ; La villa Saraléguinéa est inscrite aux monuments historiques. L’église Saint-Nicolas date des XVI.me, XVII.me et XIX.me siècles. Elle recèle une croix de procession datant du XV.me siècle ; La chapelle de Parlementia, avec ses « grilles » pour éloigner les malades, en particulier les lépreux, fut utilisée comme halte sur la voie côtière du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle Le sentier du littoral Biarritz/Hendaye) inauguré en 2005, traverse Guéthary. Son départ se situe pratiquement à la fin de la jetée, aux marches de la plage des Alcyons. La colline de Cénitz fait partie des sites du Conservatoire du littoral. Georges Guéthary, chanteur de la seconde partie du XX.me siècle, il était d’origine grecque. Ses parents vivaient à Paris, enfant il venait passer ses vacances à Guéthary, le succès venu, il fallut prendre un nom de scène, il se rappela l’importance de Guéthary qu’il prit alors comme nom de chanteur. Georges Guéthary revenait souvent dans la région pour visiter ses amis Luis Mariano et, André Dassary.
L’autocar nous dépose près d’une chapelle à Guéthary, elles sont très nombreuses sur la côte basque, elles étaient très fréquentées par les pêcheurs avant leur départ et, leur apparition de retour d’expéditions de pêche, les ravissaient et les comblaient. Nous découvrons l’océan depuis un promontoire, nous distinguons le golfe de Gascogne et toute la côte basque. Nous balayons l’horizon de Bayonne à Hendaye, la côte basque a 40 kilomètres de long. Auparavant les communes étaient séparées, aujourd’hui elles sont toutes touches à touche. On aperçoit parfaitement le rocher de la Vierge de Biarritz, la côte a de superbes vagues régulières. C’est le paradis du surf, les vagues sont uniformes grâce au littoral qui est en pente douce et dépourvu de rocher. Le fond plat régule et assagit les vagues, le surf est pratiqué jusqu’à la côte landaise. Toutes les communes du golfe de Gascogne étaient des ports de pêche, aujourd’hui seul Saint-Jean de Luz a conservé une activité pêche. C’est sous Napoléon III, vers 1855 que la côte basque s’est transformée. Napoléon III était marié à une andalouse Eugénie de Monjiro, ils sont à Paris où elle s’ennuie. Elle décide son empereur de mari de venir passer leurs vacances à Biarritz, proche de san Sébastian où Eugénie peut visiter ses amies espagnoles. Biarritz petit village de 1500 habitants va devenir le saint-Tropez de l’époque, il va se développer un tourisme très élitisme. Peu à peu Bayonne, Anglet, Biarritz, Guéthary et Bidart vont abandonner la pêche. Napoléon se déplace 3 mois par an sur la côte basque avec sa cour, les préfets et leurs familles, la chambre des députés, le sénat, les grands capitaines d’industrie et toutes les têtes couronnées d’Europe. En 2 ans Biarritz va compter 10000 habitants, il a donc fallu construire des maisons qui n’ont rien à voir avec l’architecture basque. On avait besoin de constructeurs, de cochers, de coursiers, de major d’hommes, de tapissiers etc, mais plus de pêcheurs. Les femmes sont devenues nurses, cuisinières, caméristes, femmes de ménage, couturières, etc. On a donc arrêté la pêche, certains diront que les basques ont vendu leur âme, par contre d’autres diront qu’ils se sont bien adaptés. La vocation de pêche a donc disparue sur le littoral depuis plus de 150 ans, le tourisme élitisme va durer jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale. Le tourisme va muter, les congés payés vont populariser le tourisme, aujourd’hui l’hôtellerie de plein air a envahi le littoral. L’activité touristique se déroule toute l’année, grâce aux entreprises qui organisent des congrès, des rencontres pour récompenser les clients, des séminaires et des manifestations culturelles. La bande côtière, 40 kilomètres de long, accueille 270000 habitants des 300000 du pays basque français. L’intérieur du pays basque est agricole et peu dense en population, l’habitat est très dispersé. Sur 3 millions de basques, c’est une centaine qui défraye l’actualité par leur action, comme on en parle beaucoup, on a l’impression qu’ils sont une majorité. Ils sont ultra minoritaires et protégés par personne, les chiffres dénombrent 10 fois plus d’attentat en corse qu’au pays Basque par exemple. Les coefficients de marée vont de 39 à 140, aujourd’hui c’est un petit coefficient de 63, la marée est basse et les vagues sont inexistantes. Le vent dominant de l’ouest active la hauteur de la vague, ce qui fait amplifier la houle. L’habitat basque se caractérise par des maisons à 2 pans, à colombages et volets rouges et façades blanche. Le littoral est construit de maisons néo basque qui date d’un peu plus d’un siècle par des gens fortunés du bord de mer. Ils se sont accaparés le style basque pour édifier les constructions de la fin du XIX.me siècle. Par contre il y a beaucoup d’anglais sur le littoral, ils ont amené leur architecture, c’est pour cela qu’à Biarritz par exemple on trouve des maisons bâties en pierre que l’on appelle néo gothique anglais, on découvrira aussi des habitations de style art déco. Nous approchons de la petite chapelle qui surplombe l’ancien port de pêche de Guéthary, les marins avant de prendre la mer venaient demander la protection en se recueillant dans la chapelle. C’est ce que l’on appelle les chapelles des baleiniers, on a chassé la baleine sur cette côte du VI. au XVI.me siècle. Nous reprenons notre circuit en direction de Bidart, la commune est située sur une petite colline qui surplombe l’océan d’une cinquantaine de mètres. Le chemin de Saint-Jacques de Compostelle, dit de la côte, en provenance de saint-Malo traversait Bidart, c’est pour cela que l’église abrite une superbe statue de Saint-Jacques sculptée dans du chêne. Nous abordons Bidart par la place du village où se concentre la mairie, l’église et son cimetière, l’école, la poste, la gendarmerie, le fronton et les commerces qui ont remplacés les ateliers des anciens artisans d’auparavant. Une place arborée de platanes bien élagués se trouve au centre du village, des bancs sont implantés tout autour de la place. Les habitations sont de style basque, le rouge vif tranche sur le blanc des façades, dont le colombage et les volets rouges égaient la blancheur de la chaux. Les fenêtres et les balcons sont fleuris, tous les villages sont conçus à l’identique, la plupart des habitations se trouvent à l’extérieur du cœur des lieux communautaires des communes dont faisaient partie le moulin et le four. Le pays basque recense 90 églises construites de la même façon, elles possèdent qu’une seule nef centrale, il n’y a pas de pilier donc pas de nef latérale. Au XVI.me siècle le pays basque n’avait pas d’argent pour faire les toits en pierre, ils sont en bois d’où l’inutilité des piliers pour soutenir la charge de la pierre. Toutes les églises basques possèdent un clocher porche pour s’y abriter, l’intérieur de l’église possède une voir plusieurs galeries ou balcons ce qui augmentaient la capacité. Les galeries donnent un ton théâtral au lieu, les femmes en bas et les hommes au-dessus. Le dernier harponneur a été inhumé sous le clocher porche au XVI.me siècle, un harpon sculpté sur le sol rappelle sa présence. Auparavant les personnes étaient enterrées dans les églises, aujourd’hui les inhumations se font au cimetière situé autour de l’église. Nous pénétrons dans l’église, elle est très sombre, elle est éclairée par quelques fenêtres, elle possède 3 galeries, les murs sont recouverts de boiseries, un orgue est situé au-dessus de l’entrée de l’église et le plafond est en bois. 5 marches permettent de monter à l’autel, des escaliers permettent d’accéder aux galeries où est disposée une rangée de banc. Un ex-voto qui représente un voilier est suspendu dans la nef, quelques statues ornent l’intérieur dont la statue de Saint-Jacques, 2 confessionnaux sont plaqués contre les murs ainsi que 2 petites chapelles. Les charpentes sont traditionnellement en châtaigniers, il génère un tanin qui répulse les araignées et toutes les vermines qui rongent le bois. Les châtaigniers viennent des forêts basques, on y trouve aussi des acacias pour confectionner les piquets de clôture, des merisiers pour fabriquer des meubles, des houx, des peupliers, des saules et en altitude on trouve des hêtres. Les hêtres ont été plantés sous Colbert (1619-1683), le ministre de Louis XIV avait une hantise. Il savait que sur terre Louis XIV était puissant, il pouvait rivaliser, par contre sur mer les anglais avaient une marine supérieure à celle de la France, qui nous empêchait de faire commerce avec les colonies. C’est pour cette raison que Colbert a mis en place partout en France la plantation de coupes royales, elles étaient entretenues et exploitées par des galériens, il y en avait beaucoup dans le Béarn et au pays Basque. On mettait les troncs d’arbres dans les rivières qui les transportaient au port de Bayonne, qui était à l’époque le troisième chantier naval sous Louis XIV, aujourd’hui ces forêts royales sont devenues domaniales. Le groupe se partage, certains vont à l’office de la Pentecôte, et, d’autres continuent la visite de Bidart. Nous circulons dans de petites ruelles, nous apercevons une fontaine qui représente un escargot enroulé autour d’une pieuvre, la sculpture est en grés rose qui provient de la montagne de la Rhune. La flore du pays basque est constituée d’hortensias, de tamaris, d’orangers du Mexique qui ne vient pas du Mexique, mais du Japon. Nous circulons dans de petites rues jonchées de petits bosquets, d’hortensias et d’une multitude de sortes de fleurs. Nous abordons une petite chapelle de baleiniers, cet endroit s’appelle Parlementia, c’est devant cette chapelle que se réunissaient tous les élus de la commune. Le clocher porche est orienté à l’est, il est protégé des vents dominant, on pouvait donc blaguer à l’abri des intempéries. Nous arrivons sur un promontoire qui surplombe l’océan de 80 mètres, on aperçoit une colline qui vient se baigner dans l’océan, elle se situe sur le territoire espagnol, on distingue la baie de la Bidassoa dont la rivière fait frontière entre la France et l’Espagne. C’est ici, sur l’île des faisans située sur la Bidassoa, que Louis XIV a signé la paix des Pyrénées, ce traité donnait les contours actuels de la France hormis Nice et la Savoie conquise par Napoléon III et la Franche Comté intégrée à la France un peu plus tard après la signature du traité des Pyrénées par Louis XIV. Sur la chaîne des Pyrénées de l’Atlantique à la méditerranée on a placé 613 bornes pour matérialiser la frontière, la première à Hendaye et la dernière à Collioure. La paix des Pyrénées mettait fin à l’emprise de l’empire romain germanique de Charles Quint (1500), petit empereur d’Autriche et d’Allemagne. Il avait entouré la France en s’emparant de la Flandre, de l’Italie et de l’Espagne. La guerre de trente ans a servi à rien, elle a été menée par Louis XIII et Richelieu, certes il y a eu les victoires de Fontenoy célèbre pour « messieurs les anglais tiraient les premiers », et, Rocroi, ces 2 batailles ont fait des milliers de morts pour la vanité de rois qui s’affrontaient pour des dérisions de lopins de territoires. Louis XIII meurt en 1643, richelieu meurt la même année, le nouveau roi Louis XIV est trop jeune, sa mère Anne d’Autriche devient régente pendant une quinzaine d’années, elle décide de faire la paix. C’est facile pour elle, elle est la sœur de l’empereur, son mari a fait pendant 15 ans la guerre à son frère, elle négocie donc avec son frère roi d’Espagne. C’est avec son ministre Mazarin qu’elle préparera et signera la paix des Pyrénées. Le traité des Pyrénées prévoit que Louis XIV, qui deviendra roi 2 ans après, épouse la fille du roi d’Espagne, sa cousine va devenir sa femme, son oncle va donc devenir son beau père. Ces histoires familiales devaient faciliter la paix, mais 7 ans plus tard, Louis XIV déclare la guerre à son beau père. En face de nous à 5800 kilomètres se situe New York, des petits bateaux de pêcheurs pêchent au large. L’endroit est très calme, on s’aperçoit depuis cet endroit que le golfe de Gascogne est réellement rond. Nous nous trouvons dans le cul du golfe où tous les vents viennent se heurter, il y a parfois de fortes tempêtes, mais, elles restent acceptables, l’urbanisation n’a pas été réalisée en dessous du niveau de la mer, comme l’ont expérimentée avec malheur les vendéens et les charentais. La baleine était chassée dans le golfe de Gascogne, elles sont conçues au limite du cercle arctique, dans les zones froides, elles portent entrent 15 et 25 mois selon l’espèce, une fois pleines elles se regroupent en troupeaux. Escortées par leurs mâles elles descendent, autrefois il y avait un courant froid qui descendait de l’Artique jusqu’au golfe de Gascogne. Les baleines profitaient de ce courant pour venir ici, elles mettaient bas, elles sevraient leurs petits, car une baleine allaite. Il faut savoir qu’une baleine ne mord pas, Jonas n’a jamais été avalé par la baleine, la bouche d’une baleine c’es un grillage, elle mange que des plantons de la grosseur d’un ongle. Les baleines restaient à peu près un an ici, elles remontaient, mais pas droit, elles traversaient l’Atlantique, elles longeaient la baie du grand Saint-Laurent, elles empruntaient un autre courant pour rejoindre leur zone d’origine, en fait elles circulaient en empruntant des courants qui les aidaient à se déplacer. Aujourd’hui le courant qui les amenait dans le golfe de Gascogne s’est déplacé, il passe maintenant au large de l’Atlantique au niveau des Açores et du cap Vert. Elles mettent bas donc dans ces nouvelles zones, Les basques ont donc pratiqué la chasse à la baleine près de la baie du grand saint-Laurent, à Terre Neuve ou Saint-Pierre et Miquelon. Saint-Pierre et Miquelon est peuplé certes de bretons, mais principalement de basques, par tradition l’évêque de Saint-Pierre et Miquelon est toujours d’origine basque. Beaucoup de poissons migrent, le cabillaud ne migre pas, on l’a donc salé pour le ramener, une fois salé il devient morue. On pêche quelque cabillaud en France dans la mer d’Iroise, mais le principal de la consommation vient des mers froides. Au printemps la terre bourgeonne, les pollens poussés par les vents de terre sont transportés sur le pré océan jusqu’à 1000 kilomètres, les pollens en se déposant sur le proche océan fournissent des plantons. Les anchois gourmands de plantons arrivent les premiers pour se nourrir des plantons du golfe de Gascogne, 3 semaines plus tard arrivent les sardines un peu plus grosse que l’anchois pour déguster les anchois bien repus. 3 semaines plus tard c’est le thon rouge qui se rapplique pour savourer les sardines, il pèse entre 8 et 20 kilos et mesure entre 20 centimètres et un mètre de long. Du mois de mars au mois de novembre, toutes ces variétés viennent dans le golfe de Gascogne pour se nourrir, le prédateur suprême le pêcheur en profite pour remplir ses filets, la chaîne alimentaire est ainsi terminée. Pour pêcher l’anchois on utilise des petits filets, pour la sardine ce sont des filets avec des mailles plus importantes, mais ici le thon rouge est pêché à la ligne. Ce qui fait qu’il n’y a pas de pénurie de thon, comme en Méditerranée ou en Bretagne où la pêche au thon rouge est réglementée voir interdite, car la pêche y est industrielle et détruit les bancs de thons. L’hiver les pêcheurs pêchent des poissons qui ne migrent pas, qui restent sur les fonds sableux et plats, ce sont les poissons plats comme les limandes, les soles, les carrelets, raie et turbot. On pêche aussi d’autres poissons qui ne migrent pas que l’on pêche au chalut, c’est le merlu, le maquereau, le rouget grondin. On pêche aussi pour le plaisir les poissons de roche comme le rouget de roche, la rascasse qui se réfugie dans les roches, le poulpe, le calamar, mais en revanche le golfe est dépourvu de crustacés. Dans le sable on y trouve des couteaux, des coques et des oursins. Les familles d’anciens pêcheurs ont tous gardé un petit bateau pour pêcher en loisir, ils sont friands de homards et de langoustes qui permettent de régaler les amis le soir à l’apéritif. Les poulpes sont pêchés à la turlute. C’est une ficelle de 3 à 4 mètres de long, sur laquelle on a disposé des chiffons blancs qui dissimulent des hameçons. On plonge et remonte la corde, le poulpe est attiré par les chiffons blancs et bien sûr se fait accrocher par l’hameçon. Les oiseaux marins du golfe de Gascogne sont le cormoran, la pétrelle, l’albatros et le tourne pierre, c’est un petit oiseau qui court plus qui vole sur les rochers. On trouve aussi toutes sortes de mouettes qui se réfugient et nichent dans les falaises de Bidart, de Guéthary et dans celles du phare à Biarritz. Le blason de Bidart est séparé en 2 dans le sens de la hauteur, à droite on voit un bateau avec une croix un peu ronde qui possède 4 têtes, c’est la croix basque. A gauche on aperçoit un rocher surmonté d’une tour, ça fait référence à la baleine, autrefois sur les côtes, il y avait des tours où les hommes surveillaient la présence de baleine. Dès qu’on apercevait une baleine, on allumait un feu pour prévenir les hommes, ils se regroupaient pour aller harponner le cétacé. On en capturait une par mois, les hommes étaient paysans et pêcheurs, la fumée les prévenait de la présence d’une capture possible. On appelait cette tour, tour de la humade qui en gascon veut dire fumade. Il en reste une au phare, il a fallu batailler pour la conserver, aujourd’hui elle est inscrite au patrimoine de la commune dont un arrêté municipal la protège. Sur tous les blasons des communes basques qui bordent le golfe de Gascogne, la baleine est souvent représentée, pour dire son importance. La forme de la croix basque remonte à des millénaires, on en trouve des semblables dans la vallée de l’Indus, les significations sont différentes, une c’est la cardinalité, une autre fait allusion aux éléments l’air, la terre, l’eau et le feu. La troisième est d’ordre religieux, le centre serait dieu, et les 4 branches représenteraient le monde végétal, animal, minéral etc. La croix basque remonte au VII.me siècle, plus proche de nous, un bonhomme qui n’avait pas beaucoup d’humour en a fait une semblable, mais un peu carré. Le sens de la croix gammée était la pureté de la race, la seule qui devait survivre était la race arienne. On rejoint la place du village, nous allons nous installer sur les gradins du fronton de pelote basque où une compétition de jeunes se déroule. Ils jouent 3 contre 3, un joueur envoie la balle à l’aide de la chistéra contre un mur rouge et les autres doivent la récupérer au rebond et la renvoyer de nouveau. Le terrain est dans un cadre verdoyant entouré de gradins, le mur fait 18 mètres de haut pour 35 mètres de large, et le terrain a une longueur de 70 mètres. Les joueurs sont vêtus de pantalons blancs, une équipe porte des chemises vertes et l’autre des chemises rouges. Nous récupérons le reste du groupe qui a participé à l’office religieux, nous rejoignons notre hôtel pour le déjeuner.
L’après-midi est consacrée à la montagne sacrée de la Rhune, dont voici une présentation :
La Rhune ou Larrun en basque est un sommet situé dans les Pyrénées, au Pays basque. Son altitude est de 905 m. Le massif de la Rhune est traversé par la ligne de frontière franco-espagnole, qui est aussi la frontière entre les provinces basques du Labourd et de la Navarre. La Rhune est le plus haut sommet d’un massif ou d’une zone dont il a pris le nom. Ainsi on trouve plus à l’ouest le sommet dit La Petite Rhune ou Petit Larroun. Le nom du sommet varie d’une carte à l’autre : les cartes IGN citent « La Rhune (Larrun) » à l’échelle 1:25000 ou « Larrun (La Rhune) » à l’échelle 1:50000, les cartes géologiques de France à l’échelle 1:50000 donnent quant à elles « Mont Larroun (la Rhune) » En français jusqu’au XX.me siècle on écrivait Larhune. Le nom du massif est une francisation maladroite du nom basque Larrun (prononcez La[rr]oun, [rr] désignant une consonne vibrante) venant du morphème larr- signifiant « pâturage » ou « lande » : Larrun peut prendre le sens de « bonnes pâtures » en basque batua. Il s’agit d’une étymologie populaire que l’on retrouve dans les toponymes comme Larra-Belagua, Laroin ou encore Laà. C’est un massif, de douze kilomètres de long sur six de large, s’étend du nord au sud du col de Saint-Ignace (altitude 179 mètres) au col de Lizuniaga (altitude 210 mètres), et d’est en ouest, du bassin de Sare (altitude 74 mètres) au col d’Inzola (altitude 270 mètres). Le panorama au sommet offre une vue dégagée sur les territoires environnants de la Basse-Navarre, de la Navarre, du Guipuzcoa, et de la Côte Basque bordée par le golfe de Gascogne (océan Atlantique) depuis Saint-Sébastien jusqu’à l’embouchure de la rivière Adour puis les Landes. La plupart des roches datant du Permien grès de type vosgien se trouve depuis le sommet en descendant vers le flanc et des couches basaltiques et du grès sont présents sur le flanc ouest, les bases nord et sud de la montagne se trouvent des éboulis rocheux et des limons récents. Concernant les couches basaltiques, la notice de la carte géologique au 1:50000 d’Espelette note que : « très épaisses au voisinage du Mont Larroun, ces coulées se retrouvent dans la plupart des affleurements de Permien des Pyrénées navarraises mais leur puissance [...] va décroissante à partir du Mont Larroun, vers le Sud, comme aussi vers l’Est. Aussi, semble-t-il que le centre d’émission principal soit non loin du sommet actuel de cette montagne et que les coulées aient rayonné à partir de ce centre, sur une distance de 30 km environ. ». Le climat est de type océanique assez pluvieux dû à la proximité des eaux chaudes du golfe de Gascogne et à la faible élévation de la montagne. Il peut néanmoins neiger au sommet en hiver. Les flancs de la montagne sont fréquentés par les pottokak et les troupeaux de brebis à tête noire ou rousse et aux cornes en tire-bouchon (manech), menés par des bergers. Les cromlechs, tumuli et autres dolmens attestent la présence de l’homme sur ces pentes dès la préhistoire. Au début du XVII.me siècle, le conseiller de Lancre, de sinistre mémoire dans la province basque du Labourd, est réputé y avoir fait « arder et brancher » des sorcières. Il était également convaincu que sur le sommet de la montagne s’effectuaient des akelarre (lande du bouc). L’impératrice Eugénie, séjournant à Biarritz, initia la mode des excursions sur la montagne. La Rhune est une destination touristique prisée, grâce notamment depuis 1924 au petit train de la Rhune, train à crémaillère partant du col de Saint-Ignace. Le panorama à 360° offre une vue dégagée sur le Pays basque, les Landes et l’océan Atlantique. Le sommet possède des antennes-relais radio et de télévision qui permettent de couvrir la zone densément peuplée du bord de mer, d’Hendaye à Bayonne. La Rhune, dominant le Labourd, a été la scène de nombreuses légendes. L’une d’entre elles raconte que dans ses entrailles vivait un serpent à sept queues, appelé lehen sugea. Un jour, il cracha des métaux nobles qui se trouvaient dans la montagne. L’or et l’argent sont descendus par les pentes de La Rhune, formant des rivières ardentes qui ont rasé les forêts de la zone. Ce serait l’explication de l’absence de forêts dans le Labourd.
Nous longeons la Nivelle qui se jette à Saint-Jean de Luz, comme la marée est haute, la rivière gonfle dans son lit. Nous apercevons un des premiers golfs construit en France, bien sûr par les anglais, aujourd’hui il appartient à la famille Lacoste, Lacoste faisait partie de l’équipe de France de tennis de la grande époque, on les appelait les trois mousquetaires, ce sont eux qui ont détrôné les anglais en remportant pour la première fois la coupe Dawis dans les années 1920. L’un des 3 mousquetaires qui étaient 4, était basque il s’appelait Borotra, il fut maire de Biarritz par la suite. Nous traversons Asquin, c’est une commune traditionnelle basque avec sa place et ses lieux communautaires, dont le fronton. Asquin a hébergé pendant une partie de sa vie Pierre Loti (Rochefort 1850, Hendaye 1922), c’était un écrivain dramaturge, il a écrit (le pêcheur d’Islande) et (Ramuntcho). Il louait une chambre à l’hôtel appelé « la Rhune » presque à l’année, il venait s’y ressourcer et rechercher l’inspiration. Jacques Chaban-Delmas a également vécu à Asquin où il possédait une propriété, il est d’ailleurs inhumé à Asquin. La mairie d’Asquin est construite en pierre, nous sortons du village, nous distinguons de ci de là dans la nature, les fermes où résident la plupart des habitants, c’est constant dans tous les villages basques. Au pays basque quand c’est plat on cultive le maïs, quand c’est moins plat ce sont des prairies, on y rencontre certaines vaches, mais surtout des brebis. Le pays basque compte 600000 brebis, soit 2 brebis par habitant. Plus haut c’est le paradis des forêts, le royaume de la lande végétale, dont la fougère que l’on ne cultive pas, on la protège, on la coupe, on la fait sécher, puis on s’en sert de litières pour le bétail, enfin on l’épand sur le sol comme engrais naturel. Nous arrivons au col de Saint-Ignace, où nous allons prendre le train à crémaillère, qui nous conduira au sommet de la Rhune. Ce train à crémaillère a été mis en service en 1924, à l’époque il était réservé aux touristes fortunés, ils pouvaient monter au sommet de la Rhune en costumes, et les femmes pouvaient y montrer leurs plus belles toilettes. C’est à partir des années 1950 – 1960 que l’ascension à la Rhune en petit train à crémaillère s’est démocratisée, il était ouvert à tout le monde. L’ascension s’effectue en 35 minutes, on gravit un dénivelé de 700 mètres, la moyenne de la pente est de 17%, la pente la plus raide est de 21%, la vitesse moyenne du train est de 8,5 kilomètres heure. Nous commençons à gravir la pente dans une zone pastorale, nous apercevons des troupeaux de brebis avec leurs bergers, et des pottokaks qui sont de petits chevaux sauvages. Nous doublons et croisons des randonneurs cheminant sur le sentier qui relie le col saint-Ignace au sommet de la Rhune. Ensuite nous arrivons sur un espace plat, c’est une zone de rétention d’eau où viennent s’accumuler l’eau qui ruisselle du haut de la montagne. Puis nous abordons une zone désertique, c’est le paradis des rochers, des cailloux et des pierres. Enfin nous arrivons au sommet de la Rhune, nous gravissons quelques escaliers pour accéder à un belvédère, nous avons un panorama de 360°, à nos pieds nous découvrons un tiers du pays Basque, tout le golfe de Gascogne, l’intérieur des terres, la chaîne de montagne de Navarre derrière laquelle se trouve à 70 kilomètres Pampelune. Nous découvrons l’une des 613 bornes qui délimitent la frontière entre la France et l’Espagne, nous distinguons la rivière Bidassoa qui sépare les 2 pays depuis le traité de paix des Pyrénées. Nous effectuons quelques emplettes dans des boutiques espagnoles, puis nous reprenons le train à crémaillère pour redescendre au col de saint-Ignace. Nous rejoignons notre autocar pour rejoindre Bidart, Michel notre guide nous explique la réalisation technique du petit train à crémaillère. Les moteurs électriques qui le mue date de 1898, ils sont de fabrication suisse, ils font 380 chevaux, il y en a deux par machine. Le matériel roulant est en cèdre des Pyrénées, ils datent de 1920, nous avons donc voyagé dans des wagons de 90 ans d’âge, ils ont été construits à Bagnères de Bigorre. Le train circule du mois d’avril au mois de novembre, pendant l’hiver le personnel s’adonne à l’entretien du matériel. Les moteurs sont démontés chaque hiver, ils sont envoyés à Bayonne pour les rectifier, les réaléser et vérifier le bobinage. C’est plus de 600000 personnes qui utilisent le petit train à crémaillère chaque année pour faire l’ascension de la Rhune, c’est le site le plus visité du département des Pyrénées Atlantiques. Nous traversons de nouveau Asquin, puis saint-Jean de Luz, nous passons devant un petit terrain de football, c’est ici que le champion du monde 1998 Vincente Kisarazu a fait ses premières prouesses de
footballeur. Nous empruntons la RN10, nous traversons Guéthary avant d’atteindre Bidart.

Jour (3) : Nous prenons la direction de Saint-Jean-Pied-de-Port, nous empruntons la RN10 jusqu’à Bayonne, ensuite nous prendrons la direction du pays Basque intérieur. Saint-Jean-Pied-de-Port est la Mecque du chemin de Saint-Jacques de Compostelle, c’est dans cette ville que tous les chemins se retrouvent. Tous les chemins français se rejoignent à Saint-Jean-Pied-de-Port, ensuite ils formaient un seul chemin, connu sous le vocable camino frances ou chemin des français, ce chemin prenait plein ouest en direction de Saint-Jacques de Compostelle. Saint-Jean-Pied-de-Port se trouve au milieu des chemins que l’on parte de Paris, de Vézelay, du Puy en Velay ou d’Arles arrivés à Saint-Jean-Pied-de-Port, on avait parcouru 850 kilomètres, il restait autant de kilomètres pour rejoindre saint-Jean de Compostelle. Le Port de Saint-Jean-Pied-de-Port, signifie situé au pied du port, du passage ou plus communément situé au pied du col. Saint-Jean-Pied-de-Port est donc situé sous le col d’ibanietta, qui est plus connu sous le nom de Roncevaux où Roland a eu quelques ennuis. Saint-Jean-Pied-de-Port est la première ville fortifiée quand on passe la frontière, elle l’était déjà à l’époque romaine, Vauban en a donc revu l’implantation avant de concevoir ses nouveaux remparts au XVII.me siècle. La ville est construite en bastide, la bastide est formée autour d’une route où toutes les maisons se touchent pour former un rempart naturel. La France compte 400 bastides, les communes organisées en bastide commencent toutes leurs noms par Bastide ou Villefranche. Les bastides sont construites à la limite des anciennes provinces, elles font fassent à l’envahisseur ou à l’ennemi. La bastide de Saint-Jean-Pied-de-Port royaume de France faisait face au royaume d’Espagne. La population des bastides était complètement libre, alors que les habitants des villages alentours étaient en servage. Les gens des bastides jouissaient de privilèges importants, ils pouvaient se marier sans l’autorisation du seigneur, ils pouvaient posséder leur propre four et moulin, ils avaient le droit de rendre la justice, ils ne payaient pas d’impôt, ils avaient le droit de s’en aller, de vendre, d’acheter. Pour faire simple ils avaient les mêmes droits que nous avons actuellement, alors que toutes les villes ordinaires étaient sous l’emprise d’un seigneur. D’autres bastides ont des noms qui commencent par Sauveterre ou Salvetta, les gens de ses bastides étaient certes libres, mais ils étaient rattachés à une entité religieuse. La bastide de Saint-Jean-Pied-de-Port est construite en pierre rouge, la pierre est rouge car elle contient beaucoup de fer. Il existe un village qui se nomme Saint-Etienne de Ibaygory, ibay veut dire rivière et Gory rouge, ce village est traversé par la Nive qui parfois coule rouge lors de gros orage, le rouge provenant de l’écoulement du minerai de fer dans la rivière. On aperçoit la crête des Pyrénées qui délimitent la frontière avec l’Espagne. Sur notre droite on distingue la montagne de la Rhune, nous sommes dans la commune de Bassussarry, c’est une zone d’activité de la banlieue de Bayonne, on y trouve aussi un golf. Le pays Basque n’a pas connu le remembrement, les terres entouraient toujours la ferme, c’est pour cela que le paysage a conservé les haies et les caniveaux, qui empêchent l’érosion du sol lors de grosses pluies, n’oublions pas que le pays Basque a une pluviométrie de 1700 millimètres par an. Nous circulons au milieu de champs de maïs, nous apercevons des troupeaux de brebis que l’on élève, certes pour la viande d’agneau, mais avec le lait, on fabrique un fromage AOC partagé avec le Béarn, c’est le fameux irati osso. La laine des brebis est très rêche, auparavant on s’en servait pour confectionner des habits, dans les années 1980 on la brûlait, puis on s’en servait d’engrais, aujourd’hui elle est utilisée pour l’isolation des habitations. Nous longeons toujours la Nive, sur notre gauche se situe le village d’Ustaritz qui est situé au contrefort des Pyrénées. Nous découvrons un troupeau de vaches race aquitaine, elles produisent une excellente viande, pour le lait on élève des vaches hollandaises qui produisent énormément de lait. Nous roulons dans un cadre très verdoyant, on trouve quelques noisetiers, autrefois on fabriquait de l’huile avec des noisettes. Sur notre droite on distingue le village de Larressore, nous roulons toujours dans la vallée de la Nive qui joue à cache cache avec nous. Toutes les fermes possèdent son noyer, avec les noix on élaborait de l’huile, sur notre gauche sur la colline se trouve la maison Arnaga que nous visiterons cette après-midi. Chaque maison avait son figuier, un pommier et quelquefois un cerisier. De temps en temps nous apercevons des frênes, des peupliers, des platanes et beaucoup d’herbe ainsi que de nombreuses fleurs des champs. Entre les villages, on croise une multitude de fermes, elles ne sont jamais isolées, elles sont toujours à la vue de 2 ou 3 autres fermes. Nous traversons le village d’Ixtxasso, en basque ça veut dire mer, pourquoi ce nom dans un village éloigné de la mer. C’est la limite de la Nive basse, les bateaux, sortes de petites barques, remontaient jusqu’à ce village des marchandises provenant du port de Bayonne, et en redescendaient d’autres de ce village au port de Bayonne. La Nive est à nos pieds, c’est une petite rivière de montagne, nous sommes qu’à 50 mètres d’altitude. On trouve dans les forêts une sorte de cerise, très petite, elle est originaire du Pérou, c’est un basque qui vivait au chili, qui l’a ramenée dans ses bagages après avoir fait fortune. C’était en 1835, il planta donc ses deux cerisiers dans sa propriété, il en fit des autres plans et en distribua autour de lui. Un jour un botaniste s’est penché sur cette cerise, il a voulu lui donner un nom, il la nomma Puyo (Pierre) prénom de celui qui l’avait ramené. De ces cerisiers, on fait une confiture noire que l’on sert avec le fromage, la douceur de la cerise atténue la dureté et le piquant du fromage. Ces cerisiers se situaient dans la montagne, ils ne produisaient pas beaucoup de fruits, il y a 50 ans on en produisait 400 tonnes par an. Il y a 20 ans la production était tombée à 40 tonnes, la Puyo était victime des cerises importées, aujourd’hui on en produit encore 3 tonnes annuellement. Nous continuons à monter, sur la droite va apparaître la Nive que nous ne quitterons plus, la vallée se resserre. Nous découvrons toujours des maisons blanches et rouges, les façades sont orientées au sud et à l’est. Nous découvrons la voie de chemin de fer qui relie Bayonne à Saint-Jean-Pied-de-Port, on arrive sur une zone où l’on pratique le raft et du kayak dans les eaux de la Nive. La ligne de chemin de fer a failli disparaître dans les années 1960, les paysans s’étaient motorisés et n’empruntaient plus le train pour se rendre à Bayonne. C’est le tourisme et une usine de fabrique de meubles qui ont sauvé la voie ferrée, elle est très pittoresque dans un cadre merveilleux où sont construits des œuvres d’art comme des ponts ou des viaducs. Sur notre droite un petit village, c’est Bidarray, la vallée se rétrécit de plus en plus. Nous passons dans le village d’Ascarat, puis nous traversons celui de Saint-Martin d’Arrossa, ce village vivait d’agriculture, mais aussi de l’extraction de minerai de fer. Il possédait quelques petites fonderies artisanales, avant la révolution industrielle (1830), l’industrie métallurgique n’était pas concentrée dans l’est et le nord de la France. Chaque région avait ses propres carrières et fonderies, elles se sont peu à peu éteintes pour disparaître à la fin du XIX.me siècle. En 1914, on a relancé la métallurgie dans toutes les régions, car la guerre était consommatrice de fer et de fonte on a donc rallumé les fonderies de Saint-Martin d’Arrossa, qui cessèrent de toute activité en 1922. Nous longeons une falaise d’un rouge étincelant, la roche est rouillée, elle contient 30% de minerai de fer. Les fossés sont jonchés de fleurs, ici on fait 4 coupes de foin par an grâce à la forte pluviométrie. La Nive regorge de truites, on l’a pêche au lancer, on y trouve également du saumon et des anguilles. Au XIII.me siècle un moine avait édité une sorte de guide du routard pour cheminer les chemins de Saint-Jacques de Compostelle, il disait, si tu veux perdre ton cheval fait le boire dans la rivière. On a étudié ses dires, en fait si l’on consomme exagérément l’eau de la rivière chargé en fer, elle provoque des ennuis gastriques qui peuvent menacer votre monture. Saint-Jean-Pied-de-Port a son vin AOC, sur notre gauche on peut découvrir quelques lopins de vigne, elle est cultivée en terrasse, il y a de bon vin rouge et rosé, mais ils sont un peu chers. Le vin est dû aux moines. Sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle s’étaient installés des groupes religieux, les monastères étaient certes des lieux d’études et de prière, mais ils étaient aussi des lieux de distribution. En fait ils commerçaient. Le monastère du col de Roncevaux situé à 1100 mètres d’altitude ne pouvait pas cultiver de la vigne pour faire du vin. Les moines ont donc demandé au XI.me siècle à Saint-Jean-Pied-de-Port de planter de la vigne pour leur consommation et pour ravitailler les pèlerins. Nous circulons à 150 mètres d’altitude, nous arrivons à Saint-Jean-Pied-de-Port, nous montons au-dessus de la bastide, l’autocar roule entre les maisons de la bastide et les remparts, la route est très étroite, c’est magnifique. Voici une présentation de Saint-Jean-Pied-de-Port :
Saint-Jean-Pied-de-Port est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine. La commune compte 1513 habitants et s’étend sur 2,73 kilomètres carrés. Saint-Jean-Pied-de-Port doit son nom à sa situation au pied du port (ou col) de Roncevaux au confluent des trois « nives » (rivières) d’Arnéguy, de Laurhibar et de Béhorléguy. Ancienne capitale politique et administrative de la Navarre d’ « Ultrapuertos » (c’est-à-dire d’ « Outre-monts »), c’est aujourd’hui un centre d’échanges et d’activités culturelles et sportives basques. La commune fait partie du pays de Cize dans la province basque de Basse-Navarre. Elle est traversée par la Nive (Errobi en basque) et son affluent, le Laurhibar. Il s’agit d’une « ville neuve » édifiée au XII.me siècle. « La clef de mon royaume » dira deux siècles plus tard Charles le Mauvais qui, pour ses sujets, était « le Bon ». En se développant, la cité ravit sa primauté à Saint-Jean-le-Vieux et déplaça ainsi le trafic, de la route romaine par Urcullu au tracé par Roncevaux. L’un des premiers édifices de la ville fut l’église Sainte Eulalie, élevée au XII.me siècle non loin du gué de la Nive; on peut encore voir son portail roman, bien conservé, sur la façade de la maison de retraite Toki Eder, dans le quartier Ugange. Sur la colline dominant la ville, se dressait le château de Mendiguren, dont il est fait mention dès 1191. Au pied du château, Sanche VII le Fort, roi de Navarre (1152-roi 1172-1221), construisit au début du XIII.me siècle une ville fortifiée, entourée de remparts aux portes ogivales, encore visibles de nos jours, ainsi qu’une église, incluse dans le système défensif de la place. Il fut l’un des principaux acteurs de la victoire remportée sur les Almohades en 1212, à Las Navas de Tolosa. Les chaînes représentées sur les armes de la Navarre en perpétuent le souvenir : Elles évoquent la fameuse capture du trésor de l’émir. En 1329, Philippe III de Navarre (1328-1343) lui accorde ses fors, chartes régissant le système administratif progressiste dont s’est dotée la Navarre au XI.me siècle: elle peut organiser en ses murs, foires et marchés, et devient un centre commercial important, étape obligée des voyageurs et des pèlerins de Compostelle sur la route de Pampelune. Les rois de Navarre y font de fréquents séjours et, fait important, au XV.me siècle, l’évêque schismatique du pape d’Avignon y réside de 1383 à 1488, durant le schisme d’Occident, tandis que celui du pape de Rome régnait à Bayonne. (Jean Froissart s’étonna fort de voir les prélats des deux obédiences réunis à Orthez à la même table, celle de Gaston Phébus). En 1512, Ferdinand le Catholique enlève la Navarre à ses souverains légitimes, Jean et Catherine d’Albret, qui se réfugient en Béarn. L’armée espagnole franchit les Pyrénées et prend Saint-Jean en août 1512. Le duc d’Albe fait renforcer les défenses du château à partir de septembre. Dès septembre, une armée française de secours permet à Jean III de Navarre de partir à la reconquête de la Navarre. Saint-Jean-Pied-de-Port devient un enjeu important dans le conflit. La ville passe d’une main à l’autre, non sans subir d’importants dommages. Jean d’Albret assiège la ville avec 20000 hommes en novembre 1512, sans réussir à la prendre. La garnison passe ensuite de 1000 à 1800 hommes, et la ville jure fidélité au roi d’Aragon. En 1516, Jean d’Albret s’en empare, mais échoue à prendre la citadelle. Battu dans les défilés de Roncevaux, il meurt le 17 juin. Un nouveau siège est mis devant Saint-Jean-Pied-de-Port le 12 mai 1521 par son fils Henri II de Navarre, qui prend ville et château le 15, grâce à l’aide d’une armée française. Mais celle-ci est battue à Noain le 30 juin. Le duc d’Albe fait reprendre la ville, et la garnison périt après un siège de trois semaines. Les Espagnols évacuent la garnison en 1522, avant de reprendre la ville en janvier 1524 lors de l’invasion du sud de la France. Le bâtard d’Albret reprend à nouveau la ville en 1527 pour le roi de Navarre, qui ne la conserve que quelques mois. En 1530, Charles Quint abandonne cette ville aux Foix-Albret-Navarre, qui lui semble trop coûteuse à conserver, et en détruit le château. La partie nord de la Navarre devient alors la Basse-Navarre par opposition à la Haute-Navarre. C’est pourquoi Henri IV, lorsqu’il accède au trône, se fait appeler roi de France et de Navarre, titre que ses successeurs portent jusqu’à Charles X. Durant les guerres de religion, des incidents éclatent entre protestants et catholiques. L’interdiction du culte catholique par Jeanne d’Albret en 1567 provoque la formation d’une ligue en septembre, puis un soulèvement en mars 1568. Refuge des catholiques, la ville est prise par Montgomery le jeudi des Cendres 1570. Deux églises de la ville sont incendiées. Lorsque les catholiques se soulèvent à nouveau, Henri III, à quinze ans, les bat et les refoule en Espagne, avant de promettre à Saint-Jean de ne pas imposer le culte protestant. En mars 1789, réunis à Saint-Jean-Pied-de-Port, les États de Navarre, considérant que la Navarre n’est pas une simple province française, refusent d’envoyer des députés aux États généraux. Lors d’une session en juin, ils envoient néanmoins quatre députés, aux mandats très stricts, dont le respect de leurs fors. Cela reste vain : leurs privilèges sont abolis dans la nuit du 4 août 1789. La Basse-Navarre, avec les deux autres provinces du Pays basque nord, est rattachée au Béarn pour former le département des Basses-Pyrénées. La loi du 4 mars 1790, qui détermina un nouveau paysage administratif de la France en créant des départements et des districts, décida de la naissance du département des Basses-Pyrénées en réunissant le Béarn, les terres gasconnes de Bayonne et de Bidache, et les trois provinces basques françaises. Pour ces dernières, trois districts furent créés : Mauléon, Saint-Palais et Ustaritz, qui remplaça le bailliage du Labourd. Par abus de pouvoir des dirigeants locaux, le siège d’Ustaritz fut transféré presque immédiatement à Bayonne. Son Directoire incita un grand nombre de municipalités à adopter de nouveaux noms conformes à l’esprit de la Révolution. Ainsi Saint-Jean-Pied-de-Port s’appela Nive-Franche, Ustaritz devint Marat-sur-Nive (d’après Marat), Itxassou Union, Arbonne Constante, Saint-Étienne-de-Baïgorry Thermopyles (d’après la bataille des Thermopyles), Saint-Palais Mont-Bidouze, Louhossoa Montagne-sur-Nive, Saint-Jean-de-Luz Chauvin-Dragon, Ainhoa Mendiarte et Souraïde Mendialde. En 1790, le canton de Saint-Jean-Pied-de-Port comprenait les communes actuelles à l’exception d’Ainhice-Mongelos et dépendait du district de Saint-Palais. Les guerres de la Révolution et de l’Empire épargnent la ville. Cependant en 1793, début de la guerre entre la Convention et l’Espagne, la place forte, rebaptisée Nive-Franche, joue un rôle important dans la défense du territoire, notamment avec les chasseurs basques. En 1813, la contre-attaque des armées napoléoniennes commandées par Soult pour tenter de délivrer Pampelune, assiégée par Wellington et ses alliés, part de Saint-Jean-Pied-de-Port. Elle se solde par un échec, la France est envahie. Le général espagnol Mina est chargé de faire le siège à distance de la ville qui ne se rend qu’à Louis XVIII, après l’abdication de Napoléon Ier. Le chemin de fer qui arrive en 1889, désenclave la cité mais ne parvient pas à enrayer l’inexorable déclin démographique des XIX.me et XX.me siècles. De gueules au château d’argent senestré de saint Jean-Baptiste de carnation, nimbé et vêtu d’or, la main droite appuyée sur le château et tenant de la main gauche une croix d’or ornée d’une banderole d’argent chargée de l’inscription SAN JUAN en lettres capitales de sable, et saint Jean soutenu d’un agneau couché d’argent. La commune accueille la SARL Étienne Brana (fabrication de spiritueux) qui fait partie des cinquante premières entreprises agroalimentaires du département. Saint-Jean-Pied-de-Port est également un haut lieu du tourisme en pays basque intérieur, par son attrait propre, mais aussi par le fait qu’elle se trouve sur la principale voie routière régionale de communication avec l’Espagne (frontière à 7 km à Arnéguy. La citadelle Munie de quatre bastions, elle fut édifiée en 1625-1627 par Pierre de Conty de La Mothe d’Argencourt, puis reprise en 1640-1648 par Nicolas Desjardins. Son mur ouest comprend des casemates d’artillerie construites dans les années 1540 ou 1550, afin de s’assurer de la fidélité de la ville. De 1686 à 1700, l’ingénieur François Ferry y effectue des travaux supplémentaires : constructions de casernements et quelques défenses supplémentaires, sur les instructions de Vauban. Quelques améliorations mineures, dans la continuité du projet initial, furent apportées jusqu’en 1728. Le XIX.me ne modifie pratiquement pas cette citadelle, qui est un exemple bien conservé et exceptionnel de l’architecture militaire telle qu’on l’entendait en France, dans la première moitié du XVII.me siècle. Une rampe d’accès permet de l’atteindre. De la demi-lune ouest, le panorama s’ouvre sur la ville et le bassin de Cize. Récemment restaurée, la citadelle fournit un bel exemple du système défensif des places fortes bastionnées, fossés, remparts flanqués de bastions, caponnières, bouches à feu, ponts dormants, ponts-levis et herses, et dotées des aménagements spécifiques d’une place de montagne sur un emplacement exigu. La forteresse, occupée par un collège, ne peut être visitée. Autour de la cour intérieure et contre le rempart, construit au-dessus de casemates souterraines voûtées, se serrent les casernes, le pavillon du gouverneur et sa chapelle, les poudrières et le puits. On pénètre dans la cité par la porte Saint-Jacques, ouverte dans les remparts du XV.me siècle, améliorés en 1680 sous Vauban par le chevalier Deville qui bâtit la citadelle sommitale. Du pont Neuf, on peut admirer tout à loisir les maisons anciennes baignant dans la Nive, avec leurs balcons de bois, le vieux pont Notre-Dame et les contreforts de l’église se détachant sur le rideau des arbres qui couvre la colline escarpée de la citadelle. Porte Notre-Dame, curieusement ouverte dans le clocher de l’église, elle donne d’un côté sur la rue de la Citadelle, de l’autre sur le pont Notre-Dame. Sa herse et ses impressionnants vantaux de bois sont bien conservés. Au-dessus de la porte est nichée une copie de la Vierge à l’Enfant qui, lors des guerres de Religion, trouva refuge en Haute Navarre et ne fut jamais restituée. Le pont Notre-Dame également appelé pont Sainte-Marie, cet ouvrage fut construit sur le gué qui menait à l’église, dit « romain », en réalité médiéval et restauré en 1634. La pente raide de la rue de la Citadelle, bordée de façades en grès rose, parfois alternées de grès gris. Les pierres dessinent encore les encadrements des anciennes échoppes, serrées les unes contre les autres et abritées sous les auvents protecteurs. Les linteaux de porte ciselés arborent, entre des motifs décoratifs, le nom de la maison, la date de sa construction, le nom des premiers propriétaires et parfois même leur profession. Le promeneur attentif peut y lire l’histoire de certaines familles de la ville. Au n° 3 se dresse une maison de maître datant de 1866. Au n° 8 se trouve une maison dont la restauration date de 1741. Au n° 31 la maison date de 1633. Au n° 32, la maison Arcanzola datée de 1510, se signale par son étage à pans de bois et à remplage de brique en arêtes de poisson. Plus loin, au n° 33 se trouve la maison natale de Charles Floquet. Au n° 39, la maison à encorbellement connue sous le nom de « maison des Évêques », ou maison Laborde laisse apparaître un moellon portant en relief la date de 1584, indiquant une reconstruction puisque le dernier des trois évêques schismatiques de Saint-Jean-Pied-de-Port rejoignit Bayonne en 1418. Le jardin de cette maison communique avec la prison des Évêques. La rue s’achève à la porte Saint-Jacques, que les pèlerins venant d’Ostabat empruntaient pour entrer en ville. La maison Mansart situé sur la place du Marché, ce vaste hôtel de style Louis XIV, à la façade classique et symétrique, abrite l’Hôtel de Ville. Majestueux, il est construit en pierre de taille et percé à l’étage par six grandes fenêtres à croisées de pierre. De belles lucarnes s’ouvrent dans le grand toit d’ardoises. Face à lui se dresse un pan de la muraille qui enserre la vieille ville. La partie inférieure, du XIII.me siècle, en pierres bien appareillées, a été surélevée tardivement par une maçonnerie plus grossière sur laquelle apparaissent des meurtrières ainsi que d’élégantes échauguettes et bretèches. La rue d’Espagne par où repartaient les pèlerins Ses auvents, larges et richement sculptés, annoncent déjà l’Espagne toute proche ; des linteaux portent des inscriptions originales et parfois même des enseignes de métiers ciselées dans la pierre (maisons de serrurier au n° 30 et de barbier au n° 45). Au n° 9, des têtes et des virgules ornent les poutres et une inscription indique sur le linteau «1789 Le Froment Ft a 15l» : le froment fut à 15 livres (sous-entendu la conque). La maison des États de Navarre, maison de maître, aussi appelée Mendiri, au n° 35, possède deux portes en plein cintre et un écusson martelé, elle date de 1610. C’est ici qu’eut lieu la dernière session des États de Navarre du 19 au 22 septembre 1789. La maison de maître Etxehandia, au 8 avenue Renaud, date de 1645. La commune se trouve sur la via Podiensis, l’un des chemins du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, qui part du Puy-en-Velay et se prolonge jusqu’au col de Roncevaux et, de là, à Saint-Jacques-de-Compostelle. Saint-Jean-Pied-de-Port est également située sur la voie de la Nive, une variante du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle suivie par les pèlerins qui, de Bayonne, recherchaient à regagner le Camino Navarrais avant sa traversée des Pyrénées, à Saint-Jean-Pied-de-Port.
L’autocar nous laisse en haut de la ville, nous passons devant le collège qui se trouve dans la forteresse, 20 pensionnaires y sont hébergés, car ils habitent assez loin de Saint-Jean-Pied-de-Port. Nous marchons à l’extérieur des remparts, à droite c’est une pente végétale, nous sommes au pied de la citadelle, c’est un grand rempart qui a 8 mètres de haut. Il est quelque peu incliné, il est façonné de grosses pierres maçonnées, les murs ont une épaisseur de 2,5 mètres, sur la partie supérieure du rempart sont disposés des mâchicoulis, c’est un portique qui dépasse du rempart, depuis lesquels on déversait de l’eau chaude ou des détritus, des échauguettes sont disposées aux angles des murs. Sur notre droite nous avons de très grands arbres, des chênes, mais surtout des hêtres plantés sur ordre de Colbert, nous sommes donc à l’orée d’une ancienne coupe royale, aujourd’hui domaniale. Nous passons sous une porte qui nous conduit sur une immense place pavée, elle sert de promontoire, on découvre toute la ville, les maisons à l’extérieur de la bastide sont toutes blanches. Elles étaient autrefois peintes à la chaux, que l’on obtenait en faisant chauffer des pierres dans un four dit à chaux, une fois cuites on les rendait en poudre, car le lien avait brûlé. On mélangeait la poudre à de l’eau, et, chaque année on repeignait l’extérieur de la maison pour l’assainir, l’intérieur pour enlever les moisissures et l’étable pour enlever les parasites. La chaux était aussi utilisée pour faire diminuer le PH de la terre, c’était un bon engrais. Les façades bien blanchies, on ajoutait du sang de brebis à la chaux, et on peignait les boiseries, ce qui donne le rouge basque si caractéristique. On utilisait de la chaux vive pour éviter les épidémies, pour ce faire on recouvrait le défunt de chaux vive pour éviter la progression du fléau. Certaines maisons ont les boiseries vertes surtout dans les villes côtières, c’était pour signifier que l’on était riche, c’est plus rare à l’intérieur des terres, cette pratique était l’affaire des m’as-tu-vu. Nous ressortons de la place pavée, nous continuons à longer les remparts par l’extérieur, Nous pénétrons dans la bastide, les maisons sont en pierres rouges, elles sont toutes touche à touche, elles forment un rempart naturel, elles possédaient des fenêtres uniquement sur la rue, il était interdit de faire des ouvertures sur les façades qui donnaient en plein champ. En plus un rempart venait clôturer la bastide quand elle était forteresse comme ici. La bastide de Saint-Jean-Pied-de-Port est située sur la RN 17 qui menait en Espagne. Nous découvrons une porte simple, elle est classée au patrimoine mondial de l’humanité, c’est par cette porte que tous les pèlerins accédaient à la bastide, c’était le seul passage, on continue notre descente dans la bastide, en forme d’entonnoir. Certaines maisons sont séparées par une androne large d’un fer de charrue qui était bouchée à chaque extrémité. Nous passons devant la maison des évêques, c’était l’endroit où l’évêque enfermait ses contradicteurs. Beaucoup d’inscriptions arborent les linteaux des portes, dont nous avons développé ci-dessus. Nous passons devant une porte qui donne sur un lieu ouvert, c’est la maison des pèlerins de Saint-Jacques, c’est ici qu’ils font tamponner leur passage et où ils trouvent des informations. Nous arrivons en bas de la bastide, le clocher de l’église est érigé sur la route, il est autant religieux que défensif. Nous pénétrons dans l’église pour la découvrir, ensuite nous passons sous le clocher qui nous amène sur le pont sur la Nive, de magnifiques maisons bordent la rivière. Nous effectuons quelques emplettes, où, Claude et moi nous achetons chacun un superbe béret basque, nous rejoignons notre autocar pour continuer le circuit. Nous reprenons la même route qu’à l’aller, la Nive est bordée de nombreux campings, la région est le paradis de la randonnée. Nous nous arrêtons à Saint-Martin d’Arrossa, où nous allons déjeuner au restaurant chez catherina.
L’après- midi nous prenons la direction de Cambo-les-Bains. Nous traversons Laussoy, le pied des montagnes est parsemé de fermes dont le blanc et rouge éclate sous le soleil. Nous distinguons un mausolée avec ses pierres discoïdales, il a été construit en la mémoire des jeunes français basques morts à l’occasion de la guerre d’Algérie. Sur un plateau sur notre gauche caché derrière des arbres, se situe un petit aérodrome où l’on pratique le vol à voile, l’aérodrome a pris le nom de Robert Irribarde. C’était un jeune homme, qui, avant la seconde guerre mondiale, était un grand joueur de pelote basque, il a rejoint la France libre, il s’est engagé et on l’a envoyé en Russie. Il est devenu pilote de l’escadrille célèbre Normandie-Yémen, il fallait être très courageux, car suite à une formation assez approximative, on vous confiait des avions yac 3 et 6, ces avions russes étaient encore en bois et en voile. Malgré la vétusté des avions, les pilotes allaient affronter des avions allemands dont la technologie était tout autre. Robert Irribarde est mort au combat, en plein vol au manche de son avion dit de combat au-dessus de l’Eider en Pologne. Le plateau où est installé le petit aérodrome était l’implantation d’un camp romain, on a effectué des fouilles, on a découvert des fonderies avec leur bassin de décantation où l’on mettait le fer à cuir pour fabriquer des armes. Nous approchons de Cambo-les-Bains, où nous allons visiter la maison Arnaga d’Edmond Rostand. Voici une présentation de Cambo les Bains :
Cambo-les-Bains (Kanbo en basque) est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine. La commune compte 5869 habitants et s’étend sur 27 kilomètres carrés. Cambo-les-Bains fait partie de la province basque du Labourd, proche de la frontière espagnole (15 km) et à une demi-heure par la route de la côte basque. Les terres de la commune sont arrosées par la Nive, affluent de l’Adour, et par des tributaires de celle-ci, l’Urotchéko erreka et l’Uhaneko erreka. Un tributaire de l’Arnadavy, autre affluent de l’Adour, l’Anguéluko erreka, traverse également la commune. Paul Raymond note que la paroisse de Larressore était une annexe de Cambo. En 1790, Cambo fut le chef-lieu d’un canton qui comprenait les communes de Cambo, Halsou et Itxassou et dépendait du district d’Ustaritz. En 1794, au plus fort de la Terreur, et à la suite de la désertion de quarante sept jeunes gens d’Itxassou, le Comité de salut public (arrêté du 13 ventôse an II – 3 mars 1794) fit arrêter et déporter une partie des habitants (hommes, femmes et enfants) d’Ainhoa, Ascain, Espelette, Itxassou, Sare et Souraïde, décrétées, comme les autres communes proches de la frontière espagnole, communes infâmes. Cette mesure fut étendue à Biriatou, Cambo, Larressore, Louhossoa, Mendionde et Macaye. Les habitants furent « réunis dans diverses maisons nationales, soit dans le district d’Ustaritz, soit dans celles de la Grande Redoute, comme de Jean-Jacques Rousseau ». réalité, ils furent regroupés dans les églises, puis déportés dans des conditions très précaires à Bayonne, Capbreton, Saint-Vincent-de-Tyrosse et à Ondres. Les départements où furent internés les habitants des communes citées furent le Lot, le Lot-et-Garonne, le Gers, les Landes, les Basses-Pyrénées (partie béarnaise) et les Hautes-Pyrénées. Le retour des exilés et le recouvrement de leurs biens furent décidés par une série d’arrêtés pris le 29 septembre et le 1er octobre 1794, poussés dans ce sens par le directoire d’Ustaritz : « Les ci-devant communes de Sare, Itxassou, Ascain, Biriatou et Serres, dont les habitants internés il y a huit mois par mesure de sûreté générale, n’ont pas été cultivées. Les habitants qui viennent d’obtenir la liberté de se retirer dans leurs foyers, demandent à grands cris des subsistances sans qu’on puisse leur procurer les moyens de satisfaire à ce premier besoin de l’homme, la faim. ». La récupération des biens ne se fit pas sans difficulté, ceux-ci avaient été mis sous séquestre mais n’avaient pas été enregistrés et avaient été livrés au pillage : « Les biens, meubles et immeubles des habitants de Sare, n’ont été ni constatés ni légalement décrits ; tous nos meubles et effets mobiliers ont été enlevés et portés confusément dans les communes voisines. Au lieu de les déposer dans des lieux sûrs, on en a vendu une partie aux enchères, et une autre partie sans enchères». L’activité est fortement marquée par la vocation thermale de la commune. Un millier d’emplois directs en dépend. Dix sept établissements de santé s’ajoutent à l’établissement thermal. Le reste de l’économie est principalement orienté vers l’agriculture et l’horticulture. Cambo-les-Bains fait partie de la zone AOC de production du piment d’Espelette. Dans le secteur de l’industrie, la société BOURSIER-SOGREG , spécialisée dans la conception, la fabrication de moules et l’injection plastique ( savoir-faire sur des procédés spécifiques tels que la bi-injection ) est également implantée sur la commune. Elle produit en 3 x 8 et emploie 35 personnes. L’abri-sous-roche d’Olha, aujourd’hui effondré, est situé sur une des anciennes terrasses alluviales de la Nive près de Cambo-les-Bains, dans le ravin de l’Urdaueio (affluent de la Nive). Il a livré des industrie du Paléolithique moyen (Moustérien et Vasconien), notamment des hachereaux et des bifaces. Il fut découvert par E. Passemard en 1917Georges Laplace effectua des fouilles dans le prolongement de l’abri, dans un locus qu’il nomma Olha II. L’étude de l’industrie a été reprise récemment. Le musée Edmond Rostand À l’écart de la ville, en direction de Larressore, se trouve la villa Arnaga. Il s’agit d’une vaste maison basque qu’Edmond Rostand fit construire, au prix de travaux énormes, par l’architecte Joseph-Albert Tournaire entre 1903 et 1906. Venu à Cambo-les-Bains pour soigner une pleurésie, il décida de s’y installer et y vécut de 1906 à 1918. C’est à Arnaga qu’il écrivit Chantecler. Le visiteur peut encore y lire sur une plaque à l’entrée de la villa le célèbre quatrain de bienvenue de Rostand : « Toi qui vient partager notre lumière blonde / et t’asseoir au festin des horizons changeants / n’entre qu’avec ton coeur, n’apporte rien du monde / et ne raconte pas ce que disent les gens ».Arnaga est une des premières maisons de style « néo-basque ». Rostand dessina et décora lui-même les 40 pièces de la villa, en divers styles (anglais pourle le hall, chinois pour le fumoir, etc.). Anna de Noailles aimait lire et travailler dans le bureau-bibliothèque de style Premier Empire, que délaissait Rostand. La villa est entourée d’un grand jardin à la française, où deux pavillons encadrant une pergola inspiré du parc de palais de Schönbrunn à Vienne, se reflète dans une pièce d’eau. Rostand y recevait ses hôtes, dont les comédiens Sarah Bernhardt et Coquelin, du haut d’un balcon en déclamant des vers. La partie arrière comprend un jardin à l’anglaise. En 1960 la mairie acheta la villa pour en faire le « musée Edmond Rostand ».À noter que Gérard Depardieu a fait don au musée de son César reçu en 1992 pour son interprétation dans Cyrano de Bergerac qui est présenté dans la bibliothèque, fermée par des grilles décoratives dues à des grands ferronniers d’art parisiens de l’époque, parents de Boris Vian. La villa a été classée comme monument historique en 1995 et le jardin porte le label jardin remarquable. Cambo-les-Bains possède un établissement thermal spécialisé dans la rhumatologie (arthroses, troubles de l’appareil locomoteur) et le traitement des voies respiratoires (ORL et pneumologie). Le bâtiment principal fut construit dans un style néo-classique et dispose d’un parc de 15 hectares. L’établissement appartient aujourd’hui à la chaîne thermale du soleil. Le bâtiment a été construit vers 1926 par les architectes Émile Molinié, Charles Nicod et Sajous. Les céramiques des thermes ont été réalisées par Gentil & Bourdet. Parmi les habitués célèbres des vertus thermales locales, Marie-Anne de Neubourg, veuve de Charles II d’Espagne venait prendre les eaux à Cambo dès le début du XVIII.me siècle. L’église Saint-Laurent date du XVII.me siècle et recèle du mobilier et un tableau (le martyre de saint Laurent) classés aux monuments historiques. Le cimetière attenant présente de nombreuses tombes discoïdales et tabulaires, des dalles funéraires et une croix, ainsi qu’un ensemble de 26 monuments sépulcraux (4 dalles funéraires, croix, 21 plates-tombes) inventoriés par le ministère de la Culture. La commune est située sur la voie de la Nive, une variante du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle suivie par les pèlerins qui, de Bayonne, recherchaient à regagner le Camino Navarrais avant sa traversée des Pyrénées, à Saint-Jean-Pied-de-Port. Le village possède également un lavoir et Un pont romain.
La maison néo basque est située dans un parc arboré de chênes, de superbes hêtres, c’est le royaume de l’hortensia. Nous abordons la maison en pénétrant dans un immense hall d’entrée, Edmond Rostand était d’origine marseillaise, il est né en 1868, il découvre la passion du théâtre et de la poésie à l’âge de 12 ans. L’engouement pour le théâtre et la poésie va s’accentuer, quand il va rencontrer Rosemonde Gérard, qui était écrivain et poétesse, il va en être follement amoureux, il l’épousera en 1890. Ils auront deux fils, Maurice et Jean, on connaît plus Jean pour ses ouvrages scientifiques. La famille s’établit à Paris, Edmond Rostand avait une petite santé, il était dépressif, en 1900 il est frappé d’une pleurésie. Sur un conseil d’un ami médecin qui était maire de Cambo les Bains, il vient se reposer à Cambo, où il apprécie le climat et l’environnement. Tombé sous le charme de la région, il s’installe définitivement à Cambo en 1902. Il découvre cette vaste colline de 17 hectares où nous nous trouvons, il l’achète, il fait érigé ce magnifique domaine entre 1903 et 1906. Il a participé à la réalisation des plans et de la décoration, c’est une maison de style basque avec ses 2 toits dissymétriques, Ses façades blanches, ses boiseries rouges et vertes qui sont les couleurs du pays basque. La maison compte 20 pièces étalées sur 1500 mètres carrés. Edmond Rostand était avant gardiste, il avait fait placé l’électricité dans sa maison, il en avait fait participé les fermes et habitations qui entouraient son domaine. Il avait imaginé un réseau de sonnettes d’appel qui permettait d’appeler les personnes de service, il a fait réaliser des fourneaux qui accumulaient la chaleur et les fenêtres avaient un double vitrage sophistiqué, mais efficace. Nous pénétrons dans le grand salon qui est décoré en forme de petit théâtre avec son balcon, depuis lequel Edmond Rostand aimait monter pour y déclarer quelques vers. Le salon est séparé en 2, la partie scène et la partie spectateur, Edmond Rostand est représenté sur un tableau, on voit qu’il était malade, les traits tirés, très amaigri, les yeux cernés et avec une cigarette à la main. Malgré sa pleurésie, il était grand fumeur. On peut découvrir un portrait de Rosemonde Gérard, c’était une belle femme, elle a bien vécu et longtemps, elle est née en 1866 et disparue en 1953, elle se faisait rarement appeler par son nom de mariage, mais par son nom de plume Rosemonde Gérard. Son plus célèbre poème étant (l’éternel amour) « chaque jour je t’aime davantage, aujourd’hui plus qu’hier, et bien moins que demain ». Un portrait représente Jean Rostand chaussé d’espadrille basque, il était le fils cadet né en 1894, et, décédé en 1977, il était un très grand biologiste, spécialiste des insectes et plus particulièrement des papillons. Il était passionné par les batraciens, dont les grenouilles. Jean Rostand avait plusieurs cordes à son arc, car il était aussi écrivain et philosophe, en plus tout comme son grand-père et père, il fut élu à l’académie française. Dans une vitrine on peut voir l’épée et le bicorne de l’académicien Edmond Rostand, on y aperçoit aussi le césar de Gérard Depardieu, récompense obtenu pour son interprétation de Cyrano de Bergerac en 1991. N’oublions pas Maurice le fils aîné de la famille qui est aussi représenté, il était comme ses parents écrivain et poète, il est né en 1891 et décédé en en 1968. Maurice est resté célibataire, son frère Jean s’est marié avec sa cousine germaine, ils ont eu un fils ensemble François, il était auteur, écrivain et poète comme ses aïeuls, il est mort en 2003, resté lui aussi célibataire, c’est avec lui que la lignée direct des Rostand s’est éteinte. Edmond Rostand est décédé de la grippe espagnole en 1918, il était un fervent patriote de la république française, il a voulu aller combattre, il a été réformé à cause de son état de santé, à sa manière il a voulu participé à la guerre, il a donc aidé à soigner les soldats blessés rapatriés à Paris, en les soignant il va être contaminé par la grippe espagnole. N’étant pas d’une santé de fer, il en décédera en 1918 à l’âge de 50 ans, 10 jours avant de mourir, il avait participé au côté du président de la république française à la cérémonie célébrant la fin de la première guerre mondiale. Divorcé de Rosemonde Gérard, ce sont ses 2 fils qui héritent d’Arnaga, pas assez fortunés, ils ne peuvent l’entretenir et sont obligés de le vendre en 1922 à de riches propriétaires portugais. En 1947 le domaine sera revendu à une célèbre couturière parisienne, qui le revendra une toute dernière fois à la commune de Cambo en 1961. La mairie transforme la maison Arnaga en musée en 1963, aujourd’hui le domaine fait partie du patrimoine français. Malgré les différents propriétaires, la décoration n’a pas souffert, tout est d’origine, par contre le mobilier a disparu suite aux divers déménagements de la famille Rostand. Les meubles actuels qui décorent la maison proviennent de donations de familles bourgeoises de la région, nous quittons le salon pour la bibliothèque. Tout d’abord une magnifique balustrade fait tout le tour de la bibliothèque, une statue représentant Cyrano de Bergerac trône dans la pièce, la balustrade est située à 3 mètres de haut, à l’époque d’Edmond Rostand la bibliothèque contenait 15000 livres, pour accéder au balcon fermée par la balustrade, on empruntait un escalier en colimaçon. Tout autour de la pièce se trouve des panneaux d’informations, aujourd’hui la bibliothèque est entièrement vouée à Cyrano de Bergerac, qui a été le plus grand triomphe d’Edmond Rostand. La première représentation a eu lieu le 27 décembre 1897, un panneau lui est d’ailleurs dédié, Edmond Rostand était très stressé à cette occasion, car ses précédentes pièces n’avaient pas eu le succès escompté. La première de Cyrano de Bergerac se déroula sans problème particulier, mais en plus à la fin de la pièce, il y eut 2 heures d’ovation du public, 2 heures d’applaudissements, 40 lever de rideau, 40 retour des acteurs, on n’a plus connu cela depuis. Edmond Rostand n’en revient pas, les yeux écarquillés, il est enfin reconnu par ses pairs. 4 jours plus tard, le 31 décembre, l’auteur est récompensé par la remise de la légion d’honneur. La pièce fut jouée partout en France, en Europe, elle est toujours mis en scène et jouée de nos jours. Le premier à avoir interprété Cyrano a été constant Coquelin, un panneau lui est d’ailleurs consacré. Beaucoup de versions ont été monté dont celle interprétée par Gérard Depardieu, mais ils sont nombreux à avoir joué Cyrano Jean Piat, Gérard Philippe, Jean marais, Jean-Paul Belmondo, Jacques Wéber et Francis Uster pour les plus connus. Cyrano de Bergerac a réellement existé, il s’appelait Servignin de Cyrano de Bergerac, il vécut au début du XVII.me siècle, il faisait partie des cadets de Gascogne, Edmond Rostand va largement s’inspirer de ce personnage pour réaliser sa pièce. Il rajoutera bien sûr quelques petites fantaisies, le vrai Cyrano n’avait pas un si grand nez. Qui dit succès artistique, dit succès financier, c’est grâce aux droits d’auteur de Cyrano de Bergerac, qu’Edmond Rostand va pouvoir construire son domaine d’Arnaga. Il était d’une famille très aisée, mais, qui ne l’a pas beaucoup aidé. Toutes les pièces sont et étaient éclairées grâce à l’électricité, aujourd’hui la bibliothèque renferme 1200 livres, certains donnés par Jean Rostand et d’autres acquis par le musée lors de ventes. Une superbe grille orne la bibliothèque, elle est l’œuvre de Henri Vian le grand-père de Boris Vian, il était bronzier et fondeur de son état, il faut savoir que les familles Rostand et Vian étaient amies de longues dates. La grille est vraiment un travail d’orfèvre, car elle ne possède aucun point de soudure, elle est entièrement rivetée, elle est composée de jolis bouquets de roses et de tulipes, un élément de nouveau pensé par Edmond Rostand, la forme des fleurs diffèrent de chaque côté de la grille. Un vitrail en forme d’œilleton éclaire la bibliothèque, c’est le signe de la connaissance. Edmond Rostand pensait à tout, ici il a découvert une passion, la décoration, qui plus est, il était perfectionniste. Arnaga est pensé comme une pièce de théâtre, aucune des pièces ne se ressemble, nous changeons d’acte, nous nous dirigeons vers la salle à manger. Le sol est en marbre, les autres sols des pièces visitées étaient en parquet. Des costumes sont exposés dans la pièce, ils proviennent de la dernière représentation de Chante Clair qui a été montée en 1999. C’est l’avant dernière pièce d’Edmond Rostand, la première a eu lieu le 7 février 1910, on fête donc cette année à Arnaga son centenaire, c’est pour cela que l’on peut voir une exposition temporaire dédiée à cette œuvre. Chante clair, c’est l’histoire d’un coq, il croyait faire lever le soleil grâce à son chant entouré de toute sa petite basse cour pintades, autres dindons et de jolis paons. Chante clair est une écriture bien laborieuse d’Edmond Rostand, il mettra 8 ans à l’écrire, 1902-1910, en comparaison, il a mis 6 mois pour rédiger Cyrano de Bergerac. Pourquoi tant de temps pour chante clair, il était tellement accaparé par la construction de la maison d’Arnaga, qu’il va mettre un peu l’écriture de côté. Malheureusement très peu de succès pour cette pièce de théâtre, mettre en scène de la volaille, à l’époque ça a choqué les gens, ce n’était pas encore entré dans les mœurs. En plus le rôle fort de ce coq devait être interprété par constant Coquelin, qui incarna Cyrano de Bergerac, Constant Coquelin décéda avant de joué le rôle du coq. C’est donc Lucien Guitry qui interprètera le rôle, le père de Sacha, il avait déjà collaboré avec Edmond Rostand. Lucien Guitry n’était pas très enthousiasme à jouer le rôle d’un coq, car les costumes étaient à taille réelle, en armature de fer, on peut s’imaginer les prouesses à faire pour se mouvoir. Lucien Guitry n’a donc pas donné sa meilleure prestation pour la première et les représentations qui suivirent. Chante clair aura du succès, mais à titre posthume, bien après 1918. La décoration de la salle à manger est de style baroque, le sol est en marbre, la desserte également en marbre des Pyrénées, par contre les murs sont en trompe l’œil, c’est du bois peint simili marbre. Dans la pièce il y a un calorifère, à air chaud, c’est l’ancêtre de notre chauffage actuel, cet objet en marbre contient à l’intérieur une résistance alimentée par l’électricité, qui chauffe la pièce. Edmond Rostand va faire condamner toutes les cheminées de la maison, car elles provoquaient trop d’appel d’air à son gout, et, fera installer des calorifère à leur place. Les volets des portes fenêtres sont coulissants, ils s’insèrent parfaitement dans les murs, les volets munis de miroirs comme toutes les portes de la pièce. La décoration terminée, Edmond Rostand va trouver la pièce trop petite à son gout, il fait donc installer des miroirs qui vont faire illusion d’agrandir la pièce. Tout comme à Versailles, Arnaga à également sa salle des glaces. Ensuite nous circulerons dans le bureau d’Edmond Rostand, il est de style empire, il possède de très belles boiseries, de superbes décorations murales, l’ensemble en bois de citronnier, le parquet est marqueté. Malheureusement l’auteur va l’abandonner, il a été mal orienté, il est au nord, il était beaucoup trop froid pour monsieur et sa pleurésie. Il se fera donc installé un second bureau au premier étage, en enfilade après le bureau on traverse l’office, pièce intermédiaire entre la salle à manger et la cuisine qui se trouve au sous-sol. Nous sommes dans le bureau, le bureau style empire est en bois de citronier, tout le pourtour du bureau possède des ornements en bronze, sur le bureau sont exposés 2 gros livres et l’encrier de l’auteur. Edmond Rostand se trouve debout devant la chaise, c’est une statue de cire qui provient du musée Grévin, il n’était pas très grand, il mesurait 1,65 mètre. Les volets du bureau sont comme à la salle à manger, ils sont coulissants. L’office possède un évier 2 bacs en zinc, des chaudrons en cuivre sont disposés contre les murs et on aperçoit le monte plat disposé dans un mur. Nous montons au premier étage, nous empruntons un escalier en marbre, la main courante est en fer forgé, arrivés à l’étage, sur notre droite nous découvrons le second bureau d’Edmond Rostand, et, à gauche se situe sa chambre. Nous franchissons 5 nouvelles marches pour atteindre les appartements privés de la famille. Nous pénétrons dans la chambre des enfants, 2 portraits de l’Aiglon ou Napoléon II, fils de napoléon Bonaparte, décorent la pièce ainsi qu’un de ses bustes. L’Aiglon a été une des pièces majeures d’Edmond Rostand. Il avait fait sensation en donnant le rôle de l’aiglon à une femme, la grande, l’immense Sarah Bernhardt, à l’époque ce fut une grande controverse, une femme jouant le rôle d’un homme, ce n’était encore pas entré dans les mœurs. Edmond Rostand ne voulait pas choqué, mais innové. Sarah Bernhard va devenir une grande amie de l’auteur, elle viendra souvent séjourner à Arnaga. Nous passons dans une pièce qui était la garde robes de Rosemonde Gérard, C’est une pièce circulaire, depuis cette pièce nous avons une belle perspective du domaine. Nous accédons à la chambre de Rosemonde Gérard, un tableau la représente, elle est vêtue d’une robe noire qui lui arrive à mi épaule avec des couleurs gris et noir et beige, avec un nœud rouge juste au-dessus de la poitrine. Le peintre qui a réalisé ce portrait, il aimait beaucoup représenter les, femmes ses contemporaines, du début du XX.me siècle tout en les modernisant, car à l’époque les bourgeoises étaient encore très collé montées. Nous allons visiter la salle de bains commune du couple Rostand, en empruntant un passage secret. La salle de bains est toute carrelée, elle possède une immense baignoire, un large lavabo, un bidet et un toilette avec sa chasse d’eau. Nous pénétrons dans la chambre d’Edmond Rostand, le sol est en bois marqueté et les boiseries murales sont d’essences différentes pour donner des teintes différentes du chêne clair, de l’érable, de l’acajou, du frêne et de l’orme. Le véritable lit d’Edmond Rostand est installé dans la pièce, il est de style Louis XVI, à la tête du lit on aperçoit un interrupteur et une sonnette électrique. La chambre est équipée de double fenêtres actionnées par un piston, pourquoi ce système dans cette chambre, tout simplement elle était mal orientée, au sud-ouest, il y a beaucoup de vent, malgré le fouble vitrage, il trouvera la pièce encore trop froide. C’es pour cela qu’il installera sa chambre sur le palier juste en face de son premier bureau, dont nous avons aperçu la porte, son premier bureau étant lui même mal orienté. Nous parcourons le fumoir si apprécié d’Edmond Rostand, puis nous nous dirigeons vers le boudoir de Rosemonde Gérard. Le sous bassement des murs ont été réalisés en carrelages flambé, cette pièce était uniquement réservée à Rosemonde gérard, elle y venait lire, écrire, broder ou faire ce qu’elle avait envie en dehors du cercle familial. Elle a décoré la pièce à son image, c’est le paradis de la féérie, comme le témoigne la fresque qui fait le tour de la pièce. On y découvre des illustrations des contes de green et de Perrault, on y aperçoit cendrillon, le chat botté, l’oiseau bleu, peau d’âne, la belle au bois dormant, Riquet à la houp. Hélas cette fresque n’est pas l’originale, elle a été vendue par ses propriétaires portugais qui voulaient se faire un peu d’argent. La mairie n’a jamais pu la réacquérir, car elle est sortie du territoire national, c’est donc un désir de la mairie d’avoir commandé cette copie afin que les visiteurs aient un aperçu de la pièce originale. Par contre les meubles ont appartenu à Rosemonde Gérard, les pieds des meubles et des tables se terminent en sabots de chevaux. Une horloge originale est plaquée au mur, elle est l’œuvre de Henri Vian, elle a 14 heures au lieu de 12, ne cherchons pas midi à quatorze heures. Cela reste une légende, ça n’a jamais été certifié, Edmond Rostand, arrivé à Cambo va devenir le plus riche de la contrée, il y avait donc de nombreux pique assiettes qui venaient s’inviter pour déjeuner. Edmond Rostand se tournait vers son horloge, il disait c’est trop tard le repas est terminé, c’était un moyen rapide pour évacuer les intrus du domaine, à savoir que cette horloge était placée dans le salon familial, passage obligatoire pour ceux qui venaient au domaine. 3 Rostand ont été académiciens Eugène il était économiste, il a été élu à l’académie des sciences morales et politiques, nous apercevons son habit. Edmond a été élu à l’académie en 1901, il reste jusqu’à aujourd’hui le plus jeune académicien élu, il n’avait que 33 ans. Jean le fils cadet, le biologiste, spécialiste des grenouilles, il n’a pas été élu à l’académie des sciences, mais, à l’académie des lettres comme son père, pour rappeler son métier d’origine de biologiste, il a fait apposer au pommeau de son épée une petite grenouille toute allongée, les pattes bien écartées. Rosemonde Gérard n’a pas été élue à l’académie française, mais elle a été récompensée par cette dernière pour l’ensemble de son œuvre. On peut donc saluer, cette grande famille de littéraire, qu’était cette famille Rostand. Nous rejoignons notre autocar en parcourant le parc du domaine, le soleil est de plomb, nous profitons des passages ombragés pour circuler au milieu des massifs de fleurs. Nous prenons la direction d’Ustaritz, puis nous visiterons le village d’opérettes AR cangues. La colline où s’est établi Edmond Rostand s’appelait Anaga, par coquetterie il a nommé sa maison Arnaga, ça a une consonance plus aérienne et plus arrondie. Nous circulons dans une zone verdoyante, où se mélangent les prairies, les forêts et de ci de là des fermes, le tout est parsemé de fleurs. Nous traversons le village de Bassussarry, nous passons sous un joli sous bois, nous sommes à Arcangues, nous roulons au milieu de superbes propriétés dont les haies sont taillées au cordeau, les pelouses sont parfaitement tondues, les rues sont bordées d’hortensias, un panneau situé à l’entrée du village d’Arcangues, indique que le village est interdit à la circulation, c’est un village piéton. A gauche se trouve l’école public, à droite l’école basque, nous apercevons le fronton, la mairie, l’église et son cimetière, on distingue un bâtiment assez long, c’est le lieu où l’on joue à la pelote par mauvais temps. Nous passons devant des maisons de style basque, ce sont des bistrots, plusieurs maisons religieuses sont implantées au centre du village. Arcangues compte près de 3000 habitants, 50 habitent le centre, le reste des habitants résident dans des fermes ou des maisons dispersées sur le territoire communal. Voici une présentation d’Arcangues :
Arcangues (Arrangoitze en basque) est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine. Arcangues compte 2985 habitants et s’étend sur 27 kilomètres carrés. Arcangues fait partie de la province basque du Labourd. Arcangues est traversée par l’Uhabia, petit fleuve côtier, et par son tributaire, le ruisseau d’Argelous, lui-même rejoint sur la commune par le ruisseau de Harrieta. Un affluent de la Nive, le ruisseau d’Urdainz, arrose également les terres d’Arcangues. La seigneurie d’Arcangues est mentionnée depuis le XII.me siècle. Sanche d’Arcangues et Aner de Archangos sont cités comme témoins ou cautions de transactions immobilières entre 1150 et 1170. Le début du XVI.me siècle en Labourd est marqué par l’apparition de la peste. La lecture des registres gascons permet de suivre son expansion. Le 8 février 1517, la peste est signalée à Arcangues. La charge de procureur du roi appartint à la famille dès le XVII.me siècle. Ainsi Laurent d’Arcangues, seigneur et patron d’Arcangues, de Curutcheta et d’Elissagaray, fut procureur du roi au bailliage du Labourd de 1614 à 1643. Son fils Jean d’Arcangues reçut la charge de procureur du roi par lettres patentes de Louis XIII du 4 juillet 1643. Pierre d’Arcangues assura la charge de 1670 à 1692. Enfin Gaspard d’Arcangues, qualifié d’écuyer, seigneur et patron d’Arcangues et de Curutcheta, fut procureur du roi et le dernier membre de la famille à occuper cette charge, du 1714 (15 avril) à 1749. d’Arcangues, qualifié d’écuyer, seigneur et patron d’Arcangues et de Curutcheta, baptisé à Bayonne le 17 octobre 1719, capitaine des milices provinciales du Labourd, épouse Rose d’Aragorri (1722-1758), par laquelle le titre de marquis espagnol d’Iranda passe à leur fils Nicolas François Xavier d’Arcangues (Arcangues, 1753 – Saint-Pierre-d’Irube, 1826). Le port de ce titre est autorisé en France, à titre viager, en avril 1781 par lettres patentes de Louis XVI. Michel Louis d’Arcangues (San Sebastian, 1790 – Bayonne, 1868) fut le quatrième marquis espagnol d’Iranda, maire d’Arcangues durant quarante ans et conseiller général des Basses-Pyrénées. Son fils ainé, Alexis d’Arcangues (Bayonne, 1821 – Saint-Pierre-d’Irube 1877), lui succéda. Il fut maire de Villefranque puis d’Arcangues et conseiller général des Basses-Pyrénées. Miguel Marie (Bayonne, 1857 – Arcangues, 1915), sixième marquis espagnol d’Iranda, lui succéda. Le 12 avril 1886 naquit à Paris Pierre d’Arcangues (décédé à Arcangues le 22 mai 1973), septième marquis du nom, poète et romancier, et père de l’actuel marquis, Guy d’Arcangues, huitième marquis d’Iranda, vicomte d’Ascubea et homme de lettres. Écartelé : au 1 d’argent à l’arbre arraché de sinople, et au lion de gueules passant contre le fût ; au 2 et 3 d’azur à la croix d’or ; au 4, de gueules à trois pigeons d’argent rangés sur une terrasse de sinople. Sur le tout : de gueules à trois chevrons d’or La fontaine Brasket sur la place de la mairie Les volets de la maison basque, pleins en bois à barre, sont peints de la même couleur que les autres pièces de bois des façades ou de la charpente. Ils sont en général d’un rouge assez foncé dit rouge basque. On trouve également, à partir du XIX.me siècle un bleu très foncé, sorte de bleu de Prusse, ou un vert « profond » également foncé, et parfois un gris très clair. À Arcangues, le Marquis d’Arcangues a introduit un bleu plus clair, qui a conservé la dénomination de bleu d’Arcangues. C’est à Arcangues que fut créée la première ikastola de Seaska en 1969. le château d’Arcangues fut reconstruit en 1900. Le corps central du bâtiment, flanqué de deux ailes imposantes, est surmonté d’une verrière qui illumine l’intérieur de l’édifice. Il s’élève sur une petite colline, au milieu d’un petit parc planté de chênes. Le premier château d’Arcangues semble avoir été édifié au XII.me siècle et fut le siège de la seigneurie à l’origine du village. Le château d’Arcangues, comme celui du Bosquet, fut occupé par les Allemands durant la Seconde Guerre mondiale• le château du Bosquet fut reconstruit en 1905 par Jean-Baptiste Ernest Lacombe pour le compte d’André Soulange-Bodin, ministre plénipotentiaire. Il est situé au quartier Lanchipiette. Sa particularité est de présenter au nord, une façade édifiée dans le style anglais, et au sud, une façade dans le style basco-normand. Il ouvre sur un vaste panorama de la chaîne des Pyrénées et du golfe de Gascogne. la villa Berriots, datant de 1929, est l’œuvre de l’architecte Louis Sue, et fut construite pour le couturier Jean Patou• Un théâtre de nature, édifié en 1968 et dû à l’architecte bayonnais Cazamayou, est présent côté nord, en contrebas de la mairie et du fronton, et apparait sous la forme d’un immense préau, à charpente traditionnelle, fermé à l’ouest par des baies vitrées. Les gradins, côté sud, sont dominés par une immense fresque de Ramiro Arrue• la fontaine sur la place, figurant une tête d’homme coiffée d’un béret, de la bouche duquel jaillit l’eau, représente Léon Hegoas, dit Brasquette, de la maison Brasketa, à qui le marquis d’Arcangues avait prédit « qu’il saurait bien lui faire boire de l’eau » • La maison de l’ancien chanteur de renommée internationale Luis Mariano, la maison Marionako Borda. La maison du domaine d’Othe Xuri. le clocher de l’église du XVI.me siècle est inscrit aux monuments historiques depuis 1925. Une inscription au-dessus de l’entrée de la chapelle indique que l’église Saint-Jean-Baptiste de l’Uhabia fut fondée en 1516 par Augier d’Arcangues, écuyer et seigneur du lieu ; le cimetière recèle une impressionnante collection de stèles discoïdales essentiellement postérieures au XVI.me siècle, réunie par le marquis Pierre d’Arcangues, et regroupant des pièces provenant des trois provinces du Pays basque nord. La maison des soeurs d’arcangues Une partie du territoire de la commune appartient à la réserve naturelle régionale d’Errota Handia. Luis Mariano, de son vrai nom Mariano Eusebio González y García, né à Irun en 1914 et décédé à Paris en 1970, est un ténor basque-espagnol. Il repose au cimetière d’Arcangues, régulièrement envahi par ses admirateurs. Un buste représentant le chanteur, sculpté par Paul Belmondo est visible dans un jardin de la commune. Luis Mariano fit construire à Arcangues Marionako Borda, maison basque où il fit de nombreux séjours.
Nous pénétrons dans l’église en empruntant le clocher porche, auparavant les morts étaient enterrés dans l’église, aujourd’hui ils sont inhumés dans le cimetière qui englobe l’église. Jusqu’à les années 1960, les femmes qui fréquentaient l’église, avaient une chaise située sur la tombe de leurs ancêtres, sur laquelle elles participaient à l’office. Le clocher porche est semi roman et gothique, sur une arche est inscrit 1389 qui est la date de cette partie du clocher porche, mais l’église que nous allons visiter date de 1685. Toutes les églises du pays Basque ont le même système architectural, on a gardé le clocher porche roman puis on a construit une église plus importante intégrée au clocher porche. Nous trouvons toujours une seule nef centrale, toujours des galeries, toujours un plafond en bois, un autel surélevé détaché du retable du fond. Nous entrons dans l’église, la nef possède 2 galeries, l’église est consacrée à Saint-Jean Baptiste, c’est le premier berger que baptisa Jésus au bord du Jourdain à sa demande. Une coquille Saint-Jacques est dissimulée au plafond, Arcangues se trouve sur un chemin annexe de saint-Jacques de Compostelle. Le retable est de style néo classique, c’est un style qui se situe entre Napoléon premier et napoléon III, la plupart des retables des églises basques sont plutôt de style baroque. Sur un côté de la nef se trouve une chapelle avec ses fauteuils, c’est la chapelle privé du marquis d’Arcangues, à la révolution on a supprimé la grille de séparation de la chapelle avec la nef et on a rendu la chapelle accessible à tout le monde, il y a toujours un marquis d’Arcangues. Une statue représente l’architecte qui a conçu l’église, c’est assez courant dans la région. 14 mosaïques arborent les murs de l’église, elles représentent les 14 stations du chemin de croix, elles sont l’œuvre d’un potier de Biarritz, il était très célèbre entre les 2 guerres, il a travaillé pour Dali et Picasso par exemple, il avait un secret pour un vert translucide qu’il obtenait à la cuisson. Nous distinguons Bidart sous la brume, nous nous dirigeons vers le cimetière, nous découvrons des tombes discoïdales, au lieu d’avoir une croix à la tête de la tombe, c’est une pierre ronde qui se dresse. Avant d’être christianisés, avant qu’on adopte une religion monothéiste, les basques étaient polythéistes, ils avaient plein de dieux, le dieu suprême était le soleil, on trouvait cela chez les mexicains, les incas, les égyptiens etc, au pays basque on enterrait donc sous le symbole suprême. La grande peur de ces gens là, c’est que le soleil qui se lève à l’est tous les jours et se couche tous les soirs sur l’océan, s’il ne revient pas demain, qu’est-ce que l’on fait. Ils avaient peur, la pierre ronde représentait donc le soleil. Tous les lieux de cultes anciens étaient orientés est-ouest, d’ailleurs nous avons repris cela pour l’implantation de nos églises. Le chœur toujours à l’est au soleil levant, et la sortie est toujours à l’ouest. Le pays basque a été christianisé au VIII.me siècle, les prêtres disent qu’il faut enterrer les morts sous une croix, c’est le symbole qui est l’instrument sur lequel est mort l’homme en qui vous croyez maintenant. Les basques ont quelque peu râlé, l’église a fait une concession, d’accord vous gardez vos pierres rondes, mais à l’intérieur vous dessinez une croix. C’est ce qui s’est passé, nous pouvons voir des tombes discoïdales qui datent du XV et XVI.me siècle. Elles n’ont plus de locataires, on les a rassemblé pour les sauvegarder, car dans les années 1960, les gens venaient les dérober pour les placer chez eux comme ornement, ce fut une mode. Aujourd’hui rassemblées, les tombes discoïdales sont scellées dans du ciment, afin que l’on ne vienne pas les dérober. Encore de nos jours des gens veulent être enterrés sous des tombes discoïdales, on en aperçoit des récentes qui portent également la croix de la chrétienneté. Nous sommes devant la tombe discoïdale de Luis Mariano, une photo le représente coiffé d’un béret basque. Il était né en Espagne, dans un village situé derrière la Rhune, ses parents viennent en France pour fuir Franco, il habite un peu ici puis monte à Paris, il devient un chanteur célèbre. Par la suite il revient très souvent au pays Basque, il s’installe à Arcangues, il ne retournera jamais en Espagne, Luis, Picasso, Dali, Casals ils avaient juré de ne plus mettre les pieds en Espagne tant que franco serait là. Mariano et Picasso sont morts avant Franco, Casals est reparti une fois la nuit pour aller à côté de Barcelone enterrer son épouse dans le jardin de la maison familiale, le seul qui ait bouffé la parole, c’est Dali. Quand il était à Arcangues, Luis Mariano descendait à Biarritz en vespa, pour prendre l’apéro, jouer au tiercé et à la pelote basque, il buvait le café avec tout le monde, c’était un chic type. Nous rejoignons notre autocar pour rejoindre Bidart, nous passons devant le château du marquis d’Arcangues, c’était une construction médiévale, il a été remanié au XVIII.me siècle, les marquis d’Arcangues soutenaient plutôt la royauté espagnole que la royauté française, lors de la bataille de la Rhune en octobre 1813, les français battus par les anglais se réfugièrent à Bayonne, alors le marquis d’arcangues accueillit le PC de l’armée anglaise dans son château. Comment fabrique-t-on la balle que l’on utilise pour jouer à la pelote basque ? C’est une bille en bois de buis, sur laquelle on entoure du fil, puis on continue à augmenter le volume en y entourant du latex sorte de fil élastique, on continue à grossir la sphère en la rendant la plus ronde possible, en terminant la balle dite pelote en y enroulant de nouveau du fil. Lorsque la balle a atteint la grosseur d’une balle de tennis, peut-être un peu moins grosse, on y coud de la peau que l’on tend très fort, auparavant c’était de la peau de chien, aujourd’hui c’est de la peau de brebis, la pelote basque est ainsi prête à être utilisée. Celle avec laquelle on joue à main nue pèse 90 grammes, l’autre avec laquelle on reçoit et lance avec une chistera ne pèse que 55 grammes. La vitesse de la pelote basque envoyée avec une chistera, peut atteindre une vitesse de 320 kilomètres heure. Au pays basque français il ne reste plus que 2 artisans qui fabrique des pelotes basque, l’un d’eux vient de prendre sa retraite, il a fait don à un musée de son matériel nécessaire à la confection d’une pelote, ces outils étaient de sa propre imagination et fabrication (gouges, ciseaux, aiguilles etc). Le seul artisan qui reste sur le territoire basque français, se trouve à Biarritz, il s’appelle monsieur Gonzales, au pays basque espagnole, on dénombre encore 7 artisans qui confectionnent des pelotes basque. Nous arrivons à Biarritz, nous sommes dans le quartier de la Négresse, auparavant il y avait une fabrique de tuiles, aujourd’hui elle n’existe plus, on a démonté sa haute cheminée qui rappelait l’activité du Passé. Pourquoi appelle-t-on ce quartier la Négresse ? En 1800 des colons employaient à la Guadeloupe, une jeune fille de couleur, Ils l’appréciaient beaucoup, à leur retour en France elle fit partie des bagages. Les anciens maîtres devenus âgés voulurent préserver leur jeune et belle fille, âgée de 20 ans, ils lui achetèrent donc une charge de relais de poste à Biarritz. C’était en 1800, Biarritz n’était qu’un tout petit bourg, sur la route qui allait devenir la RN10, se trouvait un relais de poste au milieu de rien. On y dormait, on y mangeait, on y échangeait ses chevaux, il y avait une très grande activité, car le relais se trouvait sur la route de Paris à Madrid. On nomma assez vite ce relais connu par tous les anciens routiers de l’époque, chez la Négresse. Elle était très jolie, tout le monde la draguait, même l’empereur Napoléon a essayé de la séduire, mais elle repoussa ses avances. Napoléon empruntait souvent cette route, car entre 1808 et 1812, il allait souvent en Espagne pour s’occuper de sa conquête qu’était le royaume espagnol où il avait entrepris une sale guerre. Napoléon fruit de la révolution française, initiateur des codes civil et pénal et du découpage administratif de la France allait rétablir en 1803 l’esclavage, abolit par la révolution. Il le fit sous l’impulsion de son épouse Joséphine de Beauharnais, fille de colons, elle était sollicité par les colons en place dans les colonies, afin qu’elle intervienne auprès de son mari empereur pour rétablir l’esclavage. Joséphine usa de sa personne, et Napoléon céda. Un général d’empire de couleur, Toussaint Louverture, s’est battu pour l’indépendance de Saint-Domingue, il fut emprisonné et mourut en prison sur son île en 1803. Il obtint l’indépendance de Saint-Domingue en 1802, qui devint république, comme ça ne plaisait pas à napoléon, il colonisa de nouveau l’île, elle retrouva son indépendance sous Louis XVIII dans des conditions peu honorifiques pour la France. La femme de Toussaint Louverture s’exila en France, elle fut accueillie comme une reine à Bayonne en 1804, elle résida avec toute sa famille à l’évêché avant d’aller s’établir dans une commune du Lot-et-Garonne où elle mourut en 1830. Quel paradoxe, Napoléon rétabli l’esclavage hors du territoire français, et il vient se reposer et se restaurer chez la Négresse avec qui, il aurait bien voulu partager son lit à l’occasion. En 1820, la négresse âgée de 40 ans, essuya une déception amoureuse, il s’en suivit une dépression, elle alla se noyer dans un lac proche du relais, que l’on appelle d’ailleurs le lac de la Négresse, ainsi se termine l’histoire du nom donné à ce quartier de Biarritz. Nous arrivons à notre hôtel, où le lundi de Pentecôte a été très ensoleillé, la plage est envahie de baigneurs.

Jour (4) : La matinée est consacrée à la visite de saint-Jean de Luz, c’est une petite ville, elle vivait autrefois essentiellement de la pêche, jusqu’en 1960, 60% de l’économie locale provenait de la pêche. La pêche a été délaissée peu à peu, aujourd’hui la ville s’est essentiellement tournée vers les services et le tourisme. On ne voit plus à saint-Jean de Luz les immenses thoniers, ils ont été remplacés par de petits chalutiers. En fait la ville a su s’adapter, elle est très riche, c’est une ville un peu à la mode, sa vie se concentre autour d’une rue centrale qui est piétonne. La ville est très connue depuis 1660, un an après le traité de paix des Pyrénées, c’est dans son église saint-Jean Baptiste que Louis XIV s’est marié avec Marie-Thérèse infante d’Espagne, en récompense le roi a donné beaucoup d’argent à la ville, il a été consacré à la confection d’un splendide retable. Il est baroque espagnole, autrefois il était doré à l’or fin, 27 saints y sont représentés, Louis XIV l’a financé, mais il ne l’a jamais vu. Luz, comme on le pense ne veut pas dire lumière en basque, mais marécages. La ville d’antan n’était que marécages, elle subissait souvent les assauts de l’océan et de la rivière qui la traverse, la Nivelle, on a commencé à l’endiguer en 1520, et, la dernière digue date du milieu du XIX.me siècle. Aujourd’hui la ville est complètement protégée et sécurisée, on a donc pu urbaniser les anciens marécages. Pourquoi le mariage à saint-Jean de Luz ? Un article du protocole espagnol interdisait au roi d’Espagne de quitter son territoire, l’église la plus grande et la plus proche se trouve à saint-Jean de Luz qui va être choisie pour la célébration du mariage royal. La ville va donc devenir le centre du monde, les cours d’Espagne et de France vont venir s’y installer pendant 4 mois. Les luziens sont très fiers de cette histoire là, il disait que saint-Jean de Luz était le petit Paris, Ciboure la ville proche était devenu sa poissonnerie à leur dire, et, ils considéraient Bayonne comme leur écurie, car c’est à Bayonne qu’étaient cantonnés les régiments venus protéger et encadrer le mariage. Nous approchons de saint-Jean de Luz, nous distinguons la montagne de la Rhune, l’autocar nous laisse près d’un parc public où se dresse un splendide carrousel où ses chevaux de bois sont à l’arrêt pour l’instant, nous sommes tout proche du port et de la grande rue piétonne. Voici une présentation de saint-Jean de Luz :
Saint-Jean-de-Luz (Donibane Lohitzun en basque i.e. ‘Saint-Jean-des-Marais’) est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine. La ville compte 13728 habitants et s’étend sur 19 kiomètres carrés. La baie de Saint-Jean-de-Luz est située au fond du golfe de Gascogne. C’est la seule rade abritée entre Arcachon et L’Espagne. Grâce à ses digues qui la protègent des colères de l’océan Atlantique, elle a la faveur des baigneurs et est devenue une station balnéaire réputée de la Côte Basque. Saint-Jean-de-Luz fait partie de la province basque du Labourd, ainsi que de l’Eurocité basque Bayonne – San Sebastian. Les terres de la commune sont arrosées par la Nivelle (Urdazuri en basque) et par ses affluents, l’Etcheberriko erreka et les ruisseaux Isaka et de Chantaco. Un autre fleuve côtier, le Basarun erreka, ainsi que son tributaire, le Mendiko erreka, traversent Saint-Jean-de-Luz. Un affluent de l’Uhabia, l’Amisolako erreka, passe également sur les terres de la commune. Immédiatement au sud d’Acotz se trouve le quartier d’Erromardie, beaucoup moins étendu, qui fait la transition entre la zone périurbaine et l’urbanisation plus « dure » de l’agglomération luzienne proprement dite. Le quartier a une forme grossièrement triangulaire, étirée entre sa base, à l’ouest, constituée par la plage d’Erromardie (en fait, deux plages séparées l’une de l’autre par un cours d’eau, le Grand Ichaca (du basque Isaka qui signifie « fossé ») et une pointe matérialisée par le croisement entre la ligne de chemin de fer et la RN10, qui l’enjambe au lieu-dit du « Pavillon Bleu ». Au nord du quartier on trouve une zone dunaire et marécageuse, mais bien drainée, et en partie urbanisée, qui forme le prolongement naturel des paysages d’Acotz et comprend quelques uns des campings mentionnés plus haut. L’absence de liaison routière direct eentre Erromardie et Acotz (sauf pour la navette des plages « Itzulia » qui, en saison, dessert toutes les plages par le bord de mer) donne cependant une identité spécifique au quartier, bordé au sud par une colline lottie dans les années 60 (villas d’Ibignary, entre autres) mais sur laquelle se construisent actuellement de nouvelles demeures. Entre la plage d’Erromardie et la pointe d’Archilua (croix votive), en bord de mer, on trouve quelques garennes, de vastes jardins mais aussi l’ancien site d’un skate park (plus ou moins délaissé par la jeunesse locale au profit d’un équipement plus modeste mais installé en centre-ville) et, surtout, le site des arènes de plein air (démontables) où se produisent durant la saison estivale les vachettes d’Intervilles (dans le cadre de spectacles « landais » au cours desquels les spectateurs sont invités à devenir des acteurs : course d’ânes, toro-piscine, etc.) Les plages d’Erromardie ont un fond rocheux (les nageurs doivent y prendre garde à marée basse) mais elles sont un terrain de jeu idéal pour les plongeurs en apnée et autres pêcheurs sous-marins. Curiosités à signaler : la faune du site d’Erromardie est particulièrement riche et facile à observer (lapins et écureuils dans les dunes, aperçus aux heures calmes du petit matin, cormorans, poissons et poulpes côté océan). Le ramassage des algues et le nettoyage régulier de la plage sont liés à la valorisation industrielle des algues. À noter l’identité spécifique du lotissement Argi Eder, ouvert sur le rond-point qui marque, sur la route de Bayonne, l’entrée dans la zone urbaine dense, comme celle du lieu-dit Etchebiague (en fait un lotissement, en deça du chemin de fer, près de la résidence « La seigneurie » et un bloc de maisons individuelles, au-delà de la voie SNCF, au long de la route de Bayonne. La « campagne » luzienne À l’est de la commune, au-delà d’une ligne Uhalden Borda – ferme Jalday – Sopitenea – Billitorte, s’étend une très vaste zone d’aspect encore rural, correspondant en gros au quartier de Chantaco et aux marges rustiques de l’espace luzien, vers les communes d’Ahetze et Saint-Pée-sur-Nivelle. Cet espace, encore voué pour l’essentiel aux bois, champs et pacages, s’étend des abords de la route d’Ostalapia, vers Ahetze, au nord (soit à gauche de la RN 10 quand on arrive en ville depuis Biarritz ) jusqu’à la Nivelle au sud. Les écarts, nombreux, situés autour d’une vieille ferme basque(Anderenea, Indiazabal, Martienea..) d’un château (Fagosse) ou du site d’un ancien village déchu de son statut communal (Serres) ont chacun leur personnalité et mitent le paysage ; la construction de belles villas vient renforcer ce processus, comme le projet de construire des logements (lotissement Alturan) à proximité du chenil (lequel serait transféré vers Jalday). De nombreux rus et ruisseaux (en basque, errekak) irriguent le secteur et quelques plans d’eau ont été aménagés ; on pratique encore la chasse sur ce territoire accidenté agrémenté de bosquets touffus, en utilisant notamment des appâts volants. Le noyau le plus densément urbanisé de cette frange orientale et très verte du territoire communal se trouve au sud, au-dessus des basses terres de la Nivelle (zones inondables dites « barthes ») à proximité immédiate du golf et de l’hôtel portant le nom du quartier Chantaco. Cette sortie de ville (vers Ascain par la RD 918) est en plein développement, après la construction déjà relativement ancienne d’établissements scolaires (un collège, un lycée professionnel) et d’équipements sportifs (terrains de football et de rugby, salle polyvalente,tennis, garage pour l’aviron..) au bord du fleuve puis l’implantation récente d’une piscine « sports et loisirs ». On peut considérer que le quartier de Chantaco proprement dit se limite aux seuls environs du golf, là où court le ruisseau de Chantaco, lequel se jette dans l’étang de Billitorte, en fait un méandre de la Nivelle utilisé jadis pour faire fonctionner un moulin à marée. À noter : la tranquillité de cette « campagne » luzienne, seulement effleurée à l’ouest par l’autoroute A63, dont le tracé sert en quelque sorte de limite à la ville proprement dite, pourrait être remise en cause par la pression qu’exerce la poussée urbaine sur ce type d’espace périphérique. La réalisation d’une rocade routière permettant de désengorger le centre de l’agglomération est discutée (un projet d’échangeur et de deuxième pont a été ajourné par l’équipe municipale actuelle à proximité du franchissement de la Nivelle par l’autoroute) et une ligne ferroviaire à grande vitesse pourrait transiter dans ce secteur. Déjà, l’extension des activités industrielles et commerciales sur le site de Jalday a conduit à la décision d’étendre considérablement la superficie de la zone d’activités (travaux en cours de réalisation, au profit notamment de la firme Jalday et Urthaburu Jalday n’est pas une ZAC, mais doit son nom à une très belle ferme du XVII.me siècle, enclavée aujourd’hui dans une zone comportant des commerces (un hypermarché, notamment, mais aussi une boulangerie, des garages, etc..) et des usines, bureaux et entrepôts (conception et commercialisation de sportswears, logistique et mareyage, etc..). La zone de Jalday abrite de grandes entreprises connues dans toute l’Europe et même au-delà. On peut citer Quiksilver, B. Braun ou encore le groupe Olano spécialisée dans le transport frigorifique. Quelques habitations sont implantées au beau milieu de la zone, mais le principal secteur résidentiel jouxtant le parc d’activités est Urthaburu (écrit aussi sans « H » comme on peut lire parfois « Jaldai » avec un « I »). Il s’agit de tout le quartier, en forme de triangle, compris entre le Grand Ichaca, l’autoroute A63 et l’avenue Lahanchipia (probablement « la petite lande »), et desservi par la rue d’Urthaburu. En réalité, cet axe sépare du lotissement Urtaburu proprement dit, au nord-est, la ferme et le lotissement Arrieta. Le nom d’Urtaburu a sans doute un rapport avec l’humidité de la zone, inondable mais en principe protégée aujourd’hui par le recalibrage du lit du ruisseau (buru, la tête, peut désigner une extrémité ou un sommet, et l’on reconnaitra éventuellement dans urta la racine ur pour eau – urtatu signifiant tremper ; cependant Urtaburu est aussi le nom d’une petite montagne au Pays basque d’Espagne). Un ancien moulin à demi ruiné est encore visible à l’entrée du quartier, entrée assez anarchique du fait de la présence de l’échangeur de Saint-Jean-de-Luz-nord et d’une vaste aire de stationnement pour autocars et poids lourds. Le paysage urbain de la zone devrait être remodelé suite à l’extension programmée de l’autoroute A63 (mise à deux fois trois voies). La pression foncière se renforce dans ce quartier encore résidentiel où viennent d’être bâtis des logements collectifs, un centre de dialyse et une maison de retraite. La municipalité n’a pas procédé à une délimitation nette des différents quartiers, qui imposerait une vision administrative de leurs délimitations (il n’y a pas de sectorisation en matière scolaire, par exemple). Certains quartiers ont cependant une personnalité indiscutable : le Vieux Saint-Jean, limité en gros par le port, la rue du midi et la rue Loquin, occupe le site primitif de la « cité des corsaires ». Autour des halles et de la gare s’organise une vie de quartier dynamisée par la présence du marché (très actif le vendredi matin). Au Sud de la gare, le quartier d’Urdazuri a tout d’une ZUP sauf les défauts de celles-ci. Aménagé dans les années 60-70 sur des terrains humides, il doit son nom à la Nivelle (Urdazuri en est le nom basque, d’après le site de sa source, au-delà de la frontière des Pyrénées : l’eau d’Urdax). Malgré un relatif enclavement (coupure du tissu urbain par la voie SNCF) et un urbanisme sans grande originalité, c’est un quartier agréable grâce à son site en bord de fleuve et à la qualité des services dont il dispose (écoles, aires de jeu, collège-lycée, église, commerces..) sans ignorer la proximité dont il jouit par rapport au centre-ville et aux plages. Le quartier Ichaca ou celui du Lac, fortement résidentiels, ont des associations actives. Le quartier du Fargeot est peut-être le plus densément peuplé de toute la ville, l’habitat collectif s’y étant progressivement substitué aux activités économiques. D’autres quartiers souffrent peut-être d’être en grande partie inhabités l’hiver (avenue de l’Océan, rue Vauban,etc…). La transformation du tissu urbain luzien est telle que les appellatifs conservent parfois le souvenir de l’époque pré-industrielle sans plus renvoyer de nos jours à une réalité incontestable. C’est ainsi que l’on évoque le quartier Aïce Errota (Haize Errota : le moulin à vent) pour désigner le bord de mer à hauteur de « la digue aux chevaux » alors que la rue et le groupe scolaire homonymes sont situées beaucoup plus haut, au-delà du fronton et face au Jai Alai. Saint-Jean-de-Luz ne fut à l’origine qu’une modeste bourgade sur les dunes, entre mer et marais, à l’entrée de l’estuaire de la Nivelle, face à la colline de Bordagain. Jadis propriété des chanoines de la cathédrale de Bayonne, la communauté, bien que devenue autonome, ne posséda jamais d’enceinte ; elle ne fit par conséquent pas véritablement figure de ville avant l’époque moderne. Au XV.me siècle, les pêcheurs basques du port de Saint-Jean-de-Luz explorèrent les premiers les bancs de Terre-Neuve et la pêche à la morue jointe à la chasse à la baleine accrurent considérablement la prospérité de la commune. Du XVI.me au XVIII.me siècle, la ville devint un nid de corsaires qui combattaient pour le compte du roi de France. L’enrichissement du port et l’afflux de population furent tels qu’il en résulta l’urbanisation de Ciboure, quartier détaché d’Urrugne (le couvent des Recollets fut implanté à proximité du pont qui relie les deux communes pour apaiser les relations entre les deux communautés, souvent rivales). Le début du XVI.me siècle en Labourd est marqué par l’apparition de la peste. Saint-Jean-de-Luz, souvent prise et pillée par les Espagnols, souffrit longtemps de sa position frontalière. Elle subit notamment, en 1558, un incendie qui n’épargna qu’une seule maison – celle où résidait le chef du contingent ibérique ayant occupé la cité. C’est à la fois pour faciliter le mouillage des navires et protéger la baie que le roi Henri IV entreprit de construire le fort de Socoa (commune de Ciboure). Saint-Jean-de-Luz connut son heure de gloire lorsque, à l’issue du traité des Pyrénées conclu quelques mois plus tôt (7 novembre 1659) par Mazarin, Louis XIV vint y épouser Marie-Thérèse d’Autriche infante d’Espagne le 9 juin 1660. La porte de l’église Saint-Jean-Baptiste, franchie à sa sortie de l’église par le couple royal fût murée 3 ans après la cérémonie, quoique l’inscription gravée dans le mur donne à croire que la condamnation de la porte a été réalisée juste après le mariage. En 1713, le traité d’Utrecht abandonnant Terre-Neuve à la Grande-Bretagne porta un coup funeste à Saint-Jean-de-Luz. À la fin du siècle, la baleine ayant disparu du golfe de Gascogne et l’océan ayant rompu les barres de Socoa et de Sainte-Barbe, qui protégeaient la baie, le port et une partie de la ville se trouvèrent ruinés. Ce fut la décadence ; pêcheurs et gens de mer émigrèrent en masse, la ville perdit l’essentiel de ses habitants. L’année 1789 fut marquée, en particulier, par une terrible tempête qui détruisit tout un quartier de la ville (« La barre ») et submergea le couvent des Ursulines. Sous la Révolution, la commune fut rebaptisée, comme beaucoup d’autres localités basques. Fusionnée avec Ciboure, elle porta en effet (jusqu’en 1800) le nom de Chauvin-Dragon, d’après le patronyme d’un brave soldat de la République. Le Pays basque en général et Saint-Jean-de-Luz en particulier souffrirent énormément de la Révolution et de l’Empire : les guerres continuelles avec l’Espagne amenèrent des régiments de soldats avec leurs réquisitions, leurs pillages et les combats. Le blocus britannique tua toute activité maritime pendant 20 ans. En 1813, l’offensive de Wellington qui séjournait à Lesaka, épargna Saint-Jean-de-Luz et les régions côtières. En 1790, le canton de Saint-Jean-de-Luz comprenait les communes de Bidart, Ciboure, Guéthary et Saint-Jean-de-Luz et dépendait du district d’Ustaritz. Au XIX.me siècle, les digues, souvent détruites, furent reconstruites afin d’assurer définitivement la sécurité du port et de la ville. Les voyages de Napoléon III dans la région puis l’engouement de la bonne société pour la Côte Basque débouchèrent à cette époque, avec l’arrivée du chemin de fer, sur un grand essor touristique. Suite à l’édification de ses trois digues (Socoa, l’Artha, et Sainte-Barbe), Saint-Jean-de-Luz ne fut plus systématiquement envahie par les eaux lors des grandes tempêtes, comme cela avait été souvent le cas auparavant. Cassant les gros rouleaux venus de l’océan, ces digues contribuèrent, dès le début du développement des bains de mer, à faire de Saint-Jean-de-Luz un lieu de villégiature très prisé des familles. Au début du XX.me siècle, Saint-Jean-de-Luz devint une ville moderne et pour partie ouvrière. La généralisation de la chaudière à vapeur modifia dans un premier temps sensiblement les conditions de pêche et raccourcit les distances. De nombreuses usines s’édifièrent alors pour traiter le poisson dans le quartier du Fargeot, l’essentiel de la main d’œuvre étant alors importée d’Espagne et aussi de Bretagne. Des majorités républicaines furent élues et administrèrent la municipalité, qui donnèrent le nom de Gambetta à la grande rue (Karrika Handia) et firent percer les boulevards Thiers et Victor Hugo. Le développement touristique n’en fût pas entravé, Saint-Jean-de-Luz restant une destination élégante et à la mode. À proximité du site de Sainte-Barbe, où l’un des tout premiers parcours de golf du continent avait été ouvert, le baron Van Bree, aviateur belge tombé amoureux du pays basque, créa un motel unique. Quelques semaines après l’invasion de la France par l’Allemagne, Saint-Jean-de-Luz a été le théâtre d’évènements dramatiques. Les soldats polonais qui n’avaient pu s’embarquer pour l’Angleterre à Saint-Nazaire affluaient sur la plage et le quai du port de pêche où les gros navires ne pouvaient accoster. Les paquebots M/S Batory et M/S Sobieski durent jeter l’ancre dans la rade. Des pêcheurs volontaires firent la navette entre la côte et chacun de ces deux gros bateaux. La mer était forte, les bateaux de pêche avaient des difficultés pour s’approcher de l’échelle de coupé et permettre aux hommes qui voulaient s’embarquer d’y accéder sans tomber à l’eau. Les femmes et les enfants étaient aidés par les marins. Des civils polonais avaient pu également embarquer sur ces navires. On connaît en détail les mouvements de ces paquebots grâce aux livres de bord qui ont pu être conservés. Le M/S Sobieski qui se trouvait à l’embouchure de la Gironde dans la journée du 20 juin est arrivé en rade de Saint-Jean-de-Luz dans la nuit du 20 au 21. L’embarquement a aussitôt commencé. Quant au M/S Batory, il se trouvait le 21 juin à 7 heures du matin à l’embouchure de l’Adour et commençait à manœuvrer pour entrer dans le port de Bayonne sans jeter l’ancre. Mais sur la recommandation d’un officier de liaison britannique, il a mis le cap sur Saint-Jean-de-Luz où étaient regroupés les unités polonaises et des réfugiés civils. Le mauvais temps et un ciel bas ont certainement éloigné le spectre d’une attaque de la Luftwaffe et évité la catastrophe qui avait fait quelques jours plus tôt, le 17 juin, à Saint-Nazaire, de très nombreuses victimes sur le paquebot britannique Lancastria où s’étaient embarqués des soldats et des civils du Royaume-Uni. Après 1945, les industries du quartier Fargeot disparurent progressivement, victimes de la surpêche et de la concurrence. Ce phénomène renforça l’aspect cossu et touristique, jamais démenti, de Saint-Jean-de-Luz (plus de 40% des logements de la commune seraient aujourd’hui encore des résidences secondaires). L’agglomération s’étendit dans les années 60 vers le Nord (avenue de l’Océan) puis le Sud (quartier Urdazuri). Raccordée depuis les années 70 au réseau autoroutier, desservie par le TGV, Saint-Jean-de-Luz dispose d’une situation excellente et d’importantes réserves foncières qui peuvent assurer son développement ultérieur. Une portion notable de son littoral a jusqu’ici échappé à l’urbanisation, ce qui est exceptionnel, voire unique (tout le reste de la Côte Basque est en effet urbanisé, mis à part la Corniche, côte à falaise entre Socoa et le domaine d’Abbadia). Les Luziens, en 1914-1918 puis en 1939-1945, payèrent un lourd tribut aux deux guerres mondiales. Un monument (square de Verdun) célèbre la mémoire des combattants, et une stèle dédiée au mouvement de résistance « Orion » a été placée, sur le quai de l’Infante, pour rappeler l’importance des réseaux d’évasion hors du territoire métropolitain occupé. Quelques casemates (en allemand des « blockhaus ») vestiges du mur de l’Atlantique, sont encore visibles sur la promenade de Sainte-barbe. De nos jours, la « cité des corsaires » vit de plus en plus ouvertement du tourisme. Sa grande plage, très sûre pour les enfants, est très appréciée. L’équipement de la station est par ailleurs complet et permet à la saison d’excéder les seuls mois d’été (tourisme populaire mais également hôtels de standing, thalassothérapie, piscine, casino, golf… un centre de conférence est en construction). Saint-Jean-de-Luz profite en outre, toute l’année, d’un tourisme de proximité important : l’animation commerciale est notable le weekend end, grâce à l’ouverture assez générale des commerces du secteur piétonnier, y compris le Dimanche, et aux promeneurs venus des grandes agglomérations urbaines proches (conurbation littorale de Guipuscoa et agglomération de Bayonne essentiellement) comme de tout le grand Sud-Ouest. Grâce à son site et à sa qualité de vie, la ville est particulièrement attractive aux yeux des jeunes séniors, dont beaucoup viennent s’y établir. Des manifestations culturelles et sportives ont lieu toute l’année (stages et concerts publics de musique classique organisés par l’Académie Ravel, le plus souvent dans l’auditorium du même nom, festival de cinéma dédié aux jeunes réalisateurs, semaine à l’intention de la presse, festival du film de surf, championnats de pelote..) lesquelles viennent s’ajouter aux grands événements organisés à Biarritz ou Saint-Sébastien, toutes proches, et contribuent à l’attractivité de la villégiature luzienne. Les éventuels effets pervers du développement économique et démographique moderne (engorgement relatif de la circulation, inflation des prix immobiliers, vieillissement accéléré de la population résidente, surcoûts liés à l’entretien de réseaux surdimensionnés, voire perte d’identité culturelle) sont toutefois au cœur des préoccupations de la Ville et y alimentent parfois de vifs débats. Il n’en reste pas moins que Saint-Jean-de-Luz, tout en constituant un maillon fort du réseau urbain littoral, constitue un cadre de vie privilégié. Tout en restant fidèle à sa longue tradition d’accueil, elle maintient un caractère basque indéniable. Michèle Alliot-Marie a été réélue Maire en 2001. Lorsqu’elle est entrée dans le gouvernement Raffarin en tant que ministre de la Défense elle a été remplacée par Pierre Duhart (dit « Peyuco »). Elle est toujours 1re adjointe au maire en charge de l’intercommunalité et des relations avec les instances extérieures. L’économie locale a longtemps été tournée vers l’exploitation de la pêche de haute mer. La criée et les activités de maréyage restent importantes, le volume des prises a diminué et l’industrie de transformation et conservation des poissons, jadis prospère, a quasiment disparu de nos jours. La gestion du port est assurée par la Chambre de commerce et d’industrie de Bayonne Pays basque. Le port de pêche est partagé avec la commune de Ciboure. La plaisance prend une place de plus en plus visible (mouillages de Port-Nivelle, et, en dehors de la commune, Socoa). Idéalement placée au cœur de la Côte basque, Saint-Jean-de-Luz est une destination balnéaire favorisée par la présence d’une grande plage de sable abritée au fond d’une baie semi-fermée, accessible à pied depuis le centre ville. Le tourisme joue un rôle très important dans la prospérité locale (hôtels, restaurants, thalassothérapie, golfs, etc…). Saint-Jean-de-Luz est aussi l’un des centres les plus dynamiques de la « Glissicon Valley » qui, depuis Hendaye au sud jusqu’à Hossegor au nord concentre de nombreuses industries spécialisées dans la conception et la commercialisation de matériels de sports de glisse et aquatiques (surf, plongée,etc…). La société Na Pali (marques Roxy et Quiksilver) est, en particulier, présente dans la commune, qui profite en outre de l’intensification des flux transfrontaliers et devient une plateforme logistique importante (groupe Olano notamment). Ville basque et cosmopolite tout à la fois, Saint-Jean-de-Luz est ouverte aux influences ibériques (écoles bilingues enseignant le Castillan) et a connu dans le passé de nombreuses vagues d’immigration (Gascons, Bretons). Elle reste l’une des villes côtières où l’on entend encore fréquemment pratiquer l’euskara. Le macaron est apparu sous l’impulsion d’un pâtissier, M. Adam, qui en offrit à Louis XIV pour son mariage en 1660. Depuis lors, les descendants du pâtissier perpétuent la tradition ; Le ttoro, soupe de poissons, est une spécialité de Saint-Jean-de-Luz. La maison Esquerrénéa, à l’angle des rues de la République et de la Baleine, date de la fin du XV.me siècle ; La maison dite Lohobiague Enea ou maison Louis XIV, place Louis XIV date de 1643 ; La maison dite de l’Infante ou maison Haraneder, demeure d’Anne d’Autriche, où l’Infante Marie-Thérèse logea quelques nuits. Le nom initial de la maison est Joanoenia, c’est-à-dire la maison de Jeannot de Haraneder, d’une famille d’armateurs enrichis aux XVII.me et XVIII.me siècles, anoblie et alliée à la vieille noblesse de Macaye ; La maison Betbeder-Baïta, cise quai de l’Infante, date du XVII.me siècle ; La maison Saint-Martin, rue Mazarin, date de 1713 ; La maison dite des Pigeons blancs, rue de la République, est recensée aux monuments historiques; Le phare du port, classé monument historique, construit par André Pavlovsky; Le port détient deux bateaux de pêche au thon à la ligne, inventoriés par le ministère de la Culture, l’Aïrosa et le Patchiku• Église Saint-Jean-Baptiste: typiquement basque, elle a servi de cadre au mariage de Louis XIV avec l’infante d’Espagne. Elle recèle un riche mobilier inventorié par le ministère de la Culture (chaire à prêcher du XVII.me siècle, un bas-relief datant du XVIIe siècle et représentant saint Ambroise, un tableau de 1727 représentant l’adoration des mages, trois lustres de style Louis XIV du XVII.me siècle, deux aigles-lutrins du XVII.me siècle, un buffet d’orgue du XVII.me siècle, un retable du maître-autel du XVII.me siècle, un ornement dit de Louis XIV, une Vierge de Pitié en pierre datant du XV.me siècle, un tableau du XVII.me siècle représentant le jugement du Christ, un tableau du XVII.me siècle représentant saint Bonaventure, des fonts baptismaux et lambris de revêtement du XVIII.me siècle, un antependium (parement d’autel) du XVII.me siècle et un tableau du XVII.me siècle représentant une décollation d’une sainte martyre.
Nous commençons notre découverte de la ville, en face de la criée aux poissons, se trouve une vente sauvage directe de poissons entre les pêcheurs et le consommateur. Cette opération se déroule de temps en temps, les pêcheurs en ont mare de se faire abuser des coopératives qui s’occupent de la vente du poisson en faisant de larges marges de bénéfice à l’occasion. Ces ventes se font sous les fenêtres de la mairie, où siège la ministre de la justice, qui préfère fermer les yeux, car elle comprend l’amertume des gens de la mer qui sont aussi électeurs. Nous sommes sur le port, on aperçoit un bâtiment carré, tourellé, avec des donjons pointus recouverts d’ardoise, sur la façade il y a de grandes baies vitrées, c’est une magnifique maison noble, c’est la maison Louis XIV. Un peu plus à gauche on distingue une demeure de volume identique à la maison Louis XIV, elle possède de grandes baies vitrées, elle a des toits plus plats recouverts de tuiles, elle est connue sous le nom de maison de l’infante. Ces 2 superbes maisons appartenaient à des gens riches, un prête sa maison à la cour de France et l’autre à la cour d’Espagne, car saint-Jean de Luz n’est qu’un petit bourg qui ne possède pas de structure d’hébergement. Les 2 maisons sont en pierre, dans chaque maison il reste des descendants des riches propriétaires qui se sont réservés un étage. Nous pouvons admirer la mairie, elle possède un clocher constitué d’un seul mur, c’est un clocher fronton, il est percé pour recevoir une cloche qui servait d’alarme et de tocsin. De l’autre côté du port on situe Ciboure, qui partage beaucoup d’infrastructures avec saint-Jean de Luz. Nous déambulons dans des rues bordées de splendides maisons avec leurs balcons en fer forgé, certaines boiseries et colombage sont de couleur bleu sur la côte basque, on utilisait le reste de peinture ayant servi à peindre les bateaux pour entretenir le bois des habitations. Le père de la ministre Michèle Alliot Marie était un haut fonctionnaire, il était passionné de rugby, il fut un très grand arbitre international. Il faut savoir qu’il y a 50 ans, les arbitres de champ des matchs internationaux étaient anglais, sud africains, néozélandais ou australiens, mais jamais français, à qui on confiait uniquement le droit d’être arbitre de touche. Monsieur Marie était donc devenu arbitre de touche international, mais, lors d’une rencontre mouvementée, l’arbitre de champ a été blessé, après de longues discussions on confia la direction du match à Monsieur Marie, Il est donc le premier arbitre français à avoir arbitré un match international, il s’en est très bien débrouillé, la brèche était ouverte et l’arbitrage de champ fut confié aux arbitres français lors de confrontations internationales. Nous marchons sur la digue, nous dominons la baie de saint-jean de Luz, à gauche c’est la baie et sa plage, à droite en contre bas c’est la rue qui sépare les maisons de la digue, le premier étage des habitations sont à la hauteur de la digue. Les maisons sont superbes, elles font face à la mer, elles sont protégées par la digue. La digue à 400 mètres de long, elle date de 1526, on aperçoit d’autres digues qui ont permis de canaliser la Nivelle, la ville est donc parfaitement protégée et on a pu y construire un port. On confie à Vauban de réaliser et de repenser les digues, il en profite pour construire un château, qui servira de défense, car de temps à autres des bateaux anglais venaient canonner la ville. Plus tard napoléon III a du mal à rentrer son bateau à marée basse à Biarritz, le port n’est pas toujours en pleine eau, Napoléon III vient donc amarrer son bateau à saint-Jean de Luz. Pour remercier la population, il va fabriquer la dernière digue, qui va complètement protégée saint-Jean de Luz de tout risque d’inondation. En face de la baie, c’est Ciboure, le château se trouve d’ailleurs sur le territoire de Ciboure, la mer est très plate. Vauban est mort en 1706, il a parcouru tout le pourtour de la France pour la fortifier contre les attaques terrestres et maritimes, on dit que pour mener à bien ses vestiges, il aurait parcouru 35 kilomètres journalier afin d’étudier, de dessiner, de suivre les travaux de ses forteresses, il devait être bien entouré pour avoir réalisé la fortification de la France. En face de nous sur la commune de Ciboure, on distingue une maison de caractère, elle est de style hollandais, elle a été construite par un armateur qui commerçait avec la Hollande, un de ses descendants est Maurice Ravel (1875-1937) du fameux Boléro, il est venu assez souvent dans cette demeure pour se ressourcer et se reposer. Après un bon bol d’air marin, nous continuons notre circuit à travers les rues qui nous conduisent à l’église saint-Jean Baptiste. Elle est semblable aux églises que nous avons déjà découvertes, avec son clocher porche, sa nef centrale, ses 3 galeries, son plafond en bois, son orgue, son autel surélevé et son magnifique retable financé par Louis XIV. La différence de cette église par rapport à celles visitées précédemment, c’est sa grandeur. Elle est de style gothique basque, Nous pénétrons dans l’enceinte de l’église, nous prenons place sur des bans pour écouter les commentaires de Michel notre guide. On a gardé 2 piliers de l’ancienne église pour soutenir les galeries, le plafond n’est pas plat, il est en forme de coque de bateau, les artisans qui l’ont réalisé étaient des charpentiers de bateaux d’où la similitude. Le retable baroque espagnol a été réalisé sur place pendant 8 mois avec une équipe de 10 artisans, il est entièrement en bois, les colonnes les plus hautes sont en 2 morceaux, mais elles ont été assemblées lors du montage. Le retable est en 3 parties le fond et 2 retours en biais, il est organisé en 3 registres, un registre est un étage, on y a installé 27 personnages importants de l’église. En bas à gauche on reconnait saint-Augustin avec sa mitre, il était évêque d’Ipone en Tunisie, il était le fils de sainte-Monique, son père était un barbare, il a vécu au IV.me siècle, il était très instruit, il était manichéen, soit tout était blanc ou noir sans équivoque, il était doctrinaire, c’est l’un des 4 qui a mis en place le droit canon. A sa droite se trouve saint-Etienne, le premier martyr, il est vêtu comme un romain, il tient dans sa main droite une sorte de flèche, quand on voit un saint avec dans sa main un végétale ou une flèche, c’est qu’il a été martyr, il a été le premier martyr de l’église, il a été dilapidé à coups de pierre, dans l’autre main le martyr a l’objet qui lui a provoqué sa mort, saint-Etienne a donc une pierre dans sa main gauche. Ensuite nous trouvons saint-Fabien, c’était un évêque. Dans un angle on peut voir Gabriel un des archanges, il a des ailes dans le dos et le poitrail nu comme un play boy. On y trouve la vierge Marie et l’enfant, plus à droite on distingue le tabernacle puis Joseph. Ensuite on voit Saint-Pierre avec une clé dans sa main, à ses côtés se trouve Saint-Léon avec sa crosse et sa mitre, c’est le patron du coin, il était normand, il est arrivé ici au temps de Charlemagne vers l’an 800 pour évangéliser le pays Basque, il profite de l’absence des vikings qui étaient installés à Bayonne pour baptiser les leurs, de retour les wickings pas très contents lui coupèrent la tête, pour montrer son mécontentement Saint-Léon va prendre sa tête et aller au devant des gens qui lui ont coupée, pour leur dire que c’était des choses que l’on ne devait pas faire, les wickings voyant ça s’échappèrent à jamais, c’est ce que l’on appelle un martyr céphalopode, l’un des plus connu fut Saint-Denis. On devine aussi saint-Antoine de Padou, il était portugais, c’est un dominicain, il décide d’aller en Afrique pour évangéliser. Son bateau naufrage, il se retrouve en Italie dans la région de Padou, il prêche non pas en Afrique mais en Italie, il avait la particularité d’avoir des prêches assez longs, un jour en chair il se dédouble en ayant la tête où il se trouve et au Portugal, personne ne s’en rend compte, saint-Antoine est donc partout à la fois. Nous découvrons saint-Roch le vêtement relevé qui fait voir une blessure, il est accompagné par un chien. Il était le fils du gouverneur de Montpellier, il était atteint de la lèpre, la lèpre ne fait pas mourir mais elle exclu le lépreux socialement, un chien vient lécher saint-Roch, ce qui le guérira, il deviendra l’assistant social de l’église ou médecin du monde, il mourra aux portes de Montpellier. Nous apercevons saint-Louis ou Louis IX (1214-1270) coiffé de sa couronne, il n’est peut-être pas aussi bon qu’on le pense, il meurt lors de la seconde croisade à Tunis en 1270. A la révolution française on n’a pas touché au retable, on a simplement détérioré la représentation de saint-Louis, qui étant roi n’avait pas sa place auprès des autres personnages importants de l’église. Saint-Louis n’est donc pas en bois, mais, sa représentation est en carton plâtre. On distingue également saint-François d’Assise, il est en possession de sa croix, c’est le saint doux qui parlait aux oiseaux. On aperçoit saint-Jean Baptiste, le saint patron de l’église, il fut le premier baptisé par Jésus. On distingue aussi saint-Thomas, le plus sympathique de tous, il est représenté avec sa crosse d’évêque, c’était un saint apôtre. A sa droite se trouve Marguerite de France, elle était la sœur de saint-Louis, la fille de Blanche de Castille, elle porte une couronne. Nous arrivons au troisième registre, à l’étage supérieur, la vierge de l’assomption est représentée un pied sur un nuage, elle est entourée de petits anges. A sa droite un livre à la main, on aperçoit Jean l’évangéliste. En continuant à droite est représentée une femme, on ne sait pas si c’est sainte Sarah ou sainte Marthe. Au-dessus un vieil homme domine le retable, c’est Dieu, dans sa main gauche il a un livre ou un globe, sa main droite est levée, c’est un Dieu en majesté. Tout à fait en haut on aperçoit un oiseau, il a les ailes déployées, c’est un pélican qui représente l’amour maternel. D’autres tableaux et statues décorent l’église, elles ont été décrites dans la présentation de la ville de saint-Jean de Luz. Un ex-voto en forme de bateau est suspendu au plafond, après une bonne heure de visite nous quittons l’église. Nous empruntons la grande rue piétonne pour faire quelques emplettes avant de rejoindre notre autocar. Claude et moi, chasseurs de cartes postales, nous pénétrons dans une vaste maison de la presse qui vend également toutes sortes de souvenirs. A peine entrrés dans l’établissement, la patronne nous saute sur le râble, pour nous demander de payer ce que nous lui devions depuis la veille. Quelque peu surpris, nous avons essayé d’expliquer que la veille nous n’étions pas à saint-Jean de Luz. Le magasin était bondé de monde, tout le monde nous dévisageait coiffés de nos bérets, enfin la commerçante se ravisa, et, elle comprit, qu’elle faisait erreur sur la personne, elle s’excusa à peine, et, n’oublia pas de nous encaisser nos 5 photos que nous avions choisies. Sur le parking, une plaque en mémoire des personnes qui sont passées par saint-Jean de Luz pendant la seconde guerre mondiale, c’était la plaque tournante pour rejoindre la France libre en Afrique du nord ou pour rallier l’Angleterre. La plaque a été dévoilé par François Fillon et Michèle Alliot Marie. Entre septembre 1939 et Avril 1940, il ne s’est rien passé, c’était la drôle de guerre, les allemands étaient occupés à l’est. La guerre pour nous français a durée 2 mois, en juin tout était réglé, c’était réellement la débâcle. Le gouvernement s’est tout d’abord réfugié à Tours puis à Bordeaux, enfin ils sont venus à saint-Jean de Luz, ils ont emprunté les bateaux de pêche soit pour aller en Espagne ou en Angleterre voir même en Afrique du nord. Beaucoup de juifs ont pris le même chemin ensuite, les contrebandiers basques aidaient à passer la frontière qui n’était pas très perméable. Puis on vit arriver des résistants, des émissaires anglais et, en tout dernier lieu, ce sont les jeunes qui fuyaient le STO qui ont quitté la France en passant par Saint-Jean de Luz. Deux réseaux animaient et organisaient le passage de la frontière, le réseau Orion, et le réseau comète. Un jeune prêtre savoyard animait un réseau de passage par la Suisse, il fut démasqué, il s’enfuit et arrive au pays Basque, Il reprend son activité de passeur à Cambo les bains vers l’Espagne, un jour il est découvert, on l’emmène à la gendarmerie. On l’interroge, il raconte ses méfaits, le gendarme qui mène l’interrogatoire lui dit alors « Je sors pendant un quart d’heure fumer une cigarette, profites de mon absence pour t’échapper », ce qui fut fait. Le jeune prêtre devenu passeur se réfugia en Espagne, la guerre terminé, il est revenu en France, dans les années 1950, il continue son sacerdoce auprès des démunis, il est mort récemment, il s’agissait de l’abbé Pierre. Nous arrivons à l’hôtel pour déjeuner, auparavant un photographe nous tire une photo de groupe entre l’océan et l’hôtel.
L’après-midi est consacrée au village de contrebandier qu’était Sare, nous prenons la direction du col de saint-Ignace. Nous franchissons un pont sous lequel coule la Nivelle, nous traversons Aquin, nous sommes au col de saint-Ignace (179 mètres d’altitude). Sur les flancs de la Rhune nous apercevons des pottocks, les fameux petits chevaux, ils sont en liberté dans la montagne, mais domestiqués. Il est très docile, il lui suffit d’un demi-hectare de prairie pour vivre heureux, un abri pour s’abriter des intempéries, et, pour l’affection la présence de 2 ou 3 enfants pour lui tenir compagnie. Nous apercevons une pancarte, sur laquelle est inscrit (LGV non), LGV pour ligne grande vitesse, on veut tracer dans ce cadre magnifique une ligne à grande vitesse. Bien sûr elle dénaturerait l’environnement, elle amputerait 250 exploitations agricoles et elle ferait détruire 120 maisons d’habitations. En fait c’est ni plus ni moins qu’un problème de communication, au début on avait annoncé que la ligne serait à 70% enterrée, ensuite elle ne le serait plus que de 40%, aujourd’hui 4 ans après la première annonce le pourcentage atteindrait que 25%. La population pense avoir été trompée depuis le début, elle lutte donc pour la non construction de cette nouvelle ligne qui entre Bayonne et Hendaye coûterait 12 milliards d’euros pour un gain de 5 minutes de parcours par rapport à une autre solution. Elle serait de mettre la ligne actuelle à la conformité LGV, le coût est estimé à 2 milliards d’euros et, certes, le trajet serait moins rapide 5 minutes de plus, mais la note moins élevée 10 milliards d’euros de moins et, surtout, l’environnement naturel ne serait pas touché. La mobilisation est très forte, les pouvoirs publics restent campés sur leur projet, qui aura le dernier mot, l’avenir nous le dira. Nous circulons dans des zones de prairies et boisées, nous distinguons au gré des virages de magnifiques fermes au milieu de leur vaste exploitation. Nous distinguons une ligne de crête qui désigne la frontière avec le pays basque espagnol. Au pays Basque la contrebande n’a jamais été reconnue comme illicite, être pris ou avoir une amende pour fait de contrebande était plutôt pris ici comme un honneur. La contrebande était un élément important à la vie économique du pays, les familles n’auraient pas pu vivre sans la contrebande, elle était d’ailleurs ancrée dans le mode de vie au pays Basque, on nomme d’ailleurs le terme contrebande français par le terme travail de nuit en langue basque. Les contrebandiers ou travailleurs de nuit, ce sont transformés en passeurs de frontière lors de la seconde guerre mondiale, car le pays basque est reconnu comme ayant une frontière gruyère grâce aux multiples petits chemins que connaissaient parfaitement les dits contrebandiers. Nous sommes arrivés à Sare, l’autocar nous laisse à l’entrée du village, nous le traversons à pied, c’est un cœur de village basque traditionnel où l’on trouve uniquement les lieux de vie communautaire. Nous passons devant le fronton, nous nous dirigeons vers l’église, toujours le même principe, nous traversons le cimetière qui possède des tombes discoïdales, puis nous accédons au clocher Porche. Voici une présentation de Sare :
Sare (Sara en basque) est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine. La commune compte 2231 habitants et s’étend sur 51 kilomètres carrés. La commune bénéficie du label des plus beaux villages de France, décerné par une association indépendante visant à promouvoir les atouts touristiques de petites communes françaises riches d’un patrimoine de qualité. Sare a servi de modèle à Pierre Loti pour Etchezar, le village de Ramuntcho (1897). Plaque commémorative de l’action des Saratar contre les pilleurs espagnols, action célébrée par Louis XIV en 1693. Plaque en l’honneur de Pedro de Axular, dévoilée par Louis Lucien Bonaparte Sare fait partie de la province basque du Labourd, frontalière avec l’Espagne et à un quart d’heure par la route de la côte basque. Sare et Ainhoa, conjointement aux deux communes espagnoles de Zugarramurdi et Urdax, composent un territoire transfrontalier, appelé Xareta. À cheval sur la frontière avec l’Espagne, c’est un passage incontournable du Chemin de Saint-Jacques (voie du Baztan), qui part de Bayonne à Pampelune. La commune est traversée par des affluents de la Nivelle, le Tontoloko erreka, l’Uzkaingo erreka, l’Arrayoko erreka, le Galardiko erreka et le Lizuniako erreka et les tributaires de ce dernier, l’Hiruetako erreka (et par les affluents de celui-ci, l’Ourioko erreka et le Tonbako erreka), le Beherekobentako erreka et le ruisseau de Portoua (et par l’affluent de celui-ci, le ruisseau d’Helbarrun Etsai représente le diable, le démon dans la mythologie basque. Il a été représenté plusieurs fois sous la forme d’un dragon.Il habitait la grotte Leiza à Sare où il tenait une école et enseignait en peu de temps les sciences, les arts et les lettres. Mikelats est un des deux fils de Mari. C’est un être maléfique. Avec son frère Atarrabi, qui est son contraire, symbole du bien moral, ils firent des études à l’école du diable. À la fin des études, ce dernier, en guise de paiement, tiraitau sort parmi ses élèves pour en garder un à son service. Mikelats voulait détruire les champs de blé de Sare dont son frère était devenu le curé. Pour contrer son projet de destruction, Atarrabi lui opposa la prière. C’est ainsi qu’il sauva les récoltes des siens. Zanpantzar est un mannequin de paille fabriqué par les jeunes de Sare le soir du mercredi des cendres. Ils le promènent dans une charrette à travers les quartiers du village, comme s’il s’agissait d’un convoi funèbre où le mort serait Sanpantzar. Quelques jeunes figurent le deuil et les autres vont de chaque côté de la route tenant des chandelles de résine allumées. Arrivés à la place du village ils brûlent le pantin. La frontière de 32 km avec le Pays basque sud (villages de Zugaramurdi, Etxalar et Vera) a profondément marqué son histoire. Cela lui attira la considération de Louis XIV, et plus tard les foudres de la Révolution. En 1693, les Saratar mirent en déroute des pilleurs espagnols. Louis XIV octroya au village des armoiries, en cette même année, pour conserver le souvenir de cette action intrépide. Son curé, Axular, transcrivit pour la première fois au XVI.me siècle le basque parlé, pérénisant ainsi l’Euskara. En 1790, Sare fut le chef-lieu d’un canton comprenant les communes d’Ainhoa, Ascain et Sare, et dépendant du district d’Ustaritz. Nous avons seuls été chargés de construire les barraques qui sont entre Beaugard (Saint-Pé), Ascain et Sare (…). Nous avons employé plus de 3000 journées pour les retranchements du camp des Sans-Culottes et autres ouvrages publics. Nous avons fourni une quantité immense de briques et de bois de chauffage (…). Toutes les réquisitions en grains, en fourrages, vêtements, contingents d’hommes ont été ponctuellement exécutées (…). Pour comble de tourments, plusieurs de nos jeunes filles ont été invitées par nos satellites à se procurer les moyens de subsister par les prostitutions ; nous les avons vues rapporter à leur mère mourant de faim et de soif, des morceaux de pain de maïs ; elles versaient des larmes dont nous ignorions la cause, mails leurs voyages répétés chaque jour nous ont enfin dévoilé cet affreux mystère et nous avons frémi de désespoir et d’horreur (…).Le Père Barandiaran, ethnologue de grande renommée, réfugié à Sare durant la guerre d’Espagne de 1936, fit découvrir au public les grottes de Sare. Appelée à se prononcer par référendum en 1978, la population de Sare rejeta le projet de création d’une route menant au sommet de la Rhune, ce qui permit au Chemin de fer de la Rhune de survivre, et à la région de garder son originalité. L’activité de la commune est principalement agricole. Une mine de fer fut en activité jusqu’au XIX.me siècle. Parmi les proverbes basques attachés aux villages, Sara, astia (Sare, pays de loisirs) est parvenu jusqu’à nous• Les grottes de Sare sont des grottes ayant été occupées durant la Préhistoire. On y trouve des racloirs et des éclats âgés d’au moins 45000 ans (Moustérien), et en plus grand nombre des outils (burins et pointes) d’environ 25000 ans (Gravettien) et des lamelles et grattoirs d’environ 13000 ans (Magdalénien). Le camp retranché de Mouiz date du début du XIX.me siècle. La maison dite Ihartze Artéa date du XVII.me siècle. De 1937 à 1939 elle fut le lieu de répétition du groupe Eresoinka formé à l’initiative du gouvernement basque. Une fresque murale de la salle principale témoigne de la présence de ce groupe de 101 choristes et danseurs triés sur le volet qui pendant deux ans seront les ambassadeurs de la culture basque dans les plus grandes salles d’Europe de l’Ouest. Cette fresque est attribuée au peintre Montes Iturrioz. • Le musée du gâteau basque propose une découverte de ce gâteau dans un environnement traditionnel. L’origine de l’église Saint-Martin date du XII.me siècle. Elle recèle un ensemble de mobilier (cinq autels, cinq retables, une clôture de chœur, des lambris de revêtement, un escalier, des tableaux et des statues) inventorié par le ministère de la Culture. D’autre part, une plaque (Orai den seroraren eta izanen direnen jar lekua eta hobia – Ceci est le siège et le caveau de la benoîte actuelle et de celles à venir) signale la tombe et la place traditionnelle des benoîtes• La chapelle de Sainte-Catherine fut bâtie au XVII.me siècle, sur les fondations d’une construction datant de 1481. Elle fut offerte à Napoléon III et à l’impératrice Eugénie le 6 octobre 1867 par le conseil municipal de Sare, qui mit aux pieds de Sa Majesté l’impératrice, en toute propriété la chapelle de Sainte Catherine, en suppliant Sa Majesté de vouloir bien en accepter le don. La commune dans toute son humilité, ne trouverait aucun moyen de reconnaître envers elle, tous les bienfaits dont le pays leur sont, et leur seront redevables. Le couple visita la chapelle le 8 octobre 1868, lors d’excursion vers les grottes de Sare. Quatorze oratoires sont à découvrir sur les routes de la commune. Des processions religieuses (rogations) eurent lieu jusqu’en 1968, chacun des trois jours qui précèdent l’Ascension, pour demander la protection des travaux des champs, et des hommes et des animaux contre les maladies. Des processions semblables avaient lieu le vingt cinq avril, jour de la Saint Marc. L’oratoire consacré à Marie est caractéristique de l’habitat souletin, avec son toit à deux fortes pentes couvertes d’ardoises. Sa construction date des années 1820, et fut initiée par l’abbé Bordaguibel, natif de Sare, et curé de la paroisse de 1820 à 1830.
Sous le clocher porche de l’église nous avons un arc roman, tout comme à Arcangues il est antérieur à l’église que nous allons voir à l’intérieur. C’est l’arc de l’ancienne église du XIV.siècle, alors que l’église remaniée date de 1670. Une date est inscrite sur un linteau 1794, cette inscription commémore des gens qui ont été déportés, car ils s’opposaient aux idées de la révolution. Elle avait mis à bas un droit de l’ancien régime qui était le droit d’aînesse, c’est le premier garçon qui héritait de tout le patrimoine familial, les autres devaient se débrouiller. Au pays basque est une société matriarcale, la femme avait autant de pouvoir que l’homme et cela depuis longtemps, ça remonte au V.me siècle. Si l’aîné d’une famille basque était une fille, c’était elle qui héritait de tout, quand elle se mariait le mari venait vivre dans la maison héritée de sa femme et il prenait le nom de la maison. La révolution française a donné le droit de succession à toute la fratrie, tout le monde était égal, le pays basque s’y est opposé, car les propriétés étaient trop petites, le pays Basque aurait donc perdu son entité. Le pays Basque a donc décidé de fonctionner comme auparavant, c’est un conseil de famille qui va décider qui garde la maison, indifféremment reprise par un garçon ou une fille. Les autres s’en allaient, ils devenaient prêtres, ils partaient en Amérique, elles devenaient religieuses, ils se mariaient ou devenaient soldats. Mais en partant ils ne recevaient rien, sinon le résultat aurait été le même, le patrimoine se serait délayé et disparu. Il faut savoir que celui qui recevait n’était que le dépositaire du bien familial, ce qui signifie que ceux qui avaient quitté la maison avaient toujours le droit de revenir, mais il devait se mettre au service du dépositaire. En France on hérite de la maison des parents à leur décès, au pays Basque, à un moment donné, les maîtres disaient « pouce on arrête », les maîtres qui habitaient la partie inférieure de la maison montaient à l’étage, ils devenaient les maîtres vieux. Les maîtres jeunes pouvaient alors s’installer en bas de la maison, on héritait du bien du vivant des parents, quand ils avaient décidé, qu’ils avaient suffisamment travaillé et que la descendance était assurée. Les maîtres vieux étaient vénérés, ils participaient à la vie de la maison, ils s’occupaient essentiellement des enfants. Depuis les années 1950, cette facette de l’entité basque a disparue, les maisons restent bien souvent dans la même famille, elles sont très bien entretenues, on aperçoit jamais de maisons en ruine. Une maison ne se vendait pas, elle appartient à un groupe. Au moment du recensement après la révolution, on mit en place l’état civil, les gens avaient le nom de la maison, il a donc fallu donner un nom aux personnes, c’est pour cela que l’on trouve beaucoup de nom basque qui commence par (etch), qui signifie maison en Basque. Dans la ruralité du pays Basque, c’est très difficile d’acheter une maison et, quand on achetait par bonheur, on héritait également de la tombe que ‘l’on devait entretenir. Biologiquement vous n’êtes pas concerné par les occupants de la tombe, mais, à l’achat de la maison vous achetiez l’histoire du lieu et de ses occupants. Nous pénétrons dans l’église, elle possède 3 galeries, une magnifique chair, un orgue se situe au-dessus de l’entrée, le plafond est en bois, mais, il est peint pour donner l’aspect de pierre, c’est un parfait trompe l’œil. Les galeries possèdent de petits crochets, qui servaient à suspendre les bérets des hommes, car ils prenaient toujours place dans les galeries. Nous sommes dans une société matriarcale, les femmes exigeaient d’être en bas, pour être plus près du bon Dieu mais, aussi, pour assister à l’office sur la pierre tombale de la famille. Une autre raison, c’est qu’au pays Basque, à l’église les gens chantent en basque tout comme dans un orchestre symphonique, on place les voies douces, fragiles, aigües, et harmonieuses au plus près et devant, donc en bas de l’enceinte de l’église. On place les voix fortes et basses loin, derrière, c’est-à-dire dans les galeries de l’église. Les voix d’hommes tombent sur les voix fines des femmes, ce qui procure une parfaite harmonie. Une tribune s’avance au-dessus de l’entrée, c’est ici que chaque année les notables s’installaient, ils provenaient de leur désignation par leur famille, chaque famille avait son représentant. Le pays basque n’avait pas de gens en servage, dans chaque maison basque, il y a un ancêtre qui représente la maison, il assiste au conseil. Au pays Basque il n’y a pas de seigneur héréditaire, il était élu, il pouvait être révoqué, il n’avait aucun pouvoir, son rôle était de présider les conseils et les assemblées. Chaque maison avait droit à une voix, même pauvre tu avais le droit de parler, tout le monde était égal, c’était un système de tribus, c’est ce qui différencie le pays basque du reste de l’Europe. On trouve un peu cette notion d’organisation dans un tout petit endroit en Finlande et en Hongrie. Les basques français et espagnols sont très unis, lors de conflits entre le royaume d’Espagne et le royaume de France, les basques restaient neutres, ils ne voulaient pas s’affronter, ils étaient souvent liés par le mariage, par des amitiés alors ils refusaient de se battre entre eux. A la révolution française, à l’époque des sans culottes, la révolution a levé des armées au pays Basque, la patrie est en danger, on vient de couper la tête à un roi, les royaumes alentours ont peur que ça donne des idées à leurs sujets, c’est la sainte alliance. On demande aux hommes des communes frontalières de franchir la frontière pour aller massacrer et détruire les villages côté basque espagnol. Les gens des communes comme Sare ont refusé, en prétendant que leur femme était du village voisin situé sur le territoire basque espagnol parfois leurs parents y étaient originaires et, quelquefois, ils y avaient des amis. C’est ainsi que 10 villages frontaliers ont été déclarés infâmes, ils le sont toujours, tout cela parce qu’ils ont refusé d’aller se battre contre leurs frères situés de l’autre côté de la frontière. Il y avait une solidarité transfrontalière, d’ailleurs chaque fois que les basques espagnols ont eu des ennuis, les basques français les ont protégés, cette protection fonctionne aussi dans l’autre sens. Que le roi de France ou d’Espagne aient des problèmes entre eux, les basques ne s’en préoccupaient pas, ils n’avaient qu’à se débrouiller seul, mais le peuple basque ne voulait pas s’étriper pour des futilités royales. Comme dans toutes les églises l’autel est surélevé avec son retable en retrait, depuis 4 siècles le curé dit la messe en étant face aux fidèles. Jusqu’au XVI.me siècle la langue basque se traduisait par oralité, Elle a été écrite très tard, c’est l’évêque de Bayonne qui a donné cette tâche à un curé d’un petit village. Il lui a dit, « tu vas me traduire la bible en basque », le curé lui demanda « je fais comment », l’évêque lui répondit « tu te débrouilles ». Il a donc traduit le basque parlé en écriture, en s’appuyant sur notre alphabet, en intégrant un minimum de grammaire dont beaucoup de déclinaison proviennent du latin. Nous avons donc devant nous la tombe de ce curé qui par la suite a écrit de merveilleux poèmes en basque, il s’appelait Pedro Axular. On aperçoit également un caveau, il est réservé aux benoîtes, c’étaient des femmes pour la majorité veuves, elles faisaient le lien entre le curé et les fidèles. Ce sont-elles qui secondaient les familles quand il y avait un deuil, elles s’occupaient de tout l’aspect logistique de la maison pendant que la famille préparait les funérailles et veillait le défunt. La benoîte prévenait en premier les abeilles, elle leur disait que le maitre était mort, les abeilles devenaient messagères et allaient annoncer la nouvelle à la contrée, on plaçait d’ailleurs un crêpe noir sur la ruche. La benoîte était hébergée gratuitement près de l’église pour être à pied d‘œuvre afin d’exercer sa mission. L’église possède 2 petites chapelles, la sainte patronne de l’église est sainte-marie de l’Assomption., dont un tableau la représente montée au ciel entourée de chérubins. Nous rejoignons notre autocar pour continuer notre circuit, nous contournons le village, nous apercevons de superbes fermes isolées, des brebis envahissent les prairies dont la verdure est égayées par des fleurs de toutes couleurs, le long de la route on découvre un magnifique lavoir en pierre et son eau courante. Nous nous rendons à la villa Ortillopitz qui se trouve sur la commune de Sare, dont voici une présentation :
L’Esprit des Anciens. A Sare, les siècles se contemplent depuis les fenêtres d’Ortillopitz, œuvre restaurée d’une famille portée par les valeurs du patrimoine et l’amour du pays. Le pari, sauver la construction édifiée en 1660 sur les vestiges d’une bâtisse datée de 1540 dont il restait une remarquable structure de chêne et d’épaisses murailles en pierre taillée. La préserver, certes, mais surtout l’ériger en témoin privilégié de ce que fut jadis la vie dans la contrée. L’extérieur où bat le Cœur des Hommes, la maison Ortillopitz et ses trois hectares, juchée sur les hauteurs de Sare, bénéficie d’un panorama d’une beauté à couper le souffle. C’est une émouvante demeure de six cents mètres carrés répartis sur trois niveaux et son environnement d’un autre temps avec la meule de foin à l’ancienne, le verger, la pommeraie et la vigne rampante, le potager replanté comme au XVIIème siècle, le champs de lin, et autres splendeurs. Après un coup d’œil sur le lavoir en pierre plusieurs fois centenaire, alimenté par une source voisine de trois cents mètres, le regard embrasse la façade typique des maisons labourdines à colombage et encorbellement, le balcon en bois de chêne aux barreaux tournés et le « lorio », situé près de l’huis de la maison. La porte s’ouvre. Sur le chai dédié au cidre, la boisson des Basques avant l’introduction du vin par les romains. Un escalier à garde-corps usé par les ans et le va-et-vient des hommes conduit à la pièce à vivre, vaste cuisine occupée de meubles patinés des XVII.me et XVIII.me siècles: vaisselier, « zizailu », évier de grès, coffre à pain… Ailleurs, d’autres trésors: le bureau-salle de réception de l’armateur, tout premier habitant d’Ortillopitz, les chambres, le couloir à pan de chaux et de bois du XVII.me siècle, le grenier et ses pannes faîtières de quinze mètres de long, ses chevrons d’un seul tenant de sept mètres et ses tuiles canal. Les guides d’Ortillopitz déroulent l’écheveau de l’histoire du peuple basque en cultivant l’anecdote et l’écho. Ils content les us et coutumes de la campagne, et surtout l’ »etxe » où bat le cœur des hommes et se scelle leur destin. Lieu-symbole qu’immortalise désormais Ortillopitz…
Nous sommes accueillis à la villa Ortollopitz par un guide qui va nous accompagner pour la visite du lieu, c’est une splendide maison labourdine, elle est constituée d’une façade en encorbellement. Ce terme est utilisé puisque des corbeaux en pierre y sont disposés, ils permettent de soutenir les poutres maîtresses et ça donne une certaine touche esthétique à la façade quand elle est regardée de profil. La façade est à colombages verticaux et horizontaux, ce principe vient d’Allemagne du sud, ça permet de construire une façade élégante et fine. Les autres façades orientées aux vents et aux intempéries sont beaucoup plus larges et ne comportent que très peu d’ouvertures. Le bâtisseur de cette maison s’appelait Ortillopitz, il a donné le nom à l’ « etch » ou la maison, il construira 600 mètres carrés répartis sur 3 niveaux, l’habitation est au premier étage sur 200 mètres carrés. Pour réaliser cette demeure, il va s’appuyer sur des vestiges d’une construction qui avait brûlée en 1540, le toit est symétrique ; quelquefois on rencontre des maisons avec des toits asymétriques. Par exemple pour agrandir la partie habitation, on rallonge au sud et pour aggrandir pour du matériel ou pour du bétail on rallonge la partie situé au nord. Un avant toit est en surplomb sur le balcon afin de le protéger, les façades sont plus ou moins ouvragées, elles déterminent la richesse du maître. Nous nous trouvons sur l’aire où l’on battait le blé, dans le domaine situé au nord, on aperçoit les 300 jeunes pommiers qui viennent d’être plantés, on distingue la vigne rampante, elle restera basse, à l’identique comme au XVII.me siècle. On voit aussi la meule de foin, c’est de la fougère qui servira à la litière des animaux. Nous passons devant des « cofoinas » ce sont des ruches, nous entrons sous « lorio » c’est le nom du porche, il est très bien situé au soleil levant, il permet de surveiller toutes les terres alentours tout en étant à l’abri. Sous le porche il y a 2 portes, une latérale, nous empruntons la seconde en gravissant 3 marches, c’est le signe distinctif que nous rentrons dans une maison « etch », tout était codifié contrairement aux fermes de plein pied au sol en terre battue. Ici le sol du rez-de-chaussée est en pierre provenant de la Rhune, placée vertical on s’en sert de clôture, taillée on en fait des pierres d’angle, des corbeaux et des linteaux. Le bois utilisé pour la construction est le chêne pour les éléments de la charpente, le châtaignier pour les portes, les fenêtres et les volets, ainsi que pour les planchers, les escaliers et la volige, le bois provenait de la forêt de Sare. Un chardon placé à l’entrée de la maison indique la présence du soleil et préserve la récolte, la maison et ses occupants ainsi que le bétail, il empêchait que les mauvais esprits ne rentrent. Malheureusement cela n’aura pas été suffisant pour éviter le bûcher à Jeanne d’Ortillopitz, jeune fille qui n’avait que 13 ans, elle finira sur le bûcher pour une fausse accusation de sorcellerie. En 1609, il y eut 600 procès en sorcellerie, 60 à 80 femmes finiront sur le bûcher, elles n’étaient pas plus sorcière que le commun des mortels. On est convié à pénétrer dans la maison Ortollopitz, nous sommes dans le « Chalia » chais ou cave, la température est toujours constante de 16 degrés, pour obtenir cette température ambiante, il y a des murs très épais, un petit fenestron fermé par un volet permettait de faire entrer un rayon de lumière quand on devait y travailler et de faire un petit courant d’air en cas de nécessité. Le mur est tapissé de bouteilles de « chagarnoa » cidre, c’était la boisson avant que les romains amènent la vigne. C’était la boisson quotidienne et nationale, à partir du XVI et XVII.me siècle, c’est la boisson que l’on donnera aux marins, aux chasseurs de baleines qui deviendront pêcheurs de cabillauds que l’on transformera en morues. Ortillopitz était un armateur, ses équipages partaient de Saint-Jean de Luz et de Ciboure, pour 6 mois de campagne, c’était dangereux, il y avait souvent des carences en vitamines, surtout la vitamine C qui favorisait le scorbut. Pour lutter contre le scorbut, chacun des matelots aura droit à 2 litres de cidre par jour. Ortillopitz est donc venu à Sare à proximité de la Navarre, il avait 18 hectares de terre, dont 12 réservés à la pommeraie. Il en fera même du commerce avec le cidre en surplus, en le vendant à d’autres armateurs, le domaine produisait aussi du vin pour la consommation interne au domaine. Le chai ou la cave était utilisé pour la salaison de la viande, nous apercevons un saloir en bois. Ortillopitz armateur, il va appeler des charpentiers de marine, Un architecte pour construire cette « etch » maison, 350 ans après est dans sa structure d’origine. C’est grâce à une famille de Sare, qui a tout fait pour que rien ne soit transformé, ce sont donc les derniers petits enfants de la dernière occupante d’ortillopitz, qui était une métayère, elle vivait ici avec son fils qui était célibataire, elle ne va rien toucher à la structure et au mobilier, ce qui fait que c’est la seule que nous pouvons voir avec sa structure et son mobilier d’origine. Le bois qui a servi à la construction a passé 6 ans dans l’eau, ensuite il a subi une vingtaine d’années de séchage en l’humidifiant, c’est la même technique que pour construire les bateaux. Pour construire la maison, on a utilisé 600 arbres, la maison sera construite en 1 an. Nous empruntons un large escalier en bois assez large, il a des marches pas très hautes et assez profondes, il était prévu pour monter avec une charge à dos d’homme. Nous voici dans la « chukadéa » cuisine, la chukadéa veut dire près ou autour du feu, c’est le foyer depuis la nuit des temps, c’est la maîtresse de maison qui était la gardienne du feu. Tout près de la cheminée, il y a une ouverture à meneau en bois, à l’époque il n’y avait pas de vitrage. L’ouverture est munie de volets, elle permet d’aérer, de donner de la lumière, de donner du tirage à la cheminée et d’évacuer les fumées. La cuisine est toujours organisée autour du feu, en face de la cheminée se trouve le « zuzulu » banc, il a toujours un dossier très haut, pour pouvoir s’y adosser, pour pouvoir y mettre une table qui y était adaptée et accrochée. Une table abattante plus ou moins longue, qui pouvait s’abaisser afin d’en faire une table de travail ou de desserte. Le dossier haut permet aussi de couper les courants d’air, qui aurait pu y avoir avec une autre fenêtre, qui a été rebouchée, lorsque l’on a établi la taxation sur les ouvertures. En 1660, on ne mangeait pas à table, mais dans des écuelles que l’on plaçait sur ses genoux, installés sur le banc ou si les convives étaient nombreux, on installait des tabourets devant le foyer. Lors des fortes activités agricoles, on pouvait avoir une vingtaine de personnes à restaurer. Il y avait les 3 générations de la famille et les saisonniers qui partageaient la veillée en commun. Le coin cuisine est dominé par son four, chaque maison en possédait un, l’absence de seigneur évitait certaine servitudes comme la cuisson du pain dans le four du château, d’ailleurs le pays Basque ne recense guère de château sur son territoire. On vivait en autarcie, de façon indépendante, c’est pour cela que l’on possédait le four à pain chez soi ainsi que le pressoir et le moulin, on avait droit de chasse, de pêche, de port d’armes, en plus on ne connaissait pas la gabelle, le service militaire, c’était un système très spécifique. C’était le droit basque rédigé en 1514, basé sur une cogestion, entre 2 couples, 2 personnes, couple c’est le terme officiel du droit basque c’est le couple des maîtres vieux et le couple des maîtres jeunes qui va cogérer à égalité de voix, N’oublions pas que nous sommes dans une société matriarcale, les filles héritaient. Ce système va attirer des ennuis, il y avait trop de droits, 2 seigneurs vont aller voir Henri IV, en disant, que dans le pays du Labourd, il n’y a que des sorcières, tout cela pour récupérer la main et mettre en place tous les droits qui leur échappaient. C’est ce qui explique le soi disant chasse aux sorcières, qui a sévi dans toute la contrée. A côté du four à pain, on peut voir la pierre à évier, la pierre de douche qui était un luxe pour l’époque, il y a une canalisation qui récupérait les eaux usées pour les diriger dans un tonneau situé à l’extérieur sur la façade sud, eau que l’on pouvait réutiliser. Ensuite nous découvrons quelques ustensiles de cuisine une boîte à sel, un grille pain, une poêle, une lampe à huile et un objet en bois de hêtre, le « kaiku », il servait à faire du lait caillé de brebis. Le mobilier est très fonctionnel, on ne se chargeait pas de bibelots, il y a le « makalachia » vaisselier, nous distinguons aussi une pierre « chouary », c’est la pierre de feu, elle se trouvait au fond de l’âtre, elle provient de la construction qui avait brûlée au XVI.me siècle. La symbolique, le feu qui s’est éteint, la vie a disparu, on la récupère, on l’enterre dans la propriété, et, elle sera là pour une renaissance du lieu, c’est ce qui c’est produit en 1660, et- elle a servi comme protection au fond de l’âtre. On aperçoit « obikouchia » le coffre à pain, on y conservait le pain de la semaine, 2 tiroirs y sont intégrés dans lequel on plaçait de la farine de maïs. La région n’est pas propice à la culture du blé. En 1522, une céréale nous arrive, le maïs, elle arrive en Europe dans la province basque espagnole qui se trouve tout près d’Hendaye. Le maïs met fin à la famine, on en fait certes du pain, mais on nourrit la basse-cour avec les grains, les panouilles engraissent les cochons, on mange donc le maïs ce qui fait que l’on garde son blé, qui était une monnaie d’échange à cette époque. Nous sommes chez un armateur, il va s’aménager un bureau, il possède un accès privé, une porte le sépare de la cuisine afin qu’il puisse s’isoler. Le bureau est décoré d’objets qui rappellent le passé maritime : malles de voyage, ancre, corne de brume, et, quelque chose d’honorifique au pays basque le « makila », c’est une canne de défense, elle est en bois de néflier, la partie supérieur est chapeautée par un pommeau qui peut être de différentes formes, au-dessous il y a une bague d’argent, sur laquelle on gravait une devise en basque qui avait un rapport avec la personne que l’on voulait récompenser. Une lanière en cuir tressée servait de dragonne, une virole en bout qui permettra de se défendre, mais, en cas de réel danger, on dévisse le pommeau qui donne accès à une jolie et meurtrière pointe très effilée. Le bureau est ajourée par 2 fenêtres à meneau, une porte latérale permettait aux visiteurs de pénétrer dans le bureau depuis le palier sans passer dans la partie privée. Nous abordons la partie nuit, chaque chambre est indépendante, celle des maîtres jeunes, celle des enfants et celle des maîtres vieux qui est située au plus près de la cuisine pour pouvoir bénéficier de la chaleur. Tout comme dans un bateau les chambres sont desservies par un couloir qui rappelle les coursives de bateau. Chaque chambre à son ouverture au sud, les lits sont à colonnes, les sommiers sont en cordage que l’on peut tendre, les matelas sont garnis de laine de mouton, chaque chambre possède sa « koutcha » armoire pour ranger les vêtements. Le mobilier basque a toujours des décorations frontales, des lignes et des formes géométriques, souvent en pointe de diamant. Le couloir des chambres dessert également la chambre réservée aux saisonniers, ensuite nous accédons au second étage réservé au grenier. C’est un vaste volume de 200 mètres carrés, on y entreposait les récoltes que l’on y acheminait par des ouvertures situées au nord, aujourd’hui à partir du mois de septembre, on y pend des milliers de colliers de piments pour les faire sécher. On le fait sécher des mois et des mois afin d’obtenir de la graine, le grenier possède de grandes ouvertures sur tous ses murs, il faut une très bonne ventilation, la surface ne possède aucun mur de soutien, la solidité de l’ensemble est l’affaire d’une charpente imposante. Les chevrons font 7 mètres d’un seul tenant, 2 poutres maîtresses font 15 mètres de long, elles sont en chêne. Dans le grenier est intégré une salle complètement obscure, c’était le coffre fort de la maison, elle était remplie de coffres en bois qui contenaient les semences. Nous terminons la visite par « Lélia » écurie, on y aperçoit les râteliers et les mangeoires, Ortillopitz se déplaçait à cheval, il les installait dans cette écurie, le maître sortait de « lellia » par une porte qui donnait directement sur (lorio » porche d’entrée, l’écurie abritait aussi les mules et mulets, la paire de bœufs, quelques vaches pour leur lait et des veaux pour la viande, les cochons quant à eux se trouvaient à l’extérieur dans leur soue. Nous sortons de l’écurie, nous apercevons un pressoir à pommes, notre guide nous raconte la fabrication du cidre basque, puis nous avons droit à une dégustation. Ensuite nous pouvons acheter des produits récoltés sur les 3 hectares restant du domaine, puis nous rejoignons notre autocar qui nous conduira à notre hôtel. Nous profitons d’un bon coucher de soleil pour aller faire trempette, mais, il n’y a pas un seul courageux pour plonger, une simple petite balade les pieds dans l’eau nous suffit.

Jour (5) : La matinée est consacrée aux cols qui entourent la montagne de la Rhune, tout près de notre hôtel se trouve un ancien four à graisse de baleine. Les gens qui chassaient la baleine étaient en situation de monopole, comme EDF actuellement, la graisse de baleine servait à constituer les bougies, qui procurait la fée lumière. La graisse la plus pure était vendue aux ecclésiastiques, elle servait à façonner les cierges. Beaucoup de cols basques et béarnais sont le théâtre de la chasse à la palombe, depuis le moyen âge on tend des filets pour capturer les palombes. Il en passe à peu près 5 millions par an et on en piège que 2500. Le travail est de lancer des palettes en aval des cols, les palettes ressemblent à des raquettes de ping pong, les palombes ont la hantise des éperviers, qui les attaquent par leur point faible qu’est leur ventre. Elles prennent les palettes pour des éperviers, elles descendent donc le plus possible pour ne pas être attaquées par-dessous, elles volent donc au ras du sol. Sur 10 kilomètres en aval du col, tous les 500 mètres on lance des palettes pour faire descendre les vols de palombes au plus près du sommet du col. Sur lequel on a tendu des filets dans lesquels les palombes viennent se prendre, sur une vingtaine de vols, on arrive parfois à diriger 1 seul vol dans le piège tendu. Il faut fournir un travail extraordinaire pour peu de prise, la palombe est plutôt une culture qu’un acte de chasse. Il y a encore une dizaine de cols qui pratique cette tradition, ce sont les communes qui sont propriétaires des cols, les familles des communes une dizaine au plus dans les petites communes, se transmettent le privilège de la palombe. Nous traversons saint-Jean de Luz, sur notre gauche se dresse un massif montagneux que nous allons escalader. Sur notre droite nous distinguons le château d’urtiby, il a accueilli Louis XI, il y a séjourné 4 mois, il était très apprécié. Les ducs de Gascogne et d’Aquitaine avaient des problèmes de frontière avec les ducs et le roi d’Espagne, Louis XI était donc venu en personne arbitrer le litige. Le château possède un parc magnifique, il est ouvert à la visite. Nous approchons de la commune d’Urune, nous passons devant une entreprise qui a comme enseigne (signature), elle est connue dans l’Europe entière et bien au-delà, on y fabrique tous les panneaux de signalisation et d’indications routières. Nous apercevons la montagne de la Rhune, nous commençons l’ascension du col d’Ibardin. Nous passons devant un ancien poste de douane français, nous roulons au milieu d’une végétation dense, la route est très sinueuse. Nous surplombons la vallée, le col est beaucoup emprunté par les cyclotouristes. Sur le flanc de cette ascension, on y recense des ouvrages militaires, ils sont dispersés dans l’environnement, on les appelle les redoutes. C’étaient des espaces élevés, ils étaient protégés par des remparts naturels concentriques, ils avaient une petite citadelle au-dessus. Les redoutes étaient des zones avancées, en limite du territoire ennemi qu’était l’Espagne. Nous sortons d’une zone de feuillus pour aborder une zone propice à l’épicéa, nous voyons au pied d’un arbre une borne, c’est la borne numéro 13 des 613 qui matérialisent la frontière entre la France et l’Espagne depuis 1659. Nous arrivons dans une zone commerciale qui se situe au sommet du col d’Ibardin, à gauche ce sont des magasins français et à droite des commerces espagnols où l’alcool est 30% moins cher. L’Europe se fera peut-être, mais, l’Europe fiscal ne se fera jamais, il y a trop de niches fiscales, dans chaque niche il y a un chien qui aboie, il empêche qu’on touche à sa niche, sinon, il mord. A droite nous distinguons l’océan, nous sommes sur le GR10, il traverse la chaîne des Pyrénées, de l’Atlantique aux Pyrénées. Nous faisons une halte au col d’Ibardin, pour faire quelques emplettes et nous continuons notre circuit, nous descendons le col par le versant espagnol. La route est toujours aussi sinueuse, elle est bordée d’arbres majestueux, il y a des chênes, des frênes, des châtaigniers, des platanes, des saules, des noisetiers, des robiniers et quelques acacias. Le bord de la route est délimité par de l’herbe et de la fougère, C’est le paradis des fleurs, nous découvrons des ajoncs, des digitales et des asphodèles. La digitale avait des vertus pour les problèmes cardiaques, par contre l’asphodèle, on dit que c’est un poison, certes, mais il faut en ingurgiter une bonne dose (800 grammes) pour qu’elle devienne néfaste et vous fasse trépasser. Nous sommes en Espagne, nous rencontrons la garde civile. La route est très étroite, nous circulons sous un sous bois, nous avons l’illusion d’être sous un tunnel. C’est un cadre merveilleux, à droite nous avons une falaise de pierre brune, elle contient énormément de fer, elle est donc parfaitement rouillée. A gauche nous avons maintenant le vide, un ravin protégé par une glissière. C’est ici qu’en 1792, on voulait que les habitants de Sare interviennent pour massacrer les habitants du village que nous apercevons en contre bas, ils ont refusé, car la moitié de la population de Sare sont issu de ce village Vera de Bidassoa. C’est pour cette raison qu’on les a déportés, car ils n’ont pas voulu être de bons citoyens, en plus on a déclaré les villages dont Sare comme infâmes. Nous continuons à descendre, le tour de France y est passé quelquefois, dont pour la dernière participation et victoire de Miguel Endurante. Il est né dans un village pas très loin d’ici, pour son dernier tour de France, l’organisation avait voulu lui faire une fleur. On a donc fait une arrivée à Pampelune située près de son village natal, il a donc traversé ses terrains d’entraînement qu’il empruntait quand il était jeune coureur amateur. La montagne est parsemée de petits sentiers, qui faisaient le bonheur des contrebandiers et des passeurs lors de la seconde guerre mondiale. Quand un groupe était annoncé, toutes les fermes étaient au courant, on envoyait des enfants récupérer un troupeau ou ramasser du bois mort, pour s’assurer que le passage était libre. Nous traversons Vera de Bidassoa, il est composé de superbes maisons de pierre rouge comme à saint-Jean Pied de Port, il est construit en bastide. Les volets sont peints en vert ou en rouge, les maisons on l’aspect solide, elles appartenaient à des gens qui avaient de l’argent, tout le monde gagnait bien sa vie, une vie, certes, dure mais où le bien vivre voulait dire quelque chose. Nous croisons un carrefour avec son calvaire, un petit monument néoclassique, la route est bien ombragée. En face de nous dans la montagne nous apercevons une construction, nous distinguons une porte, c’était un four, on dirait aujourd’hui un haut fourneau. Le minerai était acheminé de la montagne à dos de mulets, on chauffait la pierre dans ce four pour en extraire le métal. On retrouve dans toute la montagne une multitude de four à chaux pour fabriquer la chaux qui blanchissait les façades et qui avait d’autres vertus et des fours à minerai de fer. En fer on construisait de petites charrues, des outils, du fer forgé et bien d’autres ustensiles. La prairie descend jusqu’au lit de la rivière, nous distinguons une petite chapelle au croisement de chemins, partout dans la campagne sur les chemins qui mènent aux champs, on trouve des croix, des reposoirs, des calvaires ou des petites chapelles où les hommes qui se rendaient à leur labeur se signaient. Nous découvrons de magnifiques maisons, nous apercevons un superbe moulin. Le climat étant plus rude, nous ne découvrons que très rarement des maisons à colombage. Un troupeau de vaches rompt la monotonie d’une vaste prairie, nous circulons sous une voûte d’arbres. Dès que le pays basque a été évangélisé, le basque ne s’est jamais départie de la religion catholique, les églises au pays basque sont pleines à l’office du dimanche. Au pays basque il y a un proverbe qui dit : Au pays basque à l’office, avant l’apéritif du midi, l’église est déjà bourrée, et en plus ça chante. Autrefois la contrebande ou travail de nuit était un acteur non négligeable de l’économie locale, presque vitale, aujourd’hui avec l’Europe la contrebande a perdu tout son sens. Pour compenser ce manque à gagner, on a développé le tourisme à la ferme, beaucoup de fermes proposent de une à trois chambres que l’on réserve aux touristes de passage, le tourisme rural est en pleine expansion. Nous passons le col de Lizuniaga, sur sa pente a été créé une zone préservée, nous passons devant une construction en ruine, c’est un ancien poste frontière. Nous sommes revenus en France, nous apercevons les premiers contreforts de la Rhune, que nous avons gravi dimanche par l’autre côté de la montagne. Un petit ruisseau serpente une prairie, c’est un endroit serein, il n’y a rien qui vous stresse, nous rencontrons 2 promeneuses. Le navarra était le couteau que les nobles portaient à la ceinture, il est un peu rond, comme l’opinel ou le Laguiole, ce couteau provient de la région de Tolède, il était un dérivé du couteau arabe. C’était le couteau des bandits et des nobles, c’est le couteau typique espagnol très orné. Le laguiole est un dérivé du navarra, quand les juifs sont chassés d’Espagne à l’inquisition en 1492, ils se réfugient en France, certains dans la région de Laguiole. Ils amènent avec eux le navarra, ils le fabriqueront donc, et, c’est ainsi qu’est né le laguiole. Le navarra on le retrouve dans Carmen, dans Colomba, c’est le couteau de la vengeance de l’amour, il est plus noble que l’opinel qui sert qu’à couper du saucisson. Nous contournons toujours la montagne de la Rhune qui se trouve sur notre gauche, nous sommes en vue de Sare. Nous pénétrons à Sare par l’allée du roi, nous contournons le village. Nous prenons la direction du col de saint-Ignace, la pierre de la Rhune est facile à travailler, on en fait des bordures de piscine, des parements de maison et des allées de jardin. Dans un pâturage nous distinguons des petites chèvres, nous traversons Asquin. Des brebis accompagnées par leur berger broutent dans une vaste prairie, nous avons terminé le contour de la Rhune, nous rentrons à notre hôtel pour y déjeuner.
Nous sommes en partance pour la visite de Bayonne, nous empruntons la RN10, qui reliait Paris à Madrid. Nous traversons Biarritz, nous faisons un détour pour passer devant la gare qui se trouve dans le quartier de la Négresse. Nous passons devant l’ancien relais de poste tenu par la Négresse, aujourd’hui c’est toujours un petit restaurant, l’enseigne représente une tête de femme de couleur pour rappeler l’histoire du lieu. Nous apercevons le viaduc construit dans les années 1970 pour dégorger la traversée de la ville, aujourd’hui il a perdu de son intérêt depuis l’arrivée de l’autoroute. Sans discontinuité d’urbanisme nous arrivons à Anglet, qui est grâce à son patrimoine foncier est devenu la zone commerciale de Biarritz, Anglet et Bayonne., On a gagné du terrain en asséchant les marais qui entouraient l’ancien bourg d’Anglet, qui était un village de maraîchers. Certains ont fait fortune, surtout les cressonniers, qui pour la plupart ont été au cours des années élus maires de la commune. C’est à Anglet que se trouve l’aéroport de Biarritz, c’est à Anglet que se situe le fameux rocher qui enferme la grotte des amoureux. Nous abordons Bayonne par le quartier saint-Amand avec sa petite église, nous sommes dans une zone plantée d’arbres, autrefois déserte. Vauban avait construit son rempart et il ne voulait rien 300 mètres avant le rempart, il ne voulait qu’un espace vide et libre, c’est un endroit dégagé ou un glacis en terme militaire. Nous apercevons une croix blanche sur un mur du rempart, c’est à cet endroit que les vikings ont tranché la tête à l’évêque Léon, qui est représenté dans le retable de l’église de saint-Jean de Luz. Nous entrons dans Bayonne, on voit des pierres apparentes sur une maison, ce sont des restes du rempart du moyen-âge. Nous sommes face au rempart de Vauban, sur notre gauche nous avons les remparts de l’époque romaine et du moyen-âge avec ses tours, et, sur notre droite nous avons les remparts de Vauban. Vauban n’a pas démoli les anciens remparts, il en a construit un autre en retrait et entre les 2 édifices il en a fait un chemin de Ronde. Nous passons devant la tour qui était occupé par le bourreau, nous distinguons de petites portes qui donnent accès à l’ancienne ville. Sur notre gauche nous découvrons une rue du moyen-âge avec ses maisons à colombage, nous longeons la Nive qui à saint-Jean Pied de Port n’était qu’un petit torrent. Nous avons une superbe perspective de maisons qui se reflètent dans le fleuve. Nous distinguons au loin la Nive qui se jette dans l’Adour avant de se jeter en commun dans l’océan. Nous sommes dans la ville basse en dehors des remparts, l’église se trouve dans la vieille ville sur les hauteurs, sur l’ancien oppidum romain. Une partie du rempart a été transformée en parking, nous sommes près d’un couvent de clarisses, nous nous garons sur la place saint-André. Saint-André est l’église gothique sans flèche qui se trouve devant nous, en fait, c’est une néogothique, elle a moins d’un siècle. Sur cette place il y a aussi un château, grand et puissant, qui appartenait à l’armée. Il a été racheté par la mairie, qui en a fait une université, un musée, une salle de spectacle et le conseil général y siège aussi. Ce château a été construit pour défendre la ville par Charles VII, il a été sauvé par jeanne d’Arc, et, il n’a rien fait pour la secourir, il la considérait comme une sorcière. Pour la grande histoire ce sont les français qui l’ont brûlée, pour la légende on dira que ce sont les anglais. Ce château a été construit, après 3 siècles de présence anglaise, Bayonne est redevenu française, Bayonne ne le voulait pas. Charles VII a dit, je construis ce château mesdames et messieurs les bayonnais, le château n’est pas fait pour vous défendre, les canons du château seront tournés vers la ville, car après 3 siècle de présence anglaise je doute de votre loyauté, alors souvenez-vous que vous êtes français, sinon, mes canons sont dirigés sur l’axe de vos rues. Les grandes fêtes de Bayonne se déroulent sur cette place saint-André, nous descendons de l’autocar pour rejoindre la conserverie de jambon de Bayonne. L’atelier se trouve dans une rue bordée de maisons à colombage, c’est une petite entreprise artisanale gérée par Pierre IBaialade, elle emploie 5 personnes, tous les produits sont transformés dans ce lieu. La maison travaille 2 produits, le porc et le canard, avec lesquels on fait des conserves et de la salaison. Dans les conserves on trouve les pâtés, les rillettes, les confits de canard et de porc, on élabore des plats cuisinés du petit salé aux lentilles, de la piperade, de la garbure, de la axoa c’est de l’émincé de veau macéré dans la purée de piment d’Espelette et, pour terminer, de la pattatachantsa c’est un contrasté à base de pommes de terre, de carottes, des oignons et des saucisses. L’autre partie de production, c’est la salaison, on élabore des saucissons de porc nature, à la purée de piment d’Espelette et du saucisson de canard auquel on intègre un peu de viande de porc. On fabrique aussi de la ventrêche, c’est de la poitrine de porc. Ensuite on fait du magret de canard et pour terminer le jambon de Bayonne. Tous ces produits sont simplement salés et séchés, ils ne sont pas fumés, cendrés et cuits. La base pour faire un bon jambon, il faut un bon cochon, tous les cochons travaillés dans cet atelier proviennent d’Aquitaine, ils sont nourris aux céréales et élevés à l’air libre, ils ont le label rouge, ils pèsent entre 120 et 140 kilogrammes. On reçoit donc le jambon frais, qui sera salé et séché, on utilise un sel particulier, la région fourni du sel dit de Bayonne, c’est du sel gem. A ce sel on y ajoute du piment doux, du vinaigre de vin et du poivre, pour parfumer et donner un peu d’arôme. On recouvre le jambon de cette préparation, il y restera pendant 12 jours, ensuite le jambon partira séché pendant 9 mois. Ces 9 mois sont scindés en 3 étapes, la première dans une salle de repos à une température de 4 degrés, ensuite on le met dans le séchoir où la température est stabilisée entre 15 et 18 degrés, ces 2 étapes durent chacune 3 mois, les 3 derniers mois, les jambons sont suspendus au plafond dans une pièce à température ambiante. Il y a une particularité pour la dernière étape, on recouvre la partie charnue qui n’est pas protégée par la couenne, d’une mixture composée de 3 ingrédients du saindoux, de la farine et du poivre. Mélangés ces 3 éléments forment une pâte, elle a 2 fonctions ralentir la sèche et protège le jambon des mouches, la mouche est la pire ennemi du jambon et elle n’aime pas le poivre. Le jambon est prêt à être mis à la vente sous plusieurs formes, entier que l’on saupoudre de paprika, qui lui donne une couleur rouge, le paprika donne aucun goût au jambon, mais il a les mêmes propriétés que le poivre, il va protéger le jambon des mouches, un tel jambon peut être conservé toute votre vie, à la fin il vous donnera certainement des problèmes de dentition vu sa sécheresse. Un jambon peut-être conservé entier pendant 6 mois, sans perdre de sa saveur, une fois entamé il est conseillé de le stocker dans tune têt d’oreiller, qui laissera passer l’air, mais pas les mouches. Un désosseur professionnel intervient à l’atelier pour désosser les jambons, il désosse 30 jambons à l’heure, on récupère le jambon désossé, que l’on met dans un moule ayant la forme d’un jambon, on compresse tout cela, pour reboucher le trou où se trouvait l’os. Au bout de quelques jours, le jambon se reconstitue entièrement, on peut alors le découper en morceaux ou en tranches que l’on mettra sous vide. L’avantage du sous vide, c’est le transport, car mettre un jambon entier dans sa valise n’est pas aisé. Les jambons séchés pèsent entre 7 et 8 kilos, le jambon de Bayonne trouve son origine au XIV.me siècle, à l’époque il provenait des villages alentours. Nous montons par un escalier, au second étage, pour découvrir le saloir et le séchoir. L’atelier produit 1500 jambons à l’année, il faut un an pour faire un jambon de Bayonne, il perd 30% de son poids initial, les opérations salage et séchage lui font perdre toute son eau. En fin de visite, nous sommes conviés à la dégustation des produits réalisés par la conserverie artisanale. Après nous consacrons le reste de l’après-midi à la découverte de Bayonne, dont voici une présentation :
Bayonne est une commune française située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine. Bayonne compte 45636 habitants et s’étend sur 21 kilomètres carrés. Proche de la frontière nord de l’Espagne, Bayonne est située au confluent de l’Adour et de la Nive. La ville détient un port actif et sûr, et elle est le principal foyer actif du Pays basque français. Son ancien nom est Lapurdum (nom du camp romain qui se tenait sur l’emplacement de la ville), qui a donné son nom à la province du Labourd. La ville est le siège à partir du XI.me siècle de l’évêché de Bajonencis issu partiellement du découpage de l’Aquencis. Au IV.me siècle, la ville est un cantonnement militaire de la cohorte de Novempopulanie. Le nom de Baiona n’apparaît qu’au début du XII.me siècle. Le gentilé est Bayonnais (Baionès en gascon dans la graphie mistralienne, ou Baionar en basque). Sa devise est nunquam polluta (jamais souillée), en référence aux nombreuses tentatives infructueuses de prise de la ville au cours des siècles avec pas moins de 14 sièges. Bayonne est située à la frontière occidentale entre le Pays basque et la Gascogne, elle occupe donc un territoire marqué par un relief plat à l’ouest et au nord (zone de la forêt landaise), tendant à s’élever légèrement en allant vers le sud et l’est, c’est-à-dire vers la zone pyrénéenne basque. Bayonne se trouve à l’intersection de l’autoroute A63 (section Landes – Biriatou) et de la voie rapide D1 qui, prolongée par l’autoroute A64, relie Bayonne à Toulouse.Trois sorties de l’autoroute A63 desservent Bayonne. Bayonne était traversée par la Route Nationale 10, qui reliait Paris à Hendaye, avant son déclassement en route départementale 810. La RN 117 reliait Bayonne à Toulouse, elle a été déclassée en route départementale 817. La gare de Bayonne (quartier Saint-Esprit) est desservie par le TGV. C’est une gare importante de la ligne Bordeaux – Irun. C’est également le terminus des lignes de Toulouse à Bayonne et de Bayonne à Saint Jean Pied de Port. Le TER Aquitaine relie Bayonne à Dax, Hendaye, Pau, Saint-Jean-Pied-de-Port et Tarbes. La ville est traversée par un fleuve, l’Adour (ainsi que par les affluents de celui-ci, les ruisseaux de Portou et du moulin Esbouc), dans lequel se jette, précisément à Bayonne, la Nive. Des tributaires de celle-ci, les ruisseaux de Hillans et d’Urdainz, arrosent également le territoire de la commune. Le site d’occupation humaine le plus ancien reconnu est sis sur une butte qui domine la Nive et son confluent avec l’Adour. Un castrum romain est avéré aux alentours des IV.me et V.me siècles, nommé Lapurdum, qui a laissé son nom à la province du Labourd, Lapurdi en basque. Cette implantation romaine est stratégique car elle permettait de surveiller les routes vers l’Espagne et les populations locales insoumises au pouvoir romain. La construction couvre de 8 à 10 ha selon les auteurs. À défaut d’informations précises, voici quelques raisons objectives accréditant l’existence probable d’un village de pêcheurs sur le site à une période antérieure : traces nombreuses d’occupation humaine dans la région bayonnaise au Paléolithique Moyen notamment avec les découvertes faites à Saint Pierre d’Irube : Outils de pierre néandertaliens (- 80000 / – 45000 : Moustérien Glaciations de Riss et de Würm ; présence d’une butte (environ 14 m) surplombant la Nive, cernée de terres inondées, formant une protection naturelle et un port d’échouage utilisable sur la rive gauche de la Nive. En effet le mamelon sur lequel Bayonne est fondée (quartier de la cathédrale) est presque isolé. Cette butte est à l’époque cernée au nord et à l’ouest par les marécages de l’Adour. A ses pieds s’étend la fameuse « Mer de Bayonne » – jonction des deux fleuves – qui peut avoir douze cent mètres de large environ entre Saint-Esprit et le Grand-Bayonne et couvre totalement l’emplacement du Bourg-Neuf (quartier du Petit-Bayonne). Au sud, le dernier coude de la Nive s’élargit jusqu’aux collines de Saint Léon. malgré cela, le rétrécissement de la vallée de l’Adour permet un franchissement nulle part plus aisé sur toute la longueur de l’estuaire. En conclusion, l’importance stratégique de cette hauteur était d’une telle évidence, qu’il est à présumer qu’elle a toujours été habitée. Les dernières découvertes archéologiques d’octobre et novembre 1995 apporteraient un début de preuve à l’appui de cette projection raisonnable. Dans les quatre couches du sous-sol (établissant une chronologie allant du XII.me au XVIII.me siècle), le long des fondations de la cathédrale gothique (zone « chevet de la cathédrale ») on a trouvé à 2 mètres des objets antérieurs à la fin du Ier siècle : de la céramique sigillée (rouge brique, au décor en relief obtenu, avant cuisson, par application de poinçons) gauloise de Montans imitant les productions italiques, des bols à parois fines et des fragments d’amphores. Dans la zone « secteur Sud/porte du cloître » : des objets de la deuxième moitié du Ier siècle et une monnaie du début du IIIe siècle (200 à 250). Une conclusion provisoire mène à supputer une très forte probabilité de présence humaine (pas uniquement militaire) et l’occupation du site au moins autour du III.me siècle. La cité est ensuite tour à tour romaine, vasconne puis « anglaise» durant trois siècles (XII.me au XV.me). Lorsque le Labourd est créé en 1023, Bayonne en est la capitale. En 1130 le roi d’Aragon Alphonse Ier le Batailleur fait le siège de la ville, sans succès. Bayonne passe sous domination anglaise lorsque la duchesse d’Aquitaine (Aliénor) épouse le roi d’Angleterre en 1152. Cette alliance confère à Bayonne de nombreux privilèges commerciaux. Les Bayonnais deviennent les transporteurs des vins de Bordeaux et d’autres produits du sud-ouest comme la résine, le jambon ou le pastel vers l’Angleterre. Bayonne est aussi une base militaire importante détenant des chantiers navals et de nombreux marins. Richard Cœur de Lion la sépara en 1177 de la vicomté de Labourd dont la capitale devint alors Ustaritz. Comme bien des villes à l’époque, Bayonne obtient en 1215 l’octroi d’une charte communale et s’émancipe des pouvoirs féodaux. Dunois (ex-compagnon d’arme de Jeanne d’Arc ) enlève la ville en 1451 et l’annexe à la Couronne sans trop faire de victimes grâce à la présence d’esprit de l’évêque qui assura avoir vu une fleur de lys dans les cieux pour dissuader les Bayonnais de se battre contre les troupes royales. La ville continue d’être fortifiée par les rois de France face aux dangers de la frontière espagnole proche. En 1454, Charles VII érige en circonscription judiciaire particulière la sénéchaussée des Lannes simple subdivision de la Guyenne pendant la période anglaise compétente sur une vaste région couvrant Bayonne, Dax et Saint-Sever pour y exercer la justice civile, la juridiction criminelle restant de la compétence de l’échevinage. Au fil du temps, le «sénéchal d’épée», qui demeure à Dax perd tout rôle autre que protocolaire et Bayonne (en même temps que Dax et Saint-Sever) devient de facto le siège d’une sénéchaussée distincte, sous l’autorité d’un «lieutenant-général du sénéchal». L’âge d’or de la ville s’achève au XV.me siècle avec la perte des échanges commerciaux avec les Anglais et l’ensablement du port de Bayonne provoquée par le déplacement du cours de l’Adour vers le nord. Le début du XVI.me siècle en Labourd est marqué par l’apparition de la peste. La lecture des Registres permet de suivre son expansion. En juillet 1515,la ville de Bayonne fait « défense d’accueillir les gens des lieux pestiférés » et le 21 octobre, « l’on fait inhibition et défense à tous les manants et habitants de la présente cité (…) d’aller en la paroisse de Bidart (…) à cause de la contagion de la peste ». Le 11 avril 1518, la peste sévissant à Saint-Jean-de-Luz, la ville de Bayonne « fait inhibition et défense à tous les manants et habitants de la cité et autres étrangers d’aller entretenir des relations au lieu et paroisse de Saint-Jean-de-Luz où les gens sont morts de la peste ». Le 11 novembre 1518, la peste est présente à Bayonne, au point que le Conseil de ville s’installe en 1519 au quartier de Brindos (Berindos à l’époque) à Anglet. Au XVI.me siècle, les ingénieurs du roi sont dépêchés sur place pour réaménager l’Adour et lui creuser un estuaire pour fixer son lit. Le port de Bayonne reprend alors une plus grande activité. La pêche à la morue et la chasse à la baleine assurent les richesses des pêcheurs et des armateurs. Au moment où Christophe Colomb découvre l’Amérique, l’Inquisition sévit dans la péninsule ibérique et des Juifs, quittant l’Espagne et surtout le Portugal, s’installent à Saint-Esprit. Ils importent le chocolat en France. En 1565, une rencontre entre Catherine de Médicis et l’envoyé de Philippe II d’Espagne, le duc d’Albe est connue sous le nom d’entrevue de Bayonne. De 1611 à 1612, le Collège de Bayonne a pour Principal un homme de 26 ans plein d’avenir : Jansénius, futur évêque d’Ypres. Ainsi Bayonne devient-elle un temps le berceau du jansénisme austère et savant qui agitera si fortement la monarchie de Louis XIV. Au cours des conflits sporadiques qui agitent les campagnes françaises du milieu du XVII.me siècle, les paysans de Bayonne se trouvent à court de poudre et de projectiles. Ils fichèrent leurs longs couteaux de chasse dans les canons de leurs mousquets, confectionnant des lances improvisées que l’on appellera par la suite baïonnettes. Ce même siècle, Vauban est chargé par Louis XIV de fortifier la ville. Il lui adjoint une Citadelle bâtie sur une éminence surplombant le quartier de « San Espirit deou Cap do Pount ». En 1792, le quartier de Saint-Esprit, partie de Bayonne située sur la rive droite de l’Adour est séparé de la ville et renommé Jean-Jacques Rousseau. Il ne revient dans le giron de Bayonne que le 1er juin 1857. Pendant 65 ans, la commune autonome dépendait du département des Landes. En 1808, au château de Marracq, est signé sous « l’amicale pression » de l’Empereur l’acte d’abdication du roi d’Espagne Charles IV en faveur de Napoléon Ier. Dans la foulée, est paraphée la Constitution de Bayonne, première constitution espagnole. Le commerce qui faisait la richesse de la ville au XVIII.me siècle souffre considérablement à cette époque, durement sanctionné par les conflits avec l’Espagne, partenaire commercial historique de la région. En 1854, le chemin de fer arrive de Paris avec de nombreux touristes désirant goûter aux plages de Biarritz. Bayonne se tourne plutôt vers la sidérurgie avec les forges de l’Adour. Le port prend alors une allure industrielle mais son déclin est inexorable et lent au XX.me siècle. La découverte du gisement de Lacq lui redonne un certain dynamisme. Le traité de Bayonne est conclu le 2 décembre 1856. Il remédie aux difficultés rencontrées dans la zone s’étendant de l’embouchure de la Bidassoa jusqu’à la limite entre la Navarre et l’Aragon. Le matin du samedi 23 décembre 1933, le sous-préfet Anthelme reçoit Gustave Tissier, directeur du Crédit Municipal de Bayonne. Il répond ainsi – avec un peu d’étonnement – à sa demande pressante d’entretien. Quelle n’est pas sa surprise de voir l’homme lui déballer ce qui va devenir l’escroquerie du siècle. « Tissier, directeur du Crédit Municipal, a été arrêté et écroué à la Maison d’Arrêt, sous l’inculpation de faux, d’usage de faux et de détournement de deniers publics. Il a été émis pour plusieurs milliers de faux bons de Crédit Municipal… ». C’est en ces termes que le journal Le Courrier de Bayonne relate l’événement quelques jours plus tard. C’est le début de l’Affaire Stavisky qui de scandales en crises politiques aboutira à l’émeute parisienne du 6 février 1934 . Après avoir fait sauter le 21 août 1944 une vingtaines de navires dans le port, les troupes allemandes se retirent. Le 22, un ultime convoi de cinq véhicules traverse la ville. Il transporte des agents de la Gestapo de la douane et quelques éléments de la Feldgendarmerie. Un ou plusieurs allemands ouvrent le feu à la mitraillette faisant trois victimes (au carrefour Saint-Léon, prés de la Gare et aux abords de la Citadelle). Le 23 c’est l’installation immédiate et informelle d’une « Délégation Municipale Spéciale » par le tout jeune Sous-Préfet Guy Lamassoure, représentant le Gouvernement Provisoire de la République Française (instauré à Paris depuis juin). La ville historique se divise en trois quartiers : Saint-Esprit sur la rive droite de l’Adour, surplombée par la citadelle. le grand Bayonne sur la rive gauche de l’Adour et de la Nive, qui renferme le Château-Vieux et la cathédrale Sainte-Marie, le petit Bayonne entre l’Adour et la Nive. Le quartier saint-Esprit est créé au XII.me siècle, est le quartier populaire de la ville qui accueillait les étrangers et immigrants. Le quartier constituait autrefois une commune autonome, appelée Saint-Esprit-lès-Bayonne, rattachée à l’arrondissement de Dax, dans les Landes. La commune fut intégrée à Bayonne en 1857. Les premiers occupants du quartier furent les moines de l’ordre hospitalier du Saint-Esprit qui ouvrirent un hospice sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle d’où le nom du quartier. Cet hospice était une étape importante avant l’ascension des Pyrénées. C’est aussi le quartier où s’installèrent les juifs séfarades portugais ou marranes qui fuyaient l’Inquisition au XVI.me siècle apportant avec eux l’art de faire le chocolat. En 1615, la France découvre le chocolat à Bayonne à l’occasion du mariage de l’infante espagnole Anne d’Autriche avec Louis XIV. Bayonne est ainsi une ville connue aujourd’hui encore pour son chocolat de qualité. Ces familles d’origine portugaise seront considérées comme citoyennes après la Révolution. Beaucoup de leurs membres sont des apothicaires, des armateurs ou des négociants qui s’intègrent à la population bayonnaise. On trouve dans ce quartier : l’église Saint-Esprit, édifiée sur les bases d’un prieuré roman dont quelques éléments subsistent dans l’édifice actuel. Cette église est élevée au rang de collégiale par Louis XI à la fin du XV.me siècle. Les très belles voutes gothiques du choeur ornées d’entrelacs et de médaillons propres au style flamboyant datent de cette époque. L’église contient des reliques de Sainte-Irène.,la place de la République et de l’église Saint-Esprit., la gare de Bayonne.,la citadelle édifiée par Vauban datant du XVII.me siècle, la synagogue de Bayonne datant de 1837 due à l’architecte Capdeville. C’est à Saint-Esprit-lès-Bayonne, alors commune autonome des Landes, qu’a lieu le 21 août 1853, la première course espagnole en France, aujourd’hui à Bayonne le titre de « Plus vieille place taurine de France ». Quartier du Grand Bayonne : Ce quartier renferme les origines de la ville de Bayonne puisqu’il est le lieu où le castrum romain fut implanté. C’est le centre-ville et le quartier commerçant de la ville. La place de la Liberté est la plus ancienne de la ville et le dallage reproduit les blasons d’Aquitaine, du Labourd et de Gascogne. La ville était jusqu’au XVII.me siècle couverte de voies d’eau qui servaient au commerce. La rue du Port-Neuf était un ancien canal d’où son nom. Les maisons à arcades encadrant cette rue sont construites sur pilotis et sont les plus belles de la ville. Leurs pans de bois et leurs volets à persiennes sont peints en rouge, marron, vert ou bleu. Les quais de la Nive étaient autrefois le lieu de débarquement du poisson après la pêche. Au bout du quai, on retrouve deux tours de l’enceinte romaine dans la rue Tour-de-Sault. La rue d’Espagne est typique avec ses maisons hautes et étroites disposant de deux fenêtres avec des balcons en fer forgé, de colombages et de heurtoirs aux portes. On retrouve tout autour du quartier les anciens fossés et fortifications successives de la ville. La rue Orbe, la rue de la Salie et le boulevard du rempart Lachepaillet ont pris la place de l’ancien fossé asséché de la ville qui a disparu au XII.me siècle. Par endroit, on retrouve aussi les fortifications de François Ier puis celles de Vauban comme dans la rue des Augustins ou encore dans le boulevard du rempart Lachepaillet. Quartier du Petit Bayonne : C’est le quartier le plus vivant de la ville et aussi populaire. Ce quartier fut concédé aux évêques en 1152 comme zone franche. Vauban l’engloba dans ses fortifications. Là aussi, le quartier disposait de nombreux canaux qui servaient de voies de communication. Les maisons sont typiques de la ville de Bayonne. On en retrouve aux quais des corsaires et Galuperie. Ce quartier fut le refuge de nombreux Basques espagnols chassés par la montée du franquisme. Enfin, on y retrouve les remparts de Vauban avec la porte de Mousserolles. On y trouve également le Musée basque, le Musée Bonnat, le Château-Neuf et l’un des plus anciens trinquets du Pays basque. Les Halles, Leur édifications, de 1860 à 1866, entraîna la disparition de 27 maisons et impliqua de reloger 700 personnes. Leur construction à charpente métallique s’inspire de celles de Baltard. Bayonne est la capitale économique et commerciale des trois provinces basques du nord des Pyrénées : le Labourd, la Basse-Navarre et la Soule. Son influence rayonne aussi sur le sud du département voisin des Landes. Bayonne possède 24000 mètres carrés de surface commerciale pour 45000 habitants plus des zones commerciales voisines des communes de d’Anglet et de Biarritz avec lesquelles elle partage l’administration de l’aéroport de Biarritz-Anglet-Bayonne. La Société des transports de l’agglomération de Bayonne, également connue sous le sigle Stab, est un réseau de transport en commun desservant les trois communes de la communauté d’agglomération de Bayonne-Anglet-Biarritz (Cabab) ainsi que les communes de Boucau, Saint-Pierre-d’Irube et Tarnos. Bayonne est le siège de la chambre de commerce et d’industrie de Bayonne Pays basque. La ville de Bayonne a une activité portuaire importante. Le port de Bayonne est situé à l’embouchure de l’Adour. Son emprise concerne également les communes d’Anglet et Boucau dans les Pyrénées-Atlantiques et Tarnos dans les Landes. C’est le neuvième port de commerce français : depuis 1997, son trafic annuel dépasse 4 millions de tonnes. Il exporte les produits des bassins industriels et agro-alimentaires des Landes et des Pyrénées-Atlantiques. Il abrite une aciérie électrique productrice de billettes (Aciérie de l’Atlantique SA) Ford et General Motors ont choisi Bayonne pour distribuer vers toute l’Europe les voitures fabriquées en Espagne et au Portugal. Le port accueille également un terminal de stockage de produits chimiques et pétroliers LBC (produits chimiques liquides). À noter l’existence d’un oléoduc entre Lacq et le port de Bayonne.
Nous reprenons place dans l’autocar pour une visite panoramique de Bayonne, l’église Néogothique saint-André construite près de la place, qui porte le même nom, est du style rayonnant, au XIX.me siècle à sa construction, elle possédait 2 flèche. Aujourd’hui les flèches ont disparu, ses tours sont plates, 5 ou 6 ans après sa construction, on s’est aperçu que les murs de l’église et surtout ceux des tours se fendillaient. On en a déduit que le poids des flèches était trop important pour la construction, on les a donc enlevées, par mesure de conservation de l’édifice, mais aussi par sécurité. En revanche la cathédrale possède aujourd’hui 2 flèches, à sa construction au XVI.me siècle, elle n’en possédait pas, Elles avaient été prévues, mais l’architecte avait peur que la base de la construction ne puisse pas supporter leur poids. C’est au milieu du XIX.me siècle, que des architectes ont refait des calculs, qui ont révélé que l’architecte du XVI.me siècle avait eu raison dans ses plans, il aurait pu édifier 2 flèches, ce qui a été réalisé vers les années 1850. L’époque veut que les flèches de l’église saint-andré aient été détruites, alors que l’on en coiffait la cathédrale. Victor Hugo a vécu à Bayonne dans sa jeunesse, son père étant officier de l’armée de l’empereur, le comte Joseph avait comme mission confiée par Napoléon d’être le gouverneur et civil de la zone de san Sébastian. Le comte joseph n’a pas fait que des choses sympathiques en Espagne, la famille de Victor Hugo avait suivi le père militaire à san Sébastian, mais, comme ça chauffait, et, que la vie devenait dangereuse. Le père envoya sa femme et ses enfants de l’autre côté de la frontière, ils sont donc venus s’installer momentanément à Bayonne. Victor Hugo a un grand souvenir de son passage à Bayonne, il raconte sur des pages, l’histoire de la fille de sa logeuse, qui a été son premier grand amour. Il y est revenu 40 ans plus tard accompagné de sa petite amie Juliette Drouet. Il a par ailleurs recherché la fille de son ancienne logeuse, qu’il n’a jamais retrouvée. Victor Hugo quand il revient à Bayonne, on a érigé des flèches à la cathédrale de Bayonne, ce qui ne lui plaît pas. Il écrira à cette occasion : Qui sont ces imbéciles, qui ont réussi à mettre un bonnet d’âne sur la cathédrale de Bayonne. Nous distinguons le château qui a été agrandi, il a été mis en place par Charles VII, qui se méfiait des gens de Bayonne, qui avait vécu sous l’autorité anglaise pendant 3 siècles. La population de Bayonne ne voulait pas redevenir français, le port de Bayonne était la dernière étape des bateaux anglais qui partaient commercés avec l’Afrique et le reste du monde de l’hémisphère sud. Le port de Bayonne était en situation de monopole, redevenu français bayonne perdit de sa splendeur, le port devait concourir avec ses rivaux français qu’étaient les ports de la Rochelle, Arcachon et Bordeaux. Bayonne est alors entré dans une période de récession, un miracle aida cette mutation. A la fin de la guerre de cent ans, quand les troupes du roi ont entouré la ville de Bayonne pour la reprendre, qui était la dernière ville du territoire français avec Calais et la Rochelle à ne pas être entrés sous la coupe du royaume de France. La dernière grande bataille de la guerre de cent ans, fut Castillon la Bataille, mais les 3 villes citées plus haut résistèrent, la Rochelle et Calais tombèrent rapidement. Bayonne résista pour rester anglaise, le roi envoya son connétable Dunoy, général en chef, faire le siège de Bayonne. Dunoy après 4 mois n’avait toujours pas réussi à reprendre la ville, et, à ce moment là, 2000 personnes l’attestent même l’évêque en personne. Un jour d’assaut par une journée très chaude, le ciel était immaculé, un nuage est venu au-dessus de la ville. Il s’est arrêté pour stationner au-dessus de la cathédrale, et, le nuage blanc a pris la forme d’une fleur de lys. Les gens de Bayonne en ont déduit, que c’était le bon dieu qui voulait que la ville intègre le royaume de France. Les bayonnais se sont donc rendus, miracle ou pas, on savait qu’ils avaient très faim, alors on pense que ça a aidé à se rendre. Retenons tout de même que le miracle de Bayonne a eu lieu, gardons la légende, elle est si belle. La France au moyen âge, c’est pour ainsi dire Paris et quelques domaines au nord de paris, le roi de France ne représente rien, il n’est pas très riche, son territoire est étriqué. Il a autour de lui une vingtaine de seigneurs plus puissants que lui, plus riches et qui possèdent de vastes territoires. C’est le cas du duché d’Aquitaine, du duché de Toulouse, du duché du Languedoc et de Provence, du duché de Bretagne et surtout du duché de Bourgogne avec les affrontements entre Louis XI et Charles le Téméraire. Le roi de France personne n’ose y toucher, le premier a eu un coup de génie, il s’appelait Clovis, il était barbare, un jour il décide d’être baptisé. Comme il est baptisé, c’est l’époque où la France est évangélisée, les gens disent, alors s’il est baptisé, le roi est chrétien. Chaque roi de France sera par la suite sacré à Reims, on le sanctifie, ce qui veut dire que c’est le bon dieu qui a voulu qu’il soit roi. Si dieu l’a voulu, personne n’a le droit de le toucher, la religion est devenue importante, on dit que le roi de France est l’envoyé de dieu sur terre. Si on y touche, c’est l‘enfer assuré, tout le monde vous tombe sur le râble, le roi de France n’avait pas trop de pouvoir, mais il était très respecté. Chaque fois qu’un roi mourrait, son successeur allait vite à Reims se faire sacrer roi, il y allait en cachette et sous bonne escorte, car sur le trajet de l’aller, il pouvait se faire assassiner pour lui prendre la place, sur le retour, il était sacré donc béni par dieu, alors personne ne pouvait le toucher. La France du moyen âge était donc une multitude de royaumes, vers 1137, c’est Aliénor d’Aquitaine (1122-1204) qui siège sur l’immense duché d’Aquitaine et du Poitou. C’est le plus grand duché de France à l’époque, elle se marie avec Louis VII (1120-1180), le roi de France, il se frotte les mains, car son territoire est multiplié par 4 en surface. Il est tellement content qu’il décide avec un ami allemand d’entreprendre de faire une croisade. Aliénor fait tout pour accompagner son mari de roi, à saint-Jean d’Acre situé en Palestine, Louis VII n’était pas un foudre de guerre, il n’était pas très courageux. Par contre Aliénor prit part au combat, elle sera une des premières sur les murs de saint-Jean d’Acre, elle fête la victoire comme un homme et se prend d’amitié avec un prince musulman. Louis VII est complètement humilié, il rentre en France, la loi salique, qui veut que seul les hommes accèdent au pouvoir, lui permet de révoquer Aliénor avec laquelle il avait eu 2 filles et par conséquence la succession ne pouvait pas être assurée, il fallait donc que le roi se remarie pour qu’une femme lui donne un fils. Mais en bas du contrat de mariage entre Louis VII et Aliénor était stipulé, qu’en cas de séparation Aliénor reprenait ses territoires, mais, comme elle n’avait pas d’armée, il la fit enfermer dans un couvent où elle était très bien traitée. Quelque mois plus tard elle épouse Henri de Plantagenais (1133-1189), qui deviendra par la suite le roi des anglais, Aliénor va voir son ex roi Louis VII, et, lui dit si tu veux avoir la guerre avec les anglais, tu n’as qu’à garder l’Aquitaine et le Poitou. Louis VII prend peur et lui redonne ses territoires, c’est ainsi que l’Aquitaine et Bayonne resteront anglais pendant 3 siècles. Aliénor a eu des garçons avec Henri de Plantagenais dont Richard Cœur de Lion (1157-1199) et Jean sans terre. Richard cœur de Lion n’a jamais vécu en Angleterre, il a toujours résidé en Aquitaine, il ne parlait que gascon, il avait mis sur le trône d’Angleterre son frère Jean, qui n’était que son représentant en Angleterre. A l’occasion d’une croisade Richard Cœur de Lion est capturé, c’est le célèbre Ivanhoé qui va le délivrer. Entre temps Jean sans terre s’empare du royaume d’Angleterre pendant l’absence de son frère, de retour de sa captivité, Richard Cœur de Lion, qui n’est pas très content va voir son frère. Il y a quelques batailles, mais au bout du compte la mère Aliénor intervient. Jean sans terre fait allégeance, il se soumet, C’est à ce moment là que Richard cœur de Lion dit. Tu es mon frère, tu m’as trahi, je te garde ma confiance, mais j’exige qu’à présent on t’appelle jean sans terre. Tu seras roi d’Angleterre par procuration, la terre est à moi, c’est de là que vient l’expression, Jean sans terre, roi sans terre, elle est à Richard. Pendant ce temps là Robin des bois s’amusait à décocher des flèches, pour voler les gens riches pour distribuer aux pauvres. Nous faisons le tour de la ville à l’extérieur des remparts pour mieux les découvrir, Nous sortons par la porte Mousserolles, c’était l’une des 5 grandes portes de Bayonne, sur notre droite il y a un splendide parc et derrières ses arbres on entrevoit le rempart de Vauban. Nous passons sur un pont, qui nous permet de mieux appréhender l’édifice de défense, nous apercevons la Nive. Sur une colline nous distinguons un château, c’est la citadelle voulue par Vauban, elle est hors de la ville pour mieux la protéger. Nous passons devant des cours de tennis, puis devant le stade Jean Daugé où joue l’Aviron Bayonnais, un des plus grands clubs de rugby français. Nous avons un superbe panorama sur le rempart en étoile de Vauban, ce qui permettait d’affronter l’ennemi de face et par derrière. Nous redescendons le fameux glacis que nous avions parcouru en arrivant à Bayonne, la zone dégagée est aujourd’hui plantés de majestueux arbres. Bayonne étant une ville médiévale la municipalité a mis en place, un circuit de minibus qui circulent gratuitement, pour transporter des immenses parkings (1 euro la journée) dispersés tout autour de la ville au cœur de la cité médiévale. Dans un pan du mur de Vauban, on y a intégré le monument aux morts, nous circulons dans une zone, où les maisons ont été construites au début du XX.me siècle, elles sont de style néo basque, elles ont la forme de maisons basques, mais elles n’ont jamais eu de vocation rurale. Toute la bourgeoisie bayonnaise s’y était installée entre 1900 et 1920, autrefois dans les villes on ne construisait pas en dehors des remparts, ce temps là est révolu. Bayonne a tout de même conservée un grand nombre d’espace vert, on contourne le jardin Bonnal, la ville intra muros est peu étendue, ensuite elle s’est agrandie près du port et en périphérie de l’Adour, et, bien sûr sur l’ancien glacis. Nous avons terminé notre circuit panoramique de la ville, notre autocar nous laisse au pied de la vieille ville, que nous allons parcourir en nous baladant. Nous sommes à l’extérieur de la cité médiévale, on découvre des immeubles du siècle dernier, style néoclassique et art déco, on se trouve devant la poste centrale, construite en 1932, elle a 6 étages, elle est art déco un peu dépouillé, elle a de grandes grilles et de nombreuses baies, on aperçoit quelques ornementations avec des visages de représentations néogrecques. Sur notre gauche on peut voir un bâtiment en verre et en acier qui date des années 1950, c’est la cité administrative, en arrière plan on distingue d’autres bâtiments de la même époque. Le quartier où sont construit ces immeubles, était jusqu’à 1850 envahi par l’eau, c’était de la vase, des marais de l’Adour, on y trouvait quelques cabanes de pêcheurs, mais c’était surtout là que se situaient les constructions navales du temps de Colbert. Les grumes de bois étaient jetées dans la Nive à saint-Jean pied de Port qui possédait des forêts royales, mais aussi dans le gave de Pau ou de Lourdes, et, tout ce bois par flottage arrivait à Bayonne. Le long de l’Adour, où se trouve aujourd’hui un vaste parking, était au temps de Colbert l’endroit où on entreposait le bois provenant des forêts en amont. Ce bois était destiné à la construction des bateaux, un bois dans l’eau peut rester 10 ans, il ne pourrira pas, c’est quand on le sort de l’eau qu’il pourrit paradoxalement. Les bâtiments construits sur ces anciens marais, reposent sur des piliers, qui sont ni plus ni moins des troncs d’arbres de chênes et d’acacias. En fait c’est la ville nouvelle, nous apercevons une petite église de style néo roman, c’est un temple construit au siècle dernier par des anglais de religion anglicane. Nous allons pénétrer dans l’ancienne ville, ce site fut investi depuis l’époque romaine, le premier rôle d’une armée est de se protéger, les romains étaient donc à la recherche de colline, d’oppidum, tertres ou redoutes, si cela n’existait pas naturellement, on le construisait en élevant une butte de terre. La colline naturelle de Bayonne n’est que de 20 mètres d’altitude, les romains y installerons leur première enceinte, au moyen âge on construira un rempart qui prendra la configuration de l’enceinte romaine. Plus tard Vauban, établira ses remparts sur le même lieu, c’est pour cela que nous trouverons aux cours de notre circuit dans la ville ancienne des vestiges ou ruines qui s’entremêlent des 3 époques. Nous flânons dans des rues qui montent, de belles maisons à colombage et en pierre les bordent, nous empruntons des escaliers. Ils nous permettent d’accéder à un chemin de ronde créé entre le tracé des différents remparts, des palmiers arborent l’espace. Nous sommes sur la colline naturelle, où les romains se sont implantés, tout autour de l’oppidum ce n’était que de l’eau. Vauban s’est servi des anciens remparts dessinés en quadrilatères, pour construire des remparts en étoile, qui étaient 10 fois plus efficace pour se défendre, et, surtout ça divisait par 100 l’envie d’attaquer. Tous les remparts construits pour défendre la France sont intacts, si, on a cassé Vauban, ça a été le cas. Pour différentes raisons comme à Bayonne en 1905 pour améliorer la circulation routière, les remparts de Vauban n’ont jamais été détruits par l’ennemi, mais par le besoin d’urbanisation ou de praticabilité des villes fortifiées au cours des siècles. Aujourd’hui tous les édifices de Vauban sont classés au patrimoine, ce qui fait que l’on ne peut plus les démolir ou les défigurer. Nous déambulons entre le rempart de Vauban à droite et le rempart du moyen âge à notre gauche, nous avons une belle perspective sur la cathédrale. Vauban se nommait Sébastien de le Pestre, il a été nommé par Louis XIV comme ingénieur en chef des fortifications, il inspectait et améliorait les fortifications, il est devenu maréchal, mais à titre honorifique. Il était originaire de saint-Léger dans l’Yonne, qui se trouve près de Château-Chinon fief électoral de François Mitterrand. Aujourd’hui le village de saint-Léger est devenu saint-Léger Vauban, Vauban a parcouru toute la France pendant sa vie (1633-1707). L’oppidum choisi par les romains n’avait que 2 kilomètres de diamètre, pour construire leurs fortifications, les romains construisaient en pierre sèche des tours de 7 à 8 mètres de diamètre. A Bayonne on a recensé 28 tours, chaque tour était reliée entre elle par des palissade en bois. Six siècles plus tard, au moyen âge, on décide de faire des remparts plus hauts, mais en pierre, on le fait à l’endroit même des remparts romains, on remplace les palissades de bois par de hauts murs. Vers 1660, quand Vauban vient à Bayonne, il garde la structure des anciens remparts, et, en construit un autre à 10 ou 15 mètres plus loin, ça créera un chemin de ronde et la ville aura 2 protections. On aperçoit la base d’une tour romaine, un pan de mur du rempart du moyen âge et le rempart en étoile de Vauban qui se chevauchent presque. Au milieu de leurs fortifications, les romains, ils construisaient un castrum (château), c’était une sorte d’échafaudage, d’où ils surveillaient les alentours, son emplacement était là où se situe le château du moyen âge. Nous nous engageons dans la rue des Prébendés, la prébende est un titre, qui est assorti d’argent, et, qui était donné à un ecclésiastique pour le remercier. Autrefois le comte pouvait dire à la comtesse, j’ai donné prébende à notre cocher, ce qui voulait dire dans le langage courant, je lui ai donné un pourboire. Autrefois on devait un impôt à l’église, les gens du petit peuple donnaient donc prébende aux ecclésiastiques de haut rang. On a donné le nom de Prébendés à cette rue, car autrefois le grand bâtiment qui se trouve dans cette rue, était le palais épiscopal. Tous les gens habilité à recevoir l’argent de la prébende habitaient cette rue, Argent ou don. En particulier, les prébendés recevaient ici, de la part des gens de Bayonne, la langue de la baleine. La langue est le meilleur morceau de la baleine, elle pèse près de 200 kilogrammes. Alors au lieu de donner de l’argent à l’église, il y avait une espèce de convention entre les gens de Bayonne et l’évêché, qui chaque fois qu’ils prenaient une baleine, ils devaient l’offrir aux prébendés. Ce principe posait un petit problème, car à l’époque, il y avait à peu près 150 jours de maigre par an. La baleine vit, certes, dans l’eau, mais, c’est un mammifère, la question, est-ce un poisson ou pas. Les ecclésiastiques on donc écrit à sa sainteté le pape, la question était « votre sainteté peut-on manger de la langue de baleine, les jours de jeun et d’abstinence ». A cette époque, la science n’était pas très avancée, il y eut des débats, le pape rendit une réponse en forme de langue de bois, en disant « Certes normalement on ne peut pas car ça vit dans l’eau, mais, on considère que la viande de baleine est de la viande maigre ». Il y a donc possibilité d’en consommer, tout le monde était ravi de la réponse papale, et, on se régalait de déguster de la langue de baleine 365 jours par an. La coutume chrétienne veut, que l’on offre à monseigneur l’évêque, une langue de veau le jour de pâques. Nous marchons dans la rue Faure, de belles maisons à colombage et en pierre s’y dressent. Autrefois chaque rue de ville médiévale abritaient tous les artisans de la même corporation, il y avait la rue des tonneliers, des tanneurs, des drapiers, des cordonniers, de l’argenterie etc, la rue des faures adossée aux remparts regroupaient tous les gens qui travaillaient le fer, faure était à l’origine forgeron, il y en avait beaucoup à Bayonne, car la pierre de la région en contient énormément au vu de sa couleur rougeâtre. C’est dans cette rue que 2 frères sous Louis XIII (1601-1643), ils ont eu l’idée, de mettre une sorte de poignard au bout du fusil en cas de manque de munition, la baïonnette était née. On pourrait dire que les bayonnais sont des gens cruels, mais, à leur décharge est né à Bayonne, René Cassin : Bayonne, 1887 – Paris, 1976. Juriste français; commissaire national à la Justice du Comité de Londres (1940), vice-président du Conseil d’état (1944-1960), il fut à l’origine de la Déclaration universelle des droits de l’homme votée par l’O.N.U. en 1948 et devint président de la Cour européenne des droits de l’homme (1965). Prix Nobel de la paix 1968. Ses cendres sont au Panthéon (depuis 1988). Nous sommes devant la cathédrale, comme beaucoup elle a été construite sur une ancienne église romane, c’est une vraie réalisation gothique que l’on doit à un architecte champenois. Dans le gothique il y a 3 époques, le rayonnant, parce qu’il y a de grandes ouvertures rondes, que l’on appelle des rosaces, qui à leur intérieur contiennent d’autres petits ronds, ce sont une multitude de figures circulaires qui s’entrelacent qui forment une dentelle appelée polylobe. Ensuite un peu plus tard, on a avancé dans les systèmes de construction, l’arc gothique pointu qui allait vers le haut, on arrive à un système qui prend la forme de flamme, c’est le style flamboyant. Un autre style gothique arrive, il annonce la renaissance, c’est le gothique décadent, c’est très orné, très sculpté, la cathédrale est de style gothique rayonnant, elle a un narthex de style gothique décadant, et, ses 2 tours sont de styles néogothique flamboyant. La cathédrale n’est pas très importante, elle mesure 60 mètres de long pour 35 mètres de large, sa voûte culmine à 28 mètres et ses flèches s’élancent à 61 mètres. La plus grande cathédrale en France est celle d’Amiens, elle a bénéficié de toutes les techniques qui ont servi à construire les cathédrales antérieures, en ne répétant pas les erreurs qui en ont vu certaines s’effondrer, rappelons que la cathédrale d’Amiens peut contenir 3 cathédrales de Paris, Beauvais possède la plus haute flèche, et, la plus élaborée en terme technique de l’élaboration du gothique, c’est la cathédrale de Chartes, qui possède 2300 mètres carrés de vitrail. Le tympan placé au-dessus de la porte en ogive, autrefois il y avait des figures liées à la religion dont un pantocrate, les révolutionnaires ne l’ont pas apprécié, le tympan a été martelé, il est vide, on a également cassé les petites niches qui contenaient des statues. Une piéta domine l’ensemble, c’est une vierge des douleurs, la cathédrale est dédiée à la vierge de l’Assomption comme à Asquin et à saint-Jean de Luz. Nous entrons à l’intérieur de la cathédrale, elle possède une nef centrale, des piliers y sont dressés, ils sont constitués d’un fût central, qui est entouré d’une multitude de petits piliers. Chaque pilier à une mission bien précise dans l’architecture de l’édifice, un soutien ça, l’autre ceci et un autre cela etc. La peur du roman, c’était que le poids du toit fasse effondrer par pression les murs latéraux, alors, que le gothique grâce à ses arcs boutants ou portants permet de répartir les charges. Le gothique, c’est comme dans le politique, on divise pour régner. Grâce à la répartition des charges le gothique a permis de faire des ouvertures dans les murs, ce qui a permis d’ajourer l’intérieur. La cathédrale possède un triforium, à mi hauteur de l’église, il y a une sorte de galerie qui court le long des murs. Le triforium permet de tourner autour de l’édifice, il n’a aucun sens religieux, ce n’est pas une tribune qui permettait aux moines ou aux religieux d’assister aux offices. Le triforium a 3 fonctions, tout d’abord à mi hauteur on aménagé cette sorte de couloir pour diminuer le poids de la pierre, on allégeait la partie supérieure de l’église, ce qui permettait de la monter plus haut, et, de réaliser plus d’ouvertures. Le triforium donnait de l’élégance, de l’aérienneté à l’ensemble, afin que l’église ressemble plus à une danseuse étoile qu’à un éléphant. La dernière fonction, on peut accéder au triforium, ce qui évitait d’échafauder trop haut, on y accède par un escalier. Dans certains endroits, on y a monté des petits bourriquots, ils passaient leur vie sur le triforium à transporter les charges à la place des hommes. On peut admirer le gothique rayonnant, les rosaces laissent pénétrer la lumière, on a l’impression que la rosace tourne comme une roue. Des femmes sont à l’intérieur de la cathédrale, elles attendent les pèlerins qui font le chemin de saint-Jacques de Compostelle, pour les réconforter, les informer et leur valider leur passage. Nous sortons de la cathédrale, nous découvrons une immense porte en bois qui possède un anneau, autrefois l’église avait un droit, si on accomplissait un méfait, pour échapper à la maréchaussée, on courait à l’église et on touchait cet anneau. C’était le droit d’asile, de toucher cet anneau vous donnait la protection de dieu. Ce n’est pas pour cela que l’on n’était pas poursuivi, mais, vous aviez droit à une justice correcte. L’anneau est du XVI.me siècle, il est en bronze, il est interdit de le voler, méfiance il est sous surveillance électronique. La révolution française a aboli tous les droits de l’église, sauf le droit d’asile, le résultat pratique, c’est que chaque fois que des gens sont en difficulté, ils viennent se réfugier dans une église. La police ne peut pas les déloger sans l’autorisation de l’évêque, qui refuse systématiquement la demande. Si un jour un évêque dit oui, on a dans notre système de droit, un monsieur qui s’appelle jurisprudence, et, si tu y mets un jour le doigt dedans, c’est fini pour l’éternité. Si la police intervient malgré l’interdiction, l’évêque porte plainte au tribunal administratif contre le préfet, il faut savoir que tous les ministres de l’intérieur, de la justice, les présidents de la République et tous les préfets ont au cours de leur exercice été condamnés au moins 10 fois pour avoir violé la constitution. Nous profitons d’un temps libre pour faire quelques emplettes, puis nous rejoignons notre autocar pour rentrer à notre hôtel. Nous apercevons le théâtre de Bayonne qi est hébergé dans un vaste bâtiment qui date de 1832, il a été construit sur les plans du théâtre de Moscou. Les plans provenaient d’un soldat de l’empereur, il était architecte dans le civil, lors de la campagne russe des armées napoléoniennes, il avait trouvé bon de faire la copie des plans du théâtre de Moscou. Dans les années 1845, la ville fit une commande à violet Leduc (1814-1879) pour réaliser le théâtre municipal. Trop occupé le célèbre architecte confia la mission à un de ses collaborateurs, qui était le soldat architecte, il mit à bien la copie de ses plans du théâtre de Moscou, il les miniaturisa quelque peu, mais, la ressemblance ne fait aucun doute. Vu l’immensité du bâtiment construit on y installa la mairie, la douane et bien d’autres services, tout l’ensemble a bien cohabité et continue à le faire. En haut on distingue 6 statues qui représentent le commerce, l’agriculture, l’astronomie, la marine, la diplomatie et la culture. Arrivés à l’hôtel, nous avons droit à un repas gastronomique, avec l’apéritif et la cerise sur le gâteau, c’est l’anniversaire de Paule-Marie, on a droit à un succulent gâteau basque et à une coupe de champagne. Pour terminer la soirée, un groupe de chanteurs basques de Guéthary nous donne un récital de chants traditionnels basques.

Jour (6) : Nous sommes en partance pour le pays Basque espagnol, nous devons visiter Guernica et Bilbao. Nous allons suivre le chemin de saint-Jacques de Compostelle dit de la côte, qui mène de saint-Malo à Saint-Jean de Compostelle, Saint-Jacques était un apôtre, il était le frère de saint-jean l’évangéliste, il était considéré comme un caractériel, il voulait être placé à la droite de Dieu, il en a fait la demande à Jésus, devant ses caprices Jésus le surnommait « tonnerre de Dieu ». Nous passons à proximité de saint-Jean de Luz, sur notre droite nous apercevons l’océan, et, à notre gauche nous distinguons le col d’Ibardin qui est entouré de brume. Nous passons la frontière à Biriatou, c’est la rivière Bidassoa qui délimite la frontière entre la France et l’Espagne. Nous sommes en Espagne, au pays Basque, dans la province de Guipúzcoa dont la capitale est saint-Sébastian. Le climat est identique au pays Basque français, les maisons sont semblables, par contre le pays Basque espagnol est plus dense en population, l’activité économique est différente à celle du pays Basque du nord. Au pays Basque français, on n’a peu d’agriculture et de pêche, la principale ressource est le tourisme. Le pays Basque du sud a une faible activité touristique, on y trouve une certaine activité de pêche, mais l’essentiel de l’économie provient de l’industrie. L’autoroute est bordée de petites et de moyennes entreprises, elles produisent des produits à forte valeur ajoutée. Jusqu’à il y a 9 mois le taux de chômage était de 4%, le pays Basque espagnol était presque une zone de plein emploi, aujourd’hui le chômage est 10%, pour comparaison, l’Espagne compte 18% de chômage, voici pour la situation conjoncturelle. Les prairies viennent lécher l’autoroute, des petits bosquets rompent la monotonie du paysage. Sur notre droite on aperçoit une immense gare routière, elle se trouve au centre d’une multitude d’entrepôts et d’usines. Nous approchons de san Sébastian, nous sommes dans la banlieue ouvrière de la ville qui compte 300000 habitants. Nous commençons à découvrir le port, qui est classé au cinquième rang des ports espagnols, il s’appelle Retelia ou Basssares. Ce n’est pas un port de mer, il est à l’intérieur des terres, il se trouve dans une ria, c’est une immense vallée qui descend à l’océan, elle résulte de la fonte des glaciers, il y a 15000 ans. Le port est parfaitement protégé des aléas de l’océan, nous distinguons au loin une partie du port, avec en fond des collines qui le séparent de l’océan. C’est de ce port qu’est parti en 1785 Lafayette (1757-1834), il est chargé par Louis XVI (1754-1793), d’aller avec une troupe, donner un coup de main au jeune peuple américain, pour se défaire des anglais. Par diplomatie pour ne pas entrer en guerre frontale avec l’Angleterre, Lafayette partira d’Espagne. Il fera venir ses bateaux de France à san Sébastian, lui et ses troupes traverserons la frontière par la route, à cheval, en coche etc, puis il embarquera pour l’Amérique d’ici. Son bateau était l’armione, il est actuellement en restauration, dans le port de Rochefort, sur le quai de la Corderie, on le restaure à l’ancienne, il devrait reprendre la mer d’ici 2 ou 3 ans. Victor Hugo (1802-1885) a vécu à San Sébastian dans sa tendre jeunesse, son père général d’empire était administrateur civile et militaire de cette zone. En souvenir il a donné un nom à une de ses pièces de théâtre, qui a un rapport avec le nom d’un village de la région de san Sébastian, il s’agit d’Hernani. Comme ça chauffait pour leur matricule, la famille se réfugia à Bayonne, laissant le père général d’empire se débrouiller avec la sale guerre. Nous passons sous un tunnel, nous sommes entourés de grands immeubles, jusqu’en 1865 San Sébastian était entouré de remparts comme Bayonne, mais, c’est à cette époque qu’on prit la décision de les démolir, pour développer une ville importante. Elle fut urbaniser à la manière d’Haussmann (1809-1891), on va construire des quartiers neufs avec des bâtiments de 4 à 5 étages. Ils sont très cossus, tous de la même hauteur, et, dont les rues se coupent à angle droit. Nous distinguons le vélodrome, les arènes métalliques polyvalentes, et, le stade où est hébergée l’équipe de rugby de Biarritz quand elle joue des matchs européens, il peut contenir 40000 spectateurs. Nous sommes dans la périphérie de la ville, de temps en temps nous passons un pont qui surplombe des quartiers, ou, nous passons dans des tunnels sur lesquels sont construits des habitations. L’autoroute passe au milieu de l’université de san Sébastian qui compte 25000 étudiants. Nous doublons plein de camions qui transportent du bois tempête provenant de France, c’est le résultat de la tempête qui s’est abattue sur la forêt landaise au début de cette année. Le bois est transporté dans des fabriques de pâte à papier, par ailleurs à Bayonne, on stocke également le bois tempête. Le bois sera exporté pendant 5 ans, ce qui représente 1 million de mètres cubes de pins landais par an, le bois sera exporté en Allemagne et en Espagne pour la pâte à papier, en Finlande pour être brûlé dans les centrales thermiques, tout le transport se fera par mer. Nous passons tout près ‘dAspedia, où, dans un quartier, vivait un seigneur, fils de seigneur Ignace de Loyola. C’était un fils de bonne famille, un seigneur, il avait la vie d’un riche jeune homme, il vivait vers 1500. A l’occasion du siège de Pampelune, qui était mené par François premier (1494-1547) contre le roi d’Espagne, il a été blessé et laissé pour mort. On le ramena chez lui avec l’aide de quelques amis, il allait mourir, en fait, il s’en est sorti. Pendant sa convalescence qui a duré près d’une année, il s’est intéressé aux livres de la bibliothèque familiale. En particulier des livres liés à la religion, et, surtout à la vierge Marie. C’est à cette époque de sa vie que sa conversion s’est réalisée, il a décidé de fonder avec quelques amis, un ordre religieux, dont la mission serait d’aller évangéliser les gens, mais aussi d’aller les former. Ignace Loyola a fait le voyage de Jérusalem, il a étudié, il est revenu, et, il a rencontré d’autres amis, dont un autre basque. C’était le futur saint-François Xavier, ils vont mettre en place un nouvel ordre religieux, mais, à cette époque il y avait l’inquisition en Espagne, ils ont donc été poursuivi par l’inquisition. Ils étaient devenus suspects, ils ont dû s’échapper en France. C’est dans l’église de Montmartre, qu’ils décident avec une dizaine d’autres personnes de créer ce nouvel ordre. Ignace de Loyola va donc à Rome, pour demander l’autorisation de créer cet ordre, il s’appellera l’ordre des jésuites ou compagnie de Jésus. Saint-François Xavier est allé le premier pour évangéliser le Japon, puis il s’est dirigé vers la chine, il ne l’a jamais atteint, car il est mort de fatigue et d’épuisement à sa porte. Nous longeons toujours l’océan, il se trouve à 3 kilomètres de l’autoroute, où, nous roulons, mais il est caché par des petites collines. Les jésuites vont gérer une telle polémique, ils seront chassés d’Europe, parce qu’ils sont trop sociaux, ils s’occupent trop des gens, ils seront exclus d’Europe pendant 250 ans. Les jésuites, c’est une sorte d’armée, d’ailleurs à sa tête se trouve un général, que l’on appelle le pape noir. C’est un contre pouvoir à l’église, c’est pour cela que le pape récupère près de lui, dans sa curie, le grand patron des jésuites, afin de le surveiller quelque peu. Le général des jésuites est toujours espagnol et souvent basque, celui qui était en place dans les années 1950 et 1960, le général Aroupe avait écrit des bouquins contre franco, alors qu’il était espagnol. Il a également écrit un réquisitoire qui condamnait la bombe atomique, les jésuites peuvent être considérés comme avant gardistes et modernes. Ils sont souvent considérés comme faux cul, et, ils sont souvent rompus à l’art de la diplomatie. Les jésuites sont de grands diplomates, aujourd’hui dans le monde on compte 50000 jésuites, la moitié d’entre eux sont des enseignants, dont la moitié enseigne dans des universités laïques, il y en a beaucoup à Strasbourg. Sur notre gauche se dessine un haut massif montagneux, nous passons sur un pont, qui enjambe une ancienne vallée glacière. Nous apercevons de ci de là de nombreuses petites usines, nous doublons une multitude de camions. Nous contournons une ville qui construisait beaucoup d’armes, c’est pour cette raison que Franco (1892-1975) a voulu prendre tout de suite le pays Basque. On fabriquait aussi ici, des machines à coudre de marque Alpha. Nous roulons dans la zone où se trouve le siège d’une coopérative ouvrière, qui compte 35000 employés dans le monde. Elle a été créée par 7 personnes dont 2 prêtres en 1950. Ils décident que le PDG sera élu, et, il ne pourra pas gagner plus de 3 fois le salaire le plus bas de l’entreprise. C’est la coopérative de Mandragone, ils ont créé la plus grande banque d’Espagne, chaque personne qui entre dans l’entreprise représente une voix, même le jeune apprenti au niveau de la prise de décision. Une part du salaire est en actions, on se répartit en fin d’année les bénéfices, c’est ce que l’on appelle la SCOP. Ils ont leurs écoles, leur propre hôpital, leur centre de formation. Ils ont créé une marque d’articles ménagers Fagor, une chaîne de grandes surfaces, une agence de voyages, une entreprise d’outillage Facom Espagne. Aujourd’hui le PDG touche 20 fois le plus bas salaire, il faut savoir que le plus bas salaire de la SCOP est égal à 2 fois le SMIC. C’est le système d’autogestion et de cogestion, qui a été à la mode dans les années 1970, qui n’a pas trop fonctionné, car il fallait beaucoup prendre sur soi. Nous voyons des immeubles habités par les ouvriers de la SCOP, ils sont splendides et bien entretenus, certains ont une vingtaine d’étages. Nous arrivons dans la province de Biscaye, dont la capitale est Bilbao. Nous sommes entourés de forêts, nous passons sous un tunnel, nous sommes dans une large vallée, à gauche nous découvrons une immense fabrique de pâte à papier qui fume de tous ses poumons, à droite s’étend un immense champ de stockage de bois. Nous sortons de l’autoroute pour prendre la direction de Guernica, nous circulons sur une petite route entourée de forêt. Pour le pays Basque espagnol Guernica était un symbole, c’est ici que les rois d’Espagne venaient chaque année, ils juraient fidélité. Le pays basque et les provinces du nord de l’Espagne jusqu’à la Catalogne, elles possédaient des sortes de privilèges. Ils étaient liés à la présence musulmane, dont elles n’étaient pas soumises. Elles se débrouillaient par elle-même, mais en 1492, les rois catholiques veulent l’unité de l’Espagne. Les rois catholiques demandent aux provinces du nord, de réintégrer la grande Espagne, les provinces du nord acceptent avec des conditions. Elles expliquent qu’elles ont fonctionné en autonomie sans la tutelle du roi, pendant plusieurs siècles, et, qu’elles souhaitent garder certains de leurs privilèges. Pour avoir l’unité de l’Espagne, les rois catholiques acceptent la demande des provinces, dont le pays Basque. Les rois catholiques accordent aux provinces des foiros ou fors en français, ce qui leur permettait de fonctionner avec leurs coutumes. Les fors ont existé en France, certes, au pays Basque, mais aussi dans le comté de Toulouse et du Languedoc en particulier. Tous les rois d’Espagne depuis 1492 iront chaque année dans une des provinces du nord, ils jureront à genoux de respecter les droits donnés par les forios. C’est souvent à Guernica que les rois venaient accomplir cet acte, les forios ont été abolis en 1876. En Avril 1937, un an après le début de la guerre civile d’Espagne qui a commencé le 17 juillet 1936. Des avions se présentent, c’est jour de marché, les gens ne font pas très attention, ce sera la tragédie de Guernica. On voulait toucher la ville symbolique des basques, toute la ville a été touché, à l’exception du parlement basque, rappelons que bon nombre de réfugiés se trouvaient à Guernica pour fuir les troupes de Franco. La destruction de Guernica a eu lieu le 27 avril 1937, le 2 juin 1937 doit s’ouvrir à Paris, une exposition universelle. Le gouvernement républicain espagnol, demande et commande à Pablo Picasso (1881-1973), de faire un tableau qui relate la catastrophe de Guernica. Picasso va mettre un mois et demi, pour réaliser une toile, qui fait 7,50 de long sur 3,85 de haut, la toile sera exposée à Paris en temps voulu. Elle représente aux manières des cubismes en noir, gris et blanc, il n’y a pas de couleur : une femme qui sert son bébé, un guerrier blessé à terre les pieds coupés, un conquérant sur son cheval qui piétine tout cela, dans un petit coin la colombe de la paix qui ne vole pas, on a l’impression qu’elle tombe, qu’elle est morte. On voit une lampe qui éclaire un peu tout cela, et, quelqu’un à une fenêtre, une chandelle à la main, une bougie est tendue dans cette pièce, Picasso a voulu dire par cette luminosité, qui devait faire prendre conscience au monde de cette lâcheté pour la première fois de toute l’histoire. Cette toile restera à Paris, car en 1939 franco prend le pouvoir, mais, pour le préserver en 1939 on l’envoie aux Etats-Unis. Picasso dira, « tant que l’Espagne ne sera pas un état démocratique, je ne veux pas que mon guernica aille là-bas ». Picasso meurt en 1973, C’est en 1979 après la mort de Franco, une constitution est mise en place, le tableau peut donc revenir tout d’abord au musée du Prado à Madrid, puis, au musée d’art moderne de Madrid. Voici une présentation de Guernica :
Guernica (ou Guernika-Lumo, nom officiel basque, ou Guernica y Luno en espagnol), est une municipalité et une ville de la province de Biscaye, située dans la Communauté autonome du Pays basque, en Espagne. La ville compte 16171 habitants et s’étend sur 8 kilomètres carrés. Capitale historique et spirituelle du Pays basque, elle est particulièrement célèbre pour sa destruction, le 26 avril 1937, par les aviateurs de la légion Condor, envoyée par Hitler afin de soutenir le général Franco. Ce bombardement a choqué et inspiré de nombreux artistes : Guernica est également le nom d’un des plus célèbres tableaux de Pablo Picasso, une des plus violentes sculptures de René Iché (voir Guernica (sculpture)), d’une des premières musiques électroacoustiques de Patrick Ascione, d’une composition musicale de René-Louis Baron et d’un poème de Paul Éluard (La victoire de Guernica). En ces lieux, le comte Don Tello a fondé le 28 avril 1366 la ville de Guernica. À l’origine, la ville était située dans le carrefour formé par les routes de Bermeo à Durango et de Bilbao à Elantxobe et Lekeitio. Sa situation est un point stratégique où conflue, outre les routes citées, une importante voie naturelle, la Ria où les bateaux pouvaient accéder jusqu’à la maison du port de Suso. Dans cette fondation apparaissent, donc, certaines raisons marchandes. Le port a acquis une importance particulière puisqu’il était la fin de la partie navigable du fleuve Oka, qui commençait à Mundaka. De petits bateaux de marchandises y circulaient, décrits dans différents ouvrages comme nadichuelos mercantiles. La lettre suivante au peuple constitutif de la ville fait référence à cette caractéristique : Guernica devint rapidement la capitale spirituelle du Pays basque, lorsque les assemblées législatives de Biscaye ont commencé à s’y tenir et que les seigneurs de Biscaye (puis les rois de Castille et d’Espagne ainsi que, de nos jours, les lehendakariak de la Communauté autonome basque) sont venus y prêter serment lors de leur accession au pouvoir. Cette cérémonie s’est déroulée symboliquement sous l’arbre de Guernica, conformément à la tradition, assez généralisée en Europe médiévale et fortement enracinée chez les Basques, de se réunir sous un arbre, généralement un chêne comme c’est le cas à Guernica, pour décider en assemblée plénière des intérêts de la communauté. Avec le temps, la ville de Guernica a acquis la typologie urbaine caractéristique des villes basques, constituée par une série de rues parallèles coupées en angle droit par une rue transversale et par les églises qui étaient situées dans les extrémités de l’enceinte urbaine. À Guernica, qui au XVI.me siècle atteignait 5,8 Ha et comptait quelque 865 habitants, le noyau central était formé par quatre rues parallèles : Goyenkale, Azokekale, Artekale et Barrenkale et la transversale appelée Santa María. La vie de la ville, avec une rigidité normative à préservée les privilèges de la petite bourgeoisie dominante, est restée avec de faibles modifications tout au long des XVI.me et XVII.me siècles. Au XVII.me siècle, la ville comptait 749 maisons régulières, avec les rues déjà commentées, outre une place dans le centre, avec le bâtiment de la mairie. Il y avait aussi une prison publique pour les malfaiteurs de toute la Seigneurie et un hôpital et la Casa de Misericordia (maison de la Miséricorde) pour accueillir les habitants pauvres de la ville. La structure des bâtiments, avec d’abondants cadres de bois, rendaient fréquents les incendies (1521, 1537 et 1835), auxquels il faut ajouter les importantes inondations que subissait la ville lorsque coïncidait les pluies avec la marée haute. Face à ces malheurs naturels, le rythme quotidien du guerniqués (gentilé en espagnol) passait des activités agricoles (culture de céréales, produits horticoles et arbres fruitiers), artisanales ( tailleurs, cordonniers, fabrication de toile…) et commerçants (transport et vente de marchandises). Durant ces siècles, la confrontation constante de la ville avec sa voisine, l’elizate de Luno s’est caractérisée par des problèmes juridiques de limites, qui n’ont pas été résolus jusqu’en 1882 où les deux populations ce sont unies pour former Gernika-Luno. Les industries arriveront dans la première décennie du XX.me siècle. La population a constamment crû, en passant de 4500 habitants en 1920 aux 6000 habitants 1936. Le 26 avril 1937, jour de marché, quatre escadrilles de la légion Condor, protégées par des avions de chasse italiens, procèdent au bombardement de la ville de Guernica afin de tester leurs nouvelles armes. L’attaque commence à 16 h 30, aux bombes explosives puis à la mitrailleuse et, enfin, aux bombes incendiaires. Après avoir lâché quelque cinquante tonnes de bombes incendiaires, les derniers avions quittent le ciel de Guernica vers 19 h 45. Après le massacre, un cinquième de la ville était en flammes, et l’aide des pompiers se révélant inefficace, le feu se propagea aux deux tiers des habitations. Ce bombardement a été longtemps considéré comme le tout premier raid de l’histoire de l’aviation militaire moderne sur une population civile sans défense. Les premiers raids ont cependant été commis par la même légion Condor pendant les deux premières semaines de février 1937 sur la route entre Málaga et Almería contre des dizaines de milliers de réfugiés civils fuyant l’avancée nationaliste Selon le journaliste britannique C. L. Steer, correspondant à l’époque du Times, 800 à 3000 des 7000 habitants de Guernica périrent. Le chiffre donné par le gouvernement basque fait état de 1654 morts et de plus de 800 blessés. Une minorité d’historiens, dont le plus célèbre est Pío Moa, récuse ce chiffre (le minimisant à moins de 200 victimes) ainsi que la thèse d’une opération programmée de destruction de la population civile réalisée par l’aviation allemande à l’instigation de Franco. En se basant sur le journal personnel du général allemand von Richthofen, les articles de presse publiés à Bilbao et les témoignages disponibles, Pío Moa affirme que ce bombardement avait été décidé par le chef allemand de la Légion Condor sans l’autorisation de Franco. Le futur Caudillo aurait, au contraire, expressément interdit les bombardements des objectifs civils. Les tenants de ces thèses s’appuient aussi sur l’anti-nazisme dont faisait preuve le Times à cette époque pour contrecarrer la propagande des pacifistes du Labour Party, cherchant à convaincre leur opinion publique que le danger principal pour le Royaume-Uni provenait d’Allemagne et de France. Pablo Picasso a peint l’horreur de cet événement dans le tableau Guernica. Cette commande du gouvernement espagnol pour son pavillon de l’exposition universelle de 1937 à Paris est devenue une des œuvres les plus célèbres de Picasso.
Nous arrivons à Guernica, la ville est très arborée, il y a de nombreux parcs, les rues y sont rectilignes, tous les bâtiments sont récents. Nous descendons de l’autocar, nous arrivons sur une place qui est en forme de fer à cheval, elle est entouré d’écoles publiques, on se dirige vers le parlement basque qui a été construit en 1828, un splendide jardin nous y conduit. Autrefois avant sa construction, les gens des provinces se réunissaient, sous un petit porche que nous verrons plus tard et au pied de l’arbre. L’emblème du pays Basque est le chêne, celui de Guernica est donc l’emblème de la nation basque. Tout au long des siècles le chêne emblématique mourait, on le remplaçait donc, on a gardé le tronc du plus ancien, il est consolidé avec de l’apport de béton. A l’époque, quand les représentants du peuple votaient, ils avaient tous un petit gland en argent, qui se dévissait par le milieu, dans lequel il mettait leur bulletin de vote, les glands étaient déposés dans une urne, puis on réalisait le dépouillement. Nous pénétrons dans le parlement, nous sommes dans la salle des pas perdus, où, trône une vitrine dans laquelle sont exposés les fameux glands en argent. Une verrière immense illumine la salle, elle a été réalisée en 1965, une tapisserie représente l’emblème basque un chêne sous lequel se trouve 2 loups. La famille Loyola qui dona saint-Ignace avait comme emblème, un loup qui regardait une soupière dans une cheminée, la famille Loyola faisait partie des 24 familles qui régissaient le pays autrefois. La salle des pas perdus est meublée de petits écritoires, de tables et de fauteuils, c’est le lieu où les représentants discutent entre eux, ils se racontent leurs histoires. La salle est très ajourée, des arcs sont construits dans les murs pour amener de la lumière, tout comme dans une église. La verrière est un magnifique vitrail, qui fait 25 mètres de long pour 10 mètres de large. Il symbolise l’arbre de Guernica, on aperçoit au centre également un homme avec un livre à la main, autour on distingue des marins, des paysans et des travailleurs représentés par des mineurs. Toutes les figures sont de style surréaliste, les personnages sont assez rustiques, mais, c’est très expressif. Tout autour du vitrail on retrouve des maisons, des ponts, des moulins et des porches d’églises, ces bâtiments représentent les villes, où, se réunissaient les élus des villes qui étaient représentées ici au parlement basque. Une croix est représentée dans le vitrail, car au pays basque il n’y a pas de séparation entre l’état et l’église. Tout se fait sous le contrôle de Dieu, comme le président américain jure sur la bible, lors de son investiture. Aujourd’hui ce n’est plus le cas, l’église est moins impliquée dans la vie de l’état. Le drapeau basque est sur fond blanc, qui représentait la foi et Dieu, on y trouve une croix de saint-André verte, qui représentait l’ordre et la loi, et, en plein centre une croix normale rouge, qui représentait le sang et le peuple. Nous sortons de la salle des pas perdus, nous allons sous le porche où se réunissaient auparavant les représentants du peuple, un chapiteau en forme de triangle surplombe la construction, comme au temps des romains ou des grecs, l’ensemble fait 7 à 8 mètres de haut,, sur le devant se dressent des colonnettes, il n’est pas très large à peu près 4 mètres, il est un peu surélevé, il est entouré de colonne corinthiennes. C’est un monument néogrec, il était le lieu des réunions avant la construction du parlement basque en 1828, les présidents étaient assis sur des bancs en pierre ornés d’animaux, et, les autres, les députés prenaient place sur la partie gravillonnée, où, se dressait le chêne de Guernica. Nous apercevons le premier chêne connu, qui n’est plus qu’un tronc d’arbre soutenu par une armature de béton, il n’est plus qu’un symbole. Le nouveau chêne de Guernica qui trône devant le porche néogrec, a été planté en 2005. Nous accédons de nouveau dans le parlement basque pour y découvrir, où, siégeait l’assemblée à partir de 1828. Ici le président est placé en bas de l’amphithéâtre, il n’est pas de forme ronde, mais, il est un peu ovoïde. L’amphithéâtre est d’une hauteur sous plafond de 8 mètres, il est caissonné en bois brun, le plafond est très ornementé, ce sont les musulmans qui ont amené ce style de plafond, l’ornementation est faite de pommes de pin qui tombent. Les murs sont en pierre noble, elle est brute, de couleur ocre, mais, chaude. Sur le fauteuil du président est sculpté un chêne, sur les bords du ballon de rugby, on aperçoit 5 rangs de galeries, protégées par du fer forgé, sur lesquelles sont distribués des bancs en bois rehaussés de coussins grenat, ce sont dans ses galeries que siègent les représentants du peuple, un couloir supérieur court tout autour de l’enceinte, c’est ici que prennent place les spectateurs et les secrétaires. Aujourd’hui les ouvertures de chaque cession parlementaire se font ici, chaque année après les vacances, on y siège également pour prendre des décisions importantes, tout comme en France quand l’assemblée nationale et le sénat se réunissent ensemble à Versailles. Le lieu n’est plus approprié, il n’est pas fonctionnel aux nouvelles techniques, ce parlement de Guernica sert plutôt de décorum aujourd’hui. Aujourd’hui le parlement se trouve dans la capitale de la Navarre, à Vitoria-Gâtiez dans un bâtiment ultra moderne. Dans une galerie qui surplombe l’amphithéâtre, elle est entièrement réservée à l’exposition de tableaux dont le plus ancien est du XV.me siècle. Les toiles montrent les rois qui sont venus et l’endroit, où, ils ont juré de respecter les forios. Une trentaine de tableaux représentent la plupart de la royauté espagnole qui depuis 1492, date à laquelle ils ont chassés les musulmans de leur territoire, même Philippe II est venu jurer de respecter les us et coutumes des anciennes provinces du nord de l’Espagne. Philippe V (1683-1743) est représenté en 1702, il était petit fils de Louis XIV (1638-1715), et, fut le premier bourbon à monter sur le trône d’Espagne. Il y eut un moment en Espagne, où, les habsbourg n’ont plus eu de descendance. Il fallait que les espagnols trouvent un roi, ils se sont souvenus que 40 ans plus tôt, Louis XIV avait marié Marie-Thérèse (1638-1683), l’infante d’Espagne. Elle était une Habsbourg, la mère de Louis XIV était de la même famille, elle était autrichienne, Louis XIV et Marie-Thérèse ont eu des enfants et des petits enfants. Les espagnols somment Louis XIV de trouver parmi ses petits enfants, le nouveau roi d’Espagne. Aujourd’hui, le descendant le plus direct de louis XIV, est Juan Carlos, le roi d’Espagne actuel. Les prétendants ne sont donc pas les ducs d’Orléans, c’est la branche à côté, ils sont descendants du frère du roi Louis XIV dit Monsieur. La descendance des rois de France s’est éteinte avec la mort de Louis XVII (1785-1795)au temple, l’ADN le confirme par ailleurs. Le duc d’Anjou avant de devenir roi d’Espagne avait signé sous l’influence de son papi Louis XIV, un contrat qui stipulait, que ni lui ou un de ses descendants pouvaient prétendre au trône de France. En contre partie Louis XIV s’engageait, de verser à Philippe V une grosse somme d’argent. Louis XIV n’a jamais honoré son contrat, il n’a jamais versé la moindre somme d’argent, alors, qu’advient ce contrat non respecté, laissons les juristes s’en charger. Quand Louis XIV annonce au duc d’anjou son choix de le faire roi d’Espagne, il demande à son grand-père, mais, c’est où l’Espagne. En fait, le duc d’anjou deviendra un grand roi d’Espagne, malgré, sa méconnaissance de son futur royaume. Il aura le règne le plus long des rois catholiques, c’est depuis que l’Espagne n’est plus autrichienne, ni Hasbbourg, mais, bourbon. La dernière toile date de 1829, depuis 1876 les forios n’existent plus, ils ont été abolis. Nous avons terminé notre visite du parlement basque, nous sortons en empruntant le jardin qui l’entoure, il recense des arbres qui ont près de 200 ans. Dans les rues de Guernica, on aperçoit le cheminement du chemin de saint-Jacques de Compostelle, dit de la côte qui provient de Saint-Malo. Nous reprenons l’autocar pour aller déjeuner dans la banlieue de Guernica, près de la ria, derrière les collines se cache l’océan, c’est le paradis de la randonnée entre mer et Montagne.
L’après-midi est consacrée à la visite du musée de l’art contemporain de Bilbao, Nous quittons Guernica et son lourd passé. Nous roulons dans une zone forestière, où, s’élancent de magnifiques arbres. Nous sommes dans une vallée, où, réside dans une ferme l’un des artistes contemporain Agostine Ibarola. C’est un monsieur qui a peint un bois d’arbres, il a peint des paysages et des fresques, en se servant des troncs, qu’il peignait en respectant des perspectives. Si l’on se place à un endroit bien précis dans la forêt et à la bonne hauteur, tous ces petits bouts de peinture laissés sur le tronc des arbres représentent un tableau d’ensemble. C’est ce que l’on appelle du land art, ou, de l’art dans la nature Agostine Ibarola a peint une vingtaine de tableaux forestiers, d’autres peintre font du land art, en peignant des rochers. Ces tableaux ont été peints il y a 30 ans, les arbres ont poussé, et, souvent dans le désordre, ils ont grandi et ils se sont élargis. Le résultat, c’est qu’aujourd’hui, les endroits où l’on découvre les tableaux sont restés les mêmes, mais, les tableaux ce sont quelque peu déformés. Agostine Ibarola joue avec la vie, l’histoire, le temps qui passe et la perspective. Nous arrivons à Bilbao, nous apercevons un bâtiment bizarre, un peu biscornu, c’est le musée d’art contemporain que nous devons visiter. On dira que c’est de l’art, on aime ou on n’aime pas. Un mur floral rempli de petites alvéoles dans lesquels on met de petites fleurs, la totalité représente, le chien de Kountz, c’est un artiste américain, il fut le mari de la tchichoulina, un couple quelque peu déjanté. Nous circulons dans une zone qui est un immense chantier, le musée de Guggenheim ressemble quelque fois à un escargot ou à une baleine, on a intégré une route, qui passe au-dessus des salles. C’est un bâtiment construit de pierre, de titane, de poutrelles métalliques et de verre. A l’intérieur on n’a pas besoin de lumière, la lumière du jour suffit. Nous distinguons un long truc qui jaillit vers le ciel, il représente la queue de la baleine, le corps de la baleine serait dans le sens dans lequel nous roulons actuellement. Nous descendons de l’autocar pour entrer dans le corps de la baleine, voici une présentation de Bilbao :
Bilbao (Bilbo en basque) est une ville du nord de l’Espagne d’environ 350000 habitants (950000 habitants dans l’agglomération), capitale de la province de Biscaye (Bizkaia) et de la comarque du Grand Bilbao. C’est la ville la plus importante du Pays basque (Euskal Herria) et du nord de la péninsule ibérique. C’est la 6e agglomération du pays et l’un de ses principaux centres économiques. Elle est située au fond de l’estuaire du fleuve Nervión, à 14 km de la Mer cantabrique. La ville a été fondée par Don Diego López V de Haro, seigneur de Biscaye (qui donne son nom à l’artères principales de la ville, la Gran Vía) le juin 1300. Un village et un port existaient déjà avant cette date sur la rive droite du Nervión et des traces de peuplement datant d’environ 2000 ans ont été retrouvées en haut du Mont Malmasim. Au moment de la fondation de la ville, la ville ne compte que trois rues autour d’une église (à l’emplacement de l’actuelle cathédrale) entourées par une muraille et un port. L’église est édifiée en l’honneur de Saint Jacques (Santiago en castillan) dont l’un des chemins de pèlerinage qui lui est consacré : le Camino del Norte du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle passe par la ville. La ville grandit lentement mais sans discontinuer dans la zone actuelle du quartier des sept rues, et bénéficient des privilèges accordés par les seigneurs de Biscaye. Au XV.me siècle, la ville compte environ 3000 habitants. En 1511, Jeanne Ire d’Espagne crée le Consulado de Bilbao, un organe influent chargé de la gestion du port de Bilbao et donc du commerce qui s’y opère. En 1602, la ville devient capitale de la Biscaye, en succédant à la ville de Bermeo. Des gisements de fer abondants sont découverts dans les collines entourant la ville, permettant à celle-ci de diversifier son commerce qui était auparavant axé sur les produits issus de l’agriculture. La révolution industrielle, au XIX.me siècle, permet d’exploiter les mines de fer à grande échelle, et partant, de développer les industries métallurgiques et sidérurgiques. La croissance de la ville et le développement du commerce lié à la révolution industrielle entraînent le développement des activités de soutien (création du Banco de Bilbao en 1857, de la bourse de Bilbao en 1890, de la première ligne de chemin de fer pour le transport du minerai en 1865,…). En matière d’urbanisme, la croissance de la ville entraîne la planification de la construction d’un nouveau quartier, Ensanche, au moment de l’annexion du village d’Abando en 1876 qui permet de doubler la superficie de la ville. Enfin, en 1886, l’Université de Deusto, la première université de la ville est établie. La richesse économique de la ville explique pourquoi la ville fut assiégée à quatre reprise lors des guerres carlistes, mais elle ne fut jamais conquise. Au début du XX.me siècle, la ville est l’une des plus riches d’Espagne et de nombreuses grandes compagnies s’y établissent : Euskalduna en 1900 (construction de bateaux), Hidroeléctrica Ibérica (l’actuel Iberdrola, qui apportait l’énergie électrique dans la ville en 1904), Altos Hornos de Viscaya en 1902 (appartenant actuellement au groupe Arcelor depuis la disparition d’Aceralia)… De plus, la ville s’étend progressivement par l’annexion de communes environnantes, notamment Deusto en 1925 et de nouveaux quartiers sont aménagés comme Basurto ou Begona. La Guerre civile met un frein au développement de la ville et la crise industrielle des années 80 a jusqu’à récemment donné à Bilbao l’image d’une ville polluée et constituée de nombreuses friches industrielles, conséquences des difficultés des entreprises dont les activités étaient fondées sur la métallurgie et la sidérurgie. La municipalité a entrepris de nombreux programmes parallèles à la reconversion économique vers les activités de services et les activités industrielles à plus forte valeur ajoutée, pour gommer cette image avec succès. Portant les stigmates de la crise économique des années 80 qui a ravagé l’industrie basque espagnole, Bilbao entame sa renaissance en 1989 en lançant un vaste plan de revitalisation urbaine. L’effort financier est considérable : 735 millions d’euros sont investis par « Bilbao Ria 2000 », une société anonyme qui compte pour actionnaires le gouvernement basque, la province de Biscaye et les municipalités concernées. Le projet phare de ce plan de revitalisation est la construction du musée Guggenheim. En 1991, Bilbao présente sa candidature à la Fondation Solomon R. Guggenheim pour accueillir leur antenne européenne. Dès 1997, soit huit ans seulement après le lancement du programme, la métamorphose de la ville est déjà évidente. Les façades de la cité « noire » sont rénovées. De grands programmes urbanistiques sont engagés et une politique ambitieuse d’équipement public est lancée. Pour chacun de ces équipements, un mot d’ordre : la qualité architecturale. Les plus grandes signatures mondiales viennent apporter leur patte : celle du musée Guggenheim dessiné par Frank Gehry, l’aéroport et le pont de Santiago Calatrava, le Palacio Euskalduna en 1999 à l’emplacement des anciens chantiers navals Euskalduna, le tramway (Euskotren) en 2002 ou la tour Iberdrola (gratte-ciel en construction de César Pelli qui doit devenir le siège de la compagnie Iberdrola). Actuellement Bilbao est principalement un centre administratif et de services, et ce sont les communes environnantes qui abritent l’activité industrielle (sidérurgie, construction navale, parc technologique de Zamudio…). Le relief et l’hydrographie de la région déterminent le développement urbain et économique. Les activités portuaires et industrielles, déplacées à dix kilomètres en aval, libèrent enfin les berges du centre-ville. Bilbao se tourne à nouveau vers son fleuve, le Nervion. Cette réappropriation de la ría par la ville va se poursuivre dans les prochaines années. Un plan d’aménagement des friches industrielles de l’île de Zorrozaurre, élaboré par l’architecte anglo-irakienne Zaha Hadid, prévoit par exemple la construction de plus de 5000 logements et plusieurs ponts et passerelles sur le fleuve. Les retombées du plan de redynamisation ne se font pas attendre. En quelques années, Bilbao devient une ville touristique. Entre 1992 et 2002, le nombre de nuitées passées double, permettant de créer 6000 places hôtelières. En 2004, Bilbao connaît une affluence record, dépassant pour la première fois celle de la très prisée ville balnéaire de San Sebastian. Indépendamment de ses effets sur le tourisme et l’économie, il faut souligner l’impact environnemental de cette politique de reconversion urbaine. Les grands travaux se sont en effet accompagnés de mesures importantes visant à améliorer le cadre de vie. Les usines vétustes ont été supprimées ou rénovées et des zones économiques modernes ont été construites pour accueillir les entreprises. Le succès de la politique d’urbanisme menée à Bilbao est reconnu et salué au niveau international, à tel point que « l’effet Bilbao » intéresse de nombreuses villes à la recherche d’une nouvelle image. En 2004, Bilbao a ainsi reçu le prix du meilleur projet urbain du monde, au cours de la biennale de Venise (Prix « Città d’acqua ») ainsi que le Prix Européen de Planification Urbaine et Régionale. En 2003, la Fondation Pfizer lui décernait le prix de « la ville espagnole la plus saine ». Bilbao préside par ailleurs l’Association Internationale des Villes et Ports. La métamorphose de Bilbao n’est pas achevée. La ville continue d’évoluer de manière ambitieuse en misant notamment sur l’innovation et la connaissance. Un plan intitulé « Stratégie 2010 : Bilbao cité globale » vise à développer les initiatives et les activités économiques à haute valeur ajoutée tout en continuant à favoriser un cadre de vie harmonieux pour les entreprises et les habitants. La ville de Bilbao possède les titres de Muy Noble y Muy Leal e Invicta. En 1475 les Rois Catholiques le titre de ville noble et en 1603 Philippe III lui donna celui de Muy Noble y Muy Leal. La reine María Cristina lui accorda, en 1837, celui de « Invicta » pour avoir résisté à l’attaque de l’armée carliste. Vieille ville (casco viejo) Moyen Âge et Renaissance dite des Sept Rues (Siete Calles) débouchant toutes sur la place du marché de la Ribera (1930). Nombreuses églises des XVII.me siècle et XVIII.me siècle. Cathédrale de Santiago (XIV.me siècle XVe siècle) Basilique de Begonia (1620) Église Saint-Antoine (1433) Église du martyr Saint-Vincent (1559) Église Saint-Pierre (XVI.me siècle) Église Saints-Jean (1622) Église Saint-Nicolas (1756) Couvent de l’Incarnation Édifices du XIX.me siècle et de la première moitié du XX.me siècle Théâtre Arriaga Le vaste quartier du XIX.me siècle occupe la rive droite de la Ria de Bilbao avec quelques appendices sur la rive gauche autour de l’avenue Don Diego López de Haro. Il comporte de très nombreux témoignages de l’architecture de la Belle Époque. Euskalzaindra (Académie de la langne basque) donnant sur la Plaza Nueva (1849) Théâtre Arriaga (1890) Palais de la Députation Forale (1900) Université de Deusto (1886) Hôtel de ville (1892) Édifice de la Alhóndiga (1909) Gare de la Concorde (1902) Gare de Atxuri (1912) Gare de Abando (1950) saint-François-d’Assise (1898) Église du Sacré-Cœur (1891) Monument en l’honneur de Don Diego López de Haro (1890) Monument du Sacré-Cœur (1927). Après avoir traversé une grosse crise liée à l’abandon progressif de la construction navale et des activités minières, la ville a su se tourner vers les activités de services et de haute technologie (par la création du parc technologique de Bizkaia par exemple). Bilbao est l’une des seules villes d’Espagne en dehors de la capitale Madrid à abriter des sièges de multinationales : Iberdrola dans le domaine de l’énergie et BBVA (Banco Bilbao Vizcaya Argentaria) dans la banque, en se plaçant dans une activité de niche est très dynamique. De plus le port est l’un des plus important de l’arc atlantique, le principal de la cote cantabrique avec 38 millions de tonnes en transit en 2005.
Guggenheim est un juif polonais qui s’est établi aux Etats-Unis, il fait une promesse à ses fils, à son arrivée sur le territoire américain, vous serez tous milliardaire avant l’âge de 20 ans. Le père bosse comme un dératé, il fonde un groupe sidérurgique, ça marche tellement fort, qu’à 20 ans, ses fils arrivés 15 ans plus tôt sont milliardaires. Le groupe Guggenheim est né, les fils deviennent américains. Un des fils est fou d’art, Salomon Guggenheim (1861-1949), il décide d’acheter plein de tableaux de maîtres de l’école ancienne, il commence par les primitifs italiens, des primitifs de la renaissance de Botticelli (1445-1510), de Rubens (1577-1640), de Rembrandt (1606-1669) et bien d’autres. On ne sait pas pourquoi, mais, brutalement, vers 1910, il vend tous ses tableaux, et, il se met à acheter tous les tableaux modernes, ça commence en gros avec l’impressionniste Manet (1832-1883), Monet (1840-1926), Renoir (1841-1919) etc. ensuite il achète des tableaux de la bande à Picasso, puis il se lance dans le fauvisme, le cubisme, le surréalisme, le dadaïsme, Il engrange une riche collection de tableaux qui sont parfois de l’art, mais, quelquefois sont des trucs qui permettent de se foutre de notre figure. A l’époque ces tableaux ne valent rien, personne n’en veut, sauf que si vous achetez pour 3 fois rien 100 Picasso, aujourd’hui ça représente une somme inimaginable. Guggenheim se trouve à la fin de la seconde guerre mondiale, à la tête d’une collection de peinture d’art moderne que personne n’a jamais réussi à amasser. Il y a 70 ans, Guggenheim était déjà un vieux monsieur, il se dit, mais, ça me sert à quoi tout cela, à rien certainement. Au lieu de les garder chez moi dans des coffres, je vais créer à travers le monde, des musées que j’appellerais du nom de ma fondation Guggenheim, le premier musée de la fondation ouvert se trouve à New York. Ensuite il en créée à Venise, à Tokyo, et, en 1992, la fondation se lie avec des gens du gouvernement basque. Elle leur dit, je veux créer en Europe un pôle fort de Guggenheim, la fondation se met d’accord avec le gouvernement basque. On va donc construire ce musée, c’est le plus grand musée d’art moderne du monde. La fondation offre des tableaux pour faire le fond du musée, et, on va inviter d’autres collections, ce qui permet d’avoir tous les 5 ou 6 mois une exposition temporaire nouvelle hébergée dans le musée Guggenheim. L’architecte du musée est frank Gehry, il est canadien, il va imaginer, un espace de formes rondes, assez longue, en matière moderne couplée à la pierre, il y a une forme de queue qui s’élance de l’ensemble, on y a intégré une route. En 1997, le roi d’Espagne vient inaugurer l’espace Guggenheim. L’architecte a voulu édifier le musée à l’endroit où auparavant se trouvaient les docks, où venaient s’amarrer les pétroliers et où s’amoncelaient les containers. Aujourd’hui la zone s’est assagi, le musée est intégré à la ville, il a même intégré un des ponts de la ville, il se trouve au milieu d’un nouveau quartier moderne. On y voit des bâtiments néoclassiques et art déco, ils sont tout près de bâtiments religieux, qui renferment l’université catholique de deusto. La rivière coule au pied du musée, si l’on la suit pendant 5 kilomètres, elle nous conduit à l’océan. Nous sommes tout près du palais de la musique, et, d’un immense immeuble qui offrira plusieurs mille mètres carrés de bureaux. On aperçoit de la fumée s’échapper de la rivière, c’est pour rappeler le passé industriel du lieu, qui était un endroit sale, de fumées et de vapeurs, où, cohabitaient le port, les docks, les fonderies et bien d’autres industries. Une discussion est lancée sur l’art contemporain, des petits points réunis donnaient des choses, que chacun peut interpréter à sa façon, en fait, on distingue l’œuvre à travers un brouillard. L’art contemporain, on ne demande pas de le comprendre il doit créer des sentiments, on aime ou on n’aime pas c’est le droit de chacun, mais, on ne doit pas rester indifférent. Certains diront l’artiste se fout de notre figure, et, d’autres crierons au génie, c’est la notion de bien et de beau. Le groupe n’est pas convaincu, mais, Michel notre guide, nous incite à pénétrer dans le musée, on nous coiffe d’un casque, et, d’une télécommande qui nous servira d’autoguide pendant la visite. Nous suivons Michel un petit moment, mais, nous n’arrivons pas à imaginer la dite œuvre devant laquelle on se trouve. Je n’arrive pas à me concentrer, je suis complètement déconnecté, nous décidons jean, Claude et moi d’interrompre la visite pour ne pas perturber le reste du groupe. Nous flânons à un étage du musée en essayant de comprendre, devant un vieux cadre de vélo, où, s’écoule une chaîne de vélo, et, sur lequel se dresse un évier en inox surmonté d’une grille de réfrigérateur. Nous étions perplexes devant cet empilage, Jean a voulu caresser la chaîne avec sa canne, nous fûmes reconduit manumilitary en dehors de la salle, malgré que nous fûmes tous les 3 coiffés de nos superbes bérets basques. Nous avons été tenté d’aller découvrir le nu bleu, et, bien nous y avons vu que du bleu, c’est-à-dire rien que nous puissions nous imaginer, en plus cette œuvre a été réalisée au sommet de l’art du dit peintre. Non, nous n’étions pas préparé pour une telle visite, c’est réservé aux bobos, au snobs et certainement à une poignée de connaisseurs, mais, pas à de simples touristes. Après 2 heures de visite le groupe s’est reconstitué, nous n’avons plus le temps de faire une visite panoramique de Bilbao, nous rejoignons notre autocar pour rejoindre Bidart. A Bilbao circule une sorte de métro-tramway, qui circule parfois sous terre ou au milieu de la circulation. Nous apercevons l’aéroport de Bilbao, il est la réalisation d’un architecte espagnol, il s’appelle Calatrava, il est connu pour la construction en 1992, d’un superbe pont à Séville. Il s’est spécialisé dans la construction de ponts, il commence à travailler pour des édifices français, l’aéroport ressemble a un oiseau. Le dôme de l’aéroport est très aérien, il ressemble a une danseuse qui écarte ses bras pour faire l’avion. Nous sommes sur l’autoroute, nous passons devant les bâtiments de la radio télévision basque. Nous sommes à san Sébastian, nous distinguons sur une hauteur, une église privée d’un domaine, où, il y avait une maison, appelée Aliende, c’était le palais privé où franco venait en vacances à saint-Sébastian, c’est là qu’il allait à la messe 3 fois par jour. Nous quittons le territoire espagnol, nous franchissons la Bidassoa, les gens qui ont négocié le traité des Pyrénées, de 1656 à 1659, le chef de la délégation espagnole était le peintre Velasquez (1599-1660), peintre de la maison du roi, il était déjà très âgé. Le plus simple aurait été d’établir la frontière au milieu de la rivière, mais, il y aura toujours un imbécile qui franchirait la frontière avec son bateau pour humilier l’autre. C’est souvent que les guerres ont éclaté pour des futilités, alors les négociateurs vont décider. Que la frontière sera au plus profond de la rivière, le résultat, c’est qu’en surface on ne sait pas où se trouve l’endroit le plus profond, ce qui évite de s’engueuler. C’était bien vu, ils connaissaient la psychologie de leurs contemporains et même de leurs descendants. Chose encore plus curieuse, la Bidassoa qui fait frontière entre l’océan et les terres sur 17 kilomètres, elle a un fond constitué de vase, ce fond n’arrête pas de bouger avec la marée. Ce qui fait que l’endroit le plus profond change à chaque seconde, la frontière change en latéralité de 10 mètres, la frontière est donc mouvante, ça ne gêne personne, les seuls qui pourraient se plaindre sont les poissons, mais, ils sont muets comme une carpe, ils ne caftent rien. L’île où a été signé le traité de paix des Pyrénées sur la Bidassoa, s’appelait auparavant l’île de l’Espérance ou de la Configuration. L’île s’appelle aujourd’hui l’île des faisant, car on y est venu pour faire la paix. Nous distinguons le port de saint-Jean de Luz, encore un petit coup de collier, et, nous voici arrivés à notre hôtel.

Jour (7) : Nous prenons la direction de Biarritz, Biarritz veut dire 2 rochers, celui de la vierge et la pointe du phare ou cap saint-Martin. C’est un ancien village de chasseurs à la baleine, ils se convertiront en pêcheurs de cabillauds, lorsque les anglais leur interdiront de commercer avec les pays côtiers de la chasse à la baleine. Les bretons et les normands étaient aussi des chasseurs de baleine, les bretons seront les derniers à pratiquer cette chasse, avec des bateaux à voile, cette activité cessera complètement après la seconde guerre mondiale. Le cabillaud était pêché, nettoyé, tranché, puis salé avec du sel de Bayonne, ce qui nous donne la morue, le cabillaud transformé ainsi peut-être conservé plusieurs mois dans les bateaux. Le slogan en vigueur à Biarritz à l’époque de Napoléon III (1808-1873)était »Biarritz reine des plages et plage des roi ». Nous avons abordé Biarritz à Guéthary, donc nous ne reparlerons pas de la vie de la ville balnéaire entre 1850 et 1950. Nous apercevons un des derniers développements de la ville, c’est la cité du surf, qui supporte sur son toit une piste de skate. Biarritz a accueilli beaucoup d’anglais et de russes, ils y venaient sous Napoléon III, et, ils viendront s’y installés à partir de 1917, suite à la révolution bolchéviste. On en trouvera des célèbres comme Henri Troyat (1911-2007) et Igor Stravinsky (1882-1971), c’est à Biarritz qu’il composera le sacre du printemps. Ils seront tellement nombreux, que viendra la nécessité de construire une église russe. Il y a 4 églises russes qui fonctionnent en France à paris, à Nice, à Pau et à Biarritz. Nous roulons dans le quartier sud de Biarritz, qui s’appelle quartier Beau Rivage, c’est ici dans les rues hautes que sont venus s’installer les pêcheurs de la ville. A partir de la seconde guerre on étalait plus sa fortune comme auparavant, il était de bon ton, que dans les gazettes du matin, on apprenne qu’un prince ou un riche industriel avait perdu un million au casino, ça faisait très classe. Après la seconde guerre on ne le colportait plus, on cachait sa fortune, il faut dire que certaines fortunes avaient été faites pendant la guerre, dans des conditions un peu curieuses. Nous passons devant un ancien hôtel privé, devenu aujourd’hui maison de retraite. Devant la transformation de belles demeures, la municipalité décide en 1970, de classer 235 maisons afin qu’elles soient préservées. Aujourd’hui on ne peut plus les transformer en résidence collective, de les détruire pour édifier des complexes touristiques, l’urbanisme se développe, certes, mais à la périphérie de la ville. Nous apercevons devant nous, une splendide maison de style gothique anglais, elle est rose, elle possède des clochetons ça lui donne un cachet normand. Au milieu du XX.me siècle, Biarritz a eu un peu de mal à trouver un nouveau souffle. 3 choses vont venir relancer la station balnéaire, sans que personne en ait pris la décision, en 1960, il y a des jeunes Anglos saxons, ils ont de longs cheveux, ils marchent pieds nus, ils vivent dans des campings cars, ils fument de drôles de cigarettes, ils viennent là pour affronter les vagues avec leurs planches de surf. Le surf était à cette époque très marginal, aujourd’hui c’est devenu très branché, il va refaire redécoller la station balnéaire. La seconde chose toujours dans les années 1960, l’ancien coureur cycliste Louison Bobet (1925-1983), décide d’installer son second centre de thalassothérapie, au début ça intéresse les gens un peu fortunés, peu à peu l’activité va se démocratiser, ça va remplir les hôtels, parfois la thalassothérapie est une prescription médicale qui accentuera la pratique, en plus elle coûte beaucoup moins cher. La troisième chose qui va ancrer le tourisme à Biarritz, c’est la volonté de la municipalité de favoriser l’activité touristique à l’année. Nous roulons dans une avenue où se nichent de superbes maisons, on découvre un bâtiment néoclassique avec son clocheton, c’est la gare du midi, auparavant Biarritz comptait 2 gares, celle-ci et celle de la Négresse. On a supprimé la gare du midi, comme elle était classée, on n’a pas pu la démolir, on l’a transformée intérieurement, elle est aujourd’hui devenue palais des festivals. Nous sommes dans le cœur de Biarritz, il y a des maisons en pierre, en bois anglaises, on ne dira pas victoriennes, mais on n’en est pas loin, à gauche en bas se situe le casino de Biarritz, il est de style art déco. La mairie est aussi de style art déco, en face de nous nous découvrons un grand bâtiment qui possède 2 tourelles, c’est un mélange de style basque espagnol et art déco, ce fut la mode à une époque. A droite nous apercevons des galeries qui courent devant des commerces, elles ont été construites avant la première guerre mondiale, elles permettaient de faire ses courses en étant abrité. Toutes les grandes enseignes sont présentent sous ces galeries, nous contournons une demeure de style néo gothique anglais. Nous passons devant l’église russe, puis devant l’hôtel du palais. C’est l’empereur qui l’a fait construire pour son impératrice, il est en forme de E, car elle se prénommait Eugénie (1826-1920). Aujourd’hui le palais a été transformé en palace, nous passons devant un grand immeuble, il a été construit à la place d’un jardin. Nous longeons la longue plage de sable fin de Biarritz, qui en a fait sa gloire. Nous passons devant l’hôtel Windsor, c’est dans cet hôtel que le duc de Windsor (1894-1972) et la duchesse de Windsor, Louaient une suite à l’année. L’Angleterre a eu un roi qui a régné une seule année en 1936, il a dû abdiquer pour divorcer, il a épousé une jolie femme, c’était Edouard VIII qui a épousé la belle Simpson. Nous passons sous le casino, nous avons l’océan sur notre droite, nous apercevons un grand bâtiment néoclassique, il est tout blanc, c’est un second casino, les 2 casinos de biarritz appartiennent au groupe Barrière. Nous passons devant une église néo-gothique, elle a été construite en 1900, elle est de style rayonnant, nous longeons le petit port de Biarritz, il est sec à marée basse, il date de 1800, en fait c’est une plage aménagée en port. C’est sur cette plage, que l’on traînait les baleines capturées, pour les dépecer. Les baleines faisaient entre 20 et 30 mètres et pesaient entre 20 et 30 tonnes. La baleine harponnée appartenait à toute la ville, on la découpait et la partageait à la bêche. Nous sommes arrivés sur le parking du rocher de la vierge, voici une présentation de Biarritz :
Biarritz est une commune française située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine et à 38 km de la ville espagnole Saint-Sébastien. La ville compte 26000 habitants et s’étend sur 20 kilomètres carrés. Le gentilé est : Biarrot(e). Cette station balnéaire est l’une des plus prestigieuses de la côte atlantique française. L’océan, avec ses puissantes vagues, a fait de Biarritz un spot de surf réputé dans le monde entier. La commune a pour devise : J’ai pour moi les vents, les astres et la mer. Son nom gascon est Biàrrits. Son nom basque est Miarritze (de Miarritzeko). « Je ne sache pas d’endroit plus charmant et plus magnifique que Biarritz… » Victor Hugo « Quand on se prend à hésiter entre deux plages, l’une d’elles est toujours Biarritz. » Sacha Guitry. Biarritz est aujourd’hui rattachée à la province basque du Labourd. On peut aussi considérer qu’elle est la pointe méridionale extrême de l’aire d’influence du gascon (parlar negre), et donc de la Gascogne. Biarritz est située dans le département des Pyrénées-Atlantiques, région Aquitaine, non loin de la frontière avec l’Espagne et le long de la Côte basque, au creux du golfe de Gascogne. Le cap Saint-Martin, que domine le phare de Biarritz marque la limite entre la côte sablonneuse au nord, commencée à l’extrême pointe de la Gironde et qui se termine à Anglet, et la côte découpée de falaises du Pays basque au sud. Biarritz est construite sur une suite de collines le long de la côte. La ville donne directement sur différentes criques et plages comme la grande plage, la côte des Basques ou le port des pêcheurs. La commune n’est traversée que par le canal d’Atchinetche qui se jette dans l’Adour à Bayonne après avoir traversé Anglet. Du fait de sa situation en forme d’amphithéâtre face à l’Océan, Biarritz est ouverte aux vents marins. Les hivers sont doux et la chaleur estivale est supportable. Cette situation climatique privilégiée lui a permis le titre de station hydrothermale et climatique depuis 1912. Le régime des vents sur Biarritz est plutôt modéré et dominé par une triple influence ; l’océan Atlantique, les Pyrénées et un régime de brises locales. Les vents marins, dominants, apportent de l’humidité et de la fraîcheur en été et de la douceur en hiver. Venant du sud, des vents chauds sont générés par un effet de fœhn. En effet, l’air venant d’Espagne perd son humidité en traversant les Pyrénées et se réchauffe en perdant de l’altitude. Le soleil est très présent à Biarritz. En hiver, la ville est souvent soumise à des températures élevées par rapport au reste du territoire national. La moyenne des températures en hiver se situe aux alentoursde 8 °C et avoisine les 20 °C en été. Les pluies sur les côtes basques sont rarement persistantes, excepté durant les tempêtes hivernales. Elles se manifestent souvent sous forme d’averses orageuses intenses et de courtes durées. Biarritz est située sur un site géologique particulier. Au nord, la côte landaise se termine à Anglet après 200 km de côtes rectilignes et plates constituées de dunes. Le sol est principalement constitué de terre siliceuse. Cependant, à partir de Biarritz, la Côte basque est beaucoup plus découpée et formée de falaises et de rochers au sous-sol varié. Sur 5 km de côte, trois niveaux sédimentaires se succèdent. De la chambre d’amour à la plage de Miramar, on rencontre des falaises abruptes de calcaires marneux et gréseux grisâtres, dont les couches forment une légère cuvette appelée synclinal. Ces falaises sont dites en escalier et se sont formées lors de l’apparition des Pyrénées il y a 25 millions d’années. De l’hôtel du Palais à la Villa Belza, la côte est déchiquetée avec de nombreux îlots rocheux. Ces falaises sont constituées de couches de calcaire gréseux jaune-ocre nettement inclinées. Elles se sont formées il y a 35 millions d’années à l’Oligocène inférieur. Ces roches contiennent de nombreux nummulitidae (petits foraminifères). La forme Miarritze, au même titre que la forme Biarritz(e), a été officiellement reconnue par l’Académie basque, organisme d’Etat au sein de l’Etat espagnol ; l’Académie bénéficie également d’une reconnaissance officielle de la part des autorités françaises. Les deux formes, Miarritze et Biarritz(e), étant depuis toujours utilisées en langue basque, la mairie de Biarritz a choisi la forme la plus connue, à savoir Biarritz(e), afin qu’elle figure sur les panneaux indicateurs bilingues français-basque. Cependant l’Académie comme l’affichage bilingue étant très récents, tout comme la culture bascophile de l’équipe municipale d’ailleurs, il convient de relativiser les phrases précédentes. Le toponyme Biarritz apparaît sous les formes Bearidz, Bearriz, Beariz, lo port de Beiarriz et Bearridz (respectivement 1186, XII.me siècle pour les deux formes suivantes et 1261 pour les deux dernières formes, cartulaire de Bayonne Bearridz et Bearrits (respectivement 1281 et 1338, rôles gascons), Bearritz (1498, chapitre de Bayonne. réputée depuis le XIX.me siècle, elle était constituée d’un tout petit village de pêcheurs de baleine (dès le XI.me siècle) quand Victor Hugo la découvrit en 1843. Il évoquait déjà le risque de la voir devenir une ville balnéaire. Le village était à l’origine constitué de deux centres de peuplement : l’un au quartier de l’église Saint-Martin et l’autre au port de pêche (Port-Vieux) défendu par le château de Belay ou Ferragus. Son blason montre une grande barque baleinière qui reste le symbole de la ville. La population est d’origine vasconne. Il est difficile de statuer clairement entre des racines basques, ou gasconnes. Biarritz faisait — d’un point de vue administratif — partie du Labourd, province basque, jusqu’en 1790. Le premier phare fut construit en 1650. La Belle Époque Dès 1784, les bains de mer sont à la mode et Napoléon s’y baigna en 1808. L’impératrice Eugénie décida d’en faire sa villégiature après y avoir séjourné deux mois en 1854 et Napoléon III lui construisit un palais de forme de E. Cet épisode y amena les têtes couronnées de toute l’Europe et fit le succès de la ville qui devint «la reine des plages et la plage des rois». En octobre 1868, au cours des régates de Biarritz, les équipages des avisos à hélice de la division navale des côtes ouest de France Chamois (cdt Jules d’Ariès, 1813-1878) et l’Argus (cdt Henri Rieunier, 1833-1918, futur amiral ministre de la marine et député de Rochefort) accueillent à leur bord l’Impératrice Eugénie et son fils le Prince impérial. C’est à Biarritz que Bismarck vint rencontrer Louis-Napoléon Bonaparte en septembre 1865, afin d’obtenir le soutien de l’empereur français à la politique prussienne. De cette histoire, Biarritz a gardé quelques immeubles caractéristiques comme une église orthodoxe à la coupole peinte en bleu à rapprocher des visites de l’aristocratie russe d’avant la Révolution russe (les tournées des grands ducs sont restées dans l’imaginaire ou le folklore local). C’est de cette époque (pose de la première pierre en décembre 1892 par la reine Nathalie de Serbie et inauguration en juin 1893) que datent les thermes salins de Biarritz, sur un projet de l’architecte Lagarde. En provenance des salines de Briscous, des canalisations souterraines de plus de vingt kilomètres acheminaient une eau en teneur saline plus de dix fois plus élevée que celle de l’eau de mer. Ces établissements furent fermés à partir de 1953 et rasés en 1968. Créé en 1894, agrandi deux fois (1911 et 1926) et toujours vivant aujourd’hui, le grand magasin Biarritz Bonheur est à l’époque un temple du luxe et de la mode. Au début du XX.me siècle, la majorité de ses employés parlent anglais. L’occupation allemande En 1940, durant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands creusent le mur de l’Atlantique dans les falaises de Biarritz. Le 27 juin 1940, les troupes allemandes occupent la côte basque. La marine de guerre arrive au début du mois de juillet. Fin 1942, le capitaine de corvette Ludwig, commandant le 286e groupe d’artillerie de marine, projette et conçoit avec l’Organisation Todt, installée à l’hôtel Régina, l’incroyable poste de commandement du plateau de l’Atalaye codé BA 39-40. Il s’y installe jusqu’à la libération. Cette « kaverne » fut creusée jour et nuit par les prisonniers du stalag 222 de Beyris. Au nord, avenue général Mac Croskey sous une belle villa, le point d’appui BA 34, creusé dans la pointe Saint-Martin, défend la plage de la Chambre d’Amour d’un hypothétique débarquement. Au sud, sous la perspective de la côte des Basques, le long du boulevard du Prince de Galles, la position BA 41 offre ses embrasures, parties visibles d’un extraordinaire complexe défensif creusé dans le roc, difne de la ligne Maginot. Mais aucun débarquement ne se déroula à Biarritz. Le 17 mars 1944, la ville est tout de même bombardée par la deuxième vague de bombardiers de l’aviation alliée, en route pour détruire l’aéroport de Parme, la DCA allemande ayant abattu un appareil lors du premier survol. L’avènement du surf En 1957, le scénariste américain Peter Viertel, de passage à Biarritz avec son épouse Deborah Kerr pour le tournage du film Le Soleil se lève aussi, utilise une planche de surf qu’un ami a fait venir par avion de Californie. C’est le lancement de ce sport à Biarritz. Les premiers Biarrots s’essayent au surf et lancent une mode qui va durer en s’appuyant sur la qualité des vagues de la côte Atlantique. Aujourd’hui, la ville est devenue un des pôles européens et mondiaux de ce sport de glisse. Ses activités économiques locales sont tournées vers : le tourisme, le sport (golf, surf et rugby), la thalassothérapie, l’industrie. Les éditions Séguier ont leur siège à Biarritz. Dassault Aviation possède un établissement à Biarritz, qui produit des éléments en composites et assemble des fuselages des avions Falcon. Biarritz et les communes voisines d’Anglet et Bayonne peuvent être considérées selon les points de vue et suivant les quartiers comme gasconnes (occitanes) ou basques. En sus du basque, cette zone a parlé le gascon, comme l’attestent l’Atlas Linguistique de Gascogne (ALG) (1954-66) et les enquêtes sur la limite du basque de Lucien Bonaparte (1863). Depuis le XX.me siècle, le français est la langue majoritaire. Depuis les années 1990, les politiques culturelles municipales successives considèrent que la culture basque est la culture de Biarritz, et en font ainsi la promotion, mettant de côté toute nuance que peuvent apporter les racines gasconnes de la ville. Le musée de la Mer est un bâtiment de style Art déco, accolé à la falaise du plateau de l’Atalaye, dont la construction remonte à 1933. Il abrite une importante collection d’animaux marins et d’oiseaux. L’emblème du musée de la mer est un poulpe blanc sur fond bleu. Le Musée du chocolat • Asiatica, musée d’art oriental, regroupe des objets d’art d’Inde, du Tibet, du Népal et de la Chine sur 800 m². • Le musée historique de Biarritz, situé dans une ancienne église anglicane, l’église Saint-Andrew’s, rachetée par la ville au début des années quatre-vingt. Le couple impérial (Napoléon III et l’Impératrice Eugénie) lança la mode du théâtre de la mer au Port-Vieux. De nos jours, le littoral biarrot est mis en lumière chaque soir sur une conception de Pierre Bideau (à qui la tour Eiffel doit également ses éclairages). le rocher de la Vierge qui est véritablement l’emblème de la ville de Biarritz. C’est sur l’initiative de Napoléon III qu’a été percé ce rocher, qui devait servir de base à la construction d’un port-refuge. En 1865, une statue de la Vierge, achetée à l’exposition franco-espagnole de Bayonne (ateliers Ducel), y a été installée. L’ancienne passerelle en bois a disparu en 1887 pour céder la place à une passerelle des ateliers Eiffel, sur laquelle il est déconseillé de s’aventurer par gros temps. De ce rocher, on peut admirer toute la côte ; la villa Eugénie ou hôtel du Palais ; L’imposant bâtiment, rue Mazagran, de l’ex hôtel d’Angleterre fondé en 1870 avec sa grille classée construit par l’entrepreneur bâtisseur Louis Moussempès ; la villa Natacha (ancienne villa Leuba) recelle un buffet (armoire-dressoir) d’Henri Sauvage recensé dans le catalogue du ministère de la Culture ; Sacchino, propriétaire jules Moussempès pharmacien, autrefois Castel Biarritz qui deviendra la résidence dite Pavillon Royal de la reine Nathalie de Serbie ; l’hôtel Plazzale ; le casino de style Art déco, situé en plein centre au bord de la Grande Plage. Il a été rénové dans les années 1990 ; le phare de la pointe Saint Martin, érigé en 1834, est l’un des points les plus visibles depuis la mer dans cette partie du golfe de Gascogne; la villa Belza : ce bâtiment, œuvre de l’architecte Alphonse Bertrand, construit de 1880 à 1895 pour Marie-Belza Dubreuil, se dresse sur le rocher du Cachaous. Il abrite des appartements après avoir été pendant les années folles, un cabaret et restaurant russe. la villa le Goëland transformée en maison d’hôtes en 2003 ; le domaine de Françon; le château Boulard; le Pavillon d’Angleterre ;les crampottes, cabanes des pêcheurs du port des pêcheurs. les anciens bains du port-vieux ; la chapelle impériale; l’église Saint-Martin. On y trouve des stalles recensées par le ministère de la Culture ; l’église Sainte-Eugénie, commencée en 1898 sur l’emplacement de l’ancienne chapelle Notre-Dame-de-Pitié, et achevée en 1903, possède des vitraux de Luc-Olivier Merson. Le chanoine Gaston Larre en fut le premier curé. Les falaises de Biarritz connaissent une érosion constante depuis le début du XX.me siècle de 70 cm par an, contre lequel les équipes municipales successives sont impuissantes, malgré les travaux engagés. Les plages, la commune dispose des plages suivantes : plage du Miramar, la Grande Plage, le Port Vieux, la Côte des Basques, la plage de Marbella et la plage de la Milady. Espaces verts et fleurissement, 120 ha d’espaces boisés sont entretenus par la municipalité, ainsi que deux lacs, le lac Marion et le lac Mouriscot. Le jardin public, en centre ville en face de la gare du Midi, aujourd’hui désaffectée et transformée en espace culturel, a été créé en 1903. Le parc Mazon et le jardin Lahouze sont également des espaces verts et fleuris de la commune. La commune a été récompensée de trois fleurs au concours des villes et villages fleuris 2006. Le constructeur automobile Hotchkiss créa le cabriolet Hotchkiss Biarritz en 1937 avec la conduite à droite. l’hippodrome des fleurs est dédié aux courses de trot ; le golf du Phare (construit par des britanniques en 1888 ) est l’hôte de la Biarritz Cup, importante compétition amateur ; la ville organise de nombreux tournois amateurs et professionnels, notamment les Masters du jaï alaï de cesta punta en juillet. le club de rugby du Biarritz olympique Pays basque (BOPB) est le club phare de la ville. Fondé en 1913, il s’honore de 5 titres de champion de France (1935, 1939, 2002, 2005 et 2006). Le BOPB se produit au parc des sports d’Aguiléra. Son joueur légendaire est Serge Blanco.
Nous nous dirigeons vers le rocher de la Vierge, nous passons sur une passerelle, elle est due à un des collaborateurs d’Eiffel, les parties métalliques ne sont pas assemblées par des rivets, mais par des boulons. La passerelle mène du rivage au rocher de la Vierge qui se baigne dans l’océan, Napoléon III aimait ce rocher pour s’isoler, il en a fait creuser un tunnel, au-dessus du rocher trône une vierge, elle a été mise en place en 1865, elle domine les flots de 8 mètres. Nous traversons le tunnel, et, nous continuons à marcher sur le rocher, nous sommes entourés d’eau. Arrivés au bout de la jetée naturelle, nous avons une perspective sur tout le golf de Gascogne, nous apercevons la pointe du phare, le musée de la mer, la ville de Biarritz n’est pas très étendue, plus loin on distingue, Guéthary, saint-Jean de Luz et san Sébastian. Nous sommes entourés de terre, les géographes ne racontent donc pas de bêtise, quand ils disent que le golfe de Gascogne est rond. Nous apercevons en haut d’une falaise qui domine Biarritz, la maison occupée par Nathalie de Serbie, aujourd’hui elle est la propriété de la famille Dassault. Une crois est placée sur le rocher, elle rappelle que de nombreux navires se sont échoués tout près du rivage, c’est en mémoire aux disparus qu’elle a pris place sur le rocher de la Vierge. Nous revenons sur le parking, un monument aux morts y est érigé, pour rappeler les 347 victimes du bombardement de la seconde guerre mondiale qui visait l’aéroport. Nous sommes repartis pour un second tour de ville à bord d’un petit train touristique, le blason de Biarritz rappelle sa devise « j’ai pour moi le vent, les astres et la mer ». Biarritz est un ancien port de chasseurs de baleine, qui disparaît du golf en 1660, les chasseurs deviennent contrebandiers et corsaires. Les toits des maisons sont la plupart en ardoise, la route est bordée de tamaris. Beaucoup de têtes couronnées ont séjourné à Biarritz, la reine victoria, le roi Alphonse XIII, Edouard VII, et, après 1906 les tsars. Après 1950 le marquis d’Arcangues organisent dans son château de somptueuses fêtes. Nous cheminons dans une rue bordée de petites maisons qui possèdent toutes un petit jardin, cette zone était auparavant marécageuse, où, on y faisait du maraichage. Les parcs publics ont subi des dégâts lors de la dernière tempête du début d’année. Nous passons devant une immense salle de spectacle, elle est polyvalente, elle peut hébergée 1400 personnes, nous sommes devant le musée Asiatica, qui vous amène dans des contrées éloignée l’Inde, le Népal etc. Nous circulons dans une avenue entourée d’immeubles, on voit une statue qui représente une femme de pêcheurs, elle regarde vers l’océan. Nous descendons l’avenue du maréchal Foch, qui nous conduit à la place Clémenceau, où, fut construite la première mairie. Des boutiques de luxes sont installées dans l’avenue Foch, la place Clémenceau est piétonne, on y consomme du café à 3 euros la tasse. Le casino de Biarritz est d’art déco, il a été complètement rénové en 1991. Devant nous une grande villa de 3 étages avec 2 tours de chaque côté, elle a appartenue à coco Chanel (1883-1971), à droite nous découvrons l’actuell hôtel de ville, puis à gauche le casino, nous roulons sur l’avenue Edouard VII, sur notre gauche une villa aux volets verts, elle est de style basque espagnol, elle date de 1927, c’était un hôtel de luxe, aujourd’hui transformé en magasins et appartements. Sur notre droite on distingue des arceaux sous lesquels se nichent des magasins et des restaurants, à notre droite c’est une lignée de restaurants qui donnent sur l’océan. Nous sommes devant une villa construite en 1901 par une famille espagnole fortunée, elle a été la seconde mairie de Biarritz, nous roulons sur l’ancien domaine impérial, qui avait une superficie de 18 hectares. Le domaine comprenait le palais impérial devenu hôtel du palais, et, la chapelle impériale qui est protégée par une superbe grille en fer forgé noir. La chapelle impériale a été construite en 1864, elle est d’inspiration romano byzantine et hispano moresque, elle appartient à la mairie de Biarritz, elle est classée monument historique depuis 1989, elle est d’une rare beauté, elle possède une superbe polychromie et son mobilier d’époque. Nous passons devant la chapelle, en face se trouve 2 palaces le Majestic et le Carlton, ils ont été vendus en 1950, ils ont été transformés en magasins et en appartements. Nous circulons sur l’avenue de la reine victoria, on arrive à l’hôtel du palais, en face, on aperçoit l’église russe de 1891. Le palais impérial a été construit pour l’impératrice Eugénie, c’était sa résidence de vacances, avec napoléon III leur venue a lancé le destin touristique de Biarritz. Le palais a été transformé en hôtel en 1880, à la suite d’un important incendie, il fut reconstruit en 1903 en forme de E comme Eugénie. Au-dessus de la grille d’entrée est gravée la lettre B surmontée d’une couronne, B comme Bonaparte, Biarritz et Bonheur. Sur notre droite nous pouvons admirer l’église orthodoxe, elle est très jolie à l’intérieur, nous remontons l’avenue de l’Impératrice qui mène au phare de Biarritz. Les façades des immeubles sont crépies en rouge, le sous bassement est en pierre rose. Nous passons devant la maison du célèbre couturier Paul Poiret, sur notre droite la villa Cyrano 1901, sur notre gauche la villa Edouard VII de style anglo normand construite en 1924, toutes les villas sont en pierres apparentes. A gauche une villa espagnole appelée Mirassol qui date de 1907, puis la villa Rocheronde construite par des français en 1883, nous cheminons entourés de petites villas, puis d’immeubles. Nous découvrons l’hôtel Régina et celui du golf datant de 1901, c’est le plus bel hôtel de Biarritz, il possède 250 chambres. Nous tournons à gauche pour nous rapprocher du phare de Biarritz qui est toujours en fonction, pour la côte landaise, basque et espagnole. Nous découvrons une immense villa, c’est la villa le Cap, elle est de style anglais, elle date de 1901. Nous passons devant une maison de style appelé de la noblesse espagnole, Elle a été construite en 1931 par un sud américain, c’est la villa Paz. Le phare date de 1934, il est au niveau de la mer, il délimite la côte sablonneuse des landes et la côte rocheuse du pays Basque, Nous longeons la grande plage de Biarritz séparée en 2 par la terrasse de l’hôtel du palais, nous distinguons le rocher de la vierge, et, entourée de brume la montagne de la Rhune. Nous passons devant une immense villa landaise appartenant à une famille qui employait 17 domestiques, elle date de 1914, elle a été vendue et transformée en 17 appartements. Nous repassons devant l’hôtel du golf, il est situé tout près du magnifique golf de Biarritz, construit en 1888 par les anglais. Nous passons devant la villa herrerra qui date de 1926, 45% des villas de Biarritz sont des résidences secondaires. En fait nous refaisons le même trajet, mais, en sens inverse, nous repassons devant l’hôtel du palais où, l’animateur Jacques Martin y avait une suite à l’année, c’était sa résidence avec vue sur l’océan, il est décédée en 2007 dans ce palace. Nous longeons la plage des fées, où, auparavant on y baignait les personnes souffrantes de troubles psychologiques. Depuis 1825 on connaissait les bienfaits des bains de mer, la plage fut baptisée, plage de l’impératrice jusqu’à la chute du second empire. La rue est bordé de mûriers platanes, Nous repassons devant les casinos, dont le Bellevue, nous apercevons au large des navires qui sont en attente pour accéder au port de Bayonne. Nous passons vers le petit port de Biarritz, nous passons dans des tunnels qui sont taillés dans la roche. Notre visite est terminée, nous rejoignons notre autocar, nous sommes repartis pour une troisième découverte de Biarritz en autocar, nous avons l’impression de tourner en rond. Le neveu d’Igor Stravinsky avait ouvert une boîte de nuit réservée aux russes, pendant une dizaine d’années, ça a été tous les soirs vodka et caviar à la louche, c’était un lieu de débauche, où, il invitait des copines sympathiques. Ce n’était pas un gestionnaire, c’est tonton qui alimentait le compte bancaire du neveu dépensier, l’oncle a même eu des actions dans cette affaire, jusqu’au jour où il l’a envoyé balader. Aujourd’hui, cet établissement est transformé en appartements, Catherine Lara y a un appartement par ailleurs. Edouard VII, qui n’était pas encore roi, en tant que prince de Galles a eu son baptême de l’air sur la plage de Biarritz, il s’agissait d’un vol à 3 mètre du sol sur une cinquantaine de mètres de long, sur un engin volant motorisé des frères Right. Le palais impérial et tous les bâtiments qui l’entourent, sont de style néo Louis XIII. Le dôme de l’église était à l’origine était peint jaune d’or, on aurait cru de l’or, ensuite il a été peint en bleu, aujourd’hui seul les nervures sont d’aspect or et le reste est en pierre blanche. La maison Cyrano a été déplacé de 80 mètres, à la charge d’un propriétaire qui voulait installer un club à sa place initial, les 2 propriétaires se sont mis d’accord, alors on a déplacé la maison pierre par pierre, pour la reconstruire à l’identique de l’autre côté de la route. Nous passons devant la maison de Laurent Rouquier, qu’il possède avec un autre propriétaire. Nous arrivons au phare de Biarritz, nous nous y arrêtons, au sol est dessiné un cadran solaire, Une hélice de bateau est exposée sur une pelouse. Elle résulte d’un bateau naufragé sur la plage de Biarritz, on a démonté tout ce qui était polluant, on a coupé l’hélice pour mieux le tirer, c’est cette hélice qui nous est montrée, puis on a coulé le bateau en plein océan. L’hélice est en bronze, on la rechargeait du précieux métal quand elle s’usait. Nous continuons notre circuit en autocar, nous remontons l’avenue Gambetta, qui est l’artère principale de biarritz. Nous apercevons les halles de biarritz, c’est le refuge de tous les petits producteurs locaux. Nous passons devant une maison ayant appartenu à un proche d’Alphonse XIII roi d’Espagne, qui a abdiqué en 1931. Certaines maisons trop près de la falaise, ont glissé dans l’océan ou ont été détruites par mesure de sécurité. En face de nous un mur sur lequel on voit un balcon avec un personnage, le personnage c’est Serge Blanco, grand joueur de rugby, il est représenté ici, car gamin il habitait le quartier. Nous sommes tout en haut de la falaise, nous avons un magnifique panorama. Nous commençons à sortir de la ville, nous apercevons le boulodrome, qui est envahi tous les après-midi par les retraités de la ville. Nous traversons le quartier des pêcheurs, qui est resté traditionnel, les habitants qui habitent les maisons de ce quartier sont ici depuis plusieurs générations, presque toutes les maisons sont issues de la loi dite Loucheur. C’est un quartier plein de vie, très populaire, où, on sait encore ce que veut dire le mot solidarité. Bismarck venait souvent rendre visite à napoléon III, un après-midi sur la plage avec une conquête féminine, ils décident de se baigner, ils manquent de se noyer, c’est grâce à l’intervention d’un maître nageur qu’ils ont été retirés de l’eau vivants Bismarck et sa petite copine. Si Bismarck s’était noyé, est-ce que la guerre de 1870 aurait eu lieu, certainement oui, mais rien n’est si sûr. Bismarck reviendra à Biarritz après la guerre de 1870 qu’il avait gagné, il nous avait pris l’Alsace et la Loraine, mais, un paragraphe du traité disait, que Bismarck pouvait continuer à venir séjourner à Biarritz, sans, qu’il soit inquiété. Nous arrivons à notre hôtel, le soleil est au rendez-vous, nous prenons le déjeuner assez vite, car nous avons une fin de journée chargée.
Nous sommes en partance pour Espelette, capitale du dit piment, nous y visiterons la maison du piment, une chocolaterie et une ferme spécialisée dans la culture du piment. Le chocolat n’est pas aphrodisiaque, sauf s’il contient du piment, ce qui encore à prouver. Le chocolat est par contre considéré comme un anti dépresseur ou plutôt un anti stress, on peut manger 100 grammes de chocolat noir par jour. On colporte que le chocolat fait grossir, ce n’est pas la réalité, mais, il faut qu’il soit pur, qu’il ne contienne ni noisette, ni amande, ni alcool ni sucre. Saint-Jean de Luz a son macaron, cette pâtisserie existe depuis le XVII.me siècle, c’est la maison Adam. En 1660 lors du mariage de Louis XIV à saint-Jean de Luz, le pâtissier envoya sa jeune serveuse faire le siège de la demeure de la reine mère, Anne d’Autriche, afin qu’elle lui remette ses macarons pour qu’elle les goûte. La jeune serveuse était très jeune et très belle, on lui fit mettre son plus joli décolleté, sa boîte de macarons à la main, elle attendit plusieurs jours avant que la reine mère l’interpelle. La jeune fille offrit la boîte de macarons à Anne d’Autriche (1601-1666), une fois goûté les macarons, la reine ne voulait plus que ces macarons pour toutes ses réceptions. Pendant des dizaines d’années, dans le coche qui allait sur Paris, la maison Adam y mettait une mallette remplie de macarons tous les 15 jours pour la reine mère et Louis XIV. Sur les boîtes de la pâtisserie Adam, il est inscrit, maison fondée en 1660, qui est l’année de mariage de Louis XIV. Au cours du trajet on joue à cache cache avec la Nive, Michel, nous raconte le chemin de saint-Jacques de Compostelle. Les pèlerins font valider leur crédential, sorte de petit livret. Qui approuve par un tampon d’un monastère, d’un gîte, d’une église, d’un hôtel ou d’un restaurant que vous avez fait tout le trajet du chemin. A l’arrivé à saint-Jacques de Compostelle, on vous délivre, alors, à la maison des pèlerins, la compostella, c’est le document qui atteste que vous avez fait le chemin de saint-Jacques de Compostelle, le document est rédigé en latin. La compostella est en papier format de bible, elle est donc très fragile, la compostella étant le tampon final apposé sur le document .Aujourd’hui, quand on va par exemple à la poste, on vous composte toutes sortes de documents administratifs, c’est le sceau final qui atteste une démarche, aujourd’hui composté fait partie du langage courant. Nous roulons en pleine campagne, nous commençons à apercevoir dans les champs, les jeunes plans de piments d’Espelette que l’on vient de repiquer, ça ressemble à une petite salade. Nous sommes arrivés à Espelette, nous descendons de l’autocar, nous nous dirigeons vers le château, où, se situe la maison du piment, voici une présentation d’Espelette :
Espelette (Ezpeleta en basque ) est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine. La commune compte 1936 habitants et s’étend sur 26 kilomètres carrés. Espelette fait partie de la province basque du Labourd, proche de la frontière espagnole (10 km) et à une demi-heure par la route de la côte basque. La commune est traversée par le ruisseau Latsa (ainsi que son affluent, le ruisseau Zubizabaleta et le tributaire de ce dernier, le Mandopichako erreka) et l’Urotchéko erreka (affluents de la Nive). Un affluent de l’Antzara erreka, l’Urloko erreka, traverse également la commune. Le Larreko erreka, tributaire de la Nivelle est également présent sur les terres de la commune, ainsi que ses affluents, le Farendeiko erreka et l’Erdiko erreka. Paul Raymond note que la baronnie d’Espelette dépendait du royaume de Navarre. En 1059, Aznar, seigneur de Ezpeleta, était l’un des douze ricombres de Navarre. Plus tard les seigneurs suivants balancent entre le roi de Navarre et le roi d’Angleterre, seigneur de Labourd depuis 1193. En 1408, Bertrand de Ezpeleta reçoit du roi de Navarre Charles III la vicomté d’Erro. Une fois les Anglais chassés du Labourd, le roi de France Louis XI érige la seigneurie d’Espelette en baronie (1462). La dernière baronne, Juliana, lègue tous ses biens à la paroisse en mourant (1694). En 1790, le canton d’Espelette comprenait les communes d’Espelette, Larressore et Souraïde et dépendait du district d’Ustaritz. Une carrière de gypse est restée active jusqu’au XIX.me siècle et fournissait de la pâte à porcelaine à une manufacture bordelaise (Vieillard et David Johnston). La commune fait partie de la zone AOC de production du piment d’Espelette. Outre une activité fortement tournée vers l’agriculture, une industrie de tannerie (tannerie Rémy Carriat) est présente sur la commune. La commune accueille la société Baskalia (fabrication de fromages) qui fait partie des cinquante premières entreprises agroalimentaires du département. L’axoa souvent dit « d’Espelette » est une recette traditionnelle à base de veau. Le piment d’Espelette a fait la renommée de la commune. À l’échelle de Scoville, il a une valeur de 4, il n’est donc pas plus fort que le poivre. En revanche, il est beaucoup plus parfumé, principalement parce qu’il a longtemps séché au soleil. Il est utilisé depuis longtemps, cinq siècles dit-on, à la place du poivre dans toute la cuisine basque. Depuis les années 1980 et sa labellisation AOC officielle le 1er juin 2000, on le trouve dans toute la France. Le piment d’Espelette relève la piperade, l’Axoa, le poulet basquaise, les pâtés, de nombreux plats. Il pimente les toasts de foie gras et contribue à l’élaboration de fonds de sauce. Il est commercialisé en poudre, en purée, en conserve, dans de l’huile d’olive, dans du vinaigre, en gelée. Il existe de nombreux produits dérivés élaborés avec le piment d’Espelette, certains tenant du gadget pour touristes (ils sont nombreux à visiter le bourg, qui comporte plusieurs hôtels et restaurants, et affluent pour la fête du piment) : sel, pâtés, foie gras, chocolat, moutarde, ketchup et même vin… Le piment d’Espelette, apprécié pour ses qualités gustatives, est devenu un condiment indispensable et très répandu aussi bien dans la cuisine des particuliers que celle des grands chefs. L’ancien château des Barons d’Ezpeleta appartient à la commune depuis 1694 à la mort de la dernière baronne, Doña Juliana Henriquez (baronne d’Espelette et vicomtesse du Val de Erro). Le bourg s’est développé à ses pieds. L’église Saint-Étienne, à l’écart du bourg, possède un clocher donjon contenant des galeries de bois et des plafonds entièrement peints datant du XVII.me siècle. Elle recèle un tableau (représentant saint Jérôme entendant les trompettes du jugement dernier), un lutrin du XVIII.me siècle, une chaire à prêcher du XVII.me siècle, un retable du XVIII.me siècle et un ensemble de mobilier inventorié par le ministère de la Culture. Le cimetière contient un tombeau style Arts déco réalisé pour Agnès Souret, la première Miss France (1920), habitante d’Espelette et née à Biarritz en 1902. Espelette a reçu le titre de Village coquet de France en 1922 et celui de Prestige de la France en 1955. Espelette est célèbre pour ses cultures de piment, dont la variété locale a hérité du nom de la commune : piment d’Espelette. Ainsi, dans de nombreux cafés et restaurants de la ville, des grappes de piments sont mises à sécher au plafond, occupant parfois tout l’espace disponible. À partir du mois de septembre, le village devient pittoresque avec des guirlandes de piments sur les façades et balcons des maisons. Le village est aussi réputé par l’élevage des pottoka. Une foire pour ce petit cheval est organisée les derniers mardis et mercredis de janvier.
. Nous marchons près de la Nivelle, la notion de Nive qualifie au pays Basque, la rivière qui est torrent quand elle est dans la montagne. Elle n’est pas souvent très longue, elle est souvent côtière, à l’approche de son estuaire, elle s’étale, c’est le cas de la Nive à Bayonne. Il en existe plusieurs au pays Basque, la Nive de ceci, de cela et bien d’autres, la petite Nive, on l’appelle la Nivelle, qui se jette à saint-Jean de Luz. Les Pyrénées, on les mêmes rivières, qui sont torrents dans la montagne, puis rivière avant de se jeter la plupart dans la Garonne, on les appelle, alors, gave, il en existe une multitude dans les Pyrénées. Nous sommes devant le château dont la tour mesure 10 mètres de haut, il reste une partie de l’ancien rempart, il date de la renaissance. Espelette étant sur la route de l’Espagne, qui n’est qu’à 7 kilomètres du village, c’était la voie de passage des invasions, le château était là pour empêcher le passage des conquérants potentiels. Espelette en Basque veut dire buis, autrefois les forêts avoisinantes étaient envahies de buis. Le château a son histoire pimenté, des dames y ont mis le feu, car elles n’appréciaient pas les mains baladeuses du seigneur. Elles ont été voir le lieutenant du roi pour lui annoncer leur méfait, en disant, on a foutu le feu au château, parce que le seigneur nous gonfle, d’ailleurs le seigneur a été obligé de partir. Le château est donc revenu au lieutenant du roi, mais, il dit, on peut toujours s’arranger. Si vous voulez le reconstruire, il vous appartient, ce qui fut fait, bien sûr d’autres seigneurs sont venus, la dernière marquise, d’Espelette car rappelons qu’au pays basque, on ne connaissait pas le droit d’aînesse, sous Louis XV(1710-1774), elle n’avait pas de descendance, comme elle trouvait les gens du village fort sympathiques, elle donna les 2 tiers du château à la communauté civile, et, le tiers restant à la communauté religieuse. Tout ça sous l’ancien régime, avant que l’on coupe la tête au roi, aujourd’hui il est mairie et presbytère. Nous montons 2 étages dans le château, pour accéder à la maison du piment, où, plusieurs salles racontent le piment. Le piment provient de la zone Pacifique d’Amérique du sud, et, du Mexique. Jusqu’en 1492, on ne connaissait pas le piment en Europe, mais, avant Christophe Colomb. Marco Paulo, en 1270, à pied il traverse la Turquie, la Russie, le Pakistan en famille, avec son père et son oncle. Ils restent 17 ans, et, ils reviennent, avec de petits grains, qui une fois moulu pique la langue. C’est la première fois que dans notre histoire occidentale, que l’on découvre la notion de piquant. Marco Paulo avait ramené le poivre, il faut savoir qu’à l’époque, 1 gramme de poivre s’échangeait contre 2 grammes d’or. Les conquistadors rêvent de fortune, il pense à la quantité de poivre qu’ils pourraient ramener de chine avec leurs bateaux, rien à voir avec le dos du mulet de Marco Paulo. Vasco de Gama va être le premier navigateur à contourner le continent africain, pour rejoindre les Indes. Il établira de nombreux comptoirs commerciaux, il ramènera des tonnes et des tonnes de poivre dans la soute de ses bateaux, ce qui fera Baisser le prix du poivre de 80%. Christophe Colomb ramène d’Amérique la tomate on la plante ça marche très bien, sauf que l’on lui trouve aucun goût, on la donnera aux cochons. La fève de cacao, on la plante, mais, elle ne voudra jamais rien savoir, et, elle ne donnera rien. Le maïs qui sera planté, et, c’est grâce à lui que l’on ne connaîtra plus de famine au pays Basque. Il ramènera une dernière chose le piment, certes, ce n’est pas du poivre, mais, ça pique, et, ça se vend très cher. On va le planter et ça va marcher, donc tout poussera sauf la fève de cacao. Quand à partir de 1492 les conquérants arrivent en Amérique, ils découvrent des gens précolombiens, époque avant Christophe Colomb, ils étaient installés ici depuis 1500 ans, ce sont des mayas, des aztèques etc. Ils ne savaient pas écrire, tout du moins comme nous, ils avaient par contre des codex. Ils avaient des livres appelés codex, qui renfermaient des dessins, qui permettaient d’y consigner toutes les choses de leur vie, qui traitait la vie sociale, la guerre, la vie sociétale, l’agriculture etc. Ces codex seront détruits par les conquérants, qui voulaient anéantir ce genre de civilisation, pour imposer la leur, qui était tournée vers l’évangélisation des gens. Pour détruire une civilisation, encore de nos jours, en premier on brûle les livres. Il reste un seul codex, il se trouve au musée de Madrid, c’est le codex mmenossa. On apprend dans ce codex que le piment était un moyen d’échange, pour avoir un sac de piment, il fallait donner 2 sacs de chanvre. Des tableaux expliquent la mythologie des incas, où, le soleil est omni présent, on voit un panier de piment avec à ses côtés un chat, qui tire la langue pour représenter le piquant du piment. Beaucoup de dessins provenant du dernier codex, mais, en évidence la richesse du piment pour la civilisation précolombienne. Le piment est utilisé sous 2 formes soit gastronomique ou médicale, auparavant les sportifs utilisaient le dolpic pour se masser avant la compétition, il avait une vertu de stimulateur. L’algipan est à base de piment, on l’utilisait aussi pour dégager les bronches, le fameux thermogène. Une seconde salle nous fait découvrir ce que chaque pays a fait comme produit à base de piment, le Tabasco pour les américains, l’harissa pour les africains du nord etc. Nous passons dans une autre salle, elle est située dans la tour du château, on plante le piment, il pousse, on le cueille, on le fait sécher, on les mettait pour enlever l’humidité résiduelle, et, au mois de novembre on le mettait dans le moulin à moudre de la grand-mère. On met la graine dans des godets au mois de janvier, au mois d’avril elle fait 15 centimètres, c’est le moment de la repiquer, la plante arrive à 1 mètre de haut, il se forme de gros piments verts, à partir de juillet août ils commencent à rougir, on les récolte avant qu’ils tombent de leurs branches, on faisait des tresses que l’on suspendait pour faire sécher les piments, 2 mois après on mettait le piment dans le four de la cheminée à une trentaine de degrés pendant 6 heures, ensuite on le passait à la moulinette pour le mettre en poudre, le piment d’Espelette se consomme en poudre ou en purée. Le piment sur l’échelle des piquants qui va de 0 à 10, se situe à 4, il n’est donc pas des plus piquant comme on le croit souvent. Par contre il est très parfumé. Par comparaison le poivre de Cayenne se trouve à 9 sur l’échelle des piquants, la visite est terminée, nous rejoignons la cour du château. Nous nous rendons dans une chocolaterie où on nous distille la fabrication du chocolat, c’est une chocolaterie artisanale, on travaille le plus possible avec les mains, on travaille qu’avec des produits nobles et du beurre de cacao. La matière première provient de la fève de cacao, le cacaotier mesure entre 5 et 10 mètres de haut. Ils ne poussent que dans les régions tropicales, le fruit du cacaotier est la cabosse, une cabosse mesure entre 20 et 40 centimètres, elle contient les fèves de cacao. Une cabosse contient une cinquantaine de fève qui sont enveloppées dans une pulpe blanche, appelée mucilage. On laisse fermenter les fèves dans leur pulpe, l’opération suivante est la torréfaction, on va nettoyer de la pulpe les fèves, on les fait sécher sur des feuilles de bananier, puis on les fait griller. L’opération suivante c’est le conchite, qui consiste à transformer les fèves de cacao torréfiées en chocolat, on broie les fèves torréfiées, en broyant on retire la plupart du beurre de cacao, on obtient ainsi une pâte de cacao à laquelle on ajoute du sucre, ce qui nous donne une autre pâte, appelée mélasse, c’est cette mélasse que l’on va travailler pour obtenir du chocolat. La mélasse est battue énergiquement dans une cuve, appelée conche, à 45 degrés pendant 3 jours. Le conchage terminé on obtient des petites pastilles de chocolat, qui a une masse de cacao de 70%, les 30% restants sont du sucre. Le chocolat apporte à l’organisme du magnésium, du lithium, du potassium, c’est très bon pour le cholestérol et pour prévenir des maladies cardiovasculaires. Nous accédons au laboratoire, où, on nous explique la fabrication de la ganache et des différents produits élaborés par la chocolaterie artisanale antton d’Espelette, ensuite on nous offre une dégustation de chocolat dans le magasin de vente. Nous profitons de quelques commerces à Espelette pour faire nos dernières emplettes, puis nous rejoignons l’autocar. Nous prenons la direction d’Ustaritz, où, nous allons visiter une ferme spécialisée dans le piment d’Espelette. Les champs de piments ne sont pas aux bords des routes, sinon, ce serait la cueillette organisée par les touristes l’été, les champs de piments sont souvent entourés de champs de maïs. Nous voici chez le producteur de piments d’Espelette, très pédagogiquement il nous explique son travail, ça se recoupe avec ce que nous avons appris à la maison du piment à Espelette. Après le séchage, on enlève à la main les pédoncules des piments, on les met dans un séchoir, à chaleur constante de 55 degrés pendant 36 heures, puis on les pulvérise pour les réduire en poudre, c’est la transformation pour arriver à l’épice. Un piment pèse 35 grammes, un pied en supporte une vingtaine, soit 700 grammes. L’AOC impose certaines contraintes pour obtenir le label, il faut un piment de couleur rouge orangé, il faut qu’il ait la saveur du piment d’Espelette et il faut qu’il dégage un certain piquant. Pour calmer le piquant du poivre ou du piment fort, il suffit de manger de la noix de coco. Après une dégustation, nous reprenons notre circuit, nous traversons Ustaritz qui est bâtie en bastide, nous continuons à circuler sur de petites routes, nous voici à Bidart. Michel nous fait découvrir le dernier four à graisse de baleine du pays Basque, il est situé tout près de notre hôtel. Pour fêter notre fin de séjour, et, remercier Michel pour toute sa gentillesse et son professionnalisme, nous trinquons un verre de champagne à la main. La journée n’est pas terminée, car après le dîner il faut s’atteler à préparer les valises, pour être fin prêt demain matin pour le retour à Montpellier.

Jour (8) : Nous prenons le cap sur l’est, nous effectuons le même trajet, en sens inverse pour rejoindre Montpellier Nous nous arrêtons à Villefranche Lauragais pour y déjeuner. C’est à 18 heures que nous arrivons à la gare routière de Montpellier, après avoir fait un circuit de 2000 kilomètres, tout le monde se quitte, et, chacun rejoint bien chargé son domicile.

La découverte du pays Basque, a été pour nous, un régal, par son environnement, sa culture, son histoire, ses us et coutumes, ses particularités entre la vie du littoral et celle de l’intérieur du pays Basque, tout cela sur pas plus de 3000 kilomètres carrés pour le pays Basque français. Nous avons été étonnés par la verdure, le soin avec lequel l’habitat est entretenu, et, la propreté qui règne sur toutes les provinces du Labourd, de la soule et de la basse Navarre. Nous avons apprécié la sensation de fouler le sol de Guernica, que nous connaissions par son tragique passé, la visite du parlement nous a fait prendre compte de l’importance de Guernica pour le pays Basque. En revanche nous ne sommes pas arrivés à nous intéresser, à la visite du musée Guggenheim à Bilbao. Nous aurions par contre voulu découvrir l’ambiance de Bilbao ou de san Sébastian, pour ressentir l’environnement d’une grande ville Basque, ce qui n’est pas réalisable dans les villes basques françaises, qui sont des villes moyennes. Tout comme à Bayonne et à Saint-Jean de Luz, où, nous avons pu découvrir le cœur de la cité. Nous avons été déçus de l’approche de Biarritz, il nous a semblé que nous avions fait 3 visites panoramiques de la ville, alors, que nous aurions pu visiter un des édifices ou flâner sur les superbes avenues de Biarritz. Nous avons été éblouis par notre guide Michel, qui a su nous décrire à merveille tout ce qu’il voyait, et, si bien raconter l’histoire, petite et grande de son pays Basque, tout en y glissant des anecdotes, qui nous servaient parfois à mieux comprendre ses narrations riches et concises. En fait, Michel est un passionné, nous l’avons ressenti, car tout le monde l’écoutait sans effort. La restauration a été succulente et variée, la balance peut le confirmer. L’hébergement était correct, dommage que nous étions loin d’un centre ville, où, le soir nous aurions pu nous balader pour nous détendre, et, pour se lier à la population. Pour conclure, le pays Basque nous a plu, le groupe était à l’unisson, ce qui a donné une bonne ambiance. Le séjour comme à l’habitude a très bien été organisé, nous pouvons remercier l’association Rencontre et plus particulièrement Rosemay, n’oublions pas Thierry, notre chauffeur, qui malgré des problèmes mécaniques de son autocar, nous a toujours mené à bon port. Certes, ce long compte rendu, nous le devons à Michel, mais aussi à Paule-Marie et à Claude qui nous ont accompagné et expliqué ce qu’ils découvraient. En tout cas, nous nous sommes régalés à rédiger les longs sermons de Michel et les petites choses de nos 2 accompagnateurs. Nous sommes prêts pour une autre escapade, alors, nous attendons la destination prochaine avec impatience.

Michel

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