Séjour à arvert du 26 avril au 3 mai 2010

C’est notre quatrième séjour à la résidence AVH d’arvert, nous avons choisi pour cette nouvelle participation la semaine intitulée (danse de salon.
Jour (1) Nous quittons Montpellier en empruntant le train, nous prenons la direction de Bordeaux, la ligne SNCF suit comme l’autoroute, et les anciennes nationales la côte méditerranéenne puis les plaines des Corbières et de Lauragais. En fait le réseau fluvial emprunte les mêmes zones de communications, en partant de Montpellier jusqu’à Sète on tutoie le canal du Rhône à Sète qui les relie, Sète dite la ville singulière où est né et repose Georges Brassens. Ensuite nous longeons l’étang de Thau, puis nous longeons le canal du Midi, qui débute de l’étang de Thau pour se terminer à Toulouse. A Agde nous effleurons l’écluse ronde qui permet de traverser le fleuve Hérault, nous sommes très près de Pézenas si cher à Boby Lapointe. A Béziers ancienne capitale du rugby français se situe les 8 écluses de fonséranne, elles permettent au canal de franchir le dernier dénivelé avant qu’il suive le littoral. Nous franchissons l’orbe qui traverse Béziers, nous passons dans le tunnel de Malpas creusé sous l’oppidum de Nissan les Ensérunes, parallèlement un tunnel de 151 mètres de long permet au canal de franchir cet obstacle. A Narbonne la romaine, la ville est reliée au canal du Midi par le canal de la robine, c’est la cité du fou chantant Charles Trenet. Nous quittons le littoral, nous filons sur les Corbières, nous pouvons admirer la cité de Carcassonne, nous continuons insensiblement à gravir depuis le littoral, les 189 mètres d’altitude où se trouve le partage des eaux des eaux captées dans la montagne Noire qui alimentent le canal de Paul Riquet, l’ouvrage a été construit entre 1666 et 1681 sous le règne de Louis XIV. Le partage des eaux entre le côté méditerranée et Atlantique est situé à Naurouze tout près de Castelnaudary, nous sommes dans le fief d’Olivia Ruiz. A Naurouze nous sommes à 180 kilomètres de l’étang de Thau situé au niveau de la mer, Nous n’avons plus que 60 kilomètres pour arriver à Toulouse terme du canal du Midi, et plus, que 60 mètres de dénivelé pour rejoindre la Garonne qui coule dans la cité rose comme le chantait Claude Nougaro. Nous voici à Toulouse, la gare Matabiau est toute près du canal du Midi qui s’apprête à se jeter dans la Garonne, ensuite c’est le canal latérale à la Garonne qui permet de rejoindre Bordeaux et l’estuaire de la gironde. Nous passons Montauban et sa magnifique abbaye, Agen et son pont canal, Marmande et ses champs d’arbres fruitiers. Nous voici à Bordeaux, nous effectuons notre premier changement de train, nous remontons la côte Atlantique jusqu’à saintes, où nous faisons notre dernier changement pour aller se jeter dans l’océan atlantique à Royan. Comme à l’habitude le chauffeur de taxi (Nathalie) vient nous accueillir pour nous conduire à Arvert. Djamel et Pascal nous attendent de pieds fermes, ce sont les retrouvailles, le pot de bienvenue, l’installation, le repas et la chambre qui nous attend pour un bon repos.
Voici une petite présentation de la commune d’Arvert : Arvert est une commune française, située dans le département de la Charente-Maritime et la région Poitou-Charentes. La commune compte 3069 habitants et s’étend sur 26 kilomètres carrés. Ses habitants sont appelés les Alvertons et les Alvertonnes. Ancienne baronnie sous l’ancien régime, la commune, qui compte 3069 habitants au dernier recensement, tire aujourd’hui profit de sa situation géographique, non loin de la ville de Royan ou de l’Île d’Oléron pour développer son activité touristique. Arvert est également un important centre ostréicole, possédant deux ports, Coux et Avallon, situés sur l’estuaire de la Seudre. Arvert est au coeur de la presqu’île d’Arvert, à laquelle elle a donné son nom. La commune est située sur l’axe routier N.O / S.E reliant La Tremblade à Saujon (D 14). L’estuaire de la Seudre longeant la commune au nord-est, deux solutions sont possibles pour rejoindre Rochefort (24 km), La Rochelle (48 km), Poitiers (145 km) ou Paris (433 km) : passer par le viaduc sur la Seudre entre La Tremblade et Marennes ou passer par le pont sur la Seudre à l’Éguille. La commune est bordée au nord-est par la Seudre, fleuve qui prend la forme d’un estuaire entouré de marais (zone ostréicole). Habité dès l’époque néolithique, le site de l’actuelle commune d’Arvert se limitait autrefois à une mince bande de terre située entre deux golfes marins. Si un premier village apparaît à l’époque romaine, ce n’est qu’à partir du XII.me siècle qu’il prendra de l’importance et verra s’établir une communauté monastique, qui relèvera l’église grâce à un don du seigneur de Mornac. Peu après, Arvert devient une seigneurie indépendante, comprenant sous sa juridiction de nombreuses paroisses : celles de Trembledam (aujourd’hui La Tremblade), de Notre-Dame de l’Isle (aujourd’hui Étaules), de Chaillevette, de Les Mathes ou encore la paroisse, disparue aujourd’hui, de La Roche. En 1534, Calvin tient des discours à Angoulême et à Poitiers que de jeunes moines saintongeais entendent. La Réforme sera bientôt prêchée dans toute la presqu’île d’Arvert et vers 1550, la majorité de la population est protestante. En 1546 puis en 1553, ce sont en tout trois moines qui sont condamnés au bûcher pour avoir prêché la réforme à Arvert En 1568, l’église est incendiée et presque entièrement détruite. Cette même année, un premier temple est édifié dans le village. En 1598, l’Édit de Nantes est promulgué. On cherche cependant par tous les moyens à convertir les Protestants. En 1644, les cultes protestants sont interdits à Arvert. En 1682, le roi Louis XIV ordonne la destruction du temple. La révocation de l’Édit de Nantes, en 1685 va accélérer l’exode des protestants de la presqu’île, malgré l’interdiction qui leur est faite de quitter la France. Des passeurs sont arrêtés et les fugitifs envoyés aux galères. Le 21 février 1687, trois barques surchargés de fugitifs partant de Mornac, Chaillevette et La Tremblade sont immobilisées par des soldats sur la Seudre. Malgré ces arrestations, la presqu’île se de sa population. Ceux qui restent vont créer une église clandestine qu’ils appelleront Église du désert. Des assemblées clandestines sont organisées dans les dunes, les bois ou dans des granges. Jean-Louis Gibert, pasteur du Désert, aménage ainsi des granges en « Maisons d’oraison » à partir de 1751. On en trouve deux à proximité d’Arvert : à Avallon et à Chaillevette. En 1754, le pasteur, condamné à mort, s’exilera en Amérique. Baronnie sous l’ancien régime, Arvert appartiendra au cardinal de Richelieu, avant de passer à la famille des Senectère. En 1790, Arvert est érigé en commune. Une querelle intervient peu après entre les représentants des communes de La Tremblade et d’Arvert, chacune voulant devenir le chef-lieu du canton. Pour des raisons économiques, c’est La Tremblade qui obtient finalement ce privilège. Occupé par les troupes allemandes pendant la seconde guerre mondiale, le village sera le théatre de durs combats au moment de la libération de la poche de Royan, en avril 1945. L’église Saint-Étienne, cet édifice semble avoir des origines très anciennes, peut-être immédiatement postérieures aux grandes invasions normandes, néanmoins, soit par mode, soit par nécessité, il fut reconstruit vers le XII.me siècle dans le style roman qui fleurissait alors partout dans la région. De cette époque subsiste deux beaux massifs de sept colonnes encadrant les angles de la façade et faisant office de contreforts. Chaque colonne est surmontée d’un chapiteau à la décoration assez fruste. Une sculpture, située à l’angle sud de la façade, semble représenter un guerrier que certains assimilent à un guerrier viking, ce qui n’est pas attesté. L’église eût beaucoup à souffrir des guerres de religion : presque entièrement détruite en 1568, elle n’est relevée qu’en 1683 sous l’impulsion de l’abbé Jean de Lafargue. Reconstruction très sommaire : dès le XIX.me siècle il devient nécessaire de consolider le monument. En 1845, l’église est pourvue d’un élégant clocher carré, surmonté d’une flèche en ardoise, et les murs sont surhaussés. Deux petites chapelles sont adjointes à la nef, donnant à l’église le plan d’une croix latine. Le chœur est restauré en 1890. Il conserve un mobilier datant essentiellement du XVIII.me siècle. La nef, bien proportionnée, conserve quelques graffitis représentant des navires. Sur le parvis de l’église, on peut admirer un puits datant de 1727, commandé par l’archiprêtre de la paroisse Alexandre de Lafargue. Il se situait autrefois dans le parc du presbytère et ne fut réédifié à son emplacement actuel qu’en 1990. Le premier temple construit dans le village d’Arvert fut édifié à partir de 1568, année de la destruction partielle de l’église catholique. Il fut démoli en 1682 sur ordre du roi Louis XIV. En 1834 la commune fit l’acquisition d’une vaste propriété, achetée aux héritiers Martin Descombes : tandis que la commune vendait les jardins aux enchères, le consistoire protestant acheta les matériaux pour édifier le nouveau temple, à partir de l’année 1836. Si au début du XIX.me siècle la commune comptait encore une vingtaine de moulins à vent, seul quatre ont survécu jusqu’à nos jours. Le moulin des justices, construit dès le XVI.me siècle, est le plus ancien d’entre eux. Ce moulin doit son nom au lieu où l’on exécutait la justice seigneuriale sous l’ancien régime. Ses ailes, aujourd’hui manquantes, étaient équipées du système Berton, qui permettait de régler la voilure, même lorsque le moulin était en action. Une stèle du général de Gaulle datant de 1949, commémore la venue du Général de Gaulle à Arvert, le 22 avril 1945, peu après la libération de la presqu’île d’Arvert et de la poche de Royan. Il avait fallu trois jours de combats acharnés pour arriver enfin à la capitulation des dernières troupes allemandes, retranchées dans leurs blockhaus de la forêt de la Coubr.e
Jour (2) Lent, vite vite, lent lent. Nous débutons par notre première séance de danse de salon, c’est le tango. Nous sommes 7 participants Bernadette, claudite, Margueritte, Marie-Michèle, Françoise, Claudine et un seul danseur Michel. Nous sommes encadrés par 2 professeurs de danse Michèle et son mari Alain, ils vont tout comme Djamel et Pascal faire le rôle de danseurs afin de faire danser, tourner, tourbillonner, lancer, serrer, frôler les 6 danseuses, Michel restant quant à lui le danseur participant. Après 2 heures de travail intense, le résultat était là, les couples pouvaient se promener, se balader sur la piste avec une certaine facilité et élégance. Avant de prendre le repas, nous avons pu profiter du parc pour prendre l’air et les rayons du soleil.
Le déjeuner terminé, nous nous préparons pour nous rendre à Saujon qui se trouve à une quinzaine de kilomètres d’Arvert, nous ne présentons pas Saujon et ses thermes, car nous l’avons évoqué dans notre compte rendu intitulé Arvert du printemps2008. Nous pénétrons au centre thermal au cours de notre après-midi aux alentours de 14 heures 30, nous sommes accueillis dans un salon qui nous est réservé par la directrice du centre thermal, le salon jouxte une salle de repos mise à notre disposition où nous pouvons nous reposer au gré de notre fatigue. L’après-midi est rythmé par 3 soins administrés par des kinésithérapeutes, pendant le temps libre, nous pouvons nous adonner au hammam, au sauna, au jacuzzi, à la piscine et ses jets ainsi qu’à des séances d’aquagym, le tout est rythmé par des relaxations au salon en se désaltérant de tisane ou de sieste dans la salle de repos. Le sauna est un bain de vapeur sèche à température de 70 degrés, ses vertus sont nombreuses ouvertures des pores, libération des sinus et des voies nasales, purification et apaisement général grâce aux effets lénifiants de la chaleur. Le hammam, c’est un bain de vapeur humide de 40 degrés dans un air saturé d’humidité, ses effets sont similaires à ceux du sauna, mais il est souvent mieux toléré. Pendant notre après-midi, on nous a proposé 3 soins :
Le shiatsu du corps est un massage appliqué par François par pression sur des points précis de tout le corps, la séance dure une vingtaine de minutes.
Le bain bouillonnant avec Sophie, détrompez-vous, Sophie nous installe dans une baignoire à bulles, met la machinerie en branle et se retire, pendant 20 minutes des jets nous malaxent, nous frictionnent, nous pétrissent, c’est vraiment super.
Nous gardons le dernier soin pour le bonheur des bonheurs, le shiatsu du visage qui nous est assuré par Séverine, elle est esthéticienne, elle nous applique des pressions de do in sur la tête, le visage, le cou, les épaules et le torse, toute la séance d’une vingtaine de minutes se déroule dans l’ambiance d’une musique douce, nous sortons vraiment des mains de Séverine très reposé et relaxé.
L’ensemble des soins quotidiens et les séances de sauna, de hammam, de jacuzzi, de piscine à jets, de relaxation au salon ou de repos dans la salle appropriée, ainsi que le rhabillage nous amenaient jusqu’à 18 heures.
C’est dans une ambiance très calme et de détente que nous rejoignons Arvert, après le dîner, une petite balade pour promener les chiens et se décontracter avant de prendre un repos bien mérité.
Jour (3) Un deux, cha cha cha, un deux. n La matinée commence par un cours d’aqua-gym, l’activité se déroule à la résidence du Moulin du Cassot, la piscine se trouve à 30 mètres de l’hébergement. C’est une piscine couverte avec ses casiers personnels matérialisés avec des chiffres en relief, un cheminement granuleux nous conduit aux toilettes, à la douche, au pédiluve puis à la piscine. L’escalier qui conduit à la piscine est encadré par 2 mains courantes, nous abordons la piscine et son mètre 30 de profondeur. La piscine à une longueur de 12 mètres pour une largeur de 8 mètres, la longueur est matérialisée par des barres rondes, la largeur par des barres carrées, les barres sont situées à 20 centimètres en dessous du niveau de l’eau, elles servent à faire certains exercices. Le fond de la piscine est incliné, la hauteur de l’eau varie entre 1,30 mètre et 1,60 mètre. L’aquagym est animé par Jean Jérome, la séance consiste à un échauffement, puis des exercices d’aquagym proprement dits pendant 45 minutes avec l’aide de briques, de planches et de frites en mousse sans oublier les fameuses barres. Ensuite Jean Jérome nous administre un bon étirement pour terminer la séance, il nous propose 5 à 10 minutes de temps libre où nous pouvons nous relaxer à notre guise. Après une heure passé dans la piscine, nous regagnons nos chambres pour nous doucher, nous habiller, nous relaxer en prenant le soleil sur un banc avant le déjeuner. Pour activer la digestion, nous allons faire une balade près de l’Océan et de la Seudre à ronce les Bains, nous traversons la Tremblade avant d’accéder à ronce les bains. Voici une présentation de la Tremblade, dont dépend Ronce les Bains. La Tremblade est une commune française, située dans le département de la Charente-Maritime et la région Poitou-Charentes. Les habitants de La Tremblade sont appelés les Trembladais et les Trembladaises. La commune compte 4500 habitants et s’étend sur 69 kilomètres carrés. La commune est située dans la presqu’île d’Arvert, sur la rive gauche de l’estuaire de la Seudre. L’océan Atlantique limite la commune sur sa partie occidentale, où une station balnéaire s’est développée au XIX.me siècle : Ronce-les-Bains. La Tremblade se situe à proximité immédiate du bassin ostréicole de Marennes-Oléron. À l’origine, le site de La Tremblade se limitait à un promontoire rocheux en bordure de l’océan, la pointe de Brau. Sur cette langue de terre, les alluvions fluviales et marines se sont peu à peu agglutinés au point de former de nouvelles terres, longtemps incultes et colonisées par les sables. Néanmoins, l’occupation humaine du site dès la préhistoire est attestée, grâce à la découverte de nombreux objets de la vie quotidienne (haches polies, restes de céramiques en particulier), aujourd’hui regroupés à l’hôtel de ville. À la fin du XII.me siècle, une terre à moitié déserte est cédée aux frères de l’ordre de Grand mont, de Limoges, par le seigneur de Mornac, qui est alors propriétaire de la majeure partie des terres de la péninsule d’Arvert. Ces religieux ne tardent pas à y fonder un prieuré, sous le vocable de Notre-Dame de la Garde. Peu à peu, les terres sont défrichées et mise en valeur, et un habitat s’organise : le village ainsi crée est désigné par les chartes du XIII.me siècle comme « Trembledam ». De nombreux moulins et bâtiments agricoles sont édifiés, et les marais salants mis en exploitation. A cette même époque, le seigneur autorise l’exploitation de la forêt de Salis afin de construire de nouveaux logements. Le village de Trembledam semble s’être développé très vite, mais pas au point de devenir une paroisse ou une seigneurie autonome : Trembledam reste jusqu’en 1749 partie intégrante de la paroisse et de la baronnie d’Arvert. Durant plusieurs siècles, l’activité portuaire est très importante et Trembledam est connu pour être un important port exportateur de sel ainsi qu’un havre apprécié en raison de sa situation privilégiée. Aux XVII.me et XVIII.me siècles, le port sert au ravitaillement des colonies de la Nouvelle-France, et abrite également plusieurs chantiers navals. On y construit des navires de pêche, notamment ceux « qui servent pour aller à la pesche du poisson vert au grand banc de Terreneuve », comme l’indique l’album de Colbert. On y radoube également des navires tels que La Renommée du commandant Foran (1662), ou encore Le Grand du capitaine Jehan de Lestrille (1675). Un embryon d’arsenal est créé sous la forme de magasins royaux, et pendant un temps, le roi Louis XIV envisage de faire du village un grand port militaire. Pour des raisons stratégiques, c’est pourtant un petit village au milieu des marais, non loin de l’embouchure de la Charente, qui est choisi : la future ville de Rochefort. Au XVIII.me siècle, par un retournement de situation démographique, le village, qui n’est même pas une paroisse et qui dépend encore de la seigneurie d’Arvert, compte une population plus importante que le village d’Arvert lui-même. Le maréchal de Sénecterre, baron d’Arvert, choisit alors d’installer son château au village de La Tremblade. La voie est tracée pour que le village, qui compte environ 2000 habitants à la veille de la Révolution, devienne chef-lieu du canton nouvellement créé en 1790. Sous la Terreur, le village porte quelque temps le nom de « La Réunion-sur Seudre ». En 1794, le marquis de Conflans, dernier seigneur de La Tremblade, est forcé de céder son domaine à la République. Au cours du XIX.me siècle, la ville se dote de nouveaux équipements (église, temple, marché couvert, chemin de fer) et devient un centre économique important du département. L’ostréiculture révolutionne l’économie locale, fondée sur la pêche et qui se tourne de plus en plus vers le tourisme. En 1876, La Tremblade est classée 5e port de France après la Rochelle, avec un trafic estimé à 8300 tonnes (huîtres, sel, produits de la pêche). De nombreuses villas balnéaires sont bâties au bord de l’océan, à l’ouest de la commune, selon un plan en damier établi par Édouard Perraudeau de Beaufief, l’une des premières étant la villa « La cigogne », édifiée en 1860 : l’embryon de la future station balnéaire de Ronce-les-Bains. En 1940, la ville est occupée par les troupes allemandes. Lors de leur évacuation, en février 1945, celles-ci incendient le centre-ville. Les Alliés débarquent au mus-du-loup le 14 avril 1945 et libèrent la ville, évènement commémoré par une stèle édifiée en 1984. L’économie de la ville de la Tremblade repose essentiellement sur la production des huîtres et donc de toutes les activités autour de l’ostréiculture. Le bassin de production des huîtres de la Tremblade, Marennes et de l’Île d’Oléron est le plus important au monde. Il se situe dans l’estuaire de la Seudre. La ville mise également sur le développement du tourisme, en particulier grâce à l’ouverture du casino, du port de plaisance en ville et le projet de port en eaux profondes au « mus du loup ». Nous garons le véhicule près du pont qui enjambe la Seudre, le pont a une longueur de 1500 mètres. Nous nous promenons sur le littoral de l’océan et au bord de la Seudre. Au début le chemin est envahi de sable suite à la dernière tempête, qui a fait de nombreux dégâts en front de mer, elle a emmené les pontons d’amarrage, déraciné des arbres, soulevé des toitures, soufflé des cabanons, inondé des commerces et des habitations. tout le monde s’affaire, afin que tout soit clean et plus qu’aucune trace du désastre subsiste à la prochaine saison touristique. Nous avons traversé des lotissements, des rues bordées de commerces et d’hôtels, de petits bosquets, nous sommes descendus sur la plage pour fouler le sable, des plagistes faisaient bronzette, et, quelques aventureux mettaient les doigts de pieds dans l’eau. Après 90 minutes de marche et 4 kilomètres parcourus, nous avons rejoint Arvert. Michèle et Alain nous y attendaient pour notre cours de danse, aujourd’hui il est consacré au cha cha cha. c’est avec application que nous avons appris le pas de base et quelques figures, les déplacements sont plus techniques et leurs enchaînements demandent de la concentration. Pour nous détendre nous avons terminé la séance en s’exerçant au Madison, moins compliqué, plus rythmé et festif. Après nos 2 heures de danse, nous avons pris le soleil du soir, qui était encore très ardent. Le dîner terminé, la journée n’était pas fini, nous avons eu droit à une petite séance de révision de nos 3 danses apprises. C’est vers 23 heures que bien lessivés de notre journée physique que nous avons rejoint nos chambres.
Jour (4) Un deux, un deux. La matinée est consacrée à l’initiation au passo doble, c’est moins traumatisant que le cha cha cha, c’est le pas militaire plus harmonieux et ondulant. Après l’apprentissage du pas de base, nous avons enchaîné les principales figures dans l’ambiance de corrida. A la fin du cours nous avons eu une petite piqûre de rappel des danses apprises précédemment, et, nous avons conclu par le Madison. Nous avons profité de quelques petits rayons de soleil timides pour s’aérer avant le déjeuner. Après une petite sieste et un bain de soleil léger dans le parc de la résidence, nous avons pris la route de la Palmyre qui dépend de la commune des Mathes à quelques kilomètres d’Arvert. Arrivés à la Palmyre nous avons emprunté, le petit train touristique pour découvrir la cité balnéaire. Un vent violent balayait le littoral, bien couverts nous écoutions les explications et informations distillées par notre guide chauffeur. Pourquoi le nom la Palmyre, Aliénor d’Aquitaine possédait Au XII.me siècle l’Aquitaine et Le Poitou. A 16 ans elle épouse le futur roi Louis VII âgé de 19 ans, elle amène donc à la couronne française l’Aquitaine et le Poitou. Louis VII très pieux, il décide de se rendre à Jérusalem accompagné de sa femme Aliénor d’Aquitaine. Au cours du voyage elle s’amouracha d’un prince musulman, de retour en France, en visite sur ses terres des Mathes, en parcourant le marais et la forêt qui l’entoure. Elle décida de donner le nom de la Palmyre à ce lieu. Bien sûr Louis VII n’apprécia pas du tout cette initiative, il la répudia avec l’accord de la papauté. Aliénor d’Aquitaine repris donc l’Aquitaine et le Poitou à la France, 3 mois après son divorce, elle se remarie avec Henri de Plantagenais qui allait devenir roi d’Angleterre. L’Aquitaine et le Poitou était donc devenus sous influence anglaise. En visite sur ses terres Aliénor d’Aquitaine prit la décision de rompre avec le sport local, qui était de faire échouer les embarcations pour leur extorquer leurs marchandises. C’était très simple, on coiffait les vaches d’un support entre leurs cornes, on les promenait sur le littoral par mauvais temps ou la nuit, les marins pensaient qu’ils avaient à faire à des signaux maritimes. Ils s’approchaient de la rive et s’enlisaient dans le sable, il ne suffisait plus au gabans de rejoindre l’épave pour en soustraire leur précieux chargement. Un seigneur du coin s’adonnait à cette activité, le seigneur de Beauregard, il faisait fit de la charte interdisant le piratage, en plus loi qui émanait d’une femme. Il voulut passer outre, il fut prit, on le noya à moitié, on le pendit, on le mit dans son château que l’on détruisit. La charte était sans pitié pour les contrevenants, le fruit du butin était donné aux filles pauvres comme dote, si jamais on ne trouvait pas de fille à doter, le butin revenait à l’abbaye de Vaux située près de Royan. Pour la petite histoire, le roi d’Angleterre, Henri de Plantageanais trouvant qu’Aliénor d’ Aquitaine s’occupait trop de politique, il l’emprisonna, c’est son fils Richard Cœur de Lion qui lui redonna sa liberté. Le petit train nous transporta à l’intérieur de la Palmyre, on pu découvrir le zoo, l’ancien village du Clapet (c’était le lieu où était installé une écluse-vanne qui maîtrisait l’eau des marais. La forêt de pin, la zone dunaire paradis de l’Euphorbe qui a des qualités pour guérir les verrues, les dunes sont envahies d’oyat qui ont le rôle de stabiliser le sable. Nous passons près du port de la Palmyre, c’est le royaume des plaisanciers, 2 bateaux de pêche y sont ancrés. Nous distinguons le phare de la Coubre, auparavant il se trouvait à 2 kilomètres de l’océan, aujourd’hui il se trouve à 200 mètres de la mer, ce qui tend à dire que les tempêtes à répétition rongent le littoral. Nous pouvons apercevoir l’île d’Oléron, l’île de cordouan, son nom vient de Cordou en Espagne, les arabes qui avaient envahis l’Espagne, remontèrent depuis Cordoba et de Grenade l’Atlantique. Ils avaient installé une légion sur l’île située au large de la côte sauvage. Nous avons parcouru le centre de la Palmyre, en parcourant de vastes avenues, nous avons pu admirer la villa Sextant, qui fut occupé en 1962 par l’armée américaine lors de manœuvres dans le cadre de la guerre froide, c’était leur quartier général. Nous avons pu contempler la villa Russe construite en 1935. Voici une présentation de la commune des Mathes, et, de la cité balnéaire de la Palmyre.
Les Mathes est une commune française, située dans le département de la Charente-Maritime et la région Poitou-Charentes. Ses habitants sont appelés les Mathérons et les Mathérones. La commune compte 1675 habitants et s’étend sur 35 kilomètres carrés. La commune se compose de deux noyaux urbains, d’architecture et de fonction différentes : d’une part, le bourg des Mathes, village traditionnel saintongeais regroupé autour de son église romane, d’autre part, la station balnéaire de La Palmyre, située à proximité de la baie de Bonne Anse. L’une des attractions majeures de la ville est son parc zoologique, qui attire chaque année près de 800000 visiteurs. Premier parc zoologique privé de France, c’est également l’un des plus renommés d’Europe La commune des Mathes se situe dans le sud-ouest du département de la Charente-Maritime, dans l’ancienne province de la Saintonge. Longtemps simple village tourné vers les activités maraîchères et forestières, la création d’un complexe balnéaire à proximité de la baie de Bonne Anse, dans les années 1960-1970, a métamorphosé la commune. Originellement conçue comme un simple prolongement du village, la station balnéaire de La Palmyre est devenue un centre urbain à part entière avec ses propres infrastructures, centres commerciaux, galeries marchandes et annexes des principaux services publics. C’est également le poumon économique de la cité, grâce à son parc zoologique de réputation internationale, son Club Med et son port de plaisance. La commune est située dans la partie occidentale de la presqu’île d’Arvert, au cœur d’une forêt domaniale de 8000 hectares, la forêt de la Coubre, qui forme une vaste pinède. Le sol y est constitué d’un plateau calcaire entouré de terres argileuses dans sa partie septentrionale, là où s’étendait autrefois un étang nommé Le Barbareu, tandis qu’au sud, il est de nature sablonneuse. Le littoral, qui s’étend le long de l’océan Atlantique, à proximité de l’embouchure de la Gironde, est constitué de vastes étendues dunaires, prolongées par une baie formant une sorte de lagon, la baie de Bonne Anse. Deux plages se situent sur le littoral communal : l’une, la plage de La Palmyre, protégée des courants par la baie de Bonne Anse, est propice à la baignade, tandis que la plage de la Côte-Sauvage, que la ville partage avec la commune de La Tremblade, est plus adaptée aux sports nautiques, en particulier le surf. Située face à l’île d’Oléron, et orientée plein ouest, elle est en proie à de forts courants et à des phénomènes de baïnes. Il n’est pas rare d’y voir des vagues spectaculaires. La commune se situe sur le littoral Atlantique, à environ 10 kilomètres au nord-ouest de la ville de Royan, 60 kilomètres au sud de la préfecture du département, La Rochelle, et une centaine de kilomètres au nord de la ville de Bordeaux. Le phare de la Coubre marque la limite avec la commune de La Tremblade. La D25, qui constitue le prolongement de la rocade de Royan, traverse la commune dans sa partie méridionale : c’est la principale voie d’accès vers le quartier de La Palmyre. Atteignant également le promontoire sur lequel se trouve le phare de la Coubre, elle remonte ensuite vers le nord, en direction de Ronce-les-Bains, station balnéaire attenante à la ville de La Tremblade. Une voie rapide, la D141, permet de relier le quartier de La Palmyre à la ville d’Arvert, située au nord de la commune, via le village des Mathes. Traversant la pinède et bordant l’hippodrome de Royan-La Palmyre, elle est également appelée avenue des Mathes. Une route touristique, que l’on atteint depuis le centre-bourg des Mathes, conduit au village de Saint-Augustin, et au-delà, à la ville de Saint-Palais-sur-Mer. Elle ménage de beaux points de vue sur les marais d’Étaules et de Saint-Augustin et les villages pittoresques qui y sont implantés. La commune n’est pas desservie par le chemin de fer. La gare SNCF la plus proche se trouve à Royan. Celle-ci accueille des TER et des trains Corail Intercités: des bus de la compagnie Cara’bus partent régulièrement de la gare vers les communes avoisinantes, dont Les Mathes. La commune est bordée dans sa partie septentrionale par les anciens marais d’Arvert et d’Étaules, sillonnés de nombreux chenaux, et dans sa partie méridionale et occidentale par l’océan Atlantique. 1043, dans une charte indiquant l’appartenance de l’église saint-Eutrope à l’abbaye de Vaux. À cette époque, le village était une île, située dans l’ancien étang de Barbareu, lequel avait lui-même succédé au golfe d’Arvert, qui s’ouvrait encore sur l’océan au début de notre ère. Le village est rattaché à la paroisse d’Arvert au milieu du XIII.me siècle, avant de devenir une paroisse autonome en 1671. Le XVII.me siècle fut une époque de grands travaux, afin de maîtriser un littoral devenu particulièrement dangereux du fait de déboisements inconsidérés : les massifs forestiers étant la seule protection contre le déplacement des dunes, prêtes à ensevelir les habitations du fait de l’action du vent. Malgré ces précautions, un village situé au nord de La Palmyre, connu sous le nom de Notre-Dame de Buze, est entièrement enseveli par les sables. S’il n’en reste guère de vestiges, mis à part quelques pierres de l’église et quelques débris au milieu de la forêt, les chroniques de l’époque nous apprennent que cette ancienne localité comportait une église et une léproserie. Les fonts baptismaux de l’église de Notre-dame de Buze sont maintenant situés dans l’église Saint-Eutrope. Pendant la Révolution, les terres de la baronnie d’Arvert, de laquelle dépend la paroisse, sont vendues comme biens nationaux, avant de revenir à leur ancien propriétaire, le marquis de Conflans, au moment de la restauration. Durant le Premier Empire, en 1811, deux platanes sont plantés symboliquement, afin de célébrer la naissance du « Roi de Rome ». Toujours debout, ils furent classés monument historiques en 1932. La seconde partie du XIX.me siècle verra également la plantation d’un vaste massif forestier constitué pour l’essentiel de pins maritimes : la forêt de La Coubre. Tout comme pour le massif forestier des Landes de Gascogne ( qui s’étend depuis Le Verdon-sur-Mer, de l’autre côté de l’estuaire de la Gironde, jusqu’au sud de la Gascogne, dans l’actuel département des Landes ), l’objectif était de fixer les dunes du littoral. La plantation de cette forêt de presque 10000 hectares permit le développement de l’industrie du gemmage, qui fut prédominante jusque vers la décennie 1950-1960. Dans les années 30, on commence à bâtir des villas balnéaires pour des personnalités attirées par le climat privilégié et les vertus de l’air marin. Ainsi, en 1930, un prince russe en exil fait bâtir la villa russe, d’inspiration slave, puis en 1935, c’est la villa le sextant qui est bâtie par l’architecte Le Corbusier Les années 60 verront le début de la ville de La Palmyre, qui est conçue comme une station balnéaire indépendante du village primitif : elle est représentative de l’architecture moderniste, tout comme plusieurs villes de la région. En 1966, Claude Caillé fonde le zoo de La Palmyre, appelé à devenir l’un des plus réputés d’Europe, et qui assure une partie de la prospérité de la commune. En 1976, un violent incendie se déclara à proximité de La Palmyre, obligeant à évacuer en urgence les 800 animaux que comptait alors le zoo. Par miracle, les flammes s’arrêtèrent à quelques mètres de celui-ci, mais des centaines d’hectares de forêt furent réduits en cendres. Afin d’éviter que ce sinistre n’attise la convoitise de promoteurs immobiliers, le conservatoire du littoral décida en 1978 d’acquérir plusieurs parcelles du massif forestier de La Coubre, notamment la forêt des Combots d’Ansoine, qui se situe à l’entrée de La Palmyre En 1999, la tempête Martin qui balaya la région causa de nouveaux dégâts dans la commune, notamment du fait des nombreuses chutes d’arbres. D’après l’ONF, ce sont l’équivalent de dix années de récoltes qui auraient disparues durant cette tempête. Le parc zoologique de La Palmyre, première entreprise de la commune Les principaux secteurs économiques sont le tourisme, l’aide aux particuliers ou aux entreprises, ainsi que le commerce. L’aide aux particuliers représente 40,7 % des emplois de la commune, le commerce, 25,9 %.Les autres secteurs d’activité sont la construction (7,9 %) , l’industrie agro-alimentaire (5,1 %) ou l’immobilier (3,2%)Une Zone d’activité, la ZA du Néré, est implantée au nord du village des Mathes. Au total, ce sont près de 216 entreprises qui sont présentes sur l’ensemble du territoire communal. L’une des entreprises les plus prospères de la commune est le zoo de La Palmyre, qui représente 9 millions d’euros de chiffre d’affaires à lui seul. Le taux de chômage, qui culminait encore à 18 % en 1999, est descendu à 15,6 % en 2004, ce qui correspond approximativement à la moyenne départementale. Après un bon bol d’air, nous avons fait quelques emplettes à la Palmyre, ensuite nous sommes allés près de Royan aux caves de Didone, où chacun a pu se procurer toutes sortes de produits régionaux pour offrir ou se faire plaisir. Ensuite ce fut le retour à Arvert, après le dîner, Claudite, Bernadette et Claudine nous ont exécuté un petit concert improvisé au piano.
Jour (5) Un deux, 3 4, 5 et 6, sept et huit. La matinée est consacrée à une seconde séance d’aqua-gym sous la houlette de Jean-Jérome. Ensuite nous avons profité d’un temps merveilleux pour faire bronzette avant le déjeuner.
Après le repas, nous avons une heure de libre où la plupart profitait du charme et du calme du parc autour du Moulin du Cassot. Ensuite ce fut la découverte du rock and roll, après avoir bien décomposé les pas de base avec des rythmes plus ou moins rapides, nous nous sommes lancés dans quelques figures. Les couples tournoyaient dans tous les sens, sans lâcher contact, le résultat était assez convainquant. Personne ne se heurtait, nous enchaînions les passes de rock and roll sous des rythmes effrénés. Pour récupérer de près de 2 heures à rouler les pierres, nous avons terminé par notre mascotte qu’est devenu le Madison. C’est quelque peu épuisé que nous avons terminé la séance de danse, pour décompresser nous avons pris l’air sur un banc à l’abri d’un petit vent qui s’était levé. Après de dîner, l’activité danse reprend. Pendant une heure Michèle et Alain nous font répéter le tango, le cha cha cha, le passo doble, le rock and roll et le Madison. C’est vers 23 heures que les feux de la piste de danse ce sont éteints, danseuses et danseurs ne se sont pas faits prier pour aller se mettre dans les bras de Morphée.
Jour (6) Un deux trois, un deux trois. Au petit déjeuner, nous sommes le premier mai, Michèle et Alain ont la gentillesse et la délicatesse de nous offrir à chacun un brin de muguet. La matinée est réservée à la visite de l’écomusée de l’huître de Marraines. Nous prenons la direction de la Tremblade et Ronce les Bains, nous franchissons la Seudre en empruntant le pont qui l’enjambe, il mesure 1500 mètres de long. Nous arrivons au rond-point du petit baigneur, il est matérialisé par une sculpture qui représente un enfant, qui tire un bateau avec une huître sous le bras. Nous sommes à Marennes, nous longeons le canal qui est un bras de la Seudre, qui se jette à l’océan, nous approchons du port de Cayenne où monsieur Sonnette nous attend pour nous conter sa passion qu’est le métier d’ostréiculteur. La véritable huître de Marennes était lisse et ronde, tous les bassins de France cultivaient la même qualité d’huître, en 1870 un navire qui s’appelait le Morlaisien qui devait rejoindre les côtes du Nord a échoué près de Royan, on a donc déchargé sa cargaison qui était constituée d’huîtres du Portugal. La portugaise a donc par le hasard été élevée dans le bassin de Marennes Oléron, la coquille est plus rugueuse et bombée, ensuite on a introduit la race japonaise en 1970, aujourd’hui la nouvelle race d’huître est la tiplot qui est née en laboratoire. La tiplot possède une petite queue qui lui est caractéristique, ce qui fait que nous ne pouvons pas l’ouvrir par l’arrière. La tiplot naît en laboratoire, mais elle est élevée comme les autres. Ce sont les compagnons du tour de France qui ont propagé l’huître comme met, ils l’ont découvert aux détours de la côte quand ils se restauraient dans les tables d’hôtes appelées Caillenne. Plus tard l’huître est arrivée sur la table des rois, pour la petite histoire on a même voté avec des coquilles d’huîtres qui servaient de bulletins de vote. L’huître devient laiteuse au mois de juillet, elle prépare sa ponte, lorsque l’eau de mer arrive entre 18 et 20 degrés l’huître fait sa première ponte qui est femelle de 2 millions d’ovules, la deuxième ponte de la même huître est la ponte male de 10 millions de spermatozoïdes. Les germes se rencontrent dans l’eau par les courants, dès qu’ils se rencontrent 4 heures après une tâche noire apparaît dans l’ovule et le cœur se met à battre. La petite ovule saute dans les courants, elle monte et descend les marées pendant 10 à 12 jours, si elle touche quelque chose, elle survit sinon elle sera perdue. Sur les 2 millions d’ovules seulement 16 à 20 ovules survivent, et au bout des 4 ans d’élevages ce seront la moitié qui finiront sur la table pour être dégustées. Fin juillet début août l’ostréiculteur installe des capteurs ou collecteurs dans l’eau, auparavant on captait les ovules avec des petits fagots de bois constitués d’une vingtaine de bouts de bois, le fagot était maintenu dans l’eau par une pierre et il était attaché à une corde. Une fois le fagot ensemencé de petits points noirs ou ovules, l’ostréiculteur les repêchait pour les installer dans des tables à pousser. Les fagots ont été interdits car ils freinaient les courants, ensuite on captait sur des chapelets constitués de coquilles d’huîtres constitués par les femmes au mois de juin et juillet. On a capté sur tuile d’ardoise, aujourd’hui on capte sur tuyau en plastique, on nous fait toucher sur un tuyau en plastique des petits ovules qui ont 9 jours, c’est très minuscule mais le mollusque et les 2 coquilles sont déjà formés. Sur un tuyau en plastique nous apercevons de toutes petites huîtres qui ont 6 mois, on en dénombre 600 sur ce tuyau, l’hiver l’huître subit le mauvais temps, les tempêtes donc elles ne poussent pas et elles sont parfois arrachées de leur collecteur. Les huîtres de 12 mois sont très saillantes donc coupantes, à 18 mois on enlève les huîtres de leur support car elles sont touche à touche et elles ne peuvent plusse développer. Le travail de récolte sur les supports s’effectue du mois de janvier au mois de mai, la tâche se fait à la machine ou à la main ce qui va aussi vite, les hommes ramènent les huîtres sur des tables à la main d’œuvre féminine. Les femmes trient les huîtres, les petites sont ressemées en mer carrément sur le sol avec une pelle et elles vont y rester un an de plus, les moyennes vont aller en culture casiers ou pochons. Dans chaque pochon on introduit à peu près 1 kilogramme d’huîtres moyennes, on installe les pochons à un mètre du sol dans la mer sur des tables en fer, tous les bassins ostréicoles de France font la culture pochon. Dans leur 4 ans de culture l’huître sera changer 7 à 8 fois de parc, il y a des parcs de sable, de graviers, de vase etc., au départ pour la pousse on les met sur des terrains vaseux, la dernière année l’huître à droit aux parcs sableux et de graviers. Dans le bassin de Marennes d’Oléron il y avait 3000 producteurs, aujourd’hui on n’en compte que 700, dans un proche avenir ce nombre sera encore divisé par 2, ce seront uniquement de gros établissements européens, la petite exploitation est en voie de disparition. La superficie du bassin de production à marée basse est de 3600 hectares. A la belle époque le bassin horticole employait 10000 personnes, toute l’année il y avait des tâches à effectuer que ce soit pour les hommes ou les femmes, maintenant l’été les femmes n’ont plus de travail, heureusement que le tourisme est arrivé. Au mois de septembre la vente des huîtres recommence, les hommes vont repêcher les pochons qui ont 4 ans, on garnit les tables aux femmes qui jusqu’au mois de décembre vont calibrer les huîtres. Le calibrage va de la plus petite calibre 5 à la plus grosse calibre 0, autrefois le calibrage se faisait manuellement, la France compte 11 bassins ostréicoles de la Méditerranée à la Normandie et chaque bassin à son appellation. L’appellation du bassin de Marennes d’Oléron est la poussant claire, la spéciale de claire et la fine de claire. L’appellation de claire s’étend donc sur 3600 hectares et sur 15 kilomètres de côte, l’ostréiculteur n’est pas propriétaire des parcs en mer, ce sont des concessions maritimes avec des baux renouvelables tous les 15 ans et ils se transmettent de génération en génération. Auparavant les bassins de Marennes et d’Arcachon fournissaient en essaim d’huîtres tous les autres bassins ostréicoles, aujourd’hui la production d’essaims se fait en laboratoire à proximité des bassins. Les ennemis de l’huître avant qu’elle soit en pochon sont l’étoile de mer, la dorade, le petit crabe coureur, la raie, et le plus grand ennemi et le bigorneau perceur, tous ces prédateurs étouffent, brisent, aspirent ou sucent le mollusque contenu dans l’huître. Un laboratoire a trouvé la façon de remédier à la queue qui se trouve à l’arrière de la race d’huître tiplot, il suffit d’interrompre de la nourrir en laboratoire pendant une dizaine de jour quand elle est encore en laboratoire et le tour est joué, à maturité la queue a disparu est on peut l’ouvrir sur tout son périmètre. Les huîtres provenant de laboratoire sont matures à 3 ans de culture au lieu de 4, elles vivent en laboratoire jusqu’à 2 mois après elles retrouvent l’élément marin, leur goût est identique à l’huître fécondée et née en mer. Aujourd’hui le calibrage se fait à la machine dans de petits godets qui calibrent au poids entre 30 grammes et 110 grammes, ce qui fait qu’il n’y a plus que 3 calibrages au lieu de 6 avant petite, moyenne et grosse. L’ensemencement au mètre carré de l’huître diffère selon la qualité de l’huître 2 au mètre carré pour la poussant claire, 4 pour la spéciale de claire et 15 pour la fine de claire. On pourrait en ensemencer 100 au mètre carré, mais la qualité ne serait pas la même, car une huître pour se nourrir filtre 2 litres d’eau à l’heure, l’huître est une pompe qui aspire et refoule l’eau et se nourrit du plancton vivant qu’il y a dans l’eau. Dans les claires il y a une algue microscopique qui s’appelle la navicule bleue, le pigment de cette algue microscopique donne une petite teinte verte du côté gauche aux huîtres affinées claires. 60% de la production se commercialise pour les fêtes de fin d’année, les huîtres sont pêchées, passées au laveur, décantées pendant 24 heures, elles sont repassées au laveur, ensuite on garnit les tables pour que les femmes les trient. Devant chaque table il y a un tabouret où sont assises 2 femmes, une à 3 huîtres dans sa main gauche et 2 dans la droite, elle les dispose dans la bourriche et annonce 1, sa collègue fait la même opération et annonce 2, elles renouvelles l’opération jusqu’à l’annonce 10, on sait alors que la bourriche est pleine, elle contient 50 huîtres, c’est-à-dire 4 douzaines plus 2 en prévention si une se cassait ou était défectueuse. Le jour d’emballage il était interdit de parler, sinon le patron faisait une remontrance et à la troisième c’était la porte. Auparavant il existait de grosses bourriches en osier qui contenaient 50 douzaines d’huîtres, aujourd’hui les grandes surfaces demandes quelquefois des bourriches de 2 ou 3 douzaines, l’emballage est donc une pièce maîtresse de l’ostréiculture, car en cas d’erreur du nombre d’huîtres contenu dans une bourriche répétée, l’ostréiculteur peut perdre le marché. Une huître emballée par une femme est garantie 15 à 20 jours sortie de l’eau de 0 à 8 degrés, si elle est bien emballée. La première bourriche emballée pour les fêtes de fin d’année dans chaque exploitation est remisée dans une buanderie, 15 jours après on l’ouvre pour déguster les huîtres, c’est le témoin gustatif en cas de remarque. Le bassin de Marennes d’Oléron produit 80000 tonnes d’huîtres par an, tout l’ensemble des bassins français en produisent 250000 tonnes annuellement. Le premier parc à huîtres date de 1870, c’est l’idée d’un habitant de la Tremblade tout près d’ici, il partait à la guerre de 70, pour mettre à l’abri alimentairement sa femme et son fils il décida de mettre des huîtres pêchées sur la côte dans d’anciens marais salants. Il partit à la guerre, sa femme et son fils ont donc essayé de vendre les fameuses huîtres au Noël suivant, mais la navicule bleue n’était encore pas connue et elle repoussait les acheteurs. Un écailler parisien en a acheté, il trouvait qu’elle avait un goût formidable, la poussant claire et son goût de noisette était née. Notre narrateur nous a terminé son explication sur sa passion qu’est l’ostréiculture en nous racontant la vie d’antan de sa famille, il est à 78 ans le successeur d’une longue lignée d’ostréiculteur qui remonte à son grand-père arrivé de paris à la fin du XIX.me siècle. C’est quelque peu ébahi par les connaissances de monsieur Sonnette que nous avons rejoint le restaurant géré par la fille de notre vieux loup de mer, nous nous sommes installés autour d’une table monastère en ormeau galeux. On nous a servis des huîtres, des crevettes, du beurre fleur de sel, du pain de campagne et un excellent vin blanc d’Oléron. Après cet aca nous rejoignons Arvert pour le déjeuner, une fois le repas ingurgité, nous sommes allés nous prélasser dans le parc avant d’entreprendre notre dernière séance de danse. Elle est consacrée à la valse, nous nous essayons aux diverses valses, dont la valse viennoise et la valse musette. Comme nous devenons doués, la valse étant vite intégrée, nous consacrons la fin de la séance à une dernière répétition de tango, de cha cha cha, de passo doble, de rock and roll, de valse sans oublier le madison. Nous profitons du dernier temps libre pour commencer à faire nos valises et à profiter des derniers rayons de soleil de la journée. Nous sommes conviés à prendre un cocktail, nous faisons le bilan de notre semaine, tout le monde s’exprime, puis nous passons à table pour partager notre dernier repas ensemble. Pour digérer la paella, nous faisons une petite balade autour de la résidence avant de retrouver nos chambres.
Jour (7) C’est le départ, après le petit déjeuner, chacun rejoint sa gare respective Royan ou Rochefort pour regagner son domicile. Nous ce fut Royan, notre chauffeur de taxi (Isabelle) nous y conduisit, puis après 2 changement à saintes et à Bordeaux, c’est à 19 heures que nous sommes arrivés à bon port en gare de Montpellier.
Nous garderons un excellent souvenir de ce énième séjour à Arvert, mais chaque fois nous choisissons un thème différent. Ce qui procure une découverte de nouvelles activités, et nous rencontrons des personnes différentes en tant que participants et d’animateurs. Nous apprécions toujours autant la balnéothérapie, l’aquagym rythmée par Jean-Jérome. Nous avons découvert les 2 stations balnéaires que sont la Palmyre et Ronce les Bains, nous écoutons toujours avec intérêt monsieur Sonnette nous narrer sa vie d’ostréiculteur et celle de l’huître. Nous avons été charmé par Michèle et Alain nos professeurs de danse, qui ont su se mettre dans notre position de déficients visuels pour nous expliquer et guider dans l’apprentissage ou pour certains la piqûre de rappel afin de maîtriser les bases des danses appréhendées. Que dire du personnel de la résidence du moulin du Cassot, nous ne voulons pas trop les faire mousser, mais ce sont vraiment des pros. Nous dirons même qu’ils se bonifient, comme le bon vin, alors qu’ils continuent à nous régaler. La table est toujours aussi exquise, nous faisons notre cure de poisson à toutes les saveurs, nous avons dégusté une superbe mouclade de moules, le riche hachis Parmentier, les entrées et les desserts succulents. N’oublions pas les vins de la région, qui consommés à discrétion sont fameux, quant à l’hébergement, c’est très bien étudié. Le parc est tout entier accessible, c’est le paradis des oiseaux, le soir nous nous endormons avec eux, et, le matin, c’est agréable de se réveiller avec leurs chants.

Claudine et Michel

Voici une description de la ville de Marennes :

Marennes ( en saintongeais Marenne ) est une commune française, située dans le département de la Charente-Maritime et la région Poitou-Charentes. Ses habitants sont appelés les Marennais et les Marennaises. La commune compte 5315 habitants et s’étend sur 20 kilomètres carrés. La ville de Marennes fut longtemps l’une des cités les plus prospères de Saintonge, de par sa situation au cœur des marais salants, en un temps où le sel était l’une des denrées les plus recherchées. Capitale du pays de Marennes, ville riche de nombreux hôtels particuliers, elle fut le siège d’une sous-préfecture jusqu’en 1926, et abrita un temps l’un des régiments d’infanterie coloniale. Elle est aujourd’hui la principale agglomération du bassin ostréicole de Marennes-Oléron, l’un des plus importants et des plus renommés d’Europe. Marennes est une commune urbaine, située au sud-ouest du département de la Charente-Maritime, dans l’ancienne province de la Saintonge. Proche du littoral Atlantique, la ville s’est développée sur la rive droite de l’estuaire de la Seudre, et tire une partie de sa notoriété de son bassin ostréicole : le bassin de Marennes-Oléron. De par sa situation géographique remarquable, elle a de tout temps été au centre d’un carrefour de communications et d’échanges qui sont à l’origine de son développement urbain. La ville est un important carrefour routier, située sur des axes secondaires du réseau départemental, mais néanmoins très fréquentés. Cinq routes départementales la relient directement aux villes de Rochefort (27 km), Saintes (41 km), Royan (30 km), La Tremblade (10 km) et à l’ile d’Oléron (6 km). Tout d’abord, Marennes est située sur un axe routier important, la route départementale D.728. Cette route relie directement Saintes, ancienne capitale de la Saintonge et aujourd’hui deuxième ville du département, à l’agglomération marennaise. Marennes est reliée à La Tremblade par la route départementale D.728 E qui prolonge la D.728, en franchissant l’estuaire de la Seudre, par le Pont de la Seudre depuis 1972. Cette voie d’accès, qui contourne le centre-ville de Marennes à l’ouest, dessert également le quartier balnéaire de Marennes-Plage. Le second grand axe routier qui traverse la commune d’est en ouest est la route départementale D.26, laquelle prolonge à l’ouest la D.728. C’est une route particulièrement fréquentée puisqu’elle constitue l’unique accès à l’île d’Oléron. Érigée en rocade urbaine, qui contourne le nord de la ville, cette route traverse la petite ville de Bourcefranc-le-Chapus d’est en ouest, où elle est bordée par une zone commerciale bien équipée et le lycée maritime régional, avant d’aboutir au Pont de l’île d’Oléron, construit en 1966. Le troisième grand axe routier est celui qui relie Marennes à Rochefort, via Saint-Agnant, par la route départementale D.733. La jonction avec cette route importante en Charente-Maritime se fait avec la D.123 qui va de Marennes à Saint-Agnant. C’est près de cette petite ville que se trouve l’aéroport de Rochefort-Saint-Agnant. Ce dernier est appelé à jouer un rôle départemental de premier plan dans un proche avenir. La route départementale D3 est un itinéraire touristique très fréquenté. Il traverse le village du Breuil (écart de la commune de Marennes) avant de rejoindre les villages de Hiers et de Brouage, site historique majeur de la région. Enfin, elle est reliée à Royan, via Saujon, par la route départementale D.131, puis par la D.733. Depuis l’édification des deux ponts-viaducs d’Oléron et de la Seudre, une rocade urbaine contourne la ville au nord et à l’ouest depuis les années 1970, permettant de mettre fin aux interminables embouteillages en centre-ville. Un petit aérodrome, l’aérodrome du Bournet, situé sur la route de Rochefort, au nord de la ville, accueille quelques avions de tourisme. Le territoire communal est bordé sur ses limites septentrionales et méridionales par d’importants marais, issus de deux anciens golfes marins, lesquels sont été progressivement comblés au fil des siècles. Au nord, se trouvait le Golfe de Broue ou de Brouage, parfois appelé Golfe de Saintonge. Par suite de l’accumulation d’alluvions d’origine fluviatile et marine, celui-ci est devenu une vaste étendue marécageuse, dénommée Marais de Brouage. Ce dernier se caractérise par une faune et une flore remarquablement diversifiées qui lui ont permis d’être classé « Grand site national de France», où de nombreux sentiers de promenade ont été aménagés, et des postes d’observation de la vie sauvage y ont été installés. Au sud, l’ancien Golfe de la Seudre – qui correspond aujourd’hui à la vallée et à l’estuaire de ce petit fleuve éponyme a été aménagé en marais salants dès l’Antiquité gallo-romaine avant d’être reconverti dans le courant du XIX.me siècle en parcs ostréicoles. Au nord-ouest de la commune s’étend une petite zone boisée, héritage de l’ancienne forêt de La Gataudière. Celle-ci était jadis bien plus étendue, appartenant alors à l’antique forêt de Baconnais aujourd’hui entièrement disparue, et sa présence est attestée par l’étymologie de plusieurs lieux-dits, dont celui du village du Breuil, signifiant bois en vieux français. Au sud-ouest, Marennes est bordée par la vaste embouchure de la Seudre et son littoral est partiellement occupé par un nouveau quartier balnéaire qui s’est développé à la fin du XIX.me siècle, Marennes-Plage. Il s’étale le long d’une plage de sable fin, artificiellement créée sur un cordon dunaire, située face au pertuis de Maumusson et au sud de l’île d’Oléron. Marennes se situe sur la rive droite de l’estuaire de la Seudre, non loin de son embouchure. Si la ville est édifiée sur un site calcaire, elle est entourée par de grandes étendues marécageuses, expliquant la présence de tout un réseau serré de chenaux et de canaux qui strient de part et d’autre son territoire communal. Ces différents collecteurs servent à drainer le Marais de Marennes, partie intégrante du vaste Marais de Brouage. Au sud de la ville, le Chenal du Lindron et le Chenal de La Cayenne, qui sont les deux principaux chenaux de Marennes, se jettent dans la Seudre, alimentant les parcs ostréicoles. Le Chenal de La Cayenne est le plus important des deux avec une longueur totale de quatre kilomètres. Il fut canalisé à la fin du XV.me siècle pour permettre l’expédition du sel produit dans les salines autour de la ville. A son extrémité, aux portes du centre ville, un bassin à flot a été aménagé et accueille aujourd’hui des bateaux de plaisance. Le chenal est utilisé par les ostréiculteurs qui circulent sur des barges ostréicoles ayant le nom local de « pinasses » et également par les plaisanciers. A l’est et au sud-est, la ville est enserrée par le Canal de la Charente à la Seudre, appelé également Canal de la Bridoire. Il rejoint le Chenal de La Cayenne au site de confluence du Petit-Port-des-Seynes, au sud de la ville et de son bassin à flot qui abrite un port de plaisance pouvant recevoir 200 unités. C’est un très important collecteur de 24 km, qui est à l’origine du désenclavement de Marennes avant l’arrivée du chemin de fer en 1889. Le canal fut mis en service en 1862 et put recevoir des bateaux de transport de marchandises jusqu’à Tonnay-Charente. Il a été déclassé en 1926. Aujourd’hui, il est utilisé à des fins touristiques et de loisirs. Au nord de Marennes, non loin de la commune de Hiers-Brouage, se trouvent de petits chenaux tous tributaires du Canal de Mérignac, qui sert également de délimitation administrative entre ces deux communes. Le Canal de Mérignac d’une longueur totale de douze kilomètres, remarquablement rectiligne dans sa réalisation, croise le Canal de la Charente à la Seudre au nord-est de la ville, près de l’aérodrome du Bournet. La commune de Marennes jouxte dans sa partie occidentale celle de Bourcefranc-le-Chapus, qui a été érigée en commune en 1908, après avoir été une dépendance territoriale de Marennes. Cependant, du fait de la poussée urbaine des deux communes, les deux viles forment aujourd’hui une unité urbaine qui les classe au sixième rang des agglomérations urbaines de la Charente-Maritime avec une population de 8626 habitants. Au nord, le territoire communal est mitoyen de la commune de Hiers-Brouage, dans laquelle se situe la célèbre cité fortifiée de Brouage, devenue un haut lieu touristique de la Charente-Maritime. Le Canal de Mérignac sert de délimitation administrative entre les deux communes. Au sud-est, se situe la commune de Saint-Just-Luzac. Enfin, au sud, sur la rive gauche de l’estuaire de la Seudre, se situe la commune de La Tremblade, dans laquelle se trouve l’annexe balnéaire de Ronce-les-Bains. Le pont de la Seudre relie les deux agglomérations depuis 1972. Une partie des hameaux qui dépendaient autrefois de la commune s’en sont détachés en 1908, afin de constituer la commune de Bourcefranc-le-Chapus. Seul le village de La Chaînade et une partie du village de Nodes, à l’ouest de la ville, sont restés liés administrativement à Marennes. Au nord, le village du Breuil, tirant son nom d’un mot d’ancien français désignant des bois, marque la séparation avec la commune de Hiers-Brouage. Au sud-est se trouve le lieu-dit Le Lindron, tandis que la partie sud-ouest de la commune accueille un quartier balnéaire établi sur l’océan Atlantique : Marennes-Plage. Au cœur des parcs ostréicoles, à l’extrême sud de la commune, se trouve le village de La Cayenne, en bordure du chenal du même nom. Celui-ci est célèbre pour ses cabanes colorées et depuis peu pour son complexe touristique dédié aux huîtres du bassin de Marennes-Oléron. Le lieu-dit La Gataudière abrite un château célèbre, propriété du prince de Murat de Chasseloup-Laubat. L’histoire de la contrée de Marennes, l’antique « Terra Maritimensis », ne commence véritablement qu’avec l’occupation romaine, dont la présence a pu être solidement attestée par l’archéologie. Si aucune date précise ne peut être avancée avec certitude, la colonisation romaine a du probablement avoir lieu dans le courant du premier siècle de l’ère chrétienne, à l’apogée de Mediolanum Santonum, l’antique capitale de la civitas Santonum et de la Gaule aquitaine. Lorsque les Romains envahissent la contrée, ils vont occuper un site favorable pour leur installation, en se plaçant à l’une des extrémités occidentales de ce qui formait alors une presqu’île calcaire et effilée, légèrement exhaussée en son centre, mais recouverte d’une forêt profonde. Celle-ci constituait alors une partie de l’antique Forêt de Baconais qui s’étendait sur toute la partie occidentale du pays gallo-romain des Santons, entre Charente et Seudre, son défrichement ne s’opérera tardivement, qu’à partir du milieu du Moyen Age. La presqu’île était bordée par deux vastes et profonds golfes : Au sud, le golfe de la Seudre, qui recouvrait alors l’estuaire du fleuve actuel, et au nord, le golfe des Santons, qui s’étendait dans sa partie méridionale jusqu’aux villages actuels de Le Gua, Saint-Sornin et Saint-Symphorien. Les envahisseurs romains ne tardent pas à mettre en valeur ces terres nouvellement conquises, plantant dans quelques parties défrichées du centre de la presqu’île des vignes et des céréales, mais ils s’intéressent prioritairement à l’exploitation du littoral. Ils développent alors les premières salines, en y introduisant leur technique fort avancée pour l’époque, laquelle sera maintenue sans changement dans les siècles suivants. La richesse que procurera l’extraction du sel marin ne prendra son essor que beaucoup plus tard, au milieu du Moyen Age, où le sel de Marennes aura atteint une grande renommée. Cependant, pour permettre l’expédition du sel marin, élaboré dans les salines de la « Terra Maritimensis », ils fondent un petit port, situé sur le Chenal du Lindron, près duquel des restes d’occupation romaine ont été retrouvés. Ce site portuaire, qui reste cependant fort modeste pendant toute l’époque gallo-romaine, est sans conteste à l’origine de la fondation primitive de Marennes. Mais ce site antique sera abandonné au Moyen Age, la future agglomération s’établissant autour de l’église. Au Moyen Âge, la cité est mentionnée pour la première fois dans la charte de donation du duc d’Aquitaine Geoffroy Martel, lequel cède en 1047 la paroisse du village de Saint-Pierre-de-Sales -Marennes désigne alors la presqu’île, et non la ville elle même- à l’abbaye aux Dames de Saintes. Saint-Pierre-de-Sales est alors le nom du site médiéval de la cité que l’église lui a transmis, « Saint-Pierre » étant le patron des pêcheurs tandis que «Sales» indiquait le siège de la seigneurie, représenté par le château en place. En raison de la presque insularité des lieux, le nom de la paroisse était celui de Marennes. Il finit par désigner naturellement la cité elle-même, notamment à partir du XII.me siècle, où la localité est orthographiée Marennia dans un document de 1184. La paroisse de Marennes était constituée de plusieurs villages qui apparurent avec le développement des salines au XI.me siècle. Ces derniers furent principalement créés le long de la côte comme Châtain, La Saincaudière ou Vieux-Chapus, dont le nom de ce dernier est déterminé par son site géographique, étant un promontoire situé à l’extrémité occidentale de l’ancienne presqu’île de Marennes. Dans le même temps, des travaux furent entrepris pour assainir des marais situés au nord de la presqu’île et donnèrent naissance au village de Nodes, au toponyme très évocateur. Les seigneurs de Marennes avaient coutume de prendre possession de leur domaine par l’église Saint-Pierre-de-Sales autour de laquelle se trouvaient agglomérées les maisons basses et le château féodal, disparu dès la fin du XVI.me siècle. La cité était considérée comme la citadelle de la presqu’île, étant environnée de profondes douves. Le petit port d’origine gallo-romaine, situé à la tête du canal du Lindron, lequel rejoint la Seudre, se trouvait à l’écart de l’enceinte médiévale. Jusqu’au début du XI.me siècle, la propriété des salines est déjà très morcelée. Une foule d’alleutiers détiennent des aires qui correspondent aux unités d’exploitation des marais salants. Le site de la pointe de Daire, tire son nom de son ancien site de production du sel et Le Chapus naît avec le développement du commerce maritime du sel. C’est alors que les domaines de la paroisse de Marennes, où se trouvaient d’importantes salines, passent sous le contrôle de l’Abbaye-aux-Dames de Saintes au milieu du XI.me siècle. A partir de ce siècle, Marennes devient l’un des trois principaux centres de production et d’expédition du sel de la côte charentaise. Avec Arvert et l’île d’Oléron, elle concurrence les salines de l’Aunis qui périclitent dès le XI.me siècle, surtout après la chute des seigneurs de Châtelaillon-Plage. Ces nouvelles salines ont été développées tout autour de l’estuaire de la Seudre et sur les pourtours de l’ancien golfe de Brouage, mais la production et l’exportation du sel étaient déjà, au X.me siècle, une très ancienne activité et posaient les bases du développement futur de la ville. A partir du XIII.me siècle, les seigneurs de la région, en l’occurrence les sires de Pons, deviennent à leur tour de grands propriétaires de salines, se constituant un vaste patrimoine saunier sur le littoral charentais. Ces derniers d’ailleurs vont dominer l’économie locale pendant plusieurs siècles et y insuffler un réel dynamisme. En effet, c’est à partir du XIII.me siècle, que le vicomté de Marennes dépend des sires de Pons qui y apportent les fondements d’une prospérité économique durable, en tirant un grand profit de l’exploitation des salines et en établissant un port du sel à l’extrémité du chenal qui débouche sur la Seudre. Ce chenal prendra le nom de Chenal de La Cayenne, en raison d’une petite cabane initiale construite en pierres sèches, autour de laquelle se sont agglomérées d’autres « cayennes » que des pêcheurs et des sauniers ont édifiées le long du canal. Ce site portuaire sera appelé La Cayenne, puis jusqu’au début du XX.me siècle La Cayenne-de-Seudre. L’antique site du Lindron est alors entièrement abandonné. C’est au XII.me siècle que de grands défrichements ont lieu sous l’impulsion de l’ordre monastique de l’Abbaye-aux-Dames de Saintes, qui possédait alors l’ancienne presqu’île de Marennes. Des forêts furent essartées et donnèrent leur nom à de nouveaux villages, au milieu de clairières, comme Le Breuil ou Touchelonge, dont la toponymie est typiquement médiévale. De même, des terres furent concédées par ces mêmes autorités religieuses à des paysans libres qui se regroupèrent dans des villages bâtis à l’intérieur de la presqu’île comme La Chaînade ou sur un point plus élevé comme Bourcefranc, alors village « affranchi » dépendant de la paroisse de Marennes. Tous ces villages étaient construits avec des ruelles étroites et des maisons basses comme sur les autres îles de l’archipel des pertuis charentais. Avec l’essor de l’économie et la mise en culture des nouvelles terres défrichées vouées aux céréales, principalement le blé, des moulins furent édifiés. Leurs traces laissées dans la toponymie locale révèlent leur ancienne importance, soit dans des lieux-dits comme Le Moulin du Breuil, soit dans le réseau des rues de Marennes (rue des Six Moulins, rue du Moulin des Coquards, rue des Meuniers). Seul, le Moulin de la Plataine, aux portes de Bourcefranc, a subsisté de nos jours. La relative prospérité médiévale est interrompue par la guerre de Cent Ans qui eut lieu pendant les tumultueux XIV.me et XV.me siècles. Les assauts répétés des Anglais détruisent et la cité et son église. Marennes est donnée à cette époque aux sires de Pons, par lettres patentes du roi Charles V, en compensation des pertes qu’ils avaient éprouvées dans les guerres contre les Anglais, et en récompense des services qu’ils avaient rendus à la Couronne de France. Les puissants seigneurs de cette maison font sculpter leurs armes en 1380 sur le clocher de l’église abbatiale. Le clocher gothique de l’église, au détour des ruelles de Marennes, a été édifié au XV.me siècle. Après les désastres de la guerre de Cent Ans qui s’achève définitivement en 1453, la ville est reconstruite ainsi que l’église Saint-Pierre-de-Sales. Cette dernière est alors l’objet d’une entière reconstruction vers la fin du XV.me siècle, avec notamment l’édification du clocher-porche de style gothique flamboyant, d’une hauteur impressionnante pour l’époque avec ses 85 mètres. Il constitue dès lors la construction la plus élevée de toute la côte charentaise, servant d’amer et de phare, sa présence signalait en effet la vaste embouchure de la Seudre, ainsi que le redouté passage de Maumusson. Cette construction monumentale signale le retour de la prospérité et de la richesse pour les habitants de la ville. L’essor urbain, issu de la renaissance du commerce maritime, dont le sel était l’un des produits phares de la côte saintongeaise, se poursuit au siècle suivant, où Marennes entre dans un nouvel « âge d’or », affirmant cette fois sa primauté dans la région. En 1542, suite à l’extension de la gabelle à la Saintonge, province où cet impôt sur le sel n’existait pas, la ville se révolte brièvement. Mais la révolte des pitauds, en 1548, a bien plus d’ampleur : partie de la région d’Angoulême, elle s’étend jusqu’à Bordeaux et Poitiers et aboutit, après répression, à l’abolition de la gabelle en Saintonge et dans l’Angoumois. Ce sont les guerres de religion qui, plus encore, marquent l’histoire de la ville. Dès 1558, un premier temple est édifié, et la majorité de la population est convertie à la religion réformée. En 1568, les protestants de Marennes se joignent aux armées du prince de Condé. Les catholiques se retranchent dans l’église, laquelle est transformée en citadelle. À la fin du conflit, celle-ci est si endommagée que sa destruction complète doit être ordonnée. Seul le clocher, haut de 85 mètres, témoigne de l’importance de l’édifice initial. Afin de regagner la population à la foi catholique, les autorités autorisent divers ordres religieux à édifier écoles et couvents dès 1628 : ainsi s’installent dans la ville les jésuites, les récollets et les Cordeliers. Pourtant, c’est dans ces siècles difficiles que la ville connaît un grand enrichissement grâce aux salines et à l’expédition du sel dans toute l’Europe du Nord (Angleterre, Hollande, pays scandinaves). Une bourgeoisie urbaine se forme et fait édifier de beaux hôtels particuliers aux XVII et XVIII.me siècles. La ville est également dotée d’administrations royales, obtenant en 1702 le siège de l’Amirauté de Saintonge, auparavant à Brouage, et le bureau des Fermes, c’est-à-dire des impôts. Elle devient alors l’une des plus importantes cités de la Saintonge. Les rues du centre-ville abritent plusieurs hôtels particuliers. Ainsi, le XVII.e siècle est une période de grande prospérité pour la ville, qui se couvre de nombreux hôtels particuliers, dont certains sont toujours visibles, notamment dans le secteur piétonnier. La ville accueille des chantiers navals et des industries connexes (charpenterie navale). C’est un des principaux ports morutiers de la Seudre qui arme pour Terre Neuve et fait travailler toute une population de pécheurs dans ses sécheries et salaisons de morues. Lorsque survient la Révolution française en 1789, Marennes devient un chef-lieu de district du département de la Charente-Inférieure. L’un des premiers maires de la nouvelle commune, Jean-Jacques Bréard-Duplessis, est membre du redoutable Comité de salut public. Dès le début du XIX.me siècle, inauguré par le Premier Empire, Marennes est confirmée dans son rôle de sous-préfecture lors de la refonte de la carte administrative en 1800 par Napoléon 1er. Pendant le règne de Louis XVIII, c’est-à-dire pendant la Restauration, le Sous-préfet de Marennes, Charles-Esprit Le Terme, est nommé en 1818. Ce dernier entreprend de grands travaux d’assainissement du Marais de Brouage, et d’urbanisme de la ville. Sous le Second Empire, l’ostréiculture fait ses premiers pas. Cette industrie deviendra bien prépondérante, les anciens marais salants étant progressivement reconvertis en claires, un terme désignant les bassins d’affinage où sont élevées les huîtres. Cette époque est celle du triomphe de la haute gastronomie, et les huîtres deviennent des mets indispensables sur les tables de la haute bourgeoisie et des classes sociales les plus favorisées. Marennes devient le centre d’un vaste bassin ostréicole réparti sur les deux rives de l’estuaire de la Seudre, ainsi que sur la partie méridionale de l’île d’Oléron. Pendant le Second Empire, le canal de jonction de la Charente à la Seudre, appelé également Canal de la Bridoire, est mis en service en 1862. Ses travaux de construction avaient commencé à la fin de la Monarchie de Juillet. Il va permettre le désenclavement de la ville et favoriser l’installation d’une usine de produits chimiques, qui se reconvertira plus tard en fabrique d’engrais. Mais c’est pendant la III République que Marennes connaît un véritable « age d’or ». En 1888, la voie ferrée Cabariot-Le Chapus la met directement en contact avec Rochefort. Ce qui met réellement fin à son enclavement. La gare ferroviaire va alors connaitre une intense activité, dont le transport des huîtres va concurrencer le canal Charente-Seudre et donner une impulsion nouvelle à l’ostréiculture. C’est dans cette période prospère que la ville se pare de beaux édifices publics (hôtel de ville, école des garçons) et de beaux immeubles d’architecture néo-classique, et aménage un jardin public près du bassin à flot. La ville est également marquée par une importante présence militaire : une caserne de douaniers est installée à proximité de la Rue du Lindron, devenue depuis la Rue de Verdun. Une caserne de gendarmes, située sur la Place Carnot, est inaugurée en 1898. Enfin, en 1907, est construite la caserne Commandant-Lucas, destinée à loger le troisième régiment d’infanterie coloniale. En 1892 est édifié un hôpital, portant le nom d’hôpital Dubois-Meynardie, et qui existe toujours. Les trois premiers quarts du XX.me siècle ont été une période difficile pour la ville, où la perte de la fonction de sous-préfecture en 1926 a été certainement l’évènement local le plus retentissant, Marennes entrant alors dans une très longue période de léthargie urbaine. La Création de Boursefranc en 1908, en tant que commune aux dépens du finage de Marennes précède de grandes difficultés économiques que la ville va connaître dès l’Entre-deux-Guerres. Tout d’abord, l’épizootie qui frappe les huîtres plates en 1920 provoque dans tout le bassin une grave crise ostréicole, et contraint à une reconversion drastique de la production. En effet, l’huître originelle du bassin de Marennes-Oléron est l’huître plate. Jusqu’au milieu du XIX.me siècle, c’est la seule à être exploitée. En 1920, une épizootie fait disparaître tous les gisements de cette espèce, dont la culture avait cependant commencé à décliner jusqu’à sa disparition totale, autour des années trente. Mais l’ostréiculture a pu être préservée grâce à l’huître creuse, qui s’est fixée sur le littoral charentais dès 1857. Grâce à cette nouvelle espèce connue sous le nom d’huître portugaise, dont le captage et l’élevage sont activement mis en exploitation dès 1917, l’ostréiculture a pu être maintenue dans l’ensemble du bassin ostréicole de la Seudre et d’Oléron. L’huître portugaise, dont les propriétés de croissance rapide et au gout plus agréable étaient déjà reconnues, remplaça avantageusement l’huître plate de Marennes, et préserva la région d’un véritable désastre social et économique. Cependant, la fermeture de l’usine de fabrication d’engrais de la Compagnie Saint-Gobain constitue une autre vicissitude pour l’économie locale. En effet, dès 1920, l’usine ferme ses portes au profit de celle de Tonnay-Charente, où les ouvriers sont reclassés. C’est plus d’une centaine d’emplois qui sont concernés par ce reclassement et la municipalité assiste impuissante à cette délocalisation. L’usine est en grande partie démantelée en 1934, seuls les bâtiments à usage d’habitation sont conservés. Plus tard, l’application de la loi Poincaré, qui fait supprimer la sous-préfecture en 1926, porte un coup terrible à la petite ville. Cette fermeture entraîne inexorablement la ville dans un très long déclin économique, qu’aggraveront par la suite la suppression de la garnison militaire, puis la désaffection progressive des activités de la gare ferroviaire. Ce déclin des activités économiques se traduit dans la ville par une stagnation démographique, autour de 4000 habitants. Marennes cesse dès lors d’être attractive, et entre véritablement dans une longue période de léthargie. Du lendemain de la Seconde Guerre mondiale jusqu’au milieu des années 1970, Marennes a connu un certain nombre de mutations économiques auxquelles elle a dû faire face avec plus ou moins de succès, sans pour autant retrouver les bases d’un véritable développement économique et urbain qui ont transformé les autres villes de la région. Tout d’abord, la fermeture de la gare ferroviaire pour le trafic voyageurs en septembre 1971 aggrave la situation de desserte de la ville, qui ne reçoit pas de compensation qu’aurait pu offrir l’ouverture d’une gare routière. Marennes devient une simple halte pour les autobus interurbains entre Rochefort et l’île d’Oléron (Cie Kéolys) et entre Saintes et l’île d’Oléron (Cie des Autocars Saintonge Aunis). Il est vrai que la desserte ferroviaire quotidienne des voyageurs avait déjà été interrompue depuis la Seconde Guerre mondiale, mais le trafic ferroviaire subsista un temps sous la forme d’un service saisonnier, offrant deux express Paris-Austerlitz-Le Chapus (un de jour et un de nuit), assurant des retombées bénéfiques sur le tourisme local. Mais la secousse la plus dure a été la fermeture définitive du trafic ferroviaire des marchandises, en octobre 1987, où la ligne fut également déposée, et les bâtiments complètement abandonnés. Entre-temps, la mise en service du pont d’Oléron en 1966 amena de profonds changements dans la desserte urbaine de l’agglomération de Marennes. Avec le développement du tourisme et l’explosion du trafic automobile qui s’ensuivit, la ville connut rapidement les affres des embouteillages auxquels elle n’était pas préparée. Chaque été, la principale artère urbaine fut envahie par un trafic automobile sans cesse croissant qui rendait urgente la réalisation d’une rocade de contournement par le nord de la ville. Ces travaux furent accomplis après la construction du viaduc sur la Seudre en 1972, à l’ouest de Marennes. Marennes est devenue un carrefour routier incontournable mais, paradoxalement, elle n’a pas développé d’entreprises de camionnage et de transports routiers grâce à sa situation géographique pourtant fort intéressante. A cela se sont ajoutées des difficultés économiques qui ont affecté une fois de plus l’ostréiculture et quelques entreprises. La grave épizootie de 1970, qui a frappé les parcs à huîtres, a atteint durement la profession ostréicole. Les huîtres portugaises ont à leur tour été atteintes par une mortalité qui a nécessité leur remplacement quasi total, par une nouvelle espèce, la « japonaise ». Celle-ci a pu reconstituer les parcs assez rapidement, mais l’épizootie de 1970 a entraîné l’abandon de nombreux ostréiculteurs et découragé un grand nombre de jeunes à prendre la relève. Les petites industries qui animent la cité ostréicole cessent leurs activités les unes après les autres. Le mouvement de désindustrialisation de la commune commence dès les années 1960 avec la fermeture de la laiterie, puis de l’abattoir municipal. Par la suite, la ville assiste impuissante à la fermeture de la briqueterie et tuilerie, une des dernières industries importantes, dont les activités ont cessé dans les années 1980. Cette entreprise, qui employait jusqu’à une cinquantaine d’ouvriers, avait été installée dans le site du Petit Port des Seynes, vers 1964, et avait fait construire de grands ateliers de production et des hangars de stockage, aujourd’hui tous désaffectés. A la fin de la décennie 1970-1980, les derniers résidents de la caserne Commandant-Lucas, une compagnie de CRS ayant succédé au régiment d’infanterie coloniale après la Seconde Guerre mondiale, quittent les lieux. Ces conséquences économiques ont entraîné une stagnation démographique entre 1962 et 1968 et, surtout, une chute démographique assez conséquente entre 1968 et 1975. Sa population descend à 4200 habitants en 1975. Depuis les années 1980, les municipalités successives ont orienté énergiquement la reconversion des activités économiques de la ville vers le secteur tertiaire, encourageant le développement du tourisme et de la culture, des services et des commerces, tout en préservant l’ostréiculture. Marennes est depuis lors entrée avec succès dans la modernité. Aujourd’hui, Marennes est une ville en plein essor, dont la population recommence à croître régulièrement depuis 1975. La ville d’ailleurs a franchi le cap des 5000 habitants au dernier recensement de population, où elle enregistre 5315 habitants en 2007. L’urbanisation s’est considérablement développée au nord de la ville et en direction de Bourcefranc-le-Chapus, où les deux villes forment aujourd’hui une agglomération urbaine de 8626 habitants. De nouvelles infrastructures culturelles ont été réalisées (dont la création d’un cinéma en 2008), et la Cité de l’Huître, complexe touristique majeur, a pris place dans le tissu urbain de la ville depuis 2006.

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