Séjour aquagym et balnéothérapie à Arvert du 21 au 27 septembre 2009

Présentation et localisation de notre lieu de séjour :
Le Poitou est une région géographique de l’ouest de la France, aux confins de la Vienne et des Deux-Sèvres. Beaucoup moins étendu que la province historique, c’est un seuil entre les Bassins parisien et aquitain, le Massif armoricain et le Massif central.
Le poitou charente est une région administrative de France Superficie : 25 810 km2 Nombre d’habitants : 1 640 068 Chef-lieu : Poitiers Nombre de départements : 4 (Charente, Charente-Maritime, Deux-Sèvres et Vienne). De taille moyenne, la Région est peu peuplée et encore souvent rurale. L’agriculture occupe un peu plus de 10 % des actifs, juxtaposant céréales, vigne (cognac) et élevage. Le littoral (avec La Rochelle) est animé par la pêche, l’ostréiculture et le tourisme estival. L’industrie est dominée par les constructions mécaniques et électriques, l’agroalimentaire.
La charente Maritime est un département de la Région Poitou-Charentes Chef-lieu de département : La Rochelle Chefs-lieux d’arrondissement : Jonzac, Rochefort, Saintes, Saint-Jean-d’Angély Nombre d’arrondissement(s) : 5 Nombre de cantons : 51 Nombre de communes : 472 Superficie : 6 864 km2 Nombre d’habitants : 557 024 Le département appartient à l’académie et à la cour d’appel de Poitiers, à la zone de défense Sud-Ouest. Il est formé de plaines et de bas plateaux, surtout calcaires, où l’élevage bovin pour les produits laitiers a progressé aux dépens des cultures (blé) la production de cognac se maintient à l’Est de Saintes. Le littoral, en partie marécageux (Marais poitevin, marais de Rochefort et de Brouage), est animé par l’ostréiculture (Marennes), la mytiliculture, le tourisme estival (Royan, îles de Ré et d’Oléron) et la pêche (La Rochelle). La Rochelle (avec son avant-port, La Pallice) et Rochefort concentrent l’essentiel de l’industrie, en dehors de l’agroalimentaire.

Depuis Montpellier nous mettons le cap sur l’ouest en empruntant le train, nous traversons la partie occidentale du Languedoc Roussillon, la région Midi Pyrénées, la région Aquitaine où nous effectuons notre premier changement de train à Bordeaux. Nous remontons la côte ouest de la France, les départements maritimes de la côte ouest sont depuis la frontière espagnole les Pyrénées Atlantique, les Landes, la Gironde, la Charente Maritime, les Deux Sèvres, la Vendée, la Loire Atlantique, le Morbihan et le pourtour de la Bretagne. Nous prenons place dans un train qui relie Bordeaux à Quimper, nous arrivons dans la région Poitou Charente, nous faisons notre second changement à Saintes, nous empruntons un train régional qui relie Angoulême à Royan, nous nous arrêtons pour faire une halte à Saujon puis nous abordons royan terminus de notre train et fin de notre périple ferroviaire. Un taxi nous conduit à Arvert qui est située à une quinzaine de kilomètres, nous traversons plusieurs villages dont celui de la Tremblade, à 17 heures nous débarquons dans la résidence de l’AVH à Arvert.
Comme nous avons présenté la résidence AVH d’Arvert et sa région dans le séjour Arvert du printemps 2008, nous présentons uniquement l’aspect du thème du séjour qui était aquagym et balnéothérapie.
Nous sommes un groupe de 10 participants, , nous avons été accueilli par Djamel le directeur de la résidence et par son équipe Sabrina, Marie-Hélène, Arlette, Sandrine et Pascal. Après le discours de bienvenue et la présentation du programme, nous avons été conviés au pot de l’amitié. Notre séjour est de 5 jours et 6 nuits, les 3 premiers jours sont consacrés le matin à l’aquagym et l’après-midi à la balnéothérapie au centre thermal de Saujon. L’avant dernier jour est consacré le matin à une dégustation d’huîtres et l’après-midi à notre dernière séance de balnéothérapie, la dernière journée est consacrée le matin à l’inévitable aquagyme, l’après-midi est réservé à un bol d’air au bord de l’océan à la Palmyre.
L’aquagym se déroule dans la piscine de la résidence du Moulin du Cassot, qui se trouve à 30 mètres de l’hébergement. C’est une piscine couverte avec ses casiers personnels matérialisés avec des chiffres en relief, un cheminement granuleux nous conduit aux toilettes, à la douche, au pédiluve puis à la piscine. L’escalier qui conduit à la piscine est encadré par 2 mains courantes, nous abordons la piscine et son mètre 30 de profondeur. La piscine à une longueur de 12 mètres pour une largeur de 5 mètres, la longueur est matérialisée par des barres rondes, la largeur par des barres carrées, les barres sont situées à 20 centimètres en dessous du niveau de l’eau, elles servent à faire certains exercices. Le fond de la piscine est incliné, la hauteur de l’eau varie entre 1,30 mètre et 1,60 mètre. L’aquagym est animé par Jean Jérome, la séance consiste à un échauffement, puis des exercices d’aquagym proprement dits pendant 45 minutes avec l’aide de briques, de planches et de frites en mousse sans oublier les fameuses barres. Ensuite Jean Jérome nous administre un bon étirement pour terminer la séance, il nous propose 5 à 10 minutes de temps libre où nous pouvons nous relaxer à notre guise. Après près de 2 heures passées dans la piscine, nous regagnons nos chambres pour nous doucher, nous habiller, nous relaxer avant de prendre le déjeuner.
Le déjeuner terminé, nous nous préparons pour nous rendre à Saujon qui se trouve à une quinzaine de kilomètres d’Arvert, nous ne présentons pas Saujon et ses thermes, car nous l’avons évoqué dans notre compte rendu intitulé Arvert du printemps dernier. Nous pénétrons au centre thermal au cours des 4 après-midi aux alentours de 14 heures 30, nous sommes accueillis dans un salon qui nous est réservé par la directrice du centre thermal, le salon jouxte une salle de repos mise à notre disposition où nous pouvons nous reposer au gré de notre fatigue. Chaque après-midi est rythmé par 2 soins administrés par des kinésithérapeutes, pendant le temps libre, nous pouvons nous adonner au hammam, au sauna, au jacuzzi, à la piscine et ses jets ainsi qu’à des séances d’aquagym, le tout est rythmé par des relaxations au salon en se désaltérant de tisane ou de sieste dans la salle de repos. Le sauna est un bain de vapeur sèche à température de 70 degrés, ses vertus sont nombreuses ouvertures des pores, libération des sinus et des voies nasales, purification et apaisement général grâce aux effets lénifiants de la chaleur. Le hammam, c’est un bain de vapeur humide de 40 degrés dans un air saturé d’humidité, ses effets sont similaires à ceux du sauna, mais il est souvent mieux toléré. Pendant nos 4 après-midi, on nous a proposé 9 soins :
Douche à fusion d’eau avecAnne-Marie, nous sommes sous une fine pluie de micro gouttelettes, le kinésithérapeute masse pendant 20 minutes sélectivement les zones du corps selon l’objectif recherché (détente, anticellulite, retour veineux, souplesse musculaire).
Le shiatsu du corps est un massage appliqué par François par pression sur des points précis de tout le corps, la séance dure une vingtaine de minutes.
Le massage à sec ou modelage du corps est le domaine de Yanne, c’est un massage de 15 minutes pratiqué à mains nues avec une essence à base de vaseline par un hydrothérapeute, ce qui provoque une évacuation du stress et un profond relâchement musculaire s’installe.
Le bain bouillonnant avec Sophie, détrompez-vous, Sophie nous installe dans une baignoire à bulles, met la machinerie en branle et se retire, pendant 20 minutes des jets nous malaxent, nous frictionnent, nous pétrissent, c’est vraiment super.
La douche à pression, Sophie se transforme en pompier, à l’aide de sa lance à eau, elle nous frictionne de dos, de face et des 2 profils, la séance dure 8 minutes, c’est très revigorant.
Nous gardons le dernier soin pour le bonheur des bonheurs, le shiatsu du visage qui nous est assuré par Séverine, elle est esthéticienne, elle nous applique des pressions de do in sur la tête, le visage, le cou, les épaules et le torse, toute la séance d’une vingtaine de minutes se déroule dans l’ambiance d’une musique douce, nous sortons vraiment des mains de Séverine très reposé et relaxé.
L’ensemble des soins quotidiens et les séances de sauna, de hammam, de jacuzzi, de piscine à jets, de relaxation au salon ou de repos dans la salle appropriée, ainsi que le rhabillage partiel nous amenaient jusqu’à 18 heures. Pendant 45 minutes nous avions droit à la fin de nos 4 journées de balnéothérapie à 2 séances de relaxation et 2 initiations de do in avec François.
La relaxation se déroulait sur un lit de camp, on nous positionnait un oreiller sous la tête et une couverture sur le corps. François nous rythmait avec une voix de circonstance notre respiration sur un fond sonore léger, il commençait à nous faire détendre à partir de la tête tout le corps, nous étions certains charmé par la diction de François ou rompu par la fatigue, mais arrivés à la détente des épaules, certains étaient vraiment plus que relaxés, nous étions dans les bras de Morphée, François était obligé de nous réveiller en fin de séance. Nous pensions être de mauvais élèves, mais le marchand de sable, nous a dit que c’était le but du jeu, il fallait se laisser aller jusqu’à l’endormissement si nous le pouvions et surtout de ne pas lutter pour rester éveillés.
Le do-in est l’art de l’automassage, rien à voir avec la relaxation, il faut être actif, François nous interdit de nous allonger, c’est vraiment le bagne, mais l’initiation se déroule dans une bonne ambiance dont voici une petite synthèse :
Nous commençons par nous frotter les mains afin de les réchauffer, nous faisons la salutation au soleil, les bras tendus en diagonale devant nous, les paumes des mains qui regardent le plafond.
Nous sommes assis les jambes écartées, nous laissons tomber les mains entre les cuises en basculant le corps en avant, on relève le corps en inspirant, on bloque la respiration le corps dressé, on laisse retomber les mains et le corps en expirant, on renouvelle ces mouvements plusieurs fois.
On englobe tout le crâne avec nos 2 paumes de mains en croisant les doigts au-dessus de la tête, on fait une pression en soufflant à l’arrière du crâne, on relâche on renouvelle la pression en soufflant bien au-dessus du crâne, on applique la même action en avant du crâne. On relâche la tension en laissant tomber les bras le long du corps en expirant, on s’administre 3 séries de suite sur le crâne, chaque pression doit durer 3 secondes.
On se fait des pressions glissées au niveau du front, on trace 3 lignes horizontales sur le front, une en haut, une au milieu et une au-dessus des sourcils, avec le majeur, on part du milieu du front, on glisse en faisant une petite pression jusqu’à l’implantation de la chevelure, on relâche les bras le long du corps, on renouvelle la série à 3 reprises.
On s’applique de petites pressions sur les sourcils avec les index, on appuie à l’intérieur des sourcils, au milieu puis à l’extérieur, on se relâche et on renouvelle 3 fois la série.
On crochète l’os qui se trouve au-dessous de l’œil avec l’index, le majeur et l’annulaire, on effectue une petite pression vers l’arrière, on effectue 3 pressions successives toujours en soufflant bien et en se relâchant si le besoin s’en fait sentir.
On pose les index et majeurs sur les tempes, on effectue des rotations avec la peau, ce ne sont pas les doigts qui tournent, on change le sens de rotation en soufflant bien, ce mouvement est préconisé en cas de maux de tête ou de migraine.
On pose les index à la base du nez près des yeux, on fait une petite pression vers l’intérieur et le bas, on applique la même pression au milieu du nez avec les deux index au niveau de la petite bosse osseuse, le troisième point se situe au niveau des narines à la jonction avec la joue.
On positionne l’index à l’horizontale sous le nez, on effectue une petite pression vers ‘intérieur, on applique la pression 3 secondes et toujours 3 fois en soufflant calmement et en se relâchant si besoin après l’exercice.
On effectue le même mouvement avec l’index à l’horizontale sous la lèvre inférieure
On pince le menton avec le pouce dessous, l‘index et le majeur au-dessus, on commence avec les deux mains au milieu du menton, on décale les doigts vers l’extérieur et on applique un nouveau pincement au niveau de la petite enclave sous la mâchoire avant l’articulation de celle-ci, , le troisième pincement se fait au niveau de l’articulation de la mâchoire, nous renouvelons 3 séries comme à chaque fois et on s’applique un relâchement si besoin, chaque pression doit être accompagnée par une petite expiration.
On place les pouces sous les oreilles, on applique les mains sur les joues, les doigts sont sur les tempes, on se masse les joues avec les paumes de mains.
On applique les paumes de mains sur les côtés du cou, les doigts sont disposés à l’arrière du cou, entre les paumes et les doigts on fait des pincements en se déplaçant sur la hauteur du cou.
On se masse les trapèzes, en plaçant la paume de la main opposée sur le haut de l’épaule, on serre et on relâche le muscle en se déplaçant du cou vers l’extérieur.
Nous venons de nous appliquer le do-in du visage et du haut du torse, on détend tous les muscles, en faisant des nons et des ouis avec la tête, des oreilles collées aux épaules, des rotations de la tête dans les 2 sens, on baisse et descend les épaules puis on les fait tourner en les roulant dans les 2 sens.
Nous passons au massage des bras, on place l’avant bras gauche sur la cuisse gauche, la main gauche pend devant le genou, avec la main droite on fait des pressions vers l’intérieur du muscle en se déplaçant trois fois sur le bras, on fait 3 autres pression en poussant le muscle vers l’extérieur puis vers l’intérieur.
Toujours dans la même position nous posons la main droite à plat sur l’avant bras gauche à proximité du coude, pour faire les pressions on bascule le corps en avant, on applique trois pressions du coude au poignet toujours en expirant calmement.
Nous plaçons les 2 coudes sur les genoux, on masse le dessus des doigts de la main gauche en glissant le pouce de la main droite de la base des doigts vers l’extérieur, ensuite avec le pouce, l’index et le majeur de la main droite on masse les côtés des doigts de la main gauche en simulant le mouvement d’un tire-bouchons. Pour terminer on balaie le bras gauche avec la main droite, on part de l’épaule, on longe le bras, l’avant-bras, la main et on termine par les doigts en projetant la main à l’extérieur dans le vide.
On fait des pressions à l’intérieur du bras, en plaçant la paume de la main droite vers le ciel, on applique les trois sortes de pression vues précédemment.
On fait les pressions avec le poids du corps en avant, sur l’intérieur de l’avant-bras gauche en mettant la paume de la main vers le ciel, on applique les 3 pressions du coude vers le poignet.
On se masse l’intérieur des doigts de la main gauche avec le pouce droit toujours de la base des doigts vers l’extérieur.
On masse l’intérieur du poignet gauche en glissant le pouce droit entre les 2 os externes du poignet.
On fait un nouveau balayage du bras gauche jusqu’au doigts en terminant dans le vide avec la main droite.
Pour terminer le massage du bras droit, on cherche la jonction ou cavité qui se trouve entre le pouce et l’index, on masse les 2 têtes d’os, c’est recommandé en cas de stress.
Le massage du bras gauche terminé, on fait de même sur le bras droit avec la main gauche.
Nous passons aux membres inférieurs, les jambes, nous allons massé la jambe droite, les 2 paumes de mains sont placées sur la cuisse, nous partons de l’haine, nous basculons le corps en avant pour faire des pressions sur la cuisse, on déplace les mains jusqu’au genou en soufflant calmement.
On masse les côtés des cuisses, on fait des pressions de chaque côté de la cuisse avec les paumes de la main, les pouces se touchant en haut de la cuise, en 3 pressions on se dirige vers le genou.
On masse le dessous des cuisses, on place les mains sous les cuisses, on garde le pied par terre, on se penche en arrière pour faire des pressions sous la cuisse en se déplaçant vers le derrière du genou.
On masse le mollet, on l’englobe avec les 2 mains, les pouces sur le tibia, on serre les mains pour faire des pressions, on se déplace du genou vers la cheville en expirant calmement.
On masse les doigts de pied comme on l’a fait pour les doigts de la main, on masse les parties charnues de la base des doigts de pied, puis pour terminer avec la main on glisse sous le pied du talon vers les doigts de pied.
La jambe droite terminée nous appliquons les mêmes massages à la jambe gauche, nous pouvons terminer en nous massant le tour des chevilles, les couronnes des genoux et des coudes.
Après 45 minutes de do-in, nous sommes anéantis, nous pouvons somnoler dans le minibus qui nous conduit au Moulin du Cassot à Arvert.
Le Quatrième jour, le matin nous allons rendre visite à monsieur sonnette, un passionné de l’huître : Nous prenons la direction de l’estuaire pour aller visiter l’écomusée de l’huître à Marennes, il est l’œuvre et commenté par un ancien ostréiculteur de Marennes. La véritable huître de Marennes était lisse et ronde, tous les bassins de France cultivaient la même qualité d’huître, en 1870 un navire qui s’appelait le Morlaisien qui devait rejoindre les côtes du Nord a échoué près de Royan, on a donc déchargé sa cargaison qui était constituée d’huîtres du Portugal. La portugaise a donc par le hasard été élevée dans le bassin de Marennes Oléron, la coquille est plus rugueuse et bombée, ensuite on a introduit la race japonaise en 1970, aujourd’hui la nouvelle race d’huître est la tiplot qui est née en laboratoire. La tiplot possède une petite queue qui lui est caractéristique, ce qui fait que nous ne pouvons pas l’ouvrir par l’arrière. La tiplot naît en laboratoire, mais elle est élevée comme les autres. Ce sont les compagnons du tour de France qui ont propagé l’huître comme met, ils l’ont découvert aux détours de la côte quand ils se restauraient dans les tables d’hôtes appelées Caillenne. Plus tard l’huître est arrivée sur la table des rois, pour la petite histoire on a même voté avec des coquilles d’huîtres qui servaient de bulletins de vote. L’huître devient laiteuse au mois de juillet, elle prépare sa ponte, lorsque l’eau de mer arrive entre 18 et 20 degrés l’huître fait sa première ponte qui est femelle de 2 millions d’ovules, la deuxième ponte de la même huître est la ponte male de 10 millions de spermatozoïdes. Les germes se rencontrent dans l’eau par les courants, dès qu’ils se rencontrent 4 heures après une tâche noire apparaît dans l’ovule et le cœur se met à battre. La petite ovule saute dans les courants, elle monte et descend les marées pendant 10 à 12 jours, si elle touche quelque chose, elle survit sinon elle sera perdue. Sur les 2 millions d’ovules seulement 16 à 20 ovules survivent, et au bout des 4 ans d’élevages ce seront la moitié qui finiront sur la table pour être dégustées. Fin juillet début août l’ostréiculteur installe des capteurs ou collecteurs dans l’eau, auparavant on captait les ovules avec des petits fagots de bois constitués d’une vingtaine de bouts de bois, le fagot était maintenu dans l’eau par une pierre et il était attaché à une corde. Une fois le fagot ensemencé de petits points noirs ou ovules, l’ostréiculteur les repêchait pour les installer dans des tables à pousser. Les fagots ont été interdits car ils freinaient les courants, ensuite on captait sur des chapelets constitués de coquilles d’huîtres constitués par les femmes au mois de juin et juillet. On a capté sur tuile d’ardoise, aujourd’hui on capte sur tuyau en plastique, on nous fait toucher sur un tuyau en plastique des petits ovules qui ont 9 jours, c’est très minuscule mais le mollusque et les 2 coquilles sont déjà formés. Sur un tuyau en plastique nous apercevons de toutes petites huîtres qui ont 6 mois, on en dénombre 600 sur ce tuyau, l’hiver l’huître subit le mauvais temps, les tempêtes donc elles ne poussent pas et elles sont parfois arrachées de leur collecteur. Les huîtres de 12 mois sont très saillantes donc coupantes, à 18 mois on enlève les huîtres de leur support car elles sont touche à touche et elles ne peuvent plusse développer. Le travail de récolte sur les supports s’effectue du mois de janvier au mois de mai, la tâche se fait à la machine ou à la main ce qui va aussi vite, les hommes ramènent les huîtres sur des tables à la main d’œuvre féminine. Les femmes trient les huîtres, les petites sont ressemées en mer carrément sur le sol avec une pelle et elles vont y rester un an de plus, les moyennes vont aller en culture casiers ou pochons. Dans chaque pochon on introduit à peu près 1 kilogramme d’huîtres moyennes, on installe les pochons à un mètre du sol dans la mer sur des tables en fer, tous les bassins ostréicoles de France font la culture pochon. Dans leur 4 ans de culture l’huître sera changer 7 à 8 fois de parc, il y a des parcs de sable, de graviers, de vase etc., au départ pour la pousse on les met sur des terrains vaseux, la dernière année l’huître à droit aux parcs sableux et de graviers. Dans le bassin de Marennes d’Oléron il y avait 3000 producteurs, aujourd’hui on n’en compte que 700, dans un proche avenir ce nombre sera encore divisé par 2, ce seront uniquement de gros établissements européens, la petite exploitation est en voie de disparition. La superficie du bassin de production à marée basse est de 3600 hectares. A la belle époque le bassin horticole employait 10000 personnes, toute l’année il y avait des tâches à effectuer que ce soit pour les hommes ou les femmes, maintenant l’été les femmes n’ont plus de travail, heureusement que le tourisme est arrivé. Au mois de septembre la vente des huîtres recommence, les hommes vont repêcher les pochons qui ont 4 ans, on garnit les tables aux femmes qui jusqu’au mois de décembre vont calibrer les huîtres. Le calibrage va de la plus petite calibre 5 à la plus grosse calibre 0, autrefois le calibrage se faisait manuellement, la France compte 11 bassins ostréicoles de la Méditerranée à la Normandie et chaque bassin à son appellation. L’appellation du bassin de Marennes d’Oléron est la poussant claire, la spéciale de claire et la fine de claire. L’appellation de claire s’étend donc sur 3600 hectares et sur 15 kilomètres de côte, l’ostréiculteur n’est pas propriétaire des parcs en mer, ce sont des concessions maritimes avec des baux renouvelables tous les 15 ans et ils se transmettent de génération en génération. Auparavant les bassins de Marennes et d’Arcachon fournissaient en essaim d’huîtres tous les autres bassins ostréicoles, aujourd’hui la production d’essaims se fait en laboratoire à proximité des bassins. Les ennemis de l’huître avant qu’elle soit en pochon sont l’étoile de mer, la dorade, le petit crabe coureur, la raie, et le plus grand ennemi et le bigorneau perceur, tous ces prédateurs étouffent, brisent, aspirent ou sucent le mollusque contenu dans l’huître. Un laboratoire a trouvé la façon de remédier à la queue qui se trouve à l’arrière de la race d’huître tiplot, il suffit d’interrompre de la nourrir en laboratoire pendant une dizaine de jour quand elle est encore en laboratoire et le tour est joué, à maturité la queue a disparu est on peut l’ouvrir sur tout son périmètre. Les huîtres provenant de laboratoire sont matures à 3 ans de culture au lieu de 4, elles vivent en laboratoire jusqu’à 2 mois après elles retrouvent l’élément marin, leur goût est identique à l’huître fécondée et née en mer. Aujourd’hui le calibrage se fait à la machine dans de petits godets qui calibrent au poids entre 30 grammes et 110 grammes, ce qui fait qu’il n’y a plus que 3 calibrages au lieu de 6 avant petite, moyenne et grosse. L’ensemencement au mètre carré de l’huître diffère selon la qualité de l’huître 2 au mètre carré pour la poussant claire, 4 pour la spéciale de claire et 15 pour la fine de claire. On pourrait en ensemencer 100 au mètre carré, mais la qualité ne serait pas la même, car une huître pour se nourrir filtre 2 litres d’eau à l’heure, l’huître est une pompe qui aspire et refoule l’eau et se nourrit du plancton vivant qu’il y a dans l’eau. Dans les claires il y a une algue microscopique qui s’appelle la navicule bleue, le pigment de cette algue microscopique donne une petite teinte verte du côté gauche aux huîtres affinées claires. 60% de la production se commercialise pour les fêtes de fin d’année, les huîtres sont pêchées, passées au laveur, décantées pendant 24 heures, elles sont repassées au laveur, ensuite on garnit les tables pour que les femmes les trient. Devant chaque table il y a un tabouret où sont assises 2 femmes, une à 3 huîtres dans sa main gauche et 2 dans la droite, elle les dispose dans la bourriche et annonce 1, sa collègue fait la même opération et annonce 2, elles renouvelles l’opération jusqu’à l’annonce 10, on sait alors que la bourriche est pleine, elle contient 50 huîtres, c’est-à-dire 4 douzaines plus 2 en prévention si une se cassait ou était défectueuse. Le jour d’emballage il était interdit de parler, sinon le patron faisait une remontrance et à la troisième c’était la porte. Auparavant il existait de grosses bourriches en osier qui contenaient 50 douzaines d’huîtres, aujourd’hui les grandes surfaces demandes quelquefois des bourriches de 2 ou 3 douzaines, l’emballage est donc une pièce maîtresse de l’ostréiculture, car en cas d’erreur du nombre d’huîtres contenu dans une bourriche répétée, l’ostréiculteur peut perdre le marché. Une huître emballée par une femme est garantie 15 à 20 jours sortie de l’eau de 0 à 8 degrés, si elle est bien emballée. La première bourriche emballée pour les fêtes de fin d’année dans chaque exploitation est remisée dans une buanderie, 15 jours après on l’ouvre pour déguster les huîtres, c’est le témoin gustatif en cas de remarque. Le bassin de Marennes d’Oléron produit 80000 tonnes d’huîtres par an, tout l’ensemble des bassins français en produisent 250000 tonnes annuellement. Le premier parc à huîtres date de 1870, c’est l’idée d’un habitant de la Tremblade tout près d’ici, il partait à la guerre de 70, pour mettre à l’abri alimentairement sa femme et son fils il décida de mettre des huîtres pêchées sur la côte dans d’anciens marais salants. Il partit à la guerre, sa femme et son fils ont donc essayé de vendre les fameuses huîtres au Noël suivant, mais la navicule bleue n’était encore pas connue et elle repoussait les acheteurs. Un écailler parisien en a acheté, il trouvait qu’elle avait un goût formidable, la poussant claire et son goût de noisette était née. Notre narrateur nous a terminé son explication sur sa passion qu’est l’ostréiculture en nous racontant la vie d’antan de sa famille, il est à 76 ans le successeur d’une longue lignée d’ostréiculteur qui remonte à son grand-père arrivé de paris à la fin du XIX.me siècle. C’est quelque peu ébahi par les connaissances de monsieur Sonnette que nous avons rejoint le restaurant gérée par la fille de notre vieux loup de mer, nous nous sommes installés autour d’une table monastère en ormeau galeux. On nous a servis des huîtres, des crevettes, du beurre fleur de sel, du pain de campagne et un excellent vin blanc d’Oléron.
L’après-midi c’est notre dernière séance de balnéothérapie, nous avons du mal à nous estirper des mains de Anne-Marie, de Sophie, de Séverine, de François et de Yanne et de nos rencontres au hamam et au sauna, je n’en dirai pas plus.
Le cinquième jour le matin est consacré à l’aquagym, l’après-midi pour nous aider à digérer, nous allons au bord de l’océan à la Palmyre pour prendre un bon bol d’air. Certains effectuent une petite promenade d’une heure en longeant la côte, pendant que d’autres prennent un bain de fin d’automne dans l’océan. Nous revenons sur le parking, nous nous installons à une terrasse sous un soleil rayonnant pour prendre une boisson, ensuite nous profitons d’un petit temps libre pour faire quelques emplettes. Nous rejoignons la résidence pour commencer nos valises, nous sommes invités à une petite réunion de fin de séjour où tout le monde doit s’exprimer sur le programme et le ressenti du séjour. Tous les participants ont pris la parole pour faire des remarques constructives qui pourraient rendre encore le séjour plus agréable, à vrai dire nous nous sommes faits un peu plaisir, car l’équipe du Moulin du Cassot à penser presque à tout. Après une bonne heure de palabre, nous sommes passés aux choses sérieuses, le pot du départ à base de pinot rouge, rosé ou blanc, ensuite nous sommes passés à table.
Le lendemain matin tout le monde a pris la direction de Royan ou de Rochefort pour prendre le train et rejoindre Paris, la Bretagne et Montpellier.
Tout comme à nos 2 séjours de 2008, nous tenons à remercier Djamel et toute son équipe qui étaient toujours là en cas de besoin sans nous materner à outrance. L’hébergement et la restauration est digne d’un bon hôtel restaurant étoilé, les repas étaient bien équilibrés variant viandes et poissons toujours bien préparés par le C.A.T de l’île d’oléron. Nous avons goûté aux 3 vins proposés rouge, rosé et blanc qui nous ont fait saliver les papilles. Le soir malgré notre fatigue, certains se réunissaient dans le salon pour discuter de tout et de rien. La cerise sur le gâteau a été la convivialité du groupe, car quelquefois malgré la parfaite organisation, un séjour peut devenir galère quand une personne ou plusieurs se plaignent sans cesse ou sont désagréables. Nous arrêtons de cirer les pompes à tout le monde, la résidence du Moulin du cassot demande à être connue, Djamel et son équipe ont pris le bon rythme de croisière, alors ils n’ont pas le droit de chercher un autre vent portant.

Claudine Pasepont et Michel Michelland

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