Séjour aux pays Baltes du 19 juillet au 27 juillet 2009

C’est le samedi 18 juillet que Gaëtan et moi avons retrouvé le groupe de 38 personnes dans un hôtel près de Montparnasse, le lendemain nous devons prendre la direction des pays Baltes. Le séjour est organisé par la commission loisirs et sports de l’association Voir Ensemble, elle est animée par François et Marie-Jo Lanier. Nous avons pris notre envol de l’aéroport Roissy Charles de Gaulle à bord d’un airbus 319 de la Lufthansia, le voyage a durée 5 heures dont une escale de 90 minutes à Francfort. Nous avons atterri à Vilnius en début d’après-midi sous un soleil de plomb, nous sommes accueillis
par Salma qui sera notre guide pendant tout notre périple balte ainsi que notre chauffeur Argas.
On appelle pays baltes trois pays de l’est de la mer Baltique : l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie. L’Estonie est généralement regroupée avec la Lettonie et la Lituanie dans un ensemble géopolitique appelé « pays baltes » mais dont l’appellation exacte devrait être « pays baltiques » (car les pays baltes, à proprement parler, sont uniquement la Lettonie et la Lituanie). Les pays baltes représentent à eux trois 175 000 km², avec une population de 7419000 habitants. Bordés par la mer Baltique à l’ouest, ils partagent leurs frontières avec la Russie, la Biélorussie et la Pologne. L’oblast de Kaliningrad, l’ancienne Königsberg allemande, enclavé entre la Lituanie et la Pologne, appartient à la Russie. Le relief de cette région est relativement peu accidenté, ponctué de nombreux lacs et étangs, notamment au nord, et de collines en Lituanie.
Tout au long de leur histoire, les trois pays ont connu une domination de divers empires européens, ponctuée par de rares et brèves périodes d’indépendance. Si l’Estonie et la Lettonie n’ont connu leur première indépendance qu’en 1918, la Lituanie a hérité de la longue histoire du Grand Duché de Lituanie qui, au Moyen Âge s’étendait de la mer Baltique à la mer Noire. Les ancêtres des Estoniens, d’origine finno-ougrienne s’installent dans la région à partir de -4000. Le reste de la zone est par la suite occupé par un peuple d’origine indo-européenne, les proto Baltes. Ces nouveaux occupants pratiquent le commerce de l’ambre. Jusqu’au XIIIe siècle, différents peuples païens occupent les territoires des actuels pays baltes : Estoniens, Osiliens, Livoniens, Lettigaliens, Curoniens, Semigalliens, Séloniens, Samogitiens et Prussiens. Dans les années 1190, la papauté apporte son soutien à l’accroissement d’une église missionnaire chez les Livoniens, c’est le début du processus de christianisation. En 1201, Albert de Buxhoeveden est envoyé par l’évêché de Brême en Livonie où il fonde la ville de Rīga. Il organise autour de lui l’Ordre des Chevaliers Porte-Glaive. En l’espace de 30 ans (il meurt en 1229), l’évêque Albert de Rīga, avec les Chevaliers porte-glaives, ordre militaire mineur, conquiert la Livonie. Celle-ci regroupe alors la Lettonie actuelle et le sud de l’Estonie. De leur côté, les Danois ont entamé une série de conquêtes en Poméranie, en Prusse et en Estonie où ils prennent Reval. Les Chevaliers de Dobrzyń, un autre ordre mineur, tentent de convertir les Prussiens païens mais échouent. Ils sont bientôt remplacés par les Chevaliers Teutoniques venus à l’appel de Conrad de Mazovie dont le duché est menacé par ces Prussiens. Les Chevaliers ne tardent pas à se constituer un État, leur maître est reconnu prince d’Empire en 1226 par l’empereur Frédéric II et leurs terres fief papal en 1234 par le pape Grégoire X. En 1236, l’ordre des Porte-Glaive, ou ordre livonien, est incorporé dans l’ordre teutonique après la débâcle de Saule contre les Lituaniens. Il garde néanmoins une organisation semi-autonome. En territoire estonien, le progrès de l’Ordre livonien est stoppé par le prince Alexandre Nevski de Novgorod le 5 avril 1242 à la bataille du lac Peïpous. En 1346, le Danemark vend le Nord de l’Estonie à l’Ordre livonien. Du XIIIe au XVIIe siècle, les pays baltes feront partie de la zone d’influence de la Hanse, avec notamment Rīga qui en était le principal comptoir oriental. En 1260, suite à leur défaite à Durben les Prussiens se révoltent un temps. L’expansion de la Lituanie débute après l’effondrement de la Rus’ de Kiev suite aux invasions tataro-mongoles. La cour de Lituanie est alors relativement ouverte sur le plan religieux ce qui favorise le rattachement des territoires slaves et orthodoxes ayant échappé à l’emprise tatare. À partir de 1252, Mindaugas crée un duché qui s’étendra au XIV.me siècle de la Baltique à la Mer Noire. En 1410, Lituaniens et Polonais parviennent à défaire les Chevaliers teutoniques à Tannenberg. L’union de Lublin de 1589 entraîne la fusion de la Lituanie avec la Pologne alors que l’Estonie et la Lettonie restent sous l’influence de la Ligue hanséatique L’union avec une Pologne catholique militante sonne la fin de la tolérance religieuse. Si la noblesse lituanienne suit l’exemple de son prince et se convertit rapidement au catholicisme ce n’est pas le cas du petit peuple qui reste attaché à ses croyances. Face au prosélytisme catholique officiel les populations orthodoxes vont se tourner progressivement vers le voisin russe. La Russie et la Pologne-Lituanie s’affrontent lors des siècles suivants pour le contrôle politique et religieux des peuples de l’ancienne Rus’ de Kiev. Entre 1610 et 1612 des troupes polonaises occupent Moscou et une union slave catholique semble imminente. 1612 marque l’apogée de l’expansion polono-lituanienne à l’est. Le rétablissement russe sera suivi d’un mouvement inverse vers l’ouest, s’appuyant sur les populations des territoires orthodoxes de la Pologne-Lituanie. Après la défaite suédoise dans la Grande Guerre du Nord, la Livonie (Estonie et Lettonie) est incorporée dans l’empire russe. Néanmoins, par soucis d’efficacité, les barons germano-baltes continuent à exercer leur emprise sur les sociétés baltes pour le compte du Tsar. En 1795, lors du troisième partage de la Pologne, la Lituanie est elle aussi rattachée à la Russie. Les pays baltes retrouvent leur liberté après la Première Guerre mondiale. Ils ont, au départ, de grandes difficultés à faire reconnaitre leur indépendance par les Alliés qui préfèrent ménager une victoire possible de la Russie « blanche » contre les Bolchéviques. La conviction grandissante de la victoire des communistes pousse les puissances occidentales à accepter les indépendances baltes comme un « cordon sanitaire » en Europe. Le 23 août 1939, l’URSS signe avec l’Allemagne le pacte germano-soviétique, dont les protocoles secrets délimitent les « zones d’influence » des deux puissances. Lorsque l’Allemagne nazie déclenche la Seconde Guerre mondiale en envahissant les états qui étaient dans sa zone d’influence Pologne en tête l’URSS lui répond symétriquement, envahissant notamment les États baltes. Ces trois pays resteront annexés par l’Union Soviétique entre 1944 et 1990, devenant des républiques de l’Union. Cette annexion, même après guerre, n’est pas reconnue internationalement, et les trois pays sont considérés comme territoires occupés. L’URSS qui réclame une voix à l’assemblée générale de l’ONU pour chacune de ses quinze républiques n’en obtient que douze. Mais la non reconnaissance n’a pas d’autre conséquence pendant la guerre froide. La politique de glasnost de Mikhail Gorbatchev, introduite en 1986, a permis à des mouvements contestataires de prendre la parole et exprimer des critiques à l’égard du pouvoir central. Des groupes d’opposition baltes commencent alors à réclamer l’indépendance de ces pays en demandant des explications sur l’annexion dont ils ont fait l’objet en 1940 et en pointant ainsi l’absence de légitimité de la domination soviétique sur les pays baltes. La version balte du poème de Paul Fort : « Si tous les gars du monde voulaient se donner la main… » a été jouée toute une journée, à la fin de l’été 1989, par des dizaines de milliers d’Estoniens, Lettons et Lituaniens. De Tallin à Vilnius, en passant par Riga, ils ont formé sur plus de 250 kilomètres un cordon de solidarité et de protestation pour dénoncer le pacte germano-soviétique annexant cinquante ans plus tôt les pays baltes à l’URSS, et affirmer tous ensemble leur volonté d’indépendance nationale. Le 23 août 1989, la voie balte réuni les habitants des trois nations pour l’indépendance. Cet acte, fortement relayé en Occident, fut la manifestation la plus visible du mouvement de fond réclamant l’indépendance de ces trois pays. Dès 1989, l’indépendance économique y est déclarée, entraînant en réaction un embargo économique drastique de Moscou sur la Lituanie, afin d’en faire un exemple, et de fortes pressions sur tous les pays pour exiger leur maintien dans l’Union Soviétique. Mais Moscou rechigne à employer la force militaire et l’unique fait d’armes intervient en janvier 1991. Les bâtiments stratégiques des capitales, tels les sièges des télévisions, sont pris d’assaut par les troupes du ministère soviétique de l’Intérieur, alors que de nombreux civils sont massés autour pour les défendre. Les tirs qui s’ensuivent tuent quinze personnes et en blessent une centaine. Peu après (février-mars 1991), des consultations officielles sont organisées (les constitutions des républiques parties de l’URSS n’autorisent pas les référenda), montrant la forte mobilisation des Baltes pour leur indépendance : 90% en Lituanie, 77% en Estonie et 73% en Lettonie. L’échec du putsch soviétique d’août 1991 où la ligne dure des communistes ne parvient pas à prendre le pouvoir permet aux pays baltes de déclarer leur indépendance politique, que de nombreux pays occidentaux s’empressent de reconnaître. Ayant perdu toute marge de manœuvre, Moscou se voit obligé de suivre le mouvement et reconnaît leur indépendance le 4 septembre 1991, trois mois avant que ne disparaisse l’Union Soviétique. Au XXI.me siècle, les relations avec la Russie restent complexes, les trois pays possèdent d’importantes minorités russophones (6% en Lituanie, 35% en Lettonie et 25% en Estonie). Cette minorité, qui souffre quelquefois d’exclusion, redoute l’intégration à l’Union européenne qu’elle voit comme une rupture supplémentaire avec la patrie russe, après l’indépendance de 1990. L’enclave de Kaliningrad est également une source de différends entre la Lituanie et la Russie. En 2003, les trois pays baltes sont admis comme membres de l’Union Européenne (avec 7 autres pays). Ils ont pris leur place à partir de 2004 dans les instances politiques de l’Union européenne et de l’OTAN. Reprenant l’idée du traité d’entente et de coopération mutuelle de 1934, le Conseil balte est créé en 1990 peu avant les indépendances. Aujourd’hui la coopération entre les trois états couvre à peu près tous les domaines, cette coopération est notamment visible internationalement pour la défense, la lutte contre la criminalité et la surveillance des frontières. Les pays scandinaves ont établi des liens privilégiés avec les états baltes qui ont un statut d’observateurs aux réunions du Conseil nordique. Les trois états sont également membres du Conseil des États de la mer Baltique créé en 1992. Depuis 1991, la volonté politique partagée de ces trois pays est de tourner le dos à la sphère d’influence russe pour ancrer définitivement les pays baltes au sein du monde européen. Ceci s’est traduit par le refus d’intégrer la Communauté des États indépendants (CEI), structure floue formée sur les cendres de l’URSS en décembre 1991, par la candidature à une adhésion à l’OTAN, qui se heurte à une forte opposition de la Russie, et par la candidature à une adhésion à l’Union européenne. Les trois pays baltes se sont prononcés positivement par référendum en 2003 sur leur adhésion à l’Union européenne, qui a eu lieu le 1er mai 2004. Le PIB des trois pays combinés représente environ 65 milliards d’euros. Avant l’éclatement de l’URSS, le niveau de vie de ces pays était supérieur à celui de toutes les autres républiques socialistes soviétiques. La transition vers l’économie de marché a été difficile puisque entre 1989 et 1996 le PIB avait baissé de 28,3 % pour l’Estonie, 46,55 % pour la Lettonie et de 58,4 % pour la Lituanie. En 2004, le PIB par habitant de ces trois pays était inférieur à la moyenne des pays ayant adhéré à l’Union européenne cette même année, avec respectivement 91,3%, 69,5 % et 80,4 % de cette moyenne en 2003. Ces pays ont été les premiers en Europe à adopter de nouveau un impôt à taux unique au milieu des années 1990. Les échanges commerciaux vers l’Union européenne sont privilégiés depuis 2001. L’approvisionnement énergétique (pétrole et gaz naturel) est toujours dépendant de la Russie, du fait de l’existence d’un réseau de pipelines. Aujourd’hui, un tiers des échanges commerciaux se font avec les pays nordiques, Islande exceptée. Pour l’avenir ces pays possèdent plusieurs atouts : un haut degré de formation, l’héritage urbain et la situation géographique ou encore la qualité des infrastructures. Au rang des handicaps on peut citer une pollution importante héritée de l’URSS. L’estonien est une langue finno-ougrienne (apparentée au finnois), alors que le letton et le lituanien sont des langues indo-européennes du groupe balte. Les trois langues utilisent l’alphabet latin. La Lituanie est à majorité catholique alors que l’Estonie est protestante; en Lettonie, les deux religions coexistent. Il existe néanmoins une unité culturelle balte, visible par exemple dans l’architecture hanséatique des grandes villes comme Tallinn, Rīga, Vilnius ou Kaunas. Des populations russophones sont encore présentes, voir ci-avant.
Nous quittons l’aéroport sous une pluie battante, en Lituanie il n’est pas rare d’avoir plusieurs météos différentes dans la journée, l’aéroport se trouve à 15 minutes de Vilnius. La vieille ville est séparée de la nouvelle ville avec ses gratte-ciel par la rivière qui sillonne Vilnius, la route qui mène de l’aéroport à la ville est bordée d’habitations en mauvais état. L’hiver la température peut descendre à moins 30 degrés, la neige sert de protection à la végétation, les canalisations d’eau sont enterrées à 1 mètre 20 pour être mises hors gel. La rivière est traversée de multiples petits ponts réservés aux piétons, Les lituaniens ont un tempérament du sud plus ouvert, les lettons sont plus réservés et les estoniens sont plus rigides, chaque catégorie racontent des histoires sur les 2 autres pays, tout comme entre belges, français et suisses. Nous traversons un quartier construit à l’époque soviétique après la seconde guerre mondiale, nous arrivons dans le quartier résidentiel édifié à la fin du XX.me siècle. Nous passons devant le forum palace sorte de palais des sports, le nouveau centre administratif où se situe la nouvelle mairie, Nous arrivons à notre hôtel (le Vilnius) de la chaîne (best western), nous descendons du bus sous une petite pluie fine, nous nous installons dans nos chambres puis nous découvrons la vieille ville de Vilnius. Tout d’abord une présentation de la Lituanie :
Lituanie, Superficie : 65000 km2, Nombre d’habitants : 3689000, capitale Vilnius. La Lituanie (Lietuva en lituanien), officiellement République de Lituanie, est un pays d’Europe du Nord situé sur la rive orientale de la mer Baltique, au nord de la Pologne et au sud de la Lettonie. La Lituanie compte environ trois millions cinq cent mille habitants. Sa capitale est Vilnius, sa monnaie le litas, sa langue officielle le lituanien, ses habitants les Lituaniens. Ce pays est le plus méridional, le plus peuplé et le plus densément peuplé, le plus grand ainsi que le plus touristique des trois États baltes. La République de Lituanie est membre de l’Union européenne depuis le 1er mai 2004 et fait partie de l’Schengen depuis le 21 décembre 2007. La graphie « Lithuanie » (avec un « h ») est ancienne ; correcte, elle est néanmoins quasi désuète : lui préférer « Lituanie » On retrouve encore la lettre « h » dans le nom du pays dans différentes langues où sa présence est obligatoire. Histoire : Grand-duché lié à la Pologne du Moyen Âge au XVIII.me siècle, la Lituanie a subi les partages successifs de son grand voisin jusqu’à l’épopée napoléonienne avant de tomber en 1815 dans l’orbite de la Russie tsariste. Elle se constitue en république indépendante de 1918 à 1940. Annexée par l’Union soviétique, elle est occupée par l’Allemagne de 1941 à 1945 puis devient une république socialiste soviétique jusqu’à sa nouvelle indépendance en 1991. La Lituanie est une république parlementaire. Selon la Constitution, ratifiée en octobre 1992, le détenteur du pouvoir exécutif est le président de la République. Il est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans et nomme le Premier ministre. Son choix doit être approuvé par le Parlement. L’instance législative suprême est le Seimas, Parlement monocaméral composé de 141 députés élus pour quatre ans. Les électeurs disposent de deux bulletins de vote : le premier sert à élire, dans 71 circonscriptions, des députés élus au scrutin uninominal majoritaire à deux tours (le second tour éventuel se déroulant deux semaines après le premier), tandis que le second bulletin de vote sert à exprimer la préférence partisane de l’électeur, qui doit choisir entre plusieurs listes bloquées de 70 noms pour une circonscription nationale unique. Les 70 sièges de ce second contingent sont répartis, à la proportionnelle, entre tous les partis qui atteignent ou dépassent 5 % des suffrages exprimés (le décompte total étant fait à la fois sur les votes personnels exprimés dans les 71 circonscriptions et sur le vote partisan exprimé dans la circonscription unique), le décompte étant par ailleurs compliqué par le fait qu’un électeur a la faculté d’exprimer, au sein de la liste pour laquelle il se prononce, une préférence pour au plus cinq personnes parmi celles figurant sur cette liste. Sur le plan administratif, la Lituanie est divisée en 10 apskritis et en 44 districts. Elle possède 71 circonscriptions électorales. La Lituanie est délimitée au nord par la Lettonie, à l’est et au sud par la Biélorussie, au sud-ouest par la Pologne et par l’enclave de l’oblast de Kaliningrad (l’ancienne Königsberg) appartenant désormais à la Russie, et à l’ouest par la mer Baltique. La majeure partie du territoire, située dans le bassin du Niémen, ne dépasse pas 250 m d’altitude. Le pays possède également de vastes étendues de marais, en particulier au nord et à l’est, dont un grand nombre a été drainé. En 1989, un géographe de l’Institut géographique national français a établi que le centre géographique de l’Europe se trouvait en Lituanie, dans le village de Purnuškės à 26 kilomètres au nord de Vilnius. La méthode se base sur la notion de centre de gravité des territoires européens. Première république soviétique à avoir cherché à s’affranchir des liens avec l’URSS, la Lituanie a particulièrement souffert des bouleversements économiques consécutifs à la proclamation de son indépendance et à l’effondrement du bloc de l’Est. Depuis, et en particulier grâce à son intégration au sein de l’Union Européenne en 2004, l’économie du pays a connu une forte croissante pendant les années 2000 (près de 10% par an) : le chômage a chuté grâce au boom de la construction, les prix de l’immobilier ont grimpé en flèche. Mais de nombreux jeunes ont quitté le pays pour la Grande-Bretagne et l’Irlande (entre autres). Le secteur du textile s’est bien développé ces dernières années (fabrication pour des marques européennes haut de gamme). En 2008, la croissance prévue est de 7%, le PNB devrait atteindre 41 milliards de dollars. La monnaie nationale est le litas (LTL : 3,45 litas pour 1 euro, taux de change fixe). L’inflation a atteint un pic de 12,3% en mai 2008. En 1923, la région de Vilnius, dont la ville était peuplée majoritairement de Polonais et de Juifs, faisait partie de la Pologne, qui avait annexé la République de Lituanie centrale en 1922. Aujourd’hui, dans beaucoup de fiefs de la région de Vilnius (Trakai par exemple), les Polonais restent majoritaires. À Vilnius, il existe encore beaucoup d’écoles polonaises et russes • Il est probable que la catégorie « Russes » en 1923 incluait des Biélorusses et des Ukrainiens (officiellement 43000). L’importante minorité juive de Lituanie a été totalement anéantie par les nazis, la Lituanie ayant été occupée par l’Allemagne de 1941 à 1945. La minorité allemande ou germanisée (« Memelliens » dans le recensement de 1925), surtout présente à Memel (Klaipėda), a été expulsée par l’Armée rouge en 1945, à l’instar de celle de Prusse-Orientale (actuel territoire de Kaliningrad). La religion prédominante est le catholicisme à 79 %, mais l’orthodoxie (4,07 %), le protestantisme, le judaïsme et l’islam existent aussi, en tant que religions minoritaires. On trouve également à Trakai les derniers karaïtes d’Europe. Le néo-paganisme est renaissant. Le sport numéro 1 en Lituanie est le Basket-ball. Depuis son indépendance en 1990, la Lituanie est devenu une équipe de premier plan mondial. L’équipe nationale a terminé trois fois à la troisième marche des Jeux Olympiques, en 1992 à Barcelone, en 1996 à Atlanta et en 2000 à Sydney. C’est une des meilleures nations européennes avec l’Espagne, la Russie et la Grèce. Parmi ces meilleurs joueurs actuels, Simas Jasaitis (Tau Vitoria), Robertas Javtokas (Panathinaikos), Ksystof Lavrinovic (Mens Sana Basket) et Sarunas Jasikevicius (Panathinaikos) qui fut porte-drapeau de la délégation lituanienne à Pékin et qui a longtemps évolué en NBA. En football, l’équipe nationale lituanienne est une équipe très rugueuse et physique dont les points forts sont son bloc défensif ainsi que son jeu aérien. Elle peut poser des problèmes à un bon nombre de bonnes équipes ; lors des qualifications pour l’Euro 2008, elle a notamment réussi un match nul en Italie et lors de ces deux confrontations avec l’équipe de France, ces derniers ont dû attendre à chaque fois la fin du match pour réussir à l’emporter. Ces meilleurs joueurs sont Tomas Danilevicius (Bologne FC 1909) qui est le meilleur buteur en sélection de l’histoire avec 13 buts, Edgaras Jankauskas (CF Belenenses) qui est passé aussi par le FC Porto et l’OGC Nice et Andrius Velicka (Glasgow Rangers). En cyclisme, la Lituanie possédait deux coureurs de bon niveau au début des années 2000 avec le grimpeur Marius Sabaliauskas (passé par chez Lampre notamment) mais surtout avec Raimondas Rumsas qui termina 3ème du Tour de France 2002 avant de se faire prendre pour dopage quelques jours après l’arrivée de ce Tour et qui a depuis totalement disparu de la circulation. Désormais la relève est assurée par le très bon Tomas Vaitkus qui est un bon sprinteur, un bon rouleur ainsi qu’un bon spécialiste des classiques flandriennes, il a notamment remporté une étape du Tour d’Italie en 2006 et terminé 6ème du prestigieux Tour des Flandres en 2007• En hockey sur glace, l’équipe nationale lituanienne est classé 25ème au classement IIFH et évolue en deuxième division mondiale. Elle a cependant, Un joueur de très haut niveau avec Dainius Zubrus qui évolue dans la LNH chez les Devils du New Jersey. En athlétisme, la Lituanie est présente essentiellement à travers le lancer du disque qui est une véritable religion dans ce pays. La Lituanie forgea de grands champions dans cette discipline à l’image de Romas Ubartas (champion olympique en 1992 à Barcelone) et surtout de Virgilijus Alekna qui est sûrement le meilleur lanceur de disque de la dernière décennie avec à son palmarès 2 titres de champions olympiques en 2000 et 2004 et 2 titres de champions du monde en 2003 et 2005. Cependant Virgilijus Alekna qui a dominé sa discipline de main de fer entre 2000 et 2006 est depuis 2 ans un peu plus en retrait notamment par rapport à l’estonien Gerd Kanter malgré une médaille de bronze au JO de Pékin. Si le tennis lituanien est absent du haut-niveau mondial, la donne pourrait peut-être changer dans les années à venir avec Ricardas Berankis qui termina l’année 2007 à la place de numéro 1 mondial junior. Les principales fêtes en Lithuamie : 16 février Fête nationale commémorant son indépendance en 1918, 11 mars Fête nationale commémorant la restauration de son indépendance en 1990, 24 juin St. Jean Rasos/Joninės fête païenne, qui célèbre la nuit la plus courte de l’année, 6 juillet Jour de l’État Le couronnement de Mindaugas en 1253. La Lituanie est le pays présentant le plus haut taux de suicide au monde.
Voici maintenant une présentation de Vilnius avant de la découvrir :
Vilnius (en lituanien Vilnius, en polonais Wilno, en letton Viļņa, en russe, en biélorusse) est la capitale de la Lituanie. Avec ses 541600 habitants (2005), c’est la ville la plus peuplée du pays. Elle a été fondée par Gediminas. Vilnius sera en 2009, l’une des deux Capitale européenne de la culture avec Linz (Autriche). D’un point de vue architectural, le centre-ville de Vilnius est particulièrement bien conservé. Il est entièrement classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, notamment le quartier des ambassades avec ses façades typiques des pays du Nord de l’Europe, plutôt colorées et, souvent, largement sculptées. La ville est dominée par un superbe château en briques aisément visible car situé sur une colline surplombant la ville. Près de celle-ci se trouve le cimetière polonais « na Rossie », où est enterré le cœur du Maréchal Józef Piłsudski (son corps se trouvant à Cracovie) qui gouverna la Pologne de l’entre-deux-guerres. Vilnius est entré depuis plusieurs années dans l’ère du capitalisme. En témoigne cet aspect de « ville chantier » (certes moins poussé que la proche Varsovie que certains surnomment le Hong Kong de l’Europe Centrale) avec plusieurs buildings de verre et d’acier en construction et qui tranchent par leur modernité sur les antiques trolleybus qui desservent toujours la ville. La périphérie de la ville, par contre, ne brille pas par ses qualités architecturales. Elle conserve l’empreinte des tours d’habitation de béton gris de l’époque soviétique et est par conséquent assez mal intégrée au paysage verdoyant des campagnes environnantes. Néanmoins, il existe toujours des maisons traditionnelles entre deux barres. Basses et en bois, elles gardent souvent leur aspect originel par faute de moyens de leur propriétaire. Vilnius a été fondée sous le règne de Gediminas, Grand-Prince depuis 1316. D’après la légende, il se reposait au cours d’une chasse sur une colline au confluent des rivières Neris et Vilnia. Là il rêva d’un loup de fer, qui hurlait de façon déchirante comme une centaine de loups. Il décocha sur l’animal un javelot qui rebondit sur son corps d’acier. Inquiet, il demanda à Lizdeika, son grand prêtre païen, d’interpréter cet épisode. « Ce que les dieux ont décidé pour le souverain et pour l’État lituanien, peut arriver : le loup de fer se trouve sur une colline sur laquelle seront érigées une forteresse et une ville – la capitale de la Lituanie et la résidence des souverains. La forteresse cependant doit être forte comme le fer, alors sa renommée aura le plus large écho à travers le monde (en lituanien « à haute voix » et « renommé » s’expriment par le même mot) ». À cette époque, c’était la superbe Wasserburg, située à l’ouest de Trakai, qui était le siège du souverain. Telle est la légende. Les archéologues regardent l’histoire de plus près : d’après leurs fouilles, dès le II.me Siècle, des hommes s’étaient déjà établis dans cet endroit stratégiquement favorable. Une première mention dans les actes historiques parle de Vilnius comme capitale de la Lituanie en 1323. Cette année-là le Grand-Prince Gediminas a écrit une lettre en latin dans la capitale de l’époque. Il y recrute des marchands, des gens instruits et des prêtres (c’est-à-dire des étrangers hautement qualifiés) in civitate nostra regia Vilna et il les attire également avec deux Églises et la liberté de religion. Cette tolérance vis-à-vis des différentes croyances religieuses devait marquer longtemps le développement de la ville. A partir de 1377, l’ambitieux Grand-Prince Jogaila commença à régner en Lituanie. En 1385 il conclut avec la Pologne l’Union de Krewo – le prix à payer en était la christianisation du pays. Il supprima le feu éternel sur la colline de Vilnius et détruisit les temples païens qui s’y trouvaient. Un an plus tard, en 1386, il se fit baptiser, épousa comme convenu la reine Hedwige de Pologne et, sous le nom de Ladislas II, monta sur le trône de nouveau et puissant royaume de Pologne et de Lituanie: la Rzeczpospolita. En même temps le droit de Magdebourg fut introduit à Vilnius. Au 15ème Siècle, la ville connut une période de grande prospérité économique. À la suite de l’union polono-lituanienne (1385/1569), la ville se trouva de plus en plus sous influence polonaise. D’où les tentatives de Contre-Réforme. Le collège des Jésuites fondé en 1570 dans ce dessein devint en 1579 une université (Alma academia et universitas Vilnensis societatis JESU), avec privilège du roi de Pologne Stefan Batory et bénédiction du pape Grégoire XII. Pour longtemps l’université de Vilnius devait être la seule université dans l’Est de l’Europe centrale. En même temps, Vilnius devint le plus important centre de culture juive en Europe du Nord, surnommée la Jérusalem de Lituanie en raison de son importance spirituelle. Sur le plan économique le 16ème siècle cependant vit s’amorcer un lent déclin de Vilnius du fait de la domination croissante de la Pologne. Le 17ème Siècle fut marqué par des conflits pendant sept ans, de 1655 à 1661, la ville fut occupée par des troupes russes – et des épreuves comme les incendies et la peste. Au cours de la Grande Guerre du Nord, Vilnius fut détruit par les troupes suédoises dans les années 1702 et 1707. Des incendies, dans les années 1737, 1745 et 1747, ralentirent la reconstruction. De 1795 à 1917, la Lituanie (et donc Vilnius) fit partie de l’Empire russe. Après la rébellion de la Pologne et de la Lituanie contre la domination russe en 1831 l’université considérée comme un foyer d’intrigues nationalistes fut fermée l’année suivante par les autorités tsaristes et le resta jusqu’à la fin de la première guerre mondiale. Le développement de Vilnius fut relativement limité dans le cadre d’une capitale provinciale russe. Cependant, elle conservait encore une certaine importance régionale, ce qui explique qu’au 19ème siècle encore elle était, avant Minsk, le centre de la vie nationale biélorusse. Les poètes et les écrivains biélorusses les plus importants y publiaient alors leurs travaux. C’est dans la ville également qu’en 1906 fut créé le premier journal biélorusse « Naša Niva». En 1896, l’homme d’affaires juif Mattathias Straschun avait légué ses collections de livres à la communauté juive, créant ainsi la plus grande bibliothèque juive en Europe. Après l’indépendance de la Lituanie, Vilnius devint brièvement sa capitale, mais dès 1920 elle fut annexée par la Pologne qui occupa l’éphémère république de Lituanie centrale, en s’appuyant sur le fait que la majorité de la population était de souche polonaise, et c’est Kaunas qui, pendant 19 ans, fut la nouvelle capitale du pays. Vilnius retomba alors au statut de ville de province perdue dans le nord-est de la Pologne. Pour la vie culturelle et scientifique juive dans l’Est de l’Europe centrale, elle conserva toutefois son importance. Quand en septembre 1939, les forces armées allemandes envahirent en Pologne, la partie de la Lituanie qui appartenait jusque là à la Pologne fut occupée par l’armée rouge conformément aux dispositions du pacte de non-agression germano-soviétique. Prise le 19 septembre, Vilnius fit partie pendant quelques semaines de la république soviétique de Biélorussie puis, en octobre, fut cédée formellement à la Lituanie. Cette dernière fut occupée par l’armée rouge le 15 juin 1940 ; après son annexion à l’URSS, le 3 août 1940, Vilnius devint à nouveau capitale du pays, c’est-à-dire de la république socialiste soviétique de Lituanie. Quand à l’été 1941 les forces armées allemandes entrèrent en Lituanie, la fin de l’histoire juive à Vilnius était proche. L’occupation allemande, commencée le 23 juin 1941, prit fin le 13 juillet 1944. Dans la vieille ville, le ghetto de Vilnius fut séparé en deux. La liquidation du plus petit dura jusqu’en octobre 1941 et vit plusieurs dizaines de milliers de juifs être fusillés dans la forêt de Paneriai (à environ 10 km à l’ouest de la vieille ville). Le deuxième ghetto exista jusqu’en 1943, et dans son cas aussi différentes « actions » eurent pour conséquence le massacre de la population juive. Les juifs restants furent déportés dans des camps de concentration pour y être assassinés. Après la deuxième guerre mondiale la population polonaise fut expulsée et Vilnius redevint capitale de la république socialiste soviétique de Lituanie jusqu’à son indépendance qu’elle retrouva en 1990. Depuis lors, en l’espace de dix ans, Vilnius, ville de style soviétique est devenue une ville occidentale et cosmopolite. Dans la vieille ville et le centre un aménagement dans le cadre du projet central Gediminas a jeté à partir du changement de siècle, à côté des rives de la Neris, les bases d’un quartier moderne de commerces et de bureaux, grâce auquel Vilnius veut ne plus être un point d’attraction pour les seuls touristes. Jusqu’ici le développement n’a plus ou moins concerné que des terres en jachère, mais dans un avenir prévisible il se fera au détriment des vieux quartiers de maisons en bois qui touchent directement la ville au nord. Au recensement de 1875 la ville comptait 82688 habitants, dont 37909 Juifs (près de 46% de la population, et ainsi le groupe de population le plus important). En 1902, il y avait dans la ville environ 80000 Juifs, sur un total de 162 633 habitants (environ 49%). Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, à l’époque où Vilnius appartenait à la Pologne, une majorité de Juifs habitait la ville. On trouvait également beaucoup de Biélorusses. La Seconde Guerre mondiale a changé complètement la population. Des quelque 80000 juifs d’avant 1939 ne demeuraient quelques milliers de survivants de l’Holocauste, et peu d’ailleurs sont restés dans la ville. La plus grande partie de la population polonaise a été expulsée à l’Ouest de la Pologne ; dans la région de Vilnius, en revanche, vivent encore aujourd’hui un très grand nombre de Polonais. Pour les remplacer sont arrivés dans la ville des Lituaniens en provenance des régions rurales, ainsi que des Russes, on avait besoin d’eux pour construire la capitale de la République socialiste soviétique de Lituanie. On implanta une administration, des instituts et, surtout, de grandes entreprises industrielles. La ville a connu une telle croissance de sa population qu’en 2001 elle comptait 542287 habitants. Les Lituaniens représentaient 57,8%, les Polonais 18,7%, les Russes 14%, les Biélorusses 4%, les Juifs 0,5%, les autres nationalités se partageant les 5% restant. Les symboles de la ville sont les ruines du château de Gediminas, datant des 14ème et 15ème siècles, sur la colline du même nom, et à leurs pieds la Cathédrale catholique de Saint-Stanislas de style classique dont le clocher se dresse un peu à l’écart. En partant de la colline du château dans les directions ouest et sud, le réseau routier de la vieille ville de Vilnius dessine une structure en éventail. La vieille ville, qui s’étire vers le haut sur les pentes de la rive gauche de la Neris, couvre une superficie de 360 ha et compte parmi les plus grandes et les mieux conservées d’Europe. Depuis 1994, elle fait partie du Patrimoine mondial de l’UNESCO. Beaucoup de styles architecturaux y ont laissé leurs traces, surtout le baroque, mais aussi les styles gothiques et Renaissance. Remarquables sont l’église Sainte-Anne (Šv. Onos), un bâtiment gothique en briques, avec l’église Saint-Bernard, elle aussi gothique, et les bâtiments baroques de l’université avec l’église Saint-Jean- (Šv. Jono). On connaît bien également l’église baroque Saint-Casimir (Šv. Kazimiero), consacrée au saint national, et la Porte de l’Aurore (Aušros vartai). L’ancien hôtel de ville enfin a été, comme la cathédrale bâtie en style classique. Une des rares églises anciennes en dehors de la vieille ville est celle fondée par l’Hetman de l’État polono-lituanien Michal Pac Kazimier, l’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul (Šv. Petro ir Povilo), chef d’œuvre du baroque. Cette église, comme également l’image de la Vierge miraculeuse dans la « Aušros vartai », est un important lieu de pèlerinage, surtout pour les catholiques polonais. Sur les 105 synagogues que l’on trouvait jadis à Vilnius une seule subsiste, de l’année 1894. Intéressant également est, au-dessus de la vieille ville, le cimetière Rasų, où sont enterrées de nombreuses personnalités lituaniennes et polonaises (Józef Piłsudski), ainsi que le marché central de la rive nord de la Neris. Évoquant le Romantisme et la petite ville, le quartier Užupis (en français: derrière le fleuve) s’étend sur la rive droite de la rivière Vilnele. Depuis le début des années quatre-vingt-dix, ce coin ignoré et à l’abandon est devenu un quartier des artistes (près de l’Académie des Beaux-Arts « Dailės akademija »), et c’est désormais une adresse élégante. Vilnius est dans son ensemble une ville qui possède un certain aspect de métropole mais avec beaucoup de verdure qui va jusqu’au centre. Une curiosité récente est la tour de télévision, de 326 m de haut avec une plate-forme panoramique haute de 190 m. À environ 30 km à l’ouest de Vilnius, Trakai, la capitale médiévale de la Lituanie, avec sa Wasserburg reconstruite. Au nord de Vilnius, dans le village de Purnuškės, se trouve le parc de l’Europe. C’est là que se trouverait le centre géographique de l’Europe (en lituanien Europos centras). Ce calcul, effectué par des scientifiques français en 1989, est au reste contesté car il faut tenir compte des îles. D’autres géodésistes placent ce point central en Ukraine, près de la frontière avec la Slovaquie ; en fait il n’existe pas de méthodologie incontestable pour déterminer un tel point. En juin 2008, le gouvernement lituanien a officiellement approuvé le projet de création d’un musée à Vilnius en collaboration avec la Fondation Solomon R. Guggenheim et le Musée de l’Ermitage. Le bâtiment sera construit sur les plans de l’architecte Zaha Hadid. Son ouverture est programmée pour 2013. La capitale lituanienne est mal desservie du fait qu’elle est toute proche des frontières extérieures de l’UE avec la Biélorussie ; c’est une sorte de cul-de sac. Les trains qui relient la Russie à Kaliningrad en passant par la Biélorussie ni de monter ni de descendre à Vilnius, alors qu’ils passent par la gare. Les flux de trafic les plus importants allant des pays baltes au reste de l’Union européenne passent par Kaunas. C’est de là qu’une route mène à Vilnius distante de 100 kilomètres.
La pluie redouble d’intensité, nous effectuons un tour panoramique de la vieille ville, nous profitons des largesses du soleil par intermittence pour visiter des monuments. Nous pénétrons dans l’église Pierre et Paul :
L’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul est une église paroissiale catholique de l’archidiocèse de Vilnius, construite en 1688 et considérée comme une perle de l’art baroque de Lituanie. Elle est située au début de la rue Antakalnio. Les messes sont en lituanien et en polonais. L’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul se trouve sur l’emplacement d’une ancienne église de bois construite sous le règne du roi Ladislas II Jagellon qui brûla en 1594. Une nouvelle église fut construite au début du XVIIe siècle qui fut détruite pendant la guerre polono-russe de 1655-1661. Le magnat lithuanien Michel-Casimir Pac en fait construire une nouvelle en 1668, par l’architecte cracovien Jan Zaor. Il fait aussi appel à l’architecte italien Giambattista Frediani à partir de 1671. L’église est terminée en 1676 et l’année suivante, l’on commence l’édification du monastère augustin adjacent, dont les religieux desservent l’église. La décoration intérieure est confiée par les pères augustins à des architectes italiens, comme le Tessinois Pietro Perti ou le Romain Giovanni Maria Galli. Pac se fait inhumer dans l’église, dont l’intérieur n’est pas encore achevé, en 1682 avec cette inscription sur sa pierre tombale : Hic jacet peccator. Deux architectes milanais, Giovanni Beretti et Nicola Piano restaurent l’église à la fin du XIXe siècle et décorent la chaire en style rococo. Les bâtiments monastiques servent de caserne à l’armée russe dans la seconde moitié du XIX.me siècle et de caserne à l’armée polonaise pendant l’entre-deux-guerres. Après la seconde guerre mondiale, les autorités de la république socialiste soviétique de Lituanie y installent une école de radio-électronique et l’église accueille les reliques de saint Casimir de Pologne, lorsque la cathédrale de Vilnius est sécularisée et transformée en galerie de peintures. L’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul devient alors la cathédrale catholique de Vilnius, jusqu’à ce que la cathédrale Saint-Casimir retrouve sa fonction première en 1989 et que les reliques retrouvent leur place originelle. Le parvis de l’église s’appelle place Jean-Paul II, en l’honneur du pape polonais qui visita la Lituanie en 1993. Le magnat lithuanien Michel-Casimir Pac qui a permis de construire cette église, il a également contribué à élever l’église sainte-Thérèse d’Avila à Vilnius et aussi un monastère près de Kaunas au cours de son existence. L’église Pierre Paul est blanche à l’intérieur tandis que sainte-Thérèse est plutôt sombre. Un immense lustre représentant un drakar est suspendu au plafond, une superbe coupole illumine l’intérieur, elle est décorée d’angelots qui festoient. De nombreuses fresques en stuc décorent les parois, un immense orgue trône au-dessus de l’entrée. L’aspect extérieur de l’église est quelconque, elle est blanche, des dômes chapeautent l’ensemble. Nous profitons d’un brin de soleil pour flâner autour de l’église, la circulation tournoie autour de la place. Peu de lituanien peuvent s’offrir une voiture, la plupart sont des voitures d’occasion d’une valeur de 2000 euros, on investit la même somme pour lui redonner une nouvelle vie, le salaire moyen est de 300 euros, il ne permet pas de rouler dans une voiture neuve. Il y a 2 ans dans l’euphorie du boum économique dans la construction, de jeunes couples se sont endettés pour acquérir une habitation et une voiture neuve, la crise est passée par là, si une personne du couple perd son travail, le rêve s’estompe. La voiture est saisie par la banque, elle revend le véhicule en Allemagne, auparavant le comble était que l’on achetait les voitures allemandes en Allemagne, le monde capitalisme à des règles que les lituaniens découvrent à leur dépens. Certes le salaire moyen est faible, mais les retraites sont misérables, en plus l’état providence venait en aide pour se loger, dans la scolarité, l’instruction, les loisirs etc, aujourd’hui c’est la concurrence qui règne, l’herbe n’est pas plus verte ailleurs, c’est tout au moins ce que l’on peut penser de cette phase de transition que vivent les pays baltes actuellement. L’euro n’est toujours pas en vigueur, on le profile en 2014, la crise quand tu nous tiens. Nous nous rendons pour avoir un superbe point de vue sur la ville de Vilnius, nous sommes face à la colline des 3 croix blanches que nous distinguons parfaitement. A l’époque soviétique, chaque année le premier avril, une confédération proclamait l’autonomie de la république lituanienne, aujourd’hui la coutume persiste. La confédération a créé sa constitution, comme l’obligation de nourrir son chat etc, l’imagination ne manque pas et les canulars sont nombreux et restent folkloriques. A l’époque soviétique la plupart des églises étaient fermées, pour les visiter, il fallait en demander l’autorisation à l’administration. La rampe qui protège la terrasse qui offre le panorama sur la vieille ville est ornée d’une multitude de cadenas, la coutume veut que les jeunes mariés viennent cadenasser leur union à cet endroit, ensuite ils jettent la clé au pied du belvédère. Nous roulons dans un quartier délabré, le bus nous laisse près de la porte de l’Aurore pour découvrir la vieille ville à pied. En haut de la porte de l’Aurore, on distingue un chevalier blanc sur fond rouge, c’est le symbole du premier drapeau de Lituanie au moyen âge. Nous apercevons le trajet effectué par les pèlerins agenouillés pour accéder au sanctuaire marial, la chapelle étant fermée, nous apercevons par des fenêtres les ex-votos donnés en remerciement d’un vœu exaucé.
La Porte de l’Aurore (en lituanien : Aušros vartai, en polonais : Ostra Brama) est un lieu de pèlerinage catholique situé dans le centre historique de Vilnius. Ce lieu de pèlerinage marial est fort important dans l’histoire du catholicisme polonais, à l’époque où Vilnius était une ville peuplée en majorité de Polonais. Aujourd’hui la Porte de l’Aurore, avec son icône de la Vierge, est visitée par les habitants de Vilnius et aussi par les touristes. La Porte de l’Aurore a été construite dans un style gothique tardif entre 1503 et 1522, lorsqu’on a entouré la ville de murailles percées au début de cinq portes, puis de neuf portes. Plus tard on réaménage la façade, avec au-dessus de l’arc de la porte des embrasures et un attique de style Renaissance. Celui-ci présente le blason du grand-duché de Lithuanie, flanqué de deux lions-griffons, et une tête d’Hermès, dieu du commerce. Une icône du Sauveur est placée plus bas, dans une niche. Le sculpteur polonais Boleslaw Balzukiewicz y a ajouté en 1923 l’aigle blanc, symbole de la Pologne. La chapelle, c’est en 1671 que les carmes de la ville décident d’installer une chapelle de bois sous l’arc de la porte, du côté de la ville. Cette chapelle est destinée à abriter une icône de la Vierge. La petite chapelle, à laquelle on accède par un escalier, est reconstruite en pierre en 1722 après un incendie. Elle est restaurée en 1829-1830, 1927-1932, et en 1993 pour la visite du pape Jean-Paul II. La chapelle est reconstruite en style néo-classique en 1830. Elle rejoint une galerie à deux niveaux qui la relie à l’église Sainte-Thérèse un peu plus loin dans la rue. Un texte en latin est inscrit en grandes lettres sur la façade du côté ville : Mater misericordiæ sub tuum præsidium confugimus. La tradition voulait que les hommes se découvrent en signe de respect en passant sous la chapelle à partir de l’angle de la rue formé par l’église Sainte-Thérèse. Entre 1861 et 1863 des manifestations de patriotes polonais avaient lieu régulièrement à ses abords. Des ex-votos dorés, ou en or et en argent décorent les murs intérieurs de la chapelle, en témoignage de grâces reçues. La façade de la chapelle, cette icône, datant de la seconde moitié du XVI.me siècle, est particulièrement révérée aussi bien par les Lituaniens que par les Polonais et les pèlerins catholiques de passage d’Europe centrale. Elle est aussi vénérée par Chrétiens orthodoxes. Elle présente la Mère de Dieu dans un style qui peut être aussi bien admis par les catholiques que par les orthodoxes. Il est rare toutefois qu’une telle image offre à la contemplation la Vierge sans l’Enfant-Jésus dans les bras. Elle est peinte a tempera sur huit lattes de chêne de 2cm d’épaisseur. L’icône mesure 200cm X 160cm. Elle a été recouverte d’une protection d’argent en 1671, laissant à découvert le visage et les mains, et couronnée de deux couronnes, l’une représentant la couronne de la reine du Ciel et l’autre celle de la reine de Pologne. Pie XI, lorsqu’il était encore nonce de Pologne y célébra la messe en 1920, alors que la ville était secouée par les événements politiques que l’on sait. Il émit un décret pontifical en 1927 à propos du couronnement de l’icône qui eut lieu devant la cathédrale en présence du cardinal-métropolite de Varsovie, Mgr Kakowski, et de tout l’épiscopat polonais, et en présence des autorités officielles sous une pluie battante, dont Jozef Pilsudski et le président de la république polonaise, Ignace Moscicki. Après la cérémonie, l’icône a été placée en 1928 dans un coffret de protection la présentant sous verre et remise à la chapelle. Un bon nombre d’interprétations légendaires sur la provenance de cette image ont eu cours. Il est admis aujourd’hui qu’elle a été peinte par un artiste italien de la Renaissance. Des dizaines de poètes lituaniens, polonais ou biélorusses l’ont chantée et évoquée dans leurs vers. Son culte est diffusé dans toutes les communautés polonaises et lituaniennes du monde.
Nous déambulons dans de petites rues pavées, nous pénétrons dans l’église sainte-Thérèse d’Avila, elle est dotée d’un magnifique orgue. Elle a été construite entre 1633 et 1654, une messe y est célébrée. Nous continuons notre périple sinueux à travers la ville, nous sommes devant l’église orthodoxe saint-Esprit, elle est de petite taille, les parois sont pavoisés d’icônes, un office y est célébré, plusieurs pops animent la messe, une chorale chante des chants liturgiques. Les façades des églises comme des maisons sont de teintes jaune, jaune clair ou orange. Nous continuons notre circuit sous une petite pluie fine, nous passons sous un porche, Nous apercevons un splendide bâtiment blanc, il est orné de magnifiques colonnes blanches rainurées. Nous passons dans le quartier de l’église de la Trinité, nous sommes dans l’artère principale de l’ancienne ville qui est entièrement piétonne, à la place de l’hôtel de ville elle change de nom, elle devient rue Piles (château ou palais). Nous abordons une rue à circulation, des commerces multiples sont installés au rez-de-chaussée des maisons, nous arrivons devant l’église saint-Casimir. Elle a été construite en 1604, Casimir était un des fils d’un roi de Lituanie de l’époque, la façade est très jolie, elle est de style baroque, à l’époque soviétique elle enfermait un musée, on y donnait des concerts d’orgues et de chants, aujourd’hui c’est devenue une église catholique. Elle est couronnée par la couronne des grands princes de Lituanie, la pluie redouble, nous allons nous réfugier à l’abri dans l’église. Nous sommes accueillis par le rugissement de l’orgue, l’intérieur de l’église est beige, de majestueuses colonnes soutiennent la voûte, le dessus des colonnes est doré, leur socle est en marbre rose, des tableaux ornent les parois. Le soleil réapparaît, nous prenons un peu de recul sur la place pour admirer la couronne qui chapeaute l’église saint-Casimir, nous nous rendons sur la place de l’ancien hôtel de ville, nous continuons à déambuler dans de petites rues qui sont très propres. Nous apercevons peu de chiens, leur propriétaire doit acquitter une taxe proportionnelle à la taille du chien, sauf aux chiens voués à la garde et aux chiens guides d’aveugle. Par contre aucune dérogation n’est donnée aux chiens dangereux, ils sont formellement interdits. La place de l’hôtel de ville hébergeait le marché, elle était aussi le lieu des exécutions. Nous sommes près de la rue des allemands, c’est ici que vivait la communauté allemande, Chaque communauté avait son église et son quartier, derrière la rue principale c’était le quartier juif. Dans une des églises du quartier a été baptisé un des ancêtres du poète russe Alexandre Pouchkine et un de ses petits fils. Nous passons devant l’ambassade de France, Stendal y a séjourné. Nous traversons une petite place arborée, elle est entourée de petites maisons de couleur beige. Nous empruntons de petites ruelles, nous arrivons au musée de l’ambre où certains font chauffer la carte bleue. Nous poursuivons notre découverte, nous franchissons un porche, nous arrivons à l’église sainte-Anne. La façade est en briques rouges, elle est très élégante, pour construire l’église on a utilisé une centaine de briques de géométries différentes, ça lui donne des aspects de courbes très harmonieuses. Nous trouvons la même architecture dans un édifice religieux à Kaunas et dans un petit théâtre en Lituanie. Nous ne pouvons pas pénétrer dans l’église sainte-Anne, car l’intérieur est en réparation, l’office est donné actuellement dans l’église des bernardins toute proche appelée sainte-Bernadette.
Il est fait mention en 1394 d’une première église de bois dédiée à sainte-Anne, mère de la Vierge, et patronne de la première épouse de Vitautas le Grand. On construit une nouvelle église de pierre entre 1495 et 1500 qui est consacrée en 1501. Elle abrite les pères bernardins lorsque leur église est démolie en 1502, puis redevient église paroissiale, sous la protection du grand-duc Alexandre Ier Jagellon (1560-1506). L’on pense, sans en être certain, que l’architecte de l’église est Nicolai Eckinger, natif de Dantzig qui construit aussi le monastère des Bernardins. Une autre hypothèse donne celle de Benedikt Reit, architecte de la cathédrale de Prague. Elle est rénovée, après un sérieux incendie en 1564, et consacrée à nouveau en 1581 et placée sous la protection du prince Nicolas Radziwill le Noir. L’extérieur demeure inchangé depuis et l’intérieur est ensuite décoré de stucs et d’ornements baroques, dont le majestueux maître-autel. Pendant la campagne de Russie de 1812, Napoléon se serait exclamé à la vue de cette église qu’il était dommage qu’il ne pût la rapporter à Paris, mais les troupes françaises s’en servant comme d’une écurie, brûlent l’intérieur…L’église prend son aspect actuel, lors des restaurations des années 1840, quand la pierre est recouverte pour imiter la brique. Son clocher, édifié en 1746 et rénové en 1802, est abattu en 1872 pour élargir la rue. L’architecte
Russe Tchaguine en reconstruit un autre de côté, en néo-gothique. L’église est renforcée de structures métalliques au début du XX.me siècle. L’église Sainte-Anne ne ferme pas après la Seconde Guerre mondiale, les autorités municipales communistes permettent le culte, contrairement à d’autres églises, dont la cathédrale Saint-Stanislas, transformée en galerie de peintures et l’église des Bernardins contiguë.
Nous reprenons notre bus, nous contournons la cathédrale que nous visiterons demain, toutes les maisons ne sont pas pourvus de volets extérieurs, nous apercevons tout de même sur des façades d’immeubles cossus des volets roulants en aluminium. Sur l’esplanade de la cathédrale sont dessinés en granit le pourtour de l’ancien château bas et de l’ancien temple païen, à l’époque soviétique, la cathédrale était le musée d’art. Nous passons devant les anciens arsenaux qui sont devenus le musée d’art, nous franchissons le pont qui enjambe la rivière qui sépare la ville médiévale de la nouvelle ville de vilnius. Nous passons devant le stade de vilnius, puis nous arrivons à notre hôtel. Nous dînons à 20 heures, au menu nous avons une salade composée de chou rouge et carotte, des pâtes accompagnés de carottes découpées en boules et des champignons avec une viande rouge, une tarte aux pommes en dessert, le tout arrosé d’une bière locale. C’est sans bronché que nous avons rejoint notre chambre, nous sommes sur le pont depuis 4 heures du matin, nous avons droit à un repos mérité.

Jour 2 : nous poursuivons la découverte de la ville médiévale de vilnius, nous sommes devant la cathédrale.
La cathédrale de Vilnius est la principale Église catholique romaine de Lituanie. Elle est située dans la partie médiévale de la ville de Vilnius qui est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Elle est au cœur de la vie spirituelle en Lituanie et est vouée à saint Casimir. Le sacre du Grand-duché de Lituanie y eut lieu. Dans ses cryptes et catacombes, de nombreuses personnes célèbres telles que : Vytautas le Grand, sa femme Anna, son frère Sigismond Ier Kęstutaitis, son cousin Švitrigaila, Casimir de Pologne, Alexandre Ier Jagellon, deux épouses de Sigismond II de Pologne : Élisabeth d’Autriche (1526-1545) et Barbara Radziwill y sont enterrées aux côtés d’autres. A l’intérieur de la cathédrale, on dénombre plus de 40 œuvres d’art (fresques et peintures) datées entre le 16.me et 19.me siècle. Lors de la restauration de la cathédrale, furent découverts ce que l’on croit être l’autel et le plancher d’origine d’un temple païen construit à l’époque du baptême du Roi Mindaugas, en plus du reste de la cathédrale construite en 1387. Une fresque datant du 14.me siècle, la plus ancienne fresque connue en Lituanie, a été découverte sur le mur d’une des chapelles souterraines. On estime qu’avant le christianisme, le dieu païen balte Perkūnas était adoré à cet emplacement. Le roi Lituanien Mindaugas fit construire la cathédrale en 1251 après sa conversion au christianisme. Des vestiges de cette église archaïque quadratique à trois nefs et aux contreforts massifs ont été découverts à la fin du XX.me siècle. Après la mort de Mindaugas en 1263, la cathédrale redevint un lieu de culte païen. En 1387, année où la Lituanie est officiellement convertie au christianisme, une seconde cathédrale de style gothique avec cinq chapelles est construite, mais celle-ci sera détruite par un incendie en 1419. Vytautas le Grand en fit construire une plus grande encore à sa place comprenant trois nefs et quatre tours à ses angles, en vue de son couronnement. Le voyageur flamand Guillebert de Lannoy remarqua des similitudes avec la cathédrale de Frombork. Les murs et les pilliers sont aujourd’hui toujours visibles. En 1522 la cathédrale a été restaurée et le clocher construit sur le toit d’une tour défensive. Il dut être reconstruit, après l’incendie de 1530, et entre 1534 et 1557 de nouvelles chapelles et cryptes furent ajoutées. Avec ces multiples reconstructions la cathédrale acquit des éléments architecturaux liés à la renaissance En 1529, Sigismond Auguste fut couronné grand-duc de Lituanie dans la cathédrale. Après un incendie en 1610 elle fut à nouveau reconstruite et deux tours en façades furent rajoutées. La cathédrale est endommagée pendant la guerre de 1655 et sera encore rénovée et re-décorée plusieurs fois. Entre 1623 et 1636 à l’initiative de Sigismond III de Pologne, l’architecte de la Cour, Constantino Tencalla construisit la chapelle de saint Casimir de Pologne de style baroque en grès suédois. L’intérieur a été reconstruit en 1691-1692 et décoré de fresques de Michelangelo Palloni, et d’un autel en stuc de Pietro Perti (sculpteur et architecte italien baroque). En 1769, l’une des tours construite en 1666 s’écroula et détruisit les voûtes de la chapelle voisine tuant six personnes. Après l’accident, l’évêque de Vilnius Mgr Ignacy Jakub Massalski fit reconstruire la cathédrale. Les travaux commencèrent en 1779 et furent achevés en 1783 et l’intérieur fut terminé en 1801. L’aspect actuel de la cathédrale est dû à cette reconstruction, notamment grâce à Laurynas Gucevičius qui lui donna son style néoclassique. La façade principale est ornée des sculptures des quatre Évangélistes, sculptées par l’Italien Tommaso Righi. Certains spécialistes soulignent la ressemblance de la cathédrale avec le style d’Andrea Palladio ou l’influence de Gucevičius, lui-même inspiré par Claude Nicolas Ledoux. L’influence du Palladianisme est évidente sur les façades latérales du bâtiment. Le manque de pureté de l’architecture classique, causée par l’ajout d’éléments baroques ou d’autres styles, a été critiqué par certains architectes. Entre 1786 et 1792, trois sculptures de Kazimierz Jelski ont été placées sur le toit de la Cathédrale ; saint Casimir, au sud, saint Stanislas, au nord et sainte Hélène au centre. Ces sculptures ont été enlevées en 1950 et replacées en 1997. La sculpture de saint Casimir symbolisait initialement la Lituanie, celle de saint Stanislas la Pologne, et celle de sainte Hélène la Russie. Les travaux de reconstruction du Palais Royal de Lituanie derrière la Cathédrale ont commencé en 2002. Ce bâtiment nouvellement érigé à considérablement modifié les abords de celle-ci. La cathédrale et le beffroi ont été entièrement rénovés de 2006 à 2008. Les façades ont été repeintes, améliorant ainsi l’aspect extérieur des bâtiments et de leurs éléments qui n’avaient pas été rénovés depuis la restauration de 1990 en l’honneur de l’indépendance de la Lituanie.
Nous pénétrons dans la cathédrale, nous sommes dans la chapelle Casimir. Casimir est mort à l’âge de 32 ans, il fut canonisé, car il a eu une vie très pieuse. Quand on a voulu déplacer son corps des catacombes, par miracle son corps était intact, c’est pour cela qu’une chapelle lui est consacrée ainsi qu’une église dans la ville médiévale de Vilnius. La chapelle est ornée de marbre marron amené de Pologne, c’est l’œuvre du même artiste qui a décoré l’église Pierre Paul. L’icône de saint-Casimir a 3 mains, l’apparition de la troisième main est miraculeuse, il a 2 mains à droite et une à gauche. Des ex-voto sont élégamment disposés dans la chapelle, ils parfondent la décoration avec délicatesse ce qui n’est pas souvent le cas dans d’autres endroits. La confession est toujours en vigueur en Lituanie, sur la place de la cathédrale on a reconstruit l’ancien palais, une des femmes des grands ducs de Lituanie était italienne, elle a donc fait édifier un palais de style italien renaissance. Il a été détruit au XVII.me siècle lors de la guerre contre les russes, il ne restait que les fondations, on a entrepris sa reconstruction à l’initial suite à des études archéologiques au XX.me siècle. Devant le palais se dresse la statue de Gediminas fondateur de vilnius, le bas relief du monument est en granit sculpté du loup qui hurle, la statue est en métal, elle est très oxydée presque noire, de chaque côté du fondateur de vilnius sont disposés les portraits de ses fils qui ont été grands ducs de Lituanie. Le palais devrait être achevé l’an prochain, il deviendra une salle d’exposition, mais sa finalité n’a pas encore été discutée. Nous traversons la place, nous sommes devant le palais des présidents de la république lituanienne, il a abrité le parlement, la nouvelle présidente fraîchement élue doit bientôt prêter sermon avant de présidé la république. Il s’agit d’une charmante femme, elle est âgée d’une cinquantaine d’années, c’est l’ancienne ministre des finances, ce qui ne gâche rien pour l’époque que nous vivons. Le drapeau lituanien est rouge, vert et jaune. Nous approchons de l’université, nous pénétrons dans la cour.
LITUANIE l’université : L’ensemble de bâtiments universitaires, qui occupent tout un quartier est séparé par neuf cours intérieures d’architecture originale, c’est constitué au cours des quatre siècles derniers. Cet ensemble architectural est essentiellement baroque et fut fondé par des jésuites à l’initiative du roi Stéphane Bathory en 1579. A elle seule, l’université occupait un quart de la vieille ville. Elle possède de nombreuses cours intérieures – 12 exactement. Dans la cour principale se trouve l’église Saint-Jean (Sv. Jono) construite initialement en 1387, en style gothique, puis remaniée au XVIIIe siècle en style baroque lituanien. A droite vous verrez la tombe du célèbre écrivain Adam Mickiewicz. A visiter absolument la cour Sarbievijaus qui porte le nom d’un ancien élève et poète (1595-1634) et celle du grand poète lituano-polonais Adam Mickiewicz.
Les portes sont sculptées de reliefs en bronze, ils représentent les symboles lituaniens (châteaux, statues etc.). Nous nous dirigeons vers l’église saint-Jean.
L’église Saint-Jean-Baptiste-et-Saint-Jean-l’Évangéliste est une église monumentale de style baroque tardif, située à Vilnius dans le quartier de l’université de l’ancienne ville. Une église de bois est construite sur la place du marché en 1387 (ou 1386 selon certaines versions) sous le règne de Jagellon, à l’emplacement d’un ancien temple païen. Une église gothique en pierre à trois nefs, consacrée en 1427, la remplace. Elle est confiée aux Jésuites polonais en 1571 de la part du roi Sigismond-Auguste, et ceux-ci la transforment entièrement dans le style Renaissance. Elle fait alors 68m de long sur 27m de large pour contenir 2320 fidèles. On érige un clocher au tournant du XVI.me siècle et du XVII.me siècle, ainsi que par la suite des chapelles, des cryptes, etc…L’église accueille solennellement le roi Étienne Bathory, le roi Sigismond III de Pologne, le roi Ladislas IV et son frère le roi Jean-Casimir, tous souverains élus de la Pologne unie à la Lithuanie. L’église fait partie de l’université des Jésuites et des cérémonies officielles s’y déroulent après des discussions philosophiques, théologiques, des soutenances de thèses, etc…souvent en présence des souverains ou des princes. L’église souffre pendant la guerre polono-russe, puis est restaurée. De grandes cérémonies somptueuses y sont organisées en 1726 pour les canonisations récentes des jeunes saints jésuites, saint Stanislas Kostka et saint Louis de Gonzague. Après l’incendie de 1737, la façade est redécorée dans le style jésuite, l’intérieur est remanié dans le style baroque et un grandiose maître-autel est installé pour symboliser l’Église triomphante de cette époque. Cependant les Jésuites sont chassés, comme ils le seront petit-à-petit des royaumes européens (sauf la Russie, où ils sont accueillis par Catherine II), en 1773. L’église est donnée alors à l’École supérieure de Wilno (nom polonais de Vilnius) qui deviendra ensuite l’université de la ville à qui furent attribués tous les bâtiments confisqués des Jésuites. L’intérieur est remanié en 1825-1829 et la façade est entièrement reconstruite avec des colonnes de l’ordre corinthien néo-classiques. Lorsque l’université ferme en 1832, à cause des révolutions de 1830 qui agitent l’Europe et du soulèvement polonais de 1831, l’église est donnée à l’école de chirurgie puis devient église paroissiale en 1842. A l’époque de la république socialiste soviétique de Lituanie, l’église abrite les ateliers de typographie de journaux, puis est transformée dans les années 1960 en Musée de la Science, après restauration. Elle est restituée à l’Archidiocèse de Vilnius en juillet 1991 et est consacrée le 11. Elle sert d’église à l’université de Vilnius. Des pères jésuites y disent la messe en lituanien en semaine et en latin le dimanche.
Les chapelles sont consacrées à l’aspect religieux et historique, les vendredis et samedis sont célébrés des mariages. Le confessionnal est multicolore, il est de ton vert, rouge orné de dorure, il est riche en ornements fleurs et toutes sortes de motifs. Dans une chapelle se trouve un très joli arbre de vie avec ses grappes de raisin, à l’intérieur desquelles sont sculptés les portraits des apôtres. Dans l’église est disposé le tombeau d’un jésuite norvégien, l’autel est en marbre polonais, un immense lustre est suspendu à la voûte, un immense orgue trône au fond de l’église, c’est le royaume des pigeons, l’orgue est de la même couleur que le confessionnal, ça donne un charme à l’ensemble. Nous sortons de l’université, nous empruntons un dédalle de petites rues, nous arrivons sur une petite place où se trouve une petite église, nous allons nous restaurer dans un petit caveau (le menestra) en sous-sol. Nous avons eu au menu : une salade composée à base de chou, une escalope de dinde et son riz, une glace en dessert.
Nous prenons la direction de Trakai avec André un guide local, Lituanie signifie pays de la pluie, les pays baltes offrent souvent 4 saisons dans une journée. Nous passons devant la synagogue de vilnius, elle date du XX.me siècle, elle est de couleur jaune, elle est de style moresque. Nous apercevons l’entrée occidentale de la vieille ville, la statut en protège l’accès, ici il y avait une porte tel que celle de l’Aurore, mais elle fut détruite. Nous sommes sur la rue de Trakai, les marchands qui allaient vers l’ouest empruntaient cette route, nous prenons la direction sud-ouest, on quitte la vallée de la vieille ville en montant une petite colline. Nous sommes sur une artère qui était au XIX.me siècle un lieu de promenade, nous passons devant le théâtre gris russe, puis devant l’église orthodoxe russe. Nous apercevons une statue de l’écrivain romain gary, une plaque est apposée sur l’immeuble où il a vécu jeune, il était d’origine juive. Nous passons devant un bâtiment blanc, c’est ici que l’on officialise les mariages. Aujourd’hui il est commun de vivre en couple sans être marié, les familles sont peu nombreuses, elles sont constituées pour la plupart du temps d’un seul enfant, la raison est économique. La tradition veut que le marié, le jour du mariage franchisse un pont, la mariée dans ses bras, on le pratique souvent sur les ponts à Trakai qui mène au château. Nous apercevons un petit marché aux fleurs ouvert 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. Nous sommes sur la rue des bénévoles, elle s’appelait rue de l’armée rouge à l’époque soviétique. Nous distinguons des HLM construis dans les années 1960, ils ont une hauteur de 5 étages, ils n’ont aucun caractère, ils sont sombres. André nous fait un petit cours sur les mots usuels en Lituanie, sur notre droite se dresse la tour de télévision de vilnius, elle mesure 326 mètres de hauteur. Nous passons devant la centrale thermique, elle produit de l’électricité grâce au gaz qui provient de Russie, la Lituanie possède une centrale nucléaire, elle se situe à 180 kilomètres de Vilnius à la frontière Biélorusse, les 2 réacteurs produisaient 80% de la consommation lituanienne. Mais la centrale n’est pas aux normes européennes, on est donc dans l’obligation de la fermer, le premier l’est, le second devrait l’être fin 2009. Un projet de construction commune d’une nouvelle centrale nucléaire est en projet avec la Lettonie, l’Estonie et la Pologne pour 2020, mais la crise mondiale internationale est arrivée. La réalisation de ce projet devient un peu plus compliquée, pour le moment on s’en tient aux centrales thermiques et au gaz russe. Nous traversons un quartier industriel, les usines sont en perte de fabrication depuis le démantèlement de l’URSS. La Lituanie possède une raffinerie de pétrole, elle a été la propriété des américains, des russes et maintenant des polonais. Le tourisme est en plein développement les premiers sont les polonais au vu de leur histoire commune avec la Lituanie, ensuite les allemands avec une culture et terre commune qu’est la Prusse, puis viennent les espagnols, les italiens, mais les francophones boudent encore aujourd’hui la destination des pays Baltes. Nous sommes sortis de vilnius, nous roulons dans la forêt au milieu de colline, le point culminant de la Litanie est de 300 mètres. C’est le paradis des conifères, la Lituanie compte 3000 lacs, on dénombre 5 grands parcs régionaux. L’hiver le jour dure 4 heures, à partir du mois d’octobre les jours diminuent beaucoup, l’été le lituanien profite de la luminosité pour vivre à 100%. Trakai c’est la cour de récréation des lituaniens, on y vient pour les loisirs. Nous apercevons presque côte à côte les cimetières catholiques et orthodoxes, les 2 communautés religieuses vivent ensemble depuis le XV.me siècle. A droite nous distinguons le lac de Trakai et à gauche le petit lac, le climat à Trakai est frais en été et plus froid en hiver. En hiver les lacs gèlent sur une épaisseur de 50 centimètres, la température peut descendre jusqu’à moins 30 degrés. A droite on aperçoit le lac des tatares, le duché de Lituanie s’étendait de la Pologne à l’Ukraine en passant par la Biélorussie. Nous passons devant l’église orthodoxe russe, devant l’église catholique du XV.me siècle reconstruite au XVII.me siècle. Trakai a été une ville multiculturelle et confessionnelle depuis sa création, aujourd’hui les habitants de Trakai parlent 4 langues le lituanien, le russe, le polonais et aussi le karaïte. L’été la température de l’eau des lacs peut atteindre 22 degrés, nous roulons au milieu de maisons en bois qui bordent la rue. Nous apercevons une bâtisse avec son toit vert, c’est Kénessa, le temple des karaïtes. Le karaïtisme reconnaît la Tora, mais ne reconnaît pas le talmud, cette religion est née au VIII.me siècle en Mésopotamie une partie de l’Irak. C’est certes une religion, mais c’est surtout un groupe ethnique de Turquie, au XIV.me siècle, le grand duc vita aoutas a importé 400 familles de karaïtes et de tatares de la région de Crimée, il les a utilisé pour sa garde personnelle, jusqu’à nos jours les descendants des karaïtes habitent encore à trakai.
Trakai (en polonais : Troki ou Nowe Troki) est une petite ville de 5000 habitants en Lituanie. Elle se situe à 28 km à l’ouest de Vilnius. Trakay fut au XIII.me siècle la seconde capitale de la Lituanie, après Kernavė. La ville était alors un centre militaire, administratif et économique pour le pays. Lorsque vers 1323 Vilnius devint capitale, Trakai resta la résidence d’apparat des grands-ducs de Lituanie jusqu’au milieu du XV.me siècle. Ceux-ci recevaient les ambassadeurs et les souverains étrangers, impressionnés par la beauté du site et les hautes tours du château en briques. Trakai possède deux châteaux : le « château de la presqu’île », qui n’est pas encore restauré ; le « château de l’île », situé sur le lac de Galvė. Gigantesque bâtisse de style gothique. Au milieu du XX.me siècle, celui-ci fut reconstruit. Il est aujourd’hui le principal centre d’attraction de la ville de Trakai. Un musée est actuellement installé dans le château et, en été, le théâtre de l’opéra ballet y donne des représentations. Les Lituaniens côtoient ici des Polonais et des Russes. La ville est connue pour sa petite communauté de Juifs karaïtes, qui y sont installés depuis que le grand-duc Vytautas le Grand les a engagés pour la garde de la forteresse au début du XV.me siècle. Un des plus célèbres représentants de cette communauté de la ville fut Isaac de Troki. On y trouve une synagogue karaïte (kenessa), un musée sur leur culture et un restaurant karaïte. Trakai est entourée de tout un chapelet de lacs (61). La forteresse est constituée de trois tours d’une hauteur de 7 m et d’une épaisseur de 3,5m, reliées par une muraille et constituant une ceinture extérieure de fortifications. Un fossé profond sépare le château proprement dit du châtelet. Un pont-levis devant la tour de 34m mène à la cour intérieure entourée de puissantes murailles. Le château restauré a retrouvé son aspect d’antan. Nous commençons la visite du site, nous longeons un quai au bord du lac où se trouvent des bars et des commerces de souvenirs, nous franchissons 2 ponts d’une bonne longueur mais sans la mariée dans les bras. Nous sommes entourés de petites îles, des pêcheurs tendent leur ligne, des pédalos circulent au milieu des îlots. Le château a été détruit au XVII.me siècle comme celui de vilnius, il a été reconstruit à l’identique à partir des années 1960. Il devait garantir la sécurité des grands ducs de Lituanie contre l’invasion des teutons qui voulaient christianiser la Lituanie païenne. Nous franchissons les fortifications, nous traversons une grande place avant d’accéder au pont levis qui nous permet de pénétrer dans la cour du château. Le rez-de-chaussée était réservé aux tâches ménagères et au stockage des vivres. Nous grimpons un escalier qui n’a rien à envier à une échelle de meunier, il nous mène au premier étage, nous entrons dans la chambre à coucher de la grande duchesse. Dans cette pièce sont exposés les portraits des grands ducs, les cartes qui montrent l’étendue du duché de Lituanie, on voit que le fleuve Niemen traçait la frontière du territoire entre les croisés teutoniques et les païens lituaniens. Nous pénétrons dans la salle du grand duc, on continue l’exploration du passé du grand duché et de ses grandes batailles contre les chevaliers teutoniques. Nous continuons notre visite en accédant à la salle de réception, quelques fragments de fresques et de boiseries ont été placés sur des immenses parois qui atteignent 5 mètres de hauteur, la salle est dénudée, elle sert parfois à des réunions, c’est ici que la présidence lituanienne reçoit les présidents en visite en Lituanie. Nous accédons au second étage par un escalier toujours aussi raide, une salle retrace le passé des karaïtes et des tatares qui étaient musulmans, on évoque aussi la décadence du grand duché de Lituanie. Nous accédons à la salle u tribunal, le second château de Trakai était situé sur la presqu’île, il fut complètement détruit, nous sommes dans le château reconstruit sur l’île. Cette salle évoque l’époque du XIX.me siècle et la dislocation du grand duché entre la Pologne, la Prusse et la Russie. Ensuite nous évoquons le XX.me siècle, certainement le plus tourmenté de l’histoire de la Lituanie, comme je l’ai déjà relaté dans la présentation de la Lituanie ci-dessus je n’y reviens pas. La visite est terminée, nous quittons l’ensemble de briques rouges, nous faisons quelques emplettes sur le quai du lac avant de rejoindre vilnius. Le réseau routier permet de joindre depuis Vilnius Riga à 300 kilomètres, Minsk en Biélorussie 180 kilomètres, Moscou à 800 kilomètres, Varsovie à 500 kilomètres mais pour rejoindre la Pologne on est obligé de faire un transfert, car l’écartement des rails est différent de 9 centimètres. Les trains qui relient Moscou à l’entrave de Kaliningrad traversent la Lituanie, les trains sont fermés lors du passage en Lituanie. En contre bas de la route est situé un joli parc composé de végétales japonais, un monument en granit rouge se trouve dans cet endroit pittoresque. Il commémore le consul japonais en exercice pendant les années 1939 et 1940 à Kaunas qui était la capitale de la Lituanie à cette époque. Ce consul a fait beaucoup de visas en faveur des juifs venus de Pologne, son geste a permis de sauver 6000 juifs. La Néris qui coule à Vilnius prend sa source en Biélorussie, elle se jette à Kaunas dans le Niémen, qui se jette quand à lui dans la baltique, la néris est très sinueuse tout au long de son parcours. Nous profitons d’une heure de liberté pour découvrir vilnius en individuel, les feux tricolores émettent des sons pour permettre aux aveugles de traverser les carrefours en sécurité. Enfin nous rentrons à l’hôtel où au repas nous avons : une salade composée à base de chou, de haricots rouges et du poivron rouge, ensuite du poisson accompagné de riz et de carottes, en dessert un gâteau au chocolat.

Jour 3 : Nous quittons notre hôtel et la ville de Vilnius, Nous prenons la direction de Kaunas qui se trouve à une centaine de kilomètres de la capitale de la Lituanie. La Lituanie a souffert de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, pendant 5 ans la cueillette des champignons a été interdite, des nuages de particules se sont déversés sur le territoire lituanien. Des habitants de la Baltique ont vu leurs cheveux tombés temporairement, des oiseaux sensibles comme le canari qui prévient des coups de grisou au fond des mines ont succombé massivement à cette époque. L’armée a tout fait pour ne pas informer la population des risques encourus, ils ont même fait appel à des soldats incompétents dans cette situation. La plupart des militaires appelés provenaient de républiques soviétiques, ils n’étaient pas formés, ils travaillaient sans protection, beaucoup d’entre eux sont morts, d’autres sont handicapés à vie, ils perçoivent une petite pension militaire qui ne leur permet pas de vivre dignement. Nous roulons sur une route nationale à 4 voies, nous sommes entourés de prairies, de champs et de forêts. Nous traversons des villages, des vendeurs proposent à la vente des girolles et des framboises sauvages, les forêts lituaniennes regorgent de champignons et de fruits sauvages (mures, framboises, fraises, groseilles etc). Les champignons dont les girolles qui supportent bien le transport sont exportés vers la France via la Pologne. Nous roulons dans une zone céréalière où se mêlent le blé, le froment, l’avoine, le seigle avec lequel on fait le pain noir très apprécié en Lituanie. Le Sarrazin est cultivé pour ses fleurs qui en font un excellent nectar pour les abeilles, il fait la joie des apiculteurs. Le Sarrazin peut remplacer le riz dans la consommation, on en sert dans les cantines scolaires soit cuit ou en miel, c’est un bienfait pour la santé. En Lituanie on cultive le chou dans toutes ses variétés, les carottes, le concombre, betteraves, tomates sous serre, courgettes, carottes et bien sûr la pomme de terre qui est le légume de base de tous les plats. On ne cultive pas par contre les poivrons, les aubergines et tous les légumes qui demandent plus de chaleur, des amateurs en font tout de même la culture à des fins personnelles. On élève des porcs, des vaches, de la volaille, quelques troupeaux de moutons, des chevaux que l’on ne mange pas mais que l’on exporte pour sa viande particulièrement en France. Le cheval est encore utilisé en Pologne pour moyen de transport et pour sa qualité de trait, depuis quelque temps on voit des troupeaux de chèvres, pour la qualité de son lait, en plus on les élève dans les régions où l’herbage n’est pas assez riche pour l’élevage bovin. La Lituanie compte encore beaucoup de petites exploitations de petites tailles en superficie, on se contente d’une vache, de quelques cochons, de volailles, quelquefois d’un cheval et d’un potager ce qui permet de se suffire au point de vue nutritionnel et pour survivre. On trouve quelques élevages d’autruches, de rennes, des fermes pédagogiques permettent aux enfants des villes de découvrir l’agriculture et les animaux de la ferme. Certains paysans proposent le tourisme à la ferme pour subvenir à leurs besoins, Les retraités bénéficiant de revenus très faible, ils ont pour la plupart leur petit potager et quelques volailles pour amener un peu de calories sur la table. Nous traversons une zone forestière, Les élans et les castors sont un fléau pour les agriculteurs, ils font d’énormes dégâts, on est obligé d’en réduire le nombre. Nous apercevons des nids de cigognes et leurs occupants, Elles arrivent parfois alors que la neige n’est pas tout à fait fondue. Les grues viennent se reposer dans les zones de marais avant de continuer leur périple d’hiver vers les terres plus chaudes, Nous traversons un village, des cheminées d’usines dépassent le toit des maisons, mais elles ne fument plus depuis longtemps. Nous arrivons dans les faubourgs de Kaunas, la ville compte 379000 habitants, comme nous avons très bien nettoyé nos assiettes hier au soir, le proverbe se confirme, le soleil est parmi nous. Nous croisons de vieux trolleybus qui sévissent dans les rues de la ville, nous descendons du bus pour découvrir la vieille ville.
Kaunas est la deuxième ville de Lituanie, et le plus important port fluvial des pays Baltes, sur le Niémen. Kaunas fut fondée avant l’an 1000 après J.-C., cette ville fut fortifiée par les Lituaniens au XIII.me et au XIV.me siècle pour résister aux chevaliers teutoniques. La ville devint polonaise à la fin du XVI.me siècle et fut acquise par les Russes après la troisième partition de la Pologne, en 1795. Entre 1915 et 1918, elle fut le siège de l’administration d’occupation allemande, l’Oberbefehlshaber der gesamten Deutschen Streitkräfte im Osten. De 1920 à 1940, elle fut capitale de la Lituanie indépendante, alors que Vilnius était en Pologne. Elle fut annexée par l’Union soviétique, en vertu du pacte germano-soviétique de 1939, puis occupée par les nazis entre 1941 et 1944 qui l’abandonnèrent à l’arrivée de l’Armée rouge. Lors du pogrom de Kaunas, des partisans anti-communistes lituaniens massacrèrent 3800 Juifs. Le nombre exact des victimes est connu avec précision grâce au rapport Jäger qui comptabilisa la totalité des Juifs assassinés en Lituanie. Pendant l’occupation nazie, un camp d’extermination y fut établi, le Neuvième fort vers lequel le 73e convoi de déportation des Juifs de France fut envoyé, le 15 mai 1944 : 878 déportés dont les deux tiers furent dirigés vers l’Estonie et dont seulement 22 étaient encore en vie en 1945. C’est aussi au Neuvième fort et dans les forêts voisines que furent exterminés les Juifs du ghetto de Kaunas (Kovno).
On se dirige près du château en longeant des voies de circulation, les trottoirs sont très étroits, nous voici arrivés devant les restes du château.
C’est une forteresse du XIV.me construite sur les rives du Niémen et de la Néris en style gothique dont 1/3 est encore visible de nos jours. Utilisé comme forteresse, résidence et même prison au XVIII.me siècle. Il abrite aujourd’hui l’office du tourisme de la région de Kaunas et une galerie. Un immense site de fouille tente de mettre à jour les anciens vestiges, le but à long terme et de pouvoir reconstruire le château à l’identique. Tout près du château se trouve l’église bénédictine saint Georges le martyr, les soviétique ne l’ont pas entretenue, ce qui fait que l’intérieur est déplorable et l’extérieur n’en parlons pas. Nous déambulons dans la vieille ville, nous abordons la place de l’hôtel de ville, la circulation tournoie autour de nous, c’est très bruyant. L’hôtel de ville est souvent surnommé le cygne blanc à cause de la flèche qui le surmonte, sa construction a commencé en 1542, il est de style gothique, baroque et un peu classique. Au moyen âge c’était le cœur de Kaunas, la mairie a été transférée dans les nouveaux quartiers de la ville. En 1970, la chambre conjugale s’y est établie, ainsi que le musée de la céramique qui s’est ouvert à la cave. La place est entourée de maisons de marchands multicolores du XVII.me siècle, dans un coin de la place nous pouvons remarquer la maison de l’ancien relais de poste. Derrière les maisons s’élèvent les 2 flèches de l’église des jésuites François Xavier, elle a été construite en 1632, elle fait partie du quartier jésuite où se trouve le séminaire actuellement. Nous nous dirigeons près des rives de la rivière Niémen, nous apercevons une pente verte qui descend au bord de la rivière, on l’appelle la colline de Napoléon. C’est du haut de cette colline que Napoléon en 1812 a découvert pour la première fois au loin le territoire de l’empire russe qu’il voulait conquérir, il faut signaler que lors du passage de l’armée impériale française, le patrimoine architectural de Kaunas a souffert des agissements de la troupe. Du bord de la rivière nous pouvons découvrir l’église de l’assomption, C’est le grand duc qui l’a fait édifié au XV.me siècle, il était très critiqué, il a fait des prières, son vœu exaucé, il m’y a contribution sa promesse, il fit construire plusieurs église dont celle de François Xavier à Kaunas. A l’époque soviétique, l’église a servi d’entrepôt à pommes de terre, jusqu’à la hauteur de 2 mètres les murs étaient gluants d’amidon, aujourd’hui l’église a été nettoyé et rendu au culte. Le Niémen était utilisé comme voie commercial au moyen âge, les voyages étaient dangereux au regard des crues, ils faisaient donc étape à Kaunas pour aller prier à l’église François Xavier. Sur le mur de l’église François Xavier, il y a l’échelle des crues du Niemen, le Niemen prend sa source en Biélorussie, au printemps à la fonte des neiges il a tendance à gonfler et de déborder de son lit, aujourd’hui avec les barrages construits sur son cours, les crues sont moindres voire inexistantes. Nous continuons notre découverte de Kaunas en nous dirigeant vers la cathédrale, nous traversons de nouveau la place de l’hôtel de ville, nous passons devant la maison du tonnerre, elle a le même style architectural que l’église sainte-Anne de Vilnius.
La maison de Perkūnas (en lituanien : Perkūno namas) à Kaunas est l’un des monuments de style gothique non religieux les plus originaux de Lituanie. À l’origine construit par la ligue Hanséatique à la fin du XV.me siècle, il fut vendu à la Compagnie de Jésus qui y établit une chapelle en 1643. L’édifice en ruine a été reconstruit au XIX.me siècle et servit d’école et de théâtre, que fréquenta le poète polonais Adam Mickiewicz. À la fin du XIX.me siècle il prend son nom actuel de maison de Perkūnas, quand une figurine assimilée à l’époque au dieu balte du tonnerre Perkūnas fut trouvé dans un des murs. Aujourd’hui la maison appartient de nouveau aux jésuites et abrite le musée Adam Mickiewicz et le gymnase de l’école jésuite.
Nous Voici devant la cathédrale : La cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Kaunas est la plus grande église catholique gothique de Lituanie. Elle est située dans la vieille ville de Kaunas. Elle mesure 84m de long pour 34m de large. La date exacte de sa construction est inconnue, mais les documents la mentionnent en 1413. Elle ne fut achevée qu’en 1624 et souffrit des guerres de 1655 qui provoquèrent sa reconstruction partielle en 1671 avec des ajouts Renaissance. Un incendie détruisit son toit en 1732 et l’on ne reconstruisit qu’une seule des deux tours. Le roi de Pologne, Stanislas Poniatowski, la dota d’un riche intérieur baroque en 1771. Elle fut rénovée en 1800 et devint cathédrale en 1895. Benoît XV l’éleva au rang de basilique en 1921.
Un orgue trône superbement dans cet édifice, de gros piliers blancs supportent la voûte, le sol est damé de carreaux noirs et blancs, la lumière pénètre par des vitraux sobres qui ne sont pas décorés, l’autel est en stuc. On dénombre 9 chapelles, la sacristie est surplombée par une voûte faite de vitraux, plusieurs tombes sont présentent dans l’enceinte de la cathédrale dont son premier cardinal. Après quelques achats de cartes postales nous sommes allés déjeuner, au menu : une soupe paysanne dans une marmite de pain en guise d’assiette, émincé de dinde accompagné de pommes de terre, de chou et de carottes, en dessert nous avons eu une crème pralinée.
Nous nous promenons dans la rue de Vilnius, elle est piétonnière, c’est la plus belle artère de Kaunas, les bâtiments datent du XVI.me siècle. Les cabines téléphoniques nous rappellent le début du XX.me siècle, la plupart des commerces se situent dans cette rue où fourmillent les badauds. Kaunas compte 35000 étudiants, il y a plusieurs universités, la plus importante est celle qui prépare les futurs pilotes de l’aviation civile pour tous les pays baltes. Beaucoup de festivals de musique se déroulent à Kaunas, le plus important est celui de jazz, il l’était déjà à l’époque soviétique. Nous apercevons l’église saint-Michel-d’Archange, nous longeons l’allée des tilleuls qui est entièrement piétonne, elle mesure 1300 mètres de long. Les maisons des années 1920 et 1960 se côtoient, elles sont d’un aspect triste, alors que les façades qui bordent l’allée piétonnes sont très colorées, au printemps et pendant l’été la verdure cache quelque peu cette morosité. Nous arrivons à l’hôtel qui fait également partie de la chaîne best western, nous nous installons et nous allons nous balader dans les environs. Près du stade un monument arbore tous les blasons des villes jumelées avec Kaunas, il y en a une bonne vingtaine, dont Grenoble, Los Angeles, Saint-Pétersbourg. Kaunas compte plus de 40 musées, elle possède une très bonne équipe de basket qui surpassait toutes celles de l’ex URSS. Le château avait été construit pour préserver Kaunas de l’invasion des teutons, en 1408, Vitaotas le grand a pu donner le pouvoir de Magdebourg, à partir de cette date, Kaunas a pu commercialiser avec l’Europe de l’ouest grâce à son port fluvial sur la Niemen. Au XVI.me siècle fut créé la première école, la pharmacie et l’hôpital. En 1812 lors des campagnes napoléoniennes Kaunas a été détruit 2 fois, le chemin de fer est arrivé à Kaunas en 1862. L’électricité est apparue en 1898, la prospérité de la ville s’est interrompu avec le début de la première guerre mondiale. Nous continuons à remonter l’allée de la liberté, nous effectuons nos emplettes au gré des commerces, nous arrivons devant l’église saint-Michehl-d’Archange, hélas nous trouvons porte close.
L’église Saint-Michel-Archange, ou église de la Garnison, est une église de style néo-byzantin à cinq coupoles située à Kaunas. Elle fut construite par l’architecte Constantin Lymarenko entre 1891 et 1895 pour la garnison russe et la communauté russe orthodoxe de Kovno (nom que portait alors Kaunas, quand la Lituanie appartenant à l’Empire russe), jusqu’en 1915, lorsque le pays est occupé par l’armée de l’Empire allemand. Elle est alors vouée au patronage de saints Pierre et Paul. Elle peut contenir 2000 personnes. Le financement de l’église fut assuré par le ministère de la guerre, et pour moitié (fait rare) par des donations privées des militaires. L’église est fermée entre 1915 et 1919, pendant l’occupation allemande. Les Allemands emportent les cloches, lorsqu’ils quittent la ville et la garnison devient lituanienne. L’église russe est donnée à l’Église catholique et conserve son statut d’église de garnison, cette fois-ci lituanienne sous le nom de Saint-Michel-Archange, patron des soldats. Kaunas devient après la guerre civile polono-lituanienne la capitale de la nouvelle république lituanienne. Après la Seconde Guerre mondiale, les nouvelles autorités municipales de la république socialiste soviétique de Lituanie transforment l’église en salle d’exposition de tableaux. Depuis l’indépendance, cette église a été transférée à la communauté catholique et est devenue église paroissiale.
Après un bon bol d’air nous avons rejoint l’hôtel pour le dîner, au menu : salade composée à base de chou, une viande blanche panée accompagnée de pommes de terre, de chou et de carottes, en dessert une banane tiède et son petit coulis de chocolat.

Jour 4 : Nous partons pour Klaipeda seul port lituanien sur la baltique, nous avons 250 kilomètres de route à faire. Nous longeons la rivière Niémen, nous quittons Kaunas en franchissant la rivière célèbre. Au XIX.me siècle au temps des tsars, la ville étaient fortifiée, on dénombrait 18 points forts autour de la ville, aujourd’hui il en subsiste quelques uns. Certains ont été utilisés comme entrepôts, comme prisons, et, pendant la seconde guerre mondiale, certains ont été utilisés comme le fort 9 comme camp d’extermination. Nous passons devant le fameux fort 9, on y a construit un mémorial en souvenir des 6000 déportés qui ont subi la folie des nazis. Pendant notre long trajet, notre guide nous narre la vie quotidienne en Lituanie et répond à nos questions. A l’époque des tsars et particulièrement entre 1842 et la première guerre mondiale, Kaunas a connu l’embellie économique, elle était un grand centre industriel et économique. Tout près de Kaunas, dans sa banlieue, près du lac artificiel, à Pagesli dans son monastère est organisé un grand festival de musique. Actuellement à Kaunas sont organisés des compétitions d’athlétisme, certains athlètes étaient d’ailleurs hébergés dans notre hôtel. Kaunas fut fondée en 1361, mais elle fut détruite pour la première fois en 1362 par l’ordre teutonique. Nous traversons la Néris en empruntant un pont, Kaunas à certes combattu contre les envahisseurs, mais aussi contre les lituaniens rouges. Kaunas produit 20% de la production industrielle de Lituanie, l’informatique à pris le pas sur l’industrie traditionnelle du passé. Nous rentrons sur l’autoroute, Kaunas a gardé sa réputation de fabricant de meubles qu’elle était à l’époque de l’URSS, ses meubles artisanaux de style traditionnel sont encore très prisés dans tous les pays baltes. L’infrastructure routière est très bonne en Lituanie, il faut dire que les soviétiques avaient privilégié le réseau routier afin d’approvisionner leurs bases militaires établies tout au long de la Baltique et aux frontières de l’URSS. La Lettonie et l’Estonie n’ont pas eu le même traitement de faveur, par contre les îles estoniennes avaient pour la même cause que la Lituanie un superbe réseau routier. Les viles portuaire et militaire comme Klaipeda, il fallait un visa pour y pénétrer même en tant que soviétique. Dans les champs de céréales on aperçoit de la camomille sauvage, aux pays baltes, on n’emploie pas de désherbant chimique, la nature a donc tous ses droits, c’est un plus pour l’aspect sanitaire et la santé certainement. Nous croisons des champs de colza, le nom de Lituanie provient d’après des experts d’une rivière appelée Litua. La Lituanie était déjà habitée 2000 ans avant notre ère, les pays baltes étaient peuplés de plusieurs ethnies dont les kurs qui ont donné son nom à la péninsule devant Klaipeda Kurland. Les Kurs ont été déportés par les allemands, beaucoup ont quitté la Lituanie pendant l’époque soviétique, ils se sont réfugiés dans les pays voisins dont la suède. Une autre ethnie des pays baltes existe, ce sont les prussiens dont on a détourné son origine, en fait il s’agissait des personnes qui habitaient la Prusse, cette région se cantonnait uniquement à l’actuelle enclave russe de Kaliningrad. Le début de la christianisation de la Lituanie a commencé sans grand succès à partir de 1130, l’ordre teutonique est d’origine allemande, elle est née des cendres des chevaliers de l’ordre du porte de glaive, l’ordre teutonique actif en Lituanie était appelé l’ordre de Livonie. En fait la Livonie est une petite région située entre la Lettonie et l’Estonie, il existe d’ailleurs les ruines d’un château de l’ordre de Livonie à cet endroit. L’union balte n’a jamais pu se concrétiser, il y a trop de rivalités politiques, en plus l’Estonie avait fondé beaucoup d’espoir avec son rapprochement avec la Finlande. La suprématie de la Lituanie se situe entre 1263 et 1569, c’est l’époque où les grands ducs ont conquis les territoires jusqu’à la mer Noire. La fin du XVIII. Me siècle sonne la fin de l’indépendance des 3 pays Baltes, la Pologne et la Russie ont signé un traité pour se partager la suprématie des 3 pays Baltes. En fait l’empire russe influe sur tous les pays baltes, il interdit même l’écriture en caractère latin en Lituanie dès 1831. C’est une époque très difficile pour la Lituanie, après la première guerre mondiale la Lituanie redevient indépendante jusqu’en 1926, ensuite c’est 3 occupants différents jusqu’à son indépendance en 1991. Entre 1944 et 1953 année de la mort de Staline ce sont 500000 lituaniens qui ont été déportés, pendant la guerre de résistance ont péri 300000 personnes, on peut dire que 30% de la population lituanienne a péri au cours et après la seconde guerre mondiale. Après la seconde guerre mondiale des groupes de résistance se sont organisés, très peu en Estonie ont les appelaient les frères de la forêt, un plus grand nombre en Lettonie jusqu’en 1963, la Lituanie a beaucoup plus résisté. Les 3 pays Baltes pensaient et comptaient que les etats Unis et l’Europe seraient venus à leur aide pour regagner leur indépendance qu’ils avaient obtenu entre les 2 guerres mondiales. L’espoir s’est estompé au début des années 1960, l’Europe et les Etats Unis ne se sont pas préoccupés du sort des républiques baltes, ce n’était pas un souci important pour eux. C’es en 1991 que les 3 pays baltes sont redevenus indépendants, lors de la prise de la tour de la télévision à Vilnius 14 personnes ont perdu la vie et on a dénombré 700 blessés. Le même scénario s’est reproduit en Lettonie faisant le même nombre de morts mais aucun blessé, en Estonie la révolte n’a fait aucune victime. Nous roulons sur une route nationale qui dévie toutes les villes, la Lituanie est constituée de plusieurs grandes et moyennes villes, le territoire est très bien occupé et décentralisé, à l’instar de la Lettonie qui ne possède qu’une seule grande ville Riga où se concentre la plupart de la population du pays. A l’époque de l’URSS la fabrication des téléviseurs et des réfrigérateurs étaient fabriqués dans des petites villes lituaniennes qui ont encore gardé le savoir faire, le gouvernement actuel a certes déçu le peuple mais moindre que les gouvernements lettons et estonien où l’industrie a pratiquement disparu. Depuis l’indépendance de 1991, les anciens propriétaires sur justificatifs peuvent prendre possession de leur ancien patrimoine foncier. Les nouveaux paysans ont amélioré les fermes collectives soviétiques, ils ont eu la sagesse de ne pas les démolir. Certains ont créé de petites coopératives, d’autres sont devenus de grands propriétaires terriens. En Lituanie il n’est pas rare de rencontrer des fermes qui fonctionnent encore sur le modèle du XIX.me siècle, ce sont des fermes autosuffisantes. Les propriétaires terriens étaient déportés à l’époque soviétique eux et toute leur famille, on exilait les personnes trop cultivées, on écartait les personnes qui faisaient de la résistance au pouvoir soviétique et bien sûr comme partout on exilait les personnes sur dénonciation du voisinage. Il y a eu 3 vagues de déportation avant et après la seconde guerre mondiale et en 1949, si un déporté revenait dans sa république d’origine en Lituanie, par exemple un enfant à sa majorité, malgré qu’il soit en possession du passeport de circulation soviétique, il était de nouveau renvoyé en Sibérie. Dans chaque famille lituanienne, on avait soit quelqu’un qui avait péri pendant la seconde guerre mondiale, soit déporté ou soit qu’il participait à la résistance dans la forêt. Après la seconde guerre mondiale a commencé la collectivisation, on a créé les kolkhoz et les sovkhoz, sur le papier le kolkhoz appartenait à la collectivité agricole, alors que le sovkhoz l’état était présent dans une partie du capital. En réalité, il n’y avait pas beaucoup de différence, la somme perçut par les adhérents des sovkhoz était quelque peu plus importante que celle versée aux adhérents des kolkhoz. Certains agriculteurs ne voulaient pas se soumettre à la collectivisation, ils en avaient le droit, mais l’état les ponctionnait exagérément en taxes, ce qui faisait qu’ils rentraient très vite dans le rang. Nous roulons au milieu de 2 lacs qui nous entourent, nous apercevons pour la première fois une prairie où paissent un troupeau de vaches. Nous sommes dans une zone de plaine où l’on voit à l’infini, nous contournons la ville de Kavilénicola, A l’époque soviétique, il y avait pénurie d’appartements, ils étaient tout d’abord réservés aux russophones, c’était un privilège donné aux nouveaux arrivants. Les personnes d’origine russe travaillaient à la construction des bases militaires et des usines, certains autochtones étaient employés sur ses immenses chantiers, mais il fallait avoir une biographie soft avec les soviétiques. En Russie on incitait les russes à s’expatrier dans les autres républiques soviétiques, on leur faisait miroiter quand contre partie, ils bénéficieraient d’habitation plus spacieuse. La plupart des HLM construit sous les soviétiques étaient occupés par des russes, les lituaniens s’entassaient dans des appartements plus modestes dans le cœur des vieux quartiers des villes. La loi stipulait qu’on avait droit à 12 mètres carrés par personne, on allait donc à la mairie pour avoir l’octroi d’un appartement conforme, mais les élus étaient rare, la loi existait sur le papier, la réalité était tout autre. Il faut modérer, car en Lituanie la loi était mieux respectée, alors qu’en Lettonie et en Estonie les russophones étaient mieux lotis que les locaux. En fait si des locaux bénéficiaient de passe droit, c’est qu’ils étaient fonctionnaire du parti ou plus grave, c’était un pire comme on disait, pour faire plus simple c’était un dénonciateur au profit du KGB. Après l’indépendance en 1991, certains russes sont repartis, mais une grande partie est restée, car ils étaient nés ou avaient vécu et fait leur vie en Lituanie. Nous traversons une forêt, nous approchons de Klaipeda, le port de Klaipeda ne gèle jamais, une immense fête des pêcheurs et de la mer est organisée chaque année au mois de juin.
Klaipėda (en allemand : Memel) est une ville de 187316 habitants et le principal port de mer lituanien. Klaipėda est la troisième ville de Lituanie après Vilnius et Kaunas. Ancienne ville hanséatique, connue sous le nom allemand de Memel, la ville a longtemps été disputée entre le royaume de Lituanie et les chevaliers Teutoniques. La Paix du lac de Melno fixe les frontières du duché de Prusse et de la Lituanie ; Memel restera en Prusse jusqu’à la défaite allemande à la Première Guerre mondiale. Remarque : l’orthographe originale de la ville en lituanien est Klaipėda, avec un point suscrit sur le e. (Le lituanien utilise des signes diacritiques rares). Klaipėda est située à 120 km de Kaliningrad et à 290 km de Vilnius. La ville se trouve à proximité du delta du Niémen, à l’extrémité nord de l’isthme de Courlande dont il est séparé par une passe maritime, le détroit de Memel. Non loin de là, sur la côte de la mer Baltique, les stations balnéaires de Neringa et Palanga sont très appréciées des Lituaniens. Klaipėda est reliée par ferry à la Suède, au Danemark et à l’Allemagne. Klaipėda au début du XX.e siècle, la ville était alors connue sous le nom de Memel Tharau. Memel est fondée en 1252 par les Chevaliers teutoniques. En 1525, la ville adhère à la Réforme. Le siècle suivant sera pour la ville une période de prospérité, interrompue par la Guerre de Trente Ans et les attaques suédoises entre 1629 et 1635. De 1525 à 1919, Memel fera partie de la Prusse, à part quelques années d’occupation par la Suède et la Russie. L’article 99 du traité de Versailles prévoyait que la ville, de population allemande mais débouché indispensable à la Lituanie, devienne un territoire autonome, sous protectorat français. Le 15 Février 1920, un administrateur délégué français, le Général Dominique Odry (1863-1962) reçoit les pouvoirs du commissaire allemand, le comte Lambsdorf et le 21e bataillon de chasseurs à pied s’installe afin d’assurer le maintien de l’ordre. L’Etat-major et la majeure partie du bataillon s’installent à Memel. Le 15 janvier 1923, l’armée française abandonne la ville devant une attaque de l’armée lituanienne, appelée à la rescousse par les Lituaniens de Memel, qui craignaient l’évolution du territoire vers un état libre comme à Dantzig (Gdańsk). Memel est annexée à la Lituanie, avec l’aval résigné de la Conférence des ambassadeurs le 16 février 1923. Le 19 octobre 1925, les premières élections dans le territoire autonome voient la victoire des partis autonomiste germanophiles qui décrochent 24 des 29 sièges. Même pendant la dictature en Lituanie (à partir de 1926), des élections se tiendront à Memel, notamment en 1932 et 1935, avec toujours le même résultat pour ces partis, parmi lesquels des communistes allemands (3 sièges en 1932) et des sociaux-démocrates (2 sièges en 1932). Le 11 décembre 1938, la liste unique allemande, pro-nazie, obtient 87,2% des voix aux élections territoriales. Le 22 mars 1939 la ville est annexée par le troisième Reich : après un ultimatum allemand, le gouvernement lituanien est forcé de signer un traité restituant Memel à l’Allemagne. Prise en 1945 par l’armée rouge, les habitants qui n’ont pas fui la ville sont massacrés. La ville est intégrée à la République Socialiste Soviétique de Lituanie sous le nom de Klaipėda.
Schliemann qui a découvert la ville de Troie, il était marchand donc propriétaire de plusieurs bateaux, en 1863, il approche du port de Klaipeda, mais une tempête le retarde. Pendant cette attente la ville de Klaipeda a subi un important incendie qui détruit une grande partie de ses habitations. Sa chance tourna en sa faveur, ses bateaux étaient remplis de marchandises, il fit fortune en négociant à prix fort sa cargaison, sa manne financière lui permit de satisfaire sa passion sur l’histoire de la Grèce antique. Nous sommes bloqués à un passage à niveau, c’est notre première confrontation avec le réseau ferré, après une bonne vingtaine de minutes, le passage à niveau nous a donné le droit de passage sans aucun train ne passe. Nous arrivons dans la vieille ville, nous sommes arrivés au restaurant qui se situe dans l’ancienne ville, il se trouve dans un ancien entrepôt du port fluvial dont la rivière est la Damey. Le restaurant est de style taverne, nous sommes installés sur des tabourets hauts sur une table bar. Au menu : soupe de légumes campagnarde, saucisse accompagnée de choucroute, en dessert gâteau au fromage blanc.
Nous reprenons place dans le bus, nous roulons au milieu des anciens entrepôts, des anciennes maisons de marchands, dans cette partie la planification est géométrique les rues sont perpendiculaires. Nous nous dirigeons vers le port pour prendre le ferrie, il nous fera traverser la petite mer qui sépare le continent de la dune, la durée de la traversée est de 5 minutes. Nous apercevons les grues du port qui dépassent le toit des maisons, il fait un temps splendide, le ciel est d’un bleu limpide. L’Isthme de Kurland à une longueur de 108 kilomètres, sa largeur varie entre 400 mètres et 4 kilomètres, son point culminant est de 65 mètres, la petite mer est au 2/3 russe et 1/3 lituanienne, elle débouche sur la baltique au niveau du port de Klaipeda. Nous voici sur la presqu’île, nous la remontons en direction de l’enclave de Kaliningrad, nous avons la petite mer sur notre gauche. La presqu’île est sauvegardée, des pins de montagne ont été plantés au XIX.me siècle, nous roulons dans une forêt composée de pins baltiques et de pins de montagne qui sont plus résistants aux intempéries. Nous empruntons l’ancienne route des postes, c’était plus facile de joindre Kaliningrad à Klaipeda par la péninsule que par le continent. Nous abordons une partie de forêt qui a subi un incendie, l’isthme regorge de faune animale et de végétation qui sont préservées, les élans font quelques dégâts par leur déjection aux forêts de pins. Les forêts de pins regorgent de ceps, ce qui fait le bonheur des ramasseurs de champignons. Nous traversons de petits villages de pêcheurs, ils habitent de petites maisons en bois, les barques en bois sont en cale sèche devant les habitations. Certaines personnes aisées ont de magnifiques maisons en bois où construites en pierre qu’ils occupent à la belle saison, les maisons n’ont pas de volet, la clarté est toujours la bienvenue, par contre on installe des fenêtres à double vitrage. A droite nous distinguons des cormorans, le genévrier est protégé, il pousse très lentement, il est donc interdit d’en ramasser. Nous arrivons à Nida, nous avons parcouru 50 kilomètres sur la péninsule, c’est un petit village de pêcheurs. Une femme de pêcheurs nous fait découvrir une girouette dont toutes les maisons sont pourvues, auparavant elles étaient en fer, aujourd’hui elles sont en bois. Elles sont multicolores, elles décorent le toit des maisons, elles sont sculptées, on y représente la vie quotidienne des pêcheurs et l’histoire vécue de la famille. Nous gravissons une petite colline pour aller voir la maison de Thomas Mann, écrivain allemand qui a eu le prix Nobel en 1929, il a passé les étés des années 1930, 1931 et 1932 dans une petite maison construite sur la colline que nous allons visiter. Il est L’auteur de 2 romans très connus mort à Venise et montagne magique, les pièces de la maison sont transformées en pièces d’exposition où des photos, des articles de journaux et des objets personnels retracent sa vie. Thomas Mann est né à Lubeck en Allemagne, il est décédé en 1955 dans son pays de naissance où son corps repose dans un tombeau. Nous reprenons notre bus, nous reprenons la route en direction de Klaipeda, nous faisons une halte pour escalader une petite colline qui offre un joli panorama sur la petite mer. Nous distinguons à une vingtaine de kilomètres l’enclave de Kaliningrad, nous sommes à une encablure de la Russie. Le promontoire qui nous offre le panorama est coiffé d’un cadran solaire qui a souffert de la tempête, nous reprenons notre chemin de retour, nous nous arrêtons à la colline des sorcières qui se situe à Juodlante qui se trouve à 17 kilomètres de l’embarcadère. Un circuit d’une longueur de 2 kilomètres est tracé dans la colline, il a été créé entre les années 1960 et 1970. Il est jonché de 83 statues en bois, elles sont l’œuvre d’artistes à qui l’on a laissé le droit de s’exprimer au travers de réalisation. Au gré des clairières, des forêts de pins, des monticules ou des petits vallons, on découvre des œuvres naïves qui représentent la vie quotidienne ou des personnages mythiques. Nous pouvons contempler le dieu de la mer, des vieilles qui bavardent, des vieux qui déplacent un banc, un banc sur lequel ont pris place 2 corbeaux, un homme et un hibou, un bateau, un enfant qui transporte des pots d’eau, une girouette surmontée d’une personne triste, un couple de crocodiles qui copule, des dragons de toutes sortes, il y a une multitude de représentations de sorcières et de diable, un diable dévale un toboggan, les animaux ne sont pas oubliés on peut laisser l’interprétation de chacun à s’exprimer sur ce que l’artiste a voulu laisser par son travail. Après une bonne heure de gambadage dans la colline, nous rejoignons notre bus en direction de l’embarcadère, nous patientons quelques moments pour reprendre le ferrie afin de rejoindre le continent. La traversée se fait sur un splendide couché de soleil, un voilier est accosté au port, il a été transformé en restaurant. Nous débarquons, nous empruntons l’artère principale de Klaïpeda qui nous transporte à l’hôtel Radisson où nous allons dîner et passer la nuit. Au menu : salade composé à base de tomates et de concombre, une pièce de bœuf grillée accompagnée de purée et de petits oignons, en dessert un gâteau au chocolat.

Jour 5 : Nous allons quitter la Lituanie pour rejoindre la Lettonie et sa capitale Riga, nous empruntons une autoroute dont les 2 voies sont séparées par une large bande d’herbe. Nous quittons l’autoroute, nous roulons sur une nationale bordée de petits bosquets. Nous apercevons des cigognes, on traverse un village avec son église blanche et son toit rouge très pointu. A la sortie du village nous enjambons une rivière, notre guide nous explique la scolarité aux pays baltes : Elle a son lot de réforme comme partout ailleurs, le primaire est de 7 ans, le collège et le lycée sont identique à ce que nous connaissons en France, tout comme le supérieur jusqu’au doctorat. Un enseignant gagne 400 euros par mois, la différence de revenus entre les couches riches très faibles et les couches dites populaires majoritaires aux pays Baltes s’agrandit chaque jour. Beaucoup de personnes des pays baltes ont un seul rêve, quitter leur pays pour aller voir ailleurs si le monde est meilleur, c’est l’éternel refrain dans les pays nouvellement intégrés à l’Europe économique. Les nouveaux migrants vivent souvent des tragédies dans leur destination d’accueil, ils sont exploités et vivent souvent l’enfer dans des taudis comme habitation. Le balte est sédentaire mais si le gouvernement n’embellit pas l’ordinaire beaucoup sont tentés pour aller vivre ailleurs et non pas survivre à la maison. Parfois les 2 parents vont vivre à l’étranger pour gagner plus, ils confient les enfants aux grands parents pour qu’ils les gardent en Lituanie par exemple. Ce dernier cas pose beaucoup de problèmes pédagogiques, les aides sociales viennent en aide auprès des familles éclatées. Le marché du travail lituanien écarte souvent les personnes qui sont âgés de plus de 30 ans, à 40 ans on est mort pour le marché du travail, l’état civil n’est pas à jour depuis l’époque soviétique, le dernier recensement remonte à belle lurette. Les campagnes se vident de leurs habitants pour la ville, où les ruraux croient pouvoir avoir de meilleures conditions de vie, ce qui n’est pas la réalité. En fait la vie aux pays Baltes n’est pas rose, c’est un capitalisme sauvage qui a pris le relais de l’état providence où la liberté était restreinte. Les locataires ont pu devenir propriétaires de leurs habitations, certes, mais la formule de copropriété n’existe pas, c’est pour cela que la plupart des immeubles sont mal entretenus. Les gouvernants sont quelque peu corrompus, ils n’écoutent pas la population et laissent le pays à l’abandon. Aux dernières élections municipales, il y avait 14 listes en compétition dans des pays qui ne comptent que de 1 à 3 millions d’habitants, cette profusion de listes ne dessert pas la démocratie. La Lettonie a un lourd déficit budgétaire, l’union européenne a accordé des crédits conséquents pour maintenir une certaine activité économique, le pays est pour ainsi dire sous respiration artificielle. Le salaire minimum varie de jour en jour à la baisse depuis le mois de mai 2009, la population souffre de cette situation, nerveusement c’est très difficile à vivre, les gens sont déçus et démobilisés. L’ambiance est au plus mal, elle ne peut pas devenir plus pire. Nous sommes à Quersenai, une trentaine de kilomètres plus loin nous traversons Siauliai, nous sommes entourés de marais, c’est une zone très humide. Une voie ferrée longe la route, nous distinguons un nid de cigognes et ses 3 occupants. Siauliai c’est un centre industriel, on y a installé la base militaire et l’aéroport de l’OTAN. C’est la quatrième ville de Lituanie, elle possède la plus grande église du pays, nous passons devant l’hôtel de ville. Nous arrivons à la frontière, nous voici en Lettonie, nous quittons donc la monnaie lituanienne la lettas, il en fallait 3,5 pour un euro, la monnaie lettone est la lat, il en faut ½ pour un euro. Nous passons la frontière comme une lettre à la poste, le soleil nous a suivi, voici une présentation de la Lettonie :
Lettonie, Superficie : 64000 km2, Nombre d’habitants : 2406000, capitale Riga. La Lettonie, ou la République de Lettonie pour les usages officiels (Latvijas Republika ou simplement Latvija en letton), est un pays d’Europe du Nord situé sur la rive orientale de la mer Baltique. C’est l’un des trois pays baltes, le pays est bordé par la Lituanie au sud et par l’Estonie au nord. La Lettonie a aussi des frontières terrestres à l’est avec la Russie et au sud-est avec la Biélorussie. À partir du XIII.me jusqu’au XVI.me siècle, la Lettonie était la possession des chevaliers prussiens. Au XVII.me siècle, elle était occupée par la Pologne et la Suède. Au XVIII.me siècle, la Lettonie est devenue partie de l’Empire russe (la province de Liflandie et Kurlandie). La domination traditionnelle des grands propriétaires allemands et la langue allemande ont cependant été conservés dans le pays. Au cours de la guerre civile en Russie (1917-1922), la plupart des divisions militaires lettonnes (créées pendant la Première Guerre mondiale) luttaient du côté des bolcheviks contre l’Allemagne. Elle acquiert alors une première fois son indépendance en 1918. Lors de la Seconde Guerre mondiale, elle est d’abord envahie (en même temps que les deux autres pays baltes) par l’Union des républiques socialistes soviétiques puis occupée par l’Allemagne nazie, avant d’être re-occupée en 1944 par l’URSS qui l’annexe et en fait une république socialiste soviétique. Redevenue indépendante en 1991 comme la Lituanie et l’Estonie, la Lettonie n’adhère pas à la CEI. Au lieu de cela, le pays a opté pour une alliance euro-atlantique et a finalement adhéré à l’OTAN en avril 2004, puis à l’Union Européenne le 1er mai 2004. Le parlement letton, la Saeima, est unicaméral et comporte 100 sièges. Il est élu au suffrage universel direct tous les quatre ans. Le président de la république est élu par les députés de la Saeima. Le vote se déroule à bulletins secrets et à la majorité absolue (soit 51 voix minimum sur 100). Son mandat est renouvelable une fois. Le président nomme un premier ministre, qui forme avec son cabinet l’exécutif du gouvernement. La Lettonie est divisée en quatre régions historiques qui ont aussi une valeur administrative secondaire : le Zemgale au Sud, le Kurzeme à l’Ouest, le Latgale au Sud-Est, le Vidzeme au Nord. Outre les régions précitées, la Lettonie est subdivisée en 26 cantons (ou districts, rajons en letton) et 7 villes au statut spécial (lielpilseta). Ces entités sont elles-mêmes divisées en villes (pilseta), communes (pagasts) ou communautés de communes (novads). Chaque subdivision a une sphère d’influence sur les différents aspects du service public et perçoit une partie des impôts sur le revenu payés par les personnes enregistrées dans la subdivision. Sa devise, le lats, est liée à l’euro dans le cadre du mécanisme de taux de change européen (MCE II), depuis le 2 mai 2005. En septembre 2006, la Saeima a approuvé le projet de loi visant à faire adhérer le pays à l’Organisation internationale de la francophonie. Seul 1 % de la population maîtrise déjà le français, mais les personnes haut placées (dont la présidente, Vaira Vike-Freiberga) l’utilisent fréquemment, et une évolution via l’enseignement reste donc prévue. La Lettonie pourrait donc devenir observatrice de l’organisme à l’horizon 2008 au sommet qui se tiendra à Québec (Canada). Fêtes et jours fériés : 1er janvier 1er de l’an Jaungada diena, vendredi saint Lielā piektdiena : Le grand vendredi (m à m), lundi de Pâques Otrās Lieldienas Pâques se dit Lieldienas : Les grands jours (m à m) 1er mai Fête du travail Darba svētki, 4 mai Indépendance de 1990 Neatkarības deklarācijas pasludināšana diena, 23 juin Fête de Ligo Līgo svētki, 24 juin St-Jean Jāņu diena, 18 novembre Fête nationale (proclamation de la république) Latvijas Republikas proklamēšana diena, 25 décembre Noël Ziemassvētki : Fête de l’hiver (m à m), 26 décembre Noël Otrie Ziemassvētki, 31 décembre Saint Sylvestr eVecgada diena. Les noms de Lieldienas et Ziemassvētki sont originaire de la mythologie lettonne et repris par les missionnaires allemands lors de la christianisation. En football, l’équipe nationale lettone réussit le plus grand exploit de leur histoire lors de sa qualification pour la phase finale de l’Euro 2004 où elle élimina en barrages la Turquie qui était largement favorite et qui restait sur une troisième place lors de la Coupe du monde 2002. Lors de la phase finale, la Lettonie s’est incliné face aux Pays-Bas et la République Tchèque et a tenu en échec l’Allemagne (0-0). Toutefois, la Lettonie n’a depuis pas confirmé les espoirs entrevus. La Lettonie compte dans ses rangs, Igor Stepanovs (Esbjerg fB) qui est passé du côté d’Arsenal, Vitālijs Astafjevs (Skonto Riga) qui détient le record de sélections dans son pays (142), Marian Pahars (Skonto Riga) qui a passé 7 ans en Angleterre à Southampton ou encore Maris Verpakovskis (Hadjuk Split), meilleur buteur de l’histoire du pays avec 23 buts et qui a évolué dans de bons clubs tels le Dynamo Kiev ou le club espagnol de Getafe. Depuis l’indépendance du pays en 1990, la Lettonie a connu deux cyclistes de haut niveau avec tout d’abord au milieu des années 1990, avec Piotr Ugrumov qui termina 2ème du Tour de France 1994 avec 2 étapes remportées, mais surtout, avec Romāns Vainšteins au début des années 2000, qui fut champion du monde sur route en 2000 à Plouay et qui termina sur le podium de nombreuses grandes classiques tels Milan-San Remo, Paris-Roubaix, le Tour des Flandres, la Classique de San Sebastian ou encore la Vattenfall Cyclassics. Aujourd’hui, le cyclisme letton repose ses espoirs sur Raivis Belohvosciks, excellent rouleur qui termina notamment 4ème du championnat du monde du contre-la-montre en 1999 et est sept fois champion national de la discipline. Le pays est également fier de la performance de Māris Štrombergs aux jeux olympiques de Pékin où il a décroché une médaille d’or en BMX. La Lettonie possède en hockey sur glace une équipe nationale de bon niveau qui est classé 9e au classement IIFH et qui a pour meilleur résultat en championnat du monde un quart de finale en 2000 et 2004. Parmi les stars de l’équipe, on a Georgijs Pujacs (Lada Togliatti) et Herberts Vasiljevs (Krefeld Pinguine), qui a longtemps évolué dans la LNH. Les stars nationales en athlétisme sont le lanceur de javelot, Ainars Kovals, vice-champion olympique à Pékin et Stanislavs Olijars sur 110m haies (5ème de la finale des JO d’Athènes en 2004 et champion d’Europe à Goteborg en 2006). Le tennis est quant à lui devenu en 1 an un sport populaire en Lettonie grâce au jeune prodige Ernests Gulbis. Ce-dernier a réussi sa première grosse performance en se qualifiant pour les 8ème de finale de l’US Open 2007 avant de récidiver quelques mois plus tard lors de Roland-Garros 2008 en atteignant cette fois-ci les quarts de finale où il a été battu avec les honneurs face au numéro 3 mondial Novak Đoković. Ernests Gulbis est l’un des grands espoirs du tennis mondial avec l’argentin Juan Martin Del Potro ou le croate Marin Čilić; en effet, beaucoup d’observateurs le voit dans le Top 10 mondial à court terme, voire plus haut…
Si les lituaniens sont comme les polonais majoritairement catholique, les lettons sont luthériens pour une grande partie. Nous roulons dans une plaine fertile, la forêt lettone recouvre 40% du territoire. La forêt lettone est composée essentiellement de conifères, la Lettonie est très agricole. La Lettonie possède 3 grands ports, sa côte maritime héberge également plusieurs petits ports de pêche. Riga a été la cinquième ville au niveau production industrielle sous l’empire russe, à l’époque soviétique Riga avait gardé sa capacité industrielle et économique, aujourd’hui beaucoup d’usines sont fermées. En Lettonie les lettons sont quelque peu majoritaire, mais à Riga la communauté russophone est la plus importante. 300000 russophones n’ont pas demandé la citoyenneté lettone, ils gardent les mêmes droits, mais ils ne peuvent pas participer aux élections. Dans les 3 pays Baltes, on apprend certes la langue locale, mais depuis le XIX. Me siècle on enseigne également le russe. En Lettonie les gitans sont sédentaires, ils ont leur propre écoles, ils sont très bien intégrés, certains sont députés, conseillers municipaux, candidats aux élections européennes, écrivains ou artistes. Les gitans qui mendient dans la rue proviennent de Roumanie, ils n’ont pas le même comportement, ces derniers font la une des faits divers. Nous abordons Jleva, c’est la seconde ville de Lettonie, c’est la perle de la culture, on y trouve beaucoup d’universités, nous sommes toujours entourés de marécages, nous longeons une rivière la Daugava, sur le bord de laquelle on peut voir de jolis manoirs construits au cours du XIX.me siècle. La Daugava a une longueur de 1000 kilomètres dont 350 coule en Lettonie, elle prend sa source en Russie, elle traverse la Biélorussie. Nous apercevons sur la rive opposée les studios de la télévision, nous sommes dans les faubourgs de Riga, la ville se trouve à 12 kilomètres de la mer Baltique. Nous traversons la Daugava, nous roulons dans le quartier russophone, nous distinguons le séminaire orthodoxe. Sur notre droite nous découvrons le quartier des anciens entrepôts, le marché central, les hangars qui servaient à entreposer les Ziplins, nous passons sous le pont du chemin de fer. L’ancien port de Riga était à cet endroit, Un pont suspendu enjambe la rivière, il date des années 1960. Nous arrivons sur la place de l’ancien hôtel de ville, nous descendons du bus, nous avons parcouru à peu près 270 kilomètres depuis Klaipeda. Nous nous dirigeons vers le restaurant le Salve, il se trouve dans un ancien entrepôt de marchand, au menu : une soupe campagnarde, dans un petit marmiton nous avons mangé de petits morceaux de viande rouge accompagnés de pommes de terre et d’oignons, en dessert glace avec une salade de fruits.
Voici une présentation de Riga :
Riga est la plus grande ville des Etats baltes mais sa population (les Riganais ou Rigois) continue de décroître rapidement. Le déclin démographique est particulièrement évident depuis 1991 et le départ de nombreux russophones en raison du positionnement politique letton jusqu’en 1998 (nouvelles lois sur la naturalisation) et l’incapacité du pays à augmenter son taux de fertilité. Cependant, la ville connait un fort taux d’immigration interne au pays qui n’est pas répercuté dans les chiffres à cause du système d’enregistrement qui est une démarche personnelle que beaucoup ne font pas. La population de Riga en 2007 est de 727578 et, selon les données de 2007, composée de 42,3 % de Lettons, 42,1 % de Russes, 4,4 % de Biélorusses, 3,9 % d’Ukrainiens, 2,0 % de Polonais, 0,9 % de Lituaniens et 4,4 % d’autres nationalités. À titre de comparaison, sur l’ensemble du pays, 59 % sont des Lettons natifs, 28,3 % sont Russes, 3,7 % Biélorusses, 2,5 % Ukrainiens, 2,4% Polonais, 1,4 Lituaniens et les 2,7% restants sont composés d’autres nationalités. La plupart des Lettons sont des protestants luthériens, tandis que la majorité des Russes sont orthodoxes. Depuis le XI.me siècle des villages de Lives et de Lettes, peuplés par des artisans, des pêcheurs et des marchands sont établis sur les bords de la rivière Ridzene. La ville doit son nom à cette rivière qui se jette dans la Daugava. Le port situé à l’embouchure de la Daugava attirait aussi bien des marchands allemands, toujours à la recherche de nouvelles voies commerciales, que des croisés occidentaux qui cherchaient à convertir les peuples baltes au christianisme. La ville est mentionnée pour la première fois, dans un écrit, en 1198, mais elle a été fondée officiellement en 1201, par Albert de Buxhoeveden, évêque de Livonie et fondateur de l’ordre des chevaliers porte-glaives, sur une île fluviale formée par un bras de la Daugava. Au XIII.me siècle on construit à l’intérieur des murs de la ville le château du Maître de Ordre de Livonie, une cathédrale et des églises, un hôtel de ville, les Maisons des guildes des artisans et marchands. Entrée dans la ligue hanséatique en 1282, Riga sera au fil des siècles victime de l’instabilité politique des pays baltes : elle est conquise successivement par les Polonais (1561), les Suédois (1621), les Russes (1710). Son histoire se confond ensuite avec celle de la Lettonie. Les anciens remparts de la ville sont détruits au milieu du XIX.me siècle et la construction de la nouvelle ville démarre. Au début du XX.me siècle, une ceinture de boulevards est aménagée autour du Vieux Riga (Vecriga), avec des parcs, des espaces verts et des immeubles Art nouveau. Ces changements ont également touché les anciens faubourgs. Lorsque la République de Lettonie déclare son indépendance, le 18 novembre 1918, Riga devient la capitale du pays. L’expansion de la ville s’accélère et les rues reprennent des noms lettons. Pendant le rattachement du pays à l’URSS (1945-1991), Riga est la capitale de la République socialiste soviétique de Lettonie. La République de Lettonie retrouve son indépendance le 21 août 1991 et Riga redevient la capitale du nouvel État indépendant. Grâce à la plus forte concentration de bâtiments de style Art Nouveau en Europe, le centre historique de Riga a été inclus, en 1997, sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, ce qui permet la préservation présente et future de la vieille ville. L’activité économique et les loisirs se sont significativement développés ces dernières années, en raison d’une amélioration des infrastructures. Rīga, en tant que ville portuaire, est devenu un point clé où transitent de plus en plus de biens et de personnes, avec des liaisons maritimes régulières avec Stockholm, Kiel et Lübeck. Le trafic aérien a doublé entre 1993 et 2004, grâce à la modernisation de l’Aéroport International de Riga, qui est le plus grand aéroport des États baltes. La plupart des institutions financières lettones sont localisées à Riga, à l’instar de la Banque de Lettonie. Les échanges commerciaux à travers Riga sont en augmentation ces dernières années, surtout depuis l’entrée de la Lettonie dans l’Union européenne, le 1er mai 2004. Riga génère à elle seule la moitié de la production industrielle de la Lettonie et met l’accent sur les services publics, le secteur financier, l’agro-alimentaire, le textile, l’édition. Monuments à visiter : Cathédrale de Riga (Doms – luthérienne), Eglise Saint-Pierre de Riga (luthérienne), Cathédrale Saint-Jacques de Riga (catholique), Eglise Saint-Jean de Riga (luthérienne), Maison des Têtes Noires. Le musée de l’occupation de Riga, qui présente les occupations nazie et soviétique. Cathédrale de la Nativité de Riga (orthodoxe), outre le centre historique (vieille ville), l’un des intérêts de Rīga réside dans un ensemble de témoignages de l’Art nouveau réalisés entre 1895 et 1912, en particulier par Mikhaïl Eisenstein. Origine du nom de la ville de Riga, c’est le nom d’une petite rivière (Ridzene), affluent de la Daugava. Riga est desservie par un aéroport et une liaison aérienne directe existe vers de nombreuses grandes villes d’Europe grâce à Air Baltic. Une liaison en car permet de rejoindre Tallinn au nord en Estonie et Vilnius au Sud en Lituanie. De plus, de nombreuses liaisons permettent de se rendre dans la plupart de la Lettonie. La gare ferroviaire est directement relié aux grandes villes de Lettonie ainsi qu’à certaines plus petites, Saint-Petersbourg et Moscou. Le réseau urbain de transport en commun est très développé et dessert tous les points de la ville. Il est composé de plusieurs lignes de tramway, de trolleybus ou de bus. Les taxis sont nombreux à Riga mais il vaut mieux négocier du prix au départ si vous ne voulez pas avoir de mauvaises surprises.
Nous commençons notre tour de ville de la vieille ville par la place de l’ancien hôtel de ville, au milieu de laquelle trône la statue de Roland de Roncevaux, c’est le symbole de la loyauté et de la chevaleresque. On distingue un immeuble noir, à l’époque soviétique s’était le musée de la révolution, aujourd’hui c’est le musée de la déportation. Nous sommes devant la maison des têtes noires, cette ancienne maison corporative servait de résidence aux marchands célibataires de la Grande Guilde lors de leur passage à Riga. L’originale (datant de 1344) fut détruite pendant la Seconde Guerre Mondiale. Sa reconstruction date de 1999 comme tous les monuments qui sont sur la place. La maison des têtes noires est en briques rouges, l’hôtel de ville était le centre administratif et la maison dite des têtes noires était le lieu des distractions. La maison renfermait aussi une belle collection d’œuvres d’art, surtout de l’argenterie qui se trouve aujourd’hui à Brême. Le musée de Riga ne possède que 8 objets, aujourd’hui le sous-sol est réservé à une exposition qui retrace la reconstruction de la maison des têtes noires. On y trouve aussi l’office du tourisme et un restaurant, les salles sont ornées de copies de tableaux originaux. Sur la façade est gravée les dates de sa construction et de sa reconstruction, au milieu de ces 2 dates est installée une horloge astrologique qui date du XVI.me siècle. On peut lire aussi les emblèmes des 4 villes hanséatiques, plus bas on aperçoit les statues de Neptune (paix, justice) et de Mercure. De chaque côté de la porte sont installées les statues de vierge Marie et de saint-Maurice, il est représenté très noir. Devant l’hôtel de ville débute la rue principale de Riga, elle traverse toute la ville, elle mesure 14 kilomètres de longueur. Nous quittons la place de l’ancien hôtel de ville, nous nous rendons à l’église saint-Pierre, elle a été reconstruite par les soviétiques, elle est en pierre rose, les statues sont en ciment, nous accédons au premier étage qui culmine à 72 mètres, en empruntant un escalier puis un ascenseur. Nous bénéficions d’un magnifique panorama sur la ville de Riga, Voici une présentation de Saint-Pierre :
L’église Saint-Pierre est l’un des symboles les plus connus de Riga, la capitale de Lettonie. Les premiers documents en faisant mention datent de 1209. Sa tour mesure 123,5 m, dont 64,5 m pour la flèche. La première église de bois datant de 1209 était une église catholique, construite pour les cérémonies populaires et les actions de grâces des bourgeois de la ville, contrairement à la cathédrale de Riga qui se trouve juste à côté, réservée aux cérémonies officielles. Elle est construite en style gothique nordique avec trois nefs et une école en dépendait. La partie centrale et quelques piliers datent de cette époque. Une horloge est installée en 1352. C’est en 1408-1409 qu’un architecte de Rostock, Johann Rummeschottel, construit le chœur inspiré de l’église Sainte-Marie de Rostock, selon les ordres de la guilde marchande de la ville. L’église est réaménagée entre 1456 et 1473 et on lui adjoint un clocher. Elle devient protestante (évangélique-luthérienne). La façade de l’église est reconstruite en style baroque, avec trois portails au XVII.mee siècle, et la première flèche. La tour brûle à deux occasions, en 1666 et en 1721 (à cause de la foudre). La tour est entièrement refaite entre 1741 et 1746. Elle fut frappée six fois par la foudre. Elle sert de cible aux tirs d’artillerie et aux obusiers allemands, au début de la guerre, le 29 juin 1941. Les autorités municipales de la république socialiste soviétique de Lettonie font reconstruire la tour en 1973 et installent un ascenseur pour accéder en haut de la tour (une première plateforme à 57 m et une seconde à 71 m) et profiter du panorama de la ville. La région de Riga était alors une région privilégiée pour les touristes venant de toute l’URSS. La restauration intérieure se poursuit jusqu’en 1983. L’église servait alors de salle de concert et d’exposition. Elle a été rendue au culte luthérien de nos jours.
Nous poursuivons notre circuit à travers la vieille ville, les maisons sont multicolores. Nous passons devant l’église Saint-Jean, elle a une façade baroque, l’intérieur est gothique, elle est du XIII.me siècle, elle fut remaniée au XVIII.me siècle. Les vitraux ont été restaurés l’an dernier, elle a servi d’hôpital lors de la seconde guerre mondiale.
Nous apercevons des façades de maisons du XVIII.me siècle, nous sommes devant une façade de l’art nouveau du début du XXI.me siècle, elle est de multiples couleurs, elle est décorée de motifs géométriques, de fleurs et de feuilles de végétaux. Nous déambulons dans de petites rues, nous découvrons des restes des fortifications et leurs portes surmontées des armoireries de la ville. Nous apercevons 2 tours du XVI.me siècles, elles encadraient une porte d’entrée de la ville. Les tours sont ornées de motifs suédois, car la ville était suédoise au XVI.me siècle, Riga était par ailleurs à l’époque la ville la plus importante de la Suède. Nous distinguons sur les remparts, les balcons réservés aux tirailleurs qui défendaient la ville, Nous passons une porte de fortification, nous nous trouvons dans la petite cour saint-Jean. La petite cour faisait partie du monastère dominicain, des boutiques se situaient sur les côtés de la cour, des maisons ont profité des fortifications pour être construites plus tard. Nous franchissons une autre porte plus petite d’une autre ceinture de fortification, nous déambulons dans de petites ruelles parfois recouvertes qui nous mènent dans la grande cour saint-Jean. Les dominicains étaient déjà chassés de la ville au moyen âge, on a donc utilisé la cours pour des besoins économiques. On y trouvait toutes sortes de boutiques, il y avait même une petite prison au fond de la cour, les soviétiques ont même utilisés cette cour comme entrepôt. C’était devenu un endroit désagréable, dès l’indépendance en 1992, on a rénové et restauré l’ensemble des bâtiments qui sont maintenant occupés par un hôtel et des boutiques de souvenirs. Depuis cet endroit nous avons un joli point de vue sur l’église saint-Pierre et son coq flambant neuf. Le nouveau coq est en place depuis 15 jours, la coutume veut que le maître d’œuvre qui a dirigé les travaux de la mise en place du coq. Il doit s’assoir sur le dos du coq, boire un verre de vin et jeter le verre vide, ensuite on compte les morceaux de verre, ils indiquent combien d’années la tour va rester debout. Hélas les touristes se sont précipités sur les débris de verre, alors nous ne saurons jamais qu’elle sera la durée de vie de la tour. Nous tortillons toujours dans de petites ruelles, nous passons sous des passages d’immeubles, de nombreuses boutiques jalonnent notre trajet. Nous découvrons la maison des 3 frères, l’architecture de ces 3 maisons n’est pas caractéristique des pays Baltes, la maison rouge est du XVI.me siècle, la jaune est du XVII.me siècle et la verte est du XVIII.me siècle. CE sont 3 maisons typiques des marchands, la cave était l’entrepôt, le rez-de-chaussée était la boutique, l’étage était l’appartement du marchand et le grenier était réservé aux employés. Aujourd’hui les 3 maisons sont occupées par l’inspection du patrimoine de l’architecture. En face de la maison des 3 frères se dressent la tour verte de l’église saint-Jacques, la cathédrale Saint-Jacques est la cathédrale catholique de Riga en Lettonie. La cathédrale est consacrée à saint Jacques. Souvent, mais à tort, on la nomme Saint-Jacob. Cette erreur survient parce que le letton, comme de nombreuses autres langues, utilise un seul nom pour Jacob comme pour Jacques. Au début du XV.me siècle, la chapelle de la Sainte-Croix fut construite à l’extrémité sud de l’église gothique et une partie de l’église fut transformée en basilique. En 1901, le plus ancien autel baroque de Riga, datant de 1680, fut remplacé par un plus récent.
Nous nous trouvons devant une belle façade qui est l’œuvre de 2 architectes allemands du début du XX.me siècle. Deux masques ornent la façade et un loup est dressé sur le Fet du toit. Nous découvrons une sorte de petit castel, c’était la demeure d’un riche marchand, nous sommes sur une place où débouche la rue Richard Wagner. Il a commencé sa carrière musicale à Riga, il était le chef d’orchestre du théâtre allemand de 1836 à 1839. Sur la place nous sommes entre 2 maisons de guilde, la petite et la grande, elles ont été restaurées au XIX.me siècle. La grande guilde est l’association de commerçants, la petite étant celle des artisans. La grande guilde est occupée aujourd’hui par une salle de concert, quant à la petite guilde c’est la maison de culture des syndicats. Une petite maison jaune placée sur la place est surmontée d’une tourelle, sur laquelle se trouve un chat qui lève sa queue pour faire ses besoins. Le propriétaire de la maison n’était pas admis dans la guilde, donc il le faisait savoir son attitude. Après multes conversations, il fut admis à la guilde, par conséquence il fit faire un demi-tour à son chat. C’est sous un soleil de plomb que nous continuons notre circuit, nous traversons une grande place où des terrasses de café nous tendent les bras. Nous arrivons à l’église du dôme ou saint-Jacques, avant la guerre cette place était occupée par des maisons, elles furent détruites lors des bombardements, on décida donc de tout raser pour en faire une place. Nous distinguons la maison de la radio de style art nouveau, un immeuble est en rénovation, c’est l’ancienne bourse qui date du XIX.me siècle. La Cathédrale de Riga est la cathédrale protestante de Riga, en Lettonie. Elle est construite à proximité de la Daugava, et est considérée comme la plus grande des églises médiévales des pays baltes. Construite au début du XIII.me siècle, elle connut de multiples modifications au cours de son histoire. Elle comprend un remarquable orgue de 6768 tuyaux, construit en 1844 par Eberhard Friedrich Walcker. Les vitraux et des tableaux retracent la vie de Riga, la chaire est somptueuse comme l’orgue qui est tout reluisant. Nous sortons dans la cour du complexe du Dôme, c’est une sorte de cloître, l’église appartient à la paroisse, mais les constructions qui se trouvent autour renferment le musée de l’histoire de Riga Et de la navigation. La cour est toute bouleversée, elle a subi le travail des archéologues, auparavant c’était un splendide jardin qui devrait reprendre vie. Nous avons fouiné quelque peu dans le musée, puis nous ressortons de l’église du dôme. Nous passons devant un bâtiment vert, c’est le parlement letton, il est constitué de 100 membres et d’une multitude de parti ce qui ne favorise pas une réelle démocratie. Nous contournons l’église Marie-Madeleine du XVII.me siècle, nous croisons un restaurant au nom bizarre (la vieille fille et le chat), nous passons devant le château de l’évêque de Riga. Sa tour ronde est du XIII.me siècle, d’autres tours sont du XIV.me, XV.me et XIX.me siècle, ça a toujours été la résidence des gouverneurs à partir des porte-glaive, l’évêque de Riga, les gouverneurs de l’époque suédoise et russe, lieu de travail et de résidence du premier président après l’indépendance, aujourd’hui c’est la salle de représentation des présidents invités, c’est aussi le musée de l’histoire de la Lettonie et musée de l’art étranger. Le château est actuellement en restauration, à l’époque soviétique, le château était le lieu des activités artistiques pour les enfants. Nous avons terminé l’exploration de la vieille ville de Riga, nous reprenons notre bus pour rejoindre l’hôtel. Nous passons devant le ministère de l’agriculture, nous circulons dans de beaux quartiers où se trouvent les ambassades. Les immeubles et résidences sont de style art nouveau, nous voici arrivés à destination à l’hôtel Domina Inn. Nous avons fait quelques emplettes avant de prendre le repas, au menu : des niokis, du poulet accompagné de riz et de carottes, en dessert une crème glacée. Après le dîner nous avons visité le quartier des ambassades et nous sommes descendus au centre de la vieille ville, les places étaient animées et nous avons refait le circuit de l’après-midi avec un autre regard car la nuit tombait.

Jour 6 : Nous prenons la direction de Sigulda qui se trouve à 50 kilomètres de Riga, nous retraversons le quartier des ambassades, c’est le royaume de l’art nouveau. A droite derrière les arbres se cache le musée des beaux arts, il a une superbe façade de style art nouveau, nous passons devant le cabinet des ministres et le centre culturel français. Derrière le centre culturel français, il y a une salle de cinéma, c’est une perle de l’art nouveau, l’intérieur est superbement décoré. Sur notre gauche nous avons l’église sainte-Gertrude, le théâtre dramatique construit dans les années 1960. Nous roulons sur l’artère centrale de Riga qui a une longueur de 14 kilomètres, elle commence de la place de l’ancien hôtel de ville et se termine à la périphérie de riga. Derrière une maison noirâtre se niche un petit marché de quartier, au cours de l’histoire, au gré des occupants les rues ont eu des noms différents, à l’époque des tsars, sous l’occupation allemande et soviétique. Nous traversons de nouveau un pont sur la rivière, puis un autre qui franchit la voie ferrée, nous sommes dans l’ancienne zone industrielle de Riga. A l’époque soviétique Riga dépassait le million d’habitants, la zone industrielle recensait une industrie florissante. On pouvait comparer Riga à Munich, en plus des bus, des trolleybus et des tramways, le service de transport public de la ville de Riga propose des lignes de minis bus qui s’arrêtent à la demande. A gauche nous avons le plus ancien dépôt de tramway de la ville de Riga, le tramway vient de fêter son centième anniversaire. Sur notre gauche nous apercevons derrière des filets l’ancienne usine de bicyclette qui fournissait toute l’uRSS, nous passons devant l’usine électro technique qui est dissimulée derrière des tilleuls. Au début du siècle dernier on y a construit des petits avions, ensuite on y a fabriqué des centraux téléphoniques, des appareils photos de marque Minox et beaucoup de pièces détachées pour les vaisseaux cosmiques. Sur notre droite nous pouvons découvrir une usine dont la façade est de style art nouveau, à gauche se situe l’ancien site de l’usine des wagons lits. On y construisait tous les wagons de passagers de l’URSS, à l’époque des tsars on y a fabriqué les premiers véhicules de pompiers. A gauche nous découvrons une sorte de temple à multiples colonnes, c’est la maison de culture de l’usine électro technique, c’est une sorte de temple romain en l’honneur du progrès industriel et technique du XX.me siècle. Nous roulons entre des bâtiments qui sont occupés par des instituts de recherches, nous arrivons sur le site qui compte 5 hôpitaux. Un qui était réservé aux fonctionnaires russes et les membres du parti, un qui est spécialisé dans les maladies infectieuses, un immense hôpital général, un hôpital de cancérologie et un hôpital pour les enfants. Riga possède plusieurs lacs et forêts, c’est un peu la ville à la campagne, nous passons devant l’école qui forme les kinésithérapeutes, un centre réservé aux dirigeants et cadres des sports. Nous traversons une forêt, à l’intérieur de laquelle est niché un centre réservé aux enfants qui ont des problèmes de bronches et de respiration. Nous roulons toujours à vrai dire dans la rue centrale de Riga, il faut éviter de donner rendez-vous dans cette rue sans en donner le numéro. Nous apercevons un lac autour duquel se trouvent les 90 hectares du musée ethnographique de Riga, c’est le paradis pour les balades et baignades familiales. Tous les premiers samedis et dimanches de chaque mois est organisé un marché des artisans, tous les artisans de la Lettonie viennent proposer leur fabrication, on peut acheter, marchander ou commander. Nous sortons de l’agglomération de Riga, nous roulons sur une autoroute tracée au milieu de la forêt. Le réveil des malboyants comme on dit en Lettonie, pour être simple, l’instruction des aveugles a débuté en 1806. C’est un prêtre qui a rédigé le premier livre qui recensait des poèmes écrits par un aveugle, ce poète a vécu entre 1783 et 1828. La première association d’aveugles se nommait (association littéraire des citoyens pratiques), le 22 février 1872 a été ouverte la première école pour aveugle. Cette classe ou école s’est transformée en 1878 en institut des aveugles, en 1889 le directeur de l’institut a transcrit le premier livre en écriture braille. L’institut se trouve en face le musée ethnographique de Riga, il existe jusqu’à nos jours, ensuite on a construit des ateliers pour les artisans aveugles, 3 ans plus tard on a ouvert un magasin dans la vieille ville de Riga où l’on pouvait se procurer les objets fabriqués par les aveugles. En 1890, on a installé un pensionnat à l’intérieur de l’institut, en fait depuis le début du XX.me siècle d’autres filiales de l’institut ont été créées dans les grandes villes lettones. L’âge d’entrée à l’institut en 1914 était fixé à 8 ans, à partir de 1919 la vie culturelle est très active à but occupationnel, on y trouve une chorale, 2 orchestres, une troupe de théâtre et d’autres activités artistiques. L’association des aveugles a été enregistrée en 1926, elle organise des congrès, les principales villes de Lettonie ont un magasin spécialisé dans la vente de produits fabriqués par les aveugles dont le produit phare est la brosse à dents. A l’institut on apprend aussi à cultiver la terre et à élever les animaux, l’institut possède 4 vaches, une centaine de cochons, 35 moutons et de la volaille. Les artisans ont un revenu, ceux qui participent aux activités culturelles et artistiques perçoivent 50% de revenu. En 1941 on a créé un orphelinat à l’institut, l’institut essaie de maintenir son esprit avant gardiste malgré la crise conjoncturelle. Nous arrivons à sigulda, nous sommes à 80 kilomètres de la frontière russe. On donne à Sigulda le nom la Suisse livone ou Livonie, elle doit ce surnom aux allemands de la Baltique, dans cette vallée de gorges et de forêts, les collines atteignent à peine 100 mètres d’altitude. Cette région est devenue parc national de Gauja en 1978, le parc à une superficie de 92000 hectares de Sigulda à Valmiera. Il offre des sentiers de randonnées à l’infini, elles permettent d’ailleurs de relier les principaux châteaux de la région, Sigulda compte 15000 habitants. Sigulda est la clé d’accès au parc nationale, c’est l’un des sites les plus populaires du pays. La vile se situe sur la route de châteaux et de grottes légendaires, la région a été peuplée par des trivus finno ougriennes 2000 ans avant Jésus Christ. Au XII.me siècle ses collines sont couvertes de places fortes, mais les conquérants germaniques s’en emparent. En 1207 elles tombent dans le giron des chevaliers de l’épée, ils se partagent la vallée avec l’archevêque de riga. Ravagée par la grande guerre du nord, Sigulda renaît au XIX.me siècle grâce à la voie de chemin de fer qui relie Riga à Pskov, elle draine les touristes venant de saint-Pétersbourg. 2 points de vue permettent d’embrasser la colline du Rega (la colline des artistes), nous traversons Sigulda, elle possède une piste de ski, elle a un dénivelé de 20 mètres pour une longueur de 120 mètres. Nous pénétrons dans un parc plantée d’une magnifique pelouse où se situe la mairie de Sigulda, elle se trouve dans le palais Kropotkin du XIX.me siècle, il était la propriété d’une descendante dune ancienne famille de marchand de riga. A l’arrière du palais se trouve l’ancien château des chevaliers de l’épée construit en 1207, aujourd’hui il est en ruine, le pont levis est toujours en place. On y a créé une sorte d’amphithéâtre entouré de chaise, chaque année on y propose un opéra, c’était l’idée d’un médecin aidé par des amis, aujourd’hui cette manifestation est subventionnée par la mairie de Sigulda et le ministère de la culture. Nous reprenons le bus, nous descendons dans la vallée, nous franchissons un pont qui enjambe la rivière Brasla dans laquelle les saumons remontent pour frayer. Nous arrivons sur le site de la grotte de Gutmanis, la grotte aux peintures rupestres datant du XVI.me siècle tient son nom du guérisseur qui fut le premier à employer son eau comme remèdes. La grotte est à flanc de falaise, elle mesure 18 mètres de long, 12 mètres de large pour 10 mètres de haut. Ses parois sont décorées par des peintures rupestres et incrustées de messages et de motifs déposés par les touristes entre le 17.me siècle et le XIX.me siècle. Depuis 1856 il est interdit d’apposer quoique ce soit sur les parois de la grotte aux eaux médicamenteuses. Un vieillard barbu joue de la flûte, ça créée une ambiance de charme avec l’écoulement de l’eau. Nous reprenons le bus, nous nous rendons à Sigulda pour aller déjeuner, au menu : velouté de légumes, poisson accompagné de riz, de carottes et de chou, en dessert crème pâtissière avec glace.
Nous prenons la direction du château de Turaida construit en 1214, il surplombe majestueusement la forêt. Dans la langue des anciens Lives, premiers habitants de cette vallée, Turaida signifiait (le jardin des dieux). A l’intérieur du château, un petit musée retrace l’histoire de la région. C’est un château en briques rouges de l’évêque de Riga, il fut construit sur les ruines d’une forteresse. Il a subi les effets de la foudre, elle a touché la poudrière au XVIII.me siècle, il fut détruit. On le reconstruit dans les années 1960, elle le rendit un peu voyant, il est tout de même le château le plus complet du parc de Gauja. Son donjon culmine à 42 mètres de haut, c’est son ultime défense en cas d’invasion, il renferme l’histoire de l’état livonien de 1319 à 1561. Nous avons parcouru les différentes salles du musée, nous avons franchi les 139 marches qui nous ont conduits à une salle de ronde. Depuis cet endroit, au travers de meurtrières, nous avons un joli panorama sur la forêt environnante. Nous reprenons le bus, nous mettons le cap sur Riga, nous empruntons une route différente. Nous roulons dans une zone assez plate, nous apercevons des nids de cigognes. Nous traversons le village de Ragala, il héberge un institut de sports qui fournit les meilleurs sportifs lettons. Nous arrivons à Riga, nous faisons une petite halte pour se balader dans le musée ethnographique, nous visitons une maison de pêcheurs tout en bois, elle a été démontée dans son cadre original et remontée dans le musée à ciel ouvert. Le musée comprend bien d’autres lieux de vie des habitants de Lettonie, ils retracent la vie antérieure du pays, mais le temps nous est compté, après un bon bol d’air nous continuons notre circuit. A 19 heures nous nous rendons à l’église du dôme, nous assistons à un concert d’orgue donné par des musiciens locaux. Nous rentrons à notre hôtel pour le dîner, au menu : raviolis, rôti de veau accompagné de purée, en dessert crème glacée.

Jour 7 : Nous quittons Riga et la Lettonie pour rejoindre Tallinn la capitale de l’Estonie, à Vilnius le début de notre séjour nous étions au 54ème parallèle, nous terminerons notre périple aux pays Baltes à Tallinn située sous le 59ème parallèle. Nous traversons des quartiers résidentiels près du lac Youga qui est près du musée ethnographique de Riga, nous passons entre les 2 lacs Blancs, le petit et le grand qui sont situés à la sortie de Riga. Nous allons parcourir 322 kilomètres entre les 2 capitales, Riga et Tallinn, au milieu dune multitude de lacs, de prairies et de massifs forestiers. Nous longerons la mer Baltique, de nombreux villages de pêcheurs sont établis sur le littoral. Nous traverserons les villes lettones de Sauldkrasti, Salacgriva, Ainazi qui est la ville frontière avec l’Estonie. Nous sommes sur l’autoroute, nous sommes entourés de forêts et de prairies. Nous roulons sur une route nationale, nous traversons le village de Adazi, L’essence est à 63 centines de lats soit 1,26 euro, nous longeons la Gauja qui a donné son nom au parc national qui se trouve à Sigulda, la Gauja à une longueur de 480 kilomètres. Nous prenons la direction de la côte du soleil, Nous faisons une petite halte au bord de la Baltique, nous reprenons notre trajet, sur notre gauche défile la mer. En 2005 la côte a subi de gros dégâts suite à une grosse tempête, les dunes ont été anéanties. Les habitations construites inégalement dans le périmètre de sécurité ont été balayées, il ne faut pas déroger aux restrictions, car la nature reste maîtresse de ses agissements. La route a été préservée grâce à la première ligne de dunes, la végétation et les forêts ont également souffert de la tempête. Il n’y a aucune habitation isolée à proximité des autoroutes ou des routes nationales, elles ont été déplacées, nous avons l’impression de rouler dans des espaces sans vie. Nous traversons une région au terrain non fertile, ce sont par contre des terres à pommes de terre. Les prix de la consommation aux pays Baltes est comparable à ceux pratiqués en France, comment font-ils avec un salaire moyen de 300 euros mensuel ? Les finlandais investissent Tallinn chaque fin de semaine, la Finlande est à une heure de la capitale lettone par ferrie. Ils viennent pour s’enivrer et faire le plein d’alcool, car dans les pays scandinaves les boissons alcoolisées sont fortement taxées. Nous traversons la ville de Salacgriva, la ville était prospère à l’époque soviétique, il profitait du système, on leur avait procuré d’immenses bateaux réfrigérateurs avec lesquels on pratiquait la pêche intense dans les mers lointaines. La situation est différente aujourd’hui, nous distinguons la rivière Salazca, nous apercevons le petit port, on peut pêcher les truites dans la rivière, car l’eau y est très propre. Un monument représente une femme de pêcheur qui attend son mari, chaque année la ville organise un festival de musique pop. Nous roulons toujours sur une route nationale, 2 éoliennes sont installées au milieu de nulle part dans une vaste prairie. Nous abordons Ainazi, Nous passons la frontière où nous faisons le change, 15 couronnes valent un euro, il existe des billets de 2 lats soit 60 centimes d’euro. Voici une présentation de l’Estonie :
Estonie, Superficie : 45000 km2, Nombre d’habitants : 1377000, Capitale : Tallinn. L’Estonie (Cesti en estonien), la République d’Estonie pour les usages officiels (Cesti Vabariik en estonien), est un pays d’Europe du Nord, situé sur la rive orientale de la mer Baltique et méridionale du golfe de Finlande. Le pays est bordé au nord par la Finlande, à l’ouest par la Suède, au sud par la Lettonie et à l’est par la Russie. Ce pays est généralement regroupé avec la Lettonie et la Lituanie dans un ensemble géopolitique appelé pays baltes. Toutefois depuis son indépendance, l’Estonie demande à être identifié en tant que pays nordique. L’Estonie fait partie de l’Union européenne depuis le 1er mai 2004 et avait prévu d’adopter l’euro le 1er janvier 2008. Elle est membre de l’OTAN depuis le 29 mars 2004. L’Estonie est un pays fennique, comme la Finlande ou la Carélie (Russie), les langues fenniques font partie de la famille finno-ougrienne qui inclut les langues sames (Laponie linguistique). L’Estonie est donc abusivement appelé pays balte alors que les Estoniens ne parlent pas une langue balte et ne sont pas de culture balte. Sur ces points, l’Estonie est un pays nordique comme la Finlande, la Suède, la Norvège, le Danemark, l’Islande et leurs États associés. Le terme Pays baltes tend donc davantage à désigner ici un ensemble géographique que linguistique ou culturel. L’Estonie est réputée être un des premier pays au monde dans l’innovation et l’usage des nouvelles technologies qui lui vaut le surnom d’e-Stonie (ou e-Stonia). C’est en Estonie qu’a été mis au point le logiciel Skype qui compte déjà plus de 115 millions d’utilisateurs. C’est également en Estonie qu’a été créé le logiciel peer-to-peer Kazaa téléchargé par 389 millions d’internautes. 100% du pays est couvert par le wifi. En 2006, la croissance économique du pays était de 11,4% et le chômage ne s’élevait qu’à 4,2% de la population active. Vers 9500 av. J.-C. : Les derniers glaciers se retirent d’Estonie nord-occidentale. Dans les régions libérées de la glace se forme une toundra. Premières incursions humaines. Vers 4000 av. J.-C. : Le climat devient plus clément : le pays se couvre de feuillus. Début du néolithique : parmi les clans de chasseurs se répand l’usage de grandes poteries à décor linéaire (céramique dite « peignée »). Ces populations sont considérées comme les ancêtres linguistiques directs des peuples fenniques. Vers 750 : Premiers comptoirs vikings. 1158 : Création de la Hanse; le grand commerce allemand prend le relais du grand commerce viking. La confédération de Livonie en 1260. 1238 : Au traité de Stensby, les conquérants se répartissent les territoires. Le nord de l’Estonie est attribué aux Danois, le sud à l’État teutonique, à l’exception des territoires ecclésiastiques. 1248 : Éric IV du Danemark accorde la charte de Lübeck à la ville de Reval (Tallinn). 1285 : Tallinn devient membre de la Hanse. 1346 : Le roi Valdemar IV de Danemark vend ses possessions estoniennes à l’Ordre livonien. 1561 : Liquidation de la Livonie à la demande de ses propres élites germano-baltes, débordées : le sud passe à la Pologne, les anciennes régions danoises passent à la Suède, l’île de Saaremaa revient au Danemark. L’ordre des chevaliers teutoniques est sécularisé : les descendants des chevaliers sont désormais connus sous le nom de « barons baltes ». 1629 : Au traité d’Altmark, la Suède s’empare de toute l’ancienne Livonie. 1632 : Par décision du roi Gustave II Adolphe de Suède, le collège de Tartu devient une université, l’université de Tartu. 1645 : Après un bref conflit, la Suède récupère Saaremaa. Domination suédoise, Traité de Brömsebro, 1646• 1710 : L’Estonie passe sous domination russe. 1711 : Fermeture de l’université de Tartu. 1721 : Au traité de Nystad (Uusikaupunki), l’Ancienne Livonie passe officiellement à la Russie. Elle sera réorganisée en deux provinces : Estlande (au nord), Livlande (au sud, à cheval sur les actuelles Estonie et Lettonie). 1797 : Des Estoniens commencent à être recrutés pour l’armée russe. 1802 : Réouverture de l’université de Tartu; les cours sont toujours en allemand, mais une chaire d’estonien apparaît en 1803. 1838 : Fondation à Tartu de la Esthnische Gelehrte Gesellschaft (« Société savante estonienne ») par des Allemands « estophiles ». 1858 : « Guerre de Mahtra » : soulèvement paysan à la suite de l’annonce du report à dix ans de l’application d’une loi sur l’accès des paysans à la propriété de la terre. 1884 : Bénédiction, à l’église d’Otepää, du drapeau bleu-noir-blanc de l’Association des étudiants estoniens, qui deviendra le drapeau national. 1917 : (12 avril) : Le gouvernement provisoire russe accorde l’autonomie à l’Estonie dans ses limites linguistiques. (9 novembre) : Prise de pouvoir par le bolchevik estonien Viktor Kingissepp. (28 novembre) : En réaction au communisme, la diète d’Estonie se proclame détentrice du pouvoir suprême. 1918 : (24 février) : Le « conseil des anciens » de la diète proclame l’indépendance de l’Estonie à la veille de la prise de Tallinn par les troupes allemandes. (novembre) : Les troupes allemandes se retirent. Offensive de l’Armée rouge. Les communistes forment une « commune des travailleurs d’Estonie », sous la présidence de Jaan Anvelt. Début de la « guerre de Libération » anticommuniste. 1919 : (janvier-juillet) : Libération de l’Estonie par l’armée nationaliste du général Johan Laidoner. (5-7 avril) : Élection d’une Assemblée constituante. (10 octobre) : Adoption de la loi foncière, qui prévoit une vaste réforme agraire: les terres des manoirs seront nationalisées et redistribuées, ce qui reprend en fait une décision du gouvernement communiste. 1920 : (2 février) : Au traité de Tartu, la Russie bolchevique reconnaît l’indépendance de l’Estonie. (15 juin) : L’Assemblée constituante adopte la première constitution estonienne. 1939 : (23 août) : Pacte germano-soviétique (dit « pacte Molotov-Ribbentrop »), complété par un protocole secret plaçant l’Estonie et la Lettonie dans la sphère d’intérêt de l’URSS. (28 septembre) : L’Estonie est contrainte de signer avec l’URSS un pacte d’« assistance mutuelle », prévoyant notamment l’installation de bases soviétiques sur le territoire estonien. (fin de l’année) : Dans le cadre d’un accord avec l’Allemagne nazie, les Allemands descendants des barons baltes quittent l’Estonie. 1940 : (15 juin) : l’Armée rouge occupe l’Estonie. (6 août) : L’Estonie est incorporée à l’URSS sous le nom République socialiste soviétique d’Estonie. Estonie annexée par l’Union Soviétique : 1941 : Le 14 juin 1941: 10000 Estoniens sont déportés en Sibérie • De juillet 1941 à octobre 1944 : L’armée allemande occupe toute l’Estonie et la communauté juive est exterminée. 1944 : Reconquête de l’Estonie par l’Armée rouge. Environ neuf mille Suédois d’Estonie s’enfuient en Suède. 1949 (25 mars) : Vingt mille personnes sont déportées en Sibérie. 1954 : Constitution d’un gouvernement estonien en exil. 1960 Assemblée Consultative du Conseil de l’Europe adopte la “Résolution 189 (1960) relative à la situation dans les États baltes, à l’occasion du vingtième anniversaire de leur incorporation forcée dans l’Union Soviétique.” 1986-1987 : Campagne écologique contre l’ouverture d’une mine de phosphorite. Pour la première fois, la pression populaire force le pouvoir à reculer. 26 septembre 1987 : Présentation du projet d’autonomie économique de l’Estonie (IME). 1988 : (avril) : Première réapparition massive des couleurs nationales (bleu-noir-blanc), interdites durant toute la période soviétique. Début de la formation du Front populaire d’Estonie, qui luttera pour le rétablissement de la souveraineté nationale. (août) : Fondation du premier parti indépendant, le Parti pour l’indépendance nationale de l’Estonie (ERSP). (16 novembre) : Le Soviet suprême subordonne l’application des lois fédérales sur le territoire estonien à son approbation et proclame la « souveraineté» de l’Estonie. 1989 : (24 février) : Le drapeau bleu-noir-blanc, redevenu officiel, est hissé au sommet de la tour du Grand Hermann à Tallinn. (23 août) : Grande chaîne humaine, la voie balte, à travers les trois pays baltes, pour le cinquantième anniversaire du pacte germano-soviétique. 1990 : (24 février) : Élection du Congrès estonien, incarnant la continuité juridique de la République d’Estonie d’avant-guerre. (mars) : Élections au Soviet suprême, remportées par le Front populaire. « ouverture d’une période de transition vers l’indépendance » 1991 : (3 mars): 77% des électeurs se prononcent par référendum pour l’indépendance (17 septembre) : Admission de l’Estonie à l’ONU. 2004 : (29 mars) : Adhésion l’OTAN. (1er mai) : Adhésion à l’Union européenne de l’Estonie ainsi que de 9 autres membres. 2007 : Crise diplomatique avec la Russie et violentes manifestations à Tallinn de la minorité russe suite à la décision de déplacer du centre de Tallinn à la périphérie, le Soldat de bronze, une statue commémorant la « libération » de l’Estonie par l’Armée Rouge. L’Estonie est alors victime d’une cyber-attaque massive et puissante. L’Estonie est une démocratie parlementaire depuis le rétablissement de l’indépendance en 1991. Le mandat du Président de la République est de 5 ans. Il est élu au premier tour de scrutin par le Riigikogu (parlement) s’il obtient la majorité des deux tiers, et au second tour, si nécessaire, par un collège électoral composé des 101 députés du Riigikogu et d’un nombre d’élus locaux défini à chaque nouvelle élection. Son principal pouvoir est de nommer le Premier ministre qui doit obtenir la confiance du Riigikogu. Cinq partis politiques sont actuellement représentés au Riigikogu depuis les élections de 2007 et ont donc dépassé le seuil d’éligibilité de 5 %. Le Riigikogu est le nom estonien du parlement monocaméral de l’Estonie. Il comprend 101 députés, élus tous les quatre ans. L’Estonie étant une république parlementaire, le Riigikogu est le principal acteur du pouvoir estonien. Riigi- vient de l’allemand Reich (État) et -kogu vient d’assemblée en estonien. Les premières élections eurent lieu en 1920. Jusqu’en 1938, 5 autres élections se déroulèrent sur la base de trois différentes constitutions. Depuis 1922, les sessions du Riigikogu ont lieu dans le château de Toompea où une aile a été reconstruite pour devenir le bâtiment du parlement. En 1992, après 50 ans d’occupation soviétique, de nouvelles élections eurent lieu selon la nouvelle constitution adoptée durant l’été 1992. Le Riigikogu est entièrement équipé de matériel de vote informatique, les résultats sont transmis via internet et donc directement accessibles aux citoyens. Sa présidente actuelle est Ene Ergma de l’Union Pro Patria et Res Publica (qui remplace Toomas Varek du Parti du centre en avril 2007). Le 22 novembre 1995 l’Estonie présente la question d’adhésion à l’union européenne. Le 10 décembre 1999 l’Estonie ouvre des négociations d’adhésion, terminées le 13 décembre 2002. Le 14 avril 2003 le Conseil européen approuve l’adhésion. Le 16 avril 2003 l’Estonie signe le Traité d’adhésion en vigueur du 1er mai 2004. Le 14 septembre 2003 68,9% des Estoniens approuvent l’adhésion par référendum. Le 1er mai 2004 Entrée dans l’Union européenne. Le 21 décembre 2007 l’Estonie entre dans l’Schengen. L’Estonie comprend 15 régions administratives, appelées maakonnad (au singulier maakond) le -maa signifie pays ou plus précisément terre : Région de Harju (en estonien Harjumaa) Région de Hiiu (en estonien Hiiumaa) Région du Viru Oriental (en estonien Ida-Virumaa) Région de Järva (en estonien Järvamaa) Région de Jõgeva (en estonien Jõgevamaa) Région de l’Ouest (en estonien Läänemaa) Région du Viru Occidental (en estonien Lääne-Virumaa) Région de Pärnu (en estonien Pärnumaa) Région de Põlva (en estonien Põlvamaa) Région de Rapla (en estonien Raplamaa) Région de Saare (en estonien Saaremaa) Région de Tartu (en estonien Tartumaa) Région de Valga (en estonien Valgamaa) Région de Viljandi (en estonien Viljandimaa) Région de Võru (en estonien Võrumaa). La taïga, forêt boréale à Männiku D’une superficie (45227 km²) proche de celle des Pays-Bas (celle définie par le traité de paix de Tartu en 1920 était de 47549 km²), l’Estonie est le plus septentrional des pays baltiques, largement ouvert à l’ouest sur la mer Baltique, au nord sur le golfe de Finlande (3794 km de côtes), bordé à l’est par la Russie (frontière de 294 km) et au sud par la Lettonie (frontière de 339 km). La côte estonienne est essentiellement rocheuse. 10 % du territoire est composé d’un archipel de plus de 1500 petites îles situées dans la Baltique dont les deux plus grandes sont Hiiumaa (989 km²) et Saaremaa (2673 km²).La distance de Tallinn à Helsinki n’est que de 85 km alors qu’il faut 307 km pour aller à Rīga, 395 km pour rejoindre Saint-Pétersbourg et405km pour Stockholm. L’Estonie est un pays de terres basses marécageuses. Des inondations ont régulièrement lieu au printemps. Le pays ne compte pas de culture agricole permanente, 48% du pays est constitué de bois et de forêts, la taïga et 13% de marais à tourbe. L’Estonie compte également plus de 1400 lacs. Le relief de l’Estonie est caractérisé par une altimétrie assez faible et un grand nombre de lacs et environ 150 rivières. Le point culminant est le Suur Munamagi, situé au Sud-Est du pays. Le lac Peïpous, quatrième plus grand lac d’Europe après les lacs Ladoga et Onega en Russie et le Vänern en Suède. Il ressemble à une véritable mer intérieure du point de vue de sa superficie et sert de frontière à l’Est avec la Russie. Il est gelé en hiver pendant 4 mois et est navigable pendant les 8 autres mois de l’année. A l’inverse, l’été avec les longues journées ensoleillées estoniennes, le lac est propice à la baignade et de nombreux Estoniens et Finlandais sont attirés par les plages de dunes sur son côté nord. Il présente même de nombreux campings gratuits, mode d’hébergement favori dans les pays nordiques. Le reste du lac est par contre davantage composé de marécages. Le PIB/habitant est de 9733 euros (2005), le PIB en standard de pouvoir d’achat (SPA) par habitant est de 13400 euros (2005), le taux de chômage est de 4,2 % (juillet 2006) et le taux d’inflation de 4,1 % (2005) (Eurostat). Le taux de croissance était de 8,1% en 2004, de 10,5% en 2005 et de 11,4% en 2006 (source : Eurostat). Skype, une innovation estonienne L’Estonie se trouve dans une région d’Europe à fort potentiel économique, autour de la mer Baltique. Ces dernières années, elle a connu une croissance rapide. Elle appartient, depuis 2001, au premier groupe des pays à fort niveau de développement humain (46e rang sur 174). L’une des plus libérales d’Europe du Nord (région pourtant habituée à la social-démocratie), l’économie estonienne exporte machines-outils, équipements électriques et électroniques (comme les pièces de téléphonie mobile), logiciels et services NTIC, bois et produits textiles. Skype est un logiciel propriétaire et service propriétaire de voix sur IP (VoIP) développé par les programmeurs Ahti Heinla, Priit Kasesalu et Jaan Tallinn pour les entrepreneurs Niklas Zennström et Janus Friis. Les trois Estoniens étaient déjà à l’origine du logiciel Kazaa. L’Estonie est régulièrement citée comme modèle dans l’adoption des technologies de l’information et des télécommunications. Anneli Kavald, chargée de mission à l’Institut estonien en France, établit sur ce point une comparaison d’ordre culturelle avec la France : « les Estoniens sont beaucoup plus réceptifs en matière de NTIC que les Français, qui, habitués au Minitel, ont parfois eu du mal à passer à autre chose. Et puis les Estoniens sont partis de zéro et cela leur a permis d’acquérir à une vitesse supérieure tout ce qu’il y avait à acquérir en matière de connaissances, même au niveau d’un simple utilisateur. Nous sommes très branchés mais sans forcément nous en rendre compte car, pour nous, il s’agit d’une norme. Nous nous plaignons parfois quand nous voyageons car, ailleurs, ces services ne sont pas obligatoirement disponibles. » La monnaie nationale est la couronne estonienne (eesti kroon ; abréviation internationale EEK), introduite en juin 1992 à parité fixe contre le mark allemand (1 DEM = 8 EEK), liée à l’euro depuis 1999. La couronne estonienne fait partie du mécanisme de taux de change européen II (MCE II) depuis le 27 juin 2004 (comme la Slovénie et la Lituanie), de façon initialement à pouvoir adopter l’euro en janvier 2007, 1 euro = 15,6466 EEK, + ou – 15 %). Les faces nationales des pièces de l’euro estonien sont déjà adoptées. Mais une inflation trop importante (environ 4 % sur 12 mois) retarde le passage à l’euro pour 2009 ou 2010. La première couronne estonienne était déjà utilisée de 1928 à 1940, avant l’annexion par l’URSS. La première couronne estonienne a été introduite en 1928, en remplacement du mark estonien, au taux de 1 couronne pour 100 marks. En 1933, lors de la crise économique, la couronne estonienne connait une nouvelle dévaluation. Suite à l’invasion soviétique de 1940, la couronne estonienne fut remplacée par le rouble soviétique au taux de 1 rouble pour 0,8 couronne. De tout temps, l’Estonie s’est trouvée dans la sphère de culture européenne. Tallinn (Reval à l’époque) était, au Moyen Âge, la ville la plus orientale de la ligue hanséatique. Forte des diverses cultures qui se sont côtoyées et succédé du fait des occupations successives, l’Estonie s’est forgé une culture particulière faite de tolérance et de respect envers l’étranger, quels que soient son pays ou sa culture. L’Estonie compte de nombreuses minorités : les Russes représentent 25,7% de la population. Viennent ensuite les Ukrainiens : 2,1% de la population; 1,2% de la population est biélorusse et 0,8% finnoise… L’importance de la population russophone vient naturellement de l’occupation soviétique et de l’industrialisation forcenée dont l’Estonie avait fait l’objet à l’époque. L’estonien n’est pas une langue indo-européenne mais finno-ougrienne de même que le finnois et le hongrois. L’estonien littéraire naît tardivement, entre le XVI.me et le XVII.me siècle. Elle est surtout utilisée par des pasteurs allemands pour transmettre la littérature religieuse. Le plus ancien livre en estonien est le catéchisme de Wanradt et Köll, publié en 1535 à Wittenberg. On remarquera que c’est la Réforme qui est à l’origine de ce livre. Le XVIII.me siècle voit la naissance de la littérature nationale, et la langue écrite se répand par les almanachs et journaux, colportés jusqu’au fond des campagnes. La littérature est alors composée de récits imités d’œuvres allemandes. À partir de 1820, Kristjan Jaak Peterson est à l’origine de la poésie estonienne moderne. Dans les années 1850, dans la suite des mouvements nationaux et romantiques, la littérature connaît un véritable essor, avec notamment la redécouverte du folklore national et la rédaction de l’épopée nationale, le Kalevipoeg, composée par Friedrich Reinhold Kreutzwald, a été publiée entre 1857 et 1861 (voir L’Homme de Bois et la Femme d’Écorce, un conte typiquement estonien) dans les publications de la Société savante estonienne. L’édition populaire a été publiée en 1862 en Finlande. A cette période, entre 1860 et 1885, la nation estonienne prend conscience d’elle-même, et la littérature se développe rapidement. La poésie est un genre particulièrement vivace (et le reste aujourd’hui), symbolisée à cette époque par l’une des grandes poétesses de ce pays, Lydia Koidula. Comme dans le reste de l’Europe, la fin du XIX.me siècle voit le développement d’une littérature réaliste, en particulier avec Eduard Vilde. Peu après, la littérature s’ouvre de plus en plus aux courants occidentaux, avec le groupe des «Jeunes Estoniens». C’est dans ce contexte qu’émerge l’une des figures estoniennes les plus connues à l’étranger, celle de la poétesse Marie Under. Les années vingt voient le retour du réalisme, avec Tammsaare. La période de l’entre-deux-guerres, celle de l’indépendance, contraste fortement avec la suivante, celle de l’exil pour les uns, de la déportation en Sibérie pour les autres. La littérature estonienne en exil demeure très vivace, pour preuve les 2600 volumes en estonien qui sont parus entre 1945 et nos jours. En Estonie devenue soviétique, la littérature «bourgeoise» est brûlée, interdite, censurée, etc. Un certain renouveau se déclare après la mort de Staline, avec les débuts de grands auteurs comme Viivi Luik et Jaan Kaplinski, mais surtout le monument vivant Jaan Kross qui est publié chez Robert Laffont. Il est l’auteur notamment du Fou du Tzar (1978), prix du meilleur livre étranger 1989. « Ses romans, aujourd’hui traduits en de nombreuses langues, font revivre pour la plupart des figures importantes de l’Histoire estonienne ou des Estoniens ayant atteint dans leur domaine une certaine notoriété internationale » comme le baron balte Timotheus von Bock du Fou du Tzar. Une fois le retour de l’indépendance, l’Estonie libre retrouve une belle vitalité littéraire, marquée par l’émergence de nombreux jeunes auteurs, comme Tõnu Õnnepalu, en particulier grâce aux généreuses subventions de la Fondation pour la culture. La musique est indissociable de la culture nationale, les Estoniens n’ont-ils pas été qualifié de « Peuple chantant » ? Le premier festival pan-estonien de chant a eu lieu en 1869 à Tartu, près de mille chanteurs et musiciens venus de tout le pays furent réunis. Aujourd’hui cette fête rassemble trente mille chanteurs et musiciens devant un public de 200 000 personnes. Ces traditions ont inspiré en 1988 la « Révolution chantante », c’est en chantant que l’Estonie s’est libérée du joug soviétique. En 2001, l’Estonie a remporté le concours de l’Eurovision. Il existe deux grands théâtres en Estonie: le théâtre Estonia à Tallinn fondé en 1865, le théâtre Vanemuine à Tartu fondé en 1883. Tous les registres y sont abordés. L’Estonie a certainement le plus faible taux d’audience cinématographique au monde mais elle est très productive surtout en ce qui concerne les films d’animation et documentaires, un festival est proposé chaque été, consacré au film anthropologique à Pärnu et en hiver c’est à Tallinn que se déroule le « Festival de cinéma des nuits noires ». Le cycliste Jaan Kirsipuu a été vainqueur de nombreuses étapes du Tour de France. À Sydney, la médaille d’or du décathlon a été remportée par Erki Nool, natif de Võru. A Pékin, c’est le discobole Gerd Kanter déjà champion du Monde à Osaka en 2007, qui décroche l’or olympique. Il succède à Erki Nool, sacré en 2000 à Sydney et à Jaak Uudmae- Estonien sautant pour l’URSS – vainqueur du triple saut en 1980 lors des Jeux de Moscou. Dans les sports d’hiver, les athlètes estoniens sont très productifs (une médaille d’or, une d’argent et une de bronze aux jeux Olympiques de Salt Lake City en 2002 (se plaçant devant la Suède ou le Royaume Uni) et 3 médailles d’or aux jeux Olympiques de Turin en 2006. Enfin, en rallye, Markko Märtin a remporté plusieurs épreuves au volant de la Ford Focus WRC puis de la Peugeot 307 en 2003, 2004 et 2005.
Après la frontière nous avons droit à un contrôle routier, Nous arrivons à Parnu, la ville est située à 205 kilomètres de Riga, elle constitue le lieu de vacances recherché par les couples en manque de romantisme, elle est le centre de la culture lettone. Parnu n’a jamais manqué d’argent ou d’idée, au XV.me siècle la cité hanséatique est protégée par une enceinte, seul subsiste l’ancienne prison de la tour rouge repeinte aujourd’hui en blanc et l’hôtel de ville qui était au XVIII.me siècle une maison cossue de marchand. La mode des bains de mer et de boue ont fait de Parnu une station balnéaire de renom à partir de 1930. L’hôtel victoria construit dans le style art nouveau à la place de la porte Riga illustre cette époque, tandis que la porte de Tallinn subsiste encore le long des remparts suédois. Depuis une dizaine d’années, Parnu à eu un regain d’activité économique. La ville aujourd’hui compte 50000 habitants, elle est située entre les ports de commerce de Riga et de Tallinn. Après la guerre contre Napoléon au début du XIX.me siècle, les militaires russes venaient à parnu se refaire une santé. Aujourd’hui la station balnéaire est appréciée des finlandais et des russes, de nombreux hôtels et spas ont vu le jour dans la ville. La vieille ville de Parnu est très restreinte, sa rue principale ne mesure que 200 mètres de long. Parnu n’a pas été épargnée au cours de tous les conflits, beaucoup de vestiges ont été détruits, il ne reste plus qu’un petit fragment de l’ancien rempart, et d’autres monuments cités auparavant. Toutes les églises ont été reconstruites au XIX.me siècle, 2 orthodoxes, une catholique et une luthérienne. La beauté de Parnu, ce sont ses maisons en bois. Nous roulons dans un quartier ouvrier aux maisons simples, chaque port ne possède pas son brise glace, mais l’entraide portuaire accorde le prêt en cas de besoin. Nous arrivons au centre de Parnu pour prendre le déjeuner, au menu : soupe paysanne au saumon, poulet accompagné de riz, de carottes, de maïs et de petits pois, en dessert une crêpe et sa boule de glace.
Pour aider à la digestion, nous nous baladons dans l’ancienne ville de Parnu, nous pénétrons dans une cour où des artisans travaillent leurs œuvres. En fait nous sommes dans l’enceinte de la dite tour rouge, la tour est du XIV.me siècle, on distingue quelques morceaux du mur de l’ancienne fortification. Oui la tour est bien blanche aujourd’hui, elle est d’une hauteur équivalent à 1 étage, au XVIII.me siècle le sous-sol de la tour servait d’oubliette. Aujourd’hui la cave est inaccessible, le rez-de-chaussée et le premier étage sont investis par des boutiques de souvenirs. La cour est le lieu où les artisans font la démonstration de leur métier, un forgeron devant sa forge rouge fabrique de magnifiques roses en fer forgé. Nous continuons notre périple, nous sommes devant l’église luthérienne sainte-Elisabeth, construite en 1745, consacrée au culte en 1756. Nous ne pouvons pas y pénétrer, car on y célèbre la messe, elle contient une relique, la croix brûlée. Elle provient de l’ancienne église détruite par un incendie, seul la crois a subsisté aux flammes, aujourd’hui cette croix est exposée contre un mur à l’intérieur de l’église. Nous déambulons dans la rue piétonne, nous sommes devant une maison traditionnelle tout en bois, elle est superbement restaurée, elle date du XIX.me siècle. Ce qui est caractéristique des maisons traditionnelles estoniennes, c’est le raffinement avec lequel les portes d’entrée sont décorées et multicolores. Nous contournons l’hôtel de ville dont les façades sont blanches et jaunes, le drapeau de la ville est une croix blanche sur fond bleu, les couleurs du drapeau estonien sont le noir, le blanc et le bleu. Un groupe de rock joue devant une église, il s’agit de l’église orthodoxe sainte-Catherine qui date de 1850. Nous rejoignons le bus, sur notre droite nous apercevons la dernière porte des anciennes fortifications, nous contournons un parc de loisirs, nous passons devant une villa construite en 1905 de bois et de briques, elle est de style art nouveau. Sur notre droite nous pouvons admirer de jolies petites villas en bois, elles ont de superbes petites fenêtres à petits carreaux. Nous passons devant des plages privées réservées aux femmes, où elles peuvent s’adonner au bronzage intégral. Nous découvrons l’ancienne station balnéaire, un splendide jardin devance sa façade à colonnades. Nous nous arrêtons en bord de mer, quelques courageux dont Gaétan prennent un bain, selon leur dire l’eau avoisinerait les 20 degrés. Nous reprenons notre route, nous passons devant une église orthodoxe, le prix de l’essence est de 14 couronnes soit approximativement 1 euro, un peu moins cher qu’en Lettonie. Nous passons devant le théâtre de Parnu, nous traversons une petite rivière, nous sommes entourés d’HLM qui datent de l’époque soviétique, ensuite nous rentrons dans un quartier construit de petites maisons en bois, elles sont multicolores. Depuis Parnu, on peut prendre le ferrie pour se rendre sur les îles estoniennes. Nous approchons du port, l’endroit est joli et agréable. Nous quittons Parnu, pour rejoindre Tallinn nous traverserons plusieurs petites rivières et quelques petites villes Jaaagupi, Marjama, Saue puis ce sera Tallinn. Nous arrivons à Tallinn, dont voici une présentation :
Tallinn est la capitale de l’Estonie et le principal port du pays (port marchand de Muuga). Elle est située sur la côte du golfe de Finlande, qui fait partie de la mer Baltique. Son ancien nom, en usage jusqu’au XX.me siècle, est Reval. En 2003, la ville comptait environ 430000 habitants (Tallinnois), ce qui en fait la plus grande ville d’Estonie, sur un territoire de 158 km². L’origine du nom Tallinn(a) est clairement estonienne, bien que le sens originel soit sujet à débat. On s’accorde à penser qu’il provient de Taani-linn(a) qui signifie « château (ou ville) danoise ». Cependant, il se peut qu’il provienne de tali-linna qui signifie « château (ou ville) d’hiver », ou encore talu-linna pour « château (ou ville)-maison (ou ferme) ». Le suffixe -linna est souvent utilisé pour former des noms de ville et signifie soit château, soit ville, à l’image du suffixe -grad dans les langues slaves. Tallinna remplaça l’ancien nom allemand Reval (en russe) en 1918, quand l’Estonie acquit son indépendance. Dans les années 1920, l’orthographe officielle du nom de la ville fut changée en Tallinn, ce qui est singulier, car les noms de lieux en estonien se terminent généralement par une voyelle (utilisation du génitif). Le nom Reval, utilisé par les Allemands et les Suédois pour désigner Tallinn, trouve son origine au XIII.me siècle et provient du nom que portait le comté estonien adjacent, Rävala. On trouve d’autres noms anciens de Tallinn, notamment des variations autour du nom de Lindanise, par exemple Lyndanisse en danois, Lindanäs en suédois et Ledenets en vieux slave de l’est. Kesoniemi en finnois et Kolyvan vieux slave de l’est sont aussi des anciens noms de Tallinn. Les premières traces de peuplement remontent au milieu du II.me millénaire av. J.-C. Aux IX.me et X.me siècles de l’ère chrétienne, Tallinn était une place de commerce très importante, connue jusqu’en Scandinavie et en Russie. Elle figure déjà dans le Livre de Roger, un atlas du monde compilé en Sicile par Al Idrissi, un géographe, en 1154. Une forteresse (en bois), construite sur la colline de Toompea, protégeait le port. La ville était alors le centre de la province de Revala (ou Rävala). Elle est connue dans les chroniques russes sous le nom de Kolyvan, et sous celui de Lindanise dans la chronique de Livonie d’Henri-le-Letton. En 1219, la ville fut envahie par les troupes danoises. Les Danois construisirent une forteresse en pierre. Les occupants étrangers commencèrent à cette époque à appeler la ville Reval, d’après le nom de la province dont elle était le centre. À cette époque également apparaît le nom de Tallinn, utilisé par les autochtones (nom formé par contraction de Taanilinn « ville danoise ») Au Moyen Âge, la ville était riche et prospère. Membre de la Hanse, elle était notamment au centre du commerce du sel. Elle fut achetée par l’ordre des chevaliers Teutoniques en 1346. Pendant tout le Moyen-Âge, eut lieu une forte immigration allemande. Une importante population commerçante et ouvrière allemande habitera à Reval (ex-Tallin) jusqu’en 1918 ainsi que des descendants de la noblesse germano-balte, les Estoniens étant plutôt ruraux. Elle passera ensuite sous la domination suédoise (1561), puis russe (1710). La présence russe est continue depuis donc trois siècles. Bien qu’intensivement bombardée par l’aviation soviétique pendant les dernières phases de la Seconde Guerre mondiale, une grande partie de la vieille ville médiévale a encore beaucoup de charme. C’est presque un miracle : 50 % de l’espace habité a été détruit durant la guerre, mais seulement 11 % du centre historique. Néanmoins, la population de la ville a alors baissé à 127000 habitants. L’Estonie a fait partie de l’Union soviétique de 1944 à 1991. Sous le prétexte de la reconstruction de Tallinn et du développement à grande échelle de l’industrie, une émigration massive depuis la Russie et les autres républiques soviétiques a eu lieu ; la population a alors dépassé le demi-million, et la portion d’Estoniens parmi celle-ci était inférieure à 50 %. L’héritage architectural soviétique est important. Cela est en partie dû à la grande vague de construction des années 1970, qui précéda le déroulement dans Tallinn de la régate pour voiliers des Jeux Olympiques de Moscou. En 1997, le centre historique de Tallinn a été inclus dans la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, qui permet la préservation présente et future de la vieille ville. En plus de la langue estonienne (qui appartient au groupe finno-ougrien, étroitement apparentée au finnois) qui est parlée par les Estoniens, le russe est parlé comme langue maternelle par près de la moitié (40%) de la population. L’anglais est également largement pratiqué. La ville est animée par de nombreux festivals, dont celui de la bière, du centre historique, du jazz, de la musique baroque, de la chanson, etc. Elle possède une grande salle de concerts, le « Saku suurhall ». Tallinn abrite 10 théâtres professionnels, dont 5 sont entretenus par l’État. Leurs représentations sont assez classiques. Cela dit, à côté de ces dix grands théâtres sont nés de plus petits théâtres et des projets théâtraux. On y trouve également 30 musées, retraçant l’histoire de l’Estonie, de sa capitale, de ses campagnes, etc. Il y a aussi de nombreuses galeries d’art et expositions. Tallinn a été classée réserve d’État dès 1966. Elle abrite de nombreux vestiges de l’époque médiévale et des bâtiments à la façade pastel de style baroque, Renaissance et classique. La ville a conservé la majeure partie de ses remparts dont l’origine est à chercher au XIII.me siècle. De nombreuses tours y sont observables telle celles de Numma, Kuldjala et Sauna. Construite au XVI.me siècle la tour Marguerite est familièrement dénommée « Grosse Marguerite » du fait de la présence en son sein d’un canon au siècle suivant. Elle abrite aujourd’hui un musée de la Mer. La ville basse abrite la place de l’Hôtel-de-Ville où est visible une pharmacie datant du XV.me siècle. L’Hôtel-de-Ville de style gothique est doté d’un clocher. Il date du XIV.me siècle. Depuis le XVIII.me siècle, le château de Toompea à la façade rose bonbon trône dans la ville haute. C’est le siège du Parlement estonien. Au 38 rue Pikk, on contemplera la porte Renaissance de la maison de la confrérie des Têtes Noires. Aussi, on s’arrêtera devant la maison des chevaliers d’Estlande construite au XIX.me siècle dans un style néo-Renaissance. Elle accueille aujourd’hui la Bibliothèque Nationale. Talinn compte de nombreuses églises chrétiennes aux influences gothiques dont l’église du Saint-Esprit, l’église Saint-Nicolas et l’église Saint-Olaf. L’église du Dôme se différencie de par sa pointe baroque. La cathédrale orthodoxe Alexandre-Nevsky s’inspire du style moscovite. Tallinn est desservie par un aéroport (Ülemiste) qui est le plus grand d’Estonie, situé approximativement à quatre kilomètres du centre ville. Sur l’année 2007, il y a eu 745600 passagers de transportés a travers 10056 vols. Une liaison aérienne directe existe entre Paris et Tallinn depuis le printemps 2003. Tallinn étant la capitale de l’Estonie, c’est aussi le principal port du pays. Ce port est situé sur la Côte du Golfe de Finlande et tous les jours, des ferries partent pour Helsinki ou bien Stockholm. Tallin est à deux heures d’Helsinki et à 17 h de Stockholm. Chaque semaine de 7 à 14 traversées sont prévues selon la destination chaque années c’est plus de 800000 déplacements comptabilisés. La ville est convenablement desservie par un réseau de bus et de trolleybus même si le matériel roulant n’a pas été renouvelé depuis longtemps. En tous, il y a 63 lignes de bus qui sont répartis sur la totalité de la capitale. Pour compléter la desserte, 9 lignes de trolleybus sont à disposition. Le système de bus de Tallinn est utile en été pour se rendre sur le bord de mer à Pirita et aux sites touristiques situés hors de la ville comme le Musée de Plein Air et le Zoo de Tallinn. Mais en hiver une grande partie de la population peut bénéficier tout de même de réseau. Tallinn compte 4 lignes de tramways. La municipalité a concédé la gestion du réseau à la société SYSTRA de novembre 2003 à décembre 2010. La ville compte plusieurs clubs de football. Actuellement 4 clubs évoluent en première division : Le Flora Tallinn est le club le plus titré du pays.
La vieille ville de Tallinn est construite en pierre, c’est ce qui en fait sa richesse, Nous passons un pont de chemin de fer, nous longeons la mer, nous découvrons la vieille ville qui possède 2 kilomètres de fortifications et 20 tours qui sont encore debout. Nous nous lançons à une visite panoramique depuis notre bus, nous découvrons l’ensemble de Tallinn avec toutes ses églises. Les pierres étaient noircies, mais la ville a entrepris la restauration du patrimoine, le résultat est flagrant, nous avons une ville médiévale resplendissante et gaie. Sur notre gauche nous avons la place de l’Indépendance, devant nous se trouve l’église saint-Jean, sur notre droite se dresse la salle de concert. Nous sommes devant la porte Viru qui permet d’accéder à la vieille ville, nous continuons notre rotation autour de la cité médiévale. Nous distinguons le superbe hôtel Viru, nous passons devant un marché artisanal, il est situé au pied des remparts. Nous contournons l’ancien quartier industriel, il a donné place à des hôtels et à des commerces de luxe. Nous arrivons au port des passagers, il comprend 4 terminaux, nous pouvons admirer saint-Olaf l’église la plus élevée de tallinn. Nous apercevons le stade, nous passons sous la tour basse appelée la tour grosse Margueritte. Nous avons une jolie perspective sur plusieurs tours et les remparts, A l’extérieur des fortifications s’étendent de superbes pelouses, c’est le royaume pour la pratique du jogging. Nous passons la gare à côté de laquelle se trouve une place de marché, nous apercevons une église blanche c’est l’église du Dôme. Enfin nous arrivons à notre hôtel, le Mériton hôtel, nous nous installons, nous dînons, au menu : un velouté de légumes, Saumon accompagné de riz et de poivrons, en dessert une glace. Pour nous remettre de notre voyage, plus de 300 kilomètres de bus, nous sommes allés nous balader dans la vieille ville où toutes les terrasses étaient remplies de monde.

Jour 8 : C’est dimanche, nous partons à la découverte de l’ancienne ville de Tallinn. Au-dessus de Tallinn, la vieille ville est située sur une colline. Elle est entourée de fortifications médiévales, et quadrillée de ruelles sinueuses. On peut y admirer sa jolie place ainsi que la superbe cathédrale russe orthodoxe Alexandre Nevsky. Cette partie de la ville connue sous le nom de Toompea est l’endroit idéal pour découvrir le cadre pittoresque de la capitale de l’Estonie. Depuis les fortifications on peut découvrir un magnifique panorama qui offre une vue sur les flèches des églises et édifices de la ville, les toits en terre cuite et la baie de Tallinn. La cathédrale se distingue de l’architecture classique des autres bâtiments de la colline (y compris également le château peint en rose vif, siège du parlement estonien). Ses dômes en forme d’oignons, ses murs en stuc blanchi, et ses fenêtres incurvées font penser à un gâteau de mariage. À l’intérieur, on est à mille lieux de l’agitation du centre de la ville. Le décor est composé de bougies oranges sur les supports en cuivre brillant, de cadres de tableaux dorés, d’icônes de scintillantes en or, de préposés au dos voûté qui parlent seulement russe, et d’un silence surprenant. Les Russes ont construit la cathédrale pour s’opposer au nom du Tsar contre l’indépendance estonienne en 1900. Beaucoup d’estoniens parlent russe et ont toujours d’importantes racines et liens avec ce pays. Nous empruntons des rues pavées, nous faisons un arrêt devant le parlement, le drapeau flotte, il fait un soleil radieux. Depuis le XVIII.me siècle, le château de Toompea à la façade rose bonbon trône dans la ville haute. C’est le siège du Parlement estonien. Nous déambulons dans des rues pentues, nous passons devant l’ambassade de France, près du musée du KGB. Nous arrivons sur une place où 2 églises se font face la modeste église du dôme et l’imposante cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky, à l’époque des tsars, l’empire russe voulait montrer sa force.
La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky est la cathédrale orthodoxe de Tallinn. Elle dépend de l’Église orthodoxe estonienne qui jouit depuis mai 1945 d’un statut d’autonomie conféré par le Patriarcat de Moscou, dont elle est issue. Elle a été construite entre 1895 et 1900 par l’architecte Préobrajensky, à l’époque où la ville se nommait Reval et était la capitale provinciale du gouvernement d’Estland intégré à l’Empire russe, après la défaite des Suèdois qui la perdirent après la Guerre du Nord (traité de Nystadt 1721). Elle fut financée grâce aux dons de riches personnages des guildes marchandes (comme Vassili Orlov, Ivan Gordeïev ou Pierre Abrossimov) et vouée à saint Alexandre Nevsky, patron du défunt tzar Alexandre III pour rendre grâces du fait qu’il avait été sauvé d’un accident ferroviaire survenu le 17 octobre 1888. Entre temps, Nicolas II avait succédé à son père et le projet, qui avait été retardé à cause d’avis divergents quant au choix de l’emplacement, aboutit enfin. L’intérieur qui peut contenir 1500 fidèles est décoré d’une iconostase en partie en marbre, de vitraux et d’un grand nombre d’icônes. L’extérieur a un aspect de style moscovite, avec des panneaux de mosaïques de Frolov. La cathédrale fut solennellement consacrée le 30 mai 1900 en présence de plusieurs évêques. La communauté paroissiale était russe et était issue de la cathédrale de la Transfiguration qui fut alors donnée à la nouvelle paroisse orthodoxe des Estoniens de souche. A l’indépendance de l’Estonie, après la Première Guerre mondiale, certains voulurent la démolir. Mais le nombre de réfugiés russes était important dans la capitale, après la révolution bolchévique (dont la famille du futur patriarche Alexis II qui deviendra prêtre puis évêque en Estonie) et la cathédrale n’en fut pas démolie. Elle fut fermée cependant par les autorités allemandes qui envahirent l’Estonie en 1941 dont ils firent le Reichkommissariat d’Ostland. Elle rouvrit après la guerre, mais les autorités municipales de la capitale de la république socialiste soviétique d’Estonie voulurent la transformer en planétarium. Là encore le projet n’aboutit pas. Ce n’est qu’en 1999, soit près de dix ans après l’indépendance, que les nouvelles autorités d’Estonie consentirent à enregistrer officiellement la paroisse de la cathédrale, devenue le siège de l’Église orthodoxe estonienne, filiale du patriarcat de Moscou, dont un de ses fils était alors à la tête (Alexis II né Alexis von Ridiger). Il avait autrefois été servant d’autel de cette cathédrale.
Tout comme à l’église du Dôme nous n’avons pas pu visiter l’intérieur de la cathédrale, car il y avait un office, nous sommes tout de même infiltrés quelque peu dans l’enceinte pour écouter les chants orthodoxes. Sur la façade de l’église du Dôme il y a un cadran solaire et la représentation de la vierge, sa construction est très fragmentée, l’extérieur est du XIII.me et XIV.me siècle, quant à l’intérieur il est du XVII.me siècle. La tour est tout à fait spéciale, il y a une sorte de coupole en cuivre, une terrasse hexagonale, des boules en métal que surplombe une flèche à la pointe dorée. L’intérieur de l’église on peut y voir des tableaux en bois sculpté qui représente les armoireries des grandes familles, nous sommes dans le quartier de l’aristocratie. Par ailleurs 2 familles certainement richissimes avaient fait construire 2 balcons dans la nef pour assister aux offices, ils voulaient surtout se faire voir et être plus près du divin. Plusieurs tombeaux sont disposés à l’intérieur de l’église près de l’autel, ce sont pour la plupart des personnes qui ont influé l’histoire de Tallinn. On y remarque également le tombeau d’un général de l’armée suédoise d’origine française, le général Pontus de la Gardie. Quand on franchit la porte d’entrée de l’église du dôme, on marche sur un tombeau, c’est la volonté du défunt pour se repentir de toutes les conquêtes de jolies filles qu’il avait eu à Tallinn, en fait c’était un coureur de jupon.
Nous passons devant l’école d’art dramatique, au fond de la rue nous apercevons une petite maison jaune, c’est la demeure la plus ancienne de la ville médiévale, elle date du XV.me siècle. Suite au dernier incendie de la ville au XVII.me siècle, il ne subsiste que cette maison et les murs de l’église du Dôme. Les autres maisons sont du XVIII.me et XIX.me siècle, nous circulons dans de petites rues bordées de maisons d’aristocrates. Nous passons devant l’ancien parlement, des plaques arborent la façade, elles commémorent le souvenir des députés décédés suite à l’entrée des soviétiques en Estonie. Nous nous dirigeons sur une terrasse qui offre un excellent panorama sur la ville, nous découvrons tout le port et ses bateaux, nous distinguons les îles au large de Tallinn, nous pouvons admirer l’église saint-Olaf.
Oleviste Kirik ou église Saint-Olaf est une église de Tallinn en Estonie, dont la construction débuta au XII.me siècle et fut dédiée au roi Olaf II, premier souverain baptisé de Norvège. Elle fut le plus haut bâtiment du monde avec 159 mètres. En 1625, sa flèche s’écroula, frappée par la foudre.
Nous avons la baie de Tallinn à nos pieds, c’est dans ce cadre que le président de la république s’adresse à la population, nous avons en toile de fond l’église saint-Esprit.
L’église du Saint-Esprit (en estonien : Pühamaivu kirik, en allemand : Heiliggeistkirche) est une église luthérienne, située dans la vieille ville de Tallinn. Elle est du Moyen-Âge, la plus petite de la ville. L’église du Saint-Esprit fut érigée en 1300 comme chapelle à deux nefs pour les pauvres et les malades, car elle dépendait d’un petit hospice. Elle a été achevée en 1380. Elle possède la cloche la plus ancienne de la ville (1433), à côté de deux autres cloches du XVII.me siècle. On peut y lire une inscription en moyen bas-allemand Ik sla rechte der Maghet als derne Knechte, der Wrouwen als dern Heren, des es kan mi nemant ver keren. De catholique, la chapelle devient église luthérienne en 1524 et joue dès lors un rôle important pour la communauté estonienne, car, contrairement aux autres églises de la ville, les cultes y sont bientôt célébrés en langue estonienne (en 1531) plutôt qu’en allemand et le pasteur Johann Koell y rédige le premier catéchisme en langue estonienne pour ses paroissiens en 1535. Un clocher octogonal remplace l’ancien clocher au XVII.me siècle et Elert Thiele installe sur le mur nord extérieur une horloge (la plus ancienne de la ville) représentant les rayons du soleil et les quatre Évangélistes. On remarque un crucifix gothique tardif, une chaire Renaissance de 1597 et surtout un magnifique autel de Bernt Notke (1483) venu de Lübeck pour embellir les édifices de Reval (ancien nom de Tallinn à l’époque) à l’invitation de ses bourgmestres qui avaient des liens avec la ville hanséatique. Le facteur d’orgues germano-balte August Terkmann a réalisé l’orgue en 1929. Nous passons devant le musée d’art, auparavant c’était la maison de la bibliothèque nationale. Nous quittons le quartier des aristocrates, en parcourant de petites rues, nous déambulons dans la rue de la jambe droite, tout près se trouve la rue de la jambe gauche, nous rejoignons le quartier des artisans. Dans une cour un artisan frappe, décore et troue des pièces de monnaie pour les touristes. Entre les 2 jambes se trouve une porte, on la fermait la nuit pour vivre en paix dans la partie aristocrate.
Nous sommes dans la cour du roi du Danemark, on dit, que c’est ici qu’au XII.me siècle que le drapeau du Danemark serait apparu, la croix blanche sur fond rouge. A l’entrée de la cour il y a 2 tours, la tour des vierges qui est carrée où on emprisonnait les jeunes filles qui avaient mauvaise conduite. L’autre tour qui est ronde, elle se situe au-dessus de la ville basse, on l’appelle l’œil dans la cuisine, le gardien surplombait toutes les cheminées de la ville basse.
Nous continuons notre exploration à travers de petites ruelles très mal pavées, des affiches mettent en garde les touristes sur l’arrachage des sacs à mains. Nous descendons la rue de la jambe longue, nous longeons le mur de la haine, il séparait le quartier aristocratique du quartier du peuple. Nous franchissons une porte de rempart, nous sommes devant un ancien puits, la ville comptait 14 puits, ils contenaient l’eau des précipitations, on peut dire que c’était des citernes de récupération d’eau qui servaient aux tâches domestiques et plus même, car l’eau pour s’alimenter était de l’eau de source amenée par des porteurs d’eau. Nous nous dirigeons vers l’église saint-Nicolas, tout près il y a un quartier de maisons détruit au cours de la seconde guerre mondiale, les maisons n’ont pas été reconstruites, on a recouvert les ruines de terre, on a ensemencé du gazon et planté des arbres pour en faire un espace vert.
L’église Saint-Nicolas (en estonien : Niguliste kirik) est une ancienne église luthérienne de la ville basse de Tallinn qui sert aujourd’hui de musée et de salle de concert. Son clocher mesure 105 m. Cette église, dédiée à saint Nicolas, patron des marins, a été construite au XIIIe siècle par la communauté allemande (germano-balte) et sa guilde de marchands venus de Westphalie, en tant qu’église catholique. Elle est rehaussée en 1515 avec des éléments gothiques. Elle est passée à la Réforme protestante au XVI.me siècle. Contrairement à d’autres églises de la ville, elle n’a pas souffert de saccage pendant la réformation. Lorsque le 14 septembre 1524, une foule mécontente, après avoir pris d’assaut et partiellement brûlé l’église Saint-Olaf et l’église Sainte-Catherine du couvent des Dominicains, se dirige vers Saint-Nicolas, le clergé défend les portes de l’église, dont les verrous sont coulés avec du plomb. Les tensions s’apaisent ensuite, et l’église est restaurée lorsqu’elle devient luthérienne. Elle est agrandie avec des ajouts baroques au XVII.me siècle. L’église est gravement endommagée pendant les bombardements de mars 1944 et des œuvres d’art datant du Moyen-Âge sont détruites. La plupart des membres de la communauté germano-balte quitte la ville. L’église est restaurée entre 1953 et 1981 et transformée en salle de concert par les autorités municipales de Tallinn, devenue capitale de la république socialiste soviétique d’Estonie. Cependant, le mobilier liturgique restant est conservé, comme l’autel qui est particulièrement remarquable avec un polyptyque relatant la vie du saint, des sculptures, des Epitaphes et des monuments funéraires. L’église sert alors aussi de musée. On peut remarquer dans la chapelle Saint-Antoine des objets liturgiques médiévaux et de la Renaissance. Le long fragment du tableau représentant La Danse macabre de Bernt Notke (1435-1509), peintre de Lübeck est particulièrement célèbre. Des autels créés par des maîtres flamands de Bruges ou de Bruxelles sont exposés, ainsi que des sculptures de saints des XVI.me et XVII.me siècles et d’autres objets liturgiques (un retable et un chandelier). Au milieu de l’église se trouve un reste de cloche, il symbolise le bombardement subi au cours de la seconde guerre mondiale. Une exposition de photos représentent l’église suite aux bombardements, d’autres authentifient la venue de Jean-Paul II lors de son voyage aux pays baltes.
Nous nous dirigeons vers la place de l’hôtel de ville et de son marché, nous parcourons des rues commerçantes. À présent, nous sommes prêts pour une petite pause dans l’un des nombreux cafés et bars disséminés autour de la place principale de Tallinn à côté de l’hôtel de ville. C’est le lieu le plus animé de la ville, avec de nombreuses petites rues menant au loin vers encore plus de cafés et de restaurants élégants. L’architecture montre des influences germaniques, ce qui n’est pas surprenant puisque l’Estonie a eu des liens commerciaux forts avec l’Allemagne au cours des siècles. Il est intéressant de noter que c’est ici que l’on croit que le premier arbre de Noël a été décoré en 1441. La place est un grand endroit pour observer les passants. On n’a pas de mal à trouver un siège de libre dans l’un des nombreux cafés. Nous effectuons un petit tour de marché, nous passons devant l’illustre pharmacie. La ville basse abrite la place de l’Hôtel-de-Ville où est visible une pharmacie (Raeapteek) datant du XV.me siècle et à l’origine d’une dynastie célèbre de pharmacien. Elle appartint en effet à la famille Burchard de 1579 à 1911. Cette pharmacie est la plus ancienne d’Europe qui soit encore en activité. L’Hôtel-de-Ville de style gothique est doté d’un clocher. Il date du XIV.me siècle. La place de l’hôtel de ville est bordée de maisons multicolores, avec des toits différents certains sont bombés, très pentus, presque plats, d’autres avec des chiens assis dont l’ouverture est décorée avec des croisillons en bois. Nous prenons le déjeuner dans une taverne près de l’hôtel de ville, au menu : velouté de légumes avec du fromage, viande bouillie accompagnée de pommes de terre et de chou, en dessert glace.
Nous sortons de la vieille ville, nous reprenons le bus pour aller visiter le château de Catherine II. Nous apercevons de jolies maisons en bois, nous voici arrivés, nous traversons un joli parc arboré où jaillit une fontaine. Nous pénétrons dans le château de Catherine II, son mari Pierre premier était très amoureux d’elle, en cadeau il lui fit construire ce palais d’été. À côté du musée de Kumu est situé le palais Kadriorg, construit par Pierre le Grand au 18ème siècle. C’est un ensemble rose et blanc splendide de bâtiments de deux étages disséminés dans de jolis jardins. Il est décrit par les gens du pays comme un « mini Versailles », un endroit parfait pour une flânerie après avoir admiré les expositions d’art. KADRIORG signifie « vallée de Catherine », du nom de la femme de Pierre I’er. C’est aujourd’hui un prestigieux parc (dessiné en 1718 et 1725 par NICCOLO MICHETTI à la demande de Pierre Le Grand, en cadeau pour sa femme Catherine) boisé, planté de tilleuls, de chênes, de bouleaux et de châtaigniers, ponctué de magnifiques champs clos, il est le lieu non seulement du palais baroque aux couleurs pèche et blanc et de son jardin royal, mais également du théâtre du Pré du festival de la chanson. Cet espace qui peut contenir 32000 chanteurs, accueille tous les ans des festivals de toutes sortes. Tallinn était important pour Pierre le Grand car c’était un port exempt de glace au sein de son empire.
Pierre le grand appréciait ce lieu où depuis sa chambre il pouvait admirer la mer, le port et la vieille ville. Hélas il ne profita guère de ce joyau, il est mort en 1825, le château n’était encore pas fini de construire, il put tout de même y dormir une fois. Nous sommes dans la salle principale où sont exposés des mobiliers d’époque, le plafond est en stuc, à l’origine il était doré, aujourd’hui il est tout blanc. La cheminée est en pierre, elle est très originale, des bustes et des portraits de la famille royale ornent les murs. Nous entrons dans la salle de banquet, elle a été rapportée à l’édifice en 1930, lors de la première présidence estonienne en 1930. Le château a été la demeure et le lieu de travail des présidents de la république jusqu’en 1950 aujourd’hui le palais présidentiel se trouve à proximité du château de Catherine II, aujourd’hui le château héberge un musée de peinture et de céramique. Ensuite nous avons visité la chambre de la reine et du roi au premier étage où sont exposés des tableaux, enfin nous sommes montés au second étage où le bleu domine, c’est l’étage réservé aux invités, on y découvre une série de portrait et une collection de céramiques et de faïences. Le troisième étage n’est pas ouvert à la visite, nous avons donc rejoint le parc. Nous avons pris un bon bol d’air ensoleillé avant de rejoindre notre hôtel. Le soir au menu : Tomates à la mozzarella, côte de porc accompagnée d’un soufflet aux aubergines, en dessert glace. Après le repas nous avons voulu aller au casino, nous n’avons pas été acceptés, car nous n’étions pas en possession de nos passeports.

Jour 9 : Nous avons quartier libre toute la journée, nous commençons par une petite séance de piscine et de sauna qui se trouve à l’intérieur de l’hôtel, puis nous prenons le petit déjeuner. Ensuite nous empruntons un trolleybus pour découvrir la ville de Tallinn, nous décidons de rentrer à pied à notre hôtel depuis la vieille ville. Nous embarquons nos valises dans le bus, nous allons déjeuner dans un restaurant de la vieille ville, au menu : soupe de pois cassés, petits pois et fèves, Viande en sauce accompagnée de pommes de terre et de choucroute épicée au miel, en dessert tarte aux amendes.
Pour digérer et prendre un dernier bain de soleil, nous naviguons pour la dernière fois dans la cité médiévale en effectuant nos dernières emplettes. En bus nous rejoignons l’aéroport de Tallinn, nous passons près d’un lac, nous quittons notre guide et notre chauffeur en les remerciant. Nous embarquons à 18 heures 40, nous faisons une escale à Francfort, nous arrivons à Paris Charles de Gaulle à 23 heures. Le temps de récupérer nos bagages et de trouver notre bus, nous arrivons à l’hôtel à Montparnasse vers 1 heure du matin. Une petite nuit, le petit déjeuner aux aurores, les adieux aux participants et nous rejoignons la gare de Lyon. C’est ici que je quitte Gaétan, il rentre dans le Jura et moi je rejoins Montpellier.

En conclusion, nous avons apprécié le séjour, la restauration était de bonne qualité peut-être un peu trop de glace, les hôtels étaient de grand standing avec piscine, notre guide était toujours à notre écoute, le chauffeur malgré la barrière de la langue était discret, attentif et un as du volant, en plus nous avions un bus Sétra de construction allemande d’un confort exceptionnel. Nous avons découvert une région européenne qui le mérite, sont-ils heureux de faire partie de l’union européenne, c‘est la question quand on voit l’abstention aux dernières élections européennes près de 80%. Pourtant dans l’euphorie de l’indépendance en 1991, l’enthousiasme lors de l’adhésion à l’Europe en 2004, les habitants des pays Baltes pensaient leur calvaire terminé. Hélas nous sommes en 2009 et leur espérance s’émousse quelque peu, certes la crise est passée par là, ils apprennent la dure réalité du capitalisme sauvage administré par leurs gouvernements. C’est un peu comme à l’époque romaine, les terrains de jeu que sont les vieilles villes ont été choyés, mais quel désert industriel et économique derrière tout cela. Les campagnes n’ont aucune âme, nous n’avons pas rencontré de troupeaux de bétail ou de zones maraîchères, fallait-il sortir des chemins battus pour découvrir la ruralité. Quant aux villes, les minis et grandes surfaces ont remplacées les magasins d’état, mais la volonté d’entreprendre n’est pas encore dans les têtes, les commerces de proximité (boulangerie, boucherie, petite épicerie) n’existent pas. Par contre il y a beaucoup de débits de boissons dont les terrasses sont pleines. Nous avons été surpris par le climat et la température de l’eau de mer, ils n’ont rien à envier à nos températures méridionales. Dommage que les 3 pays Baltes ne ce soient pas unifiés, ils auraient eu un poids plus important au sein de l’union européenne, mais leur histoire de pays dominés et envahis les poursuivent, ils ont toujours peur de l’autre. Enfin Paris ne s’est pas fait en 1 jour, la route est encore longue, avec un peu de volonté et de solidarité les pays Baltes mériteraient de se sortir de leur marasme ambiant. Nous sommes prêts pour vivre d’autres découvertes avec la section loisirs et sports de l’association voir Ensemble, encore merci, bravo à Marie-JO et François Lanier.

Gaëtan et Michel Michelland

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