Séjour Armada 2008 du 3 au 13 juillet 2008

Nous profitons d’une fête familiale pour découvrir l’Armada de Rouen et de la région, nous sommes hébergés à Yquebeuf dans la famille de Claudine. Comme nous sommes en autonome nous pouvons organiser notre découverte au gré de la disponibilité de nos accompagnateurs, nous sommes aussi tributaires de la météo qui sera très humide. Nous arrivons en gare de Rouen le jour où la plupart des bateaux accostent le long de la Seine pour l’Armada 2008, c’est l’événement qui constitue l’essentiel de notre escapade. Notre village d’accueil est Yquebeuf qui se situe à une vingtaine de kilomètres de Rouen, on y accède en empruntant l’autoroute qui relie Rouen à Boulogne-sur-Mer. Voici une présentation de la région et du département où nous séjournons :
La Haute-Normandie est une région de France, créée en 1956, qui regroupe deux départements : Seine-Maritime et Eure. Elle est jumelée avec le district londonien de Redbridge en Angleterre. Elle correspond à la partie orientale de l’ancienne province de Normandie. Le mouvement normand »existe et est notamment représenté par la figure de Didier Patte. Ce mouvement lutte contre la division de la Normandie en deux régions administratives.
Localisation de la Seine-Maritime en France : Région Haute-Normandie, préfecture Rouen, Sous-préfecture(s) Dieppe et Le Havre, Population totale 1245000 hab. (2005) Densité 198 hab./km², Superficie 6278 km², Arrondissements 3, Cantons 69, Communes 745
La Seine-Maritime (76) est un département français. Le département de la Seine-Inférieure a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir d’une partie de la province de Normandie. Elle a pris le nom de « Seine-Maritime » le 18 janvier 1955. Par référendum réalisé en décembre 2005 par courrier et internet, les votants ont choisi le nom de « Seinomarins ». La Seine-Maritime fait partie de la région Haute-Normandie. Elle est limitrophe des départements de la Somme, de l’Oise et de l’Eure, et est baignée par la Manche de l’estuaire de la Seine jusqu’à l’embouchure de la Bresle. Le plateau crayeux du Pays de Caux se trouve dans le département. Villes principales : Rouen, Le Havre, Dieppe, Fécamp, Elbeuf.
Nous consacrons 3 demi-journées pour découvrir l’Armada 2008 de Rouen, nous circulons à pied sur les quais et nous empruntons un bateau de croisière pour mieux découvrir les anciens et récents bateaux à voile et quelques bateaux militaires. Pour notre découverte nous longeons la Seine à partir du pont Jeanne-d’Arc jusqu’au pont Guillaume le Conquérant, c’est le juge de paix qui interdit aux bateaux de remonter la Seine plus en amont. Une fois le pont Guillaume le Conquérant franchi, nous commençons à découvrir les bateaux invités à l’Armada 2008, nous continuons à redescendre la Seine par le quai droit qui longe une avenue à grande circulation. Au gré de notre promenade voici les bateaux qui s’offrent à notre avancée :
Eendracht, Type : Trois-mâts goélette, Longueur hors tout : 58,08m, Année de lancement : 1989, Chantier : Damen Werf, Gorinchem, Hollande, Port d’attache : Rotterdam, Hollande, Propriétaire : Fondation Het Zeilend Zeeschip, Pays : Pays-Bas. Première participation à l’Armada. Créé pour permettre aux personnes de tout âge de naviguer, l’Eendracht II est géré par la fondation néerlandaise « Het Zeilend Zeeschip ».L’Eendracht peut embarquer plus d’une cinquantaine de personnes dont 16 officiers. De mai à septembre, l’Eendracht navigue sur les eaux d’Europe du Nord puis se déplace vers les Canaries quand l’hiver arrive. Pendant les vacances d’été, seuls les jeunes de 15 à 25 ans sont pris à bord, afin de participer à de grandes courses comme la Tall Ships’ Race.
Christian Radich, Longueur hors tout : 73,5m, Largeur maxi : 10,2m, Année de lancement : 1937, Chantier : Framaes Mek. Verksted A/S, Standefjord, Port d’attache : Oslo, Propriétaire : Oslandets Skaleskil, Oslo (Norvège), Pays : Norvège, Participation : 1994. Remis à neuf après la seconde guerre mondiale, ce trois-mâts carré, est particulièrement rapide sous voiles est présent dans tous les grands rendez-vous de la voile. Il a fait l’objet de travaux en 1983, avec la modernisation des aménagements intérieurs qui verront disparaitre les hamacs au profit de couchettes plus confortables.
JR Tolkien, Type : Goélette à hunier, Longueur hors tout : 41,7m, Largeur maxi : 6m, Année de lancement : 1964, Chantier : Chantier Edgar André, Magdebourg, Port d’attache : Amsterdam, Propriétaire : Van der Rest Charter, Pays : Pays-Bas, Participation : 2003.
Cuauhtemoc, Type : Trois-mâts barque, Longueur hors tout : 90,5m, Largeur maxi : 12m, Année de lancement : 1982, Chantier : Astilleros y Talleres Celaya SA, Bilbao (Espagne), Port d’attache : Acapulco, Propriétaire : Marine nationale mexicaine, Pays : Mexique, Participation : 1989 1994 1999 2003. Chouchou des Rouennais, ce trois-mâts barque est le dernier né d’une série de 4 grands voiliers construits aux chantiers navals de Bilbao. Ce navire-école a été célébré en 1990 pour son tour du monde à la voile (26 000 miles nautiques en 180 jours). Il peut être fier d’autres exploits tels la traversée de l’Atlantique en 17 jours ou le passage du Cap Horn en 1993.
TUIGA (Monaco), il appartient à la principauté de Monaco, la famille princière est d’une grande lignée de navigateurs, le prince Albert qui est ll’invité d’honneur de l’Armada 2008 de Rouen est un passionné de voile.
Pogoria, Type : Trois-mâts goélette, Longueur hors tout : 47m, Largeur maxi : 8m, Année de lancement : 1980, Port d’attache : Gdynia, Propriétaire : Gdynska Fundacja Zeglarska, Pays : Pologne, Participation : 1999D’un gréement légèrement différent de son frère polonais Iskra, Pogoria porte sur ses mâts d’artimon et grand mât des voiles auriques.
Sorlandet, Type : Trois-mâts carré, Longueur hors tout : 56m, Année de lancement : 1927, Chantier : Hoôivods Mek. Verksted, Port d’attache : Kristiansand, Propriétaire : Stiffelsen Fullriggeren Sorlandet, Pays : Norvège, Participation : 1989 1999 2003. Ce trois-mâts norvégien a commencé sa carrière à l’école de la Marine Marchande norvégienne. Saisi par les allemands en 1940, il fut transformé en prison. Coulé dans d’obscures conditions, il fut renfloué par l’occupant pour en faire un cantonnement pour les sous-mariniers. Réarmé en 1947, il reprend ses fonctions de navire-école jusqu’en 1973 où la marine s’en sépare. Racheté par un mécène qui en fera don à la Ville de Kristiansand en 1977, il accueille désormais des stagiaires de tous les pays.
Etoile, Type : Deux-mâts goélette à coque bois, Longueur hors tout : 37m, Largeur maxi : 7,4m, Année de lancement : 1932, Chantier : Chantiers navals de Normandie (Fécamp), Port d’attache : Brest, Propriétaire : Ecole navale de Lanvéac-Poulmic, Pays : France, Participation : 1989 1994 1999 2003. Normande d’origine construite à Fécamp par les chantiers de Normandie, sur le modèle des goélettes islandaises, l’Etoile est la soeur jumelle de la Belle
Poule. Affectées à la formation des aspirants de la Marine nationale française, l’Etoile comme la Belle Poule font preuve de grande qualité de vitesse. Elles arborent la Croix de Lorraine pour avoir rejoint les forces françaises libres à Portsmouth.
Statsraad Lehmkuhl, Type : Trois-mâts barque, Longueur hors tout : 98m, Largeur maxi : 12,6m, Année de lancement : 1914, Chantier : Chantiers Tecklenborg, Bremerhaven (RFA), Port d’attache : Bergen, Propriétaire : Stifelsen Seiskipet Statsraad Lehmkulh, Pays : Norvège, Participation : 1989 1994 1999 2003. Ce trois-mâts barque, baptisé du nom d’un ancien ministre norvégien est né en Allemagne en 1914 avant d’être saisi par les Anglais après la guerre puis d’être racheté par la Norvège en 1923. Réquisitionné par l’Allemagne pendant la seconde guerre mondiale, il est rapatrié en Norvège en 1946 où, il débute une carrière civile en tant que navire-école. Désarmé en 1960, il est sauvé par un armateur norvégien qui le restaure et le fait naviguer.
Dar Mlodziezy, Type : Trois-mâts carré, Longueur hors tout : 109m, Largeur maxi : 14m, Année de lancement : 1981, Chantier : Chantiers navals de Gdansk, Port d’attache : Gdynia, Propriétaire : Ecole de la Marine marchande de Gdynia, Pays : Pologne, Participation : 1989 1994 1999 2003. Construit à l’initiative des jeunes de la région de Gdansk, ce trois-mâts carré polonais a été lancé en 1981. Il a été baptisé Don de la jeunesse en souvenir des nombreux travaux bénévoles, réalisés par les organisations de jeunesse du pays. Il est affecté à l’école de la marine marchande pour l’entrainement des cadets.
Thalassa, Type : Trois-mâts barque, Longueur hors tout : 50m, Année de lancement : 1980, Chantier : Haak, Zaadam, Pays-Bas, Port d’attache : Arlongen, Pays : Pays-Bas, Participation : 1999 2003. Cet ancien chalutier coulé puis renfloué fut transformé en grand voilier pour naviguer en croisière dans l’Atlantique Nord.
Far Barcelona, Type : Goélette à Aurique, Longueur hors tout : 30.85 m, Largeur maxi : 6.76 m, Année de lancement : 1874, Port d’attache : Barcelone, Propriétaire : Consorci El Far, Pays : Espagne.
Zenobe Gramme, Type : Kaetch Bermudien, Longueur hors tout : 28,1m, Année de lancement : 1961, Pays : Belgique, Participation : 1999 2003.
Antigua, Type : Trois-mâts goélette, Longueur hors tout : 48m, Largeur maxi : 7,5m, Année de lancement : 1956, Pays : Pays-Bas, Participation : 1999. Conçu à l’origine pour pêcher en Mer du Nord, ce navire fut transformé en goélette en 1995.
Mercedes, Type : Brick, Longueur hors tout : 50m, Année de lancement : 2005, Pays : Pays-Bas.
Mare Frisium, Longueur hors tout : 52m, Année de lancement : 1916, Pays : Pays-Bas, Participation : 2003.
Capitan Miranda, Type : Trois-mâts goélette, Longueur hors tout : 60.20 m, Année de lancement : 1930, Chantier : Chantier naval de Cadix, Espagne, Port d’attache : Montevideo, Uruguay, Propriétaire : Marine Uruguayenne, Pays : Uruguay, Participation : 1989. Le « Capitan Miranda » sillonne les mers et océans du globe comme navire-école depuis 1978, après une longue carrière dans la recherche hydrographique.
Cisne Branco, Type : Trois mâts carré, Longueur hors tout : 76 m, Année de lancement : 1999, Pays : Brésil, Participation : 2003. Le Cisne Branco est le navire école de la marine bérsilienne, et le vaisseau ambassadeur d’une nation, construit à l’occasion des célébrations du 500ème anniversaire de la découverte du Brésil.
Mecklenburg-Vorpommern, Type : Bateau militaire, Longueur hors tout : 138,85m, Année de lancement : 1995, Pays : Allemagne.
Jacques Oudart Fourmentin, Type : Patrouilleur des douanes, Longueur hors tout : 43,30 m, Largeur maxi : 9 m, Pays : France.
Umigri, Longueur hors tout : 137m, Largeur maxi : 14,6 m, Année de lancement : 1991, Propriétaire : Japon.
Asagiri, Type : Bateau militaire, Longueur hors tout : 136,50m, Pays : Japon.
Kashima 3, Type : Bateau militaire, Longueur hors tout : 143 mètres, Année de lancement : 1995, Pays : Japon. Le Kashima tire son nom d’une région située dans la Parc National de Tsukuba. Navire école des Forces Maritimes d’Autodéfense, il a été mis en service en 1995. Il est en faite le troisième navire Kashima de son nom. Le premier a été construit en Grande Bretagne en 1906. Le deuxième a été construit à Yokohama en 1940 et est resté actif jusqu’à la fin de la deuxième Guerre mondiale. Aujourd’hui le Kashima 3 entretient les souvenirs victorieux de ses prédécesseurs.
De Grasse, Type : Frégate, Longueur hors tout : 152m, Largeur maxi : 16m, Année de lancement : 1974.
L’Acharné, Type : Remorqueur côtier, Longueur hors tout : 28.0m, Année de lancement : 1974, Port d’attache : Cherbour, Pays : France. L’Acharné dépend depuis le 1er juillet 2000 de la base navale de Cherbourg. Il effectue différentes missions sur la Manche, les principales sont l’assistance et le Sauvetage. Mais en cas de catastrophe, ce remorqueur côtier est aussi apte à effectuer des opérations de dépollution ou des opérations anti-pollution.
Après 2 bonnes heures de flânerie sur le quai de la rive droite, nous avons été nous restaurer dans un des nombreux restaurants installés pour la manifestation le long du quai, ensuite nous avons traversé la Seine en empruntant le pont guillaume le conquérant, afin de découvrir les bateaux amarrés sur le quai de la rive gauche :
Amerigo Vespucci, Type : Trois-mâts barque, Longueur hors tout : 101m, Largeur maxi : 15,5m, Année de lancement : 1931, Chantier : Chantiers navals de castellammare di Stabia (Italie), Port d’attache : La Spezia, Propriétaire : Marine militaire italienne, Pays : Italie, Participation : 1989 1994. Lancé en 1931 à Castellamare, cet imposant trois-mâts porte le nom du navigateur florentin à l’origine de la découverte de l’Amérique. Ce navire école, véritable musée flottant, navigue souvent en Méditérranée, pour l’instruction des élèves officiers de l’école navale italienne.
Mir, Type : Trois-mâts carré, Longueur hors tout : 108m, Année de lancement : 1987, Propriétaire : Académie Maritime de Saint-Pétersbourg, Pays : Russie, Participation : 1999 2003. Mir désigne la paix en langue russe. Fleuron de l’Académie de Saint-Peterbourg, il est le symbole de l’ancienne tradition de l’époque des tsars. Il peut embarquer 114 cadets en formation. Bien toilé pour sa taille, il est capable de bonnes moyennes en mer.
Shabab Oman, Type : Trois-mâts goélette à coque bois, Longueur hors tout : 53m, Largeur maxi : 8,5m, Année de lancement : 1971, Chantier : Chantiers Herd et Mackenzie, Buckie (Ecosse), Port d’attache : Mascate, Propriétaire : Sultanat d’Oman, Pays : Sultanat d’Oman, Participation : 1989 1994.
Ecossais au départ, ce trois-mâts goélette lancé en 1971 est aujourd’hui la propriété du Sultanat d’Oman. Arborant les armes du Sultan : des cimeterres rouges croisés., il entraine les cadets de la Marine du Sultanant. Sa figure de proue rend hommage aux marins arabes qui régnèrent jadis en maître sur l’Océan Indien.
Dreknor, Type : Drakkar, Longueur hors tout : 23,90m, Année de lancement : 2008, Port d’attache : Cherbourg, Pays : France. Datant de l’an 850 ce drakkar a servi de sépulture à un chef viking. Le Dreknor est la réplique historique du plus grand navire de guerre viking retrouvé dans un tumulus en Norvège en 1980.
Artemis, Type : Trois-mâts barque, Longueur hors tout : 60m, Année de lancement : 1926, Chantier : Chantier naval au Danemark, Propriétaire : Frisai Sailing Compagnie, Pays : Pays-Bas.
Loth Lorien, Longueur hors tout : 48m,Année de lancement : 1907, Pays : Pays-Bas, Participation : 2003.
Morgenster, Type : Brick, Longueur hors tout : 49m, Année de lancement : 2008, Pays : Pays-Bas.
Kaliakra, Type : Trois-mâts goélette, Longueur hors tout : 48.40 m, Année de lancement : 1984, Port d’attache : Varna Bulgarie, Propriétaire : Marine Bulgare, Pays : Bulgarie.
Grand Turk, Type : Frégate, Longueur hors tout : 46,3m,Largeur maxi : 10,36m, Année de lancement : 1997, Chantier : Marmaris, Turquie, Port d’attache : Londres, GB, Pays : Grande-Bretagne, Participation : 2003. Le Grand Turk est la copie conforme d’une frégate anglaise de la fin du XVIIIe siècle. Le constructeur anglais Michael Turk – héritier d’une longue lignée d’armateurs – a souhaité reproduire à l’identique et entièrement en bois ce magnifique vaisseau de ligne dont les ancêtres ont constitué l’essentiel de la flotte de l’amiral Nelson, le célèbre marin au bras coupé. Le Grand Turk s’est rapidement illustré sur les écrans de cinéma et dans de nombreuses séries télévisées (Hornblower). Depuis son port d’attache de St Katharine ‘s haven, près de Londres, le voilier est la vedette de nombreux rassemblements et commémorations historiques en Grande-Bretagne et en Europe.
Tenacious, Type : Trois-mâts barque, Longueur hors tout : 65m, Année de lancement : 2000, Chantier : dessiné par Tony Castro, Port d’attache : Southampton,Propriétaire : Jubilee Sailing Trust, Pays : Grande-Bretagne, Participation : 2003. Lancé en février 2000, le Tenacious est le plus grand voilier en bois de ce type. Il a été entièrement conçu pour pouvoir accueillir des passagers handicapés, mal ou non voyants, ou encore en fauteuil roulant. Plaques de portes écrites en braille, nez de marche anti-dérapants fluorescents, cabines spécialement aménagées, systèmes d’arrimages de fauteuils roulants permettant de participer à toutes les manœuvres, ascenseur, tout a été prévu pour que les passagers, quel que soit leur handicap, puissent profiter pleinement des joies du Sail Training en toute sécurité. Il est, avec le Lord Nelson, le seul voilier réellement pensé de la sorte. Sa construction a coûté 14,3 millions de £. Depuis septembre 2000, plus de 4800 stagiaires ont navigué à son bord, dont 1854 personnes handicapées et 662 en fauteuil roulant. Un membre de l’équipage du Tenacious nous a convié à visiter son bateau, il nous à fait le guide pour la découverte de ce superbe voilier. Nous avons remarqué que les couchettes étaient assez grandes pour permettre à un handicapé physique de pouvoir se mouvoir, la salle de restaurant et son bar étaient agréablement décorés, un ascenseur permettaient d’accéder à tous les ponts du voilier, la roue qui sert à guider le bateau était pourvu d’une boussole vocale afin de permettre à un aveugle de prendre le bon cap. On nous a proposé de grimper dans la voilure, nous avons décliné cette proposition, car les mâts surplombent le pont supérieur d’une bonne trentaine de mètres de haut. On nous a présenté quelques membres de l’équipage, on nous a expliqué la façon de naviguer proposée aux personnes handicapées, toutes les personnes handicapées sont les bienvenues sur le Tinacious, mais il est impératif de connaître quelque peu l’anglais pour plus de cohésion à bord et surtout pour participer aux manœuvres du voilier.
Après une promenade d’une dizaine de kilomètres sur les quais de Seine alternés par de plus ou moins grosses averses nous avons rejoint le pont Jeanne d’Arc, puis nous avons rejoint Yquebeuf en passant sous le tunnel de la Marre. Suite à une proposition de Lydie Faure présidente d’une association sportive pour personnes handicapées, nous avons eu la chance de découvrir les bateaux en naviguant sur la Seine à bord d’un bateau de croisière. Au fil de l’eau nous avons découvert l’Armada en nocturne, le sixième pont Gustave Flaubert, clinquant de neuf était dressé pour laisser le passage des grands voiliers, nous avons pu admirer un superbe feu d’artifice depuis notre embarcation le « Rosedo » .
C’est sous une pluie ardente que nous découvrons la vieille ville de Rouen, depuis le quai de la rive droite de la Seine, nous traversons l’artère principale de Rouen, l’avenue Maréchal Leclerc, nous empruntons les rues piétonnes qui nous mènent à la cathédrale. Nous déambulons dans la rue Champ Meslée, la rue est bordée de maisons à colombage. Nous sommes dans la rue du Gros Horloge que nous découvrons, nous longeons le palais de justice qui vient d’être restauré, il est flambant neuf. Nous nous dirigeons vers la rue du Bec, nous longeons la rue aux Juifs, nous essayons de nous frayer le passage dans la rue des Caves qui débouche sur la place de la cathédrale, nous nous attardons quelques instants à l’office du tourisme avant d’aller se mettre à l’abri dans la cathédrale, car la pluie redouble de puissance. La cathédrale fut partiellement détruite au cours de la seconde guerre mondiale, on a pu reprendre la célébration des offices qu’à partir de 1956. Des bombardements de 1944, il ne subsiste qu’une chapelle latérale. Une superbe maquette représente la cathédrale, nous avons eu droit à la découvrir après en avoir demander la permission, elle a été conçue pour être contempler par les déficients visuels. Nous pouvons découvrir l’entrée et ses 2 tours de 75 mètres de haut, dont la tour au beurre. Elle tire son nom d’un fait historique, l’évêque voulait ériger une tour, il a donc lancé une souscription, en contre partie les donateurs ont demandé la permission de consommer du beurre pendant le carême. L’évêque accepta ce marché, on donna donc le nom de la tour au beurre pour immortaliser cet acte. On identifie la nef, le transept surmonté d’une flèche de 151 mètres de haut, elle est entourée par 3 tourelles, la quatrième a été détruite. C’est une superbe réalisation, la maquette nous permet de bien nous rendre compte de l’architecture et de la forme de la cathédrale, dommage que cette initiative ne fasse pas légion en France, malgré qu’on nous gave de l’accessibilité à la culture, ici nous pouvons toucher du concret. Voici une présentation de la cathédrale de Rouen :
La cathédrale de Rouen est le monument le plus prestigieux de la ville. Elle est le siège de l’archidiocèse de Rouen, chef-lieu de la province ecclésiastique de Normandie. C’est une construction d’architecture gothique dont les premières pierres remontent au Moyen Âge. Elle a la particularité, rare en France, de conserver son palais archi-épiscopal et les constructions annexes environnantes datant de la même époque. Un de ses éléments les plus remarquables est sa façade occidentale, encadrée de deux tours dissemblables : la tour Saint-Romain et la tour de Beurre (cette dernière, édifiée selon la légende avec l’argent des indulgences de carême, est un véritable chef-d’œuvre du gothique flamboyant). L’étage flamboyant de la tour Nord (tour Saint-Romain) a été détruit en 1944 par un incendie et reconstruit récemment. La façade occidentale inspira, au XIX.me siècle de nombreux artistes et, plus particulièrement, Claude Monet. Comme la plupart des cathédrales normandes, la cathédrale possède, à la croisée du transept, une « tour-lanterne ». La flèche en bois qui la couronnait fut détruite par un incendie en 1822. Elle est à présent surmontée d’une flèche en fonte, construite de 1825 à 1876 qui culmine à 151 mètres de hauteur. C’est la plus haute de France, et c’était le plus haut bâtiment du monde au moment de son achèvement. La première mention attestée d’un évêque à Rouen remonte à l’an 314. Mais cette date, un an après l’autorisation du culte chrétien dans l’Empire romain, semble trop précoce pour imaginer l’existence d’un édifice religieux. Par contre, quelques dizaine d’années plus tard, un sermon de l’évêque Victrice daté d’environ 395/396 sous-entend la présence d’une cathédrale dans la cité et évoque la construction d’une basilique à proximité. En 1986, les fouilles menées par l’archéologue Jacques Le Maho ont permis de confirmer l’existence de cette dernière église. Elle se trouvait quelques dizaines de mètres au nord de la cathédrale actuelle. Comme beaucoup d’autres villes métropolitaines paléochrétiennes, le groupe épiscopal de Rouen se composait donc d’au moins deux églises : un édifice principal dédié à Notre-Dame, implanté à l’endroit de la cathédrale actuelle ; une église martyriale, dédiée peut-être à saint Étienne, (aujourd’hui la cour d’Albane) ; probablement un baptistère entre les deux. En 1954, l’archéologue Georges Lanfry ouvrit un sondage au niveau de la dernière travée de la nef afin justement de découvrir l’antique église Notre-Dame. En fait, il mit au jour une crypte plus tardive, de l’époque carolingienne. À la lumière de cette découverte, on suppose que Notre-Dame était en ce temps un édifice bien plus petit qu’aujourd’hui (60 m de long ?). Au IX.me siècle, on procéda à plusieurs réaménagements (palais épiscopal, logement canonial, ajout d’un westwerk à l’église martyriale) mais en 841, l’incendie de Rouen par les Vikings détruisit le groupe cathédral. L’ensemble semble remis en état d’une façon provisoire en attendant le retour de la paix dans la région. Au X.me siècle, Rouen devint la capitale du jeune duché de Normandie. Nécropole des premiers ducs, la cathédrale bénéficia d’importants travaux. Vers 1030, l’archevêque Robert le Danois reconstruisit le chœur en style roman et inséra une crypte en dessous. Grâce à des fouilles archéologiques menées vers 1938-1939, Georges Lanfry a pu dégager le plan oriental de l’église : un déambulatoire faisait le tour du chœur et ouvrait sur trois chapelles absidiales. Un autre archevêque, Maurille (1055-1067), acheva le chantier ainsi que la reconstruction de la nef. Malgré la construction de la cathédrale gothique ensuite, la crypte qui abritait sûrement les reliques de la Vierge, subsiste et peut se visiter. En somme, on peut déterminer trois états successifs du monument : La basilique primitive : Des fouilles récentes ont montré qu’un premier sanctuaire à double nef a été construit sur le site de la cathédrale actuelle à la fin du IV.me siècle. La basilique fut détruite lors des invasions normandes. La cathédrale romane : Les travaux de la cathédrale romane débutèrent vers 1020, sous l’épiscopat de Robert d’Évreux. Le vaisseau central reprenait l’emplacement de la nef sud de la basilique primitive. Il ne reste actuellement qu’une crypte, correspondant aux fondations du chœur de la cathédrale romane. la cathédrale gothique, La tour nord (tour Saint-Romain) est la partie la plus ancienne de la construction gothique. Son édification débute en 1145. La tour sud, dite « de beurre » (soit parce qu’elle a été financée par les indulgences de carême, soit parce que sa pierre est jaunâtre) n’est construite qu’à partir de 1485. La nef reprend des éléments de la cathédrale romane, détruite par un incendie en 1200. La tour-lanterne est inachevée et sa flèche de pierre ne peut donc être réalisée. En 1540, une flèche en bois, recouverte de plomb, la coiffe. Après son incendie en 1822, une flèche de fonte, accostée de quatre clochetons en cuivre est érigée par étapes tout au long du XIX.me siècle (projet de l’architecte Jean-Antoine Alavoine). Le palais archi-épiscopal de style gothique, contemporain de la cathédrale, a vu se tenir le deuxième procès de Jeanne d’Arc. En 1944, un bombardement de Rouen par les Alliés atteint gravement l’édifice. La nef et la façade du collatéral sud sont éventrées, la tour Saint-Romain est incendiée et un des quatre piliers soutenant la flèche est pratiquement détruit. C’est un miracle que l’ensemble soit resté debout. La nef restera debout grâce à la chapelle Sainte Catherine qui retint tout son côté sud. Les principaux travaux de restauration sont aujourd’hui achevés et la tour Saint-Romain est à nouveau coiffée de son toit d’ardoise (brulé lors de l’incendie du au bombardement d’avril 1944). Lors de la tempête de décembre 1999, l’un des quatre clochetons en cuivre de la flèche dus à Ferdinand Marrou est tombé dans le chœur, défonçant la toiture et abimant des stalles. Dimensions : Longueur totale : 137 m• Largeur de la façade : 61,60 m• Longueur de la nef : 60 m• Largeur de la nef : 11,30 m• Hauteur de la nef : 28 m• Hauteur de la tour Lanterne : 51 m• Longueur du chœur : 34,30 m• Largeur du chœur : 12,70 m• Hauteur de la tour Saint-Romain : 82 m• Hauteur de la tour de Beurre : 75 m• Hauteur totale de la flèche : 151 m. Visite intérieure : Quelques éléments remarquables présents dans la cathédrale : Une cuve de baptistère du Xe siècle dans la salle basse de la tour Saint-Romain• Quelques tombeaux à gisants dans le déambulatoire du chœur, celui de Richard Cœur de Lion qui contient son cœur, celui de Rollon qui est vide, celui d’Henri le Jeune, frère de Richard Coeur de Lion, et celui de Guillaume Ier de Normandie, fils de Rollon. Le mausolée monumental des cardinaux d’Amboise, œuvre de Rouland Le Roux et chef-d’œuvre de la sculpture du début du XVI.me siècle.
Voici la présentation ci-dessous de la ville de Rouen et des monuments que nous avons découverts lors de notre visite pluvieuse :
Rouen dite la Ville aux cent clochers, est une ville du nord-ouest de la France, Elle compte 114000 habitants et a une superficie de 21,38 kilomètres carrés, chef-lieu de la région Haute-Normandie et du département de la Seine-Maritime. La ville est traversée par la Seine et trois de ses petits affluents, l’Aubette, le Robec et le Cailly. La ville de Rouen compte 114000 habitants et son agglomération 411000 en 2007 et sa zone d’emploi 745000. Ses habitants sont appelés les Rouennais. Rouen est siège d’un archevêché dont l’archevêque est Primat de Normandie. C’est l’une des rares villes françaises à être décorée de la Légion d’honneur. À l’origine, la ville occupa la rive droite de la Seine. Aujourd’hui, elle inclut largement la rive gauche (quartier Saint-Sever en particulier, au sud du fleuve) et inclut également l’Île Lacroix. La vallée est très vallonnée au nord de Rouen qui est dominée par le plateau où se situent de nombreuses villes satellites, tout comme autour de toute la cité, formant l’agglomération. La Seine représente 179 ha de la superficie de la commune. Il y a 306 ha d’espaces verts, 210 km de voies dont 16 km de pistes cyclables et 8 km de rues piétonnes dont l’entrée est souvent réglementée par des bornes escamotables. Le port de Rouen dans les années 1950 et 1960 recevait la production vinicole de l’Afrique du nord (Algérie). Ce fut aussi un des plus importants ports de France pour l’importation des agrumes et fruit tropicaux. La transformation du port s’est opérée pour en faire le premier port européen exportateur de céréales. Un terminal pour les containers a aussi trouvé sa place dans l’activité moderne du port. Tous les grands armateurs ont marqué le port dans son activité au travers des siècles. Bon nombre de ces armateurs continuent de marquer l’agglomération de leur empreinte en ayant des rues et avenues à leur nom. Le commerce maritime avec les départements d’Afrique du Nord a marqué la ville qui encore aujourd’hui possède des noms de rues qui marquent cette place dans son histoire (Rue de Tanger, Rue de Constantine…). Jusqu’au début des années 1960 le port étendait son emprise au cœur même de la ville et les navires marchands venaient s’amarrer jusqu’au pont Jeanne-d’Arc pratiquement en face de ce qui était l’ancienne gare routière (Rue Saint Eloi). L’abattiale Saint-Ouen près de l’hôtel de ville est le terminus de la Route des Abbayes qui longe la vallée de la Seine (Saint-Wandrille, Jumièges, Saint-Martin-de-Boscherville) puis Rouen. Douze villes sont véritablement voisines de Rouen : Darnétal, Bonsecours, Mont-Saint-Aignan, Déville-lès-Rouen, Le Grand-Quevilly, Sotteville-lès-Rouen, Saint-Martin-du-Vivier, Bois-Guillaume, Bihorel, Le Petit-Quevilly, Maromme et Saint-Léger-du-Bourg-Denis. Un établissement s’est développé vers la fin de l’indépendance celtique ou à l’époque gallo-romaine, pour devenir la capitale de la tribu des Véliocasses, peuple celtique (gaulois) dont le territoire s’étendait dans la vallée de la Seine sur une vaste région peut-être de Caudebec-en-Caux actuel, jusqu’à Brivisara (Pontoise). Les plus anciennes attestations de Rouen sont : Ratomagos (Ptolémée), Ratomagos (Itin. Antonin, Peutinger), Rotomagus (Ammien Marcellin, Notitia dignitatum) – Du celtique Roto/Rato de signification incertaine et du celtique magus terme bien connu par ailleurs : (le marché) ou la plaine (cf. vieil irlandais mag = plaine). La cité proprement dite a été fondée sur la rive droite de la Seine durant le règne d’Auguste. C’est la deuxième ville la plus importante de la Gaule derrière Lugdunum. C’est au III.me siècle après Jésus-Christ que la ville romaine atteint son plus haut point de développement. On sait qu’un amphithéâtre et de grands thermes y avaient alors été bâtis. À partir du milieu du III.me siècle, les invasions germaniques commencent. C’est également durant cette période que la première cathédrale est construite à Rouen et qu’un premier évêque y est nommé, saint Victrice. À partir de 841, les Vikings effectuent de fréquentes incursions dans la vallée de la Seine. Dès cette date, ils ravagent une première fois Rouen. La Chronique de Fontenelle rapporte brièvement : « L’an de l’incarnation du Seigneur 841, les Normands arrivèrent avec leur chef Oscherus et brûlèrent la ville de Rouen le 14 mai. » Rouen, attaquée une nouvelle fois par les Vikings en 843, deviendra la capitale du duché de Normandie après que Rollon, chef viking aura reçu celle-ci du roi de France Charles III par le traité de Saint-Clair-sur-Epte en 911. En 945, le duc de Normandie Richard 1.er, dit sans-peur, vient à bout, lors du siège de Rouen, d’une grande coalition réunissant le roi de France Louis IV d’outremer, l’empereur germanique et le comte de Flandre. Cette victoire s’avère décisive pour l’avenir de la Normandie. Puis, la cour étant itinérante et Guillaume le Conquérant ayant construit son château à Caen, la capitale sera dans cette dernière ville. Durant la période viking, la ville devient un port de commerce avec la région parisienne et un marché d’esclaves. Les ducs de Normandie résidèrent plusieurs fois à Rouen, mais Guillaume le Conquérant est inhumé à Caen. Le cœur de Richard II d’Angleterre est préservé dans le chœur de la cathédrale. En 1150, Rouen obtient une charte communale ; la ville est alors administrée par les Cent Pairs. Les habitants regroupés en corporations et confréries de métiers. Rouen est un centre de commerce important, exportant du sel et du poisson vers Paris et du vin vers l’Angleterre. En 1200, la cathédrale de Rouen doit être reconstruite à la suite d’un incendie. Le chantier dure plusieurs siècles. Le roi de France Philippe Auguste prend la ville le 16 avril 1203 et rattache la Normandie au royaume de France l’année suivante. Il maintient les privilèges communaux, mais fait détruire l’ancien château ducal et fait construire une nouvelle fortification pour surveiller la ville. Celle-ci est construite sur l’ancien site de l’amphithéâtre gallo-romain et prendra le nom de château Bouvreuil. Détruit à la fin du XV.me siècle il sert ensuite de carrière, sauf la célèbre tour Jeanne d’Arc restaurée par Viollet Le Duc et qui subsiste encore aujourd’hui. Cette tour est en réalité le donjon du château construit par Philippe Auguste. Malgré son nom, elle ne fut pas le lieu d’emprisonnement de Jeanne d’Arc en 1431 même s’il semble que cette dernière y fit un passage (de la tour où fut emprisonnée la Pucelle d’Orléans, ne reste qu’une ruine aujourd’hui visible dans l’arrière-cour d’une propriété privée située rue Jeanne-d’Arc). Des manufactures de textiles se développent à Rouen et toute sa région (Elbeuf, Darnétal, Barentin, Pavilly, Villers Ecalles, Saint Pierre de Varengeville, Maromme, Le Houlme, Malaunay, Montville), les marchands achetant la laine en Angleterre et revendant les draps dans les foires de Champagne. La prospérité de Rouen repose principalement sur le commerce sur la Seine. Les marchands rouennais disposent depuis Henri II du monopole de la navigation sur la Seine en aval de Paris. Ils expédient en Angleterre des vins et du blé et reviennent avec de la laine et de l’étain. Les troubles liés aux impôts se multiplient à Rouen : les émeutes de 1281 voient l’assassinat du maire et le pillage des maisons nobles. Devant l’insécurité, Philippe IV le Bel supprime la commune et retire aux marchands le monopole du commerce sur la Seine. Mais les Rouennais rachètent leurs libertés en 1294. En 1306 Philippe IV le Bel décide d’expulser la communauté juive de Rouen forte d’une population de 5 à 6000 âmes. En juillet 1348, la peste noire touche à Rouen. En 1382, une révolte urbaine importante éclate, la Harelle. La ville sera cruellement réprimée par les troupes royales. Les impôts sont augmentés et les privilèges de Rouen pour le commerce sur la Seine sont abolis. Le 19 janvier 1419, durant la guerre de Cent Ans, le roi Henri V d’Angleterre prend la ville de Rouen et rattache la Normandie à la couronne britannique. Jean Jouvenel des Ursins, contemporain de ces événements, rapporte sobrement : « Le siège fut longuement devant Rouen, ne jamais ne eu sinon par famine, car il y avoit vaillantes gens tenans le party du duc de Bourgongne ; mais la famine fut si merveilleuse et si grande, qu’ils furent contraints de se mettre en obeyssance du roy d’Angleterre, car d’un costé et d’autre ils n’eurent aucun secours. Le dix-neuviesme jour de janvier le roy d’Angleterre entra à Rouen. » C’est dans ce contexte que Jeanne d’Arc y fut jugée et brûlée le 30 mai 1431. Les Français reprirent la ville en 1449. La guerre de Cent Ans terminée, les grands chantiers reprennent dans la capitale normande. Au début de la Renaissance, Rouen est la ville la plus peuplée du royaume après Paris. On achève les églises dans le style flamboyant. Rouen fut également l’un des foyers normands de la Renaissance artistique, en particulier grâce au mécénat des archevêques (Georges d’Amboise et son neveu, Georges II d’Amboise) et des financiers. Artistes et architectes comme Roulland le Roux agrémentent les maisons et les palais de décors italianisants, comme sur le Bureau des Finances, en face du portail de la cathédrale. On attribue la signature du célèbre sculpteur Jean Goujon aux vantaux de l’église Saint-Maclou. L’essor économique de la ville à la fin du XV.me siècle est dû essentiellement aux draperies, mais également à la soierie et à la métallurgie. Les pêcheurs de Rouen vont jusqu’à Terre-Neuve pour pêcher la morue et en Baltique pour pêcher le hareng. Le sel est acheminé depuis le Portugal et la Guérande. Les draps sont vendus en Espagne, qui fournit désormais la laine et les Médicis font de Rouen le principal point de revente de l’alun romain. Au début du XVI.me siècle, Rouen devient le principal port français impliqué dans le commerce avec le Brésil, principalement en raison des besoins en colorants des draperies. En 1500, dix imprimeries sont déjà installées dans la ville, seize ans après la première installation. Dans les années 1530 et suivantes, la population de Rouen est touchée par le protestantisme, même si elle ne se convertit pas entièrement. Dès 1560, les tensions entre communautés protestante et catholique s’exacerbent. Le massacre de Vassy déclenche la première guerre de religion. Le 15 avril 1562, les protestants entrent de force dans l’hôtel de ville et chassent le bailli. Au mois de mai, les actions iconoclastes gagnent la campagne. Le 10 mai, les parlementaires catholiques quittent Rouen. Les catholiques prennent le fort Sainte-Catherine, qui domine la ville. Les deux camps utilisent la terreur. Les autorités rouennaises demandent alors l’aide de la reine d’Angleterre. Les Anglais envoient, en vertu du traité d’Hampton Court signé le 20 septembre 1562 avec Condé, des troupes pour soutenir les protestants et occupent, en échange, Le Havre. Le 26 octobre 1562, les troupes royales prennent la capitale normande et la mettent à sac pendant trois jours. La nouvelle du massacre de la Saint-Barthélemy atteint Rouen fin août 1572 : Hennequier tente d’éviter le massacre aux protestants en les enfermant. Mais, entre le 17 et le 20 septembre, la foule force les portes des prisons et égorge les protestants qui s’y trouvent. La ville est plusieurs fois assaillie par Henri IV, mais lui résiste, notamment lors du long siège de décembre 1591 à mai 1592, grâce à l’aide apportée par l’armée espagnole du duc de Parme. Pendant la guerre de 1870, Rouen sera occupée par l’armée prussienne. Elle le sera également au cours de la Seconde Guerre mondiale du 9 juin 1940 au 15 août 1944. Pendant ce conflit, elle subira de violents bombardements visant notamment les ponts sur la Seine ,et la gare de triage de Sotteville-lès-Rouen. La cathédrale et le Palais de justice furent touchés, en particulier lors de la semaine rouge, du 30 mai au 5 juin 1944, pendant laquelle le quartier de la cathédrale était en proie aux flammes. Rouen est le siège de la Chambre de commerce et d’industrie de Rouen. Elle gère l’Aéroport Rouen Vallée de Seine. Rouen est aussi le siège de la Chambre régionale de commerce et d’industrie de Haute-Normandie. Rouen est classée ville d’art et d’histoire, Victor Hugo l’avait surnommée « la ville aux cent clochers » et Stendhal « l’Athènes du gothique ». De nombreux édifices ont été endommagés par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale mais il reste heureusement de nombreux bâtiments remarquables, religieux ou non. Le Gros Horloge est une horloge astronomique du XIV.me siècle, située dans une construction qui enjambe la rue du Gros Horloge et intègre un beffroi et une arche Renaissance. Sur le double écran, l’aiguille unique pointe l’heure. Il apparaît aussi un « semainier » et les phases de la lune sont indiquées dans l’œil-de-bœuf supérieur. L’agneau pascal, représenté au centre de l’arcade, symbolise les armes de la ville. À voir aussi, sur la face droite du Gros Horloge, des anges gravés sur la pierre, dont un qui est à l’envers, signe de mécontentement des ouvriers lors de la construction de l’horloge. Le Bureau des Finances ou L’Office du Tourisme, Il a été construit de 1509 à 1540 à la demande du cardinal Georges d’Amboise est le plus ancien monument Renaissance subsistant à Rouen. Il a eu la chance de ne pas trop souffrir des bombardements de la Seconde Guerre mondiale, contrairement à de nombreux autres bâtiments. Cet édifice est occupé depuis 1959 par l’office de tourisme de Rouen. Le Palais de Justice de Rouen, Il est une des plus importantes réalisations de l’architecture gothique civile de la fin du Moyen Âge. L’édifice abritait auparavant le parlement de Normandie. Il serait l’œuvre de Rouland Le Roux. Il fut ravagé en 1944 et est actuellement en cours de restauration. La Maison sublime est le plus ancien monument juif d’Europe. C’est la seule Yeshiva (école de la Torah) médiévale au monde qui ait été conservée. Elle se trouve sous la cour d’honneur du palais de Justice. La ville est également remarquable pour la diversité et la richesse de son tissu urbain : on y trouve des maisons appartenant à des époques variées, depuis le XIV.me siècle jusqu’à l’époque contemporaine. Rouen est ainsi une des villes les plus hétérogènes de France du point de vue architectural : hétérogénéité des époques donc, mais aussi des matériaux (les pans de bois, mais aussi la pierre, ou le béton pour les immeubles de la reconstruction), des formes ou des couleurs. À l’opposé de certaines villes classiques comme Bordeaux ou Nancy, Rouen incarna d’ailleurs le modèle de la ville romantique, célébré par Victor Hugo dans un célèbre poème (in Les Feuilles d’automne). Cette variété aurait pu être mise à mal par les importantes destructions de la Seconde Guerre mondiale, qui entraînèrent la disparition de quartiers qui étaient parmi les plus appréciés des touristes avant-guerre. Dans l’ensemble, la reconstruction respecte pourtant les particularités de la vieille ville et, sans recourir au pastiche, tente de proposer une certaine irrégularité des tracés et des formes. Aujourd’hui la ville conserve près de 2000 maisons à pan de bois dont un millier ont déjà été restaurées : les rues du Gros-Horloge, Saint-Romain, Damiette ou Eau-de-Robec sont de ce point de vue tout à fait remarquables. restaurés mais aussi fréquentés par les touristes, les quartiers Saint-Vivien ou Beauvoisine méritent également le détour. Depuis le Moyen Âge, et même avant, le port constitue une part prépondérante de l’activité de la ville en raison de sa situation stratégique entre Paris et la mer dont les marées y sont encore perceptibles. Bien qu’il soit à 80 km par bateau de l’estuaire (6 heures de navigation), le port est à la fois fluvial et maritime car capable de recevoir des navires très importants (jusqu’à 280 m de long et 150000 tonnes). En aval, les ponts sur la Seine dégagent en effet un tirant d’air de 50 mètres tandis que des dragages permanents maintiennent un tirant d’eau de 10 mètres minimum. Il est à noter que l’effet des marées est sensible à Rouen. Tous tonnages confondus, Rouen n’est que le 28e port européen et le 5e français, derrière Marseille (3e européen), Le Havre (5e), Dunkerque (13e), Saint-Nazaire (18e), mais c’est le 1er port européen pour les céréales, le 1er français pour la farine et les engrais. Le trafic pétrolier est bien moindre que celui du Havre, mais non négligeable en raison de la proximité de la raffinerie de Petit-Couronne. Enfin, les plus grands voiliers du monde se rassemblent à Rouen tous les 4 à 5 ans. Cet événement a été baptisé Voiles de la liberté en 1989, Armada de la liberté en 1994 et Armada du siècle en 1999 environ six millions de visiteurs. La dernière édition, Armada Rouen 2003 en juillet 2003 a accueilli cinquante navires, six mille marins de vingt nationalités différentes, dix millions de visiteurs, des dizaines de manifestations et d’animations, la prochaine édition qui aura lieu en 2008 se déroulera du 5 au 14 juillet. Le pont Gustave-Flaubert dont l’inauguration est prévue le 3 juillet 2008 à l’occasion de l’Armada 2008, les ponts entre Rouen (pont de Normandie, pont de Tancarville, pont de Brotonne) et la mer peuvent laisser passer des navires de fort tonnage. Les premiers ponts remontent au IX.me siècle. Ils furent reconstruits plusieurs fois, particulièrement après les dynamitages et les bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Il existait avant guerre un pont transbordeur. Rouen est la première ville où les ponts empêchent ces navires de remonter la Seine plus haut. Ils permettent cependant le passage des caboteurs fluviomaritimes qui desservent les ports de Limay et de Gennevilliers. Ces ponts sont, de l’aval vers l’amont : Pont Gustave-Flaubert mis en service le 3 juillet 2008, pont levant ; Pont Guillaume-le-Conquérant ; Pont Jeanne-d’Arc ; Pont Boieldieu ; Pont Pierre-Corneille, passe sur l’île Lacroix ; Pont Mathilde, passe au-dessus de l’île Lacroix ; Viaduc d’Eauplet, dit Pont aux Anglais, au-dessus de l’île Lacroix.
Entre 2 ondées depuis Yquebeuf nous avons visité quelques communes dans un rayon d’une douzaine de kilomètres, dont voici une petite présentation :

Nous profitons d’une belle éclaircie pour se rendre à Forges les eaux, nous effectuons une promenade autour du lac Rouge au milieu d’une végétation dense. Forges-les-Eaux est une commune française d’une superficie de 5,22 kilomètres carrés pour une population de 3465 habitants, située dans le département de la Seine-Maritime et la région Haute-Normandie, célèbre pour son casino. La commune est classée « trois fleurs » au Concours des villes et villages fleuris. La législation sur les maisons de jeux a longtemps empêché qu’elles soient trop près de Paris (d’où Deauville) avec cependant une tolérance pour les stations thermales. Le casino de Forges-les-Eaux est donc celui où l’on joue à la roulette le plus proche de Paris à part Enghien-les-Bains. Pour quelques jeux comme le poker, c’est Paris dans des cercles faciles d’accès tels que celui de l’ACF. Forges-les-Eaux fut le siège du premier concours beurrier de France, en 1906. Organisé par la société centrale d’agriculture de Seine-Inférieure, sur le modèle des concours britanniques, celui-ci se déroula sous la halle au beurre du 31 mai au 4 juin. Il avait pour but d’améliorer les performances laitières et beurrières de la race normande élevée notamment dans le pays de Bray. Pour la petite histoire, la gagnante du concours en première catégorie fut la vache « Princesse » appartenant à un éleveur de Thil-Riberpré qui produisit 3,105 kg de beurre pendant le concours et reçut une prime de 300 F. A la suite de ce concours, un syndicat de contrôle laitier fut mis en place dans le pays de Bray. Lieux et monuments, le casino possède 2 portes remarquables, une porte du pavillon de chasse de Madame de Maintenon venant de Versailles et une porte du couvent des Carmélites de Gisors. Ces deux portes furent déplacées par Jacques Hébertot, alors propriétaire du casino.

Saint-Saëns est une commune française, elle a une population de 2553 habitants pour une superficie de 25,5 kilomètres carrés, située dans le département de la Seine-Maritime et la région Haute-Normandie. Saint-Saëns doit être prononcée 500. La commune est nommée en l’honneur de Saëns de Jumièges, abbé en Normandie. Saint Saens a fondé une abbaye en 675 dans les environs de la commune actuelle, aujourd’hui l’abbaye n’existe plus. Nous avons fait une petite promenade sur le bord de la rivière appelée la Varenne qui traverse Saint-Saens, elle est très poissonneuse, on y pêche la truite. La monotonie de la rivière est rythmée par de petites retenues d’eau, de superbe maisons à pans de bois borde la rivière, c’était l’endroit où étaient établis les métiers de la tannerie, le tan résulte du broyage de l’écorce de chêne. Sur les berges de la rivière est exposé un énorme pressoir de pommes, il a été récupéré dans une ferme des environs de Saint-Saens. Nous avons découvert le vieux village en parcourant les rues où sont dressées de superbes maisons à colombage, nous avons visité l’église vouée à saint-Saens. Sur l’esplanade de l’église est installé une fontaine dans laquelle se dresse la statue de saint-Saens. Après une bonne heure de marche, nous nous sommes rendus à Esteville rendu célèbre par la communauté d’Emmaüs, c’est ici que repose l’abbé Pierre. Pierre (Henri Grouès, dit l’abbé) Henri Grouès, dit l’abbé Pierre Lyon 1912 Prêtre français. Capucin, il fonde, en 1949, l’association Emmaüs destinée à aider les sans-logis et se consacre à la défense des déshérités. L’abbé Pierre de retour près de ses premiers compagnons, après ses obsèques, célébrées vendredi 26 janvier au matin à Notre-Dame de Paris, l’abbé Pierre a été inhumé dans l’après-midi à Esteville dans le cimetière où reposent les premiers compagnons d’Emmaüs 2500 personnes suivent la messe des funérailles de l’abbé Pierre sur le parvis de Notre Dame de Paris, vendredi 26 janvier 2007. Ils sont enterrés côte à côte. Il y a la fidèle secrétaire de l’abbé Pierre, Lucie Coutaz. Il y a le premier compagnon d’Emmaüs, Georges Legay, ancien bagnard sauvé du suicide. Et d’autres « chiffonniers », parmi les tout premiers de l’aventure Emmaüs : Pierre Drouault, René Combon, Lucie Gouet, Charles Gilardeau, Roger Bigle, André Morgan, Henri Marie, Charles Cailleau, Louis Merindol. Une simple plaque pour chacun est accrochée au mur, derrière ces sépultures sans pierre tombale. À même le sol : un Christ à taille humaine. Et au-dessus, cette autre plaque : « Communauté d’Emmaüs ». Compagnons d’Emmaüs unis dans la mort, dans ce carré du cimetière d’Esteville, à côté de l’église Saint-Firmin. Fidèle à ses premiers compagnons d’Emmaüs, c’est au milieu d’eux que l’abbé Pierre a été inhumé, en fin daprès-midi, vendredi 26 janvier, entouré de 250 invités – famille, proches, compagnons et officiels – et certainement de nombreuses personnes, fidèles anonymes, amis anonymes, curieux anonymes. Présents aussi la vingtaine de personnes qui logent à la Halte Emmaüs d’Esteville, située à quelques centaines de mètres du cimetière. Une antenne de l’association Emmaüs Paris qui accueille aujourd’hui de jeunes SDF, et où habitent cinq compagnons, mais qui fut une maison de retraite pour compagnons d’Emmaüs dès 1972. C’était sa volonté d’être enterré ici »C’est là que, pendant huit ans, jusqu’en 1999, vécut l’abbé Pierre. « Quelqu’un m’a demandé hier : “Pourquoi on ne le met pas au Panthéon ? C’est là qu’il devrait être, pas dans un petit cimetière ?”, raconte Mehdi Farid Houari, 31 ans, animateur de la Halte Emmaüs d’Esteville. Mais c’était sa volonté d’être enterré ici, il l’a toujours dit. Les premiers compagnons d’Hiver 54 y sont enterrés. Il a toujours été fidèle à ses amis. Je suis content qu’on respecte sa décision. » Venu d’Algérie en 1999, Mehdi Farid a connu quelques mois de galère en arrivant en France. C’est ici, dans cette halte pour jeunes « voulue par l’abbé Pierre qu’il s’en est sorti. Il en est depuis quatre ans l’animateur. « Après son départ d’ici, en 1999, il revenait nous voir quand même deux ou trois fois par an, raconte-t-il. Quand il venait, on ne voulait pas en perdre une miette. « Sa mort, on l’a prise comme un coup de massue. Pour son inhumation, ça va être pire Mais quand je le voyais, il était très fatigué. Il demandait vraiment à partir. » Et maintenant ? « Je ne vais pas vous dire qu’on va reprendre le flambeau, on n’arrive pas à sa cheville ! On va faire ce qu’on doit faire. » Et d’abord, être prêt pour la cérémonie d’inhumation. « Il est revenu pour la dernière fois en juillet 2005, pendant une quinzaine de jours », raconte Nicole Ruault, responsable de la Halte. « On n’a rien touché» « Souviens-toi d’aimer » Une chambre en jaune et bleu, ses couleurs préférées, les couleurs d’Emmaüs. Au-dessus d’un lit tout simple, ces mots sur une affichette : « Souviens-toi d’aimer. » De nombreuses affiches, des photocopies de photos punaisées aux murs, Lucie Coutaz et Georges Legay, les étagères de bibliothèque et quelques meubles bricolés par lui-même dans son fameux style « Louis Caisse » la chambre, son tout petit atelier – « Il aimait bricoler, mais ce n’était pas un grand bricoleur », sourit Nicole – et quelques cartons où s’entassent du matériel photographique, des vieux habits. « C’était vraiment tout simple », confie Nicole. « Comme ses habits : je lui ai recousu des boutons ou des fonds de poches », glisse-t-elle. Dans une pièce à côté, deux grandes bibliothèques avec des livres de François Varillon, Jean-Paul II, André Chouraqui, saint François d’Assise, Roger Garaudy Et la chapelle de la maison, où l’abbé Pierre « venait célébrer la messe après la sieste », raconte encore Nicole. Esteville, futur lieu de pèlerinage. « Si on projette à six mois-un an, je suis incapable de vous dire ce qu’il va se passer, explique Nicole Ruault. On va s’adapter à la demande des gens. » Avant de conclure : « Le plus grand hommage qu’on puisse lui rendre, c’est de continuer son œuvre. » Comme il le souhaitait, l’abbé Pierre a été enterré en terre normande vendredi 26 janvier. Dans la ferveur et la simplicité. Déjà des visiteurs se succèdent à Esteville pour lui rendre hommage La tombe de l’abbé Pierre, dans le cimetière d’Esteville, en Seine-Maritime, au lendemain de ses funérailles. Sur le livre d’or de la Halte d’Emmaüs à Esteville, une main adolescente a écrit à l’intention de l’abbé Pierre : « Je sais que tu aimais la neige. T’as vu. Et rien que pour toi. On l’avait commandée à Jésus. » De fait, vendredi 26 janvier au matin, une fine pellicule blanche recouvrait la campagne normande. En fin d’après-midi, alors que l’« apôtre des sans-logis » arrivait au lieu de sa dernière demeure, la neige s’est remise à tomber et a accompagné la cérémonie d’adieu. L’abbé Pierre avait souhaité l’intimité et la simplicité. Son vœu a été exaucé. Pour ce dernier « au revoir » sur le parvis de l’église, tout à côté du cimetière, seuls l’entouraient les membres de sa famille, des compagnons et quelques amis proches arrivés directement de Paris. Un peu à l’écart avaient pris place des habitants d’Esteville et des environs. « Il aimait ce pays, il aimait ses habitants, a rappelé son confesseur le P. Jean-Marie Viennet, au début de la cérémonie. Depuis longtemps il avait manifesté son désir de reposer dans cette terre de Normandie auprès de ses tout premiers compagnons. » « Avec sa canne et sa cape, il venait souvent au cimetière, confirme William Léger, le vieux sacristain. C’est là que je serai, disait-il, en montrant le carré des compagnons d’Emmaüs.» « Ici, tout le monde l’aimait », assure Roger Léger, le maire qui, dès l’annonce de la mort, a fait sonner le glas trois fois par jour. « Comme un arbre dans la forêt vers lequel on se dirige toujours » Blanco n’est pas estevillais, mais il n’a écouté que son cœur. Jeune ouvrier de Compiègne, il a fait le déplacement sans se poser de questions. « Aujourd’hui, ma place était ici. Il fallait que je sois là. C’était une obligation du cœur. » Pour Dominique Malézieu, ancien directeur d’une communauté d’Emmaüs, sa présence lui apparaît aussi comme une évidence : « Je n’habite pas très loin, mais même de Marseille ou de Biarritz, je serais venu. » Trois jeunes femmes sont là depuis 9 heures du matin : « On avait simplement envie de lui dire merci. » A côté du P. Viennet, le P. Claude de Boschère et le P. Berhault (curé et ancien curé d’Esteville), ainsi que le vicaire général du diocèse de Rouen, le P. Pascal Wintzer, ont tenu à s’associer à cette dernière prière. Malgré le froid glacial, l’assemblée, serrée autour du cercueil devant l’église, écoute avec ferveur le texte de saint Jean que l’abbé Pierre avait lui-même choisi pour la circonstance. C’est ainsi que dans le soir résonne son dernier message : « Mes bien aimés, voyez comme il est grand, l’amour dont le Père nous a comblés : il a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes » (Première lettre de saint Jean, 3, 1-3). Puis les mains se serrent, unies dans une même fraternité, pour le Notre Père. Porté par quatre compagnons, le corps est conduit au cimetière. Le P. Viennet lit une prière familiale : « Faites qu’aucun d’entre nous ne manque là-haut ce grand rendez-vous final. » « Il était comme un arbre dans la forêt vers lequel on se dirige toujours, témoigne Peder Gaard, pasteur luthérien du Danemark. Je suis venu lui dire merci. Après la solennité du matin, la simplicité du soir. Je crois qu’il aurait aimé. » « on t’aime et on viendra te voir au cimetière »Samedi matin, le soleil a petit à petit percé la brume, et les oiseaux se sont remis à chanter. Les couronnes officielles et les petits bouquets anonymes du Val-de-Grâce tapissent désormais le carré d’Emmaüs, si nombreux qu’ils recouvrent presque le grand Christ de fer couché à même le sol. Silencieux, les visiteurs se succèdent. « On tenait à faire cette visite pour tout ce qu’il a fait, expliquent Colette et Jacky Gaillard, de l’Eure. On espère que ça va continuer et que les politiques vont s’en inspirer. » « On est allés lui dire un petit au revoir », confie Stéphanie Siméon, venue en voisine avec son mari et leur petite fille de 3 ans. Le parking ne désemplit pas. Des cyclotouristes mettent pied à terre. Le temps d’un hommage silencieux, d’une brève prière. « J’ai une petite maison dans la région, indique Dominique Sommeville, avocat à Hazebrouck. J’ai voulu dès aujourd’hui me recueillir sur sa tombe, C’était un grand bonhomme. Il manquera énormément. Même si personne n’est irremplaçable, il va laisser un grand vide. Dans mon métier, j’essaie de m’en inspirer en défendant aussi ceux qui n’ont pas les moyens. » Aujourd’hui, beaucoup d’anonymes se reconnaissent sans doute dans ces mots de Sébastien, petit neveu de l’abbé Pierre : « Cher oncle Henri, on t’aime et on viendra te voir au cimetière. » Nous sommes entrés dans la petite église saint-Firmin pour la visiter, elle est très simple, elle est superbement entretenue. Ensuite nous sommes allés dans le petit cimetière qui englobe l’église, un christ de taille humaine est allongé à même la petite place recouverte de gravier, l’abbé Pierre repose sous le bras droit du christ. C’est un petit cortège de visiteurs qui viennent se recueillir sur la tombe de l’abbé Pierre, il est presque 20 heures et quelques voitures sont encore garées sur le petit parking de l’église.

Par une belle fin d’après-midi ensoleillée, nous sommes allés visiter le parc florale et zoologique de Clères : Clères est une commune française, elle a une population de 1266 habitants pour une superficie de 11,36 kilomètres carrés, elle est située dans le département de la Seine-Maritime et la région Haute-Normandie. Clères est située entre pays de Seine et Pays de Bray. Le village est traversé par la Clérette. Clères s’est édifié au IX.me siècle autour d’un château fort dont les vestiges sont visibles à proximité immédiate du château actuel, au cœur du parc zoologique. Auparavant, la population était répartie sur les plateaux dans des hameaux dispersés : la Houssiette, les Marettes, le Mouchel et le Bois-Hébert. Le Tot et Cordelleville étaient autrefois des paroisses puis des communes possédant chacune église et cimetière encore existant de nos jours. Ce n’est qu’en 1825 qu’elles furent réunies à Clères. Il existait à Clères un prieuré dit de Saint-Sylvestre qui dépendait de l’Abbaye de la Sainte-Trinité de Tiron. Sa chapelle a été démolie dans les années 1960 pour faire place à un groupe scolaire• Le patrimoine de clères est composé de : Halles du XVIIIe siècle, Parc zoologique avec un magnifique château Renaissance qui fut la demeure de Jean Delacour, ornithologues de renommée internationale. Nous avons visité le parc florale et zoologique qui se situe dans le domaine qui entoure le château, c’est le paradis de toutes sortes d’oiseaux, de kangourous qui sautent en liberté autour des visiteurs, des chèvres, des zèbres, des paons qui paradent de toutes leurs plumes en les faisant vibrer, leur parade terminé, ils viennent auprès des visiteurs quémander leur ration de pain. Après une bonne heure de découverte, nous avons parcouru le village, nous avons traversé les halles qui sont très bien conservées, la Clérette coule entre le trottoir et la route situés devant le petit centre commercial de la commune.

Comme nous avons encore une après-midi maussade, nous décidons d’aller chercher le soleil au bord de la mer à Dieppe, et ce sera la bonne idée. C’est sous un petit crachin que nous prenons la route, nous traversons saint-Saens, la commune est situé à l’orée de la forêt d’Eawy : La Forêt d’Eawy est une des grandes forêts du Pays de Bray, en Normandie. Elle s’étend sur une superficie de 6550 hectares entre les communes de Saint-Saëns et d’Arques-la-Bataille à une vingtaine de kilomètres au sud-est de Dieppe et non loin de Neufchâtel-en-Bray. Le village des Grandes Ventes est installé en son centre. La forêt occupe une large croupe qui sépare la Varenne au sud-ouest de la Béthune au nord-est, petit plateau de craie, d’une altitude comprise entre 130 et 230 mètres, retombant par un versant convexe sur la Varenne. Bien que la forêt ne soit traversée par aucun cours d’eau, l’argile à silex qui recouvre la craie entretient une assez grande humidité; Eawy (prononcé e-a-vi) a pour origine un terme gaulois signifiant humide. Le climat est de type océanique avec des précipitations annuelles moyennes de 780 mm et une température moyenne annuelle de l’ordre de 10,1 °C présentant une faible amplitude thermique (4,5 °C en janvier, 16,5 °C en août) C’est une ancienne chênaie transformée en hêtraie au XIX.me siècle par les forestiers au sous-bois propre et sombre, toujours frais. Elle est donc formée principalement de hêtres (Fagus sylvatica), dont certains sont remarquables, mais d’autres essences y sont de plus en plus présentes: chêne, charme, frêne, merisier, érable sycomore La forêt est traversée, en son centre, par l’Allée des Limousins, vaste percée de 14 kilomètres de long et de 20 à 30 mètres de large, ouverte au XVI.me siècle par Gabriel de Limoges Souvent rectiligne, elle offre des perspectives à travers la futaie de grands hêtres dont les fûts dépassent souvent 20 mètres. La forêt d’Eawy est un vestige des grandes forêts couvrant la région avant l’an mil et victimes des grands défrichements. Possession des ducs de Normandie, elle a été largement sérieusement endommagée lors de la Guerre de Cent ans. Durant la Seconde Guerre mondiale, la forêt a abrité sous ses couverts, au Val-Ygot, des rampes de lancement de V1 de l’armée allemande. Les dégâts occasionnés par l’installation de ces infrastructures militaires et par les bombardements alliés ayant pour objectif de les détruire ont été réparés par les Allemands après le conflit; les zones ravagées ont été reboisées avec des conifères. La forêt a été longtemps une source de richesse pour les habitants de la région, alimentant en bois de nombreuses scieries. La qualité du bois de chêne fit que de nombreux huchiers s’installèrent dans des villages proches de la forêt à partir du Moyen Âge. Ces huchiers fabriquaient des coffres, appelés huches, affectionnant les bois nobles pour leur réalisation. Les huchiers utilisaient un assemblage à l’aide de chevilles et de tenons, la qualité de leurs oeuvres (réhaussées de sculptures) leur interdisait l’usage de la colle et de l’aubier. Au XVI.me siècle, les huchiers de la forêt d’Eawy connurent une grande faveur, la construction de demeures nobiliaires d’agrément, la volonté de disposer d’un luxueux mobilier, selon la mode italienne, l’enrichissement général, entraînèrent une multiplication des commandes. Aujourd’hui, la forêt d’Eawy est autant un lieu de promenades familiales, à pied ou à bicyclette que d’exploitation forestière et de chasse. La forêt est, en effet, particulièrement giboyeuse, on y trouve des cerfs, des sangliers en nombre important, plus rarement des chevreuils. Nous nous arrêtons au Val-Ygot pour découvrir la base de lancement de v1, nous sommes en pleine forêt, le soleil est au rendez-vous, notre visite est rythmée par le chant des oiseaux. Nous passons devant un blockhaus qui servait d’atelier d’assemblage du matériel qui provenait directement d’Allemagne. De nombreux trous dispersés dans la forêt nous rappellent que le lieu a subi des bombardements, des chemins bétonnés et ferrés sillonnent la forêt. Nous apercevons un bâtiment rasé à la forme de ski, il servait d’abri de stockage de matériel. Nous distinguons le bâtiment amagnétique dit la cathédrale, c’est ici que l’on programmait le futur vol de la bombe volante avant qu’elle soit mise en place sur la rampe de lancement. Des panneaux d’information expliquent les différents éléments d’un v1, en queue il y a le gouvernail de direction, puis l’éjecteur de gaz, le propulseur et la chambre de combustion, la réserve de carburant et les filtres, le système de lancement, la boîte des circuits électriques, les ailes tel qu’un avion, un second réservoir de carburant, la manille de levage, le cône de charge, le logement des fusées secondaires, le logement de la fusée principale et en tête on trouve le compas magnétique, enfin on distingue le percuteur de mise à feu. Nous nous approchons de la rampe de lancement sur laquelle est placée un vrai v1 fictif, il est pointé vers le ciel. Dans un blockhaus situé à proximité de la rampe, c’est d’ici qu’un officier de contrôle de tir supervisait les opérations, il déclenchait par circuit électrique le lancement du v1. La bombe volante avait une longueur de 8,60 mètres, une largeur de 5,362 mètres, son diamètre était de 840 millimètres, poids à vide 740 kilogrammes, poids du carburant 610 kilogrammes, poids de l’explosif 830 kilogrammes, poids total au décollage 2,140 tonnes, le v1 est équipé d’un moteur Argus, vitesse en bout de rampe 150 kilomètres heure, vitesse de croisière 580 kilomètres heures, vitesse maximum 610 kilomètres heure, altitude de vol maxi 2625 mètres, temps maxi de vol 25 minutes, distance maxi pouvant être parcouru 238 kilomètres ce qui suffisait pour bombarder l’Angleterre. La rampe de lancement faisait 42 mètres de long, l’inclinaison était de 10 degrés pointée vers le ciel, le propulseur de la rampe avait une longueur de 1,30 mètre pour un diamètre de 29 centimètres. Nous passons devant l’abri réservé aux fusées et aux détonateurs, il n’en reste uniquement que les fondations. Nous passons devant l’endroit où séjournaient les officiers, c’est un blockhaus de 50 mètres carrés environ. Nous abordons le château d’eau et sa citerne de stockage, la réserve à une capacité de 100 mètres cubes, elle est alimentée en eau à partir de fresles, l’eau était indispensable pour la décontamination de la rampe après chaque lancement ainsi qu’à l’extinction d’éventuels incendies. Sous un petit hangar est exposée une petite locomotive motorisée qui tirait toutes sortes de matériel sur le site sillonné par des voies ferrées, nous passons devant l’abri réservé aux produits de lancement (le permanganate et le peroxyde d’hydrogène). A la fin de la visite du site on relate la vie de résistant de Michel Hollard qui a permis aux alliés de savoir l’existence et le fonctionnement des rampes de lancement de v1, il s’était infiltré sur un site en qualité d’ouvrier d’entretien. Très méticuleusement il notait toutes les informations, ils les transmettaient aux anglais, il a certainement sauvé Londres d’une destruction totale. Il fut repéré par les allemands, arrêté, interrogé sous la torture, déporté, il a survécu à tous ces sévices. Il a été décoré par les plus hautes insignes du mérite que compte l’Angleterre, il est décédé de sa bonne mort en 1993. Ensuite sous un soleil éclatant nous reprenons la route, nous traversons Torcy et Grandes Ventes, nous passons devant le domaine du duché de Longueville où l’on élabore du cidre fermier. Nous longeons l’aérodrome de Dieppe, nous distinguons l’hippodrome de Dieppe appelé Roux mesnil, nous passons devant les établissements Renault Alpine sport à proximité desquels le carrefour est orné d’un mémorial au coureur argentin d’origine italienne Manuel fangio. Il fut un des plus grands pilotes de formule1 d’après guerre, il remporta bon nombre de courses dans les années 1950, il passa son permis de conduire sa carrière de pilote sportif terminé en 1961, il est décédé au début des années 1990. Juan Manuel Fangio, Né à Balcarce 1911, mort à Buenos Aires 1995, Coureur automobile argentin. Il a été cinq fois champion du monde des conducteurs (1951, 1954, 1955, 1956 et 1957). Nous sommes à Dieppe, nous contournons le port de pêche, nous nous garons tout près du port de plaisance pour découvrir la ville à pied. Nous passons devant un hôtel dont la date de construction est de 1697, nous déambulons sur la place du marché, nous flânons dans les rues piétonnes de la vieille ville, nous pénétrons dans une ancienne église transformée en centre culturel, une exposition sur la faim dans le monde y a élu domicile. Nous passons sous un porche, nous sommes en front de mer, nous longeons la plage de galets en empruntant une large promenade, nous sommes séparés des premiers immeubles de front de mer par 400 mètres de distance, cette étendue est occupée par une avenue et une vaste pelouse où s’adonnent les passionnés de cerfs-volants. Nous sommes arrêtés par le bassin portuaire, nous décidons de continuer notre promenade en empruntant la digue récemment restaurée, sur 300 mètres nous marchons sur une digue traditionnelle, ensuite la digue continue sur 200 mètres de plus. La seconde portion de la digue est divisée en deux, une digue côté port et l’autre côté mer, les 2 cheminements sont séparés par un bassin de 5 mètres de large, il a pour effet de rompre la force des vagues, car la digue côté mer est toute alvéolée pour briser les vagues. Après un bon bol d’air pris en bout de digue, nous avons rejoint la terre ferme, le soleil était toujours aussi rayonnant, nous nous sommes installés sur une terrasse pour nous désaltérer. Nous avons repris la route du retour, à la sortie de Dieppe nous avons essuyé un effroyable orage qui nous a accompagné sur une bonne vingtaine de kilomètres. Voici une présentation de la ville de Dieppe : Dieppe est une commune française, elle a une population de 34553 habitants pour une superficie de 11,67 kilomètres carrés, située dans le département de la Seine-Maritime et la région Haute-Normandie. Ses habitants sont appelés les Dieppois. Dieppe est à l’embouchure de l’Arques dans la Manche. D’après F. de Beaurepaire les plus anciennes attestation du nom sont: Dieppa 1030, Deppa, Deupa, Diopa au XII.me siècle. Ce nom est emprunté à une appellation transitoire de la rivière qui se jette en ce lieu dans la Manche. Cette rivière appelée Tella dans les textes mérovingiens et carolingiens, est désignée « Dieppe » (Deppae 1015-1029) après l’installation des anglo-scandinaves avant de prendre le nom de Béthune, « qui en l’état de nos informations n’est pas attesté avant le XVI.me siècle ».Le nom de Dieppe représente soit l’anglo-saxon deop profond, soit le scandinave djupr de même sens. Cet adjectif se retrouve dans d’autres toponymes normands: Dieppedalle (vallée profonde) ou Dipdal, de même sens. Ce fleuve a longtemps séparé la ville en deux quartiers, est et ouest. Le quartier est aurait pris l’appellation du Pollet par la contraction linguistique « Port de l’Est ». On a également retrouvé dans des documents l’appellation « Port de l’Ouest ». Cependant Pollet pourrait bien avoir une origine celtique.  » Pol »/ »Poul » voulant dire aussi bien « trou » que « profond » ou « étang » cf. Paimpol (Bretagne). Le Pollet est désormais une presqu’île depuis le creusement, en 1848, d’un bassin supplémentaire au port. 907 : Les Vikings mentionnent un fleuve profond qui se jettent dans la mer et le nomment « Djepp » (profond). 1030 : Dieppe est mentionné comme petit port de pêche. Après 1066, les Normands développent Dieppe et les ports de chaque côté de la Manche. Au sein du système féodal, la commune appartient au comté du Talou. 1195 : Dieppe est rasée par les troupes du Roi de France, Philippe-Auguste. 1197 : Richard Coeur de Lion, duc de Normandie, accorde à l’archevêché de Rouen les terres de Dieppe. 1204 : Dieppe et la Normandie sont annexées à la France. 1420 : Dieppe est occupée par les Anglais. 1435 : La ville est reprise par les Français commandés par le capitaine Charles Desmarets qui dote la ville de fortifications et d’un château. 1488, le capitaine dieppois Jean Cousin, en route vers l’Afrique de l’Ouest et les îles des Açores, est déporté par la tempête et finalement accoste au Brésil au Cap San Rogue Il navigue en compagnie des frères Pinzón, le frère aîné Martín Alonso Pinzón et le cadet Vincent Pinzón Ils remontent un grand fleuve que Jean Cousin nomme « Maragnon » Vincent Pinzon deviendra le futur commandant de la Niña et son frère Martin Pinzon celui de la Pinta, deux des trois bateaux qui s’élancèrent à la conquête du Nouveau Monde quatre ans plus tard sous les ordres d’un certain Christophe Colomb. 1508 : Deux autres capitaines, Thomas Aubert et Jean Vérassen embarquèrent de Dieppe pour se rendre à Terre-Neuve. Ils reconnurent le fleuve Saint-Laurent auquel ils donnèrent son nom• 1529 : Les frères Jean et Raoul Parmentier furent de grands navigateurs qui voyagèrent pour l’armateur dieppois Jean Ango. Le 28 mars 1529, les frères Parmentier quittèrent Dieppe pour une longue navigation qui va les conduire jusqu’en Indonésie et Sumatra. Jean Parmentier est désigné comme capitaine « La Pensée », bâtiment de 300 tonneaux. Raoul, prend le commandement du « Sâcre ». La maladie et le scorbut feront de nombreuses victimes parmi l’équipage. Jean Parmentier tombe malade. Il meurt en décembre 1529 et est inhumé à Sumatra. Raoul Parmentier meurt à son tour quelque temps plus tard. Le navigateur Pierre Crignon prend les commandes de l’expédition qui continue son périple vers Indrapoura en Indonésie. Les vaisseaux reviendront à bon port. Les Dieppois s’illustrent à la fin du Moyen Âge par leurs entreprises maritimes : Ils visitent les côtes d’Afrique, où ils bâtissent Petit-Dieppe à l’embouchure de la Gambie, reconnaissent les Canaries, créent plusieurs établissements en Amérique du Nord, notamment au Canada. XVI.me siècle : La puissance maritime de la ville atteint son apogée sous François Ier grâce notamment à l’armateur Jean Ango. Ses navires atteignent Sumatra, le Brésil et le Canada. Dieppe est alors le siège de l’Ecole de cartographie de Dieppe et d’hydrographie sous la direction de Pierre Desceliers. 1562 : Un quart des habitants de la ville se sont ralliés à la réforme et sont huguenots. Répression des huguenots par le Sieur de Sygogne, gouverneur de la ville. 1589 : Le gouverneur de Dieppe, Aymard de Chaste, est un fidèle d’Henri IV. Son appui lui permet, alors que le roi obtient peu de ralliements à son avènement, d’avoir un point d’appui sûr et un port où débarquer les renforts venus d’Angleterre, ce qui permet la victoire d’Arques en septembre• 1632 : Plus de 300 personnes quittent Dieppe et émigrent pour la Nouvelle-France. 1674 : Création de la première manufacture des tabacs à Dieppe. 1685 : À la révocation de l’édit de Nantes, Dieppe perd plus de 3000 de ses habitants qui émigrent à l’étranger. 1694 : Bombardement de Dieppe par la flotte anglo-néerlandaise. Dieppe est incendiée et presque complètement détruite. La ville ne sera reconstruite que très progressivement, sur un plan de Monsieur de Ventabren, fortement inspiré par Colbert. La manufacture des tabacs est relogée dans l’une des rares constructions préservées, la maison Miffant. 1715 : Mutinerie (grève) des ouvriers de la manufacture des tabacs. 1738 : Inauguration des nouveaux locaux de la Manufacture de Tabacs, à l’emplacement actuel de l’hôtel Aguado. 1774 : Création d’une liaison régulière avec l’Angleterre. 1791 : Privatisation de la Manufacture des Tabacs. Le tabac cesse d’être un monopole de l’État. 1824-1829 : Caroline de Bourbon, duchesse de Berry et belle-fille du Roi Charles X inaugure les premiers bains de mer à Dieppe (Création des bains de mer Caroline). Elle emmène dans son sillage une pléthore de personnalités et de membres de la haute-bourgeoisie française. Dieppe s’ouvre sur la mer, condamnant les fortifications. Un casino est construit sur le front de mer. 1848: Inauguration de la liaison ferroviaire entre Paris et Dieppe. Second Empire : Visite de Napoléon III et de l’impératrice Eugénie à l’occasion de leur voyage de noces. L’impératrice dessine la grande esplanade de verdure qui longe la promenade maritime. Dieppe devient le lieu de villégiature à la mode des hautes sociétés parisiennes et londonniennes. Un nouveau casino en fonte et en verre est construit, un hippodrome est inauguré. 1873: Lord Robert Cecil, marquis de Salisbury se fait construire une villa à Puys, en amont de Dieppe. 1886 : Inauguration du casino mauresque. 1889 : Le transport de passagers avec l’Angleterre devient régulier et à horaires fixes, à l’aide de paquebots à vapeur. 1891 : Création du 1er syndicat ouvrier de Dieppe, celui de la Manufacture des Tabacs. Le personnel de la manufacture étant essentiellement féminin, il sera dirigé par des femmes. 1897 : Inauguration d’un des premiers terrains de golf de France sur la falaise de Dieppe. Début du XX.me siècle : Dieppe est à son apogée. Elle est jusqu’en 1914 la première station balnéaire de France. Rivale de Trouville, Cabourg ou du Touquet, elle est en plus un port maritime. 1932 : Un casino plus art déco succède au casino mauresque mais la clientèle huppée de Paris et d’Angleterre lui préfèrent dorénavant Deauville, Cabourg et Trouville. 1936 : Plage la plus proche de Paris, Dieppe accueille de nombreux congés payés durant l’été alors que la clientèle huppée se retranche sur Pourville-sur-mer au sud de la ville. 19 août 1942 : Opération Jubilee, les Alliés tentent un débarquement à Dieppe, composé de troupes majoritairement canadiennes. La façade maritime de la ville est ravagée et le casino rasé. La manufacture des tabacs est détruite. La fonction essentielle de ce débarquement était de tester les défenses allemandes. Pour certains historiens, le sacrifice de nombreuses vies humaines était démesuré pour un débarquement qui n’a pas abouti. Pour d’autres, la tentative a en partie conditionné la réussite du débarquement du 6 juin 1944. 1944: Libération de Dieppe par voie de terre et sans combats, les occupants ayant abandonné leur position devant l’avancée des troupes alliées. Transformée en champs de mine, la plage de Dieppe est presque inaccessible pendant une dizaine d’années. 1952 : Regroupement de plusieurs villages acadiens francophones du Nouveau-Brunswick (Province maritime du Canada) sous le nom de commune de Dieppe, à la mémoire des soldats canadiens tués durant le débarquement des troupes alliées le 19 août 1942, sur les côtes normandes. 1961: Inauguration de l’actuel casino (le cinquième depuis 1822), en retrait du front de mer, et d’un centre de thalassothérapie. 1967 : Une piste de ski synthétique est inaugurée le 18 avril en présence du ministre des sports François Missoffe, de Jacques Anquetil, et des internationaux de ski Guy Périllat, Jean-Claude Killy, Annie Famose et des sœurs Goïtschel et de l’entraîneur de l’équipe de France de ski Honoré Bonnet• 1974 : Jusqu’à cette époque, Dieppe est le 1er port bananier de France. La modernisation du mode de transport des bananière avec l’arrivée de conteneurs frigorifiques fait perdre progressivement le trafic des Antilles au profit du Havre. Compte tenu de leur taille les porte-conteneurs ne peuvent pas entrer dans le port de Dieppe. Après 1978, ce trafic est définitivement perdu et seul le trafic bananier avec la Côte d’Ivoire continue à transiter par Dieppe. 1er janvier 1980 : Neuville-lès-Dieppe fusionne avec Dieppe. 1980 : Grande grève des dockers en juillet. Arrêt de la ligne saisonnière Dieppe-Brighton en Seajet. 1982 : Inauguration du Centre d’action culturelle Jean Renoir, par François Truffaut. 1985 : Restauration de l’îlot Sainte-Catherine. Création de logements HLM dans des immeubles construit sur les plans de Monsieur de Ventabren. Plan de rénovation de l’habitat ancien. 1987 : Destruction de la villa mauresque (édifiée en 1870), à l’abandon depuis de nombreuses années, pour permettre la construction d’un hôtel deux étoiles sur le front de mer. 1991 : Création d’un festival de musique ancienne. 1992 : La Société d’armement transmanche (ex-armement naval SNCF) retire ses navires de la liaison maritime Dieppe -Newhaven, non rentable, suite à la concurrence du tunnel sous la Manche. 1994 : Inauguration d’une nouvelle gare maritime pour les ferries. 1998: Un nouveau port de plaisance est inauguré. Le quai Henri-IV et sa dunette sont restaurées. La démolition de l’ancienne gare maritime permet de dégager l’esplanade et de découvrir les façades du XVIIIe siècle. 2002: La ville entame une nouvelle politique de développement économique basé sur le tourisme (projet de lotissement du Golf, rénovation de la Grande-Rue, réouverture du petit théâtre municipal fermé depuis 1961) et annonce un programme écologique de développement sociaux (création de logement dans l’ancienne prison, construction d’habitats répondants aux normes écologiques …). 2007: un nouvel ensemble de station balnéaire avec bassins ludiques et un nouveau complexe de thalassothérapie sont inaugurés sur la façade maritime de la ville. Dieppe abrite une gare ferroviaire en liaison avec Rouen mais elle a perdu sa ligne directe vers Paris (sauf le week-end), une gare routière et le petit aérodrome de Dieppe – Saint-Aubin qui dessert la région. La chambre de commerce de Dieppe regroupe de grandes activités commerciales telles celles des hypermarchés. Elle est le siège de la chambre de commerce et d’industrie de Dieppe. La CCI qui fut à l’origine de la transformation du quai Henri IV à la fin des années 1990, gère le port de pêche et de commerce jusqu’à la fin de l’année 2006. Depuis janvier 2007, la gestion du port est assurée par un syndicat mixte. Dieppe est un port. C’est le premier port de pêche français pour la coquille Saint-Jacques, le port de plaisance le plus proche de Paris et un port de commerce. Dieppe fut jusqu’à la fin des années 1970 le premier port bananier de France. Depuis que le commerce de la banane se fait à l’aide des conteneurs et donc à partir de ports équipés pour ce type de transport, le trafic transmanche constitue l’essentiel de l’activité du commerce maritime. Dieppe est un centre d’activité industrielle important avec des entreprises comme Renault (Alpine Renault). Dieppe est une station balnéaire avec plage, casino, golf de 18 trous, un hippodrome, un port de plaisance, des boutiques, et un complexe balnéaire et de thalassothérapie. Dieppe accueille tous les deux ans une manifestation internationale de cerfs-volants qui fait se déplacer des milliers de personnes. Durant ce festival, des ateliers de confection de cerfs-volants sont accessibles aux adultes et aux enfants. Les visiteurs peuvent aller à la rencontre des différentes nationalités et échanger de façon fort sympathique avec de nombreux concepteurs de pièces exceptionnelles. Durant des jours, des attelages aériens uniques animent le ciel du port normand pour le plus grand plaisir des habitants, des visiteurs et des passionnés. Dieppe a reçu le label « Ville d’Art et d’Histoire »• Le château de Dieppe : un premier « château » dut exister au XII.me siècle à l’époque de Philippe Auguste. La construction du château actuel débuta en 1443 à l’instigation de Charles Des Marets. La tour ouest date peut-être du XIV.me siècle. Véritable château fort, il présente aujourd’hui une architecture très composite ; l’appareillage en silex et grès a été souvent remanié. On y ajouta un bastion en briques et divers bâtiments. Il abrita jusqu’en 1923 la caserne Ruffin. Le château de Dieppe abrite aujourd’hui le musée de Dieppe où l’on peut admirer une importante collection d’objets en ivoire (crucifix, chapelets, statuettes, éventails, tabatières …), des œuvres du peintre Georges Braque, le mobilier de salon du pianiste Camille Saint-Saëns et des expositions temporaires. Du château, on a une vue panoramique sur la ville. L’église Saint-Rémi (XVI.me et XVII.me siècles) : dominante une place du même nom, elle est réputée pour être une des plus belles églises de la région. Influences de la contre-réforme. Orgue Parizot. L’église Saint Jacques (XII.me au XVI.me siècles) : styles flamboyant et Renaissance. Mur du trésor décoré de la frise des sauvages. le quai Duquesne avec les arcades de la Bourse, la chambre de commerce de Dieppe et le bâtiment de l’ancienne quincaillerie Leveau (26 quai Duquesne), dessinée par Georges Feray, au style oscillant entre modernisme et classicisme. Le quai Henri IV : collège des oratoriens, hôtel de la Vicomté, hôtel d’Anvers (1697), Tour aux crabes (1374). Sur le mur de la Tour aux crabes, un panneau de style nord-coréen signale depuis l’année 2000 le passage de l’anarchiste Louise Michel à Dieppe à son retour du bagne. Le quartier du Pollet : ancien quartier des pêcheurs avec maisons pittoresques et promenade menant à l’église Notre-Dame de-Bon-Secours (1876) au sommet de la falaise et superbe vue sur Dieppe. L’église réformée de Dieppe (ancienne chapelle du Carmel). La grande rue jusqu’à la place du Puit-Salé, piétonnes depuis 1976. la place du moulin à vent avec ses maisons pitoresques. Le petit théâtre municipal (1900) : Il est inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1990. Il abrite temporairement le musée du débarquement canadien. Outre l’intérêt de l’exposition, l’intérieur de l’édifice est de style rocaille Louis XV avec dorures. Ce théâtre à l’italienne, construit par l’ingénieur Frissard, fut offert par la Duchesse de Berry à la municipalité en 1826. Remanié en 1900, il est contemporain du casino mauresque et est un des derniers vestiges de l’époque où Dieppe attirait l’aristocratie et la haute-bourgeoisie. Endommagé pendant la Seconde Guerre mondiale, ses façades sont rabillées en ciment dans les années 1950. Le théâtre est fermé en 1961 en attendant une éventuelle restauration. Il n’est rouvert qu’en 2002 à l’instigation d’Édouard Leveau, nouveau maire de Dieppe. Le théâtre demeure une source de polémique politique, notamment en 2007 quand un projet de réhabilitation est proposé par la majorité municipale mais combattue par l’opposition locale, favorable à sa simple démolition. Le boulevard de Verdun : (à comparer avec les cartes postales d’avant guerre). Les maisons bourgeoises situées entre la rue Parmentier et la rue de la rade datent du second empire et ont été les premières maisons d’habitations construites. Elles constituent également le seul bloc intact de maisons, antérieur à la Seconde Guerre mondiale. On notera plus particulièrement les deux maisons situées au plus près de la rue de la rade dont l’une a gardé sa grille en fer forgée. L’autre maison est l’ancien et très bel hôtel Edward VII (1857). Les demeures en béton situées entre la rue de la rade et la jetée ont été construites après la Seconde Guerre mondiale et constituent un exemple d’architecture de la période de reconstruction de l’immédiat après-guerre. Le manoir Saint-Martin et les maisons voisines ont été détruites dans les années 1970 pour laisser la place à de grands immeubles de standing alors que la maison mauresque (bâtie en 1870) qui avait survécu à la guerre a été détruite en 1987 sur décision municipale pour laisser place à un hôtel deux étoiles sans style particulier. L’hôtel Aguado : situé boulevard de Verdun, architecture des années 1950. L’ancien Hôtel Royal (1901) : autrefois fleuron de la ville, il est le dernier survivant des palaces de la Belle époque et a été reconverti en appartements. C’est un des plus beaux édifices du boulevard de Verdun. Les tourelles (XV.me siècle) : situées sur le boulevard de Verdun, elles sont le dernier vestige de l’ancien rempart de la ville. Le casino, inauguré en 1961, a succédé au casino mauresque et au casino art déco des années 1930. Son architecture intérieure vaut surtout le détour. La plage de galets qui jouxte une plage de sable à marée basse. ESTRAN, la cité de la mer, lieu d’exposition. Les anciens souterrains et blockhaus allemands (Seconde Guerre mondiale) dissimulés dans la falaise du château. Le pont Colbert : pont tournant métallique (1889), long de 70 mètres, coupé en deux en 1944, rétabli deux ans plus tard menacé de destruction. Le pont Ango : d’abord pont tournant métallique (1881), détruit en 1944, reconstruit en pont levant (1950). les maisons de la rue Jules Ferry, de style régionalistes ou néo-normand de la fin du XIX.me siècle. La maison Miffant (1624), construite à pans de bois, est un rare vestige de la ville avant l’incendie de 1694. Une piscine d’eau de mer extérieure, plusieurs bassins ludiques intérieurs et un centre de tthalassothérapie au sein d’une nouvelle station balnéaire inaugurée le 15 mai 2007. Alexandre Dumas père décède à Dieppe, en 1870, chez son fils dans le quartier de Puys, station balnéaire réputée du XIX.me siècle

C’est le jour du départ pour Montpellier, nous effectuons un petit arrêt à Quincampoid où se trouve un mémorial à Jacques anquetil, il est représenté en relief sur son vélo de course sculpté dans la pierre. Voici un résumé de la vie de l’illustre champion cycliste : Jacques Anquetil (surnommé Maître Jacques) est né à Mont-Saint-Aignan (Haute-Normandie) le 8 janvier 1934 et mort d’un cancer le 18 novembre 1987 à La Neuville-Chant-d’Oisel (Seine-Maritime). Il fut un prestigieux coureur cycliste français, père de deux enfants nés à seize années d’écart: une fille, Sophie Anquetil, née en 1970 et d’un garçon, Christopher, né en 1986. Jacques Anquetil possédait un vélo depuis l’âge de quatre ans, mais attendit le 2 décembre 1950 pour signer sa première licence amateur à l’AC Sotteville. Après un CAP d’ajusteur-fraiseur, il pensait se destiner à seconder son père, horticulteur spécialisé dans la culture des fraises. Il signe à cette époque 16 victoires chez les amateurs, dont le Prix Maurice Latour le 3 mai 1951 à Rouen (1re victoire), le Prix de France en 1952 et le Tour de la Manche et le Championnat national sur route la même année. Il devint cycliste professionnel en 1953 et ce jusqu’en 1969 en signant 184 victoires. En 1961, Anquetil annonce son défi de porter le maillot jaune de la première à la dernière étape. Exploit qu’il réalisa, s’attirant d’ailleurs les foudres du directeur de la course qui lui reprocha vivement de « tuer le Tour », mais attisa également la colère des spectateurs qui l’accueillit à l’arrivée de la dernière étape au Parc des Princes par des sifflets. Evénement duquel il tirera une certaine ironie, puisque quelques années plus tard, il baptisera son bateau « Sifflets ».En 1965, sur une idée de Raphaël Géminiani, il remporte à la fois le critérium du Dauphiné libéré, course de montagne par étapes, et Bordeaux-Paris. Un exploit encore puisque les deux courses n’étaient séparées que par quelque 7 heures, la première finissant à 17 heures et la deuxième partant à minuit. Anquetil porta successivement les couleurs de « La Perle » (1953-1955) (directeur sportif : Francis Pelissier), « Helyett » (1956-1958), «ACBB Leroux » (1959-1960), «Saint-Raphaël » (1961-1964), « Ford-Gitane » (1965-1966), équipe française avec laquelle il remporte la Coupe du Monde Intermarques en 1965 et « Bic » (1967-1969). Son premier entraîneur, dès sa licence à Sotteville, fut André Boucher (dit papa Boucher ) auprès duquel il revenait souvent prendre conseils et forces avant de grandes compétitions, du type « contre-la-montre ». À son retrait de la compétition, il fut correspondant du journal L’Équipe, consultant sur Europe 1 puis sur Antenne 2, directeur de course (Paris-Nice et Tour Méditerranéen), directeur sportif de l’équipe de France (aux championnats du monde), membre du comité directeur de la FFC, reporteur à la télévision et enfin gentleman farmer du « Domaine des Elfes » (deux kilomètres carrés de terres à La Neuville-Chant-d’Oisel à 17 kilomètres de Rouen). Après avoir raccroché à l’âge de 35 ans, il ne remontra qu’à trois reprises sur un vélo, jugeant avoir « trop dégusté sur cet engin ». Une fois pour participer à une course « people » à Nice, le Grand Prix des Gentlemen, une seconde fois à l’occasion d’une sortie un après-midi avec des amis en Normandie et la dernière fois à l’occasion d’un anniversaire de sa fille. A l’exception de ces trois événements, il ne remonta jamais sur un vélo de 1969 à 1987. à ses nombreuses victoires, il fut maintes fois récompensé et reçut le titre de champion des champions français (L’Équipe) en 1963 ainsi que les grades de : Chevalier de l’Ordre national du Mérite en 1965 (croix du mérite) Chevalier de la Légion d’honneur le 5 octobre 1966. Palmarès, Super Prestige Pernod en 1961, 1963, 1965, et 1966• Prestige Pernod: 1961, 1963, 1965• Challenge de France des organisateurs: 1965• Challenge Yellow (Sédis) : 1957, 1965 •Trophée Edmond Gentil : 1953, 1960, 1963• oupe Deutsch de la Meurthe : 1964• Tour de France Huit participations dont les 5 victoires de 1957 (son premier tour disputé), 1961 (maillot jaune de bout en bout), 1962, 1963 et 1964 ; son équipe St-Raphaël remporte le classement en 1962 et 1963 ; L’équipe de France le remporte en 1957, 1960 et 1961(49 jours en jaune ; 2e du classement par points : 1963 (3e : 1959) • 16 victoires d’étapes sur le Tour de France• Tour d’Italie : 1960 et 1964• 6 victoires d’étapes sur le Tour d’Italie• Tour d’Espagne : 1963• 1 victoire d’étape sur le Tour d’Espagne• Grand prix des Nations : 1953, 1954, 1955, 1956, 1957, 1958, 1961, 1965 et 1966 • Gand-Wevelgem : 1964 • Bordeaux-Paris : 1965 • Liège-Bastogne-Liège : 1966 • Paris-Nice : 1957, 1961, 1963, 1965 et 1966 • Critérium du Dauphiné libéré : 1963 et 1965 • Quatre jours de Dunkerque : 1958, 1959 • Critérium National : 1961, 1963, 1965, 1967 • Critérium des As : 1959, 1960, 1963, 1965 • Tour de Catalogne : 1968 • Tour du Pays Basque : 1969 • Tour de Sardaigne : 1966 • Tour du Var : 1968 • Route d’Auvergne : 1963 • Trophée Baracchi : 1962, 1965, 1968 • Trophée de l’Île de Man : 1965 • Trois Jours de Belgique : 1958 • Roue d’Or: 1957, 1958, 1959, 1965, 1966, etc, car la liste est encore longue.

Au mois de juin dernier nous avions découvert la Basse-Normandie en essuyant qu’une journée de pluie sur les dix jours de notre séjour, un mois plus tard en Haute-Normandie nous avons bénéficié d’une seule journée ensoleillée pour un séjour de même durée. Heureusement, nous avons bien géré les éclaircies quotidiennes pour visiter Rouen et sa région, il nous a fallu 3 visites pour découvrir l’Armada 2008 à notre rythme, Rouen même sous la pluie est superbe, nous pensons qu’il nous faudra une autre escapade pour visiter tous les trésors de la capitale normande. La découverte des communes autour d’Yquebeuf valent vraiment le détour, la forêt d’Eawy mérite d’être découverte en randonnant, nous avons été conquis par Dieppe et son espace marin. Nos promenades nous ont permis de mieux découvrir certaines personnalités l’abbé Pierre, de grands sportifs qui ont marqué leur temps Juan Manuel Fangio et Jacques Anquetil. En fait nous avons improvisé notre séjour au bon vouloir de la météo, le résultat est satisfaisant, nous n’avons pas bronzé bêtement, mais nous nous sommes quelque peu enrichis culturellement. La réussite de notre séjour est due à la connaissance de nos chauffeurs et de nos accompagnateurs qui ont su se transformer en guides touristiques.

Claudine Passepont et Michel Michelland

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