Séjour à Arvert du 5 au 11 avril 2008

Nous avons répondu à la proposition de la résidence AVH d’arvert à une semaine sur le bien être, le programme est l’approche du bien être du corps au travers de la balnéothérapie, la détente et la relaxation par des techniques orientales qui remontent pour certaines à plusieurs millénaires.
Présentation et localisation de notre lieu de séjour :
Le Poitou est une région géographique de l’ouest de la France, aux confins de la Vienne et des Deux-Sèvres. Beaucoup moins étendu que la province historique, c’est un seuil entre les Bassins parisien et aquitain, le Massif armoricain et le Massif central.
Le poitou charente est une région administrative de France Superficie : 25 810 km2 Nombre d’habitants : 1 640 068 Chef-lieu : Poitiers Nombre de départements : 4 (Charente, Charente-Maritime, Deux-Sèvres et Vienne). De taille moyenne, la Région est peu peuplée et encore souvent rurale. L’agriculture occupe un peu plus de 10 % des actifs, juxtaposant céréales, vigne (cognac) et élevage. Le littoral (avec La Rochelle) est animé par la pêche, l’ostréiculture et le tourisme estival. L’industrie est dominée par les constructions mécaniques et électriques, l’agroalimentaire.
La charente Maritime est un département de la Région Poitou-Charentes Chef-lieu de département : La Rochelle Chefs-lieux d’arrondissement : Jonzac, Rochefort, Saintes, Saint-Jean-d’Angély Nombre d’arrondissement(s) : 5 Nombre de cantons : 51 Nombre de communes : 472 Superficie : 6 864 km2 Nombre d’habitants : 557 024 Le département appartient à l’académie et à la cour d’appel de Poitiers, à la zone de défense Sud-Ouest. Il est formé de plaines et de bas plateaux, surtout calcaires, où l’élevage bovin pour les produits laitiers a progressé aux dépens des cultures (blé) la production de cognac se maintient à l’Est de Saintes. Le littoral, en partie marécageux (Marais poitevin, marais de Rochefort et de Brouage), est animé par l’ostréiculture (Marennes), la mytiliculture, le tourisme estival (Royan, îles de Ré et d’Oléron) et la pêche (La Rochelle). La Rochelle (avec son avant-port, La Pallice) et Rochefort concentrent l’essentiel de l’industrie, en dehors de l’agroalimentaire.

(1) Depuis Montpellier nous mettons le cap sur l’ouest en empruntant le train, nous traversons la partie occidentale du Languedoc Roussillon, la région Midi Pyrénées, la région Aquitaine où nous effectuons notre premier changement de train à Bordeaux. Nous remontons la côte ouest de la France, les départements maritimes de la côte ouest sont depuis la frontière espagnole les Pyrénées Atlantique, les Landes, la Gironde, la Charente Maritime, les Deux Sèvres, la Vendée, la Loire Atlantique, le Morbihan et le pourtour de la Bretagne. Nous prenons place dans un train qui relie Bordeaux à Quimper, nous arrivons dans la région Poitou Charente, nous faisons notre second changement à Saintes, nous empruntons un train régional qui relie Angoulême à Royan, nous nous arrêtons pour faire une halte à Saujon puis nous abordons royan terminus de notre train et fin de notre périple ferroviaire. Un taxi nous conduit à Arvert qui est située à une quinzaine de kilomètres, nous traversons plusieurs villages dont celui de la Tremblade, à 17 heures nous débarquons dans la résidence de l’AVH à Arvert. Nous sommes accueillis par Djamel le directeur et par Pascal son assistant, on nous propose une boisson pour se désaltérer, nous prenons possession de nos chambres où nous nous y installons confortablement. Les chambres donnent sur le parc de la résidence dont la pelouse est arborée de superbes arbres qui sont le paradis des oiseaux qui égaient l’environnement. La structure de la résidence est composée de 5 bâtiments la partie hébergement et restauration, le bureau et l’appartement du directeur, le bar, la piscine couverte et l’édifice d’un ancien moulin qui a perdu ses ailes dont l’intérieur sert d’entrepôt de stockage. Bien détendus nous assistons à la prise de contact, on nous explique le programme de notre semaine bien être, on nous présente les intervenants de la semaine le directeur et son assistant bien sûr, Jun qui animera les séances de détente, de relaxation et l’initiation aux différentes techniques, Marie Hélène qui gère l’hébergement et la restauration sans oublier l’animation qu’elle dispense tout au long des repas. Après avoir fait connaissance avec l’équipe de la résidence du Moulin du Cassot et avec les 7 participants du séjour dont nous faisons partie, on nous invite au pot de bienvenue. Ensuite nous passons à table dont voici le menu marinière de poissons, saumon accompagné de pommes te terre, fromage et sa salade, salade de fruits puis une bonne tisane pour activer la digestion avant d’aller se coucher.

(2) Nous nous réveillons avec le chant des oiseaux, nous prenons un petit déjeuner très copieux, nous nous détendons une petite demie heure avant de commencer les choses sérieuses. A 9 heures 30 Jun nous prend en main, nous effectuons des exercices d’assouplissement afin que notre maître évalue notre condition physique, notre élasticité et notre facilité de récupération après l’effort tout cela dans la bonne ambiance tout en étant sérieux. Après 2 heures de gesticulation Jun nous libère, nous pouvons nous détendre une petite heure avant de prendre le déjeuner dont voici la teneur terrine de saumon, darne de poisson haricots verts, fromage et sa salade, île flottante
Nous prenons place dans le minibus de la résidence, nous allons prendre un bol d’air sur la côte sauvage, nous traversons les villages des Mathe, de la Palmyre, Saint Palais et de Vaux sur Mer. Nous sommes accueillis par un vent violent, nous empruntons un sentier pédestre appelé parcours de la grande côte, il longe et surplombe l’océan qui se trouve sur notre droite, nous découvrons le phare de Cordouan. Nous apercevons des carrelets, ce sont de petites cabanes en bois construites sur pilotis, elles sont situées au-dessus de l’océan, les propriétaires y accèdent par un petit embarcadère qui est arrimé sur la falaise. La pêche au carrelet consiste à descendre des filets dans l’océan, on profite des marées pour capturer des crustacés dans les filets tendus que l’on remonte. Nous continuons notre promenade, nous approchons du puits de l’Auture, nous nous y approchons par un petit sentier. Le puits de l’Auture est une fosse Louvière, il servait de piège à loups pour le seigneur de Didonne et de Royan, qui après une battue dans les bois de chênes et les pinèdes de Courlais, on devait précipiter les bêtes rousses qui terrorisaient le pays dans la mer, le sceau du seigneur de Didonne et de Royan de 1227 est d’ailleurs orné d’un loup. Nous sommes face au Médoc, des cargos croisent dans l’estuaire de la Gironde, ils se dirigent vers le port de Bordeaux Nous distinguons d’anciens blocos de la dernière guerre mondiale, le vent est toujours aussi fort, l’estuaire a été pollué par la dernière manœuvre indélicate survenue à la raffinerie Total au complexe pétrolier de Bordeaux. Des bacs font la traversée de l’estuaire entre royan et le Médoc, ce qui raccourcit la distance entre les 2 villes, car par la route ou la voie ferrée il faut compter un peu plus de 100 kilomètres. Nous revenons à notre point de départ en empruntant un autre sentier, nous longeons la route côtière qui mène jusqu’à Royan, de nombreux commerces sont établis le long de la chaussée, nous passons devant des étales de poissons avec ses odeurs et des restaurants qui laissent échapper de bonnes saveurs. Nous pénétrons sur une plage, nous approchons de l’océan, Renée ose et à le courage de tremper ses pieds. Nous sommes tout ébouriffés, nous rejoignons le parking qui est entouré de petits restaurants, Djamel et Pascal nous offre une boisson et une crêpe à ceux qui le désirent. Nous reprenons le chemin du retour, car à 17 heures 30 Jun nous initie à la Sophrologie. La sophrologie est basée sur la respiration et la concentration, avant chaque initiation au cours de notre semaine, maître Jun fait ouvrir toutes les portes des articulations, il est conseillé de réaliser ces exercices le matin au réveil en lenteur.
La tête : décrire des nons, des ouis en inspirant quand on met la tête en arrière et en expirant quand on ramène le menton à la poitrine, amener les oreilles à l’épaule, décrire des cercles avec la tête d’un côté puis de l’autre.
Les épaules : les mains aux épaules décrire des cercles avec les coudes en avant puis en arrière, lancer les bras l’un après l’autre en avant puis en arrière.
Les poignets : prendre les mains devant soi, plier les coudes, joindre les mains, bouger les poignets dans tous les sens comme l’on a fait avec la tête.
Le dos : lever les bras en l’air en inspirant, plonger les bras en avant en enroulant les vertèbres en expirant, descendre le plus près des pieds, on remonte en inspirant toujours en frôlant les mollets, les genoux et les cuisses.
Le bassin : mettre les mains sur les hanches, plier un peu les genoux, décrire des grands cercles avec le bassin. Toujours les mains sur les hanches, les genoux un peu pliés, lancer chaque fesse de côté en se déhanchant en revenant chaque fois au centre.
Les lombaires : positionner les mains sur le bas des reins avec les doigts sur les lombaires, pousser le bassin vers l’avant en raidissant les abdominaux et la colonne vertébrale.
Les genoux : Plier un peu les genoux, mettre les mains sur les genoux avec les bras tendus, faire des cercles à gauche puis à droite genoux est pieds serrés. Toujours dans la même position bien tendre les bras, tendre les fesses en arrière, rester dans la position 10 secondes.
Les pieds : Lever les talons, dérouler les pieds, s’aider des bras pour prendre la posture du marcheur tout en restant sur place.
Tendon d’Achille :P lier le genou gauche en avant, tendre la jambe droite en arrière, mettre les 2 mains sur le genou gauche, plier le genou gauche plus en avant tout en tendant la jambe droite en arrière, on doit ressentir du talon à la fesse le parcours du nerf sciatique.
Voici une explication de la sophrologie :
Sophrologie (du grec sôphrôn, sage) Ensemble de pratiques fondées sur des techniques de relaxation physique et mentale, utilisées notamment en accompagnement thérapeutique dans les troubles psychiques ou psychosomatiques, ainsi que dans la préparation à l’accouchement. C’est l’étude des changements d’états de conscience de l’homme obtenus par des moyens psychologiques, et de leurs possibilités d’application thérapeutique (relaxation, hypnose, etc.). Du grec sôs, «harmonie», phrên, «esprit», et de -logie.
Présentation de la sophrologie Pour une meilleure qualité de vie par une meilleure qualité de conscience D’où vientelle et quel est son fondement ? Considérée à l’origine comme une science médicale, la sophrologie est née en Espagne. Cette jeune discipline crée en 1960 par le A.CAYCEDO, neuro psychiatre, est le résultat de ses recherches à partir de l’observation des ses patients. Touché par la souffrance de ses malades, soumis alors à de traitements brutaux (électrochocs coma insulinique) il a cherché comment agir différemment. Il s’intéresse alors aux connaissances et pratiques susceptibles d’enrichir sa recherche sur la conscience, notamment à l’hypnose, aux différentes méthodes de relaxation (Jacobson, Vittoz, Schultz). Il entre aussi de plein pied dans le progrès de la psychologie comportementale et cognitive, et adhère à un courant de pensée occidentale : la phénoménologie qui se traduit par une façon de redécouvrir les choses comme un enfant, sans à priori, sans jugement…. Puis il fait un grand voyage en Orient, et expérimente les techniques psychocorporelles orientales telles que le Yoga indien, le tumo tibétain, le zen japonais hors de toute philosophie et croyances. A partir de ces multiples richesses, Alfonso CAYCEDO développe LA SOPHROLOGIE. Quelles sont ses applications principales dans le quotidien de tout un chacun ? Gestion du stress, des émotions désagréables : « Comment je m’adapte aux situations de la vie ? Gestion des émotions désagréables Gestion du stress Confiance en soi :« Est ce que je suis moi, est ce que je m’affirme ? » Confiance en soi Cohérence entre façon de vivre et valeurs de vie : « Est ce que je vis en fonction de mes valeurs et lesquelles ? » Cohérence entre facon de vivre et valeurs de vie
A qui s’adresse t-elle ? La première indication de la sophrologie est la motivation de l’intéressé d’autant que l’efficacité des techniques dépend également de leur répétition.Elle s’adresse à tout public, enfants, adultes, actifs de tous milieux socio- professionnels, étudiants, futures mamans, retraités, demandeurs d’emploi, sportifs, artistes……
Qu’est ce qu’un sophrologue ? Le Sophrologue n’est pas un thérapeute sauf s’il est médecin spécialisé ou thérapeute par ailleurs (psychiatre, psychanalyste, psychothérapeute….) Le Sophrologue n’est pas un Gourou, La sophrologie n’est dépendante d’aucune philosophie, ni croyance Il est un accompagnateur : imaginons un voyageur, au bord d’un fleuve, qui souhaite passer d’une rive à une autre et ne se rend pas compte qu’il a une barque à sa disposition à cause de brumes qui voilent les abords de la rive, il fait appel à un passant juste à coté de lui. Ce passant est le sophrologue, il connaît la brume et a appris à regarder au-delà. Son rôle sera de faire prendre conscience au voyageur qui l’a interpellé que la barque existe, qu’il a des capacités à s’en servir, et s’il les a oubliées, qu’il pourra les reconquérir, les développer. Alors il traversera seul le fleuve et ira là où bon lui semble. Le sophrologue utilise les outils de la sophrologie en fonction des objectifs à atteindre, définis avec l’intéressé et dans une relation d’alliance et non de dépendance.
Les techniques PETIT APERCU : la pratique vous en dira plus… Les relaxations dynamiques sont l’ossature de la Sophrologie soit primordiales . Elles se pratiquent debout ou assis. Ces méthodes s’adressent au corps et à l’esprit.
Les relaxations dynamiques utilisent des stimulations corporelles coordonnées avec la respiration (exemple :petits mouvements de rotation de tête, de haussements d’épaules, légère contraction musculaire suivie de relâchement _ le déroulement de chaque relaxation dynamique est précis, accompagné par le sophrologue)
Nous pouvons travailler les 4 premiers degrés selon l’évolution de la personne au cours des séances et selon les besoins de chaque individu. Chaque degré présente un bénéfice : par exemple – sentir respirer son corps, développer les sensations de détente, venir à bout d’un mal de dos du à de simples tensions…(1er degré) se sentir très présent dans son environnement et ne pas rater le bon moment de prendre un nouveau job…(2ème degré) ressentir le plaisir de ne plus avoir de tensions et se voir épanoui dans nouveau job (3éme degré), donner un sens à ce changement en sachant que c’est ce que nous voulions atteindre (4 éme degré).
. Les relaxations statiques se pratiquent en posture assise ou allongée selon le choix du sujet. Ces méthodes s’adressent plus au mental et utilisent des visualisations, leurs objectifs sont plus ciblés, selon le but à atteindre.
Ex : retrouver un sentiment de confiance se préparer à une épreuve, à une situation nouvelle (préparation à un examen, à une prestation artistique à l’accouchement, à un entretien professionnel Nous pouvons distinguer les techniques associées au présent : essentiellement des exercices de concentration ou d’attention à un stimulus (respiration, sensations, image agréable, objet neutre) Celles orientées vers le futur : acceptation progressive d’un évènement redouté, désensibilisation (traitement d’état anxieux, certaines peurs), évocation positive de l’évènement futur Les techniques orientées vers le passé : évocations positives de souvenirs récents ou anciens qui permettent de se relier à une image de soi, à une expérience passée positive (ex: situation passée où nous avons éprouvé de la confiance en nous pour nous imprégner de ce sentiment positif dont nous allons avoir besoin dans une situation prochaine…)
Après une bonne séance de sophrologie, nous avons fait une remise en fonction du corps, en repositionnant bien les fesses, les reins, la colonne vertébrale, les épaules, la nuque et la tête dans le prolongement du corps en ramenant les genoux vers la poitrine avec les mains en étant étendu, ensuite on exerce une pression plus forte pendant 10 secondes puis on se relâche doucement, on s’étend au sol de tout son long, on détend tous les muscles, on se tourne sur le côté en position de foetus puis on s’assois avant de se redresser.
Après une bonne heure de gesticulation nous avons eu une petite heure de détente avant de passer à table.

(3) La matinée est consacrée à la découverte du do-in, c’est l’art de l’automassage. Après les exercices d’ouvertures des articulations, on s’assoit sur le tapis et on s’applique une séance de do-in.
Bien se frotter les mains l’une contre l’autre afin qu’elle dégage de la chaleur, positionner les paumes des mains sur les yeux et exercer de petites pressions, puis avec les 2 index se masser les côtés du nez afin de dégager les sinus, avec les pouces se masser en faisant de petites pressions la cavité qui se trouve devant et dessous le menton ce qui active les glandes salivaires, se pianoter sur tout le visage, placer les paumes des mains sur les oreilles en pressant pour les boucher et les doigts sur le crâne faire des pressions, les paumes de mains sur les oreilles et les doigts en arrière sur les cervicales faire des pressions pour les masser, masser le haut des trapèzes des épaules puis le rond des épaules, se masser l’intérieur du coude et sa couronne, masser les poignets et les mains, se masser les doigts en les étirant de la main vers les ongles, se masser en tournant la région de l’estomac, se masser en tournant la région du nombril, masser le creux des reins et les lombaires, chercher au milieu de chaque fesse un point qui est douloureux sur lequel on presse en expirant et on relâche en inspirant, masser les cuisses devant derrière et l’intérieur, se masser derrière les genoux et sa couronne, masser les mollets, enfin masser les chevilles l’ensemble du pied en terminant par les gros orteils.
Nous avons terminer la séance de do-in, en nous appliquant une remise en fonction du corps que nous avons décrit ci-dessus, nous avons eu droit à nos 45 minutes de détente avant de prendre le repas qui était : champignons à la grecque, aile de raie avec gratin de courgettes et sa sauce aux câpres, fromage et sa salade, tarte au citron meringué.
Nous sommes en partance pour Saujon et son centre de balnéothérapie, nous traversons les villages de etolle et de Breillé, nous passons un grand carrefour qui distribue les directions de Royan, Saintes, la Rochelle, Rochefort et Saujon. Saujon est une commune de 6500 habitants, elle est située sur la Seudre, l’économie est assurée par le centre thermale tourné vers les maladies nerveuses et dépressives, une polyclinique psychiatrique est située à proximité des thermes de Saujon. Le centre thermal de Saujon à la particularité d’appartenir à aucune chaîne de centres thermaux, il est la propriété de la famille Dubois depuis 5 générations, l’eau qui sert aux bains est tirée à 800 mètres de profondeur, elle est chauffée afin d’atteindre la température de 35 degrés. Pour accueillir les curistes la commune de Saujon possèdent 4 hôtels, des meublés loués par des particuliers et une multitude de terrains de camping. L’après-midi le centre thermal ouvre ses installations et mets à dispositions son personnel soignants pour des séances de balnéothérapie hors médication pour le bien être et la détente. C’est donc le centre Philéa dans lequel nous avons eu le loisir de nous relaxer, nous avons commencé les soins par le lit d’eau, c’est une expérience étonnante garantie grâce à l’effet de la pesanteur, ce qui favorise une profonde relaxation corporelle et mentale pendant une vingtaine de minutes. Après une bonne touche comme après chaque soin, nous avons découvert le Sauna pendant 15 minutes, c’est un bain de vapeur sèche à température de 70 degrés, ses vertus sont nombreuses ouvertures des pores, libération des sinus et des voies nasales, purification et apaisement général grâce aux effets lénifiants de la chaleur. A la sortie de la douche nous avons eu droit à notre second soin le massage sous infusion, nous sommes sous une fine pluie de micro gouttelettes, le kinésithérapeute masse pendant 20 minutes sélectivement les zones du corps selon l’objectif recherché (détente, anticellulite, retour veineux, souplesse musculaire). Bien détendus nous avons fait une séance de 5 minutes dans le hammam, c’est un bain de vapeur humide de 40 degrés dans un air saturé d’humidité, ses effets sont similaires à ceux du sauna, mais il est souvent mieux toléré. Ensuite nous avons reçu le troisième soin le massage à sec ou modelage du corps, c’est un massage de 15 minutes pratiqué à mains nues avec une essence à base de vaseline par une hydrothérapeute, ce qui provoque une évacuation du stress et un profond relâchement musculaire s’installe. Bien malaxés nous avons profité d’une trentaine de minutes du jacuzzi, il permet de passer un bon moment de convivialité tout en profitant d’un bouillonnement tonifiant des jets d’eau sous-marins. Libérés de nos 3 soins nous avons profité de la piscine et de ses jets ainsi que des cours d’aquagym, ensuite au gré de nos désirs nous pouvions nous installer soit dans le sauna, le hammam ou le jacuzzi. Après 4 heures d’activités, nous avons rejoint le vestiaire pour regagner l’air libre la tête vide et le corps détendu. Nous avons rejoint Arvert dans un silence somptueux, nous étions tous fatigués de notre journée, après une petite relaxation dans notre chambre nous avons pris le dîner assiette de crudités, pot au feu, fromage puis dessert et nous avons eu droit à un petit cognac. Nous avons terminé la journée par un débat animé par Jun à propos de l’alimentation, ça fait un peu peur, car tous les produits que nous mangeons sont proscrits, enfin c’est ce que l’on écrit dans les livres de nutritionnistes un peu sectaire sur la question, mais il faut tout de même en tenir compte et essayer de surveiller son alimentation pour son bien être.

(4) Nous nous réveillons avec la pluie, ce qui n’empêche pas les oiseaux de chanter, la matinée est consacrée à la découverte du chi gong. Nous commençons par l’ouverture des articulations que nous effectuons avant chaque séance afin de réveiller notre corps. Voici une petite présentation du chi gong
« Qi Gong » ou « Chi Cong » ou « Chi Kung » veut dire « travail de l’énergie ». C’est l’art de faire circuler l’énergie interne, le Qi ou Chi. Gong veut dire maîtrise, discipline. C’est une pratique provenant du taoïsme, souvent appelée « exercices de la sérénité ». Il consiste en exercices de santé, utilisés par la médecine chinoise depuis près de trois millénaires. Il existe différentes variantes ou écoles. Sa pratique est obligatoire en Chine pour ceux qui veulent devenir maîtres de la plupart des arts martiaux. Caractéristiques principales des exercices de Qi Gong Les exercices sont divisés en deux groupes: les exercices actifs, par mouvements des membres, destinés à coordonner la conscience et le souffle, les exercices passifs, souvent réalisés en position allongée, destinés à décontracter le corps et apaiser le mental. Quelques exercices de Qi Gong Il n’est pas facile de décrire ces exercices, qui ne sont pas des exercices de gymnastique occidentale. La pratique avec un professeur est indispensable pour assimiler l’état d’esprit dans lequel ils doivent être faits ainsi que la précision des gestes. Cependant, quelques exercices typiques peuvent être décrits rapidement pour donner une petite idée et peut être l’envie d’essayer.

La position de base, dite de concentration du Chi, est la suivante: Le buste est bien droit très légèrement penché en avant,
les genoux légèrement fléchis, les pieds parallèles écartés de la largeur des épaules, le pouce de la main droite sur le nombril, la main gauche sur la main droite, ou très légèrement en dessous, la tête droite, le menton rentré, les épaules détendues, les yeux ouverts, le regard posé sur le sol à 3 mètres, avec un sourire intérieur, en étant à l’écoute des sensations. Cette position peut s’obtenir convenablement en imaginant être assis sur un tabouret invisible, la tête étant suspendue à un fil également invisible. Quand elle est correcte, un équilibre très stable est obtenu. Elle peut être gardée une à deux minutes.
Généralités sur les mouvements Des exercices d’assouplissement sont faits au début de la séance. Beaucoup de mouvements partent de la position statique précédente. Tous les mouvements sont faits avec lenteur, en ondulant les bras, un peu comme les ailes d’un oiseau, en harmonie avec la respiration: quand les bras montent, inspiration; les genoux se tendent modérément, quand les bras descendent, expiration; les genoux fléchissent légèrement. Il faut rechercher la sensation des pieds au sol et des mains dans l’espace (certains disent « avoir la conscience dans les pieds et les mains »). Les bras sont comme suspendus à des fils invisibles, les mains ne sont jamais raides. Toujours penser que l’on travaille avec de gros ballons de plage invisibles. Les exercices sont généralement faits 4 fois de suite et enchaînés les uns aux autres dès que plusieurs sont effectués correctement. Un temps de respiration et de conscience des sensations peut être placé entre chacun d’eux.
Exercice préalable de « balancement » A partir de la position de base, en jouant uniquement sur les chevilles, se balancer très légèrement et très lentement d’avant en arrière, 4 fois, sans perdre l’équilibre, puis de gauche à droite, en accentuant la pression sur le pied du côté où l’on penche. Exercice préalable de mobilisation du Chi Il consiste à balancer les bras, paumes des mains vers le sol, d’arrière en avant, avec des ondulations dans les mains, en fléchissant les genoux quand les bras sont au plus bas (expiration).
Jun nous prend en main, nous écartons les pieds à la largeur de nos épaules, nous articulons des sons en essayant de les envoyer à nos organes, le A à destination du cœur, le E en relation avec les poumons, le I correspond au foie et à la vésicule, le é doit solliciter l’estomac, enfin le son chui met en éveil le pancréas et la rate. Nous avons eu un peu de mal pour accoupler le son et son organe, mais avec la pratique, il paraît que ça s’acquiert. Toujours les pieds dans la même position, on tend les mains en avant comme si l’on tenait un ballon, et on décrit des gestes avec les bras qui doivent chacun communiquer avec un organe. Pour le cœur de la position initial on ramène les bras à l’horizontal très lentement, pour les poumons toujours de la position initiale tout comme les 3 autres exercices on lève les bras à la verticale en présentant les paumes de la mains au plafond, pour l’estomac on baisse les bras vers le sol en esquivant le geste de vouloir pousser le sol avec la paume des mains, pour le foie et la vésicule on tend l’un après l’autre les bras à l’horizontal puis on se penche du côté du bras tendu on revient toujours lentement à la position initiale et on exécute le même mouvement avec l’autre bras, pour le pancréas et la rate en même temps on baisse un bras avec la paume de la main vers le sol et on monte l’autre bras avec la paume vers le plafond et vis versa. Tous les mouvements que nous venons de décrire doivent être accomplis 6 fois chacun en contrôlant bien sa respiration, ensuite nous pouvons synchroniser le son et le mouvement pour chaque organe, c’est plus compliqué, mais plus bénéfique pour la coordination. Nous avons terminé la séance de chi gong par la Remise en fonction du corps, nous avons eu droit à nos 30 minutes de relaxation avant un déjeuner charentais qui était grillons, bœuf bourguignon avec des brocolis, fromage puis charlotte au chocolat.
L’après-midi nous prenons de nouveau la direction de Saujon afin de terminer nos soins à la balnéothérapie, car nous avions un forfait de 6 soins, l’eau employée à Saujon n’est pas digeste, elle est très ferrugineuse, ce qui est très bénéfique pour les maladies nerveuses et psychiques, le fer de l’eau est apporté dans le corps au travers des pores lors des bains thermaux. Nous avons confié notre corps entre des mains de kinésithérapeutes et d’une esthéticienne qui nous ont lors de séance d’une bonne vingtaine de minutes appliqué un shiatsu du dos, un shiatsu du visage et un soin appelé réflexologie des pieds. Le shiatsu est un massage par pression sur des points précis, la réflexologie des pieds est un massage de la voûte plantaire, car tous les organes ont une ramification précise à la base du pied. Entre chaque soin nous pouvions à loisir nous adonner au hammam, au sauna, au jacuzzi, à la piscine sans ouvrier la salle de repos où l’on nous distribuait des tisanes bienfaitrices du corps. Djamel et Pascal nous surveillaient en nous laissant libre dès que nous étions installés dans la salle de soins, de relaxation ou de repos, dès que nous voulions un petit coup de mains ils étaient présents. C’est transformé que nous avons repris le chemin du retour, nous avons longé la Seudre qui est le fleuve le plus court de France. Nous sommes arrivés avec la pluie à la résidence du moulin du Cassot, après une courte détente nous avons dîner en apéritif on nous a offert un pinot des Charente, ensuite nous avons eu une soupe à l’oseille, poissons en papillote, fromage, yaourt. Une fois notre tisane bue, Jun nous a repris en main pour une petite séance de sophrologie appelée aide au sommeil.

(5) La matinée est consacrée à l’approche du ata yoga qui fait référence à la lune et au soleil dont voici une petite explication :
Dans la tradition hindoue, technique de méditation et de concentration mentale visant à placer graduellement la conscience au centre même de l’être, là où le soi individuel (atman) est identique à l’Être universel. Technique de relaxation et de maîtrise des fonctions corporelles fondée sur des exercices gymniques empruntés au yoga Les principes du yoga ont été exposés dans différents sutra attribués à Patañjali: Yogasutra (II éme siècle avant Jésus-Christ). Ces textes de base définissent le yoga comme l’«arrêt des fluctuations de la pensée». Les exercices hygiéniques qui, sous le nom de yoga, connaissent aujourd’hui la faveur du public occidental, sont empruntés au hatha yoga («yoga violent»). Exercice mental et physique (contrôle de la respiration, postures corporelles, etc.), ce dernier permet de supprimer les impressions sensorielles afin d’obtenir la concentration nécessaire pour atteindre à l’état parfait de réalisation spirituelle (délivrance et union) du raja yoga («yoga royal»).
Notre séance commence par l’ouverture des articulations qui est toujours la même, elle est recommandée avant chaque sollicitation du corps. Le premier exercice de yoga se fait sur le tapis en position allongée, chaque exercice doit être fait 8 fois, on relève une à une les jambes très lentement de l’horizontal à la verticale, puis on fait le même exercice mais en soulevant les 2 jambes à la fois, ensuite on sollicite les bras de la même manières un à un et ensemble. Le second mouvement est appelé position du guerrier, on est debout, bien droit les pieds joints, on lance le pied gauche en avant en pliant le genou tout en inspirant, on bascule le corps en avant puis on lève les bras dans le prolongement du corps, au-dessus de la tête on joint les mains, on arrête l’inspiration, on bloque la respiration un certain temps, en expirant on ramène les bras, le corps et le pied gauche afin de reprendre la position initial avant de lancer le pied droit et de faire le même mouvement qu’il faut accomplir 4 fois de chaque côté. Le troisième mouvement est appelé position lune soleil, sur le tapis on s’assoit sur les talons tout en étant dressé, on joint les mains devant soi en position de prière, on lance les bras devant pour se mettre en position chien, les bras sont tendus, on creuse le dos et on relève la tête, on passe en position chat, on arrondit le dos et on baisse la tête, on revient les fesses sur les talons, on tend aussi loin que l’on peut les mains devant soi sur le tapis pour bien s’étirer c’est la position diamant, ensuite on fait la montagne, tout en restant à genoux on redresse tout le corps en levant les bras et en rassemblant les mains pour bien continuer l’étirement, on se remet en position diamant les fesses sur les talons et les mains loin devant sur le tapis, ensuite on revient à la position prière les mains jointes devant soi et on recommence l’exercice 6 fois. Nous terminons la séance de yoga par la méditation, on passe tout d’abord dans la position du cadavre, c’est-à-dire allongé de tout son long et inerte, puis on s’assoit sur le tapis, on prend la position qui nous convient le mieux pour méditer en écoutant sa respiration. On quitte le tapis sans avoir oublier d’effectuer la remise en position du corps, nous avons droit à notre petite détente dans la chambre. Comme nous avons l’après-midi libre, nous en avons profité pour recevoir Valérie, Loïc et Apolline qui étaient de passage dans la région pour rejoindre Avignon. Le midi nous avons partagé le repas ensemble à la résidence, nous avons dégusté cœurs de palmiers œuf mimosa, Thon à la basquaise avec son riz pilât, trou charentais (boule de glace avec une liqueur de pommes espagnole Manzana, fromage, gâteau charentais.
L’après-midi nous avons découvert la résidence avec nos invités pendant que Apolline faisait sa sieste, après la tétée toute la famille Granget a pris la route. Le reste du groupe était en promenade avec Pascal le long de la Seudre et à Didone, Djamel nous a invité à prendre une boisson, puis nous sommes allés à Arvert faire quelques emplettes au bureau de tabac et au Chopy. Arvert compte 2500 âmes, on y trouve tous les commerces de proximité ainsi que 2 hôtels dont un qui est contigu avec la résidence du moulin du Cassot. A 18 heures tout le monde était de retour, nous avons eu une bonne heure de détente avant de dîner, au menu il y a salade de haricots verts, paupiettes avec des pommes duchesses, fromage, salade de fruits.

(6) La pluie a cessé, la matinée est réservée au taï chi chuan, tai-chi-chuan ou tai-chi Gymnastique chinoise caractérisée par un enchaînement lent de mouvements, selon des schémas précis. Le taï chi est l’observation d’un moine au XIII.me siècle qui depuis sa cellule contemplait une grue qui voulait subtiliser un serpent. Le moine a décrypté tous les mouvements réalisés par le reptile afin de ne pas subir le grand échassier, ensuite il y a eu toute une métaphore philosophique autour du fort et du faible en mettant la ruse, esquive, dissimuler sa faiblesse, dérouter l’attention de l’autre etc. pour survivre. Dans taï chi il y a grand et boxe, comme à chaque fois nous avons commencer la séance par l’ouverture des articulations, ensuite nous avons pris la position ouchi qui consiste à se recentrer et de bien se planter au sol en étant très droit. Le premier exercice pousser les nuages, on se met en position cheval les jambes un peu arquées, on tend les bras en avant, mettre les 2 paumes de mains qui regardent la gauche, on pousse les mains vers la gauche, on revient au centre, on tourne les paumes des mains vers la droite, on pousse les mains vers la droite tout en soufflant et très lentement, on exécute ce mouvement 8 fois. On se remet en position de ouchi pour bien recentrer son corps, le second mouvement est appelé repousser le singe, on tend une main à l’avant la paume de main dirigée vers le bas, on la ramène à soi en effleurant la hanche, on la ramène en arrière jusqu’à ce que le bras soit en extension, on tourne la paume de la main vers l’avant, on pousse le singe en ramenant le bras et la main jusqu’à la hanche, on fait le même mouvement avec l’autre main, on effectue ce mouvement 8 fois. Nous reprenons la position du ouchi, le troisième mouvement est appelé le poing du taï chi qui consiste à refermer les poings sans les serrer comme si l’on voulait préserver un petit oiseau, on colle les bouts des pouces sur ceux des index, on pose les poings ainsi fermé sur les hanches, très lentement on tend l’un après l’autre les bras en avant que l’on ramène sur la hanche, puis on tend l’autre, on décrit ce mouvement 8 fois. Nous effectuons de nouveau le ouchi, le quatrième mouvement est appelé repousser la crinière du cheval, on met la jambe gauche en avant donc la droite en arrière, on met le poids du corps sur la jambe arrière, on tend le bras gauche sur le côté droit la paume vers le plafond, le bras droit est positionné pour amener la main droite au-dessus de la gauche la paume vers le sol comme si l’on tenait un ballon entre les mains, on écarte les mains en faisant faire face à face aux paumes en amenant le poids sur la jambe de devant, on effectue ce mouvement 4 fois puis on passe dans la posture où la jambe droite est devant et on effectue le même exercice. Ne pas oublier le ouchi, Ensuite nous avons effectué 2 mouvements de taï chi à deux, face à face un des participants pose ses mains sur les poignets de son partenaire qui décrit des mouvements avec ses mains, le participant passif doit suivre les mouvements effectués par son partenaire actif. Le second exercice consistait toujours face à face, on se colle les paumes de mains, un des partenaires est actif et l’autre doit resté passif tout en suivant les mouvements décrits par son partenaire. Nous rappelons que la plupart des mouvements de taï chi sont effectués si la posture le permet en position cheval, nous avons terminé la séance par la remise en position du corps. Pour bien terminer notre séjour bien être Jun nous a fait réviser les diverss points de do-in pour nous remettre en état de marche. Bien relaxés, nous avons eu 30 minutes de détente avant de déjeuner qui était avocat crevettes, tarte bressane, fromage, mousse au chocolat.
Nous prenons la direction de l’estuaire pour aller visiter l’écomusée de l’huître à Marennes, il est l’œuvre et commenté par un ancien ostréiculteur de Marennes. La véritable huître de Marennes était lisse et ronde, tous les bassins de France cultivaient la même qualité d’huître, en 1870 un navire qui s’appelait le Morlaisien qui devait rejoindre les côtes du Nord a échoué près de Royan, on a donc déchargé sa cargaison qui était constituée d’huîtres du Portugal. La portugaise a donc par le hasard été élevée dans le bassin de Marennes Oléron, la coquille est plus rugueuse et bombée, ensuite on a introduit la race japonaise en 1970, aujourd’hui la nouvelle race d’huître est la tiplot qui est née en laboratoire. La tiplot possède une petite queue qui lui est caractéristique, ce qui fait que nous ne pouvons pas l’ouvrir par l’arrière. La tiplot naît en laboratoire, mais elle est élevée comme les autres. Ce sont les compagnons du tour de France qui ont propagé l’huître comme met, ils l’ont découvert aux détours de la côte quand ils se restauraient dans les tables d’hôtes appelées Caillenne. Plus tard l’huître est arrivée sur la table des rois, pour la petite histoire on a même voté avec des coquilles d’huîtres qui servaient de bulletins de vote. L’huître devient laiteuse au mois de juillet, elle prépare sa ponte, lorsque l’eau de mer arrive entre 18 et 20 degrés l’huître fait sa première ponte qui est femelle de 2 millions d’ovules, la deuxième ponte de la même huître est la ponte male de 10 millions de spermatozoïdes. Les germes se rencontrent dans l’eau par les courants, dès qu’ils se rencontrent 4 heures après une tâche noire apparaît dans l’ovule et le cœur se met à battre. La petite ovule saute dans les courants, elle monte et descend les marées pendant 10 à 12 jours, si elle touche quelque chose, elle survit sinon elle sera perdue. Sur les 2 millions d’ovules seulement 16 à 20 ovules survivent, et au bout des 4 ans d’élevages ce seront la moitié qui finiront sur la table pour être dégustées. Fin juillet début août l’ostréiculteur installe des capteurs ou collecteurs dans l’eau, auparavant on captait les ovules avec des petits fagots de bois constitués d’une vingtaine de bouts de bois, le fagot était maintenu dans l’eau par une pierre et il était attaché à une corde. Une fois le fagot ensemencé de petits points noirs ou ovules, l’ostréiculteur les repêchait pour les installer dans des tables à pousser. Les fagots ont été interdits car ils freinaient les courants, ensuite on captait sur des chapelets constitués de coquilles d’huîtres constitués par les femmes au mois de juin et juillet. On a capté sur tuile d’ardoise, aujourd’hui on capte sur tuyau en plastique, on nous fait toucher sur un tuyau en plastique des petits ovules qui ont 9 jours, c’est très minuscule mais le mollusque et les 2 coquilles sont déjà formés. Sur un tuyau en plastique nous apercevons de toutes petites huîtres qui ont 6 mois, on en dénombre 600 sur ce tuyau, l’hiver l’huître subit le mauvais temps, les tempêtes donc elles ne poussent pas et elles sont parfois arrachées de leur collecteur. Les huîtres de 12 mois sont très saillantes donc coupantes, à 18 mois on enlève les huîtres de leur support car elles sont touche à touche et elles ne peuvent plusse développer. Le travail de récolte sur les supports s’effectue du mois de janvier au mois de mai, la tâche se fait à la machine ou à la main ce qui va aussi vite, les hommes ramènent les huîtres sur des tables à la main d’œuvre féminine. Les femmes trient les huîtres, les petites sont ressemées en mer carrément sur le sol avec une pelle et elles vont y rester un an de plus, les moyennes vont aller en culture casiers ou pochons. Dans chaque pochon on introduit à peu près 1 kilogramme d’huîtres moyennes, on installe les pochons à un mètre du sol dans la mer sur des tables en fer, tous les bassins ostréicoles de France font la culture pochon. Dans leur 4 ans de culture l’huître sera changer 7 à 8 fois de parc, il y a des parcs de sable, de graviers, de vase etc., au départ pour la pousse on les met sur des terrains vaseux, la dernière année l’huître à droit aux parcs sableux et de graviers. Dans le bassin de Marennes d’Oléron il y avait 3000 producteurs, aujourd’hui on n’en compte que 700, dans un proche avenir ce nombre sera encore divisé par 2, ce seront uniquement de gros établissements européens, la petite exploitation est en voie de disparition. La superficie du bassin de production à marée basse est de 3600 hectares. A la belle époque le bassin horticole employait 10000 personnes, toute l’année il y avait des tâches à effectuer que ce soit pour les hommes ou les femmes, maintenant l’été les femmes n’ont plus de travail, heureusement que le tourisme est arrivé. Au mois de septembre la vente des huîtres recommence, les hommes vont repêcher les pochons qui ont 4 ans, on garnit les tables aux femmes qui jusqu’au mois de décembre vont calibrer les huîtres. Le calibrage va de la plus petite calibre 5 à la plus grosse calibre 0, autrefois le calibrage se faisait manuellement, la France compte 11 bassins ostréicoles de la Méditerranée à la Normandie et chaque bassin à son appellation. L’appellation du bassin de Marennes d’Oléron est la poussant claire, la spéciale de claire et la fine de claire. L’appellation de claire s’étend donc sur 3600 hectares et sur 15 kilomètres de côte, l’ostréiculteur n’est pas propriétaire des parcs en mer, ce sont des concessions maritimes avec des baux renouvelables tous les 15 ans et ils se transmettent de génération en génération. Auparavant les bassins de Marennes et d’Arcachon fournissaient en essaim d’huîtres tous les autres bassins ostréicoles, aujourd’hui la production d’essaims se fait en laboratoire à proximité des bassins. Les ennemis de l’huître avant qu’elle soit en pochon sont l’étoile de mer, la dorade, le petit crabe coureur, la raie, et le plus grand ennemi et le bigorneau perceur, tous ces prédateurs étouffent, brisent, aspirent ou sucent le mollusque contenu dans l’huître. Un laboratoire a trouvé la façon de remédier à la queue qui se trouve à l’arrière de la race d’huître tiplot, il suffit d’interrompre de la nourrir en laboratoire pendant une dizaine de jour quand elle est encore en laboratoire et le tour est joué, à maturité la queue a disparu est on peut l’ouvrir sur tout son périmètre. Les huîtres provenant de laboratoire sont matures à 3 ans de culture au lieu de 4, elles vivent en laboratoire jusqu’à 2 mois après elles retrouvent l’élément marin, leur goût est identique à l’huître fécondée et née en mer. Aujourd’hui le calibrage se fait à la machine dans de petits godets qui calibrent au poids entre 30 grammes et 110 grammes, ce qui fait qu’il n’y a plus que 3 calibrages au lieu de 6 avant petite, moyenne et grosse. L’ensemencement au mètre carré de l’huître diffère selon la qualité de l’huître 2 au mètre carré pour la poussant claire, 4 pour la spéciale de claire et 15 pour la fine de claire. On pourrait en ensemencer 100 au mètre carré, mais la qualité ne serait pas la même, car une huître pour se nourrir filtre 2 litres d’eau à l’heure, l’huître est une pompe qui aspire et refoule l’eau et se nourrit du plancton vivant qu’il y a dans l’eau. Dans les claires il y a une algue microscopique qui s’appelle la navicule bleue, le pigment de cette algue microscopique donne une petite teinte verte du côté gauche aux huîtres affinées claires. 60% de la production se commercialise pour les fêtes de fin d’année, les huîtres sont pêchées, passées au laveur, décantées pendant 24 heures, elles sont repassées au laveur, ensuite on garnit les tables pour que les femmes les trient. Devant chaque table il y a un tabouret où sont assises 2 femmes, une à 3 huîtres dans sa main gauche et 2 dans la droite, elle les dispose dans la bourriche et annonce 1, sa collègue fait la même opération et annonce 2, elles renouvelles l’opération jusqu’à l’annonce 10, on sait alors que la bourriche est pleine, elle contient 50 huîtres, c’est-à-dire 4 douzaines plus 2 en prévention si une se cassait ou était défectueuse. Le jour d’emballage il était interdit de parler, sinon le patron faisait une remontrance et à la troisième c’était la porte. Auparavant il existait de grosses bourriches en osier qui contenaient 50 douzaines d’huîtres, aujourd’hui les grandes surfaces demandes quelquefois des bourriches de 2 ou 3 douzaines, l’emballage est donc une pièce maîtresse de l’ostréiculture, car en cas d’erreur du nombre d’huîtres contenu dans une bourriche répétée, l’ostréiculteur peut perdre le marché. Une huître emballée par une femme est garantie 15 à 20 jours sortie de l’eau de 0 à 8 degrés, si elle est bien emballée. La première bourriche emballée pour les fêtes de fin d’année dans chaque exploitation est remisée dans une buanderie, 15 jours après on l’ouvre pour déguster les huîtres, c’est le témoin gustatif en cas de remarque. Le bassin de Marennes d’Oléron produit 80000 tonnes d’huîtres par an, tout l’ensemble des bassins français en produisent 250000 tonnes annuellement. Le premier parc à huîtres date de 1870, c’est l’idée d’un habitant de la Tremblade tout près d’ici, il partait à la guerre de 70, pour mettre à l’abri alimentairement sa femme et son fils il décida de mettre des huîtres pêchées sur la côte dans d’anciens marais salants. Il partit à la guerre, sa femme et son fils ont donc essayé de vendre les fameuses huîtres au Noël suivant, mais la navicule bleue n’était encore pas connue et elle repoussait les acheteurs. Un écailler parisien en a acheté, il trouvait qu’elle avait un goût formidable, la poussant claire et son goût de noisette était née. Notre narrateur nous a terminé son explication sur sa passion qu’est l’ostréiculture en nous racontant la vie d’antan de sa famille, il est à 76 ans le successeur d’une longue lignée d’ostréiculteur qui remonte à son grand-Père arrivé de paris à la fin du XIX.me siècle. C’est quelque peu frigorifié que nous avons rejoint le restaurant gérée par la fille de notre vieux loup de mer, nous nous sommes installés autour d’une table monastère en ormeau galeux. On nous a servis des huîtres, des crevettes, du beurre fleur de sel, du pain de campagne et un excellent vin blanc d’Oléron. Bien réchauffés nous avons repris le chemin du retour sous la pluie, arrivés à arvert Jun nous a administré une séance de sophrologie, nous avons pratiqué la relaxation appelée IRTER qui consiste en position debout inspirer, retenir sa respiration, tendre tout son corps en le raidissant, expirer puis se relâcher. Ensuite nous avons fait le bilan du séjour avant de partager le dernier repas qui était soupe de légumes, encorné farci avec brocolis et carottes arrosés d’une sauce tomates, fromage, chou à la crème.

(7) Le soleil est revenu mais nous devons partir, après le petit déjeuner nous ramassons nos affaires et nous préparons notre valise. A midi pétante le taxi est devant la résidence, nous disons au revoir à Marie-Hélène, Djamel et pascal et nous rejoignons la gare SNCF de Royan. Nous effectuons notre premier changement à Saintes où nous quittons les 5 autres participants qui étaient toutes de la régions parisienne, ensuite arrivés à Bordeaux nous empruntons le train appelé le grand sud qui nous conduira à Montpellier.

Nous sommes revenus enthousiasmés de notre séjour charentais, les animateurs Djamel et Pascal se sont mis en quatre pour nous faciliter notre autonomie sans nous enlever notre liberté, la maîtresse des lieux Marie-Hélène est la petite fourmi qui est toujours présente dès que nous pénétrons dans la résidence tout en restant discrète. Le rythme des activités nous a convenu, les découvertes de relaxation orientale nous ont conquis grâce certainement à la complicité de l’ami Jun qui demande a être connu. Nous avons apprécié le centre de balnéothérapie, le personnel soignant était super sympathique et les installations étaient à notre portée. Malgré le vent la promenade au bord de l’océan nous a vivifié, et l’homme passionné qu’était notre ancien ostréiculteur a su mettre un point d’orgue à notre semaine au moulin du cassot à Arvert. En plus et ce n’est pas le moins important nous nous sommes régalé avec les repas préparé par les personnes du CAT d’Oléron, nous avons fait notre cure de poisson et les autres mets étaient à la hauteur. Nous pensons que la nouvelle équipe est sur de bonne rail, le passé de la résidence doit être oublié, une fois qu’elle aura regagné la confiance des avhistes par des projets de séjours à thème l’avenir de la résidence du moulin du Cassot est assuré. Nous attendons avec impatience le programme des séjours de l’automne, car nous pensons remettre ça pour retrouver l’ambiance printanière.

Claudine Passepont et Michel Michelland

Cordonnées de la résidence :

Moulin du Cassot
2 rue du Cabouci
17730 Arvert
05 46 36 91 84

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