Séjour Dans le Lot du 9 au 17 juin 2007

(1) Trois années de suite nous avons découvert les 4 Périgord, cette année nous sommes en partance pour le Lot (Olt). Ce séjour nous est proposé par l’association Rencontre de Montpellier présidé par Madame Granel, elle a conçu le circuit avec son compère Thierry chauffeur de la Populaire. C’est un groupe de 35 personnes qui embarque à Montpellier pour la province du Quercy, nous prenons la direction de Lodève en empruntant l’A75. Nous quittons l’autoroute la plus haute d’Europe, nous traversons l’Hospitalet, nous sommes entourés de pâturages, de dolmens et de boqueteaux, la route est sinueuse, nous descendons sur Nant et la Dourbie. Nous évitons la Couvertoirade, nous arrivons à Saint-Jean de Bruel où nous visitons le musée de la Noria dédié à l’eau ouvert en 2001. Nous pénétrons dans un ancien moulin du XIII.me siècle situé sur la Dourbie transformé en musée, la Dourbie prend sa source au mont Aigoual, elle a des crues majestueuses, dont celle de 1875 qui atteignit le plafond du moulin soit 12 mètres au-dessus de son niveau normal. . Le but du musée est de sensibiliser le public sur l’importance de l’eau. .Nous traversons plusieurs salles consacrées aux planètes, à la constitution du plateau du Larzac, puis nous pénétrons dans les entrailles du moulin. Une énorme roue entraînée par l’eau active des maillets en bois qui servaient auparavant à nettoyer les peaux en les battants. Les maillets possèdent un manche de un mètre de long, il frappe 52 fois à la minute. Le moulin possède également une mini centrale qui produit de l’électricité revendue à l’EDF, l’électricité fournit équivaut à la consommation annuelle de 20 maisons. La turbine du générateur est entraînée par l’eau dérivée dans un canal que l’on peut réguler par une vanne. Le musée possède une pendule à eau créé par Bernard Giton en 1979, il existe 50 pendules à eau au monde, dont 3 en France une dans une galerie sur les champs Elysées, une autre à la cité des sciences et la troisième se trouve au musée de la Noria. Le prix de cette pendule est de 23000 Euros. La pendule mesure 2,30 mètres de haut, c’est la plus petite taille qui permet le fonctionnement d’une telle pendule, il en existe une sur l’île de la Réunion qui mesure 20 mètres de haut. Une salle renferme des instruments de mesures climatiques des girouettes, des thermomètres, un hydromètre, un hydrographe, un baromètre, un pluviomètre et un anémomètre avec tous ces appareils Noria pourrait éditer son propre bulletin météo. Nous passons dans une salle où est installée une balance qui pèse l’eau contenue dans le corps entre 70 et 80% de son poids, après un cours de diététique certains se sont exercés à leur pesée. Nous sommes dans une salle qui décrit toutes les phases traversées par l’eau du château d’eau à son rejet à la mer, nous sortons du moulin en parcourant un circuit extérieur, la Dourbie est très poissonneuse dont des truites. Nous sommes dans un espace réservé à la faune et la flore aquatique, au matériel de pêche en eau douce et des jeux liés à la propulsion dans l’eau activée par un pédalier. La visite terminée nous reprenons la route, nous roulons sur le plateau du Larzac, nous passons à la Cavalerie, nous apercevons des terrains militaires, nous traversons la vallée du Tarn au-dessus de Millau en empruntant le splendide viaduc de Millau. Nous traversons Séverac le château, puis nous déjeunons en terrasse dans un restaurant à Gaillac de l’Aveyron.
Nous arrivons à Rodez préfecture de l’Aveyron :
Rodez (en occitan languedocien Rodés) est une commune française située dans le département de l’Aveyron et la région Midi-Pyrénées. Les habitants sont appelés les Ruthénois. La cité historique a 26 000 habitants. Avec les huit communes voisines, la communauté d’agglomération du Grand Rodez compte 48 930 habitants, dont 2 000 étudiants. C’est la première agglomération du département.
Histoire : Rodez est une ville deux fois millénaire : son existence remonterait au Ve siècle av. J.-C., lorsqu’une peuplade celtique d’Europe centrale, les Ruthènes, s’arrêta au sud de l’Auvergne pour fonder l’un de ces oppidums caractéristiques de la civilisation gauloise. Sous l’occupation romaine, l’oppidum prend le nom de Segodunum (« La colline de seigle ») en raison de son édification au sommet d’un piton. Le fait ruthène demeurait une réalité si incontournable qu’au Bas-Empire la ville fut baptisée la Civitas Rutenorum ou ville des Ruthènes, puis Ruteni et finalement Rodez. Alors que le christianisme se répandait dans la foulée de l’action évangélisatrice de Saint Amans, la ville n’échappa pas aux troubles des temps barbares qui suivirent la chute de l’Empire romain. Un riche passé, Rodez a été successivement occupée par les Wisigoths, les Francs, les armées des ducs d’Aquitaine et des comtes de Toulouse, ainsi que par les Maures, qui l’investirent en 725 et mirent à bas l’église antique.
Plus tard, ce seront les Anglais qui l’investiront lors de la guerre de Cent Ans. Mais l’histoire de la ville resta marquée durant longtemps par une intense rivalité entre les comtes de Rodez, maîtres du Bourg, et les évêques de Rodez, maîtres de la Cité. Une muraille délimitait les deux secteurs, ce qui en fait un exemple précoce de ville divisée par un mur ! Chaque communauté avait son hôtel de ville, ses consuls, son administration propre ; chacune rivalisant de puissance, de rayonnement. Au bourg, la célèbre dynastie des comtes d’Armagnac et de Rodez, finirent par acquérir des privilèges régaliens : battre monnaie à la tour Martelenque et porter la couronne comtale. Cela amena inévitablement à l’affrontement avec le roi de France en 1443. Le Dauphin, futur Louis XI, vint occuper Rodez et soumettre le Comte Jean IV. Plus tard son fils aura une idée séditieuse en essayant de trahir Louis XI. Cela lui vaudra d’être massacré à Lectoure, avec sa famille, lors de sa fuite. Au début du XVIe siècle, Rodez fut marquée par l’évêque François d’Estaing (issu d’une des plus célèbres familles du Rouergue). Il termina les travaux de construction de la cathédrale Notre-Dame de Rodez. Lui ajoutant ce chef-d’œuvre architectural qu’est le clocher, culminant à 87 mètres, surmonté d’une Vierge. Les travaux furent achevés en quinze années de 1510 à 1526 et ce malgré la peste qui ravageait la ville. Cette rivalité entre les deux pouvoirs a quelque peu desservi le développement de la cité ruthénoise. Malgré les témoignages que sont ses nombreux chefs-d’œuvre gothiques réalisés du XIIIe au XVIe siècle, la ville n’a pas vraiment connu de longues périodes de prospérité. En 1589, Henri IV, comte de Rodez, attache la destinée du comté de Rodez à la couronne. L’histoire de Rodez se calque alors sur celle de la France. Au long des XVIIe et XVIIIe siècles, Rodez devient une cité marchande prospère. La Révolution ôtera à Villefranche-de-Rouergue, la vieille rivale de Rodez, son rôle de capitale administrative au profit de Rodez, qui devient préfecture du nouveau département de l’Aveyron en raison de sa position centrale. Le patrimoine religieux de la ville n’est que partiellement dégradé.
En 1798, est créée la Société centrale d’Agriculture de l’Aveyron.
Sous la Restauration, l’Affaire Fualdès défraye la chronique judiciaire, donnant lieu à de très controversés procès et exécutions capitales. Rodez a reçu à cette occasion de nombreux journalistes qui décriront les mœurs ruthénoises sous un aspect très subjectif. Le XIXe siècle connaît également un renouveau culturel. En 1836, est fondée par des personnalités et notables du département sur l’initiative d’Hippolyte de Barrau, la Société des lettres, sciences et arts de l’Aveyron. La chapelle Saint-Martin fût située à mi-pente en surplomb de Layoule. Avant 1789, elle servait de paroisses Ruthénoise, puis avant la guerre de 39-45, de dépôt d’ordure et de terrains de jeux pour les enfants. En ruine depuis la guerre elle fût entièrement démolie en 1966. La ville en a fait aujourd’hui un Jardin Public, La modernisation de Rodez s’effectue très lentement au cours du XIXe siècle. Peu à peu, Rodez évolue en affirmant et développant son rôle de chef-lieu du département de l’Aveyron. Soucieuse d’échapper au sort des autres capitales départementales de Midi-Pyrénées telles Albi, Montauban ou Auch qui sont tombées sous la dépendance de Toulouse, Rodez propose une alternative à l’hégémonisme de la Ville rose sur Midi-Pyrénées. Symboles de ces velléités de développement, l’aéroport de Rodez (Albi par exemple, pourtant plus peuplé n’en dispose plus) et le nouvel Hôpital de Bourran (la deuxième plate-forme en Midi-Pyrénées après Toulouse) promettent un avenir radieux à la capitale rouergate. Les années 1970 marquent le début d’une vaste opération de réhabilitation du centre ancien. Dans les années 1990, la construction du viaduc de Bourran permet la création d’un nouveau quartier, favorise l’implantation de nouvelles entreprises technologiques et l’installation d’antennes des Universités de Toulouse. En 2005, le département de l’Aveyron poursuit son désenclavement (viaduc du Viaur sur la route de Toulouse, autoroute Paris-Montpellier et son célèbre viaduc de Millau, etc.) et l’agglomération ruthénoise son développement économique. Depuis peu Rodez figure comme la capitale « du nord de Midi-Pyrénées et le sud du Massif-Central et des Cévennes »: la construction d’un nouvel hôpital ultramoderne le démontre. Rodez a aussi des doutes : la rocade en mise en 2×2 voies, opposition au conseil de la ville, etc. La ville se distingue en de très grandes parties :
Économie : Rodez forme aujourd’hui le principal bassin d’emploi d’Aveyron avec des secteurs en forte expansion comme la santé, la formation, le commerce, l’agroalimentaire (laiterie, fromagerie, transformation de la viande), la filière bois-meuble. Reste que la mondialisation et la tendance à la délocalisation qui en découle inquiète pour les entreprises phares implantées à Rodez comme Drimmer spécialisée dans les luminaires. Ou encore Bosch, installé depuis 1971, qui, avec ses 2100 salariés, est le premier fournisseur mondial d’injecteurs diesels. Rodez est le siège de la Chambre de commerce et d’industrie de Rodez – Villefranche – Espalion. Elle gère l’aérodrome.
Personnages célèbres :
Antonin Artaud
(1896-1948), poète
Hippolyte de Barrau
(1794-1863), historien et fondateur de la Société des lettres, sciences et arts de l’Aveyron
• Jean Calmette
(1692-1740), Jésuite, missionnaire en Inde, Indianiste, est né à Rodez.
Bertrand Delanoë,
Maire de Paris, a passé son adolescence à Rodez.
François d’Estaing
(1501-1529), évêque de Rodez
Antoine Bernardin Fualdès
(1761-1817), procureur assassiné.
Bernard Laporte,
Né à Rodez en (1964), ancien joueur de rugby et actuel entraîneur de l’équipe de France.
Pierre Soulages,
Peintre né à Rodez en 1919
Sebastien Viala
(1763-1848) général de brigade (1806) chevalier de l’Empire (lettres patentes du 22.10.1810) maire de Rodez.
Nous profitons d’une halte pour visiter la cathédrale de Rodez, l’intérieur est sombre, un immense orgue du XVII.me siècle y est installé, ensuite nous allons visiter le palais épiscopal. Aujourd’hui le palais est propriété du Conseil Général, au fronton du palais sont sculptés les ordres des évêques, une immense terrasse est située devant le palais à laquelle on accède par des escaliers à double révolutions. Nous reprenons notre trajet, nous passons Firmy et Decazeville villes aujourd’hui mortes économiquement suite à la fermeture des mines de charbon. A 19 heures nous arrivons à l’hostellerie du Causse à Gramat où nous serons hébergés pendant tout notre séjour quercinois.
Quercy, Région du bassin d’Aquitaine, en bordure du Massif central. Habitants Quercinois ou Quercynois. Il est formé par le haut Quercy (ou Causses du Quercy), plateau calcaire entaillé par les vallées du Lot et de la Dordogne, et par le bas Quercy, autour de Montauban, pays de collines molassiques, vouées à la polyculture. Le Quercy fut réuni au domaine royal au XVe siècle
Après le dîner nous avons regardé une vidéo qui vantait les sites touristiques de la région, le comble ce sont les aveugles et leurs guides qui ont vaillamment résisté au sommeil pour venir à bout des images.

(2) Nous restons sur le Causse de Gramat pour aller visiter Rocamadour :
Rocamadour est un petit village d’exception situé dans le département du Lot à l’extrême nord de la région Midi-Pyrénées. Proche du Périgord et de la Vallée de la Dordogne, Rocamadour s’inscrit au cœur du Parc Naturel Régional des Causses du Quercy.
Histoire : Rocamadour possède un pèlerinage très ancien à la Vierge Marie sous l’apparence d’une Vierge noire dont le corps était autrefois couvert de plaques d’argent, puis d’un manteau, comme Notre Dame du Puy ou Notre Dame de la Daurade à Toulouse. Cette statue est dans l’une des chapelles dans les sanctuaires à pic, sur les gorges de l’Alzou. De dimension européenne comme l’atteste le Livre des miracles du XIIe siècle, il perdit en notoriété après le passage iconoclaste de mercenaires protestants en 1562. Une nouvelle fois pillés sous la Révolution, les sanctuaires de Rocamadour furent entièrement restaurés au XIXe siècle, ce qui leur évita une ruine complète. L’épreuve finale de ce pèlerinage consistait à gravir à genoux les 216 marches conduisant à la cité religieuse (qui comprend 7 églises, et 12 autres que les restaurations du XIXe siècle n’ont pu relever). Enfin parvenus à l’intérieur des sanctuaires après cette ascension, les pèlerins laissaient en ex-voto divers objets. Les plus connus restent les fers de condamnés libérés de leurs chaînes, les bateaux de marins sauvés et reconnaissants, ou les plaques de marbre gravées et accrochées au mur de la chapelle aux XIXe siècle et XXe siècle. Bien plus que les reliques du corps d’Amadour, le succès du site vint des miracles de la Vierge noire dont la cloche miraculeuse signalait, par son tintement, le sauvetage en mer de marins. Cette reconnaissance du monde des marins valut à Notre Dame de Rocamadour d’être vénérée dans plusieurs chapelles comme au Finistère ou au Québec. L’Église encouragea également ce pèlerinage par l’attribution à perpétuité d’indulgences plénières aux personnes qui recevraient les sacrements de la pénitence et de la communion à Rocamadour. Les plus célèbres sont celles des grands pardons, lorsque la Fête-Dieu arrive le jour de la St Jean-Baptiste (24 juin).
En mars 2001, la ville s’est singularisée en élisant au conseil municipal, en tête de tous les candidats, le producteur et présentateur de télévision Patrick de Carolis, qui a des attaches dans la commune, avec pour intention d’en faire son nouveau maire. Toutefois, Patrick de Carolis, qui n’était pas candidat à l’élection municipale, a décliné l’offre qui lui était faite mais fut conseiller municipal pendant quelques années.
Rocamadour a donné son nom à un petit fromage de chèvre, le rocamadour, AOC depuis 1996.
Personnalités liées à la commune :
Francis Poulenc vécut à Rocamadour sa célèbre conversion à la foi catholique. En 1936, après avoir appris le décès du compositeur Pierre-Octave Ferroud, il composa sur »les Litanies à la Vierge Noire de Rocamadour » dont le texte était encore proposé aux pèlerins à cette époque.
Patrick de Carolis est un familier du village.
Le réalisateur français Louis Malle a également été très attaché à Rocamadour durant sa carrière.
Quelques pèlerins célèbres :
Roland de Roncevaux, Charles le Bel, Saint Louis, Blanche de Castille, Louis XI, Aliénor d’Aquitaine, Henri II Plantagenêt, Jacques Cartier et Sœur Emmanuelle
Nous commençons la visite depuis le château qui domine l’ensemble de Rocamadour qui est un site religieux de culte marial connu de tout l’occident chrétien, c’est un lieu de pèlerinage voué à la vierge. Au moyen âge Rocamadour comptait entre 4500 et 8000 habitants et 5 hôpitaux, chaque année un million de visiteurs visitent le site. La présence anglaise depuis le XIII.me siècle a compromis la prospérité de Rocamadour. Si pendant la guerre de 100 ans les villes saintes étaient respectées, ce n’était pas le cas lors des périodes de paix. Nous sommes en Quercy (quertus) qui veut dire (chêne). La province était frontalière avec l’Angleterre suite au mariage d’Aliénor d’Aquitaine avec Henri de Plantagenêt. Si en temps de guerre les mercenaires qui formaient les grandes compagnies étaient payés, en temps de paix ce n’était pas le cas, ils s’adonnaient alors aux pillages, aux incendies et aux massacres dans toute la région frontalière et plus particulièrement à Rocamadour qui regorgeait de dons offerts par les pèlerins déposés dans les églises. Le château où nous nous trouvons est constitué d’un rempart et de 2 donjons qui permettaient de guetter la vallée, en fait de château ce n’est qu’uniquement une muraille défensive du XIII.me siècle. Au XIX.me siècle il y a eu un renouveau du culte marial, on a donc construit une bâtisse pour recevoir les pèlerins derrière la muraille défensive qu’on a pompeusement appelée château. Nous prenons la direction du chemin de croix qui descend la colline, nous sommes dans une végétation méditerranéenne, le silence est interrompu par le gazouillis des oiseaux. Le chemin de croix à une largeur de ‘un bon mètre, nous arrivons à un endroit où nous avons un écho commun à une grotte. En fait ce n’est pas une grotte, mais, le reste d’une carrière, du XII.me au XV.me siècle c’est l’âge d’or de Rocamadour, le XVI.me siècle ce sont les guerres de religions qui ont mises à mal Rocamadour. XVII.me et XVIII.me siècle rien ne se passe à Rocamadour, au XIX.me siècle en 1830 il y a le renouveau du culte marial. L’église décide la sauvegarde du site, les travaux ont été financés par des dons, des legs, des quêtes à l’échelon national et même des loteries. Pendant 40 ans on a reconstruit et sauvegardé les églises, cette carrière est dont le fruit de la production de pierre nécessaire aux gigantesques travaux de sauvegarde du site. 1870 c’est le début de la guerre et la fin des travaux, devant l’afflux de pèlerins que ne pouvaient contenir l’église et les 7 chapelles, on a donc transformé la grotte artificielle (carrière) en lieu de culte et de prière. Aujourd’hui la carrière est fermée au public, on a trop exploité la falaise, les piliers s’effondrent, des plaquent de pierre sont prêtes à tomber, il y a 15 ans on a même injecté du béton pour consolider la falaise. Le chemin de croix a été remis en place en 1887, une croix de Jérusalem faite de fer forgé et de bois se trouve au milieu d’arbres. Les croix du chemin de croix sont différentes et d’aucune harmonie nous sommes vraiment au XIX.me siècle. Les représentations des stations à proximité des croix ne correspondent pas aux scènes habituelles telles que nous les avons appris au catéchisme, la symbolique a été emportée par la révolution, on avait une vision plus romantique de la religion. Le style saint sulpicien domine avec des couleurs dragées, des bleus ciel, des verts amandes très doux, du rose pâle en fait des tons pastel. La révolution industrielle a favorisé le style saint sulpicien, auparavant chaque église avait sa propre et unique statue, dorénavant on moule à tire larigot des statues identiques qui fleurissent du nord au sud et d’est en ouest les lieux de culte, c’est le style saint sulpicien qui en est le précurseur. Le paradoxe du chemin de croix du XIX.me siècle est d’ailleurs d’être situé au nord de l’église qui était plutôt réservé au cimetière, c’est encore un symbole qui tombe, nous sommes en plein dans le renouveau. Pour rester dans le même ordre d’idée dans le creux de la falaise on y a placé la grotte de la nativité, c’est quelque peu étrange, on ne l’aurait jamais fait à l’époque médiévale. Prosper Mérimée a sauvé l’abbatiale de Conques voué à la démolition, car, au XIX.me siècle on n’avait pas le sens du vieux, on lui avait confié le recensement des monuments à sauvegarder, on lui doit aussi la sauvegarde du cloître de Moissac entre autre. Nous arrivons à une sorte de belvédère appelé esplanade seinte-Véronique sur laquelle on dit la messe lors des grandes affluences de l’été, nous avons une découverte panoramique du site. Sur notre gauche nous avons le petit hameau de l’Hospitalet lieu où on accueillait les pèlerins venus du nord, quant à ceux qui venaient du sud ils accédaient au site et étaient accueillis dans un hôpital situé à l’opposé entre l’église et la falaise appelé saint-Jacques le Majeur. Rocamadour n’était pas sur le passage du chemin de Saint-Jacques de Compostelle, c’était un pèlerinage à part entière, par contre les pèlerins qui effectuaient le chemin de Saint-Jacques de Compostelle pouvaient faire un détour pour se livrer à des dévotions aux pieds de la vierge noire. La voie de Saint-Jacques de Compostelle passe au sud du département dans la vallée du Lot, cette extension facultative était effectuée entre 3 et 4 jours supplémentaires du dit chemin. En revanche au XV.me siècle Rocamadour a été une étape du chemin de Saint-Jacques de Compostelle que l’on se serait bien passé, pendant près de 50 ans Rocamadour a vu l’afflux de pénitents condamnés par des tribunaux de Flandres, ils étaient envoyés en pèlerinage à Rocamadour afin de retrouver l’honnêteté. Cette initiative a sonné le début du déclin de Rocamadour, l’expression « c’est un drôle de pèlerin » vient de cette époque. Nous apercevons le château qui trône au-dessus de sa falaise, les murailles tutoient le bord de la falaise, nous comprenons mieux son but qui était d’empêcher les ennemis de canarder en lançant des pierres sur le site religieux édifié sur la terrasse inférieure. Comme dans les grands magasins l’ensemble du site de Rocamadour est étagé sur 4 niveaux en bas la rivière Alzou, la cité médiévale, l’église et les 7 chapelles puis le château avec sa muraille de défense et les 2 donjons qui surplombent le cadre magnifique de Rocamadour. Nous distinguons la chapelle de l’Hospitalet du XIII.me siècle surmonté d’un clocheton du XIX.me siècle, à gauche se situent les ruines de l’hôpital Saint-Jean où les pèlerins fatigués de leur long voyage venaient se refaire une santé. Encore plus à gauche on remarque une prairie plus verte appelée le champ des pauvres, c’est à cet endroit que l’on enterrait les pèlerins et les indigents. Quant aux riches ils étaient enterrés sur le parvis de l’église, c’est ce que nous appelions le droit de cité, ce qui signifie que le mort n’était pas rejeté à l’extérieur de la cité. Le parvis de l’église rocheux était creusé de tombes en auge, les tombes étaient fermées par d’énormes plaques en pierre. Au fur à mesure du temps, on débarrassait les os des tombes pour faire de la place que l’on déposait ensuite dans un ossuaire, le cimetière a été déplacé en 1837 à Saint-Jean de l’Hospitalet lors des grands travaux de réhabilitation du sanctuaire. Pour certifier de leur passage, les pèlerins pauvres pouvaient acheter une médaille en forme d’amande soit en étain ou en plomb, quant aux pèlerins de renom il se voyait offrir une médaille identique mais en or. Nous continuons à descendre le chemin de croix qui a un dénivelé de 60 mètres, nous pouvons distinguer la cité médiévale construite autour d’une seule rue, nous sommes toujours entourés de chants d’oiseaux. La cité médiévale comptait 11 portes fortifiées, aujourd’hui il n’en reste plus que 7, des maisons fortes faisaient face à la vallée, les remparts n’avaient pas leur place dans cet endroit très exigu. Ce sanctuaire est un lieu de culte qui remonte avant notre ère. Au temps des ermites, au VI.me siècle on a fabriqué une petite cloche qui fait partie des 4 plus anciennes cloches d’Europe aujourd’hui elle est à la voûte de la chapelle de la vierge, au VIII.me siècle nous avons un repère qui nous rapproche de l’époque carolingienne en 778 Roland de Roncevaux est venu à Rocamadour pour consacrer son épée à la Vierge. Au XII.me siècle le sanctuaire a été rattaché à l’abbaye bénédictine de Saint-Martin de Tulle, c’est l’apogée du sanctuaire, toute l’Europe est friande de pèlerinage dont celui de Rocamadour. Le père abbé qui administre le sanctuaire fait construire des églises immenses pour accueillir les pèlerins, intelligent et entreprenant il ne les a pas édifié au-dessus de la falaise, mais, il les a implanté à l’endroit dans la grotte où tout avait commencé. Il n’a pas eu peur de la dureté de la pierre, le chantier a durée 70 ans (1152-1222), il en n’a pas vu la fin.
Le père abbé à qui Rocamadour doit beaucoup s’appelait Géraud d’Escorial, la deuxième intelligence de Géraud d’Escorial a été de donner une relique au site. Rocamadour était un lieu de culte marial, au hasard des travaux, en 1166 on découvre dans le sol dans une des tombes du parvis de l’église un corps qui n’était point corrompu. Pour les gens du moyen âge cela signifiait que c’était un corps saint. Dès que Géraud d’Escorial a vu ce corps, il a tout de suite compris qu’il tenait sa relique, au lieu de prendre un petit morceau d’os, il a fait concevoir un reliquaire en argent de la taille du corps. Pour les pèlerins le corps d’Amadour est vite devenu une attraction, on venait toujours ici prier la Vierge, mais, on venait aussi à Rocamadour par curiosité pour voir le corps de saint-Amadour. On disait que l’on avait vu le corps du saint en peau et en os, il était momifié naturellement dans sa tombe taillée dans la roche. Pendant les guerres de religion on a volé le reliquaire en argent, les brigands ont donc dilapidés le corps du pauvre saint-Amadour, beaucoup de textes parlent de la relique en décrivant un corps articulé et bien conservé. Pour en finir avec le XII.me siècle, il nous faut parler de la vierge noire que nous pouvons voir dans la chapelle de la vierge. Cette statue est authentique elle date bien du XII.me siècle. La statue est en bois, c’est une vierge en majesté, sur le parvis de l’église on peut admirer une peinture de la même époque. Les 2 fresques représentent l’annonciation et la visitation, la statue est plutôt de style païen, par contre les peintures de style byzantin dans l’annonciation elle a un visage très doux, un grand manteau bleuet dans l’annonciation elle a les mains ouvertes comme un bouquet de fleurs, ce sont les mains de l’acceptation du destin que lui annonce l’archange. Nous continuons notre descente sur le sanctuaire en sillonnant le chemin de croix, nous passons un mur de rempart la porte saint Martial sur laquelle sont sculptées les armes des évêques de Cahors, c’est grâce à leur entêtement et leur pugnacité au XIX.me siècle que les églises ont été sauvées. Nous contournons un ancien donjon en forme de grosse tour carrée qui a perdu son sommet au XIX.me siècle, beaucoup de clochers de la région sont de style militaro religieux car quand il n’y avait pas de château, c’était l’église qui devenait le refuge de la population. Ces énormes tours faisaient office de refuge, de tour de guet et de clocher, elles ont été construites entre le XIII.me et le XIV.me siècle à l’époque des guerres de 100 ans. Nous sommes à mi falaise entre la ville médiévale et le dit château, nous arrivons au sanctuaire salués par les cloches qui sonnent à tout va le début de l’office. Nous parcourons la basilique Saint-Sauveur de style roman où est célébrée la messe, la chapelle de la vierge est quant à elle de style gothique car l’ancienne de style roman a été écrasée par un rocher et donc reconstruite au XV.me siècle. Nous parcourons la chapelle Notre Dame où se trouve la vraie statue de notre dame de Rocamadour et la cloche, sur le parvis il y a une tombe symbolique qui indique l’endroit où l’on a découvert le corps de saint-Amadour. Au dôme de la chapelle saint-Michel sont peintes les 2 fresques de l’annonciation et de la visitation contemporaine à la vierge, près du toit de la chapelle de la Vierge nous distinguons une reproduction de l’épée de Roland pour rappeler son passage. Enfin nous allons sur une sorte de belvédère, nous découvrons un quartier ancien abandonné appelé rue de la Mercerie qui était une rue commerçante, nous empruntons un ascenseur pour aller découvrir la cité médiévale. Nous circulons dans l’unique rue de la cité délimitée par 2 portes fortifiées, après quelques emplettes, nous reprenons l’ascenseur qui nous monte à l’étage du parvis du sanctuaire. Pour nous éviter l’ascension du chemin de croix, nous empruntons un petit train à crémaillère qui nous conduira au dernier étage du site au niveau du château, le trajet est de 155 mètres, nous montons un dénivelé de 55 mètres, la pente moyenne est de 36%, la durée du trajet est de 65 secondes, le train parcourt 3 mètres par seconde, la ligne a été inaugurée le 3 août 1989. Nous rejoignons notre car, nous quittons notre guide madame Truchon qui nous a guidé tout au long de la visite du site de Rocamadour, nous rejoignons l’hostellerie du causse pour déjeuner.
Nous nous rendons à Rocamadour pour découvrir la féerie du rail, nous sommes dans une salle face à une scène où va s’animer toute la vie d’une ville imaginaire, nous sommes assis sur des bancs qui se déplace latéralement à la scène au gré des animations. Ce spectacle fruit du travail de Robert Rousseau a demandé 60000 heures de travail équivalent à une période de 17 ans, pour réaliser ce spectacle il y a 20 kilomètres de fil, 350000 composants, 600 maquettes, 4000 ampoules le tout piloté par un ordinateur pour réaliser 200 scènes animées hélicoptère, avion, train, pompiers, mariage, concours hippique, le ring de boxe, le match de foot, un paysage enneigé, une patinoire à glace, la fête foraine, un funambule etc. Chaque année les animations sont différentes, chaque jour l’entretien demande 4 à 5 heures de travail, le spectacle dure une petite heure. Sous un soleil de feu nous avons été visité un élevage de canard, nous avons visionné une vidéo sur l’élevage du canard, son gavage et son abattage. Le maître des lieux nous a expliqué son travail et nous a fait déguster ses produits arrosés de vin de Cahors. Ensuite nous sommes allés toujours située à Rocamadour la chèvrerie d’Imbert, nous avons visionné une vidéo sur la fabrication du fromage de Rocamadour, nous avons participé à la traite des chèvres puis nous avons eu droit à la dégustation des différents fromages de Rocamadour. Une chèvre donne en moyenne de 2 à 2,5 litres par jour soit 700 litre par an, 3,5 litres au mois d’avril et 1,5 litre au mois de décembre, la traite se fait 2 fois par jour matin et soir pendant 10 mois de mars à décembre, pendant la traite le lait va directement en fromagerie où il est aussitôt mis en lactation. En production fermière la traite du soir peut-être mélangé à la traite du lendemain matin afin de fabriquer des fromages une fois par jour. Le ventre bien rempli nous avons rejoint notre hébergement, après le dîner nous avons eu droit à un bel orage.

(3) Nous prenons la route du site préhistorique de Lascaux qui est situé sur la commune de Montignac en Dordogne. Nous traversons Terrassons, nous continuons notre trajet. Arrivés sur le site nous nous dirigeons vers la reproduction de la grotte de Lascaux qui est située à 200 mètres de son fax similé. Elle a été construite en contre bas de son originale dans une ancienne carrière. Nous sommes dans le musée qui représente sur des panneaux la configuration réelle de la grotte de Lascaux, en fait Lascaux est peu étendu elle consiste à 2 galeries de 250 mètres de long. Lascaux 2 ne représente que 40 mètres de galeries, c’est dans cet espace que les hommes préhistoriques ont peints les plafonds de 2 salles les plus célèbres de la préhistoire celle des taureaux et celle de diverti action. Dans l’ensemble de la grotte de Lascaux, on a dénombré plus de 1000 gravures d’animaux et de signes, le fond de la grotte n’a jamais été ouvert au public. Par contre les hommes préhistoriques ont investi la totalité des galeries, on a même découvert la gravure d’un homme au fond d’un puits de 6 mètres de profondeur. Les grottes de Lascaux ont été découvertes par 3 jeunes garçons et leur chien en septembre 1940, après authentification de leur découverte par leur instituteur et un curé féru dans les grottes préhistoriques, le propriétaire des lieux a ouvert la visite du site en 1948. Pendant 15 ans ce sont plus d’un million de visiteurs dont quelquefois plus de 1500 par jour qui ont pu admirer le site de Lascaux, mais, on s’est très vite rendu compte que l’afflux de visiteurs polluait la grotte, des micros organismes commençaient à altérer les gravures. En 1963 le ministère de la culture décida d’interdire l’accès de la grotte au public, on l’équipa d’instrument afin de réguler l’air et l’humidité des galeries, aujourd’hui ce sont uniquement les chercheurs et scientifiques qui ont la permission de circuler dans la grotte de Lascaux originale. En 1983 on a entrepris la réalisation d’un énorme blocos métallique dans lequel on a scrupuleusement modelé les 2 salles les plus décorées et accessibles au public. Ce travail minutieux s’est étalé sur une dizaine d’années, une artiste peintre a reproduit à l’identique les gravures originales en utilisant les mêmes outils et produits pour les réaliser, Lascaux 2 était né. Pour s’éclairer dans les galeries il y a 17000 ans les hommes utilisaient pour peindre au plafond des lampes à graisse de rennes, les hommes de Cro-Magnon se nourrissaient à 80% de viande dont essentiellement du renne. Les grottes étaient des lieux de culte, l’homme n’y habitait pas, il venait se recueillir devant des gravures de chasse représentant des taureaux, des chevaux, des licornes, des cerfs, des bisons, des aurochs, des rhinocéros, des signes géométriques etc., mais curieusement aucune gravure ne représente de renne pourtant la base de leur nourriture. Pour peindre les plafonds éclairés de la lampe à graisse, les artistes de la préhistoire avaient fabriqué des peintures noir, jaune et rouge à base de minéraux qu’ils étalaient à l’aide de pochoirs et de pinceaux réalisés avec du poil d’animal, ils les projetaient aussi avec leurs mains ou leurs bouches tout en utilisant les aspérités du plafond afin de donner de la contenance à leur chef d’œuvre. Pour peindre les plafonds on avait fabriqué des échafaudages en bois, les gravures sont toujours peintes à la limite du calcaire jamais à la base des parois argileuses jusqu’à 40 centimètres du sol. Nous pénétrons dans la salle des découvertes appelée salle des taureaux, 4 énormes taureaux sont parfaitement distincts au plafond, les taureaux de la préhistoire mesuraient plus de 2 mètres au garrot, nous comprenons pourquoi la viande du renne était privilégiée. Les animaux sont toujours représentés de profil jamais de face, les taureaux sont peints avec les cornes derrière la nuque. Un cheval de 4 couleurs est également représenté, 350 chevaux sont représentés dans la grotte originale de Lascaux. Derrière le cheval polychrome sont peints 4 chevaux noirs, nous avons l’impression que les chevaux s’extraient du sol, les 5 chevaux décomposent les différentes postures d’un cheval au galop tel les planches d’un dessin animé. La salle est circulaire on l’appelle quelquefois la rotonde, un panneau à trois mètres de hauteur représente la totalité des animaux en mouvement peints, en plus l’impression de mouvement est amplifié par la superposition des animaux. Sur certains panneaux nous pouvons reconnaître des cerfs très longilignes, des traits fins qui dessinent le contour d’un cygne, certains reliefs concaves de la paroi renferment des têtes d’animaux peintes comme si on avait joué avec toute la totalité de la surface revêtue de calcaire afin de donner l’illusion de surface plane. Les artistes de la préhistoire prenaient un malin plaisir de jouer avec les creux et les bosses pour donner vie à leurs gravures. Rappelons que l’action de toutes ces gravures étaient d’autant plus denses avec la lumière provoquée par les flammes du feu qui scintillaient pour l’éclairage de la grotte. Des licornes ont également pris place dans les tableaux, la licorne est un animal imaginaire elle ressemble à aucune créature animale. Les hommes de Cro-Magnon peignaient les plafonds couchés sur des échafaudages, on dit que Lascaux est la chapelle Sixtine de la préhistoire. Un signe géométrique est situé près d’une vache qui saute par dessus de petits chevaux, elle donne la sensation de sauter par dessus la paroi. Les petits chevaux ont un aspect frisé car ils sont peints sur une partie de paroi dont la gravimétrie ressemble à un chou fleur. Les signes géométriques ou grilles sont très mystérieux, on n’a jamais pu les interpréter, s’agit-il de la signature la question reste posée. Nous avons passé un petit tunnel pour nous rendre à la seconde salle appelée salle des chevaux, dans le passage un cheval est peint sur une paroi sphérique ce qui signifie que le peindre ne pouvait pas contempler la totalité de son travail. De nombreux chevaux à long poil frisé ornent la salle dans toutes les postures, un cheval est représenté les pattes en l’air comme s’il se roulait dans la végétation. Des cygnes stylisés parachèvent la plupart des panneaux, les chevaux sont de couleurs différentes obtenues par le dosage du noir, du jaune et du rouge. Il faut savoir que les mêmes sortes de gravures ornent plusieurs grottes en France, mais, aussi en Espagne, en Italie et même en Russie. Les gravures de Lascaux ne sont pas l’œuvre d’un seul artiste mais bien d’un travail de groupe organisé, le sens du culte et de l’art circulaient donc à l’époque préhistorique.L’information circulait très lentement au fil des millénaires car la ressemblance des gravures nous le démontre. Après une heure de visite nous voici à l’air libre, nous prenons la direction de Thonac en Périgord pour aller manger à l’hôtel du Parc implanté dans un ancien domaine agricole.
Nous continuons notre circuit en nous dirigeant sur le village de Cendrieux, le musée napoléon est abrité au château de la Pommerie que nous allons visiter. Petit fils du plus jeune frère de Napoléon 1er, et chef de la Famille Impériale, le prince Victor recueille une grande partie de l’héritage napoléonien. En 1926, à sa mort, il laisse un grand nombre de souvenirs prestigieux à ses enfants. En 1949, sa fille, la princesse Marie Clothilde, mariée au comte de Witt, s’installe à Cendrieux en Périgord. En 1976 le prince Napoléon et la comtesse de Witt, sa soeur, transmettent à l’Etat une partie significative de cet héritage faisant partie du patrimoine national. En 1998 le comte Baudoin de Witt, fils aîné de la comtesse de Witt, demande et obtient le classement par la Caisse des Monuments Historiques de plus de 150 objets. En 1999, avec son épouse Isabelle, ils décident d’ouvrir leur manoir de la Pommerie au public et de présenter pour la première fois cette partie du patrimoine inconnu en créant : le Musée Napoléon à Cendrieux. Nous accédons au manoir en empruntant une allée cavalière, nous sommes accueillis par le maître des lieux qui va être notre guide. Notre guide est un descendant de Jérôme roi de Westphalie le plus jeune frère de Napoléon Bonaparte, on nous explique pourquoi tous ces objets sont arrivés au manoir de la Pommerie. Tout d’abord ce sont les parents du propriétaire actuel qui résidaient à Cendrieux depuis 1949. La famille impériale les enfants de Charles et Laetitia Ramonimo Bonaparte sont 8 enfants, 5 garçons et 3 filles. Nous ne parlerons que des garçons qui eux seuls pouvaient prétendre à l’héritage, Joseph l’aîné est d’abord roi de Naples puis roi d’Espagne, marié il n’a que des filles ce qui les écartent de la dynastie impériale. Les souvenirs impériaux de Joseph resteront dans la famille, car à sa mort il les lègue à son neveu qui deviendra plus tard Napoléon III qui devient donc le chef de famille. Le second frère c’est Napoléon
Qui devient lui le chef de la famille, il se marie avec Joséphine, ils n’auront pas d’enfant et ils vont divorcer. Napoléon se remarie avec Marie-Louise d’Autriche, ils n’auront qu’un fils le roi de Rome, il quitte la France en 1814, il sera prisonnier de son grand-père l’empereur d’Autriche, en 1821 à la mort de Napoléon, l’empereur d’Autriche refuse l’héritage pour son petit fils car il a peur que cela lui donne des idées de revenir en France. Les objets de Napoléon resteront dans les mains des exécuteurs testamentaires qui les transmettront à la famille plus tard car elle se trouve en exil. Ce seront donc les 2 plus jeunes frères Louis et Jérôme qui hériteront en 1845 des objets de Napoléon, Lucien le troisième frère aide Napoléon à prendre le pouvoir puis il se brouille il quitte la France et ne fera pas partie de la famille impériale. Lucien a tout de même eu 14 enfants, sa petite fille Marie Bonaparte a été l’assistante de Simon Freud. Louis sera roi de Hollande, il est marié avec Hortense de Beauharnais fille du premier mariage de Joséphine, ils vont avoir 3 enfants dont le troisième deviendra Napoléon III. Le plus jeune Jérôme l’ancêtre de notre guide, marié avec la fille du roi de Wutunrberg Catherine, sera roi de Westphalie, ils auront 2 fils et une fille. L’aîné va mourir pendant l’exil, c’est donc le plus jeune Jérôme appelé Plomplon qui va hériter. Il y avait 4 garçons à la première génération, il ne reste plus que 2 cousins qui vont réunir la totalité des souvenirs impériaux. La troisième génération c’est encore plus simple, le prince Jérôme se marie avec la fille du roi d’Italie Clothilde de Savoie, ils auront 2 fils le prince Victor et le prince Louis qui ne se mariera pas, c’est donc le prince Victor le grand-père de notre guide impérial qui va hériter de son père. Napoléon III se marie avec Eugénie, ils vont avoir un seul fils le prince impériale Eugène Louis qui sera tué en 1879 par les zoulous. Deux jours avant sa mort Eugène Louis a fait un testament où il donne au fameux grand-père Victor tous ses souvenirs impériaux.
Le grand-père Victor est le premier et le dernier à avoir la totalité de l’héritage impériale entre les mains. Pourquoi le dernier parce que après lui ce sont les lois de la République qui vont s’appliquer ce qui donnent aux filles le droit d’hériter, Victor se marie avec Clémentine de Belgique fille du roi Léopold II de Belgique, ils auront 2 enfants, la mère de notre guide la princesse Marie Clothilde et son oncle le prince Louis. Pour ne pas partager sa collection en 2 parties Victor va décider de faire une fondation qui réunira la totalité des objets impériaux, ce sera la fondation Napoléon qui durera jusqu’en 1976. Les objets sont à l’étranger car la famille est en exil, elle sera interdite de séjour en France jusqu’en 1950.C’est sur une demande du général de Gaulle que la famille pourra revenir en France, les objets reviendront donc en France en 1976 , la plupart sera donné à l’état, on les retrouve à Fontainebleau pour Napoléon premier, à Malmaison pour Joséphine, à Compiègne pour Napoléon III, au musée de l’armée pour les objets militaires les décorations sont au musée de la légion d’honneur. Ce sont près de 4500 objets qui sont donnés à l’état, il décide de garder chacun une part d’objets personnels de la famille impériale. Au décès de la princesse Marie Clothilde en 1996, une grande partie sera cédé à notre prince guide dont sa mère lui a consacré le quart réservataire de l’héritage car il voulait créer le musée napoléon à Cendrieux sinon, les 8 enfants de la princesse Marie Clotilde se seraient partagés les objets équitablement. Le musée a été ouvert en 1999, c’est une collection qui n’avait jamais été présenté au public, elle est composée de 2 parties l’une dédiée à la légende impériale offert à la famille depuis la fin de l’empire jusqu’à nos jours, l’autre partie qui se trouve dans la maison ce sont les objets de la famille impériale qui se sont transmis pendant la même époque. Une fois la revue de la dynastie impériale terminée, nous commençons la visite par le hall de réception. Dans une vitrine est exposée une collection de soldats d’empire en carton, toute cette armée de 150 personnages a été donnée au musée il y a 6 mois, pour dire vrai la donation est de 6000 soldats, donc, il va falloir créer des vitrines afin d’exposer la totalité de la collection. Des vitrines renferment des gibernes provenant du champ de bataille de Waterloo qui sont des boîtes dans lesquelles ont rangé les cartouches, un bidon de cantinière qui était la femme d’un officier qui suivait la troupe qui supervisait le ravitaillement, une copie de tableau donné par une association d’officiers anglais est suspendu au mur qui représente une scène de la bataille de Waterloo où figurent Napoléon, son aide de camp, le maréchal Soult qui commande la bataille et de dos le maréchal Néé qui sera fusillé plus tard par Louis XVIII. Au-dessus des portes se trouvent des aigles dorés qui proviennent des grilles des tuileries, la personne qui démontait les grilles était un partisan napoléonien, il a donc substitué les aigles et les a confié au prince Victor qui était en exil en Belgique. Nous sommes devant des gravures militaires peintes par le créateur du musée militaire en 1897. Nous pénétrons dans l’espace consacré à la légende impériale, un journal créé par Napoléon dans lequel il écrivait ce qu’il voulait car il en était le seul rédacteur et qui date de la campagne d’Italie en 1796 ouvre les hostilités de la légende. Une pendule appartenant à un fermier du village de Cendrieux achetée il y a 3 ans, cet agriculteur avait fait les campagnes napoléoniennes, il s’est fait confectionner une pendule gravée de son tambour dont il était au début de sa carrière à 12 ans et de son chapeau de grenadier grade auquel il a terminé sa carrière militaire, le tout dominé par un relief qui représente la gloire de Napoléon. Nous continuons à déambuler devant des vitrines qui renferment des objets de toute l’époque impériale : datant du consulat une statuette qui représente le général Bonaparte en 1798, une assiette avec l’inscription (bona parte) c’est l’opposition de Bonaparte qui a confectionné cette assiette avec cette inscription qui veut dire en dialecte italien ça veut dire (bon à rien, une série de bustes du consul (1801) car il a compris le premier que l’on pouvait communiquer sur son image, une statuette en papier mâché qui témoigne le retour d’Egypte en 1799. Le parti bonapartiste pour communiquer va se servir d’objets de la vie quotidienne que l’on peut vendre dont une petite tirelire en forme de Napoléon, 2 personnages en porcelaine de Paris qui représentent napoléon et Joséphine en costumes de sacre, ce sont des bouteilles d’eau de Cologne, un napoléon en Sarreguemines qui représente un vase, un Napoléon en Delphes qui représente un chandelier, nous apercevons des cruches en forme de Napoléon, des vases et des bouteilles à l’effigie de Napoléon sont également représentés on appelleraient cela aujourd’hui des objets publicitaires. De nombreuses copies de tableaux célèbres ont aussi été confectionnés dont celle de la présentation du code,la bataille de Wagram, nous passons devant une machine à poser les rivets est à l’effigie de Napoléon. Les têtes de napoléon que nous verrons tout au long de la visite sont toutes différentes, car, il ne posait pas plus de 25 minutes devant l’artiste alors chacun fait un croquis rapide et retient les traits qui l’on marqué. Le seul qui aura Napoléon 5 heures devant lui c’est Bardel en 1809, ce buste est donc le plus conforme à Napoléon. Nous passons devant la copie du tableau de l’abdication dont l’original se trouve aux invalides, un autre relate la mort à Sainte-Hélène, un petit médaillon représente napoléon sortant de son tombeau tel le Christ, il a vraiment été déifié. Une bouteille contient une scène de Napoléon à Sainte-Hélène, c’est le travail de grenadiers qui le gardaient pendant son exil. L’arc de triomphe et la colonne Vendôme sont les symboles de la gloire de l’empire, ils sont représentés à partir de 1815 parce que le roi Louis XVIII interdit la représentation de l’empereur. Un tableau reproduit l’empereur à cheval qui passe le col du grand saint-Bernard, nous sommes toujours entourés d’objets de la légende dont la plupart sont utilitaires comme des encriers, nous contournons une vitrine des souvenirs du roi de Rome, il y en a très peu car il est mort très jeune en Autriche. Jérôme est représenté en uniforme autrichien avec un N sur sa selle, bien sûr ce n’est pas possible car il n’y avait pas de N sur sa selle pendant son exil. Tous les pays européens ont cédé à la légende de napoléon en fabriquant eux-mêmes des objets, les objets sont de matériaux différents en bois, en plâtre, en pierre, en papier ou en carton. Après 1815 on avait trouvé la parade pour les partisans de l’empereur de circuler avec une représentation de Napoléon, comme dans un pommeau de canne, ou en ombre sur les pièces de jeu d’échec etc. Après sa mort l’image de Napoléon rime avec qualité, les produits manufacturés estampillés Napoléon sont réputés comme le haut de gamme. L’opposition à Napoléon n’était pas en reste, elle représentait l’empereur en chandelier (1815) très laid, en bas nous pouvons lire NP pour (Napoléon petit). Victor Hugo va reprendre (napoléon petit) contre Napoléon III, Napoléon III se sert de la légende de son oncle pour se faire connaître, dans un deuxième temps il créera sa propre légende. Napoléon III est représenté en costume de sacre alors qu’il a été élu, plébiscité mais il n’a jamais été sacré empereur. Nous découvrons le buste de la mère de Napoléon III la reine Hortense fille de Joséphine, le buste du duc de Mornie son demi-frère qui est le petit fils de Talleyrand. Un petit buste réalisé par Cartot représente le prince impérial. De nombreuses assiettes à la gloire des batailles ont également contribué à la légende, des sabres retrouvés sur le champ de bataille de Waterloo ornent une vitrine. Des tabatières à priser vante Napoléon, un chapeau d’empereur qui est un objet de la propagande du second empire converti en boîte de dragées. Une série de 9 assiettes raconte le retour du corps de Napoléon en 1840 de Sainte-Hélène aux Invalides. Pour terminer l’espace de la légende nous contemplons un fronton de manège de chevaux de bois représentant Napoléon, nous nous dirigeons vers le hall de la maison pour la visite des objets de la famille. En 1807 Jérôme arrive en Westphalie pour créer une armée qui secondera l’armée impériale, il se nommera colonel d’un régiment de hussards. Nous pouvons apercevoir l’uniforme d’un hussard, les couleurs de la Westphalie sont le bleu et le blanc, l’uniforme comptait 188 boutons dorés et portait le signe JN pour Jérôme Napoléon et les armes de Westphalie. Nous faisons l’inventaire des objets de la famille impériale : des assiettes en argent utilisées par Jérôme lors du second empire, l’argenterie de l’impératrice Eugénie et de Napoléon III quand ils habitaient aux tuileries, le grand service de Sèvres des Tuileries, un buste en marbre de Carrare qui représente la mère de napoléon qui était aux Tuileries, une queue de pie brodée au fil d’or ayant appartenue à Jérôme, un buste de Marie-Louise décapité puis réparé. Nous sommes devant la vitrine qui renferme tous les objets que Napoléon avait emmenés à Sainte-Hélène : ses bas de soie, ses boucles de chaussures, ses mouchoirs, des couverts en vermeil, une petite cuillère en or qui servait à prendre ses médicaments, des aigles en argent, une petite longue vue qui était dans sa selle, une boîte à pilules et une tabatière, une statuette de son fils de 10 centimètres de haut en bronze doré. Un médaillon en verre qui contient des cheveux sur lequel est inscrit (votre père vous chérit) Napoléon a fait réaliser ce médaillon pour son fils le roi de Rome. Ce dernier ne l’a jamais eu en sa possession car son grand-père avait refusé l’héritage quand il était en exil. Des meubles supportent des assiettes du sacre représentant Napoléon et Joséphine, elles ont été offertes par la manufacture pour le dîner du sacre, elles n’ont servi qu’une fois : le soir du dîner du sacre. Une assiette du grand service des Tuileries un peu isolée, car le reste a été détruit lors du pillage des Tuileries, celle-ci représentaient Napoléon et Joséphine qui l’avait emmenée avec elle à Malmaison à la suite de leur divorce. Nous apercevons la plus longue vue de Napoléon qu’il utilisait sur les champs de bataille et le mors de son cheval, une épée qui appartenait à Charles XII roi de suède, les pistolets de Charles Bonaparte, la coupe du général Bonaparte offerte quand il était en Italie en 1798, un petit bougeoir en bronze doré laissé par Louis XVIII au retour de Napoléon au palais de l’Elysée en 1815, 2 ordres russes, 2 montres de Napoléon, nous passons devant le plus connu des bustes de Napoléon, dit (le Napoléon doré) où il est coiffé de la couronne impériale. Aux murs sont accrochés des tableaux qui représentent le grand-père de notre prince de guide vêtu de sa redingote quand il était en exil en Belgique (1899), à côté son père le prince Jérôme qui est le prince républicain. Il était anticlérical, il est marié avec Clotilde de Savoie dont nous voyons sa photo, c’est la fille du roi d’Italie, la filleule du pape, elle a été élevée à Rome, elle est très croyante. Toute leur vie commune ils vont s’opposer jusqu’à sa mort car il ne voulait pas recevoir les derniers sacrements qu’elle va tout de même réussir à lui faire donner. Nous apercevons la table de travail du grand-père de Baudoin notre guide sur laquelle sont exposés des objets utilisés de son vivant : un bougeoir en cristal bordé d’argent ayant appartenu à Napoléon, il a été éteint à sa mort et on ne l’a jamais rallumé. Un encrier surmonté d’une aigle impériale, œuvre de Drever pour le plébiscite de Napoléon III en 1852, un petit tambour avec des cordes cassées il a appartenu au prince impériale et Napoléon III l’a installé sur sa table de travail. Nous passons devant un médaillon de la mère de Baudoin réalisé peu de temps avant son décès, et un buste du grand-père commandé en 1892. Nous pouvons aussi apercevoir un tableau représentant Victor Amédée II de Savoie roi de Sardaigne, il était un ascendant de la princesse Clémentine arrière grand-mère de Baudoin qui l’a emmené avec elle comme souvenir de famille. Nous pouvons admirer une table faite pour le musée par le descendant du peintre Lejeune, dessus sont dessinés toutes les batailles de Napoléon, les portraits des généraux qui ont participé aux campagnes, au centre de la table est représenté Napoléon en costume de sacre. Dans une vitrine est exposée une selle de cheval de maréchal de France en velours cramoisi, elle est posée sur un tapis de selle en cuir épais, le tout est brodé au fil d’argent, elle est ornée de feuilles de lauriers et de chêne, le bronze est très présent sur l’ensemble dont les étriers, les brides sont également recouvertes de bronze doré, cette selle pèse un âne mort 20 kilos, c’est la selle du roi Jérôme. Au mur, nous apercevons un sabre de général de division ayant appartenu au roi Joseph frère de Napoléon lors de la campagne d’Espagne en 1808. Nous nous dirigeons vers le salon, le portrait (1810) du roi Jérôme, nous accueille, il tient à la main le sabre de Marengo qui a été vendu hier aux enchères à Fontainebleau 4,2 millions d’euros. Un buste en plâtre du premier consul se dresse sur une commode, il est le modèle qui a servi à la fabrication du buste en bronze (1799). Nous pouvons voir un portrait (1805) de Joséphine peint par Gérard peintre officiel de la cour du premier empire, Napoléon commandera 10 de ces portraits, un pour chaque membre de la famille impériale, un pour Joséphine et 2 pour ses 2 enfants. Dans une vitrine sont exposés une cuirasse et un casque ornés des armes de Jérôme, c’est ce que portaient les gardes du corps de Jérôme sur leur uniforme. Dans la même vitrine se trouve le chapeau porté par le roi Jérôme à la bataille de Marengo, un éventail d’épées avec au centre un glaive de Lucien qui était porté lorsqu’il était ministre de l’intérieur. Nous découvrons une épée de Joseph qu’il portait en costume de cour en Espagne, c’est une épée de style Louis XVI dite de chevet. Nous apercevons un sabre de Murat beau-frère de Napoléon I.er qui était général de brigade en 1799, 3 épées de Jérôme dont 2 offertes par le roi de Wurtemberg, une par le roi de Saxe. En bas de la vitrine sont présentés 2 sabres ayant appartenus à Joseph et Louis roi de Hollande, de part et d’autre de la vitrine sont accrochés 2 abat-jour aux armes impériales qui ont suivi Napoléon à Fontainebleau, à l’île d’Elbe et à l’île de Sainte Hélène. Sur la cheminée trônent des chandeliers, une pendule en bronze doré qui se trouvait dans les appartements de madame mère au Trianon. Nous sommes devant un grand tableau le plus connu de la période de l’empire, il représente Napoléon en costume de sacre, c’est la présentation du code. Ce tableau est une commande de Napoléon au peintre Giraudet, il en a commandé 36 pour en mettre 1 dans chaque cour de justice, Giraudet n’en fera que 11, il n’en reste que 5 dont celui-ci qui est l’original. Dans une petite vitrine dédiée à la décoration, nous apercevons le grand cordon de l’ordre de Westphalie de Jérôme, la médaille de la couronne de fer d’Italie, 2 médailles créées par Napoléon III, la médaille militaire en 1852 et la médaille de Sainte Hélène en 1855 la médaille Sainte Hélène existe toujours elle s’appelle la croix de guerre et la médaille militaire existe toujours de nos jours. Nous sommes maintenant accueillis dans la salle à manger qui regorgent de souvenirs de l’art de la table, l’impératrice Eugénie quitte la France en 1870, elle a tout perdu, elle loue d’abord une maison près de Londres. Pour recevoir ses amis elle achète un service de table de faïence de Lunéville appelé service à la rose, aujourd’hui 150 ans plus tard il en reste encore 150 pièces. L’impératrice est la marraine de la mère de Baudoin qui va se réfugier chez elle en Angleterre pendant la première guerre mondiale car la Belgique où elle est exilée est envahie par les allemands. A sa mort l’impératrice Eugénie va donc léguer certains objets à sa filleule, c’est pour cela que nous sommes entourés de services lui ayant appartenus, de mobilier dont des chaises sur lesquelles l’impératrice s’est assise. On appelle cette sorte de mobilier petite salle à manger puisqu’elle ne peut réunir que 28 convives alors que la grande salle à manger pouvait en accueillir 70. La table est entourée de 24 chaises, les 4 chaises manquantes se trouvent dans un pensionnat religieux de jeunes filles en Angleterre, sur les murs sont accrochés des portraits encadrés des armes impériales de napoléon III et de l’impératrice Eugénie. Ces portraits ont été peints par le peintre officiel de la reine victoria, ce sont les esquisses du vrai tableau offert à l’impératrice par l’artiste, Napoléon était très ami avec la reine victoria. Nous arrivons devant une vitrine qui renferme un service à cristal, toutes les pièces sont gravées du N de Napoléon, assiettes à salade, des tasses et leurs soucoupes, des grands verres très fins en cristal de Baccarat commandés par Napoléon III en 1858 utilisés aux Tuileries. Nous pouvons découvrir des coupes à champagne de forme moderne toujours recouvertes de la couronne impériale, toutes sortes de verre à eau, à vin et à madère. Sur une desserte sont exposés des couverts en argent, des carafes, des services en argent qui proviennent de la grande argenterie second empire du roi Jérome avec ses armes JN, Ce service d’argent est en christofle, c’est napoléon III qui a lancé et soutenu ce procédé qui va révolutionner l’orfèvrerie. Nous sommes devant un buste en carrare du roi Jérome où il posait à la façon de Napoléon, il était très fier quand on lui disait qu’il ressemblait à son frère. Nous découvrons une tunique d’hiver de maréchal du roi Jérome, c’est la seule de ce type là qui existe aujourd’hui en France. Nous passons devant un grand tableau triste, c’est une marine avec une mer agitée sous un ciel gris, nous distinguons un pare, une barque sur laquelle se trouve un cercueil, le chapelain est derrière le cercueil qui prie pour le repos de l’âme de la personne transportée, le tout est entouré d’un cadre en bois doré sculpté. Ce tableau (1879, représente le retour du corps du prince impériale qui a été tué par les zoulous en Afrique du sud, il revient en Angleterre car la république française a refusé de l’enterrer à la chapelle impériale d’Ajaccio. La reine Victoria va donc envoyer son yoth à l’embouchure de la tamise pour faire le transfert du corps de la barque, la reine victoria l’emmènera à Londres, il y aura des obsèques nationales, le prince est toujours enterré en Angleterre. Nous contournons une vitrine qui renferme les décorations de Napoléon III le grand cordon de la légion d’honneur, les 4 médailles qu’il portait tous les jours avec en bleu l’ordre de mérite militaire d’Italie qui lui a été donné par le roi d’Italie Victor Emmanuel de Savoie, l’ordre du Portugal, son képi, son ceinturon de général de division, une épée avec une lame curieuse dite en salamandre, ses éperons en forme de canon car il était officier de l’artillerie, une chaîne en argent avec un sifflet et des grelots c’était le hochet du prince impérial, à côté nous apercevons le bonnet de son baptême
Et son cierge de communion. Sur une étagère sont disposés des Objets de la reine Catherine un travail de dentelle, un chasse mouches avec son manche en ivoire, un carnet en ivoire qui est son carnet de bal. Au dessus sur une étagère sont exposés des objets de Joséphine ses cheveux qu’elle enverra à sa fille 2 jours avant sa mort, Joséphine est morte de coquetterie, quand on demande à une femme de s’habiller pour sortir, qu’est-ce qu’elle fait elle se déshabille car plus la tenue est légère plus ça signifie qu’une femme est bien habillée et Joséphine répondait à cette règle. Le tsar Alexandre arrive à Paris en automne 1814, il demande à voir Joséphine, elle le reçoit à la Malmaison habillée très légèrement, elle lui fait visiter sa roserai et comme elle est coquette elle ne veut pas mettre son châle, elle prend froid et elle meurt d’une pneumonie 2 jours plus tard. Nous pouvons contempler sa montre, une petite boîte en forme de cœur, c’est Napoléon Bonaparte qui l’offre à la veuve Beauharnais pour lui signifier son amour. Nous trouvons aussi les objets de Marie Louise son portrait peint par Isabet, qui prenait malin plaisir à embellir les femmes qu’il peignait et Marie Louise en a pour ainsi dire profité, un éventail en ivoire, un bonnet de dentelle avec des aigles impériales en dentelle très fine c’est le bonnet de baptême du roi de Rome. Nous sommes remerciés de notre visite par un buste du prince impérial, il a été sculpté juste avant de partir en Afrique du sud où il sera tué. Après un petit tour dans la boutique du manoir, nous prenons la direction des Eyzies, comme le musée de la préhistoire est fermé, nous faisons une petite balade en petit train dans la commune. La commune des Eyzies a une superficie de 2500 hectares, elle est située sur la rivière Vézère, une forteresse la surplombe, elle a été restaurée au XVI.me siècle, elle a été rachetée par l’état en 1913. La forteresse a été transformée en dépôt de fouilles et ouverte au public en 1923, depuis 1972 le musée est passé à la direction des musées de France, il devînt musée national de la préhistoire. La statue de l’homme de Cromagnon domine la forteresse, La falaise est creusée de trous appelés trous à guetteurs, sur notre gauche nous avons la falaise qui surplombe de superbes maisons et à gauche nous avons la rivière. Les Eyzies possèdent une grotte découverte en 1902 d’une longueur de 120 mètres avec de nombreuses ramifications, la grotte est riche de nombreuses gravures polychromes, l’accès de la grotte s’effectue par un escalier puis un petit chemin de 400 mètres de long avant d’y pénétrer, elle se visite sur rendez-vous en sachant que l’on accepte que 100 visiteurs quotidiennement. Nous passons devant les anciennes forges du village, on y fabriquait des canons pour la marine nationale, elles ont fonctionné du XVI.me siècle jusqu’en 1867. Les Eyzis est la capitale mondiale de la préhistoire, au-dessous du château a été construit les bâtiments du musée en 2000 sur 5000 mètres carrés de surface dont 1500 mètres carrés destinés aux galeries d’exposition. Nous passons sur un pont pour traverser la Vézère, elle a une longueur de 180 kilomètres, elle prend sa source dans le Limousin sur le plateau des mille vaches pour aller se jeter dans la Dordogne à Vineuil situé à 15 kilomètres d’ici. La Vézère était la voie de Communication des gabarres qui transportaient les marchandises jusqu’à Bordeaux, dès son arrivée le chemin de fer a mit à mal cette sorte de transport. Nous passons sous un rocher habité par les hommes de la préhistoire, les toits des maisons sont en pierre de lauze. Nous apercevons le pont de la voie ferrée construit en 1865, c’est lors de sa construction que l’on a découvert l’abri de l’homme de Cro-Magnon. Ensuite nous avons repris la route, nous avons traversé Sarlat et Gourdon pour rejoindre Gramat. Après le dîner nous avons eu une soirée folklorique à laquelle nous avons participé activement.

(4) Aujourd’hui nous nous rendons à Cahors où nous allons visiter la ville médiévale, prendre le déjeuner sur un bateau tout en naviguant sur le Lot.
Le département du Lot (46) Département de la Région Midi-Pyrénées Chef-lieu de département : Cahors
Chefs-lieux d’arrondissement : Figeac, Gourdon Nombre d’arrondissement(s) : 3 Nombre de cantons : 31 Nombre de communes : 340 Superficie : 5 217 km2 Nombre d’habitants : 160 197 Nom des habitants : Lotois.
Le département appartient à l’académie de Toulouse, à la cour d’appel d’Agen, à la zone de défense Sud-Ouest. En dehors des bassins de Saint-Céré et de Figeac à l’est (portant des cultures céréalières et fruitières) et des collines du sud-ouest (où domine la traditionnelle polyculture aquitaine), le département s’étend sur les causses du Quercy (parc naturel régional). Ce sont des plateaux arides, entaillés par des vallées plus verdoyantes (Dordogne, Lot), où se concentrent les activités agricoles (céréales, fruits, élevage, parfois vignobles et tabac) et la population (Cahors). La faiblesse de l’urbanisation, de l’industrie et du secteur tertiaire, en dehors du tourisme (Rocamadour, Padirac, Cahors), explique la faible densité moyenne.
Cahors (en occitan Cahors kaurs, est une commune française, située dans le Département du Lot et la région Midi-Pyrénées. Ses habitants sont appelés les Cadurciens (autrefois Cahorsins). La ville est connue pour ses vignobles (voir Vignoble de Cahors)
Géographie :
La commune se situe à 115 km au nord de Toulouse, sur l’axe RN 20 /A 20 reliant la ville rose à Paris. La densité de la population y est assez élevée (309 habitants au km2). Confrontée à plusieurs obstacles naturels, la ville, limitée dans son expansion géographique a densifié son territoire. La croissance de l’urbanisation de la ville doit en effet tenir compte de la topographie très tourmentée de la vallée du Lot. La barre de relief constituée par l’isthme de la boucle du Lot, s’apparente de fait à un pont supplémentaire : Cahors est une presqu’île. C’est une première spécificité. Le relief extrêmement accentué est la donnée majeure du site de Cahors. Le site construit de Cahors a pris possession du site naturel et lui a donné sa forme urbaine originale. Le Pont Valentré. En effet, il joue un rôle déterminant dans l’organisation de l’espace de la ville. Le développement de Cahors, entravé par les contraintes du site, est resté longtemps contenu dans les limites de la presqu’île. La ville est isolée doublement d’une part par la ceinture d’eau que constitue le cingle du Lot renfermé autour de ses murs, d’autre part, par les parois abruptes que constitue le cirque des Cévennes qui cernent la boucle de toutes parts. Les Cévennes sont des versants raides, arides, aujourd’hui désertés par le vignoble au profit d’une maigre végétation de maquis, qui sont autant de limites naturelles à l’urbanisation de la ville. Le site ne paraît pas favorable au développement d’une grande agglomération. La vallée ne s’élargit qu’à l’est avec les terrasses de Cabessut et de Terre Rouge, à l’ouest avec la terrasse de Labéraudie : là, l’expansion est possible bien que limitée par les risques d’inondation et par la persistance d’activités maraîchères. Au sud, on se heurte aux versants abrupts du Mont Saint Cyr et du Pech d’Angely. Trois avantages faisaient pourtant la valeur du site : une défense facile, la rivière navigable, souvent dangereuse mais plus sûre que les chemins dans l’Antiquité, la situation de carrefour, confluence du Bartassec, étape commode sur la voie Toulouse- Rodez. Le développement de la ville s’est fait essentiellement sur un axe nord/sud.
Histoire
Le Quercy, dont le département du Lot est un des composants, était habité il y a 40.000 ans, comme le montrent les grottes du Val du Célé (Pech Merle par exemple à Cabrerets ). Puis vinrent s’installer sur les hauteurs, les « oppida » fortifiés, des Cadurques, gaulois tributaires des Arvernes. Leur place-forte Uxellodunum, que l’on situe mal (Le Puy d’Issolud, Luzech, Murcens ? ), mais dont le nom signifie « haute-citadelle » et qui fut en 51 avant J.-C. l’un des derniers bastions résistant à César. La capitale des Cadurques romanisés se nommait « Divona Cadurcorum » (Divona signifie « divine »). Elle est devenue « Cadurca » puis « Cahors ». Ce fut une cité opulente avec un pont sur le Lot, un aqueduc amenant les eaux du Vers, des villas, des temples, un théâtre susceptible d’accueillir plusieurs milliers de spectateurs, des thermes, dont seuls subsistent près de la gare l’arc de Diane et plusieurs pierres sculptées au musée Henri Martin et un vaste amphithéâtre (300 m de long) dont on vient juste de découvrir les vestiges à l’occasion d’excavations pour la construction d’un parking souterrain en plein centre de la ville actuelle. Cahors exportait notamment jusqu’à Rome ses étoffes de lin et son vin, produit par un vignoble important créé dès les années 50 av.JC. La cité fut incendiée en 571 par Théodebert Ier, roi d’Austrasie et petit-fils de Clovis. Relevée de ses ruines par l’évêque Saint Didier, dit aussi Saint Géry, qui y fit édifier la première cathédrale en 650), la ville fut à nouveau pillée par les Sarrasins en 732, puis par les Vikings et les Hongrois. La ville de Cahors a longtemps été disputée, et assiégée plus souvent qu’à son tour : du Romain Jules César ou du Franc Théodebert Ier au roi de Navarre Henri IV en passant par les prétentions anglaises de Richard Cœur de Lion, plus tard du Prince Noir. Au sein même de la cité le conflit s’éternise entre évêques, consuls puis sénéchaux pour s’arroger le pouvoir. Le 2 septembre 1272, l’évêque de Cahors, Barthélémy, et les consuls de la ville s’entendent pour nommer des « arbitres et amiables compositeurs » chargés de régler les différends survenus entre eux au sujet des anciennes coutumes et des coutumes nouvelles. Le 23 juillet 1304, dans une déclaration faite publiquement dans l’église cathédrale de Cahors, Raymond, évêque de la ville, reconnaît qu’il tient les consuls et habitants de cette ville pour bons et vrais catholiques, aumôniers (généreux dans leurs aumônes), prieurs et dévots. Au XIVe siècle Cahors bénéficie des largesses du pape Jean XXII, né Jacques Duèze (ou D’Euze?), en 1245, à Cahors dans une famille bien établie dans la ville et liée aux notables. Mort à Avignon en 1334, Jean XXII s’était beaucoup soucié de sa ville natale, de sa famille et de ses concitoyens. Il construisit un palais, dont il reste encore quelques éléments et une tour, nommée « du pape Jean XXII ». C’est lui qui fonde en 1331 l’université de Cahors, qui fut l’une des premières créées en France. ( Cette université attirera de grands professeurs de droit notamment comme Cujas et sera autour de 1450 l’une des universités les plus prestigieuses de France et comptant le plus d’étudiants. Cette université est fusionnée avec celle de Toulouse en 1751 sur décision du chancelier du roi, La Moignon). À l’époque médiévale, elle est une place financière, où affluent les banquiers lombards. Pendant la Guerre de Cent Ans, la ville est un temps sous domination anglaise. Le 8 janvier 1362, elle doit se rendre au lieutenant du roi d’Angleterre, Chandos, en présence du maréchal français Boucicaut. Le 5 février 1369, les consuls de Cahors jurent de porter secours au roi de France Charles V déclarant que, « même sous la domination anglaise, ils n’avaient jamais cessé d’avoir le cœur français ». Renaissance, À la Renaissance, Cahors demeure une ville artisanale et industrielle active. Ses vins, connus depuis les Romains et appréciés dans le monde de l’époque, qui lui assurent des revenus, sont concurrencés par ceux de Bordeaux, soutenus par les Anglais. En 1562, les catholiques tuent huit protestants, dans un affrontement de rue . En mai 1580, durant la septième guerre de religion, Henri de Navarre en fait le siège. Le capitaine Jean de Vezins refuse la reddition. Les assaillants font sauter la porte, puis prennent la ville après trois jours et trois nuits de combats de rue, barricade par barricade. Cette prise contribue énormément au prestige du futur Henri IV : il est toujours au cœur des combats, entraîne ses compagnons d’armes, les rallie sans cesse, veille à éviter le pillage, empêche le massacre 2. Le Pèlerinage de Compostelle La ville est traversée par un des chemins du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle La Via Podiensis. Sur la Via Podiensis du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Les jacquets arrivaient de Saint-Cirq-Lapopie pour ceux qui avaient emprunté la vallée du Célé, ou de Varaire pour ceux qui avaient emprunté la vallée du Lot. La sortie de la ville et la traversée du Lot qui se faisait aux premiers siècles de l’ère chrétienne comme de nos jours en face du quartier Saint-Georges, il se fit aussi à partir du XIVe siècle par le pont Valentré. Les pèlerins remontaient alors par un chemin assez raide jusqu’à la Croix de Magne et de là, après un dernier regard sur le panorama de l’ancienne cité des Cadurques, reprenaient leur chemin dans la direction que leur indiquait toujours la Voie Lactée. Sur ce parcours, la prochaine commune est Labastide-Marnhac. Cahors eut plusieurs hôpitaux dont celui de Saint-Jacques qui fut d’abord près de l’actuelle place Galdémar. En 1683, il fut transféré au lieudit la Croix des Capucins. Une chapelle dédiée à l’apôtre de l’Espagne fut appelée au XVIe siècle Saint-Jacques des Pénitents à partir du moment où elle fut le siège d’une confrérie de Pénitents Bleus, un très intéressant retable y était conservé. Depuis le XVIIe siècle Au cours des siècles, la ville perd de son lustre et de son prestige. L’université est fermée au XVIIe siècle. Elle a conservé néanmoins un excellent établissement d’enseignement secondaire, hérité de l’école des Jésuites, lycée royal ou impérial, qui deviendra le Lycée Gambetta qui a formé au cours des siècles de nombreuses futures célébrités: juristes, poètes, maréchaux d’Empire, sommités médicales, hommes politiques, journalistes… Le département du Lot, dont elle est le chef-lieu, est amputé, en 1808, de sa partie sud au profit du Tarn-et-Garonne et de Montauban. Au XXe siècle, Cahors a notamment pour maire et député Anatole de Monzie maintes fois ministre sous la IIIe république et Maurice Faure, ministre de la IVe république, l’un des signataires du traité de Rome créant la Communauté européenne. Cahors mundi en 1949, à l’initiative de Robert Sarrazac, Cahors, chef-lieu du département français du Lot, s’était déclaré ville citoyenne du monde : « Cahors Mundi ».L’année suivante, les 24 et 25 juin 1950, Cahors fêtera en grande pompe ce premier anniversaire en présence du prix Nobel de la Paix 1949, l’Ecossais Lord Boyd Orr, fondateur de la FAO à l’ONU. André Breton, le pape du Surréalisme participe aux festivités organisées près du monument médiéval, le pont Valentré. Cette manifestation a marqué le début d’un mouvement qui a impliqué un millier de territoires dans 13 pays.
Économie :
L’agglomération cadurcienne a souvent été présentée comme une petite ville périphérique de Toulouse, au milieu d’un territoire, C’est une ville qui tire sa raison d’être de son rôle directif de préfecture sur un lotois dévitalisé. Le Lot, qui est longtemps resté en marge des grands courants d’échange et de communication, est un département fortement marqué par sa ruralité et par un terroir sans véritable tradition industrielle et dépourvu d’armature urbaine structurante. Actuellement, l’agriculture,la vigne et le tourisme sont ses principales ressources, mais le département abrite aussi des festivals culturels de qualité : Gindou (cinémas du sud), Cajarc (Africajarc), Assier (musiques), Belaye (violoncelle) etc. Son influence extra-départementale est réduite; elle est assujettie à l’ordre économique régional et national. Malgré cela, grâce à son rôle de préfecture du Lot, la ville a pu subsister dans une région rurale en déclin où elle a pris une place de plus en plus importante. Cahors est aussi une de ces villes de Midi-Pyrénées qui, derrière une façade de ville administrative de province, cachent une activité industrielle d’un niveau technologique assez élevé. Les caractéristiques urbaines, le niveau des services peuvent ensemble favoriser l’implantation de nouvelles entreprises et plus précisément de PME et PMI qui trouveraient ici une société urbaine et un environnement à leur échelle. De plus, Cahors possède un port fluvial sur le Lot géré par la Chambre de commerce et d’industrie. En 1997, le magazine l’Entreprise avait classé Cahors comme étant, parmi les villes de 20 000 habitants, la plus performante en création d’emplois industriels. Face à la crise des grandes villes, Cahors s’approprie progressivement l’image d’un centre urbain resté à taille humaine et préservant au mieux une certaine qualité de vie. Cahors a enfin trouvé sa place en tant que pôle urbain relais de la capitale régionale qu’est Toulouse. Cahors est le siège de la Chambre de commerce et d’industrie du Lot. Elle gère le Centre consulaire de formation, la Base Technique d’entretien et d’hivernage à bateaux de Saint Géry, le port fluvial de Cahors, le port de Douelle, le port de Luzech, le port de Bouzies. Elle gère aussi des Hôtels d’entreprises et le ZI Cahors Sud. Des infrastructures culturelles, La Chantrerie. La ville, qui compte déjà une École de Musique pourvue d’une salle de concert, s’est dotée en 2003 d’une Médiathèque et a organisé la réouverture du Théâtre. Le Musée Henri Martin, rénové, offre des expositions artistiques intéressantes, de même que d’autres sites en ville comme La Chantrerie avec des expositions d’art contemporain (le FLAC, Sanfourche, Patrick Moya ) ou le Grenier du Chapître. L’Espace Caviole permet d’organiser des concerts en plein air. Les Docks sont un lieu voué à la jeunesse où se côtoient un pan d’escalade, des ateliers musicaux et des ateliers de nouvelles technologies. Le Marché près de la Cathédrale demeure un lieu de rencontre animé pour les Cadurciens. Malgré ces nouvelles infrastructures, la population cadurcienne est statistiquement vieillissante. Cahors figurait parmi les villes du Sud de moins de 20000 habitants les plus jeunes de France dans les années 1990 ne peut offrir à sa jeunesse des poste de travail qui peuvent la retenir en nombre. Face au manque de travail proposé, une majorité de jeunes quittent la ville pour rejoindre Toulouse ou Paris. Ce vieillissement de la population est d’autant plus marqué que la ville devient une place de choix pour les retraités aussi bien français qu’étrangers. L’animation culturelle de Cahors a vu ces dernières années le déplacement géographique de festivals prestigieux comme le Printemps de la Photo (aujourd’hui situé à Toulouse) ou Le Chaînon Manquant, qui attiraient beaucoup de touristes et d’artistes. Peu à peu, l’affluence touristique stagne alors qu’elle comptait pour beaucoup dans le dynamisme économique de la ville. La ville compte néanmoins toujours son important festival de Blues et a vu depuis 2003 l’installation d’un nouveau festival francophone (dédié à la culture d’un pays étranger).
Personnalités nées à Cahors ou y ayant vécu :
• Lucterius
• Jean XXII
• Clément Marot
• Olivier de Magny
• Guillaume Lacoste
• Léon Gambetta
• Francis Maratuech
• Jean-Jacques Chapou
• Philippe Gaubert
• Jean Bouzerand
• André Girard
• Raymond Coly
• Georges Héreil
• André Nouyrit
• Didier Chamizo
• Alfred Roques
• Charles Dumont
• Denis Charvet
• Philoxène Boyer
• Pierre Laville
Anciens élèves (ou professeurs) du Lycée Gambetta
• Hugues Salel
(1503-1533), poète de la Renaissance
• François Roaldès
(1519-1589) professeur à l’université de Cahors
• Jacques Cujas
(1522-1590) juriste, professeur à l’Université de Cahors
• Olivier de Magny
(1519-1561) poète de la Renaissance
• Pierre Charron
(1541-1603) écrivain, moraliste
• Jean de Lacoste
(1576-1637) jurisconsulte
• Fénelon
1651-1715) François de Salignac de Lamothe-Fénelon fut archevêque de Cambrai, précepteur des Princes de France
• Joachim Murat
(1767-1815) maréchal de France, prince d’Empire et roi de Naples
• Jean-Baptiste Bessières
(1761-1813) maréchal de France, duc d’Istrie
• Jean-Pierre Ramel
(1768-1815) maréchal de France
• Jean-Louis Galdemar
(1770-1815) maréchal de France
• Jean-Michel Agar
(1771-1844) comte de Mosbourg, ministre des finances du roi de Naples
• Pierre Bonhomme
(1803-1861) Fondateur de la congrégation des Soeurs de Notre-Dame du Calvaire à Gramat
• Charles de Freycinet
(1828-1882) Charles-Louis Saulces de Freycinet fut sénateur, ministre, président du conseil
• Léon Gambetta
(1828-1882) Avocat, député, ministre, président du conseil
• Gustave Larroumet
1852-1903) directeur des Beaux-Arts
• François Roussel
(1864-1950) conseiller d’état
• Léon Lafage
(1874-1953) poéte, occitaniste
• Anatole de Monzie
député, ministre, maire de Cahors
• Henri Redon
(1899-1974) médecin cancérologue
• Eugène Pujol
(1899-1986) artiste peintre
• Léon Bouzerand
(1907-1972) photographe
• Jean-Jacques Chapou
(1909-1944) résistant
• Roger Couderc
(1918-1984) journaliste sportif
• René Andrieu
(1920-1998) journaliste , rédacteur en chef de l’Humanité.
• Georges Héreil
(1918-1980) industriel, père de la Caravelle
• Martin Malvy
Journaliste, député, ministre, président de la Région Midi-Pyrénées
• Pierre Laville
Juriste, dramaturge
• Jean Le Garrec,
Député, ministre,
• Jacques Bouzerand
Journaliste, dirigeant de télévision, critique d’art
• Éric Neuhoff
Journaliste, écrivain
• Edmond Jouve
Juriste
• Bernard Pagès
Artiste
• André Nouyrit
Artiste
• Denis Charvet
Rugbyman, producteur
• Paul Pavlovitch
Écrivain
• Henri de Laborde de Monpezat,
S.A.R. prince Henrik de Danemark
Après une bonne heure de route et d’autoroute (A20), nous voici arrivés à Cahors, nous prenons place dans un petit train touristique pour visiter la ville médiévale. Nous passons devant la fontaine des chartreux vouée à la déesse celte des eaux et des rivières Diva, au fond dans un écrin de verdure nous apercevons le monument le plus célèbre de la ville, le pont Valentré :
La construction du Pont Valentré, remarquable ouvrage militaire du XIVe siècle, débute le 17 juin 1308. Il est terminé entre 1355 et 1378. Il constitue le spécimen le plus remarquable de pont fortifié en France. Il est long de 138 m. Il comporte : 6 arches principales, gothiques, 3 tours carrées à trois étages et 2 châtelets. Celui de l’ouest a presque entièrement disparu. Quant au châtelet Est son caractère défensif est accentué par les modifications apportées au XIXe siècle. Chaque passage sous ces tours comportait deux vantaux et une herse. En outre, les entrées (du pont étaient défendues par des barbacanes, aujourd’hui disparues. Les piles du pont sont renforcées par un avant-bec aigu qui, au niveau du passage, forme une plate-forme crénelée permettant des tirs de flanquement pour protéger le tablier du pont.
Il sera suffisamment dissuasif pour ne jamais être attaqué.
Voici la légende qui explique l’origine du nom « Pont du Diable » donné au « Pont Valentré » :
« On raconte que l’architecte ne pouvant venir à bout de son oeuvre, eut recours à Satan et fit un pacte avec lui. Satan s’engageait à l’aider par tous les moyens et à lui obéir ponctuellement, quelque ordre qu’il put recevoir. Le travail fini, l’âme de l’architecte en devait être le prix. Mais si le démon, pour une cause quelconque, refusait de continuer son assistance jusqu’au bout, il perdrait tous ses droits sur le prix en question ; la besogne marcha vite avec un tel manoeuvre. Quand le pont fut presque fini : – ça se dit en lui-même l’architecte, voici le moment de songer à notre âme, afin que nous n’ayons pas fait un sot marché. Et il porta un crible à son formidable associé : – Ami, lui dit-il, je t’ai trouvé docile jusqu’ici, et tu sais que tu dois l’être jusqu’au bout ; prends ce crible, laisse-le tel qu’il est et l’emploie à puiser de l’eau que tu porteras aux maçons pour délayer la chaux. Le diable se mordit les lèvres de dépit ; il tenta pourtant l’expérience, elle échoua vingt fois. Jamais crible n’a gardé l’eau. Confus, le diable vint avouer sa défaite, mais jura de se venger. A quelque temps de là en effet, lorsque les maçons eurent presque achevé de construire la tour du milieu, ils en trouvèrent l’angle supérieur nord-ouest abattu et il leur fut impossible d’achever cette tour. »
Le vin de Cahors avait déjà beaucoup de succès au temps des romains, en 92 après J.C l’empereur Dovitien décida d’arracher la vigne de la région car son vin faisait concurrence avec celui de Rome. Les gaulois cultivaient donc la vigne en cachette, c’est en 274 que l’autorisation de replanter la vigne fut donnée, le vin eut aussi beaucoup de succès au moyen âge, il était exporté dans toute l’Europe malgré la surtaxation imposée par les bordelais. Au XIX.me siècle le vin de cahors était très apprécié à la cour de Russie, très prisé par le tsar Pierre premier, l’église orthodoxe l’adopta comme vin de messe. Le vignoble actuel de Cahors à une surface de 4500 hectares, à son apogée le vignoble atteignait 22000 hectares, il s’arrêtait aux portes de la ville de Cahors. Nous roulons sur l’emplacement des anciens remparts de la ville, nous passons devant le théâtre municipal (1835) dit à l’italienne, nous pénétrons sur la place Gambetta où se situe l’ancien collège des jésuites surmonté d’un clocher octogonal du XVII.me siècle qui est devenu aujourd’hui le lycée Léon Gambetta. Nous contournons la statue de Léon Gambetta né à Cahors en 1838. Nous distinguons derrière un petit manège la bibliothèque municipale (1890), elle abrite les archives de la ville ainsi que l’office du tourisme de Cahors. Nous sommes devant l’hôtel de ville (1840) l’actuel occupant est monsieur Marc Lecurue maire de la ville, mais, en d’autre temps l’occupant en a été Maurice faure un des signataires pour la France du traité de Rome. Nous circulons sur un boulevard bordé de superbes terrasses, nous passons devant le palais de justice (1855), il est de style néoclassique une petite statue au milieu du jardin représente 2 hommes dos à dos, nous contournons le lycée Clément Marot poète, ami de Ronsard est né à Cahors en 1495, le lycée est du XIX.me siècle. Marot fut condamné parce qu’il avait consommé du lard un jour maigre, on appelait ça faire le lard. Au fond d’une place se trouve le monument aux morts des 2 guerres mondiales, nous apercevons le palais Duèze construit par Pierre Duèze frère du pape Jean XXII en 1322, le palais est surplombé d’une tour de 32 mètres de haut. Nous sommes devant l’église appelée auparavant Saint Etienne des Soubirous, c’est ici que fut baptisé le pape Jean XXII. Nous remarquons un monument très rare en France, il s’agit du monument au mort de la guerre de 1870 ainsi qu’aux soldats de la guerre de Crimée. Nous passons la porte de la barre qui a donnée son nom à la rue, nous apercevons un petit châtelet qui servait de garnison aux soldats des remparts. Nous pouvons admirer la tour Saint Jean avec son ouverture au sud appelée également tour des pendus, c’est ici que le bourreau faisait son office. Au loin nous distinguons la porte Sain Michel qui est aujourd’hui la porte du cimetière Jean XXII né Jacques Duèze a été élu pape en 1316 à l’âge de 72 ans dans des circonstances particulières, Louis X le lutin roi de France venait de mourir, c’est son frère le futur Philippe V qui assurait la régence du royaume. Il n’y avait plus de pape depuis 2 ans, car les cardinaux n’arrivaient pas à s’entendre sur un nom, le régent profita que les cardinaux étaient retirés dans une église de Lyon pour prier pour l’âme du roi défunt, il les menaçait de les affamer s’ils n’élisaient pas un pape. Jacques Duèze eu alors l’idée de passer pour un moribond, les cardinaux voyant là un moindre mal le nommèrent pape. Jacques Duèze élu à l’unanimité régna pendant 18 ans sur la chrétienté, il gouverna de main de fer jusqu’en 1334 date de sa mort à l’âge de 90 ans. A Cahors il créa l’université qui a concurrencé Paris et Toulouse jusqu’au XVIII.me siècle, il a relancé l’économie locale, il est aussi le premier pape à avoir résidé en permanence en avignon. C’est lui qui a lancé la construction du palais à Avignon, nous lui devons quelque chose de fort sympathique en invitant les vignerons de Cahors à élaborer le fameux Chateauneuf du pape. Nous passons devant l’ancienne caserne militaire Bessières aujourd’hui réhabilité en palais des congrès et des sports. Il est vrai qu’il ne c’est rien passé à Cahors au cours du premier empire, à part que le département du Lot a donné à Napoléon 2 de ses valeureux soldats le maréchal Bessières et le beau-frère de l’empereur Murat. Nous passons devant le musée de la résistance, nous nous dirigeons vers le cœur de la cité médiévale. La vie de la cité médiévale était prospère grâce au vin, à la laine et au lin, cette richesse attira les hommes d’argent qu’étaient les banquiers Lombards. Comme tout banquiers ils prêtaient de l’argent à des taux de 40 à 60%, c’était des usuriers de la pire espèce, ils pratiquaient l’usure en toute légalité car ils le faisaient par décret pontifical. Nous circulons dans la rue principale de la cité médiévale où grouillaient des marchands, des mendiants, des jongleurs, des cracheur de feu, des damoiseaux, des damoiselles, des troubadours, des ménestrels, des seigneurs, des ribaudes tout se faisait et se passait dans cette rue. Des petites ruelles se jettent dans l’artère principale qui étaient de véritables coupe gorges, nous pouvons admirer de jolies portes en bois sculptées qui cachent de superbes cours. Nous passons devant la plus vieille porte de Cahors elle date de 1270, elle ouvrait à l’époque sur l’hôpital qui hébergeait les pèlerins de Compostelle. Nous longeons le château du roi, c’était la résidence du sénéchal du roi qui était le représentant de sa majesté à Cahors, ce bâtiment a aujourd’hui changé de fonction c’est la prison de la ville. C’est dans cette prison que fut détenue la fameuse madame Claude qui a été arrêtée à Cajarc. Nous passons devant une porte du XVII.me siècle qui ouvre sur une cour du moyen âge, de superbes arcades bordent la rue. Nous arrivons sur la place de la liberté autrefois place aux changes, au moyen âge 3 monnaies circulaient à Cahors celle du roi de France, celle de l’évêque de Cahors et celle du comte de Toulouse, nous sommes donc au centre économique de la cité médiévale. Nous passons devant la maison natale d’Olivier de Manie, nous abordons le quartier populaire de la dorade où sont édifiées de splendides maisons à colombage et en briques rouges. Nous passons très vite devant la maison du bourreau qui est hantée. Nous distinguons les vestiges du couvent de la daurade qui a donnée son nom à ce quartier. Les bénédictines veillaient jalousement sur une statue de la vierge couverte de feuille d’or, nous approchons l’une des plus anciennes cathédrales de France. La cathédrale Saint Etienne a été consacrée en l’an de grâce 1119 par le pape Calix II, elle a été construite sur l’emplacement d’une ancienne cathédrale qui datait du VII.me siècle. Nous contournons la partie gothique de la cathédrale qui date du XIV.me siècle, nous passons devant un jardin secret qui est le rosaire avec ses 3 couleurs le rouge pour le Christ, le blanc pour la Vierge et le jaune pour le Saint Esprit, la cathédrale renferme un superbe cloître du XVI.me siècle, elle possède un trésor la Sainte Coiffe qui est un linge qui aurait enveloppé la tête du Christ lors de son inhumation. Ce trésor provient d’un cadeau de l’impératrice Irène de Byzance à l’empereur Charlemagne, car, on disait à l’époque que la belle avait des vues sur Charlemagne, mais, ça n’a pas du l’émoustiller puisqu’il a refilé le cadeau à l’évêque de Cahors. Nous pouvons contempler un portail du XII.me siècle qui nous offre en son tympan une scène de l’ascension, le pourtour est décoré d’un semi de rose du Quercy qui date du XX.me siècle. Nous longeons l’ancien palais épiscopal devenu la préfecture du Lot, nous pouvons y distinguer la statue de Jean-Jacques Chatou héros de la résistance fusillé le16 juillet 1944, il était le créateur et l’animateur du maquis du Lot. Nous passons devant la boutique tenue par les parents de Léon Gambetta, il était fils d’émigrés italiens, il est monté à Paris faire ses études de droit, il est devenu avocat avant de devenir député de Belleville, il était farouche opposant à Napoléon III et ardant défenseur des droits républicains que nous connaissons aujourd’hui. Nous contournons la halle aux grains qui date de 1885, elle abrite aujourd’hui le marché couvert de Cahors. Nous roulons sur la rue nationale elle est en faite la continuité du château du roi, au moyen âge elle débouchait au niveau du Lot sur un pont romain doté de 5 tours de défense dont 2 de plus que celui de Valentré. Etait-il romain ou roman, en tout cas au XIX.me siècle il menaçait de s’écrouler et on le détruisit, par contre il figure toujours sur les armoiries de la ville. Charles Dumont a passé toute sa jeunesse dans la rue nationale, nous passons devant une église du XII.me siècle, elle est en réfection. Nous pénétrons dans le second quartier populaire de la cité celui des Badernes, toujours de superbes maisons à colombages, c’était le quartier des tanneurs, des teinturiers et des abattoirs. Nous contemplons la fontaine aux 3 horloges qui est activée par 54 billes d’acier qui tournent autour d’un coffrage, c’est l’œuvre d’un sculpteur lotois qui c’est fait assister par les élèves du lycée technique de Cahors. Nous apercevons une maison appelée Henri IV, en 1580 lorsque les troupes protestantes ont pris la ville avec à leur tête Henri de Navarre, celui-ci a séjourné dans cette maison, nous passons sur une place où est exposé le buste de Clément Marot, puis sur un pont qui date de 1950, il a été construit à l’emplacement d’un pont du XIII.me siècle, ce qui veut dire que Cahors au moyen âge possédait 3 ponts fortifiés alors que Paris n’en comptait qu’un. Sur notre gauche nous pouvons voir le quartier riche de Cahors, en 1990 on a rendu le Lot navigable sur 64 kilomètres de Luzarches à Saint Cirq Lapopie en franchissant 14 écluses, l’apogée de la navigation sur le Lot correspond à l’ouverture des mines de charbon à Decazeville. Nous apercevons le moulin Saint Jammes, Jammes remonte à 1362 lorsque Cahors était occupé par les anglais, nous distinguons la seule écluse automatisée du Lot. Nous grimpons une forte pente, nous rejoignons la route de Rodez, nous pouvons admirer la cathédrale avec ses 2 magnifiques coupoles de 18 mètres de diamètre pour une hauteur sous voûte de 10 mètres. On suppose que ce sont les premiers croisés de retour d’orient qui eurent l’idée de doter cet édifice de coupoles. Sur notre gauche une ancienne voie ferrée désaffectée, à notre droite le pont Louis Philippe inauguré en 1838. Après une heure de balade en petit train, nous embarquons sur le bateau Fénelon pour une croisière sur le Lot. Après avoir quitté le quaiet et être accueillis par l’hôtesse nous commençons à déjeuner, en apéritif nous avons droit à l’apéritif local, le fénelon à base de vin de Cahors, d’eau de noix et de liqueur de cassis.
Le lot prend sa source en Lozère, la rivière traverse 4 départements la Lozère, l’Averrons, le Lot et le Lot et Garonne avant d’aller se jeter dans la Garonne, le Lot à une longueur de 480 kilomètres dont 170 arrosent le département du Lot, cette longueur est importante suite à la configuration de la rivière qui est faite de multiples méandres, à remarquer que la ville de Cahors est entourée par un de ces méandres. Nous sommes entourés de falaises calcaires, de nombreuses grottes y ont trouvé leur place et ont servi d’abri aux maquisards lors de la seconde guerre mondiale. A chaque passage d’écluse notre hôtesse et le cuisinier se transforment en éclusiers, le Lot est très propre c’est le paradis des truites, aujourd’hui l’eau est jaunâtre suite aux orages de la veille. Les rives de la rivière sont creusées de trous réalisés par les ragondins, les hérons sont très nombreux, ils se nourrissent de poissons très important ce qui fait le régal des pêcheurs. On trouve 3 espèces de tortues dans le lot la tortue appelée du Lot, celle de Floride rejetée par leur propriétaire et la tortue hargneuse. Nous sommes confortablement assis sur le pont du bateau, un soleil de plomb nous écrase, nous apprécions le passage des écluses pour profiter de l’ombre de l’édifice. Le Lot est l’abreuvoir privilégié des chevreuils abrités dans la forêt avoisinante, autrefois avant le XVII.me siècle les écluses n’existaient pas, les gabarres franchissaient donc les chaussées ce qui était très difficile, ce qui faisait qu’une gabarre sur trois arrivait à sa destination. Le mécanisme de l’écluse a été inventé par Léonard de Vinci, quant à eux les chinois avaient déjà un système d’écluse qui fonctionnait avec des planches que l’on manoeuvrait afin de faire descendre ou monter l’eau dans l’écluse. L’écluse à pour principe les vases communicants déjà connu au temps des égyptiens, nous redescendons le Lot après avoir fait un demi tour dans une partie élargie, une porte d’écluse libère 3 mètres cubes seconde. Une écluse à 5 mètres de large et le bateau en a 4,70 mètres, ce qui rend la manœuvre délicate à chaque passage. Nous passons au large de Savanac, les maisons secondaires dans la région étaient appelées bories, ce sont les seigneurs qui se faisaient construire des propriétés de détente en dehors des villes, ensuite venaient se greffer d’autres maison ce qui formaient un hameau comme celui de Savanac. Beaucoup de maisons possèdent un pigeonnier, ils sont soit carrés ou ronds avec le toit incliné, le pigeonnier du Quercy est très renommé. La plupart des pigeonniers sont mis en valeur, ils sont construits sur pilotis, la grandeur du pigeonnier attestait la richesse du maître des lieux. Nous sommes au pied du château des seigneurs d’Arcambal, nous distinguons une grue perchée sur la muraille du château. Nous passons sous le pont de l’autoroute A20, le pont est de style qui lui permet de bien se fondre dans l’environnement. Nous entendons le gazouillis des oiseaux qui nichent dans les arbres qui bordent la rivière, nous passons devant un ancien moulin à grains, nous apercevons dans la colline la chapelle saint- Roch ou chapelle des amoureux. La tradition veut que chaque homme porte sa dame jusqu’en haut de la chapelle pour bénir leur union, nous distinguons le village de laroc des arcs. A flanc de falaise nous apercevons une muraille appelée défilé des anglais, au XV.me siècle les anglais s’en sont servis de poste de guet pendant la guerre de cent ans. Laroc des Arcs est un village tout comme Rocamadour où les maisons sont construites contre la falaise, pourquoi Laroc des arcs, les romains ont investi la région, ils y ont construits des arênes et des amphithéâtres, ce sont eux qui ont planté les vignes à Cahors. Ils ont eu aussi l’idée de construire un aqueduc de 22 kilomètres qui transportait l’eau de Vers où nous avons rebroussé chemin avec le bateau, beaucoup d’arches ont donc été érigé pour soutenir l’aqueduc et le dénivelé dont cet endroit d’où son nom Laroc des Arcs. Nous sommes entourés de colverts, nous pouvons admirer la borie des Gourdon, c’est une superbe demeure ayant appartenu aux seigneurs de gourdon. Des lotois célèbres ou ayant vécu dans le Lot, Georges Pompidou avait une résidence à Cajarc, Françoise Sagan est une véritable lotoise ele est décédée en 2003 et enterrée à Cajarc André Breton est tombé amoureux de saint Cirq Lapopie où il s’est installé pour écrire, il a dit et écrit « qu’il avait cessé de vivre ailleurs », Pierre Dora peintre espagnol est également été charmé par saint cirq Lapopie et il a fini par s’y installer, Champolion est quant à lui natif de Figeac c’est un des tous premiers égyptologues français. Côté rugby le club de Cahors joue actuellement en fédérale 1, l’ancien capitaine des bleus d’origine marocaine Benasi y a joué 2 saisons à l’époque de la grande équipe, Denis Charvet et Beneton y ont également joué et même entraîné l’équipe en ce qui concerne le dernier. Philippe Galtier n’a jamais joué à Cahors, mais, il est natif de Cahors, aujord’hui c’est l’entraîneur du stade français. La boucle du Lot qui entoure Cahors est protégée par des murailles qui sont encore en excellent état, . nous devinons la tour saint Jean, nous contemplons l’église de saint Etienne des Soubirous, nous distinguons la tour du pape Jean XXII premier pape élu par conclave, en face de nous se profile le mont saint cyr qui domine Cahors et nous passons la dernière écluse qui est automatique. Le bord de la rivière est pourvu d’un chemin de halage, il permettait aux hommes ou aux chevaux de remonter les gabarres à contre courant. Nous distinguons au-dessus d’une falaise la croix de Magne, les gabarriers étaient très croyants, tout au long de la rivière étaient disposées des croix afin qu’ils soient protégés. Nous passons sous le pont de la voie ferrée Paris Toulouse construit par Eiffel, le pont a été assemblé à Decazeville puis on l’a transporté ici. Après un bon bain de soleil nous mettons pied à terre, nous profitons du quartier libre pour aller visiter la ville médiévale et faire des emplettes. Nous visitons la cathédrale saint Etienne, le cloître qui la jouxte avec son jardin à la française composé de buis. Nous avons rejoint notre bus qui nous a reconduits à Gramat en passant par la route et non pas par l’autoroute, après le dîner une méga soirée dansante nous attend. Pendant plus de 2 heures Gérard et son accordéon nous a fait rouler les rochers, tordre les chevilles, faire des doubles passes, valser, tanguer, tchatcher, rouler sous le pont, danser avec des chaises et tout cela dans la bonne humeur.

(5) Nous sommes en partance pour le village du Bornas, nous allons découvrir les métiers d’autrefois dans un village reconstitué du XIX.me siècle. Pendant le parcours madame Granelle nous raconte la vie d’antan en Périgord et en Quercy, l’histoire des croquants qui se révoltèrent contre la noblesse au XVI.me siècle, le monde de la paysannerie qui n’existera bientôt plus. Le département du Lot est entouré au sud est par l’Aveyron, à l’est par le Cantal, au nord par la Corrèze, à l’ouest par la Dordogne, au sud par le Tarn et Garonne et quant à nous, nous sommes hébergés au centre du département du Lot à Grammat. situé sur le causse du même nom. Nous traversons Souillac, nous prenons la direction de Sarlat situé dans le Périgord noir. Nous voici en Dordogne qui se trouve dans la région Aquitaine, la rivière Dordogne prend sa source au pied du Puy de Sancy, elle a une longueur de 472 kilomètres. Nous contournons la ville de Sarlat, nous arrivons au Bugue situé au cœur du Périgord noir où a été créé le village du Bornas qui nous ramène au XIX.me siècle. Nous sommes accueillis par Cécile qui sera notre guide, nous allons nous abriter sous le lavoir car une averse de pluie s’abat sur le village. Le lavoir était investi par les femmes 2 fois par an, au printemps et à l’automne, la lessive durait une bonne semaine à chaque fois, le linge était apporté par les hommes avec des brouette. Cécile se met à l’œuvre, elle frotte le linge sur la planche à laver appelée banche, elle le bat avec un battoir, le savon noir était composé de cendre ou de gras d’animaux, La plante appelée saponaire est la base du savon d’ailleurs l’ancien nom de la lessive était la saponite. Le lavoir est le lieu des cancans, les femmes ne se voyaient pas pendant 6 mois alors elles avaient beaucoup de choses à se raconter. Le linge une fois lavé, rincé et essoré était étendu sur l’herbe pour sécher et l’effet de la chlorophylle dégagée par l’herbe rendait le linge plus blanc. Auparavant on était superstitieux car on disait qu’il fallait étendre le linge les soirs de pleine lune pour l’empêcher de jaunir, une autre superstition disait qu’il ne fallait pas aller au lavoir la semaine des vêpres, ni la semaine de toussaint sinon ça pourrait tuer votre mari. Le lavoir est construit auprès d’une eau courante, les lavandières étaient habillées de couleurs foncées, elles étaient coiffées d’un mouchoir de tête noué différemment selon si la femme est célibataire, mariée ou veuve. La plupart des femmes avaient le statut de veuve car à l’époque on pleure ses parents, son mari et ses enfants, le deuil était porté durant 4 ans. La pluie étant terminée nous nous rendons chez le feuillardier, il fabrique les cerceaux des barriques avec du bois de feuillard. Il découpe des lamelles de bois avec une sorte de rabot puis lui donne sa forme arrondie à l’aide d’une machine qui cintre le bois. Le feuillardier fabrique également des lamelles de bois qui serviront à faire des abris dans la forêt, des cerceaux pour faire du houla hop. Nous rentrons dans la cour d’une ferme, c’est le cochon qui nous accueille, nous pénétrons dans la ferme qui date de 1883, nous investissons la pièce principale. Nous sommes dans une maison périgourdine traditionnelle le sol est recouvert de terre battue, des hirondelles virevoltent au-dessus de nos têtes, les enfants, leurs parents et grands parents vivaient sous le même toit. Quant une fille se marie, elle va vivre chez ses beaux-parents. Sous un soleil radieux nous allons rendre visite au meunier qui nous raconte sa passion la meunerie, nous escaladons une sorte d’escalier de meunier qui nous permet d’atteindre le haut du moulin, l’axe de transmission entre les palles et le mécanisme du moulin. L’ensemble du mécanisme pèse 12 tonnes des pales aux meules, on déverse le grain à moudre depuis cette salle dans un évidoir appelé treillis, le grain tombe directement dans l’oeillard qui est le centre des 2 meules à moudre, une meule est fixe au sol et l’autre activée par le mécanisme tourne pour écraser et moudre le grain. Les 2 meules pèsent 2,100 tonnes, au bout d’une cordelette est attaché un chiffon qui est noyé dans le grain contenu dans le treillis, lorsque le chiffon se découvre la cordelette se détend, elle est reliée à une petite latte de bois qui vient frotter sur l’axe de transmission des pales ce qui a pour effet d’actionner une sonnette qui signale au meunier que la meule tourne à vide. Le grain moulu devient de la mouture récoltée dans un meuble appelé butoir sorte de tamis, la mouture passée dans le butoir se divise en plusieurs farines. Nous descendons l’escalier pour rejoindre le butoir et découvrir les différentes farines, la première farine qui est le cœur du grain dite farine blanche ou farine conventionnelle utilisée en boulangerie et en pâtisserie, la deuxième farine le reste de l’amende et les premières particules du germe du blé nous donnent la farine semi complète qui est la base du pain de campagne qui est meilleur pour la nutrition, la troisième farine est composée du reste du germe et les premières enveloppes les plus fines appelée farine de repasse, de recoupe ou de remoulage qui était autrefois un aliment complet pour le bétail, la quatrième farine constituée de l’enveloppe et de l’écorce grossière du grain c’est la farine de son qui est donnée aux animaux et qui est la base du pain de son. La production de blé moulu au moulin provient du champ de blé exploité au village du Bornas, les farines élaborées au moulin sont consommées sur place et vendues aux visiteurs. La moisson et le battage du grain se font à l’ancienne, ces travaux se font en public au cours des mois de juillet et d’août. Libérés du moulin un âne nous a bramé dessus, nous avons visité la petite église située en face de la mairie, notre disneylanderie terminée nous avons rejoint notre bus. Nous prenons la direction des jardins de Marqueyssac. Arrivés au pied de la falaise nous avons gravi la côte qui nous conduit au château de Marqueyssac, toujours sous un soleil torride nous avons continué l’ascension à pied. Nous traversons un havre de paix au milieu de buis taillés au cordeau qui nous convient à nous y asseoir tellement la douceur végétale est attirante… Pour accéder aux jardins nous empruntons la salle d’honneur du château dont les murs sont tapissés de pétitions adressées aux ministère de l’environnement et de la culture depuis 2002, contre le projet de contournement de Beynat qui saccagerait le peint de vue de la vallée de la Dordogne depuis le belvédère des jardins du château de Marqueyssac. Une peinture en trompe l’œil située sur la façade du château nous permet de découvrir l’intérieur d’une chambre.
Aménagés pour le plaisir de la promenade, les jardins suspendus de Marqueyssac sont l'oeuvre de plusieurs générations d'une même famille, propriétaire du domaine depuis 1692. Leur origine remonte à l'école de Le Nôtre. A la fin du XIXème siècle, Julien de Cerval, de retour d'Italie, se consacre à l'embellissement de Marqueyssac. Il fait planter les dizaines de milliers de buis qui ordonnent la nature et guident les promenades à travers des allées sinueuses agrémentées de belvédères, de rocailles, de cabanes en pierre sèche et de lieux de repos. Les buis sont taillés entièrement à la main deux fois par an, au printemps et à la fin de l'été. Du Belvédère, perché à 130 mètres au dessus de la rivière, se déploient de superbes panorama sur la vallée de la Dordogne, ses châteaux et ses plus beaux villages : Beynac, Fayrac, Castelnaud, la Roque-Gageac et Domme. Le château est une résidence de la fin du XVIIIème siècle couverte d'une toiture en lauze de plus de 500 tonnes.
Nous décidons d’aller à la terrasse du château située à 800 mètres, nous circulons dans de superbes allées bordées de buis, des enclaves de repos sont dissimilées tout au long du parcours. Arrivés à la terrasse les plus téméraires ont décidé de continuer leur balade jusqu’au belvédère, nous continuons à monter en empruntant un chemin sinueux toujours délimité par des buis, un petit ruisseau serpente la colline, nous le franchissons par de petits ponts, nous en profitons pour nous humidifier car le soleil est toujours aussi présent. Enfin le belvédère, nous découvrons toute la vallée de la Dordogne, nous en profitons pour tirer quelques photos, écrasés par la chaleur il nous faut rebrousser chemin et rejoindre le bus. Nous effectuons quelques emplettes au magasin du château avant de reprendre la route, nous rejoignons le causse de Grammat. Ce soir nous avons quartier libre, nous dînons puis nous allons faire une petite promenade à pied autour de notre hôtel sur un petit chemin de campagne avant d’aller prendre un repos bien mérité.

(6) Aujourd’hui nous allons découvrir le gouffre de Padirac qui se trouve dans le village qui porte le même nom, après 45 minutes de route nous voici à pied d’œuvre.
Le gouffre de Padirac est situé en France, dans la région Midi-Pyrénées, département du Lot sur la commune de Padirac au nord de Gramat dans le Quercy sur le causse de Gramat.
Histoire et formation
La formation du gouffre est due à un effondrement de la voûte à une période indéterminée. Nous savons simplement qu'il existait déjà au IIIe siècle de notre ère. Il fut habité à la fin du XIVe siècle ainsi qu'en fin du XVIe siècle. A cette époque, les hommes profitent des conditions climatiques du lieu pour en extraire du salpêtre. Le spéléologue Édouard-Alfred Martel fut l'inventeur de la rivière souterraine du gouffre de Padirac.
Exploitation touristique, Les premières visites touristiques eurent lieu le 1er novembre 1898, mais l'inauguration officielle fut organisée le 10 avril 1899 sous la présidence du ministre de l'Instruction Publique Georges Leygues. Aujourd'hui 2 km de galeries (sur plus de 40 km au total) peuvent être visités. Depuis les années trente, l'accès à la rivière souterraine se fait par ascenseur, le reste de la visite se faisant à pied et en barque. Padirac détient le record de fréquentation pour le tourisme souterrain en France : plus de 350 000 visiteurs par an avec un record de 460 000 entrées en 1991. 85 personnes, en majorité des saisonniers, sont employées par la société d'exploitation spéléologique du gouffre de Padirac.
Exploration spéléologique, Les explorations d'Édouard-Alfred Martel Arrivés à midi, le 9 juillet 1889, Martel, Gaupillat, Armand, Foulquier, assurés par six hommes de manœuvre, descendent à l'échelle les 54 mètres du puits d'entrée. Martel et Foulquier lèvent la topographie, pendant que Gaupillat prend des photographies. Ils explorent vers l'amont la galerie de la Grande Arcade et vers l'aval la rivière (-103 m). Ils s'arrêtent à plus de 400 m du puits d'entrée sur de l'eau profonde. Le lendemain, dès 4 heures du matin, ils redescendent avec un bateau de type Osgoog baptisé le Crocodile. À 10 heures, Martel et Gaupillat embarquent, passent le lac de la Pluie, la Grande Pendeloque, le rétrécissement du Pas du Crocodile, le Lac des grands Gours (terminus actuel des touristes), le Passage des étroits, les Tunnels. Ils rebroussent chemin au 34e gour, à environ 2 km du puits d'entrée. Le 9 septembre 1890 à 14 heures, Martel, ses compagnons de 1889 et Louis de Launay, professeur à l'École des mines, sont de retour, entourés par plus de mille personnes. À minuit, trois bateaux sont sur la rivière. Un peu avant le lac des grands gours, ils grimpent une pente et découvrent une grande salle de 60 m par 40 m dont la voûte s'élève à plus de 70 m au-dessus du petit bassin qui en occupe le sommet (dans le circuit touristique actuel). Ils la baptisent salle des sources du Mammouth. Ils reprennent ensuite la navigation vers l'aval et à 5 heures du matin, ils dépassent le terminus de 1889. 500 mètres plus loin, exténués, à 7 heures, ils buttent sur la grande Barrière : une coulée stalagmitique de 18 m qui barre la rivière. À 16 heures, ils ressortent du gouffre aérien. La troisième exploration a lieu le samedi 28 septembre 1895, Martel et ses deux passagers font naufrage et s'en sortent de justesse... En 1896, Martel descend avec l'ingénieur Fontaine pour étudier l'aménagement touristique du gouffre et de la rivière. En 1898, Giraud parcourt à la nage, éclairé par une bougie, une galerie de 150 m au niveau du Lac près du terminus actuel des touristes. Armand Viré reconnaît, sur 200 m, une galerie affluente qui porte son nom. Le 14 avril 1899, l'abbé Albe et Armand Viré escaladent la grande barrière et élargissent au marteau et à la pointerolle le laminoir à son sommet. La rivière profonde se poursuit derrière. Le 9 mai, ils atteignent l'amont des Terrasses, un énorme empilement de strates, que Martel franchit les 13 et 14 décembre 1899. Les 29, 30, et 31 mai 1900, après avoir évincé peu élégamment Albe et Armand Viré, accompagné de quatre guides, il gagne 250 m et s'arrête devant la Barrière du Fuseau. Il estime alors que son terminus est la « fin humainement possible», il interdira alors toute expédition ultérieure à Padirac. Martel avait parcouru et topographié 2750 m de galerie dont 2300 pour la principale. Il estimait, à tort, que la résurgence se situait à Gintrac (Voir exploration de 1947). Les explorations de Guy de Lavaur En juillet 1937, William Beamish, président de la Société d'exploitation du gouffre de Padirac, abroge l'interdiction de Martel pour remercier Guy de Lavaur de l'avoir fait descendre à l'igue de Saint-Sol (galerie amont des grottes de Lacave). Lavaur trouve un passage après le terminus Martel de 1900. Les 14 et 15 septembre 1938, de Lavaur revient avec Robert de Joly. Ce dernier franchit une nouvelle barrière qui porte son nom. La guerre de 1939 - 1945 empêche toute exploration jusqu'en 1947. Le 22 juillet 1947, 75 kg de fluorescéine sont versés au Grand Gour. Le colorant ressort près de la Dordogne sous Montvalent à la résurgence du moulin du Lombard le 4 novembre et à la fontaine Saint-Georges le 14 novembre. (Analyse de Félix Trombe). Du 6 au 12 août 1947, reprise des explorations par Guy de Lavaur et son fils Géraud, Félix Trombe, Jean Lesur et Louis Conduché. Ce dernier escalade un obstacle pour arriver jusqu'au Grand Chaos. Très grosse expédition à l'été 1948, Jean Lesur, Géraud de Lavaur et Roger Brillot topographient plus de 5000 m de galerie et doublent l'équipe de pointe. Ils passent le Déversoir (Grand puits impressionnant où tombe la rivière). Ils contemplent le départ du Quai aux fleurs : rivière suspendue bordée de magnifiques concrétions de calcite flottante. Marcel Ichac, Jacques Ertaud et les frères Maille tourneront un film : Padirac, Rivière de la nuit qui est l'un des tous premiers films de spéléologie. 1949 : Expédition avec entre autres Robert de Joly, Félix Trombe, Guy de Lavaur, Jacques Ertaud. Joly démontre que l'on peut dormir sous terre sans tente sur son canot retourné. Ils atteignent la confluence avec la Rivière de Joly où ce dernier fait une petite reconnaissance. Dans cette galerie, ils font 450 m vers l'aval et s'arrêtent à la Cascade de l'Avenir. En 1951, Jean Lesur, une équipe scoute et des spéléos locaux sont confrontés aux crues et atteignent le Bivouac des 5000 (situé à 5 km de l'entrée). En août 1962, c'est le raid du Spéléo Club de Paris. Trois équipes, comptant au total 27 hommes, découvrent les Allées Cavalières et retrouvent la rivière perdue au Déversoir. Elle sera baptisée Rivière de Lavaur. Ils atteignent le Siphon Terminal : 3,4 km de galeries découvertes. Ils remontent aussi 900m de galeries dans la Rivière de Joly. Michel Croce-Spinelli Et Jacques Ertaud tourne un film destiné au magazine télévisé Les Coulisses de l'exploit. En 1970, Guy de Lavaur autorise les explorations de Padirac par les clubs de spéléologie du Lot. Jean Lesur et de nombreux spéléologues poursuivent l'exploration et la topographie des affluents de la rivière principale. Une étude géologique est réalisée en 1979 par Daniel Larribe. En 1975, Robert Ascargota réalise une escalade au terminus 1962 de l'amont de l'Affluent de Joly : le Chaos Ascar. Ils butent au bout d'un kilomètre sur un nouveau chaos. En avril 1983, Jean-François Fabriol et Michel Durand parviennent à trouver un nouveau un passage dans ce chaos dénommé depuis Chaos Fabriol. Derrière, se déroule le Boulevard Durand ensuite sur 1400 m et un grand gisement paléontologique et préhistorique les attend : bois de cerf, os de mammouth et de rhinocéros, silex taillés... Les expéditions scientifiques 1984, 85 et 89, autorisées par le ministère de la culture, sont préparées par Lesur, Durand et Fabriol avec Michel Philippe (paléontologue), François Rouzaud, Jacques Jaubert (archéologues), Robert Fabriol (géochimiste), Bernard Lebreton (biospéléologue), Jean-Pierre Couturié (spécialiste des métaux lourds). Les expéditions sont maintenant coordonnées par la commission Padirac du Comité Départemental de Spéléologie du Lot qui capitalise les connaissances sur le réseau. Deux fois par an, des spéléos de la France et d'ailleurs peuvent contribuer aux découvertes. L'évolution des techniques a facilité les explorations : canots plus résistants, vêtements qui protègent mieux du froid et de l'humidité, équipement de qualité des passages délicats, éclairage à Led, eau courante au bivouac des 5000, tellurophone pour communiquer par moment avec la surface... Padirac reste cependant une cavité particulière par la longueur des navigations et la succession des difficultés. L'entraide est obligatoire, ne serait-ce que pour acheminer 30 kg de matériel par personne pour explorer le réseau et vivre en autonomie totale, hors du temps, pendant une semaine. Le 18 juillet 1948, Guy de Lavaur effectue une plongée dans la Fontaine Saint-Georges, il atteint la profondeur de 30 mètres au fond de la vasque d'entrée. À partir de 1973, les plongeurs orientent leurs efforts sur tous les siphons de Padirac. En 1990, à l'aval de la rivière de Lavaur (terminus 1962), ce sont plus de 2 kilomètres de galeries avec 5 siphons reconnus, le dernier à une profondeur de 35 mètres. Ils sont soutenus par de nombreux porteurs spéléologues lourdement chargés lors d'expéditions qui dépassent fréquemment une semaine sous terre. Les résurgences sous Montvalent sont désobtruées et plongées. En 1991, à la résurgence de la Finou, les plongeurs passent 10 siphons et progressent de 4500 mètres, dont 1620 mètres de galeries noyées. En 1993, sept siphons sont franchis à la fontaine Saint-Georges. 1996 est marquée par la traversée intégrale La Finou - Padirac réalisée par Bernard Gauche aidé par des plongeurs et spéléologues venus du Lot, de Gironde, de Charente et des Deux-Sèvres. En 1995, Bernard franchit seize siphons depuis la résurgence de la Finou. Il reconnait alors un fil d'Ariane qu'il avait posé l'année précédente lors d'une plongée réalisée au fond du gouffre de Padirac. Le 6 septembre 1996, il s'enfonce à nouveau dans la résurgence de la Finou chargé de 40 kilogrammes de matériel. Il franchit 5 kilomètres de réseau dont 3 kilomètres noyés et, après 22 siphons, il réapparait au siphon aval de la rivière de Lavaur le 7 à 5 heures du matin. Il est raccompagné jusqu'au bivouac des 5000 où la nouvelle est annoncée à la surface par tellurophone. Après quelques heures de sommeil et cinq kilomètres de parcours en rivière, il sort du puits de Padirac sou l’acclamation de ses amis.
Par trois ascenseurs différents nous descendons la première tranche du gouffre, ensuite nous empruntons 78 marches pour arriver à la rivière souterraine, nous dédallons dans des galeries pendant un certain temps, puis, nous prenons place dans des barques qui contiennent 10 personnes dont le gondolier lotois. Nous allons naviguer pendant 500 mètres dans une galerie étroite sous une voûte qui varie entre 6 et 94 mètres, l’eau est toujours constante été comme hiver à 12 degrés et l’air ambiant est de 13 degrés, nous sommes à 103 mètres sous terre, la profondeur de la rivière est inégale entre 50 centimètres et 5 mètres. Nous sommes dans une galerie naturelle creusée par la rivière, Les grottes ont été façonnées pendant un million d’années, aujourd’hui la rivière ne creuse plus car elle n’a plus assez de courant, son niveau s’est stabilisé, mais, elle peut tout de même monter pendant les orages de 15 à 30 centimètres maximum. C’est Edouard Marcel Martel qui a découvert cette rivière souterraine à la fin du XIX.me siècle, il avait exploré la première fois avec une barque en toile et en bois en s’éclairant avec des torches. Nous arrivons dans la partie la plus profonde de la rivière, nous avons 5 mètres d’eau sous les pieds, nous voyons le fond de la rivière tellement l’eau est claire. Nous approchons de la première salle de Padirac appelée Lac de la pluie, il y pleut plus ou moins toute l’année, le plafond est orné de stalactites, nous sommes sous une voûte de 50 mètres de haut, une énorme stalactite descend de 60 mètres de haut à ras de l’eau, elle s’allonge de 2 à 3 centimètres par siècle. Nous débarquons de notre radeau dans un cadre majestueux, un autre guide nous prend en charge pour continuer la visite, 150 marches nous attendent pour une balade dans les entrailles de la terre de 400 mètres de long, nous sommes partis pour 20 minutes d’exploration. Nous quittons la grande colonne qui plonge dans la rivière, nous pourrons l’admirer d’un angle différent lors du parcours quand nous surplomberons la rivière de 40 mètres. Nous sommes auprès du lac des Gourds (petits barrages), une multitude de petites cascades jaillissent qui forment de petits bassins dont la profondeur en eau varie entre 5 et 20 centimètres, Dommage nous prenons nos notes à l’aide d’un petit enregistreur (milestone), mais, le bouillonnement de l’eau nous rend l’enregistrement inaudible ce qui ne gâche en rien l’immensité de la grotte et l’environnement qui s’en dégage sur le terrain. Nous continuons à gravir des escaliers, nous marchons entre le bord de l’eau qui court et la paroi calcaire, dans un espace plus grand nous découvrons le buste d’Edouard Marcel Martel qui est le premier à avoir explorer le gouffre de Padirac. Nous nous dirigeons vers l’une des plus grandes salles aménagée à la visite en Europe appelée salle du grand creux. Grâce à l’apport d’escaliers qui comptent 150 marches, nous pourrons apprécier le décor différent au rythme de la montée de cette superbe cathédrale souterraine par sa grandeur. Nous survolons le lac des Gourds, nous sommes entourés de stalagmites, on se croirait au milieu de bonzaïs. Nous continuons à escalader, nous sommes dans la salle du grand Creux qui domine la rivière de 94 mètres ce qui signifie que la voûte terrestre au-dessus de nous n’est que de 9 mètres. Nous sommes devant la paroi la plus riche, la plus fournie en concrétions, il y a beaucoup d’eau qui ruisselle continuellement ce qui favorise le dépôt de calcaire. Nous sommes arrivés au terme de notre ascension, nous commençons la descente qui sera le chemin du retour, nous abordons la grande colonne qui est une énorme stalactite, une sorte de gros pylône qui effectue un plongeons de 94 mètres de la surface de l’eau et qui se termine à 3 centimètres de la même surface. Nous retrouvons Raymond notre gondolier qui refuse de chanter, nous sommes une embarcation de salon, l’avenir nous le démontrera. La rivière n’est pas poissonneuse à cause du manque d’oxygène et de soleil, autrefois on y trouvait des crevettes qui aujourd’hui se font de plus en plus rare, des chauves souris ont investi les galeries non empruntées par les touristes. Nous pouvons remonter les 103 mètres du gouffre en empruntant les 468 marches qui nous ramènent à l’air libre, ce ne sera pas notre choix. Nous arrivons à bon port, tous les matelots sont à bord de la barque, et, pouf c’est une matelote qui chut sur le quai d’embarquement, l’atterrissage se finissant les bras en croix tout en gardant le sourire. Nous remontons sur la terre ferme en empruntant le même parcours qu’à l’aller, Nous rejoignons notre bus pour nous rendre dans une verrerie pour une explication sur l’art du souffleur. Dommage pour notre artisan souffleur, son atelier est surchauffé, à l’extérieur s’abat un soleil de plomb, nous décidons un petit groupe d’aller se mettre au frais dans un lieu de débauche au casino, bien sûr nous essayons de remporter le jackpot, mais sans succès, par contre nous avons initié certaines personnes dont une qui a pillé la valeur d’une pellicule photo à un pauvre manchot. Notre appât du gain passé, nous avons rejoint l’hostellerie du Causse pour le déjeuner.
Madame Truchon nous a rejoint, elle sera notre guide pour découvrir le circuit des 3 vallées, le but de notre après midi et la visite De Saint Cirq Lapopie, premier village ayant obtenu le label des plus jolis villages de France. Nous circulons sur le causse de Grammat., les causses du Quercy ne sont pas si importants que ceux de la Lozère ou de l’Aveyron, mais, ils sont tous différents et originaux entre eux que ce soit celui de Gramat., de Rocamadour ou de Martel. Les causses du Quercy sont peu élevés, le point culminant est à 300 mètres d’altitude, étymologiquement causse signifie chaux, nous pouvons les comparer à du gruyère, une surface vallonnées avec beaucoup de trous. Nous pouvons dire que le meilleur du Quercy ce sont ses trous composés de gouffres, de crevasses, de grottes et d’avesnes. Ces incidences géologiques font que la pluie n’est pas retenue par le sol, la terre est très pauvre, nous circulons dans un paysage désertique. Dès le mois de juin la végétation est complètement devenue chaume, le sol est argilo calcaire, trop peu argileux pour retenir l’eau de pluie qui ruisselle directement dans les failles du sous sol. Les causses sont recouverts entre 15 et 20 centimètres de terre ce qui rend l’agriculture difficile et improductive, c’est une région défavorable pour le monde agricole. L’agriculture se limite à l’élevage de chèvres qui produisent le lait avec lequel on fabrique le fromage AOC de rocamadour, à l’élevage de brebis et d’agneau qui produisent une viande fondante résultant de leur alimentation fourragère du causse. Les brebis du causse de Grammat sont appelées brebis à lunette, elles se caractérisent par le tour des yeux et des oreilles de couleur marron, la légende raconte que dieu s’est trompé en créant le Quercy. Au lieu de mettre un caillou et 12 touffes d’herbe, il a fait le contraire, il a déposé 12 cailloux et une touffe d’herbe. Pour réparer son erreur, il a donné des lunettes aux brebis afin qu’elles trouvent l’herbe d’où leur nom. Nous traversons des forêts de chênes très bien entretenues, ce sont des truffières, l’INRA afin de diversifié l’agriculture et remédier à la rareté de la truffe a lancé une campagne de micorisation ou d’ensemencement de racines de chênes et de noisetiers pour la production de la truffe. La richesse des causses du Quercy et la beauté de leurs paysages, la densité de leur population est très faible 5 habitants au kilomètre carré. La route est bordée de grillage sur des kilomètres de long, ce sont des chasses privées, c’est la désolation des caussenards, les familles d’agriculteurs quittent les causses pour la ville, ils vendent les garrissades qui étymologiquement vient de far qui signifie (petit chêne rabougri) a des financiers venus d’ailleurs et de nulle part. Le prix de la journée de chasse est de 400 euros, pour cette somme on peut se faire un brillant tableau de chasse de petits ou gros gibiers élevés en batterie et lâchés devant les fusils des tueurs urbains et friqués. Les autochtones ont une autre approche de la chasse, les causses regorgent de gibiers perdrix rouge, lièvre, garenne, chevreuil, cerf et sanglier que l’on chasse dans d’immenses étendues et qui ont la saveur du gibier. La région est économiquement sinistrée, le tourisme ne nourrit pas l’homme c’est un appoint, les jeunes quitte le Quercy après leurs études, l’autoroute a certainement désenclavé la région, on passe dans le Lot mais on ne s’y arrête pas. Pour dire la désertification de la région, les astronomes sont fringants du causse de Grammat. Pour l’observation du ciel, ils ont un véritable trou noir non parasitée par des lumières artificielles. Nous arrivons à la Bastide de Murat où naquit Joachim Murat :
Murat (Joachim) (Labastide-Fortunière, auj. Labastide-Murat, 1767 - Pizzo, Calabre, 1815), maréchal de France, roi de Naples. Fils d'aubergiste, aide de camp de Bonaparte, général pendant la campagne d'Italie, il épousa en 1800 Caroline Bonaparte. Brillant cavalier, il se distingua notam. à Marengo. Promu maréchal (1804) et prince d'Empire (1805), il devint grand-duc de Berg et de Clèves (1806-1808) puis roi de Naples (1808-1815). Il abandonna Napoléon en 1814 pour tenter de fléchir les Alliés en sa faveur. Le congrès de Vienne lui ôta ses états. Il tenta de les reconquérir, mais fut pris et fusillé.
L’auberge de ses parents où il grandit existe toujours, à 6 ans on le confia au curé pour qu’il apprenne à lire, à compter et à écrire. Le curé s’aperçut qu’il était doué et précoce, il incita ses parents de l‘envoyer à l’école, il était très turbulent et fit plutôt des écoles car il était hyper actif, ses parents l’envoyèrent donc pour apprendre le métier du commerce chez un oncle à saint Céret. A 20 ans Joachim Murat et un copain décident de monter à Paris pour refaire le monde, nous sommes à la veille de la révolution. Nous passons devant la demeure offerte à ses parents, elle est très vaste, très au carré sans aucun style, elle est toujours propriété de la famille qui est quelque peu originale car elle continue à se faire appeler monseigneur de Murat. Au hasard de la révolution Joachim Murat rencontre Napoléon Bonaparte, c’est le coup de foudre entre les 2 hommes intellectuellement, , ils ont le même courage, la même forme physique, la même stratégie et ce sont de très bons épéistes. Murat se marie avec Caroline la sœur de Napoléon, elle était très ambitieuse, elle fut très déçu lorsque l’empereur nomma son frère Joseph roi d’Espagne. Elle entraîna Murat dans des galères et des situations difficiles qui lui furent tragiques, quand on pense à Joachim Murat il y a agacement et admiration. Par aveuglement et passion Murat commit l’irréparable, il trahit Napoléon et ce fut la fin de son ambition partagée avec Caroline. Dans les manuels d’histoire nous reconnaissons Joachim Murat à ses cheveux bruns bouclés, c’était une sorte de taureau à l’image de Claude Nougaro, il est le plus doré (médailles, boutons, galons etc.…) il portait toujours un chapeau à plumes, il ressemblait à un arbre de noël. Comme beaucoup à cette époque il doit sa notoriété à son engagement pendant la révolution. Sur notre droite nous apercevons une rivière où ne coule à cet endroit qu’un filet d’eau, nous sommes dans la vallée du Vers. Cette vallée est peu habitée car elle est orientée nord sud, nous traversons le village de Saint Sauveur la Vallée, des maisons du XVI.me et XVIII.me siècle y sont bien conservées. Nous traversons un petit village qui possède une église dont le clocher est de style militaro religieux, la tour donjon se confond avec le clocher, la plupart des villages du sud-ouest possèdent de tels clochers hérités de la guerre de cent ans. La pauvreté économique du Quercy actuel proviendrait depuis la guerre de cent ans, à partir du XII.me siècle la région a été dévastée, ravagée, détruite et ruinée à cause de la présence anglaise. Nous continuons à descende la vallée, la rivière s’est élargie, des moulins la jalonne, l’énergie hydraulique a été fortement développée au XII.me siècle grâce aux moines cisterciens. Les moulins servaient à moudre le grain, aux tanneries, et aux forges, aujourd’hui ils sont transformés en maison d’habitation appartenant à des anglais, la rivière Vers devient tumultueuse, on a envie d’y prendre un bain, Nous longeons des falaises verticales, nous approchons de la vallée du Lot. Nous roulons sur un pont qui surplombe la rivière, suite aux derniers orages l’eau est boueuse, en été l’eau est très claire, c’est le paradis des touristes pour le bain. Nous pénétrons dans la vallée du Lot, elle est très large et peu habitée, elle possède une terre très fertile qui produit de succulentes fraises et des légumes de qualité, on y cultive le maïs et le tabac. Le nom Lot n’est pas vendeur, l’ancien nom de la rivière est Olt, à Cahors est produit un vin qui se nomme vin des côtes d’Olt. Olt vient d’Oltis déesse gauloise de l’eau, nous apercevons une très belle écluse du XVII.me siècle construite par Colbert. Colbert a fait construire 70 écluses pour faciliter la navigation des gabarres, il s’était rendu compte que la taxation des marchandises transportées sur le Lot devait rapporter encore plus car Louis XIV dépensait sans compter. Le métier de gabarrier a été mis en exergue grâce au téléfilm (la rivière Espérance) tiré du roman de Christian Signol, c’est en 1937 que la dernière gabarre à vocation marchande a navigué, son nom était la Jean Georgette, le patron de la gabarre s’appelait Gonthier, à son dernier accostage à sainte Foix la Grande tous les anciens gabarriers étaient présents le cœur serré, le rail et la route avait mis fin à la navigation des gabarres. Les gabarriers n’étaient pas du tout acceptés par la population, on les considérait comme des aventuriers, des gitans, ils vivaient à l’écart et entre eux, la cessation de leur activité était pour eux la fin d’un monde et non pas la fin d’un simple travail. Les gabarriers étaient très solidaires entre eux, dès le XII.me siècle ils avaient mis en place une caisse mutuelle pour venir en aide en cas de perte de travail et pourtant le reste de la population les considérait comme des moins que rien. Nous apercevons un petit port fluvial où sont amarrés des petits bateaux de location, ce type de séjour est de plus en plus prisé surtout par la clientèle anglo saxonne malgré le prix d’une semaine de location (2000 euros). Depuis que nous sommes partis de grammat, nous n’avons pas encore rencontré de voiture, nous passons sous 2 tunnels, nous apercevons sur notre droite perchée en haut d’une falaise l’église de saint cirq lapopie. Le nom de saint Cirq Lapopie est d’un exotique un peu bizarre pour la région, à l’époque romaine un domaine agricole s’appelait Pompéjac, au 7.me siècle l’évêque de Cahors très efficace dans l’évangélisation de la région, il fait venir de l’Asie mineure les reliques p’un petit enfant qui a été martyrisé à 6 ans avec sa mère. L’enfant s’appelait Cirq qui a été martyrisé du fait qu’il était chrétien, saint Didier évêque de Cahors fait revenir les reliques de cet enfant, il les installe dans une maison religieuse située sur le rocher où se trouve l’église actuelle. Le nom de l’endroit et ne s’appelle plus Pompéjac mais saint Cirq, au XII.me siècle il y a beaucoup de village dans la région qui s’appellent saint Cirq car on a réparti les reliques sur plusieurs lieux de prière. Pour différencier ces différents saint cirq, on décide d’y adjoindre un nom accolé, Lapopie était le nom du plus puissant seigneur de l’endroit qui occupait le château du village. La richesse de saint Cirq Lapopie est due à l’importante fabrication de produits manufacturés qui occupait les 3000 habitants du village, on travaillait toutes sortes de matières premières le fer, la vaisselle, le cuivre il existe encore la rue des peyroliers, la fourrure, le cuir, le bois de buis avec lequel on fabriquait les robinets pour la tonnellerie bordelaise. Tous ces ateliers donnaient un niveau de vie excellent à la population, on se construisait de somptueuses maisons, les marchandises ont trouvé un débouché fantastique lorsque les anglais se sont installés dans la région. Au dessous du village se trouvait port saint Cirq sur le lot, c’étaient un flot incessant de gabarre qui chargeaient les marchandises pour les descendre à Bordeaux, ensuite elles continuaient vers l’Angleterre à bord de bateaux. Aujourd’hui le village vit uniquement par le tourisme, dans les années 1970 saint Cirq Lapopie est devenu un village d’artistes, mais, malheureusement ça n’a pas duré. La route est bordée de 2 champs plantés de tabac, aujourd’hui il ne reste que le souvenir du passage des hommes de l’art, les autochtones n’appréciaient pas tellement l’absence de leur tranquillité, c’est l’euphémisme qu’il faut employer pour rester poli. Nous commençons à monter sur le rocher de saint Cirq Lapopie, nous avons un superbe panorama avec le Lot en bas et le tableau du village élu premier village des plus jolis de France et en fond un ciel bleu qui commence à s’assombrir. Le village est composé de maisons romanes et gothiques, les rues sont très étroites, Thierry le chauffeur de bus a beaucoup de mal pour se frayer un passage. A droite se trouve l’église et à proximité les ruines du château du fameux seigneur Lapopie détruit lors des guerres de religion. Nous sommes arrivés au centre du village, nous allons découvrir saint cirq Lapopie le joyau du Lot en flânant dans ses rues. Nous somme au belvédère qui domine toute la vallée du Lot, nous nous dirigeons vers la petite église qui date du XVI.me siècle, elle a été restaurée au XVI.me siècle, une mesure à grains se trouve devant l’église, il en existait une autre qui a été volée. Nous entrons dans l’église, le bénitier est placé sur une ancienne borne romaine, les murs sont gris et blancs, l’ancienne église est devenue une chapelle, c’est pour cela que la nouvelle église se trouve désorientée. La place étant restreinte sur l’éperon rocheux, on n’a pas pu respecter l’orientation vers le nord, toutes les pierres sont apparentes, le style gothique ressort parfaitement des murs enduits en blanc. La scène, le dernier repas du Christ orne une paroi, une petite statue de sainte Germaine est située près du fond de l’église. C’est une légende que l’on racontait souvent auparavant aux enfants, Germaine était une petite fille persécutée par sa marâtre, elle distribuait les restes de pain aux pauvres, la femme de son père ne l’acceptait pas, elle la frappait, elle était très bonne et charitable, elle était devenue la bonne de sa marâtre et de ses filles, un miracle s’est produit, on la représente avec un tablier dans lequel le pain a été transformé en roses. Nous sommes devant une statue qui a une histoire, c’est un jeune qui a voulu être religieux il s’appelait Jean Gabriel Perboyre, il devient prêtre missionnaire dans une région chinoise, arrivé en Chine il est confronté à une grande misère de la population. Il se donne comme mission d’aider les pauvres, il excède les riches qui le jettent en prison où il y reste pendant 2 ans, on lui demande d’abjurer sa foi qu’il refuse bien entendu, on l’amène en place publique où il est garrotté et finit par mourir. Il est toujours reconnu en Chine et apprécié, il y toujours une dévotion, une émotion et une admiration à l’égard de ce personnage, il a laissé le souvenir de tout le bien qu’il a apporté aux gens sans contre partie. Il a été sanctifié il y a quelques années, la statue le représente en missionnaire avec son sac à dos, il est mort en 1840. Depuis le chevet de l’église nous avons un autre panorama sur la vallée, le pourtour de l’église est fleuri d’acanthes, l’acanthe représente l’immortalité de l’âme, elle a besoin d’ombre et de fraîcheur pour pousser correctement. Ensuite nous avons déambulé dans le village qui compte aujourd’hui 216 habitants, nous sommes dans la rue commerçante où se tient toute l’activité du village pittoresque. Les petites rues sont bordées de maisons à colombage, nous passons sous des passages qui relient une maison à l’autre. Nous reprenons la route du circuit des 3 vallées, nous roulons sur le chemin de saint Jacques de Compostelle qui reliait le Puy en Velay à l’Espagne, nous apercevons la porte dit de Rocamadour, les pèlerins pouvaient l’emprunter pour aller prier au sanctuaire de rocamadour qui ne faisait pas partie de l’itinéraire du chemin de saint jacques. Nous abordons la vallée du Célé dont la rivière est très calme à cette époque, par contre au printemps elle est très tumultueuse, elle prend sa source dans le Cantal. La vallée est entourée de falaises dans lesquels on a recensé une centaine de grottes habitées soient temporaires ou permanentes. La route est taillée dans la roche, l’étroitesse de la vallée a favorisé son habitat à l’époque glaciaire et on pouvait mieux chasser le gros gibier qui venait s’abreuver dans la rivière. On s’intéresse vraiment à la préhistoire que depuis Napoléon où s’en fut le balbutiement, il a fallu convaincre l’église chrétienne de notre existence en deçà de notre ère. Plusieurs préhistoriens précurseurs ont été bafoués et pris pour des imbéciles quand ils démontraient que nous pourrions descendre du singe, heureusement que les protestant ont admis cette éventualité, ils ont accepté cette idée lorsque des chercheurs protestants ont certifié la véracité de ces dires, l’église catholique n’a pu qu’à emboîter le pas et la préhistoire été née et reconnue. Nous apercevons le château dans lequel ont été déposés tous les objets résultants des fouilles des grottes de la vallée du Célé, Nous sommes près de la grotte de Puech merle. Nous découvrons des châteaux dits des anglais, c’est un terme générique pour désigner tout simplement une grotte et une façade fortifiée, c’étaient des refuges pour la population lorsqu’elle était en danger. L’espérance de vie pendant la préhistoire était de 20 ans, les plus vieux pouvaient atteindre 40 ans, pathologiquement les squelettes étaient tous atteints d’arthrose, sans la solidarité du clan et de la famille les hommes préhistoriques n’auraient pas pu vivre. Nous descendons certainement du singe, mais, la qualité de l’être humain à propos de la solidarité, du courage, de l’endurance, de l’intelligence remonte très loin dans le temps. Nous arrivons à la pescalerie, derrière un mur de buis sont cachés 2 moulins du XVI.me siècle, le premier est activé par la force d’une rivière souterraine le second est activé par une chute d’eau. Sur notre gauche nous pouvons admirer une superbe maison forte du XVI.me siècle, pendant la guerre de religion cette maison était tenue par des protestants, ils géraient l’accès à la vallée. Nous passons sous un tunnel, sur notre gauche se trouve le musée de l’insolite tenu par un baba cool attardé très aigri, dommage car il à du talent. Il récupère des vieux objets jetés pour les transformer en objets humoristiques qu’il dispose contre la falaise. Il expose ses oeuvres à Genève, à Londres et dans le monde entier, il vit de son art mais ça ne le rend pas heureux. Sur son terrain étant exaspéré par l’herbe qui pousse, il a disposé un grand panneau sur lequel est inscrit (il est interdit aux mauvaises herbes de pousser), est-ce efficace ? Nous approchons de Cajarc où le président Georges PONPIDOU avait sa résidence secondaire, il était originaire de Montboudif dans le Cantal, il reste de cet époque une fondation d’art contemporain, Françoise Sagan est né à Cajarc, la troisième raison est le sketches de Coluche le schmilblick qui à mis en scène des personnages vivants réellement à Cajarc. Dans la nature sont perdues 2 garriotes sortes de borie carrée, se sont des cabanes de pierre qui servaient d’abri aux bergers chevrier, l’intérieur était très rudimentaire. Nous quittons la vallée du Célé, nous grimpons sur le causse de Gramma, nous apercevons près d’un bosquet une garriote qui s’effondre, malheureusement cette architecture mineure n’est pas classée, elle est donc vouée à disparaître. Nous sommes sur le causse de Gramat, nous abordons un village dont une grangette est en ruine, c’est encore un témoignage de notre histoire, elle était habitée par des brassiers qui louaient leurs bras aux travaux agricoles. Les grangettes avaient un certain confort par rapport aux garriotes, le mobilier était succinct, on pouvait faire cuire la nourriture dans la cheminée et on était préservé des intempéries. Au XIX.me siècle l’espérance de vie en France était de 45 ans, dans le Lot elle n’était que de 40 ans, c’est pour dire que les conditions de vie étaient difficiles. Nous arrivons à Espédaillac, les propriétés sont limitées depuis le XVI.me siècle par des murets de pierre. Nous passons devant une jolie demeure du XVII.me siècle avec la beauté des lucarnes sculptées, le portail surmonté d’un fronton triangulaire le tout dans un magnifique calcaire gris si dur à travailler. Nous apercevons une ferme du XVIII.me siècle avec un pilier en tambour de pierre qui supporte la poutre de la grange, un pigeonnier massif et puissant qui montre la richesse de son propriétaire, le toit en lauze, le puits qui offrait son eau aux pèlerins du chemin de Saint Jacques de Compostelle. Nous détournons notre regard d’une maison moderne très laide devant laquelle son ignoble propriétaire laisse une garrotte à l’abandon, sur notre gauche nous découvrons une maison du XIX.me siècle avec un pigeonnier central, nous passons devant le couderc (place) où se déroule toute la vie sociale du village battages, mariages, baptêmes, foires, à proximité nous découvrons le lavoir. Nous passons devant une maison du XVIII.me siècle outrageusement restaurée, par contre une grange est parfaitement restaurée, nous avons une vue sur la forêt de la Brogne. Nous traversons Reillac où nous apercevons la maison du sénéchal qui date du XIV.me siècle, le travail ou ferradou qui témoigne de la présence du maréchal ferrant et sur un fût de pierre une très belle croix du XVII.me siècle en fer forgé ornée de fleurs de lys. Cette croix existe encore aujourd’hui avec ses fleurs de lys car au moment de la révolution les habitants l’on démontée et enterrée, sinon les révolutionnaires se seraient jetés dessus et l’auraient détruite car elle représentait le symbole royal et religieux. La croix à été réinstallée paraît-il au moment du premier empire quand Napoléon a institué la paix civile et religieuse. Nous longeons un terrain militaire qui abrite le centre d’études de BRED, c’est un gouffre frère jumeau de Padirac, dans les galeries de ce gouffre les militaires ont installés des laboratoires pour êtres à l’abri des satellites espions, on y pratique une science que l’on appelle la détonique. On emploie 250 ingénieurs civils et militaires qui étudient les effets des déflagrations des bombes conventionnelles atomiques sur le matériel militaire. On a construit le deuxième plus grand tunnel au monde après les Etats-Unis, il est utilisé pour l’OTAN, une énorme soufflerie simule la puissance d’une bombe atomique contre des véhicules militaires pour étudier leur résistance. Malgré l’immense étendue de leur terrain, la défense nationale s’est abstenue de préserver l’environnement, en construisant tout près de la route une ribambelle de bâtiments administratifs et d’habitations d’un goût immonde qui gâche la proximité de très jolis villages. Nous ralentissons, nous roulons au pas, nous approchons du parc animalier, nous apercevons des loups dans leur enclos, des autruches dont une qui couve, un cerf et son harem et leurs faons etc. Le but de ce parc est bien sûr l’aspect zoo qui permet de financer la nourriture des animaux, mais, c’est surtout un conservatoire génétique, on met donc à l’abri des animaux essentiellement européens afin de sauvegarder une race en cas d’épidémie très grave qui détruirait une sorte d’animale, alors, on puise dans ces réservoirs génétiques car il en existe plusieurs en Europe pour éviter la consanguinité et sauver la race en cause. Enfin nous voici arrivés à Grammat, nous rejoignons notre hôtel, après le dîner, madame Granelle pour nous désintoxiquer du casino, nous organise un méga loto où une certaine flambeuse a rempli son cabas à ras bord.

(7) Nous prenons la direction de Lacave où se trouve les grottes du même nom, nous traversons Rocamadour, nous sommes entourés de forêts, la végétation est dense, nous distinguons un château au-dessus d’un promontoire.
Grottes de Lacave, Salle des orgues Près de la vallée de la Dordogne qui creuse dans le causse de Gramat une profonde entaille, se développe, sous les falaises bordant la rivière, un important système de grottes découvert en 1902. Les galeries, aménagées pour la visite proprement dite, représentent un trajet à pied de 1.6 km AR. Après l'accès au coeur des grottes par un petit train dans la salle du chaos, la visite se poursuit par la salle de la tarasque, où une roche évoque un animal fabuleux. Après la traversée du couloir des neiges et de la salle des trois parques, la salle des orgues renferme une concrétion appelée Notre-Dame de Lacave. Salle du grand dôme Vient la salle du grand dôme haute de 60 mètres. Puis les lacs se font plus nombreux, les concrétions prennent des formes plus curieuses : la colonne aux pattes d'araignée. La salle des mirages et des gours offre le saisissant spectacle d'une ville engloutie. Le plus grand trésor de Lacave : la salle des merveilles, 2000 m2 ; les effets de la lumière noire rendent phosphorescentes le concrétions vivantes. Salles des excentriques Enfin les excentriques, salle où les concrétions semblent défier les lois de la pesanteur.
Nous attendons le petit train à crémaillère qui va nous conduire au cœur de la grotte, il a transporté depuis son inauguration en 1905 et son centenaire fêté en 2005 6 millions de visiteurs. Nous sommes dans le petit train qui secoue pas mal, au terminus nous avons gravi 100 marches afin de rejoindre le début de la visite commentée. Nous débouchons dans une immense salle, les murs sont ciselés de stalactites, de stalagmites et de concrétions qui donnent l’aspect de tapisserie. Le guide nous convie à le suivre pour une promenade de 1,6 kilomètre agrémenté de 100 marches à franchir, nous devrons franchir un dénivelé de 50 mètres, 35 mètres lors de notre transport ferroviaire et 15 mètres qui nous attendent, malgré les 50 mètres franchis, il nous reste encore 90 mètres de roches au-dessus de la voûte jusqu’au plancher des vaches. La température dans la grotte est toujours constante 14 degrés, la température de l’eau varie entre 12 et 13 degrés toute l’année, le taux d’humidité est de 90%. Nous sommes dans la salle de la Tarasque, une avancée de rocher nous rappelle grossièrement un crocodile, il est entouré par 2 groupes de stalactites qui sont toujours en formation comme le prouve les gouttes d’eau qui coulent sans cesse. La progression des stalactites et des stalagmites est en moyenne de 2 à 3 centimètres par siècle, nous continuons à progresser dans la grotte, nous apercevons 2 nappes d’eau qui avec l’effet de la voûte pourrait donner une impression de profondeur alors qu’il y a que 4 à 5 centimètres d’eau. Nous arrivons devant 2 colonnes dont celle de droite est de formation classique, elle est formée d’une stalactite et d’une stalagmite, elles se sont rejointes, elles se sont nourries de la même goutte d’eau très chargée en calcaire et en sels minéraux que l’on appelle de la calcite, en général un tiers de cette calcite se dépose à la voûte pour créer la stalactite, les 2 tiers restants se déposent au sol pour former la stalagmite. Parfois il y a des exceptions comme la colonne de gauche qui est appelée coulée stalagmitique, c’est la stalactite qui a rejoint la voûte avant que la stalactite ait eu le temps de se former, tout cela à cause d’un écoulement d’eau trop rapide dont la calcite n’a pas eu le temps de se déposer à la voûte, elle s’est toute déposée au sol. Les 2 colonnes sont fendues en leur base, c’est du à une faible secousse sismique il y a 2 à 3 mille ans, elle a provoqué un léger tassement de terrain sous le poids des colonnes car le sol est très argileux. La voûte est revêtue par ce que l’on appelle une draperie, sa formation est due à la goutte d’eau qui contrairement à la stalactite au lieu de s’écouler à la verticale, elle a simplement suivi l’inclinaison de la voûte. Les stalactites et stalagmites sont très claires, elles ont l’aspect de transparence comme la porcelaine, nous apercevons une colonne qui ne touche ni la voûte ni le sol, elle est plaquée contre la paroi, elle pèse environ 20 tonnes, les coloris de tout l’ensemble va du blanc au marron, le blanc est de la calcite très pure et les autres coloris sont le résultat de la dissolution de la goutte d’eau des oxydes de fer essentiellement. Nous distinguons une masse rouge qui avec un peu d’imagination nous rappelle la tête d’un éléphant, Un groupe de stalagmites nous fait songer à des personnages, elles sont alignées et de toutes les tailles, certaines sont très fines comme un cheveu ou de la grosseur d’une bouteille tout dépend de l’impact de la goutte d’eau. Nous découvrons la colonne aux pattes d’araignée, les 4 pattes sont représentées par 4 concrétions qui ont l’impression d’avancer, ces concrétions sont appelées les excentriques. Une paroi est revêtue de petites concrétions qui donnent l’aspect de cristaux, Nous sommes à 150 mètres sous le sommet de la colline, nous déambulons dans une salle dont les reflets donnent toujours l’impression de profondeur d’eau, la profondeur du lac est de 10 centimètres à une extrémité et atteint 2 mètres à l’autre. Nous apercevons une cascade pétrifiée où on devine les différentes formes de l’ancienne chute d’eau. Toutes ces cascades témoignent du passage d’une rivière souterraine, les galeries où nous circulons sont l’ancien lit de la rivière qui a disparue il y a 1 million d’années. Les excentriques sont toutes les concrétions accrochées à la voûte qui partent dans tous les sens, certaines partent en oblique, d’autres à l’horizontale et même certaine qui remontent directement vers la voûte mais nous n’avons toujours pas d’explication à ce que la goutte d’eau ait été déviée de sa trajectoire verticale. Nous arrivons en fin de galerie si nous continuions, on y trouverait l’entrée naturelle de la grotte, c’est une cheminée de 70 mètres de profondeur, comme son aménagement était trop difficile à envisager, on a creusé une galerie artificielle pour accéder au cœur de la grotte, c’est celle emprunté par le petit train. Nous retournons à la salle des lumières noires, où le rayon laser éclaire certaines parties de la salle, nous découvrons un très beau spectacle, il est accompagné d’un commentaire et de bruitage qui représente le lever du jour sur un petit village. Nous reprenons le petit train qui nous ramène à l’air libre, nous faisons quelques emplettes et nous reprenons la route. Nous déjeunons à l’auberge de la Garenne située tout près du village de Lacave, c’est une très bonne table où le service est très soigné. Nous avons visité 3 sortes de grottes tout à fait différentes, Lascaux nous a restitué l’art pictural de la préhistoire, Padirac un peu plus physique nous a surpris par son gigantisme et Les grottes de Lacave nous ont ébloui par sa finesse et sa beauté.
Nous reprenons notre circuit, nous passons devant la grotte des merveilles située à Rocamadour, nous récupérons madame Truchon qui sera notre guide pour la visite de jolis villages lotois. Le ciel s’assombrit, on nous demande de prier pour ne pas que le ciel s’abatte sur nous, mais, nous sommes prêts et équipés pour affronter la pluie. Nous passons à Alvignac les Bains qui a eu son époque de gloire dans le passé, il y avait des bains romains, jusqu’au début du XX.me siècle on y venait en cure thermale ce qui a permis au maire d’ouvrir en 2002 un casino avec l’espoir de réactiver la station thermale. Nous abordons padirac, le gouffre de Padirac à une profondeur de 100 mètres, pour les anciens c’était l’entrée à l’enfer, l’ouverture béante fait 33 mètres de large et on racontait auparavant. Il y a fort longtemps à la naissance du christianisme, saint Martin se promenait juché sur son âne, il méditait. Il est sur le causse, il relève la tête car il renifle l’odeur de souffre, un peu plus loin il aperçoit un vieil homme bossu, très affreux, poilu sur la figure, des cheveux dressés sur la tête, tous sale et il tenait une besace d’où s’échappaient des gémissements. . Saint Martin examine l’homme et se rend à l’évidence il est face au diable qui emmenait des âmes de pauvres caussetiers en enfer, saint Martin lui propose de transporter sa besace en la fixant sur son âne. Le diable ne marche pas dans la combine,tous les 2 s’étaient reconnus, le diable signala à saint Martin que sa besace était rempli de bonnes âmes qu’il avait l’intention d’emmener pour décorer l’enfer. Ces propos agressifs et ironiques agacent saint Martin, il demande au diable quel marché ils pourraient conclure afin de récupérer ces bonnes âmes. Le diable réfléchit, il frappe un coup de talon est un énorme gouffre s’ouvre, c’est le gouffre de Padirac, il dit à saint Martin de franchir le gouffre en sautant avec son âne et s’il réussit les âmes lui reviendrons, par contre s’il se loupe saint Martin son âne et les âmes descendrons directement chez le diable en enfer. Saint Martin arrive à convaincre son âne, l’équipage s’élance et saute, malheureusement après un bond fantastique les pattes avant de l’âne atteignent l’autre extrémité du gouffre, il a beau gratté mais rien n’y fait, saint martin est accroché aux oreilles du pauvre âne. La situation est désespérée, quant un ange venu du ciel pousse l’âne qui arrive à grimper sur l’autre rive, il se rétabli sur la terre ferme, le diable voyant ça et hors de lui, il est en colère, mais, il n’y peut rien car il avait donné sa parole de Satan, il est reparti à son enfer en empruntant le gouffre de Padirac. Nous descendons sur le bassin de la Dordogne, Nous distinguons le château de Castelnau, nous avons une vue parfaitement dégagée sur le massif central. Pierre Loti disait de Castelnau quand il venait en vacances chez son oncle à saint Céret, « Castelnau est une dentelle rose qui couronne les vertes fenaisons des chênes du Quercy ». Castelnau est la deuxième plus grosse forteresse du sud ouest, elle pourrait accueillir 1500 hommes d’armes. La vallée de la Dordogne est appelée la vallée aux 1001 châteaux, c’est peut-être abusé mais aujourd’hui sur nos 258 kilomètres nous en décomptons 78, l’afflux de châteaux est relatif à la frontière entre le royaume d’Angleterre et celui de la France au XII.me siècle. On a voulu créer une ligne de défense telle que celle de Maginot, qui a eu la même inefficacité et n’a servi à rien, ça n’a pas empêché nos amis anglais de s’installer dans le royaume de France. Le seul point positif à cette hérésie c’est que ça nous laisse de magnifiques monuments, ce sont des châteaux seigneuriaux généralement petits, à la révolution ils ne sont pas passés comme biens nationaux et sont resté dans le domaine privé, ils ont été enlevés aux familles nobles qui les possédaient et vendus aux plus offrants par les marchands de biens. Les plus offrants au XIX.me siècle suite à l’essor économique extraordinaire de la révolution industrielle étaient les chevaliers de l’industrie, ils devenaient riches en 10 ans, par l’achat de châteaux ils voulaient créer l’illusion de l’ancienneté de leur famille et de leur valeur ancestrale. Curieux comme phénomène on coupe la tête à notre roi et notre reine, au siècle suivant on ne rêve que de faire croire qu’on a des origines anciennes, les châteaux achetés étaient restaurés et sauvés de la ruine en faisant des travaux du goût du XIX.me siècle. La plupart de ces châteaux sont toujours dans le domaine privé, ils ne se visitent pas, leurs propriétaires aujourd’hui sont des gens du showbiz et du monde de l’industrie. Nous apercevons le village d’Autoire qui nous apparaît suspendu au-dessus de la falaise, nous ne pourrons pas le visiter car notre bus es trop important, mais, nous allons visiter le village de loubressac qui a la même configuration. Nous passons devant une fromagerie industrielle qui inonde les supermarchés d’horribles vrai faux rocamadour d’une saveur infâme, nous montons à loubressac, au gré des lacets nous découvrons le village et surtout le château. Le château a été construit entre le XII.me et XIII.me siècle, il est privé et depuis le village nous ne pouvons pas l’entrevoir car il est ceinturé d’une immense et haute muraille. La plupart des châteaux sont sur une base du XII.me siècle, Louis XIV n’autorisait la construction de châteaux que sur des ruines d’anciens châteaux afin d’en limiter la profusion, c’était un règlement implicite, il se l’est d’ailleurs appliquer pour le château de Versailles. Nous arrivons à Loubressac, sur la place se trouve le ferradou qui servait à ferrer les bœufs et les chevaux, nous pénétrons dans le village en empruntant une porte fortifiée, nous nous abritons dans l’église car une bonne averse nous surprend. Le portail est un chef d’œuvre de la renaissance, il a été exécuté vers les années 1537, 1562 a été terrible pour la région où les guerres de religions ont atteintes un espèce de paroxysme épouvantable, une guerre de religions n’est plus ni moins qu’une guerre civile, ici on a été en but aux pillages et aux exactions à cause de 2 chefs de guerre qui se prétendaient protestants, ils s’appelaient Pessonie fils d’un meunier de la région de saint céré et son compagnon Marchastel était un homme de petite noblesse, il était originaire du Cantal, le château de Marchestel existe d’ailleurs toujours. Les 2 amis formaient la tête et les jambes, Pessonie était la force brutale, une sorte d’abrutit qui se promenait à cheval en arme mais surtout avec une masse de forgeron, il avait une jouissance extraordinaire à détruire tout ce qui était beau, dont, les dégâts qu’il a fait sur le portail de l’église. C’est à lui que l’on doit aussi la destruction de la relique de saint Amadour, il a mis à mal les églises de la région, il a détruit Souillac, Cahors et bien d’autres encore. Tous ces faits de pillages étaient pour accumuler de l’argent, on peut imaginer les guerres de religions du XVI.me siècle à la guerre civile de l’ex Yougoslavie à la fin du XX.me siècle. Nous devons hélas à Pessonie la destruction de la bibliothèque des moines à Rocamadour ce qui prouve le côté inculte du personnage, pour finir avec ces 2 tristes personnages, ils ont eu des destins aussi violents que leur façon de vivre. Pessonie 2 ans après ses chevauchées désastreuses en 1564’, il est découvert égorgé dans son lit dans son sommeil par son valet. Marchastel à l’esprit fin et intelligent, il a continué à vivre pendant quelques années, il se sentait en insécurité dans la région, il décide donc d’aller vivre à Paris, 10 ans plus tard en 1572 c’est la saint Barthélemy, il fait partie des 3000 protestants égorgés lors de la nuit de la saint Barthélemy. Le portail est flanqué de 2 lions dont on a du mal à les reconnaître car ils sont de l’époque carolingienne, ils sont en pierre rose comme le château de Castelnau, le lion avait une valeur de symbole dans la foi chrétienne. Le retable qui est la représentation de la vie terrestre est parfaitement décoré pour une si modeste église, il est le reflet de la société du XVII.me siècle époque où il a été réalisé, il est en bois doré à la feuille d’or dans le goût de Versailles, il nous parle de saint Jean Baptiste, le panneau central représente un christ en croix avec Marie et Jean au pied sur un fond de ténèbres, habituellement le Christ en croix est dans un paysage printanier, ici la mort du Christ est représenté dans sa forme la plus désespérée. Le sol de l’église est recouvert de dalles de calcaire, elles sont parsemées de fossiles. Nous ressortons de l’église la pluie a cessé, le soleil a réapparu, nous nous rendons au belvédère, nous découvrons un superbe panorama sur la vallée surplombée de nombreux châteaux avec en fond le massif central, nous distinguons un logis occupé pendant une vingtaine d’années par un maître tapissier moderne Jean Lursat , dans cet atelier il a conçu plus de 1000 cartons de tapisserie, on doit lui tirer notre chapeau car il a relancé la tapisserie d’Aubusson en la modernisant après la seconde guerre mondiale et c’est grâce à lui et à ses nouvelles techniques que l’art du métier de tapissier d’Aubusson a été sauvé et pérennisé. Nous découvrons en fond de vallée saint Céret la patrie de Pierre Poujade homme politique défenseur du petit commerce, il est mort en 2006 à l’âge de 96 ans. Nous déambulons dans le village, nous longeons les hautes murailles du château, les maisons sont merveilleusement restaurées avec leur toit en lause et certaines possèdent un pigeonnier. Loubressac compte aujourd’hui une cinquantaine d’habitants, la population est encore rancunière et partagée entre les familles, le réseau de résistance était très important pendant la seconde guerre mondiale, les familles des fusillés pris au hasard dans les centres de détention, ils servaient de monnaie d’échange aux allemands tués par la résistance, ces familles jamais consolées de la disparition d’un des leurs, ils en veulent toujours aux familles de résistants qui se sont opposés à l’occupant et sont pour elles la cause de la mort d’un être cher. Nous flânons dans le village, devant la petite boutique souvenirs madame Truchon nous explique et vante les vues représentées sur les cartes postales, ensuite nous reprenons notre circuit en direction du château forteresse de Castelnau. Nous apercevons les 2 donjons du reste du château de saint Laurent les Tours, l’un culmine à 35 mètres de haut et l’autre à 25 mètres. C’est très intéressant ces deux tours au milieu d’un champ de ruines, auparavant il y avait 2 façons de détruire le château d’un seigneur qui posait problème. La première était pour raison militaire, on voulait enlever la force défensive d’un château tout en respectant le seigneur, on démontait donc les murailles défensives sans toucher aux donjons qui représentaient l’orgueil de la famille. La seconde façon qui consistait à l’humiliation du seigneur, non seulement on démantelait les murailles défensives, mais, il y avait aussi une expression consacrée (vous humiliez le donjon), dans ce cas on ne tenait plus compte de la valeur de la famille, on détruisait le château en laissant les donjons dressés au-dessus de rien. Louis XV a expérimenté cette expression en détruisant le château de turennes en 1715, on disait alors que la famille Turenne faisait de l’ombre à la royauté, on a donc détruit l’orgueil de la famille en allant jusqu’à détruire les tours au deux tiers pour montrer que la famille était soumise et ruinée par le roi. La forteresse de Castelnau est en forme triangulaire de 80 mètres de côté, elle a commencé à être édifié au VI.me siècle pendant le règne de Bruno, ensuite ça a continué sous Charlemagne, puis à la fin du XI.me siècle quand on a construit les murailles. Nous commençons à apercevoir le château de Castelnau, il est massif et puissant, on peut se demander au XXI.me siècle pourquoi a-t-on construit cette forteresse à cet endroit. Il faut se mettre dans le contexte du XII.me siècle, il y avait là une croisée de routes de commerce qui reliaient le Limousin, le Périgord et le Quercy, à cette époque quand on parle de routes marchandes on parle aussi de routes militaires. Il était donc essentiel d’avoir à cet endroit une structure militaire puissante pour répondre aux anglais qui voulaient toujours envahir le royaume de France entre le XII.me et le XV.me siècle. C’est la puissante famille des Castelnau qui construisirent cette immense château en 1085, comme toutes les grandes familles au moyen âge les Castelnau qui avait l’intelligence, ils se plaçaient dans les allées du pouvoir du roi et d’autres membres dans les allées du pouvoir de l’église. Nous avons une belle perspective sur le village de Loubressac perché sur son éperon rocheux, au fil du temps le château de Castelnau est détruit ou embellit jusqu’à la fin du XIX.me siècle. A la fin du XIX.me siècle le château a eu une chance extraordinaire, nous sommes dans une période de romantisme, on aime le moyen âge découvert avec Victor Hugo, Prosper Mérimée et Viollet Leduc, à cette époque il y avait un grand chanteur d’opéra de parents aubergistes à Vers dans le Lot, il s’appelait Jean Mouliéra. Il fait des tournées internationales, il est très riche, il décide d’acheter cette ruine du château de Castelnau pour le reconstruire avec ses murailles, il conçoit la reconstruction du château comme un décor. De loin on a bien à faire à un château, mais de près ce n’est pas si simple, de l’extérieur par une fenêtre on aperçoit le ciel par exemple, bien sûr il n’a pas eu les moyens de donner de l’épaisseur à toutes les murailles qui pour certaines sont remplies de vide derrière. De grands volumes possèdent un toit mais non pas de plancher, Jean Mouliéra a sorti Castelnau de ses ruines et a su nous faire rêver. Le festival de musique classique de saint céré délocalise certaines de ses représentations au château de Castelnau, dans la cour triangulaire qui possède une excellente acoustique, c’est une façon de faire vivre le fantôme de Jean Mouliéra dans son château. Le couple Mouliéra a eu une fin de vie très triste, il ne pouvait pas avoir d’enfant, il adopte une petite fille, elle meurt à l’âge de 20 ans de la tuberculose, le couple a légué le château de Castelnau à l’état qui en fait un des rares châteaux monuments historiques de la vallée de la Dordogne. Jean Mouliéra avait aménagé une partie du château en logis, il s’est fait un magnifique appartement pour recevoir ses amis Rodin, Collette et bien d’autres, il était paré de tentures rouges, de mobilier sombre qui était le goût d’un homme de théâtre du XIX.me siècle. Madame Mouliéra avait une chambre jolie mais simple, monsieur Mouliéra s’est offert comme chambre la grande galerie du château avec une grande estrade en son milieu sur laquelle était installé un immense lit à baldaquin. Son salon était orné de 11 portraits achetés à des marchands de biens de personnages inconnus, le douzième portrait le représente dans le goût du XVIII.me siècle revêtu de son costume de Don José qu’il a interprété magnifiquement, il voulait faire croire qu’il était issue d’une famille illustre, c’était dans l’air du XIX.me siècle. Jean Mouliéra était très contrarié car il n’y avait pas de chapelle dans son château, la chapelle des Castelnau était à l’extérieur, il fait aménagé la salle des gardes qui donne du côté du pont levis en chapelle, pourquoi la salle des gardes parce qu’elle est voûtée. Ce sont des travaux colossaux, il fait même venir un vitrail de la cathédrale de Quimper, aujourd’hui c’est une reproduction qui se trouve à Quimper les vrais panneaux sont toujours à Castelnau. La chapelle est agencée de stalles, de crucifix, de retables etc., à la fin des travaux il fait venir une immense table de monastère qu’il installe devant les stalles et de l’autre côté il dispose des bancs, la chapelle est devenue sa salle à manger. Nous passons devant le manoir Delbosc du XV.me siècle, c’est une maison forte, la famille Delbosc était la branche maternelle du maître d’artillerie de François premier. Nous passons devant une très belle porte fortifiée du XIII.me siècle, elle est en pierre rouge, nous sommes à Castelnau. Nous longeons à pied les murailles du château de Castelnau, madame Truchon nous fait un petit discours sur la préhistoire qui est son violon d’ingre. Nous pénétrons dans l’église des Castelnau qui se trouve dans le village, elle est très richement décorée, elle est à l’écart de tout, le village qui compte 40 habitants a du mal à l’entretenir et à sécuriser les trésors qui s’y trouvent. En fait nous sommes dans la chapelle familiale des Castelnau, elle n’est devenue église paroissiale que depuis le début du XIX.me siècle. Le bâtiment est resté dans son jus, il n’a pas subi de restauration, on y aperçoit encore les croix de consécrations, nous apercevons également une ligne noire appelée litre qui marquait le deuil, les alliés matrimoniaux et politiques accrochaient leurs écussons à la litre pour signifier leur part au deuil. Le bâtiment est gothique, il date du XV.me siècle, il a été initié par un membre de la famille des Castelnau qui était évêque de cahors Jean premier de Castelnau, son neveu a continué l’œuvre, il a fallu près de 4 générations pour terminer cet édifice religieux dont la construction a durée 70 ans. Les clés de voûte sont cachées par les armoireries des différentes familles qui se sont unies aux Castelnau par le mariage, au fur et à mesure des unions on imbriquait des éléments aux armoireries dont nous pouvons nous rendre compte en examinant les sortes cabochons adjoints aux clés de voûte. La famille Castelnau a eu un ambassadeur du roi auprès du pape, un archevêque d’Auch, il a eu la permission papale d’envoyer les artistes qui ont sculpté les stalles de la cathédrale d’Auch pour en réaliser des identiques à Castelnau. Les stalles sont en bois de noyer et de chêne, nous les contemplons, elles ont vraiment l’aspect de dentelle. Nous arrivons devant le reliquaire qui contient un os de Louis IX dit saint Louis, il es décédé à Tunis en 1270 lors d’une croisade ainsi que la plupart de sa famille, on a ramené son corps ou plutôt ses os à saint Denis après un voyage tumultueux, on a remis un os de bras à Philippe le Bel. Au hasard du mariage d’un baron de Castelnau quinzième de la lignée, on en est aujourd’hui au 36.ème avec une bretonne descendante de saint Louis,celle-ci a réussi d’obtenir de sa famille cette relique qui est aujourd’hui placée dans un reliquaire dans l’église de Castelnau. Nous circulons dans le village pour rejoindre notre bus, nous continuons notre circuit en direction de Carénac. Le prieuré de Carénac possède un tympan qui est un chef d’œuvre roman il est l’œuvre de l’école de Toulouse, ce sont des sculpteurs ou imagiers qui faisaient des images religieuses, ils sont venus les réaliser dans la région entre 1120 et 1130. Nous circulons dans une forêt, nous longeons la Serre puis la Dordogne, à Carénac ce n’est pas le vrai cours de la Dordogne que nous verrons mais un bras mort appelé couasne et que l’on nomme canal de l’ermitage. Sur cette couasne a été installé un port de gabarres, ce qui a provoqué la richesse de Carénac, la ville a comptée jusqu’à 3000 habitants, elle possède de superbes maisons. C’était un endroit béni des dieux, Fénelon y a vécu entre 1680 et 1695 comme prieur car son oncle était évêque à Sarlat. Fénelon aimait ce coin du Quercy il était né à Sarlat, son vrai nom était François de Salignac de la Motte Fénelon. Carénac a été un site clunisien, nous sommes au bord du canal de l’ermitage, nous apercevons le château où vécu Fénelon, face à nous nous avons un paysage sauvage en réalité c’est une île appelée Barrade, la vrai Dordogne se trouve derrière. A l’époque de Louis XIV on copiait Versailles, sur cette île il y avait une vie mondaine et Fénelon tout homme d’église qu’il était, il avait l’impression d’habiter un lieu béni des dieux. Nous abordons le prieuré où nous découvrons le tympan, il est formé d’une composition classique c'est-à-dire ordonné, il y a 2 registres un Christ en majesté et les apôtres, des anges sont aux extrémités des registres, dans la partie triangulaire du tympan l’atelier des sculpteurs y on installés des anges très dansants, c’était leur signature, les sièges des apôtres sont tous différents ce qui prouve la créativité des artistes. Le pourtour du tympan est orné d’un galon végétal, les imagiers ont sculpté la pierre comme les orfèvres travaillent les matériaux précieux, la base du tympan présente des animaux, il reste un renard, un lion et un ours. L’action du livre la rivière espérance se passe dans le quartier des gabariers à Souillac appelé quartier des cuisines, ce quartier a disparu il a été détruit. Pour tourner le téléfilm la réalisatrice déçue était prêt à tourner les scènes de quais en studio, quelqu’un de la région lui a proposé d’aller voir le quartier des gabariers à Carénac qui a été préservé ainsi que toute la ville, elle en est tombée amoureuse et toutes les scènes de quais on été tournées à Carénac en particulier sur la couasne le long du canal de l’ermitage. Nous avons rejoint notre bus, nous avons traversé plusieurs villages pittoresques nous sommes remontés sur le causse de Grammat, avant d’arriver à notre hôtel nous nous sommes arrêté à Alignac les bains chez notre ami verrier. Le soir la tête bien remplie le dîner pris nous avons regagné notre chambre car demain une dure journée s’annonce.

(8) Nous partons pour le Périgord noir, la province du Périgord ou département de la Dordogne est divisé en 4 Périgord le blanc, le vert, le pourpre et donc le noir situé autour de la région de Sarlat, noir à cause de ses grandes étendues de forêts. Le Quercy est traditionnellement pauvre, le Périgord quant à lui est traditionnellement riche, la différence provient de la qualité de la terre et du dynamisme des périgourdins. Nous traversons Grammat qui compte 3000 habitants, nous passons devant des bâtiments couventuels du XIX.me siècle qui accueillent la congrégation des petites sœur de Gramat, lors du renouveau du pèlerinage de rocamadour au XIX.me siècle ce sont-elles qui s’occupaient de l’accueil matériel pendant que les prêtres se chargeaient de l’accueil spirituel. Nous contournons une immense place vide au centre de Grammat, c’est une décision du conseil municipal en 1880, il croyait bien faire en détruisant les ruines du château des barons de Grammat qui avaient encore fière allure. Cette initiative non éclairée a été prise lors de la construction de la gare de chemin de fer qui révolutionnait la perspective de l’avenir, l’activité agricole s’est trouvé boustée, on a donc réalisé un immense champ de foire au centre de grammat afin de répondre à un afflux économique qui ne sera qu’épisodique. Le plus grave c’est que l’on a également détruit le vieux quartier qui se trouvait autour du château, à l’époque on ne pensait pas ancien mais vieux, on voulait faire plus beau parce que plus neuf, en fait on a détruit le caractère qui faisait le charme de Grammat. Grammat héberge l’école de maîtres de chiens guides de la gendarmerie nationale, Grammat est aujourd’hui le bourg commercial du causse du même nom et de Rocamadour. Nous circulons dans une zone de chênes truffiers qui sont alignés comme des petits soldats, nous traversons l’hospitalet de Rocamadour, nous filons sur la vallée de la Dordogne. Une association de sauvegarde du patrimoine s’occupe de remonter les murets de pierres dans la nature à l’identique qu’ils étaient au XIX.me siècle, elle replante aussi du vignoble car la région était parsemée de vigne avant l’arrivée du phylloxéra en 1880. Nous passons dans le village de Lacave, nous distinguons le château de Belcassel du XII.me siècle qui a été remanié au XIX.me siècle, il est propriété d’industriel qui le gèrent en commun et l’occupent à tour de rôle, la chapelle du château est implantée à l’extrémité du rocher elle est du XII.me siècle. Nous arrivons au confluent de la Louisse qui coule au pied de Rocamadour et qui se jette à cet endroit dans la Dordogne, la Louisse est en eau permanente au contraire de l’Alzou, c’est le paradis des pêcheurs. Nous apercevons un château qui a été construit par le seigneur de la Trenne au XIV.me siècle, il a été remanié au XVII.me siècle, de son promontoire rocheux le château domine la Dordogne. Il est aujourd’hui transformé en château hôtel 4 étoiles, la chambre coûte 400 euros la nuit, nous traversons la Dordogne en empruntant un pont de style Eiffel. Nous arrivons à Souillac, nous apercevons les coupoles de l’église sainte Marie de Souillac, Souillac a les mêmes origines que la ville de Sarlat, elles remontent au IX.me siècle lorsqu’un monastère s’installe dans une zone marécageuse en bordure de la Dordogne. Au X.me siècle un traité résout le problème avec les Wikings et les moines croissent leur territoire, au XII.me siècle ils ont assez amassé d’argent pour se lancer dans la construction d’une abbatiale devenue l’église sainte Marie de Souillac. Après une période de prospérité arrivent les guerres de 100 ans, puis ce sont les guerres de religions où seulement 4 moines sur les 20 que contenait l’abbaye ont survécu à l’épouvantable tuerie lors de la destruction de l’abbaye. L’abbatiale a été aussi l’objet des exactions, elle a profité d’une restauration intelligente au XVII.eme siècle, Elle a été commandée et financée par l’abbé de la Motte d’Ancourt, il était aumônier de la reine, il a réintroduit une vie religieuse en faisant construire un bâtiment conventuel qui accueillait les sœurs de l’ordre de saint Maur jusqu’à la révolution. Les siècles passent est Souillac devient au XX.me siècle une ville à l’économie prospère, elle devient une ville étape pour les parisiens qui descendent dans les Pyrénées l’été en empruntant la N20, il y a 2 ans est arrivée l’A20 qui relie Paris à Toulouse ce qui a provoqué l’écroulement économique de la ville. Nous roulons dans le quartier des cuisines qui est l’ancien quartier des gabarriers qui a été détruit, Souillac n’a pas eu l’intelligence d’Argentat ou de Bergerac qui ont su sauvegarder leur quartier de gabarriers qui fait partie du patrimoine local. Roger Couderc est natif de Souillac, il était très apprécié pour ses commentaires lors des match de rugby par sa chaleur humaine, ses parents possédaient un grand hôtel au centre de Souillac. Nous quittons le département du lot, la province du Quercy et la région administrative Midi Pyrénées, nous pénétrons dans le département de la Dordogne, la province du Périgord et la région administrative Aquitaine.
Périgord, Région du sud-ouest de la France, formant la majeure partie du département de la Dordogne habitants Périgourdins ou Périgourdins. Constituant l'extrémité nord-est du bassin d'Aquitaine, le Périgord est formé de plateaux arides et peu peuplés, entaillés par des vallées fertiles (Isle, Dordogne, Vézère), où, depuis la préhistoire, se sont concentrées populations et activités agricoles. - Le comté du Périgord appartint au XVe siècle à diverses maisons, puis fut réuni au domaine royal par Henri IV.
Nous arrivons à Sarlat, nous remarquons une usine dont l’activité est la fabrication de tubulure pour le milieu hospitalier, nous passons devant la deuxième manufacture de tabac en France la première se trouve à Bergerac, sur un rond point est exposé une reproduction d’un séchoir à tabac traditionnel, la culture du tabac commence à s’amenuiser grâce aux dispositions prises par le gouvernement afin d’éviter les méfaits de celui-ci. L’activité hôtelière de Sarlat se porte à merveille grâce à toutes les manifestations culturelles organisées tout au long de l’année, beaucoup de films d’époque sont tournés à Sarlat et sa proche région, le bus nous arrête devant l’hôtel saint Albert, nous allons visiter le centre historique de Sarlat à pied.
Sarlat-la-Canéda (en occitan : Sarlat e La Caneda) est une commune française, située dans le département de la Dordogne et la région Aquitaine.
Géographie :
La ville est située dans le Périgord Noir, elle compte un peu moins de 10000 habitants.
Histoire :
Sarlat est une cité médiévale qui s'est développée autour d'une grande abbaye bénédictine d'origine carolingienne. Seigneurie monastique, elle atteignit son apogée au XIIIe siècle. L'origine de l'abbaye se perd dans les légendes. Elle existe au IXe siècle, faisant partie des six grandes abbayes du Périgord (Paunat, Belvès, Saint Front de Périgueux, Brantôme, Terrasson). L'abbaye carolingienne de Sarlat est la seule à avoir été épargnée par les Vikings, située à l'écart de la Dordogne et de ses affluents. Elle a su demeurer indépendante et se plaça en 1153 sous la protection directe du Saint-Siège à Rome. Elle fut reconstruite à l'époque romane entre 1125 Et 1160. En 1318, l'abbaye fut le siège du nouvel évêché créé par le Pape Jean XXII. L'église abbatiale devint la cathédrale du diocèse de Sarlat. Les évêques, remplaçant les abbés, commencèrent sa transformation architecturale qui fut achevée seulement à la fin du XVIIe siècle. À partir du XIVe siècle, évêques et consuls se partagèrent le pouvoir jusqu'à la Révolution. Devenue cité épiscopale, Sarlat joua un rôle prééminent lors de la guerre de Cent Ans. Réserve d'hommes d'armes, de munitions et de vivres, la ville fortifiée fut également défendue par les châteaux situés aux alentours : Beynac, Castelnaud..., et put porter secours à d'autres villes assiégées par les Anglais : Belvès, Domme, Montignac. Elle devint cependant anglaise à la suite du Traité de Brétigny en 1360. Elle se rallia au roi de France dix ans plus tard lorsque le connétable du Guesclin repoussa les Anglais. La ville, tout en jouant le même rôle que précédemment, dut se rendre deux fois et souffrir des exactions du capitaine de Vivans et du vicomte de Turenne. La Fronde mit fin à cette période favorable en 1652. Sarlat fut de nouveau occupée par les troupes de Condé. Elle s'en délivra dans le sang. La qualité architecturale de ses monuments et de ses immeubles atteste de son dynamisme et de sa capacité à se maintenir dans les grands courants économiques. La disparition du diocèse (rattaché à celui de Périgueux) à la Révolution lui retira sa prééminence. Devenue sous-préfecture, elle s'endormit, pendant près de 150 ans, pour se revivifier seulement depuis 40 ans. Il est permis de penser qu'en France de nombreuses villes ont possédé d'aussi curieuses et pittoresques ruelles, d'aussi beaux monuments, mais le modernisme a détruit progressivement ces trésors du passé, Sarlat a été miraculeusement sauvée grâce à la loi promulguée le 4 août 1962 dite Loi Malraux. Cette loi sur la restauration des secteurs sauvegardés fut appliquée pour la première fois en France à Sarlat. Le centre de la petite cité médiévale avec ses 65 monuments et immeubles protégés servit d'opération pilote pour la mise au point des financements et des critères de restauration. Depuis quelques années, le sarladais et, plus généralement, le périgord devient une région très prisée des anglais qui, attirés par le charme de la pierre marquée par l'histoire, viennent contribuer à l'enrichissement de cette zone traditionnellement rurale et permettent un échange culturel sans précédent, qui révèle sans doute les prémisses d'une aire nouvelle dans le cadre communautaire... « Ici, c'est le Paradis des Français » (Henry Miller). En 1965, les deux communes de La Canéda et de Sarlat fusionnent sous le nom de Sarlat-la-Canéda.
Économie :
Tourisme : De nombreux visiteurs venus d'Europe du Nord (Royaume-Uni, Pays-Bas, Belgique, etc.) investissent la région de Sarlat pendant les vacances.
Agriculture et notamment le Tabac exploité depuis 1857 en Dordogne• Foie gras : Quelques grands fabricants ou importateurs et beaucoup de petits producteurs artisanaux gavent des oies et des canards pour l'élaboration du foie gras et d'autres produits ( confits, pâté, etc.)• La Truffe (champignon) est aussi le produit phare du Périgord noir, produit très rare (1200 € le kilo)• L'architecture de Sarlat en font le site touristique le plus fréquenté de Dordogne et le quatorzième en France avec quelque 1 500 000 visiteurs chaque année.
Personnages célèbres :
Gabriel Tarde
Étienne de La Boétie
Le général Fournier-Sarlovèze
Nous traversons le foirail où sont installés une multitude d’étales qui proposent les produits régionaux vins, fromages, huiles d’olives, truffes, foies gras, toutes sortes de gras etc. Sur la place du marché est installée la statue d’Etienne de la Boétie qui est né à Sarlat, son père faisait partie de la société riche de Sarlat, il tombe amoureux de l’architecture italienne à la renaissance, il se fait construire une superbe maison où est né son fils Etienne qui se trouve près de la cathédrale. Etienne de la boétie est né en 1530, à 20 ans il est avocat à la cour de Bordeaux, il meurt très jeune à 33 ans en tenant la main de son ami Montaigne, ils étaient intellectuellement complices. Il a certainement été empoisonné à la suite de la sortie du livre qui intenté la vie royale qui s’appelait le contrat, de la boétie a inspiré des philosophes de la révolution, et, si nous avons aujourd’hui chacun la liberté individuelle nous la devons un peu à de la boétie. La place est entourée de superbes maisons du XVI.me et du XVIII.me siècle, quand nous regardons la beauté de ces façades, nous comprenons mieux pourquoi le résistant colonel Berger en est tombé amoureux pendant l’occupation et qu’il ait tout mis en œuvre pour les sauvegarder quand il est devenu ministre de la culture, merci André Malraux.
Nous contournons la cathédrale, nous parcourons la cour des chanoines où se mêlent une maison du XV.me siècle, la chapelle des pénitents du XVII.me siècle et une façade de maison du XVIII.me siècle, il n’y a pas de dissonance entre les différents styles car on a utilisé toujours la même pierre, c’est du calcaire du Périgord qui est plus tendre que celui du Quercy et il est parfaitement coloré à l’oxyde de fer, le soleil donne un effet de poussière d’or sur les façades. Nous empruntons une petite ruelle pentue recouverte de pavés, nous apercevons des pierres funéraires qui remontent à l’époque carolingienne pour certaines et au XV.me siècle pour d’autres, nous pouvons admirer la beauté des toitures en lause, les plaques de calcaire sont juste posées sur le toit, un mètre carré de lause pèse entre 500 et 800 kilogrammes. Nous sommes sur l’allée des enfeux où sont disposés les caveaux des notables, des princes marchands qui avaient droit à des inhumations privilégiées car pour se faire pardonner de leur manque de pratique religieuse, ils faisaient des dons à l’église, A leur mort on était donc redevable et on leur célébrait une inhumation privilégiée. Nous sommes devant la tour saint Bernard qui a été construite en 1180 pour remercier saint Bernard de passage à Sarlat d’avoir conjurer une épidémie de peste, Elle n’est ni romane ou gothique mais inspirée des minarets syriens. La salle basse est normale où se réunissaient les consuls, le haut est très important et on ne comprend pas quelle en était la signification. la tour a servi pendant des générations de lanterne des morts comme à rocamadour, un préposé de la ville venait mettre des grosses lampes à huile sur la voûte du rez de chaussée en passant par les petites ouvertures, la tour saint Bernard est la tour Eiffel de Sarlat. Nous passons devant une tour du XV.me siècle qui prend appuie sur une maison du XIII.me siècle, nous voici revenus sur le foirail où nous allons déguster et acheter des produits du Périgord. Nous continuons le tour panoramique de la ville en bus, nous passons devant une demeure du XVIII.me siècle tout à fait typique du Périgord, elle a un toit superbe, un porche en voûte et elle est flanquée de 2 pigeonniers. Nous traversons saint crépin, la plupart des maisons ont leur pigeonnier, la profusion des pigeonniers dans la région est intervenue après la révolution suite à l’abolition des privilèges. Les possesseurs de pigeonnier récupéraient le colombin qui est un engrais très puissant, on mélange 9 parts d’eau pour une part de colombin, ce mélange convient très bien aux terres calcaires que nous avons dans le sud ouest. Le plus grand pigeonnier du sud ouest se trouve à 40 kilomètres de Rocamadour, il renferme 2400 nids de pigeons pour une propriété qui avait 4800 hectares de terre, le propriétaire en était le maître d’artillerie de François premier, il a servi sous 4 rois différents, il s’appelait Jacques Galliot de Ginoulac dont la branche maternelle de ce monsieur venait du château Delbosc que nous avons découvert hier près de castelnau. Nous devons au maître d’artillerie de François premier la victoire de Marignan en 1515, la bataille de Pavy a été un désastre car le roi imbus de sa personne n’a pas écouté les conseils de son stratège, Jacques Galliot de Ginoulac est mort à l’âge de 82 ans, il était devenu très riche et il s’est fait construire dans le Quercy un château de la Loire. Ses descendants se sont ruinés à la cour de Versailles, Aujourd’hui il ne reste plus qu’une aile du château, le reste a été vendu pour recueillir de l’argent, par contre l’église privée existe toujours où se trouve le tombeau de Jacques galliot de ginoulac. Nous sommes à Salignac, nous approchons de la ferme auberge de Martre, c’est la mère et la fille qui sont aux fourneaux, le père et le fils s’occupent quant à eux du service, nous allons déguster des produits de la ferme élevés et cultivés sur la propriété des Manet nos aubergistes. Voici le menu : une soupe paysanne appelée tourin à base de carcasse de canard qui se termine par le chabrot, une assiette périgourdine sur un lit de salade avec magret de canard séché et des gésiers frais, une volaille rôti élevé en plein champ, des pommes sarladaises cuisinées à l’ancienne, un plateau de fromages de la région à base de chèvre, une pâtisserie traditionnelle du Périgord et le tout arrosé d’un excellent vin.
C’est sous un soleil radieux que nous quittons l’auberge les papilles rassasiées, nous nous dirigeons dans la vallée de la Dordogne pour nous rendre à la Roque-Gageac pour une balade en gabarre. Madame Truchon nous accorde 30 minutes de sieste avant de reprendre ses explications encyclopédiques, dont, j’essaie de faire le résumé sans son talent. Après un rideau de peupliers nous apercevons le château de Beynac XII.me siècle qui domine de 150 mètres la vallée de la Dordogne, les Beynac étaient une des 4 puissantes baronnie qui gouvernaient le Périgord au moyen âge. Ce château a un peu une allure anglaise, il a appartenu pendant une dizaine d’années à Richard cœur de lion roi d’Angleterre, heureusement pour les Beynac il a été tué à la bataille de chanu en 1199, ils ont donc pu récupérer leur château. Nous découvrons la petite et jolie église de Veysac du XII.me siècle, elle a un superbe toit en lause, nous sommes au carrefour appelé carrefour des 5 châteaux. Nous sommes dominés par le château de Marqueyssac du XVII.me siècle construit sur des bases du XII.me, dont, nous avons visité ses jardins suspendus . Derrière un hôtel se détache en bord de falaise le château de Feyrac XIV.me siècle, il appartient à un très riche ferrailleur texan, il achète des châteaux pour son plaisir sans même les occuper, en tout cas on peut le remercier de la défense du patrimoine qu’il témoigne en entretenant à merveilles ses châteaux de collection. Nous pouvons contempler le château de Castelnaud qui avec ou sans D comme dans le Lot signifie nouveau château, il est aujourd’hui musée de la guerre au moyen âge, tout au loin dans le paysage nous distinguons le château de Lacoste qui date du XVIII.me siècle, tous ces châteaux sont propriétés privés. Nous passons très près du château des Milandes, il a appartenu pendant une trentaine d’années à Joséphine Baker, c’est ici qu’elle a élevés les 12 enfants recueillis dans le monde entier, couverte de dettes et marié à Jo Bouillon grand dépensier, elle est expulsée des Milandes en mai 1968. Délaissée par tout le monde c’est la princesse Grace de Monaco qui la recueille, En 1970 elle essaie de remonter sur scène pour se refaire une santé financière, elle fait de grands efforts pour être au top niveau, elle meurt d’une crise cardiaque. Sa famille était ruinée, elle a failli terminer à la fosse commune, et, l’état français ne s’est pas sorti grandi par son attitude envers une personne qui a reçu toutes les plus hautes distinctions de la résistance au cours de la seconde guerre mondiale des mains de de Gaulle. A la sortie d’un virage notre regard se porte sur le château de la Malartrie, il tire son nom de la maladrerie qui était un hôpital réservé aux ladres, c’est-à-dire aux lépreux, à l’époque des croisades les seigneurs se sont sentis obligés de construire des lieux pour recevoir les lépreux qui étaient rejetés de partout. On avait creusé un tunnel sous la route afin que les lépreux puissent accéder à la rivière, ils passaient ainsi sous le monde des vivants. La Dordogne est très haute suite aux orages nocturnes, nous approchons de la Roque-Gageac, il a le label des plus beaux villages de France, nous passons dans l’ancien quartier des gabarriers qui est en zone inondable, un chaînage contre une maison nous indique les différentes crues recensées au cours du siècle. Arrivés à la Roque-Gageac en attendant le départ de notre gabarre, nous avons sillonné dans le jardin exotique situé au centre du village, on y trouve des végétaux comme des bananiers, des citronniers, des orangers, des palmiers, des youcas, des mimosas etc, ce jardin est vraiment sympathique et nous permet de marcher à l’ombre du feuillage tropical. Nous nous rendons au port des gabarres, nous effectuons une embarcation délicate car la Dordogne a envahi le quai, bien installés à l’ombre d’une bâche nous commençons notre promenade fluviale. Lors d’un demi tour effectué sur la Dordogne nous avons un superbe point de vue sur le village de la Roque-Gageac, la Dordogne prend sa source au Puy de Sancy à 1727 mètres d’altitude, elle a une longueur de 475 kilomètres, elle se jette dans l’Atlantique, elle se rejoint avec la Garonne pour former l’estuaire de la Gironde, par un phénomène inexpliqué elles coulent côte à côte sans se mélanger jusqu’à l’océan. La Dordogne héberge 5 barrages hydro-électriques qui produisent l’électricité équivalent à un réacteur atomique, son débit varie entre 25 et 2500 mètres cubes seconde, ses inondations sont fréquentes. Une voie romaine passait au-dessus de la falaise qui borde la Dordogne, au milieu de la paroi nous distinguons des trous qui ont l’aspect de fenêtres, c’est une habitation troglodytes occupée par cro magnon il y a 15000 ans, elle a été habitée jusqu’en 1930. Nous Nous croisons devant l’église romane XIV.me siècle avec son toit recouvert de lause, au milieu du village se dresse un petit château flanquée d’une tour ronde, c’est le manoir de Tarne, il a été construit au XVI.me siècle par Jean Tarne, il était grand voyageur, chanoine, mathématicien, historien, géographe mais c’était surtout un astronome ami de Galilée, comme son ami Jean tarne savait que la terre était ronde et qu’elle tournait autour du soleil, comme son ami il fut obligé d’abjurer ses convictions après un procès à Bergerac, ce n’est que depuis 1992 que le vatican a admis officiellement les théories de Galilée. Jean tarne a été le premier en France à posséder un télescope, ce sont toujours ses descendants qui occupent le manoir. Un chanoine fait des vœux de célibat mais pas de chasteté comme le font les sœurs et les moines, c’est pour cela que Jean Tarne a une descendance. Nous distinguons des escaliers contre la paroi rocheuse qui mènent aux ruines d’un fort troglodytiques qui a été construit par les moines du sarladais il y a 1000 ans, les moines ont du se protéger en construisant des remparts et des murailles autour du village et en bordure de l’eau,
Pour éviter l’invasion des vikings qui avaient envahi Bordeaux au IX.me siècle. Ils remontaient la Dordogne sur leurs drakkars, la ville une fois fortifiée n’a plus été prise par la force, ni par les vikings, la guerre de cent ans et pendant les guerres de religions. Après la renaissance la Roque-Gageac c’est considérablement développée, elle est devenus un des principaux ports de la Dordogne. Sur la paroi de la falaise une tache claire, elle résulte d’un éboulement qui a eu lieu le 17 janvier 1957, 6000 mètres cube de rochers se sont détachés et tombés en détruisant 12 maisons et en tuant 3 personnes. Sur notre droite nous découvrons le château de la Malardrie, nous naviguons à l’endroit le plus profond de la rivière, nous avons 11 mètres d’eau sous nos pieds. La Dordogne renferme plus de 30 espèces de poisson sédentaires et migrateur, nous sommes dominés par le belvédère du château de Marqueyssac, sur notre gauche nous apercevons la petite chapelle de Saint Julien de Seynac du XIV.me siècle, les gabariers venaient y prier Saint Julien le patron des navigateurs. Notre gabarier de luxe nous raconte la vie des gabarriers d’antan et les légendes de la Dordogne, nous arrivons dans une courbe qui a servi au décor du téléfilm la rivière espérance, sur notre gauche il y a une ancienne carrière dans laquelle on extrayait la lause pour couvrir le toit des maisons. Nous arrivons à Castelnaud la chapelle avec son pont construit par napoléon III tandis que le château et la forteresse médiévale datent du XII.me siècle, après la guerre de cent ans la châtelaine qui n’aimait pas son château, elle convint son mari de construire un château plus moderne à 5 kilomètres en aval du même coté. La construction débute en 1492 et ce sera le château des milandes qui au XX.me siècle deviendra le château de Joséphine Baker. Le château de Castelnaud sera laissé à l’abandon, il faut attendre 1966 pour qu’un propriétaire privé le rachète, le restaure et l’ouvre à la visite avec dedans le musée de la guerre au moyen âge. Nous arrivons au large du château de Beynac, nous abordons le confluent avec le Séou nous distinguons le château de Lacoste et son jardin à la française admirablement entretenu que nous pouvons visiter. Sur notre gauche se profile le château de Marqueyssac, de nombreux gibiers d’eau nichent sur les bords de la Dordogne qui sert d’abreuvoir aux gros gibiers. Nous faisons demi tour pour rejoindre la Roque-Gageac, nous profitons du calme de la navigation et du soleil pour somnoler. Nous débarquons et nous reprenons notre circuit, à la sortie de la Roque-Gageac nous apercevons un séchoir à tabac transformé en résidence secondaire après avoir effectué une bonne isolation des murs car ce ne sont que des planches à l’origine. Madame Truchon nous explique la culture du tabac et le métier de tabaculteur, nous traversons la Dordogne, nous roulons au ras de la falaise et tout près de la rivière, nous découvrons un golf de 18 trous qui éclate par sa verdure au milieu d’un paysage calcaire, c’est une entrave à l’environnement naturel. Nous découvrons le château de Montfort XII.me et XVI.me siècle qui domine majestueusement la Dordogne, il est la propriété d’un richissime saoudien qui oublie de payer ses impôts en France, mais, ce personnage quelque peu voyou n’est pas poursuivi par l’état français car il est très proche d’un membre de la famille royale de l’Arabie Saoudite. Nous abordons le single de Montfort, il forme une presqu’île très fertile où est plantée la plus grande noyeraie d’Europe, Nous circulons au pas dans un village afin d’admirer une petite église du XII.eme siècle, une maison de style renaissance avec un superbe balcon et un splendide lavoir du XVII.me siècle. Nous arrivons à aillac qui possède une église du XIII.me siècle avec son mur clocher, la rue principale est bordée de magnifiques maison. A la sortie du village nous apparaît un chemin piétonnier qui fait la joie des randonneurs et des cyclistes, il a pris place de l’ancienne voie ferrée qui reliait Sarlat à souillac, quel dommage cette initiative s’arrête à la frontière avec le Lot, les élus lotois n’ont pas trouvé opportun de poursuivre la voie sur leur territoire. Au hasard d’un virage nous découvrons le château Fénelon qui a vu naître l’écrivain François Fénelon :
Fénelon (François de Salignac de La Mothe-) (chât. de Fénelon, Périgord, 1651 - Cambrai, 1715), prélat, orateur et écrivain français. Auteur d'un Traité de l'éducation des filles (1687), il devint, en 1689, le précepteur du duc de Bourgogne, à l'intention duquel il écrivit des Fables en prose (1690), les Aventures de Télémaque (publiées en 1699) et les Dialogues des morts (1700-1712). Archevêque de Cambrai en 1695, il défendit le quiétisme dans son Explication des maximes des saints (1697). En désaccord avec Bossuet et à la suite de la condamnation de son livre par le pape, il fut exilé dans son diocèse. La publication du Télémaque, oeuvre didactique inspirée de l'Odyssée, parut une critique du gouvernement de Louis XIV, ce qui aggrava sa disgrâce.
Nous sommes sur les terres de sa famille paternelle les Fénelon, par contre sa famille maternelle les Salignac était originaire de salignac où nous avons déjeuné ce midi. Nous passons devant un château du XVIII.me siècle que l’on appelle aussi feuillie, on y venait bien sûr pour chasser mais surtout pour y rencontrer Diane chasseresse. Nous traversons une forêt, a sa sortie nous découvrons le château de roufilac du XVI.me et XIX.me siècle, le propriétaire est la famille du professeur grasset éminent zoologiste et membre de l’Institut de France. Sur la rivière nous apercevons un pont construit sous Napoléon III, depuis une dizaine d’années les historiens tentent de réhabiliter Napoléon III, il a eu un règne appelons-le difficile, il était confronté aux partisans républicains mais nous lui devons certaines initiatives qui vont transformer la région et la France . L’impératrice Eugénie était de famille espagnole, le couple impérial traversait donc assez souvent la région, Napoléon III a donc faciliter les voies de communications de la Région en construisant des routes ombragées, des ponts qui enjambent les rivières et la construction de voies ferrées. On doit aussi à Napoléon III le paris d’aujourd’hui dont il avait confié la maîtrise d’œuvre au baron hausman, Napoléon III a fait passer le cap de la modernité à la France, des erreurs ont sûrement été commises mais on ne fait pas d’omelette sans casser d’œufs. L’impératrice Eugénie a quant à elle beaucoup investi de sa fortune personnelle pour sauvegarder, rénover et restaurer les bâtiments religieux. Nous abordons Souillac que nous contournons, nous passons sous un viaduc qui date de 1880, depuis l’arrêt de la vois ferroviaire entre Sarlat et Souillac cet édifice est à l’abandon, c’est encore un pan du patrimoine industriel qui s’éteint. Nous commençons à voir se profiler le causse, nous sommes dans une combe où vallée sèche, la terre s’est accumulée en fond de combe pour en faire une zone très fertile. C’est la désolation du monde agricole qui ne vit que grâce aux subventions de la France et de l’europe, quelle aberration le prince de Monaco possède 800hectares de terre dans la somme qui est très fertile, tout prince qu’il est il accepte lui aussi le denier publique alors que sa principauté blanchit l’argent sale. La noix du Quercy est labellisée, mais elle ne pourra pas rivalisée au coût de production moindre des noix d’Europe de l’est qui arrive sur le marché français en cerneaux au même prix que la noix française entière. Nous sommes au lieu dit le Pigeon où l’humoriste Patrick Sébastien s’est fait pigeonner, il avait offert un restaurant à sa mère aimable comme une porte de prison, l’établissement s’appelait (la table du Fou), après avoir écumé la clientèle pendant 2 Ans il a fallu sauver les meubles, le fils prodigue a donc épongé les dettes de sa mère et revendu les murs de son fiasco. Nous traversons la Dordogne, nous passons devant la résidence des évêques de tulle, elle est située au bord de la Dordogne, sa situation permettait aux évêques de percevoir les droits de passage et les droits d’accostage. Nous roulons au milieu d’étendues de sorgo qui répond à un plan de concurrence au soja américain quelque peu modifié (OGM), c’est une plante qui aime la chaleur et qui n’a pas besoin trop d’eau comme en Afrique où elle est cultivée en abondance, la région du Quercy lui convient à merveille. Nous circulons dans une zone polluée de chasses privées, nous traversons rocamadour qui se trouve à 4 heures de Paris en train. Nous franchissons nos derniers kilomètres en remerciant madame Truchon de nous avoir accompagné pendant notre découverte de la région et d’avoir su nous transmettre son savoir, nous voici au terme de notre circuit et de notre séjour, nous saluons une dernière fois notre guide et nous allons préparer nos valises. Le soir nous avons eu droit à un repas gastronomique, pendant lequel le chou farci n’a pas ravivé nos papilles encore toutes excitées du festin du midi.

(9)Après un petit déjeuner tardif, nous avons été rendre visite à un artisan qui travaille l’étain à grammat, il nous a présenté ses œuvres et expliqué sa passion qu’est son métier. Ensuite nous avons flâné dans la petite ville où nous avons fait quelques emplettes, puis, nous sommes retournés à l’hostellerie du causse pour y prendre le déjeuner. En début d’après-midi nous avons mis le cap sur Montpellier via Figeac, Decazeville, Rodez, Millau et son pont où nous avons fait une halte.

Nous garderons un bon souvenir du Quercy grâce aux guides de tourisme qui nous ont décrit et expliqué la vie de leur site, châteaux, villes, rivières, métiers et régions avec passion. Nous sommes satisfaits du programme qui nous a été proposé à part la féerie du rail à rocamadour pas du tout adapté à notre handicap, l’interminable promenade sur le Lot qui nous a empêché de visiter la cité médiévale de Cahors. Nous avons apprécié les repas pris à l’extérieur de l’hostellerie du causse où nous n’avons pas fait table longue, la disponibilité de Thierry, les commentaires de Rose-mai dans le bus et à Rodez, les soirées organisées à l’hôtel. Nous regrettons que la salle de restaurant de l’hostellerie du causse soit envahie de mouches, que le vin soit vinaigré et qu’il n’y ait pas de salon pour se réunir le soir après dîner. Nous pensons qu’une seule visite à la demi journée nous permettrait de profiter au mieux sans se stresser. Notre séjour s’est excellemment déroulé du fait de nos supers guides Fabienne et Claude qui ont du nous subir, ils ont su nous faire apprécier par leurs descriptions tout ce que nous ne pouvions voir.

Claudine et Michel

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