Séjour à Alicante du 2 au 7 octobre 2006

Préambule : La région de Valence est composée de 3 provinces Valence : 2200000 habitants, Alicante : 1500000 habitants et Castillon de la Plana : 500000 habitants. Les villes importantes sont Valence, Alicante, Elche et Castillon de la Plana. Les ressources de la région sont l’industrie composée de nombreuses PME-PMi, l’agriculture dont 80% de fruits et légumes et bien sûr le tourisme. La région valenciane est la première région touristique espagnole, le PIB représente 9,81% du PIB national, le taux de chômage est de 9% est celui de l’Espagne est de 10%.

(1) C’est de très bonne heure que nous avons pris le train (484 E) pour la destination d’Alicante, arrivés à Béziers, Fabienne nous a rejoints pour nous accompagner et nous faire l’interprète au cours de notre voyage. Nous avons continué notre trajet en nous arrêtant dans de nombreuses gares dont Perpignan, Barcelone, Tarragone, Castillon de la Plana, Valence et notre gare d’arrivée Alicante. Le train a continué son cheminement jusqu’à son terminus Carthagène. C’est à 17 heures après 10 heures de voyage que nous prenons le taxi (5 E) qui nous conduit à l’hôtel Catalogne situé tout près de la vieille ville et à 5 minutes à pied du bord de mer, nous sommes accueillis par Miguel qui nous sera de bons conseils dans le choix de nos tables de restaurants et dans la découverte de sa région. En très bonne forme nous avons découvert les alentours de notre hébergement, en parcourant les rues piétonnes et en cherchant des informations pour combler le temps libre de notre semaine dont le but premier est de consulter la fondation Jorge Alio où Claudine est suivie pour ses soins ophtalmologiques. Nous terminons notre prospection en parcourant la promenade qui longe la mer, nous avons pris le dîner dans un restaurant situé sur le port dans lequel on nous a servi de superbes poissons grillés (15 E). C’est le ventre bien rempli et quelque peu fatigué que nous avons rejoint notre hôtel pour y prendre un repos bien mérité.

(2) Après le petit déjeuner (10 E) pris dans un des nombreux cafés qui entourent notre hôtel, nous rejoignons l’office du tourisme afin de grappiller des idées et des informations de promenades et de visites. Nous nous rendons aux halles d’Alicante où sont proposés au rez-de-chaussée les fruits et légumes qui n’excèdent pas 3 euros le kilogramme les rayons beurre, œufs et fromages où l’on trouve la plaque de 30 œufs à 2 euros et les étals de poissons frais. Le premier étage des halles est réservé à la boucherie et à la charcuterie où tout comme le fromage et le poisson les prix sont équivalents à ceux pratiqués en France. Après avoir découvert l’ambiance des halles nous sommes partis à la recherche de l’association Once d’Alicante, les trottoirs sont très larges et dépourvus d’étals et de mobiliers urbains. Les feux tricolores sont munis de bips sonores distincts des alarmes de vigilance, les angles de trottoirs se terminent en pente douce sur la chaussée très bien matérialisés par des paillassons podotactiles fabriqués de galets scellés dans le ciment. Les boîtes à lettres sont implantées aux carrefours des rues dans des fourreaux cylindriques détectables à la canne. Des kiosques de la Once investissent les grandes avenues ce qui nous permet de nous renseigner sur la localisation de l’association en nous informant auprès des vendeurs de billets (1,5 E) de tombola. Nous parcourons les trottoirs de grandes avenues et nous ne sommes toujours pas en vue de la fameuse Once, quand tout à coup un cyclomotoriste nous interpelle en nous signalant que nous étions sur le bon chemin, en fait c’était l’un des vendeurs de billets auprès duquel nous nous étions renseignés pour rejoindre l’association nationale des aveugles espagnols fondée sous Franco. Après une bonne trentaine de minutes de marche à travers la ville, nous arrivons au pied de l’immeuble de la Once, nous sommes accueillis dans un immense hall et dirigés vers le bureau animation de l’association. Notre idée est de participer à une sortie, un atelier ou tout autre évènement pendant notre séjour à Alicante malheureusement cette semaine rien n’est proposé en revanche la semaine dernière il y a eu la découverte du jardin du curé d’Elche. Après avoir échangé nos coordonnées nous avons ascensionné dans un élévateur intelligent qui nous parle, ensuite nous nous sommes dirigés vers le Corte Ingles où sont implantés les grands magasins espagnols sortes de galerie Lafayette. Après notre matinée pédestre nous avons rejoint les rues piétonnes de la vieille ville pour aller se restaurer (8,5 E) à la table du Pingouin où on nous a proposé l’entrée, 2 plats, le dessert et la boisson. Après le déjeuner à l’heure espagnole, il est temps de s’engouffrer dans un taxi (5 E) pour aller à la fondation Jorge Alio institut Vissum qui se trouve au nord de la ville d’Alicante. De 16 heures à 20 heures dans une parfaite organisation Claudine a subi de nombreux examens dont une douche froide sur les genoux afin de la préparer au laser qu’elle doit subir le lendemain. De retour au centre ville nous avons été flânés sur la promenade du front de mer où nous avons dégusté de la tarte de queso (fromage).

(3) En route pour Benidorm, après le petit déjeuner pris dans les rues piétonnes, nous avons rejoint sur le bord de mer le long de la plage la gare terminus du tramway (6,5 E) de la communauté d’Alicante. Nous longeons la plage en roulant vers le nord, nous faisons des arrêts fréquents, après 40 minutes de transport nous avons parcouru les 20 kilomètres qui nous ont conduit à la fin de la communauté d’Alicante. Nous prenons place dans un train de la région de Valence pour terminer les 20 derniers kilomètres qui nous séparent de Benidorm, nous circulons tantôt en bordure de mer où se dressent de nombreuses grues tantôt dans de grandes étendues inhabitées dans un décor aride. Nous passons vers un grand parc d’attractions dont le thème est les différentes civilisations, enfin nous voici arrivés après 40 minutes de trajet à benidorm. La baie est belle magnifique même, Benidorm est le symbole touristique qui accompagna le boum touristique espagnol de l’époque de Franco. Depuis les années 1960 la baie est envahie d’immenses tours, elles bordent les 2 et belles plages qui entourent le promontoire de l’ancien village de Benidorm. Le passéo conduit les touristes des ruelles de l’ancien village à la proue du belvédère tendu vers le large, la multiplicité des constructions de plus en plus loin du bord de mer constitue un problème pour l’organisation des services de la ville. L’alimentation en eau est plus que compromise car la population du village de Benidorm, qui ne compte que 5000 habitants est multipliée par 10 au plus fort de la fréquentation touristique. Nous avons découvert la vieille ville tout en nous dirigeant vers la ville moderne qui est construite en bord de mer, les trottoirs sont envahis de marchands de souvenirs. Nous avons déjeuné dans un restaurant (9 E) qui domine la plage, ensuite nous avons emprunté la promenade qui suit la côte. Le parcours était arboré de superbes palmiers, de lauriers roses et d’ibiscus, de nombreuses colombes picoraient à nos pieds et s’envolaient devant nous. Après un bon bol d’air marin nous avons rejoint la gare de Benidorm pour prendre la direction d’Alicante, à 17 heures nous étions de retour à notre hôtel. Nous avons rejoint l’institut Vissum pour être à 19 heures 30 au rendez-vous pour le laser, après de nombreuses émotions nous avons rejoint Alicante vers 22 heures. Pour nous remettre de notre stress nous avons été grignotés une crêpe accompagnée de jus de fruit dans les rues piétonnes, ensuite nous avons essayé de prendre le sommeil Claudine était vraiment mal.

(4) Nous avions prévu de nous rendre à l’île de Tabarka, mais suite à notre nuit quelque peu perturbée nous avons changé notre destination. A la découverte d’Alicante qui compte 300000 habitants, la ville vit à l’ombre de son château. Alicante est cernée par les complexes touristiques de la Costa Blanca, le site archéologique révèle l’origine de l’occupation du site composé par une butte qui domine la mer. Fortifiée tout d’abord par les carthaginois, les romains, les arabes qui lui ont donné son nom, ensuite la ville se déplace vers le sud. La vieille ville est aujourd’hui dominée par le castillo Santa Barbara, on y trouve des ruelles ombrageuses traditionnelles bordées d’anciennes églises dont la plus anciennes Santa Maria qui date du XIV.Me siècle. On y rencontre aussi de magnifiques demeures du XVIII.me siècle, les marchands se sont enrichis par le commerce avec l’Amérique dont Alicante fut un port important. Alicante est la capitale de la province qui porte le même nom, elle abrite les administrations et 2 facultés qui avec les retombées économiques du tourisme lui donnent son dynamisme. La vieille ville entre la rambla Mendes Nunez et les premières pentes de la colline du château, c’est le cœur historique d’Alicante qui retiendra la curiosité du visiteur avec la promenade du front de mer. Le bâtiment emblématique de la cité est l’hôtel de ville qui est un édifice du XVIII.Me siècle, devant se situe une place avec des arcades qui abritent de nombreuses terrasses de cafés et de restaurants. Sous le porche de l’hôtel de ville se trouve le point zéro, qui est la référence pour calculer toutes les altitudes d’Espagne. On peut aussi jeter un coup d’œil à la splendide salle du conseil, a proximité de l’hôtel de ville se trouve la rue la plus animée de la ville lorsque la nuit venue la clientèle populaire envahie les terrasses des nombreux restaurants qui s’y trouvent. Le quartier Saint Roque est constitué de maisons peintes de couleurs pastel, dans ce quartier se trouve l’ermitage Saint-Roque qui abrite un christ gitan dont l’adoration suscite une immense ferveur populaire. Nous avons découvert la vieille ville à pied en passant près de la mairie, de la cathédrale Santa-Maria, le quartier Saint Roque où est voué le christ gitan, la place des toros et son monument taurin, les arènes dont nous avons visité le musée de la tauromachie. Ensuite nous avons traversé un jardin qui nous a conduit au grand marché d’Alicante où nous avons fait nos emplettes touron (2 E), chaussettes de course (1 E), chausson d’intérieur (11 E), du raisin et des mandarines vertes. Nous avons rejoint les rues piétonnes pour aller déjeuner dans un restaurant de tapas (14 E), nous pensions grignoter et bien nous avons été surpris par la profusion et la quantité de plats servis. Bien restaurés nous avons effectué notre promenade digestive en allant rejoindre la gare routière, nous prenons l’autocar (1,70 E) qui nous transporte à Elche. Elche est situé à 25 kilomètres d’Alicante, après 30 minutes de trajet nous sommes arrivées à notre destination. Elche est une ville de 200000 habitants, elle possède 2 facultés, un centre important de recherche reconnue en europe. C’est l’une des régions espagnoles où est implantée l’industrie de la chaussure elle en produit 80 millions de paires par an, la région produit beaucoup de végétaux qui viennent garnir nos pépinières et jardineries, la production de dattes y est très importante.On en fait beaucoup de spécialités culinaires et une liqueur renommée. 200000 palmiers constituent la palmeraie la plus septentrionale de l’Europe, la palme d’Elche préside à la fête des rameaux dans toute l’Espagne. Elche se sont aussi ses mystères, celui qui survécu depuis le XIV.me siècle un drame religieux chanté en dialecte catalan dont les représentations en costumes attire le 15 août des milliers de spectateurs. La représentation est donnée dans la basilique Santa Maria un drame religieux hérité du moyen âge, les rôles sont tenus par les habitants de la ville, des hommes seulement et des jeunes garçons qui se transmettent leur savoir de génération en génération. Les mystères sont représentés en 2 actes les 14 et 15 août. Les mystères sont précédés de 2 nuits, la première la nuit de l’aube où est tiré un superbe feu d’artifice, la seconde nuit est la nuit de la tournée où se forme une énorme procession à travers toute la ville. Associée aux mystères la fête de la venue de la vierge, chaque 28 décembre un cavalier parcourt à brides abattues la distance entre la mer et la ville sous les acclamations des habitants qui brandissent des palmes. Au XIV.me siècle, le 28 décembre Canto le garde côte découvrit une statue de la vierge avec les textes qui l’accompagnaient, c’est donc cette évènement que fête Elche à l’assomption et chaque 28 décembre. Le jardin du curé est le plus célèbre des jardins de la palmeraie, il est planté en allées simples ou doubles, les palmiers délimitent depuis l’époque musulmane les jardins et vergers auxquels ils offrent leur ombre parcimonieuse. Le jardin fut aménagé par un prêtre le père Castanio, qui en a été le premier propriétaire au XIX.me siècle. Il en fit un somptueux jardin botanique planté des plus belles essences méditerranéennes et une imposante collection de cactée le tout placé sous la surveillance des palmiers omniprésents. Au milieu de l’allée prolongeant l’entrée, un curieux spécimen constitué de 7 rejets qui remontent autour du tronc principal et appelé le palmier impériale, depuis la visite de l’impératrice Elisabeth d’Autriche en 1894. Nous passons devant la faculté, nous traversons le jardin municipal dans lequel nous visitons une exposition sur la ville d’Elche. Nous continuons notre découverte en longeant le musée de la ville situé dans le château, nous passons dans le jardin des sports où de nombreux terrains de foot, de basket, de hand, de volley et tout autre terrain ainsi qu’une piscine sont implantés. Nous contournons l’église puis nous circulons dans la ville, nous préférons arrêter notre promenade en direction du jardin du curé et de la palmeraie car le temps ne nous le permettrait pas et le train ne nous attendrait pas. Nous consommons un jus de fruit au jardin des sports et nous retournons tranquillement à la gare pour prendre le train (1,75 E) pour rejoindre Alicante. En 25 minutes nous voici de retour à Alicante, nous décidons de rentrer à notre hôtel à pied, après 30 minutes de promenade urbaine nous voici dans la vieille ville. Comme le midi nous avons mangé pour 4 nous n’avions pas faim. Fabienne nous propose de partager son raisin et ses mandarines sur un banc de la promenade. Ensuite nous avons découvert le quartier administratif de la ville d’Alicante où se trouve la mairie, le palais de justice, nous nous sommes arrêtés boire une tisane sous les arcades de la place de la mairie.

(5) Quelle nuit, c’était la rentrée universitaire et les étudiants fêtaient leur retrouvaille, ils ont mangé, bu, chanté et dansé toute la nuit. Après le petit déjeuner Claudine a préféré se reposer à l’hôtel, Fabienne et moi nous avons profité pour aller au château d’Alicante. Nous avons emprunté les petites rues qui montent au pied de la colline à travers lesquelles nous accédons à l’ascenseur (2.4 E) qui nous permet de monter à la plate-forme du château. Depuis le IX.me siècle la sentinelle de la baie est ceinturée de remparts et de murailles, dont celles des musulmans qui construirent leur mi-forteresse et mi-palais, celles des chrétiens au XIII.me siècle qui venaient de conquérir la ville dont il reste quelques tours et pans de murs insérés dans l’ensemble que nous pouvons découvrir aujourd’hui. Une citadelle à triple enceinte concentrique du XVI.me siècle y fut aussi construite qui enfermait des cours, des casernements et des entrepôts. Certaines de ces tours furent harassées au XVIII.me siècle par les anglais pour servir de plate-forme d’artillerie, depuis l’ancien palais musulman qui est situé au plus haut du rocher nous découvrons une superbe vue d’ensemble de la baie. Arrivés sur le site nous avons parcouru les bases des anciennes fortifications des différents édifices, une exposition de sculptures indous était proposée dans un des bâtiments. Après un large tour de panorama qui s’ouvrait devant nous, quelques photos et la captation de tous les bruits de la ville nous avons rejoint notre liftier afin qu’il nous descende au niveau de la mer. Pour regagner notre hôtel nous avons emprunté un chemin qui longe la voie rapide et qui nous conduit sur la promenade du front de mer. Claudine rétablie nous avons fait quelques emplettes dans les rues piétonnes, nous avons dégoté des chaussures tout cuir à 18 euros je verrai bien à l’utilisation. Ensuite nous sommes allés déjeuner sur la promenade dans un des nombreux restaurants qui proposent la paella (14 E), nous avons bien choisi notre table car le contenu de notre poêle individuelle était fameux. Comme des espagnols nous avons quitté la table à 15 heures, rentrés à l’hôtel nous avons commandé un taxi pour rejoindre la fondation Jorge Alio, Claudine a subi sa dernière consultation et à 17 heures nous étions libres et soulagés de nos contraintes médicales. Notre dernier défi est devenu une sorte de course au trésor, il nous fallait trouver le médicament prescrit par le médecin et délivré uniquement en Espagne. Nous avons parcouru plusieurs pharmacies avant de trouver celle qui pouvait nous commander et vendre dans la soirée 5 spécimens de la précieuse denrée que nous avons découvert à 50 mètres de notre hôtel. Ouf tout se termine bien, nous nous rendons sur le marché situé près du port où nous trouvons toutes sortes de touristeries puis nous programmons d’aller dîner dans un restaurant situé sur le port où nous dégustons une superbe dorade grillée (17 E). Nous sommes retournés à l’hôtel vers 23 heures la rue était toujours aussi remplie de promeneurs, les terrasses de restaurants étaient bondées et les chaises de la promenade étaient toutes utilisées.

(6) Après une bonne nuit, un bon petit déjeuner, un bon remplissage de nos sacs à dos et nos adieux à nos amis de l’hôtel Catalogne (484 E), nous avons rejoint la gare RENFE pour prendre le train à destination de Montpellier. Un dernier achat au bureau de tabac, un petit contrôle de sécurité et à 11 heures notre train démarre d’Alicante. Le retour se passe idéalement bien, à Béziers Fabienne nous quitte et à 21 heures nous arrivons à Montpellier qui est le terminus du train.

Cet article vous plaît ? envoyez-moi un message

Ce contenu a été publié dans cahier de vacances. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire