Séjour en Sicile du 15 au 22 septembre 2006

Le séjour est organisé par le comité AVH de Toulouse, nous sommes un groupe de 42 personnes scinder en 2 qui vont passer une semaine sur la plus grande île italienne.
Préambule :
Italie (république d’état d’Europe méridionale qui comprend une partie continentale, au Nord, une longue péninsule qui est orientée Nord-Ouest Sud-Est et deux grandes îles (Sicile et Sardaigne); 301 262 km carrés; 57 576 400 hab., croissance démographique: moins de 0,1 % par an; cap. Rome. Nature de l’état: rép. parlementaire. Langue off.: italien. Monnaie: Euro. Relig.: cathol. (99,6 %). Géogr. phys. et humaine – Les Alpes forment en Italie septentrionale un arc long de 1 000 km env. Les Alpes piémontaises, à l’Ouest, portent les plus hauts sommets (mont Rose, 4 638 m). Les massifs centraux (Alpes lombardes), compacts, précèdent les Alpes dolomitiques et vénètes, plus basses. Sur tout cet arc montagneux, des cols ont toujours permis les liaisons avec l’Europe occidentale et centrale. Au pied des Alpes, la large plaine du Pô (50 000 km carrés) s’ouvre sur l’Adriatique. L’Italie péninsulaire est une mosaïque de montagnes, de collines et de bassins qui s’ordonnent autour d’une chaîne maîtresse, l’Apennin, composée principalement de schistes (Apennin toscan, Basilicate) et de calcaire (Abruzzes, Pouilles). Le versant adriatique est bordé d’une étroite plaine côtière, tandis que le versant tyrrhénien domine trois bassins (Toscane, Latium et Campanie). Les côtes, qui s’étirent sur 8 500 km, sont variées, rocheuses comme en Ligurie, en Calabre et en Sicile, ou basses et lagunaires comme en Vénétie, en Maremme, dans le Latium et en Campanie. En raison de sa position, sur un axe tectonique actif de la Méditerranée, l’Italie connaît de fréquents séismes et un volcanisme actif (Vésuve, Stromboli, Etna). Le climat, continental dans la plaine duP ô, méditerranéen en Italie péninsulaire, est marqué par une sécheresse croissante vers le Sud et en Sicile. La population, en augmentation rapide jusque dans les années 70, enregistre actuellement un accroissement très faible (effondrement de la fécondité au cours des années 80). Elle est groupée dans la plaine du Pô et sur les littoraux, et le taux d’urbanisation approche 70 %; on compte 4 agglomérations de plus de 1 million d’hab. (Rome, Milan, Naples et Turin). L’exode traditionnel des ruraux du Siècle (Mezzogiorno) vers le Nord du pays s’est progressivement tari et les soldes migratoires du Midi sont même légèrement excédentaires. De même, après des décennies de départs, le solde migratoire extérieur est devenu largement positif: il y aurait 1 million d’étrangers dans le pays, en majorité clandestins. écon. – L’Italie est la 6.me puissance économique du monde, place qu’elle dispute au Royaume-Uni; elle produit 18 % du P.I.B. de la C.é.E. Elle a connu, depuis 1985, un véritable renouveau économique, qui a fait oublier la gravité de la crise des années 1975-1985. L’agriculture emploie 9 % des actifs. Elle oppose un secteur exportateur situé dans les plaines irriguées, spécialisé dans les légumes, les fruits, le soja et des productions traditionnelles telles que blé, riz, maïs, betterave, vigne ( un des plus grands vignobles du monde), à une agriculture traditionnelle et compétitive pratiquée dans les montagnes et les îles. L’élevage, bovin au nord, ovin dans l’Italie péninsulaire et insulaire, est loin de couvrir les besoins du pays, qui est un gros importateur de viande et de produits laitiers. Le secteur industriel a connu les bouleversements les plus importants; il s’appuie sur une variété d’entreprises: grands groupes publics comme l’I.R.I. (400 000 employés, malgré la privatisation de certaines sociétés comme Alfa Romeo), puissantes entreprises privées comme Fiat, nombreuses P.M.E. souvent très compétitives fournissant des produits d’exportation de haute valeur ajoutée: électronique, bureautique, chaussures, confection, industries du luxe (qui assurent, à elles seules, 40 % des exportations italiennes). Les industries traditionnelles, sidérurgie, construction navale, mais Les automobile et raffinage, ont subi une restructuration en profondeur et perdu beaucoup d’emplois, mais ont aujourd’hui largement retrouvé leur compétitivité. L’Italie est enfin devenue un pays tertiaire, dominé par les activités commerciales et de services qui occupent 60 % des actifs. Le tourisme, l’un des plus important dans le monde, représente 7 % du P.I.B. national. L’économie italienne bénéficie d’une sous-traitance importante et du «travail au noir», qui toucherait 20 % des actifs et produirait une richesse supérieure à 150 milliards de dollars par an. La géographie économique du pays s’est modifiée. Entre le «triangle lourd» Gênes, Milan, Turin, développé et intégré (il produit 50 % des richesses nationales) et le Mezzogiorno (Sud et Iles), qui ne réalise qu’un peu plus de 20 % du P.I.B. pour 36 % des hab. et 41 % de la superficie, est apparue une «troisième Italie», dynamique, qui s’ordonne autour du quadrilatère Venise, Bologne, Florence, Rome. Des faiblesses n’en demeurent pas moins: dette publique élevée, administration peu productive et pléthorique, dépendance énergétique coûteuse (85 % des besoins importés), détournement des fonds publics par la Mafia, retard chronique du Mezzogiorno, qui a pourtant bénéficié d’importants aménagements depuis 1950 et d’aides massives de la C.é.E. L’Italie semble cependant en mesure d’affronter avec succès le marché unique européen de 1993. Hist. – En 476, Odoacre, roi des Hérules, met fin à l’empire d’Occident, héritier de l’Empire romain (V. Rome). Mais, rapidement, il doit céder la place à des peuples venus d’Europe orientale: les Ostrogoths, conduits par Théodoric, conquièrent, entre 489 et 493, toute la Péninsule. A partir de 535, l’empereur d’Orient Justinien, profitant des divisions des Barbares, réoccupe une partie de l’Italie, qui devient une prov. de l’Empire (cap. Ravenne). Du fait de l’affaiblissement des Goths, les Lombards envahissent le Nord et le centre du pays. Le pape étienne II fait alors appel au roi des Francs Pépin le Bref, qui, après deux expéditions (754 et 756), reprend Ravenne, le duché de Pentapole et celui de Rome, qu’il donne au pape; ce don constitue le noyau du futur état pontifical. Charlemagne bat aussi les Lombards, dont il se proclame roi (774). En 800, il reçoit de Léon III la couronne d’empereur d’Occident. Avec la fin de l’empire carolingien, l’Italie connaît une période d’anarchie politique; elle est ravagée par les Normands et les Sarrasins; le pape Jean XII fait appel au roi de Germanie Otton le Grand, qui est couronné empereur en 962: c’est l’origine du Saint Empire romain germanique. Résidant le plus souvent en Allemagne, les empereurs établiront difficilement leur autorité en Italie et sur la papauté. Pendant deux siècles, l’Italie va être bouleversée par les épisodes de la lutte «du Sacerdoce et de l’Empire». A côté du royaume d’Italie s’est formé un royaume de Sicile, constitué par le Normand Robert Guiscard et comprenant toute l’Italie méridionale. En 1190, un fils de Frédéric Barberousse, Henri VI Hohenstaufen, épouse l’héritière du royaume de Sicile. Leur fils, Frédéric II, réunit les deux royaumes et lutte à partir de 1236 contre les villes de Toscane et de Lombardie, qui se sont émancipées de la tutelle impériale. Il rencontre l’opposition des papes (Grégoire IX, Innocent IV). Une longue lutte s’engage alors en Italie entre les partisans du pape, les guelfes, et ceux de l’empereur, les gibelins. Les premiers font appel à Charles d’Anjou, dont la dynastie s’établit en Italie du Siècle, alors que l’Italie du Nord et du Centre s’affranchit de la tutelle impériale. De riches cités industr. Et commerçantes (Venise, Gênes, Florence, Milan), souvent rivales, deviennent des républiques municipales dont la civilisation rayonne sur l’Europe occidentale (XV.me-XVI.me siècle). Au XVI.me siècle, l’Italie est le théâtre des luttes entre la France et l’Espagne. Alors que la France, après les «guerres d’Italie» (commencées en 1494), renonce à toute incursion au-delà des Alpes (traité du Cateau-Cambrésis, 1559), les Espagnols dominent pendant deux siècles la Péninsule, à l’exception de la rép. de Venise et du duché de Savoie. A l’issue de la guerre de la Succession d’Espagne (1701-1714), l’Italie du Nord échoit aux Habquelkunourg d’Autriche, les Bourbons d’Espagne ne conservant que le royaume des Deux-Siciles et le duché de Parme et Plaisance. Les campagnes de Bonaparte (1796, 1800) et la politique napoléonienne après 1806 aboutissent à l’annexion de vastes territoires (Rome devient le département du Tibre) et à la constitution d’un royaume d’Italie; les traités de 1815 rétablissent les anciennes monarchies. Entre 1815 et 1849 les Italiens tentent à plusieurs reprises, mais en vain, d’imposer des Constitutions à leurs souverains. Toutefois, un mouvement d’abord intellectuel puis politique et idéologique (le Risorgimento, «Résurrection») gagne le pays, imposant l’idée de l’unité italienne et la nécessité d’institutions libérales; le roi de Piémont-Sardaigne, Charles-Albert, en prend la tête, mais il est battu par les Autrichiens à Novare (1849). Son successeur, Victor-Emmanuel II, qui prend pour ministre Cavour, acquiert l’alliance de la France, qui pourtant avait aboli la Rép. romaine en 1849; il lutte victorieusement contre la maison d’Autriche (Magenta, Solférino) et libère la Lombardie (1859). Les populations d’Italie centrale s’insurgent aussitôt et votent leur réunion au Piémont (1860). En contrepartie de son appui, la France reçoit Nice et la Savoie, tandis que Garibaldi libère, la même année, la Sicile et le royaume de Naples (expédition des Mille). En fév. 1861, à Turin, le Parlement proclame Victor-Emmanuel roi d’Italie. La Vénétie est réunie au royaume après la défaite d’autrich. à Sadowa (1866). En 1870, les troupes ital. pénètrent dans Rome jusque-là défendue par une garnison française, où le pape, refusant l’annexion de ses états, se considère comme prisonnier au Vatican. L’Italie unifiée doit alors se donner des institutions politiques stables et créer une infrastructure écon. moderne. En politique extérieure, les partis de gauche, arrivés au pouvoir par suite de l’abstention des catholiques, sont favorables à l’Allemagne et à l’Autriche (Triple-Alliance, 1882). L’Italie commence son expansion coloniale (érythrée, 1890). De 1900 à 1914, le gouvernement de Giolitti mène une politique impérialiste, mais se rapproche de la France et donne à l’Italie les conditions d’un nouvel essor écon. Après la guerre de 1914-1918, qu’elle a livrée aux côtés des Alliés (à partir de 1915), l’Italie s’agrandit du Tessin et de l’Istrie (avec Trieste). En oct. 1922, alors que le pays est en proie à l’agitation sociale, Mussolini et les fascistes marchent sur Rome et instaurent un gouvernement dictatorial. En 1929, les accords du Latran règlent la question romaine. La remise en ordre écon. s’accompagne d’une politique extérieure aventureuse: conquête de l’éthiopie (1935-1936), intervention en Espagne aux côtés de Franco (1936-1939), annexion de l’Albanie (1939). Au début de la guerre de 1939-1945, l’Italie combat aux côtés de l’Allemagne (alliance Berlin-Rome esquissée à partir de 1936, devenue l’Axe en 1939), ouvrant un front dans les Balkans et en Afrique. En juil. 1943, le débarquement des Alliés en Sicile entraîne l’arrestation de Mussolini; lié par les Allemands le 12 sept., ce dernier forme dans le Nord, à Salo, un gouv. républicain fasciste. Badoglio, qui, à Rome, avait succédé à Mussolini, se range aux côtés des Alliés contre l’Allemagne qui, tout en résistant aux armées alliées pendant 18 mois, impose à l’Italie un dur régime d’occupation. Le 26 avril 1945, Mussolini est arrêté par des partisans antifascistes et fusillé le lendemain. Après l’abdication de Victor-Emmanuel III (roi depuis 1900) et l’éphémère règne de son fils Humbert II, la rép. est proclamée par référendum (2 juin 1946). Le pays sort de la guerre politiquement divisé et économiquement très affaibli. En 1947, il perd toutes ses possessions extérieures. L’Italie se relève lentement, dirigée par la démocratie chrétienne, dont le chef, De Gasperi, domine la vie polit. jusqu’en 1953. Puis se succèdent de nombr. gouv. de coalition autour de la démocratie chrétienne. Devant les difficultés polit., aggravées par un climat social troublé, les démocrates-chrétiens ont été amenés à pratique rune «ouverture à gauche» pour rechercher l’appui des socialistes. L’économie italienne connaît, durant cette période, un essor spectaculaire qui lui permet d’adhérer aux institutions européennes, de la C.E.C.A. (1951) à la C.é.E. (1957). Dans les années 70, la situation est caractérisée, sur le plan social, par une agitation grandissante et par une crise profonde (le «mai rampant» italien), sur le plan politique, par l’instabilité des gouv. de coalition et par la progression très nette du parti communiste (devenu la deuxième force politique du pays), qui propose un «compromis historique» aux démocrates-chrétiens. Le terrorisme, qui s’était manifesté à la fin des années 60, redouble de violence après 1975 et culmine en 1978 avec l’enlèvement et l’assassinat, par les Brigades rouges, d’Aldo Moro, président de la démocratie chrétienne. Après avoir jugulé cette menace, et malgré ses problèmes endémiques (scandales politiques, violences des «mafias» dans le Sud, chômage), le pays a connu, de 1983 à 1987, sous le gouvernement du socialiste B. Craxi, une période de stabilité exceptionnelle. Les démocrates-chrétiens ont retrouvé le pouvoir à la tête des coalitions gouvernementales: G. Goria (1987-1988), C. De Mita (1988-1989), G. Andreotti (1989-1992). Le parti communiste italien s’est transformé en parti démocrate de la gauche en 1990. Des élections générales ont eu lieu en avril 1992. Oscar Luigi Scalfaro est élu prés. De la Rép. (mai). Le socialiste Giuliano Amato forme un gouv. de coalition en juillet. Mais le pays entre dans une crise morale après les assassinats par la Mafia des juges Giovanni Falcone (mai) et Paolo Borsellino (juillet).
Sicile la plus vaste et la plus peuplée des îles de la Méditerranée, séparée de la péninsule italienne par le détroit de Messine. Région d’Italie et de la C.E., formée de neuf provinces: Agrigente, Caltanissetta, Catane, Enna, Messine, Palerme, Raguse, Syracuse et Trapani; 2 788 kms carrés; 5 141 340 hab.; cap. Palerme. Géogr. et écon. – Montagneuse et volcanique au Nord et au Nord-Est (Etna, point culminant de l’île à 3 295 m), formée de blocs calcaires au Nord-Ouest, et d’un vaste ensemble de collines argileuses au centre et au Sud-Ouest, la Sicile n’a qu’une grande plaine à l’Est, à Catane, et présente des littoraux diversifiés. Le climat méditerranéen, aux étés longs et secs, prend des nuances arides au Sud. Fortement urbanisée sur les littoraux, qui groupent la majorité des hab., la population reste très rurale en Sicile intérieure. Les plaines côtières vivent d’une polyculture intensive iriiguée (agrumes, fruits, légumes, canne à sucre, coton) et de pêche, alors que l’intérieur se consacre à la céréaliculture extensive, à l’élevage du mouton et produit des olives et des amandes; l’île compte quelques bons vignobles (Marsala, Trapani). L’extraction de potasse (Agrigente), de pétrole (Gela et Raguse), l’implantation de complexes industriels (pétrochimie, cimenteries), l’essor du tourisme et les aides massives de la C.é.E. ont permis un développement réel et l’émigration séculaire s’est interrompue. Histoire : Lieu d’escale pour les Phéniciens (IX.me siècle avant J.-C.) puis colonisée par les Carthaginois (partie ouest, la Sicile («grenier à blé») reçut des colons grecs dès la fin du VIII.me siècle avant J.-C. Ils établirent des colonies sur la côte est de l’île dont la première fut Naxos. Syracuse devint la cité la plus importante (dès le VII.me siècle avant J.-C.). Ces diverses cités (qui, avec celles d’Italie du Sud, formaient la Grande-Grèce*) se firent une guerre continuelle pour imposer leur hégémonie; les guerres civiles incessantes (danger carthaginois) obligèrent la plupart des cités à supporter le régime des tyrans*.
L’apogée de la Sicile grecque se situe au V.me siècle avant J.-C.; en 414-413, l’île fut le théâtre d’une désastreuse expédition des Athéniens contre Syracuse dont la victoire établit pour longtemps son hégémonie sur l’île. Enjeu de la première guerre punique, la Sicile fut annexée par Rome qui l’organisa en «province» (241 avant J.-C.). Révoltée contre Rome lors de la deuxième guerre punique, elle fut définitivement soumise après la prise de Syracuse (212 avant J.-C.) et devint un des greniers de l’Empire. Après la chute de l’Empire romain, la Sicile fut envahie par les Vandales (439 après J.-C.), puis par les Ostrogoths (491). Conquise par Bélisaire (535), rattachée à l’empire d’Orient, l’île connut dès le VII.me siècle les incursions des Arabes, qui la conquirent au IX.me siècle (à l’exception du Nord-Est). Les Normands la leur reprirent en trente ans (1061-1091). Le royaume de Sicile ainsi formé, siège d’une brillante civilisation cosmopolite, passa aux Hohenstaufen (1194-1266), puis à la maison d’Anjou, enfin, après la révolte des Vêpres siciliennes, à la maison d’Aragon (1282), qui fonda en 1442 le royaume des Deux-Siciles (V. ce nom et Naples). Après avoir été successivement espagnole, savoyarde, autrichienne, la Sicile échut aux Bourbons de Naples en 1734. Conquise par Garibaldi en 1860, elle vota son rattachement au Piémont. Elle reçut en 1948 un statut d’autonomie régionale. La Sicile pose le problème permanent de sa pauvreté. L’action des pouvoirs publics y est gravement entravée par le poids de la Mafia.

(1) Au paradis de la mafia, c’est un groupe de 24 personnes sous la houlette de Dominique qui se réunissent de très bonne heure à l’aéroport de Toulouse, nous prenons place dans un Boïng 737 qui survole Montpellier, la Méditerranée, la Sardaigne avant d’atterrir à Catane. Nous sommes sur le bord de la mer Ionienne sur la côte est de la Sicile, nous allons rejoindre Cefalu port de pêche qui se situe à 200 kilomètres de Catane au nord de l’île sur la mer Tyrrhénienne. Après plus de 2 heures de bus nous voici arrivés à notre hôtel costa Verde implanté dans la banlieue de Cefalu sur une colline qui domine la mer, l’hôtel est séparé de la mer par l’autoroute ce qui la rend inaccessible sans emprunter la navette de l’hôtel pour aller prendre un bain. Notre groupe était divisé en sous-groupe, le nôtre était composé de 2 accompagnateurs Danièle et Julien et de 5 handicapés visuels Claudine, Marie-Thérèse, Valérie, Philippe et michel. Après avoir déjeuner, nous nous sommes installés dans nos chambres et vaquer à nos occupations en découvrant les lieux de la résidence hôtelière. A 18 heures le reste de la troupe nous a rejoint à l’hôtel en provenance de l’aéroport de Palerme, nous avons dîner tous réunis autour de plusieurs tables, ce sont des colonnes humaines qui serpentaient autour des buffets afin de remplir nos assiettes, c’est le ventre bien rempli que nous avons rejoint nos chambres pour prendre un repos bien mérité.

(2) Au palais de l’embrouille, après le petit déjeuner nous avons rejoint la salle polyvalente où le nommé Salvatore nous a quelque peu embrouillé avec ses descriptions d’excursions qui n’incitaient pas à la découverte de la Sicile il nous ignorait tout à fait, après le pot de bienvenue autour d’un jus d’ananas boisson typiquement locale de la Sicile à en croire l’animateur de l’hôtel club qui confondait certainement les Caraïbes et son île merveilleuse la Sicile, enfin tous ensemble nous nous sommes concoctés une semaine d’excursions afin d’appréhender les charmes de la Sicile. Ensuite certains se sont attablés au bar pendant que d’autres avaient envahi la piscine, nous avons pris le repas à l’hôtel puis nous avons rejoint Cefalu en empruntant la navette de l’hôtel.
Cefalu se trouve au nord de la Sicile entre Messine et Palerme, c’est une ville de 15000 habitants, la ville est construite sur une colline au pied d’une falaise qui a la forme d’une tête d’homme d’où son nom donné par les grecs céphalée (tête).La ville est très commerçante, la plupart des commerces sont implantés près de l’église qui domine la ville, on accède à l’église par un escalier qui se dresse au fond d’une immense place. Dans l’église était célébré un mariage, tous les invités étaient vêtus de vêtements noirs seul la jeune mariée arborait une jolie robe longue de couleur crème. Dans les petites ruelles se dégageait l’atmosphère de la vie sicilienne avec le linge pendu au fenêtres pour le faire sécher, nous avons rejoint le petit port de pêche par une rue abrupte dans laquelle de nombreuses chapelles sont implantées et où des maisons privées possèdent de petites niches où sont logées des madones ou des bougies qui se consument. Sur la plage de nombreuses petites embarcations sont amarrées, des pêcheurs s’affairent à l’entretien de leurs bateaux et à la réparation de leurs filets. Après la dégustation d’une excellente glace nous avons rejoint notre hôtel par la navette, après le dîner nous nous sommes risqués sur la piste de danse.

(3) De la villa à la vallée, la villa de Casale se trouve au centre de la Sicile et la vallée des temples est éloignée de 250 kilomètres des côtes africaines. La route est bordée d’orangers introduits par les arabes en 878 et d’oliviers importés par les grecs arrivés en Sicile pour créer la première colonie en 735 à Naxos.La Sicile est une île en forme triangulaire baignée par 3 mers la tyrrhénienne au nord, la Méditerranée au sud et la mer Ionienne à l’est. La figue de barbarie est très présente en Sicile, il en existe de 3 couleurs rouge, jaune et orange avec lesquelles on fabrique de la confiture. Nous roulons dans le massif des Madonis dont certains sommets atteignent près de 2000 mètres d’altitude, la région est le paradis de l’artichaut et du chou. Les Madonis ont été le refuge de nombreux brigands dont le fameux juliano, dans cette moyenne montagne on cultive le frêne à mana dont on extrait une substance blanche dans la fabrication de dessert et de produits pharmaceutiques et cosmétiques aujourd’hui la production est concentré sur 200 hectares auparavant elle s’étendait sur plus de 4000 hectares. L’économie sicilienne est basée sur l’agriculture et sur le tourisme, la Sicile possède également une plate-forme pétrolière au large de ses côtes. Le sicilien mange en moyenne 42 kilogrammes de pâtes par an, nous traversons une zone céréalière où l’on produit le blé noir qui grâce à une convention est réservé à l’élaboration des pâtes Barilla. Le début de la mafia sicilienne est une association d’entraide sorte de milice que les grands propriétaires terriens utilisaient pour garder leur domaine, ensuite cette association a tellement pris d’importance qu’elle a dévié de son rôle initial pour devenir un lobbies de pression tel que nous le connaissons aujourd’hui. Nous rencontrons des troupeaux de bétail, des maisonnettes fleurissent les collines, ce sont les habitations des agriculteurs. Nous roulons sur l’autoroute en direction de Catane, la végétation est constituée de lauriers roses de couleurs rose, rouge et jaune. Nous arrivons dans une réserve naturelle qui fut économiquement très prospère à l’époque des mines de souffre, les enfants étaient employés et exploités pour l’extraction du précieux produit. Nous apercevons le village de Pedra Persilla (pierre percée), nous sommes dans une région de lacs artificiels, le cadre est plus verdoyant c’est le royaume des arbres fruitiers. Nous avons aperçu le mont Petit et nous découvrons le mont Fromage qui comme son nom l’indique en a la forme, nous traversons une grande zone d’étendues cultivées. De nombreux villages sont accrochés aux collines, nous pénétrons dans le village de Mazarin. Des tuyaux de gaz serpentent à même le sol pour alimenter les villages dispersés dans la montagne, les agriculteurs se réunissent en coopératives afin de construire des bassins pour irriguer leurs cultures. Nous passons sur un pont qui enjambe un fleuve, les romains arrivaient à la villa Casale depuis la mer en empruntant le fleuve Gella sur ses 80 kilomètres de long qui était navigable. La terre de la région où nous circulons est noire, l’environnement est une mosaïque de couleurs différentes où se mélangent toutes sortes de végétations. Nous voici arrivés à la villa de Casale où une guide plus loquace que Rosella va nous raconter l’histoire de ce lieu historique et architectural.
LA VILLA ROMAINE DU CASALE PIAZZA ARMERINA Au coeur de la campagne sicilienne, Piazza Armerina est entourée des pentes douces des Monts Erei . Elle se situe à 720 mètres d’altitude et compte actuellement plus de 23000 habitants . La ville connût son heure de gloire au Moyen-Age sous le règne normand du Comte Roger . Elle joua également un rôle important dans l’histoire sicilienne puisqu’en 1296, Frédéric III d’Aragon y convoque le Parlement . Puis, Piazza Armerina fut entièrement détruite au cours de la seconde moitié du 12ème siècle par Guillaume « le mauvais » . Aujourd’hui, l’économie de la ville repose essentiellement sur l’agriculture, le travail du minerai et du soufre . Mais, le tourisme est l’activité la plus intéressante. En effet, Piazza Armerina est située près d’une vaste zone qui possède un grand attrait archéologique .Cet espace abrite une des plus belles villas romaines qu’on ait jamais découvert . Par conséquent, la ville a acquéri une certaine notoriété grâce à cette villa, elle est même devenu un centre touristique très fréquenté . Cependant, il ne faut pas négliger la richesse des monuments aragonais et normands qui composent Piazza Armerina . La ville possède un centre historique qui mérite d’être visité . QUI HABITA LA VILLA DU CASALE? L’ampleur des bâtiments, l’importance des pièces et le luxe des mosaïques nous laissent supposer qu’il s’agissait d’une commande sénatoriale ou impériale. L’édifice remontant à la période des Tétrarques et de Constantin, on pense qu’il s’agissait du pavillon de chasse de l’Empereur Maximien, né en Europe centrale vers 250 . Maximien appartenait à l’armée de Dioclétien qui le nomma Auguste en 250; il devint donc responsable de tout l’Occident . Quant à Dioclétien, il fut promu empereur par ses propres soldats et crée la Tétrarchie avec deux Augustes ( Maximien et lui-même ) et deux Césars . Mais, suite à la persécution qui règne sur les chrétiens, il se trouve dans l’obligation d’abdiquer en 305 . Il oblige Maximien à en faire autant et ce dernier se retire dans sa villa à Piazza Armerina . Maximien ne supporte pas cette défaite et se donne la mort à Marseille en 310 . L’hypothèse selon laquelle la villa appartiendrait à Maximien est renforcée par une scène de mosaiques qui se trouve face aux thermes . Elle représente Eutropie ( l’épouse de Maximien ) escortée de deux jeunes filles et de ses enfants Fausta et Maxence . Quoiqu’il en soit, le propriétaire de cette villa était obligatoirement un homme de goût et de fortune . Cette somptueuse maison témoigne du luxe dans lequel on vivait en son temps . Cela permet d’imaginer dans quel décor évoluaient les seigneurs à la fin de l’époque Romaine . ORIGINES DE LA VILLA Cette bâtisse repose sur une autre construction beaucoup plus modeste datant du 3ème siècle avant JC . Elle fut construite en plusieurs temps entre la fin du 3ème siècle et le début du 5ème siècle après JC . Jusqu’au 12ème siècle, la villa fut habitée, notamment par les arabes, avant que le roi Guillaume « le mauvais » ne la saccage par un incendi en1160 . Pendant plus de 700 ans, elle fut totalement oubliée puiqu’elle fut ensevelie par un éboulement du Mont Mangone au 12ème siècle . Cette construction se trouva donc recouverte d’une énorme masse de boue qui la mit ainsi à l’abri des outrages des hommes et des éléments de la nature . LES FOUILLES ARCHEOLOGIQUES Elles ont reporté à la lumière une demeure impériale probablement construite par Massiliano Erculeo aux environs du 3ème siècle après JC . C’est en 1812 que l’on repère l’emplacement de la villa et seulement en 1829 que l’on découvre quelques colonnes . Il faudra attendre 1929 pour que Paolo Orsi reprenne les fouilles et découvre la première mosaique qui est celle représentant les Travaux d’Hercule . Dès lors, une campagne plus importante est organisée sous la direction du professeur Biagio Pace qui met en évidence plusieurs pièces . Après 1950, l’état et la région sicilienne interviennent et contribuent financièrement aux recherches . Dirigées par le professeur Gino Vinicio Gentili, les fouilles permettent le dégagement total de la villa et de 40 pavements de mosaiques qui s’étendent sur une superficie de plus de 3500 mètres-carré . On découvre donc une nouvelle forme de décoration qui était alors inconnue en Europe . LES mosaïques, Elles représentent une composante essentielle dans le décor architectural et couvre la surface des sols aussi bien que celle des murs . Pour réaliser une mosaique, on assemble des petits cubes irréguliers dits « tesselles » qui sont en marbre, en pâte de verre ou en terre cuite . Ils sont juxtaposés de façon à composer un décor et retenus par un mortier . Parfois, une feuille d’or recouvre certaines tessères utilisées pour le fond, d’autres sont nacrées pour rehausser l’éclat des parures des personnnages . Dans la villa, les 40 pavements recouvrent pratiquement toute la surface de la maison . Ils ont probablement été réalisés entre 360 et 410 après JC par des spécialistes Nord-Africains . Cela peut s’expliquer par le fait qu’avec les invasions byzantines, les rapports entre l’Europe et l’Afrique sont plus importants . Il semble que les pavements de la villa ne datent pas tous de la même époque : le plus ancien serait celui de la Petite Chasse qui précède de quelques décennies celui de la Grande Chasse . Le plus récent serait le plus célèbre, celui des Jeunes Filles en bikini appelé aussi les Beautés en bikini . CONSTRUCTION DE LA VILLA L’architecte a conçu cette résidence dans la tradition des villas romaines puisque l’édifice est un ensemble homogène et d’un seul tenant . Il a su magnifiquement tiré parti de la configuration du terrain, qui ne s’adaptait pas à la construction d’un bâtiment, en jouant sur les différents niveaux . L’ensemble est harmonieux mais reste dissymétrique . Cela contraste avec la rigidité militaire du palais fortifié de Sélone où se retira Dioclétien en 305 après son abdication . On remarquera également l’importance de la courbe dans la réalisation de la demeure, ainsi que le refus de l’axialité toujours présente dans les villas traditionnelles . Les villas impériales suscitent un engouement de la part de la haute société pour les résidences secondaires . Les romains ont besoin de s’éloigner de la pression de la ville pour donner libre court à leurs goûts et leur imagination . La villa du Casale représente parfaitement cette architecture de plaisance. La villa peut se diviser en trois ensembles de pièces : Les thermes. -La cour péristyle entourée des salles de réception. -Les appartements privés organisés autour de la basilique. LES thermes Le complexe thermal de la villa se situe à l’angle Nord-Ouest du péristyle aménagé en jardin . Les thermes sont une invention romaine, c’est un lieu de bains et de rencontres qui tient une place primordiale dans la vie romaine quotidienne . Le passage dans les bains est divisé en plusieurs étapes : – Tout d’abord, il est nécessaire de se rendre dans l’Apodyteria qui sert de vestiaires. – Ensuite, on passe dans le Caldarium : c’est une salle chauffée avec des étuves et des baignoires ; les pièces sont chauffées par un système appelé Hypocauste qui consiste à faire circuler de la vapeur, provenant des grands fours, à travers des conduits insérer dans les murs et les sols des maisons . – Puis, on se retrouve dans le Tépidarium qui sert d’intermédiaire entre la salle chaude et la salle froide : l’air y est tiède . – Pour finir, on entre donc dans la pièce destinée aux bains glacés qui s’appelle le Frigidarium . Dans la villa, cette salle a un plan octogonal entourée de 6 absides qui servaient de vestiaires . – Pour les plus courageux, cela pouvait se terminer par un peu d’exercices physiques dans les Palestres, l’équivalent du gymnase actuel. Ces thermes sont précédés d’une salle destinée aux massages et aux onctions à l’intérieur de laquelle on peut découvrir des mosaiques sur ce thème. Dans la villa, les palestres sont appelées la chambre du cirque puisque les mosaiques représentent des scènes de compétitions du Circo Massimo de Rome . Elles illustrent plus particulièrement la course de quadriges qui marquait la fin des festivités données en l’honneur de Cérès, la déesse des moissons. LA COUR PERISTYLE Cette cour intérieure aménagée en jardin est entourée d’un grand péristyle reposant sur des colonnes à chapiteaux corinthiens en marbre . Au centre, se trouve une somptueuse fontaine ornée d’une statuette qui se trouve dans l’axe de l’entrée . En face de l’entrée, vous trouverez un laraire : un sanctuaire des statues des Lares ; Ce sont les Dieux protecteurs du foyer . Cette cour est entourée des salles de réceptions de la demeure dont la fameuse pièce des Jeunes Filles en bikini . Cette mosaique repose sur une mosaique antérieure datant de l’époque de la première villa construite au 2ème siècle. Les 10 jeunes filles représentées portent un costume qui ressemble étrangement au bikini de notre époque. En réalité, elles portent la fascia pectoralis en haut et la subligatura en tant que short qu’elles revêtaient pour leurs exercices phisyques . La mosaique se divise en deux registres (ou parties) et représente des gymnastes lors d’un concours. Cependant diverses interprétations ont été évoquées pour cette mosaique ; certains pensent qu’il s’agit d’un concours de beauté et d’autres supposent que les jeunes filles se préparent pour un spectacle chorégraphique . LES APPARTEMENTS PRIVES Ils s’organisent autour d’une Basilique située exactement dans l’axe du péristyle , une des premières exigences de l’ancienne architecture des villas. Cette grande salle absidale est surélevée de plusieurs marches et son entrée est gardée par deux colonnes . Auparavant, l’unique pièce de la villa sans ornements servait de salle à manger. Parmi les pièces privées de la villa romaine, on compte la chambre de la fille des maîtres de maison qui se nomme la Petite salle des acteurs représentant des enfants ainsi que des lettres qui désignaient les notes de musique de l’époque . On peut également retenir la salle de séjour nommée le Hall d’Arion . Elle était probablement affectée à la musique et à la poésie d’après la mosaique représentant la légende d’Arion . Entre la cour péristyle et les appartements privés, se situe un immense corridor appelé le Promenoir de la grande chasse. Il s’agit de la pièce la plus évocatrice et la plus monumentale de la villa du Casale. Elleregroupe plus de 350 mètres-carré de mosaïques sur plus de 60 mètres de longueur . Cette galerie se termine par deux exèdres, qui sont des petits gradins en demi-cercles, et se divise en trois pans représentant des scènes dechasse et de capture d’animaux destinés au cirque . La villa romaine du Casale témoigne des derniers temps de la splendeur de Rome et d’une civilisation qui n’allait pas tarder à être submergée par les invasions barbares . Cette demeure est un exemple unique en son genre compte tenu de son exceptionnelle étendue (plus de 3500 mètres-carré ) et de ses magnifiques mosaïques. Elles témoignent des moeurs et des coûtumes de la civilisation romaine grâce à la diversité de leurs sujets et à leurs représentations minutieuses . Cette villa fut une des plus grande découverte archéologique de ces dernières années . Le nombre de ces salles, l’importance et l’originalité de ces mosaïques constituent un ensemble que l’on ne retrouve dans aucun centre archéologique d’époque romaine .
Nous reprenons la route plein sud en direction d’Agrigente située à 100 kilomètres de la villa Casale, nous poursuivons un berger dont le troupeau de moutons et de chèvres s’est accaparé la chaussée. Nous roulons dans une zone calcinée par un récent incendie, malgré leur attitude les bergers siciliens ne sont pas à plaindre ils seraient même assez riche. Nous sommes dans la région du fameux fromage sicilien le Péchorino, les jeunes siciliens ont beaucoup de mal à trouver du travail sur l’île. Nous contournons Caltanissetta caractérisé par son église est par un rocher qui surplombe la ville, un musée sur l’exploitation minière est situé à Caltanissetta. Près du stade se trouve la maison des immigrés, le taux d’immigrés dans cette région est très important dont la majorité viennent la plupart de la Tunisie qui est très proche. Nous traversons ribera connu pour ses excellentes oranges et son succulent raisin de table, la plupart des vignes sont recouvertes de bâche en plastique pour amener la récolte au mois de décembre afin de concurrencer les raisins de table de l’hémisphère sud. La région de Sicile est présidée par un autocariste d’Agrigente qui joue avec la mafia sicilienne, cet honorable personnage à une flotte d’une centaine d’autocars qui serpentent la Sicile pour faire découvrir la belle aux 3 jambes. Nous approchons d’Agrigente qui compte 60000 habitants, sur notre droite nous pouvons admirer la vallée des temples et sur notre gauche s’étend la Méditerranée. Nous déjeunons dans une résidence hôtelière d’Agrigente, après un bon repas nous prenons la direction du site archéologique de la ville d’Agrigente, un guide expérimenté va nous raconter la vie du site tout en parcourant un circuit de 2 kilomètres.
AGRIGENTE est une ville du Sud-Ouest de la Sicile, qui a été fondée en 580 avant J.C. par des colons des îles grecques, sur un ensemble de collines. Elle a connu une histoire assez mouvementée, et comme toutes les autres villes de Sicile, elle est passée entre les mains des Grecs, des tyrans, des Romains, des Arabes, des Normands… Ce n’est qu’en 1927, qu’elle prend le nom d’AGRIGENTE. La ville se divise en deux parties bien distinctes et assez éloignées l’une de l’autre : la ville actuelle, moderne, qui domine la « V des T » et qui a un important patrimoine culturel (églises, palais…), la zone archéologique des temples. Baptisée de « plus belle des villes mortelles » par le poète Pindare, AGRIGENTE est un pôle archéologique, architectural et artistique d’importance internationale. La Vallée des Temples est le site archéologique le plus riche de Sicile et de toute la Méditerranée. Il compte une dizaine de temples doriques qui ont été érigés en à peine plus d’un siècle : au Ve siècle avant J.C., ce qui fait de ce site le plus étonnant conservatoire de temples doriques. Il a une position particulière, c’est-à-dire qu’il domine un panorama exceptionnel et qu’il a été construit sur un ensemble de terrasses, dans un sanctuaire, près de la mer pour impressionner les visiteurs. Son appellation Vallée des Temples n’est donc pas à prendre au sens premier du terme, le site a été appelé ainsi car les gens qui venaient l’admirer, avaient l’impression d’être dans une vallée, impression donnée par la grandeur et l’alignement des temples qui faisait que l’homme se sentait tout petit. Mais qu’est-ce qu’un temple ? Un temple est un espace sacré où sont protégés les Dieux. Son orientation Est correspond à un critère classique tant grec que romain, selon lequel, l’entrée du naos (cella), où se tenait la divinité, devait être saluée et éclairée par les premiers rayons de soleil (principe et source de vie). Tous les temples de ce site sont périptères hexastyles (= entourés d’une colonnade avec six colonnes frontales) hormis celui de Jupiter. Ils ont été construits en tufs calcaires (roche de porosité élevée, de faible densité, fragile, que l’on travaille et effrite facilement), et étaient recouverts de poussière de marbre. la Sicile qui a les plus importants temples grecs; ceux d’Agrigente montrent la richesse et la puissance de la colonie grecque. L’art siciliote ajoute à cette puissance la fantaisie des décors en terre cuite. Le site se divise en deux zones : une zone orientale où les temples sont les mieux conservés, une zone occidentale payante. La Vallée des Temples est un lieu particulièrement apprécié au coucher du soleil, car les temples apparaissent dorés sous les feux du couchant. Elle attire également pour ses paysages variées (pins, lauriers roses, oliviers, amandiers…) et pour les nombreuses manifestations qui s’y déroulent chaque année (fête des amandiers en fleurs : manifestation folklorique…). Voici une idée d’itinéraire de visite avec un commentaire sur quelques-uns des temples les plus importants : Commencez par le haut du site et redescendez la « Vallée des Temples », du temple de Junon Lacinienne, vous aurez une vue imprenable sur celle-ci Poursuivez avec le temple de la Concorde le temple d’Hercule qui est le mieux conservé du site (tous les termes techniques sur les temples seront expliqués ici ). ensuite l’original temple de Jupiter Olympien, pour finir avec le temple de Castor et Pollux qui est l’emblème de la « Vallée des temples ». Castor et Pollux] LE TEMPLE DE JUNON LACINIENNE : Il se situe dans la zone orientale, au sommet de la colline des temples. Construit vers la moitié du 5e siècle avant Jésus-Christ, il a été ainsi appelé en souvenir du temple d’Héra (Junon en romain), situé sur la colline de Lacinio à Crotone (Grèce ). Junon était la déesse de la nature féminine, considérée comme l’épouse de Jupiter. C’est le mieux conservé, après la Concorde, de tous les temples d’Agrigente, bien qu’il ait été endommagé par un incendie ; des traces de fumée sont d’ailleurs encore visibles sur les murs du naos. Il présente des travaux de restauration à l’époque romaine. C’est un périptère hexastyle qui repose sur un stylobate ( = base ) à 4 degrés, à plan rectangulaire en 3 parties : naos, pronaos et opisthodome. Ses colonnes ont bien été conservées, le côté nord est le plus intact. Ce temple a l’avantage de posséder encore les ruines de son autel ( = lieu des sacrifices) en façade, qui était relié à celui-ci par une voie dallée. LE TEMPLE D’HERCULE Situé dans la zone orientale, il est au carrefour de l’entrée principale d’Akragas (Agrigente). C’est le plus ancien des temples doriques de toute la vallée: il a été construit au VIème siècle av. JC. Construit en calcaire dans les mêmes proportions que le Parthénon à Athènes, il tient la seconde place en grandeur après celui de Jupiter. Il comportait 38 colonnes de 10m de haut et de 2,08m de diamètre. Et il était lui aussi très coloré et très décoré. Il a été dédié au célèbre demi-dieu et personnification de la force : Hercule, dont la statue en bronze était usée aux genoux et au menton par les baisers des fidèles. Aujourd’hui, on ne voit que les huit colonnes de la façade Sud qui ont été relevées en 1924. Les travaux ont été financés par un Anglais: Alexander Hardcastle. JUPITER OLYMPIEN Situé dans la zone occidentale, c’est l’un des monuments les plus grands et des plus célèbres de l’antiquité, ainsi que les plus ancien des temples d’Agrigente. Entièrement détruit , il est reconstruit vers 480 av. JC à la suite de la victoire des Agrigentins sur les Carthaginois à Himère. Il est ainsi élevé en remerciement à Zeus (Jupiter pour les romains) qui assura leur victoire. Ce temple a été construit selon un plan révolutionnaire et unique dans l’architecture grecque : il n’est par entouré d’une colonnade mais de murs plein soù des colonnes sont engagées, ce qui fait la solidité de l’édifice. Et à la différence des autres temples, il ne possède pas 6 colonnes en façade mais 7. L’originalité du temple est donné par ses Télamons (atlantes: statues géantes d’hommes) de 7,75m de haut qui supportaient le poids de l’entablement et qui rappelaient la guerre mythique faite à Jupiter par les géants, qui vaincus, avaient été condamnés à supporter de lourds fardeaux. Ce temple n’a jamais été achevé et il a été entièrement détruit. Ses ruines occupent plus de 6000 m² et grand nombre de ces pierres ont servies à la construction d’autres édifices. sur le site d’un Atlante / Telamon du temple de Jupiter / Zeus (original visible au musée archéologique) LE TEMPLE DE CASTOR ET POLLUX Le temple des Dioscures (les fils jumeaux de Zeus) est l’emblème de la ville d’Agrigente. Il a été reconstitué au XIXème siècle par le sculpteur Villareale et l’architecte Cavalleri à partir d’un temple du Vème siècle.
La tête bien remplie, la digestion terminée et après un bon bain de soleil nous reprenons la route de Cefalu avec notre guide inaudible et inintéressante, je m’abstiens des bredouillements qu’elle a pu murmurer au cours de notre retour à l’hôtel. Après le repas pour nous remettre de notre journée harassante, nous sommes allés refaire le monde allongés au bord de la piscine.

(4) A la rencontre de vulcain, nous empruntons l’autoroute qui relie la province de Palerme à la province de Catane en traversant les provinces de Caltanissetta et de Enna. Nous allons franchir le massif des Madonis qui surplombe la province de Palerme, ensuite nous roulerons dans les montagnes de Caltanissetta puis nous traverserons les montagnes de Enna avant de descendre dans la plaine fertile de Catane. Nous roulons dans le parc naturel des Madonis créé en 1989 il est le plus petit des parcs naturels de Sicile avec ses 39000 hectares, le premier parc fondé a été celui de l’Etna en 1987 avec ses 57000 hectares, le troisième parc naturel sicilien est celui des Nebrodis qui sont des montagnes qui s’étendent entre Messine et Cefalu c’est le plus récent 1993 et le plus étendu avec ses 81000 hectares.
(5) Le parc des Madonis possède 3 végétations distinctes suivant l’altitude, la première se situe entre le bord de mer jusqu’à 600 mètres où l’on trouve toutes les cultures maraîchères et fruitières recensées en Sicile, Cefalu est la capitale de l’artichaut, chaque année se déroule des festivités autour de tous les mets à base d’artichaut on peut même y déguster des glaces à l’artichaut, l’entrée de la ville de Cefalu est orné d’une sculpture qui représente un gigantesque artichaut. Le 25 avril est un jour férié dans toute l’Italie, on y fête la libération de 1945, à cette occasion la plupart des siciliens profitent de cette journée pour organiser des pique-niques familiaux. La seconde zone de végétation est comprise entre 600 et 1200 mètres d’altitude, on y rencontre des noisetiers des amandiers, et des frênes. La troisième zone est comprise entre 1200 mètres et le sommet des Madonis, on y recense des hêtres, des chênes liège, des chênes vert et rouvre. Les Madonis possèdent un arbre rare qui n’existe nulle part au monde, le parc n’en compte qu’une trentaine c’est une sorte de sapin. A proximité d’un refuge qui se trouve à 1600 mètres d’altitude on peut y découvrir 317 chênes verts qui culminent à 15 mètres de haut et qui ont une circonférence de 4 mètres, ce sont vraiment des monuments de la nature qui sont âgés de 400 ans. La faune des Madonis regorge de chats sauvages, de loirs, de sangliers, de reptiles, une centaine d’espèces d’oiseaux différentes dont le plus majestueux est l’aigle royal et le faucon pèlerin. La montagne est le terrain de jeu d’une soixantaine d’espèces de papillons, les Madonis est aussi propice à l’élevage de bétail des vaches, des porcs et des chevaux qui produisent une excellente viande. On produit également des fromages de brebis, de chèvres et de vaches que nous pouvons manger aussi bien en entrée, en accommodant des plats et même des desserts, les Madonis ont un fromage appelé le cavalier ce sont 2 fromages frais reliés par une ficelle qui sont séchés sur un bâton d’où son nom. La charcuterie n’est pas exempte de cette région, on y trouve un salamis original dont l’enveloppe et constituée par la dernière partie de l’intestin du porc. Les Madonis sont aussi réputées pour son huile d’olives, pour ses champignons, ses fabriques artisanales de pâtes, son sel gemme extrait dans des mines situées à 800 mètres d’altitude qui sert à l’alimentation et à la conservation des aliments. En Sicile ont fait séchées au soleil les tomates en saison de production recouvertes de sel sur la surface coupée, une fois sèches on les met dans des bocaux contenant de l’huile d’olives et on les déguste tout au long de l’hiver. Nous circulons dans une zone inhabitée où la végétation est reine, nous quittons la province de Palerme et les Madonis pour la province de Caltanissetta, la capitale de la province est Caltanissetta qui compte 60000 habitants. Caltanissetta à eu son apogée au XIX.me siècle grâce aux mines de souffre. Aujourd’hui après 150 ans d’exploitation le souffre a été remplacé par le potassium et le magnésium d’où le déclin économique de la province. Les conditions e travail dans les mines de souffre était très difficile, la Sicile produisait 70000 tonnes de souffre par an soit 75% de la production mondiale. Nous avons traversé la province de Caltanissetta, nous roulons toujours sur l’autoroute nous sommes dans la province d’Enna. Des montagnes moins importantes nous entourent, la capitale de la province d’Enna est la ville qui porte le même nom qui compte 20000 habitants qui en fait la capitale la moins peuplée des 9 provinces siciliennes. La Sicile est une région autonome rattachée à la république italienne, le siège du gouvernement sicilien se trouve à Palerme où siègent 90 députés c’est-à-dire 10 députés élus pour 4 ans pour chaque province. La ville d’Enna est située à 910 mètres d’altitude qui en fait le chef lieu de province le plus haut de toute la république italienne, la commune la plus haute de Sicile est située à 1257 mètres d’altitude. La ville d’Enna s’est développé autour de son artère principale la via roma, à l’une des extrémités de la via Roma se trouve le château de Lombardie et à l’autre extrémité se dresse la tour Frédéric II qui suivant les experts indique le centre géographique de la Sicile. Nous circulons toujours plein est en direction de Catane, nous arrivons dans la province du même nom où les montagnes sont plus éloignées, nous sommes dans une plaine très fertile. Sur notre gauche se profile l’Etna, c’est le volcan le plus actif en Europe qui culmine à 3345 mètres au-dessus du niveau de la mer. La plaine de Catane est la plus importante de Sicile avec ses 430 kilomètres carrés, seul 15% du territoire sicilien est constitué de plaines dont la plaine de Palerme appelée la côte d’or au vu de l’abondance de ses agrumes, la troisième plaine sicilienne est la plaine de Caltanissetta qui est très fertile. La plaine de Catane regorge d’agrumes dont les oranges sanguines, d’oliviers avec lesquels on distille l’huile d’olives de l’Etna, des céréales, des arbres fruitiers, des fraises et des fruits des bois, de la vigne qui produit le vin Etna qui est de très bonne qualité, des figuiers de barbarie tous ces produits ont l’appellation origine contrôlée et certains ont même le label origine contrôlée garantie. La fertilité de la plaine de catane est due aux importantes pluies qui alimentent le plus long fleuve sicilien qui coule dans la vallée, la présence de l’Etna et de ses laves favorisent aussi la fertilité de la terre de toute la région. Catane est une ville de 350000 habitants, elle possède un port et un des trois aéroports siciliens avec ceux de Palerme et de Trapani. 2 autres aéroports sont situées sur les 15 îles satellites de la Sicile dont les 7 îles éoliennes font partie, l’île de Parigliola est l’île satellite la plus grande avec ses 83 kilomètres carrés et elle se trouve à 85 kilomètres des côtes africaines. La ville de Catane à un rapport permanent avec l’Etna, quelquefois l’Etna rompt la confiance mutuelle avec catane en lui déversant sa lave qui tout au long des siècles a contribué à la destruction de la ville. La plus grande éruption de l’Etna a eu lieu en 1669 qui comme toute éruption avait été précédée d’un tremblement de terre, la ville de Catane a été détruite et la lave a fini sa course dans la mer. En 1693 Catane a été touché par un énorme tremblement de terre ainsi que la région de Syracuse, le XVII.me siècle a vraiment été très marqué au point de vue sismique pour la ville de Catane. Catane a été reconstruite au XVIII.me siècle par un architecte sicilien en style baroque on appelle la ville de Catane la perle noire du baroque. Les maisons, les monuments et tous les édifices sont construits en pierre noire de basalte. L’artère principale de Catane la rue Etna traverse toute la ville qui est bordée de tous les monuments que compte la ville, des édifices comme l’amphithéâtre remonte à l’empire romain il a été épargné par les catastrophes du XVII.me siècle. Le monument baroque le plus célèbre à Catane est la cathédrale dédiée à sainte-Agathe qui était une femme de la noblesse de Catane, très riche elle a abandonné toute sa fortune pour devenir none, elle devait cacher sa foi chrétienne car en 235 les chrétiens subissaient toutes sortes de tortures et de persécutions, malheureusement le consul romain de Catane a découvert la foi de sainte-Agathe et l’a faite emprisonner. On a essayé de lui faire reprendre la vie luxueuse qu’elle menait auparavant, mais rien n’y fit et elle continua sa foi chrétienne. On décida donc de la martyriser en lui arrachant les seins avec des tisons ardents, un miracle s’est produit un ange est apparu dans la prison et lui a fait réapparaître les seins. Devant ce miracle le consul de Catane très en colère décida donc de la faire mourir en l’installant sur un lit de charbon brûlant, sainte-Agathe succomba à l’âge de 75 ans. La légende dit que seul le voile de sainte-Agathe n’avait pas brûler, un an jour pour jour après sa mort une coulée de lave déferlait sur la ville, on tendit le voile devant la coulée qui stoppa immédiatement sa progression. Sainte-Agathe est devenue la sainte patronne de Catane qui est fêté dignement les 3, 4 et 5 février par des fêtes grandioses. A cette occasion on prépare un gâteau typique que l’on appelle les seins de sainte-Agathe, qui rappelle la forme de coupole avec une cerise dessus. L’Etna a la tête dans les nuages, le cratère sommital du volcan crache perpétuellement de la vapeur, Catane est la ville la plus industrielle de Sicile on la nomme d’ailleurs la Milan du sud. Nous commençons l’ascension de l’Etna par la face sud, le massif de l’Etna compte 2 stations de ski l’une sur la face nord et l’autre située au sud du volcan. Nous apercevons dès les premiers lacets des rochers noirs, une carrière de basalte se trouve au pied de l’Etna, le basalte est employé pour la construction mais aussi pour tailler des sculptures et des bijoux de toutes sortes. L’éruption la plus longue du volcan a été celle de 1614 qui a durée 10 ans, l’éruption la plus importante est celle de 1992 où ce sont formés les cratères sylvestres, autre date importante c’est en 1983 que l’on a utilisé pour la première fois des explosifs afin de détourner la coulée de lave. Les éruptions les plus récentes remontent à 2001, 2002, 2003, en 2003 et 2004 il y a eu de petites éruptions, En 2006 l’éruption du 14 juillet a duré une dizaine de jours et actuellement depuis début septembre de la lave est rejetée par un des 4 cratères sommitaux situé sud-est. Trois villages sont situés sur les pentes de l’Etna dont le plus haut Nicolos est perché à 700 mètres d’altitude, les villages sont arborés de palmiers, les immeubles sont de différentes couleurs, des bougainvilliers fleurissent les espaces verts. La surface de l’Etna est de 1250 kilomètres carrés, le périmètre est de 150 kilomètres, son volume est de 500 kilomètres cubes et sa hauteur aujourd’hui est de 3345 mètres. L’Etna est un volcan récent né entre 500000 et 700000 années, l’Etna était auparavant un golf, sa première activité volcanique a été sous-marine. La station vulcanologique de Catane surveille en permanence la température de l’Etna afin de prévenir toutes éruptions pour prévenir la population et la mettre en sécurité. Nous avons passé le village de Nicolos et nous sommes dans la partie inhabitée où uniquement les rochers et la végétation sont présents, nous sommes dans un champ de lave ancienne de couleur grise où la végétation a commencé à prendre vie. Comme dans le massif des Madonis la végétation change en gravissant le volcan, le genet est vraiment la plante emblématique de l’Etna, le genet est utile pour la lave car avec ses racines il arrive à émietter la lave. Nous croisons une nouvelle carrière de basalte, nous rencontrons des châtaigniers, des bouleaux et des chênes nous sommes dans la seconde zone de végétation, la première étant la plaine de Catane et ses étendues cultivées, la troisième zone se situe à partir de 2500 mètres où là plus aucune végétation résiste c’est un paysage lunaire. L’Etna compte un peu plus de 200 cratères volcaniques, nous apercevons un verger de pommiers. La faune de l’Etna est identique à celle des Madonis, le massif de l’Etna est dépourvu de torrent, de rivière et de lac. Le massif de l’Etna est troué de grottes dans l’une d’elle se trouve un glacier permanent, des acacias arrivent à pousser au milieu des rochers. Une résidence hôtelière est en construction dans un parterre de rochers, nous pouvons découvrir un merveilleux panorama où l’on distingue la mer Ionienne, les villages accrochés à la pente du volcan et toute l’étendue de pierres noires. Peu avant le gîte situé à 1900 mètres d’altitude, nous faisons une halte pour aller voir une maison ensevelie par la coulée de lave de 1983, la structure de la maison est insérer dans la lave nous ne distinguons plus que le toit et une fenêtre supérieure de l’habitation. Arrivés au refuge certains ont marché autour des cratères sylvestres qui dégagent des fumeroles et d’autres ont emprunté le téléphérique pour monter à la plate-forme située à 2500 mètres d’altitude où des minibus 4/4 embarquent les passagers pour les conduire au pied des cratères sommitaux. Les touristes ont accès jusqu’à 3000 mètres d’altitude, les 345 derniers mètres font partie de la zone active du volcan interdite pour cause de sécurité. Après un bon bol d’air frais, un coup d’œil sur le panorama et quelques photos nous avons repris le téléphérique pour rejoindre le reste du groupe au gîte où nous attendait l’autocar. Tous réunis nous sommes redescendus dans la vallée par une autre route toujours située sur la face sud du massif, nous traversons un village qui a subi en 1992 une coulée de lave que nous pouvons apercevoir au travers de la végétation. Ce village dressé à 600 mètres d’altitude est reconnu pour son miel à base d’oranges, de châtaigniers, de citrons, d’eucalyptus et pour sa fabrication de pollen, de propolis, de cire et de gelée royale. 800 apiculteurs vivent dans ce village, tous les dimanches du mois d’octobre est organisée une kermesse autour du miel où nous pouvons déguster toutes sortes de produits à base de miel. En Italie la rentrée des classes s’effectue début septembre, la Sicile quant à elle pour cause de chaleur la rentrée se fait à mi-septembre c’est-à-dire aujourd’hui. Nous passons dans un autre village situé à 300 mètres d’altitude qui produit un excellent vin, une bonne liqueur et de succulents gâteaux de pistaches et de roses. Ce village a aussi le privilège d’avoir un châtaigniers de 2000 ans qui a une circonférence de 50 mètres, on appelle ce châtaignier (le châtaignier des 100 chevaux), car il peut contenir une cinquantaine de chevaux et leurs cavaliers sous son feuillage. Ce village a été touché par le tremblement de terre de 2002, certaines maisons sont encore entourées d’échafaudage afin de les consolider. L’Etna à une grande production de fraises, de cerises et de pistaches, les pistachiers ont une hauteur de 5 mètres et ne produisent des fruits que tous les 2 ans, il a une longévité de vie qui peut atteindre 200 ans. Le pistachier est cultivé que dans un seul village sicilien, Bronte qui se trouve sur la face nord de l’Etna. Nous arrivons sur l’autoroute, nous mettons le cap plein nord en direction de Messine. Nous quittons la province de Catane et nous pénétrons dans la province de Messine, nous nous arrêtons dans une petite ville à proximité de Taormina pour faire une dégustation de gâteaux aux amandes et au pistaches arrosés de vin blanc aux amandes, ensuite nous avons été déjeunés.
Taormina est situé à 200 mètres au-dessus du niveau de la mer, au pied de la ville s’étend une magnifique plage reliée par une lagune à une île envahie de végétation. La ville est traversée par une artère principale piétonnière toute droite d’environ 800 mètres de long, tous les monuments se trouvent aux abords de celle-ci. Nous pénétrons dans la ville par la porte de Messine, 3 places aèrent la voie principale, la place Victor Emmanuel II, ancienne place de l’agora sur laquelle est construit un magnifique palais aujourd’hui siège de l’office du tourisme à côté se trouve l’église sainte-Catherine de style baroque du XVII.me siècle. Derrière l’église se trouve le théâtre que nous visitons avec nos accompagnatrices Chantal et Danièle qui nous décrivent le lieu.
LE THEATRE GREC DE TAORMINA domine la mer sur une colline de 214 m , Taormina est l’un des monuments les plus important du monde antique. Il fut construit à l’époque hellénistique, au IIIème siècle avant J.C., sous le règne du roi tyrannique de Syracuse, Hiéron. A l’époque les théâtres étaient construits pour célébrer les Fêtes Dionysiaques, en l’honneur de Dionysos, le Dieu du vin. Les chœurs y chantaient des hymnes, ou Dithyrambes, qui donnèrent naissance à la tragédie grecque. Cet hémicycle de 109m de diamètre, est incrusté dans la concavité de la colline, ce qui est caractéristique de l’époque. En effet, à la différence des romains les grecs ne savaient pas encore construire de théâtres adossés directement à des murs construits. Les théâtres grecs étaient le plus souvent ouverts sur des paysages splendides, comme ici sur l’Etna. Le site naturel devenait alors un décor. Les gradins Communément appelé Cavea, ils sont ici semi-circulaires. Le premier rang était réservé aux prêtres et aux notables, on y accédait par le bas grâce à des entrées latérales. La deuxième partie des gradins était accessible par une promenoir nommée Diazoma. Une allée parallèle au Diazoma permettait d’accéder tout en haut de la cavea. L’orchestra Cet espace circulaire correspondait à notre scène actuelle. Les chœurs et les acteurs y prenaient place autour de Dionysos (Voir » La tragédie grecque L’orchestra devient semi-circulaire chez les romains et n’est plus d’aucune utilité. Le proskenion A l’arrière de l’orchestra, il est une avant scène où se situe un portique formant une sorte de décor. Au début il n’a pas une grande utilité, plus tard les acteurs s’en serviront comme notre scène actuelle alors que les chœurs eux resteront dans l’orchestra. Les romains s’en servaient eux aussi de scène à part entière. La skéné La « scène » qui sert de triple office, de décor, de magasin et de coulisse. Elle était aménagée pour que les acteurs puissent circuler. Elle est ici remarquablement bien conservée avec son mur de fond à deux étages, où l’on retrouve cinq colonnes de granit et quatre chapiteaux corinthiens, de même qu’un fragment d’entablement qui a été replacé. Le mur de scène améliorait l’acoustique, mais à la différence des théâtres romains il ne couvrait pas toute la circonférence de l’édifice. Mais au IIème siècle après J.C., les romains transforment le théâtre en élargissant la cavéa. Puis, ils suppriment les premières rangées de gradins pour transformer l’orchestra en arène circulaire, mieux adapté aux jeux du cirque. Ils ont aussi ajouté un corridor pour l’entrée des gladiateurs et des fauves. Aujourd’hui, l’on sait que ce théâtres fut grec, car on a retrouvé des inscriptions sur les gradins et le reste d’un temple sacrifié lors de l’élargissement de la cavea à l’époque romaine.
La seconde place est appelée belvédère de Taormina d’où l’on domine toute la côte avec en toile de fond l’Etna c’est la place centrale de la ville animée par des musiciens siciliens, on y trouve la tour de l’horloge et 2 églises l’une consacrée à Saint-Augustin transformée en bibliothèque et l’église Saint-Joseph. La troisième étant la place de la cathédrale au milieu de laquelle se trouve une superbe fontaine ornée de statues puis nous arrivons à la porte de Catane. Nous avons découvert Taormina en nous promenant pendant plus de 2 heures, tout au long du circuit de nombreuses ruelles situées sur notre gauche dévalaient sur le bord de la mer, les ruelles côté opposé grimpaient en haut de la cité par des escaliers où sur chaque palier étaient installées les tables des bars et des restaurants. Ensuite comme à l’aller nous avons rejoint notre autocar par la navette qui nous a ramené au niveau de la mer, nous reprenons la direction du nord vers Messine en empruntant l’autoroute. La côte est bordée de magnifiques plages, des villages de stations balnéaires s’y sont implantées les pieds dans l’eau. Le symbole de la Sicile est représenté par trois points qui sont les 3 caps extrêmes de l’île, au nord-est le cap de Messine, au nord-ouest le cap de Marsala et au sud est le cap de Syracuse. Au centre de ces 3 points est représentée une tête de femme d’un personnage mythologique reliée aux trois points par trois jambes, la femme était Méduse un monstre qui avait dans les cheveux des serpents pour pétrifier ceux qui osaient la regarder. Un sultan l’a abordé avec un miroir pour ne pas être persécuter par la femme monstre et l’a tuée, de son sang est né le cheval Pégase, nous pouvons remarquer que les oreilles de la femme qui symbolise la Sicile sont représentées par des ailes. Nous longeons toujours la mer Ionienne, nous abordons le détroit de Messine qui est un bras de mer de 30 kilomètres de long pour une largeur maximale de 16 kilomètres et une largeur minimale de 3 kilomètres qui sépare la Sicile de la Calabre. La ville la plus proche de Calabre est Regio Calabra, la ville portuaire de Calabre qui accueille les liaisons de ferry-boat avec Messine est Villa San Gioviani. Homère parlait du détroit de Messine dans l’Odyssée, la légende dit que 2 monstres Chiba et Chari perturbaient le passage du détroit, un sévissait en Calabre et l’autre en Sicile. Le poisson le plus célèbre du détroit de Messine n’est pas la sardine mais l’espadon, dans la région de Messine d’innombrables recettes l’accommodent à toutes les sauces et cuissons. Les autres spécialités culinaires de Messine sont les brochettes de bœuf, les gâteaux mélangés de chocolat et de vanille préparés pour le carnaval, pour accompagner ces mets la région de Messine produit des vins de bonne qualité. Messine est la Capitale de la province qui porte le même nom elle compte 250000 habitants, c’est une ville portuaire avec un trafic commercial mais surtout touristique, il faut compter 30 minutes de bateau pour traverser le détroit. La ville fut créée par les grecs, c’est une ville moderne qui a subi 2 catastrophes dont un tremblement de terre le 28 décembre 1908 qui en 30 secondes a détruit la ville à 90% et fait 70000 morts sur les 150000 habitants que comptait la ville à cette époque. Une autre tragédie a détruit partiellement la ville ce sont les bombardements de la seconde guerre mondiale. Le théâtre grec de Taormina a par ailleurs essuyé lui aussi les bombardements d’où le trou béant laissé sur le fond de la scène, ce qui ouvre par conséquent un panorama sur la mer et l’Etna. La plupart des monuments de Messine ont donc été restaurées ou reconstruit, le fleuron est la cathédrale Construite par les normands au XII.me siècle, qui a été complètement reconstruite après la seconde guerre mondiale et réouverte en 1950 au public. A côté de la cathédrale se trouve le beffroi qui renferme la plus grande horloge au monde animée par des automates, elle est le fruit d’un établissement strasbourgeois qui l’a construite en 1933. Nous effectuons un arrêt à l’endroit où le détroit de Messine est le plus étroit, nous apercevons très bien la Calabre, les ferry-boat qui font la navette et tout le trafic maritime. Un projet de pont a été émis pour franchir les 3 kilomètres qui sépare la Sicile de l’Italie, les siciliens préfèrent garder leur insularité et la pression des armateurs qui effectuent la liaison entre le continent et l’île a fait le reste. Nous terminons notre excursion en prenant la direction de l’ouest et de Palerme par une autoroute qui nous conduira jusqu’à Cefalu, sur notre gauche nous avons des massifs montagneux, nous franchissons de nombreux tunnels, nous tutoyons quelquefois la mer Tyrrhénienne que nous allons longer tout au cours de notre dernière étape. Aujourd’hui nous avons été guidé par Clara qui nous a décrit le paysage, raconter l’histoire et fait partager sa passion de son île.

(6) (5) A la rencontre de Bacchus avec hélas Rosella, nous prenons l’autoroute en direction de Palerme, nous roulons dans une grande zone industrielle où s’étend un équipementier des automobiles Fiat et le siège de ELN équivalent à EDF en France. Nous longeons la mer Tyrrhénienne, nous franchissons de nombreux tunnels, nous sommes dans une plaine très fertile où s’étalent à perte de vue toutes sortes de cultures. Beaucoup d’édifices publics utilisent des panneaux solaires pour leur consommation en énergie, nous apercevons un château construit avant la seconde guerre mondiale sur le mont Pelerino, aujourd’hui le château héberge une école de managers. Devant le silence prolongé de Rosella notre guide, l’ingénieur des mines Julien nous a fait un cours sur l’énergie solaire en débordant un peu avec de savoureuses histoires. Le mont Pelerino qui culmine à 600 mètres d’altitude domine le port de Palerme, Palerme ou Palermos en grec signifie (port doux), le port a été fondé par les phéniciens, le port actuel a été construit au XIX.me siècle par 2 armateurs de Palerme qui négociaient avec Naples. Au sommet du mont Pelerino se dresse la statue de sainte-Rosalie qui est la patronne de Palerme, elle est fêtée les 12, 13 et 14 juillet. Palerme compte 800000 habitants, nous sommes bloqués dans les embouteillages. Nous prenons la direction de Tripani, les plages de Palerme ont été construites sur d’anciens marais. Nous longeons maintenant la mer Méditerranée, une colline est truffée de petites maisons construites illégalement qui vont être détruites par le gouvernement sicilien afin de redonner un aspect sauvage à cette partie de la côte. La côte est bordée d’une large plaine, de nombreuses stations balnéaires se sont implantées tout au long du rivage, des ports de plaisance ont pris place dans les criques naturelles. A 300 mètres du bord de la plage nous pouvons admirer l’île aux femmes, on dit que les pêcheurs laissaient leurs femmes sur cette île quand ils partaient en mer, une autre version raconte que les femmes de pêcheurs venaient sur cette île rejoindre leurs amants quand leur maris partaient pêcher. Dans la montagne nous distinguons une petite maison dans laquelle a été exécuté le juge Falcone, il a été écrit sur les murs de la maison (no mafia) pas mafia. Sur notre droite entre l’autoroute et la mer a été construit l’aéroport de palerme qui porte les noms des 2 juges exécutés par la mafia falcone et Borsolino. Des tours se dressent sur la plage, elles servaient au patron des thoniers pour guider leurs bateaux lors de la pêche aux thons, Aujourd’hui cette pêche se déroule au large de Trapani et dans des bassins d’élevage, une grande partie de la pêche est exportée au Japon. Nous apercevons le village natal du célèbre brigand Juliano qui se cachait dans les Madonis, sur la montagne est situé un champ d’éoliennes. Nous arrivons dans la province de Trapani qui est une grande productrice de vin, Nous surplombons un golf dans lequel on fait l’élevage de thons. La vigne est présente sur tous les coteaux, des champs d’oliviers et des cactus panachent le panorama. Nous nous arrêtons au belvédère qui domine la crique de Castelmare dont la ville est construite sur la colline, nous pouvons admirer le port est le dessin des parcs d’élevage de thons. Nous reprenons notre route, la montagne est percée de carrières de marbre rose, depuis quelque temps on a implanté un nouveau cépage pour la région le sirha. Sur notre gauche se dessine le mont Erice qui culmine à 751 mètres d’altitude, il domine le golf de Trapani. Quelques vaches pâturent dans des zones herbeuses rythmant leur déplacement au son de leurs clarines, nous quittons la route de Trapani, nous commençons l’ascension du mont Erice, nous nous dirigeons vers la cité médiévale d’Erice. Toute la montagne est calcinée, elle a subi un incendie au mois de juillet de cette année. Erice était une des filles d’Aphrodite, on appelle Erice la ville de la science car un institut de physique y est présent. Nous découvrons dans la vallée l’aéroport de Trapani et l’île de Formica, La ville a été construite sur un énorme rocher, elle domine toute la partie occidentale de la Sicile. Cette place fortifiée remonte à l’époque néolithique, elle a été attribuée à Cyclope et Dédalle. Un temple dédié a Vénus la déesse de la fécondité y fut construit, nous arrivons au sommet du mont Erice. A pied nous pénétrons dans la cité médiévale, nous franchissons une porte, toutes les ruelles sont pavées, la plupart des maisons sont en pierre, malheureusement certaines façades ont été crépies. Nous arrivons sur une place où se trouve une église gothique du XIV.me siècle, l’intérieur est de style baroque. La particularité de cette église est le détachement du clocher du reste de la structure, des croix découvertes lors des fouilles de l’ancien temple de Vénus ont été encastrées sur le côté droit de l’église. L’église est catholique et les croix exposées sur son mur extérieur sont d’origine païennes, nous continuons notre promenade à travers de petites rues. Nous sommes dans une rue bordée de maisons magasins où les ménagères négociaient des produits à travers une petite lucarne qui donnait sur la rue, nous accédons sur une place où se situe l’église saint-Julien. Saint-Julien a chassé les arabes de la Sicile, cette église lui est dédiée. Erice auparavant Eryx a eu son sort lié à celui de Carthage, Erice a subi l’influence grecque à partir du V.me siècle avant J-C. De nombreux vestiges du moyen âge comme le jardin Banio ancien emplacement de l’antique acropole renferme une tour carrée terminée par une terrasse, un puissant donjon restauré au XIX.me siècle. Des parties d’un superbe rempart subsistent avec son chemin de ronde crénelé, des meurtrières sont percées dans la base du mur d’enceinte. Le Castel Vénéré qui domine l’horizon a été construit au XI et XII.me siècle avec les pierres antiques de l’ancien temple, 2 fenêtres géminées nous rappellent cette époque où les normands avaient pris possession de la Sicile. A l’intérieur des murs de fortifications du castel se trouve les ruines de l’ancien temple dédié à Vénus, on a retrouvé à cet endroit des fragments de colonnes et une corniche doriques, la déesse à qui on avait dédié ce temple était réputée, elle protégeait les navigateurs, à leur retour il la comblait de cadeaux des bijoux, de l’or, de l’argent et des jarres de vin dont on a retrouvé des morceaux lors des recherches archéologiques. Les prêtresses ne pouvaient pas rester insensibles à tous ces présents, en contre partie elles se donnaient en offrande aux vaillants donateurs pour les remercier de leur générosité c’était ni plus ni moins que de la prostitution. Depuis le belvédère du castel nous découvrons un superbe panorama sur la région de Trapani, les îles Eglades et par temps clair nous pouvons apercevoir le Capbon qui se situe en Tunisie. Les 3 portes de la ville médiévales ont été construites pendant l’occupation normande, ensuite nous avons flâné dans les rues de la cité, puis nous avons repris notre autocar pour continuer notre circuit. Lors de notre descente du mont Erice nous avons traversé la ville de Balderice très commerçante à l’opposé d’Erice qui est une ville musée, nous prenons la direction de Marsala via Tripani. Nous roulons dans la banlieue de Trapani où se dressent des immeubles à 7 étages, pour la première fois de notre séjour nous croisons un mendiant. Nous circulons au milieu de marais salants, la route qui relie Trapani à Marsala s’appelle la route du sel. La culture des melons jaunes se pratique dans cette vallée, Nous sommes dans la ville de Patcheco qui est réputée pour sa fabrication d’huile d’olives, des citernes d’eau sont placées sur les toits terrasses des maisons afin de chauffer l’eau. Nous sommes encerclées de vigne de toute part, nous longeons un aéroport militaire, d’immenses serres abritent des cultures. La vigne est palissée, des vendangeurs s’affairent à la cueillette du raisin, des figuiers et des cognassiers rompent la monotonie du vignoble.
(7) Nous avons pris le déjeuner à l’hôtel Président qui se situe dans la banlieue de Marsala, ensuite nous avons été boire du Marsala dans une cave à touristerie, déçu nous sommes aller déguster le breuvage qui a concurrencé à une époque le porto et le Bourbon dans une cave où le maître des lieux était très sympathique. Nous avons effectué une visite panoramique de Marsala en autocar, devant la somnolence de notre guide Rosella, Dominique a pris le micro pour nous décrire l’environnement dans lequel nous roulons. Nous distinguons une île boisée tout près de la côte, des moulins à vent sont placés sur la lagune afin de remonter l’eau de mer dans les marais salants. La production du sel à Marsala remonte au III.me siècle après J.C, nous côtoyons une plage où s’adonnent les surfistes, les planchiststes, les rameurs en tous genres, les voileux, les baigneurs, les pédaleurs et les plagistes, nous longeons une voie ferrée qui dessert la petite gare de Malgia Biergi. Marsala provient de l’arabe (mars ali) qui signifie (port d’Ali), nous circulons dans un environnement de vignes et d’oliviers. Nous prenons la direction de Segeste où nous allons visiter son temple, la visite tout comme celle d’Erice nous est décrite par Chantal et Danièle.
SEGESTE : l’éternelle ennemie de Sélinonte
En grec « Egesta », capitale des Elymes. La ville est située sur un plateau face à
la colline où s’élève son temple, elle aurait été fondée par Aegestès, roi
d’Erice, pour accueillir les réfugiés de Troie.
Voisine de Sélinonte et en perpétuel conflit avec elle, Ségeste s’allie
aux Athéniens en 453 av JC, elle sera au centre des conflits qui opposent
Grecs et Carthaginois. Après la défaite des Athéniens en -413 par
Syracuse, elle implore l’aide des Carthaginois qui envahissent la Sicile
avec une armée de cent mille hommes. En 307 av JC, selon Diodore de
Sicile, le tyran Agathoclès va faire subir aux Ségestins des tortures
horribles : certains eurent les membres disloqués par la roue, d’autres
furent projetés par des catapultes, d’autres encore furent brûlés vifs sur
un lit d’airain ou eurent les talons serrés dans des tenailles. Les femmes
n’échappèrent pas au massacre : seins coupés, bas-ventre comprimé par des
briques pour les femmes enceintes… Ceux qui échappèrent au massacre furent déportés comme esclaves. Le temple est merveilleusement conservé, il ne manque aucune colonne, le sol est en terre battue, le temple n’a jamais été recouvert ce qui fait que tout l’ensemble est à l’air libre.
(8)
(9) Après la découverte du site de Segeste nous rejoignons Palerme, pour briser la monotonie du voyage créer par notre guide Rosella, danièle nous énonce les formules de politesse en italien. Nous traversons le centre de Palerme où les tours de 15 étages commencent à s’éclairer, la plupart des voitures qui circulent sont de petites cylindrées. Palerme compte 3 prisons, nous sommes devant la plus importante nous contournons la place de la honte. cette place située devant un couvent possédait une fontaine avec des statues d’hommes et de femmes nus, une nuit les nones ont entrepris une expédition pour aller arracher les parties gênantes pour elles, l’histoire ne dit pas ce qu’elles firent de leur butin. Arrivés à notre hôtel, libérés de Rosella nous avons été dîner sur le bord de la plage, l’hôtel avait tout amené et dressé des tables sous une immense tente. Après un bon repas sicilien tout le monde s’est exercé sur la piste de danse, très épuisé de notre journée un bus nous a ramené à notre bercail où nous avons pris un repos bien mérité.

(6) Sur les pas d’Ulysse, en route pour Messine où nous allons prendre le bateau qui nous transportera aux îles Eoliennes, nous roulons entre la mer Tyrrhénienne et les montagnes en passant sous de nombreux tunnels. éoliennes ou Lipari (îles), archipel italien de la mer Tyrrhénienne, situé au N.-E. de la Sicile, formé de sept îles volcaniques, dont Stromboli, Vulcano et la capitale de l’archipel Lipari, la superficie totale de l’archipel est de 115 kilomètres carrés. Rattaché à la province de Messine. Nous sommes installé sur le pont avant du bateau où nous prenons un bain de soleil Nous apercevons en toile de fond la chaîne de montagnes des Madonis et 2 promontoires côtiers dont celui de la petite ville portuaire où nous avons embarqués. Nous commençons à distinguer les 3 principales îles de l’archipel dont Vulcano qui se situe à 20 kilomètres des côtes, Lipari la capitale et dans le brouillard nous entrevoyons l’île de Salina. Nous avons des traces de vie sur l’île de Lipari depuis le cinquième siècle avant J-C, Lipari a dû sa puissance économique pendant près de 2000 ans à la pierre oxydienne. On a exporté la précieuse pierre pour sa solidité dans une grande partie de l’Europe du sud, on a découvert de nombreux objets taillants, dont des armes dans tout le bassin méditerranéen fabriqués avec la pierre de Lipari. Lipari est aussi réputée pour sa montagne blanche dans laquelle on extrait la pierre ponce qui flotte dans l’eau grâce à sa faible densité, nous essuyons un orage maritime ce qui nous oblige d’aller nous protéger à l’intérieur du bateau. Lipari a un site archéologique dans lequel se trouve des sarcophages de l’ancienne acropole, Lipari compte 5 églises dont la plus importante de l’archipel la cathédrale qui a gardé son nom même si il n’y a plus d’évêque sur les îles Eoliennes. La cathédrale est dédiée au saint patron de l’île saint-Bartolomé, il est fêté 4 fois par an dont le 25 août pour lui conjurer de faire pleuvoir. Lipari n’a pas d’eau potable, ce sont des bateaux qui transporte le précieux liquide depuis la Sicile et de l’Italie du sud. Nous croisons plusieurs dauphins qui s’ébattent autour du bateau, les îles Eoliennes ont pris leur non de celui du dieu du vent Eole, au retour nous naviguerons au milieu des rochers mythologiques (la grotte des anges, le rocher de la momie, la grotte du cheval, la piscine de Vénus et le rocher du lion) dont nous trouvons traces dans l’Odyssée d’Homère quand il décrit le voyage d’Ulysse. Les îles Eoliennes subissent les effets de notre mistral, l’hiver quand il souffle sur l’archipel il soulève des vagues qui peuvent atteindre jusqu’à 12 mètres de creux. Nous nous approchons de plus en plus de Vulcano, l’île à 21 kilomètres carrés et compte 600 habitants. Lipari est l’île qui a été habitée la première, c’est l’île la plus fertile de l’archipel, les grecs l’appelaient l’île douce pour sa beauté. Lipari vient de Liparo qui a été le premier roi des lieux selon la mythologie grecque, Lipari a 38 kilomètres carrés pour 12000 habitants, elle est très intéressante au point de vue archéologique et historique. A gauche de l’île de Lipari se trouve une petite île surmontée de 2 montagnes qui lui donnent une forme féminine, on l’appelait l’île aux seins de Vénus, aujourd’hui les siciliens la surnomme l’île aux seins de Sophia Loren. Un superbe arc-en-ciel s’est formé sur la mer bleue et la multitude d’îles qui nous entourent, au-dessus de nuages noirs qui restent menaçants. Deux autres îles de l’archipel ont pris leur nom de la végétation présente sur leur sol c’est-à-dire la fougère et la bruyère, seul Lipari a une mairie toutes les autres îles se réfèrent donc à la capitale de l’archipel. Salina est l’exception puisqu’elle compte 3 mairies pour administrer ses 2500 habitants, c’est sur cette île qu’on a tourné le film le facteur avec Philippe Noiret comme acteur principal, beaucoup de films ont été tournés sur la plupart des îles Eoliennes. L’île Allicoud ne compte que 50 habitants, elle ne possède aucune infrastructure routière, les habitants utilisent les ânes pour se déplacer, pour les aider à travailler la terre et comme moyen de transport. Sous nos pieds nous avons un fond marin de 1200 mètres de profondeur, l’autre côté de l’archipel la profondeur atteint 2000 mètres. L^’il de Stromboli immerge d’un fond marin de 3000 mètres, ce qui fait dire que le volcan du Stromboli qui culmine à 924 mètres d’altitude est plus haut que l’Etna si on prend en considération la hauteur du fond marin. Nous contournons l’île de Vulcano reconnaissable à l’odeur de souffre dès que nous l’approchons, nous continuons notre navigation en direction de Lipari. Des fumeroles se dégagent du volcan de Vulcano, les statistiques démontrent que le volcan est actif chaque 120 ans, sa dernière éruption date de 1889 alors si l’on se réfère aux données historiques le volcan devrait se réveiller d’ici peu. Un observatoire vulcanologique surveille la moindre élévation de température du cratère afin de prévoir l’évacuation des 600 habitants de l’île, la prochaine éruption sera très dangereuse car le cratère est obstrué par un bouchon qui descend à 7000 mètres de profondeur. Les îles Eoliennes ont une végétation très pauvre car l’eau potable y est absente, elle est composée d’arbustes, de figues de barbarie et de quelques arbres. Après 2 heures de croisière nous voici débarqué sur l’île de Lipari, nous sommes pris en charge par tina qui nous a informé tout au long de notre approche des îles Eoliennes, nous la suivons pour la découverte de la ville de lipari. Nous nous imprégnons de la vie de l’île, au gré de notre promenade nous dégustons des câpres et des cucuncis sorte de petits cornichons. Nous arrivons à l’acropole à laquelle nous pouvons accéder par un escalier, nous faisons un détour afin de circuler dans les rues pittoresques de la capitale des îles Eoliennes. Cet escalier a été construit pendant la période fasciste de Mussolini, les opposants politiques à Mussolini étaient enfermés et torturés entre cet endroit et la cathédrale. Les fidèles ne voulaient plus passer devant le lieux de détention et ils ne fréquentaient plus la cathédrale, l’évêque a donc décidé de construire un escalier sans endommager l’acropole, afin que les pratiquants puissent se rendre au culte célébré dans la cathédrale. Les murs des maisons sont envahis de lierre, nous pénétrons dans l’enceinte de l’ancienne acropole. Nous sommes sur un chemin millénaire, qui a pris forme à partir du cinquième millénaire avant J.C, les grecs ont bâti l’acropole. En 1544 Barberousse détruit et saccage le site, ils fait prisonnier 8000 éoliens qu’il vend comme esclaves sur les marchés orientaux. Les îles Eoliennes sont presque désertes à l’arrivée de Charles Quint, il reconstruit les murs d’enceinte mais c’est toujours le même chemin. Nous allons passer 2 couloirs creusés sous les murs d’enceinte qui nous permettent d’accéder à la forteresse, sur le mur extérieur de l’enceinte se trouve un panneau sculpté d’une statue qui rappelle que dans cette forteresse des personnes ont perdu la liberté pendant l’époque fasciste de Mussolini. Sous l’enceinte nous avons aperçu l’endroit où était placé la herse de construction espagnole, des meurtrières ont été insérées dans l’épaisse muraille. Cette forteresse est un lieu au passé triste mais aussi de mémoire, depuis l’époque romaine elle a servi de prison, après la seconde guerre mondiale les américains y ont emprisonné les nazismes et les fascistes, l’endroit a servi de maison d’arrêt jusqu’en 1970. Dans le mur de la fortification nous pouvons remarqué une tour de construction grecque qui date du III.me siècle avant J.C, nous passons devant le musée consacré à la forteresse, nous nous rendons où sont exposés les sarcophages funéraire qui remontent entre le V.me et le III.me siècle avant J.C. A l’intérieur des sarcophages se trouvaient bien sûr la personne mais aussi tous les objets et ravitaillements qu’elles auraient besoin dans l’au-delà selon la croyance de l’époque, on a retrouvé dans un petit sarcophage d’enfant une poupée en pierre et dans d’autres des œufs taillés dans la pierre qui représentaient la renaissance. Nous n’avons rien n’inventé car l’œuf est de tradition pour notre pâques, l’homme moderne a simplement copié les rites antiques de nos ancêtres. Après avoir circulé au milieu des sarcophages, nous sommes montés sur un promontoire qui domine la ville et la mer pour faire de superbes photos. Ensuite nous nous sommes dirigés vers la cathédrale qui est toujours un lieu de culte, elle a été construite sur les restes d’un ancien temple dévoué à vulcain, elle fut une église byzantine, la première cathédrale normande date de 1084. La cathédrale a été détruite complètement au cours des siècles et rebâtie en style baroque en 1700 car la cathédrale fut détruite par un tremblement de terre qui a touché la Sicile orientale en 1693. Le style baroque que nous trouvons ici est donc déphasé par rapport au style baroque initial de 1600. L’église est magnifique, elle est vénérée par tous les éoliens, auparavant toutes les maisons éoliennes avaient un système qui leur permettait de récupérer l’eau de pluie car les navettes de bateaux qui transportent l’eau potable n’existaient pas. Saint-Bartolomé le saint patron de Lipari est donc très sollicité afin de faire pleuvoir surtout à la fin de l’été, les statistiques démontrent que les pluies tant attendues par les habitants se produisent chaque année aux alentours du 25 août jour de fête consacré à saint-Bartolomé. Lipari compte une multitude de personnes qui se prénomme Bartolomé, saint-Bartolomé est fêté au mois de novembre afin qu’il maîtrise les tremblements de terre et au mois de février et mars par les agriculteurs et les pêcheurs pour qu’il intervienne dans la fertilité de la terre et le bon remplissage des filets de pêche. A l’entrée de la cathédrale la porte est en bronze, elle a été offerte en 1980 par les éoliens, après le terrible tremblement de terre qui a sévi dans toute la région mais qui a épargné l’archipel des îles éoliennes. La porte est magnifiquement décoré avec en son centre la statuette de saint-Bartolomé qui à force d’être touché est de couleur différente par rapport à l’ensemble de la porte. Sur les conseils de tina j’ai donc essayé de toucher le protecteur de Lipari, mais avant que je le caresse j’ai trébuché et je n’ai pas eu le loisir de le découvrir. De nombreux édifices religieux surmontés de clochetons entourent la cathédrale, d’autres bâtiments plus austères sont les anciens lieux d’emprisonnement de la forteresse. La visite terminée nous avons emprunté l’escalier construit pendant la seconde guerre mondiale par l’évêque, en chemin pour rejoindre le port nous avons fait quelques emplettes avant d’embarquer pour l’île de vulcano. Nous croisons l’île de Panéréa qui est la plus petite île de l’archipel, nous rencontrons des ferry boat publics qui font la traversée entre l’île de Lipari la Sicile et la Calabre. Après 15 minutes de navigation nous voici à l’île de Vulcano, une odeur de souffre se dégage dès que nous approchons l’île, des fumeroles crapotent au-dessus des cratères du volcan. Nous sommes sur l’île la plus chaude de l’archipel, des tâches de souffre sont attachées aux façades des maisons, l’aspect géologique de Vulcano fait penser à un paysage lunaire. Dans la ville nous pouvons remarquer que la roche est tempéré voir chaude ce qui signifie l’activité du volcan, nous passons devant la statue en pierre noire de vulcain qui était le dieu de cette île. Nous distinguons une grande piscine naturelle de boue verte et jaune où des personnes y sont allongées, des eaux chaudes sont situées au-delà de la piscine.
Nous avons pris notre repas tiré du sac préparé par notre hôtel à une terrasse de café, ensuite nous avons fait une promenade dans la ville et le bord de mer toujours en cherchant le cadeau merveilleux que nous n’avons d’ailleurs jamais découvert, une plage de sable noir longe le littoral où beaucoup de touristes prennent leurs bains de soleil. Après un excellent jus d’orange et les poumons remplis de fumigation soufreuses nous avons repris le chemin du retour en lézardant entre les rochers mythologiques et les pas d’Ulysse. Nous apercevons l’île de Stromboli avec à sa gauche l’île de Panaréa 3 kilomètres carrés qui a la forme d’une petite chaussure, entre elles se trouvent des îlots qui forment l’archipel de Panaréa. Nous pénétrons dans la grotte du cheval où l’écho des explications de Tina nous revient, c’est un rocher rond qui dépasse de la mer c’est la cheminée d’un ancien volcan, nous distinguons avec un peu d’imagination les formes d’un équidé. Nous baignons dans la piscine de Vénus, la légende raconte qui s’y baigne devient charmant et irrésistible alors ça ne mange pas de pain et nous voila tous transformés. Le volcan Stromboli a une explosion toutes les 15 minutes, c’est une splendeur de naviguer la nuit dans cette zone qui est illuminée par ses activités volcaniques. L’île de Stromboli est la plus éloignée de la Sicile, elle est plus près de la Calabre et chaque année elle s’en rapproche à cause de la fracture géologique entre le continent africain et européen où elle est située. Après 2 heures de navigation pendant laquelle nous avons pris les derniers rayons de soleil de l’été, nous voici arrivés au Capo d’Orlando où nous débarquons. Nous prenons place dans l’autocar qui nous conduit à Cefalu, le repas terminé l’ensemble des participants du groupe AVH ont investi la piste de danses.

(7) Après 4 réveils aux aurores nous avons décidé d’annuler l’excursion à Palerme afin de prendre un peu de temps libre, nous avons consacré la matinée aux activités au bord de la piscine. Le repas pris à l’hôtel nous avons emprunté la navette qui nous a conduit à Cefalu, comme nous connaissions déjà la ville nous nous sommes séparés en plusieurs groupes pour faire du lèche vitrine et visiter la cathédrale. Ce sont Chantal et Danièle, qui nous ont expliqué et raconté l’histoire de la cathédrale et de la ville de Cefalu. Cefalù est une ville d’origine très ancienne qui apparaît dans l’histoire dès le 8ème siècle avant Jésus Christ colonisée par les Grecs.
Ensuite par les Romains, la ville prend le nom de Cephaloedium en raison de la forme du rocher qui la domine. Conquise au 9ème siècle par les Arabes et au 11ème par les Normands, ce fut Roger 2, roi Normand, qui porta la ville à son apogée. La ville fut donc reconstruite dans un style arabo-normand et Roger II y fit bâtir l’un des plus beaux monuments de Sicile : la cathédrale. Sa façade se compose d’un corps central à deux étages, d’un portique à trois arcades sous lequel se trouve un portail richement sculpté et de deux importantes tours quadrangulaires. Le site de Cefalù et la cathédrale L’intérieur de la cathédrale se divise en trois nefs séparées par des colonnes à chapiteaux Romains et Byzantins. L’édifice adopte une forme de croix Latine et c’est dans le cœur que se trouve l’élément le plus spectaculaire : un cycle de mosaïques sur fond doré. Ces célèbres mosaïques sont d’origine Byzantines et mêlent le travail d’architectes Arabes, de clercs Normands et de décorateurs Byzantins. L’abside est dominée par la figure d’un Christ pantocrator qui bénit de la main droite. Cette œuvre date du 12ème siècle et est l’une des trois grandes figures du Christ en Sicile. Ainsi, la ville de Cefalù est appréciée des amateurs d’art mais il faut savoir que ce petit port de pêche est également une station de vacances réputée qui offre la plus belle plage de sable fin de toute la côte Sicilienne. Après 2 heures de promenade dans la ville, nous avons rejoint notre hôtel par le même moyen de transport qu’à l’aller. Le soir l’hôtel nous avait concocté un repas sicilien, pour faciliter la digestion, nous nous sommes réunis dans les salons de l’hôtel afin de faire nos adieux à ceux qui partiront depuis Palerme et échanger nos coordonnées.

(8) C’est à 5 heures du matin que nous prenons l’autocar qui va nous conduire à Catane, c’est le même groupe qu’à l’aller qui transite par l’aéroport de Catane afin de prendre le vol en direction de toulouse. A midi sous la pluie nous atterrissons à Blagnac, chacun prend sa destination en se souhaitant de se revoir lors du prochain séjour. Danièle, Claudine, Geneviève, valérie, Julien et Michel nous prenons le premier train en partance pour Montpellier qui sera le terme de notre séjour.

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