Séjour en Suisse du 7 au 16 juin 2006

La bande de Rosemée à l’assaut des helvètes, ce sont 35 participants qui ont vaillamment décidé d’aller respirer le bon air suisse ? Le séjour était organisé par le réseau rencontre sous la houlette de madame Granelle et sous la conduite de Thierry notre chauffeur qui nous a drivé pendant les 2400 kilomètres du circuit.

Préambule :
Suisse (en allemand Schweiz, en italien Svizzera) ou Confédération suisse, état de l’Europe centrale, entre la France, l’Allemagne, le Liechtenstein, l’Autriche et l’Italie; 41 293 km carrés; 6 610 000 hab., croissance démographique: moins de 0,2 % par an; cap. Berne. Nature de l’état: rép. confédérale (23 cantons). Langues officielles : allemand (65 % de la pop.), français (18 %), italien (10 %), romanche (moins de 1 %), nombre. dialectes alémaniques et romands. Monnaie: franc suisse. Relig.: cathol. (47,6 %), protestants (44,3 %).
Géographie physique et humaine – Trois ensemble sse partagent le pays. Au Sud et à l’Est se dressent les Alpes (60 % du territoire, 15 % de la population), culminant à 4 634 m au mont Rose; elles s’ordonnent autour des massifs cristallins méridionaux, en avant desquels on trouve, au Nord, les
Préalpes sédimentaires, moins élevées.
Ces montagnes au climat rude,
forestières et herbagères, ont été sculptées par les glaciers quaternaires (il en subsiste 140) et constituent le principal château d’eau de l’Europe (sources du Rhin, du Rhône, de l’Inn). L’ouest, du lac Léman jusqu’au Nord de Zurich, s’étend l’arc jurassien (10 % du territoire, et, 15 % de la population), moyenne montagne plissée qui culmine à 1 677 m et où le climat, humide et froid en hiver, entretient de belles forêts et d’opulents pâturages. Entre les Alpes et le Jura, le Moyen Pays ou Mittelland (70 % de la population sur 30 % du territoire) est la région vitale de la Confédération. C’est une vaste dépression aux nombreux lacs (Léman, Neuchâtel, Quatre-Cantons, Constance…), dont le paysage de collines et de plaines fertiles a été découpé, dans des sédiments détritiques et des moraines, par l’Aare et ses affluents. La densité est exceptionnelle pour un pays montagneux (160 hab. au km carrés), mais la population vieillissante (20 % de plus de 60 ans) n’augmente plus que très faiblement. La Suisse compte 60 % de citadins et près d’1 milliond ‘étrangers (15 % des hab., 20 % des actifs).
économie – En dépit de son exiguïté et de ses médiocres ressources naturelles, la Suisse a atteint le niveau de vie le plus élevé d’Europe (après le Liechtenstein). Elle le doit en grande partie à sa situation géographique (grands axes de communication alpins) et à la neutralité politique qu’elle a préservée depuis 1815. L’agriculture, qui emploie 6,7 % de la pop. Active dans de petites et moyennes exploitations, ne couvre pas les besoins nationaux (blé, pomme de terre, orge, betterave à sucre). Seul l’élevage bovin assure une production excédentaire (produits laitiers, notam.). La forêt (25,5 % de la superf.) constitue une bonne ressource.
L’industrie (plus de 38 % des actifs) doit son essor aux grandes possibilités hydroélectriques, à la qualité de la main-d’oeuvre et à l’abondance des capitaux. L’absence de matières premières l’a orientée vers des fabrications de précision et de haute technicité: horlogerie, métallurgie de transformation (matériel électr., machines-outils industr. alimentaires (chocolat),
textile, chimiques (pharmacie) et du bois. Le tourisme représente une ressource importante. Les produits manufacturés fournissent près de 90 %des exportations. Le pétrole, importé par oléoduc de Gênes et de Lavéra, est raffiné sur place. Le port fluvial de Bâle relie la Suisse à la mer du Nord. La stabilité économique et financière a attiré de nombr. capitaux étrangers, faisant de la Suisse la première place bancaire mondiale; le solde des revenus des capitaux et les revenus des capitaux étrangers déposés et investis en Suisse, ajoutés au mouvement touristique, donnent à la Suisse une balance des comptes largement excédentaire.
Histoire – Le peuplement de la région est attesté dès le paléolithique supérieur; les civilisations celtiques de Hallstatt et de La Tène (âge du fer) sont bien représentées. Le territoire des Helvètes* fut tôt romanisé, en raison de l’importance stratégique des cols alpins. Les grandes invasions du V.me s. (Alamans, Burgondes) expliquent le découpage linguistique entre la Suisse alémanique et la Suisse romande.
Christianisée au VII.me s. par des missionnaires irlandais (saint Gall, notam.), englobée dans le royaume de Bourgogne puis rattachée en 1032 au Saint Empire romain germanique, l’Helvétie vit apparaître, à partir du XII.me s., de puissantes principautés (celles des Zähringen, puis des Habquelkunourg, notam.), ainsi que des communautés urbaines et paysannes qui luttèrent pour leur autonomie. Pour protéger leurs libertés face à la puissance grandissante des Habquelkunourg (qui avaient accédé à l’Empire en
1273), les communautés de Schwyz, d’Uri et d’Unterwald se lièrent en 1291 par un pacte de défense mutuelle: le noyau de la Confédération était formé. Ayant triomphé de Léopold d’Autriche à Morgarten (1315), les confédérés obtinrent l’adhésion de nouveaux cantons (Lucerne, Zurich, Glaris, Zoug, Berne) et la reconnaissance de leur indépendance par les Habquelkunourg (1389). Au cours du XV.me s., ils vainquirent Charles le Téméraire (1476) et l’empereur Maximilien, la Suisse quittant le Saint Empire (1499). Dans le même temps, ils accrurent leur puissance par des conquêtes (Argovie, Thurgovie, Tessin) et des alliances (Valais, Neuchâtel, Grisons). Toutefois, de graves dissensions surgirent entre cantons montagnards, régis par un système démocratique, et cantons citadins, gouvernés par une oligarchie. Elles furent surmontées à la diète de Stans, en 1481. Soleure et Fribourg entrèrent alors dans la Confédération. Avec l’admission de Bâle et de Schaffhouse (1501), puis celle d’Appenzell (1513), la Suisse comptait 13 cantons quand elle remporta, pour le compte du duc de Milan, la victoire de Novare sur les Français en 1513, mais la défaite de Marignan (1515) fut suivie d’une paix perpétuelle (1516) qui lia le pays à la France jusqu’en 1815. Au cours du XVI.me s., l’introduction de la Réforme dans certains cantons entraîna plusieurs crises. Genève, alliée de Berne, devint la «Rome du protestantisme», tandis que Fribourg et Lucerne étaient les hauts lieux de la Contre-Réforme. Cependant, les Suisses réussirent à préserver leur unité et leur neutralité au cours des guerres de Religion. Les traités de Westphalie reconnurent leur indépendance de droit (1648) vis-à-vis de l’Empire. Envahi par la France en1778, le pays, transformé enRépublique helvétique, se vit imposer une constitution unitaire. En 1803, Napoléon rétablit le fédéralisme par l’Acte de médiation. Les traités de 1815 fixèrent à peu de chose près les frontières actuelles. La Confédération helvétique comptait désormais 22 cantons. Son indépendance et sa neutralité perpétuelle furent reconnues par les grandes puissances. Le rétablissement des anciennes institutions et le renforcement de la classe moyenne avec l’essor industr. du pays provoquèrent la montée de mouvements libéraux en lutte violente contre les tenants du conservatisme, réunis dans le Sonderbund* (1845); l’armée fédérale, commandée par le général Dufour, vainquit les cantons catholiques conservateurs (1847) et la Confédération fut aussitôt rétablie. La Constitution de 1848, à l’instar de celle des états-Unis, établit un compromis entre la centralisation et le fédéralisme; révisée en 1874 (instauration du droit de référendum), elle évolua dans un sens démocratique. La Suisse connut un progrès économique considérable après 1850, développant une industrie de haut niveau; le percement des tunnels du Simplon et du Saint-Gothard en fit un des carrefours de l’Europe. Préservée par sa neutralité pendant les deux guerres mondiales, elle maintient sa stabilité politique (équilibre des partis: démocrate-chrétien, radical, socialiste). L’Assemblée fédérale élit un Conseil fédéral, qui exerce le pouvoir exécutif. Le président du Conseil, élu pour un an, est en même temps président de la Confédération. Le pouvoir législatif (Assemblée fédérale) est représenté par deux chambres: Conseil national (suffrage direct, représentation proportionnelle) et Conseil des états (2 représentants par canton). Dans chaque canton, un Grand Conseil et un Conseil d’état règlent les affaires locales. L’agitation autonomiste des régions jurassiennes francophones (canton de Berne) a abouti, en 1978, à la création d’un 23.Me canton, la «république du Jura» (ch.-l. Delémont). La Suisse est le siège de nombreux organismes internationaux (Croix-Rouge, Bureau international du travail, Organisation mondiale de la santé, etc.), après avoir été celui de la Société des Nations. Cependant, la Confédération ne fait toujours pas partie de l’O.N.U., la population suisse ayant refusé l’adhésion par référendum (mars 1986). Elle est membre de l’A.E.L.é.

(1) Après avoir quitté l’A9 à Orange, nous avons remonté la vallée du Rhône jusqu’à Lyon ville des frères Lumière inventeurs du cinéma. Ville franche sur Saône est la dernière ville de la région Rhône-Alpes avant de s’engager dans la Bourgogne, c’est aussi la capitale du Beaujolais dont la figure emblématique en est Bernard Pivot. Nous sommes dans la vallée de la Saône où ont été tracés l’A6, la ligne TGV Paris-Lyon, la ligne SNCF Paris-Luon et la nationale 6 qui relie Paris à l’Italie par le tunnel du Fréjus. Nous approchons de Macon où nous allons déjeuner, sur notre gauche se dessine les collines du Charollais dont l’un des ambassadeurs de la viande réputée du cheptel Charollais est Bernard Thévenet qui a remporté les tours de France 1975 et 1977. Nous sommes à proximité de la roche de Solutré que François Mitterrand gravissait chaque année à la pentecôte entouré d’une armada de journalistes. Nous voici à Macon préfecture de la Saône et Loire et capitale des vins blancs de Macon, c’est une ville de 60000 habitants qui possède un important port fluvial sur la Saône qui tout comme le Rhône est navigable. C’est la ville où la chanteuse Patachou s’est retirée, elle se consacre aujourd’hui à l’art de la sculpture et de la peinture. Suite à un problème de santé nous avons été contraint de transporter xxx à l’hôpital de Macon, malheureusement le diagnostic médical l’a obligé d’interrompre son voyage.
(2) Nous continuons malgré tout notre route en laissant la Bresse sur notre droite, qui a été le berceau de la grippe aviaire qui a menacé l’élevage d’appellation contrôlé du poulet de Bresse, c’est le fief électoral d’un des chefs des courants socialiste Edmond deMontebour. Nous traversons tournus la capitale de la casserole, c’est le fief de Teefal la poêle qui n’attache pas. Nous quittons la vallée de la Saône à Chalon sur Saône, c’est une ville de 50000 habitants, patrie de Niècephore Niepce inventeur de la photographie et la ville natale de Florent Pani. Chalon sur Saône fabriquait pour le groupe Kodak les pellicules supplantées aujourd’hui par le numérique, c’est la perte d’un millier d’emplois pour l’économie Chalonnaise, c’était la ville administrée par Dominique Perbenne qui lorgne aujourd’hui la mairie de Lyon. Tous les ans au cours des mois d’été se déroule le festival des arts de la rue où se produisent des conteurs, des cracheurs de feu, des comédiens et des musiciens qui improvisent à chaque coin de rue leur art. Après avoir traversé le vignoble languedocien, des côtes du Rhône, du beaujolais et des macons nous voici sur la route des vins de Bourgogne. Nous sommes à Chagny tout près du bassin sinistré industriel de Creusot-Loire, où régna la dynastie Schneider font madame Chirac en est une des héritières, comme compensation à ce désastre économique on a implanté une gare TGV à Montchanin au milieu de nulle part. Nous continuons la route des vins de Bourgogne en laissant le Morvan devant nous et l’autoroute A6, qui mène à paris en passant tout près de Saulieu haut lieu de la gastronomie française où se trouve le restaurant de la Côte d’Or dans lequel Bernard Loiseau exerçait ses talents de cuisinier. Nous passons à Meursault, à Pommard avant d’arriver à Beaune la capitale des vins de Bourgogne avec ses hospices et sa fameuse vente aux enchères de grands crus au profit d’associations caritatives. Sur notre gauche nous laissons autun cité gallo-romaine et Château-Chinon fief électoral de François Mitterrand. Nous quittons la route des vins qui nous aurait mené à des grands crus renommée Aloxe-Corton, le clos Vougeot, Nuits-Saint-Georges, Fixin, Comblanchien, Gevrey-Chambertin, Marsannay la Côte etc. avant d’arriver à Dijon capitale de la Bourgogne. Dijon est la patrie de Gustave Eiffel, du sculpteur de la statue de la liberté à New York et la ville fut administrée par le chanoine Kir et pendant de longues années par Robert Poujade qui a eu des postes ministériels sous les présidences de 1965 à 1978. Près du circuit automobile de Presnois, qui fut le cadre du championnat du monde de course de formule 1 se trouve le site d’Alésia où Vercingétorix a été vaincu par Jules César. Revenons sur notre route, nous rejoignons le val de Saône puis nous longeons le canal du Rhône au Rhin, le canal n’est plus guère utilisé par les péniches de fret car il est toujours calibré comme au XIX.me siècle ce qui ne permet pas la liaison entre la mer du Nord et la méditerranée. Nous arrivons en Franche Comté que nous allons traverser du sud-ouest au nord-est en parcourant le Jura, le Doubs et le territoire de Belfort. A proximité de Dole sont installés le complexe chimique Solvay et l’usine de céramique Jacob Delafond. Les personnalités jurassiennes connues sont rouget de lisle qui a écrit la Marseillaise l’hymne français née à Lons le Saunier, Louis Pasteur le biologiste né à Dole, Jules Grévy qui fut président de la république à la fin du XIX.me siècle, les écrivains Marcel aymé et Bernard clavel tous deux originaires de dole. Dole a été le terrain électoral de plusieurs hommes politiques Edgar Faure, Jacques Duhamel et Dominique voinet aujourd’hui parachutée dans la Seine-Saint-Denis en qualité de sénateur. Dole recense de nombreuses PME et PMi dont les fromageries Bel et l’usine de céramique Idéal Standard. Ensuite nous sommes dans la vallée du Doubs entourée par le massif forestier de la Serre et celui de la forêt de Chaux où sont implantées les salines d’Arc et Cenans. Le Jura a son triangle d’or Arbois pour le vin, Poligny pour le fromage et Salins pour le sel. La vallée du Doubs est parcourue par l’autoroute, la nationale et la voie SNCF. Nous arrivons dans le Doubs qui tout comme le Jura et le territoire de Belfort est frontalier avec la Suisse, seul le département de la Haute-Saône qui fait partie de la franche Comté n’a pas de zone frontalière. Nous traversons Saint-Vit qui est le village de naissance de Jean-Pierre Chevènement qui préside le mouvement des citoyens, ensuite nous approchons de Besançon qui est la capitale de la Franche comté, c’est une ville de 120000 habitants qui est la patrie de Victor Hugo. C’est toujours la capitale horlogère française malgré la délocalisation de la production, le conflit Lip des années 1970 a beaucoup marqué les esprits dans la région bisontine, les établissements de prêt-à-porter Weil ont également disparu, il a fallu convertir l’économie locale ce qui a entraîné beaucoup de casse sociale. Nous traversons Baume-les-Dames qui est la capitale de la cancoillotte, nous continuons à remonter la vallée du Doubs et le canal du Rhône au rhin. Nous traversons le pays de Montbéliard où est implanté le site Peugeot, Aujourd’hui Peugeot se consacre uniquement à la construction automobile, on a abandonné les parties cycle, électro ménager et machine outil, Sochaux devient une ville sinistrée, c’est la terre électorale de Pierre Moscovicci. Hier les établissements Peugeot offraient de bonnes rémunérations à leurs employés afin qu’ils ne soient pas tentés par un travail en suisse situé tout près de là. Nous apercevons le musée Peugeot, qui est situé tout près du stade bonal où joue l’équipe de foot ball du FCSM. Nous quittons la vallée du Doubs en continuant à longer le canal du Rhône au Rhin, le canal est bordé par un chemin de halage qui entre dans le projet de rénover et de restaurer toutes les berges de fleuves, de rivières et de canaux afin de relier Nantes à la mer noire en Roumanie en empruntant ces chemins à pied, en courant ou en bicyclette. Nous sommes à Belfort capitale du dit territoire, c’est une ville de50000 habitants administrée par Jean-PIERRE Chevènement et c’est le fief électorale de Jean-Pierre Fourmies président de l’assemblée nationale entre 1997 et 2002. Belfort est le siège d’Alsthom, c’est ici que l’on construit les rames de TGV. Nous quittons l’autoroute afin de rejoindre la suisse par alkirch située dans le haut Rhin, après une petite incursion en Alsace nous prenons le (trou) de Bâle afin de satisfaire aux contraintes douanières. C’est à 20 heures que nous arrivons à l’hôtel Basilisk à Bâle, après le dîner tout le monde a rejoint sa chambre pour prendre un repos mérité.

(2) Nous partons à la découverte de Bâle (en allemand Basel), Ville de Suisse, sur le Rhin; 175 420 hab ch.-l. du demi-cant. de Bâle-Ville. Port fluvial, important centre ferroviaire, ville d’affaires. Industrie chimique,, métallurgique, alimentaire, horlogère. – Musée des beaux-arts. Aéroport de Mulhouse-Bâle à Mulhouse. Université. – Le concile de Bâle (1431-1449) affirma la supériorité du concile sur le pape. – Traités de Bâle, signés en 1795 par la France avec la Prusse (5 avril) et avec l’Espagne (22 juil.). C’est la troisième ville en importance de population derrière Zurich et Genève, les bâlois adorent leur ville, leur carnaval et leur équipe de football le FC Bâle. Le canton de Bâle est le plus petit des 26 cantons de la Suisse Avec ses 37 kilomètres carrés, Bâle est frontalier avec la France et l’Allemagne. Bâle est partagé en deux par le Rhin il y a le petit Bâle où se trouve l’hôtel Balisk et le grand Bâle que nous allons visité ce matin, pour se rendre au grand Bâle il nous faut traverser le Rhin par le pont appelé pont du milieu. Depuis le pont nous découvrons le grand Bâle dont toutes les maisons ont été détruites par un tremblement de terre au XIV.me siècle, la plupart des immeubles datent de cette époque et ils sont très bien conservés car Bâle n’a pas subi de dégâts lors de la seconde guerre mondiale. Nous apercevons une église avec Deux tours c’est la cathédrale, nous apercevons un grand bâtiment jaune qui est l’ancienne université, c’est la plus ancienne université de suisse elle a été ouverte en 1460. Une statue est assise sur la balustrade du pont, elle regarde en direction de la France et de l’Allemagne en se demandant ce que la Suisse va bien devenir, cette statue est représentée sur les pièces de 2 francs suisses. Sur le pont du milieu circulent le tramway, les bus, les cyclistes sur leurs pistes cyclables et les piétons sur des trottoirs larges. Nous passons devant l’hôtel de luxe appelé les trois rois qui date du XVI.me siècle restauré il y a 3 ans, une nuitée dans une simple chambre revient à 500 francs suisses. Depuis la place Palétina nous pouvons distinguer la France et l’Allemagne, nous pénétrons dans le vieux Bâle en empruntant la rue des 11000 vierges. En fait c’est une légende une sainte seraient arrivées avec des vierges martyrs, à l’époque pâle ne comptait que 3000 habitants. Une inscription en chiffres romains XIMV était interprétée pour le nombre de 11000 vierges, alors que la signification en était 11 martyrs vierges. Nous grimpons sur la colline où se dresse la cathédrale, nous passons devant l’ancienne université de Bâle et les deux maisons des frères Lucas et Jacob Sarazin. Les frères Sarazin sont venus de France quand Bâle est devenu protestant, après la réforme au XVI.me siècle la Suisse a accueilli bon nombre de protestants Hollandais et français pour leur argent ou leur métier, les frères Sarazin étaient experts dans la fabrication des rubans de soie très courus à l’époque. Les héritiers de la famille Sarazin font toujours partie de la notoriété de Bâle, une autre famille est très renommée à Bâle ce sont les Fischer mais avec un V comme première lettre afin d’être reconnu. Les maisons des frères Sarazin datent du XVIII.me siècle et comportent chacune 124 chambres, une des 2 maisons a été vendue par une personne privée à la ville de Bâle il y a quelques années pour la modique somme de 400000 francs suisses, aujourd’hui la maison a été transformée en appartements de grand standing. Nous apercevons une figure en pierre qui tire la langue en direction du petit Bâle, il y a toujours eu rivalité entre les 2 berges du Rhin. Les plaques d’immatriculation des voitures comprennent 2 lettres pour le canton BS pour Bâle ville et BL pour Bâle campagne, la désignation du canton est suivi d’un numéro propre au propriétaire du véhicule qui lui appartiendra toute sa vie si il ne change pas de canton. Nous déambulons dans la rue des saints Augustins, ce sont eux qui enseignaient à l’université jusqu’à la réforme, un splendide immeuble du XVI.me siècle s’y dresse, en haut de la colline l’immeuble a 4 étages, mais, depuis le quai du Rhin il en comprend 8. Transformée en musée tout d’abord, maintenant il est devenu un immeuble comprenant des appartements très chic et très onéreux. Bâle a 30 musées ce qui est pour une ville de telle taille très important, Bâle est la ville culturelle de la Suisse. Le basilisk est partout à Bâle, c’est un animal très gentil qui ressemble à un dragon, mais, il ne faut pas le regarder dans les yeux sinon il vous tue. Les dames peuvent se dégager de son envie de tuer en lui sortant un miroir pour éviter que les regards se croisent, le basilisk se mire dans le miroir et il se met en retrait. Toutes les maisons ont des toits très pentus, les volets sont très colorés et les tuiles sont peintes. Nous abordons la cathédrale par un jardin arboré de marronniers, la cathédrale est en gré rouge qui provenait de la région, aujourd’hui à cause de la pollution on est obligé de restaurer l’ensemble avec du gré qui provient de Mayence ou de France. Depuis Bâle en prenant le tram numéro 6 en 20 minutes vous êtes en Allemagne, en empruntant le tram numéro 11 vous êtes sur le territoire français en moins de 15 minutes. Depuis l’esplanade de l’église nous découvrons les frontières françaises et allemandes ainsi que le Rhin, nous pouvons y voir un bac qui permet de traverser le fleuve. Par contre depuis cet observatoire nous pouvons découvrir une horrible tour, c’est l’immeuble le plus haut de suisse qui a une hauteur de 105 mètres, la tour à 32 étages dont un certain nombre héberge la foire de Bâle, le dernier étage est occupé par un bar depuis lequel nous avons une superbe vue sur la région. Les bâlois n’apprécient pas cette tour en verre, qui est trop moderne par rapport au charme de la vieille ville. Nous nous rendons à la cathédrale en parcourant un cloître, l’église date du XII.me siècle et le cloître est du XV.me siècle. Le cloître n’a jamais hébergé de moines il était occupé par les chanoines et l’évêque de Bâle. Après la réforme le cloître vidé des religieux a été l’endroit où sont enterrés les personnalités de Bâle comme les Sarazin, les fischer et tous les notables de la ville. Nous accédons dans la cathédrale très sobre à l’intérieur, depuis la réforme de 1529 elle est devenue église protestante. Les églises protestantes suisses ne possèdent pas de croix, une seule croix est installée dans une chapelle de la cathédrale pour rappeler que cette chapelle est faite pour toutes les confessions, en réalité jamais un catholique ne viendra se recueillir dans la chapelle de la cathédrale. Nous entrons dans la nef principale, dans l’une des 2 nefs latérales ont été construites au XIX.me siècle des petites chapelles servant pour les enterrements. Les murs et le sol de la cathédrale sont en gré rouge, les colonnes sont également en gré rouge moins foncé que l’ensemble. Au moyen âge les maisons des habitants été exigües, pour faire penser au symbole du paradis le volume de la cathédrale est imposant avec une largeur et hauteur de 20 mètres. Le sol est occupé par 700 chaises en bois datent du XIX.me siècle, chaque chaise à le dossier sculpté mais seulement 2 chaises ont la sculpture identique ce qui fait que la chaiserie de la cathédrale est composée de 350 paires de chaises à motifs différents. Il est difficile de retrouver les chaises jumelles car la chaisière en change souvent la disposition, c’est un jeu mémory pour essayer de marier les chaises. La chaire où prêche le pasteur est également en gré rouge, derrière la colonne de la chaire est caché un petit chien sculpté dans le gré. Le plafond de la cathédrale est en trompe l’œil, on dirait vraiment du gré rouge mais en fait c’est du bois. Un immense orgue est installé dans la cathédrale depuis 3 ans, de nombreux concerts d’orgue sont programmés tout au long de l’année. Un dragon est dessiné au sol entouré de 2 cercles pour imager son emprisonnement, alors comme il est dit dans l’évangile, si l’on marche sur un dragon dans une église on est protégé de celui-ci. 2 retables de 5 places chacun sont disposés dans la cathédrale, ensuite nous avons continué notre circuit dans le vieux Bâle. Tous les jours il y a 30000 frontaliers qui viennent travailler à Bâle, les frontaliers ont une moindre rémunération que les suisses. Une superbe statue orne la façade d’une maison située dans un dédalle de petites ruelles, nous circulons dans la rue principale où sont concentrées les plus belles boutiques de la ville. Les enfants suisses vont au jardin d’enfants à partir de 5 ans et entre à l’école à partir de 7 ans, la Suisse possède des crèches qui ne sont pas à la portée de tous les porte-Monnaie ce qui fait que les parents sont obligés de garder leurs enfants à la maison. A l’âge de 12 ans les enfants entre au lycée, la majorité est à 18 ans. Une grande partie des émigrés qui vivent en Suisse sont originaires de l’est de l’Europe, dans certaines écoles la grande partie des enfants ne parlent que le dialecte suisse alors la primauté est donné à apprendre correctement à parler le bon allemand littéraire. Nous sommes devant la maison dans laquelle était installée la première banque suisse, elle date de 1431 à cette époque c’était surtout une banque de change des divers personnes qui émigraient en Suisse. Certaines maisons possèdent le long de leur façade deux pierres en forme d’escalier, le but de ce promontoire était d’aider les cavaliers à monter sur leurs montures. Nous passons près d’une maison où sont représentées des clés, c’était l’ancienne maison de la corporation des serruriers, aujourd’hui elle abrite un restaurant. Nous déambulons sur la place du marché qui est entourée de maisons multicolores, de nombreux tramway circulent aux abords de la place du marché. Certains tram sont verts ils appartiennent au canton de Bâle ville, d’autres sont jaune ils sont la propriété du canton Bâle campagne. Chaque canton à sa propre fiscalité, son système d’écoles tout est différent, les cantons sont vraiment différents et autonomes. Le gouvernement fédéral est à Berne, chaque canton a son propre gouvernement car la loi cantonale est primordiale en Suisse, chaque commune possède aussi sa loi communale. Le canton de Bâle ville ne comprend que la ville de Bâle ce qui fait que la loi communale n’a pas lieu d’exister, Tous les autres cantons suisses ont leurs lois communales. Comme l’imposition à Bâle est élevée, certaines personnes travaillent à Bâle car la rémunération est supérieure aux autres cantons suisses et ils habitent des cantons du centre de la Suisse où l’imposition peut-être de 50% moindre. Nous arrivons devant l’hôtel de ville, Bâle ville est entrée dans la confédération en 1501, on a donc construit un premier bâtiment au XVI.me siècle. Au XVII.me siècle on a ajouté un autre immeuble puis au XX.me siècle on a intégré une tour à l’ensemble ce qui donne l’aspect d’une machine à vapeur à tout l’ensemble architectural. Une tour dont le toit est en bois sur lequel est disposé 30000 plaques d’or pur pour montrer l’importance de l’hôtel de ville, nous entrons dans la cour de la mairie devant laquelle sont affairés des jeunes artisans charpentiers équivalents à nos compagnons du tour de France. Tous les 2 mois les Bâlois ont droit à une votation pour ajuster les impôts, pour construire un pont pour le système scolaire etc., le chômage en Suisse est de 5% il faut dire que c’est plus facile de contenir le chômage quand on est un petit pays. Dans la région de Bâle il y a beaucoup de traces de la civilisation romaine, Nous passons devant le roi du grand Bâle qui tire la langue au petit Bâle il a les yeux qui tournent tout en fixant les passants. Nous avons rejoint les quais du Rhin où nous avons laissé notre guide, après un bon bain de soleil au bord du fleuve nous avons embarqué sur une péniche pour y déjeuner.
Nous remontons le Rhin, nous passons devant le terminal portuaire de Bâle où les grosses péniches déchargent leur cargaison. Le Rhin est navigable de la mer du nord jusqu’à Bâle, pour rejoindre la méditerranée il aurait fallu recalibrer le canal du Rhône au Rhin afin que la flottille rejoigne la Saône pour la direction de Lyon avant de retrouver le rhône. Le terminal est un enchevêtrement de grues, de containers, de silos, de hangars tout cela parcouru par des camions, des Wagons et des péniches qui attendent ou déchargent leur fret. Nous passons quelques écluses, les berges sont boisées, de nombreuses maisons sont construites dans un cadre de verdure, d’un côté du fleuve c’est la suisse et de l’autre c’est l’Allemagne. Après 2 heures de navigation nous avons fait le chemin inverse pour rejoindre Bâle, la vitesse était plus soutenue grâce au courant du fleuve. Après plusieurs stations où des personnes montent et descendent de la péniche nous approchons de Bâle, nous passons sous l’autoroute et la voie de chemin de fer avant de débarquer. Sous un soleil radieux nous allons retirer de l’argent à la cantonale banque, nous profitons de notre liberté pour aller toucher la maquette de la vieille ville qui est exposée sur le quai du Rhin à l’attention des aveugles. La maquette a été offerte par la cantonale banque, nous arrivons bien à nous représenter les immeubles et monuments que nous avons parcouru ce matin avec des indications en braille dans 3 langues l’allemand, l’anglais et le français. Nous sommes surpris par le silence de la ville interrompu par le passage du tramway et des bus, aucune voiture ne circule dans les avenues, d’immenses parking à bicyclette fleurissent les trottoirs qui sont très larges et praticables.

(3) Nous prenons la direction du lac de Constance pour aller visiter les chutes du Rhin, à la sortie de Bâle l’autoroute est très chargée dans le sens pénétrant à Bâle. Sur notre droite se dresse un massif montagneux qui nous sépare de l’Allemagne, nous roulons dans un environnement boisé avec de petites parcelles cultivées, les maisons ont des toits très pentus, les suisses sont très protectionnistes, la suisse à une émigration contrôlée, les étrangers représentent 25% de la population active. Les laboratoires pharmaceutiques Norvatys sont implantés à Bâle, c’est le deuxième groupe pharmaceutique au monde, le groupe Nestlé est également suisse. Nous passons sous un tunnel de plus de 3 kilomètres, la Suisse compte 3000 communes réparties sur ses 23 cantons. Beaucoup de murs anti-bruit sont disposés le long de l’autoroute, Nous contournons Zurich (en allemand Zürich), ville de Suisse, ch.-l. du cant. du même nom, sur la Limmat à sa sortie du lac de Zurich; 351 100 hab. Principal centre financier et économique de Suisse, Zurich est aussi une ville industrielle en plein essor: constr. mécaniques; industr. textiles, métallurgiques, chimiques, alimentaires. – Université. Polytechnicum (école polytechnique fédérale, 1854). Musées. Cath. (XII-XIII.me siècle). – Victoire de Masséna sur les Autrichiens et sur les Russes (1799). -Paix de Zurich: accords signés en 1859 entre l’Autriche, la France et le Piémont-Sardaigne après la victoire des Franco-Sardes sur les Autrichiens. Ils confirmaient l’armistice de Villafranca. Le canton de Zurich (1 729 km carrés; 1 142 700 hab.) adhéra en 1351 à la Confédération helvétique. Ce fut le foyer de la réforme de Zwingli dès 1523. Nous approchons du lac de constance qui baigne la suisse, l’Allemagne et l’Autriche, l’autoroute aux abords de Zurich est très chargée. Le paysage s’élargi avec de la forêt sur les massifs montagneux, par endroit l’autoroute serpente dans des feuillus. Nous quittons l’autoroute pour une route champêtre, nous abordons une plaine agricole bordé de villages, nous nous engageons sur une petite route forestière. Les villages sont constitués de maisons cossues, ils ont su garder leur charme et leur caractère d’antan. Nous sommes dans une zone vallonnée, sur un appentis de colline nous apercevons une vigne. Nous retrouvons la plaine où nous pouvons découvrir un bras du Rhin, de nombreux troupeaux de vaches garnissent les pâturages. Nous arrivons à Stein am Rhein (pierre sur le Rhin) que nous allons visité, la ville compte 3000 habitants elle a été fondée par l’empereur Henri III ainsi que le monastère de Saint-Georges à Schassausen et le château fort qui se trouve sur une colline qui surplombe Stein am Rhein. La ville est rattachée au canton de Schaffausen depuis le XIX siècle suite à l’acte de médiation signé avec Napoléon, Auparavant Stein am Rhein tout comme Schaffausen était ville libre, elle était soumise à l’empire d’Allemagne et d’Autriche. La ville est frontalière avec l’Allemagne c’est le Rhin qui détermine la frontière, cette frontière existait déjà entre les romains et les helvètes. Stein am Rhein a été fortifié par des remparts tournelés, une seconde enceinte fut construite lors de la guerre de 30 ans sur commande de Zurich. A l’époque Zurich était protectrice de Stein am Rhein et de Schaffausen, Zurich était déjà confédéré helvète, la ville de Stein n’a jamais été attaquée du XIV au XIX.me siècle. Nous pénétrons dans la cité par la porte inférieure située à l’ouest, c’est la porte qui menait sur le chemin du sud de l’Allemagne appelé suave ou badinois. Nous passons devant la tour des voleurs et des sorcières, nous déambulons dans de petites ruelles où toutes les maisons sont en colombage. La tour de l’horloge ainsi que plusieurs maisons ont été bombardées par les américains pendant la seconde guerre mondiale, Saint-Georges est le patron de Stein am Rhein et du monastère Saint-Georges à Schaffausen. Un dragon est représenté sur l’encorbellement du musée style empire qui signifie la vie bourgeoise du XIX.me siècle, le musée représente tout l’intérieur d’une maison bourgeoise du XIX.me siècle, dans une autre rue une maison représente l’habitat rural de la même époque. Les maisons avaient l’habitation sur la rue et la partie agricole derrière donnant sur la nature, à cette époque les artisans et commerçants étaient également fermiers. Nous apercevons des maisons d’artisans avec leurs enseignes, nous contournons une fontaine du XVI.me siècle réservée à l’abreuvage des animaux. Plus l’encorbellement est conséquent plus la famille propriétaire est riche. L’encorbellement favorisait la curiosité, on pouvait surveiller l’extérieur depuis sa fenêtre sans être vu. Nous sommes devant la mairie où se trouve la statue d’un confédéré, depuis un promontoire nous découvrons toute la ville dont la plupart des maisons sont peintes. Les peintures datent du XVI.me au XVIII.me siècle, nous passons devant la maison du soleil sur laquelle est peinte Diogène dans son tonneau qui écarte l’empereur Alexandre afin de voir le soleil. Nous pouvons admirer le joli encorbellement d’une auberge qui depuis le XVII.me est prisée des auteurs et des écrivains. La rue principale située sur la route du Rhin est l’endroit où les artisans et commerçants s’installaient pour faire commerce, c’est celui qui avait la plus belle peinture sur sa maison qui donnait importance, confiance et prospérité aux yeux des voyageurs. Toutes les maisons de Stein sont très bien restaurées, la mairie a un magnifique encorbellement rénové. La façade de la mairie est peinte de scènes représentant l’histoire de la confédération, dont 1478 important pour Stein qui a quitté définitivement l’emprise allemande qui voulait intégré la ville aux suaves d’outre Rhin. Nous découvrons la maison de l’aigle, une demeure à la façade peinte qui représente l’amour pur l’amour coupable ou le grand sens des tortures, beaucoup de peintures sont moralistes ou ont attrait à la fidélité maritale et filialE. La façade d’une maison est complètement peinte en trompe l’œil, la plupart des peintures ont été rénovées au milieu du XX.me siècle. Nous empruntons un passage qui mène au monastère de Stein qui est transformé en musée, nous découvrons une peinture représentant Zwingli de Zurich qui a mené la réforme à Stein am Rhein en 1523. L’église abbatiale de Stein faisait partie du monastère des bénédictins du XI.me siècle, le premier monastère de la région date de l’an 950 transféré à Stein car plus près des route commerciales. Les bénédictins gouvernaient les villes, nous entrons dans la cave du monastère très bien conservée. Nous franchissons une porte qui nous donne accès au bord du Rhin, ici le Rhin quitte le lac de Constance dans lequel il s’est purifié. Nous sommes dans le quartier des tanneurs et des pêcheurs, les berges du Rhin ont été réaménagées au milieu du XX.me siècle, c’est le paradis des restaurants.
Nous avons pris le repas à Rhein Fall (tombée du Rhin), ensuite un bateau nous a conduit sous les chutes puis par un escalier nous sommes montés au-dessus du rocher central de la chute. La chute a une hauteur de 21 mètres pour une largeur de 155 mètres, son débit est de 700 mètres cube par seconde, l’hiver le débit n’atteint que 190 mètres cube seconde . Nous rejoignons le bus pour nous rendre à Schaffausen, la ville a été créée en 1045. Le monastère Saint-Georges a été fondé au XI.me siècle voué à la Vierge Marie et à tous les saints, auparavant il existait 4 chapelles autour du monastère, aujourd’hui il n’en existe plus qu’une. La première église du monastère a été construite en 1064, la seconde n’a jamais été terminée, la troisième celle d’aujourd’hui appelée la cathédrale a été terminée en 1103. Nous pénétrons dans le monastère par le jardin constitué de buis, d’herbe médicinales, de fleurs, de plantes grasses et de légumes (céleri, carottes et persil). Dans le jardin une énorme cloche de 4500 kilos qui était suspendue au clocher du XV.me au XIX.me siècle, Schiller a écrit un poème sur le clocher de Schaffausen. L’inspiration de Schiller est venue de l’inscription gravée sur la cloche « je sonne pour les vivants je sonne pour les morts je sonne pour faire fuir l’orage ». Le cloître du monastère est complet ce qui est rare en Suisse après le passage de la réforme, après la réforme le monastère vide est revenu à la ville de Schaffausen. Le jardin est devenu ensuite le cimetière des personnalités de la cité, des plaques murales avec épitaphes fixées sur le cloître nous rappellent ce lieu. Nous entrons dans l’église qui est très haute, le plafond est en bois, nous écourtons la visite car un organiste active l’instrument. Nous déambulons dans une rue qui nous conduit sur la place du marché aux poissons, à l’angle de la rue se trouve la maison de la corporation des tailleurs qui fait face à celle des forgerons avec ses 3 encorbellements, Schaffausen recense 170 encorbellements. Schaffausen comptait 12 corporations, la place est traversée par la route du Rhin sur laquelle étaient installés tous les artisans et commerçants. Elle est entourée de superbes maisons, on aperçoit l’église Saint-Jean aujourd’hui devenue un temple. Nous empruntons une rue qui nous mène à la mairie devant laquelle se trouve une fontaine et la statue d’un confédéré, sur la façade de la mairie est représenté un bélier. Le bélier est l’emblème du canton de schaffeusen 74000 habitants et de la ville de Schaffausen qui compte 34000 habitants, Schaffausen est construit avec la racine schaff qui veut dire bélier en allemand. La ville était protégée par des remparts tournelés de 24 tours, nous passons devant la maison du chevalier. Cette maison est décorée de fresques de la mythologie grecque, les originales ont été déposées afin d’être conservées, on en a dessiné d’autres pour les remplacer. Nous nous engageons sur la place de la balance où l’on pesait toutes les marchandises négociées, une superbe horloge astronomique qui date de 1564 renseigne sur l’heure, le jour, le mois, la lune, équinoxe, signe du zodiac, etc. 2 fontaines sont en vis-à-vis sur la place l’une représente le mage Balthazar avec 2 boules d’or en main et l’autre un guerrier avec une hache en main, nous avons continuer notre circuit dans Schaffausen à travers de petites rues pour aller rejoindre notre bus afin de regagner l’hôtel du dragon à Bâle.

(4) Aujourd’hui nous allons visiter l’exposition Matisse à la fondation Bayeler qui se trouve dans le petit Bâle, nous empruntons le tramway pour nous y rendre à remarquer que les arrêts et les correspondances des stations sont vocalisés pour les aveugles. Nous pénétrons dans le parc arboré et gazonné de la fondation Bayeler où se trouve un bassin d’eau et une superbe fontaine, nous apercevons au loin un château qui se situe à la frontière allemande. La fondation est installée dans une ancienne propriété privée bâloise, l’endroit était très prisé par la bourgeoisie au XIX.me siècle. La fondation Bayeler est une institution privée qui met sa collection à la disposition des amateurs d’art, le couple Bayeler a depuis longtemps entrepris de collectionner les œuvres contemporaines. Monsieur Bayeler était galeriste de son état, il était surtout un grand expert de l’art de la peinture et il a su acheter les œuvres aux artistes dès leur parution bien avant qu’elles soient reconnues en tant que chef-d’œuvre. Aujourd’hui âgé de 80 ans Bayeler est toujours un grand passionné d’art, ne voulant pas vendre ses tableaux et pour ne pas s’en détacher il fit une première exposition de ses 170 tableaux de sa collection personnelle à Madrid puis à Berlin. Bayeler a concentré sa collection sur le classique moderne depuis 1907 à l’apparition du cubisme jusqu’aux années 1970, il avait pris possession de tableaux tardifs de peintres précurseurs comme Van gogh [Vincent] Peintre hollandais (1853-1890). Par son utilisation de la couleur et son geste mouvementé, il donna à ses portraits, ses natures mortes et ses paysages une intensité qui annonce les fauves et les expressionnistes. Monet [Claude] Peintre français (1840-1926). Auteur du premier tableau *impressionniste ( Impression, soleil levant, 1872) et principal représentant de ce mouvement. Il fit des séries de paysages (les Meules, les Nymphéas…) pour traduire les variations de la lumière. Cézanne [Paul] Peintre français (1839-1906). Il exposa avec les impressionnistes, mais ses préoccupations étaient classiques : il voulait refaire Poussin sur nature . Figures ( les Joueurs de cartes), natures mortes ( Tables de cuisine), paysages de Provence ( la Montagne Sainte-Victoire). Il donna l’impulsion aux courants artistiques les plus importants du XX.me siècle. Degas [Edgar] Peintre et sculpteur français (1834-1917). La nouveauté de ses compositions et de ses coloris (spécialement les pastels), l’intimisme de ses oeuvres (danseuses, modistes, femmes à la toilette) influencèrent notamment Toulouse-Lautrec et Bonnard. Lors de la première exposition de la collection du couple Bayeler en 1964 fut un immense succès, on leur conseilla de mettre leur collection privé qui décorait leur maison à la connaissance du public. Bayeler réfléchit donc comment exposer toute sa collection amassée pendant toute sa vie, il a eu beaucoup de propositions pour installer un musée mais tout naturellement il a choisi Bâle la ville où il exerçait son métier de galeriste. Il confia à un architecte la confection des plans du musée, le mur extérieur rouge qui sépare l’enceinte du musée de la route n’est pas en gré comme la plupart des bâtiments publics de Bâle mais en pierre plus solide et moins friable. Le toit du musée est tout en verre pour illuminer les salles d’expositions, dont on peut tamiser la luminosité par un système ingénieux couplant l’informatique à l’électronique. L’entrée dans le musée n’a rien de gigantesque, Bayeler a voulu que le visiteur appréhende la visite dans une ambiance de convivialité, Bayeler a vraiment participé à l’élaboration du projet en se faisant faire une maquette dans laquelle il pouvait installer à loisir ses tableau miniatures afin de leur trouver leur meilleure place. L’exceptionnel dans le musée est l’exposition du tableau des Cryptiques de Monet qui donne sur une pièce d’eau extérieure ce qui lui donne un véritable éclat. Bayeler était très intime avec Picasso auquel ce qui était rare lui permettait de faire son choix des œuvres qui l’intéressaient, si le musée est privé et initié par Bayeler il reste la propriété de Riem commune viticole de la banlieue de Bâle. Picasso [Pablo] Peintre, graveur et sculpteur espagnol (1881-1973). Son oeuvre est immense et multiforme. Doté d’une grande vitalité créatrice, il transformait les objets qui l’entouraient, imaginait sans cesse de nouvelles formes, avec autant d’aisance dans tous les domaines. Tableaux de la période bleue et rose , oeuvres néo-classiques ( les Flûtes de Pan), surréalistes ( Femme dans un fauteuil), expressionnistes ( la Femme qui pleure ; Guernica). La tauromachie et les portraits de ses compagnes furent parmi ses thèmes favoris. Son influence sur l’art moderne est capitale. Il réalisa la première toile cubiste de l’histoire de la peinture : les Demoiselles d’Avignon (1907). Nous pénétrons dans le musée pour la visite de la salle qui recense les précurseur du classique moderne, nous pouvons y admirer un tableau de Cézanne qui représente un escalier déjà précurseur de l‘art abstrait et le tableau des baigneuses dont René Matisse avait mis en gage la bague de fiançailles de sa femme afin de l’acquérir. Nous circulons dans de nombreuses salles où sont exposés toute la collection du coupleBayeler : La cathédrale de Rouen de Claude Monet qui a peint 30 tableaux de la cathédrale afin de mettre en avant l’importance de la lumière dans les couleurs, un tableau de Degas, une série de tableaux de Picasso dont un qui représente une cruche et des fruits qu’il avait échangé avec un tableau de Matisse représentant sa fille, les 2 hommes s’appréciaient beaucoup malgré que leur art soit différent à moins que ce soit pour cela. Nous sommes devant un tableau de Cézanne qui a peint sa femme assise sur un fauteuil, Picasso et Fernand Léger ont été inspiré par ce tableau car nous pouvons remarquer des similitudes avec leurs tableaux dans lesquels ils ont peint une femme dans la même posture et ambiance. Cézanne n’avait pas une grande passion pour sa femme, on disait qu’il l’a peignait comme une pomme, cette femme triste qu’il a longtemps cachée à son père, Cézanne jouait des zones non peintes de ses tableaux et s’amusait dans les transparences fausses. Nous sommes devant un tableau de Picasso (le Mandoliniste 1911) aux couleurs sombres, le fauteuil dans lequel est assis le mandoliniste est celui dans lequel Picasso a souvent eu l’occasion de se faire photographier tout au long de sa vie. Georges Bracke à la même époque en compétition avec Picasso faisait les mêmes représentations dans leurs tableaux, dans la salle où nous circulons sont également exposés des objets de l’art primitif d’Afrique et d’Océanie. Bayeler a voulu que sa collection de tableaux du XIX.me siècle et du 20.me siècle cohabitent avec ses acquisitions de l’art primitif, c’est pour cela qu’il a voulu avoir son musée dédié à lui afin que les tableaux et les objets ne soient pas séparés dans des musées dédiés à tel art et tel autre. Nous pouvons apercevoir un tableau de Picasso qui représente un masque africain, Picasso a eu une époque artistique où il a appréhendé cet art, c’est à la même époque où le grand Pablo a peint l’ambiance d’un bordel de Barcelone rue d’Avignon (les demoiselles d’Avignon 1907). Nous parcourons les œuvres de Paul Klee Peintre et théoricien suisse allemand (1879-1940). Membre du Cavalier bleu, puis professeur au Bauhaus. Au travers de quelques thèmes (la nature, la musique, l’architecture, la ville), il montra l’importance des rythmes colorés. Klee a été obligé de quitter l’Allemagne en 1930 à cause de son art que l’on disait dégénéré, il est venu se réfugier en Suisse pays d’origine de sa mère, il a longtemps hésité entre la musique et la peinture d’ailleurs ses tableaux le montre. Il raconte dans ses tableaux sa vie, les rumeurs confiées par ses amis restés en Allemagne, il est décédé en 1940 en Suisse suite à une maladie qui le paralysait, ses derniers tableaux sont presque inertes au vu de la difficulté qu’il avait pour peindre. Bayeler a donné pour nom à un des tableaux de Klee (ici et l’au-delà), Picasso disait de Paul Klee qu’il mettait la musique en peinture. Nous arrivons dans la salle qui donne sur l’étang extérieur où est exposé le panneau (des cryptiques 1917-1920) de Claude Monet, le panneau est divisé en 3 parties, il mesure 9 mètres de long dans la partie de gauche il y a beaucoup de bleu, la partie du centre est blanche pour représenter les nuages et du vert clair pour la réverbération des nénuphars dans l’eau quant à la partie droite elle est d’un vert plus soutenu pour évoquer les saules et le miroir de la végétation dans les flots. Monet après avoir peints les 30 cathédrales de Rouen avec des degrés de luminosité différentes, il s’est consacré à la peinture de panneaux dans son atelier de Giverny qu’il avait dû agrandir pour la circonstance. Claude Monet était un passionné de la nature, c’est lui qui avait dessiné le parc de sa résidence à Giverny, toute sa fin de vie fut consacrée à la réalisation de panneaux lesquels ont été exposés 5 mois après sa mort à l’Orangerie à Paris. Pour accompagner la contemplation des tableaux de cette salle une fois par jour est émis (la mer) de dubussy, ce qui donne une véritable émotion dans la perspective du panneau des cryptiques sur l’étang naturel du parc de la fondation bayeler. Nous sortons de la salle en pouvant admirer (le pont japonais 1910) du jardin de Giverny de Claude Monet, on peut remarquer que l’artiste appartenait à la famille de la peinture abstraite. Nous passons devant la sculpture pleine d’humour de Juan Miro (l’oiseau lunaire), un coq qui possède des cornes en plus de sa crête, Picasso disait de Miro que ses tableaux étaient des poèmes. Nous pénétrons dans une autre salle où sont exposés des tableaux du peintre intimiste Fernand Léger dont la femme dans son fauteuil dicté par le tableau de Cézanne contemplé auparavant, Léger aimait l’évolution moderne dont la mécanique exprimée dans le tableau (le passage à niveau), faut-il être aveugle pour interpréter l’art abstrait car un clairvoyant non averti a beaucoup de mal à s’imaginer du sens des interprétations données par l’artiste. Léger [Fernand] Peintre et décorateur français (1881-1955). Sujets inspirés par le monde moderne dans un style dérivé du cubisme. Les Constructeurs. Nous sommes devant le tableau (l’horloge) toujours de Fernand Léger qui nous rappelle son goût à la technologie, c’est suite à un séjour à Marseille que Léger à aborder l’humain dans ses toiles dont (les perroquets) vouée aux personnes du cirque ou il sépare la couleur de la forme. Nous sommes devant un tableau (le coq 1927) de Juan Miro, suite à une maladie ses parents l’envoient se reposer à Tarragone et c’est là qu’il choisit la peinture et laissera beaucoup moins de place à l’art de la sculpture. Tout comme Paul Klee Juan Miro raconte toujours un passage de sa vie dans ses toiles, Miro utilisait beaucoup le jaune et rouge couleurs de l’Espagne républicaine aujourd’hui couleurs de la Catalogne, d’ailleurs le coq à une patte attaché à la lettre E pour Espagne. Nous entrons dans une salle habituellement consacrée uniquement à Giacometti mais à cause de l’exposition Matisse beaucoup d’autres œuvres sont venues lui tenir compagnie, nous pouvons admirer un tableau de méditation d’un peintre américain recouvert de 14 couches de peinture, si nous fixons la toile au bout d’un certain temps nous pouvons nous rendre compte que la toile commence à vibrer. Nous sommes devant 4 personnages d’un groupe qui devaient à l’origine trôner sur une immense place à New York, les statues sont en métal, nous avons subi une agression verbale d’une employée zélée qui nous a quelque peu déstabilisé dans notre découverte des sculptures par le toucher. Bayeler a trouvé un mécénat suisse afin de racheter une collection complète de Giacometti pour qu’elle ne soit pas disséminer au quatre coins du monde, aujourd’hui la collection est répartie entre les musées de Bâle et de zurich. Giacometti [Alberto] Sculpteur et peintre suisse (1901-1966). Ses figures aux formes allongées et décharnées expriment le tragique de la destinée humaine. Nous découvrons de nouveau des tableaux de Paul Klee peints avant sa maladie qui n’ont rien de déprimant mais très sombre, ils nous transmettent la tristesse de l’époque nazi. Nous retrouvons des œuvres de Picasso, la fondation Bayeler possède 30 œuvres du génie Picasso toutes les époques sont représentées sauf les années 1950. Il y a l’avant cubisme, le cubisme, les années 1930 représenté par le tableau (le sauvetage) qui représente 3 femmes plus ou moins en détresse dans l’eau. Entre 1927 et 1937 Picasso a beaucoup mis à contribution sa jeune maîtresse Marie-thérèse Walter dans ses tableaux, dans (le Sauvetage) une femme représentait sa maîtresse de l’époque on y aperçoit des narcisses car elle était quelque peu atteint par le narcissisme. En 1960 Picasso a déjà 80 ans, il se permet encore des fantaisies dans son art qui représente encore une femme dans son fauteuil fait en trompe l’esprit, dans son atelier à Mougins Picasso avait accroché dans son atelier un tableau de David et un de poussin qui étaient ses maîtres. 1960 c’est la confrontation entre les Etats-Unis et cuba, Picasso a très peur de la guerre, alors dans la même verve que pour la guerre d’Espagne il réalise une toile à la tragédie cubaine. Après 90 minutes de visite de la collection privée de Bayeler nous arrivons à l’exposition temporaire réservée à René Matisse, la fondation Bayeler possède 2 panneaux de Matisse. Matisse a eu une fin de vie très difficile, atteint par une maladie il a fini ses jours dans un fauteuil presque allongé et il a tout de même continué à peindre, les 2 panneaux propriété de la fondation bayeler sont (Océanie) l’un voué à la mer et l’autre au ciel, ce sont des œuvres tardives de Matisse. Pendant sa maladie Matisse a encore fait évoluer sa peinture, il disait qu’il ne peignait plus mais qu’il s’amusait. Des assistants lui coloraient des bandes et lui le génie, il découpait des formes dont il collait sur la toile tel un puzzle. Non habilitée notre guide nous a laissé visiter l’exposition Matisse en autonome, Matisse (Henri) (né à Le Cateau-Cambrésis, mort à Nice, 1954), peintre français. Principal animateur du fauvisme, il privilégia ensuite l’esprit de mesure, la raison, en s’attachant à «remettre de l’ordre dans la sensation colorée» et à simplifier toute forme. Le Luxe (1907), l’Odalisque à la culotte rouge (1920), le Buffet (1928), les Deux Amies (1941). Nous avons pus voir de nombreux tableaux, des toiles de jute peintes, des papiers peints, des affiches etc. réalisés par Henri Matisse. La tête pleine de couleurs de formes géométriques, de traits, de subjectivité et d’interprétation nous avons rejoint Bâle par le tramway.
Nous avons déjeuné dans un restaurant au bord du Rhin à Grand Bâle, ensuite nous nous sommes rendus toujours par le même moyen de transport au Musik museum. Dommage la visite n’était pas guidé, chacun a parcouru les étages du musée en essayant de traduire les explications en allemand et en anglais, nous avons attendu le groupe installé dans la cour de l’ancien monastère qui fut prison avant de devenir musée. Le soir pour terminer notre visite de la région de Bâle, nous avons dîné sur un bateau qui descendait le Rhin plein cap sur la mer du Nord, après un aller retour fluvial pendant lequel nous avons participé à une soirée indienne où nous avons dégusté des plats exotiques.

(5) En route pour Grindelwald via Lucerne et le Monte Pilatus, nous circulons dans la Suisse pittoresque avec des maisons au milieu de pâturages dans un environnement vallonné. La route est bordée de murs antibruit et jalonnée de tunnels, nous commençons à apercevoir des pics montagneux enneigés. Nous arrivons à Lucerne où les maisons à colombage font partie du paysage, nous passons devant la poste de construction très moderne, puis devant la gare ferroviaire qui dessert toutes les directions de la Suisse donc de l’Europe. Après 80 kilomètres de route depuis Bâle nous arrivons au bord du lac de Lucerne, dont voici une présentation. Lucerne (en all. Luzern), ville de Suisse, à l’extrémité N.-O. du lac des Quatre-Cantons; 63 280 hab.; chef-lieu du canton du même nom; 1 492 km carrés, Centre touristique et culturel, la ville possède aussi quelques industries (banlieue): construction mécanique et électronique, textile – Festival international de musique. – Pont en bois couvert (XIV ;me siècle) flanqué de la Tour de l’eau. Collégiale (XIV.me et XVII.me iècle.). -Membre de la Confédération en 1332, la ville devint un centre important du catholicisme, ce qui détermina en 1845 son entrée dans la ligue du Sonderbund. Lucerne est traversée par la Reiss qui débouche du lac, c’est une des dix villes la plus visitées au monde avec ses 5 millions de touristes par an. Le centre culturel est l’œuvre de l’architecte Jean Nouvelle, Lucerne a pris son importance depuis 1220 à cause de son placement sur la route entre les Flandres et l’Italie par le col du saint-Gothard. Bon nombre de lucernois sont devenus mercenaires pour le compte de la France, ils ont amassé beaucoup d’argent qu’ils ont investi pour la prospérité de leur ville. En 1574 suite à la réforme Lucerne a choisi le camp papiste, les jésuites ont créé leur collège. Lucerne ne comptait que 4300 habitants au XVIII.me siècle, le tourisme a apparu vers 2830 avec ses hôtels et les premiers bateaux à vapeur. La reine Victoria est venue en vacances à Lucerne en 1868, dès la fin de la seconde guerre mondiale les américains ont commencé à fréquenter Lucerne et ses environs. Nous embarquons à bord d’un bateau à roues à aube, pendant la navigation nous prenons le soleil sur le ponton et nous visitons le bateau, nous nous attardons sur la salle des machines qui est visible depuis la salle intérieure. Le bateau constitué de 3 ponts est mu par un moteur de 3 pistons de 25 centimètres de diamètre et ayant une course de 1 mètre, les bielles et les carters sont en chrome parfaitement astiqués par le mécanicien qui huile les pièces en friction à l’aide d’une burette. Le mécanicien est relié par radio au capitaine, il synchronise les ordres du pacha à chaque accostage du bateau. Les roues à aube ont 4 mètres de diamètre, les palmes de la roue ont 50 centimètres de large pour une hauteur de 20 centimètres, nous pouvons voir la rotation des roues à travers de vitres. Le lac des 4 cantons à une superficie de 114 kilomètres carrés, il est traversé par la REiss, il est situé dans la vallée des lacs de la Suisse centrale. Nous apercevons le Monte Pilatus qui se dessine avec son front et son nez, il y a beaucoup de légendes à son sujet qui ont effrayé bon nombre de personnes au cours des siècles derniers. Enfin nous arrivons à destination, nous prenons un train à crémaillère un des plus escarpés au monde dont la pente maximale est de 48%, en 25 minutes il nous fait gravir 1700 mètres de dénivelé pour atteindre le Monte Pilatus qui culmine à 2129 mètres d’altitude, c’est le baromètre de la région suivant la netteté avec laquelle on l’aperçoit. Nouds traversons une forêt, nous croisons des randonneurs qui font l’ascension du monte Pilatus, il y a des névés, le ciel est d’un bleu éclatant, nous passons sous de nombreux tunnels enfin nous arrivons à notre terminus nous avons les pieds dans la neige. Depuis le belvédère nous découvrons le lac des Quatre-Cantons et la vallée des lacs avec une multitude de petits lacs malgré la brume lointaine. Un téléphérique accède depuis la gare du train à crémaillère au sommet du Monte Pilatus qui culmine à 3000 mètres, c’est le paradis des japonais pendant l’été où ils vont faire du ski et se lancer quelques boules de neige. Devant les terrasses des restaurants un groupe folklorique nous accueille au bruit de cornes de montagne, nous allons déjeuner dans une auberge où trône une immense cheminée.
Nous avons accédé au Monte Pilatus par un versant, pour rejoindre la vallée nous empruntons un téléphérique situé sur une autre face du Monte Pilatus. Dans une descente vertigineuse nous apercevons en fond de vallée le lac des Quatre-Cantons, à mi-descente nous changeons de moyen de locomotion pour prendre des œufs à partager à 4 personnes. Mal renseignés à un arrêt technique nous sommes sortis de notre œuf, manu militari un employé nous a rechargé dans notre engin capricieux. Arrivés en bas Thierry et son bus nous attendaient, nous rejoignons Lucerne pendant le trajet notre guide nous a raconté les légendes des grottes du Monte Pilatus envahi de dragons qui ont eu un rôle important dans la croyance populaire. Si aujourd’hui le Monte Pilatus est le paradis de nombreux bouquetins auxquels on doit organiser des battues afin de maîtriser la population, il faut savoir qu’ils ont été en voie d’extinction. Le gouvernement suisse avait demandé au roi d’Italie l’autorisation de prélever quelques spécimens des Alpes italiennes pour repeupler les Alpes suisses dont le Monte Pilatus, le roi refusa catégoriquement à la demande du gouvernement. Le gouvernement suisse a donc fait appel à des malfras pour aller braconner 6 bouquetins italiens dans le val d’Aoste à l’insu du roi d’Italie, aujourd’hui le cheptel de bouquetins provient du larcin orchestré par le gouvernement suisse. Le canton de Lucerne a été le quatrième canton à intégrer la confédération, au XVIII.me siècle Lucerne était un village de pêcheurs qui comptait 4300 âmes. Nous arrivons à Lucerne, nous sommes dans un nouveau quartier où se marient d’anciennes maisons à de nouveaux immeubles. Lucerne était gouverné par un patricien des nobles, la plupart du temps ayant fait fortune en France en qualité de mercenaires, les rois étaient d’ailleurs protégés par des gardes suisses. Louis XVI lors de l’attaque du palais du Louvre était sous protection de gardes suisses, 400 d’entre eux furent tués et 200 ont été fusillés. Un monument construit à Lucerne rappelle cette tragédie, il y a toujours eu des rapports entre Lucerne et la France. Nous sommes sur les quais de la Reiss, qui prend sa source au Saint-Gothard puis traverse le lac des Quatre-Cantons avant d’en sortir à Lucerne. Nous apercevons le pont de la chapelle que nous allons visiter, il a été détruit par un incendie en 1993 par un fumeur malveillant, depuis cet endroit nous pouvons admirer la chapelle vouée à Saint-Pierre patron des pêcheurs, la cathédrale et l’église des jésuites. Nous sommes à l’endroit où finissaient les remparts de la ville, le pont du XIV.me siècle a subi de nombreuses rénovations, lors de l’incendie aucune planche ne subsistait de cette époque. Au XVII.me siècle on a décidé de suspendre des tableaux dans les triangles de la charpente, pour enseigner l’histoire de Lucerne, de la Suisse, de Saint Léger et de Saint-Maurice qui sont les patrons de la ville pour le peuple qui ne savait ni lire ni écrire. Lors de l’incendie la plupart du pont fut endommagé, aujourd’hui fondamentaliste on a reconstruit le pont en 7 mois sans exécuter des copies des tableaux détruits. Au cours des siècles le pont a été raccourci, le trop de tableaux était mis en réserve dans une tour de la ville, après l’incendie ce sont ceux-ci qui ont pris place dans les triangles du pont restauré. Faute de tableaux des triangles sont restés vides, on a conservé un tableau brûlé pour rappeler l’évènement. Tous les tableaux étaient signés des armoireries des couples donateurs, l’un d’eux possède 4 armoireries de femmes légitimes du donateur. Les tableaux ont été confectionnés dans l’atelier d’un artiste peintre de Lucerne, il était aidé par ses élèves, les tableaux n’ont pas de qualités artistique mais culturelles. Sur les 110 tableaux peints il n’en reste aujourd’hui que 30 exposés sur le pont, au cours des siècles les lucernois avaient l’habitude le dimanche après-midi de se promener sur le pont pour voir et être vu. Nous apercevons l’ensemble du monte Pilatus qui domine la ville, nous abordons la place où est située la mairie de style renaissance XVII.me siècle avec son toit pointu pour faciliter le ruissellement de l’eau et l’emprise de la neige, Lucerne a beaucoup été influencée par l’art italien. Le premier bâtiment de style renaissance appartenait à un noble de la ville qui avait servi comme officier dans l’armée française, de retour d’une campagne en Italie dans sa ville il se fit construire un petit palais florentin. Le palais a été transformé pour accueillir l’institut des hautes études géré par les jésuites jusqu’au XIX.me siècle, suite à 2 votations Lucerne possède depuis 4 ans une université et une école supérieure, 1000 étudiants fréquentent ces structures et 2006 a été la première année où des diplômes ont été remis. Sur la place de la mairie se trouve la maison des corporations, Lucerne était gouverné par le patricien des notables mais d’autres villes suisses étaient gouvernées par des corporations. Plusieurs maisons ont les façades peintes, la mairie avait été construite pour une population de 3000 habitants près d’elle se dresse la tour de guet, aujourd’hui la nouvelle mairie se trouve à l’extérieur de la vieille ville. Un drapeau bleu et blanc flotte sur l’ancienne mairie, ce sont les couleurs du canton et de la ville de lucerne. Un corbeau orne la façade d’un restaurant réputé, dont la cuisinière rédige et fait paraître des livres sur la gastronomie suisse. Nous serpentons dans les rues de la vieille ville, nous passons devant le plus vieil hôtel de la ville qui date du XV.me siècle, Lucerne était une étape importante sur la route du col du Saint-Gothard alors la présence d’hôtels s’imposait. Comme l’indique une plaque scellé au mur Goethe a passé 3 nuits dans cet hôtel lors d’un de ses passages entre le nord et le sud, la façade d’une maison est peinte par un artiste local qui aujourd’hui âgé de 97 ans est toujours passionné par son art. Nous pénétrons sur une place où est implantée une fontaine en pierre surmontée de colonnes gothiques sculptées de Saint-Maurice patron de la ville, les maisons sont également peintes et certaines possèdent un encorbellement. C’est sur cette place que Lucerne a signé son adhésion à la confédération, c’est aussi l’ancienne place du tribunal de Lucerne où l’on rendait la justice, un tilleul symbole de la justice a été planté sur la place lors du bicentenaire de la confédération en 1978. Un bâtiment renfermait l’hôtel de la balance, une maison a également le toit peint. Le marché aux vins était également implanté sur cette place, il est signalé par des inscriptions sur des volets, cette façon quelque peu trop moderne a été décriée par certaines personnes. Nous pouvons aussi découvrir sur une ancienne pharmacie du XVII.me siècle aujourd’hui déplacée car trop exigûe l’oriel (l’amour ne se guérit pas par les herbes » la façade de la pharmacie est protégée. Nous passons sous un porche pour accéder sur une petite place, sur une porte sont sculptés un ciseau et un calice, c’est la maison d’un tailleur qui avait prêté une salle au prêtre afin de dispenser l’office. Au fond de la place nous filons dans une ruelle bordée de maisons gothiques qui a subie un important incendie en 1833, nous ressortons de la ruelle en empruntant un second porche. Nous abordons une rue où est située une superbe maison style renaissance, le propriétaire a choisi de l’ouvrir sur le derrière afin d’avoir la reiss sous ses fenêtres. Malgré ces transformations il a conservé l’ex façade et l’intérieur en style renaissance, dans les années 1940 la ville de Lucerne a racheté la maison, aujourd’hui elle abrite la fondation rosengart qui était un marchand d’objets d’art et un collectionneur, sa fille n’ayant pas d’héritier elle a fait donation de toute sa collection en 3 phase à la vile de Lucerne. Tous les jours la donatrice rend visite à ses enfants, les objets ont toujours fait partie de sa vie ils décoraient les demeures de son enfance. Nous contournons un restaurant que fréquentait Wagner pendant les 6 ans qu’il a séjourné à Lucerne, son fils est d’ailleurs né sur le bord du lac de Lucerne au pied du monte Pilatus. De nombreuses fontaines arborent les rues de la vieille ville, dès le XVI.me siècles les nobles avaient l’eau courante dans leurs maisons, la population tirait l’eau des fontaines publiques. Nous marchons sur la place de la chapelle saint-Pierre où place du marché où une immense maison s’impose, c’est l’endroit où l’on stockait les marchandises en transit. Un personnage important de Lucerne est enterré sous la fontaine de cette place, pour le carnaval catholique de Lucerne, la tradition veut que le carnaval tourne une fois autour de cette fontaine avant de se diriger vers le lac. Après une heure de visite de la vieille ville nous avons rejoint notre bus, sous un soleil de plomb nous avons continué notre route en direction de Grindelwald. Grindelwald est une station sans prétention malgré ses hôtels 4 étoiles, c’est le point de départ pour atteindre la gare ferroviaire la plus haute d’Europe (3454 mètres), Grindelwald a un centre pittoresque du XIX.me siècle. Nous circulons dans une plaine surplombée de pics montagneux, nous longeons le lac de Briens, nous circulons entre lac, forêt et pâturage. Nous franchissons beaucoup de tunnels, nous apercevons la Jungfrau puis nous empruntons une route de montagne qui nous conduit à Grindelwald et notre hôtel Derby tout près de la gare ferroviaire.

(6) Après un petit bol d’air à Grindelwald commune de 3900 habitants située dans le canton de Berne à 1050 mètres d’altitude, tous les ans au mois de janvier Grindelwald organise le festival des neiges. Depuis la commune on accède aux 200 kilomètres de piste de ski alpin, la station est réputée aussi pour ses pistes de ski de fond. En bus nous prenons la direction d’Interlaken (canton de Berne), la vile est située sur la rivière arr, comme son nom l’indique entre 2 lacs celui de Thoune et celui de Briens. Le développement de la ville remonte au XII.me siècle autour du couvent des augustins, chaque été la ville est envahie par un grand nombre de touristes. La ville se trouve en fond de vallée à une altitude de 500 mètres, elle est posée dans un écrin de verdure entouré de pics enneigés. Dans la descente à Interlaken nous apercevons des agriculteurs qui retourne dans des pâturages en forte pente le foin à l’ancienne à la fourche. La route est bordée de scieries et d’entreprises spécialisées sur le travail du bois, arrivés à Interlaken le bus nous laisse devant la gare. Nous avons quartier libre, nous en profitons pour faire quelques achats et pour découvrir la ville, de nombreux palaces sont implantés dans de belles avenues ils sont adossés à la montagne. Nous passons devant le casino où sont garées de superbes voitures dont une Rolls royce, dans le parc du casino dans un calme impressionnant nous pouvons y remarquer les appareils de météorologie et une horloge florale. Nous franchissons un pont pour aller rejoindre une promenade le long de la rivière réservée aux piétons et aux cyclistes, nous apprécions l’ombre des platanes, le chant des oiseaux et le bruit de la rivière. Après une petite marche nous arrivons à notre restaurant où nous allons prendre le repas, il se trouve devant la poste et une place où l’on s’affaire pour installer un écran géant afin de suivre les matchs de la coupe du monde de football.
Nous continuons notre route pour Trummelbach Fall, où nous allons découvrir des chutes d’eau glacière. Un seul collecteur qui par 10 chutes collectives collecte les eaux du bassin glacier de 24 kilomètres carrés de l’Eiger (3970 mètres), du Monch (4099 mètres) et le Jungfrau (4158 mètres). Les chutes transportent 20000 tonnes de galets et de limons par an, Le débit des chutes est de 20000 litres d’eau par seconde, ce sont les seules chutes d’eau glacières d’Europe situé à l’intérieur d’une montagne. Nous traversons le village typique suisse de Lauterbrunnen tout près duquel jaillissent les chutes de Stanblach, nous voici arrivés à Trummelbach Fall. Nous remontons à pied un chemin qui longe le torrent né des chutes, nous profitons de l’ombre de la végétation. Pour accéder au cœur des chutes il nous faut emprunter un ascenseur qui accepte 40 personnes et en une minute il nous fait gravir 100 mètres. Arrivés à la plate forme supérieure nous nous engageons dans un tunnel éclairé qui a été creusé dans la montagne, ensuite nous continuons l’ascension par des escaliers, des passages en balcon, des reposoirs et des belvédères depuis lesquels nous découvrons un magnifique panorama. Le circuit humide nous fait passer sous et sur des chutes D’eau parfois nous les longeons, le tout dans un vacarme effroyable où nous ne pouvons pas communiquer. La visite des chutes terminée nous avons repris la route du retour, nous apercevons de multiples chutes d’eau qui sortent du flanc des montagnes, de temps en temps nous découvrons une voie ferrée à crémaillère, la plaine dans laquelle nous roulons est très fleurie et très propre. En soirée arrivés à Grindelwald nous avons fait du shopping, nous nous sommes quelque peu égarés aux terrasses de café.

(7) A l’assaut de la Jungfrau (3454) le sommet de notre séjour, la terrasse de notre hôtel fait également fonction d’accès au parking de l’hôtel et quai pour accéder au train à crémaillère qui va nous conduire à la plus haute gare d’Europe. Nous avons fait la connaissance de notre guide du jour Beat, nous cheminons dans un cadre verdoyant, nous nous arrêtons à différentes gares pour ramasser des touristes qui ont la même destination que nous. Notre voyage sera effectué par 2 trains à crémaillère car l’empattement des rails est différent pour accéder à la Jungfraujoch, à gauche se profile l’Eiger, nous circulons dans des bois. De nombreux chemins de randonnées se dessinent dans les collines, nous franchissons un col (1650) et nous continuons notre Ascension. Nous découvrons la plus longue descente de luge (15 kilomètres) du monde, qui se termine à Grindelwald. Nous sommes dans un environnement d’alpages, nous passons sous de nombreux tunnels, nous sommes à l’endroit où se court la plus longue descente homme du monde qui fait partie du grand cirque blanc des championnats du monde de Ski alpin. Nous arrivons après 30 minutes à la gare où nous devons changer de train, nous sommes à Extrazug où l’hiver sont construits des igloos, l’idée du train qui nous conduira à la Jungfraujoch (3454) est celle d’un Zurichois dont son rêve était de grimper jusqu’en haut de la Jungfrau qui culmine à plus de 4000 mètres. Pour la petite histoire nous sommes dans le canton de Berne, il faut savoir que les bernois n’apprécie pas trop les Zurichois, mais il faut reconnaître que quelquefois la rivalité doit s’abstenir. Extrazug est à 2050 mètres d’altitude, sur le quai sont installées des tables de restaurant où des touristes savourent le petit crème, nous prenons place dans notre train qui est chauffé car en haut est annoncée moins 5 degrés de température. Nous allons parcourir 9,3 kilomètres dont 7 s’effectuerons dans un tunnel percé sous l’Eiger, notre Ascension finale sera de 1400 mètres de dénivelé. A droite nous apercevons la Jungfrau, nous dominons la vallée où nous pouvons deviner les chutes de Trummelbach Fall. La Suisse compte 701 glaciers dont celui que nous allons visiter l’Alech qui avec ses 23 kilomètres de long est le plus important des Alpes par sa longueur, en 2005 suites à l’été torride le glacier à perdu 60 mètres de sa longueur. Le tunnel possède 2 ouvertures sur son parcours qui permettaient d’évacuer le schiste provenant de sa perforation, sa construction a été réalisée en 14 ans, son inauguration a été faite en août 1912. Pour effectuer la dernière étape il est prévu 50 minutes, beaucoup d’ouvriers italiens ont travaillé pour ce projet, aujourd’hui la Suisse fait toujours appel à la main-d’oeuvre italienne pour la réalisation de routes et de tunnels. Nous effectuons un premier arrêt à hauteur d’un chenil de chiens de traîneaux qui s’adonnent à leur passion à la Jungfraujoch pour promener les touristes, pendant la construction du tunnel se sont eux l’hiver quand le train qui montait jusqu’à Ectrazug ne pouvait pas circuler car la technique n’était pas celle d’aujourd’hui, ces braves toutous acheminaient les victuailles au personnel du chantier. La pente maximale du trajet est de 25%, 3 trains descendants procurent l’électricité par friction à un train montant, l’électricité utilisée provient de Lauterbrunnen. L’ingénieur Zeller est mort en 1898, il n’a donc pas vu son projet terminé. On avait prévu la construction du tunnel en 7 ans pour un prix de 10 millions de francs suisses, en réalité on a mis le double de temps pour l’achever pour une somme de 15 millions de francs suisses, aujourd’hui avec 25 millions de francs suisses on ne pourrait construire que 1 kilomètre du tunnel. Nous Profitons d’une ouverture technique transformée en belvédère pour faire un arrêt photo, nous découvrons un superbe panorama sur la vallée de Grindelwald et le tracé de la voie ferrée. En 1858 5 hommes de Grindelwald ont gravi pour la première fois l’Eiger sous lequel nous sommes, une émission de télévision suisse a d’ailleurs en direct remémoré cet exploit lors d’une émission en direct et non stop le l’ascension du sommet par des alpinistes il y a 2 ans. Chaque fin d’été a lieu le marathon de la Jungfrau (42 kilomètres), le départ est donné à Interlaken et dans les 20 derniers kilomètres qui mènent à Extrazug les coureurs gravissent un dénivelé de 1800 mètres. Nous voici arrivés à la Jungfrajoch (3454 mètres) où l’oxygène se raréfie, la gare est souterraine elle rappelle l’ambiance d’un métro. Un ascenseur nous propulse 108 mètres plus haut pour accéder à une terrasse depuis laquelle nous avons 360 degrés d’observation, un panorama grandiose s’étend devant nous qui sommes au-dessus des nuages. Nous apercevons le Monch, la Jungfrau quant à l’Eiger est derrière elle, depuis ici le sommet de la Jungfrau est accessible par des alpinistes après 3 heures d’effort. Nous sommes au cœur du glacier Alech à 3660 mètres d’altitude, depuis 1933 est implanté à la Jungfrau une station météorologique et un observatoire de mesure de la pollution. Le ciel découvert et un radieux soleil nous permettent d’avoir une vue splendide, la température ambiante est de 10 degrés. Pour nous mettre en appétit nous marchons 500 mètres sur la neige pour aller contempler les attelages des chiens de traîneaux, nous contournons les hélicoptères de la station, nous allons prendre le repas dans un self situé dans la gare.
Après un repas mouvementé nous allons visiter le palais des glaces creusé dans les entrailles du glacier, l’idée est celle d’un habitant de Grindelwald qui en 1934 a donné son premier coup de ciseau dans la glace pour réaliser sous 20 mètres de glaces de superbes sculptures. Le glacier bouge de 50 centimètres par an d’où la nécessité d’adapter le palais à sa mutation, aujourd’hui c’est un sculpteur sur glace originaire d’Interlaken qui module tout l’ensemble. Le palais nous rappelle Chamonix mais ici nous sommes à l’intérieur du glacier, les murs sont vaguelés, des chapelles sont disséminées tout au long du parcours agrémenté de nombreuses sculptures colonnes, lustres, phoques, dauphins, ours, une statue couronnée dans laquelle nous pouvons y passer la tête, tout l’ensemble est relié par des galeries. Après une ambiance de fraîcheur nous reprenons le train du retour, les besoins en eau du site de la Jungfrau est de 9000 mètres cubes par an, la moitié provient de la neige le reste est transporté par voie ferrée depuis la vallée. Les eaux usées sont évacuées dans la vallée en empruntant la pente du tunnel, les parties plates de l’évacuation des eaux usées sont pourvues de système de chauffage en cas de gel. Le train de la Jougfraujoch fonctionne toute l’année, la première maison sur le site à 3454 mètres a été construite en 1912 lors de la mise en fonction de la ligne, c’était une maison en bois recouverte d’une pellicule d’aluminium. L’hiver le vent atteint des vitesses de 240 kilomètres à l’heure, la température peut descendre jusqu’à moins 35 degrés, toutes les structures de la station n’ont pas de chauffage qui est assuré uniquement par la chaleur humaine des touristes. Un demi million de touristes accèdent à la Joungfraujoch chaque année, en 1994 est détenu le record d’affluence d’une journée qui est de 7000 visiteurs. En 1890 un ingénieur quelque peu fou avait eu l’idée et l’accord de réaliser l’accès à la Jungfrau en 15 minutes, le procédé utilisé était 2 tubes à air qui rappelle l’envoi de courrier pneumatique dans les administrations avant l’arrivée de internet. Ce projet n’a pas eu de suite et c’est Zeller qui a réalisé et pensé les plans du train à crémaillère actuel, nous arrivons à Ectrazug où nous allons procéder au changement de train. Beaucoup de chemins de randonnées partent, arrivent et convergent vers cet endroit, Grindelwald est très fier de son dialecte très ancré dans la population, l’inventeur du vélo-luge (1 avril 1911) était originaire de Grindelwald. Tout près de la gare d’Extrzug se déroule chaque année un concert de rock très prisé, en fond de scène se dessinent les 3 sommets le Monch, l’Eiger et la Jungfrau. En 1200 dans un couvent d’Interlaken des nones étaient en extase devant la montagne, elles ont décidé d’aller faire garder leurs vaches par un berger sur les flancs de la montagnes a qui on a donné le nom de Jungfrau (jeune vierge). Un peu fatigué nous avons terminé notre voyage dans un endormissement général, arrivés à Grindelwald tout le monde s’est précipité dans sa chambre pour aller regarder le match France-Suisse qui s’est terminé par un match nul.

(8) Pour nous remettre de nos efforts physiques à la Jungfrau aujourd’hui est programmé une journée de détente au lac de Thoune. Thoune (en allemand Thun), ville de Suisse (Berne), sur l’Aar, à sa sortie du lac de Thoune (48 km carrés), formé dans sa vallée; 36 900 hab. Ville industrielle (métallurgie, constr. électriques). – école militaire. Château des Zähringen-Kyburg (XII.me siècle, aujourd’hui musée historique). Thoune est une des plus belles villes de Suisse avec son originalité dans un site admirable qu’est son lac dominé par les Alpes bernoises, le centre de la ville est enjolivé par des terrasses fleuries qui font office de trottoirs. Nous pouvons poser notre regard sur la grande place sculptée de nombreuses arcades devant les commerces, nous pouvons y rencontrer un donjon roman flanqué de 4 tourelles d’angle. Nous prenons la direction du grand marché pour aller y fouiner l’article miracle, le lac est bordé de collines où sont blottis des villages. Les avenues de Thoune près du lac sont construites de maisons cossues avec vue imprenable sur le lac, comme dans toutes les villes suisses les trottoirs sont organisés en parking à vélos, nous pouvons y voir des vélos kangourou avec leur axe de roue excentré que l’on fait avancer faute de pédale grâce à la force des jambes dont les pieds reposent sur des repose-Pieds. Nous traversons l’Aar en empruntant un pont en bois identique à celui de Lucerne, au-dessous du pont sont implantées 8 écluses qui régulent le débit de la rivière. Après notre tour de marché nous rejoignons le bus, nous prenons la direction du restaurant qui est un ancien manoir. L’hôtel restaurant chic de Thoune est situé en bordure du lac, le parc arboré d’arbres centenaires qui plonge dans les flots est aujourd’hui la propriété de la ville.
Nous sommes installés en terrasses où tournoient des oiseaux, c’est un restaurant de grand luxe où la mise en table est exceptionnelle avec un service à la mesure, Tout l’intérieur du restaurant est meublé de mobilier de style où la marqueterie n’est pas en reste. Pour la petite histoire une salle d’attente se trouve à proximité des toilettes afin de patienter, nous sommes vraiment dans un cadre idyllique. Après un repas raffiné nous allons faire des photos pour immortaliser ce lieu féerique, si nous n’avons pas dégusté de petits suisses nous pouvons admirer de jolies suissesses faisant bronzette au bord du lac. Pour aider la digestion nous allons faire un tour de bateau sur le lac de Thoune, nous embarquons sur un bateau centenaire rénové et mis aux normes de sécurité actuelles. C’est un bateau taxi qui fait halte dans de nombreux endroits pour y déposer ou prendre des touristes, les maisons du bord du lac ont les étages en bois et le sous-basement en pierre, les maisons possèdent des garages ouvert sur le lac pour y abriter le bateau familial dont un palan permet de le suspendre pendant l’hivernage. Tous les sommets sont enneigés, après 50 minutes de navigation nous arrivons à Spiez où nous débarquons pour une heure de quartier libre. Le retour à Thoune se fait par le même itinéraire nous profitons du pont avant du bateau pour prendre un bain de soleil, ensuite nous rejoignons Grindelwald et notre hôtel où le soir nous allons manger une raclette.

(9) C’est le départ de Grindelwald où tous les matins nous sommes réveillés par le murmure des torrents qui jaillissent de la montagne et le gazouillis des oiseaux, depuis notre arrivée il y a 5 jours le temps ensoleillé a fait remonter la neige aux sommets des pics neigeux. Nous prenons la direction de Zermatt, nous passons à Interlaken, Spiez puis cap sur le tunnel ferroutage du Simplon (14 kilomètres qui longe le tunnel ferroviaire. Le tunnel du Simplon relie Berne à la vallée du Rhône, nous roulons au milieu d’une forêt de feuillus où les lilas sont en fleurs. Dans la traversée d’un village nous apercevons une fermière qui amène ses bisons de lait en aluminium à la laiterie, à l’approche du tunnel la route est bordée de nombreuses scieries, les villages sont concentrés autour de la rue principale. Nous circulons dans une vallée profonde, arrivés au tunnel nous n’avons pas le droit de passage car notre bus est trop haut. Nous sommes obligés de contourner le massif par différentes vallées ce qui nous contraint de faire 180 kilomètres de plus. Nous approchons du canton de Vaud jonché de superbes villages, la moitié de la population romande réside dans ce canton. On dit que la richesse du canton de Vaud lui permettrait de vivre en autarcie, c’est le seul canton avec Berne dont le territoire s’étale sur le Jura, le plateau centrale et les Alpes, c’est un canton de vignoble qui recense 26 appellations contrôlées. Toutes sortes d’industries sont implantées dans le canton de Vaud ce qui est sa force économique. Les vaudois disent « y’en a pas comme nous » Tout change, depuis quelques année quelques scandales politiques et économiques ont ternis l’image du canton de Vaud, qui rappelons-le est un pays avant d’être un canton. Depuis ce matin nous roulons sur des routes en travaux, nous circulons dans une large vallée entourée de collines où sont exposées des vignes. Nous traversons la ville d’Aigle qui possède un très beau château et un fameux musée du vin, sur notre gauche débouche la route qui vient du Simplon par laquelle nous aurions dû arriver. Nous nous engageons sur l’autoroute en direction de Sion, nous contournons Martigny qui est une vile ancienne et une plate forme de transit avec l’Italie. Une éolienne secoue ses ailes à flanc de montagne, nous nous arrêtons dans une cafétéria près d’un petit lac Pour prendre le repas.
Nous continuons notre route dans un environnement de pics enneigés, Nous approchons des grandes stations de ski suisses, une pancarte indique Cran Montana. ZERmatt est une commune de 6000 habitants dans le Valais, elle est située à 1650 mètres d’altitude au pied du mont Cervin (4478 mètres). La station a pris son essor à partir de 1855, elle est située au milieu de 12 pics qui culminent à plus de 4000 mètres. La rue principale de Zermatt est un long boyau commerçant, la station est interdite à la circulation c’est le paradis des voiturettes électriques, des traîneaux et des calèches tirées par des chevaux. C’est le 14 juillet 1865 que le Cervin a été conquis par l’homme, 4 hommes de la première expédition ont dévissé et fait une chute de 1200 mètres dans le vide. ZERmatt héberge le musée du Cervin c’est un train à crémaillère qui accède à Zermatt pour transporter les touristes. Nous sommes dans une forêt où cohabitent les feuillus et les sapins, l’environnement est constitué de cascades et d’éboulis. Nous apercevons de nombreuses coupes de bois qui alimentent les scieries, nous passons devant l’usine de l’équipier automobile Bosch. Nous franchissons un pont construit en 1970, d’immenses falaises Surplombent la route, nous longeons la voie ferroviaire. Les toits des maisons sont couverts en ardoise, nous traversons de beaux villages aux bords de torrents. Une pépinière de résineux est implantée à l’entrée d’un village, nous arrivons à Tash où nous allons prendre le train à crémaillère. Nous sommes en face du Cervin, la pente maximale est de 12%, nous montons un dénivelé de 1000 mètres en 12 minutes. La ligne est longé par un sentier pédestre, nous passons sous de nombreux tunnels et nous voici à Zermatt qui veut dire alpage en allemand. Nous avons quartier libre pour visiter la ville, nous déambulons dans la rue principale où sont construits des chalets de 4 étages avec balcons dont le rez-de-chaussée est réservé aux commerces. La rue connaît une grande affluence, des moineaux sautillent sur les trottoirs. Nous allons jusqu’à la place de l’église où nous avons un joli point de vue. Dans les vitrines des boutiques sont proposés des articles à prix onéreux, des montres qui valent de 7000 à 22000 francs suisses. Devant l’hôtel où nous logeons est exposé un traîneau, nous prenons le repas dans une magnifique salle puis nous regagnons nos chambres.

(10) Après notre épuisante journée de transfert de Grindelwald à Zermatt nous avons passé une excellente nuit au pied des pics enneigés, au réveil nous avons pu écouter les sonnailles des troupeaux de brebis. En train à crémaillère nous avons rejoint notre bus à Tash, ensuite nous avons circulé dans un environnement forestier très minéral. Arrivés au fond de la vallée nous avons pu admirer le dernier pic enneigé de notre circuit en Suisse, nous traversons Staden puis nous passons dans un tunnel de 3 kilomètres de long. Nous commençons à gravir le col de la Forclaz qui est planté de vigne jusqu’à 500 mètres d’altitude, nous croisons un hélicoptère sous lequel est suspendu du matériel qu’il achemine sur un chantier inaccessible par tout autre moyen de transport. Le col de la Forclaz était le chemin emprunté par les juifs français poursuivis par les allemands lors de la seconde guerre mondiale pour rejoindre la Suisse, la route du col est parsemée de jolies maisons suisse, la montagnes est envahi de troupeaux de vaches qui rythme leur déplacement aux tintements de leurs cloches. A mi-col nous passons la frontière, nous sommes en Haute-Savoie, nous traversons la réserve naturelle des aiguilles rouges. Nous contournons Chamonix, nous apercevons l’Aiguille du Midi, nous passons devant la gare du train qui grimpe à la mer de glace, nous laissons sur notre gauche la rampe d’accès au tunnel du Mont-blanc qui est la plateforme entre la France, la Suisse et l’Italie. Nous prenons la direction d’Albertville, En contre sens sur l’autoroute les véhicules roulent sur un long viaduc, nous passons à Saint-Gervais les Bains, aux Contamines nous circulons à 850 mètres d’altitude. Nous sommes entourés de pâturages, une déviation nous détourne des gorges d’Arly qui nous contraint de rouler dans un massif forestier, nous reprenons la route normale à Ugine ville industrielle de la vallée de la Tarentaise. Nous avons traversé Megève et contourné la ville olympique d’Albertville où nous avons rejoint l’autoroute. A 13 heures nous arrivons à Crésy-sur-Isère où nous allons déjeuner, le restaurant est situé en pleine nature dans un décor montagneux.
Après un succulent repas nous reprenons la route, nous évitons Montmélian et nous laissons Chambéry, le lac du Bourget et le mont revard sur notre droite. Nous nous engageons dans la vallée du Grésivaudan pour rejoindre Grenoble, nous passons sous la dent de Crolles qui est le paradis des ailes deltas puis nous approchons de la ville olympique de Grenoble. Ensuite cap sur Valence où nous rejoignons l’autoroute du soleil, nous regardons un DVD qui relate l’environnement de la Jungfrau, à 22 heures nous arrivons à Montpellier où tout le monde se sépare en se disant à l’année prochaine.

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