Séjour en Crète du 12 au 19 septembre 2003

Le fil d’Ariane nous a guidé de Zeus au Minotor en passant par l’île de Spinalonga, les gorges de Samara et la Canée. Nous avons pris notre envol depuis Toulouse à bord d’un Boeing 737 l’avion le plus construit au monde. Nous avons survolé la côte méditerranéenne française, la Corse, l’île d’Elbe, les côtes italiennes, la ville de Rome puis la Grèce Péloponnèse et après 3 heures de vol nous avons atterri à l’aéroport international d’Héraklion capitale de la Crète. L’aéroport d’heraklion se trouve en bordure de mer qui est très agitée, un soleil de plomb nous accueille, la température ambiante est de 28 degrés et un vent à décorner les Camarguais balaie la piste d’atterrissage. Le séjour est organisé par le comité AVH de Toulouse qui a sollicité l’agence de voyages Marmara et Etapes Nouvelles pour ce qui concerne les excursions. Mauvais présage c’est sans aucune information et description que nous faisons le transfert à notre hôtel par autocar. Arrivés à l’hôtel Aktizeus trop vaste est surtout très éparpillé où après s’être égarés dans d’immenses couloirs, nous avons dû faire un setting de 30 minutes avant que quelqu’un du groupe nous accompagne à notre chambre. Ensuite nous avons eu une réunion d’informations afin de concocter notre semaine de découverte de la Crète. C’est une hôtesse à la voix désagréable qui nous a dépeint tous les aspects et possibilités de découvrir l’île de Crète puis nous avons eu droit à un camelot de marché qui essayait de nous bazarder sa plongée sous-marine. Après ce show commercial tout le groupe s’est réuni pour organiser nos excursions crétoises puis nous sommes allés prendre le repas avant de déballer nos valises et de prendre un repos bien mérité.

Comme nous avons déjà fait un compte rendu de notre voyage en Grèce de 2001, nous allons nous consacrer uniquement à l’île de Crète dont voici la présentation.
Crète, île de Grèce, au sud de la mer Égée, cinquième plus grande île de la Méditerranée. La Crète est de forme oblongue, s’étendant sur environ 260 km d’est en ouest; sa largeur varie de 10 à 55 km. Sa superficie est de 8 335 km2, pour une population estimée en 1991 à 536 980 habitants.
Géographie physique
La Crète est une île montagneuse. Dans la partie occidentale, la chaîne de Lefka Ori atteint 2 453 m d’altitude. Dans la partie orientale, moins élevée, le Dhikti culmine à 2 148 m. Des bassins plats surélevés renferment un grand nombre de grottes. la côte septentrionale compte plusieurs grandes rades, notamment le golfe de Soúdha. La côte méridionale, qui présente principalement des escarpements abrupts, est inaccessible par la mer. L’île compte un nombre relativement élevé de sources naturelles et de fleuves.
Économie et population
L’agriculture est la principale ressource de la Crète. Des méthodes traditionnelles limitent généralement leur production, bien que des méthodes modernes soient employées dans la culture des oliviers, la culture principale. D’autres produits agricoles importants sont les oranges, les citrons, le raisin et les céréales; l’élevage se limite aux moutons et aux chèvres. Les seules activités industrielles sont l’industrie alimentaire et la fabrication de savon et de textiles. La Canée en est le plus grand port et Héraklion est la plus grande ville.
Histoire
Les nouvelles découvertes archéologiques démontrent que, vers 3000 à 1200 av. J.-C., la Crète fut le centre d’une civilisation florissante de l’âge du bronze, classée sous le nom de civilisation minoenne, qui fut précédée par une étape de développement néolithique datant d’environ 6000 av. J.-C. Le niveau culturel crétois de la période minoenne rivalisa avec celui de l’Égypte et de la Mésopotamie contemporaines de cette époque. Voir aussi Égéenne, civilisation.
Il y avait sur l’île 90 villes indépendantes, la plus grande étant Cnossos, près de la moderne Héraklion, capitale du royaume du légendaire roi de Crète Minos, qui régna au XVIe siècle av. J.-C. Une des plus anciennes références historiques à la Crète apparaît dans l’Odyssée d’Homère (fin du VIIIe siècle av. J.-C.). La population de l’île, selon cette source, était particulièrement variée, composée d’Achéens, de Doriens, de Pélasges, de Cydoniens et d’Étéocrétois, les peuples préhelléniques. Il ne restait que peu de traces de la civilisation égéenne au début de la période classique de l’histoire. Les Crétois, principalement de souche dorienne, ne jouaient plus qu’un rôle mineur dans les affaires de la Grèce antique. En 67 av. J.-C., l’île fut conquise par les Romains. En 395, elle fut englobée dans l’Empire byzantin. L’île tomba aux mains des Arabes en 826 et resta sous leur domination jusqu’en 961, avant d’être reconquise par Nicéphore II Phocas, futur empereur de Byzance. Après la quatrième croisade, la Crète fut vendue en 1204 à Venise. En 1645, l’Empire ottoman commença les opérations militaires contre Venise en Crète, achevant la conquête de la plus grande partie de l’île en 1669 et la prenant totalement sous son contrôle en 1715. Les révoltes crétoises contre la domination turque se déclarèrent par la suite, notamment au cours de la révolution grecque de 1821-1824, mais les Turcs gardèrent le contrôle de l’île jusqu’en 1830. Cette année-là, sur accord des puissances européennes, la Crète fut cédée à l’Égypte qui, en 1840, la retourna à la Turquie. Par la suite, des frictions entre les populations musulmanes et chrétiennes entraînèrent une succession de révoltes chrétiennes, dont la plus importante fut la révolte de 1896. L’année suivante, les forces grecques intervinrent au nom des révolutionnaires. La guerre entre la Grèce et la Turquie qui s’ensuivit fut enrayée en 1898 par les puissances européennes qui entreprirent d’administrer l’île au travers d’une commission internationale dirigée par le prince Georges de Grèce. Bien que des révoltes populaires forcèrent celui-ci à démissionner en 1906, et malgré l’insistance des Crétois, qui demandaient l’annexion à la Grèce, la Crète resta sous contrôle international jusqu’en 1912. Une révolte crétoise en mars 1912 entraîna la formation d’un gouvernement provisoire indépendant, dont les représentants siégèrent officiellement au Parlement grec au mois d’octobre suivant. Selon les termes du traité de Londres (31 mai 1913), qui mit fin à la guerre entre la Grèce (soutenue par les alliés des Balkans) et la Turquie, la Crète fut cédée à la Grèce.
Après la conquête de la Grèce en 1941, pendant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands lançèrent une invasion aérienne sur la Crète, occupant rapidement l’îleentière. Les forces britanniques la libérèrent en 1945.
au Moyen Âge Candie , en grec ancien Krêtê , en grec moderne Kríti. Les innombrables grottes cachées dans ces reliefs jouèrent tout au long de son histoire un très grand rôle, soit comme habitats, soit comme nécropoles ou sanctuaires.
La vaste plaine de la Messara occupe le Sud de l’île; dans l’Antiquité, la Crète orientale et centrale était célèbre pour ses pâturages d’altitude, ses olives et ses vins, ses chênes et ses cyprès.
Les Crétois ont toujours bénéficié de mouillages bien abrités et d’une excellente situation entre la Grèce et ces régions de civilisation très évoluée qu’étaient le Proche-Orient asiatique et l’Égypte. La puissance de la marine crétoise fut telle, au IIe millénaire, que les Grecs ont pu, à son propos, parler de thalassocratie (de thalassa, «mer», et kratos, «pouvoir»).
Histoire
L’histoire de la Crète est difficile à établir. Tout un pan de cette histoire fut révélé par les découvertes de l’archéologue Heinrich Schliemann, à Mycènes et à Troie, et par celles de sir Arthur Evans au milieu du XIXe siècle, qui, poursuivant des études sur les pierres gravées, découvrit en 1900 le palais de Cnossos. C’est grâce à ces fouilles archéologiques que nous est aujourd’hui connue la civilisation crétoise, dite aussi minoenne, du nom de Minos, roi semi-légendaire de Crète. Dans les années 1960, d’autres fouilles permirent la découverte d’un nouveau palais, à Zakros, et celle de la nécropole d’Archanès, qui livra encore des trésors de l’art minoen, aujourd’hui conservés au musée d’Héraklion. Il reste cependant que, si la chronologie de la civilisation minoenne est relativement établie, en revanche les méthodes utilisées pour mettre en lumière certains synchronismes sont plus fragiles. Les dates, en effet, ne sont qu’indicatives et probables, l’état des connaissances sur la richesse de cette civilisation étant loin d’être appréhendé dans sa multiplicité et son foisonnement.
L’île fut peuplée dès l’époque néolithique. Au IIIe millénaire (minoen ancien), les populations crétoises, probablement venues d’Anatolie et porteuses de la technique du travail du bronze, développèrent la céramique, l’orfèvrerie, la taille de la pierre et la glyptique, en particulier dans les régions proches du golfe de Mirabello et dans la plaine de la Messara. Les Crétois commencèrent à se livrer au commerce maritime notamment avec l’Égypte et les Cyclades. Au début du IIe millénaire, dans les années 1900 se situe une période de grandeur (minoen moyen), sans que l’on puisse dire avec certitude à quel bouleversement social correspond un tel changement: les villes s’enrichissent, de prodigieux palais-labyrinthes sont construits (Cnossos, Phaistos, Malia et Zakros).
Petite chronologie de la Crète antique
Vers 1700, ces palais sont détruits par un tremblement de terre qui ébranle toute l’île; mais, sur les sites mêmes des ruines, d’autres palais vont être rapidement reconstruits. Cette période constitue le moment le plus fécond et le plus brillant de la civilisation minoenne.
La fin de ces grands centres palatiaux a longtemps été mise en relation avec l’éruption du volcan de Thira (aujourd’hui l’île de Santorin, située au nord), qui aurait provoqué, en Crète même, d’effroyables tremblements de terre et un ras de marée submergeant les côtes de l’île.
Chronologie (- 1375): Destruction du palais de Cnossos, Chronologie (vers – 1450): Destruction des palais minoensL’explication semble cependant plus complexe sur le plan historique et soulève de difficiles problèmes: d’une part, les effets de l’éruption, datée de 1500, ont certainement été beaucoup plus sensibles sur l’Est du monde égéen qu’en Crète même; d’autre part, la pluie de cendres encore visible sur l’île paraît d’une ampleur trop faible pour avoir provoqué la ruine des palais.
Une seule certitude demeure: les palais ont été ravagés; et certains archéologues n’excluent pas l’hypothèse ancienne d’une conquête de la Crète par un ennemi extérieur, probablement les Mycéniens. À cette époque la Crète fut supplantée par Mycènes et ne joua plus de rôle politique notable dans le monde grec, bien que restant cependant un important centre commercial.
Une civilisation de l’écriture
Si l’on considère la rareté des systèmes d’écriture, la contribution de la Crète en ce domaine a de quoi étonner.
En effet, les Crétois de l’Antiquité ont développé trois écritures protohistoriques conventionnellement appelées, depuis Evans, hiéroglyphique crétois, linéaire A et linéaire B. Chronologie (vers – 1450): Utilisation de l’écriture linéaire BDès l’époque prépalatiale, les signes isolés apparaissent sur des vases ou des sceaux et semblent s’organiser en un système.

Le linéaire A
On ne peut cependant vraiment parler d’écriture qu’à partir de l’époque des premiers palais. Seuls 270 documents, tous provenant de Crète (essentiellement de Cnossos et de Malia), nous renseignent sur cette écriture hiéroglyphique qui, utilisant des sortes d’idéogrammes, semble avoir eu une double fonction: décorative et déjà, le plus souvent, administrative et comptable.
Elle disparaît à l’époque des seconds palais, et il est impossible de dire si elle notait la même langue que celle qui s’exprime par la suite grâce au linéaire A. Cette écriture syllabique, plus largement répandue puisqu’on a recueilli 1 427 documents, garde encore son mystère: seuls une douzaine de signes sont «lus» actuellement.
Le linéaire B
Heureusement, il n’en est pas de même du linéaire B, manifestement dérivé du linéaire A mais utilisé pour noter un grec archaïque. Grâce à l’abondance de documents (4 621 pièces d’archives), retrouvés aussi bien en Grèce qu’en Crète, deux Anglais, M. Ventris et J.M. Chadwick, parvinrent en 1953 à le déchiffrer, ouvrant ainsi une nouvelle étape dans la découverte du monde préhellénique.
Le linéaire B est, on le sait, l’écriture des Mycéniens; les tablettes de Cnossos apportent donc la preuve de leur présence dans l’île, mais un désaccord subsiste entre les spécialistes sur un point essentiel: ces tablettes proviennent-elles de la couche de destruction du palais ou sont-elles d’une époque plus tardive – du XIIIe siècle, voire de la fin de ce siècle–?
Le problème de la disparition du système palatial, en Crète, rejoint celui de la datation de la présence mycénienne à Cnossos.
Les enseignements des tablettes
Ces tablettes font parler un monde d’images qui étaient jusque-là restées muettes.
Certes, le rêve de retrouver comme en Mésopotamie ou à Ougarit des pans entiers de la mythologie ou de l’histoire s’est effondré, car la documentation parvenue jusqu’à nous est composée à 95 % de pièces comptables, écrites sur argile, et qui doivent à l’incendie des bâtiments où elles étaient stockées d’avoir été cuites, et par là affermies et conservées.
Mais les enseignements de celles qui ont été déchiffrées n’en sont pas moins considérables: elles attestent l’existence en Crète d’un système palatial fortement centralisé et, semble-t-il, pour cette période au moins, une prééminence commerciale et politique de Cnossos assez nette.
L’organisation palatiale
Les tablettes en linéaire B retrouvées à Cnossos témoignent d’une société centrée sur le palais; elles consignent dans les moindres détails l’organisation économique: listes de rations, listes de personnel, listes de bétail.
Chronologie (vers – 2600): Crète : début de la civilisation minoenneTout semble converger pour indiquer le rôle dirigeant du palais, véritable centre répartissant les personnes et les biens, contrôlant le suivi de la production depuis les matières premières jusqu’aux produits finis, et cela sans avoir recours à la monnaie.
Cnossos a par exemple livré un recensement annuel des troupeaux de moutons, des bergers affectés à leur garde et des tontes:
100 000 têtes de bétail auraient ainsi pâturé sur toute la partie centrale et orientale de la Crète, et le palais paraît bien avoir détenu une sorte de monopole de la laine sur au moins la moitié de l’île.
Une puissance non autocratique
Une telle organisation n’est pas sans rappeler celles des grands royaumes orientaux, de la Mésopotamie à l’Égypte. Mais aussitôt apparaît le caractère singulier de la Crète: les rois de Babylone, comme ceux d’Égypte, couvraient leur pays des signes monumentaux de leur puissance et de celle de leurs dieux; rien de tel en Crète, où la «salle du trône» de Cnossos n’a rien de majestueux, le «trône» rien de particulièrement royal, et où les fresques se rapportent à tout autre chose que le pouvoir politique.
Un pouvoir non centralisé
De même, il semble que la centralisation de l’économie n’ait jamais été totale. Certes, dès l’époque des premiers palais, les magasins emplis de pithoi (grandes jarres où l’on conservait aussi bien les céréales que le vin et l’huile), les silos enterrés (koulourès) indiquent que, à Cnossos comme à Phaistos, les surplus de l’agriculture étaient prélevés par le palais et alimentaient, avec la laine, un grand commerce orienté surtout vers l’acquisition des métaux. On admet que ce dernier était le plus souvent, à la manière égyptienne, un monopole de l’autorité centrale. Mais si le rôle économique du palais est bien attesté par les archives comptables, avec un système complexe de scellés permettant de contrôler entrées et sorties dans les magasins, il est difficile de déterminer le domaine exact d’application de ce contrôle. À Malia, par exemple, où comme ailleurs l’économie repose sur l’agriculture et l’élevage, la présence d’archives dans des bâtiments distincts du palais a même suggéré l’existence de domaines différents ayant chacun leur propre comptabilité.
Dernière singularité de l’expérience crétoise, par rapport cette fois aux forteresses continentales de Mycènes ou de Tirynthe: le palais est ouvert, dépourvu de fortifications. De quelque côté qu’on se tourne, c’est le caractère pacifique qui prévaut, dans l’architecture comme dans les représentations figurées.
Cette absence de toute manifestation extérieure de la guerre ne cesse qu’avec la présence mycénienne dans l’île: c’est alors seulement qu’apparaissent des tombes de guerriers.
La religion minoenne
En Crète, la religion est omniprésente. Elle s’affirme dans les palais où nombre de pièces paraissent associées au rituel, dans les objets cultuels ou votifs retrouvés en grand nombre, enfin dans les représentations. Cette religion reste cependant sans textes, ce qui rend toute interprétation délicate.
Le palais est, sans conteste, un centre important de la vie religieuse et la foule s’y réunit souvent pour des célébrations et des processions, reproduites fidèlement sur les fresques. Mais le pouvoir minoen était-il une théocratie? Le terme de «roi-prêtre», utilisé par Evans pour désigner le souverain de Cnossos, n’est plus guère repris pour cette religion où les prêtresses jouent un rôle essentiel, même si on constate, au minoen récent, que le renforcement du pouvoir royal s’accompagne d’un renforcement du rituel.
De nombreux sanctuaires
Mais le palais est loin d’être le seul lieu de culte: on retrouve de simples autels domestiques dans des quartiers d’habitation, et les sanctuaires représentés sont souvent de modestes enclos aux murs bas.
L’archéologie a mis en évidence des «sanctuaires de sommets» aménagés au sommet de collines, surtout dans l’Est de l’île;
le Centre paraît avoir donné sa préférence aux cavernes sacrées, dont près de 25 sont formellement attestées comme lieux de culte, certaines dès le minoen moyen, d’autres à partir du minoen récent seulement.
La caverne de Psychron, lieu d’inhumation au minoen ancien, devient à l’époque suivante un lieu de culte pour une déesse, en laquelle Paul Faure veut reconnaître Ariane; elle reste, comme beaucoup d’autres, en usage à l’époque archaïque, et quelques offrandes, encore, datent des époques classique, hellénistique et romaine. À la grotte de Zeus, sur le mont Ida, en revanche, le culte n’est attesté qu’à partir du minoen récent et les vestiges les plus nombreux datent de l’époque dite «géométrique».
Les représentations divines
La figure centrale du panthéon minoen est une déesse souvent représentée avec une longue jupe à volants, un petit tablier arrondi sur le devant et un corsage ajusté découvrant largement la poitrine (Déesse aux serpents).
Déesse-mère dont le culte est typique dans toute la Méditerranée à l’âge du bronze, elle incarne toutes les puissances de la terre féconde et représente la source de vie par excellence.
Le dieu mâle, en revanche, ne prend que tardivement forme humaine. Comme en Anatolie, il paraît avoir été d’abord exprimé par la force du taureau, toujours présent en Crète, dans une religion qui souvent fait appel aux symboles.
Agraire, tournée vers les mystères de la fertilité et de la fécondité, la religion crétoise s’exprime par des offrandes, des danses qui paraissent avoir été de véritables charmes de fertilité, et des «jeux» tels que combats de boxeurs ou tauromachies.
Dans les cérémonies l’accent est mis sur l’épiphanie – apparition temporaire d’une divinité en réponse à une prière, à un sacrifice –, et sur l’extase des fidèles en présence de la divinité.
Enfin, le sarcophage d’Aghia Triadha, daté du XIIIe siècle av. J.-C., porte témoignage à la fois de libations et du sacrifice sanglant de l’animal (un taureau sans doute) accompli par des prêtres en robe rituelle.

(1) Nous avons consacré notre première matinée à essayer de reconnaître le site de l’hôtel club qui se trouve au bord de la mer crétoise ou Egée. Le site à une superficie de 4 hectares où de nombreux bâtiments d’une centaine de chambre chacun sont parsemés autour de pelouses et de terrains de loisirs le tout est relié par des sentiers jonchés de marches d’escaliers. Le bâtiment du restaurant est séparé de la partie hôtel par une galerie marchande, le restaurant surplombe la plage il est entouré de 2 piscines à eau de mer et du night club. Le site est situé au nord de l’île et au centre de la côte qui fait face à la Grèce continentale. La Crète est au carrefour de l’Europe, de l’Asie et de l’Afrique c’est pour cela qu’elle a été si convoitée, elle est à égale distance de la Grèce et de la Libye. Après avoir déambulé pendant près de 3 heures dans le parc de notre résidence, nous nous sommes rendu à l’évidence que nous ne pourrions pas être autonomes dans cet ensemble. Après notre exploration nous avons été déjeuné dans l’immense restaurant où un espace nous avait été réservé.
L’après-midi nous sommes allés à la plage pour prendre un bain à la mer, la plage est constituée de sable qui ressemble à de petites perles et le bord de l’eau est très difficile d’accès clairsemé de pierres et de têtes de rochers. Nous nous sommes tout de même trempés dans une eau à 25 degrés d’un bleu éclatant est très claire. Après la baignade nous avons bu l’apéritif local le raki qui est une boisson très forte élaboré artisanalement dont la teneur en alcool varie entre 40 à 60 degrés. Ensuite nous avons pris le dîner puis nous avons profité de la douceur du soir avant d’aller se reposer.

(2) En route pour les villages crétois, l’excursion a pour but de nous faire visiter les villages crétois situés hors des zones touristiques, ce sont des villages traditionnels quelque peu délabrés mais authentiques dans les zones montagneuses.
Nous visiterons le village de Seli avec ses moulins et son panorama, nous effectuerons le tour du plateau de lassithie composé de 7 villages comprenant 7000 habitants. Le plateau s’appelle Lassithie-Psychro, Psychro voulant dire froid car c’est la région la plus froide de l’île de Crète qui est très fertile. Nous visiterons la grotte située dans le mont Dictée où est né Zeus puis nous ferons une halte dans le village de Verniado chef lieu de la région du plateau, village pittoresque avec son artisanat manuel. A la sortie d’Héraklion nous traversons une zone désertique paradis des pierres, nous pouvons admirer la mer qui est d’un bleu turquoise et d’une formidable limpidité. L’île de Crète est connue pour son régime alimentaire dans le monde entier, le crétois vit dans la bonne humeur avec une alimentation saine arrosée de vin qu’il consomme toujours en compagnie d’amis. L’alimentation crétoise est basée de légumes et de fruits, le seul corps gras utilisé dans l’alimentation et l’huile d’olives. Tous les midis les familles se réunissent autour de la table pour déguster le repas et pour discuter des problèmes quotidiens. Le crétois ne cuisine jamais avec de la graisse animale ou de l’huile végétale, il ne consomme peu de viande à part lors de grandes fêtes et quelquefois le dimanche. En Crète on mange du pain de son appelé pain complet, le pain blanc sans son est réservé pour le dimanche ou lors de grandes cérémonies. Les crétois mangent 4 fois plus de fruits que les autres habitants du bassin méditerranéen, 6 fois plus que les Hollandais et 2 fois plus que les américains. La consommation de vin est très importante, on en boit 2 à 3 verres par repas, les crétois apprennent même leurs enfants à boire du vin car on a démontré que le vin avait des qualités bénéfiques pour la santé. Les crétois mangent les artichauts crus avec du sel ou un jus de citrons, le plat quotidien des crétois est la salade de tomates et de concombres. L’huile d’olives est utilisée pour accompagner la salade, préparer les plats cuisinés, elle est aussi utilisée dans l’élaboration des pâtisseries traditionnelles. Les crétois adorent manger les olives avec du pain, les olives n’ont pas besoin de sel ou de substances chimiques pour s’adoucir elles le font naturellement sur l’arbre. Nous savons que 4000 ans avant J-C les minoens utilisaient déjà l’huile d’olives dans leur alimentation. L’église orthodoxe interdit la consommation de viande et en général tous les produits provenant des animaux (œufs, lait etc) 40 jours avant Noël, 7 semaines avant Pâques, 15 jours avant l’Assomption, tous les mercredis et vendredis de l’année. La viande préférée des crétois est la chèvre et le mouton qui sont élevés en liberté, le porc est également apprécié mais on ne mange presque jamais de bœuf. Le plat préféré des crétois est l’oufte l’agneau grillé à la broche dont les bergers raffolent, ils le font cuire dans un trou entouré de pierres et ils invitent tous leurs amis pour les fêtes pascales. Le poisson est autorisé à être mangé le dimanche des rameaux, le 6 août et pour l’annonciation le 25 mars, pendant les carêmes de l’église orthodoxe on ne peut que manger que des fruits de mer qui n’ont pas de sang. En Crète on produit des mandarines et des oranges en grandes quantités, des melons et des pastèques, des avocats, des kiwis, des nectarines et des fraises en petites quantités. En été, on récolte des figues et du raisin que l’on fait sécher pour manger l’hiver, les escargots sont ramassés aux premières pluies de l’automne et sont préparés suivant un bon nombre de recettes dont celle accompagnée de pommes de terre, de courgettes, des oignons et tout cela lié avec une sauce tomate. En Crète il y a 2600 sortes de plantes alors que la Grèce n’en recense que 1600 sortes, les plus connues en Crète sont le romarin, la camomille et le dictane, beaucoup de plantes sont utilisées pour la médecine, les fleurs d’ébène servaient à remplir les oreillers. La camomille fait du bien pour le mal à l’estomac ou à la gorge, le dictane d’où le nom vient du mont Dictée est utilisée comme infusion. Beaucoup de bijoux de l’époque minoenne représentent des feuilles de dictane, quand une chèvre kri-kri est blessée, elle mange des feuilles de dictane pour se soigner. La chèvre kri-kri vit dans la gorge de Samaria, elle possède de longue corne jusqu’à 1 mètre 30 de long et très caractéristiques, une kri-kri pèse 40 kilogrammes, elle vit jusqu’à une quinzaine d’années. Le dictane est exporté en France pour la fabrication de médicaments et pour l’élaboration de vin aromatisé, les plantes crétoises sont exportées dans le monde entier pour la fabrication de parfum. La Crète est le royaume des fleurs au printemps après les premières pluies il y a les crocus qui existent depuis l’antiquité, les anémones, les coquelicots, les marguerites, les orchidées. Le coquelicot d’après la mythologie grecque la déesse Aphrodite était tombée amoureuse d’Adonis le dieu de l’amour, Mars le dieu de la guerre était aussi amoureux de la déesse de l’amour, Adonis qui chassait s’est fait tuer par Mars qui s’était transformé en sanglier. A l’endroit où Adonis fut tué son sang s’est transformé en coquelicots. En Crète il y a 2 sortes d’olives la petite et la grosse, elles sont récoltées en décembre ou en janvier en les faisant tomber de l’arbre avec un bâton puis on les ramasse avec des appareils appropriés. Chaque arbre produit 25 kilogrammes d’olives qui une fois pressées donnent de 5 à 8 litres d’huile. Grâce à l’huile d’olives les crétois ont le plus faible taux d’ennuis vasculaires, chaque famille crétoise consomme 100 à 150 litres d’huile d’olives par an. Après une catastrophe l’olivier repousse après 2 à 3 mois, pendant l’antiquité l’olivier était un arbre sacré c’est pourquoi tous les sites archéologiques sont entourés d’oliveraies. Devant nous se dresse la montagne Dictée avec son sommet Kurfi (creux) qui culmine à 2148 mètres d’altitude, à Kurfi on a découvert une ville minoenne qui date du XII.me siècle avant J-C. Nous sommes entourés de mimosas qui fleurissent le 8 mars qui est le jour dédié à la femme. Dans les maisons crétoises on trouve toujours du basilique qui est pour l’église orthodoxe une fleur sacrée, Sainte-Hélène a envoyé chercher la croix du Christ en terre sainte et après l’avoir déterré un basilique a poussé à l’endroit où était plantée la croix du Christ. Nous roulons au milieu de platanes, le plus vieux platane se trouve dans la plaine de Messara située au sud de l’île. Nous apercevons le monastère de Kaniakéra signifie Notre Dame, le monastère a été construit entre le XIV.me et le XVI.me siècle, il comprenait une soixantaine de moines. La Crète comptait de nombreux monastères qui ont été construits entre le XIII.me et le XVII.me siècle, sous l’occupation vénitienne le pape a ordonné la destruction des monastères orthodoxes, alors on a construit les monastères dans les montagnes comme celui de Kaniakéra. Pendant le dernier siècle de l’occupation vénitienne ceux-ci ont adopté une attitude plus modérée en favorisant la construction de nouveaux monastères. Sous l’occupation turque on a interrompu la construction de monastères, les moines s’occupent de l’agriculture, de l’élevage et de leur vie monacale. Les moines se lèvent à 4 heures du matin, ils déjeunent à 10 heures, ils dînent à 15 heures et se couchent à 18 heures. Nous arrivons à Seli (lune) qui se trouve à 700 mètres d’altitude, nous allons visiter les ruines des anciens moulins qui servaient à moudre le blé. Les moulins à vent datent du XVI.me siècle, ils moulaient 80 kilogrammes de farine à l’heure. La pierre utilisée à la construction des meules provenait de l’île grecque de Milos, c’est une pierre ronde plus dure que le diamant. Pour les transporter de Milos on découpait les meules en parts de tarte puis arrivées à Seli on les assemblait en les ceinturant avec une barre métallique. Depuis le champ de moulins à vent nous avons un superbe panorama avec la mer en toile de fond. Ensuite nous quittons Seli, nous roulons dans un paysage montagnard dont la végétation est de chênes, la région est très fertile, le plateau de Psychro se trouve au pied du mont Dictée situé à l’est de l’île de Crète. C’est la région des pommes, des poires, des olives, des noix, des figues et des amendes. Nous apercevons des moulins à eau qui servent à l’irrigation des champs, malheureusement aujourd’hui les moulins ne sont plus pourvus de voile. Le plateau est à 700 mètres d’altitude, sous les occupations vénitienne et turque le plateau était le refuge des révolutionnaires. Le plateau de Psychro n’a jamais été habité par les turcs, tous les villages du plateau ont été construits au XV.me siècle par les vénitiens à cause de la fertilité du plateau.
Nous approchons de la grotte où d’après la mythologie grecque Zeus est né, pendant l’antiquité c’était un lieu sacré qui servait à l’adoration de la divinité. La plupart des objets retrouvés lors des fouilles se trouvent aujourd’hui au musée archéologique d’heraklion. La grotte a été occupée pendant l’époque minoenne, elle se trouve à 1000 mètres d’altitude, elle est divisée en pièces dans la grotte il y a des stalagmites et des stalactites, au milieu de la grotte se trouve un lac souterrain. Une toute petite route grimpe au parking de la grotte, nous gravissons les derniers hectomètres à pied par un chemin qui serpente la montagne, arrivés à l’entrée de la grotte un escalier de 200 marches nous attend mais devant la difficulté et l’humidité des marches nous avons décidé d’interrompre notre descente à l’enfer.

Zeus, dans la mythologie grecque, dieu du Ciel et souverain des dieux de l’Olympe. Zeus correspond au dieu romain Jupiter.
Homère considérait Zeus comme le père des dieux et des mortels. Il n’avait créé ni les dieux ni les mortels; il était le protecteur et souverain à la fois de la famille de l’Olympe et de la race humaine. Il était le seigneur du ciel, responsable de ses orages et de ses pluies. Sa cuirasse était l’égide, son oiseau l’aigle, son arbre le chêne. Zeus dirigeait les dieux sur le mont Olympe en Thessalie. Ses temples principaux étaient à Dodone, en Épire, pays des chênes et de son autel le plus ancien, célèbre pour son oracle, et à Olympie, où les jeux Olympiques étaient célébrés en son honneur tous les quatre ans. Les jeux Néméens qui se tenaient à Némée, au nord-ouest d’Argos, étaient aussi dédiés à Zeus.
Zeus était le plus jeune fils des Titans, Cronos et Rhéa, et le frère des divinités Poséidon, Hadès, Hestia, Déméter et Héra. Selon un des anciens mythes sur la naissance de Zeus, Cronos, craignant d’être détrôné par un de ses enfants, les avalait à leur naissance. Zeus fut sauvé par sa mère Rhéa qui le cacha en Crète, où il fut nourri au lait de la chèvre Amalthée et élevé par les Nymphes. Quand Zeus devint adulte, il força Cronos à restituer ses autres enfants, qui cherchèrent à se venger de leur père. Dans la guerre qui s’ensuivit, les Titans s’allièrent à Cronos, mais Zeus et les autres dieux furent vainqueurs. Les Titans furent envoyés dans le gouffre du Tartare. À partir de ce moment, Zeus régna sur le ciel et eut la prééminence sur l’univers. Ses frères Poséidon et Hadès reçurent respectivement la charge de la mer et du monde souterrain. La terre devait être régentée en commun par les trois.
Dans les écrits du poète grec Homère, Zeus est décrit de deux manières. Il est représenté comme le dieu de la Justice et du Pardon, protecteur des faibles, celui qui punit les criminels. Marié à sa sœur Héra, il est le père d’Arès, dieu de la Guerre, d’Hébé, déesse de la Jeunesse, d’Héphaïstos, dieu du Feu et d’Ilithye, déesse de l’Enfantement. Par ailleurs, dans la mythologie ancienne, on prête à Zeus de nombreuses unions avec des divinités et des mortelles, d’où naissent des dieux et des héros. On pense qu’avec le développement du sens de l’éthique dans la civilisation grecque, l’idée d’un dieu paternel débauché et quelquefois ridicule devint déplaisante, aussi les légendes plus tardives cherchèrent à montrer Zeus sous un jour plus exaltant. Ses nombreuses aventures avec des mortelles sont parfois expliquées par le désir des premiers Grecs de faire remonter leur famille au père des dieux.
Les sculptures représentaient Zeus comme un personnage royal et barbu. La plus célèbre de toutes est la statue colossale en or et en ivoire, que Phidias sculpta, érigée à Olympie.
Nous prenons la direction de Verniado en continuant le tour du plateau, c’est une région qui vit en autarcie malgré l’affluence du tourisme. Pendant que les hommes fréquentent le café les femmes travaillent aux champs, nous traversons un village avec sa place centrale et ses ruelles pavées de dalles, le cimetière est toujours situé en dehors du village. L’église est au centre du bourg, le jour de la fête la messe est célébrée sur la place centrale. Aujourd’hui beaucoup de villageois s’installent en ville et reviennent au village pendant les vacances. La commune n’a pas de fonctionnaire à part les gendarmes, le pope et l’instituteur qui sont les plus riches de la contrée. Les crétois parlent un dialecte qui est la base de la langue grecque, l’alphabet grecque à 24 lettres il y a des lettres communes avec le russe. C’est en Grèce que la tragédie, la poésie, la comédie, la littérature ont été découvertes, En Crète c’est ici qu’on a découvert la base de la médecine, de la géométrie, des mathématiques et de l’astronomie.
Aujourd’hui la femme travaille à l’extérieur de la maison, c’est elle qui conserve l’unité de la famille, bien sûr le divorce existe mais il est plus faible que dans les autres pays européens. Les crétois des plus jeunes aux plus vieux dansent et chantent beaucoup, ils aiment la fête qui est transmise de génération en génération. Les principaux instruments de musique crétoise sont la lyre à 3 cordes qui existe depuis l’époque minoenne, le luth qui accompagne la lyre c’est un instrument vénitien pour accompagner les danses qui sont calmes ou vives. La principale danse crétoise est à 5 pas que les révolutionnaires dansaient aux termes des batailles, la sousta est une danse érotique dansée par les jeunes gens et la danse sautillante que l’on pratique lors des fêtes. Maintenant les habits traditionnels ne sont plus portés, tout le monde est habillé en vêtements actuels modernes. L’habit traditionnel des hommes était constitué de bottes noires, une culotte noire, un tablier, une ceinture avec un poignard, une chemise blanche, un gilet noir et un foulard sur la tête, les femmes portaient une jupe longue, un tablier, une chemise blanche, un gilet et un foulard sur la tête et beaucoup de bijoux. En Crète les enfants se marient entre 20 et 30 ans mais les enfants de chaque famille se marient par ordre d’âge, les filles les premières car les garçons sont obligés d’assurer leur avenir. Tout un rituel est organisé autour du mariage, tout le village est convié à la cérémonie, tous les jeunes gens invités au mariage partagent du miel et du vin afin de favoriser leur mariage avant la fin de l’année. A l’église la jeune mariée marche sur le pied de son mari afin de se sécuriser, à la sortie de l’église tout le monde danse après que les jeunes mariés aient ouvert le bal. Les jeunes mariés rejoignent leur domicile avec leurs parents, la jeune mariée casse une grenade qui est le symbole de la fécondité. Nous arrivons à Verniado qui doit son nom à une famille vénitienne appelée Vernia, ce village est connu pour son art manuel dont le tissu de Crète. Le village est construit autour d’une colline, il n’est pas très propre et plutôt délabré. Nous avons visité la petite église pavoisée de jolies gravures et de dorures, devant la plupart des maisons des vieilles femmes en noires sont assises. Nous passons devant une maison où toute une famille est réunie autour d’une table sans discuter, une niche avec 3 bougies est placée devant l’entrée de la maison ce qui signifie que la famille est en deuil.

Nous avons rejoint l’hôtel avec une certaine amertume car la guide s’exprimait d’un français très approximatif ce qui a gâché notre matinée. Nous avons pris le repas à 14 heures à notre hôtel puis nous avons fait une petite sieste avant d’aller assister à la soirée crétoise.
A 18 heures 30 NOUS PRENONS LA ROUTE DU VILLAGE DE Karo Karouzanos qui se trouve à une heure de notre hôtel et à 350 mètres d’altitude. Nous roulons sur la route nationale qui longe la côte nord de l’île De la Canée (Chania) à Sitia, la Crète est équidistante de la Grèce continentale, des Cyclades l’île de Rhodes et de la Libye, la côte sud de la Crète est dépourvue de port ce qui ne favorise pas la communication avec l’Afrique. Administrativement la Crète est divisée en 4 départements à l’ouest ce sont les préfectures de la Canée et de Rethymno, au centre c’est le département de Héraklion est à l’est c’est le département de Lassithie. Nous traversons la ville d’heraklion qui aujourd’hui compte près de 180000 habitants, son port est un centre majeur d’exportation, des liaisons maritimes journalières mettent le Pirée à 8 heures de navigation. La ville de Héraklion est connue pour sa rue du Marché, la fontaine de Morosini, ses ruelles turques et vénitiennes, ses églises de Sainted-Mina et de sainte-dite, ses résidences byzantines, la forteresse vénitienne au vieux port, le port vénitien où les pêcheurs réparent leurs filets. La ville d’heraklion est protégée par des remparts vénitiens construits à partir de 1468 et les travaux ont duré un siècle. Nous passons devant le radar de l’aéroport, pendant la haute saison touristique un avion atterrit ou décolle tous les quarts d’heure de l’aéroport d’Héraklion. Nous traversons une zone industrielle on y trouve des usines d’extraction d’huile d’olives, des distilleries, des tanneries, des briqueteries, des ateliers de textiles, des fabriques de farine etc. La Crète est entourée de nombreuses petites îles dont celle d’Actos qui est la seule à être habitée, à gauche nous apercevons l’île d’Ida ou de Zeus. La route est bordée de petites chapelles situées à l’endroit où des personnes ont perdu la vie lors d’accidents de la route, chaque dimanche ces chapelles sont illuminées pour le souvenir. La Crète produit 50000 tonnes d’huile d’olives, 40000 tonnes de raisin de table et du vin de bonne qualité, tous ces produits sont exportés dans le monde entier. Fodele et la Canée située à l’ouest de la Crète sont propices à la culture de l’oranger, les légumes tomate, concombres et haricots verts sont exportés vers l’Europe. Nous passons devant l’unique terrain de golf de l’île de Crète, nous apercevons un immense bassin dans lequel on stocke de l’eau que l’on pompe dans la nappe phréatique y qui sert à l’irrigation des cultures. Nous quittons la côte pour gravir la colline où se trouve le village de Kato Karouzanos, arrivés au parking nous grimpons à pied par un petit chemin verdoyant à l’entrée du village reconstitué. Après la photo souvenir avec un couple de crétois en habits traditionnels accompagnés d’un âne nous sommes accueillis avec un verre de raki. Au cours de notre cheminement nous avons dégusté des mises en bouche du concombre, de la tomate, des pommes de terre chaudes, des brochettes de porc de la féta puis nous avons goûté un café non filtré froid que nous avons bu du bout des lèvres. Nous avons visité une maison crétoise qui renfermait tout le mobilier et les ustensiles intérieurs d’une habitation traditionnelle crétoise et tous les produits artisanaux. Ensuite dans une autre maison étaient exposés tous les costumes traditionnels crétois, nous pouvions aussi y acheter des produits artisanaux comme la broderie et déguster des vins régionaux. Nous continuons à monter au village sous des platanes, nous commençons à entendre l’orchestre qui anime la place du village. Nous serpentons dans de petites ruelles qui débouchent sur la place du village où sont dressées l’estrade et les tables du restaurant. L’orchestre est composé de trois musiciens dont un chanteur, une dizaine de danseuses et danseurs exécutent les danses traditionnelles en faisant participer le public. Pendant la soirée nous avons pris un repas traditionnel crétois salade composée, croissant aux épinards, boulettes de viande entourées de feuilles de vigne, agneau et poulet grillés, brochettes de porc et en dessert nous avons dégusté de la pastèque avec une pâtisserie traditionnelle le tout était arrosé de vin bien frais.
Le ventre bien rempli et la tête pleine de folklore nous avons rejoint notre hôtel dans un silence qui en disait long sur l’abondance de nourriture ingurgitée. Le seul grief de cette soirée c’est que ne voyant pas nous avons pas pu monter sur la scène pour participer à la fête qui malgré tout nous restera un bon souvenir de la convivialité crétoise.

(3) En route pour le nord-est de l’île Agios ikolaos (Saint-Nicolas) où nous prendrons le bateau pour l’île de Spinalonga avec un repas au restaurant à Elounda ville touristique de la baie de Kolokytha. Malheureusement nous avons une guide dont nous avons beaucoup de mal à comprendre les explications alors l’oreille collée au haut-parleur, nous essayons de décoder ses brèves interventions. Nous apercevons une colline qui ressemble à une tête d’homme allongé, suivant la mythologie grecque se serait le visage de Zeus. Au sommet de la colline on a retrouvé un sanctuaire car d’après la mythologie Zeus aurait été enterré au-dessus de cette colline. Au pied de la montagne se trouve un village de 3500 habitants qui produit un excellent vin apprécié en France, sous les maisons actuelles du village sont situées les ruines d’un ancien palais minoen. Nous contournons Héraklion qui est la ville natale de Nikos Kazantzaki :
Kazantzakis, Nikos (1885-1957), auteur grec. Né à Candie (aujourd’hui Héraklion), en Crète, il est le témoin, enfant, des insurrections de son île contre les Turcs (1889, 1897-1899), soulèvements qu’il relate, un demi-siècle plus tard, dans la Liberté, ou La mort (1953). Diplômé de la faculté de droit d’Athènes, il suit les cours d’Henri Bergson au Collège de France et fait sa thèse sur Nietzsche envers qui il marquera une indéfectible fidélité, même s’il ajoute à son panthéon le Christ, Bouddha, Lénine, Ulysse, Bergson, saint François d’Assise, Sikelianos, Schweitzer, Zorba, figures spirituelles dont chacune éclaire un aspect de son œuvre. Composé à Berlin, Ascèse (1927) condense ses principes éthiques et philosophiques, et révèle, outre l’influence de Bergson et de Nietzsche, l’angoisse qui ne cessera de le torturer. Pour l’auteur, ce petit livre est «la graine d’où allait fleurir toute son œuvre»; notamment Odyssée (commencée en 1924, publiée en 1938), épopée retraçant en 33 333 vers l’errance spirituelle d’un nouvel Ulysse qui, écœuré par les hommes, a choisi de mourir, solitaire, au pôle Sud. En voyageant (1937, 1957, 1958) regroupe ses impressions de voyage en Europe, au Proche Orient, en Chine, au Japon et en Russie (où il rencontre Gorki). Après avoir tenté plusieurs actions politiques (projet d’une Union ouvrière socialiste, d’une Internationale de l’esprit, ministre de 1945 à 1946 à Athènes), toutes vouées à l’échec, Kazantzakis, retiré à Antibes (1948), compose en guise de «délassement» l’œuvre romanesque qui devait le rendre mondialement connu : Alexis Zorba (1946), les Frères ennemis (1949), le Christ recrucifié (1954), la Dernière Tentation (1954, aussitôt mis à l’index) et le Pauvre d’Assise (1956) dans laquelle il appréhende les thèmes qui ne cessent de le hanter : le dépassement de soi, la violence, «la lutte incessante et impitoyable entre la chair et l’esprit». Interrompue par la mort, la Lettre au Greco (1956) est l’émouvante et sereine relation de son itinéraire spirituel. On lui doit encore une traduction de la Divine Comédie de Dante et de la première partie du Faust de Goethe. Nikos Kazantzaki encore en vie a été excommunié par l’église orthodoxe à cause de ses idées anarchistes pour l’époque. Sa tombe se trouve à Héraklion, elle est très simple avec une croix en bois et ses idées sont gravées sur la tombe. Le film Zorba le grec a été tourné à la Canée avec la participation de Antony Queens et la musique de Minis Théodorakis. Le film le Christ recrucifié a également été tourné en Crète près de agios Nikolaos avec la participation de l’actrice Melina Merkouri et le metteur en scène Jules Dassin. L’aéroport d’Héraklion est le deuxième aéroport grec, c’est un aéroport civil qui comprend une base militaire, à proximité se trouvent les casernes de la ville d’Héraklion. Nous roulons toujours sur la route nationale bordée à droite par la campagne très minérale, à gauche s’étend la mer Egée bleu turquoise, c’est la région la plus touristique de la Crète située au nord-est de l’île.
Nous traversons un village dans lequel on cultive des bananiers qui produisent des petites bananes succulentes, le kilogramme de bananes crétoises coûte 1,5 Euro. Nous apercevons d’immenses serres en plastique qui protègent les plantes, la région comprend de grandes poches d’eau souterraines. Nous circulons dans une zone pierreuse où la végétation est seulement présente près des résidences hôtelières grâce à l’arrosage intensif. Nous pouvons apercevoir des arbres qui produisent un fruit minuscule appelé carat qui est devenu l’unité de mesure des matières précieuses. Nous apercevons la seule gorge située à l’est de l’île, nous pouvons voir à flanc de montagne un monastère avec son église et à proximité une petite chapelle du XVIII.me siècle dédié à Saint-Georges que l’on fête le 23 avril. Georges signifie terre, il est le patron des paysans, des bergers et des automobilistes. Nous sommes dans le département de Lassithie dont Agios Nikolaos est la préfecture, nous avons toujours le massif de la Dictée sur notre droite. Après avoir gravi un petit col nous traversons l’unique tunnel de l’île de Crète qui mesure 275 mètres de long, nous passons dans la ville de Néopolis (nouvelle ville) où l’on cultive des amandes que l’on récolte au mois d’août. Des amandes on élabore une liqueur que l’on boit lors des mariages, la toumada est très douce et d’aspect blanc qui est le symbole de la pureté. Nous approchons de Agios Nikolaos qui est une ville touristique où fleurissent les plus beaux hôtels de l’île, Agios Nikolaos a été la première ville crétoise ouverte au tourisme en 1963. La ville possède une église byzantine en forme de cloître du IX.me siècle, la ville a été construite sur les ruines d’un site minoen. A l’extérieur de la ville se trouve un lac dont la profondeur atteint 64 mètres, la baie située au large de Agios Nikolaos s’appelle Mirabello (belle vue), depuis le port des liaisons maritimes relient le port du Pirée le voyage dure 6 heures 30. Au cours de notre voyage en bordure de mer nous avons pu admirer de magnifiques moulins très bien conservés. Nous embarquons à bord d’un bateau appelé Kalidon qui après une heure de navigation nous débarquera sur l’île de Spinalonga. Nous sommes installés sur le pont supérieur du bateau où nous prenons un bain de soleil tout en profitant de la brise marine. Nous longeons la côte sur laquelle des éoliennes font tourner leurs ailes à une vitesse réduite, nous sommes en vue de la forteresse de Spinalonga. L’île de Spinalonga (longue épine) se trouve dans la baie de Mirabello à 200 mètres de la Côte crétoise et à 30 kilomètres de Agios Nikolaos. Au XVI.me siècle les turcs avaient l’intention d’envahir la Crète, les vénitiens ont donc fortifié les villes principales, ils ont donc construit une forteresse en 1579 sur l’île de Spinalonga destinée à protéger la ville d’Elounda. Les turcs ont envahi la Crète en 1679, ils se sont installés sur l’île de Spinalonga en 1715, beaucoup de turcs habitaient l’île jusqu’à la fin de l’occupation turque fin du XIX.me siècle. Au bébut du XX.me siècle l’île est devenue la colonie des lépreux de la Grèce jusqu’en 1949, en 1946 Flemming a découvert la pénicilline qui a anéanti le fléau qu’était la lèpre. Nous sommes au cimetière des lépreux dont les tombes sont petites, elles sont de forme carrée à l’intérieur de chaque tombe étaient enterrés plusieurs lépreux. Ils n’étaient pas enterrés dans des cercueils mais ensevelis à même la terre le cimetière se trouve au sud de l’île en face de la ville de Elounda. Nous gravissons une pente pour arriver à l’est de l’île qui surplombe la baie de Mirabello, l’île ne possédait pas d’eau potable alors on récupérait l’eau de pluie dans des bassins. Derrière une muraille se trouvait un petit jardin des lépreux, les vénitiens avaient construit une muraille tout autour de la forteresse. L’église Saint-Georges a été construite en 1679, cette église a été transformée en mosquée pendant l’occupation turque, Les lépreux y recevaient la communion. La végétation est très restreinte sur l’île où seul quelques arbres se dressent au milieu de la pierraille, nous arrivons au nord de l’île qui domine la mer Crétoise qui fait partie de la mer Egée. Face au nord si on se dirige vers la droite nous pouvons nous rendre à l’île de Rhodes, à gauche en bas il y a les restes du rempart de Saint-Michel, il doit son nom à Louka Mikaël qui a décidé la construction de la forteresse.
Sur les remparts se trouvent des fenêtres à canons, à l’époque vénitienne il y avait 30 canons, 4 remparts, des magasins de munitions, des entrepôts pour la nourriture, des bâtiments administratifs et des maisons pour les soldats vénitiens, les vénitiens ont construit cette forteresse en six mois. Les travaux ont été exécutés par des esclaves, la pierre utilisée était le tuf et du schiste que l’on trouve sur l’île. Le tamaris est l’un des seuls arbustes qui pousse sur l’île, c’est le symbole de la beauté et de la jeunesse, sur la muraille vénitienne sont sculptés 4 lions car le lion est l’emblème de la puissance vénitienne. La mer est d’un bleu profond, nous nous dirigeons au côté ouest de l’île. A l’ouest se trouve un bâtiment qui était le nouvel hôpital des lépreux construit en 1948, cet hôpital était censé remplacer les petites maisons qu’ils occupaient mais q’uils ne voulaient pas quitter. C’est donc les lépreux arrivés après 1948 qui ont occupé le nouvel hôpital composé de 2 bâtiments comprenant chacun 24 salles et 4 cuisines. Les bâtiments sont en béton, jusqu’en 1948 ils n’y avait pas d’électricité sur l’île avant l’arrivée de la première génératrice d’électricité de Crète. Pendant la seconde guerre mondiale les allemands ne sont jamais venus à Spinalonga car ils avaient peur de la maladie. L’île était donc le seul endroit libre de Grèce, c’est pourquoi à cette époque était installé un émetteur de radio. La bataille de Crète a été la plus grande bataille de la seconde guerre mondiale, les allemands voulaient envahir la Crète pour avoir une approche en Egypte. Les crétois ont fait preuve d’une résistance farouche ce qui a retardé l’avancement des allemands en Russie. Nous apercevons depuis la côte ouest le village de Plata où étaient basés le médecin des lépreux et le personnel médical qui venaient tous les jours sur l’île de Spinalonga. Nous passons devant les ruines des maisons des lépreux, un escalier descend jusqu’à la mer où à l’époque vénitienne se trouvait un petit port. A proximité de l’escalier est située une grande salle qui était réservée à la désinfection de tous les objets, nous circulons au milieu de maisons de lépreux. Nous pénétrons dans l’église dont les murs sont ornés d’icônes, cette église a été construite au XVII.me siècle elle est dédiée au patron des malades, à l’époque les mariages, les baptêmes étaient célébrés dans cette église. Les lépreux pouvaient se marier entre eux, les femmes avaient le droit d’avoir des enfants. Ensuite notre guide nous a expliqué la religion orthodoxe que nous ne développerons pas ici car nous avons eu l’occasion de le faire dans le compte rendu de notre voyage en Grèce au cours de l’année 2001. En face de l’église se trouvent des bassins où les lépreux lavaient leur linge, quelques unes de leur maisons ont été restaurées car un programme du gouvernement grec a décidé que l’île de Spinalonga deviendra un patrimoine de la richesse scientifique. En 1959 un tremblement de terre a détruit toutes les maisons de l’île, les lépreux vivaient dans une société organisée où les privilégiés vivaient dans des maisons individuelles, les plus pauvres séjournaient dans des maisons plus grandes à plusieurs. Les maisons sont à 2 étages au rez-de-chaussée il y a la cuisine et la salle de séjour, un escalier en bois nous mène à l’étage où sont les chambres à coucher. Le plafond est soutenu par des poutres, les murs ont été construits en pierre enduit de chaux, entre les pierres étaient placés des morceaux de bois afin d’amortir les tremblements de terre. Les balcons des maisons étaient en bois, les fenêtres étaient petites et dégagées, les portes étaient en forme d’arcades se sont les caractéristiques de l’architecture vénitienne. Les ruelles sont très étroites, aujourd’hui c’est une île inhabitée. Nous avons repris le bateau qui nous amène à Elounda où nous allons déjeuner, après 20 minutes de navigation nous sommes à Elounda petite ville touristique avec de superbes hôtels, nous sommes revenus sur l’île de Crète. Le bateau accoste le long d’une jetée sur laquelle à droite se trouve le port, à gauche une plage très fréquentée, nous marchons en bordure de mer où sont installés de nombreux restaurants dont le nôtre. Elounda est entourée de collines assez hautes ce qui donne un certain cachet à ce petit port, nous embarquons de nouveau sur le bateau qui nous ramène à Agios Nikolaos.
Le bateau a jeté l’ancre dans la baie afin de permettre aux téméraires de prendre un bain en pleine mer, puis nous avons rejoint le port de Agios Nikolaos où nous attendait notre autocar pour rejoindre notre hôtel. En plus de la difficulté de comprendre la guide, elle avait cru bon d’ouvrir la fenêtre avant du bus du fait que nous avions en fond sonore dans le haut-parleur le vent et le bruit de la circulation.

(4) C’est avec un superbe nuage sur la mer que nous nous sommes réveillés, comme nous avons pris la route de bon matin nous avons terminé notre nuit dans l’autocar. En route pour les gorges de Samaria qui se trouve au sud de l’île de Crète. Nouvelle excursion, nouvelle guide et toujours autant de mal à saisir sa narration qui devient un supplice. Nous allons traverser le massif des montagnes blanches pour rejoindre le port de Chora Sfakion, le nom de montagne blanche vient de la couleur blanche du calcaire qui recouvre le massif et la neige qui le recouvre certains hivers de janvier en mai. Les gorges de Samaria sont localisées dans les montagnes blanches, la préfecture de la Canée recense 60 gorges. Les gorges de Samaria sont les plus belles, les plus sauvages, les plus visitées et les plus profondes d’Europe elles mesurent 18 kilomètres de long. Le sommet des gorges s’appelle l’escalier droit il est situé à 1250 mètres d’altitude, la première portion permet par des marches sur 4 kilomètres de descendre un dénivelé de 1000 mètres, les 250 derniers mètres de dénivelé s’effectuent dans le lit de la rivière. Le village de Samaria est situé au milieu de la gorge, il a été évacué en 1962 afin de créer le parc national. Les habitants de Samaria ont été relogés au pied des gorges au petit port de Agia Roumeli situé sur la mer de Libye. Les gorges ont été formées il y a 14 millions d’années, la formation finale des gorges est due à l’activité corrosive de l’eau de la rivière. Les gorges recensent 450 espèces de plantes, le parc national a évité l’extinction de la chèvre kri-kri qui vivent à l’état sauvage dans cette zone, on en dénombre aujourd’hui près de 1500. Nous traversons un village qui se trouve à 765 mètres d’altitude, les habitants de ces villages de montagne descendent vivre au bord de la mer l’hiver quand la neige apparaît. A gauche à flanc de colline nous apercevons les vestiges d’un château construit pendant l’occupation turque, ce château servait à protéger les femmes et les enfants des tortures des turcs. Les gorges de Samaria est le repère des gypaètes, les aigles, des faucons, des hirondelles et une grande variété d’oiseaux migrateurs. Le cyprès est l’arbre de la région dont une forêt borde les gorges, on y trouve aussi des érables crétois et de nombreuses herbes la sauge, la marjolaine etc. Beaucoup d’histoires circulent autour des gorges de Samaria depuis l’époque néolithique et préhistorique mais rien ne le confirme. Il est vrai par contre qu’à l’entrée de la gorge existait la ville de Thara construite par les doriens au V.me siècle avant J-C, cette ville est le centre économique, religieux et commercial avec un petit port qui exporte le bois de cyprès jusqu’au V.me siècle après J-C. Aujourd’hui la gorge contient 5 églises byzantines et les vestiges d’un château vénitien, le village de Samaria est en ruine. Nous apercevons une gorge qui a une longueur de 8 kilomètres, tout comme la gorge de Samaria le passage n’est que de 2 à 3 mètres de large avec une falaise qui atteint de 300 à 600 mètres de haut. Samaria D’Egypte était une femme très riche qui faisait beaucoup de bien pour les habitants de la gorge, on donna donc son nom à la gorge elle habitait elle-même dans une grotte et venait se baigner dans la rivière qui coule au fond de la gorge. Samaria soignait les malades par les plantes, elle était considérée comme une sainte, pour la remercier on donna le nom de Samaria au village situé au milieu de la gorge. Nous approchons du port de Sfakion qui a 2 explications possibles dont une qui viendrait du mot sfax qui signifie en grec ancien gorge ou du mot Sfaka qui en dialecte crétois signifie laurier rose qui sont en abondance à Sfakion et dans les gorges de Samaria.
Nous apercevons 3 petites îles dont une seule est habitée par 50 personnes dont 3 enfants scolarisés, c’est l’île la plus méridionale de l’Europe. Sfakion est un village de pêcheurs qui comptait 5000 habitants à l’époque vénitienne, aujourd’hui il ne compte plus que 500 habitants. Nous embarquons sur un ferry boat qui nous conduit à Agia Roumeli qui est le second arrêt de notre bateau. Au cours de notre croisière qui dure une petite heure, nous pouvons admirer l’arrivée de 5 gorges qui s’ouvre sur la mer de Libye. Le ferry boat est le moyen de transport le plus rapide pour ravitailler tous les villages situés en bordure de mer, nous voici à Agia roumeli qui est un petit port avec une vingtaine de maisons qui pour la plupart font office de tavernes. Arrivés à terre nous avons commencé notre remontée dans la gorge, nous avons traversé le village puis nous nous sommes engouffrés dans un large entonnoir qui nous a conduit au début de la gorge. Après le passage d’un petit gué et 30 minutes de marche nous pénétrons dans un petit hameau où l’on fait de la culture grâce à l’irrigation et l’élevage de chèvres. Près cette zone habitée commence vraiment le début de la gorge, un chemin caillouteux surplombe la rivière que nous traversons au gré du relief sur de petits ponts en bois. Plus nous avançons la gorge se rétrécit, le terrain devient très scabreux surtout que nous avions que trois guides pour accompagner 8 handicapés visuels. Après une heure 15 minutes de parcours sportif, avoir pris quelques photos inoubliables et quelques frayeurs, nous avons pris le chemin du retour. Les falaises des gorges renferment de nombreuses grottes naturelles, c’est le domaine du laurier rose et le paradis de la chèvre kri-kri. Nous avons déjeuné dans une taverne dans le petit port de Agia Romeli fleuri d’hibiscus puis nous sommes allés faire trempette dans la mer de Libye en s’imaginant que le colonel Kadhafi n’était qu’à 250000 brasses de nous. Pendant le repas de midi nous avons discouru sur la cécité en général, c’est avec désolation que nous avons appris que les aveugles étaient jalousés et que nous avions des privilèges qui nous serons difficiles à préserver. Nous en apprenons tous les jours mais il faut être diplomate, avant d’être aveugle j’étais clairvoyant et j’affirme que s’il y a privilège c’est d’avoir la vision de tout ce qui nous entoure. Nous reconnaissons que la conjoncture actuelle laisse beaucoup de personnes sur le bord du chemin du Profit à tout va mais avant de s’attaquer aux droits des personnes handicapées il serait plus judicieux de s’occuper des nantis qui sont de plus en plus riches et qui n’ont rien à faire de la solidarité n’est-ce pas Monsieur Jean-Marie Messier pour en citer un parmi beaucoup. Le soir après le dîner à notre hôtel on nous a convié à participer à la soirée dansante. Tant bien que mal nous avons atteint le lieu où sont organisées les animations nocturnes mais nous n’avons jamais pu atteindre la piste de danse. Après avoir fait 30 minutes tapisserie, c’est avec dépit et les poings serrés que nous avons rejoint notre chambre au gré des passants, nous nous demandons où est le privilège.
Nous insérons le compte rendu d’une personne qui a effectué la descente entière des gorges de Samaria :
Nous sommes debout à 5h15, le bus vient nous chercher à 6h devant l’hôtel. Nous avons choisi la facilité, et nous partons avec une agence de voyage (réservé par l’hôtel). Le coût de la journée est d’environ 25 EUR par personne tout compris. Et vous allez voir que la journée est bien remplie.
Tout d’abord, comment faire le sac ? Nous savons que la marche fait 18 Km (16 Km dans les gorges et 2 Km après), et qu’il ne fera pas froid. Donc nous emportons le minimum : le pique-nique, une bouteille d’eau de 50 centilitres (il y a des points d’eau potable très réguliers), une serviette de bain, l’appareil photo jetable et les papiers d’identité. Le sac fait moins de 5 Kg Nous pensons qu’après 18 Km de marche, nous n’aurons pas la force de faire de la plongée. Donc, pour gagner moins d’un kilo, je renonce à emporter le masque et le tuba. C’est une grosse erreur.
A 6h, Chrystelle et moi sommes prêt. Nous montons dans le car et prenons la route vers le plateau d’Omalos. Le car est plein, il y a des gens de toutes les nationalités. Le guide nous explique en Anglais le détail de la journée. Nous ne comprenons pas tout, mais l’essentiel.
Parlons un peu des gorges. Elles sont les plus profondes d’Europe et sont ouvertes du 1er mai au 31 octobre de 6h à 15h. Il faut compter entre 5h et 6h de marche et les règles sont strictes : interdiction de dormir, de faire du feu, de se baigner, de fumer, etc. Les guides (livres) disent que ce n’est pas à la portée de tout le monde. C’est vrai, mais avec de bonnes chaussures (beaucoup de pierres), et en prenant son temps, nous pensons que tous ceux qui n’ont pas de problèmes de santé peuvent le faire. Vous n’avez pas déjà fait 5h de shopping ou de ballade dans une journée. Par contre, n’oubliez pas une seule chose, lorsque vous êtes parti, c’est soit vous aller jusqu’au bout, soit vous faites demi-tour. Et personnellement je vous déconseille de faire demi-tour, la première partie doit être horrible à monter.

Nous arrivons vers 7h15 au plateau d’Omalos. Le car nous arrête devant le bar de droite à l’entrée du plateau. Ne prenez rien, c’est cher et à peine buvable. Le bon bar, c’est celui à côté des gorges.

A 8h, nous attaquons la première partie des gorges, longue d’environ 3 Km Nous avons à descendre environ 1 km de hauteur en 3 Km de longueur. Nous serons bientôt tout en bas de la Gorge de Samaria Cette partie sera la plus dure pour nous. Il faut « freiner » sur un terrain glissant (rochers et terre) pendant environ 1 heure. De plus, il y a un peu de monde et on a du mal à garder notre rythme. Les paysages sont superbes, avec une vue plongeante sur la gorge. Nous n’avons pas de photo de la première moitié du parcours. Notre appareil jetable n’a pas pris une seule photo (pellicule vierge au développement, la rage).
Arrivé en bas, nous suivons le lit de la rivière. La descente est douce et avec nos chaussures de randos, nous ne sentons pas les cailloux. Nous avons vu des gens le faire en tong ou en chaussure de ville. Ils avaient les pieds en sang à l’arrivée. A cette époque de l’année, la rivière est asséchée, pas une goutte d’eau. Enfin la première photo. Le lit de la rivière
Nous arrivons ensuite aux ruines du village abandonné de Samaria. En regardant sous le pont qui mène au village, nous pouvons imaginer la violence de la rivière qui creuse la montagne. Nous décidons de manger ici, car nous avons très faim. Le village de Samaria était protégé des envahisseurs venant de la côte par une porte fermant l’entrée des gorges à l’endroit ou la largeur est de 3 mètres. Mais un jour, le village a été pris en siège, envahit et détruit. Il marque la moitié du parcours des gorges.
Nous repartons dans le lit de la rivière, et l’eau apparaît de sous la montagne. Il est formellement interdit de se baigner dans l’eau, même les pieds, car c’est la seule eau potable d’Agia Roumeli. Nous arrivons ensuite à l’endroit ou la gorge se rétrécit pour ne former qu’un étroit couloir dont les parois s’élèvent à plusieurs centaines de mètres de hauteur.
Lorsque nous atteignons la fin des gorges, nous sommes déçus que ce soit terminé. C’était vraiment grandiose. Il faut le voir. Les deux derniers kilomètres sont parcourus en plein soleil. Nous attendons avec impatience la plage et la mer.
Nous arrivons à Agia Roumeli vers 13 heures. Nous avons mis 5 heures pour faire les 18 Km de descente, en prenant le temps d’admirer le paysage. Nous avons 3h devant nous avant le départ du bateau. La plage est constituée de petits galets et de gros grains de sable. L’eau est toujours aussi limpide. C’est le bonheur…
Un regret : notre masque et notre tuba.
Nous prenons ensuite le bateau à destination de Sougia. Au revoir Agia Roumeli : Si un jour nous revenons, nous dormirons à Agia Roumeli, pour apprécier la tranquillité et la beauté de ce petit village.
La traversée est super agréable, la mer passe par toutes les couleurs du bleu et du vert. Il y a une multitude de petites criques très jolies. Nous arrivons à Sougia 45 minutes plus tard et nous montons directement dans le bus. Il n’y a pas de temps consacré à la visite.
Nous partons pour 1h30 de car dans la montagne. Notre chauffeur connaît bien la route et il roule vite. On entend régulièrement des petits cris dans le car. Nous traversons l’île de la Crète du sud au nord par la montagne, c’est magnifique.
Nous arrivons à Hania vers 20h. Nous sommes fatigués mais super content de notre journée.
Une douche, une soupe et au lit.

(5) En route pour Cnossos et Héraklion, tout arrive aujourd’hui nous avons une guide dont nous comprenons le langage, elle se prénomme Maria après Ursula qui nous a accompagné à la soirée crétoise c’est un régal de tendre l’oreille. Tout d’abord nous insérons de l’information sur Cnossos récupérée sur internet :
Cnossos, principale ville de la civilisation minoenne, à 5 km environ de la côte nord de la Crète, près de la ville moderne d’Héraklion, qui connut son apogée pendant l’âge du Bronze. Le terme Minoen est dérivé de Minos, nom d’un roi légendaire de Cnossos. Selon la mythologie grecque, son palais de Cnossos comprenait un labyrinthe hanté par un monstre connu sous le nom de Minotaure. À proximité de la ville se trouve également le mont Dicté, où Zeus serait né.
La ville fut fondée avant 3000 av. J.-C. pendant le Minoen ancien. Un vaste palais y fut construit vers 2000 av. J.-C., dominant Cnossos, et son édification, contemporaine de celle des palais de Phaïstos dans le sud de l’île, et de Mallia, marque le début du Minoen moyen. Les couches archéologiques de cette période révélèrent qu’une écriture pictographique inspirée par l’écriture égyptienne était utilisée par les Minoens (voir Hiéroglyphes). Le palais servait de grenier et de centre de redistribution pour les céréales, pour le vin et les productions artisanales (céramiques de Camarès). Le palais de Cnossos fut détruit vers 1700 av. J.-C., soit par un fait de guerre, soit par un tremblement de terre, mais fut rapidement reconstruit; il fut de nouveau détruit vers 1550 av. J.-C., puis, peu après lors d’une gigantesque éruption du volcan Théra (aujourd’hui Santorin).
En fait, la plupart de ces destructions correspondent à des invasions qui concernent l’ensemble du monde égyptien (invasions des Hyksos). Elles eurent pour conséquence la constitution d’un État administré, centralisé selon le modèle égyptien dont le palais de Cnossos fut le centre : la Crète connut alors un apogée et imposa son hégémonie sur la Méditerranée orientale. La nouvelle écriture, dite linéaire A, marquait l’entrée de la Crète dans l’hellénisme archaïque puisqu’elle transcrivait une forme de grec. La prospérité de cette période se traduisit par la décoration intérieure du palais par des fresques d’une remarquable qualité («la Parisienne», dauphins, scène de jeux tauromachiques, par exemple).
Des envahisseurs venus de Mycènes (invasions achéennes) semblent avoir pris le relais vers 1450 av. J.-C. et le palais fut une nouvelle fois détruit vers 1375 av. J.-C. Cette dernière période fut marquée par l’apparition d’une nouvelle écriture, le linéaire B, nettement hellénique, qui fut conservée en raison de l’incendie final qui ravagea Cnossos : les tablettes, gravées sur de l’argile crue, furent cuites à cette occasion.
Si la ville ne retrouva jamais sa gloire passée, elle demeura néanmoins l’une des principales villes de Crète jusqu’en 67 av. J.-C., date à laquelle elle fut prise et détruite par les Romains.
Les principales campagnes de fouilles, pour tenter de mettre au jour le site du palais, commencèrent en 1900 sous la direction de sir Arthur Evans et se poursuivent depuis.
Le déchiffrement du linéaire B, qui résistait à toutes les investigations, fut réussi en 1952 par John Chadwick et Michael Ventris grâce aux techniques acquises dans le décodage des messages secrets durant la Seconde Guerre mondiale. Il permit de mesurer la richesse de la civilisation créto-minoenne au moment où celle-ci entrait en contact avec le monde grec. De ce contact, le palais de Cnossos reste le plus beau témoin.
Nous avons des traces de civilisation en Crète depuis 6000 ans avant J-C, à partir de 2600 ans avant J-C c’est le commencement de la civilisation minoenne. La première période de cette civilisation est appelée prépalatiale car les palais n’existent encore pas. Vers 1900 ans avant J-C nous avons la construction des premiers palais qui ont subi des destructions suite à des envahisseurs ou à des tremblements de terre et des éruptions de volcans. Minos signifie un titre tout comme pharaon en Egypte, tous les rois de Cnossos s’appelaient Minos, Evans a donc donné le nom de minoenne à cette civilisation. En Crète on a trouvé 4 palais minoens qui étaient des centres de pouvoir, administratif, économique, culturel et religieux. Le palais de Cnossos est le plus grand et important des palais minoens il est construit sur 24000 mètres carrés. Pendant l’antiquité Les palais minoens étaient considérés comme des labyrinthes, le labyrinthe est le mythe que les grecs anciens ont créé pour expliquer la complexité de ce palais, sa grandeur et son luxe. L’idée était de se perdre à l’intérieur avec ses corridors qui tournent, des escaliers qui descendent et qui montent, l’ensemble du palais était d’un plan assez compliqué. Les visiteurs de l’antiquité se désorientaient dans ce labyrinthe dont l’architecte était le fameux Dédale, tout au fond du palais habitait le Minotor, Le Minotor était le fils de la reine de Cnossos après son union avec un taureau blanc sorti de la mer. Le Minotor avait la tête d’un taureau et le corps d’un homme, le roi Minos l’avait enfermé au plus profond de son palais. Le Minotor avait besoin de chair humaine pour se nourrir, c’est pourquoi les athéniens envoyaient 7 jeunes filles et 7 jeunes garçons en Crète pour y être mangés par le monstre. Un jour Thésée le fils du roi d’Athènes est venu en Crète afin d’éliminer le Minotor, la fille de Minos la princesse ariane amoureuse de Thésée l’aida dans sa tâche en lui confiant le fil d’Ariane qui le conduisit auprès du Minotor. Après avoir accompli son méfait Ariane s’est enfuie avec son amoureux de la Crète, sur un malentendu le père de Thésée le roi d’Athènes nommé Egée a cru que son fils avait succombé lors de son combat avec le Minotor alors il se jeta à la mer, de ce fait on donna son nom à la mer Egée. Après toutes ces péripéties l’architecte Dédale voulait toujours partir de Cnossos mais le roi Minos ne le voulait pas, Dédale c’est donc construit des ailes en cire ainsi qu’à son fils Icare. Dédale et son fils Icare ont donc pu voler et s’enfuir de Crète, Icare très enthousiasme de voler s’est trop approché du soleil qui lui a fondu ses ailes, il est tombé en mer et s’est noyé. Nous arrivons au palais de Cnossos par le côté occidental, l’idée de ce palais était d’avoir une cour centrale entourée d’ailes selon leur utilité. L’aile occidentale était réservée aux dépôts et aux magasins ainsi qu’au sanctuaire, l’aile orientale était occupée par les appartements royaux et les ateliers des artisans, L’aile du nord était réservée aux appartements des officiers, l’aile du sud était consacrée aux appartements des auxiliaires et aux cuisines. Le palais était dépourvu de muraille, par la suite il a existé la ville de Cnossos, des entrées permettaient l’accès au palais, au gré des besoins de bâtiments ont construisait des pièces autour du palais initial.
Les ruines du palais que nous allons visiter sont celles du palais construit 1700 ans avant J-C, qui a été détruit 2 siècles plus tard. Les fouilles du site remontent au début du XX.me siècle, elles ont été entamées par un anglais nommé Evans et elles sont toujours en œuvre. Les fouilles de Evans ont duré pendant trois ans, malheureusement au cours de son travail Evans a fait des travaux de restitution utilisant le béton. Cette initiative lui a beaucoup été reproché car le site est gâché par un matériau inconnu pendant l’antiquité. Nous sommes à l’intérieur du site où du côté occidental on a amené la terre résultant des fouilles ce qui fait que la colline est aplatie de ce côté là, dans cette partie était dressée une tour ronde. A cet endroit on a retrouvé des pots sacrés dans lesquels on disposait les restes des sacrifices, le site était voué aux processions. La cour est parcourue par 2voies une dans le sens est-ouest, l’autre est orientée du sud au nord, elles étaient des voies processionnelles où les jeunes filles, les jeunes garçons, les prêtres et les prêtresses marchaient en procession pour aller offrir des vases contenant des offrandes pour la divinité. Le rôle de la divinité était joué pendant la cérémonie par des prêtres, des princes ou des rois de Cnossos. A l’origine les murs intérieurs du palais étaient recouverts de dalles en albâtre, ensuite les murs étaient ornés de fresques, c’est pour cela que le palais de Cnossos était si multicolore et luxueux. Au nord du palais est situé le théâtre qui comprend une scène au centre, une cour dallée, on ne présentait pas de pièce de théâtre mais des cérémonies rituelles. Autour du théâtre sont disposés des gradins réservés aux personnes les plus importantes afin qu’ils puissent s’asseoir. Le théâtre était surplombé d’un balcon où prenait place la famille royale, le spectacle était ouvert aux citoyens de la ville qui contemplaient la cérémonie debout dans la cour, la voie processionnelle continue afin de relier le palais de Cnossos avec la villa appelée le petit palais de Cnossos. Cette voie était donc la première rue en territoire européen car elle desservait 2 constructions différentes. On avait découvert que pendant l’antiquité un commerce florissant s’était établi entre les îles de la mer Egée et l’Égypte, cette activité était connue avant la connaissance des palais minoens, on a appelé cette civilisation du nom de égéenne. Les minoens de Cnossos commerçaient donc avec l’Égypte, la Surie, Chypre. Nous sommes à l’endroit où se trouvait la douane qui gérait les produits exportés et importés de la ville du palais de Cnossos. La douane était un lieu important, elle était ornée de fresques représentant la chasse de taureaux sauvages, les minoens utilisaient la technique du bas relief. Toutes les fresques du palais de Cnossos sont exposées au musée archéologique de Héraklion, celles que nous pouvons apercevoir sur le site sont des reproductions. Les colonnes rouges dressées sur les ruines palais du palais sont en béton seule la base en pierre est d’époque. Les colonnes à l’époque minoenne étaient de couleurs noire et rouge, noire et blanche pour faire les colonnes ils utilisaient des troncs de cyprès disposés à l’envers, ce qui donnait une colonne plus étroite à la base et plus large en haut. Pour construire les murs on utilisait des pierres enchevêtrées de bois, le tout était recouvert de dalles ou de fresques. Les constructions étaient des sortes de squelettes élastiques, les minoens connaissaient déjà les constructions antisismiques car la région était propice aux tremblements de terre. Le palais a été détruit à une époque par un incendie provenant des entrepôts où l’on emmagasinait l’huile d’olives qui servait à l’éclairage du palais, c’est pour cela que n’on a pas retrouvé de colonnes entières. Nous nous trouvons sur un plan où nous découvrons toute la colline, des canalisations d’au parcouraient tout le palais de Cnossos, un système de drainage et de filtrage permettait d’avoir de l’eau potable qui provenait des sources des montagnes avoisinantes. L’au était transportée par des aqueducs construits par les minoens qui ont été utilisés par les romains et les vénitiens. Les eaux usées du palais étaient acheminées dans des canalisations en pierre jusqu’à la rivière qui coule en bas de la colline du palais de Cnossos. Nous arrivons sur une place où est dressé un escalier qui desservait l’entrée officielle qui montait au premier étage, à cet étage était située la salle de réception des nobles.
Des propylées affirment que nous sommes bien à l’entrée du palais, une fresque commençait de la cour occidentale qui tournait 2 fois afin d’atteindre la cour centrale du palais. Cette fresque représentait 500 figures de portrais surnaturels, c’était la fresque de la procession. Une partie de cette fresque a été restaurée qui représente une figure mais on a reconstitué 4 figures, la figure originale se trouve en bas à droite de la fresque. Cette figure représente un jeune homme aux cheveux noirs qui porte un vase grec appelé ryton, c’est un vase comique troué au fond pour faire des offrandes de liquides. Les liquides offerts étaient le lait, le vin, l’huile d’olives, le miel et le sang du taureau sauvage sacrifié. La peinture minoenne est influencée par la peinture égyptienne, l’œil est placé sur un visage en profil, nous voyons bien aussi la dimension de la troisième dimension de la tête et de ses yeux. Tous les hommes sont peints en rouge, les femmes sont toutes représentées de couleur blanche, des jarres découvertes dans les fouilles sont exposées au pied de la fresque. Le palais contenait 21 entrepôts de marchandises, qui comme le sanctuaire sont sous la protection de la divinité représentée par la responsabilité des prêtres. Nous nous retrouvons dans la cour centrale qui a toujours été la même pour les palais successifs de l’époque minoenne, sur cette place étaient organisés les jeux de taureaux. Les jeux de taureaux était une cérémonie qui célébrait la force corporelle du taureau comme animal sacré de la religion minoenne. Le taureau était l’élément masculin nécessaire pour les produits, la déesse de la nature étant la mère qui dans la religion minoenne représentait la terre. A l’occasion de ces jeux on ne tuait pas le taureau, le sacrifice du taureau était fait lors d’une autre cérémonie. Le sanctuaire n’a pas donné beaucoup d’objets, les minoens avaient des sortes de coffres forts dans le sol ils cachaient les choses les plus importantes qu’ils recouvraient de dalles. Pendant toute l’antiquité ces caches n’ont pas été trouvées, les archéologues lors de leurs travaux ont mis à jour ces trésors. Dans l’aile occidentale se trouve la salle du trône, ce n’était pas une salle de réception mais un lieu de cérémonies. Le trône était en albâtre dans lequel prenait place le roi Minos lorsqu’il jouait le rôle du prêtre, il était entouré d’autres prêtres quand il officiait une cérémonie. A gauche dans la salle est situé un puits de lumière, à droite est dressé le trône entouré de bancs, à l’époque la salle était décorée d’une fresque représentant des animaux légendaires qui a la tête d’oiseau, le corps de lion et la queue de serpent. Ces trois symboles sont les trois aspects de l’univers qui protègent le trône de Cnossos, en face du trône est placé un bassin que l’on utilisait pour faire les purifications avant les cérémonies. Le palais comprenait des ailes de bâtiments qui comprenaient de 3 à 5 étages, il faut savoir que le palais comprenait aussi des étages en sous-sol pour se garantir des effets climatiques mais surtout des tremblements de terre. Nous pénétrons dans la salle du trône où le siège royal est une reproduction en bois, sortant de la salle du trône nous empruntons un escalier qui menait aux appartements royaux privés, les marches de l’escalier étaient en albâtre que l’on pouvait changer quand elles étaient usées. Les appartements royaux sont décorés, l’appartement de la reine est orné d’une fresque qui représente un dauphin qui représente le fond de la mer, Zeus est également représenté dans sa chambre. Les archéologues ont découvert la baignoire où la reine prenait ses bains de beauté, près de la salle de séjour on a trouvé une petite pièce dont d’après les instruments découverts, on a déterminé qu’il s’agissait du boudoir de la reine. L’appartement de la reine contenait également une pièce fermée avec une porte avec une canalisation, dans le drainage on a trouvé du bois carbonisé, il s’agissait donc des toilettes de la reine qui contenait un siège. La salle du roi et de la reine était climatisée, la salle comprenait un mur, les Trois autres côtés étaient composés de système de portes et de fenêtres que l’on ouvrait ou fermait suivant le courant d’air souhaité. Après 2 heures de dédale dans cette foire du trône tellement il y avait de visiteurs, heureusement que Maria notre guide avait une ombrelle rouge afin que nous ne la perdions pas, nous avons pris la direction de Héraklion pour découvrir la capitale de la Crète.
Arrivés au centre de Héraklion l’autocar nous a déposé sur la place de la Liberté où est situé le musée archéologique, le groupe s’est divisé en deux certains sont allés visiter le musée, d’autres comme nous sommes allés visiter le centre de la ville.
Héraklion (anciennement Candie), ville du sud de la Grèce, plus grande ville et port de la Crète, située sur la côte nord de l’île. Héraklion est entourée d’enceintes construites par les Vénitiens au Moyen Age. Malgré la faible profondeur de son port, Héraklion est un centre important du commerce, surtout d’huile et de savon, du littoral. On y produit du savon et, dans la région, du vin et du cuir. Évêché de l’Église grecque orthodoxe, Héraklion possède une cathédrale moderne, des églises grecques et arméniennes ainsi que des mosquées. On y trouve un musée archéologique spécialisé dans les antiquités minoennes.
Héraklion fut fondée au IXe siècle par les Sarrasins sur le site, pensent certains historiens, de l’antique Héraklion, le port maritime de Cnossos. Au XIIe siècle, Héraklion appartint aux Génois, qui la fortifièrent, puis elle tomba aux mains des Vénitiens, du (XIIIe-XVe siècle), qui rajoutèrent d’autres fortifications. Les Turcs Ottomans prirent Héraklion en 1669, après un long siège. En 1913, les Turcs cédèrent l’île de Crète à la Grèce, à laquelle la ville fut rattachée. Lors de la Seconde Guerre mondiale, Héraklion fut très endommagée par l’invasion aérienne allemande de la Crète en 1941. Population (1991) : 127 600 habitants.
A la sortie de l’autocar tout le monde s’était évaporé dans la ville, nous étions livrés à nous même jusqu’à ce que le fil d’Ariane nous mène à Zeus avec qui nous avons découvert le cœur de la ville. Nous avons déambulé dans la rue Dédale qui est piétonnière où nous trouvons toutes sortes de commerces, cette artère nous amène à la place aux lions où une fontaine est ornée de 4 lions qui rappelle l’époque vénitienne. Nous avons longé une avenue où les trottoirs sont envahis de véhicules, la circulation est très dense avec aucun respect du code de la route. Nous avons parcouru un marché très bien achalandé, nous avons profité de cette zone commerciale pour faire quelques emplettes. Sur le chemin de notre retour nous nous sommes retrouvés seul, comme Icare on nous avait laissé tomber. Nous avons réussi à prendre un train humain d’aveugles privilégiés qui tel une procession rituelle ont réussi à regagner leur autocar, ensuite nous sommes rentrés à notre hôtel pour y prendre le déjeuner.
L’après-midi, nous avons profité de la pelouse autour de la piscine, un petit vent ne nous a pas permis de se baigner, un maître nageur interdisait la baignade en mer.

(6) En route pour les plus belles villes de Crète La Canée au nord-ouest, Rethymnon puis le petit village de Fodele où serait né le peintre el Gréco. Nous n’en croyons pas nos écoutilles notre guide Irène parle un français compréhensible, aujourd’hui le soleil est de la partie comme habituellement. Depuis l’avion quand nous approchons l’île de Crète, nous pouvons remarquer une petite île qui a une forme de tortue, c’est l’île de Dia (Zeus). Cette île est inhabitée, elle foisonne de lièvres très maigres car la végétation est très faible, c’est le royaume de la chèvre kri-kri à qui on amène de l’eau et de la nourriture pendant la saison estivale. Nous traversons une région très touristique, toutes les résidences hôtelières situées en dehors des villes sont fermées en hiver. L’hiver la Crète est très apprécié par les grecs du continent, la saison touristique dure 7 mois par an pendant les mois de chômage les saisonniers vaquent aux occupations agricoles cueillette d’olives, d’oranges etc.
48% de la population active de l’île est agricole, le crétois est très travailleur, nous pouvons remarquer qu’à l’intérieur de l’île aucune parcelle cultivable si petite qu’elle sera est travaillée. A droite s’étend la mer de Crète, nous pouvons admirer un joli petit hôtel dont le cadre nous fait penser à une carte postale. Sur notre gauche à 3 kilomètres dans les terres se trouve le village de Fodele qui est considéré comme le berceau du grand peintre el Gréco, des
Recherches récentes ont prouvé que el Gréco est né à Héraklion.
El Greco
Peintre, né à Héraklion en 1541, décédé à Tolède en 1614. Sans doute formé en Crète dans le monastère de Sainte-Catherine, le Greco, de son vrai nom Domenikos Theotokopoulos, se rend à Venise.
Élève de Titien de 1566 à 1568, il est particulièrement attiré par les aspects dramatiques. Pendant ce séjour, il étudie les principaux événements de l’art italien du XVIe siècle et peint les Marchands chassés du Temple (Washington), la Guérison de l’aveugle (Parme). S’installant définitivement à Tolède en 1577, le Greco trouve dans l’ancienne capitale de l’Espagne un milieu artistique détaché des courants de la cour et propice au développement de son art singulier.
Progressivement, il s’écarte des conventions de représentation naturaliste de la Renaissance et laisse s’exprimer sa vision intérieure.
A l’exemple de l’Immaculée Conception (Tolède), ses derniers tableaux atteignent une rare force de suggestion, exploitant de violentes tensions à la fois dans les couleurs, les effets lumineux mais aussi dans la composition. Se distinguant des courants maniériste et baroque par la modernité de sa technique et son tempérament visionnaire, l’œuvre du Greco est appréciée des milieux religieux car ils reconnaissent dans ses tableaux la spiritualité qui les anime.
La route est bordée de lauriers roses, la mer est d’un bleu turquoise elle est très calme, à gauche se dresse une montagne avec de la végétation assez riche. La montagne est constituée de calcaire, la Crète regorge d’albâtre, d’onyx et de marbre. En face nous distinguons une montagne conique appelée Talos au pied de laquelle est blotti un village typique blanc de Crète, auparavant c’était un village de pêcheurs, aujourd’hui c’est un village touristique où on a construit de nombreux hôtels. Le village est au fond d’une baie fermée où la mer est toujours calme, ce qui est propice aux sports nautiques. Au sommet de la montagne Talos était la demeure d’un demi-dieu qui s’appelait Talos, c’était le fils de la nymphe Crète et du dieu Zeus. La nymphe Crète a été transformée par la femme de Zeus en île, Talos est devenu le protecteur de l’île de Crète, tous les jours il faisait le tour de l’île afin de chasser les ennemis. La route est arborée de mimosas, de tamaris, de palmiers, de mûriers qui servent pour l’élevage des vers à soie. Nous circulons dans de jolis paysages où la verdure est omniprésente, la région est réputée pour la culture de bananiers, la Crète produit plus de 17000 tonnes de bananes par an. Nous apercevons des pistachiers, des oliviers, des orangers, la zone est très humide car nous apercevons des roseaux en bordure de la route nationale. Nous arrivons dans la ville de Rethymnon qui compte 60000 habitants dans laquelle s’étend une longue plage de sable fin, la baie est ouverte ce qui donne une mer agitée. C’est le royaume des parasols, des chaises longues et des hôtels, nous sommes dans le nouveau quartier de la ville. En face nous apercevons la vieille ville avec sa forteresse vénitienne, son ancienne mosquée turque, au sud de la forteresse s’étendent les maisons de l’ancienne ville de Rethymnon. Les maisons sont couvertes de tuiles rouges, un minaret domine tous les toits. La mosquée et le minaret sont les restes de l’occupation turque, aujourd’hui il n’y a plus de musulmans en Crète à part une famille, le minaret et la mosquée sont bien conservés.
Sur une place est dressé un jour par semaine un bazar, un immense bateau de croisières est accosté au port. Un monument du soldat inconnu commémore les soldats tués au cours de la seconde guerre mondiale, la révolution des crétois contre les turcs et tous les soldats tués pendant les conflits. Nous passons devant la mairie, nous roulons dans la rue principale, la ville de Rethymnon a été construite au début du XIV.me siècle par les vénitiens. Les petites ruelles de l’ancienne ville rappellent les ruelles de Venise. Nous passons devant une église dédiée à trois saintes, nous apercevons une arche qui reste de l’ancien rempart vénitien construit au XVI.me siècle afin d’éviter l’invasion turque. Nous déambulons à pied dans les ruelles de la vieille ville, les maisons ont un étage, le rez-de-chaussée est de l’époque vénitienne et l’étage est de style turc. Certaines maisons ont été détruites au cours de la seconde guerre mondiale, l’étage est donc de style grec, les ruelles sont envahies de petites boutiques à touristes. Nous sommes devant une église catholique dédiée à Saint-François-d’Assise construite à l’époque vénitienne, au XVII.me siècle les turcs l’ont transformé en mosquée en construisant un minaret, aujourd’hui c’est un conservatoire de musique. Dans une ruelle est plantée un bougainvillier près d’une petite fontaine, une taverne ressemble à une grotte, la ruelle est recouverte de végétation, chaque maison à sa petite tonnelle de verdure. Nous passons devant un hôtel qui était un ancien monastère de dominicains de l’époque vénitienne, nous circulons dans une rue recouverte de vigne vierge, on se croirait dans un tunnel, un vieux café à l’ancienne est situé au milieu des boutiques de souvenirs. Nous passons devant la maison d’un maire de l’époque vénitienne devant laquelle se trouve une fontaine qui porte son nom la fontaine Rémondi, les colonnes et le chapiteau de la fontaine sont de style grec, les têtes de lions qui ornent le bassin sont du style vénitien. Après une bonne heure de visite de la ville de Rethymnon, nous avons pris la direction de la Canée qui est située plus à l’ouest sur la côte nord de l’île. Notre guide nous a expliqué la politique scolaire et sociale en Grèce que nous avons développé lors de notre voyage en Grèce. Nous arrivons dans la baie de Soudha où se trouve le port commercial de la Canée, dans la baie de Soudha est située la plus grande presqu’île de la Crète. La baie héberge un port militaire grec, à droite à la base de la presqu’île est basée une base militaire qui appartient à l’OTAN. Les bateaux de la 6.me flotte américaine sont souvent accostés à la base ce qui n’est pas apprécié des crétois. Nous comprenons que pendant la guerre d’Irak les gros bateaux de guerre étaient ravitaillés grâce à de plus petits bateaux qui effectuaient la navette avec la base de l’OTAN. A l’époque des problèmes entre la Libye de Kadhafi et les Etats-unis, Kadhafi disait « Je regrette la Crète est amie avec la Libye mais comme elle se trouve plus près de moi que les Etats-Unis, je vais bombarder la Crète qui héberge 3 bases militaires américaines » Heureusement Kadhafi n’a jamais exécuté ses paroles, il faut dire que les pauvres crétois n’avait pas leur mot à dire, ils subissaient la présence américaine. Nous arrivons à la Canée qui se trouve à 140 kilomètres de Héraklion et 70 kilomètres de Rethymnon.
Canée, La, ville et port grec du nord-ouest de la Crète et ancienne capitale de l’île jusqu’en 1971. Malgré le manque d’installations portuaires capables d’accueillir de gros tonnages, la ville est un pôle d’exportation important, notamment pour le savon, l’huile, le cuir et les produits agricoles. Une des plus anciennes villes de Crète, La Canée (anciennement Cydonia) fut prise par les Romains en 69 av. J.-C., puis en 826 apr. J.-C. par les Arabes. Reconquise en 961 par les Byzantins, la ville devint une colonie vénitienne en 1252. Malgré le mur gigantesque construit par les Vénitiens autour de La Canée, celle-ci fut prise par les Turcs ottomans en 1646. Les Turcs cédèrent la Crète à la Grèce en 1913. En 1941, pendant la Seconde Guerre mondiale, la ville fut très endommagée lors de l’invasion aérienne de l’île par les Allemands. On trouve des mosquées turques, un arsenal vénétien et des églises grecques parmi les édifices remarquables de La Canée. Population (1991) : 65 519 habitants.
Nous nous dirigeons vers le vieux port de la ville qui n’est plus en exploitation, la ville moderne est construite de magnifiques immeubles. Le centre de la ville est le refuge des vespas mais nous ne rencontrons peu de bicyclettes, un rond point est orné d’une statue qui représente une chèvre kri-kri qui est l’emblème de la Canée. Le dauphin est le fétiche de la ville de Rethymnon, quant à Héraklion c’est la double hache qui symbolise la ville. La ville est arborée de jacarandas et d’arbres de Judée, nous passons devant le marché couvert où nous trouvons tous les produits d’alimentation et les produits artisanaux. Bien sûr comme partout nous passons devant un hyper marché avec l’enseigne Carrefour, le cactus fait partie de la composition végétale des jardins publics. Nous visitons la vieille ville en circulant à pied, nous pouvons admirer de très belles maisons bourgeoises très colorées où le jaune domine, certaines maisons en pierre sont laissées à l’abandon. Les maisons sont très fleuries, le fer forgé à une place prépondérante pour l’ornement des façades, nous passons devant un petit hôtel dont la façade est jaune avec des volets et le fer forgé des balcons de couleur bleue. Nous circulons dans de petites ruelles où de nombreux chiens gambadent en liberté, la plupart des magasins vendent de la poterie puis nous revenons sur le port face au Fort. Nous reprenons notre périple dans de petites ruelles, nous passons devant une église qui a été transformé en mosquée pendant l’occupation turque, aujourd’hui cet édifice renferme le musée archéologique de la Canée. Nous apercevons un hammam qui a été construit par les turcs, nous passons devant la seule église catholique de la ville de la Canée qui compte plusieurs églises orthodoxes. Nous nous dirigeons vers le marché couvert en empruntant une ruelle réservée à l’artisanat du cuir et du tapis, ce lieu nous rappelle l’ambiance du souc. Pour accéder au marché couvert il faut gravir des marches d’escalier, l’entrée du marché est ornée d’un fronton triangulaire percé d’immenses portes, le bâtiment a été construit en briques blanches. A l’intérieur de nombreux étales proposent des produits frais, des pâtisseries, des fleurs, des arbres à planter, des objets artisanaux, nous pouvons aussi y acheter des escargots vivants. Après 30 minutes de shoping nous avons rejoint le port, nous nous sommes installés sur des bancs dans un jardin public pour pique niquer à l’ombre d’eucalyptus.
L’après-midi, nous avons fait quelques emplettes en continuant à explorer la vieille ville puis nous avons rejoint notre autocar pour continuer notre excursion. Nous traversons une région où la végétation est reine, nous y trouvons des pins, des eucalyptus, des mimosas, es abricotiers, des oliviers, de la vigne, des palmiers. La route longe la mer où la plage est inexistante, des pêcheurs s’affairent à leur sport depuis les falaises. Le ciel est tout bleu, la mer est calme, le littoral est bordé de maisons toutes blanches. Au fond d’une baie nous pouvons admirer un joli petit village, nous apercevons un élevage de chèvres kri-kri, la région est vallonnée. Nous arrivons à Fodele, le village est situé au bord d’une rivière, une chapelle byzantine du XII.me siècle est construite à l’écart du village. Tout le village est animé autour du fameux el Gréco avec son ancienne maison qui ne l’a jamais été mais qui est transformée en musée en l’honneur du talentueux peintre crétois. Un magasin de souvenirs est situé au centre de Fodele, un marché champêtre est dressé à la sortie du village. Tout le long de la rue principale des petite boutique exposent et vendent de la brederie que des femmes confectionnent sur le trottoir. Après le marché coule une fontaine entourée de 2 immenses platanes troués, sur la fontaine est scellé une plaque commémorative à el Gréco offerte par la ville de Tolède à Fodele. Ensuite nous avons parcouru les petites ruelles du village qui est entouré de végétation composée de bougainvilliers et de citronniers. Après un bon bol d’air nous avons pris le chemin du retour à notre hôtel, notre guide nous a expliqué la vie politique grecque déjà développée dans notre séjour en Grèce. La Crète est représenté par 18 députés à l’assemblée nationale qui en compte 300. Arrivés à l’hôtel nous avons pris notre dîner puis nous avons bu un dernier alcool avant de remettre notre bracelet monétique.
Comme le départ de notre avion pour Toulouse était à 7 heures du matin, nous nous sommes levés à 4 heures après une courte nuit. Arrivés à Toulouse nous avons remis nos montres à l’heure, nous avons atterri à Blagnac à 9 heures 20 minutes heure française.

En conclusion, tout comme le séjour en Grèce nous n’avons pas ressenti la pesanteur des 45 personnes qui composaient le groupe. Le nombre de guides était suffisant mais de temps à autre nous avons été laissés à nous même, nous pensons que chaque matin les binômes (guides et aveugle) devraient être formés et changer chaque jour afin de lier connaissance avec tout le monde. Le gros point noir de ce séjour a été le commentaire de la plupart des guides de tourisme qui n’ont pas su nous faire vivre leurs explications à cause de leur mauvais français. Tout au long du compte rendu nous mettons en évidence les circonstances qui nous ont marqué négativement, mais, nous sommes indulgents car il n’y a pas beaucoup de structures qui nous proposent des séjours. Pour être constructifs nous vous soumettons quelques recommandations afin d’améliorer les futurs séjours. Nous tenons à remercier le comité AVH de Toulouse qui permet chaque année de faire découvrir des pays étrangers à des handicapés visuels. En attendant vos réactions à notre carnet de voyage, nous vous adressons toute notre sympathie et à l’année prochaine si vous le voulez bien.

Liste des points à améliorer :

1 : Nous préférons l’organisation FRAM à celle de Marmara et Etapes nouvelles
2 : l’hébergement était trop éparpillé, le restaurant devrait être situé en bas de la résidence pour l’autonomie des handicapés visuels et faciliter la tâche des guides
3 : Eviter les buffets mais nous pensons que ce n’est pas réalisable
4 : Choisir une résidence près d’un centre de ville ou d’une zone touristique afin de meubler les soirées
5 : Chaque participant devrait avoir une clé d’accès à la chambre et surtout un bracelet monétique personnel
6 : Pour mieux se connaître, il faudrait faire une petite présentation de chacun des participants au début du séjour
7 : Pour éviter les répétitions dans les commentaires, exiger que le groupe soit accompagner par le même guide tout au long du séjour, expliquer à l’agence de voyage l’importance de la description de l’environnement et une bonne maîtrise du français. Nous avons beaucoup souffert pour décoder nos 8 cassettes audio.
8 : chaque matin former des binômes (guides-aveugles) afin de faciliter la mobilité du groupe, changer chaque jour le binôme afin que tout le monde fasse connaissance.
9 : Nous l’avons vécu, il faudrait accompagner les handicapés visuels pour ceux qui le désirent aux soirées dansantes, au moins pour leur expliquer l’environnement du lieu.
10 : Pourquoi Marmara ne nous a pas remis de questionnaire sur l’appréciation du séjour ?

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