Séjour en Hollande du 5 au 10 juin 2003 :

Devant l’insuffisance d’informations au cours du séjour, nous avons été obligés de nous documenter sur internet afin de relater notre survol d’un pays qui mérite plus que l’abord d’un voyage promotionnel.

Après un périple ferroviaire dû aux conflits sociaux, nous sommes arrivés à la gare de Lille-Europe à 22 heures. Nous étions 7 participants à avoir eu du retard au rendez-vous prévu à 19 heures, nous avons rejoint l’hôtel Confort Inn situé à Villeneuve d’Asq en taxi. Après une bonne nuit de récupération, nous avons pris la direction de Rotterdam à bord d’un autocar dont le chauffeur se prénomme Régis, le groupe est composé de 46 personnes dont 34 font partis du séjour organisé par l’AVH du comité de Dordogne. Rotterdam se trouve à 230 kilomètres de Lille, la frontière francoBelge est à 15 minutes de Lille. Nous avons traversé la Belgique en contournant Gand et Anvers où nous sommes passés sous l’Escaut qui relie la mer du Nord au port d’Anvers par un tunnel puis nous avons franchi la frontière belge Néerlandaise à Breda. Arrivés à Rotterdam sans aucune information historique sur les Pays-Bas nous avons été pris en charge par Willy guide local qui nous a guidés pendant les 3 jours de séjour en Hollande. Avant de narrer le survol de Rotterdam effectué depuis la tour Euromast, nous allons insérer une page internet :
Rotterdam :
Ville des Pays-Bas (Hollande-Méridionale), sur un des bras du deltaRhin-Meuse (la «Nouvelle Meuse»); 592 805 habitants (Rotterdamois).
Premier port du monde par son activité en raison de l’importance du transbordement entre trafic maritime et trafic fluvial – il est relié à la mer du Nord par les 30 km sans écluses du Nieuwe Waterweg – avec sonavant-port d’Europoort: 272 Mt, dont 117 Mt de pétrole par an. Accessible aux navires de 365 000 t, il dessert tout le système rhénan (importations de matières premières; exportations de produits finis, en particulier de
la Ruhr) et il est en liaison avec Vienne par le canal Rhin-Main-Danube.
Économie
Place bancaire et important centre de négoce, Rotterdam est un grand foyer
industriel (sur la rive gauche): sidérurgie et métallurgie des
non-ferreux; constructions mécaniques, navales et électriques; raffinage et pétrochimie (caoutchouc), à Pernis; verreries; agroalimentaire.
Détruite en 1940 par les bombardements allemands, la ville a été
reconstruite autour du quartier de Defshaven: zone piétonnière de Lijnbaan; tour Euromast; tunnel sous la Meuse; Het Park; musée Boymans-Van
Beuningen et Musée maritime; jardin zoologique.
Histoire
Après avoir connu une grande prospérité aux XVIIe et XVIIIe siècles,
Rotterdam vit son activité économique décliner au débutiècledu XIXe siècle, du fait de l’ensablement de son port. Le creusement d’un grand
canal maritime, le Nieuwe Waterweg (1866-1890) lui donna un nouvel essor.
Nous longeons le canal dont la profondeur est de 15 mètres
Qui subit 2 mètres de marée. Aucune écluse ne sépare les 37,5 kilomètres de canal qui fait office de port maritime avec la mer du Nord, en fait le port de Rotterdam offre 75 kilomètres de quais. Nous passons devant le seul restaurant hollandais qui possède 3 étoiles au guide Michelin, le guide Michelin recense que 40 restaurants au monde frappés de trois étoiles. La langue hollandaise est germanique par exemple les Hollandais pour remercier disent (dank u) ce qui porte à confusion avec le français. Sur le port nous surprenons le tournage d’un film, nous nous dirigeons vers la tour Euromast où nous allons déjeuner. En Hollande le déjeuner consiste à grignoter des tartines de pain sur lesquelles on met une fine tranche de fromage ou de la confiture, les écoliers partent de chez eux le matin avec le sandwich dans leur sac car les cantines n’existent pas.

Le café se prend pendant le repas et non pas à la fin du repas. Il faut savoir qu’en Hollande le repas est du temps perdu on mange pour travailler alors qu’en France on travaille pour manger. La tour Euromast a été construite pour les premières floralies de 1962 qui ont depuis lieu tous les 10 ans. Le restaurant se trouve à 100 mètres de haut, nous y accédons par un ascenseur qui gravit 4 mètres à la seconde. Depuis le restaurant nous avons une vue panoramique sur l’ensemble du port, après le déjeuner nous avons gravi un escalier qui nous mène sur une plate-forme extérieure où nous pouvons contempler l’horizon à plusieurs dizaines de kilomètres. 300 millions de tonnes de marchandises transitent par le port de Rotterdam, comparé à la France dont l’ensemble des ports ont un tonnage de 285 millions de tonnes de marchandises donc inférieur à celui de Rotterdam. Le port a été construit en 1872, son importance est d’autant plus grande que Rotterdam est à proximité des estuaires du Rhin et de la Meuse ce qui favorise l’acheminement des marchandises à travers toute l’Europe industrielle. En Hollandais Rhin se traduit par Nijin et la Meuse par Maas, Maastricht se trouve sur la Meuse. Nous entendons au loin le bruit caractéristique d’une énorme machine qui enfonce des pieux sur le port afin de pouvoir y construire des immeubles. 6 millions de containers transitent par le port de Rotterdam ce qui active la rotation des bateaux qui au lieu de rester 10 jours à quai ne restent que 2 jours afin de décharger et recharger leur cargaison de containers qui enferment toutes sortes de marchandises. On charge et décharge 100 containers à l’heure d’où la rentabilité de ce moyen de transport qui sont aussitôt acheminés par voies fluviales ou par camions. De nombreuses raffineries sont implantées à Rotterdam, chaque réservoir contient un milliard de litres de pétrole, 70% de l’activité du port est lié aux produits pétroliers d’où la pollution de la ville de Rotterdam. Rotterdam a été complètement détruit pendant la seconde guerre mondiale, c’est pour cela qu’elle est constituée d’immeubles modernes, c’est une ville industrielle. Ensuite nous sommes montés tout en haut de la tour par une sorte de navette spatiale qui nous achemine à 185 mètres de haut en gravissant la tour par un mouvement hélicoïdal. Depuis la tour nous distinguons Delf, la Haye et par beau temps nous pouvons apercevoir Amsterdam qui se trouve à 70 kilomètres de Rotterdam plus au Nord, la dernière ville Hollandaise située à la frontière Allemande sur la mer du Nord est Groningue. La Hollande compte 16 Millions d’habitants pour 80000 kilomètres carrés et 300 kilomètres de côtes maritimes, elle est frontalière avec l’Allemagne au nord et à l’est, avec la Belgique au sud. La Belgique compte 10 millions d’habitants pour 55000 kilomètres carrés et 65 kilomètres de côtes maritimes. En Hollande on a le droit de s’étendre sur les pelouses publiques ou d’y jouer au ballon. Le premier pieu de la tour Euromast a été enfoncé le 10 décembre 1958, c’est un cylindre en béton de 9 mètres de diamètre et de 104 mètres de haut qui a été construit en 23 jours et 2 heures. La paroi de la tour à 30 centimètres d’épaisseur, on a utilisé 5800 tonnes de béton, la dalle de fondation à une épaisseur de 3 mètres ce qui représente 4500 tonnes de béton, elle repose sur 127 pieux en béton dont certains sont enfoncés en biais, la longueur totale des pieux est de plus de 2 kilomètres. La plate-forme des restaurants est en acier, elle pèse 240 tonnes et elle culmine à 92 mètres. En 1970 au-dessus de la tour en béton on a construit une tour spatiale en acier (space tower) qui est fixée au béton par 32 boulons dont la hauteur totale est de 185 mètres ce qui en fait la tour la plus haute des Pays-Bas. En cas de grand vent de force 11 le sommet oscille de 104 centimètres. Après un bon bol d’air nous avons pris la direction de Delf pour aller y visiter une faïencerie. Le Rhin arrivé à RoTterdam se divise en 2 branches dont une a pour nom Wall, à quel endroit on se trouve en Hollande on est toujours entouré d’eau et souvent de moulins. En hollande les femmes accouchent à leur domicile mais avec des soins et des aides particulières, les Hollandais fréquentent moins les médecins que nous les Français, les pharmacies distribuent uniquement les prescriptions des médecins et leurs vitrines sont moins commerciales que les officines françaises. En Hollande on ne meurt pas plutôt qu’en France mais on se soigne différemment, on consulte le médecin qu’en dernier ressort quand on a vraiment utilisé tous les moyens homéopathiques. C’est sûrement dans le caractère calviniste du Hollandais qui est sur terre pour souffrir et le bonheur est après la mort.

Le hollandais est réputé comme très économe même radin, quand il part en voyage en France avec sa caravane ou son camping, il amène toutes ses provisions de Hollande de peur que les prix en France soient plus élevés. En Hollande on parle beaucoup d’argent, on juge par rapport à l’argent, le hollandais à un seul mot en bouche c’est le mot cher. Le drapeau hollandais a les mêmes couleurs que le drapeau français à part que les couleurs sont horizontales, pour ironiser le drapeau hollandais est plus économe que le drapeau français car même s’il est usé par le vent on peut l’utiliser jusqu’à la hampe car les trois couleurs sont toujours représentées. Les Hollandais achètent beaucoup de maisons en Ardèche ou en Dordogne car les prix sont moins élevés, pour restaurer les vieilles bâtisses tous les matériaux nécessaires à la restauration sont importés de Hollande toujours par mesure d’économie. On reconnaît un bateau hollandais parmi tous les autres, c’est le seul qui n’est pas suivi par les mouettes car les pêcheurs hollandais ne jettent rien à la mer. Toutes les maisons hollandaises sont en briques, pour construire les digues on importe de la pierre de Belgique et d’Allemagne. Les maisons hollandaises sont dépourvus de volets, c’est identique en Angleterre et en Allemagne, le soir on ne tire même pas les rideaux. Les Hollandais n’ont pas la curiosité des Français ils ne se permettent pas de regarder à l’intérieur des maisons par contre le hollandais aiment bien surveiller ce qui se passe à l’extérieur depuis l’intérieur de sa maison. En Hollande il n’y a peu de jours fériés si le premier janvier est férié on travaille le premier mai, on travaille aussi pour l’Assomption, la toussaint et le 11 novembre. Par contre le 25 et 26 décembre sont jours fériés, la fête nationale est le 30 avril jour de l’anniversaire de la reine d’hier Juliana. Les cadeaux sont offerts aux enfants le 6 décembre pour la Saint-Nicolas qui n’est pas un jour férié. On fête la fin de la seconde guerre mondiale le 5 mai mais tous les 5 ans, la dernière commémoration a eu lieu en 2000, par contre toutes les administrations sont fermées chaque année le 5 mai. Le soir les restaurants servent le dîner entre 17 et 22 heures, les magasins ferment à 18 heures, la plupart des Hollandais ont terminé de dîner à 19 heures. Les Hollandais sont beaucoup plus disciplinés que les Français c’est sûrement dû à la densité du nombre d’habitants au kilomètre carré qui est le double du nôtre. La Hollande possède 4 fois moins de policiers en proportion par rapport en France, les Hollandais on un grand respect de leur police. La vache en Hollandais se dit koeien et se prononce (couille) alors on aperçoit souvent des paires de (couilles)
Dans la campagne hollandaise. Nous approchons de Delf dont la spécialité est la faïence, nous nous arrêtons près d’un canal fluvial où nous allons visiter l’une des deux faïenceries de Delf. Au rez-de-chaussée on nous explique les différentes étapes de la fabrication artisanale de la faïence de Delf qui est réputée mondialement. La faïence de Delf est fabriquée avec de l’argile importée d’Allemagne et d’Angleterre pour sa blancheur alors que l’argile de Hollande a une teinte jaune et rouge, après le modelage de la pièce on la dispose pendant 3 jours sur une étagère afin qu’elle sèche. Après son séchage on met la pièce au four pendant 8 heures à une température de 1040 degrés, la cuisson terminée on laisse refroidir le four pendant 12 Heures avant de sortir la pièce cuite du four. Après polissage de l’objet des artistes peintres dessinent les motifs uniqueS avec de l’oxyde de cuivre et de cobalt qui proviennent du Zaïre, les motifs sont de couleur noire. Après son travail le peintre passe un vernis blanc sur son œuvre qui a pour effet de transformer les motifs noirs en superbes décorations bleues dit BLEU de Delf. Ensuite nous avons parcouru le centre historique de la ville de Delf, Louis XVII le fils de Louis XVI serait enterré dans les environs de Delf mais rien n’est certain. La ville est sillonnée de petites rues où circulent de nombreuses bicyclettes, la Hollande compte 12 millions de bicyclettes la ville d’Amsterdam en dénombre autant que d’habitants. Le vol de bicyclettes est un sport national, les compagnies d’assurances refusent d’assurer les engins à 2 roues non motorisées contre le vol. Nous passons devant un moulin à farine très bien conservé, Jacques Brel a magnifiquement chanté le plat pays le point culminant de la Hollande se trouve près de Masstricht sur une colline qui culmine à 321 mètres d’altitude. Certaines bicyclette sont pourvus de paniers afin de transporter 2 enfants, le port du casque n’est pas obligatoire, par contre d’innombrables pistes cyclables parcourent le territoire.

Nous commençons la visite de Delf par un ancien cloître avec des tourelles en brique qui est devenu le musée de la ville appelé la cour des princes. C’est à cet endroit que fut assassiné le père de la patrie Guillaume le Taciturne ou Guillaume d’orange. Orange car Guillaume le Taciturne le vrai descendant de l’actuelle famille royale datant du XVI.me siècle a hérité de concessions dans le sud de la France près de la ville d’Orange. L’orange est la couleur de la Hollande d’ailleurs l’équipe nationale de football joue sous la couleur orange. Beaucoup de bâtiments portent l’inscription « je maintiendrai » c’est la devise que Guillaume le Taciturne à pris devant les Espagnols pendant la guerre qui a duré 80 ans de 1568 à 1648. C’est aussi à cause des Espagnols que les Hollandais sont catholiques car à l’origine ils sont sont de confession calviniste. Le sud de la Hollande est catholique et le nord est resté protestant car les Espagnols n’ont pas osé franchir les grands fleuves que sont le Rhin et la Meuse. Guillaume a été assassiné dans ce lieu en 1584 par les gueux. Il devait être enterré à Breda où toute la famille royale y repose mais Breda était entre les mains des Espagnols, c’est pour cela que Guillaume le Taciturne a été enterré sur la grande place de Delf. Depuis cette date c’est à Delf que sont enterrés tous les membres de la famille royale. En 2002 on a enterré Clauss le mari de la reine Beatrix. Nous pouvons apercevoir le temple de Delf du XIII.me siècle qui a une allure penchée car le sol est mou ce temple s’appelle la vieille église, la famille royale repose dans la nouvelle église qui date d’un siècle plus tard. Nous passons devant une petite maison avec sur la façade l’emblème de Guillaume le Taciturne qui était la demeure de son médecin. Il n’est pas rare de voir un rétroviseur au-dessus des fenêtres des maisons ce qui permet de savoir qui sonne à la porte d’entrée depuis l’intérieur. Nous passons devant une maison qui a été peinte par Johannes Warner peintre contemporain à Rembrandt qui peignait les scènes de la vie quotidienne comme la Laitière ou la Liseuse alors que Rembrandt prenait son inspiration dans la richesse de la bourgeoisie des Pays-Bas l’Argent d’Amsterdam, la Ronde de Nuit ou le Sidi des Drapiers. Warner est né à Delf en face de la maison qui lui a servi de modèle est installé un magasin d’antiquité où sont exposés d’anciens patins à glace en bois dont la base est recouverte de fer. Puis nous arrivons sur la grande place dominée par l’église royale dans laquelle repose toute la dynastie d’Orange. Le temple et l’église sont situés à proximité l’un de l’autre, l’église culmine à 89 mètres de hauteur, malheureusement les pierres situées en haut de l’édifice sont noircies non pas à cause d’un incendie mais à cause de leur mauvaise qualité. Ensuite nous avons découvert l’hôtel de ville orné d’une balance qui rappelle que la justice était rendu dans ce lieu auparavant. A notre passage nous étions vendredi après-midi un mariage sortait de la mairie, il faut savoir que l’acte de mariage à la mairie est payant le vendredi, samedi et dimanche c’est peut-être aussi par mesure d’économie que certains préfèrent se marier le lundi, les Hollandais portent leur alliance à la main droite et se sont les mariés qui paient toute la cérémonie. Sur la grande place est située la statue de Crocus le père du droit international. Aujourd’hui 25% des Hollandais sont catholiques, 25% sont protestants et 50% sont non pratiquant alors qu’il il y a 20 Ans chaque religion et les non pratiquants représentaient 33%. Nous pouvons remarquer que l’intérieur du temple est très sobre alors que celui de l’église est très orné. Toujours à cause de l’esprit calviniste les jeux de hasard n’existent pas en Hollande, il existe des casinos qui sont uniquement fréquentés par les touristes. Il est rare de rencontrer des chiens dans les rues dans toute la Hollande car le propriétaire du chien est obligé de s’acquitter d’une taxe de 54 euros par an pour son animal de compagnie. L’été la température atteint 25 degrés et peut atteindre jusqu’à moins 15 et moins 25 degrés suivant les hivers. Dans la région de la Frise située tout au nord du pays se déroule au cours des années dont l’hiver est rude une course de patins à glace sur les canaux qui relient 11 villages. Cette course se parcourt sur 200 kilomètres et les meilleurs patineurs l’accomplissent en 7 heures, la dernière course a eu lieu en 1997, les autres remontent à 1987, 1986, 1963 et enfin 1956 l’hiver le plus froid connu en Hollande. La Hollande n’est pas pourvu de grandes surfaces qui restent à taille humaine comme les monoprix en France afin de maintenir le gain de terrain et de verdure. Après notre promenade à Delf nous avons pris la direction de la Haye où se trouve le palais royal.

La Haye
en néerlandais Den Haag , ou ‘s Gravenhage
Ville des Pays-Bas, chef-lieu de la Hollande-Méridionale, sur les dunes bordant la mer du Nord; agglomération : 800 000 habitants [1994].
Constructions mécaniques (cycles, appareils ménagers) et électroniques textiles (confection produits pharmaceutiques, travail du bois (meubles), maisons d’édition. La Haye est la résidence de la Cour, le siège du gouvernement, des assemblées, du corps diplomatique, d’organismes internationaux (Cour de justice et d’arbitrage). Ville résidentielle, elle possède, à proximité, la grande station balnéaire de Scheveningen.
Histoire
La ville, qui s’est développée autour d’un château bâti au XIIIe s. par les comtes de Hollande, devint en 1593 le siège des états généraux de Hollande. Deux conférences importantes se tinrent à La Haye à la fin du XIXe s. et au début du XXe s. La première (1899) réunit trente-six États. Elle aboutit notamment à la signature de conventions sur les lois et coutumes de la guerre et à l’institution d’une Cour permanente internationale d’arbitrage ayant son siège à La Haye. La seconde conférence (1907) apporta des modifications aux conventions de 1899 surles lois de la guerre.
Arts
La ville comporte de nombreux monuments: le Binnenhof (XIIIe-XVIIIe s.), la Grande Église ou Grote Kerk (XIVe-XVIe s.), le Stadhuis ou ancien hôtel de ville (1565), la Nouvelle Église ou Nieuwe Kerk (à partir de 1648) et de nombreux palais, dont l’ensemble du Mauritshuis (XVIIe s.), musée depuis 1816. Plusieurs autres musées, dont le Gemeentemuseum, le musée Bredius (peinture), le musée Mesdag, font de La Haye une riche ville d’art.
L’École de La Haye
Groupe de peintres néerlandais actifs à La Haye dans la deuxième moitié du XIXe siècle, souvent réunis dans une communauté d’exposition (celles du Pulchri Studio, société d’artistes fondée à La Haye en 1847 par Willem Roelofs, Johannes Bosboom et Hendrick Joannes Weissenbruch, et à laquelle adhérèrent notamment Hendrick Willem Mesdag en 1869, Anton Mauve, Josef Israels et Jacob Maris en 1871), par des affinités d’inspiration (réalisme mesuré des paysages des environs de La Haye, des bords de mer de Scheveningen, scènes de genres empruntées à la vie des pêcheurs), et par une admiration commune pour les paysagistes du Siècle d’Or hollandais (Ruisdael, Hobbema…) et — mêlée d’une rivalité latente — pour les maîtres français de l’école de Barbizon.
Hélas nous avons traversé la Haye en autocar sans pouvoir fouler cette superbe ville qui mérite d’être parcourue à pied. Jusqu’en 1806 la Haye était la capitale des Pays-Bas mais à cette date Louis Bonaparte roi de Hollande, ne supportant pas l’air de la mer à la Haye il transféra la capitale à Amsterdam Depuis 1806 tous les rois et reines sont intronisés à Amsterdam la capitale même si la reine réside à la Haye. En Hollande tous les étrangers ont le droit de voter aux élections municipales quelle que soit leur nationalité, la seule restriction il faut être résidant de plus de 5 ans dans le pays. La Haye est une ville essentiellement administrative et beaucoup d’immeubles sont construits au-dessus de l’autoroute toujours à cause du gain de place. La Haye est une ville très snob et les habitants ressemblent à l’emblème de leur ville à la cigogne haut sur pattes, peu poilu et avec un long bec. En Hollande on vote à la proportionnelle certainement aussi par mesure d’économie car un seul tour suffit. Auparavant les Pays-Bas comprenaient la Hollande et la Belgique, aujourd’hui on appelle encore la reine de Hollande la reine des Pays-Bas. C’est en 1830 que la Belgique est devenue indépendante avec son propre roi qui fut Léopold premier. Hollande signifie pays creux l’est est au-dessus du niveau de la mer alors que l’ouest se trouve au-dessous du niveau de la mer. En 1953 dans un pays moderne la région de Zélande fut recouverte d’un raz de marée de 3 mètres au-dessus de la norme qui a inondé 265000 hectares mais surtout fait 1800 victimes.

Dam signifie digue construite sur un fleuve comme la digue sur le fleuve Rott qui a donné le nom à la ville de Rotterdam, la digue sur l’Amstel qui a donné Amsterdam beaucoup de ville en Hollande se termine par dam. Nous arrivons au village de Madurodam, village miniature créé en 1952 par Maduro pour commémorer son fils Georges Maduro disparu dans les camps de concentration en Allemagne. Tous les monuments ou complexes importants de Hollande sont représentés à l’échelle 1/25 nous pouvons y admirer la tour Euromast de Rotterdam, le stade de football de l’Ajax d’Amsterdam, l’aéroport d’Amsterdam, le parlement, la place de Dam à Amsterdam, le marché aux fromages d’Alkmaar tout est représenté dans un environnement de verdure. A l’entrée du parc est dressée la statue de Georges Maduro au début du parcours de 3 kilomètres qui permet de découvrir 73 maquettes, dommage que nous ne puissions pas approcher les œuvres pour les toucher. En Hollande toutes les autoroutes sont gratuites, chaque propriétaires de véhicules paie 150 Euros par an pour entretenir le réseau autoroutier. Le matin au petit déjeuner on ne tartine pas le pain avec du beurre mais avec de la margarine, du beurre de cacahuètes, confiture, granulés de chocolat, du fromage et de la charcuterie. Le fromage se limite au gouda et à l’Edam qui sont identiques, le gouda contient 48% de matières grasses alors que l’Edam n’en contient que 40%. Pour créer des différences de fromage il y a du jeune et vieux fromage mais en rajoutant des épices aux clous de girofle, au cumin, à l’ail, au jambon fumé, au poivre, au poivron, au romarin, aux orties il existe aussi les fromages de brebis et de chèvres. Le café hollandais est de piètre qualité, le chocolat chaud n’est très peu connu, le matin on boit du lait froid. La journée de travail commence à 8 heures et se termine à 16 heures avec une coupure de 30 minutes afin de grignoter un petit coupe faim, c’est pour cela que l’on dîne relativement tôt. Les Hollandais s’invitent après le repas à 20 heures pour faire connaissance autour d’une tasse de café accompagnée par une bouteille de vin ou de bière. Au dîner on ne mange pas de pain ni de fromage et on ne boit pas tout au long du repas. Le repas typique Hollandais est composé de pommes de terre, de légumes et de viande volaille, porc, le cabillaud on laisse le saumon pour les touristes car c’est toujours trop cher pour le hollandais. En Hollande on adore le hareng cru, le bœuf et le cheval ainsi que le canard ne sont pas consommés. Les desserts se limitent aux fruits, il n’y a pas de pâtisseries à part des gaufres au miel dont les Français raffolent, les Hollandais apprécient la réglisse salée ou double salée. La boisson typique de Hollande est le genièvre mélange de grains d’orge et de genièvre dont la contenance en alcool est de 40 degrés, au genièvre on peut y ajouter du citron ou de la groseille qui donne un apéritif avec 25 degrés d’alcool. La bière est importée de Belgique et le vin provient pour la plupart de France. Les Hollandais vont que rarement au restaurant, ils préfèrent investir dans leur habitat et dans leur véhicule. Nous passons devant un chantier qui est consacré à la ligne TGV qui reliera Bruxelles à Amsterdam. Devant la rareté des terres les Hollandais ont longtemps hésité avant d’entreprendre l’extension de la ligne TGV jusqu’à Amsterdam par mesure d’économie du territoire la ligne TGV plongera pendant 7 kilomètres sous terre. Après toutes ces informations nous arrivons à notre hôtel à Gouda capitale du fameux fromage, c’est dans cet hôtel que nous serons hébergés pendant la suite de notre séjour.

Le samedi nous avons pris la direction d’Amsterdam, nous sommes toujours entourés de canaux dont un fluvial dont un pont se lève à l’horizontal pour laisser passer les bateaux. De nombreux moulins sont situés en bordure des canaux, les champs sont entourés de canaux qui servent de chemins de dessertes afin que les agriculteurs puissent travailler leur terre et faire paître leur bétail. De grandes exploitations agricoles bordent la route, nous apercevons un magnifique golf d’un vert éclatant puis nous empruntons l’autoroute en direction d’Amsterdam. Les autoroutes sont à 4 voies voire 5 par endroit, nous approchons de l’aéroport d’Amsterdam où nous pouvons apercevoir des avions y décoller, arrivés à l’aérogare nous retrouvons Willy notre guide qui nous a fait défaut pendant notre route matinale. En Hollande le matin on ne se sert pas la main ni on s’embrasse pour se saluer, on se dit uniquement bonjour et le tutoiement est d’usage tout en restant éloigné et respectueux de la personne.

45% des femmes accouchent à leur domicile, si l’accouchement se fait en polyclinique un seul jour est remboursé par la sécurité sociale le reste des journées d’hospitalisation est à la charge de l’assuré. Dès la conception d’un enfant la future maman se met en contact avec les services sociaux afin que toutes les aides à domicile soient programmées lors de la naissance de l’enfant. Il n’existe pas de carte de famille nombreuse car on ne pousse pas à la natalité, la moyenne d’enfants par famille est de 2,5 enfants alors qu’en France la moyenne n’est que de 1,8. Lorsque l’on envoie un faire-part de naissance on indique les heures de visite ou de prévenir sa visite par téléphone. Les cadeaux ne sont pas une obligation lors de naissance, par contre chaque famille possède un calendrier anniversaire où sont notés tous les anniversaires de la famille et des amis. Le calendrier des anniversaires est généralement placardé sur la porte des toilettes, il est bon quand on est invité chez des soit disant amis de contrôler si l’on figure sur le calendrier en faisant un tour au petit coin. Nous devions visiter la criée aux fleurs d’Aalsmer mais elle est fermée le week-end, alors pourquoi l’avoir programmé dans le séjour. Pour compenser cette visite nous allons visiter la reconstitution de 12 moulins sauvés d’un parc de 600 moulins autrefois. Amsterdam est connu pour son quartier chaud où les jeunes femmes vendent leur charme pour 50 Euros, il y a eu une tentative de jeunes hommes qui vendaient leur virilité mais ce marché n’était pas viable alors il a été abandonné. En Hollande les soldats qui faisaient le service militaire étaient syndiqués, le service militaire était effectué par les trois premiers garçons par famille. Pour favoriser la religion catholique par rapport à la religion protestante, il était bon que les familles catholiques aient beaucoup d’enfants afin de renverser la tendance en faveur des protestants. Les militaires touchaient un salaire pendant leur service, ils pouvaient porter les cheveux longs tout comme Sanson qui était très fort avec sa chevelure abondante et dès que l’on lui a coupé les cheveux sa force a disparu. Les soldats rentraient tous les soirs à la maison et n’accomplissaient pas leur service le week-end, aujourd’hui le service militaire a été supprimé. Les immigrés sont pour la plupart ont d’origine marocaine ou Turque, ils sont venus en Hollande pour le travail, nous traversons une zone d’immeubles sociaux où fleurissent les paraboles aux balcons. Pour un logement de 3 ou 4 pièces dans ce quartier on paie 400 Euros, cet ensemble est situé à une vingtaine de kilomètres d’Amsterdam. Nous arrivons dans la région des moulins sillonnée par des canaux afin d’acheminer les matières produites par les moulins dans un cadre verdoyant. C’est le paradis des vaches, des moutons et des canards qui traversent les chemins de découverte du site. En Hollande on recense 10 millions de vaches dont on ne boit que le lait et on exporte la viande. En France on fait 3 tontes de foin alors qu’en Hollande on peut en faire 7 à 8, l’herbe coupée sert à l’ensilage pour la nourriture du bétail. On nourrit aussi les vaches avec la pulpe de bière, la Hollande n’a pas été touché par la vache folle. Ici on fait de l’élevage intense, par contre suite à une épidémie on a abattu 2 millions de porcs. Il y a moins d’écart entre les petits et gros salaires au contraire de la France, la bourgeoisie hollandaise n’a pas eu l’éclat ou l’égoïsme de la bourgeoisie française. Les collèges et lycées sont rassemblés dans les mêmes établissements. Le site des moulins est le royaume des nids de cigognes, après avoir parcouru des chemins qui serpentent au milieu de canaux que nous franchissons grâce à des petits ponts nous arrivons au moulin qui fabrique de la peinture. Les ailes du moulin font 29 mètres d’envergure, les pointes des ailes peuvent atteindre 120 kilomètres heure, les voiles des ailes sont aux couleurs de la région jaune et blanche. La Hollande compte aujourd’hui 1100 moulins dont une centaine fonctionne par la force de l’eau le reste est activé par le vent. Il y a 3 siècles cette zone comprenait 600 moulins à vocation industrielle, il existait 30 différentes professions dans cette zone d’activité. 200 moulins sciés le bois, 50 moulins fabriqués la peinture en utilisant des minéraux et des plantes. D’autres moulins faisaient du papier, du tabac, de la moutarde dès l’arrivée de la machine à vapeur les moulins ont perdu leur utilité qui était tout de même liée au dieu Eole. Au début du XX.me siècle il y avait 8000 moulins en Hollande, le meunier devait payer un droit au vent institué par Napoléon. Nous sommes devant un moulin qui remonte l’eau du polder, un polder est un lac asséché autour duquel on a construit une digue derrière laquelle on a creusé un canal. Sur la digue on installe des moulins qui pompent l’eau du lac pour la rejeter dans le canal.

Pour orienter les ailes du moulin dans le sens du vent, on fait osciller le haut du moulin par un mécanisme, une poutre oblique que l’on redresse sert à bloquer les ailes. La Hollande n’est pas un pays forestier le bois est importé de Scandinavie, nous arrivons devant le moulin à peinture devant lequel sèche de la craie qui provient de Champagne. La veille une grande manifestation s’est déroulée dans le moulin afin de retracer la vie d’autrefois autour des moulins qui a lieu tous les ans avec des thèmes différents, l’an dernier c’était le cigare et cette année c’était le poisson. Les 12 moulins encore en activité sont gérés par des associations, les meuniers sont des bénévoles à part certains qui sont professionnels comme celui du moulin à peinture. Le meunier qui nous reçoit vit d’une part par la visite de son moulin et la vente de sa production de peinture qui s’élève à 15 tonnes par an, c’est le dernier moulin en Europe qui fabrique de la peinture comme autrefois. Une grande partie de la production est utilisée pour le traçage des terrains de football et pour la restauration d’anciens tableaux. Un autre moulin fabrique de l’huile de lin, la meule des moulins industriels sont verticales alors que celles des moulins à farine sont horizontales. A proximité de la meule se trouve un tonneau activé par les ailes qui transforme les végétaux comme le bois en copeaux qui entre dans la fabrication de la peinture. Le moulin est construit sur une grange afin qu’il prenne plus de vent pour activer ses ailes, pour broyer 80 kilogrammes de craie on met 20 minutes pour la transformer en poudre. Les dents de l’engrenage de la roue et la dent qui permet d’arrêter les ailes situées au bout de la poutre oblique que l’on active avec une corde, sont en bois de vinaigre essence du bassin méditerranéen. Après la visite du moulin nous avons flâné dans le parc où régnait une odeur de chocolat qui provenait de l’usine Van Houten situé à proximité de la région des moulins. Ensuite nous avons pris la direction du centre d’Amsterdam où nous circulons dans d’immenses tunnels. Nous traversons une zone d’activités où toutes les grandes sociétés internationales possèdent leur tours IBM, Nissan, Sony, Fokker, Philips qui a transféré son siège social de Eindhoven, Daf constructeur automobiles qui a été racheté par Volvo mais qui a gardé son activité camion. Toutes les sociétés étrangères sont attirées par Amsterdam pour sa situation géographique afin de distribuer leurs produits dans toute l’Europe mais surtout sur le fait que tous les Hollandais parlent parfaitement l’anglais. A l’école les cours sont enseignés en Anglais, la pratique de l’allemand et du Français n’est pas négligée. Nous sommes dans la banlieue riche d’Amsterdam où coule le fleuve naturel l’Amstel sur le bord duquel est construit un moulin. Ce moulin a le toit en chaume, il est habité et il possède deux portes d’accès l’une en face de l’autre afin de pouvoir y entrer ou sortir suivant la position des ailes. Une statue représente Rembrandt sur les genoux car il venait souvent peindre sur les bords de l’Amstel, il a d’ailleurs feint une gravure qui représente ce moulin. Rembrandt a surtout peint les riches marchands du XVII.me siècle, il aimait jouer avec le jeu de la lumière le clair-obscur. Tout en longeant l’Amstel nous abordons le stade de l’Ajax d’Amsterdam qui est le seul au monde a pouvoir être complètement couvert. Nous passons sous le stade dans un tunnel qui est situé en plein centre de la pelouse, toutes les grandes vedettes du football hollandais ont joué dans le prestigieux club de l’Ajax d’Amsterdam. Pour couvrir et découvrir le stade il ne suffit de 4 heures pour effectuer la manipulation de l’immense chapiteau qui abrite 50000 spectateurs dont la forme fait penser à une coquille d’œuf. Le comble pour la Hollande c’est que la pelouse du stade de l’Ajax est d’une piètre qualité due à l’étouffement de l’édifice, depuis sa construction il y a 6 ans on a déjà replanté 7 fois le gazon. Les Hollandais ont toujours eu de très bons coureurs cyclistes qui brillent dans les épreuves françaises dont le tour de France, cette année c’est un Hollandais qui a remporté le tournoi de tennis de Roland Garros. Nous traversons un pont qui enjambe l’Amstel, nous remarquons que toutes les lignes électriques sont souterraines à l’exception des lignes à haute tension. Les centrales nucléaires n’existent pas en Hollande, par contre on utilise beaucoup les éoliennes pour produire l’électricité, les éoliennes se diffèrent des moulins car les éoliennes ne possèdent que 2 ou 3 ailes. Le hollandais en vacance toujours par mesure d’économie fréquente plutôt le camping que les hôtels, mais il faut également dire qu’il préfère aussi le milieu naturel. Les transports urbains d’Amsterdam sont composés du métro, du tramway et de bus.

Nous traversons un quartier qui a vécu il y a une dizaine d’années une catastrophe aérienne, un avion d’une compagnie israélienne s’est abattu sur un immeuble qui a fait de nombreuses victimes. L’avion était occupé uniquement par l’équipage, il y a eu une polémique car tous les sauveteurs qui ont participé aux soins des victimes sont atteints de maladies. Après enquête l’avion aurait transporté des matières nucléaires mais le gouvernement israélien n’a jamais voulu communiquer sur ce sujet. Amsterdam connaît beaucoup de petites criminalités, toutes les façades sont remplies de graphitis, la ville est très cosmopolite. La vie en Hollande est très réglementée, on doit signaler son départ d’une ville et son aménagement dans la nouvelle sinon on perd tous les droits sociaux. Chaque ville sait par conséquent combien elle possède d’habitants, la nationalité de ceux-ci et autrefois on savait la religion des habitants. Pendant la seconde guerre les Allemands n’ont pas eu de mal pour trouver les Juifs, ils leur suffisaient de consulter les registres de la mairie. Amsterdam comprend 69 différentes nationalités qui habitent la ville, il y a beaucoup de Surinamois en Hollande. Nous arrivons au restaurant de spécialités croates qui se trouve au bord du fleuve Amstel.
Amsterdam :
Capitale des Pays-Bas, port sur l’IJ, relié à la mer du Nord par un canal;
l’agglomération compte plus d’1 million d’habitants (Amstellodamois) [1994].
La ville, gagnée sur l’eau, a été bâtie selon un plan en éventail sur des canaux (gracht) concentriques ou rayonnants. Place de commerce d’importance internationale (produits tropicaux, agroalimentaire, diamants). Amsterdam rassemble également de nombreuses usines de constructions mécaniques et aéronautiques. Maisons d’édition. Université.
HIST. L’essor commercial d’Amsterdam débuta avec son entrée dans la Ligue hanséatique au milieu du XIVe siècle. La fondation de la Compagnie hollandaise des Indes orientales (1602) et celle de la banque d’Amsterdam (1609) renforcèrent la prospérité de la ville. Au XVIIIe siècle, celle-ci se heurta à la concurrence de l’Angleterre et ses activités déclinèrent, pour reprendre progressivement dans le courant du XIXe siècle Amsterdam subit l’occupation allemande de 1940 à 1945, mais fut bien moins bombardée que Rotterdam.
ARTS.
La «Venise du Nord» est une admirable ville d’art qui possède des maisons typiques le long des canaux et de nombreuses églises: Oude Kerk (XIVe-Xve s.), Nieuwe Kerk (XVe-XVIIe s.), Zuiderkerk (XVIIe s.). Le Palais royal date du XVIIe siècle. Plusieurs musées abritent de riches collections : Rijksmuseum, Stedelijk Museum, maison de Rembrandt, Rijksmuseum Vincent Van Gogh. La ville possède une salle de concerts célèbre (le Concertgebouw) et un orchestre renommé.
En Hollande il est rare d’apercevoir un cimetière car on se fait beaucoup incinérer, la religion calviniste au contraire de la religion catholique n’a jamais interdit la crémation. Nous passons devant le stade olympique construit pour les olympiades de 1928 qui ont vu pour la première fois la participation des femmes à ce grand rendez-vous. Nous apercevons la tour où était placée la flamme et les 5 anneaux olympiques rouge, noir, bleu, vert et orange actuellement ce stade ne contient que 20000 spectateurs. Il n’est pas rare de remarquer au-dessus des façades des immeubles une poutre avec une poulie dont la présence sert à faciliter l’aménagement ou le déménagement des appartements. La plupart des escaliers des immeubles d’Amsterdam sont très raides et les ascenseurs n’existent que dans les résidences modernes alors on emploie la poulie qui avec l’aide d’une corde permet de monter ou descendre le mobilier. Les façades des maisons sont très étroites car à une époque comme en France, on payait les impôts aux mètres carrés de la façade. Les maisons sont donc étroites et profondes ce qui les rend très obscures. Les maisons étaient souvent construites en deux parties une maison, un jardin puis une deuxième maison qui s’appelait l’arrière maison. Un livre très connu porte le nom l’arrière maison écrit par Anne Frank, la fille juive qui s’est cachée dans une arrière maison afin d’éviter d’être prise par les Allemands. En haut des immeubles nous pouvons apercevoir des chambres de bonnes, puis nous traversons un quartier de maisons individuelles avec de somptueux jardins. Nous longeons des petits canaux où certaines sont accessibles avec des petits bateaux.

L’Amstel est le seul fleuve naturel d’Amsterdam, tous les canaux ont été creusés pour acheminer les marchandises ont en dénombre 75 kilomètres qui ont 491 noms différents. Amsterdam est composé de 400 îles qui sont reliées par 1100 ponts et 2500 maisons sont sur l’au. Pour faire un courant dans les canaux on ouvre toutes les 2 nuits les écluses afin de renouveler l’eau qui stagne. Nous passons devant la caisses d’allocations familiales, au centre de la ville nous apercevons de petites maisons avec des jardins. Toutes les constructions sont en briques rouges, Les Hollandais partent beaucoup en vacance à l’étranger dont 25% choisissent la France. Nous approchons de la grande place de la ville appelait Dam, le réseau du métro compte une cinquantaine de stations. Amsterdam est entrain de se doter d’une nouvelle ligne de métro qui ira du nord au sud de l’agglomération, la difficulté est de creuser sous les maisons qui reposent sur 11 millions de pieux en bois. De nombreux immeubles penchent dans tous les sens car le sol est très mou et que les pieux ne remplissent pas leur rôle, nous pouvons admirer la maison du concert avec au-dessus une espèce de lyre dorée, dans cet immeuble est abrité l’orchestre du Amsterdam Philharmonique. Nous passons devant la place des musées dont celui du peintre du siècle d’or consacré à Rembrandt, à Johannes Warner né à Delf et à bien d’autres de cette époque où la Hollande brillait sur toutes les mers, New-York s’appelait d’ailleurs New-Amsterdam, New-York a toujours un quartier qui s’appelle Harlem comme la ville hollandaise. La Tasmanie a été découverte par un Hollandais qui s’appelait Tasman, la capitale de l’Indonésie aujourd’hui Djakarta s’appelait Batavia. En face du musée de Rembrandt est situé celui de Van Gohg grand ami de la France qui a vécu à Paris, à Arles et à Saint-Rémy-de-Provence il était le grand ami de Gauguin peintre français. Van Gohg était un peintre impressionniste dont le fameux tableau des Tournesols, on a dérobé 3 tableaux de Van Gohg dans le musée qui lui est consacré et tout près sur la même place est situé le musée des arts modernes. Les voitures auto écoles se distinguent par la lettre L qui est sur le toit de la voiture de l’apprenti chauffeur. Nous passons devant la rue la plus branchée et chic d’Amsterdam où sont située tous les commerces de mode. Les enseignes publicitaires sont absentes le long des routes mais par contre elles fleurissent sur le métro. La Hollande est un petit pays qui s’étend sur 300 kilomètres du Sud au Nord et de 150 kilomètres d’Est en Ouest. Nous longeons toujours l’Amstel, nous passons devant les anciennes brasseries Heineken où subsiste uniquement un musée de la bière très prisé des touristes. Les maisons sur l’eau sont soient construites sur des bateaux plats ou ce sont d’anciennes péniches transformées en maisons d’habitation. L’adresse des maisons sur l’eau correspond à l’adresse de la maison située sur le quai comme en face du 90 avenue de la Gare par exemple. Nous apercevons la banque de Hollande où a été signé le traité d’Amsterdam, nous contournons l’hôtel Inter Continental. Puis nous abordons le port d’Amsterdam 7.me port européen, contrairement au port de Rotterdam celui d’Amsterdam est relié par un canal à la mer avec des écluses d’où l’absence de marée. Nous passons devant le siège de l’ancienne compagnie des Indes très importante auparavant qui a été transformé en musée qui relate la splendeur de la compagnie. Nous longeons un immense marché très fréquenté où sont installés plus de 300 étales, puis sur le bord d’un quai nous pouvons contempler un moulin très haut avec une passerelle, ce moulin écrase le houblon pour la brasserie qui se trouve à proximité. Certaines maisons sont pourvues de volets car autrefois, c’étaient d’anciens entrepôts, avant on protégeait les marchandises mais pas les gens. Nous passons devant le musée de la marine situé près du port, nous apercevons la réplique du Batavia avec une proue dorée, trois mâts et le drapeau de la ville d’Amsterdam qui représente 3 croix blanches sur un fond noir et rouge. Le port est très fréquenté par les bateaux croisières, depuis la construction de la grande digue Amsterdam est au bord d’un lac. Nous apercevons une esplanade où est situé le palais de la découverte, de grande tour sortent au-dessus du tunnel routier afin de l’aérer. Nous passons devant le restaurant indonésien qui est le plus grand restaurant au monde avec ses 800 couverts, nous approchons de la gare d’Amsterdam. Nous apercevons la tour des pleureuses où les femmes venaient pleurer quand leurs maris partaient en mer. Nous contournons l’église Saint-nicolas patron des marins, la gare a été construite devant le port ce qui gâche l’horizon.

En Hollande la drogue douce est tolérée, on achète ou consomme le Hachisch dans les 1000 coffee shop que compte Amsterdam. Pour entrer dans un coffee shop il faut avoir plus de 18 ans et acheter au maximum 5 grammes de substance que l’on choisit parmi différentes marques enfermées dans une valise. Beaucoup de Hollandais fument un joint le week-end ce n’est pas plus nuisible à la santé que la cigarette ou la boisson. Par contre la drogue dure est interdite en Hollande, la lutte contre la drogue dure est féroce, Amsterdam compte 4000 drogués intoxiqués par la cocaïne et héroïne que l’on soigne avec la méthadone. Nous passons devant une caserne équivalent à nos CRS, un marché aux puces puis devant l’hôtel de ville qui est construit sur des pieux en ciment qui mesure 50 mètres de longs. Nous faisons un arrêt au marché aux fleurs où nous pouvons acheter toutes sortes de bulbes et de graines ainsi que des bibelots. Ensuite après avoir fait nos emplettes nous passons devant un temple qui représente vraiment Amsterdam, nous traversons le quartier des gays où la statue de la reine Wilhemine à cheval nous salue. La reineWilhemine est décédée en 1962, c’était la mère de la reine Juliana et la grand-mère de la reine actuelle Beatrix. Ensuite nous apercevons la tour de la monnaie qui date de 1620 où l’on frappait la monnaie de la Hollande. Les plaques d’immatriculation des voitures sont jaunes, pour être différenciés les taxis et les voitures avec chauffeurs ont leurs plaques d’immatriculation bleues. En Hollande les maires sont nommés à vie mais les conseillers municipaux sont élus, nous longeons le canal des Seigneurs qui étaient plus importants que l’empereur car c’était le Seigneur qui régnait sur la ville d’Amsterdam. Sur tout le passage de la prochaine ligne de métro on a expertisé les maisons afin que les assurances dédommagent les propriétaires si jamais lors de la construction du tunnel leur maison subissait des affaissements. Nous passons devant la place la plus animée de la ville qui fait penser à la place du centre Pompidou à Paris, le palais de la reine construit à l’origine comme hôtel de ville en 1648. L’hôtel de ville comprend 7 portes car il a été financé par les 7 provinces de Hollande, aujourd’hui c’est un musée. A droite du palais se trouve le temple où sont intronisés les rois et les reines, la façade est ornée d’un cadran solaire. En face du temple est érigé le monument des morts de la guerre où tout les 5 mai la reine vient déposer une gerbe, pendant cette célébration toutes les cloches du pays somment pendant 2minutes et tout le monde s’arrête de travailler. Nous passons dans une artère très commerçante où nous pouvons y voir la ruche sorte de galeries Lafayette ou du Printemps, C&A (children & adultes) magasin hollandais se trouve sur notre gauche. Ensuite sur notre droite nous apercevons la bourse, derrière la bourse se trouve tout le quartier chaud de la ville. Nous arrivons devant la gare d’Amsterdam dont celle de Tokyo en est la réplique, les distributeurs de sandwichs sont nombreux dans la ville. Enfin nous sommes arrivés à l’embarcadère où nous avons pris un bateau pour sillonner les canaux. Les principaux canaux sont celui de l’empereur, des Seigneurs et du Prince qui forment un fer à cheval ont été creusés au début du XVII.me siècle. De nombreuses écluses entourent la vieille ville encore utilisées de nos jours pour maintenir le niveau de l’eau. Nous passons des portes en chêne qui sont toujours ouvertes et fermées manuellement, nous arrivons sur le canal des passeurs un des canaux qui relie les 3 canaux principaux. Nous passons devant une des maisons les plus anciennes de la ville datant de 1500, nous pouvons admirer la plus belle maison de la ville appelée Bertoloti construite en 1612 bel exemple de l’architecture de la renaissance hollandaise. Cela fait plus de 400 ans que la ville est renommée pour la taille des diamants, à gauche nous pouvons apercevoir le canal le plus étroit de la ville où les maisons sont construites directement sur l’eau comme à Venise. Nous passons devant les maisons jumelles car elles ont le même pignon, nous arrivons dans la partie la plus distinguée du canal des Seigneurs la célèbre boucle d’or. Nous pouvons admirer de belles maisons patriciennes construites à la fin du XVII.me siècle qui ont gardé leur style original malgré le fait que l’on y trouve des banques aujourd’hui. Nous admirons deux très jolis pignons avec des statues de Neptune et de Triton, à droite nous pouvons voir l’un des plus beaux des canaux de la ville où nous pouvons contempler 7 ponts en arc et en enfilade. Nous passons devant le théâtre de la musique monument d’architecture moderne, nous longeons le marché aux puces puis nous sommes sous la tour de Montauban ancienne tour de défense construite au XVI.me siècle.

Nous arrivons dans le dock de l’est où était implanté le pont maritime jusqu’au milieu du XIX.me siècle, nous pouvons contempler un monument mystérieux en cuivre vert qui est le centre public pour la science et la technologie. Nous nous dirigeons vers le port où est dressée la tour de la compagnie pétrolière Shell avec ses 16 étages qui est la plus haute tour de la ville. Toutes les maisons d’Amsterdam sont sur pilotis en bois qui sont enfoncés dans le sol juste en dessous du niveau de l’eau ainsi ils restent bien conservés. Amsterdam est la ville la plus historique d’Europe avec plus de 8000 monuments, plus de 160 canaux d’une longueur de 100 kilomètres et plus de 1000 ponts. Après Une heure de navigation nous avons rejoint notre hôtel à Gouda en autocar sous un soleil de plomb.

Le dimanche nous avons pris la direction d’Amsterdam, le but de l’excursion est la visite d’une saboterie, d’une fromagerie, de la grande digue puis du village de pêcheurs de Volendam. Après une heure 30 minutes de (transport), une course poursuite dans Amsterdam pour rejoindre Willy, nous commençons notre périple dominical. En Hollande la médecine est pratiquée tout à fait différemment qu’en France où l’on pratique beaucoup de médecine préventive à base d’antibiotiques. Tout d’abord la médecine privée n’existe pas les généralistes sont tous conventionnés, les spécialistes exercent uniquement dans les hôpitaux. Le généraliste a un accord avec les caisses d’assurances ce qui leur permet de percevoir un montant de 100 Euros par an et par malade qu’il soigne. Bien sûr le médecin a plutôt intérêt de ne pas avoir trop de consultations car de toute façon il ne touchera pas plus que le forfait, par contre il existe des conventions spéciales pour les malades chroniques. Le médecin prescrit précisément la dose de médicaments nécessaires pour le traitement, en plus il perçoit une prime s’il ne dépasse pas un certain nombre de contrôles. L’esprit hollandais est différent du nôtre mais la méthode peut aussi avoir des revers comme la pénurie de spécialistes ce qui augmente l’attente d’une prise de rendez-vous qui ne peut qu’être pris que par le médecin référent. En Hollande comme nous l’avons déjà dit les pharmacies sont prises comme un défaut dans la culture calviniste, il n’existe qu’une pharmacie pour 10000 habitants alors qu’en France il en existe une pour 2500 habitants. Tous les soins sont remboursés à 100% si les prescriptions sont signifiées par le médecin généraliste, pour avoir une couverture convenable privée une famille de 4 enfants doit s’acquitter d’une somme de 500 Euros par mois. Les soins dentaires sont aussi mal remboursés qu’en France, il est obligatoire de faire un contrôle dentaire tous les 6 mois. Nous traversons un quartier aisé d’Amsterdam niché dans la verdure, pour acheter une maison mitoyenne de 5 pièces dans ce havre de paix, situé à 10 kilomètres du centre de la ville il faut compter 600000 Euros. Nous arrivons à la saboterie où sur des panneaux sont affichées des gravures qui nous informent sur le pays creux. L’aéroport d’Amsterdam a été construit dans un immense cratère situé à 6,5 mètres au-dessous du niveau de la mer, un tiers du pays se trouve en dessous du niveau de la mer d’où l’importance des digues ou polders. Auparavant les moulins ne pouvaient pas pomper l’eau à plus de 2 mètres de profondeur, c’est pour cela que quelquefois certains moulins sont reliés afin de pouvoir pomper de l’un à l’autre quand la profondeur du lac excède 2 mètres de profondeur. Nous pouvons nous informer sur la grande digue que nous allons visiter cet après-midi, elle est située au nord du pays. La digue fait 30 kilomètres de longueur construite entre 1927 et 1932, sa base est large de 200 mètres et la partie émergée mesure 90 mètres de large. La grande digue est empruntée par 5 millions de véhicules par an qui circule entre la mer du nord et le nouveau lac. Auparavant une mer intérieure appelée Zuiderzee dont le pourtour mesuré 300 kilomètres a été fermée par la grande digue. La mer Zuiderzee est donc devenue un lac d’eau douce alimenté par la pluie et un bras du Rhin. Pour pomper le surplus du lac ont été installées des stations de pompage qui doivent rejeter 10 centimètres d’eau en 24 heures du lac vers la mer. La digue est percée de 25 écluses, les pompes rejettent 5000 mètres cubes d’au à la seconde, chaque année on évacue 13 milliards de mètres cubes. L’eau douce du lac sert à l’irrigation des terres, à l’eau potable qui n’est pas très chère en Hollande et de bonne qualité.

On ne paie pas la consommation d’eau mais par unité d’habitant, pour une famille de 6 personnes il faut compter 300 Euros par an. Le hollandais ne boit que rarement de l’eau minérale et toujours par mesure d’économie il ne rince pas la vaisselle. Les pêcheurs de Volendam sont obligés de passer des écluses pour aller pêcher en mer du nord le fameux hareng, les plages hollandaises sont de sable fin et elles sont très fréquentées par les Allemands de la Ruhr qui n’est qu’à 3 heures de route de la grande digue. La grande digue surplombe la mer de 7 mètres, elle a été construite afin que pendant les plus grandes tempêtes la digue soit toujours 3 mètres au-dessus des plus grandes marées. La digue est protégée naturellement par 7 îles situées au large de cette côte ce qui est sécurisant. Ensuite nous avons assisté à la fabrication d’un sabot avec quelques explications sur son histoire. Pour confectionner un sabot en hollande on utilise le peuplier canadien et du saule, en France on utilise le bouleau et le hêtre. Pour faciliter le travail du bois on emploie du bois vert qui est aussi résistant que le bois sec. Auparavant le hollandais se chaussait de sabots à la campagne, en ville et lors des cérémonies, aujourd’hui il est surtout conçu pour les touristes qui le transforme souvent en pot de fleurs. En Hollande on compte encore une soixantaine de saboteries, certains sabots sont tailler dans du cèdre du Liban. Le sabotier nous a fabriqué un sabot avec ses machines, il nous a passé après chaque opération le résultat de son travail. Après l’usinage le sabot est poli, vernit suivant sa destination, auparavant il était de coutume que le fiancé prouve à sa promise ce qu’il était capable en lui décorant une paire de sabot avant de se marier. Ensuite nous sommes passés dans le magasin où de nombreux souvenirs en bois nous sont proposés, nous avons craqué pour un joli moulin musical. A la sortie de la saboterie nous avons essuyé un bel orage, il est de coutume en Hollande lors de son cinquantième anniversaire de placarder sur sa maison un panneau sur lequel est inscrit « j’ai cinquante ans, klaxonnez trois fois ». Une autre pratique typiquement Hollandaise veut qu’au mois de juin beaucoup de maison sont ornées de cartables d’écoliers, la tradition incite chaque nouveau bachelier à suspendre son cartable sur la façade de sa maison. Nous repassons devant l’aéroport d’Amsterdam appelé (le bateau creux) dû à son emplacement dans un ancien port où des bateaux venaient décharger leurs marchandises. C’est l’aéroport le plus grand d’Europe, la compagnie nationale Hollandaise s’appelle KLM qui signifie Air Royal Hollande. Aujourd’hui la reine de Hollande est Béatrix, sa mère s’appelle Juliana qui est la reine la plus vieille encore vivante à l’âge de 94 ans. Juliana était la fille de Wilhemine qui était la fille de Emma qui régnait au début du 20.me siècle. Le dernier siècle a donc vu 4 générations de femmes régner en Hollande, c’est toujours la fille ou le fils aîné de la famille qui est intronisé comme en Angleterre. La future tête couronnée sera un homme Alexandre, la royauté n’a pas beaucoup de pouvoir. En 1890 Guillaume III meurt, Wilhemine n’est âgée que de dix ans mais elle est la fille unique de la reine Emmaet de l’adjudant du roi. Emma est devenue régente, en 1898 à l’âge de 18 ans Wilhemine est devenue reine jusqu’en 1948. En 1948 c’est Juliana qui est devenue reine, pendant la seconde guerre mondiale Wilhemine était à Londres ainsi que le gouvernement hollandais. On n’écoutait pas radio Hollande libre mais radio Orange nom de la famille royale. Wilhemine était mariée avec un prince allemand qui était un grand cavaleur de femmes et qui fréquentait les bordels de garçons. Juliana s’est aussi marié avec un Allemand le prince Bernard qui vit toujours à l’âge de 92 ans, il est toujours marié à Juliana pour raison d’état. Juliana et le prince Bernard se sont mariés peu avant la seconde guerre en 1938, ce mariage a été vécu comme un scandale à cette époque en plus les heureux époux ont festoyé pendant trois mois car il faut savoir que le prince Bernard était un play boy. Le prince Bernard a également défrayé la chronique judiciaire à propos de pot de vin qu’il a reçu de la société Lockheed en favorisant le constructeur lors d’une commande d’avions pour la Hollande. Le mari de Beatrix le roi Claus est mort en octobre 2002, il est le dernier à avoir été enterré à Delf 40 ans après la reine Wilhemine . Le roi Claus est aussi d’origine allemande, la deuxième fille de Juliana Irène a également une vie très mouvementée. Tout d’abord elle s’est converti au catholicisme, elle s’est fiancé en 1964 à un espagnol Carlos de Bourbon Parme prétendant à cette époque aux trônes français et Espagnol.

Ils se sont mariés en 1966 à Rome pour bien marquer le lien avec l’église catholique, Irène n’a pas demandé l’accord du gouvernement hollandais elle a abdiqué de tous ses droits. Le futur roi Alexandre fils aîné de Beatrix est membre du comité olympique, à 36 ans c’est certainement le plus jeune membre et c’est sa seule fonction officielle. Irène et Carlos ont divorcé, Irène est revenue en Hollande où elle exerce guérisseuse, elle reçoit à son domicile, elle écrit sur la nature. La troisième fille de Juliana Mareck serait aveugle causé par la rubéole contractée par sa mère pendant sa grossesse en 1956, devant ce handicap Juliana a fait appel à une voyante afin de soigner sa fille au château. Mareck a changé de prénom, elle s’appelle Christina qui a été mariée avec un Cubain, un bon à rien qui était un grand coureur de jupons et vivait grâce à la fortune de la famille royale. Christina a divorcé, la reine Beatrix a acheté le silence de l’ancien mari de sa jeune sœur en lui octroyant une rente de 4000 Euros par mois afin qu’il ne divulgue aucun secret royal. On blague beaucoup de la famille royale, les Hollandais vivent avec mais il faut dire que ce n’est plus de notre siècle, c’est héréditaire même si le futur roi est fou il sera tout de même intronisé. Le futur roi et sa jeune femme Maxima perçoivent 10 millions d’Euros par an, la reine Beatrix quant à elle reçoit 30 millions d’Euros par an. La seule séance publique de la reine a lieu chaque année le troisième mardi de septembre, à l’ouverture de la session parlementaire. Elle arrive en carrosse d’or comme en Angleterre, elle lit le budget établi par le ministre des finances et le soir elle essaie de le comprendre à la maison. La reine avec l’aide de ses conseillers nomme le Premier ministre appelé formateur du gouvernement issu du parti vainqueur des élections. La famille royale fait partie du folklore hollandais qui revient tout de même cher aux contribuables. Pour la visite des fleurs en Hollande c’est le printemps le moment le plus propice, au mois d’avril et mai les champs sont des tapis de tulipes jaunes et rouges que l’on coupe à la fin du printemps avec des machines. Dans les champs de fleurs on n’est pas intéressé par les fleurs mais par les bulbes Qui grossissent en coupant la tête jusqu’au mois de septembre. Au mois d’octobre on retire les bulbes de la terre, on les nettoie puis on les exporte dans le monde entier. En France on connaît la vente par catalogue comme Willems par exemple, il faut savoir que sur 3 fleurs coupées dans le monde entier 2 proviennent de Hollande. En février c’est le mois des crocus, le mois de mars c’est l’affaire des jonquilles, mars et avril c’est l’apothéose des tulipes et des narcisses, en mai on cueille encore des tulipes mais surtout des lys et des iris. 40% des fleurs sont des tulipes, la culture des fleurs est propice en Hollande à cause de l’eau qui est toujours présente tout au long de l’année. Les polders régulent le niveau de l’eau dans les exploitations florales grâce auxquels on peut ou non irriguer les terres selon le besoin. La tulipe viendrait de Turquie, on dénombre aujourd’hui plus de 500 espèces de tulipes cultivées en Hollande. Dans la région de la grande digue on cultive également le chou rouge, le chou-fleur, des betteraves à sucre, du blé, des semences de pommes de terre dont la bintje que l’on exporte en France. En Hollande on import de France du foin qui provient principalement de la région de Troyes, la Hollande n’a pas été frappé par la vache folle, est-ce à cause du foin français ? Pour redonner un coup de force à des fleurs coupées on peut ajouter à l’eau du vase une goutte d’eau de javel, un cachet d’aspirine, du sucre, de l’eau tiède, couper les tiges et bien d’autres conseils de bonnes femmes. La culture en serre se fait sans que les racines atteignent le sol, tout va dans la laine de fer qui transporte toutes les impuretés dans des réservoirs à l’extérieur ce qui évite la pollution. Les plantes sont alimentées par des tuyaux gérés par des ordinateurs, dans les serres de tomates on ne manipule plus les tomates qui une fois coupées par la main de l’homme tombent dans une canalisation d’eau qui les transportent automatiquement le fruit. Beaucoup de fermes possèdent des éoliennes pour produire de l’électricité qui passe par la centrale électrique avant d’être distribuée à la ferme. Si écologiquement l’électricité produit par les éoliennes ne pollue pas l’air mais elle pollue la vue et en plus bonjour le bruit. La hollande produit du gaz naturel qu’elle exporte en France, la balance commerciale entre les deux pays est en faveur de la Hollande. Nous apercevons des vergers de pommiers et de poiriers au milieu d’immenses champs de fleurs entourés comme partout en Hollande par des canaux.

Nous arrivons au village où nous allons déjeuner, l’école publique et l’école chrétienne sont côte à côte dans un village qui ne compte que 500 habitants. Les maisons ont le toit très pointu dont les tuiles sont vernies afin que la neige ne tienne pas sur la toiture. Les maisons sont très petites, c’était un village très catholique qui comprenait de grandes familles qui étaient obligés de s’entasser dans de minuscules chambres.
Arrivés au restaurant nous avons eu droit à un genièvre en apéritif, le menu était composé d’un potage, d’un cordon bleu accompagné de pommes de terre et de carottes, d’une compote puis d’un dessert. En Hollande la scolarité est obligatoire de 5 à 16 ans, les enfants ne vont jamais à l’école avant leur quatrième anniversaire, il n’y a peu de crèche mais les enfants restent chez eux sous la garde de l’un des parents. La journée d’école est de 9 heures à 12 heures le matin et de 13 heures à 15 heures l’après-midi, les écoliers ne vont pas à l’école le mercredi après-midi. Les devoirs du soir se font pendant les heures scolaires, les vacances sont de 15 jours à Noël, une semaine au printemps et à l’automne et 6 semaines l’été. Toutes les écoles publiques, réformées ou catholiques ont le même statut, le primaire dure un an de plus qu’en France et le secondaire est raccourci d’un an. A la fin du primaire les parents et les enfants assistent aux portes ouvertes des collèges-lycées afin de choisir celui qu’ils préfèrent. Les établissements secondaires comptent entre 500 et 1500 élèves, les notes et les appréciations n’existent pas au cours de la scolarité. Le baccalauréat se déroule sur l’ensemble de l’année avec 3 examens comptant pour la moitié de la note et un examen national en fin d’année. Le problème de l’éducation est le même qu’en France à cause des médias, les élèves appellent leurs professeurs par leur prénom et ils les tutoient. Pendant la première guerre mondiale la Hollande est restée neutre et au cours de la seconde guerre ils ont été occupés pendant 5 ans. L’effet de la première guerre mondiale a vu en France les femmes travailler pour remplacer leur mari qui était au combat, ce qui a eu pour conséquence et encore aujourd’hui que beaucoup de femmes françaises travaillent par rapport aux femmes hollandaises qui peuvent ainsi se consacrer à l’éducation des enfants. Certaines femmes hollandaises travaillent de un à 5 jours par semaine ce qui n’est pas fréquent en France. Les premiers
Hommes qui ont habité la Hollande étaient les bataves 30000 ans avant Jésus-Christ. Quelques chiffres pour évaluer le niveau de vie en Hollande : le salaire minimum est de 750 euros, le Rmi est de 375 Euros, Une infirmière avec 10 ans d’ancienneté gagne 1300 Euros, Une institutrice gagne 1800 Euros, la retraite en moyenne est à 63 ans, si un des deux conjoints meurt le survivant perçoit la retraite entière, la retraite minimum pour une personne est de 450 Euros et 675 Euros pour un couple, la retraite d’un instituteur est de 1350 Euros, les résidences de retraités sans les repas coûte 750 Euros par mois, une maison de retraite médicalisée revient à 1300 Euros, si les parents ne peuvent pas subvenir aux frais de la maison de retraite c’est l’état qui prend en charge, les charges pour une famille de 6 personnes sont de 240 Euros par mois l’heure du mécanicien est de 30 Euros, pour faire déplacer un plombier ça revient à 15 Euros puis 38 Euros de l’heure, 250 grammes de pain coûte 1,2 Euro, un paquet de café 1,5 Euro, un litre de yaourt coûte 1,2 Euro, un litre de lait vaut 0,6 Euro, un loyer de 3 pièces à Amsterdam coûte entre 400 et 600 Euros suivant sa situation, une chambre d’hôte coûte 40 Euros, un gîte coûte 450 euros par semaine, un repas moyen au restaurant coûte 18 Euros, une bouteille de vin coûte 2 euros, le litre d’essence coûte 1,07 Euro, le taux de chômage est de 6%, les impôts sont identiques qu’en France. Nous arrivons à la fromagerie où nous sommes reçus par une jeune femme habillée en habit traditionnel qui va nous expliquer la fabrication du fromage et nous le faire déguster. La fromagerie fabrique du fromage de vache, de brebis et de chèvre après sa fabrication le fromage reste 2 jours dans la saumure puis on l’enveloppe d’un fil de plastique. Après l’avoir mis sous plastique le fromage est disposé sur des étagères pour sécher, après 1 mois de séchage on a un fromage jeune, 3 mois de séchage pour un fromage fort et plus de 6 mois de séchage donne un fromage dur. Le fromage en Hollande se mange avec de la moutarde et du vin rouge, le fromage se conserve 2 mois à l’extérieur et 4 mois dans le réfrigérateur.

Après les explications sur la fabrication du fromage nous avons eu droit de déguster toutes sortes de fromages aux différents arômes,
Puis nous avons pris la direction de la grande digue. Nous roulons sur la digue où à gauche nous avons la mer du nord et à droite le lac d’eau douce, le long de la plage nous apercevons des blocos qui datent de la seconde guerre mondiale, nous sommes à 50 kilomètres de la frontière avec l’Allemagne. Nous nous arrêtons à 5 kilomètres sur la digue où a été érigé un monument qui marque la jonction des deux parties de l’ouvrage qui a été terminé le 28 mai 1932, ce qui est remarquable c’est le travail de titan qu’il a fallu fournir pour construire la digue il y a plus de 70 Ans. La digue comprend 25 écluses de décharge, des écluses à sas pour la navigation, des stations de pompage situées dans la digue permettent de pomper l’eau des polders. Nous avons pu toucher une carte de la Hollande en relief qui se trouve près du monument qui commémore la construction de la digue, la région maritime la plus au nord est la Frise et celle la plus au sud est le Brabant. 8000 personnes ont été occupées à construire la digue, puis nous sommes allés à Volendam petit port de pêcheurs qui s’est transformé en ville très touristique, on n’y pêche plus guère le poisson mais le touriste. Les habitants de volendam sont très fiers de leur costumes traditionnels
Car ce sont leurs costumes qui représentent la Hollande à chaque manifestation à l’étranger. Volendam compte 6000 habitant, de grandes et magnifiques maisons bordent les rues de la petite ville, certaines sont en pierre avec des vitraux et de la faïence devant avec leur petit jardin. Beaucoup de maisons sont identiques, elles se différencient par leurs portes d’entrées car l’hiver les marins ne pouvaient pas sortir en mer alors ils allaient au café. Le seul moyen pour les marins ivres à la nuit tombée de reconnaître leur maison c’était par leur porte d’entrée toutes différentes.
Les maisons du centre près du port sont en bois vert et blanc, beaucoup de fils de pêcheurs sont devenus maçons car ils sont réputés pour leur robustesse. Volendam a subi une catastrophe il y a 2 ans pour la saint-Sylvestre où les décorations de Noël ont pris feu dans une discothèque. Suite à cet incendie 15 jeunes ont péri brûlé et 300 ont été brûlés très gravement et en portent encore des séquelles physiques et morales. Nous avons fait une petite escapade au port de Volendam où un fort vent soufflait, toutes les terrasses de café étaient noires de monde qui fêtaient la Pentecôte à grands flots de bière, pour les mariages on boit de la bière jusqu’à minuit puis on mange un poulet avec des frites. Après un bon bol d’air nous sommes allés dîner dans un restaurant typique à volendam où la soirée était animée par un groupe folklorique. Willy et Régis nous ont quitté avant le repas, nous avons remercié Willy pour sa prestation et souhaité bonne nuit à Régis car demain une rude journée l’attend pour visiter Bruges et le retour en France. Les danseuses et danseurs nous ont fait toucher leurs costumes et leurs coiffes, ils ont fait participer certaines personnes du groupe à leurs danses folkloriques. La tête pleine d’airs d’accordéon nous avons rejoint notre hôtel à Gouda où nous allons passER notre dernière nuit en Hollande.

Le lundi de Pentecôte nous prenons la direction de Bruges sans aucun commentaire car nous n’avions plus de guide. Arrivés au parking des autocars à proximité de Bruges, une guide locale nous a pris en charge afin que l’on nous dépose au centre de la ville où les autocars sont interdits. Le cœur historique de Bruges compte 35000 habitants et l’agglomération en compte 125000, la ville date du IX.me siècle, elle est visitée chaque année par 3 millions de touristes. Bruges est une ville flamande où l’on parle le flamand mais comme 40% des belges sont francophones il est très facile de se faire comprendre. Des portes du moyen âge subsistent encore autour de la ville comme la porte de Gand qui date du XIV.me siècle, beaucoup de canaux ont disparus au cours des siècles il en reste tout de même 15 kilomètres. Jadis la ville était entourée de remparts, ils ont été démolis sur ordre de Louis XIV par le maréchal de Villeroi pendant la campagne de Flandres. Cette guerre de succession s’est déroulée après le départ des Espagnols, en fait se sont les Autrichiens qui ont régné pendant plus d’un siècle sur le territoire des Pays-Bas. Nous passons devant la porte de Sainte-Croix d’où partaient les soldats pour les croisades du XI.me au XIII.me siècle.

Nous pouvons admirer quatre moulins en bois qui diffèrent des moulins hollandais car tout l’ensemble tourne suivant le sens du vent et non pas que la tête du moulin. Ces moulins datent du XIX.me siècle, auparavant 35 moulins étaient implantés à Bruges. Nous pouvons contempler des façades à gradins ce sont les Brugeois qui ont apporté ce style d’architecture en Hollande car au XVI.me siècle tous les protestants de Bruges sont partis se réfugier en Hollande. Les Espagnols excessivement catholiques ne supportaient aucun protestant sur leur territoire, en France nous avons connu la nuit de la Saint-Barthélemy mais la répression dans les Flandres a été beaucoup plus sanglante. Nous passons devant le beffroi qui est le symbole de la ville autonome, la circulation à Bruges n’est régulée par aucun feu rouge. Nous sommes rendus au centre de la ville près de la poste où nous quittons notre autocar qui a eu droit à une dérogation spéciale pour nous déposer au cœur de la ville historique. Nous sommes assaillis par les sons de cloches dès notre arrivée, de nombreuses calèches tirées par des chevaux sillonnent les rues. Après avoir fait quelques emplettes nous sommes allés déjeuner dans un restaurant puis nous avons eu quartier libre pendant une heure avant d’effectuer la visite à pied de la ville.
Bruges :
en néerlandais Brugge
Bruges, surnommée la «Venise du Nord», chef-lieu de la province de Flandre-Occidentale, en Belgique, compte 155 000 habitants.
Géographie
Située à 13 km de la mer, à laquelle la relie un canal, la ville de Bruges (Brugge en flamand) comptait au Moyen Âge de nombreux comptoirs commerciaux et constituait une ville manufacturière très prospère, en raison de sa situation privilégiée en bordure de mer; mais l’ensablement du Zwin, au XVIe siècle, entraîna le déclin du commerce et du prestige de la ville. Actuellement, Bruges connaît une activité commerciale et industrielle nouvelle grâce aux liaisons autoroutières et au canal maritime qui la relie à la rade de Zeebrugge et qui l’a fait sortir de son assoupissement.
La zone du canal Bruges-Zeebrugge est d’ailleurs devenue la plus importante zone industrielle de la province de Flandre-Occidentale.
Histoire
Vieille ville connue dès le IXe siècle, Bruges, dont le nom signifie vraisemblablement «point d’accostage», «débarcadère», est très probablement née de la juxtaposition d’une bourgade de marchands et d’un château fort édifié par le comte de Flandre, Baudouin Ier, à l’endroit où plusieurs routes terrestres atteignaient l’estuaire du Zwin. Au XIIe siècle déjà, Bruges, cité drapière et marché en relations étroites avec l’Angleterre et la Baltique, est une ville prospère, entourée de murailles. Elle bénéficie, à cet effet, d’une situation favorable, grâce à l’estuaire du Zwin, dont l’ensablement progressif va l’obliger à créer des avant-ports (Damme, puis Sluis) et à organiser le commerce par voie de terre.
Le déclin
La perte d’un accès direct à la mer, mais aussi de son plus important partenaire, l’Angleterre, qui n’a plus besoin de la Flandre pour écouler des draps qu’elle tisse désormais elle-même, et la turbulence de cette ville cosmopolite, où les marchands des quatre coins de l’Europe possèdent des comptoirs commerciaux, contribueront à son déclin. Au début du XVIe siècle, Bruges, où était née la première Bourse d’Europe, où les ducs de Bourgogne avaient organisé des fêtes fastueuses, où l’architecture et la peinture flamandes avaient produit leurs plus grands chefs-d’œuvre, n’est plus qu’une ville morte, définitivement supplantée par Anvers comme place commerciale et financière des Pays-Bas.

Le renouveau
Bien qu’elle ait été choisie comme siège épiscopal dès 1559 et qu’elle soit devenue chef-lieu de département (celui de la Lys) sous le régime français, puis de province du royaume des Pays-Bas et de la Belgique indépendante, Bruges ne commencera vraiment à renaître qu’à partir de la seconde moitié du XIXe siècle. Elle doit cette renaissance à son passé de «Venise du Nord», mais aussi à deux importants facteurs de désenclavement : l’évolution des moyens de communication, qui a favorisé le tourisme, et la création du complexe portuaire Bruges-Zeebrugge.
Art et tourisme
Construite sur des canaux, Bruges conserve un admirable ensemble architectural des
XIIIe-XVIe siècles. La cathédrale gothique Saint-Sauveur (XIIIe s.), l’église Notre-Dame
(XIIIe-XVe s.), avec une Madone à l’Enfant de Michel-Ange, la basilique du Saint-Sang
(XIIe-XVe s.), le beffroi qui coiffe les Halles (XIIIe s.), l’hôtel de ville gothique et le béguinage sont les édifices brugeois les plus remarquables. Le musée Memling – un des plus grands primitifs flamands – (hôpital Saint-Jean), le musée Groeninge, qui abrite de belles œuvres des primitifs flamands, et de nombreuses demeures témoignent, en outre, de l’importance artistique de cette cité.
Bruges est aujourd’hui la ville la plus visitée de Belgique, pour la fraîcheur de ses canaux, la splendeur de ses bâtiments anciens, le charme de son béguinage, la procession du Saint-Sang (le jour de l’Ascension), le savoir-faire de ses dentellières et la richesse de ses musées. Après avoir flâné sur les bords du lac d’Amour, un des bassins de l’ancien port, les visiteurs d’aujourd’hui prennent parfois la route qui, longeant le canal creusé sous Napoléon (1812), permet de rallier Damme, où est né un des héros les plus fameux de la littérature belge, le légendaire Thyl Ulenspiegel.
Notre visite a débuté depuis la grande place ancienne place du marché qui a été déplacé mais qui existe Depuis 987 tous les samedis. En Belgique un chocolat fabriqué artisanalement coûte 20 Euros le kilogramme, aujourd’hui à Bruges ce n’est que 10% de la dentelle brugeoise qui est confectionné main, tout le reste est fabriqué industriellement en Asie. Pour fabriquer un jour de dentelle à la main de 5 centimètres carrés une dentellière met une journée de travail. Après quelques petites explications nous avons pris la direction du beffroi en s’arrêtant sur la grande place où sont exposées les maquettes du beffroi et des canaux qui entourent la ville de Bruges. Le beffroi a une hauteur de 86 mètres pour bien signifier à tout le monde que l’on est important. La ville de Bruges était bien protégée par ses remparts, le beffroi était le symbole de la liberté et de l’indépendance de la ville. La construction du beffroi a commencé au XIII.me siècle pour se terminer au XV.me siècle, un grand nombre de personnes a donc eu l’occasion de travailler à l’édification de ce monument, il faut savoir que l’espérance de vie au moyen âge était de 40 ans. Au premier étage a été conservé la charte de la ville qui stipulait comment imposer les taxes afin d’avoir sa propre armée, il existait deux pouvoirs importants le comte de Flandres et l’église et à Bruges un troisième pouvoir la ville. Les bourgeois de Bruges étaient très riches en important la laine d’Angleterre et en exportant les textiles flamands. Nous pénétrons à l’intérieur du beffroi en passant devant les halles où l’on entreposait la laine afin qu’elle soit protégée du risque de l’humidité. Au beffroi si l’on y déchargeait et chargeait la marchandise, on y négociait tout comme dans une chambre de commerce où se rencontrait tous les gens étrangers à la ville. Pour monter au-dessus du beffroi il y a 365 marches d’escalier en haut duquel on découvre l’horizon dont la mer du Nord. Le carillon du beffroi a 45 cloches dont le poids total est de 33000 kilogrammes, ce qui procure de grandes vibrations à l’édifice. Le beffroi a été construit en 3 étapes étalées sur 3 siècles, le haut du beffroi se distingue par ailleurs de l’ensemble car il est octogonal, le sommet à une allure de tour de Pise avec une inclinaison de 1,22 mètre que l’on essaie de contenir. Dans une résonance musicale du carillon nous avons continué la visite du beffroi, nous remarquons que certaines fenêtres sont situées très près du niveau du sol. L’explication est logique car au 12.me siècle les rues n’étaient pas pavées, la chaussée servait de tout à l’égout et de poubelles où venaient se nourrir les cochons qui en profitaient pour laisser leur déjection.

L’hiver la pluie aidant les rues étaient partiellement nettoyées mais l’été l’air devenait irrespirable. En plus le manque d’hygiène favorisé la prolifération de la peste qui a décimé un tiers de la population en une semaine soit 10000 morts dans la ville de Bruges. Devant ce fléau on a donc entrepris de paver les rues au XVII.me siècle, c’est donc pour cela que l’on arrive à déterminer l’époque des constructions grâce à la hauteur des fenêtres par rapport à la hauteur de la chaussée pavée. Tous les bâtiments avec les fenêtres près du sol et les portails quelque peu enterrés sont antérieur au XVII.me siècle, Tous les bâtiments qui ont une propre proportion ont donc été construits après cette époque, les pavés actuels ne sont pas d’époque car la ville a subi de grandes restauration au cours du XX.me siècle. Nous sortons du beffroi par une autre porte d’accès qui débouche sur un magasin de dentelles de Bruges fabriquées à la main, une dentellière est installée sur le trottoir avec son ouvrage que nous avons pu toucher. La dentelle remonte au XVII.me siècle, elle est de style baroque où l’exagération se témoigne par ses couleurs et les matériaux utilisés. La dentelle est donc utilisée comme ornement pour les vêtements au col et au bras de ceux-ci, le XVII.me siècle est le siècle de pauvreté. Pour donner un nouveau lustre à des habits que l’on ne pouvait pas renouveler économiquement, l’éclat était dans la rénovation de la pièce dentellière qui ornait les vêtements. Aujourd’hui les pièces dentellières se différencient par des centaines de dessins de dentelle qui sont utilisées dans la lingerie, dans la confection des mouchoirs, dans la draperie et dans bien d’autres domaines. Jadis il n’y avait qu’un seul et unique dessin que la dentellière fabriquait du matin au soir, le travail de la dentellière dans le siècle de pauvreté était le seul substitut pour survivre. Le travail de la dentellière était de l’esclavage légalisé même encore aujourd’hui, si la bière et le chocolat sont belges, la dentelle est brugeoise. Après le vacarme de la ville touristique nous abordons à travers de petites rues le chœur de la cité où règne le silence de Bruges la morte. Nous passons devant la statue de saint-Nicolas qui nous vient de Turquie où il a sauvé les 3 enfants du tonneau que l’on voulait manger c’est pour cela qu’il est devenu le saint des enfants. Dans les villes en Belgique on fête saint-Nicolas, dans les villages frontaliers à la France côté flamand on fête le 11 novembre saint-Martin car cette région a beaucoup souffert lors de la première guerre mondiale. La Belgique est très politisée, nous nous trouvons dans la rue où sont situées toutes les mutualités, syndicats catholiques etc, 100 mètres plus loin à droite se trouve la rue de toutes les instances socialistes. Tout est fait pour que l’un et l’autre puissent se contrôler, c’est ridicule aujourd’hui ça fait rigoler mais auparavant il y a cinquante Ans, ne pas saluer le curé équivalait à ne pas trouver de travail. Au moyen âge on se moquait beaucoup des catholiques car ils abusaient de leurs pouvoirs et privilèges mais comme nous allons le voir plus tard ils ont bâti les hospices pour soigner les malades. Nous circulons dans la rue la plus ancienne de Bruges où était situé l’ancien château, nous pouvons voir une façade très haute car la hauteur de la façade signifiaient la richesse et l’importance du propriétaire, derrière la façade se trouve le toit normal de la maison. Toutes les maisons sont jaune ocre, nous passons devant le club fondateur du club de football du cercle de Bruges qui vient d’accéder à la première division nationale, le cercle de Bruges est le club des catholiques alors que le grand F-C Bruges est le club soutenu par les socialistes. Pour fêter la première place en première division des bleus du F-C Bruges et la première place en deuxième division des verts du cercle de Bruges, malgré la volonté du bourgmestre mais devant l’opposition de la population les festivités ont eu lieu deux samedis différents afin que les 2 camps festoient chacun leur tour attention aux prochains derbies. Bruges n’a pas connu la révolte industrielle car tous les ateliers étaient concentrés au centre de la ville et ils ne comprenaient pour les plus importants qu’une dizaine d’ouvriers. Bruges n’a pas subi d’endommagements pendant la première guerre mondiale, pendant la seconde guerre mondiale l’ordonnance a été donnée par les SS de bombarder Bruges mais le colonel en charge de l’armée allemande a refusé d’obtempérer, il a été condamné et acquitté pour ne pas avoir à répondre à des ordres de la SS. La force militaire belge est limitée, la flotte navale de la Belgique est constituée de 8 bateaux qui sont accostés au port de Bruges-Zeebrugge pour garder les 66 kilomètres de côtes maritimes belges.

Les maisons des notables étaient construites en briques, le peuple habitait dans des maisons en bois dont il n’en reste plus que 2 à Bruges, nous passons devant le palais du seigneur de Grutus. Le palais mesure 30 mètres de long sur 20 mètres de large sur 3 étages, on peut comparer la famille de Grutus à celle d’Onasis en Grèce pour avoir pu construire un tel palais en briques et ornée de pierre rose. La guerre des roses au XV.me siècle en Angleterre a vu se réfugier à Bruges un des prétendants à la couronne nommé seigneur de Grutus qui avec son argent a fait prospérer Bruges. En contre partie il a demandé le droit de taxes sur les 86 brasseries qui existaient à cette époque, c’est ainsi qu’il est devenu très riche au pays de la bière qu’est la Belgique. Aujourd’hui la bière a un goût qui n’a rien à voir avec la bière du seigneur de Grutus qui n’avait aucun apport de sucre. Il y a quelques années on a retrouvé la recette de fabrication de la bière brassée au XV.me siècle, c’est une bière assez noire, non filtrée, très dure et avec un arrière goût élevé qui n’est pas du tout appréciée par les buveurs de bière contemporains. Il existe 2 sortes de bière la blonde et la noire qui peut contenir jusqu’à 14 degrés d’alcool, le pils a été créé il y a 200 ans en Tchéquie c’est une boisson très proche de la bière brassée en Belgique. Le palais du seigneur de Grutus a été transformé en musée d’art où est exposée la guillotine d’invention française. En 1941 pendant l’occupation allemande un soldat belge qui avait assassiné une femme fut condamné à mort, on demanda toutes les autorisations pour sortir la guillotine afin que la tête de l’assassin soit tranchée. Pour la petite histoire belge, lors du transport de la guillotine sur son lieu d’exécution 4 soldats belges ont été tués par la lame Gilette numéro 1, on a bien suivi la loi quelle stupidité. Nous arrivons à l’église Notre Dame qui culmine à 117,50 mètres, sa construction a durée 250 ans elle est de style gothique toujours d’invention française qui a pour effet de transférer la pression de l’édifice vers l’extérieur ce qui maintient la solidité des briques. A l’intérieur de l’église se trouve une statue de Michel Ange la Madone et l’enfant qui est la seule à ne pas être en Italie, c’est une famille brugeoise qui commerçait en Italie qui l’a acquise. Les commerçants brugeois ont profité d’un différent entre Michel Ange et la ville de Siene qui avait commandé la statue pour l’acheter au sculpteur et l’offrir à l’église Notre Dame de Bruges. Toutes les églises gothiques flamandes vouées à notre Dame possèdent une couronne dans leur flèche pour signifier le couronnement de la vierge au ciel ce qui n’est pas la même optique des protestants, c’est pour ce litige que de nombreuses guerres de religion ont éclaté au XVII.me siècle en Europe. On appelle Bruges (la Venise du nord) à cause de ses canaux mais Bruges compte aussi de nombreuses rues, par contre on devrait appeler Bruges ville de la sainte-Vierge et ville de marie car le cœur historique de Bruges recense plus de 400 statues de la sainte-Vierge. Deux mausolées sont situés dans l’église celui de Marie de Bourgogne et celui de Charles le Téméraire, les ducs de Bourgogne avaient intérêt à vivre à Bruges afin de marquer leur pouvoir et de contrôler le paiement des taxes. Charles le Téméraire mort lors d’une bataille en 1477 contre la Loraine à Nancy, malgré l’éloignement de Bruges il s’est fait enterrer dans l’église Notre Dame. Sa fille Marie de Bourgogne morte lors d’un accident de chasse près de Bruges est également enterrée près de son père, la présence de ces 2 mausolées prouve la richesse de la ville de Bruges au XV.me siècle. Après avoir franchi plusieurs porches nous pénétrons dans la cour de l’hôpital saint-Jean, auparavant le mot hôpital avait plusieurs significations hospices et hôtel dont l’unique but était de soigner les malades dont le pourcentage de sortir vivant de l’hôpital était de 15%. L’hôpital saint-Jean servait aussi d’hôtel aux marcheurs qui venaient s’y reposer avant de reprendre leur chemin sauf s’ils étaient contaminés par les malades de l’hospice. Au XIV.me siècle si l’on se cassait un bras il ne falait pas se rendre à l’hôpital car c’était très dangereux au niveau des épidémies. Pour soigner à l’hôpital on utilisait tout d’abord les plantes puis si l’on résistait au traitement on avait droit à la saignée et en dernier ressort il ne restait plus que la prière. A l’intérieur de l’hôpital était construit une chapelle dans laquelle plus on priait plus on avait de chance de sortir vivant de l’hôpital. L’hôpital saint-Jean comptait 86 lits disposaient dans des alcôves, chaque lit pouvait contenir jusqu’à 4 malades qui à partir du XIV.me siècle étaient triés par maladies afin de limiter le cumul de celles-ci.

Pour distribuer les soins aux malades mourants ont faisaient appel aux religieuses, si le comportement des catholiques au moyen âge a été souvent prêté à moqueries. Nous pouvons saluer le rôle des sœurs bénévoles qui mettaient leur vie en jeu pour soigner les malades. La première infirmière était anglaise, elle est intervenue lors de la guerre entre l’Angleterre et la Russie au XIX.me siècle. A proximité de l’église saint-jean construite par les catholiques de Bruges a été édifiée l’église saint-Sauveur qui a la même proportion mais construite par les catholiques qui venaient de Reims. Jusqu’au XVII.me siècle on a assisté à la guerre des clochers à celui qui perturberait l’office de l’autre. Il a fallu l’intervention de l’évêque de Bruges pour atténuer les discordes, il a obligé les curés de maçonner la sortie des clochers des 2 églises tournés vers l’autre afin de vivre en paix car en plus l’évêché est situé au milieu des 2 rivales. En 2002 Bruges a été la capitale culturelle de l’Europe, ce qui a eu une grande influence sur le commerce brugeois dont la plupart des visiteurs étaient français suite à une émission de télévision (déraciné des ailes). L’an prochain Lille sera la capitale culturelle de l’Europe alors il faut s’attendre à un grand boum commercial de la métropole lilloise dont le programme est très alléchant pour cette manifestation. Il y a dix ans un illuminé brugeois a eu une idée qui faisait pleurer de rire tout le monde, se lancer dans la location de bicyclettes mais aujourd’hui ce marché est très juteux il a 7 concurrents qui pleurent quand ils le voient passer au volant de sa Mercedes. Bruges pour ne pas devenir un musée en plein air l’urbanisme dont l’autorisation de construire de nouveaux hôtels ont été bloqués, les calèches brugeoises tirées par des chevaux sont très appréciées par les touristes mais mal ressenti pour le Brugeois. Les Flandres s’étendent en France à Lille, Dunkerque et Arras où a été signée la paix entre les Hollandais protestants et les catholiques flamands. Le Flamand est une langue composée de nombreux dialectes dont 70% du dialecte brugeois est parlé par les Boers sud Africains. La Belgique comprend 45% de wallons qui parlent français et 55% de flamands parlent le Flamand relatif à chaque ville, un brugeois aura dû mal à se faire comprendre par un Gandois. Nous arrivons à la maison Dieu comme son nom l’indique chaque riche catholique avait peur du jugement dernier, pouravoir bonne conscience ils faisaient construire des petites maisons composaient de pièces de 12 mètres carrés dont ils faisaient bénéficier à une famille de 10 personnes avec un petit potager. Le sponsor se trouvait ainsi béni pour sa charité envers les pauvres et il appréhendait avec sérénité le jugement dernier. Ensuite nous avons rejoins le parking réservé aux autocars qui se trouve à l’extérieur de la ville. Nous franchissons par une passerelle les anciens remparts de la ville qui défendaient contre les assaillants Gandois, dont la ville est située à une quarantaine de kilomètres de Bruges. Enfin sous un soleil de plomb nous avons rejoint par l’autoroute la France où nous avons passé la nuit à notre hôtel de départ à Villeneuve d’Asq.

Le mardi suite à la continuité de la grève nous avons rejoint Paris par le premier TGV annoncé, arrivés à Paris nous avons eu un peu de mal pour rejoindre Massy car la RATP était également en grève. Nos vacances ont continué aux Ulis où nous avons fait quelques randonnées et découvert le château de Versailles.
Avant la révolution le domaine de Versailles couvrait 7800 hectares soit la surface actuelle de Paris, il était entouré d’un mur de 43 kilomètres. Aujourd’hui le parc du château de Versailles couvre plus que 800 hectares, le parc est un musée exceptionnel en plein air constitué par le petit parc qui s’étend de la terrasse du château au grand canal, le grand parc traversé par la grande allée, les jardins et musées du Trianon, le hameau de Marie Antoinette, le petit Trianon construit sous Louis XV par Gabriel en 1761 fut offert à Marie Antoinette par louis XVI en ces termes. « Vous aimez les fleurs et bien j’ai un bouquet à vous offrir c’est le petit Trianon » A proximité elle fit construire par Richard mique en 1783 un hameau de 12 maisons aux toits de chaume laiterie, pêcherie, grange, moulin et ferme. Le temple de l’amour édifié en 1778 au cœur des jardins de la reine est entièrement réalisé en marbre blanc. Le palais du grand Trianon tient son nom de terre acheté par Louis XIV en 1668, édifié en 1687 par Mansart, il est entouré de jardins dans lequel le roi aimait se reposer, il a été utilisé par tous les souverains jusqu’à Napoléon III en 1870.

Une partie du grand Trianon est devenue la résidence du président de la République et de ses hôtes, superbement restauré, il est un complément indispensable à la visite du château. Il surplombe le grand canal dessiné par le Nôtre en 1668 d’une superficie de 24 hectares son périmètre est de 6 kilomètres, sa construction dura 4 ans. Sous Louis XIV le grand canal était une véritable mer miniature avec 9 navires, un vaisseau de 32 canons, une felouque napolitaine, des gondoles offertes par le doge de Venise et une galère. Le bassin de Neptune fut construit sous Louis XIV par le Nôtre, c’est le plus grand du parc avec 99 jets d’eau. Au centre se trouve Neptune le dieu de la mer régnant sur les flots, en face DU BASSIN Neptune se trouve le bassin du dragon dont le jet le plus grand des bassins du parc s’élève à 27 mètres.

Après nos déboires de notre semaine de randonnées organisée par le comité AVH de Dordogne, nous avons tout de même assuré notre engagement pour le séjour en Hollande. Notre déception est de n’avoir pas été averti que nous participions à un séjour promotionnel où le programme était trop chargé pour une durée de 4jours. Nous avons souffert du manque de guide lors de nos transferts sans informations sur l’environnement que nous traversions. Nous regrettons de n’avoir pas pu déambuler dans Rotterdam, la Haye et Amsterdam où pourtant une découverte à pied était prévue. Visiter Bruges en occultant ses canaux c’est visiter Paris sans la tour Eiffel tout comme visiter la Hollande sans découvrir la criée aux fleurs ce qui a été notre cas malgré sa programmation. Pour tuer le temps à Amsterdam nous avons fait 2 circuits similaires en autocar et en bateau alors qu’un arrêt sur la place Dam ou dans un coffee chaud aurait été judicieux. Nous avons apprécié les commentaires de Willy et la disponibilité de Régis et de Colette, nos hébergements étaient corrects, les repas servis à table ont été une détente pour nous et nos accompagnateurs avec un bémol pour le petit déjeuner. Après notre survol au Pays-Bas nous pensons y retourner afin de découvrir ce petit pays par sa taille mais grand par son passé et sa richesse actuelle.

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